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Champ magnétique

I. Introduction
1. Rappel
Nous avons rencontré le champ magnétique dans le cours de mécanique. Son action sur une
charge électrique en mouvement à la vitesse ~v dans le référentiel galiléen dans lequel sera
~ se traduit par la force
défini le champ magnétique B

F~ = q~v ∧ B
~

Les champs magnétiques sont crées par des aimants ou par des courants électriques, c’est-à-
dire par des charges en mouvement 1 . Les très forts champs magnétiques sont créés par des
bobines supraconductrices.

2. Notion de champ vectoriel


Dans le chapitre précédent, on a défini la notion de champ scalaire (exemple champ de pression,
de température).
Le champ magnétique sera quant à lui décrit par un champ vectoriel B(~ ~ r) défini en tout point
de l’espace. On a déjà rencontré d’autres champs vectoriels comme le champ gravitationnel,
le champ électrique. On peut définir aussi le champ de vitesse du vent dans l’atmosphère,
champ de gradient, etc...
Le champ magnétique en un point sera caractérisé par sa norme (ou son intensité) mesurée
en tesla (T) et par sa direction.
Une façon simple de visualiser sa direction est de tracer les lignes de champ.
Par définition, une ligne de champ est une ligne en tout point tangente au
~
champ B.

On oriente la ligne de champ dans le sens du vecteur B.~ Deux lignes de champ ne peuvent
~ = ~0. Une ligne de champ ne donne pas d’indication sur la norme
pas se croiser, sauf pour B
du champ qui peut varier le long de la ligne.
1. On constate ici que, compte-tenu de sa définition, le champ magnétique dépendra du référentiel dans
lequel on se place. Il en est de même pour le champ électrique E ~ (le champ électrostatique est défini dans le
~ ~
référentiel où les charges sont fixes). Les vecteurs E et B sont donc liés. On parle du champ électromagnétique.
Son expression varie lorsqu’on change de référentiel

1
II. Aimants et boussoles
1. Cartographie du champ
On peut obtenir l’allure des lignes de champ en utilisant de la limaille de fer. En présence du
champ magnétique, la limaille de fer s’aimante et tend à s’orienter dans le sens du champ.

aimant droit aimant en U

2. Pôles d’un aimant

Tout aimant possède un pôle nord et un pôle sud ma-


gnétique. Les interactions entre deux aimants obéissent
à la loi suivante :
• deux pôles de même nature se repoussent
• deux pôles de nature distincte s’attirent

On appelle pôle nord le pôle par lequel émerge les lignes de champ. Ces lignes sont ainsi
orientées du pôle nord vers le pôle sud.

3. Boussoles
Une boussole est un petit aimant susceptible de tourner librement autour d’un axe (en général
vertical). Placée dans un champ magnétique, la boussole tend à s’aligner sur le champ B. ~ Si
−−→
on note Sb et Nb les pôles sud et nord de la boussole, localement le vecteur Sb Nb est colinéaire

2
~
et de même sens que le champ magnétique B.
https://phet.colorado.edu/en/simulation/magnet-and-compass

Sur le schéma ci-dessus on peut voir que le pôle nord (en rouge) des boussoles pointe vers le
sud de l’aimant et réciproquement.

III. Champ créé par des circuits


1. Fil infini
a) Cartographie
On considèrera un fil infini, si on se place à une distance
r très petite devant sa longueur ` (r  `).
Vous établirez en deuxième année l’expression du champ
magnétique créé par le fil en coordonnées cylindriques :

B~ = µ0 I ~uθ
2πr
avec µ0 la perméabilité magnétique du vide. En unité
S.I. sa valeur est µ0 = 4π10−7 H.m−1 (1 ).

La norme du champ magnétique produit est proportion-


~ = kI).
nelle à l’intensité du courant qui le crée (kBk
La norme du champ magnétique décroît au fur et à me-
sure que l’on s’éloigne de la source (ici du fil).
On constate que les lignes de champ magnétiques sont des cercles d’axe Oz.

Les lignes de champ magnétiques s’enroulent autour du fil. Pour obtenir le sens on peut uti-
liser la règle du tire-bouchon ou la règle de la main droite.

1. Vous montrerez en deuxième année que la vitesse de propagation des ondes électromagnétiques dans le
vide est c = √µ10 ε0

3
Tire-Bouchon : le sens de rotation permettant une avancée du tire-bouchon dans le sens
~
de I, indique le sens d’enroulement de B
Main droite : lorsque l’index pointe dans le sens de I les autres doigts se replient dans
~
le sens de B.

b) Invariance par translation, rotation. Symétries


• Le courant parcourant le fil est invariant par translation parallèlement à Oz : il en est de
même pour le champ magnétique.
• Le courant parcourant le fil est invariant par rotation quelconque autour de Oz : il en est
de même pour le champ magnétique.
• Tout plan contenant Oz est plan de symétrie pour le courant et d’antisymétrie pour B. ~
On note Sπ la symétrie par rapport au plan π contenant Oz.

~
Si M 0 = Sπ (M ) alors B(M 0 ~
) = −Sπ (B(M ))

~
Dans le cas particulier où M ∈ π on a M 0 = M et donc B(M 0 ~
) = B(M ~
) = −Sπ (B(M )) ce
~
qui implique B(M ) ⊥ π.

M∈
/π M ∈π
En tout point d’un plan de symétrie pour le
~ B
courant, et donc d’antisymétrie pour B, ~
est perpendiculaire à ce plan.

4
~
Ainsi, tout plan contenant Oz étant plan de symétrie pour I et donc d’antisymétrie pour B,
~
B est orthoradial.

2. Spire de courant
a) Cartographie des lignes de champ

On constate que le sens du champ magnétique créé est en accord avec la règle tire-bouchon
(ou de la main droite) vue précédemment.
Dans le cas des circuits à enroulement circulaire il existe une seconde loi de la main droite
~
utilisable : si les doigts s’enroulent dans le sens de I alors le pouce pointe dans le sens de B.
De manière équivalente, si on tourne le tire-bouchon dans le sens du courant il avance dans
le sens de B~ :

On peut établir l’expression du champ sur


l’axe Oz :

~ = µ0 I sin3 α ~uz = µ0 I R3
B ~uz
2R 2R (R2 + z 2 ) 32

µ0 I
La norme du champ magnétique au centre de la spire vaut B(0) = .
2R

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b) Invariance par rotation. Symétrie
On constate que la spire de courant est invariante par rotation quelconque autour de Oz : le
champ magnétique vérifie la même invariance.

Tout plan méridien est plan d’antisymé-


trie pour le courant et plan de symétrie
~
pour B.

Le plan contentant la spire est un plan de symétrie


pour le courant : une symétrie par ce plan laisse
la spire inchangée. On constate que ce plan est un
plan d’antisymétrie pour B. ~ En tout point de ce
plan B ~ est perpendiculaire à ce plan. Ailleurs B
~
vérifie les propriétés d’antisymétrie.

Pour une visualisation en 3D des lignes de champ on pourra consulter le site :


http://www.falstad.com/vector3dm/

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3. Utilisation de deux spires pour obtenir un champ uniforme
Les lois de l’électromagnétisme étant linéaires, la superposition des courants
entraîne la superposition des champs magnétiques.

Ainsi, si on considère deux spires (1) et (2) créant respectivement les champs magnétiques
B~1 (~r) et B~2 (~r), le champ résultant créé par les deux bobines vaudra

~ r) = B~1 (~r) + B~2(~r)


B(~
On s’intéresse au champ créé par deux bobines identiques de même axe.

Sur l’animation suivante :


http://ressources.univ-lemans.fr/AccesLibre/UM/Pedago/physique/02b/electri/bobines.
html
– Modifier la distance entre les deux bobines : c’est lorsque la distance séparant les deux spires
est égale au rayon que l’on obtient un champ quasi-constant sur l’axe (dans cette situation
on superpose les points d’inflexion des deux courbes).

Sur l’animation suivante :


http://ressources.univ-lemans.fr/AccesLibre/UM/Pedago/physique/02b/electri/helmoltz.
html
– Observer l’influence de l’écart entre les deux spires : c’est lorsque la distance séparant les
deux spires est égale au rayon que l’on obtient un champ quasi-uniforme sur un grand domaine.

Variation spatiale du champ :


– Cliquer sur une ligne de champ et faire varier la position du point : on constate que, sur
une même ligne de champ, lorsque les lignes de champ se rapprochent, la norme du champ
magnétique augmente, lorsque les lignes de champ restent parallèles entre elles le champ est
constant le long de la ligne et lorsque qu’elles divergent le champ diminue.
– Dans la zone où les lignes de champ sont parallèles, on constate que la norme du champ
est uniforme quand on passe d’une ligne à l’autre. Dans le vide si les lignes de champ
magnétiques sont parallèles alors le champ magnétique peut être considéré comme uniforme.
– Ajouter d’autres spires et observer.

Justification mathématique de la distance R :


L’expression du champ magnétique sur l’axe d’une bobine centrée en O est :
3
B(z) = B0 2 R 2 3 avec B0 = µ2R
0I
champ magnétique au centre de la spire.
(R +z ) 2

7
dB 3B0 R3 z
dz
=− 5
(R3 +z 3 ) 2
d2 B 3B0 R3 (R2 −4z 2 )
dz 2
=− 7
(R3 +z 3 ) 2
La dérivée seconde s’annule pour z = ± R2 . Graphiquement on observe un point d’inflexion.
Dans la configuration des bobines de Helmoltz où la distance entre les deux bobines vaut R
les points d’inflexion des deux courbes se superposent.
B(z) = B1 (z) + B2 (z)
B(z) est une fonction paire.
Si on effectue un DL au voisinage de O
 2 
z2
 3 
z3
 4 
z4
 
dB dB dB dB
B(z) = B(0) + z+ + +
dz z=0 dz 2 z=0 2 dz 3 z=0 3! dz 4 z=0 4!
 3 
dB d B

dz z=0
= 0 et dz 3
car les dérivées impaires d’une fonction paire sont impaires et donc
z=0
s’annulent
 2  en 0.
d B
dz 2
= 0 car dans le cas particulier de la configuration des bobines de Helmoltz on
z=0
superpose les points d’inflexion des deux courbes, pour lesquels la dérivée seconde est nulle.
On en déduit donc au voisinage de 0
 4 
dB z4
B(z) = B(0) +
dz 4 z=0 4!
le champ sur l’axe varie en z 4 . On peut vérifier sur l’animation qu’il varie également peut
lorsqu’on s’écarte de l’axe.
La configuration où les deux bobines sont distantes de R est appelé configuration de Helmoltz.
On parle alors de "bobines de Helmoltz".
Les bobines de Helmoltz constituent un dispositif intéressant pour réaliser un
champ magnétique uniforme.

4. Solénoïde

Un solénoïde est constitué d’un enroulement de fil


conducteur sur un profil cylindrique. Il est assimilable
à la juxtaposition de N spires parcourues par un cou-
rant I. Si on note L la longueur totale du solénoïde, on
définit n = NL nombre de spires par unité de longueur.

http://ressources.univ-lemans.fr/AccesLibre/UM/Pedago/physique/02b/electri/solenoide.
html

http://www.physics-chemistry-interactive-flash-animation.com/electricity_electromagne
interactive/solenoid_magnetic_field_current_poles_north_south.htm

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Si on note R le rayon d’une spire, plus L  r plus le champ est uniforme à l’intérieur du
solénoïde. À la limite du solénoïde infini, on obtient un champ uniforme à l’intérieur du
solénoïde et parallèle à l’axe Oz.

~ = µ0 nI u~z
B
~ se déduit de celle de I par la règle du tire bouchon ou la règle de la main
L’orientation de B
droite.

On peut, par analogie avec le champ créé par un aimant, attribuer des faces Nord et Sud à un
solénoïde (ou à une spire). La face Nord correspond à la face par laquelle le champ magnétique
émerge.

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IV. Moment magnétique
1. Champ à grande distance d’une spire
Considérons une spire de rayon a. On remarque que le champ produit à grande distance de
la spire (pour r  a) est comparable à celui produit par un aimant. Ce champ s’appelle un
champ dipolaire magnétique. On le caractérise par un vecteur M~ appelé moment dipolaire
magnétique.

champ à proximité de la spire champ loin de la spire

On définit le moment magnétique d’une spire par le vec-


teur

M~ = I S
~ = IS~n

où S désigne la surface de la spire et ~n est un vecteur


unitaire normal à la surface de la spire et dont le sens
se déduit du sens d’orientation du courant par la règle
du tire-bouchon.
[kM~k] = A.m2

On attribue également un moment magnétique à un aimant,


même si dans ce cas, il ne s’exprime plus par un produit de
deux termes. Le vecteur M~ est orienté Sud-Nord.

Exemples :
– le moment dipolaire d’une spire de rayon 5 cm parcourue par un courant d’intensité égale
à 1A vaut M = 8.10−3 A.m2
– le moment dipolaire d’un aimant dépend de son volume : un aimant usuel possède un
moment dipolaire de l’ordre 1 A.m2 .

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2. Champ dipôlaire magnétique (hors programme)

Les composantes du champ magnétique créé par


un dipôle M~ placé à l’origine O, s’expriment sur
la base des coordonnées sphériques (→

ur , →

uθ , −
u→
ϕ ) par

µ0 2M cos θ
Br =
4π r3
µ0 M sin θ
Bθ =
4π r3
Bϕ = 0

V. Champ magnétique terrestre


1. Description
En première approximation le champ magné-
tique terrestre correspond au champ créée par
un aimant placé au centre de la Terre mais dont
la direction ne coïncide par tout à fait avec celle
des pôles géographiques situés sur l’axe de ro-
tation de la Terre.
Ainsi le pôle nord d’une boussole (en rouge)
pointe vers le Nord (qui correspond en réalité
à un sud magnétique).
Le champ magnétique terrestre a subi des inver-
sions. Il s’est inversé environ 300 fois ces der-
niers 200 millions d’années. La dernière inver-
sion est survenue il y a 780 000 ans. Actuelle-
ment une anomalie magnétique apparaît dans
l’atlantique sud, prémisse possible d’une future
inversion ?
En 2013, le premier satellite SWARM a été mis sur orbite dans le but d’étudier le champ
magnétique terrestre (à terme, la mission utilisera 3 satellites).
http://www.cnes.fr/web/CNES-fr/5920-swarm.php
Le moment dipolaire de la Terre vaut MT = 7, 9.1022 A.m2 .

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2. Inclinaison magnétique
Le champ magnétique est incliné par
rapport au plan horizontal. Une bous-
sole, d’axe de rotation vertical, pla-
cée dans le champ magnétique s’aligne
parallèlement à la composante horizon-
~ H du champ magnétique. Le nord
tale B
de l’aiguille aimanté pointe approxima-
tivement vers le Nord géographique.
Pour visualiser l’inclinaison du champ
magnétique terrestre par rapport au
plan horizontal, on peut utiliser une
boussole d’axe horizontal perpendicu-
laire à l’axe nord-sud. On constate sur
l’image ci-contre que l’aiguille s’incline
d’un angle I = 60◦ (son nord pointant
vers le bas dans l’hémisphère nord).
À Paris, l’ordre de grandeur de la norme du champ magnétique est de 5.10−5 T (soit 0, 5 G (1
gauss correspondant à 10−4 T). La composante horizontale est de l’ordre de 2.10−5 T (0, 2 G).

3. Déclinaison
Une boussole d’axe de rotation vertical s’oriente dans de
sens de la composante horizontale B ~ H du champ magné-
tique et pointe vers le Nord magnétique.
La déclinaison magnétique est, en un point donné sur
la surface de la terre, l’angle formé entre la direction
du pôle Nord géographique et le Nord magnétique (il
s’agit donc d’un angle sur le plan horizontal du point
d’observation). Cet angle est compté positivement vers
l’est et négativement vers l’ouest.

Il existe des programmes qui permettent de calculer la déclinaison pour un lieu donné.
http://www.ngdc.noaa.gov/geomag-web/#declination
Des modèles tracent les courbes isogones (courbes d’égale déclinaison magnétique).

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US/UK World Magnetic Model -- Epoch 2005.0
Main Field Declination (D)
180° 210° 240° 270° 300° 330° 0° 30° 60° 90° 120° 150° 180°
-4

-20
20
0

0
0

20
10

-10
0
-3 20
0

10
-30

-10

-10
-20

10
60° 60°

-20

-10
10
20

0
20

0
0
10

-10
10

0
10
20 0
-2 -2

-10
0

-10
0
-1
10

0
0
10

-10
0
30° 30°

-10
0

0
10

10 0

0
-10
10
0
0

0
-10

0
0° 0°

0
-2

0
-1
0
10 10 -2
10 0

0
-10 10
0

10
-10

-10 -10 -1
-20 0
-20
-20

-20

10
-30

0
-30° -20 -2 -30°
0
10

-30
0

-1
-30

0
20 20 20 -40
-10

20
-20 -40 20

-2
0

10
-30
-50

-40
-20 0 -3

0
-5 0
20

-4
10

-1

20
0

0
-1
0

30 30 0
30 -50
-60 30
-60

-2 30
-4

0
-
40 -70 0 40
40 -5
0
-20

-30

-40

-50
-60° -60°

10
-60
-60

20
-10

-10
0
0
30

20

10

30
50
0

-7 -80 -70 40
40
50 -80 50
-90 60 60
-90 70

-12
50 -100 -110 80
90
1

0-2
100 70

-4
-3
-8
60

-1
1132100

-5
0030
-1
0-1
0 80

1415600
00
-7
-6
-1
1
40

0
0
-1
90

5060
180° 210° 240° 270° 300° 330° 0° 30° 60° 90° 120° 150° 180°

Map Date : 2005.0


Units (Declination) : degrees (Red contours positive (east), blue negative (west))
Contour Interval : 2 degrees
Map Projection : Mercator

VI. Ordres de grandeur


La mesure de la norme du champ magnétique s’effectue avec un teslamètre.

Champ magnétique terrestre : 5.10−5 T soit 0.5 G.

Champ entre deux bobines de Helmoltz , alimentées par 1 A (50 spires, R = 20 cm) : 10−4 T

Champ à la surface d’un aimant de bonne qualité (les meilleurs étant au néodyme) : 0, 1 à 1 T

Champ au voisinage d’un électroaimant : de 1 à 10 T


Une électroaimant est constitué d’un bobinage de cuivre autour d’un noyau de fer doux. La
présence du fer amplifie le champ magnétique produit.

Champ créé par des bobines supraconductrices : de l’ordre de la dizaine de teslas (LHC, IRM).
Par exemple, CMS, une des détecteurs du LHC, utilise un solénoïde supraconducteur (fil en
alliage niobium-titane) refroidi par un circuit d’hélium liquide et parcouru par un courant
de 18 kA.

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