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Avant-propos

But et Objet du présent ouvrage A

L’objet principal de cet ouvrage est de donner aux candidats du Baccalauréat les
moyens de réussir leur épreuve de philosophie . Il veut avant tout être une réponse
aux problèmes pratiques des Candidats et un remède efficace à bien
compréhensible anxiété que ressentent les élèves de Terminales face à la
Dissertation Philosophique.

Un bon résultat à l’examen est souvent perçu comme l’effet d’une sorte d’inspiration
intellectuelle, voire la chance de tomber sur « bon sujet » ou sur un bon
« correcteur ».

Toutefois, l’ambition de ce vade-mecum n’est pas seulement de fournir une méthode


pour aider les candidats à se préparer efficacement à faire les exercices qu’on attend
d’eux.

Mais notre souci a aussi été de donner le maximum d'information:

- Sur le contenu philosophique et les principales doctrines des philosophes.

Plan et contenu du présent ouvrage.

Afin d'en rendre la lecture plus facile, cet ouvrage est divisé en deux parties:

- La première partie est consacrée à la méthode.

les candidats trouveront tout d'abord, des conseils généraux ayant trait à la
présentation matérielle des copies à la spécificité des discours philosophiques et
exigences rhétoriques etc. Ensuite, des méthodes propres à chaque exercice enfin,
ceux qui seraient réduits à entreprendre une révision de dernière minute, trouveront
une liste d'erreurs à éviter.

-la seconde partie porte sur des sujets traités sous les formes de dissertations
rédigées;

- D'un choix de citation d'auteurs.

- les controverses philosophiques que nous présentons dans cet ouvrage n'ont pas
pour but de soutenir l'idée, malheureusement assez répandue, qu'en philosophie
toutes les opinions se valent. Nous pensons, au contraire qu'il est possible de porter
un jugement éclairé sur une philosophie et de prendre part dans une polémique qui
oppose des thèses adverses. Il ne s'agit pas tant alors pour l'élève d'avoir sa propre
opinion sur des philosophies, controversées que d'être en mesure de fonder cette
opinion sur une argumentation cohérente. Apprendre à se connaitre en tend qu'être
humain à travers une démarche rationnelle inspirée des philosophes de l'histoire
permet de fonder l'exercice de sa liberté sur les lumières de la raison plutôt que sur
des opinions non réfléchies ou des croyances irrationnelles.

Les auteurs du présent ouvrage font la paroi que l'élève qui s'engagera dans une
telle réflexion philosophique en tirera profit lorsqu'il s'agira de prendre des décisions
importantes qui engagent son propre avenir.

Nous espérons que cet ouvrage sera, tout au long de l'année, un guide efficace et
qu'il aidera l'élève débutant, mais aussi l'étudiant en philosophie à organiser
concrètement son travail et préparer strictement une épreuve qui, est beaucoup
moins aléatoire qu'on ne se plait à le croire .

1-Conseils Généraux :

« T’arriveras à rien dans la vie parce que t’as mauvaise présentation ! »

Méthode:

Contrairement aux apparences, la question de la présentation matérielle de la copie


du baccalauréat n’est pas une question secondaire. C’est pourquoi nous la faisons
figurer en bonne place dans ce recueil de conseils.

Cela va sans dire

Ecrire lisiblement – Ecrire dans un Français correct - Ne pas rédiger en

style télégraphique ni faire usage des abréviations – Ne pas rédiger sa copie au


brouillon et Soigner la mise en page de sa copie, cela veut dire, d’abord, faire une
marge et s’astreindre à la respecter tout au long du devoir ; une copie « non justifiée
à gauche » impressionne toujours défavorablement le correcteur. Concrètement, une
copie de baccalauréat doit présenter de la manière suivante :

Introduction

Elle ne doit faire plus de cinq (05) lignes et moins d'une page.

Bien séparer l'introduction du début du développement (sauter 2 ou 3 lignes).

Première partie.

Elle ne doit pas être plus longue que les autres parties (au bac, maximum 2 à 3
pages).

conseils valables pour toutes les parties du développement:

Diviser chaque partie, suivant les cas, en deux ou trois sous parties. Faire un
paragraphe par sous- parties.

Entre chaque sous- partie, aller à la ligne et commencer le paragraphe par un léger
décrochement.
Avoir le souci de mettre en lumière le caractère ordonné et structuré.

Ne pas oublier la transition en fin de partie.

Deuxième partie.

A séparer nettement de la première(sauter 1 ou 2 lignes)

Pour le reste, même règle de présentation que pour la première partie.

Troisième partie.

Même conseils de présentation que les deux premières parties. Ne pas oubliez de
bien équilibrer en quantité les trois parties de votre développement et de bien
marquer la distinction entre la conclusion et la fin de votre devoir !

Conclusion.

Il n'est pas obligatoire de bâcler ou d'en faire le résumé fourre-tout de votre devoir!

2- La Dissertation

A. Ce qu'est une dissertation

« Disserter, c’est parler avec détail sur une matière quelconque en observant une
certaine suite dans les raisonnements. »(Denis Diderot)

La dissertation est l’un des exercices fondamentaux du système éducatif français. Il


s’agit de mettre en œuvre, de manière ordonnée et argumentée, une réflexion
personnelle sur le sujet déterminé.

Elle doit y comporter une introduction, qui fixe le sens que l’on donne à la question
posée et trace le chemin que l’on se propose de suivre dans l’examen de ses
implications ce qu’on appelle (« la problématique ») un développement de deux
parties ou trois et une conclusion qui fait le bilan du parcours accompli et ouvre des
perspectives qui n'étaient pas apparentes au départ.

Elle est censée être le produit d’une réflexion personnelle. La dissertation n’est donc
pas une question de cours. Il ne s’agit pas de citer divers doctrines philosophiques
plus ou moins bien plaquées sur le sujet. Certes une culture philosophique minimale
est sans doute nécessaire pour stimuler et orienter sa réflexion, mais en aucun cas
elle ne doit être restituée « en bloc ».Le travail réel consiste bien plutôt à mettre en
évidence le lien entre le point doctrinal, que l’on fait référence à une doctrine
philosophique, toujours se poser la question : « Est-ce que le rapport entre ce que
j’écris et le problème que je suis en train de traiter est clair, ou bien faut-il que
j’explique davantage?».Il n'est guère d'insister plus avant sur le risque qu'on court à
apprendre par coeur et sans les comprendre des morceaux de cours ou de doctrine.
« Car ce n’est pas assez d’avoir l’esprit bon, l’essentiel est de l’appliquer bien »(René
Descartes)

B. L'analyse du sujet

le travail préparatoire

L’analyse de la question (durée conseillé 5 minutes)

Le premier reflexe doit être de se donner les moyens de faire face au sujet, lequel se
présente toujours sous la forme d’une question. Dans cette perceptive, l’important
est d’essayer de donner du sens à la question, laquelle n’a pas nécessairement un
sens philosophique. C’est pour cela qu’il faut procéder à l’analyse de la question qui
vous est posée. Analyser c’est-à-dire examiner les différentes significations que peut
avoir chacun des termes du sujet.

Cette analyse ne doit cependant perdre de vue son objectif : il s’agit de décortiquer la
question dans le but de dégager les problèmes qu’elle pose. Bref, on ne doit pas
procéder à l’analyse du sujet n’importe comment. Bien des candidats confondent
l’analyse du sujet avec le déplacement de la question, voire, parfois, avec son
annulation. Si analyser veut dire « décomposer en ses éléments premiers », que cela
n’entraine pas le candidat à l’éparpillement et à la dispersion !

L’analyse des termes d’un sujet doit être (durée : 8 à10 minutes)

C. Organiser le plan et faire la problématique

C’est dans le sens, le moment le plus important de la dissertation. Il s’agit de


déterminer la manière dont on va envisager le sujet à partir de la mise en lumière des
problèmes philosophiques qu’il implique. Le mouvement de la réflexion est donc
inverse à celui de l’analyse, puisque l’objet de cette opération est de rassembler les
résultats de l’analyse du sujet et de prendre appui sur eux afin de poser un certain
nombre de questions de nature philosophique qui, une fois ordonnées et liées entre
elles par un fil conducteur, constitueront ce que les professeurs de philosophies
appellent une problématique.

Règle générales de l'analyse:

Règle 1 : Il faut analyser chacun des termes du sujets sans en omettre un seul. Il
peut arriver que l’on trouve des termes univoques dans les libellés d’un sujet, mais
ce n’est pas le cas fréquent. Ne pas se priver donc de ce point d’appui éventuel pour
construire la problématique.

Règle 2 : Il s’agit de donner un sens au sujet. Il faut donc faire preuve d’imagination
et le moyen le plus sûr pour rendre l’imagination un peu plus fertile est de bien
réfléchir sur les emplois dans la langue courante.
En effet, ce type d’enquête permet d’ouvrir des perspectives sur le sujet qui n’étaient
pas nécessairement apparentes au départ.

Règle 3 : Ne pas hésiter à utiliser, pour conduire l’analyse, la recherche des


antonymes des synonymes, des termes voisins, etc.

D. étapes de l'élaboration du plan

Règle 1 : Multiplier les questions pour étoffer la problématique en se demandant


quels sont les présupposés et les jeux de la question posée.

Règle2 : Classer les problèmes dégagés précédemment suivant leur degré de


proximité avec la question initiale posée.

Règle 3 : Chercher à formuler un fil conducteur.

Règle 4 : Présenter au brouillon son plan de la manière suivante :

1) Titre de la première partie éventuellement sous la forme d’une question) titre des
différentes sous-parties.

2) Titre de la deuxième partie (éventuellement sous la forme d’une question) titre des
différents sous-parties

3) Titre de la troisième partie (si le développement compte trois parties


éventuellement sous la forme d’une question) titre des différentes sous-parties.

L’intérêt de ce genre de présentation est de plier la réflexion à un cadre formel qui


l’oblige à trouver des éléments qu’elle n’avait pas nécessairement en vue au départ,
afin de « remplir les cases vides ».Il a donc d’abord une valeur heuristique et doit
aider le candidat à mieux prendre conscience de sa démarche. Cependant, il ne faut
pas que ce genre de procédé bloque la réflexion.

Il peut arriver qu’on ne parvienne pas à « remplir certaines cases » : il faut alors
remanier son plan, afin de rééquilibrer.

Règle 5 : Donner les contenus précis à son plan, c’est-à-dire l’inventaire des
exemples, des points de doctrine que l’on entend développer dans la dissertation, et
les rangers à leurs places respectives dans le plan.

Il est possible que le contenu des parties du développement conduise à modifier


l’allure générale, voire le sens, dans ce cas, ne pas hésiter à remanier son plan de
manière à le rendre plus cohérent. Comme dans tout le procédé de fabrication, il faut
faire preuve de souplesse et d’adaptation. D’une manière plus générale, les
différentes étapes de la fabrication de la dissertation peuvent interférer. Cela n’est
pas étonnant, car une dissertation est, en théorie du moins, un produit vivant, les
parties sont organiquement liées les une aux autres.

E. comment rédiger sa dissertation


Savoir faire une introduction

En dissertation, surtout au baccalauréat, il est essentiel de savoir faire une bonne


introduction.

Ceci comporte trois parties

-une captation bénévoles ou, si l’on préfère, une bonne entrée en matière.

-Ensuite, poser la question du sujet dans son libellé initial de préférence.

-Mettre en place la problématique.

Erreurs à éviter

-Il ne faut pas donner au lecteur l’impression que le problème est déjà résolu, et que
l’introduction se présente comme le résumé anticipé des résultats de la dissertation.

-Ne poser de problème, faire une introduction sans contenu et n’introduisant rien est
un deuxième type d’erreur grave encore.

-une mauvaise impression donnée au départ est souvent difficile à effacer par la
suite. Il faut donc absolument soigner ses introductions.

La rédaction du développement

Le développement ne doit pas être l’objet d’une rédaction préalable pour cela.
Toutefois, pur les « candidats émotifs »et qui ont tendances à s’affoler en cours de
route, ou même pour les rêveurs qui laissent vagabonder leur imagination au cours
de route de la rédaction, on ne saurait trop insister sur le nécessité de faire un plan
détaillé au préalable. Il est même utile de rédiger ;à l’avance, quelques phrases de
transition dont l’aspect rhétorique peut « bloquer »certains.

La conclusion

La conclusion a pour fonction de faire le bilan du trajet parcouru et de donner une


réponse circonstanciée et nuancée à la question au départ, et, éventuellement,
d’ouvrir des perspectives de développement et .Attention, toutefois à ne pas
découvrir dans la conclusion un aspect important du problème qui aurait
nécessairement un traitement dans le cours du développement.

SUJET N°1: « L’art est à l’homme ce que la nature est à Dieu »


Expliquez cette affirmation de Victor Hugo.

TRAITE DU SUJET

Le rapport qui existe entre le beau naturel qui est le fruit de l’imagination créatrice de
Dieu et le beau artistique qui résulte de la conscience créatrice de l’artiste, est au
cœur de la réflexion esthétique.
Dès lors, on est en plan droit de savoir, en quoi l’art est à l’homme ce que la nature
est à Dieu. N’est-ce pas la beauté naturelle divine est la source d’inspiration de la
beauté artistique ? Dans les lignes qui suivent, nous essaierons de répondre à cette
question.

L’esthétique est le jugement d’appréciation en tant qu’il s’applique dans la distinction


du beau et du laid.

Quant à l’art, il est toute production de la beauté par les œuvres d’un être conscient
(André Lalande).

Ainsi, nous distinguons traditionnellement trois types de beauté:

1) la beauté naturelle ou la beauté du corps.

2) la beauté de l'âme ou la beauté intelligible

3) la beauté de l'idée ou la beauté artistique.

De ce point de vue, il existe un rapport de complémentarité entre la beauté naturelle


et la beauté artistique. car, c'est parce que la nature est divine que l'homme ne peut
prétendre à une création plus belle que celle du milieu naturel qui lui offre sa
représentation.il ne peut que la copier (imiter),c'est à dire la refaire une seconde fois
avec les moyens dont il dispose et telle qu'elle existe.

De par son omniscience et son omnipotence, Dieu a imprimé ses marques sur les
objets qu'il a crées en vue de les rendre beau; et l'artiste est une conscience
créatrice, une créature créatrice, un génie inspiré qui, ayant reçu un don
exceptionnel de la nature tente de produire du beau par l'imitation de celle-ci; c'est en
cela que s'explique cette affirmation qui non seulement fait de l'homme un créateur
des formes originales, mais implicitement le comparé à Dieu dans la création des
belles œuvres. C'est pourquoi François Bacon affirmera :l'art," c'est l'homme ajouté à
la nature".

Au regard de tout ce qui précède force est de reconnaitre qu'il existe un rapport de
complémentarité, d'une part entre l'homme et Dieu dans la création et d'autre part
entre la beauté naturelle qui est une œuvre divine et la beauté artistique qui est une
œuvre humaine. Cette beauté artistique, fruit de l'esprit humain n'est-elle pas
supérieur à la beauté naturelle? Il est permis d'en faire une réflexion personnelle.

SUJET N°2: parlant des formes d'art, un penseur écrit "une sculpture bien
achevée, bien inspirée vaut un livre, une chanson. un homme qui colore ses pensées
n'a pas pour unique fin d'exprimer le vrai mais d'éveiller l'attention " justifiez cette
affirmation .

TRAITE DU SUJET
Le rôle assigné à la sculpture et à la peinture dans l’expression des pensées, des
sentiments et des préoccupations de l’artiste relèvent d’une complexité
philosophique qui se fonde sur la complexité des techniques utilisées, des matières,
du sens esthétique, de l’espace et du temps.

C'est pourquoi un penseur estimera que la sculpture, une fois bien achevée et bien
inspirée vaut un livre, une chanson, et un homme qui colore ses pensées éveillent
l'attention. Des lors peut-on affirmer qu'une œuvre sculpturale est comparable à une
œuvre littéraire? En quoi la couleur peut-elle exprimer une pensée et éveiller une
attention?

Les formes d'art désignent l'ensemble des différentes manifestations de la vie


artistique. Ainsi, la sculpture est considérée comme l'art le plus ancien et le plus
sacré dans la mesure où les œuvres sculpturales ont longtemps servi d'objet de
vénération ou d'adoration.

De ce point de vue, les œuvres sculpturales, surtout africaines aident à faire passer
l’esprit d’un génie ou d’une force surnaturelle, elles transgressent la forme au profit
du contenu, du sens, de ce que l’œuvre d’art exprime, suggère, symbolise ou vitalise.

A titre d’illustration nous avons :

*La statue de la Reine Pokou qui résume l’histoire d’une héroïne qui, au prix du
sacrifice de son fils unique avait sauvé son peuple.

*La statue de Soundiata Keita exprime le rôle héroïque joué par ce unificateur du
Mandingue. C’est par rapport à son double rôle comparatif qu’une œuvre sculpturale
est considérée comme un livre, une chanson. Car un grand livre résume la pensée
de son auteur, comme ‘’L’enfant noir’’ de Camara Laye et une chanson exprime
également un sentiment ou les préoccupations d’un musicien comme ‘’Ouvrez les
frontières’’ de Ticken Jah Fakoly.

Cette dans cette perspective que s’inscrit aussi la peinture qui d’ailleurs est
considérée comme l’art le plus secret. Car si l’écrivain immortalise ses pensées, le
peintre quant à lui exprime ses pensées à travers les couleurs en ce sens que
chaque couleur représentée sur le tableau de peinture exprime une idée dont le
secret ne trouve que dans l’esprit du peintre.

En somme, retenons que les œuvres sculpturales et celles produites par la peinture
expriment les idées, les sentiments au même titre que les œuvres littéraires et
musicales.

Cependant, la peinture et la sculpture n’ont-elles pas tendance à perdre cette


symbolique et signification par leur profanation ou leur désacralisation ?
SUJET N°3:« Il n’ya pas de monstre odieux qui par l’art imité ne puisse plaire aux
yeux ».Que vous inspire cette affirmation de Boileau dans son œuvre.« art
poétique » ?

TRAITE DU SUJET

La mission principale de l’artiste consiste à produire une œuvre d’art susceptible ou


capable de procurer une jouissance esthétique chez l’amateur, en s’inspirant bien
entendu de la beauté naturelle. Mais par le fruit des ressources de son imagination
créatrice, l’artiste peut créer du beau en s’inspirant de ce qui est laid ou odieux.

Des lors en quoi un monstre odieux qui par l'art imité peut plaire aux yeux?

Est-ce que toute œuvre s'inspirant de la frayeur peut plaire à tous les hommes?

L'art selon André Lalande: "Est toute production de la beauté par les œuvres d'un
être conscient". il exige une habileté, une finesse mise dans l'exécution d'un ouvrage
ou d'une œuvre.

De ce point de vue, l’artiste qui est une conscience créatrice, une créature créatrice
tente de produire du beau en s’inspirant de la beauté naturelle. Car c’est parce que
la nature est divine que l'homme ne peut prétendre à une création plus belle que
celle du milieu naturel qui lui offre sa représentation.

Mais l’artiste n’est pas seulement qu’imitateur de la beauté naturelle qui est la
représentation d’une belle chose ; il est aussi celui qui est capable de rendre beau ce
qui est laid, de rendre agréable et admirable ce qui est monstrueux et odieux.

C’est la belle représentation d’une chose.

A titre d’exemple : Nous avons le tableau de peinture représentant le serpent le lion,


le monstre,….qui sont admirés par les amateurs mais qui n’osent pas les toucher
vivants ou à l’état naturel. Le chimpanzé laid à l’état naturel peut plaire aux amateurs
par la belle représentation que l’artiste en fait.

Cependant, il convient de signaler que l’art est caractérisé par la singularité du goût
et l’universalité du beau. Car le beau n’est pas ce qui plait à tous mais ce qui mérite
de plaire à tous les hommes.

Si cela en est ainsi, il peut y avoir des monstres odieux qui par l’art imité ne puisse
pas plaire aux yeux. Car l’artiste dans sa création artistique peut nous présenter
l’horreur, la tragédie, l’effroyable, le pathétique, l’épouvantable…ce qui est
épouvantable suscite un sentiment de peur, de rêve cauchemardesque chez les
amateurs.

A titre d’illustration nous avons :La représentation cinématographique dans laquelle


on trouve des vampires, des fantômes ;des scènes d’égorgement des voix
effrayantes…
En somme, nous pouvons retenir que l’artiste fait preuve d’ingéniosité, de finesse et
de créativité& pour tenter de rendre l’odieux beau et capable de susciter un
sentiment esthétique chez l’amateur ;mais pas tous les amateurs, surtout ceux à qui
cette représentation peut inspirer la peur.

Peut-on alors dire qu’il existe une œuvre d’art sans amateur qui déteste ou qui en
jouit ?

SUJETN°4:« l’art est-il la représentation d’une belle chose, ou la belle


représentation d’une chose ? Que pensez- vous de cette mystique de l'intuition
esthétique?

TRAITE DU SUJET

La notion de la valeur esthétique d’une œuvre d’art constitue l’épine dorsale des
investigations esthétique de plusieurs philosophes qui ont émis des idées
divergentes : certains soutiennent que cette valeur réside dans l’apparence
esthétique de l’objet représenté, et d’autres estiment qu’elle réside dans le sentiment
esthétique que nous procure sa représentation.

Dès lors faut-il penser que l’art est la représentation d’une belle chose ou la belle
représentation d’une chose ?

L’art selon le dictionnaire philosophique d’André Lalande : « Est toute production de


la beauté par les œuvres d’un être conscient ».Ainsi, l’artiste se donne pour objectif
la création d’œuvre susceptible de procuré une jouissance esthétique chez l’amateur,
ce qui pose un problème de jugement du goût qui varie en fonction de la sensibilité,
du frisson, du regard, de la culture, de l’éducation et la philosophie de tout un
chacun. C’est pourquoi Platon dira qu’il ne s’agit pas de savoir ce qu’est une belle
chose, mais ce qu’est le beau.

De ce point de vue, la représentation d’une belle chose : Arc-en-ciel, horizon,


paysage, statue. Ces choses représentées belles peuvent ne pas être source de
jouissance ou de sentiment esthétique. Et par conséquent, l’artiste qui est son
créateur passera dans les annales de l’oubli.

Par contre étant un homme doué d’un talent exceptionnel de créativité, il se doit de
créer des œuvres d’art qui, par leur représentation puissent être pou lui une source
de succès et d’immortalisation.de ce fait, la belle représentation signifie, œuvre
capable de procurer une jouissance esthétique chez l’amateur. Dès lors, une œuvre
est belle lorsqu’elle attire l’adhésion de la majorité du public présent lors de sa
représentation ou de son exhibition. C’est dans cette perspectives que Boileau
affirmera : « Il n’y a pas de monstre odieux qui par l’art imité ne puisse plaire aux
yeux ».Ce qui veut dire que l’artiste peut rendre beau ce qui est laid, horrible à l’état
naturel.

Exemple: Le chimpanzé, le serpent.


Il y a à retenir essentiellement que la valeur dune œuvre d’art réside dans la
jouissance esthétique qu’elle procure à l’amateur par sa belle représentation.

Cependant, toute valeur esthétique d’une œuvre d’art ne commence-t-elle pas par
son apparence esthétique ?

SUJET N°5:« Une belle œuvre ne se prouve pas, elle s’éprouve » Que pensez-
vous de cette affirmation?

TRAITE DU SUJET

La notion de belle œuvre se définit par des principes qui répondent à nos besoins
physiologiques, affectifs et intellectuels d’équilibre, d’harmonie et d’unité confèrent à
l’œuvre une vie autonome en accord avec la sensibilité de l’amateur et le message
de l’artiste. Mais l’appréciation du goût varie en fonction des sociétés et des
époques.

Dès lors peut-on affirmer qu’une belle œuvre ne se démontre pas mais elle se sent ?

Une œuvre d’art selon Aristote : « Est un composé de matière et de forme.la forme
étant imposée à la matière par l’action de l’homme, action dirigée par une idée ».

Ainsi, une œuvre d’art est belle lorsqu’elle est susceptible de procurer une jouissance
esthétique chez l’amateur. Sa valeur s’explique selon deux raisons : La
contemplation et la jouissance. Ce qui veut dire que sa valeur n’existe pas en elle-
même, mais elle se lit en elle.

L’artiste, ayant reçu un dont exceptionnel de la nature tente de produire du beau en


faisant appelle aux ressources de son imagination créatrice. Mais il ne revient pas à
l’artiste d’apprécier son œuvre ni de démontrer ou de prouver sa valeur esthétique ;
c’est l’amateur qui en est juge et qui apprécie la beauté de l’œuvre selon la
sensibilité, le goût, le choix, le frisson et le regard. Car ce sont les différents plaisirs
de notre âme qui forment les objets du goût : le beau, le bon ; l’agréable, le naïf, le
délicat, le tendre, le gracieux, le noble, le grand le sublime, le majestueux…

C’est pourquoi un penseur dira : « la beauté d’une œuvre d’art ne se trouve pas dans
l’objet observé mais dans les yeux de celui qui le contemple ».c’est-à-dire les
sources du beau, du bon et de l’agréable se trouvent dans nous-mêmes. Donc, c’est
nous qui faisons parler l’objet.

Lorsqu’une chose a une utilité pour nous, nous disons qu’elle est bonne.

Lorsqu’un nous trouvons du plaisir à voir sans que nous y démêlions une utilité
présente nous disons qu’elle est belle.

En définitive, nous pouvons retenir que la beauté d’une œuvre d’art n’existe pas en
elle mais dans les yeux de celui qui la contemple. Ce qui fait de la notion de beauté
l’aboutissement d’une évolution qui va de l’agréable et de l’attrayant au beau.
Cependant, quelle est l’objectif de la contemplation esthétique si elle ne vise pas de
but utilitaire ?

SUJET N°6:« l’homme ne peut dépasser sa condition mortelle que par la révolution
ou l’art. C’est-à-dire en accomplissant un acte dont la portée excède celle de son
existence particulière ».

Justifiez cette affirmation d'André Malraux.

TRAITE DU SUJET

l'immortalisation de l'artiste à travers ses œuvres constitue l'une des préoccupations


majeures des esthéticiens. c’est dans cette logique que Malraux affirme que l’homme
ne peut s’immortaliser qu’au travers de ses œuvres qui échappent à l’usure du
temps. Dès lors, peut-on dire que l’art et la révolution peuvent-ils permettre à
l’homme de s’immortaliser ? Telle est la question justificatrice dans les lignes qui
suivent.

L’engagement est l’action ou l’attitude de l’intellectuel ou de l’artiste qui, prenant


conscience de son appartenance à la société et au monde de son temps, renonce à
une position de simple spectateur et mais sa pensée et son œuvre au service d’une
cause .D’où par conséquent un écrivain, un artiste, un leader d’opinion engagés.
L’engagement, n’est pas un vain mot, mais un comportement de tous les jours que
l’écrivain doit observer pour défendre la cause des peuples opprimés. C’est pourquoi
Aimé Césaire dira : «Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n’ont point de
bouche. Ma voix, ma liberté de celles qui s’affaissent au cachot du désespoir ».De ce
point de vue, l’écrivain est la voix des sans voix. l’avocat défenseur des peuples
opprimés. Celui qui ose dire tout haut ce que le peuple murmure tout bas, il doit
favoriser une prise de conscience en dénonçant l’injustice, la dictature, le vol, la
corruption, le détournement de denier public, etc...C’est dans ce contexte que jean
Paul Sartre dira : « La littérature vous jette dans la bataille. Car écrire, c’est une
certaine façon de vouloir la liberté. Si vous commencez, de gré ou de force, vous
êtes engagés. »

Au plan artistique, l’artiste est une conscience créatrice, une créature Créatrice, un
créateur des formes originales, un génie inspiré qui exerce son talent sur une matière
en vue de la transformer à sa guise pour en faire une œuvre d’art engagée au
service d’une cause. Son œuvre n’a de valeur que lorsqu’elle s’enracine dans le
milieu auquel il appartient. Des artistes comme Bob Marley, Alpha Blondy,… se sont
illustrés et immortalisés au travers de leurs œuvres qui dépassent leurs conditions
mortelles.

Quant à la révolution scientifique, elle est l’ensemble des changements quantitatifs et


qualitatifs intervenus dans les domaines scientifique, technique et technologique
depuis la révolution industrielle jusqu’à nos jours. Des savants comme Isaac Newton,
Nicolas Copernic, Albert Einstein, Lavoisier, Mendelev et tant d’autres se son
immortalisés au travers de leurs œuvres ;leurs inventions, leurs découvertes
scientifiques techniques et technologiques ont transformé notre monde en un village
planétaire. C’est pourquoi Jean Rostand dira : « La science a fait de nous des dieux
avant que nous ne méritions d’être des hommes ».

En remontant la pente de l’histoire, nous nous rendons à l’évidence que certains


hommes bien qu’étant morts continuent d’exister dans la mémoire collective de leur
peuple. Parmi eux on peut toujours citer entres autres : Patrice Lumumba, Ernesto
Chéguévera, Hailé Djébré Sélassié, Ahmed Sékou Touré, Thomas Sankaran sont
des héros nationaux qui ont sacrifié leur vie sur l’autel de l’indépendance politique de
leurs Etats. C’est dans ce contexte qu’André Malraux affirma : « Mourir est passivité,
mais se tuer est acte. »

Autrement dit tuer quelqu’un pour sauver le monde, n’est pas bien agir ;mais se
sacrifier soi-même pour sauver l’humanité, voilà qui est bien agir.

Au plan culturel, des grands hommes de culture, comme des cinéastes, des
dramaturges sans oublier les fondateurs des traditions, des coutumes, des mœurs et
restent toujours immortels tant qu’il y aura la réviviscence de leurs œuvres.

Au plan environnemental, tous ceux qui se sont illustrés dans le domaine de la


protection de l’écosystème et de la biodiversité ne sont pas en reste. C’est pourquoi
un proverbe indien dira : « Celui qui a planté un arbre avant de mourir n’aura pas
vécu inutile ».

En somme, l’art et la révolution sont des véritables creusets d’immortalisation de


l’homme qui au travers de ses œuvres artistiques, littéraires, historiques,
scientifiques, techniques et technologiques rend non seulement service à l’humanité
mais aussi se rend immortel autant que ses œuvres échapperont à l’usure du temps.
N’est- ce pas vivre, c’est apprendre à mourir, et refuser de mourir c’est apprendre à
s’immortaliser ? Il est perrmis d’en faire une réflexion personnelle

SUJET N°7:« S’il est vrai que la beauté d’un objet n’est pas manifeste pour chaque
spectateur ;il faut affirmer que rien n’est vraiment beau et que tout peut être beau
pour qui sait voir et relier les choses entres elles ».

Commentez ce point de vue d'un penseur.

TRAITE DU SUJET

La notion de la beauté est à la fois complexe et relative dans la mesure où il n’y a


pas un critère précis pour cerner sa nature. C’est pourquoi un penseur dira :Que rien
n’est beau dans la mesure où les hommes n’apprécient pas les choses de la même
manière et qu’une chose n’est belle que lorsqu’elle provoque un sentiment chez
l’homme. En quoi la notion de la beauté est-elle complexe et relative ? Nous
tenterons de commencer cette question dans les lignes qui suivent.
La beauté selon Emmanuel Kant : « Est la forme de la finalité d’un objet en tant
qu’elle y est perçue sans représentation de fin ».Autrement dit, le beau est ce qui
éveille en nous une émotion esthétique. Mais cette notion est à la fois complexe et
relative dans la mesure où une chose peut plaire à une catégorie de personnes et
déplaire à une autre au même moment. C’est ce qui fait dire à un penseur : « la
beauté d’un objet n’est pas manifeste pour chaque spectateur, il faut affirmer que
rien n’est vraiment beau et que tout peut être beau pour qui sait voir et relier les
choses entres elles ».

C'est ainsi dire que la beauté d’un objet n’est pas un attribut particulier à mille et un
objets. Car le goût, le choix, les couleurs ne se discutent pas. Une chose qui est belle
pour Paul peut-être au même moment laid pour Pierre selon leur sentiment distinct.
C’est pourquoi Platon pose cette célèbre question : « Est-ce que nous aimons une
chose parce qu’elle est belle, ou bien elle est belle parce que nous l’aimons ? ».Alors
il n’y a pas de beauté si non que des beautés dans la mesure où l’art est caractérisé
par la singularité du goût et l’universalité du beau.

D’où la relativité de la notion de beauté. La seule condition permettant aux


spectateurs de saisir le beau est de savoir relier les choses entre elles. On n’aime
pas une chose, mais on aime quelque chose en une chose.

En somme, la notion de beauté dépend de nos sens, de nos désirs de nos affections,
en même temps de notre philosophie, de notre culture et de notre éducation.

La beauté n’est-elle pas une finalité sans fin ? Il est permis d’en faire une réflexion
personnelle.

SUJET N°8:« L’homme montre mieux son habilité dans les productions surgissant
de l’esprit qu’en imitant la nature »

Discutez cette affirmation de Hegel.

TRAITE DU SUJET

La problématique de la source d’inspiration de l’artiste divise les esthéticiens. Pour


les uns, l’artiste doit imiter la nature, pour les autres, toute imitation de la nature par
l’artiste n’est as une création. C’est pourquoi Hegel dira que l’artiste fait preuve de
savoir-faire dans la création des œuvres provenant de sa conscience créatrice qu’en
s’inspirant de la beauté naturelle. Dès lors, l’art est-il imitation de la beauté naturelle
ou création d’œuvre imaginaire ?

L’art désigne l’ensemble des créations matérielles et immatérielles, produites par les
artistes par le biais des ressources de leurs imaginations créatrices, et destinées à
procurer une jouissance esthétique chez l’amateur. De ce point de vue, l’art demeure
incontestablement une création, c’est-à-dire l’artiste met au service du spectateur ce
qu’il n’a pas l’habitude de voir. D’ou par conséquent l’artiste est une conscience
créatrice, une créature créatrice, un génie inspiré, un créateur des formes originales
qui exerce son talent artistique ou son ‘moi’ sur une manière en vue de la transformer
à sa guise pour en faire une œuvre d’art sans référence à la beauté naturelle.

C’est dans cette logique que Hegel affirmera : « L’homme montre mieux son habileté
dans les productions surgissant de l’esprit qu’en imitant la nature ».Cette affirmation
s’inscrit dans le cadre du surréalisme qui prône la non imitation de la nature par l’art.
Car toute imitation de la nature part l’artiste n’est pas une création mais une
reproduction. Ainsi, l’artiste doit rendre visible, transfigurer et non transposer. C’est
pourquoi ce même Hegel affirmera : « Le beau artistique est supérieur au beau
naturel parce qu’il est le produit de l’esprit ».

Cependant, la conception réaliste quant à elle soutient que l’art doit imiter la nature.
L’homme ne peut pas faire mieux que la beauté naturelle qui est sa source
d’inspiration. Il doit donc refaire une seconde fois la nature avec les moyens dont-il
dispose et telle que la nature existe.

Il ressort de ces deux courants artistiques un constat signalé par Francis


Bacon : « L’art c’est l’homme ajouté à la nature »..L’artiste n’imite pas la beauté
naturelle mais il l'a récrée.

En somme, nous pouvons affirmer qu'il soit imitation de la nature par l'artiste ou
création d'œuvre imaginaire, toujours est-il que l’art consiste à créer du beau destiné
à procurer une jouissance esthétique chez l’homme. Peut-il y avoir œuvre d’art sans
référence à la nature ? Il est permis d’en douter.

SUJET N°9:Peut- on aimer une œuvre d'art sans la comprendre?


TRAITE DU SUJET

La question que nous pose le sujet nous place d’emblée dans le champ esthétique.
L’œuvre d’art est une création de l’artiste dont il conviendra d’en étudier les
modalités. En ce sens, elle est production et se tourne généralement vers le Beau
ou au demeurant à un rapport avec la contemplation esthétique ce qui est bien le
problème et l’enjeu. En effet, « aimer une œuvre d’art » c’est ressentir une émotion
devant la contemplation de cette œuvre .Le sujet « peut-on aimer une œuvre d’art
sans la comprendre »nous interroge donc sur la possibilité ou la capacité du
spectateur à ressentir un plaisir esthétique durant la contemplation de l’œuvre sans
la comprendre. La formule « sans la comprendre » constitue alors une clause
restrictive à ce plaisir esthétique. La compréhension c’est par intuition qui coïncide
avec la chose, l’œuvre d’art en l’occurrence. Dans ce cas, il semblerait que le plaisir
esthétique soit toujours une compréhension d’art suppose un certain degré de
culture artistique.

Dès lors, faire dépendre le plaisir esthétique d’une connaissance se serait presque
ruiner la possibilité même pour un grand nombre de personnes de pouvoir aimer une
œuvre d’art. C’est bien la première intuition que nous avons face à une telle
question. En effet, de par notre expérience, il semble que l’on puisse aimer une
œuvre d’art sans en saisir tout le sens. Mais le regard ne serait-il pas aveugle ?
Plaisir esthétique et compréhension peut-il aller de paire ? C’est donc la définition
même du plaisir esthétique qui est ici en jeu. Ainsi, s’il apparaît possible de dire que
l’on ne peut aimer une œuvre d’art sans la comprendre en tant que l’on doit faire
corps avec celle-ci en jeu. Ainsi, s’il apparait possible de dire que l’on ne peut aimer
une œuvre d’art sans la comprendre en tant que l’on doit faire corps avec celle-ci
(1ère partie), il faudra tout de même interroger la valeur de ce regard de cet amour, de
ce plaisir pour peut-être en saisir la limite (2nd partie) pouvant nous amener à une
redéfinition du plaisir esthétique (3ème partie).

SUJET N°10:Il est d’une expérience éternelle que tout homme une fois au pouvoir
est porté à en abuser. Il va jusqu’à ce qu’il trouve des limites. Et pour qu’on n’abuse
pas du pouvoir, il faudrait que par la disposition des choses, le pouvoir arrête le
pouvoir ». Expliquez cette affirmation de Montesquieu.

TRAITE DU SUJET

Le principe sacro-saint de la séparation des pouvoirs dans un Etat de droit où la


personne humaine est considérée comme une valeur est toujours d’actualité dans les
communautés étatiques éprises de paix, de liberté et de démocratie. La
concentration de tous les pouvoirs entre les mains d’une seule personne conduit à
une dérive dictatoriale. C’est pourquoi dans son œuvre politique intitulée : ‘’L’esprit
des loi’’ (1748) Montesquieu estime que la détention de tous les pouvoirs par le seul
homme d débouchera à une dictature s’il n’y a pas de contre pouvoirs. En quoi le
pouvoir peut-il arrêter le pouvoir ? Nous tenterons d’apporter un éclairage nouveau à
cette question dans les lignes qui suivront.

Le pouvoir est la capacité ou la puissance d’agir. Autrement dit, il est une prérogative
offerte à une personne ou à un groupe de personnes en vue d’exercer son autorité
sur une entité humaine conformément à une loi en vigueur. De ce point vue, l’homme
étant un animal politique comme l’atteste Aristote, il serait prétentieux voire
suicidaire de lui confier le pouvoir sans préconiser un contre- pouvoir qui freinerait
ses dérives dictatoriales. Car l’histoire politique de l’humanité fut caractérisée
pendant des siècles et des siècles par une irrésistible ascension au pouvoir des
hommes ayant la boulimie du pouvoir qui n’avaient qu’un seul objectif :conserver le
pouvoir à tout prix ;d’où la monarchie absolue fondée sur le pouvoir absolue dans
lequel tous les pouvoirs étaient concentrés dans les mains du Monarque ; et sa
volonté était considérée comme étant l’expression de la volonté populaire : «Le Roi
n’a de compte à rendre à personne, il n’est responsable que devant Dieu » selon
Bossuet.

Qui obéit au Roi obéit à Dieu. Qui désobéit au Roi aurait désobéit à Dieu. C’est lui la
justice, c’est lui le peuple et le guide éclairé qui a droit de vie et de mort sur ses
sujets.
Pour remédier à cette pratique dictatoriale d’un autre âge, les juristes et philosophes,
à travers la philosophie des lumières ont éclairé les despotes, leurs pratiques
déshumanisatrices et la conscience des masses populaires. Chose qui a abouti à la
séparation des pouvoirs en :

-Pouvoir législatif : chargé de voter les lois et de contrôler l’action gouvernementale.


En cas de dérive dictatoriale du Président de la République, l’Assemblée Nationale
peut convoquer une plénière extraordinaire pour voter une motion de destitution du
Président de la République.

-Pouvoir exécutif : chargé d’exécuter les lois votées par le parlement. Il peut
également dissoudre l’Assemblée Nationale si celle-ci s’oppose aux projets d'intérêt
national.

-Pouvoir Judiciaire : Chargé de veiller à l’application stricte des lois par le


gouvernement et la constitutionnalité des actes administratifs posés par l’exécutif, il
peut également demander la démission du Président de la République en cas de
parjure et en cas de délits flagrants comme la haute trahison et le viol.

En somme, la monocratie ou l’autocratie est un régime politique dans lequel les


droits et libertés fondamentaux des citoyens sont piétinés. Il reste entendu que c’est
dans un régime démocratique que la séparation des pouvoirs et les droits des
citoyens sont respectés. Existe-t-il réellement un Etat où le principe des séparations
des pouvoirs est respecté à la lettre ?

SUJET N°11:« Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il
ne transforme sa force en droit, et l’obéissance en devoir »

TRAITE DU SUJET

Le rapport entre la force et le droit dans un Etat constitue l’épine dorsale des
préoccupations des juristes et politiciens. Pour les uns, la force doit primer sur le
droit, et pour les autres, il faut faire prévaloir l’autorité de la loi c’est dans ce cadre
précis que Jean Jacques Rousseau estime que l’usage excessif de la force aboutit à
une dictature. En quoi la force peut-elle être au service du droit ? Telle est la
charpente de notre commentaire dans les lignes qui suivent.

Le droit est l’ensemble des conditions sous lesquelles la volonté individuelle de l’un
peut s’unir et s’associer à la volonté individuelle de l’autre conformément à une loi
universelle de liberté. C’est un ensemble de prescriptions juridiques dont
l’inobservation est passible de sanction. Le droit s’inscrit dans le cadre de la
promotion de la justice afin d’établir une balance égalitaire entre tous les citoyens.

-Egalité entre le plus fort et le plus faible ;

-Entre le riche et le pauvre ;

-Entre les gouvernements et les gouvernés ;


-Contre les malfrats, les hors la loi qui commettent des crimes, des infractions, des
délits et des contraventions.

Pour que l’autorité judiciaire compétente puisse faire régner la loi, il lui faut une force
répressive chargée d’établir la justice sociale. C’est pourquoi Blaise Pascal
dira : « La justice sans la force est impuissant et la force sans la justice est
tyrannique ». Autrement dit, il est nécessaire que ce qui est juste soit fort et ce qui
est fort soit juste. Cependant, le spectacle actuel du monde nous offre un scénario
politique dans lequel les hommes d’Etat marqués par la boulimie du pouvoir font un
usage excessif et disproportionné de la force pour réprimer toute velléité de
contestation populaire l’ensemble des prescriptions juridiques. dont l’inobservation
est passible de sanction. Le droit s’inscrit dans le cadre de la promotion de la justice
afin d’établir une balance égalitaire entre tous les citoyens.

C’est dans cette logique que Rousseau affirme : « Le plus fort n’est jamais assez fort
pour être toujours le maître, s’il ne transforme sa force en droit, et l’obéissance en
devoir ». :Le plus fort dont parle Rousseau n’est pas celui qui écrase le faible dans
l’arbitraire en se basant sur la loi de la jungle ;où la raison du plus forte était toujours
meilleur, mais celui qui agit conformément à la loi. C’est le cas des Présidents des
nations démocratiques, des hommes forts qui puisent leurs forces dans les
institutions fortes. C’est d’ailleurs l’occasion de rappeler la célèbre citation de Barak
Obama à Accra au Ghana : « l’Afrique n’a pas besoin d’Hommes forts mais des
Institutions fortes ».

Tout Président qui fera un usage excessif de la force sera victime d’une
désobéissance civile de la part de son peuple. C’est ce qui fait dire à Karl
Max : »Lorsque l’esprit s’empare de la masse elle devient une force matérielle ».

A titre d’exemples, nous avons le printemps arabe qui a balayé les Présidents
Tunisien : Zinedine Moubarak ; Lybie : Kadhafi.

C’est dans cette perspective que Montaigne dira : « la force, la violence peuvent
quelque chose mais pas toujours tout ».Les exemples Iranien, Afghan et la lutte
contre le terrorisme en font foi.

Au regard de tout ce qui précède, force est de reconnaitre que tout régime politique
ou tout gouvernement fondée sur la crainte, la peur, l’arbitraire et la tyrannie n’a
aucune légitimité et aucune légalité et s’effritera dès lors que le peuple prend
conscience. Le droit lui-même n’est pas un système violent contre la violence hors de
la violence ?

SUJET N°12 :« La justice sans la force est impuissante, la force sans la justice est
tyrannique ». Expliquez cette affirmation de Blaise Pascal.

TRAITE DU SUJET
Le rapport entre la justice et la force dans un Etat de droit constitue le cheval de
bataille des philosophes et juristes qui militent en faveur de la cohésion sociale et la
garantie de la stabilité de l’ordre constitutionnel. C’est dans cet ordre d’idées que
Blaise Pascal estime que tout usage de la force en dehors du cadre juridique relève
de la dictature. Des lors, la force peut-être au service du droit? En quoi l'usage
excessif de la force est-il source de dictature ?

Le droit ne demande que de respecter les règles égales pour tous. C’est un
ensemble de règles extérieures à la conscience que l’individu est contraint de
respecter sous peine de sanction. La justice qui en découle consiste à attribuer à
chacun ce qui lui revient de droit. Cela suppose deux conditions :

Premièrement ; établir une règle permettant de mesurer ou d’évaluer ce qui revient à


chacun ; et deuxièmes, appliquer cette règle équitablement.

Cependant, l’application des décisions judiciaires et étatiques nécessite l’usage de la


force par le biais des appareils répressifs de l’Etat : la police ; la gendarmerie,
l’armée ; la douane,…

Ainsi, les démocraties libérales conscientes du fait que tout détenteur d’un pouvoir
est exposé à la tentation d’en abuser, ont cherché à se protéger contre l’arbitraire par
la séparation des pouvoirs.

Ne pouvant faire qu’il soit nécessaire d’obéir à la force, on a fait qu’il soit nécessaire
d’obéir à la loi c’est-à-dire le pouvoir, la constitution. Par contre, l’usage excessif de
la force dans l’application des décisions judiciaires est une dérive totalitaire.

Ainsi, le droit ne serait rien d’autre que le déguisement de la force. Pour Karl
Marx : « Le droit n’est rien d’autre que la justification des intérêts économiques de la
classe dominante ».C’est dans le contexte que Jean Jacques Rousseau
affirme : « Le plus fort n’est jamais censé fort pour être toujours le maître, s’il ne
transforme sa force en droit et l’obéissance en devoir ».C’est-à dire le plus fort est
celui qui est investi de la confiance populaire et non celui qui fait usage des armes,
des moyens d’oppression pour légitimer son pouvoir. Rien n’autorise aussi à priver
de ses droits fondamentaux telle ou telle catégorie d’êtres humains par rapport à la
spécificité de la race d’ethnie de sexe de religion et de classe sociale.

En somme, il existe un rapport de complémentarité entre la force et la justice en ce


sens qu’il est nécessaire que ce qui est juste soit fort ce qui est fort soit juste. Peut-
on alors dire que le droit est un système violent contre la violence hors de la
violence ?

SUJET N°13:Parlant de l’Etat Paul valery : « Quand l’Etat est faible, on se


mange. Quand il est fort il nous écrase. Dans l’Etat actuel des choses il faut
combattre avec intelligence pour éviter la guerre ».Cette affirmation justifie t-elle les
spectacles du monde? .
TRAITE DU SUJET

Toute société humaine comme toute communauté vivante pour vivre en harmonie,
en paix et en sécurité a besoin d’un chef, d’un guide et d’une autorité politique. D’ou
la notion de l’Etat qui est l’expression d’une société organisée dans laquelle s’exerce
un pouvoir institutionnalisé ou de coercition détenant le monopole de la contrainte
organisée. Dès lors, l’Etat apparaît aux yeux de certains comme une institution
indispensable, et pour d’autre un véritable moyen de confiscation des libertés des
hommes. En quoi la faiblesse de l’Etat est-elle synonyme de désordre ? L’Etat n’est-il
pas l’antipode des libertés individuelles et collectives des citoyens ?

L’Etat est une personne morale dotée d’un pouvoir de décision, d’exécution et de
préservation des intérêts d’une nation. Il est né dans un contexte de relativisme
politique et juridique dans la gestion courante des affaires de la cité.

De ce point de vue, l’Etat a pour vocation première de maintenir la cohésion sociale


ou promouvoir un système de valeur et de croyance, garantir la stabilité de l’ordre
constitutionnel, maintenir la paix, la sécurité et la quiétude sociale et l’égalité de tous
les citoyens devant la loi. Autrement dit l’Etat est né pour mettre fin à l’état de nature
dans lequel les hommes s’entre tuaient, caractérisé par la loi de la jungle (la raison
du plus fort est toujours la meilleure), et idéologiquement l’Etat doit être capable
d’atteindre ses objectifs. Car sa faiblesse permettra aux hommes de se livrer à eux-
mêmes. Et cela nous amène indiscutablement au problème suivant : l’anarchie ou le
désordre, la violence physique et l’insécurité, la dépravation des mœurs qui
entrainera la délinquance juvénile et même sénile (prostitution, proxénétisme, la
criminalité, l’escroquerie…) le non respect de la constitution qui aboutit a un abus du
pouvoir et à une désobéissance civile. La fragilité de l’unité nationale qui peut être
source de velléité indépendantiste de la part de certaines communautés.

Cependant la gestion politique d’un Etat exige de la souplesse de la part des


autorités au risque de déboucher sur une dérive totalitaire dictatoriale, des politiques
tyranniques. Telle est le cas du Nazisme d’Adolph Hitler et les arrestations
arbitraires, la répression policière.

C’est pourquoi Hegel affirmera : « L’Etat doit être fort à l’intérieur pour imposer la
discipline et la rigueur et fort à l’extérieur pour étendre son empire ou son
hégémonie ».

En somme, nous pouvons affirmer que l’absence de l’autorité de l’Etat est synonyme
de désordre et de règlement de compte entre les hommes. Pourtant sa forte
puissance conduit à une dérive totalitaire. L’Etat n’est-il pas un véritable obstacle
pour la garantie des libertés et des droits fondamentaux des peuples ?

SUJET N°14 :« Le respect du droit est-il une garantie ou un obstacle pour la liberté
de l’homme ?. Expliquez.

TRAITE DU SUJET
Le rapport entre la liberté et le droit constitue la préoccupation majeure des
philosophes et juristes qui luttent en faveur de l’instauration d’un Etat de droit dans
lequel la personne humaine, au-delà des spécificités raciales, ethniques, sexuelles et
religieuses doit-être considérée comme une valeur digne d’être respectée et
protégée; d’où la nécessité d’établir une balance égalitaire entre tous les citoyens
devant la loi. Dès lors, on est en plein droit de se demander si le respect du droit est-
il favorable au respect des libertés individuelles et collectives de l’homme ? A la
négative en quoi les contraintes juridiques restreignent-elles nos libertés ?

En effet, le droit est l’ensemble des conditions sous lesquelles la volonté individuelle
de l’un peut s’unir et s’associer à la volonté individuelle de l’autre conformément à
une loi universelle de liberté. Autrement dit, le droit est l’ensemble des prescriptions
juridiques dont l’inobservation est passible de sanction.

Ainsi, le préambule de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de la france


(1789) qui est à la base de la déclaration universelle des droits de l’homme de l’ONU
du 10 décembre 1948 ,stipule : « Considérant que l’ignorance, l’oubli et le mépris des
droits de l’homme sont les seuls causes des malheurs publics et de la corruption des
gouvernements, les représentants de la communauté internationale on résolu
d’exposer les droits naturels inaliénables et sacrés de l’homme que les citoyens
sachent désormais leurs droits apparait comme une morale politique qui garantit la
liberté du citoyen. Car sans droit, les hommes se retrouveraient dans l’état de nature
qui est caractérisé par la loi de la jungle où la raison du plus fort est toujours la
meilleure.

De ce fait, la liberté de l’homme est subordonnée au respect du droit dont certains


articles de la déclaration des droits de France en sont une parfaite illustration.

La liberté personnelle : l’article 7 stipule : « Nul ne peut être accusé, arrêté ou détenu
que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu’elle a prescrites ».

La liberté d’opinion et de conscience : l’article 10 « Nul ne doit être inquiété pour ses
opinions mêmes religieuses pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre
public établi par la loi ».

La liberté d’expression : l’article 11 : « La libre communication des pensées et des


opinions est l’un des droits les plus précieux de l’homme, tout citoyen peut donc
parler, écrire, imprimer librement sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les
cas déterminés par la loi ».

Cependant, l’application du droit est un obstacle sérieux au plein épanouissement de


la liberté de l’homme qui est limitée ou conditionnée : »Ma liberté s’arrête là où
commence celle des autres ».Dès lors la liberté devient obéissance à la loi qu’on
s’est prescrite. Pour jouir donc efficacement de ses droits et de ses libertés on doit
s'acquitter honorablement de ses devoirs :
-Devoir envers Dieu, le chef ou l’autorité, le respect de la hiérarchie, la condamnation
à mort ; la prison, l’Etat de siège…sont des véritables obstacles à la liberté de
l’homme.

En somme, le respect du droit est d’une part une garantie pour la liberté dans la
mesure où il met fin à la loi de la jungle ; il est considéré d’autre part comme un
obstacle pour la liberté qui est limitée dans un cadre déterminé par la loi. La liberté
n’est-elle pas alors un idéal inatteignable ?

SUJET N°15: « Jeter une peine irrévocable sur une conscience qui peut se
corriger et se repentir, sur un être auquel il reste une étincelle si faible soit elle de vie
morale, c’est identiquement la même chose qu’enterrer un homme vivant ».

Expliquez cette affirmation de Victor Hugo.

TRAITE DU SUJET

La problématique de la peine de mort, dans un Etat de droit constitue l’épine dorsale


des préoccupations majeures des moralistes qui militent en faveur du respect de la
personne humaine qui doit être considérée comme une valeur digne d’être protégée.
C’est pourquoi elle représente aux yeux de Victor Hugo comme une extermination
cruelle synonyme d’enterrement d’un homme vivant chose qui est contraire aux
valeurs morales. Peut-on alors affirmer que la condamnation à mort est un acte
immoral ? Son application a-t-elle permis d’éradiquer le mal social ? Ne serait-il pas
nécessaire de s’intéresser aux causes et non aux effets, aux actes négatifs posés
par un criminel ou un assassin ?

Un Etat de droit est un Etat dans lequel la personne humaine est considérée comme
une valeur sacrée, digne d’être respectée et protégée par les institutions politiques
mises en place dans une communauté Etatique. Car le droit à la vie est le premier
droit inaliénable de l’homme.

De ce point de vue , la morale qui est un ensemble de coutumes et de mœurs, de


traditions et de normes, doit s’inscrire dans le même cadre en élevant l’individu au
sommet de sa gloire humaine. Ainsi, comme la moralité s’impose à l’homme sous
forme de sentiment ; de pitié, de tolérance, force est de constater que l’individu, en
dépit de l’axe du mal qu’il trace peut revenir un jour à des meilleurs sentiments si la
société lui impose des valeurs morales dans la mesure où l’homme est perfectible à
l’infini. C’est pourquoi Blaise Pascal affirmera : « La vraie morale se moque de la
morale ».Ce qui revient à dire que la morale impose la loi dans la société dont la
violation est passible de sanction sans tenir compte des désirs, des sentiments, de
l’esprit de tolérance. Or, un voleur ne doit pas être tué par ce qu’il a volé, on doit
chercher à savoir pourquoi il a volé. A résoudre cette cause, on pourra éradiquer les
effets. Le tuer se serait enterré un homme vivant. Car ce voleur peut changer de
comportement sous la pression des valeurs morales d’éducation, d’insertion ou
d’intégration sociale.
Par contre le droit et la politique ne tiennent pas compte de ces réalités morales et
sociales. Les décisions judiciaires même si elles ont contribué à diminuer les
criminels à travers la peine de mort, le crime existe toujours et la solution serait de
lutter contre les causes des crimes, des viols et non de s’attaquer à leurs effets.

En somme, toute condamnation à mort, qu’elle soit judiciaire ou extrajudiciaire est un


acte contraire à la valeur morale de tolérance et de pardon et doit être remplacée par
la prison à vie ou l’insertion professionnelle des malfrats. La morale de sentiment n’a-
t-elle pas aussi des limites à partir du moment où trop de tolérance conduit au
désordre ?

SUJET N°16 : « Sans l’Etat, ce serait la guerre de tous contre tous. Livrés à eux-
mêmes les hommes s’entre déchireraient au gré de leurs passions désordonnées »

Démontrez la véracité de cette affirmation de Bossuet.

TRAITE DU SUJET

L’Etat occupe une place de choix dans la préservation de l’unité nationale, la paix et
la sécurité des citoyens de façon générale. C’est pourquoi, Bossuet estime que sans
l’Etat, ce serait le désordre total qui mènerait les hommes à l’animosité. Dès lors,
quelle fonction joue l’Etat dans la préservation de la paix dans une nation ? En quoi
la disparation de l’Etat est-elle synonyme de l’instauration d’un désordre social ?

L’Etat est une personne morale dotée d’un pouvoir de décision, d’exécution et de
préservation des intérêts d'une nation. C’est l’ensemble des structures par lesquelles
le gouvernement exerce son autorité. Autrement dit, l’Etat est une communauté
juridique c’est-à-dire un ensemble d’individus soumis à une législation ; à une même
autorité politique. Auparavant l’Etat existait sous la dénomination de : « L’état de
nature » qui est Etat dans lequel l’homme était dominé par l’instinct de conservation
qui est l’expression de l’égoïsme et de la volonté de s’accaparer des biens d'autrui
selon la force qu’on possède et en faisant table rase de la balance égalitaire et
juridique. C’est la loi de la jungle où la raison du plus fort est toujours la meilleure.
Dès lors, l’homme était devenu loup pour l’homme.

Pour remédier à cette barbarie humaine, les hommes ont institué l’Etat civil en vue
de maintenir la cohésion sociale et de garantir la stabilité de l’ordre constitutionnel.
D’ou les institutions politiques qui sont l’ensemble des règles, des coutumes, des
forces et des pratiques qui conditionnent l’exercice du pouvoir dans une
communauté étatique. C’est de maintenir ‘’l’unité nationale propice à
l’épanouissement des citoyens. Ainsi, l’Etat joue une double mission ou fonction.

La fonction interne : Défendre l’intégrité ;

-Garantir la paix, la liberté, les droits et la sécurité des citoyens et de leurs biens à
travers les appareils répressifs que sont la police, la gendarmerie, l’armée, la
douane.
-Favoriser l’égalité de tous les citoyens devant la loi ;
-Construire les infrastructures scolaires, sanitaires et routières ;
-Promouvoir les activités économiques afin d’attirer les investisseurs privés.
1. La fonction externe :-Favoriser la coopération internationale et l’intégration sous-
régionale ;
-signer les pactes de non agression avec les autres Etats.
-Signer les accords de défense avec les grandes puissances qui pourraient intervenir
en sa faveur lors des agressions extérieures ;
-Rétablir les conventions et traités internationaux.
En somme, nous pouvons retenir que l’Etat est le garant de la stabilité, la quiétude,
de la paix et de la sécurité des personnes et de leurs biens. Sa disparition engendre
immédiatement un conflit d’intérêts personnels et égoïstes qui conduirait
inexorablement à une catastrophe humanitaire. Cependant, l’Etat n’est-il pas un
vaste cimetière dans lequel sont enterrées les libertés individuelles et collectives des
citoyens ?

SUJET (BAC 2005 SS) « Aussi prodigieuses que soient ses inventions et ses
découvertes, la science reste toujours une œuvre humaine qui n’a pu éliminer la
foi ».
Démontrez la véracité de cette affirmation d'un penseur.

TRAITE DU SUJET

Dans le souci constant d’interpréter rationnellement le monde et de saisir le


mécanisme fonctionnel de la nature, par la démystification des consciences, la
science a connu d’énormes progrès spectaculaires, mais reste cependant inachevée
dans la mesure où elle n’a pas expliqué tous les mystères de l’univers.
Dès lors, on est en plein droit de se poser les questions suivantes : Quelles sont les
mérites et les limites de la science ? En quoi est-elle une œuvre humaine qui n’a pu
éradiquer la foi ?
La science est un ensemble de connaissances théoriques et rationnelles portant sur
l’étude de la nature, de la société et de la pensée humaine. Au départ, elle était un
petit noyau de connaissances enveloppées de croyances superstitieuses qui s’est
développé peu à peu pour ensuite s’intéresser à l’étude de la nature.
Ainsi, elle s’est donnée pour vocation la démystification des sciences, gage de
l’émergence de (l'esprit scientifique et critique. C’est ce qui fait dire à Jean Rostand
que : « la science a fait de nous des dieux avant que nous ne méritions d’être des
hommes ».De ce point de vue, la connaissance de la rotondité de la terre par Galilée
constitue une victoire de la science sur la métaphysique. Car (l‘obscurantisme
religieux qui invitait les hommes à croire en un être surnaturel, à un monde jugé
meilleur que le monde ici bas serait dorénavant refoulé des consciences.
Dès lors, la science apparait comme une œuvre humaine qui a amélioré les
conditions de vie de l’homme : le développement de la médecine, des transports, de
l’agriculture, des nouvelles technologies de l’information et de la communication, de
l’imprimerie etc.…
Portant tout espoir sur la science, Nietzche affirmait : « Dieu est mort et la science l’a
enterré, c’est vous, c’est nous qui l’avons tué ».
Mais de nos jours nous assistons à un regain de croyance qui montre à suffisance
les limites de la science. C’est pourquoi Emmanuel Kant affirmait :
« J’ai dû limiter ma connaissance pour laisser une place à la foi ».S’inscrivant dans la
même logique, Socrate affirmait : « Voici que je suis né, et je n’ai pas demandé à
naitre. Voici que je vais mourir et que je n’ai pas demandé à mourir. Je suis à bord
d’un véhicule dont je ne connais pas le chauffeur ; je ne sais pas d’où je viens et je
ne sais pas d’où je vais »
Au regard de tout ce qui précède, force est de reconnaitre que la science demeure
incontestablement une œuvre inachevé qui, par son aveu d’impuissance n’a pu
éliminer la foi. La réconciliation entre la science et la métaphysique ne serait-elle pas
nécessaire pour une parfaite connaissance de l’univers par l’homme ?

SUJET(BAC 2006 SS): « les sciences humaines décrivent-elles l’homme comme


un animal prévisible ».Expliquez cette Affirmation.
TRAITE DU SUJET

La fonction attribuée aux sciences humaines dans l’étude de l’homme est au cœur
de la réflexion épistémologique dans la mesure où l’homme est à la fois sujet et objet
d’étude et varie en fonction des milieux et des circonstances temporaires. Dès lors,
les sciences humaines prévoient-elles l’homme au même titre que les sciences
naturelles prévoient les faits ? Les science humaines désignent l’ensemble des
disciplines qui ont pour objet l’étude de l’homme pris dans son environnement social,
ses comportements et son passé . De ce point de vue, l’homme est au cœur de
l’étude épistémologique de cette science : histoire, psychologie, psychanalyse,
sociologie etc. Mais cette étude épistémologique est confrontée à d’énormes
obstacles.
-Le sujet et objet d’étude sont confondus ;
- l’impossible universalisation des connaissances fournies par les science humaines ;
---l’impossibilité d’opérer une véritable expérimentation ;
- la plus grande abstraction et généralisation des connaissances humaines ;
l’inconstance de leurs objet d’étude ;
- l’absence d’une méthode d’investigation scientifique unique comme la méthode
expérimentale dans les sciences de nature.
Tous ces éléments montrent à suffisance qu’il ya un manque de rigueur et
d’objectivité scientifiques dans les sciences humaines qui ne laissent aucune place
à la prévoyance ou à la prévision. C'est qui fait qu’elles ne peuvent pas prévoir
l’homme qui varie en fonction du milieu et du temps et qui est un être inconnu connu
qui reflète des caractères distincts au fur et à mesure du développement de sa
personnalité.
En somme, les sciences humaines contrairement à celles naturelles regorgent d’une
complexité insurmontable dans la mesure où leur objet d’étude (homme) échappe à
la prévision scientifique. Cependant, peuvent-elles être véritablement considérées
comme des sciences ?
SUJET N°19:« le fait suggère l’idée, l'idée dirige l’expérience, l’expérience juge
l’idée »
EXPLIQUEZ CETTE AFFIRMATION DE CLAUDE BERNARD.

TRAITE DU SUJET

La méthode expérimentale occupe une place de choix dans le processus de


l’interprétation rationnelle des phénomènes de la nature en vue de découvrir les lois
qui régissent leurs mécanisme fonctionnel. C’est dans cette perspective que Claude
Bernard estimera que l’observation des faits, la formulation de l’idée- hypothèse et
l’expérimentations sont les trois étapes de la méthode expérimentale. Dés lors, ces
trois étapes de la méthode expérimentale suffisent-elle à mieux appréhender la
nature et de découvrir ses lois ?

La méthode expérimentale peu être définie comme une analyse concrète,


expérimentale et rationnelle des phénomènes de la nature en vue de dégager leurs
lois. Ainsi cette méthode Vient en compensation de la méthode rationnelle, du
syllogisme ou de la déduction syllogistique élaborée par la logique d’Aristote
marquée par une forte abstraction et une vision transcendantale des phénomènes.
S’inscrivant en faux contre cette façon de concevoir le monde, les savants
naturalistes ont eu la présence d’esprit de focaliser la recherche scientifique autour
de l’expérience. C’est ce qui amena Claude Bernard à affirmer cette citation qui
s’articule autour des trois étapes de la méthode expérimentale :

1. L’observation du fait : Elle est la considération attentive du phénomène tel qu’ils se


présente au savant naturellement. L'acte d’observer peut-être succèdé par une
curiosité du savant qui, à travers l’observation scientifique peut découvrir les causes
et les lois des phénomènes. On distingue : -l’observation simple : avec les organes
sensoriels ; -l’observation armée ou outillée avec l’utilisation des appareils. Le savant
peut observer la chute d’un corps, la dilatation d’une lame de fer, l’éclipse de lune, la
sécrétion de la salive, la vivisection, la dissection etc.
2. La formulation de l’idée hypothèse : L’hypothèse est une réponse ou une
interprétation anticipée et rationnelle que le savant fait des phénomènes dès que ses
organes de sens lui fournissent les premiers impressions. Exemple : Claude Bernard
observe que les lapins qu’on vient de lui apporter du marché ont une urine trouble et
alcaline jaune. L’hypothèse sera donc une invention de l’intelligence pour résoudre
cette contradiction. Elle n’a de valeur que dans la mesure où l’expérience la
confirme.
3. L’expérience ou la vérification expérimentale : c’est la phase pratique qui consiste à
décomposer un phénomène en ses différentes parties au laboratoire. Le savant, à
l’aide des techniques de l’hypothèse et ses vérifications par l’observation de
l’expérimentation aboutit à l’affirmation des rapports constants qu’il généralise après
avoir repris l’expérience plusieurs fois à un nombre indéfini de cas. Exemple : après
l’expérimentation de la dilatation d’une lame de fer, il peut établir cette loi « tout métal
sous l’action de la chaleur se dilate ».
En somme, la méthode expérimentale est la véritable méthode d’investigation
scientifique permettant au savant de saisir le mécanisme fonctionnel de la nature.
Dès lors, la fusion de la méthode expérimentale et de la méthode rationnelle n’est-
elle pas la meilleure façon d’explorer les mystères encore insaisissables de
l’univers ?

SUJET N°20: « Née au carrefour du progrès scientifique et de la réflexion critique


l’épistémologie ne prétend pas seulement être là pour continuer le succès par ratures
fécondes tel que prévu par Gaston Bachelard, mais aussi et surtout pour prévenir les
dangers qui tourbillonnent autour de chaque trouvaille de la science ».
DEMONTREZ LA VERACITE DE CETTE AFFIRMATION D’EMILE MEYERSON.
TRAITE DU SUJET

L’avancée vertigineuse de la science, de la technique et de la technologie à


transformé notre monde en village planétaire dans lequel la morale a été dévaluée à
la bourse des idées. Dès lors, l’épistémologie devient incontestablement une
réflexion sur les sciences en vue de dégager les obstacles, les erreurs et les
conséquences néfastes de l’évolution scientifique sur l’humanité. C’est pourquoi
Emile Meyerson estimera que l’épistémologie n’est pas seulement une correction
mais aussi et surtout une moralisation de la science.

La science déshumanise-t-elle l’homme ? Ou au contraire contient-elle des


connaissances dont la correction permet d’atteindre la finalité scientifique ?

L’épistémologie est l’étude des principes des hypothèses et des résultats des
diverses sciences destinée à déterminer leur origine logique, leur valeur et leur
portée objective. Ainsi, la science étant l’ensemble des connaissances théoriques et
rationnelles portant sur l’étude de la nature, de la société et de la pensée humaine
n’est pas une œuvre spontanée, elle a connu un certain processus d’évolution qui va
des concepts métaphysiques, superstitieux, ontologiques en passant par les
connaissances abstraites jusqu’aux connaissances expérimentales.

De ce point de vue on peut pas faire d’épistémologie sans connaitre les rudiments de
la science dont on étudie les fondements, les présupposés les méthodes et les
résultats. C’est dans cette perspective que Gaston Bachelard affirmera : « la science
va sans cesse en se raturant, ratures fécondes, la science est une échelle ».C’est-à-
dire la science évolue en se corrigeant, en se rectifiant, et cette correction donne
naissance à des nouvelles connaissances plus qualitatives que les premières.
De ce fait, on peut distinguer trois grandes périodes dans l’histoire discontinue de
l’évolution de la science :

-La période théologique : marquée par une mentalité primitive

-La période préscientifique : outil mathématique qui a permis aux scientifiques


d’accorder leurs vues avec l’expérience (Galilée, Descartes, Newton).

-La période scientifique qui correspond au nouvel esprit scientifique.


Exemple :(l’apparition de la physique des quanta) a fait voler en éclat l’ancienne
logique Aristotélicienne en prouvant expérimentalement qu’une particule pouvait être
a deux endroits différents dans le même temps ce qui est contraire aux principes
progressistes par négation et remise en question permanente de ses questions de
postulat.

D’une manière plus générale et actuelle, l’épistémologie ne se borne pas seulement


à la correction des erreurs rencontrées dans les lois ; les principes et les hypothèses
de la science mais aussi et surtout les dangers qui tourbillonnent autour de chaque
trouvaille de la science. Bien que la science ait contribué à l'amélioration des
conditions de vie des hommes (développement de l'agriculture, de la médecine et
des nouvelles technologies) ,elle constitue de nos jours une véritable menace pour la
stabilité mondiale.

C'est ce qui fait à François Rabelais cette fameuse affirmation: " science sans
conscience n'est que ruine de l'âme".c'est-à-dire si l'homme ne met pas fin à la
science, la science mettra fin à l'humanité. A titre d'illustration, nous avons:

- la fabrication des armes bactériologiques, chimiques, nucléaires;

- le clonage humain(l'insémination artificielle, la mise à jour des bébés éprouvettes,


les mères porteuses, les transplantations d'organe).

- la destruction et la pollution de l'environnement:( destruction de la couche d'ozone,


le changement ou le réchauffement climatique, le déboisement.)

En définitive, l'épistémologie s'inscrit dans le cadre de la résolution des problèmes


posées (obstacles épistémologiques) et de la correction des erreurs commises
(rupture épistémologique). elle s'inscrit aussi dans le cadre de la moralisation des
sciences.

la science n'apparait-elle pas dès lors comme un projet inachevé?

SUJET N°21:Comparez la vision de la nature que nous apporte la science et celle


que nous apporte l'art.

TRAITE DU SUJET
La vision de la nature que nous apporte la science et celle que nous apporte l'art est
un thème bien exploité mais sur des modes variés. C'est l'opposition de la sensibilité
à l'intelligence, le charme des apparences à la sécheresse de l'abstraction. C'est
encore l'esprit scientifique que l'on distingue du sens esthétique.

deux questions se trouvent des lors liées à chaque cas: quelles sont les valeurs que
le travail du savant et celui de l'artiste mettent en jeux? Quelle attitude globale en
face de l'univers permet d'atteindre ou de composer?

En effet, la science est l'ensemble des connaissances rationnelles et théoriques


portant sur l'étude de la nature, de la société et de la pensée humaine. Tandis que
l'art est toute production de la beauté par les œuvres d'un être conscient. Ces deux
activités convergent autour de la nature, mais divergent quant à la vision de la nature
qu'elles nous apportent. Le problème ainsi posé, ce qui frappe, c'est la diversité des
moyens employés dans l'un et l'autre cas.

Selon la formule: « l'art c'est je la science c'est nous».

- L'artiste vise un but purement psychologique ou le premier rôle est tenu par les
états singuliers et les questions à forme individuelle que l'homme se pose.

- le savant vise l'univers et suscite l'adhésion par la démonstration. son effort est une
promotion de la pensée logique fondée sur la collectivité du langage.

-L'artiste se base sur la subjectivité sentimentale.

- Le savant se fonde sur l'objectivité scientifique.

-L'artiste vise la beauté pour elle- même.

- Tandis que le savant vise la vérité.

-L'artiste a pour moyen: l'intuition et l'affirmation.

-Le discours raisonné est le moyen utilisé par le savant.

-Le savant nomme tandis que l'artiste crée.

-La vision de la nature du savant est supportée par une conception .

-Tandis que celle de l'artiste est basée sur l'intuition.

Cependant, l'artiste aussi peut concevoir en traduisant lui- même en langage la


réalité de ses aspirations. Mais le savant au delà du langage est capable de
contempler une harmonie qui suscite en lui le sentiment esthétique.

Ainsi, c'est dans la vision de la nature c'est-à dire dans la mesure ou ils dépassent
leurs objets que savant et artiste peuvent se joindre.
En définitive, c'est en cherchant à exprimer par des rapports les lois du beau et à
justifier par l'harmonie la vérité que se situe la limite des activités de l'artiste et du
savant. Dans ces deux cas, le vrai comme le beau, c'est l'homme ajouté à la nature.
La vision du savant est avant intellectuelle, générale et abstraite s'exprimant selon un
langage bien fait.

Celle de l'artiste est surtout de l'ordre de la sensibilité, c'est-à-dire singulière non liée
à un état collectif. Le sentiment esthétique n'a-t-il pas tendance à abdiquer devant
l'objectivité scientifique triomphante?

SUJET N°22: «L'art est une finalité sans fin»Cette affirmation d'Emmanuel Kant
est-elle conforme à la conception classique de l'art africain?

TRAITE DU SUJET

La question concernant la finalité artistique reste et demeure une préoccupation


essentielle des artistes et esthéticiens qui à travers des critères subjectifs tente
déterminer la valeur esthétique d'une œuvre d'art. Pour les uns, comme Emmanuel
Kant, l'art vise une satisfaction désintéressée. Pour d'autre il est purement utilitaire.
En quoi l'art peut-il être une finalité sans fin? La conception classique de l'art africain
est-elle conforme à cette conception gréco- romaine de l'art?

Selon André Lalande:" l'art est toute production de la beauté par les œuvres d'un être
conscient.

Et l'œuvre d'art selon Aristote :Est un composé de matière et de forme, la forme étant
imposée à la matière par l'action de l'homme, action dirigée par une idée .

Ainsi, la beauté devient la finalité recherchée par l'artiste dans la production de ses
œuvres d'art. C'est ce qui fait dire à Emmanuel Kant que : la beauté est la forme de
la finalité d'un objet en tant qu'elle y est perçue sans représentation de fin. Etant une
conscience créatrice, l'artiste fait appelle aux ressources de son imagination pour
atteindre son but.

Par contre, l'artiste ne peut jamais atteindre la finalité de son œuvre dans la mesure
ou tout son talent ou son génie créateur ne peut se retrouver dans son œuvre.

Ainsi, la conception occidentale assigne à l'art un but purement contemplatif: une


satisfaction désintéressée, la beauté pour elle même. D'où une finalité sans fin.

Par contre, la conception négro-africaine de l'art est en porte à faux avec celle
occidentale. C'est un art fonctionnel, utilitaire, symbolique, vitaliste ...il est un art
avec fin, visant une fin autonome. C'est ce qui fait de lui un art qui dépasse la
condition mortelle de l'artiste pour se perpétuer de génération en génération car les
œuvres d'art africaines transgressent la forme au profit du contenu.

A titre d'exemples, nous avons:


- la statue de la reine Pokou a été sculptée par un artiste anonyme et échappe à
l'usure du temps parce que représentant le génie du peuple Baoulé et vénéré par les
générations futures.

- la statue du wagadougou Bida représente l'ancêtre des Mossis et est l'objet de


vénération, d'adoration et de considération de la part de la descendance.

- le Nyamou de la Guinée forestière représente le génie d'initiation par excellence


des forestiers dans le passé, au présent et au futur. Toutes ces œuvres ont un but
utilitaire et fonctionnel. C'est pourquoi Senghor dira: En Afrique, est beau ce qui sert.

En somme, nous pouvons retenir que l'art africain de part sa fonctionnalité et son
utilité échappe à l'usure du temps tout en immortalisant son auteur.il n'est pas un art
de contemplation mais d'identification, utilitaire et fonctionnel. Cependant, la
désacralisation des lieux d'initiation constitue-t- elle un obstacle majeur à la
pérennisation des œuvres d'arts africaines?

SUJET N°23: « De par sa fonctionnalité et son ésotérisme, l'art africain demeure


incontestablement le creuset d'éducation de formation et de sensibilisation des
masses populaire». Pensez- vous que ce rôle assigné à l'art africain est conforme
aux réalités actuelles des sociétés africaines?

TRAITE DU SUJET

L'art africain joue un rôle prépondérant dans la transformation qualitative et


quantitative des jeunes générations. C'est pourquoi il est considère comme le
véritable creuset d'éducation, de formation et de sensibilisation des masses
populaires. Mais l'insertion des nouvelles technologies de l'information et de la
communication fait que l'art africain à tendance à disparaitre dans les habitudes
africaines.

Dès lors, peut-on affirmer que l'art africain est de nos jours au service de l'éducation
des nouvelles générations?

L'art africain désigne la foule anonyme ou célèbre des artisans et des artistes ou la
masse énorme des objets et œuvres que ceux-ci produisent depuis l'aube des
temps. Ainsi nous distinguons: l'art africain traditionnel, qui est authentique et qui
s'inscrit dans le cadre de la formation et de l'éducation des sociétés africaines.

Il est fonctionnel; c'est-à-dire il sert a quelque chose en dehors de la simple


contemplation et du sentiment esthétique suscité.

De son point de vue, nous pouvons citer certaines fonctions qui s'inscrivent dans ce
cadre:

- la fonction pédagogique: elle est diffusée dans une certaine forme et enseignée de
façon pratique.
- la littérature orale: la musique, les contes, les proverbes, les devinettes sont
féconds de ressource pédagogiques et s'adressent à la mémoire et à l'intelligence,
enseignent aussi l'histoire des familles et des empires.

- la fonction communicative et commémorative: le baptême, le mariage, la


circoncision, l'excision et les sacrifices des ancêtres à toutes les occasions des
grandes cérémonies sont organisées. Le passage d'une période d'âge à une autre,
d'un statut social à autre fait l'objet de divertissement et d'éducation.

-La fonction thérapeutique: elle est essentiellement basée sur le traitement de


certaines maladies liées aux mauvais sorts: empoisonnement, envoutement,
impuissance sexuelle, stérilité...

Ces mauvais sorts interviennent souvent comme sanction disciplinaire à l'égard de


certains enfants qui n'ont aucun respect pour les personnes âgées et les valeurs
coutumières...

par contre, le rôle assigné à l'art africain a tendance à disparaitre de nos jours du
fait de la prolifération des nouvelles technologies de l'information et de la
communication :radio, télévision, internet...qui se sont substituées aux contes ,aux
devinettes et aux proverbes qui étaient jadis les véritables valeurs cardinales de
l'éducation africaine.

En conclusion, nous pouvons dire sans risque de nous tromper que l'art africain a
abdiqué devant les nouvelles technologies triomphantes.

Cependant, cette ouverture vers les autres cultures n'est-elle pas source de
déracinement et de perte d'identité culturelle?

SUJET N°24 : « Si la démocratie représente aux yeux de bon nombre de citoyens


comme le meilleur régime politique, cependant, force est de reconnaître qu’elle
regorge d’énormes insuffisances notoires ». Démontrez.

TRAITE DU SUJET

Contrairement à la monocratie qui concentre tous les pouvoirs dans les mains d’une
seule personne, la démocratie quant à elle se fonde sur l’expression de la volonté
populaire. Mais cette volonté populaire est souvent source de confiscation des droits
des minorités.

Peut-on dès lors critiquer la démocratie ? Ou bien peut-on défendre la démocratie


tout en la critiquant ?

Partant de nos connaissances philosophiques, nous essayerons de dégager les


mérites et les limites de la démocratie.
La démocratie se définit comme : « l’Etat politique dans lequel la souveraineté
appartient à la totalité des citoyens, sans distinction de naissance, de fortune ou de
capacité » (André Lalande).

Elle postule donc l’égalité en droit de tous les citoyens et se fonde sur la volonté
générale, la séparation des pouvoirs.la démocratie est alors le moyen de reconnaître
la liberté individuelle et politique.

-En transformant la liberté naturelle en liberté civile dont l’exercice est limité de droit
et non de fait.

-Le citoyen n’obéit plus alors qu’à lui-même et sa liberté, inaliénable, est garantie des
excès de la liberté de l’autre.

- En excluant toute autorité qui ne procèderait pas du peuple. La liberté est alors
garantie de l’arbitraire.

-En contrôlant un pouvoir politique dans l'élection des dirigeants. La liberté politique
et la liberté individuelle existent alors de façon concrète.

Cependant, les idéologies démocratiques: souveraineté du peuple, volonté générale,


solidarisme etc., sont, par essence et par définition, unitaires et autoritaires. Elles
reposent sur une fiction commode pour les gouvernants tout en flattant la paresse
des gouvernés. De ce point de vue, un certain nombre de critiques peuvent être
dressées contre l’idéologie démocratique.

*Une Pseudo-Volonté-Générale n’est autre chose qu’une entité verbale, celle d’une
oligarchie dirigeante. La délégation d’une partie de la souveraineté populaire à des
représentants (Députés, Président, Maire etc.,) qui exercent la réalité du pouvoir
dans chaque consultation du peuple.

* Une Majorité Opprimant une Minorité : Une partie des citoyens impose sa loi à tous
les autres.

*Une Tyrannie de l’ignorance et des préjugés : comme la volonté générale n’est pas
et ne peut pas être réellement générale, le régime démocratique risque d’être celui
de la foule ignorante imposant la tyrannie de son ignorance et de ses préjugés, que
peuvent exploiter tous les démagogues. Tel est l’argument fondamental de Platon
pour rejeter le régime démocratique : « La démocratie est le plus mauvais
gouvernement des bons dirigeants et le plus mauvais dirigeants des bons
gouvernements ».

*La Haine de toute personnalité indépendante : Parlant affirme : « l’homme qui a une
volonté et qui ne se reconnaît jamais dans la prétendue volonté générale. Et peu lui
importe que le groupe qui l’opprime soit une foule ou une oligarchie. Foule et
oligarchie en effet se ressemblent en un point : leur commune haine de toute
personnalité indépendante »
* La Réduction de la liberté individuelle à la liberté politique : L’idéologie
démocratique tend à résorber toutes les libertés dans la liberté dite politique. Mais la
liberté politique n’est pas toute la même chose que la liberté individuelle.

*Un risque de désordre et d’inefficacité : La démocratie a été critiquée


essentiellement par les théoriciens politiques partisans d’un Etat fort, voir totalitaire,
comme étant, en raison de l’opinion permanente des partis, potentiellement
inefficaces et sources de désordre, de « guerre intestine ».

Ainsi, les critiques adressées à la démocratie ne signifient nullement qu’elle doit être
rejetée, mais qu’il convient de pallier dans la limite du possible ses défauts. De ce
point de vue la démocratie doit :

-Se fonder sur le mythe de la volonté générale que sur le respect absolu de l’individu.

-Veiller à n’être pas une démocratie uniquement formelle où seule la classe


possédante est en réalité la classe dirigeante.

- Veillez non seulement à maintenir la séparation des pouvoirs : exécutif, législatif et


judiciaire, mais aussi, dans la mesure du possible, à développer des contre-pouvoirs
face à la puissance étatique et le contrôle de la classe politique par la société civile.

En somme, la démocratie semble être le type idéal de la gouvernance politique dans


lequel le peuple exerce librement sa souveraineté et contribue au développement
participative de sa nation. Mais dans la pratique démocratique, certaines
insuffisances constatées sont de nature à rétrécir l’horizon de cet idéal démocratique.
La démocratie est-elle un vain mot ? Ou une illusion que se font les hommes ? Il est
permis d’en faire une réflexion personnelle.

SUJET N°25: « Peut-on renoncez librement à sa liberté ? »


TRAITE DU SUJET

A première vue, la liberté est une valeur pour laquelle les hommes n’ont cessé de se
battre, au cours de l’histoire. Toutefois, Kant faisait déjà remarquer que beaucoup
d’hommes qui pourraient être indépendants ne le sont pas parce qu’ils ne le veulent
pas : un livre leur tient lieu d’intelligence, un médecin décide de leur régime, etc.
C’est pourquoi l’ont peut se demander si l’homme, capable de lutter pour sa liberté,
ne serait pas aussi capable d’y renoncer librement ?

Pour que les hommes puissent vraiment se dépouiller de leur liberté, il faudrait
qu’elle entraîne des inconvénients. C’est, en somme, la thèse de Thomas Hobbes.
Pour lui, avant l’instauration de l’Etat, rien ne peut limiter le droit absolu qu’a chacun
sur toutes les choses, sinon que sa puissance propre. Mais, comme tous les
hommes ont à peu près les mêmes capacités qu’elles soient physiques ou autres
(ruses, alliances),et qu’ils désirent augmenter toujours leur puissance, la liberté
indéfinie des hommes à l’état de nature engendre un état de guerre incessant de
tous contre tous. « L’homme est un loup pour l’homme ».La liberté naturelle est un
cauchemar.

Comment l’humanité ne serai-elle pas menacée jusque dans son existence par le
choc violent des libertés naturelles ? Hobbes est unanime que la raison ou la crainte
de la mort donne aux hommes l’idée d’un état de paix. L’idée reste toutefois sans
effets tant qu’ils n’ont pas cédé volontairement la totalité de leurs droits et libertés
naturels à une puissance supérieure. C’est ce qu’ils font finalement, par calcul. Tel
est l’Etat légitime, puissance sans limites, constituée par l’abandon, librement
consenti, toute la liberté naturelle de chacun à un Souverain absolu, dont l’unique
devoir ; mais essentiel est de rendre impossible le chaos de l’état de nature, donc
d’assurer paix civile et sécurité. Hobbes nomme « Léviathan » cet Etat légitime,
parce que la Bible donne le même nom à un monstre d’une prodigieuse puissance.
Pour jouer son rôle, le Souverain de l’Etat ainsi constitué (un manque est selon
Hobbes, préférable) utilise certain moyens. D’abord la force, le glaive, ce qu’on
appellerait aujourd’hui le monopole de la violence légitime (police, armée).Ensuite,
des lois. Celles-ci tiennent toute leur légitimé du Souverain, lui seul est autorité à
définir le juste et l’injustice. Ces lois ne visent que le maintien de la sécurité, ce pour
quoi l’Etat existe. Leur silence détermine les libertés des citoyens : ils peuvent faire
tout ce qu’elle n’interdit pas et elle n’interdit que ce qui pourrait nuire à la paix : Ayant
librement renoncé à leur liberté naturelle, les hommes ne sont plus libres d’éradiquer
d’autres libertés des citoyens :ils peuvent faire tout ce qu’elle n’interdit pas et elle
n’interdit que ce qui pourrait nuire la paix : Ayant Librement renoncé à leur liberté
naturelle, les hommes ne sont plus libres d’éradiquer d’autres libertés ;mais ils ont la
liberté de faire ce à quoi la loi ne s’oppose pas, ce qu’il n’est pas nécessaire
d’interdire pour maintenir la paix civile.

Pour Hobbes, l’Etat tient de ce contrat inaugurant par lequel chacun renonce
définitivement à une liberté naturelle ruineuse. Mais cette renonciation peut-elle être
considérée comme libre ? Une des assises de la pensée de Hobbes est alors la
violence naturelle : ce n’est pas par hasard que Rousseau refuse cette idée.

Toujours à l’intérieur d’une problématique politique, Rousseau conteste d’abord l’idée


selon laquelle les hommes auraient remis leur liberté à des souverains absolus en
échange de leur sécurité.

-Un tel échange les placerait : « dans une condition pire que l’anarchie de nature,
puisque devenus les sujets d’un Roi absolu, ils n’auraient aucune sauvegarde contre
les abus de pouvoir ou les folies de leur souverain ».

(Dérathé, Rousseau et la science politique de son temps, Vrin 1971).

-De plus, « renoncer à sa liberté, c’est renoncer à sa condition d’homme….

Une telle renonciation est incompatible avec la nature de l’homme » (du contrat
social).
Les thèses de Hobbes sont moins illégitimes que contradictoires : des hommes qui
abdiqueraient leur liberté perdraient leur humanité, s’ils restent des hommes ils
restent des libertés de reprendre ce qu’ils ont donné. Mais ils n’ont pu donner leur
liberté. « Renoncer librement à sa liberté »n’a pas de sens. Une liberté s’affirme
jusque dans cette renonciation. Choisir d’obéir, c’est toujours choisir. Seule une
contrainte extérieure pourrait forcer une liberté à s’incliner, mais un pouvoir qui force
n’oblige plus en conscience, il traite l’humanité comme une chose ou un animal, il
« déshumanise » les citoyens. Il n’est porteur d’aucune légitimité politique.

Si donc « les peuples se sont donné des chefs », poursuit Rousseau, c’est « pour
défendre leur liberté et non pour les asservir » (discours sur l’inégalité) : défendre
une liberté dont l’état de nature fournit le modèle. Car, s’il l’on fait l’hypothèse d’un tel
état de nature, il n’enveloppe aucune des conséquences catastrophiques révoquant
celles décrites par Hobbes pour justifier l’absolutisme. Les hommes naturels vivraient
en effet solitaires, indépendants les uns des autres, donc sans violence. Cette liberté
solitaire est perdue : non que les hommes y aient renoncé volontairement, mais ils
furent contraints de se rassembler, de vivre en société à la suite de catastrophes
climatiques et naturelles (incendies, inondations, etc.).

On pourrait être tenté que cette vie sociale aujourd’hui nécessaire pour survivre
(Rousseau ne prône nullement un retour à l’état de nature) contraint de renoncer
définitivement à une authentique liberté. Il serait alors sage d’accepter la nécessité
de renoncer à une illusoire liberté, sinon librement, du moins avec lucidité. Tel n’est
pas l’idéal politique de Rousseau. Un Etat peut être défini, qui rend possible
l’élaboration des lois qui lient des hommes sans les asservir. Le peuple assemblé
(les citoyens exprime leur volonté dans les lois, explique l’Etat idéal, il n’est pas
contraint d’obéir à une volonté étrangère, il choisit d’obéir, en effet, mais à une
volonté qui a aussi sa propre volonté de citoyen.

En un mot : il est libre puisque « l’obéissance à la loi qu’on s’est prescrit est liberté ».
Dans un Etat idéal, l’humanité pourrait afin s’accomplir, c’est-à-dire une liberté à
laquelle elle ne peut choisir de renoncer.

L’analyse de la liberté que conduit Sartre rejoint celle de Rousseau, en ce sens


qu’elle aussi définit l’humanité par sa liberté. Il ne s’agit pas, cependant d’une liberté
élaborée sur le plan de la loi politique, mais d’une liberté de choix qu’il faut dire
métaphysique parce qu’elle est extérieure au monde des preuves,

« Par-delà toutes les raisons ».

Selon Sartre, la liberté : « coïncide en son fond avec le néant qui est au cœur de
l’homme » néant qui contraint la réalité humaine à se faire au lieu d’être. Pour la
réalité humaine, être, c’est choisir » (l’être et le néant). Par conséquent, « je suis
condamné à exister pour toujours par-delà mon essence, je suis condamné à être
libre » .L’homme découvre qu’il est « jeté dans une responsabilité qui se retourne
jusque sur son délaissement ». Il ne peut se libérer de sa liberté, quand bien même il
s’y efforcerait : « la liberté est liberté de choisir, mais non liberté de ne pas choisir.
Ne pas choisir, en effet, c’est choisir de ne pas choisir ».

La conscience d’une telle liberté s’effectue dans l’angoisse ; mais ne plus souvent
nous fuyons l’angoisse, et donc ce que nous « sommes », dans la mauvaise foi.
Nous tenons de nous enfermer dans une définition, une essence, une passion, des
catégories qui nous affranchissent de notre liberté.

C’est-à dire en effet, que l’on est ceci ou cela (français, amoureux ou garçon de
café), chercher à se confondre avec un rôle social, un personnage, c’est fuir ce qu’on
est, sa liberté. Mais être libre, l’homme ne peut chercher à se dépouiller de ce qu’il
choisit encore, même s’il s’efforce de l’ignorer et prouve par là qu’il le sait
obscurément. C’est toujours librement qu’on renonce à sa liberté ; c’est donc qu’on
n’y encore pas : simplement, on croit parfois être autre que ce que l’on est, on
n’assume plus sa condition, on vit dans l’inauthenticité.

En somme, que ce soit dans une problématique politique ou dans une perspective
métaphysique, l’idée d’une libre renonciation à sa liberté paraît d’abord aller de soi :
on pourrait se défaire volontairement de ses droits, décider de s’en remettre à
l’opinion d’autrui ou à ses passions, se libérer de ses possibilités par une liberté qui
pèse des valeurs moins embarrassantes. Mais, dès lors qu’on introduit l’idée qu’une
telle renonciation est librement consentie, on peut objecter, nous l’avons vu, que l’on
ne renonce pas du tout à sa liberté, qu’une telle renonciation est illusoire, apparente
parce que, en dernière analyse, impossible.

C’est peut-être l’introduction de l’idée de liberté qui devrait alors interroger : « les
hommes ont été considérés comme libres pour pouvoir être jugés et punis pour
pouvoir être coupable » ; écrit Nietzche (les crépuscules des idoles). Faudrait-il donc
renoncer à l’idée de liberté, à l’idée d’un sujet responsable de ses actes parce qu’une
telle idée est le fait d’être incapable de comprendre et supporté « l’innocence du
devenir » ? Mais, là encore renoncer, c’est affirmer que l’humanité aurait pu, ou
pourrait être plus libre qu’elle ne l’est.

SUJET N°26: « Quels rapports la politique entretient-elle avec la morale ? »


TRAITE DU SUJET

Remarque : Pour analyser ce problème très vaste, il n’est pas possible de faire la
rétention de toutes les formes de politique et de morale. Un tel inventaire
constituerait un traité, non une réflexion philosophique susceptible d’être exposée
dans le cadre d’une dissertation. Par ailleurs, il faut éviter de multiplier les approches
anecdotiques. Elles attesteraient une incompréhension de la question, qui porte sur
les rapports entre deux concepts.

Le concept de politique comprend l’ensemble des pratiques et des théories qui


concernent le gouvernement de l’Etat. Il peut donc être lié au concept de morale,
puisque celle-ci a pour objet les règles habituelles (mœurs) ou idéales. Quels
rapports la politique entretient-elle avec la morale ?

En dirigeant leur réflexion vers le monde politique, les moralistes, qui observent les
mœurs des hommes, leurs habitudes, leurs passions etc., ont souvent souligné le
cynisme, les contradictions, les mensonges de ce monde politique. Il ne peut que
penser aux observateurs de Montaigne ou de la Fontaine : par exemple, sur « la
raison du plus fort ». Pascal particulièrement violent, qui s’écrie : « Plaisante justice
qu’une rivière borne » Platon et Aristote s’ils ont écrit de politique, c’était comme
pour régler un hôpital de fous, et s’ils ont fait semblant d’en parler comme une
grande chose, c’est qu’ils savaient que les fous à qui ils parlaient pensaient être rois
et empereurs ».

Cette mise en cause de la politique par la morale nous invite à approfondir la science
des mœurs qui consolera toujours de l’ignorance des sciences extérieures.

Pour l’attitude qu’il est convenu d’appeler de machiavélisme car cette doctrine n’est
qu’un aspect très limité et d’une certaine manière déformée de la pensée de
Machiavel. Les considérations morales ne doivent pas être amenées à faire usage
de la ruse, de la perfidie : « l’histoire de notre temps enseigne que seuls ont accompli
de grandes choses les princes qui ont fait peu de cas de leur parole et su
adroitement endormir la cervelle des gens, en fin de compte, ils ont triomphé des
honnêtes et loyaux ».(Machiavel p 18).

La critique morale de la philosophie est menacée par un certain moralisme ; c’est à-


dire un souci exclusif de l’excellence de sa conscience morale qui interdit tout
engagement, toute transformation effective du réel. A la belle âme, écrit Hegel, « il
manque la force pour s’aliéner » elle vit dans l’angoisse de souiller qui se dissout
dans l’air. Certes « les grands hommes sont suivis par un cortège jaloux qui
dénonce leurs passions comme des fautes » mes ces moralistes ne comprennent
pas qu’une « grande figure écrase nécessairement mainte fleur innocente » l’ors
qu’elle transforme le monde.

Mais le Machiavélisme, ou cette dernière proposition de Hegel ; pourrait être compris


comme la justification politique de n’importe quel immortalisation, sacrifiant les
hommes au non d’intérêts supérieurs ». N’est-il donc pas possible de coordonner
morale et politique, afin d’éviter cynisme brutal ou moralisme stérile ?

C’est la thèse d’Aristote, par exemple. Selon lui ; morale et politique on fait une
même finalité : le bien ; et « c’est nécessairement la même vertu qui appartient à
l’homme et au citoyen de la cité la meilleure. Il est donc évident que c’est de la même
manière et par les mêmes moyens qu’on devient homme de bien et qu’on peut
donner à une cité une bonne constitution, de sorte que c’est la même éducation et
les mêmes habitudes, à peu près qui serviront ».
Morale et politique donc, dans des perspectives différentes, s’opposent ou
s’accordent. On remarque que l’accord des deux concepts qui peut être constaté sur
le plan des faits (telles mœurs enveloppent telle politique) ou posé sur le plan de ce
qui doit être (telle politique et telle morale idéales s’impliquent réciproquement).
L’existence d’un tel accord invite à espérer que pharisaïsme ou le réalisme cynique
ne sont pas les seules attitudes morales et politiques possibles. Si la morale inclut
une réflexion critique sur les règles de l’action, la convergence de la morale et de la
politique présuppose qu’elles puissent s’aborder, c’est –à-dire que la réflexion morale
interroge l’action et l’idéal politique.

SUJET N°27: Y a-t-il d’autres moyens que la démonstration pour établir une
vérité ?

TRAITE DU SUJET

La notion de vérité reste et demeure une préoccupation essentielle pour les savants
et techniciens tout au long de leur investigation, exploration et prospection basées
sur la connaissance et la découverte des lois qui régissent le mécanisme fonctionnel
de la nature. En d’autres termes, la recherche de la vérité scientifique par le biais de
la démonstration, de la pratique de l’expérience. Mais existe-t-il d’autres moyens
différents de la démonstration pour établir une vérité ? Quelle place peut-on réserver
à l’évidence et à la raison dans la connaissance du vrai ?

La vérité consiste en l’adéquation de la pensée et de la réalité. Si je pense que le


ciel est bleu et que celui-ci est effectivement bleu, je suis dans le vrai, et je détiens
une vérité. De même, si je pensais que l’eau bout à 100°, mais que je sais que cette
donnée varie en fonction de l’altitude et de la pression atmosphérique, je suis en
mesure par une démonstration et un calcul de dire à quel degré bout l’eau au
sommet de l’Himalaya. On voit donc que dans notre deuxième exemple, la vérité est
un bel et bien le résultat d’une démonstration : on part de prémisse, et, par un
raisonnement, on peut obtenir une conclusion. Par contre, dans le cas de notre
premier exemple, on voit mal comment on pourrait s’y prendre pour démontrer que le
ciel est bleu. Et même dans notre second exemple, on ne saurait démontrer que
l’eau bout à x° sans être en pression de la loi qui nous indique que la pression
atmosphérique modifie la loi de base selon laquelle l’eau bout à 100°.Toute la
question est donc de savoir si la démonstration est le seul moyen pour établir une
vérité, si elle peut suffire, ou si d’autres moyens lui coexistent et restent
indispensables.

I. Une démonstration est nécessaire pour établir.

II. l’expérience est située en amont et en aval de la démonstration

III. Les vérités sont irréductibles à l’expérience.


SUJET (BAC SS 2008) :
Le droit à l’expression autorise t-il à soutenir n’importe qu’elle opinion ?
TRAITE DU SUJET
Le droit à la liberté d’expression est protégé au niveau national et international dans
un grand nombre de constitutions et de traités internationaux même régionaux des
droits humains. Mais cette diversité ne signifie nullement pas que l’homme doit
laisser libre cours à ses opinions de nature à créer un trouble intolérable à l’ordre
public. Dès lors le droit à l’expression autorise –t-il à soutenir n’importe qu’elle
opinion ? Quelles sont les mérites et les limites de la liberté d’expression ?
La liberté d’opinion et d’expression est l’une des premières libertés politiques. Elle
peut être définie comme le droit pour toute personne de penser comme elle le
souhaite et de pouvoir exprimer ses opinions par tous les moyens qu’elle juge
opportun dans les domaines de la politique, de la philosophie, de la religion, de la
morale.
Considérée comme liberté fondamentale, la liberté d’expression est inscrite dans la
déclaration universelle des Droits de l’Homme (O.N.U) 1948, article 19 : tout individu
a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être
inquiété pour ses opinions et celui de rechercher, de recevoir et de répandre, sans
considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen
d’expression que ce soit »
De ce point de vue, la liberté d’expression a des avantages et des limites :
1. Les avantages de la liberté d’expression :
- La liberté de presse est une des sécurités contre un gouvernement
corrompu et tyrannique
- Dans un Etat démocratique, chacun a le droit de dire ce qu’il pense et de
critiquer le gouvernement
- La liberté qu’a chaque citoyen de protéger sa source d’information
- Les citoyens ne peuvent exercer leur droit de voter effectivement ou de
participer au processus de prises de décisions publiques, s’ils n’ont pas
accès à l’information et aux idées et s’ils ne peuvent exprimer leurs
opinions sans crainte.
- La liberté d’expression est importante pour la dignité individuelle, pour la
participation, la transparence et la démocratie.
Par contre, le droit à l’expression, n’autorise pas à soutenir n’importe qu’elle opinion.
2. Les limites de la liberté d’expression
Elle est souvent restreinte par certaines conditions particulières qui
interdisent :
a. L’incitation à la haine sociale :
Exemple : le génocide Rwandais de 1994 qui a fait plus de 800.000 mort
du fait d’un appel lancé par un journaliste de la radio ‘’Mille collines’’
invitant les Hutu à massacrer les Tutsi qualifiés de ‘’cafards’’
b. L’incitation à la haine nationale :
Exemple : la xénophobie contre les étrangers en Côte d’Ivoire : Burkinabé,
Maliens, Guinéens.
c. L’incitation à la haine religieuse :
L’exemple de la Centrafrique entre musulmans et chrétiens (la Séléka et
les anti Balaka)
d. L’appel à la violence physique contre les individus
e. La diffamation, la calomnie, le négationnisme
f. L’atteinte à la propriété intellectuelle
g. L’atteinte au secret professionnel
En définitive, le débat relatif à la légitimité de la limitation du droit à l’expression est
un couteau à double tranchant d’autant plus que l’on ne peut pas enchaîner la liberté
d’expression et se priver de ses avantages. Mais on ne doit pas interdire d'interdire
ou de censurer certains abus de nature à créer un trouble intolérable à l’ordre public.
Dès lors faut-il rester sans parler ?

SUJET (BAC SS 2007) « L’homme qui est conduit par la raison est plus libre
dans la société où il vit selon la loi commune que dans la solitude où il n’obéît qu’à
lui-même »
Expliquez, si nécessaire, discutez cette affirmation de Baruch Spinoza.
TRAITE DU SUJET
Le rapport entre la liberté et la loi constitue le fondement juridique d’une Société
Etatique dans laquelle les lois sont souvent considérées d’une part, comme des
garanties et d’autre part comme des obstacles pour la manifestation de la liberté
naturelle ou individuelle. C’est pourquoi, optant pour la subordination de la liberté de
l’homme au respect de la loi, Baruch Spinoza affirmera que l’homme libre est celui
qui se soumet à l’autorité de la loi que de laisser libre cours à ses désirs naturels
synonymes de libertinage. Dès lors en quoi la liberté de l’homme réside- t- elle dans
son obéissance à la loi ? La non-obéissance à la loi n’est-elle pas synonyme de
libertinage ? La loi n’est-elle pas aussi liberticide ? La réponse à ces questions
constituera l’objet de notre prochaine analyse dans les lignes qui suivent.
Primitivement, la liberté est le pouvoir d’agir sans contraintes extérieures. Cette
conception de la liberté est l’expression éloquente de la manifestation de la liberté
naturelle telle que définie par Jean Jacques Rousseau dans son œuvre intitulée
« Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes :
« l’homme naît naturellement libre, mais partout il se trouve dans les fers ». Mais
dans l’exercice de cette liberté naturelle, des obstacles se dressent ça et là : la loi,
coutume, mœurs, religion, tradition etc.
C’est d’ailleurs la raison pour laquelle Baruch Spinoza s’oppose à cette liberté
naturelle qui n’est qu' obéissance à soi-même, plongeant ainsi l’individu dans
l’isolement, le laisser-faire et le laisser-aller.
Pour remédier à cet état de nature, Rousseau, dans le « contrat social », définit la
liberté comme l’ « obéissance à la loi qu’on s’est prescrit »
De ce point de vue, pour jouir efficacement de sa liberté, l’homme doit se soumettre
à l’autorité de la loi sans laquelle la vie en société ressemblerait à celle de la jungle
où la raison du plus fort est toujours la meilleure. C’est dans cette logique que le père
Henri Dominique La cordais affirme « Entre le fort et le faible, entre le riche et le
pauvre, entre le maître et le serviteur, c’est la liberté qui opprime et la loi qui
affranchit »
Cette loi devient une garantie pour la liberté de l’homme contre les agissements
libertins et liberticides d’autrui : « Ma liberté s’arrête là ou commence celle des
autres » a-t-on coutume de le dire.
Par exemple la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen de 1789,
stipule: « la libre communication des pensées et des opinions est l’un des droits les
plus précieux de l’homme. Toute personne peut donc librement parler, écrire et
imprimer sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la
loi »
Par contre si l’on pense que la liberté est en apparence un soulagement, il convient
de signaler qu’elle est un véritable fardeau d’autant plus qu’elle engage et oblige et
demande l’effort de chacun. De ce fait la loi est liberticide.
Au regard de tout ce qui précède, force est de reconnaître que le concept de liberté
est un enfant mort-né et un rêve inatteignable.
Elle ne peut être temporairement acquise que par la soumission de l’homme à la loi.
Alors que toute soumission équivaut à une privation de la liberté naturelle. L’homme
lui-même n’est-il pas responsable de cette privation ?

SUJET (BAC UNIQUE 2014 SS) Après avoir expliqué en quoi la recherche
de la vérité est l’objet de la science et de la philosophie, vous essayerez de
démontrer que la vérité est une conquête progressive et qu’elle est toujours « fille du
temps »
TRAITE DU SUJET
La philosophie et la science se fixent pour but la recherche permanente de la vérité.
A la recherche de cette vérité universelle l’homme aboutit à la vérité plurielle qui est
fille du temps et inatteignable. Dès lors, en quoi la philosophie et la science sont-
elles à la recherche de la vérité ?
La vérité universelle qui est une quête permanente n’est-elle pas fille du temps ?
Après un bref aperçu général sur la notion de la vérité, la suite de notre analyse
portera sur la réponse à ces questions.
La vérité est le jugement que la pensée fait du réel. Ce jugement peut-être
philosophique d’autant plus que la philosophie est à la recherche de la vérité : « la
philosophie est la recherche de la vérité et non sa possession », a dit Karl Jaspers.
De ce point de vue, la question ontologique : Quel est le principe premier de toute
chose ? Et la question fondamentale de la philosophie : entre l’idée et la matière,
quelle est la donnée première ? sont entre autres des questions existentielles qui
montrent à suffisance que la philosophie est la quête permanente de la vérité
d’autant plus que les réponses à ces questions n’ont pas trouvé un terrain
d’unanimité entre les philosophes.
De l’autre côté, la science qui s’inscrit dans le cadre de la découverte des lois qui
régissent le mécanisme fonctionnel de la nature ne fait pas encore l’unanimité autour
de la question centrale de la vérité scientifique au sein de la communauté
scientifique internationale : la vérité mathématique n’est pas du même ordre que la
vérité biologique ; la vérité historique est différente de la vérité physique et la vérité
chimique est contraire à la vérité philosophique ....
De ce fait, l’un dans l’autre des cas, il convient de signaler que nul n’a le monopole
de la vérité comme le disait un penseur en ces termes : « les amis de la vérité sont
ceux qui la cherchent et non ceux qui se contentent de l’avoir trouvée »
Ainsi, la vérité devient de facto fille du temps : « les vérités d’hier sont les erreurs
d’aujourd’hui, et les vérités d’aujourd’hui seront les erreurs de demain ». Autrement
dit, « A chacun sa vérité » et « A chaque époque sa vérité ».
 Pendant le moyen-âge, la conception biblique de la vérité soutenait que la
terre est fixe et statique ; mais XVIème siècle, cette théorie dogmatique fut
remise en cause par la théorie de la rotondité et la rotation de la terre fruit de
la révolution copernicienne et Galiléenne. Mais avec l’évolution scientifique, la
révolution nucléaire dirigée par Albert Einstein a corrigé les insuffisances de
cette théorie : « la terre a une forme ellipsoïdale aplatie aux deux pôles ».
cependant les vérités scientifiques de nos jours peuvent être modifiées et
corrigées demain par d’autres savants appartenant à d’autres époques.
A titre d’illustration, il faut affirmer que la vérité qui soutient que la terre est la
seule planète habitée par l’homme pourra être remise en cause demain si la
science parvenait à découvrir une autre planète habitée par d’autres hommes.
Pendant l’antiquité, Démocrite affirmait que l’atome est la petite particule de la
matière qui ne puisse exister à l’état combiné. Mais avec l’avancée
vertigineuse de la science, de la technique et de la technologie, l’on a
découvert d’autres particules plus petites comme le virus…
En dernière analyse, il ressort un constat pertinent que l’idée de la vérité
absolue n’existe que dans la conscience humaine sinon en réalité, il n’y a pas
de vérité absolue qui est un rêve inatteignable, mais de vérité relative. Dès
lors, la vérité ne transcende-t-elle pas l’entendement humain ?
SUJET (BAC 1992 SE/SM) Justifiez cette affirmation du père La
cordais : « Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître
et le serviteur, c’est la liberté qui opprime et c’est la loi qui affranchit. »
TRAITE DU SUJET
Le rapport entre la liberté et la loi dans un Etat de droit est sujet de
vives contradictions. Pour les uns, la loi libère l’homme de la barbarie de la
liberté naturelle ou individuelle ; et pour les autres la loi est tout simplement
liberticide. Dès lors peut-on soutenir l’idée de La cordais qui estime que la
liberté opprime et que la loi libère ? En quoi la loi peut-elle instaurer l’égalité
entre le fort et le faible par exemple? En d’autres termes, la loi ne garantit-elle
pas la liberté du faible face aux abus de la liberté du fort ?
Un Etat de droit est un Etat dans lequel la personne humaine, au-delà
de ses spécificités raciales, ethniques, sexuelles et religieuses est considérée
comme une valeur digne d’être respectée et protégée. Autrement dit, c’est un
Etat soumis à l’autorité de la loi.
De ce point de vue la liberté du citoyen dans un Etat de droit, ne signifie pas
libertinage (le pouvoir d’agir sans contraintes extérieures) mais elle signifie
‘’obéissance à la loi qu’on s’est prescrite. Pour jouir pleinement de sa liberté le
citoyen doit se soumettre à l’autorité de la loi. Seul la loi garantit les droits et
libertés fondamentaux des citoyens face aux abus de la liberté du plus fort :
« le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître s’il ne
transforme pas sa force en droit l’obéissance en devoir » a dit Jean Jacques
Rousseau.
Pour La cordais, la liberté n’est pas synonyme de libre arbitre, ni de
l’autonomie de la volonté, mais soumission de l’homme à la toute puissance
de la loi. Nul n’est au dessus de la loi et nul n’est censé ignoré la loi. Dura lex,
sed lex (la loi est dure mais c’est la loi).
Tout Etat qui applique la loi dans toute sa rigueur est garant des libertés et
droits de ses citoyens, au cas contraire ressemblerait à un Etat de nature,
caractérisé par la barbarie, la sauvagerie, l’animosité, la bestialité, l’instinct de
conservation, la loi de la jungle où la raison du plus fort est toujours la
meilleure, bref la primauté de la force sur le droit.
En somme la liberté opprime l’homme d’autant plus qu’elle conduit le citoyen
au libertinage, tandis que la loi le libère face aux abus de la liberté d’autrui. La
loi en elle-même n’est-elle pas aussi liberticide ?

SUJET (BAC 1995 SE/SM) Parlant de l’introduction des applications de


la science et de la technique dans des sociétés mal préparées à les recevoir,
Paul Langevin écrit : « Quelques bienfaisantes que soient certaines
applications de la science et de la technique pour diminuer la peine et la
souffrance des hommes, le rythme accéléré auxquels elles se heurtent et leur
introduction dans une société humaine insuffisamment préparée à les recevoir
ou trop lente à s’y adapter nous semble aujourd’hui n’être pas sans danger. »
Après avoir illustré cette réflexion de Paul Langevin par des exemples précis
vous essayerez d’indiquer les conditions que les pays en voie de
développement doivent à votre avis remplir pour tirer le meilleur parti des
avantages de la science et de la technique.
TRAITE DU SUJET

Le progrès scientifique et technique a favorisé l’amélioration des


conditions de vie des hommes de façon générale. Mais son application dans
certaines sociétés pose plus de problèmes que de solution. Dès lors qu’elles
sont les conditions que ces sociétés doivent remplir pour tirer le meilleur parti
des avantages de la science et de la technique ?
Quelle analyse peut-on faire des progrès scientifico-techniques et les énormes
problèmes qu’ils posent à l’humanité. Telles sont entre autres les
interrogations auxquelles nous allons répondre dans les lignes qui suivent.
La science est un ensemble de connaissances théoriques et
rationnelles portant sur l’étude de la nature, de la société et de la pensée
humaine. La technique, même humaine si elle est antérieure à la science, est
de nos jours la matérialisation des théories scientifiques. Ces deux activités
humaines tissent entre elles des liens de complémentarité dans le processus
de la connaissance et de la transformation de l’univers. Complémentarité qui a
largement contribué à l’amélioration des conditions d’existence de l’homme :
 Le développement des moyens de transport
 La prolifération des nouvelles technologies de l’information et de la
communication
 Le développement de la médecine et de l’agriculture
Cependant au XIXème siècle le rythme de la science s’est tellement accéléré que
beaucoup d’esprits s’inquiétèrent surtout à cause de l’application de la technique
scientifique à la guerre à tel point que l’on se demande sur la finalité scientifique : si
l’homme ne met pas fin à la science, la science mettra fin à l’humanité :
 La prolifération des armes nucléaires, bactériologiques
 Le clonage humain
 La dégradation de l’écosystème
 La pollution de l’environnement
C’est pourquoi Jean Rostand dira : « la science a fait de nous des dieux avant que
nous ne méritions d’être des hommes ».
Pour remédier à cet état de fait lamentable, il serait nécessaire de moraliser la
science. Après chaque découverte scientifique naît une réflexion critique.
De ce point de vue les pays en voie de développement doivent adapter les
inventions et découvertes de la science et de la technique aux réalités coutumières
de leurs sociétés.
- L’éducation : pour éviter la dépravation des mœurs
- La formation de la jeunesse afin qu’elle puisse faire face aux enjeux de la
mondialisation
En définitive, les pays en voie de développement doivent concilier le fait scientifique
et le fait moral pour la sauvegarde de l’équilibre morale de la société. En l’absence
d’une conscience morale, la science ne transforme-t-elle pas l’homme en une bête
féroce ?

SUJET: Indépendante de toute contrainte limitative, l’histoire révèle qu’à toutes les
étapes de son évolution, la science se montre comme un projet inachevé. Démontrez
TRAITE DU SUJET
Dans le contexte du progrès incessant des sciences et techniques,
la société développe de manière parfois contradictoire une suspicion croissante à
l’égard de la science qui n’est jusqu’à présent pas parvenue à démystifier l’univers
dans sa globalité. Interroger les limites de la science, c’est donc non seulement se
demander si la science épuise le réel, mais aussi s’interroger sur les limites de la
rationalité. Dès lors qu’entendons nous par science et quelles sont ses limites ? En
quoi la science est-elle un projet inachevé ? Nous tenterons de répondre à ces
questions tout en ressortant l’aveu d’impuissance de la science.
En effet, la science est un ensemble de connaissances théoriques et
rationnelles portant sur l’étude de la nature, de la société et de la pensée humaine.
Au départ, la science s’est inscrite dans la dynamique de la mystification de l’univers
tel que l’atteste le matérialisme dialectique et historique de Karl Marx et de Engels en
ces termes : « Il n’y a pas point de choses inconnaissables dans ce monde il y a des
choses encore inconnues lesquelles seront connues grâce à la science, à la
technologie et la technique. De ce point de vue, l’avancée vertigineuse de la science,
de la technique et de la technologie a permis à l’homme d’atteindre un certain
résultat :
1. Le développement des moyens de transport
2. Le développement des nouvelles technologies de l’information et de la
communication
3. Le développement de la médecine et de l’agriculture
4. La robotisation de l’imprimerie
Par contre, en dépit de ce progrès foudroyant, extraordinaire de la science, elle reste
et demeure une œuvre inachevée d’autant plus que beaucoup de mystères non
expliqués existent ça et là dans l’univers. C’est pourquoi Emmanuel Kant affirme
« l’esprit divague dans la métaphysique lorsqu’il dépasse l’espace et le temps pour
embrasser l’infiniment petit et l’infiniment grand car l’infiniment petit et l’infiniment
grand sont les formes à priori de l’entendement ». Autrement dit, il n’y a que l’espace
et le temps qui sont quantifiables et mesurables par l’homme. Au-delà de ces deux,
l’homme se retrouve dans la métaphysique.
Ainsi certains mystères restent encore inconnus :
1. Les sources des rayons incandescents du soleil
2. La question métaphysique de l’âme
3. L’incapacité à trouver un remède thérapeutique contre la mort.
4. La non découverte de la planète des extraterrestres et les exo-planètes
C’est d’ailleurs la raison pour laquelle Emmanuel Kant soutient : « j’ai dû limiter ma
connaissance pour laisser une place à la foi » autrement dit, la connaissance d’un
homme est une goutte d’eau dans un océan de connaissance de l’univers, un grain
de sable dans un désert de connaissance de l’univers.
De ce fait, il y a lieu de distinguer les limites internes à celles externes de la science
I- Limites internes à la démarche scientifique
- L’arithmétique nous met devant une limite liée au calcul
- La logique et les mathématiques suggèrent dans leur développement des
formes de conception de l’insaisissable
- Le physicien sait que certains objets célestes échapperont à la maîtrise et
à son étude
II- Limites externes à la démarche scientifique :
- La question éthique : les sciences biologiques mettent en cause le statut
de la vie humaine: Le clonage humain
En somme, la science a largement contribué à connaître l’univers, mais
elle reste et demeure une œuvre inachevée du fait de son aveu d’impuissance à
maîtriser tout l’univers. Faut-il dès lors concilier science et métaphysique pour une
parfaite connaissance de l’univers ?
SUJET BAC : Que pensez-vous de cette affirmation d’un penseur contemporain :
« la technique libère l’homme de l’emprise de la nature et le rend disponible pour
d’autres tâches ».
TRAITE DU SUJET
L’homme ne cessera de perfectionner ses outils dans tous les domaines
depuis la première pierre utilisée pour écraser une noix, en passant par le silex pour
faire le feu jusqu’à l’internet et les nanotechnologies d'aujourd’hui. Il a non seulement
conquis la nature mais l’a aussi modifiée en utilisant les propres lois de la nature
pour satisfaire ses besoins naturels et humains. C’est pourquoi un penseur
affirmera : « la technique libère l’homme de l’emprise de la nature et le rend
disponible pour d’autres tâches ». Quels sont les avantages de la technique ? Quel
rapport existe-t-il entre l’homme et la nature ? La technique n’a-t-elle pas aussi
d’inconvénients ?
La technique est un ensemble de moyens mis en œuvre de façon
volontaire, réfléchie et ordonnée pour atteindre un objectif préalablement fixé. Tandis
que la nature est un ensemble de ce qui existe indépendamment de l’intervention
humaine volontaire. De ce point de vue, il existe un rapport entre la technique et la
nature d’autant plus que la première s’inscrit dans le cadre de l’exploitation optimale
de la seconde.
- Et l’homme s’accomplit par la création de techniques.
- La force physique est remplacée par la vitesse et la rapidité
- Les armes accordent à ceux qui sont faible et ayant une nature désarmée
de se défendre.
- Les moyens de transport, les nouvelles technologies de l’information et de
la communication sont entre autres des créations techniques qui
permettent à l’homme de se libérer de l’emprise de la nature.
- La technique est en général utilisée pour dompter les agressions de la
nature et pour protéger notre vie.
Cependant la technique contribue sérieusement à dénaturer, voire déshumaniser
l’homme.
- la dégradation de l’écosystème
- la pollution de l’environnement
- la dépravation des mœurs
- la destruction des structures traditionnelles
En définitive, la technique est la nature de l’homme. Un éloignement de
la nature par la technique ne peut être due qu’à une perversion de l’homme lui-même
bien qu’il vit dans un technopôle. Où se trouvent alors les limites physiques et
éthiques de la technique et l’origine de la perversion de l’homme ?

SUJET (BAC 1995 SE/SM) : commentez cette pensée de Harriot.

« La vérité est un mensonge qui à servi longtemps »

TRAITE DU SUJET
La science se fixe pour objectif principal la découvertes et la connaissance des
lois qui régissent le mécanisme fonctionnel des phénomènes naturels. Mais dans
l’atteinte de cette noble mission des erreurs glissent ça et là liées à l'imperfection de
l’homme et à la vetuscité des instruments de mesure de son époque. C’est d’ailleurs
la raison pour laquelle Harriot estime que la vérité est une somme d’erreurs
perpétuelles admises à travers les âges ou les époques. Dès lors, la vérité d’hier est-
elle celle d’aujourd’hui ? La vérité d’aujourd’hui peut-elle être celle de demain? La
vérité est-elle synonyme de mensonge ou d’erreurs ?
La vérité est le jugement que la pensée fait du réel ; ce jugement est
multiforme ou varié d’autant plus que les savants n’ont pas la même analyse des
faits : « A chacun sa vérité ». Nécessité serait impérieuse alors de mettre un accent
particulier sur la relativité de la vérité scientifique tout en démontrant qu’il n’y a pas
de vérité absolue mais relative, c’est-a –dire fille du temps: « les vérités d’hier sont
les erreurs d’aujourd’hui et les vérités d’aujourd’hui seront les erreurs de demain »
Pendant l’antiquité, Démocrite affirmait que l’atome était la plus petite particule de la
matière. Mais de nos jours cette théorie est remise en question.
- la physique nucléaire a aujourd’hui remplacé la mécanique rationnelle d’Isaac
Newton.
- La théorie statistique sur la fixité de la terre fut remise en cause par la
révolution copernicienne et Galiléenne de la rotondité et de la rotation de la
terre, elle-même remise en cause par la révolution nucléaire d’Albert Einstein
qui estime que la terre n’est pas ronde mais elle a une forme ellipsoïde aplatie
aux deux pôles.
- La découverte de la 10ème planète SEDNA par l’astrophysicien de la NASA
(National Aeronautic and Space Administration) par Charles Brown le 14
Novembre 2003 vient remettre en cause la thèse des neufs (09) planètes du
système solaire.
- Aussi faut-il signaler que les vérités d’aujourd’hui seront les erreurs de
demain.
- Pendant l’antiquité, un philosophe affirmait ceci : « nous ne sommes pas les
seuls à vivre dans l’univers » affirmation qui laisse transparaître l’hypothèse
de l’existence d’une planète inhabitée par d’autres hommes. La découverte de
cette planète un jour, remettra en cause la vérité qui soutient que la terre est
la seul planète habitée par l’homme.
En somme, la vérité est fille du temps et s’obtient progressivement du fait de
l’élimination d’une série d’erreurs. Elle n’est pas synonyme de mensonge qui est une
falsification volontaire de la vérité. La vérité ne devient elle pas fausse, lorsqu’on s’en
contente ?

SUJET (BAC SS) : « la vérité est une et l’erreur est multiple »


Expliquez et commentez cette pensée de Gaston Bachelard
TRAITE DU SUJET
Le problème de la vérité est et demeure une préoccupation majeure des
scientifiques de tout bord et de toute époque dans le processus de la connaissance.
Mai à la recherche de cette vérité unique l’homme aboutit à la vérité plurielle. D’où le
bien fondé de cette assertion de Bachelard qui estime que l’unicité de la vérité non
atteinte conduit les scientifiques à la commission d’une multiplicité d’erreurs.
Qu’est ce que la vérité ? En quoi elle est UNE selon Bachelard ? Qu’est ce que
l’erreur ? En quoi est-elle multiple selon Bachelard ?
La vérité est l’adéquation de la pensée à la chose. Une intelligence de
l’homme à démystifier les phénomènes de la nature. Mai cette démystification se
heurte à des obstacles justifiant ainsi l’incapacité de l’homme à attendre la vérité
universelle qui s’obtient par l’accord entre tous les esprits. Ce qui atteste de la
véracité de cette assertion qui soutient : « il n’ya pas de vérités premières, il n’ya
que des erreurs premières ».
L’erreur quant à elle est le fait de tenir pour vrai ce qui est faux ou pour faux ce qui
est vrai de façon involontaire. Elle est multiple d’autant plus que les vérités d’hier
sont les erreurs d’aujourd’hui et les vérités d’aujourd’hui seront les erreurs de
demain. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle Georges Clémenceau affirme « ce
que nous nommons vérité est une suite d’élimination d’erreurs ». Autrement dit, plus
la science évolue, plus elle se remet en cause : « la science va sans cesse se
raturant, ratures fécondes, la science est une échelle » a dit Gaston Bachelard. Les
connaissances acceptées pour vraies à une époque de l'évolution de l’humanité
sont remises en cause à une autre époque : « chaque science a l’âge de ses
instruments de mesure » affirme Bachelard
En somme, il convient de signaler que vérité et erreur sont les deux facettes sur
lesquelles reposent la démarche scientifique dans la processus de la connaissance
du réel. Comment distingue- t- on la vérité du mensonge et le mensonge de l’erreur ?
SUJET (BAC 1995 SS) « Je déteste vos idées, mais je suis prêt à mourir pour
votre droit de les exprimer » a écrit Voltaire.
Une telle leçon de démocratie vous parait-elle convenir à la classe politique africaine
de cette fin de siècle ! Justifiez votre opinion.
TRAITE DU SUJET
La pluralité des opinions et des pensées constitue la charpente osseuse
sur laquelle se construit l’idéal de démocratie dans un Etat de droit soucieux de la
préservation des droits et libertés fondamentaux de ses citoyens qui ne doivent pas
être inquiétés du fait d’avoir des opinions contraires à celles de leurs dirigeants ou de
leurs semblables. Mais la jeune démocratie africaine née après la conférence de
Baule a du mal à faire sienne cette exigence impérieuse de la démocratie
universelle. Dès lors peut-on dire que la liberté d’expression est l’âme de la
démocratie ? En quoi repose t - elle sur la diversité d’opinions ? La classe politique
africaine peut elle s’approprier la maxime de cette assertion de voltaire ? Quels sont
les acquis, les limites et les obstacles liés à l’acceptation d’une pluralité d’opinions
politiques, religieuses en Afrique ?
Contrairement à la monocratie caractérisée par la pensée unique du chef
(Master Dixit), la démocratie quant à elle est le régime politique dans lequel la
pluralité d’opinions est consacrée avec en toile de fond la libéralisation des ondes qui
constituent l’espace de débats permettant aux citoyens de critiquer leurs
gouvernement sans être inquiétés pour leurs opinions politiques, mêmes religieuses
pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi. Ainsi nous
avons :
1- La liberté d’expression : tout citoyen peut donc librement parler, écrire,
imprimer, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par
la loi.
2- La liberté politique : Tout citoyen est libre d’avoir des opinions politiques
contraires à celles d’autrui. Autrement dit il est libre d’appartenir au parti
politique et de voter pour le candidat de son choix. Exemple : Si Paul appartient
au parti X il doit reconnaître le droit qu’a Pierre d’appartenir au parti Y.
3- La liberté de pensée : Tout citoyen, dans un Etat démocratique est libre d’avoir
sa propre orientation philosophique, idéologique : Libre à lui de croire ou de ne
pas croire, de se marier ou de ne pas se marier, d’être hétérosexuel ou
homosexuel.
4- La liberté religieuse : qui consacre la laïcité de l’Etat et la pluralité des opinions
religieuses.
Cependant, cette leçon de démocratie est mal comprise par la classe
politique africaine de la fin du 20èm siècle et de ce début du 21ièm siècle en
dépit de quelques acquis :
1-Le multipartisme intégral : consacrant ainsi la pluralité d’opinions politiques
contrairement au monopartisme caractérisé jadis par le culte du parti unique et de
la pensée unique du chef (Master Dixit).
La libéralisation de l’espace audio-visuel : Favorisant la création des radios et
télévisions privées qui offrent plus d’espace de débats contradictoires aux
citoyens, contrairement aux médias d’Etat qui s’inscrivent dans la logique
d’encenser le pouvoir en place.
Les nouvelles technologies de l’information et de la communication : Précisément
les réseaux sociaux (face book, You tube, twitter….) En dépit de ces avancées,
des obstacles persistent :
2-Les obstacles liés au respect du droit à l’expression en Afrique :
Les Autorités politiques et Administratives sont allergiques à la critique de leur
gouvernance.
Le poids de la tradition : Souvent en Afrique les jeunes et les femmes n’ont pas
droit à la parole dans le regroupement populaire, domaine exclusif des sages.
Le taux élevé d’analphabètes : 70% des populations africaines ne savent ni lire ni
écrire et pensent que celui qui est au pouvoir est l’incarnation de la toute
puissance divine, donc exempt de toute critique au risque de s’opposer à la
volonté et au choix divins.
Auprès de ces obstacles, existent des limites :
Vu l’immaturité politique des citoyens, le droit à l’expression est souvent source
de conflits religieux, ethniques, politiques.
Incitation à la haine ethnique :
Hutu et Tutsi au Rwanda
Bété et Dioula en côte d’ivoire
Luo et Kikuyu au Kenya
Incitation à la haine religieuse :
Musulmans (seleka) et chrétiens (anti Balaka) en Centre-Afrique.
Boko Haram (l’éducation européenne est un péché en langue haoussa)……
Il serait alors impérieux de procéder à une éducation à l’acceptation de la culture
démocratique et surtout la pluralité d’opinions.
En définitive, tout citoyen doit accepter que l’autre ait une opinion contraire à la
sienne sans être inquiété. Cette leçon est mal comprise en Afrique et est souvent
source de conflits de tout genre.
Le droit a l’expression autorise t-il alors à soutenir n'importe quelle opinions ?

SUJET : L’art consiste t-il à imiter la nature ?


Que pensez vous de cette affirmation de Paul Klee : « L’art ne rend pas le visible, il
rend visible ? »
TRAITE DU SUJET

Dans la conception réaliste, le but que se propose est la reproduction ou la


restitution fidèle de la beauté naturelle. La création de la beauté, de choses belles,
d’objets esthétiques réside telle dans le fait de copier, de reproduire volontairement
une réalité ?

Le mot art a un double sens. Il signifie technique. Mais le mot désigne


également la production de la beauté, de choses belles. La réflexion sur l’art en tant
qu’expression de la beauté est ce qu’on nomme esthétique.

I- Art comme imitation de la nature :


Pendant longtemps on a cru que la beauté de l’œuvre d’art n’est qu’un simple
reflet, une simple production de la beauté naturelle. L’artiste devait, avant
toute chose, s’inspirer de la nature et représenter le plus fidèlement possible
la beauté qu’il y trouve. Donc l’art rend visible la beauté naturelle. Les lois de
la beauté se trouve dans la nature : « Dessine, peins, imites, fut ce de la
nature morte : l’art n’est jamais plus parfait que lorsqu’on peut le prendre pour
la nature elle-même», recommande Ingrès à ses élèves.

II- La réfutation du principe de l’imitation


L’art qui photographie la nature donne l’idée de non création à l’Homme. Il nous
fait prendre l’apparence pour la réalité. Pour les surréalistes, l’art ne doit pas
imiter la nature. Car toute imitation de la nature par l’art n’est pas une création
mais une reproduction.

- L’art n’est pas le simple reflet, la représentation passive du réel.


- L’art c’est la transfiguration du monde
- L’art révèle ce qu’est l’artiste
- L’art révèle ce qu’est la réalité, autrement dit, il ne rend pas le visible, il rend
visible.

Rend visible, c’est s’inspirer des faits imaginaires tels que : le statue d’un homme
enceinte, d’un homme qu’a des ailes etc.

C’est pourquoi Hegel affirme : « L’Homme montre de l’esprit qu’en imitant la


nature », ainsi l’art doit idéaliser la nature : « La beauté artistique est supérieur à
la beauté naturelle parce qu’il est le produit de l’esprit.

En somme, dire que l’art rend visible, c’est soutenir l’idée que l’art doit imiter la
nature affirmer qu’il rend visible c’est montrer la génialité de la création artistique
dépourvue de toute imitation de la nature.

SUJET (BAC 2014 SE/SM) :« La science a fait de nous des dieux avant que
nous méritions d’être des hommes »
Expliquez et commentez cette pensée de Jean Rostand.

TRAITE DU SUJET

La science et la technique ont largement contribué à l’amélioration des conditions de


vie de l’homme. Mais l’application de la technique scientifique à la guerre a sonné le
glas de la décadence morale de l’homme. C’est dans cette optique que jean Rostand
estime que la science, en améliorant les conditions de vie l’homme l’a élevé au rang
des dieux ignorant ainsi qu’il est avant tout un être imparfait tinté de faiblesse morale
pouvant contribuer à sa propre chute. La science a-t-elle définie l’homme ?. L’homme
peut-il, par ses connaissances théoriques se considère comme l’égal des dieux ?
N’est ce pas un constat du déséquilibre entre le progrès scientifique et le progrès
moral ?

Dans un premier temps, nous nous efforcerons de ressortir les avantages de la


science. Dans un second temps, nous allons mettre en exergue les inconvénients du
progrès scientifique.

L’avènement de la technique et de la science a permis des inventions et


découvertes de nature à améliorer les conditions d’existence de l’homme au point de
l’élever aux financements des dieux.

Ainsi Jean Rostand célèbre biologiste français du XXème qui a fait des recherches
notamment sur les crapauds et les libellules. L’étude sur les êtres vivants et l’homme
l’a conduit à poser des problèmes philosophiques extrêmement importants. Sa
pensée soumise ici à notre appréciation et qui parle de la science et ses applications
pratiques qui défieraient l’homme, reprend pour l’essentiel l’idée que Descartes a
émise au XVIIème siècle : La science et la technique ont pu « ainsi nous rendre
comme maîtres et possesseurs de la nature ». L’Homme par les pouvoirs de la
science et de la technique domine et maîtrise la nature. Il devient incontestablement
celui qui gouverne à son gré l’univers sur tous les plans.

- Au plan biologique
On a une parfaite connaissance de l’Homme, on découvre des médicaments qui font
reculer les maladies et allongent la durée de vie. Moult maladies sont aujourd’hui
jugulées grâce à la science, même si certaines maladies restent un véritable casse-
tête pour elle.

La greffe du cœur, des reins, du cerveau, le développement de la chirurgie, les


avantages des lois génétiques, etc.., sont autant de preuves de progrès scientifiques.
Hier, on parlait des « bébé-éprouvette », aujourd’hui la science est arrivée au
clonage à la carte génétique.

La carte génétique donne la possibilité au savant de réparer les gènes porteurs de


maladies à partir du code génétique que contient l’ADN. Cette découverte dernière
en date, a l’heureux avantage de guérir désormais les maladies héréditaires telles
par exemples, la drépanocytose, le diabète insulinodépendance (ou diabète juvénile)
la myopathie de Duchesse, l’hémophilie, le daltonisme etc.

- Au plan technique : Il est également honnête de reconnaitre que là aussi


l’humanité a fait du chemin. De l’âge la pierre taillée, de la pierre polie, des
métaux à celui de la vapeur, de l’électricité, des atomes, le progrès est
nettement constatable. On peut rapporter ici cet exemple suffisamment
éloquent dans le domaine de l’agriculture qui dit que « pour moissonner un
are de blé il fallait une heure en 1800 avec une faucille, quinze minutes en
1850 avec une faux, deux minutes en 1900 avec une faucheuse-lieuse, à
peine trente secondes aujourd’hui avec une moissonneuse batteuse » (verge)
- Au plan des moyens de transports : voiture, train, avion,…ont permis à
l’Homme de se déplacer sur des grandes distances en une fraction de temps.
- Au plan des nouvelle : technologie de l’information et de la
communication : téléphone, Internet, télévision, radios, livres, des journaux
etc.
La possibilité des pluies artificielles, d’envoie des satellites artificiels autour de
la lune et la création des fusées spatiales.
Tout cela semble tenir du miracle. Ainsi, l’Homme projeté dans la nature dans
une totale déréliction, sans crocs, sans défense, sans fourrure épaisse, à la
merci des animaux féroces est-il devenu celui qui domine de bout à bout le
monde.
Cependant, l’analyse des possibilités à l’Homme par la science et la
technique montre à bien des égards qu’il peut se considérer comme l’égal des
dieux. Mais ce développement matériel n’a pas été suivi de celui de la
conscience morale. L’Homme a de graves insuffisances en ce qui concerne
l’usage qu’il fait des pouvoirs de la science et de la technique.
L’Homme certes résout bien des problèmes avec les pouvoirs scientifiques et
techniques mais en crée autant si non plus comme le constate Louis Prince de
Broglie « Toute augmentation de notre pouvoir d’action augmente
nécessairement notre pouvoir de nuire. Plus nous avons des moyens d’aider
et de soulager, plus nous avons aussi des moyens de répandre la souffrance
et la destruction.
La chimie a permis de développer d’utiles industries et fournit à la
pharmacie des remèdes bienfaisants, mais permet aussi de fabriquer des
poisons qui tuent et les explosifs qui pulvérisent. Demain, en disposant à notre
gré des énergies intra-atomiques, nous pourrons sans doute aussi détruire
d’un seul coup des portions entières de notre planète ».
On peut prendre comme exemple de cette folie humaine les
conséquences de la première guerre mondiale. Elle a duré 1565 jours, fit 9
millions de tués 22 millions environ de mutilés et les disparus dépassèrent les
5 millions.
A peine l’humanité fut-elle sortie de ce premier triste désastre qu’il y eut
un second dont les conséquences furent plus effroyables : 35 millions de tués,
20 millions de mutilés, 12 millions de cas d’avortements involontaires. On peut
également citer les essais nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki du 6 au 9
août 1945 dont les conséquences persistent malheureusement jusqu’à nos
jours. Ce sont là les conséquences de la fabrication des bombes H,
atomiques, à neutrons, des fusils de toutes sortes, des tanks, des chars, des
avions chasseurs etc.
Les espoirs suscites se sont vite tournés en défiance et réprobation.
L’Homme est expulsé de son milieu naturel par soucide de rendement : les
insecticides, les herbicides, les engrains chimiques infectent sa nourriture ; la
dégradation et la pollution de l’environnement.
Rabelais n’a-t-il pas dit depuis le XVIème siècle que « Science sans
conscience n’est ruine de l’âme » ? L’Homme est un géant au plan
scientifique ; mais un nain au plan moral. C’est pourquoi Vergez affirme : « La
machine a rompu l’équilibre de l’âme et du corps parce que notre âme est
restée la même tandis que notre corps voyait sa puissance accrue
prodigieusement de toute la force de la machine. A la civilisation
mécanicienne il eût fallu un supplément d’âme » et George Friendman,
précise : « l’obtention de la civilisation technicienne malgré tant de misères
physiques et morales, d’échecs et de dangers terrifiants, conduits à dire
résolument : qui ! à la technique, mais à la technique dominée par l’Homme »
En somme la science et ses applications pratiques ont vraiment fait de
nous des dieux. Les progrès sont nombreux et impressionnants dans tous les
domaines. Mais il manque à l’homme la sagesse divine.
L’Homme est devenu esclave de sa propre puissance mal contrôlée, mal
gérée, il faut que l’Homme dans un sursant de conscience planétaire ajoute au
bien être matériel la culture des vertus pour un véritable réarmement moral.

SUJET (BAC 1996 SS) : « On ne commande à la nature qu’en lui obéissant » a


dit Bacon. Expliquez et commentez.

TRAITE DU SUJET

Contrairement à l’organon d’Aristote basé sur la pure abstraction de la pensée


et la déduction syllogistique, le Novum Organon (Nouvel outil) de Francis bacon est
quant à elle l’expression de la rupture épistémologique entre l’abstraction et la
subjectivité, entre la déduction syllogistique et l’induction scientifique qui privilégie le
rôle de l’expérience dans la connaissance du réel et par ricochet les lois qui régissent
le mécanisme fonctionnel de la nature. C’est pourquoi, le philosophe Anglais Francis
Bacon, rejetant d’un revers de la mains l’organon d’Aristote affirme : « on ne
commande à la nature qu’en lui obéissant » ; autrement dit, on ne peut obtenir de la
nature ce que l’on veut, visée de tout commandement qu’en se soumettant à ses lois.
Quel rapport peut-on dès lors établir entre l’Homme et la nature ? En quoi la
recherche et la connaissance des lois ont –elles contribué à l’émergence des
sciences expérimentales ?

Si donc la condition de l’efficacité technique est l’obéissance aux lois de la


nature, la technique scientifique est en général utilisée pour dompter les agressions
de la nature qui nous agresse à la fois de l’intérieur et de l’extérieur. L’Homme
devient alors un technicien naturel et se fait « comme maître et possesseur de la
nature » (Descartes)

Cependant Bacon rompt avec Descartes, avec la scolastique et donc avec


Aristote.

Pour que l’expérience soit efficace, il faut se débarrasser de certains obstacles


épistémologiques qu’il appelle les quartes idoles.

1) Les idoles de la tribu ou de la race : qui sont de préjugés, des premières


impressions des désirs et des passions (nature humaine)
2) Les idoles de la caverne : (par allusion à l’allégorie de la caverne de
Platon) se sont des préjugés individuels qui tiennent à notre hérédité (l’individu
et expérience)
3) Les idoles du forum ou de la plus publique son
4) : de loin le plus haissable, procède du langage découlant des représentations
populaires qui font croire qu’il existe une force qui influence réellement les
évènements (langages et mots)
5) Les idoles du théâtres : sont des illusions issues des systèmes
philosophiques (théories, dogmes) une fois les idoles exorcicées, il faut laisser
place à :
I- L’observation du fait : qui est le regard attentive que le savant porte
sur le fait.
II- La formulation de l’idée hypothèse : qui consiste à classer les
faits pour énoncer des hypothèses doivent –elles mêmes être vérifiées
par l’expérience.
III- L’expérimentation ou la vérification expérimentale : qui fait
connaître les faits et qui découvre les lois de la nature et les causes
des phénomènes Bacon appelle ces expériences, des expériences
cruciales susceptibles de trancher de façon décisive entre deux
hypothèses opposées d’explication. Toute expérience doit être faite
avec la plume à la main de façon à être communiquée à la
communauté. Ainsi chacun pourra refaire (pour n vérifier l’exactitude)
Francis Bacon cherche une moyenne entre l’accumulation
empirique des faits, sans tentative de les mettre en ordre et le
raisonnement théorique ne procédant qu’à partir de principes et de
déduction : « les empiristes, semblables aux fournis, ne savent
qu’amasser et user ; les rationalistes semblables aux araignées font
des toiles qu’ils tirent d’eux-mêmes ; le procédé de l’abeille tient le
milieu entre ces deux : elle recueille, ses matériaux sur les fleurs des
jardins et des champs ; mais elle les transforme et les distille par une
vertu qui lui est propre : c’est l’image véritable de la philosophie qui ne
se fie pas aux seules forces de l’esprit humain et n’y prend même pas
son principal appui.
En définitive, nos théories scientifiques sont construites en
fonction de la façon dont nous voyons les objets.
L’être humain est donc braisé dans sa déclaration d’hypothèse
fruit de l’observation de l’expérience et de la soumission de l’homme
aux lois de la nature.
Mais l’Homme doit-il obéir aveuglement à la nature ou bien ne
doit –il pas ni obéir, ni commander, mais sympathiser avec elle ?

SUJET (BAC 1999 SS) : « Si l’humanité n’évoluait qu’avec la vérité absolue, il n’y
aurait rien à chercher tout étant déjà trouvé » a écrit F-Engels

Expliquez et commentez.

TRAITE DU SUJET

Les théorises scientifiques sont présentées le plus souvent comme des vérités
définitives. Mais on constate qu’elles se renouvellent en fonction du temps. Ainsi tous
les savants s’accordent sur le fait que la science ne peut atteindre la réalité et qu’il y
a une réalité du savoir scientifique. Dès lors toute vérité devient –elle fausse au
moment où l’on se contente ? si l’humanité n’évoluait qu’avec la vérité absolue, il n’y
aurait –il rien à chercher ?

D’entrée de jeu la vérité absolue est une éllusion de l’esprit d’autant plus
l’Homme étant imparfait, ne peut prétendre à l’élaboration d’une théorie scientifique
absolue. En cause, les limites de sa perception et l’infinité des phénomènes de
l’univers. Donc une théorie naît aujourd’hui et demain sa place à une autre. Cela
amène le commun des mortels à douter des certitudes des sciences. D’où la notion
de relativité qui laisse transparaître l’idée que la science est une connaissance
inachevée.

Gaston Bachelard soutient longuement dans ses livres sur la physique et la


chimie l’idée qu’il y a dans l’histoire des sciences des « sauts » des « bonds », des
« failles », des « ruptures » : « la science va par bons et par révolutions. Ce sont les
changements des théories qui marquent les bonds »

Exemples de rupture : la géométrie non euclidienne, la relativité non


newtonienne, la chimie non Lavoisienne, la logique non aristotélicienne..

On se rappelle également l’évolution des théories sur la lumière.

 En 1960, Newton a émis la théorie de l’émission corpusculaire. Cette théorie


permet d’expliquer, les phénomènes comme la propagation rectiligne, la
réfraction, la réflexion de la lumière.
 En 1960, Huyghens a émis la théorie simple. La théorie de Newton explique
mal les phénomènes de diffraction.
 En 1822, Fresnel émet la théorie ondulatoire des vibrations transversales.
Cette théorie explique en plus les phénomènes de polarisation et de double
réfraction. Elle permet également de déduire de nouveaux faits que
l’expérience confirme (par exemple : inégalité de la vitesse de la lumière dans
l’air et dans l’eau).
 En 1870, Maxwell émet la théorie électromagnétique, la théorie ondulatoire
remaniée est entendue à l’ensemble des ondes électromagnétiques. La
lumière n’est qu’un particulier du champ des ondes électromagnétiques
 En 1900, Planck retourne à la théorie de l’émission corpusculaire. La théorie
de Maxwell ne rend pas compte de certains faits. Planck, à la suite des
expériences sur les corps noirs, est amené à affirmer que les faits observés
exigent une interprétation corpusculaire. D’où la théorie des quanta : l’énergie
lumineuse varie de façon discontinue.
 En 1924, Louis de Broglie retourne à la mécanique ondulatoire. Cette théorie
fait la synthèse de la théorie continuiste et corpusculaire de Planck : a chaque
photon est associée une onde de probabilité qui explique algébriquement la
probabilité de présence de ce photon »

Tous ces exemples scientifiques montrent à suffisance qu’il n’y a pas de vérité
absolue, mais relative c'est-à-dire fille du temps.

En conclusion, l’idée qui s’impose rejette la notion de vérité absolue. Le


changement des théories est progrès de l’Homme dans la connaissance de
l’univers. Plus nous allons de théories en théories, plus grandes sera notre
vision du monde. Donc le changement incessant des théories ne peut que
nourrir l’idée d’incertitude des connaissances scientifiques.

SUJET (BAC 2000 SE/SM) :« L’Homme pense parce qu’il a des mais », a dit
Anascagore de clazomènes. Après avoir expliqué cette pensée, vous essayerez de
montrer en quoi la pensée de l’Homme reste liée dans une certaine mesure à son
action.

TRAITE DU SUJET

Si l’Homme est ce qu’il est, un être pensant réfléchit, ayant conscience du


monde et de lui-même, capable de trouver des solutions face aux obstacles qui se
présentent à lui, c’est parce qu’il s’est perfectionner, qu’il s’est développer sans
s’informer dans une seule voie. Notre premier ancêtre était nu. Mais c’est cette
nudité justement qui l’obligea à l’adaptabilité. Les anthropologues s’accordent à dire
que la station verticale permit aux homidés d’évoluer physiologiquement dans un
sens favorable à l’accueil de l’intelligence. L’organe libéré du sol, une fois la verticale
acquise, qui fit de notre plus vieil aïeux et d ceux qui lui succédèrent jusqu’à nous le
dépositaire d’une technicité sans pareille : la main: cette main dont la mobilité et
l’habileté nous distingue du règne animal fut l’objet d’un debat du temps de la
philosophie antique entre Anascagore et Aristote. Le premier affirma que c’est la
main qui fit l’être humain, que c’est grâce à cette partie du corps que vint
l’intelligence et fit d’un vivant un homme est avant tout intelligent et ainsi il utilise ses
mains à bon escient.

L’Homme est-il en rupture avec la nature, ou est-il un être naturel et développé,


l’intelligence lui appartenant des son origine ? En quoi l’intelligence humain dépend t-
il de nos mains ? Sur quoi se fonde une telle relation ? Qu’est ce qui permis à
Anascargore de l’affirmer ?

D’entrée de jeu, il convient de signaler que l’homme n’est pas né humain il


l’est devenu en se servant notamment de sa main, en tenant profit de la maniabilité
pour façonner le monde ce qui montre à suffisance que la main est le lien de
manifestation de l’humain.

De ce point de vue la pensée contemporaine donne raison à Anascagore au


détriment d’Aristote, que la théorie de la mécanisation à savoir que la verticalité a
libéré les mains mais aussi a permis le développement de la force et du cerveau.

Comme illustration nous avons :

- L’âge de la pierre taillée, de la pierre polie et l’âge des métaux qui ont fait de
l’Homme un technicien par la fabrication des outils de la cueillette, de
l’agriculture, de la pêche.
- Le développement scientifique, technique et technologique qui font de
l’Homme maître du monde par la transformation de ce qui se trouve à l’état
naturel en objet ultra sophistiques : Avion, train, voiture, bateau..
- Dans la création artistique, l’artiste applique une idée, une intelligence
associée à l’habilité, à la technicité, au savoir faire et à la finesse pour afin
créer une œuvre d’art qui est la matérialisation de sa pensée ou son
intelligence ; c’est pourquoi Hedderger affirme : « Le penser est l’agir en ce
qu’il a de plus propre si agir (handeln) signifie prêter la main (Hand)… »
Même dans le domaine de l’affectivité, la main joue un rôle de tendresse : « la
main est le sismogra^phe des réactions affectives » a dit charlotte wolf.
Dans ce sujet, deux constats s’imposent :
1) Action comme source d’inspiration de la pensée
- Les techniques empiriques ont précédé la pensée scientifique : la fabrication
des outils rudimentaires
2) La pensée est le guide de l’action
La pensée orienté l’action. C’est le cas de la science et de la technique.
La science joue un rôle important dans la production des objets
techniques :
- Le télescope (lunette astronomique) doit son invention selon Descartes à un
certain Jacob Metius
- Les industries qui utilisent les dérivés du pétrole n’existent que grâce aux
connaissances antérieures de la chimie
- L’ordinateur fait à partir des théories scientifiques.
En définitive, véritable intervention dans les gestes dérisoires du quotidien, la
main est l’expression de la toute puissance humaine de l’Homme, le distinguant
ainsi de l’animal par l’élaboration des techniques rudimentaires, techniques et
technologiques. Ce qui fait de la pratique la source de la connaissance.

SUJET (BAC 2001 SE/SM) : « Examinez et appréciez le sens de cette


affirmation de Gaston Bachelard : « Quel que soit le point de départ de l’activité
scientifique, elle ne peut pleinement convaincre qu’en quittant le domaine de
base. Si elle expérimente, il faut raisonner si le raisonne, il faut expérimenter.
Toute application est transcendante »

TRAITE DU SUJET

La dialectisation entre l’expérience et la raison sable à la connaissance des


lois qui regissent le mécanisme fonctionnel de la nature. C’est pourquoi Gaston
Bachelard prône la dialectisation de la raison et de l’expérience dans la
connaissance du réel. Quelle place occupe la méthode expérimentale dans
l’activité scientifique ? le processus expérimental doit-il raisonné ? La démarche
rationnelle doit-elle être expérimentée ?

La méthode expérimentale est une approche scientifique et systématique


envers la recherche où le cherche manipulation une ou plusieurs variables,
contrôle et mesure tout changement dans les autres variables. Autrement dit elle
est une activité où le scientifique influence intentionnellement quelque chose pour
observer les conséquences.

Ainsi, expérimenter, c’est intervenir activement pour réaliser les conditions


nécessaires à la vérification des hypothèses relatives aux causes ou aux
propriétés des phénomènes étudiés.

Dans l’activité scientifique, il existe une relation de complémentarité entre


raison et expérience comme l’atteste Emmanuel Kant : « Toute connaissance
commence par le sens, passe de là à l’entendement et s’achève dans la raison ».
toute une démarche à suivre pour aboutir au savoir positif : « Un savant complet
est celui qui embrasse à la fois la théorie et la pratique expérimentale » Francis
Bacon.

1) Il constate un fait
2) A propos de ce fait, une idée naît dans son esprit
3) En vue de cette idée, il raisonne institue une expérience, en imagine et en
réalité les conditions matérielles
4) De cette expérience résultent de nouveaux phénomènes qu’il faut observer et
ainsi de suite. L’esprit du savant se trouve en quelque sorte toujours placé
entre deux observations : l’une qui sert de point de départ au raisonnement et
l’autre qui lui sert de conclusion.

De ce point de vue, la raison précède l’expérience,


Toute démarche scientifique commence au prime à bord par l’élaboration des
théories.

La théorie de l’émission corpusculaire, cette théorie permet d’expliquer les


phénomènes comme la propagation rectiligne, la réfraction, la réflexion de la lumière.
Cette théorie fut matérialisée par l’expérience.

Ensuite l’expérience confirme la théorie pour lui donner une validité somme
toute relative.

En somme, la connaissance scientifique est une négociation entre


l’expérience et la raison dans la maîtrise du réel.

SUJET (BAC 2002 SE/SM) : « Examinez la formule Faits +Langage=


Science »

TRAITE DU SUJET

Le problème de la construction du savoir scientifique est la préoccupation


majeure de tous les savants qui tentent de cerner la nature des phénomènes. Cela
ne peut être rendu possible que par la jonction des faits au langage scientifique.
C’est pourquoi dit-on ; Faits + Langage = Science

Qu’entendons-nous par fait et par langage ?

En quoi la fusion des deux est-elle source de science ?

Les faits sont des données brutes de l’expérience que l’intuition sensible saisit
données ou phénomènes élaborés ou construits. Autrement dit, le fait est ce qui se
donne ou même s’impose à nous dans l’expérience.

On distingue le fait brut qui s’offre immédiatement à l’observation dans l’expérience


ordinaire et le fait construit (fait scientifique), qui résulte d’une élaboration théorique
est expérimentale. Bachelard appelle « phénoménotechnique » cette construction du
fait. Le sens du fait dépend de l’interprétation qu’on en donne et d’une construction
théorique préalable, surtout science.

Cette interprétation rélève du domaine du langage scientifique. Ce langage


n’est rien d’autre que l’hypothèse.

Ainsi, l’hypothèse est la réponse anticipée à la question que le savant se pose.


Autrement dit l’hypothèse est l’interprétation théorique du fait. Donc sans
communication scientifique, sans interprétation. Si l’hypothèse est appelée langage
ou théorie scientifique c’est parce que c’est par elle que commence toute activité
scientifique.
Une hypothèse est une proposition ou une explication que l’on se contente d’énoncer
sans prendre position sur son caractère véridique ; c'est-à-dire sans l’affirmer ou la
nier. Il s’agit donc d’une simple supposition appartenant au domaine du possible ou
du probable.

Parmi ces langages nous avons :

1) Le langage logique : est l’art de bien conduire sa raison dans la


connaissance des choses. Ce langage fut le premier qui a codifié la pensée,
l’a systématisée à travers la déduction syllogistique qui est le point de départ
de la science
2) Le langage mathématique : IL est le langage de formalisation théorique
des sciences expérimentales, physique, chimie, biologie géologie… autrement
dit les mathématiques sont devenues la langue que manipulent toutes les
sciences qui font une grande place à la culture mathématique.
Leb riz quant à lui écrit : « Le monde est issu des calculs de Dieu » platon
disait « Dieu est toujours géomètre ». Dans la bible, le livre de la sagesse (XI,
20) nous renseigne que : « Dieu a tout réglé avec mesure et avec nombre »

Rapport entre langage et fait dans la construction du savoir scientifique


Le langage, ce discours rationnel est formulé à partir de l’observation d’un fait.

Lorsque le savant est en face d’un fait (dilatation d’une lame de fer, chute d’un corps,
éclipse de lune ou du soleil,..) la première appréhension qui va naître en lui est la
conceptualisation ou la nominalisation du fait. En témoigne le structuralisme de
Ferdinand de Saussure qui envisage d’étudier la langue comme un système dans
lequel chacun des éléments n’est définissable que par les relations d’équivalence ou
d’opposition qu’il entretient avec les autres. S’assure pense que l’homme, envisage
comme un être social, être communiquant avec ses semblables, va pouvoir enfin être
un objet de science. D’où la naissance de l’anthropologie et l’ethnologie.

Dans les sciences de la nature les faits sont transportés dans le langage qui
devient lui-même hypothèse, hypothèse aboutissant à la formation d’une théorie,
théorie vérifiée par l’expérience avant qu’elle ne devienne scientifique.

En conclusion, le langage construit, transforme en discours raisonné, codifie,


systématise, induit ou déduit à partir de l’expérience sensible des faits formalisées en
théorie, principes théorèmes ou formule, constitue la première étape de la formation
de l’esprit scientifique, une fois que le fait est construit, son étude dévient l’apanage
de la science.

SUJET (BAC 2001 SS) : «Montesquieu écrit « Pour jouir de la liberté, il faut
que chacun puisse dire ce qu’il pense.. et pour la conserver ; il faut encore que
chacun puisse dire ce qu’il pense » Expliquez et discutez »

TRAITE DU SUJET
Penser, parler et écrire librement constituent le socle d’un Etat de droit dans
lequel aucun citoyen doit être inquiété dans la manifestation naturelle de ses
opinions surtout lorsque les lois les permettent. C’est à ce juste titre que
Montesquieu estime que la liberté d’expression réside dans l’acceptation mutuelle
des opinions contraires. En quoi la libre expression de nos opinions constitue t-elle la
caractéristique fondamentale d’un Etat libre ? La liberté d’expression peut-elle se
limiter ? La liberté consiste t-elle à pouvoir faire ce qu’on doit vouloir et ne pas être
contraint de faire ce que l’on ne doit pas vouloir ? La liberté est-elle dès lors absence
de contrainte ?

Selon Montesquieu la liberté est le droit de faire tout ce que les lois
permettent. La liberté consiste donc non pas tant à faire ce que l’on veut, qu’à faire
ce que l’on pense devoir vouloir. Une obligation, un devoir moral et juridique.
Autrement dit, la liberté préside plutôt dans la capacité que nous avons de ne pas
nous laisser déterminer par nos besoins, nos désirs, nos intérêts.

Ainsi, les lois de la république consacrent des libertés fondamentales


universellement reconnues à tout citoyen dont la plus importante est demeure
incontestablement la liberté d’expression.

Par définition, la liberté d’expression ou d’opinion est l’une des premières


libertés politiques et plus généralement des libertés fondamentales. Elle va de faire
avec la liberté d’information et plus spécifiquement la liberté de presse.

Pour Emmanuel Kant, la liberté d’expression est nécessaire à la liberté de


pensée : « Certes, on dit : la liberté de parler ou d’écrire peut nous être retirée par un
pouvoir supérieur mais absolument pas celle de penser »

Afin d’être effective, la liberté d’opinion doit s’accompagner du respect


d’autres libertés.

1) La liberté d’expression : permet à chacun d’exprimer librement ses idées par


tous les moyens qu’il juge appropriés (livre, film…). Elle implique la liberté de
presse, la liberté de la communication audiovisuelle et la liberté d’expression
sur le réseau internet.
2) La liberté d’association : elle permet aux personnes partageant les mêmes
opinions de s’associer au sein d’une même organisation (un parti politique par
exemple)
3) La liberté de réunion : permet à plusieurs personnes de se réunir pour
partager des idées ou soutenir une cause.
4) La liberté de manifestation : autorise des personnes soutenant une cause ou
une opinion à l’expression dans la rue. Cette liberté s’accompagne
nécessairement de limites afin de protéger l’ordre public.
5) La liberté de culte o de religion : permet à chaque citoyen de croire ou de ne
pas croire, de choisir librement sa religion.
Cependant, la liberté d’expression connait certaines limites qui sont fixées par la loi
et qui sont jugées nécessaires au respect des droits et la réputation d’autrui.

 Pour des raisons sécuritaires : répression de l’incitation à commettre des


crimes ou délits
 Pour protéger le droit des individus : répression de l’injure publique et de la
diffamation, lutte contre les discriminations raciales, le négationnisme
 La menace de commettre un crime ou délit contre dont la tentative est
punissable
 La provocation à commettre un crime ou délit
 La propagande ou la publicité en faveur de produits, d’objets ou de méthodes
préconisés comme moyen de se donner la mort.
 L’attente ou secret professionnel

C’est pourquoi Lamenais soutient : « Il faut de l’or beaucoup d’or, pour jouir du droit
de parler. Nous ne somme pas assez riches ; silence au apuvre.

En définitive, la liberté d’expression dans un citoyen est cette tranquilité


d’esprit qui provient de l’opinion que chacun a de sa sûreté et pour qu’on ait cette
liberté il faut que le gouvernement sort tel qu’un citoyen ne punis pas crainte un autre
citoyen.

SUJET (BAC 2002 SS) : «Poètes et Savant, a dit bertrand, sont les uns et les
autres des amants de la nature, mais tandis que les premiers chantent la beauté
de l’objet aimé, les seconds en veulent pénétrer le secret »

Partagez-vous cette opinion ?

TRAITE DU SUJET

L’art et la science s’inscrivent tous dans la connaissance de la nature en vue


de satisfaire d’une part les désirs et d’autre part les besoins de l’Homme. C’est
pourquoi Bertrand Russel affirme que les poètes et les savants sont les partisans de
la nature ; les poètes mettent en valeur la beauté de la nature et les savants quant à
eux cherchent à connaitre les lois qui régissent le mécanisme fonctionnel de la
nature.

Quels sont les points de convergence et de divergence entre la vocation artistique et


cette scientifique ?

Au sens large, l’art désigne toute pratique requérant un savoir faire pour être
accomplie. L’art est alors synonyme de technique.

En un sens plus restreint, il est l’activité de l’artiste qui crée des œuvres destinées à
être contemplées ou écoutées.

La science est un savoir théorique qui cherche à expliquez les causes des
phénomènes et à formuler les lois selon lesquelles ils se produisent.
Il apparaît que la science et l’art ont tous deux un rapport spécifiques à la
vérité.

Pour le physicien Léo Szilard : « Le scientifique créatif a beaucoup en commun avec


l’artiste et le poète. Il doit fait faire preuve de pensée logique et de la capacité
d’analyse »

- L’un et l’autre expriment la pensée par la technique


- Un adage dit en aéronautique que : « Pour qu’un avion soit bon il faut qu’il soit
beau »
- C’est pourquoi le physicien théoricien Paul Dirac a dit un jour : « Il est plus
important que l’équation que l’on trouve soit belle que de la voir s’accorder
avec l’expérience ; il semble que si l’on travaille en ayant pour but la
recherche de la beauté dans ses équations et si l’on a un jugement saint, on
est certainement sur la voie du progrès ».
- Les scientifiques sont une grande source d’inspiration, même pour les auteurs
de bandes dessinées
- La géométrie du corps humain permet de trouver des lois universelles liant à
la fois biologique, art et mathématiques
- On peut être artiste et aimer les maths. C’est le cas d’Escher qui, s mettra à
dessiner des figures emboîtées à l’infini, faisant le plaisir des esthètes et des
mathématiciens

Cependant, l’art et la science présentent aussi des points de divergence.

1) Un artiste dévoile la beauté ou la laideur du réel


2) Un savant cherche à l’expliquer sans prendre en compte des critères
esthétiques
3) Le savant vise l’utilité, la rentabilité, l’efficacité (inventions et découvertes
extraordinaires de la science et de la technique)
4) L’œuvre d’art s’offre au contraire à la contemplation, un poème, une musique,
un film..
5) L’œuvre d’art nous livre la vérité d’un monde, nous dévoile son essence.
6) Quant à la science, elle manipule le réel à des fins toujours plus poussées de
maîtrise, s’aveuglant sur le sens de ses opérations.

Pour Heidegger : « La science ne pense pas » car elle ne sait pas voir notre rapport
fondamental à l’être.

- Dans les arts tels la peinture, la musique contemporaine ou l’architecture,


c’est le public qui finalement appréciera ou non leurs activités
- En science ce rôle est assuré par les politiques, les universités….

En somme, attentifs à la nature au même degré l’artiste se donne pour vocation de la


parfaite, alors que le savant se préoccupe de la comprendre qu’elle est.

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