Vous êtes sur la page 1sur 115

REPUBLIQUE DU CAMEROUN REPUBLIC OF CAMEROON

Paix – Travail - Patrie Peace – Work - Fatherland

DECRET N° 2007/199
du 07 Juillet 2007 PORTANT

REGLEMENT
DE DISCIPLINE GENERALE
DANS LES FORCES DE DEFENSE
REPUBLIQUE DU CAMEROUN REPUBLIC OF CAMEROON
Paix -Travail- Patrie Peace -Work - Fatherland

DECRET N° 2007/199 du 07 Juillet 2007 PORTANT


REGLEMENT DE DISCIPLINE GENERALE DANS LES FORCES DE DEFENSE

LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE,

Vu la Constitution de la République du Cameroun ;

Vu la loi N° 67/LF/9 du 12 Juin 1967 portant organisation générale de la Défense ;

Vu la loi N° 80/12 du 14 Juillet 1980 portant statut général des militaires ; Vu le Code pénal ;

Vu le décret N° 94/197 du 7 Octobre 1994 portant rectificatif du décret 94/185 du 29


Septembre 1994 portant statut particulier des personnels non Officiers des Forces Armées;

Vu le décret N° 2001/177 du 25 Juillet 2001 portant organisation du Ministère de la


Défense ;

Vu le décret N° 2001 /l 78 du 25 Juillet 2001 portant organisation générale de la Défense et


des Etats-Majors centraux ;

Vu le décret N° 2001/188 du 25 Juillet 2001 portant statut particulier du Corps des Officiers
d'activé des Forces de Défense ;

Vu le décret N° 2001 /l 89 du 25 Juillet 2001 portant organisation du cadre des Officiers


Généraux des Forces de Défense ;

Vu le décret N° 2001 /2l 9 du 6 Août 2001 portant statut particulier des personnels militaires
non Officiers des Forces de Défense ;

Vu le Code de Justice Militaire ;


DECRETE

PREAMBULE

PRINCIPES CONSTITUTIONNELS

La Constitution, expression de la volonté nationale, proclame la construction de la Patrie sur


la base de l'idéal de fraternité, de justice et de progrès, l'établissement de relations pacifiques
et fraternelles avec tous les peuples du monde conformément aux principes formulés par la
Charte des Nations Unies, l'observation des libertés fondamentales inscrites dans la
Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et le respect de la personne humaine.

DEFENSE

La loi définit la défense comme le moyen d'assurer en tout temps, en toutes cir-
constances et contre toutes les formes d'agression, la sécurité de l'Etat et l'intégrité
territoriale de la République, dans le cadre de la souveraineté nationale. La Nation toute
entière participe à l'effort de défense en vue de:
- dissuader tout agresseur éventuel ;
- s'opposer par tous les moyens :
• soit à l'invasion du territoire national ;
• soit aux menaces terroristes menées de l'intérieur ou de l'extérieur.
Les problèmes de défense sont à la fois politique, économique et militaire. En raison de
ce triple caractère, tous les citoyens camerounais des deux sexes participent à la défense
sous la forme, soit du service militaire, soit du service civique national de participation au
développement, soit de la préparation militaire, soit enfin des services civils actifs de
protection ou de défense. Les Forces de Défense assurent la défense par la puissance de
leurs armes, la formation et la discipline de leurs personnels.

ESPRIT MILITAIRE ET SOLIDARITE


Axée sur le combat en vertu des missions fixées par le Chef de l'Etat, exigeant une totale
abnégation, la formation des personnels militaires doit leur permettre d'acquérir les
qualités morales, physiques et professionnelles nécessaires à l'accomplissement du
devoir, aux difficultés du service et aux dangers des combats. •>'• Cet esprit militaire,
aspect militaire de l'esprit civique, donc procédant de lui, repose sur la conscience
professionnelle de chacun, les devoirs et les responsabilités de tous au sein de relations
humaines apportant la cohésion et le moral indispensables à l'exécution de la mission. Il
unit tous les membres des Forces de Défense dans une même conception du devoir, tout
de loyauté et d'abnégation. Il se manifeste par la discipline, la solidarité, le courage, le
sens de l'honneur et du dévouement à la Patrie. Il s'épanouit dans la fierté d'appartenir
à une unité militaire. La solidarité entre militaires traduit la reconnaissance de la valeur
de la personne et de la fonction de chacun. Elle découle de la confiance mutuelle entre les
chefs et les subordonnés et de leur communauté de vie. Elle engendre une discipline
fonctionnelle avec laquelle elle est gage de la cohésion de l'ensemble.
DISCIPLINE
La discipline est la force principale des Armées. Les responsabilités exceptionnelles
dévolues aux personnels militaires impliquent qu'elle soit stricte. Dans ce cadre, elle
définit l'obéissance et régit l'exercice de l'autorité. Elle s'applique à tous, précise à
chacun son devoir et aide à prévenir les défaillances à tous les échelons de la hiérarchie.
Elle s'exerce dans la limite des lois que s'est donnée la Nation.

AUTORITE ET OBEISSANCE
Conférée par la loi, l'autorité implique le pouvoir d'imposer l'obéissance. Dans
l'exercice de son commandement, le chef dépositaire de l'autorité, a le droit et le devoir
de donner des ordres et de les faire exécuter. Toute faiblesse comme tout abus d'autorité
sont des manquements à la discipline. L'ordre doit être donné dans
le cadre des règlements et lois en vigueur. , ....
L'obéissance est le concours actif et sans défaillance apporté au chef par le subordonné.
Elle procède de la soumission à la loi. Le subordonné est responsable de l'exécution ou
des conséquences de l'inexécution des ordres reçus. Le devoir
d'obéissance ne le dégage pas des responsabilités qui lui incombent au regard de
la loi. Il peut en appeler à l'autorité compétente s'il se croit l'objet d'une sanction
injustifiée ou s'il reçoit un ordre illégal.
TITRE I

DE LA FORMATION MILITAIRE
er
Article 1 : Règles générales
L'Armée doit être opérationnelle pour faire face aux périls qui peuvent assaillir la Nation.
Elle doit l'être professionnellement, mais aussi et surtout moralement. La formation
militaire développe les qualités morales : sens de l'honneur, amour de la patrie, respect et
défense de ses lois, sens du service, adhésion à une discipline sans faille, conscience des
devoirs et des responsabilités des chefs et des subordonnés et volonté de les assumer. Les
rapports personnels qui s'établissent ainsi dans l'exécution du service lui confèrent toute sa
valeur ; ils se développent dans les activités de chaque jour et dans les manifestations
collectives préparant les unités à l'action cohérente.

Article 2: Préparation permanente


L'exercice de l'autorité du chef comme l'exécution des ordres par le subordonné
exigent une préparation permanente, à tous les échelons, de l'esprit militaire
nécessaire à l'accomplissement du devoir.
Cette formation est assurée efficacement par l'instruction civique, l'instruction militaire et
l'entraînement physique qui sont périodiquement testés par des contrôles et des
inspections et valorisés par les notations.
Les loisirs dirigés permettent l'épanouissement de l'homme et contribuent à sa promotion
sociale.

Article 3: Instruction civique


Au sein des Forces de Défense, les citoyens confirment leur appartenance à la
communauté nationale en comprenant la motivation des actes importants de la vie
militaire.
Chacun y apprend son rôle d'homme et de citoyen et prend conscience de ses
obligations et des sacrifices qui peuvent lui être demandés. Les cours dispensés relatifs
aux institutions nationales, à la connaissance de la Constitution et des Lois de la
République, au rôle des autorités et des forces vives de la Nation ainsi qu'à la place
suprême du Chef de l'Etat sont les compléments indispensables pour que s'affermissent
l'esprit civique et le patriotisme de tous.

Article 4: Instruction tactique et technique


Les missions des Forces de Défense impliquent une disponibilité opérationnelle
permanente ; une instruction tactique de qualité, dynamique, rationnelle, dispensée
dans le respect des principes pédagogiques faisant appel à l'imagination, à l'esprit
d'initiative et au goût de l'effort ainsi que l'entraînement foncier dans un climat de saine
émulation, permettent d'atteindre cet objectif. L'instruction porte également sur la
connaissance du matériel et de sa mise en œuvre parfaite pour répondre rapidement
aux impératifs du combat. Elle donne à chacun la qualification indispensable, le sens des
responsabilités et l'exacte notion de sa place dans un ensemble déterminé.
Elle est complétée par l'étude critique des exercices et manœuvres, similaire des
conditions réelles du combat permettant dé juger du degré de préparation des hommes
et des unités en montrant comment pallier les risques et les difficultés de la confrontation.

Article 5: Entraînement physique


La pratique régulière de l'éducation physique accroît l'endurance et la maîtrise de soi,
éduque les réflexes et prépare à l'action en équipe. Elle développe chez l'homme et dans
le groupe le dynamisme nécessaire à toutes les activités militaires. La pratique des sports
individuels et collectifs développe l'esprit d'émulation à l'occasion des compétitions et
forge la cohésion entre les militaires et toutes les couches de la Nation.
L'initiation aux arts martiaux accroît la volonté de vaincre pour que vive la nation et le
self - central exigé pour dominer toute situation.

Article 6: Inspections
Les inspections permettent au commandement de constater l'état de préparation des unités
aussi bien sur le plan moral que technique, physique et matériel. En faisant apparaître les
différences qui peuvent exister entre les résultats obtenus et les objectifs fixés, elles sont
l'occasion de préciser ces objectifs et de déterminer les responsabilités tant des chefs que
des subordonnés.
Elles sont réglementées par des textes particuliers.
Article 7: Notation
Les notes éclairent le commandement sur la valeur, l'aptitude professionnelle et la manière
de servir des militaires. Elles doivent être établies avec précision et en toute objectivité,
sans complaisance ni rancœur.
Les officiers, et personnels non-officiers chargés de noter doivent se persuader de
l'importance de leurs responsabilités et des conséquences considérables que cette
notation implique pour l'ensemble des personnels.
A l'occasion d'une entrevue avec le subordonné, le chef qui l'a noté lui fait prendre
effectivement connaissance des notes et appréciations mises, les lui commente et lui donne
tous les conseils et encouragements nécessaires. Le subordonné émarge sa feuille de
notes.
Au cours des inspections, comme à l'occasion du service, et chaque fois que cela
est opportun, tout supérieur hiérarchique est tenu de recevoir les militaires ayant
réglementairement demandé à être entendus.

Article 8: Loisirs
Le chef, attentif aux conditions de vie matérielle et aux préoccupations de tous ordres de
ses subordonnés, s'efforce d'assurer en permanence un climat de détente indispensable
à l'accomplissement des missions dont il améliore la qualité et le rendement.
Complémentaires des activités sportives, les activités de détente donnent à chacun la
possibilité de satisfaire ses goûts et ses aspirations intellectuelles et spirituelles répondant
à son désir de promotion sociale, sans porter atteinte aux principes fondamentaux de
la discipline militaire.
Afin d'entretenir le bon équilibre de chacun et la cohésion des unités, les activités de
détente s'exercent, aussi bien individuellement dans les foyers et salles de lecture, que
collectivement sous l'impulsion et le contrôle du commandement : celui-ci, contribue à les
organiser et leur procurer les moyens nécessaires ; il facilite les contacts et les échanges
avec la Nation.

Article 9: Promotion sociale


L'Armée s'attache à répondre au désir de promotion sociale qui pousse l'individu à
s'élever dans la société en améliorant ses connaissances et ses aptitudes. En ce sens, la
formation militaire, facteur puissant d'épanouissement, est heureusement complétée par
le perfectionnement de l'instruction générale de chacun et par les possibilités que le
commandement doit, dans toute la mesure du possible, offrir aux personnels arrivant en
fin de service de se réinsérer au mieux dans la vie civile.
TITRE II
DEVOIRS DES MILITAIRES
CHAPITRE I
DEVOIRS GENERAUX

Article 10 : Principes
Outre ceux communs à tous les citoyens, le militaire, en tant que membre des Forces de
Défense au sein desquelles il occupe une fonction en rapport avec sa
place dans la hiérarchie, a des devoirs particuliers.

Article 11 : Citoyen et membre des Forces de Défense


L'Armée, grand corps de l'Etat, est partie intégrante de la Nation.
Citoyen et membre des Forces de Défense, le militaire doit :
honorer le drapeau choisi par la Nation ;
obéir aux lois et institutions de la République ;
respecter les autorités légales ;
S’interdire tout acte ou propos délibéré et toute attitude publique contraires aux intérêts
ou à l'honneur de la Nation ainsi qu'aux actes du chef de l'Etat, responsable devant le
peuple ;
respecter la primauté des intérêts de la Nation ;
servir avec conscience, honneur, loyauté, dévouement et désintéressement ;
observer strictement la discipline et les règlements ;
accepter avec foi les servitudes et sujétions de la vie militaire ;
se comporter en tous temps et en tous lieux avec droiture et dignité ;
comprendre la nécessité des missions dévolues à l'Armée et celles notamment relatives à la
protection du secret ;
en raison de l'effort financier consenti par la Nation pour leur acquisition, prendre soin
du matériel et des installations appartenant aux Forces de Défense ou placés sous leur
dépendance ;
se préparer avec conscience, physiquement, moralement et militairement aux interventions
et au combat pour l'accomplissement de sa mission, même au péril de sa vie.

Article 12 : Fonction
En tant que responsable d'une fonction, le militaire doit :
prendre conscience de cette fonction, de ses responsabilités ;
apporter un concours sans défaillance à ses chefs hiérarchiques ;
parfaire son instruction afin de tenir son poste avec compétence ;
poursuivre son entraînement physique et moral nécessaire à l'efficacité de l'action.

Article 13: Hiérarchie


Les Forces de Défense ayant une structure hiérarchique, les militaires appartiennent à l'une
des trois catégories de personnels ci-après :
Officiers .
Sous-officiers ou officiers mariniers
Militaires du Rang.
Selon leur place respective dans l'ordre hiérarchique, les militaires ont, les uns par
rapport aux autres, la qualité de supérieur ou de subalterne et ont de ce fait, quelles que
soient leur arme et leur unité d'appartenance, des devoirs réciproques

le supérieur est un exemple pour le subalterne qui lui doit obéissance et respect ; le
supérieur fait appliquer, en tous lieux et en toutes circonstances, les règles générales de la
discipline ;
tout militaire, quelle que soit sa qualité ou son grade, doit se conformer aux instructions
d'un militaire de grade égal ou même inférieur, si ce dernier se trouve en service et agit
en vertu d'ordres ou de consignes qu'il est personnellement chargé de faire appliquer.

CHAPITRE II

DEVOIRS ET RESPONSABILITES

Article 14 : Subordination
Tout militaire appartient à une unité ou un service dans lequel il reçoit la responsabilité
d'une fonction ou d'un emploi. Chacun est donc, de ce fait, à tous les échelons de la
hiérarchie, directement subordonné à un chef.
A ce titre, chef et subordonné ont des responsabilités et des devoirs particuliers, non
seulement dans le cadre des règlements militaires mais encore au regard des lois.

SECTION I
DEVOIRS ET RESPONSABILITES DES CHEFS
Article 15: Autorité
Avec le maximum de compétence professionnelle, le chef a le devoir de mener à bien la
mission à lui confiée, d'une part en prévoyant, organisant et coordonnant
les efforts de ses subordonnés et d'autre part en contrôlant leur action. Ce contrôle,
destiné à assurer la bonne exécution du service et à rechercher les améliorations possibles,
doit être continu et dégagé de tout caractère de suspicion, le chef apportant aux
subordonnés le ferme et bienveillant appui de son autorité et de son expérience.
Cette autorité donne au chef le devoir de prendre des décisions et de les faire appliquer
par ses subordonnés. Les décisions se traduisent par des ordres clairs, simples et précis,
mais fermes. Un ordre peut être oral, par écrit ou par geste.

Article 16: Responsabilité personnelle


Le chef est personnellement responsable des ordres qu'il donne. Il veille à leur exécution et
engage ainsi sa responsabilité sur leurs conséquences. Tout militaire, momentanément
éloigné de ses chefs, a le droit de prendre une initiative urgente dépassant ses attributions,
mais doit en rendre compte dans le plus bref délai.
Lorsque le chef charge l'un de ses subordonnés d'agir en ses lieu et place, sa responsabilité
demeure entière et couvre les actes de son subordonné accomplis régulièrement dans le
cadre des fonctions assignées et des consignes données.

Article 17 : Responsabilité pénale


Le chef a le droit et le devoir d'exiger l'obéissance absolue de ses subordonnés. Toutefois
il ne peut leur demander d'accomplir des actes dont l'exécution engage rait leur
responsabilité pénale. Ces actes sont notamment les suivants : Actes contraires aux normes
de la vie militaire telle que définies par le présent règlement ;
Actes contraires aux missions des Forces de Défense, en tous lieux et en toutes cir-
constances ; Actes constituant des crimes et délits contre la sûreté de l'Etat, des atteintes à
la Constitution ou à la paix publique ;
Actes portant atteinte à la vie, à l'intégrité et à la liberté des personnes ou au droit
de propriété, quand ils ne sont pas justifiés par l'application de la loi ;
Actes contraires aux lois régissant l'administration de l'Etat et les grands corps de
la nation ;
Actes contraires aux lois et coutumes de la guerre telles que rappelées aux articles 30 à 34
du présent règlement.
Responsabilité pénale et actes illégaux : voir annexe I.

Article 18 : Devoirs du chef dans l'exercice de l'autorité


Une obéissance parfaite ne peut être obtenue que si le chef exerce son autorité avec
compétence, justice et fermeté. Le chef doit :
s'imposer à la considération de ses subordonnés par sa valeur personnelle ;
faciliter l'exercice des responsabilités qui incombent à ses subordonnés par une
attitude de compréhension et de reconnaissance de leur valeur d'homme et de
citoyen ;
s'efforcer de convaincre en même temps que d'imposer ;
informer ses subordonnés, dans la mesure où la conservation du secret le permet, de ses
intentions et du but à atteindre, orienter leur initiative et obtenir leur participation active à la
mission ;
instruire ses subordonnés et contrôler leurs progrès personnels ainsi que la valeur des
unités les groupant ;
veiller à la stricte application des règles de la voie hiérarchique et transmettre lui-même
ses ordres dans ces conditions ; si l'urgence, la nécessité ou des directives particulières le
conduisent à s'affranchir de cette voie, il informe tous les échelons intermédiaires
concernés ;
noter ses subordonnés et donner ses appréciations après avoir pris l'avis de leurs
supérieurs directs ; il porte à leur connaissance la notation définitive conformément aux
dispositions de l'article 7 ;
saisir toute occasion pour témoigner sa satisfaction par des récompenses, mais aussi
réprimer toutes les fautes par des punitions ;
gérer rationnellement les deniers de l'Etat mis à sa disposition dans un souci d'efficacité
maximum ;
manifester ses qualités humaines en veillant aux conditions matérielles de vie et aux
préoccupations personnelles de tous ceux qui sont placés sous son autorité.

SECTION 2

DEVOIRS ET RESPONSABILITES DES SUBORDONNES

Article 19: Obéissance


Tout chef détenant de la loi l'autorité dont il est investi, l'obéissance qui lui est due
par ses subordonnés n'est autre qu'un acte de soumission à la loi, expression de
la volonté nationale.
L'obéissance est ainsi le premier devoir du subordonné et celui-ci doit exécuter
loyalement les ordres qu'il reçoit.
Le subordonné doit toujours rendre compte de l'exécution des ordres reçus ; quand il
constate qu'il lui est impossible d'exécuter un ordre, il en rend compte immédiatement à
l'autorité qui le lui a donné.

Article 20: Responsabilité personnelle


Le subordonné est responsable de l'exécution des ordres ou des conséquences de
leur inexécution. Cette responsabilité exclut l'obéissance passive.
Il doit se pénétrer non seulement de la lettre, mais aussi de l'esprit des ordres reçus.
Le chef étant responsable des ordres qu'il donne, la réclamation n'est permise au
subordonné que lorsqu'il a obéi, sauf en ce qui concerne les dispositions de l'article 21
ci-après.

Article 21: Responsabilité pénale


Le subordonné dégage sa responsabilité pénale lorsqu'il obéit aux ordres de son chef et
ce, conformément aux dispositions de l'article 83-1 du code pénal. Si l'ordre est
manifestement illégal ou prescrit l'accomplissement d'un acte illégal visé à l'article 17 du
présent règlement, le subordonné engage sa responsabilité pénale selon les dispositions
des articles 82-b et 83-2 du code pénal. Le subordonné qui estime se trouver en présence
d'un ordre illégal a le devoir de faire part de ses objections à l'autorité qui l'a donné ; il
indique expressément la signification illégale qu'il donne à l'ordre litigieux. Il reçoit
toutes explications utiles et interprétations nécessaires de son chef.
Si l'ordre est maintenu :
S'agissant d'actes contraires à la vie militaire, le subordonné obéit mais, dès que
l'ordre a été exécuté, il a le droit de réclamer auprès de l'autorité immédiatement
supérieure à son chef direct ;
s'agissant d'actes contraires aux missions des Forces de Défense, si le subordonné
persiste dans sa contestation, il a le droit de ne pas exécuter l'ordre ; s'agissant d'actes
contraires aux lois et coutumes de la guerre, le subordonné a le droit absolu de ne pas
exécuter l'ordre.
En cas d'erreur, le subordonné ne pourra être exonéré des sanctions qu'impliquent
l'inexécution de l'ordre et les conséquences de celle-ci.
Si le subordonné est contraint par la force ou la menace physique, sa responsabilité
pénale est totalement dégagée.
Responsabilité pénale et actes illégaux : voir annexe I.

Article 22 : Devoirs
A l'exemple du chef, le subordonné doit :
observer en toutes circonstances les règles individuelles du service ;
accomplir avec courage et bonne humeur toutes les tâches qui lui sont imposées par les
nécessités de la vie militaire ;
respecter les chefs, leur montrer de la déférence et leur faire confiance ;
s'imposer une discipline sociale compatible avec les besoins de la vie en unité,
notamment prendre soin de sa personne et de ses effets, se montrer serviable et
bon camarade
s'imprégner des valeurs sociales et familiales préconisées au sein des Forces de
Défense.

CHAPITRE III

DEVOIRS PARTICULIERS

Article 23 : Dignité professionnelle


La haute mission qui incombe aux Forces de Défense impose à tous ceux qui ont l'honneur
de porter l'uniforme une correction de tenue extérieure et une attitude en toute occasion
qui ne doivent pas permettre de donner prise à une critique. Tous les actes d'un militaire
doivent s'inspirer de la conception qu'il a de sa dignité professionnelle.
Le respect qui entoure les Forces de Défense doit être total.

Article 24 : Attitude à l'extérieur


A l'extérieur, les militaires doivent conserver une tenue et une attitude correctes et ne
jamais se donner en spectacle. L'observation des règles individuelles relatives à la tenue et
à la conduite s'impose aux militaires de tous grades dans les conditions fixées au titre IV
du présent règlement.

Article 25 : Logement familial


Les militaires logés dans les bâtiments de l'Etat sont responsables de la conduite des
membres de leur famille. A ce titre :
si cette conduite est un obstacle à la bonne harmonie ou provoque le scandale, le militaire
chef de famille peut être sanctionné disciplinairement, muté et changé de résidence, ou
privé du bénéfice du logement dans un local appartenant aux Forces de Défense ou
dépendant de son administration ;
les membres des familles logées dans des locaux militaires ne peuvent y exercer
une profession provoquant la circulation des personnes étrangères aux Forces de
Défense.
CHAPITRE IV
DEVOIRS DES MILITAIRES AU COMBAT

Article 26 : Principes
La force et la cohésion des unités au combat exigent que chaque militaire, à tous
les échelons, participe à l'action contre l'ennemi avec énergie et abnégation. Cette action
doit être menée, quoi qu'il arrive, jusqu'à l'accomplissement total de la mission.
Elle se poursuit au-delà des combats par la volonté de servir la Patrie si le militaire est
capturé par l'ennemi. Elle doit s'inscrire dans le cadre du respect des lois et coutumes de la
guerre.

SECTION I

COMPORTEMENT DES COMBATTANTS

Article 27 : Devoirs du chef


Le chef mène ses subordonnés au combat par son exemple, stimulant ainsi leur volonté.
Il conduit la lutte et doit poursuivre le combat jusqu'au succès de sa mission ou jusqu'à
l'épuisement de tous ses moyens.
Il exige et maintient, en toutes circonstances, l'ordre et la discipline et au besoin il force
l'obéissance.
Il prend et fait observer par ses subordonnés toutes les dispositions nécessaires pour
qu'aucun document ni matériel utilisable ne tombe aux mains de l'ennemi.

Article 28 : Devoirs du combattant


Tout combattant doit remplir sans défaillance les devoirs qui lui incombent et les
missions qui lui sont ordonnées, soit à titre personnel, soit à titre de membre d'une
équipe ou d'un équipage.
Il doit notamment :
s'efforcer de détruire l'ennemi et les moyens dont il dispose ;
mettre tout en œuvre pour atteindre l'objectif qui lui est assigné, tenir le poste qui
lui est confié ou exécuter toutes les missions de sécurité, de renseignements, de
reconnaissance qui lui sont prescrites ;
maintenir en parfait état de fonctionnement les armes et les matériels dont il a la charge ;
s'efforcer d'assurer le service des armes et des matériels collectifs dont les servants
ont été mis hors de combat.
Il lui est absolument interdit:
d'abandonner des armes et des matériels en état de service ;
d'entrer en rapport avec l'ennemi ou de se rendre à l'ennemi tant qu'il a les
moyens de combattre ; -
de refuser le combat ou toute autre mission, sous quelque prétexte que ce soit. Le
combattant le plus brave a le droit et le devoir de prendre le commandement et de
poursuivre le combat quand tous ses chefs sont tombés. Même isolé de ses chefs, le
militaire doit par tous les moyens poursuivre le combat.
Tout combattant doit avoir à cœur d'éviter la capture ; il doit rejoindre l'unité ou l'autorité
la plus proche s'il ne peut plus recevoir des ordres de ses chefs directs et se trouve dans
l'impossibilité de remplir sur place sa mission.

Article 29 : Devoirs du prisonnier


Si un combattant tombe aux mains de l'ennemi, son devoir est de tout tenter pour
échapper dans les meilleurs délais à la captivité. S'il reste prisonnier, il a le devoir de
s'évader et d'aider ses camarades à le faire.
Dans tous les cas, un prisonnier reste militaire et est lié à la Patrie ainsi qu'aux règlements
des Forces de Défense auxquelles il appartient. Il doit en particulier :
ne donner à l'ennemi que ses noms, prénoms, grade et date de naissance ; ne fournir que
ces seuls renseignements pour des camarades qui ne sont pas physiquement capables de
les donner eux-mêmes ;
observer les règles de la hiérarchie et de la subordination vis-à-vis de ses compagnons de
captivité ;
repousser toute compromission et se refuser à toute déclaration écrite ou orale
ainsi qu'à tout acte susceptible de nuire à la Patrie et à ses camarades ;
conserver une ferme volonté de résistance et un parfait esprit de solidarité afin de
surmonter les épreuves de la captivité et s'opposer dans la dignité aux pressions
et à l'action psychologique de l'ennemi.

SECTION 2
LOIS ET COUTUMES DE LA GUERRE
Article 30 : Définition
II convient de considérer comme combattants légitimes les membres des forces armées en
unités constituées, les francs-tireurs détachés des unités régulières, les détachements
commando et saboteurs isolés ainsi que les membres des milices volontaires, des groupes
d'autodéfense et des formations organisées de résistance. Il suffit que ces unités,
organisations ou formations aient un chef désigné, que leurs membres arborent un signe
distinctif notamment vestimentaire, portent leurs armes d'une façon apparente et respectent
les lois et usages de la guerre.
Ces combattants, s'ils sont capturés, doivent être considérés comme prisonniers de guerre. Toute
personne ne répondant pas aux prescriptions des alinéas précédents peut être considérée
comme espion et soumise aux sanctions pénales prévues en ce cas.
Toute personne se présentant sans arme et arborant le drapeau blanc doit être considérée
comme parlementaire ; celui-ci bénéficie d'une immunité totale et il est interdit de l'attaquer
ou de le retenir prisonnier. Par ailleurs, le drapeau blanc est le symbole de reddition d'une
troupe et engage l'adversaire à respecter immédiatement les prescriptions du cessez-le-feu ;
dès ce moment, bs personnels qui se rendent doivent recevoir application des dispositions
relatives eux prisonniers de guerre.
Article 31 : Prescriptions humanitaires.
Les Forces de Défense doivent mener leurs opérations jusqu'à l'accomplissement
de la mission, avec le souci d'une observation sincère des connaissances du Droit
International Humanitaire.
Chaque militaire doit :
traiter avec humanité, sans distinction, toutes les personnes mises hors de combat ;
recueillir, protéger et soigner les blessés, les malades et les naufragés dans la
mesure où les circonstances opérationnelles le permettent ;
respecter les formations, établissements et transports sanitaires, les zones et localités
sanitaires, les lieux de rassemblement de malades ou de blessés civils ou militaires, les
emblèmes de la Croix-Rouge, du Croissant Rouge et des Sociétés de
Croix-Rouge et du Croissant Rouge nationales qui sont des signes protecteurs par
eux-mêmes, ainsi que le personnel sanitaire ;
veiller au maintien en place des biens culturels et religieux, aussi bien pendant les
opérations que durant l'occupation et épargner notamment les édifices consacrés aux
cultes et aux arts, aux sciences et à la bienfaisance et les monuments historiques ainsi que
leurs personnels. Pour l'application des prescriptions visées aux deux alinéas précédents ;
il faut évidemment que les bâtiments et édifices ne soient pas utilisés à des fins militaires ;
les personnels sanitaires et religieux, outre leur insigne distinctif, doivent être munis
de leur carte spéciale telle que définie par les Conventions de Genève.
Ces prescriptions s'appliquent autant que faire se peut aux opérations entreprises par
des aéronefs et bâtiments de la marine contre des objectifs terrestres ou maritimes.
Article 32 : Interdictions
il est interdit aux militaires au combat :
de prendre sous leur feu, de blesser ou de tuer un ennemi qui se rend ou qui est
capturé ou avec lequel une suspension d'arme a été conclue ;
de porter atteinte à la vie et à l'intégrité corporelle des malades, blessés, naufragés, à
celle des prisonniers ainsi que des personnes civiles notamment par le
meurtre sous toutes ses formes, les mutilations, les traitements cruels, tortures et supplices ;
de dépouiller les morts, les blessés, les malades et les naufragés ; de tirer sur l'équipage et
les passagers d'avions civils ou militaires sautant en parachute d'un avion en détresse
sauf s'ils participent à une opération aéroportée ; de détruire et de saisir des navires ou des
aéronefs de commerce neutres, sauf en cas de contrebande, rupture de blocus et autres
actes contraires à leur neutralité ; de refuser une reddition sans condition ou de déclarer
qu'il ne sera pas fait de quartier ;
d'utiliser indûment le pavillon parlementaire, le pavillon national de l'ennemi ainsi
que les insignes distinctifs des conventions internationales ;
de forcer les nationaux de la partie adverse à prendre part aux opérations de
guerre contre leur pays ; .
de se livrer à toute destruction inutile et à tout pillage, en particulier des biens privés, et
d'utiliser tous les moyens qui occasionnent des souffrances et des dom
mages inutiles ;
de prendre des otages, de se livrer à des représailles ou à des sanctions collectives ;
de condamner des individus sans jugement préalable rendu par un tribunal régulièrement
constitué et assorti des garanties judiciaires prévues par la loi.

Article 33 : Traitement des prisonniers de guerre


Dès l'instant de leur capture, les prisonniers doivent être traités avec humanité. Ils doivent
être protégés contre tout acte de violence, contre les insultes et la curiosité publique. Ils
ont droit ou respect de leur personne et de leur honneur de soldat. Ils doivent rester en
possession de leurs effets et objets d'usage personnel, sauf les armes, équipements et
documents militaires.
Chaque prisonnier est simplement tenu de déclarer, lors de son premier interrogatoire,
ses noms, prénoms, grade, date de naissance, numéro matricule ou toute autre indication
équivalente.
Les prisonniers doivent être évacués, dans les plus brefs délais après leur interrogatoire,
vers des points de rassemblement situés assez loin de la zone des combats et éviter ainsi
de les exposer inutilement au danger.
L'évacuation des prisonniers doit s'effectuer dans les mêmes conditions de sécurité que
les déplacements des troupes amies.
La liste des prisonniers évacués doit être établie dès que la mission le permet et
communiquée aux organismes compétents du Comité International de la Croix Rouge
(CICR).
Dans les camps spécialement aménagés à cet effet, les prisonniers doivent travailler
conformément aux conventions internationales. Ils ne peuvent avoir des relations qu'avec
les autorités de la puissance détentrice. Ils sont autorisés à correspondre et à recevoir
courriers, effets et victuailles par l'intermédiaire du Comité International de la Croix-Rouge.
Ils sont tenus au courant des sanctions disciplinaires et pénales qui peuvent leur être
infligées.
Dès la fin des hostilités ou en temps opportun, toute facilité doit être apportée aux
services compétents du Comité International de la Croix-Rouge en vue du rapatriement
des prisonniers de guerre.

Article 34 : Protection des personnes civiles


En territoire occupé, outre les prescriptions prévues à l'article 33 ci-dessus, les troupes
d'occupation doivent laisser les populations civiles vaquer à leurs activités normales, sous
réserve de l'application des mesures rendues nécessaires par le fait des hostilités.
Le comportement des militaires à l'égard des personnes civiles doit être correct : le soldat
traite la population civile de la même manière qu'il désirerait que Ies membres de sa
famille fussent traités par l'adversaire.
L'exercice du pouvoir d'occupation tient compte des organismes existants pour que soit
assurée la protection de la population civile.
L'utilisation des ressources du territoire occupé doit rester dans le cadre légitime
des besoins de nos Forces d'occupation.

Article 35 : Responsabilité et instruction


Dans le cadre des prescriptions du présent chapitre, les militaires des Forces de Défense
Camerounaises doivent s'imprégner de leur responsabilité quant au respect du Droit
International Humanitaire et du Droit des Conflits Armés : la violation de ces règles en fait
des criminels de guerre justiciables des juridictions militaires nationales et des juridictions
pénales internationales.
En outre, toute action répressive perpétrée massivement à l'encontre des populations
civiles ou d'une fraction de ces populations est un crime contre l'humanité justiciable des
juridictions pénales internationales.
Toute action répressive commise à l'encontre d'un groupe national, ethnique, racial ou
religieux ou une partie du groupe, avec l'intention de le détruire est un crime de génocide
justiciable des juridictions pénales internationales.

Ainsi, respecter les règles du droit international doit être un devoir naturel pour le soldat
Camerounais. Si, dans une situation particulière, il était dans le doute au sujet des
prescriptions du droit international, il devra demander à son supérieur d'en décider ; si
cela lui est impossible, il agira en suivant la voie de sa conscience. Le soldat peut être dur
dans le combat en vue de vaincre l'adversaire, mais il doit faire preuve également de
sentiments chevaleresques et renoncer à la perfidie et à la cruauté. En
conséquence, le commandement militaire doit incorporer dans ses programmes les
problèmes juridiques qui permettront à tous les membres des Forces de Défense non
seulement de compléter d'une façon réaliste leurs connaissances en matière de Droit des
Conflits Armés et de Droit International Humanitaire, mais de résoudre dès le temps de
paix, les problèmes de droit international tels qu'ils se poseront en cas de conflit armé.
Cette instruction complémentaire à la formation militaire doit faire l'objet de séances
d'instruction dans toutes les unités, les Centres d'Instruction et les Ecoles Militaires.

TITRE III

HIERARCHIE, COMMANDEMENT ET SUBORDINATION


CHAPITRE 1er
REGLES DE LA HIERARCHIE

Article 36 : Autorités gouvernementales


Conformément à la Constitution et aux textes en vigueur, les Forces de Défense relèvent :
du -Président de la République, Chef de l'Etat et Chef des Forces Armées, assurant l'unité
de l'Etat et veillant à la sécurité intérieure et extérieure de la République ;
du Ministre chargé de la Défense, responsable de la mise en œuvre de la politique de
Défense du gouvernement.
SECTION I
DES GRADES

Article 37 : Grade
La hiérarchie définit l'ordre des grades. Le grade consacre l'aptitude à exercer certaines
fonctions. Il confère une appellation, des prérogatives et comporte des obligations.
A égalité de grade, l'ordre hiérarchique résulte, de l'ancienneté dans le grade. A égalité
d'ancienneté dans le grade, lorsqu'il s'agit des militaires d'une même armée ou de la
Gendarmerie Nationale, l'ordre hiérarchique est déterminé par l'ordre d'inscription sur le
texte de nomination.
L'ancienneté dans le grade est le temps passé en activité de service dans ce grade.
Toutefois, l'ordre hiérarchique des officiers résulte de l'ancienneté dans le grade puis dans
les échelons.
Ces dispositions s'appliquent aux officiers et sous-officiers étrangers servant dans
Les Forces de Défense Camerounaises.
Les officiers et les personnels non-officiers à la retraite ou se trouvant dans l'une des
dispositions interruptrices d'ancienneté définies par les statuts généraux les régissant et qui
sont rappelés à l'activité se classent d'après leur grade et leur ancienneté de service actif
dans ce grade. A égalité de grade et d'ancienneté, ils se classent après les officiers et les
personnels non-officiers du cadre actif. Il en est de même des officiers .et personnels non-
officiers de réserve ayant accédé à ces grades au cours de leur service militaire.
Les officiers et les personnels non-officiers étrangers servant dans les Forces de Défense
Camerounaises sont considérés hiérarchiquement en raison du grade sans qu'intervienne
l'ancienneté.

Article 38 : Grades des officiers


I. La hiérarchie des grades des officiers est précisée dans le tableau suivant :

GENDARMERIE ARMEE DE TERRE ARMEE DE L'AIR


MARINE
NATIONALE
NATIONALE
Officiers généraux
Général de Division Général de Division Général de Division Vice-amiral
Général de Brigade Général de Brigade Aérienne
Général de Brigade Contre-amiral
Aérienne
Officiers supérieurs
Colonel Colonel Colonel Capitaine de
Lieutenant-colonel Lieutenant-colonel Lieutenant-colonel Vaisseau
Capitaine de Frégate
Chef d'Escadron Chef de Bataillon Commandant Capitaine de Corvette
Officiers subalternes
Capitaine Capitaine Capitaine Lieutenant de
Lieutenant Lieutenant Lieutenant Vaisseau
Enseigne de Vaisseau
ère
de 1 classe
Sous-Lieutenant Sous-Lieutenant Sous- Lieutenant Enseigne de Vaisseau
de 2ème classe

II. La dignité de Maréchal ou Amiral de la République du Cameroun peut être conférée par
décret du Chef de l'Etat, Chef des Forces Armées.
Les rangs et appellations suivants peuvent être décernés dans les mêmes conditions :
GENDARMERIE NATIONALE ARMEE DE L'AIR MARINE NATIONALE
ARMEE DE TERRE-
Général d'Armée Général d'Armée Aérienne Amiral d'Escadre
Général de Corps d'Armée Général de Corps Aérien Vice-Amiral d'Escadre

Les aumôniers militaires des différents cultes autorisés à exercer leur ministère au profit
exclusif des Forces de Défense pourront être assimilés à un grade d'officier pendant la
durée de leurs fonctions. Soumis aux obligations de la discipline militaire, ils ont droit au
respect dû à leur rang ; ils sont directement subordonnés aux commandants des
formations auxquelles ils sont rattachés et ne reçoivent d'ordre que de ceux-ci et de leurs
supérieurs dans leur hiérarchie propre.

Article 39 : Grades des sous-officiers


La hiérarchie des grades des sous-officiers est précisée dans le tableau suivant :

GENDARMERIE ARMEE DE ARMEE DE MARINE


NATIONALE TERRE L'AIR NATIONALE
Aspirant Aspirant Aspirant Aspirant
Adjudant-Chef Major Adjudant-Chef Adjudant-Chef Maître Principal
Adjudant-Chef Major
Adjudant-Chef Major
Adjudant-Chef Major
Maître Principal
Adjudant Adjudant Adjudant Premier Maître
Maréchal-des-logis- Sergent-Chef Sergent-Chef Maître
chef
Maréchal-des-logis Sergent Sergent Second-Maître

Dans la Marine nationale, les sous-officiers sont appelés Officiers Mariniers.

Article 40 : Grades des militaires du rang


La hiérarchie des grades des militaires du rang est précisée dans le tableau suivant

ARMEE DE TERRE- ARMEE DE MARINE NATIONALE


L'AIR
Caporal-chef Quartier-maître de 1ère
ème
classe
Caporal ère Quartier-maître
ère
de 2 classe
Soldat de 1ème classe Matelot de 1ème classe
Soldat de 2 classe Matelot de 2 classe

En ce qui concerne la Gendarmerie Nationale ils sont appelés : «gendarme-major »,


«gendarme », ou « élève-gendarme».

Article 41 : Grades dans les services fonctionnels


Les services fonctionnels des Forces de Défense comprennent les officiers des services de
Santé des Armées, de la Justice Militaire et du Commissariat et du Corps technique et
Administratif des services communs.
Les grades de ces personnels sont ceux de l'Armée d'origine ou de la Gendarmerie
Nationale suivis de l'indication de la spécialité :
Santé : Lieutenant-colonel Médecin ; Capitaine Pharmacien
Justice Militaire : Commandant Magistrat ; Adjudant Greffier.
Commissariat : Colonel Commissaire ;
Encadrement pénitentiaire : Capitaine Administrateur des Prisons
Ces personnels sont soumis aux règles de la discipline générale. Toutefois, les magistrats
militaires, uniquement dans l'exercice de leurs fonctions, sont indépendants du
commandement et ne relèvent que du Ministre et de leurs supérieurs dans
leur hiérarchie propre.

Article 42 : Elèves des écoles militaires


Les militaires, élèves des écoles de formation, portent, selon le cas, le titre d'élèves-
officiers, élèves sous-officiers et élèves gendarmes.
Le grade d'aspirant peut être attribué, à titre temporaire, aux élèves-officiers ; mais,
dans tous les cas, ceux-ci ne relèvent que de la discipline intérieure de l'école pendant la
durée du cycle de formation.
En première année, les élèves-officiers portent des trèfles argent sur pattes d'épaules à
fond vertes (fond rouge-grenat pour les élèves-officiers médecins de la Faculté de
Médecine et des Sciences Biomédicales) ;
En deuxième année, ils portent des trèfles dorés sur pattes d'épaules identiques ;
A l'extérieur de l'Ecole, ils reçoivent les honneurs dus à leur rang.

Article 43 : Forces de Défense et Forces civiles


il ne peut y avoir d'équivalence de grades entre les Forces de Défense et les Forces
civiles utilisées conformément aux dispositions de la loi portant organisation générale de
la défense et celles relatives à la défense populaire.
La Sûreté Nationale étant, par institution, une force civile, ses personnels en tenue,
et uniquement dans le cadre de leur emploi au sein des Forces de Défense, doivent être
considérés comme en position de détachement.
Le commandant de la force mise à la disposition des Forces de Défense obéit aux
dispositions de l'article 49 ci-après.
SECTION 2
DES APPELLATIONS
Article 44 : Militaires s'adressant à un supérieur.
Un subordonné s'adressant verbalement à un supérieur utilise les appellations
réglementaires suivantes :
a) Pour les officiers généraux :
GENDARMERIE ARMEE DE TERRE ARMEE DE L'AIR MARINE NATIONALE

GRADE APPELLA CRADE APPELLA GRADE APPELLA TION GRADE APPELA


T1ON TION TION

Général Général Général Amiral


d'Armée d'Armée d'Armée
(distinction) (distinction) (distinction) (distinction)
Mon Général Mon Général Mon Général Amiral
Général de Général de Général de Vice-amiral
Corps d'Armée Corps Corps d'Escadre
(distinction) d'Armée d'Aimée (distinction)
(distinction) (distinction)

Général de Général de Général de


Mon Général Mon Général Mon Général Vice-amiral Amiral
Division Division Division
Aérienne

Général de Général de Général de


Contre-amiral
Brigade Brigade Brigade
Aérienne
• Les Maréchaux sont appelés " Monsieur le ...."

Alinéa : Les officiers féminins sont appelés directement par leur grade sans que l'énoncé
de celui-ci soit précédé de « Madame » ou de « Mon ».

b) Pour les officiers

MARINE NATIONALE
GENDARMERIE ARMEE DE TERRE ARMEE DE L'AIR

APPELLA APPELLA APPELLA APPELLA


GRADE GRADE GRADE GRADE
TION TION TION
TION
Colonel Mon Colonel Colonel Mon Colonel Colonel Mon Colonel Capitaine de
Vaisseau
Lieutenant- Mon Colonel Lieutenant-Colonel Mon Colonel Lieutenant- Mon Colonel Capitaine de Commandant
Colonel Colonel Frégate
Chef Mon Chef de Bataillon Mon Commandant Mon Capitaine de
d'Escadron Commandant Commandant Commandan Corvette
t
Capitaine Mon Capitaine Capitaine Lieutenant de Capitaine
Mon Capitaine Mon Capitaine
Capitaine Vaisseau
Lieutenant Mon Lieutenant Mon Lieutenant Lieutenant Mon Enseigne de
Lieutenant Lieutenant
Vaisseau de
l°cl Lieutenant
Sous Lieutenant Mon Sous Lieutenant Mon Lieutenant Sous Lieutenant Mon Enseigne de
Lieutenant Lieutenant Vaisseau de
2'° cl
• Les Lieutenants-colonels féminins sont appelées « Colonel » « Les Aspirants et élèves-officiers sont appelés « Mon Lieutenant
» • Les Officiers de Marine, de la Marine et officiers mariniers commandant un « Bâtiment » sont appelés « Commandant »,
quel que soit leur grade, par le personnel placé sous leur autorité.
c) Pour les sous-officiers et Militaires du Rang

GENDARMERIE NATIONALE ARMEE DE TERRE ET DE MARINE NATIONALE


L'AIR
Adjudant-Chef Major Adjudant-chef Major Maître Principal Major
Major Major Major
Adjudant-chef Mon Adjudant- Adjudant-chef Mon Adjudant- Maître Principal Maître
chef chef Principal
Adjudant Mon Adjudant Adjudant Mon Adjudant Premier Maître Premier Maître
Maître
Maréchal des Chef Sergent-chef Sergent-chef ou Maître Maître
Logis-Chef Chef
Maréchal des Margi Sergent Sergent Second Maître Second Maître
Logis
Gendarme Major Gendarme Major Caporal -chef Caporal -chef Quartier-maître Quartier-maître
de 1°classe
Gendarme Gendarme Caporal Caporal Quartier-Maître
de 2°classe

Les personnels des services fonctionnels sont simplement appelés par leur grade
conformément aux tableaux «a», «b» et «c» ci-dessus.

Article 45 : Militaire s'adressant à un subordonné


Un supérieur s'adressant verbalement à un subalterne utilise les appellations réglementaires
suivantes :
Gendarmerie Nationale, Armée de Terre et de l'Air
Le Supérieur appelle le subalterne par son grade en ajoutant son nom s'il le juge
à propos. Si le subalterne est isolé, le supérieur peut l'appeler par son nom ou par
son grade conformément aux appellations indiquées aux tableaux « a » et « b» de l'article
44 précédent.
Les personnels des services fonctionnels définis à l'article 41 obéissent à ces prescriptions.
Marine Nationale :
Le supérieur appelle le subalterne par son grade conformément aux appellations
indiquées aux tableaux « a », « b » et « c » de l'article 44 précédent.
Ecoles Militaires
Les militaires, élèves des écoles de formation, sont appelés, selon le cas, élèves officiers,
élèves sous-officiers ou élèves gendarmes, appellation suivie éventuellement de leur nom.
Militaires de 1 ° ou de 2° classe
Les militaires de 1 ° ou de 2° classe sont appelés soldat, matelot ou élève gendarme,
suivant l'appellation propre de leur Armée ou de la Gendarmerie Nationale. Prémilitaires
Les personnels volontaires ou astreints à la préparation militaire sont uniformément appelés
«prémilitaires».

CHAPITRE II
REGLES DE COMMANDEMENT ET DE SUBORDINATION

Article 46 : Principes fondamentaux


Le commandement est l'exercice de l'autorité. La subordination est l'état d'obéissance
dans lequel se trouve le personnel soumis à l'autorité d'un chef.
Le commandement et la subordination résultent du grade et des fonctions réciproquement
remplies, ce qui implique que, dans l'exercice de leurs fonctions, les militaires sont
subordonnés les uns aux autres selon l'ordre hiérarchique. Cette règle peut comporter des
exceptions lorsque des militaires reçoivent délégation d'autorité pour exercer des
fonctions particulières.
Tout militaire qui exerce, même provisoirement, une fonction est investie de l'autorité et de
la responsabilité afférentes à cette fonction.
La parfaite observation des règles de la hiérarchie et de la subordination écarte tout
arbitraire et maintient chacun dans ses droits comme dans ses devoirs.

Article 47 : Continuité et permanence du commandement


L'exercice du commandement doit être continu. ; . .
En cas d'indisponibilité temporaire du titulaire, le commandement provisoire est
exercé par le premier des subordonnés selon l'ordre hiérarchique.
En cas d'absence prolongée; l'autorité ayant nommé le titulaire désigne son rem
plaçant afin d'assurer le commandement, lequel est dit 'par intérim». A titre exceptionnel,
le commandement peut être attribué, par ordre de dévolution particulier, à un officier
d'ancienneté ou de grade inférieur. Dans ce cas, le commandement prendra toutes
dispositions pour conserver les règles de la hiérarchie.
Tout commandement ainsi dévolu s'exerce jusqu'au retour du titulaire ou jusqu'à
la prise de fonction d'un nouveau titulaire.
L'action du commandement doit être permanente.
Lorsque le titulaire d'un commandement ne peut, directement et personnellement, prendre
tous les actes nécessaires à l'exercice de ce commandement, il désigne l'un de ses
subordonnés pour le suppléer temporairement dans l'accomplissement de tout ou partie de
sa mission.
En cas d'impossibilité de procéder à cette désignation, le commandement est assuré
selon les dispositions de l'alinéa I du présent article.

Article 48 : Commandement territorial


Un commandement comportant des attribuions particulières relatives à une cir-
conscription de territoire est appelé «commandement territorial ».

Article 49 : Commandement opérationnel


Pour la préparation et l'exécution des missions particulières, des «commandements
opérationnels» peuvent être constitués par décret pour mettre en œuvre des
groupements de forces composés, soit de plusieurs unités ou même de fractions
d'unités, soit d'unité des Forces de Défense et de groupe de forces telles que défi
nies par la loi portant organisation générale de la défense. Le décret qui institue
un commandement opérationnel définit ses attributions.

Article 50 : Commandement des unités


Le commandement d'une unité implique non seulement le droit mais aussi l'obligation
d'exercer l'autorité sur les personnels constituant cette unité ; ce commandement est
attribué nominativement par décision de l'autorité investie du pouvoir de nomination.
En cas de réunion fortuite d'unités relevant de différents commandements et coupées de
leur chef, le commandant d'unité le plus ancien dans le grade le plus élevé
prend le commandement de l'ensemble. Il confirme leurs missions à ces unités. Si
certaines d'entre elles ne sont plus en mesure de les exécuter, il a le devoir et il est
en droit de leur fixer une nouvelle mission, II en rend compte à l'autorité dont il
dépend dès que possible.

Article 51 : Commandement dans les écoles militaires


Les règlements intérieurs des écoles militaires peuvent instituer des règles particulières de
subordination pour tenir compte des situations respectives des personnels chargés de
l'instruction d'une part et des élèves ou stagiaires d'autre part.

Article 52 : Commandements particuliers


Les Commandants des bâtiments de la Marine ou d'aéronefs de l'Armée de l'Air,
responsables de l'exécution de la mission et de la sécurité, ont à ce titre autorité sur toutes
les personnes présentes à leur bord.
TITRE IV
REGLES DU SERVICE
CHAPITRE I
UNIFORME ET TENUE

Article 53 : Principes
La tenue doit être uniforme et réglementaire.
La stricte correction de la tenue militaire est exigée car elle contribue au prestige des
Forces de Défense et justifie la fierté et le respect que l'uniforme doit inspirer.
La surveillance de la tenue est en conséquence une responsabilité permanente des chefs à
tous les échelons de la hiérarchie.
Au combat, le port de l'uniforme permet de se prévaloir des garanties prévues par les
conventions internationales en matière de conflits armés.

Article 54 : Tenues militaires


Tout militaire en service doit porter l'uniforme, sauf dérogations exceptionnelles accordées
par le ministre dans le cadre d'une fonction particulière. Chaque personnel, quelle que soit
sa spécialisation, porte la tenue de son arme d'origine.
Il existe neuf tenues principales :
la tenue de gala ;
la tenue de soirée ;
la tenue de cérémonie ;
la tenue de sortie ou tenue de ville ;
la tenue de travail ;
la tenue de servitude ou de corvée ;
la tenue de campagne ;
la tenue de parade ;
la tenue de sport.
Les composants des diverses tenues ci-dessus spécifiées font l'objet de l'annexe II du présent
règlement.
Un Arrêté ministériel fixe la composition, les modèles des différentes tenues d'uniforme et
précise les situations dans lesquelles elles sont portées. En ce qui concerne les Ecoles et
Centres de Formation, la tenue est celle fixée par le règlement intérieur.
Article 55 : Port de l'uniforme
L'uniforme ne doit comporter que les effets réglementaires tels que précisés dans l'arrêté
ministériel relatif à l'habillement dans les Forces de Défense. Les vêtements sont boutonnés
et il est interdit de circuler sans coiffure à l'extérieur des locaux et de garder les mains dans
les poches.
Les militaires de sexe masculin portent les cheveux courts, la nuque et les tempes dégagées.
Le port de la moustache et de la mouche est autorisé, sous réserve que la coupe en soit
correcte. Le port de la barbe est interdit sauf pour raison médicale sur production d'une
attestation délivrée par un médecin militaire ou à l'occasion d'un deuil.
Les militaires de sexe féminin doivent porter une coiffure basse. Les tresses et coiffures non
pendantes, sans coloration et le maquillage discret sont autorisées; de
même que le port de l'alliance, de poinçons ou de boucles d'oreilles discrètes, de
bracelets et pendentifs. ;
Le port des lunettes dites de soleil est autorisé, sous réserve de les retirer lorsque
l'on s'adresse à un supérieur ou à l'occasion d'une cérémonie. Le port du para
pluie est interdit en tenue.
Selon les circonstances atmosphériques, les commandants d'Armes peuvent prescrire dans
leur garnison le port d'une tenue comportant vareuse et imperméable. Les militaires de
passage dans la dite garnison ne sont pas obligatoirement astreints à porter cette tenue
pourvu que leur tenue soit réglementaire. En dehors du service, le port de l'uniforme est
interdit aux militaires qui se livrent à des travaux ou à des occupations incompatibles avec
l'uniforme.
Article 56 : Interdictions
Le port de l'uniforme est interdit :
aux militaires qui assistent, sans invitation officielle transmise par la voie hiérarchique, à
des réunions publiques ou privées ayant un caractère politique, électoral ou syndical ;
aux militaires qui exercent une activité civile ;
aux personnels militaires qui ont perdu leur grade, sont réformés ou mis à les retraite
d'office pour un motif disciplinaire ou ayant trait à l'honneur ou à la probité ;
aux personnels placés en non-activité par mesure disciplinaire, sauf quand ils sont
appelés à répondre à une convocation de l'autorité militaire.

Article 57 : Cas particuliers


Le port de la tenue militaire avec attributs est autorisé aux militaires de la disponibilité et de
la réserve
pour répondre à une convocation de l'autorité militaire ;
sous réserve de l'autorisation du Ministre chargé de la Défense et des prescriptions de
l'article 56 ci-dessus, à l'occasion de la Fête Nationale, des prises d'armes et des cérémonies
militaires ;
après autorisation spéciale du Ministre Chargé de la Défense, à l'occasion d'une
fête ou cérémonie officielle ou non.
Le port de l'uniforme dans les Etats étrangers est régi par des textes particuliers.
Le port de l'uniforme entraîne pour tous dans les situations ci-dessus précisées,
l'obligation de se conformer à toutes les règles de la discipline militaire.

Article 58 : Port de la tenue civile


Dans certaines circonstances et dans l'exercice de fonctions particulières, le Ministre Chargé
de la Défense, le Secrétaire d'Etat à la Défense, spécialement chargé de la Gendarmerie, le
Chef d'Etat-Major des Armées, les Chefs d'Etat-Major d'Armées et le Commandant du
Corps National de Sapeurs Pompiers peuvent autoriser ou prescrire le port de la tenue
civile en service.
En dehors du service, la tenue civile est recommandée aux militaires de tout grade à
l'exception des recrues, des soldats accomplissant leur période légale ( PDL) et des militaires
du rang stagiaires.
Des restrictions peuvent être apportées à ces règles lorsque les nécessités du service ou des
circonstances particulières l'exigent.
Les militaires élèves des écoles de formation sont, pour le port de la tenue civile, soumis au
régime particulier à leur école.
Dans tous les cas, les personnels militaires doivent être en possession de leur carte d'identité
militaire.

Article 59 : Port des décorations


Les décorations, sauf celles qui se portent régulièrement en sautoir, sont fixées sur le côté
gauche de la poitrine sous forme, soit d'insignes complets, soit d'insignes de format réduit,
soit de barrettes rectangulaires aux couleurs des rubans et de même largeur qu'eux mais
dont la hauteur n'excède pas un centimètre.
Les décorations sont portées sur les tenues de parade ou de campagne, sur ordre
particulier.
Le port des insignes, rubans ou rosettes de grades et dignités des ordres nationaux de la
Valeur et du Mérite Camerounais ainsi que des médailles de la Vaillance et du Mérite de la
Force Publique est interdit avant la réception dans l'Ordre ou la Médaille de celui qui a été
nommé, promu ou élevé dans le grade, la classe ou la dignité correspondant.
Le port des décorations étrangères est subordonné à l'autorisation préalable du Grand
Chancelier des Ordres Nationaux de la République sur avis du Ministre Chargé de la
Défense. Ces prescriptions sont valables pour les personnels de la disponibilité et des
réserves.
Les décorations se portent dans l'ordre suivant allant du milieu du corps vers l'extérieur :
Ordre de la Valeur du Cameroun
Ordre du Mérite Camerounais ;
Médaille de la Vaillance ;
Médaille du Mérité de la Force Publique ;
Ordre du Mérite Agricole ;
Ordre du Mérite Sportif
Décorations des différents ordres et médailles de la République suivant la date de leur
création ;
Décorations étrangères.
Les titulaires d'une décoration ne portent que la plus élevée dans la classe ou le grade. La
fourragère est portée avec les tenues de parade, de cérémonie et de sortie ; le
commandement peut en prescrire le port pour les prises d'armes.

CHAPITRE II
CEREMONIAL MILITAIRE

Article 60 : But et esprit


Les cérémonies militaires ont pour but de donner la solennité qui convient à certains
événements de la vie nationale et de la vie militaire. Elles affirment publiquement la valeur et
le prestige des Forces de Défense et les liens fondamentaux qui les unissent aux autorités et
aux populations. Elles témoignent de la discipline des Forces de Défense et de l'esprit de
solidarité qui les animent, la confiance réciproque de ses personnels constituant l'une des
forces morales.
Leur haute signification doit être comprise de tous.
Les autorités civiles, les associations d'anciens combattants, les militaires de la disponibilité
et de la réserve ainsi que les prémilitaires peuvent, selon les circonstances, être invités à ces
cérémonies.

Article 61 : Règles générales


Le cérémonial militaire comprend les prises d'armes et les honneurs militaires. Les règles,
notamment les dispositions spéciales prises pour en faciliter la préparation et l'exécution,
sont Fixées par le règlement sur le service de garnison. L'exécution du cérémonial militaire
ayant pour conséquence de distraire les cadres et la troupe de leur rôle essentiel
«l'instruction et la préparation du combat », il y a lieu de réduire au strict nécessaire
l'importance et la fréquence des cérémonies militaires. Lorsque la préparation à ces
cérémonies est indispensable, elle doit être conduite de façon à perturber le moins possible
l'entraînement des unités. Quand les troupes participent à ces cérémonies, elles sont
normalement dans la tenue prescrite par le commandement.
Elles sont pourvues, soit de l'armement organique, soit d'un armement uniforme. Les
véhicules et les engins appelés à défiler lors des cérémonies sont déterminés par le Ministre
Chargé de la Défense, le Secrétaire d'Etat à la Défense, spécialement chargé de la
Gendarmerie, le Chef d'Etat-Major des Armées, les Chefs d'Etat-Major d'Armées et le
Commandant du Corps National de Sapeurs Pompiers ou toute autre autorité dûment
habilitée.

Article 62 : Prises d'Armes


Les prises d'Armes consistent généralement en une revue suivie d'un défilé et peuvent avoir
lieu, soit à l'intérieur d'un cantonnement militaire, soit à l'extérieur ; elles réunissent aussi
bien des unités de la même Armée ou de la Gendarmerie Nationale que des Unités
d'Armées différentes et de la Gendarmerie Nationale.
Elles sont organisées :
pour rendre les honneurs aux drapeaux, aux morts des guerres, à une haute personnalité;
pour fêter un anniversaire national ou militaire ;
pour rehausser l'éclat d'une manifestation publique ou militaire ;
pour marquer une prise de commandement, une inspection ou une visite d'une
autorité militaire ;
pour remettre des épaulettes, des décorations, des insignes ou des récompenses ;
pour assurer l'exécution de certaines condamnations ;
lors du départ à la retraite du militaire.

Article 63 : Honneurs militaires


Les honneurs militaires sont des manifestations extérieures par lesquelles les Forces de
Défense rendent, dans des conditions déterminées, un hommage spécial aux personnes et
aux symboles qui y ont droit.
Ils sont rendus par les troupes, les équipages, les gardes factionnaires, les sentinelles et les
militaires isolés ainsi que par les piquets d'honneur et des détachements fournis
spécialement dans un but d'apparat.
Ils ne se rendent que le jour, notamment aux militaires en uniforme et, s'ils sont revêtus de
la tenue civile, lorsqu'ils sont reconnus.
Chaque fois qu'une troupe rencontre un drapeau, elle lui rend les honneurs.
L'exécution du service peut être interrompue pour rendre les honneurs à moins que cette
interruption ne lui soit préjudiciable.
Les conditions dans lesquelles sont rendus les honneurs militaires ainsi que la liste des
autorités civiles et militaires qui y ont droit sont fixées par le décret sur le service du
protocole et par le règlement sur le service de garnison.

Article 64 : Honneurs et Prises d'Armes


Les honneurs ne sont rendus qu'une fois à la même personne ou au même symbole au cours
de la même prise d'armes.
Lorsqu'une prise d'armes concerne une personne ou un symbole, les honneurs sont rendus
uniquement à cette personne ou à ce symbole, sauf prescriptions spéciales du
Commandant d'armes.
Les prescriptions relatives aux manifestations officielles n'ayant pas un caractère
strictement militaire sont déterminées par un décret particulier.

Article 65 : Honneurs aux Drapeaux et Etendards


Les honneurs sont dus :
aux drapeaux de la République, de la Gendarmerie et des Armées de Terre; Air et Mer ;
aux étendards des unités et formations des Armées et de la Gendarmerie Nationale.
Ces honneurs constituent une part essentielle du cérémonial militaire. Ils ouvrent et
terminent la prise d'armes.
Les recrues sont présentées solennellement au drapeau ou à l'étendard dès qu'elles sont
cotes à participer à une prise d'armes. Cette cérémonie débute par une courte allocution
évoquant les débuts de la République, le rôle du Chef de l'Etat et la valeur des Forces de
Défense quant à la réalisation de l'unité de la nation dans la paix, la démocratie et le
progrès.
L'officier commandant les troupes fait rendre les honneurs réglementaires au drapeau ou à
l'étendard, devant lequel il fait ensuite défiler, à son commandement, toutes les unités
participant à la cérémonie.
S'il y a lieu, les fourragères de l'unité sont remises aux recrues au cours de la
cérémonie.

Article 66 : Honneurs aux autorités civiles et militaires


Outre le Chef de l'Etat, Chef des Forces Armées, seuls le Ministre chargé de la
Défense, le Secrétaire d'Etat à la Défense spécialement chargé de la Gendarmerie,
le Chef d'Etat-Major des Armées, le Secrétaire Général du Ministère de la
Défense, les Officiers Généraux des différentes Armées ont droit à des honneurs
particuliers.
Une instruction ministérielle fixe les honneurs militaires à rendre à chacune de ces
personnalités ou leurs représentants lors de leurs visites officielles et inspections.
Les règlements sur le service de garnison et sur le service intérieur précisent les
honneurs à rendre respectivement aux commandants territoriaux et aux commandants
d'unités ainsi qu'à toute personne déléguée du Ministre et en mission officielle.

Article 67 : Prise et passation de commandement


Toute prise de commandement d'unité fait l'objet d'une cérémonie marquant solen-
nellement l'investiture du nouveau chef.
Celui-ci est présenté par l'autorité supérieure au personnel qu'il est appelé à com
mander, en présence du drapeau ou de l'étendard ou face au pavillon.
Le nouveau chef se place à la gauche de l'autorité, le sortant à sa droite ; l'un et
l'autre se mettent au " garde -à-vous" face à la troupe, éventuellement au «portez» s'ils
sont porteurs de sabre.
L'autorité ayant fait présenter les armes et ouvrir le ban, prononce à haute voix la formule
suivante :
« Officiers, Sous-Officiers, Militaires du Rang (Officiers, Sous-Officiers, Gendarmes -
Officiers, Officiers Mariniers, Quartiers-Maîtres et matelots ) de par le Président de la
République, vous reconnaîtrez désormais pour votre Chef Commandant (indiquer la
formation ou l'unité), le ...( indiquer le grade et le nom et le désigner de la main ) ici
présent, et vous lui obéirez en tout ce qu'il vous commandera pour le bien du service,
l'exécution des règlements militaires, l'observation des lois de la République du
Cameroun».
Les chefs entrant et sortant se font face devant l'autorité et se saluent, le chef sortant remet
le drapeau, l'étendard ou le fanion au chef entrant. Ils échangent leur place de part et
d'autre de l'autorité.
Le ban est fermé.
L'autorité qui préside la cérémonie donne le commandement au nouveau chef qui le prend
et passe la revue des troupes. Puis, salue l'autorité.
La cérémonie se termine par le défilé des troupes aux ordres du nouveau chef.

Article 68 : Remise de décorations


Tout personnel des Forces de Défense nommé ou promu à titre militaire dans les Ordres
nationaux de la Valeur et du Mérite Camerounais ou des médailles de la Vaillance et du
Mérite de la Force Publique est décoré au cours d'une prise d'armes.
S'il y a lieu, la citation accompagnant une décoration est lue avant la remise de l'insigne.
Le cérémonial de réception est le suivant :
Le Commandant des troupes fait sortir le drapeau avec sa garde et le fait placer devant
les troupes. Les récipiendaires viennent se ranger à dix pas en avant du drapeau, en
constituant si nécessaire un rang distinct pour chaque décoration suivant l'ordre des Ordres
et Médailles fixé à l'article 59. Exceptionnellement, les récipiendaires se placent, de droite
à gauche suivant ce même ordre, en partant d'un grade ou de la classe la plus élevée.
S'il y a une tribune officielle, les récipiendaires se mettent face au centre de celle-ci.
Les récipiendaires ne doivent porter aucun insigne ou barrette de décoration(s).
Le Commandant des troupes :
fait présenter les armes pour l'Ordre de la Valeur ;
fait mettre les troupes au «portez armes» pour l'Ordre du Mérite Camerounais et la
Médaille de la Vaillance ;
fait mettre les troupes au «garde-à-vous», l'arme au pied pour la médaille du Mérité de la
Force Publique.
Les récipiendaires restent au "garde-à-vous".
Le commandant des troupes fait ouvrir le ban. Le ban est fermé après la remise après la
remise des insignes d'un Ordre ou d'une Médaille et il est ouvert à nouveau pour la remise
des autres décorations de chaque Ordre ou Médaille.
L'autorité vient se placer face à chaque récipiendaire lequel salue, du sabre s'il y a lieu, et
garde cette position jusqu'au moment où l'insigne lui est remis. L'autorité épingle l'insigne
de décoration au-dessus de la poche gauche de la vareuse en prononçant la formule :
Pour l'Ordre de la Valeur : «Au nom du Président de la République et en vertu des pouvoirs
qui nous sont conférés, nous vous faisons ...". A partir de Grand Officier, dire " nous vous
élevons à la dignité de ..."
Pour l'Ordre du Mérite Camerounais : « Au nom du Président de la République et en vertu
des pouvoirs qui nous sont conférés, nous vous faisons (ou : nous vous élevons à la dignité
de Grand Cordon du Mérite Camerounais)». Pour la Médaille de la Vaillance : « Au nom du
Président de la République et en vertu des pouvoirs qui nous sont conférés, nous vous
décernons la Médaille de la Vaillance avec.... (mention de l'agrafe )».
Pour la Médaille du Mérite de la Force Publique : « Au nom du Président de la République et
en vertu des pouvoirs qui nous sont conférés, nous vous décernons la Médaille du Mérite de
la Force Publique».
La poignée de mains est donnée au récipiendaire.
Quand la remise de tous les insignes est achevée, le drapeau et sa garde rejoignent les
rangs puis les récipiendaires leurs emplacements.
L'autorité présidant la cérémonie prononce son allocution s'il y a lieu.
Le drapeau et les troupes défilent aux ordres du Commandant des troupes.
Tout personnel des Forces de Défense nommé ou promu à titre militaire dans les
ordres nationaux du Mérite Agricole et du Mérite Sportif est décoré au cours d'une
prise d'armes dans les mêmes conditions que ci-dessus précisées au paragraphe I, sous les
réserves suivantes :
le drapeau et sa garde ne sortent pas des rangs ;
les troupes sont mises au «garde-à-vous», l'arme au pied ;
il n'y a pas de ban ;
les formules sont :
pour le Mérite Agricole, celle de l'Ordre de la Valeur ;
pour le Mérité Sportif : « Au nom du Président de la République et en vertu des pouvoirs qui
nous sont conférés, nous vous décernons le Mérite Sportif de ...».
il n'y a pas de défilé.
La remise d'autres décorations ou insignes est réglée par l'autorité militaire locale selon le
cérémonial particulier à chaque distinction.
Les récompenses obtenues à la suite des concours réglementaires (tir, sport, etc...) ainsi que
les divers brevets sont remis éventuellement par l'autorité militaire compétente à l'occasion
d'une prise d'armes. Le cérémonial est réglé, suivant les circonstances, selon les principes
visés au paragraphe II ci-dessus. Cependant, en ce qui concerne les brevets de la
préparation militaire, un défilé clôt la cérémonie. Les personnels de la disponibilité et des
réserves bénéficient des dispositions du présent article.

Article 69 : Honneurs funèbres militaires


Le décès des militaires en activité ou des militaires à la retraite de la réserve mobilisable
donne lieu au cérémonial suivant :

MISE EN BIERE

Le décédé est revêtu de sa tenue de cérémonie ou de sortie et transporté dans une chapelle
mortuaire où il est procédé, lors de sa mise en bière, aux rites de sa religion. Le pavillon
aux couleurs nationales recouvre le cercueil. Une garde d'honneur est mise en place :
01 sentinelle pour un militaire du rang ;
02 sentinelles peur un sous-officier ou officier-marinier ;
03 sentinelles, dont 1 sous-officier et 1 officier du grade du défunt, pour un officier ;
04 sentinelles, dont un sous-officier du grade d'adjudant, et 2 officiers dont 1 Colonel,
pour un officier général.
II. VEILLEE MORTUAIRE
Une veillée mortuaire est organisée dans I enceinte militaire après la mise en bière. Des
factions de garde sont organisées et constituées comme suit :
01 sentinelle du même grade que le défunt ; pour un militaire du rang ; 01 sentinelle du
même grade que le défunt, pour un sous-officier ou officier marinier;
01 sentinelle du même grade que le défunt, pour un officier ;
04 sentinelles élèves officiers ou officiers subalternes sous les ordres d'un Colonel,
pour un officier général.
La tenue pour la mise en bière et la veillée mortuaire est la tenue de sortie.
La veillée mortuaire n'est pas obligatoire pour les personnels dont les traditions religieuses
s'y opposent.

III. LEVEE DE CORPS ET INHUMATION


Une cérémonie religieuse accompagne la levée de corps. Si l'inhumation sur
immédiatement la levée de corps, il n'est procédé qu'à une seule cérémonie religieuse
au lieu du culte du décédé.
La tenue pour la levée de corps et l'inhumation est la tenue de sortie
Lorsqu'une décoration est attribuée au décédé, le Ministre ou son représentant procède à sa
remise lors de la levée de corps.
L'éloge funèbre du défunt est prononcé lors de la levée de corps et lors de l'inhumation par
un officier représentant le Commandement. Les honneurs militaires sont rendus
conformément au tableau suivant :

QUALITE DU LEVEE DE CORPS INHUMATION


DECEDE
Dans la garnison A l'extérieur de la Dans la garnison A l'extérieur de la
garnison garnison
Officier Général 01 officier et 01 01 officier et 01 01 officier et 02 Sections 01 officier et 02
Compagnie Compagnie Sections
Officier Supérieur 01 officier et 02 sections
01 officier et 01 Section01 officier et 01 Section 01 officier et 15
hommes
Officier Subalterne 01 officier et 01 Section
01 officier et 12 hommes
01 officier et 15 hommes 01 officier et 12
hommes
Sous-Officier 01 sous-officier et 15 01 sous-officier et 06 01 sous-officier et 12 01 sous-officier et 04
hommes hommes hommes hommes
Militaire du Rang 01 sergent et 08 01 sergent et 04 hommes01 sergent et 06 hommes 01 sergent et 04
hommes hommes

Pour les militaires de la réserve mobilisable, se conformer au tableau ci-dessous

QUALITE DU LEVEE DE CORPS INHUMATION


DECEDE Dans la garnison A l'extérieur de la Dans la garnison A l'extérieur dé la
garnison garnison
Officier Général 01 officier et 02 01 officier et 01 0l officier et 01 rection 01 officier et 01
Sections Section Section

Officier Supérieur 01 officier et 01 01 officier et 15 01 officier et 01 Section 01 officier et 15


section hommes hommes
Officier Subalterne 01 officier et 15 01 officier et 08 01 officier et 08 01 officier et 08
hommes hommes hommes hommes

Sous-Officier 01 sous-officier et 08 01 sous-officier et 06 01 sous-officier et 06 01 sous-officier e:


hommes hommes hommes 04 hommes

Militaire du Rang 01 sergent -t 04 01 sergent et 03 01 sergent et 4 hommes 01 sergent et 03


hommes hommes hommes

Dans tous les cas :


la troupe suit le convoi, l'arme au "portez" ;
la troupe présente les armes aux principaux moments, notamment à la levée du corps et à
l'inhumation ;
sonnerie aux morts au moment de la mise au tombeau ;
des délégations de camarades du décédé peuvent être autorisées à participer aux diverses
cérémonies.
Les honneurs particuliers dus à certaines autorités militaires et le détail des prescriptions ci-
dessus font l'objet d'instruction dans le cadre des dispositions du règlement sur le service
de Garnison.

CHAPITRE III
DE LA POLITESSE MILITAIRE

Article 70 : Principes
La manière d'agir et de parler, correcte et courtoise, qu'est la politesse marque, dans les
Forces de Défense la manifestation extérieure de la discipline et reflète les liens qui unissent
profondément tous les personnels.
L'observation de ces règles témoigne de l'éducation et de l'esprit militaire.
Complément indispensable du cérémonial, la politesse se concrétise à tous moments, en
tous lieux et en toutes circonstances en délimitant la place de chacun dans la hiérarchie,
mais également en précisant pour chacun la place qui lui revient au sein de la nation.
Elle s'impose aux militaires de tous grades, dans le service, comme en dehors du service.

Article 71 : Salut
Le salut est la plus expressive des marques extérieures de respect. Sa parfaite correction
est exigée.
En uniforme, tout militaire doit le salut aux autres militaires placés au-dessus de lui dans
l'ordre hiérarchique.
Tout militaire salué doit rendre le salut.
Le salut s'échange à grade égal. Toutefois, lorsque deux militaires de grade ou de rang
égal sont placés par leurs fonctions dans la situation de supérieur à subordonné, le
premier a droit au salut du second.
Le salut est dû de même, à grade ou à rang égal, aux militaires décorés de l'Ordre
National de la Valeur camerounaise.
A l'extérieur des Ecoles, les élèves-officiers doivent le salut à tous les officiers des Forces de
Défense. Ils ont droit au salut des sous-officiers et militaires du rang. Suivant leur grade, les
militaires saluent les personnels des Armées étrangères ou échangent le salut avec eux ;
cependant, sur le territoire national, les officiers camerounais font preuve de courtoisie à
l'égard des officiers étrangers de leur grade en tenue en prenant l'initiative du salut. Sur le
territoire national, les militaires étrangers servant dans les Forces de Défense
Camerounaises sont soumis aux présentes prescriptions.

Article 72 : Salut du militaire isolé


Lorsqu'un militaire est isolé, c'est-à-dire lorsqu'il ne fait pas partie d'une troupe
commandée et qu'il n'est pas sentinelle en faction, il se conforme aux règles fixées par le
tableau suivant :

MILITAIRE IMMOBILE EN MARCHE


Prendre la position du "garde-à-vous". Marcher normalement sans
cependant prendre l'allure du pas
cadencé
Regarder franchement dans les yeux la personne que l'on salue en relevant
Isolé sans aime avec coiffure légèrement la tête. Porter d'un geste vif la main droite ouverte au côté droit de la
coiffure, la main dans le prolongement de l'avant-bras, les doigts tendus et joints,
la paume en avant, le bras sensiblement horizontal et dans l'alignement des
épaules. Ramener ensuite vivement le bras le long du corps.
Replacer la tête droite, le bras gauche
conserve durant le salut son
balancement naturel.
Sans coiffure ou embarrassé des Tourner franchement la tête du côté du supérieur et le regarder dans les yeux en
deux mains relevant légèrement la tête. Le salut terminé, reprendre l'attitude normale.
Conducteur d'un engin ou d'un Saluer sans se lever Dispensé du salut
véhicule
Passager d'un véhicule Saluer sans se lever
Porteur d'un objet Saluer de la main droite rendue libre en prenant l'objet dans la main gauche.

Article 73 : Règles particulières du salut


Tout militaire isolé s'arrête et salue, en leur faisant face, les drapeaux et étendards des
unités militaires camerounaises et étrangères. S'il se présente sur un bâtiment de la Marine
Nationale, il salue le pavillon en franchissant la coupée.
S'il assiste à une cérémonie au cours de laquelle les honneurs sont rendus au drapeau et
où l'hymne national est joué, il salue pendant tout le temps que durent ces honneurs ou
pendant toute la durée d'exécution de l'hymne national.
S'il rencontre en quelque lieu que ce soit une patrouille ou un détachement, il échange le
salut avec le chef de la patrouille ou du détachement. A l'intérieur des enceintes militaires
ainsi qu'à bord des bâtiments de la Marine, le salut n'est dû, en principe, qu'une fois dans
la journée ; toutefois, quand un bâtiment de la Marine est à quai ou au mouillage, le salut
est dû autant de fois qu'onpasse la coupée.
En entrant dans un établissement ouvert au public, dans une gare ou un véhicule
de transport en commun, le militaire salue tout supérieur qui se trouve présent ; si
un supérieur passe près de lui, il se lève et le salue. Une fois échangé, le salut ne
se renouvelle pas. Il en est de même au cours d'une promenade ou dans tout autre
lieu public.

Tout bâtiment de la marine doit le salut à la terre et le salut à la marque.


Le salut à la terre n'est envoyé que dans les ports susceptibles de rendre ce salut et lorsque
les autorités locales, prévenues en temps utile, ont donné l'assurance que ce salut serait
rendu. Au premier coup de canon, le pavillon de la nation étrangère est déferlé en tête du
mât ; la garde présente les armes et les officiers saluent.
Le salut entre deux bâtiments de la Marine Nationale est dû à la marque du Chef de l'Etat,
du Ministre chargé de la Défense, du Chef d'Etat-Major des Armées et du Chef d'Etat-
Major de la Marine. Le salut au pavillon est rendu, suivi de coups de canons.
Les conditions dans lesquelles les autorités civiles en uniforme ont droit au salut des militaires
sont réglées par le décret relatif aux honneurs et préséances.
Article 74 : Manière de se présenter à un supérieur
Tout militaire ayant à se présenter à un supérieur prend la position du garde-à-vous, salue,
annonce son grade et son nom et se met à ses ordres.
Eventuellement, il fait la communication dont il est chargé ; s'il a un pli à lui remettre, il remet
le pli de la main gauche et attend les ordres du supérieur.
Lorsqu'il est appelé par le supérieur, il se porte rapidement vers lui.
A l'intérieur des locaux, il se découvre.
Sa mission terminée auprès du supérieur, le militaire salue et se retire.
S'il porte une arme, il rend les honneurs dus à la personne à laquelle il s'adressa.
Le porteur d'un pli ou d'une communication verbale répète toujours, avant son départ, les
instructions ou ordres qui lui ont été donnés.
Article 75 : Visite à l'intérieur d'une unité ou d'un service
Les visites à l'intérieur d'une unité ou d'un service sont réglées comme suit :
Le Commandant d'unité, dès sa prise de commandement, reçoit la visite de tous les
officiers, puis des sous-officiers et enfin d'une délégation des militaires du rang. Tout
officier, prenant ou quittant un commandement ou un service, se présente en tenue de sortie
au commandant de la Formation et aux officiers sous les ordres directs desquels il est ou
était placé.
Les officiers, placés sous les ordres directs d'un officier qui arrive à l'unité ou au
service, se présentent à lui lorsqu'il vient pour la première fois.
Les officiers rentrant à l'unité après un congé, une permission ou une mission de
longue durée, se présentent au commandant d'unité et à leurs chefs immédiats.
Dès sa nomination ou sa promotion, tout officier de réserve est tenu de se présenter en
uniforme au Commandant du Secteur Militaire. Toutefois, ces visites ne sont
que facultatives si cette autorité militaire ne se trouve pas dans le lieu de résidence de
l'officier de réserve.

Article 76 : Visite des autorités civiles et militaires dans les locaux


Lorsque le Ministre chargé de la Défense, le Secrétaire d'Etat à la Défense spécialement
chargé de la Gendarmerie, le Chef d'Etat-Major des Armées, le Secrétaire Général du
Ministère de la Défense, un Officier Général, entre dans un local ;
S'il est attendu, le militaire le plus gradé, annonce à l'assistance : « Mesdames, Messieurs
: Monsieur le Ministre chargé de la Défense » ; « le Général (grade
et fonction) ou l'Amiral (grade et fonction) ». L'assistance se met au « garde-à-vous » ;
Dans le cas contraire, c'est le militaire qui l'aperçoit le premier.
Au départ de ces autorités, le militaire le plus gradé annonce: «le Ministre char
gé de la Défense ou le Général /Amiral (grade et fonction) se retire».L'assistance
spontanément se met au « garde-à-vous ».
Lorsque le chef d'un commandement territorial, les chefs de service fonctionnel formant
Corps, le commandant d'une grande unité, le commandant d'une formation, entre dans
un local, le militaire qui l'aperçoit le premier commande «à vos rangs, fixe »
Au départ, le militaire le plus gradé commande : «garde-à-vous».
Lorsqu'il s'agit d'un autre Officier, le commandement est «fixe».
Les occupants du local se lèvent, gardent le silence et l'immobilité jusqu'à ce que l'Officier
soit sorti ou ait commandé : «repos».
Au commandement : «repos», tous vaquent à leurs occupations en silence jusqu'à ce que
la visite soit terminée. Le commandement est "garde-à-vous " au départ du local.
Lorsqu'un supérieur entre dans un local sans coiffure, aucun commandement n'est
prononcé, les activités se poursuivent normalement.
Les dispositions du présent article ne s'appliquent pas dans les foyers et les salles
de consommation ou de distractions.

Article 77 : Eléments de savoir-vivre


Les militaires ont le devoir de respecter en toutes circonstances les règles élémentaires du
savoir-vivre. En particulier :
tout militaire croisant un supérieur à l'embrasure d'une porte le laisse passer le premier ; s'il
le croise dans un escalier, il lui cède la rampe, se range et s'arrête en saluant pour le
laisser passer; dans la rue, il lui cède le haut du trottoir ; tout militaire en uniforme salue le
supérieur en tenue civile qu'il reconnaît ; s'il est lui même en civil et rencontre un supérieur,
il se découvre s'il porte une coiffure ou, à défaut, le salue de la tête;
tout militaire, en visite de service dans une unité, doit se présenter au
Commandant de Formation ou à son représentant ;
l'initiative de la poignée de main appartient au supérieur ;
si un militaire fume il doit prendre sa cigarette, son cigare ou sa pipe de la main
gauche quand il salue ou s'adresse à une autre personne ;
un militaire de sexe masculin se découvre pour saluer une dame ;
un militaire en uniforme ne donne pas le bras et conserve en public une attitude
digne et correcte ; .
à l'extérieur, un militaire ne se donne jamais en spectacle.

CHAPITRE IV
PRESCRIPTIONS DIVERSES

Article 78 : Discipline à l'intérieur des garnisons


Une garnison est une aire géographique bien délimitée par le commandement et
pouvant correspondre aux limites administratives de la localité d'implantation des
unités et services.
Sous réserve des exceptions édictées par le règlement du Service de Garnison, le
Commandant d'Armes, Officier de la Garnison le plus ancien dans le grade le plus élevé,
appartenant à l'une des Armées ou à la Gendarmerie Nationale, au sein de laquelle il
exerce un commandement, est chargé de faire observer les règles de la discipline dans
toute l'étendue de la Garnison, mais à l'extérieur des enceintes, établissements militaires,
bases et bâtiments de la Marine Nationale. Pour ce faire, le Commandant d'Armes dispose
de toutes les unités de la garnison et, après accord préalable, s'il y a lieu, des personnels
de la Sûreté Nationale afin de constituer des patrouilles mixtes.

Article 79 : Résidence et circulation des militaires


Le commandement peut imposer aux militaires de résider soit dans les limites de la
Garnison, soit dans les limites géographiques déterminées, soit même à l'intérieur du
domaine militaire.
Dans chaque garnison, il revient au commandant d'armes de définir les limites de
la garnison sans empiéter les limites d'une autre garnison.
En dehors du service et lorsqu'ils ne sont pas soumis à une astreinte liée à l'exécution du
service ou à une éventuelle exécution du service, les militaires sont libres de circuler à
l'intérieur du territoire de la République dans le cadre des permissions accordées ;
toutefois, il est recommandé de signaler son séjour ou passage à l'autorité militaire ou de la
gendarmerie locale. A l'étranger, cette liberté est limitée au territoire de stationnement.
Dans tous les cas, lorsque les circonstances l'exigent, le commandement peut restreindre
l'exercice de cette liberté.

Article 80 : Permissions et congés


Outre les permissions attribuées comme récompenses et précisées au titre V, les militaires
ont droit à des congés annuels et peuvent bénéficier de permissions de longue ou de
courte durée, de maternité, de libération ou de reconversion. Permissions et congés sont
accordés par le commandement lequel, lorsque les nécessités impérieuses du service
l'exigent, peut rappeler le militaire en permission ou en congé.
I.) Ces détentes nécessaires sont accordées conformément aux dispositions du tableau ci-
dessous:
Elles sont demandées, attribuées et remises aux intéressés suivant des règles minu-
tieusement élaborées par le commandement et font l'objet d'un contrôle vigilant de façon à
éviter les abus, les erreurs et les retards.
Les permissions ne peuvent être accordées à des militaires employés par l'autorité qui les
utilise que dans les limites du temps pendant lequel ces militaires sont à sa disposition ;
pour l'obtention d'une permission d'une durée plus longue, le chef de service employeur
donne son avis dont l'autorité qualifiée doit tenir compte dans toute la mesure du possible.
Nul ne peut prétendre à une permission s'il n'a accompli six mois de service effectif sauf
cas de force majeure.
II.) Des permissions exceptionnelles diverses d'une durée ne dépassant pas dix jours
peuvent être accordées dans des conditions précisées par instruction particulière.
- aux militaires qui désirent participer aux cérémonies des principales fêtes religieuses
propres à leur confession ;
-à l'occasion d'un événement familial important ou grave : mariage, naissance, décès d'un
proche.
Ces permissions ne viennent pas en déduction des permissions normales. Elles sont
toutefois limitées, au cours d'une même période de douze mois, à deux permissions
exceptionnelles.
En outre, des autorisations d'absence de moins d'une journée peuvent être accordées par
le Commandant d'unité ou le chef du service employeur.
Si un Week - end ou un jour férié se situe au début ou à la fin d'une permission de longue
durée, il s'ajoute, à titre supplémentaire, à la durée de celle-ci. Les permissions de courte
durée doivent être considérées comme une faveur qui peut toujours être retirée par le
Commandant d'Unité.
Les différentes permissions ou congés sont accordés dans les conditions fixées par le
tableau ci-après:
Nature du Bénéficiaire Autorité qui les accorde Observations
congé ou de la
permission

A) Congés (a) Tout Commandant de Formation, de Légion, de Compagnie ou


- 15 jours dans militaire d'escadron
l’armée ayant moins
de J an Je
service
Sous-officiers Commandant de Formation, de Légion, de Compagnie ou Cumul bisannuel de 60
- 30 jours par et Militaires d'escadron jours autorisé, par le
an du Rang COMRMIA -
COMREGEND-
COMRSM -COMSMT-
Officiers -MINDEF Cumul bisannuel de 60
-SED jours autorisé, par le
-CEMA MINDEF-SED-CEMA
-CEMAT-CEMAA
-CEMM- COMCNSP
B) Permission Tout Ministre Conditions fixées par
de longue militaire instruction ministérielle
durée
I 1) à l'étranger
• Scolaire dans Commandant de l'Ecole du pays du stage Conditions fixées par
le pays du instruction ministérielle
Stage
- dans autre Stagiaire à Ministre
pays étranger l’étranger
ou au
Cameroun
Officiers SED -CEMA Attribution suivant la
durée du stage : moins de
2) fin de stage Sous- CEMAT-CEMAA-CEMM-COMCNSP-COMRMIA- 6 mois
Officiers et COMREGEND - COMRSM -COMSMT COM Formation =7j
Militaires du de 6 mois à 1 an = 15 j.
Rang plus de 1 an = 30 jours
C) Permission Sous- Commandant d'unité de détachement ou de service
de courte Officiers et fonctionnel
Durée (c) Officiers
Militaires du Commandant de Formation, de Légion, de Compagnie ou Conditions fixées par
- dans la jour- Rang d'Escadron ou Chef du Service Fonctionnel instructions particulières
née - nuit - 24 du Commandement
heures
D) Permissions Tout Commandant de Formation, de Légion, de Compagnie ou
exceptionnelles militaire d'Escadron ou Chef du Service Fonctionnel
(c) de 36 heures à
10 jours
maximum
E) Maternité 4 personnel Commandant de Formation, de Légion, de Compagnie ou - 4 semaines avant date
semaines féminin d'Escadron ou Chef du Service Fonctionne] présumée accouchement
enceinte - 10 semaines après
F) Libération Militaires SED-CEMA-CEMAT-CEMAA-CEMM-COMCNSP
60 Jours servant en
vertu d'un Cumul autorisé avec
contrat congé
G) Reconversion militaire de MINDEF-SED-CEMA-CEMAT-CEMAA-CEMM-
60 jours carrière COMCNSP

* Le CEMA accorde les congés et permissions aux personnels officiers de l'Etat-Major


des Armées et des Formations placés sous ses ordres directs.
* Le Contrôleur Général des Armées, l'Inspecteur Général des Armées, le Conseiller
Logistique et les Directeurs Centraux accordent les permissions de courte durée et
exceptionnelle aux personnels placés sous leurs ordres. La gratuité de transport est assurée
dans les deux cas dans les conditions fixées par le décret réglementant les déplacements
des personnels militaires ; dans tous les cas, le titre de transport non utilisé dans les trois
mois de sa délivrance est obligatoirement restitué.
La gratuité de transport des officiers généraux fait l'objet d'un texte particulier La mise
en route pour bénéficier des congés et permissions est faite par le Chef utilisateur. Les
délais de route sont à l'appréciation de ce dernier.
Les permissions de longue durée peuvent être accordées soit en totalité, soit par tranches
pour des raisons de service ou à la demande du bénéficiaire.
Les permissions attribuées aux stagiaires des Ecoles camerounaises ou étrangères ne sont
pas cumulables avec les congés ou permissions.
Les frais de transport sont à la charge de l'intéressé, sans délais de route supplémentaires.
Toute mise en permission d'un officier devra être signalée par message au Ministre et pour
le personnel non officier au Commandant de Région.

Article 81 : Liberté d'expression


Tout militaire en activité de service qui désire soit faire des conférences publiques, soit
publier des écrits, doit y être préalablement autorisé par le Ministre dans les conditions
suivantes :
les conférences publiques ou faites par tout moyen d'information, les interventions à travers
les médias sur quelque sujet que ce soit, doivent toujours obtenir l'autorisation ministérielle;
les écrits soumis à l'autorisation préalable concernant les sujets pouvant donner lieu, sur le
plan de l'actualité ou des événements contemporains, à des controverses d'ordre militaire,
politique ou confessionnel, ou mettant en cause des personnalités actuelles ;
les demandes d'autorisation sont adressées par voie hiérarchique accompagnées du texte
de la conférence ou du manuscrit.
Tout personnel se trouvant dans une position statutaire autre que l'activité de service ne
peut, pour les conférences comme pour les écrits ci-dessus précisées, faire mention de son
grade sans autorisation du Ministre. La demande est à transmettre sous couvert du
Commandant territorial.
Les autres sujets, non soumis à l'autorisation préalable, engagent la responsabilité de leurs
auteurs. Dès leur publication, ils sont adressés au Ministre, à titre de compte rendu.
Tout militaire doit obligatoirement s'abstenir, dans ses écrits, d'indiquer les fonctions qu'il
occupe ou a occupées dans les Forces de Défense. La liberté d'expression est limitée :

par l'obligation de réserve à laquelle se trouve soumis l'ensemble des fonctionnaires civils
et militaires , celle-ci interdit de faire de la fonction exercée un instrument d'action ou de
propagande et de poser des actes ou de faire des déclarations de nature à faire douter du
loyalisme envers les institutions et de la neutralité dans ses fonctions dont doit faire preuve
celui qui a accepté de servir l'Etat ;

par les exigences du secret qui vont de la simple obligation de non divulgation des documents
classifiés à l'obligation de discrétion pour tout ce qui concerne l'état des études, les faits et les
informations que les militaires ont pu connaître dans le service.

Tout manquement aux dispositions qui précèdent expose son auteur non seulement a des
sanctions disciplinaires graves, mais encore, conformément à la loi, à des poursuites
judiciaires.
Le droit de publier un nouvel écrit ou de parler en public est automatiquement suspendu
pendant toute la durée des punitions encourues.
Des fonctions particulières au sein d'organismes publics ou privés de la République
pouvant être dévolues par le Chef de l'Etat aux personnels des Forces de Défense, la liberté
d'expression de ces derniers est étendue à tous les impératifs nécessaires à leurs nouvelles
attributions conformément aux textes en vigueur régissant les fonctions occupées.
Article 82 : Liberté d'association
Les militaires en activité peuvent adhérer à des associations et y exercer des fonctions de
responsabilité après en avoir reçu l'autorisation du Ministre.
L'existence de groupements professionnels militaires à caractère syndical est interdite.
L'adhésion des militaires en activité à des groupements d'ordre professionnel ou politique
est incompatible avec les règles propres ô la discipline militaire et par
suite interdite.
Hormis les cas contractuels prescrits par les autorités compétentes, il est formellement
interdit à tout militaire de répondre, même par la négative, aux demandes prospectives de
renseignements émanant de sociétés ou firmes, à caractère culturel, industriel ou
commercial ; le militaire transmet au Ministre par voie hiérarchique, l'original de la
correspondance dont il a été l'objet.
Les personnels militaires peuvent participer aux activités sportives d'une société après accord
préalable du Ministre.

Article 83 : Interdictions
Dans les enceintes et établissements militaires ainsi qu'à bord des bâtiments de la Marine, il
est interdit :
d'introduire des écrits, libellés, journaux et publications antipatriotiques ou antimilitaristes ;
un arrêté du Ministre fixe la liste des journaux et écrits périodiques interdits. Les
Commandants de Formation et d'Unités et les chefs de service sont habilités à proscrire la
diffusion inopinée de tout document de nature à nuire au moral et à la discipline, sous
réserve d'en rendre compte par la voie hiérarchique, un exemplaire de l'écrit en question
étant joint au compte rendu ; ils prennent immédiatement les mesures appropriées pour
remédier au fait, effectuer les enquêtes nécessaires et rendent compte ;
d'organiser des manifestations sur des sujets politiques ou d'y prendre part et
d'apposer sans autorisation des affiches ou de distribuer des tracts ,
de procéder à des collectes ou souscriptions ;
de se livrer à des jeux d'argent ;
d'introduire des stupéfiants, produits toxiques, matières inflammables ou des explosifs.

Article 84 : Pièces d'identification


Tout militaire en activité de service doit être porteur d'une carte d'identité militaire qu'il est
tenu, quelque soit son grade, de présenter à toute réquisition d'un officier, sous-officier,
gendarme ou fonctionnaire de la Sûreté Nationale en service commandé.
Le port d'une plaque d'identité militaire est réglementé par une instruction ministérielle.
Le permis de conduire militaire est obligatoire pour tout personnel militaire conduisant un
véhicule des Forces de Défense.
L'attribution d'un passeport de service obéit aux prescriptions ministérielles relatives à
l'envoi dans un pays étranger pour des motifs de service. Toute perte ou détérioration d'une
des pièces ci-dessus indiquées doit immédiatement faire l'objet d'un compte rendu
circonstancié.

Article 85 : Détention et port d'armes


Les armes de dotation réglementaire ne sont portées qu'en tenue militaire ; elles
peuvent l'être en tenue civile sur autorisation ou instruction spéciales du commandement.
Elles sont obligatoirement portées par les Officiers et Sous-Officiers lors
qu'ils participent à l'encadrement des militaires en armes ou lorsqu'ils en ont reçu
l'ordre pour l'exécution des missions particulières.
Les personnels militaires sont soumis, en matière d'acquisition, de détention et de
port d'armes personnelles aux dispositions législatives et réglementaires ainsi
qu'aux prescriptions suivantes :
les Officiers et Sous-Officiers ne peuvent utiliser des armes personnelles dans le service ni
les introduire dans un établissement militaire, un aéronef ou un bâtiment de la Marine que
sur autorisation du chef d'unité ;
il est interdit aux militaires du Rang de détenir dans un établissement, un aéronef ou un
bâtiment de la Marine et d'y porter, même en uniforme, une arme personnelle. Les armes
ainsi irrégulièrement détenues ou portées sont retirées par l'autorité militaire, indépendamment
des sanctions disciplinaires ou pénales encourues par les intéressés ; elles ne sont rendues à
leur propriétaire qu'après vérification des autorisations nécessaires et par l'intermédiaire des
brigades de gendarmerie compétentes. Les personnels militaires ont l'obligation de restituer,
en vue de leur récupération par le commandement, les armes et munitions récupérées soit
au cours des opérations de maintien de l'ordre, soit pendant les opérations de guerre.

Article 86 : Détention et usage de certains matériels


La détention et l'usage des postes émetteurs de radiodiffusion ou de télévision dans les
enceintes et établissements militaires comme à bord des aéronefs et bâtiments de la Marine,
sont soumis à l'autorisation préalable du Commandant d'unité ou du chef de service dans
les conditions fixées par instruction ministérielle.
La publication ou la cession de films, de photographie ou d'enregistrement pris soit dans
les enceintes et établissements militaires et à bord des aéronefs et bâtiments de la Marine,
soit au cours de prises d'armes extérieures, est soumise obligatoirement à l'autorisation
préalable du Ministre. Les demandes d'autorisation doivent être accompagnées de clichés,
films ou enregistrements correspondants.

Article 87 : Mariages des militaires


Les personnels des Forces de Défense en activité ne peuvent être autorisés à contracter
mariage avant trois ans de service quels que soient l'arme et le grade du militaire
L’autorisation de contracter mariage est donnée, après enquête de la gendarmerie : pour les
Officiers et pour tous les militaires contractant mariage avec une étrangère, par le Ministre;
pour les personnels non Officiers, par les Commandants des Régions de Gendarmerie, les
Commandants des Régions Militaires inter-Armées, le Commandant du Corps National
de Sapeurs Pompiers.
Dès le mariage célébré, le militaire doit transmettre aux services administratifs une copie
certifiée conforme de l'acte, précisant notamment si le mariage est monogamique ou
polygamique.
Tout militaire contractant mariage sans autorisation s'expose à une sanction disciplinaire Le
militaire marié ne peut prétendre vivre constamment en famille et doit se sou
mettre aux exigences du service.
Le militaire de sexe féminin, marié à une personne civile, résidant dans une localité
différente de la sienne ne saurait se prévaloir de l'obligation de cohabitation
pour rejoindre son conjoint, sauf sur décision du commandement et pour l'intérêt
du service.
Le mariage d'un personnel féminin avec un étranger est interdit.

Article 88 : Correspondance militaire


PRINCIPES
La correspondance militaire doit être concise, claire, précise et d'une présentation soignée.
Elle est rédigée dans une forme déférente de la part du subordonné, courtoise de la part du
supérieur. Elle n'est précédée d'aucune appellation et ne comporte pas de formule de
politesse. Cependant, lorsque la correspondance est adressée à des autorités ou
organismes civils, il y a lieu de se conformer aux usages.
Les documents et pièces utilisées dans la correspondance militaire sont établis dans les
formes prescrites en annexe III.
Certains documents et des correspondances officielles peuvent faire l'objet de mesures
spéciales de classification, de reproduction, de circulation et de conservation définies par les
instructions relatives à la protection du secret.
Toute correspondance officielle est acheminée par la voie hiérarchique aussi bien vers les
autorités supérieures que vers les autorités subordonnées. Cette règle peut être transgressée
quand il existe une réglementation particulière ou en raison de circonstances spéciales,
suivant les ordres de l'autorité supérieure. Toutefois, le supérieur informe toujours le chef du
subordonné qu'il convoque
En règle générale, le chef d’un échelon de commandement signe personnellement les documents :
destinés à l'autorité supérieure ;
engageant sa responsabilité vis-à-vis de l'autorité supérieure ;
portant une appréciation sur l'action ou l'opinion d'un subordonné ;
engageant les dépenses ou une procédure pénale judiciaire ;
portant décision lorsqu'il a reçu délégation.
il peut donner lui-même, à certains de ses subordonnés, l'autorisation de signer
les pièces de service courant ou de routine ainsi que les documents d'application
de ses ordres et directives.

APPELLATIONS
Le Ministre Chargé de la Défense, le Secrétaire d'Etat chargé de la Gendarmerie
Nationale et le Secrétaire Général sont appelés par le titre précédé de «Monsieur
le...... »
Le subordonné s'adressant par écrit à un supérieur utilise les appellations réglementaires
suivantes :
dans les Armées et la Gendarmerie, indication du grade et de la fonction précédée de Monsieur
le ou Madame le...;
dans les services fonctionnels, indication du grade, de la spécialisation et de la fonction
précédée de Monsieur le ou Madame le ..;
Ainsi qu'il résulte du tableau suivant :

ARMEES, GENDARMERIE OU SERVICE OU APPELLATION DU DESTINATAIRE


SERVICES FONCTIONNELS
Armée de Terre et de l’Air, Marine Nationale et Le Lieutenant X
Gendarmerie Nationale,Corps National des Sapeurs A Monsieur le Général de Division, Chef d'Etat-Major de
Pompiers l'Armée de Terre ;
A Monsieur le Général de Brigade Aérienne, Chef d'Etat-Major
de l'Armée de l'Air:
A Monsieur le Vice Amiral, Chef d'Etat-Major de la
Marine Nationale;
A Monsieur le Colonel. Commandant la Légion de
Gendarmerie de Y
A Monsieur ou Madame le Colonel, Directeur.....
A Monsieur le Capitaine, Officier des Sports
Administration Centrale et Services fonctionnels A Monsieur le Commandant Commissaire, Magistrat...
A Monsieur le Capitaine Magistrat...
A Monsieur le Colonel Médecin,Commandant
l’Hôpital Militaire…

Ces dispositions sont valables lorsqu'un supérieur s'adresse par écrit à un subordonné.
Les cadres de réserve se conforment, pour leur correspondance de service militaire, aux
prescriptions du présent article.

VOIE HIERARCHIQUE
Toute correspondance officielle et les correspondances personnelles liées au service sont
acheminées par la voie hiérarchique jusqu'à l'autorité destinataire. Dès lors :
toute correspondance transmise par la voie hiérarchique doit comporter les avis motivés de
tous les échelons, sous peine de sanction à ('encontre de l'autorité n'ayant pas su prendre
ses responsabilités ;
toute correspondance adressée directement à une autorité autre que celle immédiatement
supérieure au demandeur sera rejetée et l'auteur sanctionné sévèrement ; la transmission
étant obligatoire, tout refus de transmettre constitue un abus de fonction qui entraînera pour
l'autorité coupable une sanction sévère. Toutefois, si le cas exposé est de la compétence du
chef dont dépend le militaire demandeur, celui-ci prend la décision qui lui paraît convenable
et informe l'intéressé ; dans le cas où la réponse de l'autorité qui a statué prêterait à
réclamation, le militaire a le droit de demander que sa requête soit transmise à l'autorité
supérieure.
Si, dans un délai de deux mois, le militaire n'a pas obtenu de réponse à sa requête, il est en
droit d'adresser une réclamation directement à l'autorité supérieure à laquelle était destinée
sa première requête avec copie à l'autorité hiérarchique directe.

Article 89 : Correspondance des militaires


Les correspondances privées des militaires ayant trait au service ou eux relations de service
obéissent à certaines règles bannissant la désinvolture et b manquement aux convenances :
elles comportent toujours une formule initiale dite «d'appel» et une formule finale dite « de
courtoisie» ;
elles comprennent la «lettre», «la lettre de faire part» et la «carte de visite», à l'exclusion de
tout autre mode ;
le style doit être clair, naturel, concis et sans prétention.
Tout militaire s'adressant à un supérieur utilise les appellations conformes des tableaux a et
b de l'article 44. Une instruction particulière définit le régime de franchise postale militaire.

TITRE V
SANCTIONS

Article 90 : But et Esprit


Les récompenses et punitions ont pour but de renforcer les moyens que la discipline
donne au chef pour agir sur ses subordonnés.
En particulier, les chefs militaires auront pour règle absolue de faire preuve de la plus
grande impartialité envers leurs subordonnés d'où qu'ils proviennent. Seul le des
Forces de Défense, de l'Etat et de la Patrie doit inspirer les décisions qu'ils prennent en
toute indépendance et objectivité dans le cadre d'une parfaite justice.

CHAPITRE 1er
RECOMPENSES

Article 91 : Principes
Les récompenses reconnaissent le mérite. Elles permettent au supérieur de marquer sa
satisfaction et de susciter l'émulation.
Pour garder toute leur valeur, elles doivent être accordées avec mesure et sans retard.
Elles sont attribuées pour les motifs suivants :
actes exceptionnels de courage et de dévouement particulièrement méritoires ;
efficacité exemplaire dans le service et dans l'accomplissement de certains devoirs
professionnels et esprit de discipline ;
dévouement à la collectivité.
Les récompenses étant décernées par le commandement, tout acte méritoire doit être porté
à sa connaissance.
Article 92 : Nature des Récompenses
Tout militaire en activité ou de réserve peut faire l'objet des récompenses ci-dessous
précisées :
Autorités pouvant accorder ces récompenses
SED- COMRMIA-COMRGEND-COMRSM-
Président de CEMA- COM Brigade-COM Ops- COLEGION-
Nature des Récompenses la République Ministre CEMAT- COMSMT-COMBASE-COM
CEMM- Formation Directeur Adm. Centrale
CEMAA-
COMCNSP

Avancement Décorations X X
Citations à l'ordre X X
Fourragères X X /
Témoignage de satisfaction X X X X
Félicitations X XX X
Récompense en nature ou en X XX X
espèces
Permissions exceptionnelles XX X
Nominations à l'emploi de X
première classe
Certificat de bonne conduite X
Inscription au livre d'or de la X
Gendarmerie ou d'Armée

Le Ministre en charge de la Défense n'accorde l'avancement au titre de récompense qu'aux


personnels non officiers.
Les officiers généraux exerçant un commandement et relevant directement du Ministre ont
en matière de récompense, les mêmes pouvoirs que les Chefs d'Etat-Major d'une Armée,
hormis les nominations à l'emploi de première classe. Les officiers supérieurs exerçant un
commandement et relevant directement du Ministre, les Directeurs de l'Administration
Centrale ont, en matière de récompense, les mêmes pouvoirs que les Commandants de
Formation.
Les décorations, citations, port de la fourragère à titre individuel, témoignage de
satisfaction et félicitations sont inscrits avec leurs motifs dans les dossiers des bénéficiaires.

Article 93 : Avancement
L'avancement doit être considéré non seulement comme une récompense sur le travail
antérieur, mais aussi et surtout comme un témoignage de la valeur actuelle du subordonné
et de son aptitude au grade supérieur. Il s'établira à l'ancienneté mais également au choix.
Le Président de la République, Chef des Forces Armées nomme les personnels militaires dans
les grades des Officiers, sur proposition du Ministre.
Le Ministre Chargé de la Défense avance les personnels Officiers aux différents
échelons de leur grade et nomme les militaires dans les grades des sous-Officiers
et des Militaires du Rang sur proposition dg Secrétaire d'Etat à la Défense spécialement
chargé de la Gendarmerie, des Chefs d'Etat-Major d'Armées.
Sont nommés directement dans les grades prévus par les directives particulières les
régissant ou les textes réglementaires organisant les Ecoles Militaires, les personnels
satisfaisant aux conditions ou examens permettant l'accès aux grades
d'Officier ou de Sous-Officier.
Aucun Militaire ne peut être nommé au grade supérieur s'il ne remplit les conditions fixées
par les textes en vigueur. Des nominations à titre exceptionnel peuvent
être prononcées par le Président de la République sur proposition du Ministre et
par le Ministre sur proposition des autorités compétentes en faveur des personnels
qui auront fait preuve de dispositions particulières dans l'exercice de leur fonction.
La notation doit être annuelle et lors des mutations ainsi que pendant le change
ment d'emploi après six mois passés dans cet emploi. Ces notes, lues et émargées
par les intéressés, sont envoyées au Secrétaire d'Etat à la Défense spécialement
chargé de la Gendarmerie, ou aux Chefs d'Etat-Major d'Armées puis classées au
dossier des personnels In fine.
Toutefois les mentions d'appui sur les mémoires de proposition des personnels en
service dans les Organismes Interarmées (Etat-Major des Armées, Contrôle Général des
Armées, Inspection Générale des Armées, Conseiller Logistique, Direction Centrale du suivi
des matériels majeurs) ainsi que du Secrétariat Général sont définitives et sont classés en
l'état dans les propositions adressées au Ministre

Les mentions d'appui et les appréciations formulées par le Ministre chargé de la Défense
ou le Chef d'Etat - Major des Armées pour les personnels placés directement sous leurs
ordres sont prépondérantes.
Pour les militaires en stage, leur dernière notation pourrait être reconduite si la durée de
stage excède six mois. Des instructions particulières précisent les modalités d'application de ces
prescriptions.

Article 94 : Décorations
Les décorations dans les Ordres nationaux de la Valeur et du Mérite Camerounais ou des
Médailles de la Vaillance et du Mérite de la Force Publique sont attribuées pour reconnaître
des actions d'éclat, des faits de guerre, des mérites éminents eu distingués ou pour
récompenser des actes méritoires.
Certaines d'entre elles s'accompagnent des citations. Leur attribution fait l'objet
d'une publication selon les prescriptions réglementaires.
Les décorations à titre militaire dans les Ordres nationaux du Mérite Agricole ou
du Mérite Sportif sont attribuées pour récompenser des services rendus ou b
dévouement à la collectivité agricole ou sportive dans le cadre de la participation
des Forces de Défense au développement économique et culturel de la nation.

Article 95 : Citations
Les citations sanctionnent des actions d'éclat et des faits de guerre.
Exceptionnellement, elles peuvent récompenser des actes de courage ou de dévouement.
Selon la valeur de ces actes, elles sont décernées à l'ordre :
de la Nation,
de l'Armée,
de la Division,
de la Brigade
du Commandement opérationnel, -
du Bataillon ou de la Légion.
Elles sont attribuées :
- par le President de la République sur proposition du Ministre pour l’ordre de la nation
-par le Ministre sur proposition des autorités compétentes pour les autres ordres. Des
citations collectives pour faits d'armes peuvent être décernées à des unités. Les citations sont
portées à la connaissance de l'ensemble des militaires et font l'objet d'une publication selon
les prescriptions réglementaires.
Elles comportent l'attribution d'une décoration ou d'un insigne remis au titulaire ou au
drapeau au cours d'une prise d'armes.

Article 96 : Fourragères
Les fourragères sont des distinctions destinées à rappeler d'une façon apparente et
permanente les actions d'éclat des unités citées au combat. Elles sont décernées par le
Président de la République sur proposition du Ministre chargé de la Défense ou par le
Ministre sur proposition du Secrétaire d'Etat à la Défense spécialement chargé de la
Gendarmerie, du Chef d'Efat-Major des Armées, des Chefs d'Etat-Major d'Armées ou du
Commandant du Corps National de Sapeurs Pompiers.
Les fourragères sont tressées aux couleurs des rubans des ordres nationaux et se
portent à l'épaule gauche.
A titre collectif, le droit au port des fourragères est reconnu aux seuls militaires
appartenant à l'unité à laquelle ces distinctions ont été attribuées.
A titre individuel ce droit est reconnu aux officiers généraux et leurs porte-fanions
et aux Attachés de Défense.
Le port des fourragères non attribuées est strictement interdit.
Lorsque les militaires des formations et unités détentrices de fourragères sont mutés en
dehors de celles ci, ils n'y ont plus droit. Il en est de même des porte-fanions des Officiers
Généraux et des Attachés de Défense

Article 97 : Témoignages de satisfaction et félicitations


Les témoignages de satisfaction et les félicitations sont décernés pour sanctionner des actes
ou travaux exceptionnels. Ces récompenses ne doivent être attribuées qu'avec mesure et
doivent être motivées très explicitement. Des unités peuvent être l'objet de ces récompenses
à titre collectif.
Les témoignages de satisfaction accordés par le Ministre chargé de la Défense, le
Secrétaire d'Etat à la Défense spécialement chargé de la Gendarmerie, le Chef d'Etat-
Major des Armées, les Chefs d'Etat-Major d'Armées ou le Commandant du Corps
National de Sapeurs Pompiers, sont versés en copie au dossier personnel des bénéficiaires.
Ils peuvent être accompagnés d'une permission exceptionnelle dans les limites fixées pour
les permissions supplémentaires dont disposent les Commandants de Formation.
Ils se traduisent par l'indication de l'autorité qui l'accorde et du motif du témoignage
décerné. L'ensemble des militaires en est informé au rapport des unités. Les Félicitations
sont adressées sous forme d'une lettre personnelle par l'autorité qui les décerne. Le texte en
est rendu public lorsque les militaires qui en sont l'objet sont félicités officiellement au cours
d'un rapport ou d'une inspection. Une distinction pour des services particuliers est établie
par l'inscription au Livre d'Or de la Gendarmerie Nationale.
Article 98 : Récompenses en nature ou en espèces
Les récompenses en nature ou en espèces peuvent être attribuées par les autorités
déterminées à l'article 92 ci-dessus pour sanctionner les résultats obtenus à l'occasion de
compétitions et d'examens divers, notamment professionnels dans le cadre des
compétences techniques spéciales à certaines Armes. Ces récompenses peuvent être
également allouées pour reconnaître des actes méritoires ou de probité ou pour encourager
des recherches ou travaux personnels contribuant soit à l'efficacité ou à l'amélioration du
service, soit au perfectionnement du matériel des Armées.

Article 99 : Permissions exceptionnelles


Indépendamment des permissions prévues dans le cadre du service et spécifiées à l'article80
ci-dessus, des permissions exceptionnelles à titre de récompense peuvent être accordées
aux militaires du rang ou sous-officiers et officiers- mariniers dans les limites globales. de
dix jours par an, délai de route compris. Ces permissions individuelles ne peuvent être
délivrées qu'à la suite d'un témoignage de satisfaction ou pour reconnaître une manière de
servir exemplaire. Lorsqu'elles sont accordées par les Commandants de Formation, il en
est obligatoirement rendu compte au Secrétaire d'Etat à la Défense spécialement chargé de
la Gendarmerie, au Chef d'Etat-Major des Armées, aux Chefs d'Etat-Major d'Armées ou
au Commandant du Corps National de Sapeurs Pompiers.

Article 100 : Nomination à l'emploi de première classe


Les soldats et matelots de 2° classe qui se sont signalés par leur conduite particulièrement
satisfaisante et leur instruction militaire peuvent être nommés, sur proposition de leur
Commandant de Formation, à la distinction de soldat de 1ere classe par décision des Chefs
d'État-major d'Armées.
Article 101 : Certificat de bonne conduite
Les militaires non officiers, reçoivent, au moment de leur libération s'ils en sont
jugés dignes, un certificat attestant leur bonne conduite sous les drapeaux, délivré
par le Secrétaire d'Etat à la Défense spécialement chargé de la Gendarmerie, le
Chef d'Etar-Major des Armées, les Chefs d'Etat-Major d'Armées ou le
Commandant du Corps National de Sapeurs Pompiers.
En cas de libération de service par mesure disciplinaire, suite à une condamnation pour
délit intentionnel même avec sursis, punition grave, punitions répétées ou
mauvaises notes constantes, le Secrétaire d'Etat à la Défense spécialement chargé
de la Gendarmerie, le Chef d'Etat-Major des Armées, les Chefs d'Etat-Major
d'Armées ou le Commandant du Corps National de Sapeurs Pompiers peut refuser le
Certificat de bonne conduite.
Suivant modèle n° 17 (cf. annexe IV), le certificat de bonne conduite est établi sur papier
résistant format diplôme. Il n'en est jamais délivré de copie ou de duplicata ; mention de sa
délivrance est portée au dossier du bénéficiaire. Les militaires qui, après une interruption
de service, contractent un rengagement ou sont rappelés, peuvent obtenir, à leur libération,
un nouveau certificat dans les mêmes conditions que ci-dessus.
En dehors des administrations publiques, il est interdit de donner des renseignements sur la
conduite tenue par les militaires durant leur présence sous les drapeaux et d'indiquer s'ils
ont reçu ou non le Certificat de bonne conduite.

CHAPITRE II
PUNITIONS
Article 102 : Principes
Les punitions sanctionnent le manquement au devoir ou la négligence. Elles contribuent à
redresser la conduite du militaire fautif ; par leur valeur d'exemple, elles sont une mise en
garde pour tous.
Elles constituent une sanction morale à laquelle s'ajoute pour les plus graves une restriction
de liberté voire une modification de la situation statutaire de l'intéressé. En outre, elles
peuvent avoir une influence sur la notation et l'avancement. En aucun cas les fautes
individuelles ne peuvent entraîner une répression collective.
On distingue les fautes mineures des fautes graves ou majeures. Aux fautes mineures
correspondent les punitions mineures ; aux fautes majeures les punitions majeures qui font
toujours l'objet d'une procédure d'instruction.
La préoccupation des chefs d'informer leurs personnels sur les conséquences que peuvent
entraîner pour eux les fautes commises dans l'exercice de leurs devoirs militaires doit être
constante. Elle se traduit par des mesures d'information permanentes :
lecture et commentaire des lois militaires ;
commentaire des dispositions du règlement de discipline générale, des éléments constitutifs
des infractions militaires et des fautes disciplinaires ;
dans les écoles militaires, cours de droit disciplinaire ;
dans le cadre des sessions de commandement, exposés sur la collaboration entre les
Officiers et les juridictions militaires, notamment sur le rôle et les attributions des juges
militaires.
Les personnels des réserves, les prémilitaires et les Assimilés des Forces de 1ere et 2eme
catégories se trouvant en service régulièrement commandé au sein des Forces de Défense
sont passibles des sanctions prévues au présent chapitre.
SECTION I
DES FAUTES ET DU DROIT DE PUNIR

Article 103 : Classification des fautes (cf. annexe IV)


Les actes rentrant dans les catégories ci-après sont réputés fautes et réprimés suivant leur
gravité :
1ere Catégorie : Actes tendant à se soustraire aux obligations du service ;
2eme Catégorie : Actes contre la discipline militaire ;
3eme Catégorie : Actes constituant des manquements aux consignes ;
4eme Catégorie : Actes constituant des négligences et fautes professionnelles ;
5eme Catégorie : Actes contre l'honneur, le devoir militaire et la probité ;
6erne Catégorie : Actes contre les devoirs de tenue, conduite et morale.
Certaines de ces fautes peuvent, dans les cas déterminés par le Code de Justice Militaire,
entraîner la traduction des personnels qui les commettent devant les juridictions militaires ;
elles sont alors assorties des sanctions pénales.

Article 104 : Droit de punir


Tout supérieur, quel que soit son grade ou son emploi a le devoir strict de contribuer au
maintien de la discipline en signalant toute faute de ses subordonnés et en s'efforçant d'y
mettre fin. Il a le droit de punir ou de demander une sanction. Toutefois le supérieur doit
savoir que le fait de réprimander ou de punir un gradé en public ou en présence de ses
subordonnés est non seulement de nature à diminuer l'autorité propre de ce gradé mais
aussi à nuire au respect même de la hiérarchie. Il ne doit agir ainsi que lorsque la faute
commise appelle une répression immédiate ou une sanction publique nécessaire au bien du
service. Lorsque, exceptionnellement un officier d'un service fonctionnel se trouve placé
sous les ordres d'un officier d'une arme de même grade, moins ancien que lui, ou d'un
grade inférieur au sien, il ne peut être puni par celui-ci que suivant les règles ci-après
définies :
S'il sert dans une fonction étrangère à sa spécialité, il peut l'être pour toute faute commise
dans le service.
S'il est détaché dans une fonction de sa spécialité, il ne peut l'être que pour des infractions
aux règles de la discipline générale.
Tout litige autre que ceux énumérés dans le présent alinéa doivent faire l'objet d'un rapport
au Ministre.
Les militaires des Armées ou d'un service fonctionnel peuvent être, pour les fautes commises
dans leur emploi et à l'occasion de cet emploi, punis par leur chef de service qui possède à
leur encontre, s'il est Officier subalterne, les prérogatives du Commandant d'Unité, s'il est
Officier supérieur celles du Commandant de Formation, s'il est Officier Général, celles du
Chef d'Etat-Major d'une Armée. Les militaires des Armées et de la Gendarmerie Nationale
peuvent être punis sans distinction par tout Officier les ayant momentanément sous son
autorité.

Article 105 : Exercice du droit de punir


L'exercice du droit de punir est principalement lié à la fonction. Il est réservé, sous le
contrôle du Ministre, à différents échelons du commandement jusqu'à celui du Commandant
d'Unité, exceptionnellement celui du chef de détachement isolé qui en reçoit délégation.
Lorsqu'un supérieur, n'ayant pas le droit de punir directement, constate une faute
commise par un militaire de son unité il adresse au Commandant d'Unité une
demande de punition à ('encontre de ce militaire en précisant le motif et les circonstances
de l'infraction.
Lorsqu'un supérieur constate une infraction commise par un militaire d'une autre
unité ou d'une autre formation, il adresse une demande de punition en deux exemplaires
établie dans les mêmes conditions que précédemment, par la voie hiérarchique, l'un au
Commandant de Formation à laquelle appartient le militaire fautif
et l'autre à l'autorité militaire immédiatement supérieure au Commandant de
Formation du fautif à titre de compte rendu ou pour information. Toutefois lorsque les délais
postaux seraient trop longs ou lorsque l'intérêt de la discipline exige une sanction rapide, le
Commandant de Formation du supérieur qui a constaté la faute peut s'adresser au
Commandant d'Armes. Ce dernier punit directement le militaire fautif ; il en avise le
Commandant de Formation auquel appartient le militaire puni.
De même, le Médecin-chef ou les Médecins traitant d'un hôpital militaire ou d'une
infirmerie de garnison peuvent infliger des sanctions aux personnels militaires en
traitement. Les punitions sont notifiées au Commandant de Région Militaire qui en avise les
Commandants de Formation intéressés. Lorsque la faute est grave, le Médecin-chef agit
comme dit l'alinéa précédent.
Dans tous les cas, le Commandant de Formation tient informée l'autorité qui a demandé la
punition "de la suite donnée à sa demande.
Les droits de chaque échelon hiérarchique en matière de sanction disciplinaire à l'égard de
leurs subordonnés font l'objet des barèmes figurant ci-après à la section 2.

Article 106 : Action disciplinaire et action pénale


Les militaires sont justiciables des juridictions des Forces de Défense pour les infractions
d'ordre militaire. Ils répondent des autres infractions devant ces mêmes juridictions ou
devant les tribunaux de droit commun, selon les règles de compétence prévues par le Code
de Justice Militaire.
Une même faute peut être sanctionnée à la fois sur le plan pénal et sur le plan disciplinaire.
'
L'action disciplinaire est indépendante de l'action pénale : une condamnation pénale
n'entraîne pas nécessairement une sanction disciplinaire, à plus forte raison la simple
ouverture d'une enquête ou d'une information judiciaire ;
le refus d'ordre de poursuite, le non-lieu ou l'acquittement ne font en aucun cas obstacle au
pouvoir disciplinaire ; en ce cas, les faits répréhensibles doivent être établis et correctement
qualifiés au regard du présent règlement dans le motif de la punition.

SECTION 2
DES PUNITIONS

Article 107 : Détermination des punitions


Les punitions doivent être infligées avec justice et impartialité dans la limite du
maximum prévu par les barèmes. Elles doivent être fixées en tenant compte non
seulement de la gravité et de la matérialité des faits, mais encore des circonstances
dans lesquelles les fautes ont été commises ; des antécédents et de la conduite habituelle de
l'intéressé, de son caractère et du temps de service qu'il a accompli.
Lorsque le militaire n'est pas personnellement connu du supérieur habilité à punir,
il appartient à ce dernier de se renseigner auprès des chefs directs de l'intéressé.
Tout militaire devant être sanctionné doit être entendu par celui qui prononce la sanction
initiale.
les punitions doivent être notifiées avec le maximum de célérité.
Certaines circonstances sont de nature à aggraver la faute si elle est réitérée, collective,
commise dans le service ou en présence de subordonnés. Le chef qui constate de telles
fautes doit préciser les responsabilités de chacun et, si possible,motivation de l'acte
d'indiscipline.
SOUS-SECTION 1 : CATEGORIES DE PUNITIONS

Article 108 : Tableau des Punitions

I. Les punitions, indiquées dans le tableau suivant, sont de quatre ordres :

ORDRE Personnels auxquels elles sont applicables


Militaires du Rang Sous-Officiers Officiers
Non restrictives de Punitions Avertissement Avertissement Réprimande
liberté mineures
Punitions Blâme
majeures
Punitions Consigne Salle de police Arrêts simples
mineures
Restrictives de liberté
Punitions Prison Cellule Arrêts de rigueur
majeures
Prison militaire
Punitions Rappel de permission ou de congé Maintien à la formation
mineures
Administratives Punitions Retenue ou suspension de solde par mesure disciplinaire Déplacement
majeures disciplinaire d'office Suspension ou retrait d'emploi par mesure disciplinaire
Renvoi à la 2ème
Classe
Rétrogradation Cassation Mise en non activité
Résiliation du contrat d'engagement ou de rengagement par retrait d'emploi
Statutaires (punitions majeures) Mise à U réforme
par mesure
disciplinaire
Révocation (G.N) Révocation
Radiation du tableau d'avancement (échelon, grade) Mise à la retraite d'office

Outre les sanctions ci-dessus énumérées qui peuvent leur être appliquées, les militaires des
Ecoles de formation sont soumis au régime de punitions particulier à leur Ecole. Ces
punitions ne figurent en aucun cas dans leur dossier d'officier.
Les personnels de la réserve présents sous les drapeaux et les prémilitaires pendant tout le
temps où ils sont régulièrement commandés sont passibles des punitions mineures dans les
mêmes conditions que les personnels en activité ainsi que des punitions majeures
équivalentes qui sont propres à leur régime ou statut. Les punitions des deux premiers ordres
ci-dessus ne peuvent être cumulées. Par contre, elles peuvent précéder des sanctions
administratives ou statutaires.
Les punitions majeures de prison ou d'arrêts, lorsqu'elles sont liées à une poursuite pénale,
entrent dans le décompte de la détention préventive conformément aux dispositions du
Code de Justice Militaire
Les punitions majeures restrictives de liberté peuvent entraîner, pendant toute la durée de
la punition, une retenue de solde conformément aux dispositions réglementaires.
Aucune autre punition que celles prévues par le présent article ne peut être infligée à
'encontre d'un personnel militaire.

Le châtiment corporel est strictement interdit. Quelle que soit l'attitude du subordonné, un
supérieur n'a pas le droit de porter la main sur lui sous peine de sanction.

SOUS-SECTION 2 : BAREMES DES PUNITIONS

Article 109 : Règles générales


Les punitions sont infligées aux personnels militaires par tout supérieur hiérarchique dans les
limites des barèmes prévus aux articles 110 et 111.
Le barème énumérant les fautes (annexe V) et indiquant pour chacune d'elles le maximum
de la punition qui peut être infligée, permet, en fonction du motif retenu, l'application des
pouvoirs de l'autorité hiérarchique ayant à statuer en dernier ressort. En conséquence, et à
titre de compte rendu:
Toutes les punitions infligées aux officiers autres que l'avertissement et la réprimande, sont
transmises au Ministre ; la réprimande est transmise au Commandant de Formation.
Parmi les punitions infligées aux Sous-officiers, sont transmises par voie hiérarchique :
au Commandant de Formation ; 8 jours d'arrêts de rigueur et 12 jours d'arrêts simples, aux
Commandants des Régions Militaires Interarmées, des Régions de Gendarmerie et des
Régions de Santé Militaire, les punitions d'arrêts de rigueur de 12 jours et de 20 jours
d'arrêts simples ;
au Secrétaire d'Etat chargé de la Gendarmerie, au Chef d'Etat-Major des Armées, aux
Chefs d'Etat-Major d'Armées ou au Commandant du Corps National de Sapeurs
Pompiers, les punitions d'arrêts de rigueur de 20 jours et de 30 jours d'arrêts simples ;
au Ministre les punitions d'arrêts de rigueur de 30 jours et les punitions d'arrêts simples de
45 jours ;
Les punitions infligées aux Militaires du Rang sont transmises par voie hiérarchique :
au Commandant de Formation, de Bases Navales et Aériennes, de Groupement, et
Directeur de l'Administration Centrale, lorsqu'elles sont de 8 jours de prison, 15 jours de
consigne ou 12 jours de salle de police ;
aux Commandants des Régions Militaires Interarmées, des Régions de
Gendarmerie et des Régions de Santé Militaire, les punitions de 15 jours de prison dont 8 de
cellule ou 30 jours de consigne ou 20 jours de salle de police; au Secrétaire d'Etat à la
Défense spécialement chargé de la Gendarmerie, au Chef d'Etat-Major des Armées, aux
Chefs d'Etat-Major d' Armées ou au Commandant du Corps National de Sapeurs
Pompiers, aux Commandants des Régions Militaires Interarmées, des Régions de
Gendarmerie et des Régions de Santé Militaire, les punitions supérieures à 20 jours de
prison dont 8 de cellule, au Ministre lorsqu'elles dépassent 30 jours de prison dont 15 de
cellule. Les punitions susceptibles d'avoir pour conséquence une sanction administrative
majeure ou une sanction statutaire sont obligatoirement transmises par la voie hiérarchique
au Ministre.
Toute autorité ayant infligé le maximum de son quota à un personnel non officier, devra
obligatoirement transmettre le dossier disciplinaire à l'autorité immédiatement supérieure.
Par ailleurs, dans l'exercice du droit de punir, l'autorité immédiatement supérieure doit être
impérativement informée par voie de message quel que soit le taux de la punition.
Pour la récompense (avancement, décorations, etc...) et le rengagement, seules bs punitions
homologuées par l'autorité habilitée doivent être prises en compte.

Article 110 : Barème des Punitions Restrictives de Liberté

Autorité exerçant le droit de Nature et dorée maximale des punitions pouvant être
punir infligées aux personnels
Officier Sous-Officier Militaire du Rang
Commandant de Compagnie ou d'Escadron 12 JOURS d'A.S. 15 jours de consigne 12 jours
Officier subalterne Commandant d'Armes 8 jours d' AS 8 jours d'AR de S de P
8 jours de prison
Commandant de Formation, Commandant 20 Jours d'AS 12 30 jours de consigne 20 jours
d'Ecole ou du Centre d'Instruction jours d'AR SP
15 jours de prison dont 8 de
Officier supérieur Commandant d'Armes 15 jours d'A.S. cellule
Directeur de l'Administration Centrale
Commandant Secteur Militaire Terrestre 12 jours d'A.R.
COLEGION COM Base Navale et Aérienne

COMRMIA, COMRSM-COMRGEND, 20 jours A.S 15 30 jours A.S 20 jours 30 jours SP 20 jours prison
COM Brigade d'infanterie COMGPTOPS jours A.R AR dont 8 de cellule

SED Ŕ CEMA 30 jours A.S 25 45 jours A.S 30 jours 45 jours S.P. 30 jours de
CGA- IGA- CEM d'Armée, COLOG- jours A.R d'AR prison dont 15 de cellule
DCSMMJ -COMCNSP
SED Ŕ CEMA
CEM d'Armée, COMCNSP Demande de prison ou d'arrêts dans la prison militaire
COM . OPS
Ministre chargé de la Défense 60 jours d'arrêts, de prison avec cellule ou prison militaire

- la consigne et la salle de police sont notifiées verbalement à l'intéressé par l'autorité qui
les inflige.
- les autres punitions sont infligées dans les conditions et limites du présent tableau et mises à
exécution après notification par l'autorité qui les inflige. Dans tous les cas, le militaire puni
établit un compte-rendu.
- les punitions restrictives de liberté font l'objet d'une inscription motivée au dossier
personnel de l'intéressé, se comptent en nombre de jours et débutent à par
tir du jour où la privation de liberté est effective.
Article 111 : Barème des punitions autres que celles restrictives de liberté
Les pouvoirs des différentes autorités s'exercent, pour chaque punition autre que celles
restrictives de liberté, conformément aux tableaux ci-après :

A. A L'ENCONTRE DES OFFICIERS

AUTORITES PUNITIONS
Disciplinaires Administratives Statutaires
Avertisse Répri- Blâme (b) Mineures Majeures Radiation Toutes les autres
ment mande d'avancement
Président de la d'échelon
X X
République
Ministre chargé de la X X X
Défense
SED- CEMA- COA- X X X X
IGA-Chef d'Etat-
Major d'une Armée-
COLOG-
DCPMAIAR-
COMCNSP-COM
RMIA- COMRSM -
COMRGEND
COMSMT COM Base X X X X
Navale et Aérienne,
COM Brigade
d'infanterie,
Colégion, Directeur
adm Centrale

B. A ['ENCONTRE DES SOUS-OFFICIERS

AUTORITES PUNITIONS
Disciplinaires Administratives Statutaires

Avertissement (a) Réprimande (b) Mineures Majeures

Ministre chargé de la Défense X X

SED- CEMA-CGA - IGA-CEM X X X X


d'une Armée, COLOG -
DCPMAIAR-COMCNSP-
COMRMIA- COMRGEND-
COMRSM
Officier supérieur, Commandant X X X
de Formation, de Légion, de
Secteur ou d'Ecole, Officier
subalterne. Commandant
d'armes, Commandant d'Unité.
C. A L'ENCONTRE DES MILITAIRES DU RANG

PUNITIONS
AUTORITE Disciplinaires Administratives Statutaires
Avertissement Mineures Majeures Renvoi à la Toutes les
(a) 2°classe autres
Ministre Chargé de la Défense X X

SED- CEMA-CGA - IOA-CEM d'une X X X


Année, COLOG - DCPMAIAR-
COMCNSP-COMRMIA- COMRGEND-
COMRSM
Officier supérieur. Commandant de X X
Formation, de Légion, de Secteur ou
d'Ecole, Officier subalterne.
Commandant d'armes, Commandant
d'Unité.

a) Les avertissements sont inscrits au registre des punitions mais ne figurent pas
dans les dossiers du personnel.
b) Les réprimandes et les blâmes sont inscrits, avec les motifs, au dossier du personnel.

SOUS-SECTION 3 : EXECUTION DES PUNITIONS


PUNITIONS NON RESTRICTIVES DE LIBERTE
Article 112 : Avertissement
L'avertissement verbal est donné en présence d'un supérieur hiérarchique ou d'un militaire
du même grade que l'intéressé. L'avertissement écrit est notifié en particulier.

Article 113 : Réprimande


La réprimande sanctionne une faute mineure assez grave ou des fautes répétées de
gravité moindre commises par les officiers ou les sous-officiers.
Elle est infligée conformément aux tableaux A et B de l'article 111 et notifiée en présence
d'un supérieur de l'intéressé et de sa catégorie hiérarchique.

Article 114: Blâme


Le blâme sanctionne une faute majeure commise par un officier. Il est infligé
conformément au tableau A de l'article 111 et notifié après que l'autorité qui inflige cette
punition ait invité l'intéressé à fournir toutes explications utiles soit verbalement, soit par
écrit.

PUNITIONS RESTRICTIVES DE LIBERTE


Article 115 : Consigne
La consigne sanctionne une faute mineure commise par des militaires du rang.
Les Militaires du Rang consignés continuent à assurer leur service et participent
aux travaux d'intérêt général effectués pendant les heures de loisirs ou de repos.
Ils sont tenus de rester au quartier et de répondre aux appels des punis. Ils sont
privés, pendant la durée de leur punition, des autorisations d'absence et de permission
auxquelles ils pourraient normalement prétendre. Ils n'ont pas accès aux
foyers du soldat. .
Article 116 : Salle de police
La salle de police sanctionne une faute mineure assez grave commise par des militaires
du rang.
Les militaires du rang punis de salle de police continuent à assurer leur service et
participent aux travaux d'intérêt général effectués pendant les heures de loisirs ou de
repos.
Ils sont enfermés dans les «salles de police» des unités après le repas du soir jusqu'au réveil
et, les jours de repos, pendant toute la journée sauf aux heures de repas. Ils n'ont pas
accès aux foyers du soldat.

Article 117 : Prison et cellule


La prison sanctionne des fautes majeures commises par des militaires du rang.
Lorsque la faute est particulièrement grave, la prison peut être assortie pour moitié de
«cellule». La punition est mise à exécution dès décision prise par l'autorité qualifiée.
Les militaires du rang punis de prison ne participent pas aux activités de l'unité ;
ils sont toujours isolés et enfermés dans les locaux disciplinaires spécialement gardés où
ils prennent leurs repas. Les gradés sont séparés des autres. De 7 heures à 11 heures
chaque jour, ils effectuent des travaux d'entretien et de propreté ainsi que de toute corvée
nécessaire, sauf lorsqu'ils sont punis de cellule.

Article 118 : Arrêts simples


Les arrêts simples sanctionnent une faute mineure assez grave commise par des officiers ou
des sous-officiers.
Les officiers et sous-officiers punis d'arrêts simples continuent à assurer leur service,
prennent leurs repas dans les conditions habituelles mais ne peuvent pénétrer dans les
salles de consommation ou de distractions.
En dehors du service, il leur est interdit de quitter leur domicile.

Article 119 : Arrêts de rigueur


Les arrêts de rigueur sanctionnent des fautes majeures très graves commises par des
officiers ou des sous-officiers.
En ce qui concerne les officiers, ils sont mis à exécution après décision du Ministre.
Les arrêts de rigueur sont toujours notifiés par écrit.
Les militaires aux arrêts de rigueur cessent de participer au service de leur unité.
Ils sont soumis à un régime spécial de privation de liberté qui est subi dans une enceinte
militaire désignée par le commandement. Ils y prennent leurs repas et ne peuvent en sortir
qu'une heure par jour. Les visites ne peuvent être accordées qu'à titre exceptionnel.
Ces règles d'exécution peuvent toutefois être adaptées aux circonstances, aux lieux et aux
nécessités du service.

Article 120 : Prison militaire


Corrélativement aux pouvoirs judiciaires qui lui sont conférés par la loi, le Ministre
Chargé de la Défense peut sanctionner de soixante jours de prison ou d'arrêts
dans la prison militaire toute personne, officier, sous-officier ou militaire du rang
en instance de traduction devant les juridictions des Forces de Défense.

Article 121 : Instance de punition ou de poursuites


Jusqu'à ce qu'il ait été statué sur son cas :
tout militaire qui fait l'objet d'une demande de punition est dit «en instance de punition» ;
et bénéficie de la présomption d'innocence.
tout militaire qui est impliqué dans une procédure pénale comme auteur, coauteur ou
complice présumé d'une infraction punie d'une peine restrictive de liberté mais contre
lequel aucun ordre de saisine de la juridiction répressive n'a encore été délivré est dit «
en instance de poursuite».
A l'encontre du militaire en instance de punition, toute mesure privative de liberté qui
apparaîtrait nécessaire au maintien de la discipline peut être prise par le commandant
d'unité ou par son délégué assurant la permanence de commandement. Si la faute est
commise à l'extérieur de l'unité, l'autorité qui la constate peut prendre une mesure du
même ordre si elle apparaît indispensable, dans le cadre des pouvoirs édictés à l'article
110 du présent règlement.
Le Commandant de Formation ou de Légion en est informé.
Tout militaire en instance de poursuite peut, pour le maintien de la discipline ou des
nécessités d'ordre public, être placé dans un local disciplinaire approprié sur ordre de ses
chefs hiérarchiques, et dans la limite de leurs pouvoirs respectifs en matière de punitions
privatives de liberté.
Le temps pendant lequel le militaire a été privé de liberté vient en déduction de la punition
infligée.
Il est réputé en détention préventive dans les conditions fixées par le Code de Justice
Militaire.

PUNITIONS ADMINISTRATIVES

Article 122 : Rappel à l'unité


Tout personnel des Forces de Défense se trouvant en permission ou en congé peut être
rappelé ou reconduit à l'unité :
soit lorsqu'une faute qu'il aurait commise est découverte après son départ ; soit sur
l'initiative du Commandant d'armes du lieu de son séjour ou de son passage, lorsqu'il
commet une infraction au présent règlement ou aux lois de la République.
Le rappel de permission, ou de congé à l'initiative du Commandant d'unité ou de service,
n'exclut pas toute autre sanction disciplinaire, notamment si le militaire fait l'objet d'une
punition infligée par le Commandant d'armes.

Article 123 : Maintien à la formation


Tout personnel des Forces de Défense peut être maintenu à la formation dont il dépend au
delà de la date fixée pour son retour à la vie civile afin d'y subir les sanctions restrictives
de liberté qui ont été prononcées à son encontre. Le maintien est décidé par l'autorité qui a
infligé la punition.
Il est indépendant de la nature statutaire permettant l'arrêt des services militaires,
notamment expiration du contrat d'engagement ou de rengagement, limite d'âge du
grade ou de l'emploi.

Article 124 : Retenue, suspension ou suppression de solde par mesure disciplinaire


Les sanctions disciplinaires peuvent avoir des incidences sur la solde des militaires dans les
conditions prévues par les textes réglementant le régime de rémunération applicables aux
personnels miliaires des Forces de Défense.

Article 125 : Mutation disciplinaire


Sans préjudice de sanctions plus graves, tout militaire peut être déplacé d'office
dès la constatation des motifs suivants :
faute grave dans le service ;
mauvaise conduite des membres de la famille logés par l'Etat ;
mauvaise conduite personnelle notoire hors du service ;
mauvaise manière habituelle de servir.
La décision est prise :
pour les officiers, par le Ministre ;
pour les sous-officiers et militaires du rang, par le Secrétaire d'Etat à la Défense
spécialement chargé de la Gendarmerie, le Chef d'Etat-Major des Armées, les
Chefs d'Etat-Major d'Armées ou le Commandant du Corps National de Sapeurs
Pompiers.
Article 126 : Suspension ou retrait d'emploi ou de fonction
La suspension ou le retrait d'emploi des personnels sous-Officiers et militaires du rang
sanctionne une faute majeure professionnelle. L'un et l'autre peuvent être suivis d'un
déplacement d'office.
Ces sanctions sont indépendantes de toute autre sanction disciplinaire. Elles entraînent
automatiquement la traduction du militaire fautif devant une commission d'enquête,
exceptionnellement devant un-conseil de discipline.
La suspension de fonction des personnels de la Gendarmerie ne peut intervenir que pour
une faute majeure faisant l'objet de poursuites judiciaires.
La suspension de fonction des personnels Officiers sanctionne une faute majeure contre
l'honneur ou la probité et toute infraction volontaire aux lois pénales. Elle peut entraîner la
suspension de la solde dans les conditions réglementaires.
Ces mesures sont prononcées :
pour les officiers, par le Ministre;
pour les sous-officiers et militaires du rang par le Secrétaire d'Etat à la Défense
spécialement chargé de la Gendarmerie, le Chef d'Etat-Major des Armées, les Chefs
d'Etat-Major d'Armées ou le Commandant du Corps National de Sapeurs Pompiers.
PUNITIONS STATUTAIRES
Article 127 : Règles générales
Aucune sanction statutaire ne peut être prise sans l'avis d'un organisme disciplinaire,
dans les conditions fixées aux articles 144 et 145 du présent règlement, à l’exception
des cas des militaires qui se sont rendus coupables d'assassinat, de viol, de vol aggravé,
de détention et d'utilisation illégale d'armes de guerre, de participation active à une
insurrection, de sabotage ou de destruction de matériel de guerre, d'une condamnation
définitive privative de liberté égale ou supérieure à six mois sans sursis, d'atteinte à la
sûreté de l'Etat, d'actes de grand banditisme, de désertion pour une période égale ou
supérieure à trente jours. Par ailleurs, à l'exception des pouvoirs conférés par la loi au
Chef de l'Etat, Chef des Forces Armées, quant aux personnels Officiers et de ceux
Délégués au Secrétaire d'Etat à la Défense spécialement chargé de la Gendarmerie, au
Chef d'Etat-Major des Armées, aux Chefs d'Etat-Major d'Armées ou au Commandent
du Corps National de Sapeurs Pompiers en ce qui concerne le renvoi à la 2eme classe, le
Ministre chargé de la Défense a seul le droit de prononcer une sanction statutaire.

Des instructions ministérielles fixent respectivement :


l'avancement des militaires non officiers des Forces de Défense ;
les engagements et rengagements dans les Forces de Défense ;
les conseils de discipline des officiers et des personnels non officiers.
Toute décision statutaire d'un personnel poursuivi devant les juridictions militaires doit être
communiquée au service de la Justice militaire.
Toute punition statutaire concernant les officiers est prononcée par le Président de
la République sur proposition du Ministre.

Article 128 : Renvoi à la 2eme classe


Les soldats et matelots de 1ere classe peuvent être remis soldats ou matelots de 2eme classe
après avis des autorités hiérarchiques, pour faute majeure accomplie dans le service ou
pour inconduite notoire.

Article 129 : Rétrogradation et cassation


La rétrogradation et la cassation sanctionnent des fautes majeures de service ou de
conduite. Elles peuvent accompagner une condamnation pénale pour acte contre
l'honneur, la probité ou la morale ; elles sont toujours suivies d'un changement d'unité.
La rétrogradation a pour effet de priver un personnel sous-officier ou caporal-chef dé
son grade et de lui conférer l'un quelconque des grades inférieurs au sien. La cassation
a pour effet de priver un personnel non Officier de son grade et de le remettre soldat de
2eme classe.

Article 130 : Résiliation de contrat, révocation et refus au rengagement


Tout contrat d'engagement ou de rengagement peut être rompu avant son expiration
pour faute majeure de service ou professionnelle, inconduite notoire ou indiscipline
caractérisée ainsi que, pour les Ecoles militaires, inaptitude. Pour les mêmes motifs, un
personnel militaire peut se voir refuser un rengagement. L'intéressé garde ses droits
éventuels à une pension proportionnelle conformément aux textes en vigueur.
La révocation est la forme de résiliation de contrat spéciale à la Gendarmerie Nationale.
La révocation sans pension ne peut être prononcée qu'après avis conforme du conseil
de discipline.

Article 131 : Révocation des personnels officiers


La révocation des personnels officiers sanctionne une faute majeure d'une extrême
gravité. Outre l'exclusion des Forces de Défense, elle entraîne automatiquement la perte
du grade.
Article 132 : Mise en non activité par retrait d'emploi - Mise à la réforme par
mesure disciplinaire ou incapacité professionnelle
Ces mesures sanctionnent les personnels officiers pour des fautes majeures profes-
sionnelles ou de service ou contre l'honneur, la probité ou la morale, conformément au
statut des officiers d'activé des Forces de Défense. Les officiers conservent leur grade.

Article 133 : Mise à la retraite d'office


La mise à la retraite d'office sanctionne des fautes majeures professionnelles ou de
service. Les personnels militaires mis en retraite d'office conservent leur grade et leurs
droits à pension.

Article 134 : Radiation du tableau d'avancement


Les personnels militaires peuvent être rayés du tableau d'avancement pour faute
majeure, faute contre l'honneur ou la probité, qu'il s'agisse de l'avancement d'échelon
pu de grade.
SECTION 3
DES MODIFICATIONS DE PUNITIONS

Article 1 35 : Suspension des punitions


Les chefs hiérarchiques ayant le devoir de s'assurer que les punitions infligées sont
proportionnelles aux fautes commises peuvent les diminuer, les augmenter ou en changer
le motif initial, exceptionnellement les annuler ou en suspendre l'exécution Le supérieur
qui aura décidé de diminuer ou d'annuler une punition infligée par un de ses
subordonnés ou d'en changer le motif initial, devra dans tous les cas consulter l'autorité
qui a puni et transmettre la punition modifiée ou annulée à l'autorité immédiatement au-
dessus de lui.
Article 136 : Sursis disciplinaire
Le sursis suspend l'exécution d'une punition pendant un délai d’épreuve : de trois mois
pour la consigne et sur décision de l'autorité qui inflige en dernier ressort la punition,
de trois mois à un an pour les arrêts simples ou de prison. La durée d'épreuve est
essentiellement fonction de la gravité de la faute et de la personnalité du militaire en cause.
Passé ces délais, la punition est effacée si le militaire n'a fait l'objet d'aucune punition
restrictive de liberté. Dans le cas contraire, elle est exécutée et s'ajoute à la nouvelle
punition. Le sursis est également révoqué si le militaire a encouru pendant le délai
d'épreuve une condamnation pour infraction au Code de Justice Militaire.
Si de ce fait, la privation de liberté dépasse 60 jours, la punition est exécutée en plusieurs
fois à des intervalles de huit jours au moins à la diligence du commandement. .
' '""'~llp
Le sursis ne s'applique pas aux punitions d'arrêts de rigueur ni de prison avec cellule. Le
sursis est normalement accordé aux militaires de bonne conduite habituelle n'ayant
jamais encouru de punitions ou lorsque la faute a été commise par négligence légère,
inconscience ou défaut d'instruction et que le militaire puni est un excellent élément.
Il peut être également accordé aux militaires n'ayant fait l'objet d'aucune punition d'arrêt
ou de prison dans les six derniers mois de leur service compte tenu de leur conduite
habituelle.
Les punitions ne sont inscrites de manière définitive au dossier du personnel qu'en cas de
révocation du sursis.

Article 137: Récidive


Tout militaire qui, moins de trois mois après avoir commis une faute majeure ou moins de
six mois après avoir commis une faute mineure, chacune sanctionnée Ipar une punition
restrictive de liberté, commet une faute de même catégorie, est len état de récidive.
la punition maximale qui peut alors lui être infligée est celle fixée par le barème,
multipliée par deux. S'il récidive, il est obligatoirement traduit devant un conseil
de discipline.
Si la privation de liberté dépasse 60 jours, la punition est exécutée en plusieurs
bis à des intervalles de huit jours au moins à la diligence du commandement.

Article 138 : Levée des punitions, amnistie et prescription


Dans certaines circonstances, notamment à l'occasion des fêtes nationales, les punitions
peuvent être levées sur ordre du Ministre.
Cette mesure n'efface pas les punitions, mais dispense seulement de l'accomplissent de la
fraction de punition qui n'a pas encore été effectuée ou de la totalité si elle n'a pas été mise
à exécution.
Par décret du Chef de l'Etat, les personnels militaires peuvent bénéficier de la remise des
sanctions disciplinaires qui leur ont été infligées ou qui sont susceptibles de être, sous
certaines conditions.
les punitions bénéficiant de cette amnistie sont automatiquement effacées et il est interdit
d'en faire état sous peine de sanctions.
Lorsqu'un militaire ayant été puni est resté pendant un temps d'épreuve de cinq ans sans
se voir infliger de nouvelles sanctions disciplinaires, les punirions antérieures à ce délai
sont automatiquement effacées.
En raison de l'inutilité pour la discipline des Forces de Défense de poursuivre des lits, sans
doute répréhensibles, mais perpétrés depuis un temps assez long, le droit infliger une
punition disciplinaire est prescrit un an après la faute commise.
Cette prescription disciplinaire est indépendante des prescriptions prévues par la « en ce
qui concerne les faits susceptibles de traduire leur auteur devant une juridiction répressive.
Article 139 : Absence irrégulière.
Lorsqu’une absence irrégulière a donné lieu à une sanction, la durée des permis-
lions pouvant être accordées est diminuée d'un nombre de jours égal à la durée
de cette absence.

CHAPITRE III

DES GARANTIES

Article 140 : Garanties fondamentales


L'administration d'une saine action disciplinaire exige :
1 °/ des garanties, notamment contre les sanctions vexatoires ou arbitraires par : Le droit
de s'expliquer avant que la punition ne lui soit infligée. Le militaire a le droit de
s'expliquer sur les faits qui lui sont reprochés, oralement devant le chef direct ou par
écrit lorsque l'autorité qui inflige la punition est placé au-dessus du chef direct.
le droit de réclamation ;
le contrôle hiérarchique, ce qui implique le droit de s'expliquer sur les faits reprochés
avant que la punition ne soit infligée.
2°/ La possibilité de se défendre contre une décision rendue, par :
La procédure écrite ;
l'avis d'organismes disciplinaires qui veilleront particulièrement à l'application du barème
définissant la nature et le taux maximum de la punition qui peut être infligé pour une faute
déterminée.
3°/ Des garanties statutaires par :
le droit de défense, d'où communication préalable du dossier à l'intéressé l'avis
obligatoire d'un conseil de discipline.

Article 141 : Réclamation


Le droit de réclamation est admis pour permettre aux militaires d'exercer, le cas échéant,
un recours contre les sanctions jugées imméritées ou irrégulières. Les réclamations
individuelles sont seules admises.
Tout militaire qui estime avoir été injustement puni peut, par la voie hiérarchique,
demander à être entendu par son Commandant de Formation ou lui adresser une
réclamation écrite.
Le Commandant de Formation doit entendre l'intéressé s'il le demande ou examiner sa
réclamation et y faire droit si elle est fondée.
Dans le cas contraire, après avoir fait comprendre au militaire en cause la nécessité de la
mesure prise contre lui, il lui fait préciser s'il maintient sa réclamation. Dans ce cas, celle-
ci doit être transmise à l'autorité supérieure, laquelle la transmet à son tour si elle n'y
donne pas satisfaction et si l'intéressé la maintient. Par transmissions successives, la
réclamation peut ainsi être portée jusqu'au Ministre qui statue toujours en dernier ressort.
Chaque transmission doit être obligatoirement accompagnée d'un avis motivé, de sorte
que la réclamation puisse être instruite, à chaque échelon de commandement, pour que
l'intéressé obtienne la réponse de cet échelon dans les meilleurs délais et au plus tard dans
le délai d'un mois.
En aucun cas, sous peine de sanction, une autorité, quelle qu'elle soit, ne peut arrêter la
transmission d'une réclamation maintenue.
Le militaire qui présente une réclamation n'est pas dispensé de se conformer aux ordres
ou aux mesures prescrites.
Par ailleurs, toute réclamation irrespectueuse, adressée en dehors de la voie hiérarchique
ou fondée sur des allégations qui s'avéreraient fausses, entraîne automatiquement une
punition pour l'un de ces motifs. Cette sanction ne doit pas arrêter la procédure de
réclamation.
Article 142 : Contrôle hiérarchique
Toute réclamation écrite doit être inscrite sur un registre ad hoc, ce qui permet, lors des
inspections et notations telles que prévues aux articles 6 et 7 du présent règlement, à tout
supérieur hiérarchique de vérifier si les procédures de réclamation lui ont été
régulièrement transmises.
En outre , afin de donner plus d'efficacité à ce contrôle hiérarchique, tout militaire, ayant
adressé à son chef une réclamation et n'ayant pas été informé de la suite qui en est
donnée dans un délai de deux mois, a le droit de réclamer directement à l'autorité
destinataire de sa réclamation.

Article 143 : Procédure de réclamation


Tout militaire, qui estime avoir été injustement puni, peut par la voie hiérarchique
demander à être entendu par son Commandant de Formation ou lui adresser une
réclamation écrite
Le Commandant de Formation doit entendre l'intéressé s'il le demande ou examiner sa
réclamation. Si le Commandant de Formation ne lui donne pas satisfaction, il fait préciser
par l'intéressé si celui-ci maintient sa réclamation. Dans l'affirmative elle doit être
transmise à l'autorité supérieure. Par transmissions successives et si chaque fois l'intéressé
maintient sa réclamation, celle-ci peut être portée jusqu'au Ministre.
Chaque transmission doit être accompagnée d'un avis motivé.
La réclamation doit être instruite avec le maximum de célérité.
La réclamation ne dispense pas de se conformer aux ordres et mesures prescrites. Toute
réclamation fondée sur de fausses allégations, irrespectueuses ou adressées hors de la voie
hiérarchique est l'objet d'une punition. Les adresses et réclamations collectives sont
interdites.
Article 144 : Conseil de discipline
I- Sur ordre du ministre de la défense, il est formé un conseil de discipline dans les
cas suivants :
suspension ou retrait d'emploi ;
radiation du tableau d'avancement (échelon, grade ).
renvoi à la 2eme classe ;
mise en non-activité par retrait d'emploi, à la réformera la réforme ou à la retraite
d'office ;
cassation ;
résiliation de contrat;
révocation
II- Un conseil de discipline est composée de cinq membres dont le président est
désigné par le Ministre ; ils ont tous voix délibérative.
L'un des membres exerce les fonctions de rapporteur ; il a la charge d'exposer
objectivement les faits reprochés, les circonstances dans lesquelles ils se sont pro-
duits et les arguments présentés par le militaire en cause.
La délibération du conseil de discipline est suivie d'un vote par oui ou par non au scrutin
secret, la majorité formant l'avis du conseil lequel est signé par tous ses membres et le militaire
en cause ; ce dernier peut présenter toutes observations utiles.
Le procès -verbal dressé par le rapporteur est transmis avec le dossier de la procédure par
le président au Ministre.
Cette autorité ou le Chef de l'Etat lorsque ce pouvoir lui appartient, décide de la sanction
appropriée, sans que l'avis du conseil de discipline puisse le lier.

III- L'organisation et le fonctionnement des conseils de discipline sont réglés par instruction
ministérielle.
Toutefois les sanctions envisagées à l'alinéa I du présent article pourront être prononcées
de plein droit sans intervention dudit conseil à ('encontre des personnels
s'étant rendus coupables d'assassinat, de viol, de vol aggravé, de détention et
d'utilisation illégale d'armes de guerre, de participation active à une insurrection,
de sabotage ou de destruction de matériel de guerre, d'une condamnation définitive
privative de liberté égale ou supérieure à six mois sans sursis, d'atteinte à la
sûreté de l'Etat, d'actes de grand banditisme, de désertion pour une période égale
ou supérieure à trente jours.
Article 145 : Haut conseil de discipline
En cas d'impossibilité de réunir pour les officiers un conseil répondant aux conditions de
constitution sus énumérées, les mis en cause seront envoyés devant un haut conseil
composé comme suit :
Secrétaire général du ministère de la défense : Président ;
le Chef d'Etat-Major de l'Armée du mis en cause ;
le Chef d'Etat-Major d'une autre Armée désigné par le Ministre ;
Un Officier représentant le Secrétaire d'Etat chargé de la Gendarmerie ;
deux Directeurs de l'administration centrale désignés par le Ministre.

Article 146 : Droit de Défense


Outre le droit précisé dans le présent chapitre, de s'expliquer verbalement ou par
écrit, le militaire présumé fautif doit recevoir communication préalable de son dossier
avant sa passation devant tout organisme disciplinaire.
Il peut avoir recours à un défenseur en se faisant assister par un militaire de son
choix afin, non seulement de se justifier de certains actes ; mais de faire admettre
qu'ils ne sont pas répréhensibles ou, à tout le moins, que la sanction proposée par
le commandement est trop forte.
TITRE IV
DISPOSITIONS DIVERSES

Article 147 : Champ d'application


Les dispositions du présent Règlement sont applicables aux militaires des Armées et de
la Gendarmerie Nationale ainsi qu'aux personnels assimilés à ces militaires dans le cadre
des textes en vigueur.

Article 148 : Appellations


Pour l'application du présent règlement, sont désignés sous l'appellation de :
Commandant de formation, les officiers qui exercent :
le commandement d'un bataillon, d'un groupe fonctionnel ou d'une compagnie
autonome de l'Armée de Terre ainsi que d'une Légion; de Gendarmerie,d'une escadrille
de l'Armée de l'Air ou d'une escadre de la Marine Nationale ;
le commandement d'un Centre d'Instruction, d'une école militaire ou d'une base
aérienne ou navale
le commandement d'une direction formant corps. Commandant de compagnie, les
officiers qui exercent le commandement d'une compagnie des Armées ou de la
Gendarmerie, du Corps National de Sapeurs Pompiers ou d'un escadron de la
Gendarmerie Nationale. ) Sont déterminés par les textes en vigueur les fonctions
comportant pour leurs titulaires les prérogatives dévolues par le présent Règlement.

Article 149 : Abrogation des textes antérieurs


Sont abrogées toutes dispositions antérieures contraires au présent décret, notamment
le décret N° 75/700 du 06 Novembre 1975 portant règlement de discipline générale
dans les Forces Armées et le décret N°79 /379 du 19 septembre 1979 portant
modificatif du décret N° 75/700 du 06 Novembre 1975 portant règlement de discipline
générale dans les Forces Armées.

Article 150 : Entrée en vigueur


Les dispositions du présent décret entreront en vigueur dès la date de signature.

Article 151 :
Le Ministre chargé de la Défense est chargé de l'exécution du présent décret qui sera
enregistré et publié en Français et en Anglais au journal officiel de la République du
Cameroun./.

Yaoundé le
Le Président de la République

Paul BIYA
ANNEXE I

PRINCIPES DE RESPONSABILITE (Code Pénal)

Article : 80 : (minorité pénale) :


(4) Le majeur de dix-huit ans est pleinement responsable.
(5) L'âge de l'auteur se calcule à la date de la commission de l'infraction.

Article 74: (responsabilité) :


(2) Est pénalement responsable celui qui volontairement commet les faits caractérisant les
éléments constitutifs d'une infraction avec l'intention que ces faits aient pour conséquence la
réalisation de l'infraction.

Article 97 : (complicité) :
(1) Est complice d'une infraction qualifiée crime ou délit :
celui qui provoque de quelque manière que ce soit l'infraction ou donne les instructions pour la
commettre ;
celui qui aide ou facilite la préparation ou la consommation de l'infraction.

Article 75: (ignorance et mobile):


L'ignorance de la loi et le mobile n'influent pas sur la responsabilité pénale. [Nota : ces deux
faits peuvent cependant être pris en considération pour permettre au juge de retenir les
circonstances atténuantes.

Article 83 : (obéissance à l'autorité légale)


La responsabilité pénale ne peut résulter d'un acte accompli sur les ordres d'une
autorité compétente à laquelle l'obéissance est légitimement due.
Les dispositions de l'alinéa précédent ne sont toutefois pas applicables si l'ordre est
manifestement illégal.

Article 82 : (crainte révérencielle)


L’excuse atténuante est applicable :
a) aux salariés, employés, fonctionnaires ayant agi sous la contrainte de leurs chefs ou patrons.
Nota:
Le terme «fonctionnaire» englobe les militaires et assimilés ;
l'inculpé, subordonné à l'autorité qui a donné un ordre manifestement illégal (cf article 83 ci-
dessus) et qui a été contraint par cette autorité, peut invoquer l'article 82.

ACTES ILLEGAUX
Atteinte à la sûreté de l'Etat (article 102 à 121 du Code Pénal) :
1 °) Sûreté extérieure de l'Etat : hostilité contre la Patrie, espionnage, divulgation d'un secret de
la défense nationale, actes et intelligences avec une puissance étrangère ou ses agents, activités
de nature à nuire à la défense nationale et non dénonciation de celles-ci, entreprise de
démoralisation de l'armée ou de la nation.
2°) Sûreté intérieure de l'Etat : sécession, guerre civile, révolution, bande armée, insurrection.
Article 109:
Est réputé secret de la défense nationale pour l'application du présent code tout
renseignement de toute nature susceptible d'aider des entreprises hostiles contre la
République et qui n'a pas déjà été rendu public.
Nota : II peut s'agir de renseignements d'ordre militaire, diplomatique, économique ou
industriel, de documents, d'informations diverses
Atteintes à la Constitution (article 122 à 1 30 du code pénal) ;
délits électoraux ;
coalition contre les lois, le fonctionnement d'un service et la sûreté de l'Etat ;
empiétements sur le législatif, l'exécutif ou le judiciaire ; utilisation irrégulière de la force
publique. Atteintes à la Paix :
Outrages au Président de la République et autres personnalités aux corps constitués et
fonctionnaires, et rébellion (article 153 à 159 du Code Pénale) Réunion, manifestation,
attroupement, cris séditieux, pillage, détention et d'arme, fausses nouvelles, outrages aux
races et aux religions, discrimination (article 231 à 242 du code pénal).
Atteintes contre les Particuliers :
Assassinat, violence et voies de fait (article 275 à 281 du code pénale );
Arrestation, séquestration, travail forcé, esclavage (article 291 à 293 du code pénal) ;
Violation de domicile, destruction, vol, abus de confiance, escroquerie (article 299, 316 à 321
du code pénal).
Atteintes A l'Organisation de l'Etat :
1) Administration de l'Etat :
organisation de la Présidence de la République ;
organisation du Gouvernement de la République du Cameroun ;
attributions des chefs de circonscriptions administratives ;
attributions de la Gendarmerie Nationale ;
attributions de la Sûreté Nationale.
2) Grand Corps de la Nation :
Assemblée Nationale, Sénat, Cour Suprême, Conseil constitutionnel, Haute Cour de Justice,
Conseil Economique et Social.

ANNEXE II COMPOSANTES DES DIVERSES


TENUES

I. TENUE DE GALA

La tenue de gala est exclusivement réservée aux Officiers. Elle se porte à l'occasion des
soirées de gala et des banquets officiels. Elle comporte :
- spencer bleu-nuit ;
- pantalon (hommes), jupe longue légèrement évasée (dames) bleu-nuit;
- chemise blanche à plastron avec faux col ;
- nœud papillon noir en soie (hommes), cravate papillon (dames) ;
- ceinture à bande noire ;
- chaussures basses (hommes), chaussures à talons en cuir verni noir sans ornements
(dames);
- décorations miniatures sur barrette.

II. TENUE DE SOIREE


La tenue de soirée est réservée exclusivement aux Officiers. Elle est portée, dans
les mêmes conditions que la tenue de cérémonie, lorsque la manifestation, la cérémonie ou
réception se prolonge normalement après 21 heures.
Identique à la tenue de cérémonie, elle comporte les variantes suivantes :
- nœud papillon noir en soie (hommes), cravate papillon (dames) ;
- pas d'armement ni dague ;
- décorations miniatures sur barrette.

III. TENUE DE CEREMONIE


La tenue de cérémonie est réservée exclusivement aux Officiers et Elèves-Officiers.
Elle est portée à l'occasion des cérémonies, des manifestations revêtant un faste particulier
notamment pour la Fête Nationale, des réceptions présentant un certain caractère cérémonial
et lors des audiences des juridictions militaires et de la Cour d’Appel.
Elle comporte :
- Vareuse et pantalon (hommes), pantalon ou jupe droite en dessous des genoux
avec fente fermée à l'arrière (dames) bleu nuit, avec bande de cérémonie dorée
- Chemise blanche à col souple et cravate en soie noire ;
- Chaussures basses en cuir verni noir et chaussettes noires, chaussures noires à
talons plats (dames)
-Ceinture en cuir noir
-Sabre
- Poignards
- Gants blancs ;
- Casquette (hommes), calot (dames) (a) ;
- Insignes de décorations sur barrette ;’ -
Ecussons (b) et parements dorés ;
- Cravate (c)
- Sac à main noir
* Les personnels du service de santé ont un écusson et une casquette à bande rouge
grenat, coiffe verte Ecussons avec signe distinctif de l'Armée, de la Gendarmerie
Nationale ou du service fonctionnel, sur fonds de couleur (b).

COULEURS
Armée de Terre Armée de l'Air Marine Nationale Gendarmerie CNSP
Nationale
(a) Casquette à bande Casquette à Casquette à Casquette à bande Casquette à bande et coiffe
verte et coiffe verte bande bleue et bande noire et bleu marine et coiffe bleu-nuit ou calot
ou calot coiffe blanche ou coiffe blanche ou gris- pétrole ou calot
calot calot
(b) Vert Bleu Noir Bleu Noir

(c) Noir Noir Noir Bleu Noir


IV. TENUE DE SORTIE
La tenue de sortie est portée, en dehors du service courant, dans toutes les manifestations pour
lesquelles le port de la tenue de cérémonie ou de soirée n'est pas
exigé ainsi que dans toutes les circonstances ne revêtant pas un caractère de cérémonie.

Elle est également portée par les Sous-officiers dans les manifestations pour lesquelles le port
de la tenue de cérémonie ou de soirée est exigé des Officiers. Elle comporte :

COMPOSANTES COULEURS
Vareuse (1) et pantalon (hommes), Armée de Armée de Marine Gendarmerie CNSP
pantalon ou jupe droite en dessous Terre l'Air Nationale Nationale
des genoux avec fente fermée à
l'arrière (daines) (a), avec bande de (a) Vert Bleu AA Blanc Gris pétrole Bleu nuit
commandement de l'Armée
Chemise blanche (2) cravate (b) Noir Bleu Noir Bleu marine Noir
classique (b) chaussures basses en
cuir noir ou blanc (Marine), (c) Casquette à Casquette à Casquette à Casquette à Casquette et
chaussures noires à talons plats bande verte bande bleue bande noire bande bleu coiffe bleu-
(dames). Chaussettes noires, et coiffe verte et coiffe et coiffe marine et coiffe nuit ou calot
ceinture cuir noir, casquette ou ou calot blanche ou blanche ou gris pétrole ou
calot (c), insignes de décorations calot calot calot
sur barrette, écussons et pattes
d'épaule avec signe distinctif de (d) - Armée de Terre : Vert - Gendarmerie : Bleu marine - Armée de l'Air :
l’Armée (d), imperméables (3) Bleu - Marine Nationale, CNSP, Justice et Administration : Noir - Service de
Santé : Rouge grenat •:

(1) Les militaires du rang ne portent pas la vareuse, à ^exception des marins qui ont : vareuse
blanche, chemise rayée blanche avec col bleu amovible, et bâchis.
(2) les militaires du rang portent une chemise de la couleur de l'Armée avec cravate ou de la
Gendarmerie Nationale comme indiqué en (a) et (b) et avec béret de l'Armée, bâchis,
casquette ou calot (Gendarmerie).
(3) Galons sur passants d'épaules en drap couleur de l'Armée, de la Gendarmerie ou du
service fonctionnel ou barrettes métalliques dorées.
* Le personnel féminin militaire du rang de la Gendarmerie nationale porte une tenue de sortie
comportant : un calot, un blouson gris pétrole, jupe avec fente à l’arrière.
V. TENUE DE TRAVAIL La tenue de travail est portée par tous les personnels des Forces de
Défense dans les circonstances quotidiennes de la vie professionnelle.
Elle comporte :

PERSONNELS COMPOSANTES COULEURS


?'•
Saharienne ou chemisette Armée de Armée de Marine Gendarmerie Sapeurs
Officiers et Elèves- joueur de boule et Terre l'Air Nationale Nationale Pompiers
Officiers <*» pantalon(*), jupe droite Bleu-nuit liseré
(a) Vert Bleu Blanc Manon rouge sur le
avec fente fermée à l' armée pantalon
arrière (dames) (a),
chaussures cuir noir , (b) Vert Bleu Blanc Kaki Bleu ciel
chaussures noires à talons olive
plats (dames), chaussettes (c) casquette Casquette OU casquette OU képi ou béret Casquette
ou béret béret bleu béret bleu- rouge ou calot bleu nuit
noires ceintures de toile vert ou ou calot nuit OU ou béret
(b) képi, casquette, calot calot calot bleu
ou béret (c) (2), écussons
et pattes (d) imperméable (ONU) ou
(2) calot

Sous-officiers Chemises ou chemisettes (d) Comme indiqué en (d) tableau in "tenue de sortie" Chemisette
Officiers mariniers joueur de boule (a), bleu ciel pour le personnel féminin de la Gendarmerie et de
(1) et Militaires du pantalons ou jupes droite l'Armée de terre.
Rang avec fente fermée à
l'arrière, chaussures à
talons plats (dames)
chaussures basses noires,
chaussettes noires

Personnels ateliers, Combinaison de travail bleu hydrone chaussures de pataugas ou espadrilles, casque de sécurité
garages, engins, . ,, . béret ( c ) ou casque pour motocycliste et équipage de blindés, galons (2).
génie
Personnels navigants Combinaison de vol en coton vert aviation, blouson PN noir en cuir chaussures de PN type en cuir
Air galons (2)

Personnels navigants Casquette, chemisette bleu ciel, pantalon gris cendre, ceinture bleue ; parka, blouson de mer,
Marine chaussure de sécurité, sandales cuir avec semelles anti-dérapant. Chandail bleu marine

Personnels du Blouse blanche sur la tenue de travail.


Service de Santé

(*} Pour le personnel de la Marine, la chemisette « joueur de boule » peut se porter avec un
pantalon ou une jupe bleu marine
(1) Les Officiers, Elèves-Officiers portent la tenue de travail ci indiquée pour l'accomplissement
des sanctions disciplinaires et des peines privatives de liberté infligées par les autorités
judiciaires lorsque ces peines sont subies à l'intérieur d'un établissement pénitentiaire militaire.
(2) Galons comme indiqué au renvoi (3) du tableau III «Tenue de sortie», ou insignes de grade
appliqués sur le côté gauche de la poitrine. Le port des passants est obligatoire avec béret
(3) Les personnels officiers, sous-officiers de la Marine peuvent porter une chemisette blanche
et pantalon blanc ou jupe dame blanche fente en arrière comme composante de leur tenue de
travail.
(4) Les personnels officiers, sous-officiers et militaires du rang du Corps National des Sapeurs
Pompiers portent une chemise ou chemisette bleu ciel et pantalon bleu-nuit liseret rouge ou
jupe dame bleu-nuit fente fermée à l'arrière liseret rouge comme composante de leur tenue de
travail.
N.B Les personnels officiers peuvent revêtir un blouson de la couleur de l'Armée
et bleu-nuit à la
Marine en période froide.
De manière générale, le port des chaussures à talons hauts est interdit.
VI. TENUE DE SERVITUDE
La tenue de servitude est portée par les Militaires du Rang pour l'exécution de certains
travaux salissants inhérents au service intérieur des Armes et pour l'accomplissement des
sanctions disciplinaires. Elle comporte :
- chemisette et short bleu hydrone ;
- chaussures de pataugas ;
- chaussettes noires ;
- béret (comme indiqué en (3) du tableau IV «tenue de travail») ;
- galons ou insignes de grade (comme indiqué au renvoi (2) du tableau IV).

VII. TENUE DE CAMPAGNE


La tenue de campagne est portée par tous les personnels des Forces de Défense et
les recrues pour des manœuvres, opérations ou exercices prévus dans le cadre de
l'instruction ainsi que pour les servitudes inhérentes au service de garnison et au
service intérieur des Armes. Elle comporte :
- veste et pantalon de combat en tissus de chevron vert armée, ou
treillis(Gendarmerie) ;:
- brodequin type Rangers ou chaussures de pataugas ;
- chaussettes noires ;
- ceinture cuir noir ;
- casque lourd avec casquette de repos ou béret, de couleur bariolé ;
- parka, tricot de corps et chandail ;
- galons ou insignes de grade comme indiqué au renvoi (2) du tableau ;
- armement individuel du type réglementaire, selon les missions ;
- imperméable.
-Sous-vêtement
- personnels du service de santé portent le brassard de la Croix-Rouge.
- Les recrues de sexe féminin sont dotées en plus d'un paquetage spécial pour
leurs besoins spécifiques.

VIII. TENUE DE PARADE


Les tenues de parade de l'Ecole Militaire Interarmées, de la Marine Nationale, de
la musique des Armées et de celle de la Gendarmerie font l'objet d'instruction particulière fixant
les conditions de port. Elles comportent : ,

A. ECOLE MILITAIRE INTER-ARMEES


- vareuse bleu pétrole avec pattes de collet et galons d'apparat ;
- pantalon bleu pétrole avec bande dorée ;
- chemise et gants blancs ;
- cravate, chaussettes et chaussures noires ;
- casquette avec coiffe blanche,
- sabre avec ceinturon vinyl blanc ;
- insignes de décorations sur barrette.
B. MARINE NATIONALE
- spencer blanc ;
- pantalon grain de poudre à bande d'or ;
- chemise à plastron empesé avec faux col à coins cassés ;
- gilet blanc ;
- nœud papillon noir en soie ;
- chaussures basses en cuir verni noir ;
- chaussettes noires ;
- sabre;
- gants blancs ;
- casquette à coiffe blanche ;
.
- décorations miniatures

C. MUSIQUE DES ARMEES


- vareuse rouge foncé col droit.
- pantalon vert avec bande de commandement vert clair ;
- chaussettes noires ;
- chaussures cuir noir avec jambières blanches ;
- ceinturon cuir blancs avec crispin ;
- casquette verte avec coiffe blanche ;
- pattes d'épaules avec franges jaunes ;
- fourragères aux couleurs nationales.

D. MUSIQUE DE LA GENDARMERIE

IX. TENUE DE SPORT


La tenue de sport est portée par les personnels des Forces de Défense pour les activités
sportives,
- Elle comporte :
- un maillot
- un short
- les chaussettes de sport
- les chaussures de sport
- un survêtement
ANNEXE III
CORRESPONDANCE MILITAIRE
(Dispositions communes)

Les documents établis par les unités en opérations ou en occupations hors du territoire de la
République sont modifiés conformément aux instructions en vigueur pour la conservation du
Secret, en ce qui concerne les mentions relatives à l'attache indication de l'unité ou de la zone
opérationnelle et aux adresses de l'expéditeur ou du destinataire.
Il est interdit dans les modèles partiellement polycopiés ou imprimés de faire mentionner le
grade et le nom de l'expéditeur.
L'administration militaire (comptabilité, effectifs, etc.) ainsi que les services fonctionnels (santé
militaire, justice militaire, etc..) disposent de documents qui leur sont particuliers.

Nota : Les renvois et les indications descriptives portés sur chaque modèle n'ont pas à être
reproduits.
1ère Partie

DOCUMENTATIONS REGLEMENTAIRES ET REGLES DE PRESENTATION DOCUMENTS


REGLEMENTAIRES

DOCUMENTS D'USAGE GENERAL


La Lettre
Le Bordereau d'envoi - simple
Le Bordereau d'envoi - collectif
Le Transmis
Le Bulletin de correspondance
La Note
Le Message porté - postalisé - radio
Le Télex

CORRESPONDANCE DESTINEE EXCLUSIVEMENT A UNE AUTORITE SUPERIEURE


La Demande personnelle
Le Rapport
Le Compte-rendu

CORRESPONDANCE DESTINEE EXCLUSIVEMENT A UNE AUTORITE SUBORDONNEE


La Note de service La
Décision

DOCUMENTS D'INFORMATION
La Fiche
L'Etude
Le Procès-verbal
La Directive
L'Instruction et la Circulaire
Les Consignes

DOCUMENTS A CARACTERE INDIVIDUEL


La Notification individuelle
I
La LETTRE constitue le mode de correspondance le plus couramment utilisé entre deux
autorités militaires, entre une autorité militaire et un militaire ou une autorité civile. La lettre
émanant du Ministre, qu'elle soit signée par le Ministre ou par un de ses délégués est appelée
«dépêche ministérielle» en abréviation «DM». La lettre est toujours employée pour
correspondre avec une autorité civile ou un particulier.
Les règles de la correspondance militaire (suppression des formules d'appel et de salutation)
sont étendues aux fonctionnaires civils.
A l'égard des autorités civiles, ecclésiastiques et des particuliers, la rigidité de la forme
officielle est adoucie par la formule d'appel placée au début de la lettre et d'une formule de
courtoisie précédant la signature.
Le BORDEREAU D'ENVOI a pour objet la transmission d'un document, d'un dossier ou d'une
série de pièces se rapportant à une même affaire lorsque l'expéditeur n'a pas d'avis particulier
à donner. Il peut être simple ou collectif.
Le TRANSMIS a le même objet que le bordereau d'envoi à cette différence que l'expéditeur
exprime un avis, apporte les explications ou précisions jugées nécessaires ou donne des
directives ou des ordres concernant les dispositions du ou des documents ainsi transmis.
Le BULLETIN DE CORRESPONDANCE a pour objet de simplifier la correspondance
administrative effectuée à l'occasion d'une demande de renseignements brève et ne donnant
pas lieu à des développements particuliers.
Il est adressé en double expédition pour que l'autorité destinataire puisse en renvoyer un
exemplaire portant la réponse.
La NOTE a pour objet, à l'intérieur d'un même organisme, une communication écrite d'un
bureau ou service avec un ou plusieurs bureaux ou services.
Le MESSAGE permet de rédiger et d'adresser très rapidement des demandes, des comptes
rendus, des directives ou des ordres.
Il peut être porté par planton ou postalisé c'est-à-dire expédié par voie postale lorsque
l'urgence le permet et pour ne pas encombrer les réseaux radios. En cas d'urgence, il est
envoyé par les moyens radios.

Il
La DEMANDE PERSONNELLE est une lettre adressée par un militaire à titre individuel à une
autorité supérieure par la voie hiérarchique.
Elle est établie sur une feuille écrite obligatoirement à la main, datée et signée par l'intéressé.
Les avis des autorités hiérarchiques sont consignés sur les pages 3 et 4 sinon sur une feuille
intercalaire.
Le RAPPORT a pour objet la relation d'un fait ou d'une situation présentant un caractère
suffisamment important pour nécessiter un exposé circonstanciel et détaillé ou provoquer
l'envoi d'instructions ou l'approbation des mesures proposées.
Il ne peut traiter que d'une seule affaire. Il est établi sur une feuille double pouvant servir de
dossier. Les avis des autorités hiérarchiques sont consignés sur les pages 3 et 4 sinon sur une
feuille intercalaire.
Le COMPTE RENDU constitue la relation, plus sommaire que le rapport, d'un fait ou d'une
situation.
Il est employé pour signaler soit l'exécution d'un service, soit d'un fait de peu d'importance, soit
d'un événement grave que l'autorité supérieure doit connaître sans délai en attendant la
venue du rapport circonstancié. Certains comptes-rendus se présentent sous la forme
d'imprimés à compléter.

III
La NOTE DE SERVICE permet à une autorité de donner sur une question déterminée ses
instructions à une autorité subordonnée ou à plusieurs autorités en même temps.
La DECISION a pour objet de régler un cas individuel ou de prescrire la solution à donner sur
une question déterminée

IV
La FICHE est établie à la demande d'une autorité supérieure pour lui exposer très brièvement le
point d'une situation ou lui fournir des éléments d'appréciation suffisants. Elle peut être également
utilisée d'une direction à une autre. Elle peut comporter une conclusion ou des propositions.
L'ETUDE est un document constituant soit un travail préparatoire à un projet, soit la recherche
d'une solution à un problème particulier.
Elle comprend une analyse, une critique, une ou des solutions et comporte toujours une
conclusion
Le PROCES-VERBAL peut être le constat d'activité d'une commission, d'une réunion etc..., soit
le compte-rendu authentique émanant d'une autorité ayant spécialement qualité pour le faire,
constatant un fait ou décrivant un événement (déficit, revue d'effectifs, création ou dissolution
d'unités etc...).
La DIRECTIVE est un document dans lequel le chef explique à ses subordonnés : comment il juge
une situation ; quelles hypothèses se présentent à son esprit ; quelles sont ses intentions ; ce qu'il
compte obtenir de chacun d'eux.
Elle se limite à des indications générales, à des lignes de conduite et n'impose jamais les
moyens d'exécution.
Réservé aux échelons élevés du commandement, la directive est la plupart du temps, valable
pour une période d'une certaine durée et ne peut être adressée qu'à des subordonnés,
disposant d'une large initiative dans l'exécution.
L'INSTRUCTION ET LA CIRCULAIRE ont pour objet de fournir aux exécutants les prescriptions
de détail relatives à l'application des lois, des ordonnances, des décrets et des arrêtés. Elles
sont signées par le Ministre.
L'instruction est un document de caractère général et permanent. La circulaire est un document
de portée plus limitée que l'instruction et à caractère généralement temporaire.
Les CONSIGNES sont soit des extraits d'un autre document, soit des ordres écrits spécialement
indiquant d'une manière détaillée et précise, au personnel chargé d'une mission journalière ou
générale, les points sur lesquels il doit porter son attention, les gestes qu'il doit exécuter,
l'attitude qu'il doit avoir.
V
La NOTIFICATION INDIVIDUELLE a pour objet d'informer un subordonné d'une décision qui
l'intéresse personnellement.
Elle s'effectue par la voie hiérarchique et donne lieu à l'établissement d'un récépissé daté et
signé par l'intéressé.
Les modèles de ces documents sont présentés ci-après dans la 2eme partie.

REGLES DE PRESENTATION

1. LE STYLE : la correspondance militaire doit être :


- brève : facile à comprendre et sans ambiguïté ;
- claire : exactitude des termes - phrases courtes et simples ;
- précise : exposé exact, complet, sans omission ni digression.

2. L'ENTETE : destiné à l'identification du document, il comprend généralement :


- l'attache dont les modèles figurent dans les tableaux annexes :
a) un premier modèle (n°l) réservé aux documents signés par la Ministre ou adressés
au Ministre.
b) le second (n°2) interne aux Directions, Services et aux Armes.
- la date et le numéro de classement
- la suscription : grade, nom et fonction de l'expéditeur,
- grade et fonction du destinataire sans indication de nom
- l'objet du document ;
- la ou les références ;
- éventuellement l'indication des pièces jointes.
Dans la correspondance adressée aux autorités civiles et à des particuliers, la formule d'appel
se place à la suite et à gauche de la suscription sous la forme générale de «Monsieur le suivi
de la fonction ou de «Monsieur» au particulier sans titre ni qualité.

3. LA SIGNATURE : un espace de 4 cm ou moins lui est réservé au bas de la page. Elle est
précédée d'une attache de signature lorsque la désignation de l'autorité ne figure pas dans
l'entête (cas des notes de service par exemple) et lorsque le document est signé par ordre, par
délégation ou par ampliation.
L'usage de la griffe est interdit.
L'empreinte du timbre est placée à l'extérieur de la signature pour la laisser lisible.
Dans la correspondance adressée aux autorités civiles et aux particuliers, une formule de
courtoisie ou de politesse et aussi de salutations précède la signature. Elle doit s'adapter à la
lettre et au destinataire, mais rester simple.

4. LES DESTINATAIRES : ils figurent soit dans l'entête, soit à la fin du document. Ils sont portés
dans l'ordre suivant :
- destinataires pour exécution ou attributions ;
-destinataires pour information ;
- destinataires de compte-rendu (dans ce cas la mention «copie à « est placée avant la
désignation de l'autorité) Dans chacune de ces divisions, l'ordre hiérarchique doit être
respecté.

5. PRESENTATION
- doit être soignée.
- utilisation de papier blanc uni ;
- les demandes personnelles doivent être manuscrites ;
- écrire en majuscule les noms propres ;
- ne rien souligner ;
- dans une même correspondance, ne traiter qu'un seul sujet ;
- la forme personnelle n'est utilisée que dans la rédaction de la lettre et de la demande
personnelle. Les différents modèles de documents sont donnés dans les tableaux ci-après
annexes.

6. LES LOCUTIONS
« J'ai l'honneur de ...» à n'employer qu'une seule fois dans la rédaction d'une lettre ou d'une
note de service.
Cette locution est à proscrire, comme toute autre formule de politesse dans les messages portés,
postalisés, radios, et les transmis. Le tableau suivant indique diverses formules à utiliser selon la
qualité du destinataire.

Le Subordonné à un Supérieur Le Supérieur à un Subordonné


Rend compte de + substantif des faits suivants Fait savoir,
Expose fait connaître Informe, avertit, prévient
Porte à la connaissance Ordonne, prescrit, enjoint
Demande Décide
Demande de bien vouloir Demande Ŕ prie
Demande de vouloir bien
Invite, engage à
Désire que Laisse le soin
Attache du prix à

Appelle l'attention Attire l'attention


Propose Fait observer
Soumet des remarques, des propositions, des objections Fait remarquer
Adresse Adresse
Fait parvenir Envoie
Transmet Transmet
Adresse en retour Fait retour
Fait parvenir

A RANG EGAL : on adresse, on fait connaître, on informe, on expose, on porte à la


connaissance, on soumet, on demande, on prie, on appelle l'attention.

AVEC LES AUTORITES CIVILES ET LES PARTICULIERS

a) La formule d'appel peut être Monsieur

l'Ambassadeur
Monsieur le Président (pour les Présidents et vice-présidents de l'Assemblée Nationale, du Conseil Economique et Social,
Tribunaux, et...)

Monsieur le Ministre
Monsieur le Député
Monsieur le Préfet
Monsieur le Maire
Monsieur le Directeur
Docteur ou Professeur pour un médecin
Maître pour les membres du barreau
Monseigneur pour les évêques
Monsieur le Curé, l'Imam, le Pasteur

b) La formule de courtoisie peut être

Recevez, agréer Veuillez agréer


Veuillez agréer, je vous prie Daignez
agréer
Suivie de :
L'assurance de (à un subordonné ou un anonyme)
L'expression de (à un égal ou un supérieur)
Ma considération distinguée - très distinguée (vis à vis des autorités civiles)
Mes salutations distinguées - très distinguées (vis à vis des relations d'affaires ou des
anonymes)
Mes sentiments les meilleurs - distingués- respectueux - dévoués Mes respects (vis à vis d'un
supérieur, d'une femme d'un ecclésiastique).

7. TERMINOLOGIE POUR LES TRANSMIS ET BORDERAUX D'ENVOI

EN COMMUNICATION : le document doit être retourné à l'expéditeur, après que le destinataire


en a pris connaissance.
EN COMMUNICATION AUX FINS D'ENQUETE : le destinataire doit procéder à une
enquête et rendre compte en retournant le document à l'expéditeur.
EN COMMUNICATION POUR AVIS : le destinataire doit retourner le document à l'expéditeur
en donnant son avis ou ses observations sur l'affaire traitée.
POUR SUITE A DONNER OU POUR ATTRIBUTIONS : le destinataire est laissé libre de donner
ou de ne pas donner suite à l'affaire. Il est dispensé de compte-rendu et conserve le document.
POUR ELEMENTS DE REPONSE : le destinataire doit étudier le document pour renseigner
l'expéditeur et préparer un projet de réponse.
POUR REPONSE : le destinataire doit signer la réponse.
POUR EXECUTION : le destinataire doit appliquer les prescriptions du document (et rendre
compte s'il lui est demandé).
POUR DECISION : lorsqu'il appartient à l'autorité destinataire de statuer sur l'affaire qui lui est
soumise.
A TITRE DE RENSEIGNEMENT- A TITRE D'INFORMATION : le destinataire est averti, n'a pas à
intervenir et conserve le document.
A TITRE DE COMPTE RENDU : l'expéditeur rend son supérieur destinataire d'une copie de
document adressée à une autre autorité ou ses subordonnés.
2ème PARTIE

Modèle n° 1

MODELES

Modèle d'Attaches

REPUBLIQUE DU CAMEROUN REPUBLIC OF CAMEROON


Paix ŔTravail -Patrie Peace ŔWork -Fatherland

MINISTERE DE LA DEFENSE MINISTRY OF DEFENCE

------------ -----------

(1)

------------

MINISERE DE LA DEFENSE
MINISTRY OF DEFENCE

------------

(1)

(2)

(3)

(1) indication de l'Etat-Major, du Commandement, de la Direction...

(2) indication du Secteur, de la Formation ou Légion

(3) indication de l'unité ou du service.


Modèle n° 2

REPUBLIC OF CAMEROON
REPUBLIQUE DU CAMEROUN
Peace Ŕ Work Ŕ Fatherland
Paix ŔTravail Ŕ Patrie
------------
------------
MINISTRY OF DEFENCE
MINISTERE DE LA DEFENSE
-------------
-------------

(1)

70
A le 20
at On the

NR /

85
Le (2)
the

70
à (3)

45
Objet :
Référence :
Pièces jointes : (4)

Texte 10

MODELE DE LETTRE AVEC ATTACHE N ° 1

Dernière ligne à 40mm minimum du bas de page

Signature

------------------------------------
(1) indication de l’Etat – Major, de la Région, de la Direction, du Secteur, de la Formation, de l’unité ou
du service
(2) Grade, Nom, Fonction, Adresse de l’expéditeur
(3) Grade, Fonction, Adresse du destinataire
(4) Eventuellement.
Modèle n° 3
15

MINISTERE DE LA DEFENSE
MINISTRY OF DEFENCE
-------------

(1)

(2) 60
A le 20
at On the

NR /

85
Le (3)
the

70
à (4)

45
Objet :
Référence :
Pièces jointes : (5)

Texte 10

MODELE DE LETTRE AVEC ATTACHE N ° 2

Dernière ligne à 40mm minimum du bas de page

Signature

------------------------------------
(1) indication de l’Etat – Major, de la Région, de la Direction….
(2) indication du Secteur, de la Formation, de l’unité ou du service
(3) Grade, Nom, Fonction, Adresse de l’expéditeur
(4) Grade, Fonction, Adresse du destinataire
(5) Eventuellement.
Modèle n° 4
ATTACHE

A le 20
at On the

NR /

Le (1)
the

à (2)
to

Objet :
Référence : (3)
Pièces jointes :

Monsieur (le)

Texte
10

MODELE DE LETTRE A UNE AUTORITE CIVILE OU PARTICULIERE

Dernière ligne à 40mm minimum du bas de page

Signature

------------------------------------
(1) Grade, Nom, Fonction de l’expéditeur
(2) Grade, Fonction ou qualité, Adresse du destinataire
(3) Eventuellement.
Modèle n° 5
MODELE DE BORDEREAU D'ENVOI SIMPLE

Format 21 x 27 - 30 ou Format 21 x 13,5-15

ATTACHE A le 20
at on the

NR /

85 Le (l)

à (2)

BORDEREAU D'ENVOI

N° d'ordre Désignation des pièces Nombre Observations

Recule 20 | |

le (2)

Signature

(1) grade, nom, fonction de l'expéditeur


(2) grade, fonction, adresse du destinataire
Modèle n ° 6

MODELE DE BORDEREAU D'ENVOI COLLECTIF Format 21 x 27 Ŕ 30

ATTACHE A le 20
at on the
ŕŕŕŕŕŕŕŕ
*

NR /

BORDEREAU D ' E N V O I COLLECTIF

Désignation du ou des documents


Adressé à :

DESTINATAIRE NOMBRE OBSERVATIONS

(2)

Recule 20 Le (1)
Received on the the
(2) 1

Signature Signature

(1) grade, nom, fonction de l'expéditeur


(2) grade, nom, fonction du destinataire
Modèle n° 7
MODELE DE TRANSMIS

Format 21 x 27 - 30 ou Format 21 x 13,5 -15

ANALYSE : (Désignation du ou des documents)

ATTACHE A………………… le ………………………20


at on the
----------------------

NR …………………/ ……………………….

TRANSMIS à :

-Destinataire (s)

Pour (1) ……………………………….

( Avis - Explication)……………………………………

……………………………………………………..

Le (2)

the

Signature

(1) se reporter à la terminologie


(2) Nom - Grade - Fonction de l'expéditeur.
Modèle n° 8

MODELE DE BULLETIN DE CORRESPONDANCE

Format 21× 27 - 30

BULLETIN DE CORRESPONDANCE

(1)
(1)
A le 20
A le 20
at On the
at On the

NR /
NR /

le (2)
le (2)
the
the

à (3) à (3)

DEMANDE
REPONSE

Signature Signature

(1) Attache
(2) Grade et Nom de l'expéditeur
(3) Fonction de l'autorité destinataire
MODELE DE NOTE ET DE FICHE Modèle n ° 9

Format 21× 27 - 30

ATTACHE ATTACHE

A Le 20
NR /
at on the

FICHE (ou NOTE)

A l’attention de (1)

45
OBJET :
REFERENCE :
PIECES JOINTES (2) :

80
10
Texte
45

Le (3)

(1) Grade, Fonction du destinataire


(2) Eventuellement
(3) Grade, Nom, Fonction de l’expéditeur et signature
MODELE DE MESSAGE PORTE ET POSTALE Modèle n ° 10

Format 21× 13. 5 - 15

MESSAGE PORTE OU POSTALE (1)

Expéditeur (2)

Destinataire (s) (2)

Pour action :

Pour info :

NR / du 20

OBJET :

REFERENCE :

TEXTE :

Le (3)

(1) Rayer la mention inutile


(2) Indication de l’organisme
(3) Grade, Nom, Fonction de l’expéditeur et signature

MODELE DE TELEX Modèle n ° 11

Format 21× 27 - 30
Modèle 12

(1) grade - nom et emploi


(2) objet sommaire du rapport
(3) à la fin du rapport (celui-ci étant susceptible d'être porté sur plusieurs pages)
MODELE DU RAPPORT Modèle n ° 12

Format 21× 27 - 30

A
ATTACHE Le 20
at
on the
-------------
-
NR
/

RAPPORT

du (1)

45
OBJET (2) :

70 10
Texte
45

Signature (3)

(1) Grade Ŕ Nom et emploi


(2) objet sommaire du rapport
(3) à la fin du rapport (celui Ŕ ci étant susceptible d’être porté sur plusieurs pages)

MODELE DE COMPTE RENDU Modèle n ° 13

Format 21× 27 - 30

A
ATTACHE Le 20
at
on the
MODELE DE NOTE DE SERVICE Modèle n ° 14

Format 21× 27 - 30

A
ATTACHE Le 20
at
on the
-------------
-
NR
/
MODELE DE DECISION Modèle n ° 15

Format 21× 27 - 30

A
ATTACHE Le 20
at
on the
-------------
-
NR
/

DECISION

Portant (1)
MODELE D’INSTRUCTION ET DE CIRCULAIRE Modèle n ° 16

Format 21× 27 - 30

A
ATTACHE Le 20
at
on the
-------------
-
NR
/

INSTRUCTION MINISTERIELLE

ou

CIRCULAIRE MINISTERIELLE
MODELE DE CERTIFICAT DE BONNE CONDUITE Modèle n ° 17

REPUBLIQUE DU CAMEROUN Insigne REPUBLIC OF CAMEROON

Paix Ŕ Travail Ŕ Patrie Peace Ŕ Work Ŕ Fatherland


-------------- de -------------
MINISTERE DE LA DEFENSE MINISTRY OF DEFENCE
-------------- L’Armée -------------

20
--
(a)

CERTIFICAT DE BONNE CONDUITE

25 Le (1)

Certifie que le (2)

né (3)
NNEXE IV

Classification des actes fautifs et de leurs sanctions

ANNEXE IV

Classification des actes fautifs et leurs sanctions


-les sanctions administratives et statutaires é
tant généralement complémentaires des sanctions "disciplinaires", seules ces dernières
sont indiquées dans la nature des dites sanctions.
; ;

- Etant donné leur "qualité", les responsabilités qui leur incombent et


l'exemple qu'ils doivent donner, les Officiers peuvent être sanctionnés disciplinairement, pour
tout acte fautif, du maximum uniforme de 60 jours;
il n'est donc pas prévu de colonne spéciale pour les punitions qui peuvent
leur être infligées.
- Lorsque le commandement estimera inopportun de poursuivre un personnel militaire devant
les juridictions des Forces de Défense, il lui est recommandé de rédiger un motif disciplinaire
approprié tel qu'il est indiqué dans les tableaux de classification des actes fautifs sans référence
au code de justice militaire

Les différentes formes prévues de la désertion sont


- désertion à l'intérieur : en temps de paix
- désertion à l'étranger : en temps de guerre
- désertion à bande armée, à l'ennemi ou en présence de l'ennemi, à groupe
insurrectionnel, subversif ou rebelle.

PREMIERE CATEGORIE
Actes tendant à se soustraire aux obligations de service

Nature et taux maximum de la sanction



Militaire du Rang Sous-officiers
d'ordre MOTIF
Sanctions mineures Sanctions Sanctions mineures Sanctions majeures
majeures

Avertissement consigne salle Pri avertisse réprimande blâme arrêt arrêt


de -son ment simple de
police rigueur
1 2
6 10 11
3 4 5 7 8 9
1) INSOU
MISSION . CODEDEJUSTICE MILITAIRE
100 Insoumission CODE DE JUSTICE MILITAIRE
-ID-
2)
DESER -ID-
110 TION
Aide à la
désertion
112 Désertion
-ID-
Provocation à la
113 desertion
Recel de
déserteur
130 3) MUTIL
ATION -ID-
131 Mutilation
volontaire
Se blesser 30 25
volontairement
ou entretenir
une
plaie pour se
soustraire au
travail
4)
140 ABSENCES
IRREGULIE 30
141
RE (1) 20
Absence de 1 à
142
6 jours 30 20
143 Absence de 1 à 20
15 jours
Absence de 1 à 15
30 jours (2) 15
Absence sans
autorisation
alors qu'on est
tenu de rester
au
quartier ou à
bord
Les absences irrégulières prévues par le CJM comme délais de grâce relatifs à la désertion ou à l'insoumission sont les
suivantes :
a) DESERTION : - l à 6 jours pour toute absence sans autorisation ;
- l à 15 jours pour toute absence au retour d'une permission, d'un congé, d'une mission ou d'une
hospitalisation ;
- 1 à 30 jours pour tout militaire n'ayant pas deux mois de service.
b) INSOUMISSION : Délai de grâce d'un mois pour rejoindre l'autorité militaire. _
En temps de guerre ou lorsque l'état d'urgence est décrété, ces délais sont raccourcis des deux tiers.
(2) Réservé aux jeunes soldats.
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
144 Absence sans motif 10 10
pendant les heures de
service

145 Absences répétées de 10 10


courte durée -

146 Léger retard pour 8 X


rejoindre son unité à
la fin d'une corvée ou
d'un service à
l'extérieur
147 Léger retard pour 15 20
rejoindre son unité à
l'issue d'une
permission d'un congé
ou d'une
hospitalisation
148 Manquer par
négligence le départ 8 10
de son unité (au tir, en
manœuvre, etc.)
149 Manquer
volontairement le 30 45
- '•-,,'
départ de son unité
pour une mission .... X -,

150 Manquer 30 30
volontairement le
départ de son unité
pour 1 exercice ou 1
instruction
151 S'esquiver d'une 30 30
enceinte militaire ou
ï
du bord étant de *

service
152 S'esquiver d'une 10 10
enceinte militaire ou
du bord étant exempt
ou consigné sanitaire
153 Manquer 20 20
volontairement son
embarquement
DEUXIEME CATEGORIE

Actes contre la discipline militaire

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
1) ABUS D'AUTORITE
200 Abuser du droit de CODE DE JUSTICE MILITAIRE
réquisition

201 Constituer illégalement un -ID-


tribunal militaire
202 Outrage envers un -ID-
subordonné ou subalterne
-ID-
203 Violence, voies de fait
envers un subordonné ou
subalterne

204 Brutaliser un subalterne 30 45


205 Malmener un subalterne 15 30
206 Ne pas transmettre une X X
Réclamation
30 30
207 Tenter de détourner un
subordonné ou un subalterne
de ses devoirs militaires

2) REFUS
D'OBEISSANCE

210 CODE DE JUSTICE MILITAIRE


Refus d'obéissance

211 Refus d'obéissance en -ID-


présence de l'ennemi d'une
bande armée, etc...
212 Désobéir à son instructeur 8 10
213 Désobéir formellement à un 60 60
ordre donné
214 Désobéir sciemment à un 45 45
ordre donné
215 Mauvaise volonté à exécuter 8 X
un ordre
216 Murmurer contre 1 supérieur X
ou contre 1 ordre X

N'exécuter un ordre que sur 8 15


217 intervention d'un officier
218 Ne pas avoir exécuté un 15 30
ordre
219 Ne pas obéir à la première 8 X
injonction d'un supérieur

220 Ne pas se conformer X X


exactement aux ordres
6
221 Ne pas tenir compte des X
observations de son
instructeur
222 Ne pas tenir compte des 8 X
observations d'un supérieur
223 Retard à l'exécution d'un X ! X
ordre
224 Chercher à échapper à 20 15
l'autorité
225 Se moquer d'une punition 8 8

3) INSUBORDINATION
230 Rébellion contre 1 autorité
hiérarchique CODE DE JUSTICE MILITAIRE
231 Rébellion envers la force
armée ou les agents de -ID-
l'autorité
-ID-
232 Révolte
233 Tenter de détourner un 30 30
camarade de ses devoirs
militaires

234 Chercher à détourner un 15 20


camarade de son service
235 Avoir entraîné ses 30 45
camarades à présenter une
réclamation collective
concernant le service

236 Prendre part à une 20 30


réclamation collective
concernant le service
237 Cris ou slogans séditieux ou 30 45
autres attitudes
antimilitaristes
238 Prendre part à une 30
manifestation contraire à la
discipline ou au devoir
militaire
239 Ecrire, se faire tatouer ou 3O 3O
possédé des devises ou
dessins subversifs ou
contraire à la discipline ou
aux bonnes mœurs

Etre détenteur de libellés.


240 2O 30
journaux ou écrits contraires
à la discipline ou au devoir
militaire

Fournir à un journal, revue


241 30 45
ou un particulier des
renseignements susceptibles
d'entraîner l'indiscipline

Réclamation contenant des


242 15 X
allégations calomnieuses ou
mensongères
243 Réclamation contenant des
allégations sciemment 2O 3O
fausses
244 Réclamer sans passer par la
voie hiérarchique 6 10
245 Réclamation mal fondée 6
6
Ecrire, s'adresser ou
246 demander une faveur ou une 4 6
permission à l'autorité
supérieure sans passer par la
voie hiérarchique
Prendre part en uniforme à
247 une manifestation politique 10 1O
sans autorisation
248 Revenir sans motif sur un X X
acte de volontariat au
service

4) OUTRAGE ET
VOIESDEFAIT
260 Insulte, menace ou outrage CODE DE JUSTICE
envers son supérieur
Insulte ou outrage envers
261 -ID-
une sentinelle, un
factionnaire ou une vedette
262 Voies de fait envers un -ID-
supérieur
Violence contre une
263
sentinelle

264 4 8
Omettre de saluer une
troupe
en arme ou un supérieur

Insolence, réponse ou 45 45
265 geste inconvenant ou
irrespectueux envers un T
supérieur
Manquer de respect envers 30 3O
266 un supérieur
267 Menacer un supérieur d'une
268 réclamation 8 15
Réflexion déplacée envers
un supérieur 4 6
270 Attitude ou paroles
déplacées à l'égard d'une
sentinelle, d'un factionnaire 15 20
ou d'une vedette
Attitude ou paroles
déplacées à l'égard d'une 2O
autorité civile
X
Attitude ou paroles
déplacées à l'égard d'un agent
de la Force Publique
TROISIEME CATEGORIE

Actes constituant des manquements aux consignes

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 10
1) FAUTES
RELATIVES AUX
CONSIGNES
300 Violer une consigne CODE DEJUSTICE MILITAIRE
générale donnée à la troupe
ou une qu’on a
personnellement reçue
d’une mission de faire
301 exécuter - ID-
Forcer la consigne donnée
302 à un autre militaire 45 45
Enfreindre sciemment un
règlement militaire ou une
303 consigne 20 30

Ne pas obtempérer aux


injonctions d’une
sentinelle, factionnaire ou 15 20
304 vedette ou ne pas observer
une consigne
Ne pas observer un
305 règlement militaire ou une 15 20
consigne

306 Etant gardé, laisser 10 10


enfreindre les règlements,
les ordres ou les consignes
Inobservation des
consignes particulières en
vigueur à l’intérieur d’un
310 camp, dune base, d’une
école ou au bord d’un
311 navire ou d’un aéronef
2) ABANDON DE POSTE
312 Abandon de poste CODE DE JUSTICE MILITAIRE
Abandon de poste en
présence de l'ennemi ou de -ID-
313 bande armée
Abandon de poste étant de CODE DE JUSTICE MILITAIRE
faction, en vedette, de veille
ou de quart
314
Abandon sans ordre d'un -ID-
navire ou d'un aéronef en
danger

Ne pas rejoindre son poste


ou le quitter sans
autorisation 20 30
315 Quitter momentanément son 10 15
poste

316 S'absenter momentanément 6 10


sans s'éloigner de son poste
30 45
Etant chef de poste,
317 abandonner son poste
Etant chef de corvée ou 20 30
318 d'une activité, s'absenter
sans motif
319 Abandonner une corvée, un 10 15
exercice ou une activité
prescrite
Etant chef de voiture
320 conducteur, patron ou chef 10 15
de bord, quitter sans
autorisation son véhicule,
son embarcation ou son
aéronef
S'absenter momentanément,
321 sans autorisation de son 6 6
véhicule, de son
embarcation ou de son
aéronef

3) MANQUEMENT
DANS LE SERVICE

325 Dormir étant de faction, de CODE DE JUSTICE MILITAIRE


quart ou de veille

326 Négligence très grave dans le 45 45


service, de quart ou de f
veille

327 Sommeiller étant de faction,


de quart ou de veille 30 45
Défaut grave de surveillance
dans les services de chef de 20 30
328 quart, d'alerte ou dans le
service de permanence
Défaut grave de surveillance
20 25
étant de quart ou de service
329 devant un appareil en
fonctionnement
Mauvaise surveillance dans 15 20
le service de chef de quart
330 ou de poste
331 Mauvaise surveillance étant
de faction, de veille ou de 8 8
ronde
Mauvaise surveillance étant 8 8
332 en service
333 Etant factionnaire, laisser 15 20
violer une consigne
334 Etant factionnaire, ne pas 10
avoir exécuté une consigne
335 Etant factionnaire 10
abandonner momentanément
son arme
336 Etant factionnaire, être assis, 8
causer, lire ou fumer
337 Ne pas avoir effectué sa 10 15
ronde
338 Etant gradé, ne pas avoir 8 15
assuré la relève des
factionnaires ou des
sentinelles
339 Quitter sa fonction ou son 25 30
service sans avoir été relevé
340 Ne pas se lever pour prendre 10 15
son service ou son quart
après avoir été réveillé
341 Etre allé se coucher sans 10 15
avoir rendu le service
342 Ne pas avoir relevé un . 4
factionnaire ou une
sentinelle
343 Prendre la faction ou le 4 X
service d'un autre ou se faire
remplacer sans autorisation
344 Retard pour prendre un 4 10
service, un quart ou faction
345 Léger retard pour prendre un X X
service, quart ou faction
4) INFRACTIONS ET
MANOIlEMF.NTS A
L'HORAIRE OU A
L'ACCOMPLISSEMENT
DU TRAVAIL

Ne pas se lever à l'heure


350 prévue 2 X
Retard à un appel, un
351 rassemblement ou à 4 X
l'exécution d'un mouvement
de service intérieur
Quitter son travail avant
352 l'heure 4 X
Dormir pendant le travail ou
353 l'instruction 4 X
354 Flâner pendant le travail ou 2 X
l'instruction
355 Inattention pendant le travail X X
ou l'instruction
356 Mauvaise volonté 20 30
continuelle et persistante
dans le service
357 Mauvaise volonté en service 8 8
358 Négligence ou mollesse en 4 X
service
359 Ne pas se soigner pour se 15 20
soustraire au travail ou au
service
360 Se présenter à la visite sans 8 15
,
être malade pour se
soustraire au service ou au
travail
Se dissimuler pour 6 X
361
soustraire au service ou au
travail
Se coucher pour se 6 X
362
soustraire au service ou au
travail
Manquer une corvée, un 4 6
363
exercice ou une séance
d'instruction
Manquer une inspection 8 8
364
sans motif
Manquer un appel ou un 8 8
365
contre appel
Ne pas répondre à la X X
366
sonnerie
Etant présent, ne pas X X
367
répondre immédiatement
pour une corvée ou un
exercice
5) INFRACTIONS
AUX REGLES
D'EXECUTION DES
PUNITIONS
Introduction dans un local 10 15
375 disciplinaire des objets
prohibés
Etant aux arrêts dans un 4 X
376 local disciplinaire chercher à
communiquer avec l'extérieur
377 Communiquer avec des 4 X
personnels aux arrêts dans un 60
local disciplinaire
378 Laisser évader sciemment ou
favoriser l'évasion des
personnels placés sous 45 30
surveillance
Favoriser une évasion d'un local 30 45
379 disciplinaire

380 Laisser évader par négligence un 15 20


homme puni 15
S'évader d'un local disciplinaire 15
381
f

382 S'esquiver d'une enceinte 45


militaire ou du bord étant 10 15
puni
Ne pas se conformer au régime 10 15
383 d'exécution des punitions 45
6) INFRACTIONS A
DIVERSES INTERDICTIONS

385 Fumer à proximité de munitions, 30


carburant ou matières 30
inflammables ou explosives

Fumer dans un endroit défendu 8 10


386
Ne pas suivre les prescriptions
387 du médecin 2 X
X
388 Ne pas faire connaître au 8
médecin une maladie
manifestement déclarée
389 Toucher sans autorisation ou
sans raison à un appareil ou une 10 10
installation technique
Etre détenteur d'une arme 30
390
prohibée
Pénétrer sans autorisation dans
391 un endroit défendu 8 8

392 Infraction aux règles de baignade X X

393 Séjourner à l'étranger sans


autorisation 30
Introduire sans autorisation une 45
394 30
personne étrangère à l'armée
dans une enceinte militaire ou à
bord
Prêter des effets à un camarade
395 pour faciliter sa sortie 10 X
QUATRIEME CATEGORIE
Actes constituant des négligences et fautes professionnelles
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
1) DANS L’EXECUTION DU
SERVICE
Destruction, perte ou mise
hors service par négligence CODE DE JUSTICE MILITAIRE
4OO
de tout ouvrage.
embarcation, aéronef.
approvisionnement.
armement ou matériel des
Forces de Défense
60 6O
401 Faute professionnelle très
grave ou négligence très
grave dans le service ayant
entraîné accident de
personnes

402 Faute professionnelle très


grave ou négligence très 45 60
grave dans le service ayant
entraîné détérioration
importante de matériels

403 Faute professionnelle grave 30


ou négligence grave dans le 45
service

4O4 Faute professionnelle légère


ou négligence dans le
15 25
service

405 Négligence dans l'entretien 10 1O


de son matériel

Négligence ou imprudence 1O
4O6 X
ayant entraîné une légère
avarie ou un petit accident

Négligence ou imprudence 6 X
407 pouvant occasionner une
légère avarie ou un petit
accident

Détériorer un objet par 6 X


4O8 imprudence, maladresse ou
négligence

Négliger de rendre compte 1O


d'une avarie ou d'un accident
15
409
survenu à un matériel dont
on a la charge ou la
surveillance

Perte importante de 30
matériels divers 45
41O

Perte par négligence


10 1O
411 d'outillage ou de petit
matériel

Perte par négligence de 6 X


412
carte
d'identité militaire

2) INFRACTIONS
RELATIVES A LA
CONDUITE CODE DE LA ROUTE
AUTOMOBILE

Infraction au code de la
420 route (ces prescriptions
amenant la traduction du
coupable devant les
Juridictions répressives sont
indiquées dans l'instruction
sur le contrôle et la
surveillance automobile
i"
militaire)

45

Etant chef de bord, n'a pas


su faire respecter les
421 45 60
prescriptions du code de la
route

Etant chef de bord, n'a pas


imposé l'itinéraire
422 réglementaire

Etant chef de bord, n'a pas


assuré le guidage d'une 3O
423 manœuvre délicate cause X
d'un accident

S'est détourné de son


itinéraire normal 3O 30
424
CINQUIEME CATEGORIE

Actes contre l'honneur, le devoir militaire et la probité

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
500 Capitulation CODE DE JUSTICE MILITAIRE
-ID-
501 Trahison Code Pénal : Art. 109&110
502 Atteintes à la défense nationale Code Pénal: Art 105 à 110
Code de justice Militaire
503 Pillage Code Pénal : Art. 103 à 109
Code de Justice Militaire
504 Divulgation d'un secret de la -ID-
Défense nationale

Outrage au drapeau à l'armée


505
Omettre de saluer le drapeau,
506 l'étendard ou les couleurs
1) INFRACTIONS AUX
REGLES DE LA
PROTECTION DU SECRET

Indiscrétion verbale ou par 45 60


510
écrit pouvant avoir des
conséquences graves

Simple indiscrétion verbale ou 30 45


511 par écrit

512 Négligence dans l'application 15 30


des règles de la protection du
secret
513 Détention ou utilisation 15 20
irrégulière d'appareils interdits
ou soumis à autorisation (cf.
art 98 du présent règlement)

Détention irrégulière de
514 documents classifiés 15 20

2) COMPLOT. INCITATION CODE DE JUSTICE MILITAIRE


AU DESORDRE

520 Complot contre l'autorité du


commandement d'une unité,
d'un bâtiment de la marine ou
d'un aéronef ou contre la
discipline y afférente ou leur
sécurité
521 Commandement pris ou
retenu sans ordre ou sans -ID-
motif légitime
522 Incitation à commettre des -ID-
actes contraires au devoir
ou à la discipline
523 Démoralisation ou
tentative de démoralisation Code Pénal : Art. 108
de l'armée
524 Organiser ou provoquer 60 60
une
manifestation contraire à la
discipline militaire 45 60
525 Propagande antimilitariste
526 Tenter de détourner un 30 60
camarade ou un subalterne
du devoir militaire
527 Chercher à détourner un 15 X
camarade de son service ou
de son travail

3) DESTRUCTION
VOLONTAIRE
530 Destruction, perte ou mise CODE DE JUSTICE MILITAIRE
hors service volontaire
d'ouvrage bâti ment de ta
marine, aéronef ;
approvisionnement,
armement ou matériel des
Forces Armées
531 Briser ou détériorer 45 60
volontairement du
matériel
532 Détériorer sciemment du
petit matériel, de
l'outillage ou des effets
d'habillement
533 Gaspiller sciemment des
20 20
matières et denrées
consommables

4) UTILISATION
FRAUDULEUSE DE
MOYENS DE
TRANSPORT OU DES
MATERIELS
MILITAIRES

Utiliser sans autorisation et 60 60


540 à des fins illicites un
moyen
de transport ou un matériel
militaire
541 Utiliser sans autorisation et à des fins 45 45
personnelles un moyen dé transport où
un matériel militaire ou
appartenant à l'Etat
Utiliser sans autorisation un moyen de
542 transport militaire
Donner passage dans un 15 20
moyen de transport militaire à des
543 personnes civiles sans autorisation 15 20
Laisser embarquer sans
autorisation des militaires ou
des objets dans un moyen de transport
544 militaire 8 8
Prendre passage indûment
dans un moyen de transport militaire
545 6 X
5) DETOURNEMENTS

Détournement, vente ou mise en


550 CODE DE JUSTICE MILITAIRE
gage d’armes, munitions, véhicules,
deniers, effets, objets et autres
matériels de quelque nature que ce
soit

Emporter irrégulièrement hors 45 45


551
d’une enceinte militaire ou de son
unité des objets et matériels divers
appartenant à l’Etat

Disparition d’objets ou d’effets


552 45 45
entrant dans la composition du
paquetage ou du sac

Soustraire du petit matériel ou des


553 30
matières ou denrées consommable à
une collectivité militaire

Tenter de sortir d’une enceinte


554 20 20
militaire ou de son unité des objets
appartenant à l’Etat

Avoir par fautes ou négligence


555 8 X
perdu ou égaré des effets

Filouterie des aliments 6 X


556

Soustraire, manger ou boire la


557 X X
ration d’un camarade
558 Ne pas remettre la ration X X
d'un homme absent

559 Paquetage incomplet 4 8


560 Effacer volontairement la 8 8
marque sur un objet
appartenant à l'Etat
561 Avoir des effets non 2 X
matricules ou mal matricules
562 Avoir dissipé avant son 8 8
départ en mission des frais
de route

6) INDELICATESSE
Vol
Code Pénal : Art 318 à 320
565
566 Vol au préjudice de l'habitat
chez lequel on est logé ou Code de Justice Militaire
cantonné

567 Indélicatesse grave, 45 60


commise dans le cadre
général du service vis à vis
de personnes étrangères aux
Forces Années
568 Indélicatesse grave,
commise à l'intérieur d'un 30 45
établissement militaire au
préjudice des personnels de
l'Etat
Larcin 45 60
569
570 Tenter de s'approprier des
effets ou objets appartenant 30 45
à autrui
571 Donner ou vendre des
boissons ou des vivres 20 30
appartenant à une
collectivité militaire
572 Fouiller dans l'armoire ou
les affaires personnels 15 20
d'autrui
573 Prendre sans autorisation la
clé d'une armoire, d'un local 15 20
ou de tout endroit contenant
du matériel
Disposer d'effets, objets ou 8 X
574
matériels appartenant à
autrui sans intention de se
les approprier
575 Se rendre indûment dans la X X
chambre ou un local
576 Ne pas appliquer les tarifs 10 20
(coopératives, foyers, mess,
tailleurs cordonniers, coiffeurs
ateliers
Etre l'objet d'une réclamation 10 20
577 justifiée au sujet d'une
indélicatesse commise
dans la vie privée
578 Débarquement frauduleux de 10 20
produits d'exportation

7) FAUX ET FALSIFICATION CODE DE JUSTICE MILITAIRE


580 Faux dans la tenue d'une
comptabilité, usage d'actes faux -ID-
Falsification de denrées
581 -ID-
Usurpation d'uniformes,
582 décorations, médailles ou
insignes

Falsification de denrées
583

584 Irrégularité dans la tenue d'une 45 60


comptabilité
585 Négligence dans la tenue d'une 30 45
comptabilité
Fausse déposition dans une 45 60
586 enquête de police judiciaire
Utilisation frauduleuse de
587 timbres, cachets ou imprimés 20 45
réglementaires
588 Rendre sciemment un appel 10 20
faux
Répondre à l'appel pour un
589 camarade absent 5 X
590 Décliner une fausse identité 8 20
591 Accorder ou signer indûment 15
une permission sans être
habilité pour le faire
592 Etre détenteur d'une fausse 15
10
permission
593 Donner une adresse de 15 X
permission inexacte
Donner des renseignements
594 erronés pour obtenir les 20 30
avantages familiaux accordés
avec permission
595 Donner des renseignements 20
erronés pour obtenir une 15
permission exceptionnelle
Rapport faux ou mensonge 15 15
596 en service
Avoir trompé la confiance d'un 8 20
597 supérieur
Avoir trompé la confiance d'un
camarade 10 X
SIXIEME CATEGORIE

Actes contre les devoirs de tenue, conduite et morale

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
1) MAUVAISE TENUE
600 Tenue scandaleuse 30 45
601 Mauvaise tenue ou tenue 10 X
non réglementaire à
l'intérieur d'une enceinte
militaire ou à bord
602 Tenue négligée à l'intérieur X X
d'une enceinte militaire ou à
bord
603 Statut non réglementaire X X
604 Marques de respect non 4
réglementaires par une
sentinelle, un factionnaire ou
une vedette
605 Ne pas être dans la tenue X X
prescrite
606 Effets retaillés ou modifiés 2 X
sans autorisation
607 Paquetage mal tenu 6 6
608 Laisser traîner des effets X X
personnels
609 Introduire à l'intérieur d'une 15 20
enceinte militaire ou à bord
des boissons alcooliques,
des stupéfiants, des matières
inflammables ou explosives
610 Jeter des détritus ailleurs X X
qu'aux endroits désignés

611 Jeter des objets des 6 6


;
véhicules et embarcations ou
du haut des passerelles,
*
humes ou mâtures
612 Laisser tomber par X
X.
négligence des objets des
véhicules et embarcations ou
du haut des passerelles,
humes ou mâtures
613 Mettre du linge à sécher 2 4
dans un endroit défendu ou à
des heures défendues
X X
614 Se coucher ailleurs qu'aux
endroits prévus
615 Se coucher ailleurs qu'aux 2 4
endroits défendus
616 Se coucher tout habillé X X
617 Fumer dans un endroit 4 6
défendu
618 Fumer sur les rangs 2 4
619 Fumer sans autorisation X X
pendant le travail ou
l'instruction
620 Lit mal fait hamac non serré, 2 4
non gréé
621 Quitter l'unité en tenue 4 6
irrégulière
622 Prêter son uniforme à une
personne étrangère ou porter 20 30
un uniforme d'une autre
armée
623 Etre en ville en tenue civile
sans autorisation ou lorsque 8 8
le port de la tenue militaire
est prescrite
624 Mauvaise tenue ou tenue 15 15
non réglementaire en ville
625 Tenue négligée en ville 15 20
626 Tenue indigne à l'étranger 30 45
627 Exécuter un travail rétribué 15 X
non autorisé
628 Maraudage 6 8
629 Voyager sans billet 6 15
2) MALPROPRETE
640 Comportement général 8 15
malpropre
641 Malpropreté corporelle ou 8 X
vestimentaire
642 Mettre des déchets ou urine 4 6
ailleurs qu'aux endroits
prévus
643 Linge sale, mal lavé ou 4 8
équipements mal entretenus
3) IVRESSE
650 Ivresse empêchant la prise 30 45
de service ou interrompant
le service d'un chef de poste,
de corvée ou de patrouille
651 Ivresse empêchant la prise 15 30
de service ou interrompant
le service d'un personnel
652 Ivresse avec désordre et 30 45
scandale à l'intérieur d'une
enceinte militaire ou à bord
653 Abus de boisson se 20 30
manifestant pendant le
service
654 Ivresse simple à l'unité 8 10
655 Consommer dans un débit 6 X
étant de corvée
656 Ivresse avec désordre et 30 30
scandale en ville
657 Ivresse avec désordre et 30 45
scandale à l’étranger
658 Ivresse en ville 10 15
659 Ivresse simple à l’étranger 15 X
4) DESORDRE
670 Causer du désordre étant 30 30
de service ou faisant partie
d’un détachement
671 Causer du désordre ou 15 20
provoquer du scandale à
l’intérieur de l’unité
672 Causer du désordre ou 15 20
provoquer du scandale
dans un logement familial
militaire
673 Causer du désordre ou 20 30
provoquer un scandale
en ville
674 Désordre chez 20 30
l’habitant à étranger
675 Désordre ou scandale à 20 30
l’étranger
5) RIXE
680 Avoir pris part à une 15 20
rixe ou à une bagarre
681 Brutaliser un camarade 10 15
682 Se battre avec 6 X
quelqu’un
683 Avoir pris part à une 20 30
rixe ou une bagarre à
l’étranger
6) ATTEINTES AUX
BONNES MŒURS

690 Comportement anormal 30 45


susceptible de porter
atteinte à la discipline et
à la dignité militaire
691 Comportement anormal 20 X
susceptible de porter
atteinte à la dignité
militaire
692 Faute grave contre la 30 45
morale
693 Faute contre la morale 30 45
694 Atteinte grave aux 45 60
bonnes mœurs
695 Atteintes aux bonnes 45 60
mœurs
Ce support électronique a été réalisé :

COORDINATION GENERALE:
Monsieur REMY ZE MEKA, Ministre Délégué à la Présidence, chargé de la Défense
Monsieur Jean Baptiste BOKAM, Secrétaire d'Etat auprès du Ministre Délégué à la
Présidence Chargé de la Gendarmerie Nationale.

ASSISTANCE / SUPERVISION:
Lieutenant-Colonel YOUSSA GEDEON, Chef Division SEMIL Yaoundé.
Lieutenant-Colonel TCHOUNKEU Daniel, Commandant en second, Centre de
Renseignement Militaire, Yaoundé.
Lieutenant-Colonel BITOTE André Patrice, Directeur des Affaires Administratives,
Financières et Domaniales.
Chef d’Escadron NKOA MALA Valère, COMGPIGN

REALISATION :
C/E NGEPI NGWEWE Nicholas Chargé d'Etudes à la Direction des Affaires
Administratives, Financières et Domaniales. Gendarmerie Nationale
Aspirant César Daniel DINA BELL

SECRETARIAT :
Employée civile TAGOMO Marie Thérèse

Vous aimerez peut-être aussi