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‫امجلهورية اجلزائرية ادلميقراطية الشعبية‬

‫وزارة التعلمي العايل و البحث العلمي‬

‫جامعة وهران للعلوم و التكنولوجيا محمد بوضياف‬

Présenté par : BESSEDIK BOUBAKER

Intitulé: Contribution à l’étude des systèmes hybrides: PV/Pile à


Combustible/Supercondensateur

Faculté : Faculté de Génie Electrique

Département : Département d’Electrotechnique

Spécialité : Electrotechnique

Option : Matériaux en Génie Electrique


Soutenue le 12 /11/2020 devant le jury composé de :

Membres de Jury Grade Qualité Domiciliation


BOUDGHEN STAMBOULI Amine Professeur Président USTO-MB ORAN

TIOURSI Mustapha Professeur Encadrant UABT TLEMCEN

ZERHOUNI Fatima Zohra Professeur Examinatrice USTO-MB ORAN

TAHRI Ali Professeur Examinateur USTO-MB ORAN

TALEB Rachid Professeur Examinateur UHBC CHLEF

Directeur de
HATTI Mustapha Examinateur UDES/EPST-CDER TIPAZA
Recherche

Année Universitaire : 2019/2020


Avant-propos
Les travaux présentés dans cette thèse ont été effectués au sein du département
d’électrotechnique de la faculté génie électrique de l’Université Mohamed Boudiaf des sciences et
de la Technologie d’Oran USTO-MB.

Je tiens à exprimer mes vifs remerciements à Monsieur MUSTAPHA TIOURSI , Professeur à


l’Université de Tlemcen, pour avoir dirigé ce travail. Qu’il soit assuré de ma profonde
reconnaissance pour ses conseils précieux, la confiance et l’intérêt. Sa compétence technique et
son expérience ont été pour moi une aide précieuse sur tous les plans.

Je tiens à remercier tous ceux qui m’ont aidé en contribuant à l’aboutissement de cette
thèse, et qui ont accepté d’évaluer ce travail, tout particulièrement :

- Monsieur A.BOUDGHEN STAMBOULI Professeur à l’Université d’USTO-MB


D’ORAN pour avoir accepté la tâche de présider le jury.
- Monsieur A. Tahri Professeur à l’Université d’USTO-MB D’ORAN.
- Mme F.Z.ZARHOUNI Professeur à l’Université d’USTO-MB D’ORAN.
- Monsieur R.TALEB Professeur à UHBC de CHLEF
- Monsieur M.HATTI Directeur de Recherche à UDES/EPST-CDER à
BOUISMAIL ,TIPAZA

Mes sincères remerciements vont aussi aux enseignants de l’électronique et l’électrotechnique de


l’USTO et collègues de l'Université Hassiba Benbouali de Chlef, pour leurs encouragements
incessants.
Enfin, un remerciement particulier à mes très chers parents SIDI AEK et CHARIFA

Ils m’ont toujours soutenu, encouragé et souhaité toujours ma réussite.

Mes enfants : Moufida, Anes et Raid

A la mémoire de :

-Mes parents CHARIFA et SIDI ABDELKADER

-Ma Sœur DJAMILA

-Mes enseignants Mr DRAOUA et Mr RIMA

Dr . BOUBAKER BESSEDIK
Résumé :

L’objectif principal de ce travail concerne une proposition ainsi la gestion de flux


énergétique d’un système d’énergie hybride SEH, ce dernier est constitué d’une pile a
combustible de type SOFC, un générateur photovoltaïque PV et un système hybride de
stockage composé de super condensateur et batterie.

Dans un premier temps, les différents composants de notre système hybride


SEH ont été modélisés et simulés séparément afin de confirmer leurs validités. Ceci a
été réalisé dans le cas d’une pile alimentée directement en H2 et dans le cas, où elle
est alimentée par l’intermédiaire d’un reformeur.

La deuxième phase de ce travail consiste à associer les différents modèles de


chaque composant pour construire le modèle complet du système hybride SEH
considéré.

La simulation sur MATLAB-SIMULINK pour des variations de charge


données a permis de tester la validité des moyens de contrôle proposés, et confirme
aussi bien la faisabilité d’un tel système avec des résultats satisfaisants.

D’après la stratégie de gestion du flux énergétique du système hybride et le


modèle développé dans cette thèse qui constituera une étude préliminaire et une base
solide pour toute éventuelle simulation et/ou réalisation pratique d’un système à
énergie renouvelable.

Mots clés :

Système Hybride d’énergie PV-PAC, champ photovoltaïque, pile à combustible


SOFC, stockage hybride d’énergie, batterie, Supercondensateur, Contrôleurs
classiques PI
Table des matières

Table des Matières


Table des matières

TABLE DES MATIERES


Introduction générale. 1

Chapitre I : 4

I-1 Introduction 5

I.2. Présentation générale d’un système hybride PV-PAC 6

1.3 Topologies des systèmes hybrides 7

1.3.1 Topologie de système couplé en courant continu 7

1.3.2 Topologie de système couplé en courant alternatif 8

I.4. Principaux composants du système hybride 9

I.4.1. Générateurs photovoltaïques 9

I.4.1.1. Différentes filières technologiques de cellule photovoltaïque 9

10
I.4.1.2. L'énergie de gap
11
I.4.1.3. Panneaux photovoltaïques

I.4.1.4. Performances et caractéristiques électriques I-V d'un module 11


photovoltaïque
13
I.4.1.5. Interface des générateurs photovoltaïques
13
I.4.2. Pile à Combustible(PAC)
I.4.2.1. Introduction 13

I.4.2.2. Historique 14

I.4.2.3. Principe de fonctionnement d’une pile a combustible 15


Table des matières

I.4.2.4.Différents types de piles à combustible 18

20
I.4.2.5.: Performances et caractéristiques électriques courant/tension d’une
PAC
I.4.2.6 Applications des piles a combustible 21

I.5 Conclusion 22

Chapitre II : 24

II.1 Introduction 25

25
II.2 Modèle électrochimique de la pile

II.2.1 Potentiel idéal de la pile 25

II.2.2 Tension réelle de la pile 29

II.2.2.1 Pertes ohmiques 29

30
II.2.2.2 Polarisation d’activation

II.2.2.3 Polarisation de concentration 30

II.2.3 Rendement globale d’une pile a combustible 31

II.2.3.1 Rendement théorique 31

II.2.3.2 Rendement électrique 31

II.2.3.3Rendement matière 32

II.2.3.4 Rendement système (auxiliaires) 32

II.2.3.5 Rendement faradique 32

II.2.4 Résultats de la simulation : 33


Table des matières

II.2.4 .1 Caractéristique tension courant Vc(J) 34

II.2.4 .3 Puissance et rendement 36

II.2.4 .4 Dimensionnement de l’ensemble des cellules (stack) 37

II.2.4.5 Etude paramétrique 39

II.2.4 .5 .a Effet de température 39

41
II.2.4 .5 .b Effet de pression

II.2.4 .5 .c Effet de l’injection de carburant 42

42
II.2.5 Choix de point de fonctionnement

II.3 : Modèle dynamique de la pile SOFC 43

II.3.1 : Hypothèses de calcul 43

II.3.2 Expression de la tension de la pile(SOFC) 44

II.3.3: Calcul des pressions partielles des différentes substances 44

II.3.4 Schéma bloc du modèle dynamique de la pile 48

49
II.3.5 Influence de la présence du reformeur

II.3.5.1 Introduction 49

II.3.5.2 Modèle du reformeur 50

II.3.6. Résultats de simulation 51

II.3.6 .1 Interprétation des résultats 53

II.3.7 Conclusion 54
Table des matières

Chapitre III : 55

III.1 Introduction 56

III.2 Modélisation de la source PV 56

III.3. Panneaux photovoltaïques 60

III.4 Résultats de simulation 60

III.2.3 Poursuite maximale du point de puissance (MPPT) 63

 Schéma de contrôle : 64

 Résultats de la simulation. 65

III.5. Stratégie de contrôle de l’association GPV convertisseur DC_DC 66

III.5.1. Présentation du système de production 66

III.5.2. Modélisation du convertisseur Boost 67

68
III.5.3. Présentation du schéma de commande

III.5.4. Simulation de l’association GPV convertisseur DC-DC 69

III.6. Conclusion 72

Chapitre IV : 73

IV.1 Introduction 74

IV.2. L’hybridation de systèmes de stockage d’énergie à base de Batterie et le 74

Supercondensateur

IV.3. Présentation du système de stockage hybride 76

IV.3.1. Description du système de stockage hybride 76


Table des matières

IV.3.2. Modélisation du convertisseur Buck- boost 77

IV.3.2.1. Description 77

IV. 3.2.2. La commande en mode courant (CMC) d’un convertisseur DC 78

IV.3.3. Le système de batterie 80

IV.3.3.1. Les différents types de batteries 81

IV.3.3.2. Grandeurs caractéristiques des batteries [27] 82

IV.3.3.3. Les batteries aux Li-ion 83

IV.3.3.4. Modélisation et dimensionnement du système batterie 85

IV.3.3.4.1. Modèles de batteries 85

IV.3.3.4.2. Calcul de l’état de charge de la batterie LI-ION 89

IV.3.3.4.3. Calcul de SOC par la méthode d'intégration du courant 90

90
IV.3.4. Le système de SuperCondensateur (SC)
90
IV.3.4.1 Structure et fonctionnement des supercondensateurs
IV.3.4.3. Modélisation du supercondensateur 93

IV.3.4.3.1. Définition et caractéristiques 93

IV.3.4.4. Modèle du SuperCondensateur 96

98
IV.4. La stratégie de contrôle de l’énergie d’un système de stockage hybride

IV.4.1. Présentation de la stratégie de contrôle 98

99
IV.4.2. Simulation du système de stockage d’énergie hybride
Table des matières

IV.5. Résultats et interprétations 100

103
IV.6. Conclusion

Chapitre V : Gestion énergétique du système hybride SEH 104

105
V.1. Introduction

V.2. Présentation du système SEH 105

V.3. Technique de gestion d’énergie du SEH 109

V.3.1. Description 109

V.3.2. Structure de commande de convertisseurs boost-GPV/FC et buck/boost- 109


batterie-SC

V.4. Modélisation du convertisseur DC/AC 111

V.4.1. Description 111

112
V.4.2. Modèle mathématique de l'onduleur triphasé

V.4.3. Structure de commande du convertisseur DC/AC 114

115
V.4.4 Hypothèses du calcul

116
V.5. Simulation du système hybride

V.5.1. Résultats de simulation du système hybride 116

129
V.5.2 Conclusion

Conclusion générale 131

Conclusion Générale 132


Table des matières

Annexe 134

Annexe (A1) 135

Annexe (A2) 136

Annexe (A3) 138

Annexe (A4) : Présentation de la Publication 140

La Publication 141

Références bibliographiques 149


Liste des figures
LISTE DES FIGURES

CHAPITRE I :
Figure (I-1) système hybride de production d’énergie propre 6

Figure (I-2) système couplé en courant continu 8

Figure (I-3) système couplé en courant alternatif 9

Figure (I-4) Caractéristiques I-V et P-V typique d’un générateur 11


photovoltaïque (PV)
Figure (I-5) Courbe caractéristiques d’un champ solaire de 85W [7] 12

Figure (I-6) Ensemble de cellules constituant un stack 16

Figure (I-7) principe de fonctionnement d’une pile à combustible 17

Figure (I-8) structure poreuse des électrodes 17

Figure (I-9) schéma de classification des différents types de pile 19

Figure (I-10) Puissance (w) et tension(v) d’une seule cellule[5] 21

CHAPITRE II :
Figure (II-1) Schéma de principe de la pile SOFC 26

Figure (II-2) Tension d’une seule cellule 34

Figure (II-3) Pertes d’activation 35

Figure (II-4) Pertes ohmiques 35

Figure (II-5) Pertes de concentration 35

Figure (II-6) densité de puissance de la cellule 36

Figure (II-8) Somme des différentes pertes dans la cellule 37

Figure (II-9) Puissance (w) ,tension(v) d’une seule cellule 37

Figure (II-10) caractéristique Vc =f(j) de la pile pour différentes 38


températures
Figure (II-11) caractéristique P =f(j) de la pile pour différentes 39
températures

Figure (II-12) l’allure des pertes ohmiques pour différentes 40


températures

Figure (II-13) caractéristique de la pile pour différentes pressions. 40

Figure (II-14) Caractéristique de la pile pour différentes valeurs 41


d’injection

Figure (II-15) Caractéristique de la pile pour différentes valeurs 42


d’injection

Figure (II-16) schéma explicatif de la valve 43

Figure (II-17) schéma bloc du modèle dynamique de la pile ( SOFC) 46

Figure (II-18) schéma bloc du réformeur contrôlé 50

Figure (II-19) Schéma bloc de la pile SOFC avec Reformeur 51

Figure (II-20) Variation de courant 51

Figure (II-21) Variation de tension 52

Figure (II-22) Variation de gaz injecté 52

Figure (II-23) Variation de Puissance 53

Figure (II-24) Zoom sur la Variation de puissance 53

CHAPITRE III :

Figure (III-1) Modèle électrique du circuit électrique équivalent d’un 56


PV

Figure (III-2) Circuit équivalent pour un modèle à une diode d’un 57


générateur PV.

Figure (III-3) : Schéma bloc du modèle de photovoltaïque 60

Figure (III-4) Caractéristique I-V du PV 61


Figure (III-5) Caractéristique P-V du PV 61

Figure (III-6) Caractéristique I-V du PV pour différentes températures 62

Figure (III-7) Caractéristique P-V du PV pour différentes 62


températures

Figure (III-8) Caractéristique P-V du PV pour différentes irradiations 63

Figure (III-9) Caractéristique P-V du PV pour différentes irradiations 63

Figure (III-10) Schéma de contrôle du Boost 64

Figure (III-11) variation de l’irradiation. 65

Figure (III-12) Courants Imp et Ipv 65

Figure (III-13) Puissances désirée et fournie 66

Figure (III-14) Schéma de l’association système PV, convertisseur 67


boost et charge DC

Figure (III-15) . Schéma de principe d’un hacheur boost (parallèle) 67

Figure (III-16) Schéma de la commande directe en tension d’un 69


convertisseur boost associé à un GPV.

Figure (III-17) Schéma Simulé de la commande en mode tension d’un 70


convertisseur boost

Figure (III-18) La tension générée Vpv 71

Figure (III-19) Le signal de commande (rapport cyclique) 71

Figure (III-20) La tension Vdc du bus DC et la tension de référence 72

CHAPITRE IV :
Figure (IV-1) Comparaison des densités de puissance et d’énergie 76
pour différents éléments de stockage[24]

Figure (IV-2) . Schéma d’un système de stockage hybride 77

Figure (IV-3) Circuit de base d’un hacheur buck-Boost 78

Figure (IV-4) Schéma synoptique de Commande en mode courant CMC 79


Figure (IV-5) Circuit Commande en mode courant CMC 80

Figure (IV-6) Batterie Lithium - Ion 81

Figure (IV-7) Mécanisme de la décharge 84

Figure (IV-8) Mécanisme de la charge 84

Figure (IV-9) Modèle simple d’un accumulateur 85

Figure (IV-10) Modèle de Thevenin d’un accumulateur 85

Figure (IV-11) Modèle non linéaire de l’accumulateur 86

Figure (IV-12) Modèle de Shepherd 87

Figure (IV-13) Structure d’un supercondensateur 91

Figure (IV-14) Supercondensateur Maxwell 3000 F/3 V 92

Figure (IV-15) Courant de modèle constructeur RC 96

Figure (IV-16) Modèle de la cellule sans branche lent 97

Figure (IV-17) Schéma de contrôle de l’énergie d’un système de 99


stockage hybride

Figure (IV-18) Schéma Simulink d’un système de stockage hybride 100

Figure (IV-19) Réponse en puissance d’un système de stockage 101


hybride

Figure (IV-20) Caractéristiques de la batterie 102

Figure (IV-21) Caractéristiques du supercondensateur

CHAPITRE V :
Figure (V-1) Schéma globale d’un système d’énergie hybride 106

Figure (V-2) Scénarios de fonctionnement du système hybride 108

Figure (V-3) Structure de contrôle du convertisseur boost –GPV/FC 110

Figure (V-4) Structure de contrôle du convertisseur buck/boost –Batterie-SC 111


Figure (V-5) Structure générale du système d’alimentation. 112
Figure (V-6) Schéma simplifié de l'onduleur triphasé 112

Figure (V-7) Schéma de commande de convertisseur DC/AC 115

Figure (V-8) Schéma global de la gestion d’énergie d’un SEH 116

Figure (V-9) Schéma Simulink de la gestion d’énergie d’un système 118


d’énergie hybride (SEH)

Figure (V-10) Puissance référence et fournie Pref,Pch(w 119

Figure (V-11) Puissance fournie Pch,Ppv et Pfc 119

Figure (V-12) Réponse en puissance du test de la variation de la charge 120


du SEH global

Figure (V-13) Caractéristiques de la batterie (Test de la variation de la 121


charge)

Figure (V-14) Caractéristiques du supercondensateur (Test de la 122


variation de la charge

Figure (V-15) Réponse en puissance du SEH global 122

Figure (V-16) Tension Vfc de la PAC(v) 123

Figure (V-17) Tension Vpv(v)du GPV 123

Figure (V-18) Courant Ifc de la PAC(v) 124

Figure (V-19) Courant Ipv(v)du GPV 124

Figure (V-20) Quantité de gaz injectée qh2 125

Figure (V-21) Tension aux bornes de la charge(V) 126

Figure (V-22) Zoom sur la tension(V) 126

Figure (V-23) 127


Courant aux bornes de la charge(A)

Figure (V-24) 127


Zoom sur le Courant(A)

Figure (V-25) 128


Puissances P_ch,P_pv,P_fc (KW)et la puissance Réactive
fournie à la charge Q(KVAR)
Liste des tableaux
Liste des tableaux

LISTE DES TABLEAUX

CHAPITRE I :
Tableau (I.1) Caractéristique des matériaux photovoltaïque 10
Tableau (I.2) différents types de piles avec leurs caractéristiques 20

CHAPITRE II :
Tableau (II.1) différents paramètres du modèle. 34
Tableau (II.2) différents paramètres du modèle dynamique 49

CHAPITRE III :
Tableau (III.1) Paramètres du Modèle PV 60

CHAPITRE IV :
Tableau (IV.1) Performances de stockage 75

Tableau (IV.2) Comparaison des caractéristiques techniques des 82


batteries

CHAPITRE V :
Tableau (V.1) L’état de chaque composant constituant le SEH 107

Tableau (V.2) Différents scénarios de fonctionnement du SEH 108

Tableau (V.3) Etablissement des expressions des tensions simples et 114


composées.
Symboles et Notations
LISTE DES NOTATIONS ET SYMBOLES
Nomenclature:

SER : sources d'énergie renouvelable

ESS : systèmes de stockage d'énergie

AC Alternative Current ou courant alternatif

DC bus : Bus continu

AC bus : Bus alternatif

DC/DC convertisseur de tension continue

DC/DC : Buck, et Buck-Boost :Abaisseur et Abaisseur - Elévateur

DC : Direct Current / courant continu

FC : Fuel Cell

PAC : Pile à combustible

SEH : Système Hybride d’Energie

SSEH : Système stockage d’énergie Hybride

H2 : Hydrogène

MPP : point de puissance maximale d’un champ photovoltaïque

MPPT : appareil de conversion permettant de fournir le point de puissance maximale


d’un PV

Pa : Pression atmosphérique

PMU -Power Management Unit - appareil central du système assurant la conversion


et la gestion d’énergie au sein du système

PV panneau photovoltaïque ou champ solaire


PV-PAC / Système à base d’un champ solaire, et une pile à combustible

SOC state of charge ou état de charge (batterie)

SOFC - Solid Oxide Fuel Cell - Pile à Oxydes Solides

SEH : Système hybride d’énergie

ΔG : Variation d’enthalpie libre

ΔH : Variation d’enthalpie

ΔU : Variation d’énergie.

T : Température de la réaction chimique

ΔS : Variation d’entropie

W : Travail électrique fourni par la pile.

Q : Chaleur associée à la réaction

I0,ref courant de saturation de la diode inverse de référence (A)

Il,ref, courant d’ensoleillement de référence (A)

Ns de modules en séries

Ens ensoleillement (W.m-2)

Ensref ensoleillement de référence (1000 W.m-2)

T température (K)

Tref température de référence (298K)

a paramètre d’ajustage du modèle

µI,sc cœfficient de la température en court-circuit

mref est facteur d’idéalité de référence

m est facteur d’idéalité


egap énergie de gap (1.12 eV)

VT potentiel thermique

Kb constante de Boltzmann (1.380 10-E -23 J K-1 )

q la charge d’un électron (1.6 10E-19 C)

E : force électromotrice de la pile

F : la constante de Faraday

n : nombre d’électrons mis en jeu lors de la réaction

G0 : Enthalpie libre standard de la réaction.

N : Nombre de mole de gaz dans la réaction.

R : Constante des gaz parfaits

PH2 ,P02, PH20:sont les pressions partielles de l’hydrogène, l’oxygène et l’eau respectivement.

E0 : le potentiel standard de la pile (potentiel aux conditions standard)

 et  sont des constantes de la résistance ohmique

T0 : Température de référence

T : Température de fonctionnement.

r : la résistance totale de la pile.

IL : le courant limite admissible (limiting courant)

Imax : le courant théorique maximal correspondant à la transformation des réactifs.

Iexp : le courant expérimental correspondant à la transformation des réactifs


nmax : nombre théorique des électrons

nexp : nombre expérimental des électrons

Vcell : la tension délivrée par la pile.

I cell : le courant débité par la pile.

r : la résistance ohmique de la pile.

N0 est le nombre de cellules élémentaires connectées en série dans le ‘stack’ ;

E0 est le potentiel réversible standard

R : Constante universelle des gaz exprimée en J/kmol·K ;

T [°K] : Température de fonctionnement

F : Constante de Faraday exprimée en C/Kmol ;

nH2 est le nombre d’atomes d’hydrogène dans le canal de l’anode.

Vanod volume du compartiment anodique.

N H 2 : Dérivée de nH2, qui représente le débit molaire de l’hydrogène.

N Hin 2 : Débit molaire d’hydrogène injecté a la pile.

N Hout2 : Débit molaire d’hydrogène sortant de la pile.

N Hr 2 : le débit molaire d’hydrogène qui entre dans la réaction (réactant)

N Hr 2 : le flux molaire réactant Nr,il est déterminé par la façon suivante :

d : le débit de masse (Kg/S) ;


K : la constante de valve est qui dépend de la surface de l’orifice ;

P : la pression à l’intérieur de canal(Atm) ;

M : la masse molaire (Kg/mol) ;

cv : facteur de conversion (Kmol H2/Kmol méthane)

 1, 2 constantes de temps du reformeur

 3 : Constante de temps du régulateur

K5, K6 : les gains du régulateur

V : le voltage actuel de la batterie (V)

E0 : le voltage constant de la batterie (V)

K : résistance de polarisation (Ω)

Q : capacité de la batterie (Ah)

it : la charge actuelle de la batterie (Ah)

A : Amplitude de la zone exponentielle (V)

B : Zone exponentielle constante de temps inverse (Ah-1)

R : la résistance interne de la batterie (Ω)

i : courant actuel de la batterie (A)

C : exponentiel voltage (V)

SOC(t) : état de charge de la batterie à l’instant t.

SOC0 : état de charge à l’état initial.

Ib : le courant de décharge de la batterie.

Q : la charge nominale de la batterie.


: représente la charge délivrée par la batterie à l’instant t (charge actuelle).

_ : Energie restante des supercondensateurs

_ : Energie nominale actuelle des supercondensateurs (au cycle considéré).

_ : Energie nominale des supercondensateurs à l’état neuf.


Introduction générale
INTRODUCTION GENERALE

L'utilisation de sources d'énergie renouvelable (SER) dans le réseau électrique


mondial a connu une croissance rapide après 2000 [1,2]. La maturité des technologies
SER a considérablement réduit les coûts d'installation et de maintenance. Au cours des
dernières années, les pays en développement d'Asie du Sud, d'Afrique du Sud et
d'Amérique latine progressent lentement vers les SER. L'investissement dans les SER
en Chine et en Inde augmente également rapidement. La réduction des coûts des SER
et la disponibilité des terres dans des pays comme l'Australie et les États-Unis ont
attiré l'investissement dans les SER. De plus, l'expansion rapide des SER dans les pays
européens de 2006 à 2014 a intensifié la pénétration de la production renouvelable
dans l'approvisionnement mondial en électricité. En 2016, 24% de l'énergie totale
produite dans le monde a été apportée par les SER, et en 2017, elle était de 25% [3].

Les SER sont respectueux de l'environnement et durables. Ainsi, les


gouvernements du monde entier mettent en place des politiques et des investissements
pour accroître autant que possible l'utilisation des SER [4–7]. Les SER comme le
solaire [8-10], le vent [11-14] et les vagues [15-17] ont été largement étudiés et mis en
œuvre partout dans le monde. Parmi les différentes SER, l'éolien et le solaire sont les
plus prometteurs [2]. Cependant, ces SER ne peuvent pas être utilisées comme solution
d'énergie à long terme sans intégrer les systèmes de stockage d'énergie (ESS). En
général, la production d'électricité à partir des SER est stochastique et intermittente la
nature.

L'énergie renouvelable varie en fonction de l'heure de la journée, des conditions


environnementales saisonnières et de l'emplacement installé. Les ESS sont nécessaires
pour lisser la puissance de sortie des SER dans les modes de fonctionnement autonome
et connecté au réseau. De plus, lorsque l'apport des SER dépasse 10% de l'injection de
puissance dans le réseau, les ESS sont inévitables [18]. Les ESS éliminent également
le besoin de sources de production d'énergie intermittentes pour répondre à la demande
soudaine de pointe dans le système. Les ESS agissent comme un tampon énergétique
qui stocke l'énergie pendant la production d'électricité excédentaire et libère l'énergie
en cas de déficit électrique dans le réseau. En plus d'utiliser les ESS pour lisser la

USTO-MB 2019 Page 1


production d'électricité à partir des SER, ils sont également utilisés pour fournir une
alimentation électrique de haute qualité aux industries de fabrication de haute
technologie et aux centres de données. Les ESS sont utilisés comme source
d'alimentation sans coupure (UPS) qui fournit une alimentation électrique à fréquence
et tension constantes pendant de courtes coupures de courant. Les ESS sont également
la composante clé du système de réseau intelligent.

La principale motivation derrière l'utilisation du HESS est d'obtenir la réponse


ESS idéale à partir de la combinaison de différents types de dispositifs de stockage
d'énergie [18]. L'ESS idéal peut fournir à la fois une densité d'énergie élevée et une
densité de puissance élevée. Ce comportement ne peut pas être obtenu avec l'utilisation
d'un seul type de dispositif de stockage d'énergie.

Généralement, les ESS aux caractéristiques complémentaires sont combinés pour


former un HESS. Les combinaisons d'ESS dépendent des exigences de puissance et
d'énergie du système.

Des méthodes de contrôle efficaces sont nécessaires pour utiliser de manière


adéquate les différents types de SSE dans le HESS. La méthode de contrôle présente
un rôle important dans l'amélioration de l'ensemble du HESS. La méthode de contrôle
doit faire fonctionner la batterie et le SC dans leurs limites.

Les exigences de base pour les méthodes de contrôle HESS sont (i) il doit
maintenir l'état de charge (SOC) de la batterie et du SC dans leur zone de
fonctionnement; (ii) il devrait maintenir un équilibre efficace entre les différents types
de dispositifs de stockage d'énergie; et (iii) il devrait fournir la régulation de tension de
bus CC plus rapide à la variation de charge et de génération.

Un système de gestion de l'énergie (EMS) et une commande sont proposés pour


le fonctionnement du HESS en mode connecté à la charge. Le HESS fonctionne selon
différents modes en fonction de ses limites d'état de charge (SOC). L'EMS et le
contrôle proposés présentent de nombreux avantages tels qu'une répartition efficace de
la puissance entre les différents ESS, une régulation plus rapide de la tension du bus
CC aux fluctuations de la puissance PV et des perturbations de charge, une répartition

USTO-MB 2019 Page 2


dynamique de la puissance entre la batterie et le réseau en fonction du SOC de la
batterie, charge / décharge du courant de la batterie pendant les fluctuations de
puissance en régime permanent et transitoire, amélioration des caractéristiques de
qualité de l'alimentation dans le réseau CA et transitions en mode sans couture.
L'amélioration avec la méthode de contrôle proposée est mise en évidence à la fois par
des études de cas de simulation.

Le travail de recherche réalisé pour cette thèse est résumé en cinq chapitres
différents. Le contexte et la motivation de cette étude, l'objectif du travail et les
grandes lignes de la thèse sont présentés dans cette introduction.

Cette thèse est structurée de la manière suivante :


 Une introduction générale au début qui décrit l’état de l’art des systèmes
d’énergie hybrides SEH PV-PAC
 Chapitre I : donne une introduction au concept de système hybride PV-PAC.
 Chapitre II : concerne la modélisation et la simulation de la pile a combustible
de type SOFC.
 Chapitre III : contient la modélisation et la simulation du générateur PV avec
l’inclusion des convertisseurs statique qui demeurent important dans ces cas. La
poursuite du point de puissance maximum MPPT est incluse.
 Chapitre IV : concerne la modélisation et la simulation d’un système de
stockage hybride SSH qui est constitué de super condensateur et de batterie.
 Chapitre V : sera dédié à la gestion et le contrôle de flux énergétique du
système complet
 Et en fin, une conclusion générale résume et conclut la thèse et propose
des recommandations pour les travaux futurs, et perspectives.

USTO-MB 2019 Page 3


CHAPITRE I

Introduction aux Systèmes


d’énergie hybrides PV-PAC
Chapitre I : Introduction aux Systèmes d’énergie hybrides PV-PAC
I.1. Introduction
Dans les systèmes électriques hybrides, plusieurs générateurs et composants de
stockage sont combinés pour répondre aux besoins en énergie des zones rurales ou
isolées, voire de toute une communauté. En plus de Générateurs photovoltaïques,
générateurs diesel, éoliennes, petites centrales hydroélectriques et autres sources de
l’énergie électrique peuvent être ajoutées selon les besoins pour répondre à la demande
en énergie d’une manière adaptée à la situation locale : la géographie et d'autres
détails.[1,4,19]

Avant de développer un système électrique hybride pour un site spécifique, Il est


essentiel de connaître la demande en énergie et les ressources disponibles sur ce site,
Par conséquent, les planificateurs en énergie doivent étudier le Système d’alimentation
qui répond au mieux aux exigences de l’installation.

Dans ce chapitre, un bref exposé technique qui décrit chaque élément du système
hybride que nous le traiterons, ainsi que la description de la configuration générale
de ce système.

Par ce chapitre nous présentons une description et un état de l’art du système


hybride d’énergie SEH, ses composants principaux qui sont la pile a combustible PAC
et le générateur photovoltaïque GPV. Pour les systèmes de stockage qui peuvent être
des systèmes hybrides de même : super condensateurs et batteries en même temps, un
chapitre qui leur sera consacré par la suite.

D’après l’étude bibliographique faite, nous pouvons remarquer clairement que


dans les systèmes hybrides de production d’énergie la PAC peut être l’élément
principale du système ou non, autrement dit l’énergie photovoltaïque peut compléter
celle de la PAC a des moments donnés ou chacun de PV et PAC fonctionne
séparément avec l’inclusion d’un système de gestion de flux energetique pour
remédier à toutes impuissance de satisfaction de charge. [20]

Dans la présentation de ce chapitre nous nous contenterons uniquement à décrire


les deux éléments essentiels dans notre système hybride d’énergie qui sont :

USTO-MB 2019 Page 5


Chapitre I : Introduction aux Systèmes d’énergie hybrides PV-PAC
 La pile à combustible de type SOFC
 Le générateur photovoltaïque GPV
La faisabilité des applications de la pile à combustible (FC) a été démontrée à
travers le monde. Les efforts de recherche sont actuellement axés sur l’amélioration de
la durée de vie du FC et la réduction de leur coût. Jusqu'à présent, une PAC ne tolère
pas les variations rapides de charge qui causent dans la plupart des cas une durée de
vie réduite. Pour réduire ce défaut, hybridation avec un composant de stockage
électrochimique (généralement des batterie) est généralement suggéré via un ou deux
convertisseurs statiques, nécessitant la mise en place d'une gestion de l'énergie.[19,20]

I.2. Présentation générale d’un système hybride PV-PAC


Le schéma synoptique suivant décrit les constituants d’un système hybride PV/PAC
d’une manière générale, comme le montre la figure (I.1)

Charge
DC ou AC
Gestion d'énergie
PV
&

Conversion d'énergie

(PMU)

Eau In Batterie et/ou


Supercondensateur

Électricité
Electrolyseur Stockage d'hydrogéne PAC

Hydrogène

Air / O2 Eau Out


Oxygène

Figure I.1 : système hybride de production d’énergie propre

USTO-MB 2019 Page 6


Chapitre I : Introduction aux Systèmes d’énergie hybrides PV-PAC
Ils existent des différentes topologies ou architectures pour la conception d’un tel
système, tout en prenant en considération quelques points essentiels :

 Type de charge (continue ou alternative).


 Puissance mise en jeu.
 Exigences de charge.
I.3 Topologies des systèmes hybrides [20-23,24]

Du point de vue de l’application, les systèmes d’alimentation hybrides combinant


des systèmes conventionnels ou renouvelables. Les systèmes de conversion d'énergie
renouvelable peuvent être classés en topologies couplées en courant continu ou
alternatif. [25].

 Un système d'alimentation hybride couplé en courant continu est un système


dont les Différentes sources d'alimentation sont connectées à un bus DC et via
ce bus, ils sont connectés au réseau AC ou charge de l'utilisateur.
 Un système d’alimentation hybride couplé en courant alternatif est un système
dont les différentes sources d’alimentation sont connectées au réseau AC ou à la
charge utilisateur AC sans qu'un jeu de barres CC intermédiaire ne les connecte.
I.3.1 Topologie de système couplé en courant continu
Dans cette topologie, toutes les unités de génération et de stockage sont liées au
bus continu, Figure.( I.2), puis ajouté à la sortie de tous les points d'alimentation en
courant continu une sources de courant à une barre omnibus principale, qui est
connectée à la charge de l'utilisateur AC par l'intermédiaire d'un Convertisseur
DC/AC. Cet onduleur convertit le courant continu généré par les différents générateurs
et les éléments de stockages en courant alternatif de la tension et de la fréquence
souhaitée pour satisfaire la demande de charge de l'utilisateur en courant alternatif. Cet
onduleur doit être suffisant pour couvrir les demandes de charge de pointe, tandis que
le générateur de secours capacité (diesel ou générateur à pile à combustible) devrait
être en mesure de faire face à la charge de pointe et de charger à court terme les unités
de stockage simultanément. En se référant à la Fig. I.2, on peut voir que chaque source
d’alimentation est connectée au bus continu via son propre convertisseur DC / DC. Les
convertisseurs DC / DC qui connecte la batterie ou le système de pile à combustible à

USTO-MB 2019 Page 7


Chapitre I : Introduction aux Systèmes d’énergie hybrides PV-PAC
hydrogène au jeu de barres continu diffère des autres par être bidirectionnel, au lieu
d'unidirectionnel, afin de permettre la charge et la décharge de la batterie ainsi que le
stockage de l'hydrogène par électrolyseur et pile à combustible. Ces convertisseurs
sont utilisés pour produire une tension continue constante sur leurs sorties, quelles que
soient les variations de tension sur leurs entrées.

Figure (I-2).système couplé en courant continu

La technique de conception et de construction des systèmes hybrides complexes


est décisive influencer leur flexibilité, leur fonctionnement, leur qualité et leur
performance économique. La modularité de Cette technique peut faire face à diverses
exigences de l’électrification. Ça peut être :
- généralement adapté pour répondre à diverses exigences spécifiques à la charge,
- étendu de manière modulaire en système hybride photovoltaïque monophasé ou
triphasé pour couvrir les besoins en énergie.
- facilement connecté à un réseau conventionnel, si disponible.
I.3.2 Topologie de système couplé en courant alternatif
Pour la deuxième topologie, elle consiste à faire une liaison commune au bus
alternatif, pour alimenter une charge alternative a la fin, comme le montre la
figure(I.3).Les sources de production d’énergie ou de stockage sont liés chacun au bus
AC a l’intermédiaire d’un convertisseur DC/AC uni ou bidirectionnels selon son
utilité. [26]

USTO-MB 2019 Page 8


Chapitre I : Introduction aux Systèmes d’énergie hybrides PV-PAC

Figure (I-3).système couplé en courant alternatif

I.4. Principaux composants du système hybride


I.4.1. Générateurs photovoltaïques
Les cellules solaires photovoltaïques sont des semi-conducteurs capables de
convertir directement la lumière en électricité. Cette conversion, appelée effet
photovoltaïque, a été découverte par E. Becquerel en 1839. L’utilisation des cellules
solaires débute dans les années quarante dans le domaine spatial. Les recherches
d’après guerre ont permis d’améliorer leurs performances et leur taille. [19,27]

I.4.1.1. Différentes filières technologiques de cellule photovoltaïque

L’énergie photovoltaïque fait appel généralement à une des trois technologies


suivantes [27]:

 Les cellules de silicium monocristallin ont un meilleur rendement, qui varie


généralement de 13 à 18 %. Le rendement de conversion d’un champ
photovoltaïque est le rapport de la puissance qu’il délivre sur la puissance
solaire reçue par sa surface. Leur durée de vie est habituellement de plus de 25
à 30 ans.

USTO-MB 2019 Page 9


Chapitre I : Introduction aux Systèmes d’énergie hybrides PV-PAC
 Les cellules de silicium poly cristallin possèdent les mêmes caractéristiques
physiques, cependant elles ont une efficacité légèrement inférieure, soit de 12 à
15 %.
 Les cellules de silicium amorphe est la troisième technologie utilisée. Il s’agit
de déposer le silicium sur un substrat (substance porteuse). L’efficacité est
moindre, variant de 6 à 10 %. Leur durée de vie est généralement inférieure à
20 ans.

I.4.1.2. L'énergie de gap


L'énergie de gap Eg est l'un des facteurs prépondérants pour le choix du
matériau. Il impose le nombre de photons du rayonnement solaire participant à la
conversion et la tension de sortie de la cellule élémentaire. Des valeurs approximatives
de l’énergie de gap, des courants maximum, et des rendements théoriques maximum à
la température ambiante de quelques matériaux utilisés sont indiquées dans le tableau
II.1 [19]

Matériau Bande de gap Eg Densité de courant Rendement


(eV) Max (mA/cm2) théorique Max (%)

Matériaux inorganiques

Silicium (Si) 1.12 43.4 28

GaAs 1.4 31.8 30

CdTe 1.5 28.5 29

a-Si 1.65 21.7 27

Matériaux organiques

polyéthylène 7 à 8 eV Conductivité : 10–15 .Ω–1 · cm–1

Tableau I.1 : Caractéristique des matériaux photovoltaïque

USTO-MB 2019 Page 10


Chapitre I : Introduction aux Systèmes d’énergie hybrides PV-PAC
I.4.1.3. Panneaux photovoltaïques
Un module (panneau) photovoltaïque, est constitué de cellules photovoltaïques
connectées en série et en parallèle. Un champ photovoltaïque ou champ solaire est
constitué d’un ensemble de modules connectés en série et/ou en parallèle. La
caractéristique électrique d’un champ solaire dépend de la façon dont les modules sont
câblés : les modules connectés en série définissent la tension d’une « branche » et donc
du champ ; les branches sont ensuite connectées en parallèle déterminant l’intensité
délivrée par le champ. Le choix de la caractéristique du champ solaire va dépendre du
point de fonctionnement requis par les composants associés (batteries, convertisseurs,
ou électrolyseur s’il existe…).

I.4.1.4. Performances et caractéristiques électriques I-V d'un module


photovoltaïque
Les performances caractéristiques des modules photovoltaïques sont dépendantes
des matériaux dont les modules sont il fabriqués et les conditions d’opération (la
position des modules, ensoleillement et une température) du travail.

Figure (I.4) : Caractéristiques I-V et P-V typique d’un générateur photovoltaïque (PV)

USTO-MB 2019 Page 11


Chapitre I : Introduction aux Systèmes d’énergie hybrides PV-PAC
Les performances caractéristiques sont définies par (figure I.4) [19-20,26] :

1. Le courant de court circuit Isc.

2. La puissance crête MPP (Maximum power point) aux conditions standard de test*,
c’est au point de puissance maximale définie par le produit Imp x Ump que l’on
exploite au mieux la puissance crête installée (figure II.2).

3. La tension de circuit ouvert Uoc.

La figure II.3 décrit les courbes courant-tension d’un générateur photovoltaïque


de 85 Wc (puissance crête), sous différentes conditions d’ensoleillements et de
températures. L’augmentation de la température ambiante entraîne une diminution de
la tension de circuit ouvert. L’ensoleillement a une très faible influence sur cette
tension. Lorsque la puissance demandée augmente, le courant délivré augmente. Le
MPP (MPP : Point de Puissance Maximale) qui correspond à la puissance maximum,
dépend de la température ambiante mais surtout de l’ensoleillement. Le courant de
court circuit varie selon l’ensoleillement et la température (figure II.3). La température
ambiante à une faible influence sur ce courant. L’ensoleillement est un paramètre
important : le courant délivré par les modules est proportionnel à l’éclairement reçu
par la surface des panneaux.

a- Influence de l’ensoleillement à b- Influence de la température ambiante à

Température constante Ensoleillement constant

Figure (I.5) : Courbe caractéristiques d’un champ solaire de 85W [19]

USTO-MB 2019 Page 12


Chapitre I : Introduction aux Systèmes d’énergie hybrides PV-PAC
I.4.1.5. Interface des générateurs photovoltaïques [27]:
Le générateur photovoltaïque est constitué d’un réseau série parallèle de
nombreux modules photovoltaïques regroupés par panneaux photovoltaïques. Le choix
de la caractéristique du champ solaire va dépendre du point de fonctionnement requis
par les composants associés (batteries, convertisseurs, électrolyseur …). Les
générateurs photovoltaïques sont modulaires. Leur puissance varie de manière discrète
par pas équivalent à la puissance d’une branche. Lors de la connexion en série, on
protège les éléments avec des diodes by-pass (souvent intégrées au module) afin
d’éviter le fonctionnement inverse des cellules occultées, entraînant une surchauffe,
voire une destruction des cellules. Lors de la connexion en parallèle, on place des
diodes dites « séries », empêchant aussi le fonctionnement en inverse. Les diodes
Schottky sont généralement utilisées car les chutes de tension dans ces diodes sont
seulement de 0,4 V / diode (diode classique 0,7 V). Diverses mesures de sécurité
doivent être prises telles que des parafoudres et la mise à la terre des châssis. Lors de
la mise en place d’un champ solaire, il est important d’installer un interrupteur général,
unique moyen de couper spontanément la production de ce générateur.

I.4.2. Pile à Combustible(PAC)


I.4.2.1. Introduction

La pile à combustible se présente comme une source d’énergie électrique


alternative. Elle met en jeu une réaction électrochimique entre un combustible, comme
l’hydrogène ou le méthanol, et un comburant, qui est généralement de l’oxygène pris
dans l’air. Il s’agit donc d’un générateur électrochimique réalisant une électrolyse à
l’envers. Dans le cas où elle est directement alimentée en hydrogène, elle produit de
l’eau, fournit de l’électricité et de la chaleur.

Si les piles à combustible ne sont pas encore compétitives sur le plan


économique, elles ont l’avantage sur les autres technologies d’avoir un meilleur
rendement énergétique, de causer de bien moindres rejets en polluants (NOx, COV,
poussières…) et de limiter considérablement les nuisances sonores. Ces arguments,
généralement admis par l’ensemble de la communauté scientifique, en font une
alternative très probable au moteur thermique et une solution envisageable pour

USTO-MB 2019 Page 13


Chapitre I : Introduction aux Systèmes d’énergie hybrides PV-PAC
répondre à la forte demande d’unités de cogénération décentralisée d’électricité et de
chaleur. Une pile à combustible se différencie des autres piles ou batteries
électrochimiques par le fait que les réactifs sont renouvelés et les produits évacués en
permanence. Dans une pile classique, les matériaux constituant les électrodes sont
consommables. Avec le temps, en fonction de l’usage, ils se dégradent, à cause de
l’oxydation de l’anode et de la réduction de la cathode, pour finalement rendre le
processus inactif : la pile est alors usée, cependant, dans une pile à combustible, la
structure (électrodes, électrolyte et sites réactifs) ne réagit pas, et reste invariante avec
le temps. Il reste donc à fournir en permanence les réactifs, combustible et comburant,
et à évacuer les produits de la réaction, eau, chaleur et électricité.

Les avantages environnementaux des piles à combustible (rendements électrique et


énergétique élevés, très faibles émissions de gaz nocifs, faible nuisance sonore,
production localisée…) sont des atouts qui deviennent importants pour notre société.
Cependant, ils ne sont pas suffisants si les coûts d’investissement sont trop élevés ; c’est
sur ce critère que les efforts les plus importants restent à faire pour que cette technologie
atteigne la maturité technologique, et soit utilisée. Dans ce qui suit, un aperçu général sur
cette nouvelle technologie et ces applications sera donné.

I.4.2.2. Historique [21]

En 1839, un avocat anglais, Sir William GROVE, chercheur amateur en


électrochimie, décrit la première pile à combustible. Elle fonctionne à l’hydrogène
et à l’oxygène, à basse température, avec des électrodes de platine et de l’acide
sulfurique comme électrolyte.
A l'exception de quelques tentatives de développement à la fin du XIXème siècle, on en
restera à cette curiosité scientifique durant pratiquement une centaine d'années. Elle
trouvera sa première application concrète 130 ans plus tard dans les programmes
spatiaux GEMINI et APOLLO.
Durant les années 1930, un autre scientifique anglais, F. T. BACON, entreprend
de développer un dispositif opérationnel à partir de l'expérience de GROVE. Ses
travaux aboutissent vingt ans plus tard à la réalisation d'une pile d'une puissance d'un
kilowatt.

USTO-MB 2019 Page 14


Chapitre I : Introduction aux Systèmes d’énergie hybrides PV-PAC
La consécration surviendra en 1965 lorsqu’on apprend que les astronautes des
capsules GEMINI consomment l'eau produite par les générateurs électriques de leur
vaisseau. Ces générateurs sont les premières piles à combustible ayant une utilisation
réelle.

Les réalisations de BACON suscitent alors un intérêt scientifique et industriel


considérable et des programmes de recherche sont initiés dans les principaux pays
développés. Ainsi, depuis les années 1970, de nombreux efforts de recherche ont été
entrepris par de grands groupes industriels, très souvent aidés par des fonds publics,
dans le cadre de programmes nationaux ou multinationaux de diversification
énergétique ou de protection de l’environnement.

Les entreprises du secteur automobile consacrent une part importante de leur


capital pour faire progresser la recherche. Elles ne sont plus les seules, puisque le
secteur de la téléphonie mobile s’y intéresse de plus en plus. Ce phénomène concerne
toutes les entreprises ayant une activité en rapport avec l'énergie; ces recherches visent
à améliorer le rendement des piles ainsi que leur taille et leur coût de fabrication tout
en gardant le même principe de fonctionnement découvert en 1839.

I.4.2.3. Principe de fonctionnement d’une pile à combustible [28,29]

Dans la pratique, la pile est constituée d’un grand nombre de modules (cellules
élémentaires) qui sont raccordés électriquement en parallèle ou en série, comme il est
montré sur la figure ci-dessous figure (I-6) : Les gaz (carburant et comburant) doivent
être alors distribués à chacun de ces modules selon le schéma de principe montré à la
figure (I-7)

USTO-MB 2019 Page 15


Chapitre I : Introduction aux Systèmes d’énergie hybrides PV-PAC

Stack

(Ensemble de cellules)

Cellule élémentaire

Figure (I-6) Ensemble de cellules constituant un stack

Une pile à combustible est un générateur qui convertit directement l’énergie


interne d’un combustible en énergie électrique, en utilisant un procédé électrochimique
contrôlé (au lieu d’une réaction thermique de combustion, dont le travail mécanique
engendré est ensuite converti en électricité).

Elle met en jeu, sans les mélanger, un combustible (hydrogène, méthanol, monoxyde
de carbone...) et un comburant (généralement de l’oxygène pris dans l’air).

La pile est composée de l’assemblage de cellules élémentaires, qui comportent


une chambre cathodique (alimentée en comburant) et une chambre anodique
(alimentée en combustible), séparées par deux électrodes (qui canalisent les électrons),
et un électrolyte qui sépare les deux électrodes. Les électrodes sont exposées à un flux
de gaz qui est fourni aux électrodes en carburant et en oxydant, soit l’hydrogène et
l’oxygène, respectivement, Comme le montre la Figure I.7

USTO-MB 2019 Page 16


Chapitre I : Introduction aux Systèmes d’énergie hybrides PV-PAC

Figure (I-7) principe de fonctionnement d’une pile à combustible

Les électrodes doivent être perméables à ces gaz et elles possèdent donc une
structure poreuse, (perméable au passage de gaz) leur schéma est présenté par la
Figure I.8

Électrolyte
Membrane

Électrodes

Figure (I-8) structure poreuse des électrodes.

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Chapitre I : Introduction aux Systèmes d’énergie hybrides PV-PAC
I.4.2.4 Différents types de piles à combustible [30,31]

Les différents types des piles à combustible existantes peuvent être classifiés
selon trois critères :

 La température de fonctionnement
 Le type de l’électrolyte
 Le domaine d’application
Dans ce qui suit, nous citons les différentes piles, Le schéma de la figure (I-9)
montre les types des piles, et leur classification tenant compte des différents critères.

Les piles à combustible sont généralement classifiées par le type d’électrolyte


utilisé. Une exception dans cette classification est la pile de type DMFC (Direct
Methanol Fuel Cell) qui est en fait une PEMFC, mais utilisant comme carburant du
méthanol qui est directement envoyé à l’anode. Une autre caractéristique utilisée pour
classifier les piles à combustible est leurs températures de fonctionnement, on
distingue ainsi les piles à basse température et les piles à haute température. Les piles à
basse température sont les piles alcalines ou AFC (Alkaline Fuel Cell), les piles à
membrane échangeuse de protons ou PEMFC, les piles à méthanol direct ou DMFC et
les piles à acide phosphorique ou PAFC (Phosphoric Acid Fuel Cell). Les piles à haute
température fonctionnent entre (600 et 1000 °C.).

Deux types ont été développés, soit les piles à carbonates fondus ou MCFC
(Molten Carbonate Fuel Cell) et les piles à oxyde solide ou SOFC (Solid Oxide Fuel
Cell).

Le tableau (I-2) récapitule les différents types de piles avec leurs caractéristiques
ainsi que leurs domaines d’application.

USTO-MB 2019 Page 18


Chapitre I : Introduction aux Systèmes d’énergie hybrides PV-PAC
PILES A COMBUSTIBLE

TYPE D’ELECTROLYTE
TEMPERATURE APPLICATIONS

FORTE FAIBLE SOLIDE LIQUIDE MOBILE FIXE

SOFC AFC SOFC AFC AFC AFC

PAFC
PEMFC PEMFC PEMFC PEMFC
MCFC

MCFC
DMFC DMFC
SOFC PAFC

PAFC
MCFC

DMFC

SOFC

Figure (I-9): schéma de classification des différents types de pile

USTO-MB 2019 Page 19


Chapitre I : Introduction aux Systèmes d’énergie hybrides PV-PAC

Tableau I-2 Différents types de piles avec leurs caractéristique

I.4.2.5 Performances et caractéristiques électriques courant/tension d’une PAC


Un stack est un ensemble de cellules élémentaires de pile a combustible, chaque
cellule peut fournir une tension ainsi qu’une puissance similaire à celles de la figure
(I.10).

Nous pouvons utiliser ces caractéristiques pour dimensionner un système donné,


tout en sachant les exigences de la charge. Un chapitre va être présenté pour la
modélisation de la pile.

USTO-MB 2019 Page 20


Chapitre I : Introduction aux Systèmes d’énergie hybrides PV-PAC

P max
260w

Puissance
PuissancePcelP l

Vc(v)
Tension Vcell
P(w)

Tension Vcell
Tension Vc

0.45v

Figure (I-10) Puissance (w) et tension(v) d’une seule cellule

I.4.2.6 Applications des piles à combustible :

Nous distinguons trois types d’application de piles:

 Les piles à combustible embarquées (voitures, bus, etc.) : généralement la PEMFC


est la plus utilisée comme pile, cela est justifié par le fait de sa réponse rapide
relativement ainsi que sa température basse, qui peut être utilisée sans avoir le
risque.
 Les piles à combustible stationnaires (centrales de cogénération, etc.) : pour ce type
d’application, la SOFC est utilisée souvent pour sa température élevée d’une part
qui est utilisée à la cogénération, ainsi que sa puissance importante qui peut la
fournir.
 Les piles à combustible miniaturisées ou "portables" (téléphones portables,
ordinateurs portables, etc.).

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Chapitre I : Introduction aux Systèmes d’énergie hybrides PV-PAC
I.5. Conclusion

Nous avons présenté dans ce chapitre un ensemble d’informations sur les


principaux constituants d’un système hybride pour produire de l’énergie, ce système
est constitué de pile à combustible(PAC) et d’un générateur photovoltaïque(GPV).

En général, l’étude bibliographique faite, nous a permis d’une part de cerner


l’état actuel de cette technologie au niveau mondiale et d’autre part, de comprendre
qu’une éventuelle application à grande échelle nécessite un effort de recherche et de
développement considérable, que se soit pour la pile elle-même ou pour les différents
éléments du système hybride pour produire de l’énergie.

Actuellement la cellule photovoltaïque élémentaire constitue un générateur


électrique de très faible puissance au regard des besoins de la plupart des applications
domestiques ou industrielles. Cette technologie présente de nombreux avantages :

Fiabilité, non polluante, durabilité, le caractère modulaire, faible entretien et


sans bruit. Les inconvénients majeurs sont leurs prix important relativement et le faible
rendement impliquant des surfaces importantes.

Concernant les piles à combustible nous avons conclu des nombreux avantages
que des inconvénients, Ecologiquement, ce générateur est parfait, il produit sans bruit
l’énergie électrique et thermique, à des rendements élevés, ne produisant que de l’eau
et ne rejetant aucun gaz à effet de serre (cela dépend du carburant). Les durées de vie
sont l’un des points faibles de ce composant. Les piles à combustible ne sont pas une
technologie encore mature, De nombreux points restent à étudier et à améliorer :
fiabilité, durée de vie, prix et surtout son inertie car son principe de fonctionnement se
base essentiellement sur des réactions chimique qui sont caractérisées par un temps de
retard important. L’hybridation par la combinaison de différentes sources d’énergie
dans un système d’alimentation offre la meilleure possibilité d'utiliser les énergies
renouvelables disponibles localement. La nature de l'hybridation est principalement sur
la base des caractéristiques spéciales et du potentiel économique de divers processus
de conversion de l'énergie et sur la plage de puissance. La technologie des systèmes
hybrides couvre principalement les systèmes autonomes ainsi que les réseaux isolés de

USTO-MB 2019 Page 22


Chapitre I : Introduction aux Systèmes d’énergie hybrides PV-PAC
petites et moyennes puissances. Le couplage d’un système hybride modulaire de tout
les générateurs, supports de stockage et charges utilisateur côté AC ou DC sortent avec
de nombreux avantages, tels que la simplicité de la conception du système, une grande
fiabilité et une évolutivité. En outre, la structure latérale AC fournit la normalisation,
l’assurance qualité et la production en série qui entraîne également un potentiel
considérable de réduction des coûts.

La situation actuelle de la demande d’énergie en Algérie nous invite fortement de


s’investir dans cette technique d’hybridation, car Le nombre important d’institutions
publics ou privées, d’associations à l’échelle européenne et mondiale qui s’investissent
dans cette technologie confirme toute l’ampleur et l’importance du système hybride,
spécialement le PV/PAC dans une vision énergétique future.

USTO-MB 2019 Page 23


CHAPITRE II

Modélisation et simulation
d’une PAC SOFC
Chapitre II: Modélisation et simulation d’une PAC SOFC
II.1 Introduction

L’objectif de cette partie de travail concerne deux points essentiels :

 Présenter Un modèle simple de la pile SOFC en régime statique.


Celui-ci est basé sue le comportement électrochimique et thermodynamique de la pile
et sur l’utilisation des équations semi-empiriques trouvées dans la littérature
concernant les différents types des pertes.

La simulation à pour but de :

 Tracer les courbes caractéristiques de la pile (tension en fonction du courant


débité).
 Faire une étude en fonction des paramètres de fonctionnement de la pile
(température, pression,…etc.).
 Dimensionner l’ensemble de cellules (stack), et choisir un point de
fonctionnement selon l’objectif visé.
 Présenter Un modèle de la pile en régime dynamique.
La simulation à pour but de :
 Valider le modèle dynamique adopté.
 Montrer l’inertie de la pile.
 Associer un DC/DC boost pour maintenir une tension de bus continu.

II.2 Modèle électrochimique de la pile

II.2.1 Potentiel idéal de la pile

La pile à combustible comme étant une source de courant continu, et qui présente
une tension entre ses bornes grâce à des réactions électrochimiques et
thermodynamique dont elle est le siège. D’après le schéma explicatif de la figure (II-
1), la pile comporte deux compartiments : anodique et cathodique, recevant un
carburant (généralement l’hydrogène), et un comburant (l’oxygène) respectivement.

[30]

USTO-MB 2019 Page 25


Chapitre II: Modélisation et simulation d’une PAC SOFC

O2+chaleur

Figure (II-1) Schéma de principe de la pile SOFC

Les principes de la thermodynamique affirment que la variation de l’enthalpie libre


dans la réaction chimique dont la pile est siège, est donnée par [30-32] :

ΔG = ΔH-T ΔS (II-1)

De même la variation de l’enthalpie est donnée par

ΔH=ΔU+ P ΔV (II-2)

La variation de l’énergie interne s’écrit :

ΔU= W+Q (II-3)

A partir des relations (II-1)(II-2)et (II-3),on obtient(II-4) :

ΔG =W+Q+P ΔV-T ΔS (II-4)

USTO-MB 2019 Page 26


Chapitre II: Modélisation et simulation d’une PAC SOFC
Avec :

ΔG : Variation d’enthalpie libre

ΔH : Variation d’enthalpie

ΔU : Variation d’énergie.

T : Température de la réaction chimique

ΔS : Variation d’entropie

W : Travail électrique fourni par la pile.

Q : Chaleur associée à la réaction

Si la transformation est considérée comme étant réversible, Q peut être donnée par

La relation suivante :

Q=T ΔS (II-5)

Donc

ΔG=W+P ΔV (II-6)

Nous avons aussi d’après [22,30]

W=W1+W2 (II-7)

Avec :

W1 : Travail électrique

W2 : Travail de force de pression donné par.

W1, et W2 sont donnés par les relations (II-6)et(II-7)respectivement.

W1=-nFE (II-8)

W2=-P ΔV (II-9)
En remplacent les équations suivantes (II-6), (II-8),(II-7)et(II-9) dans (II-4), nous
allons aboutir à la relation suivante:

USTO-MB 2019 Page 27


Chapitre II: Modélisation et simulation d’une PAC SOFC
ΔG=W1 =-nFE (II-10)

Avec :

E : force électromotrice de la pile

F : la constante de Faraday

n : nombre d’électrons mis en jeu lors de la réaction

La variation de l’enthalpie libre ΔG est la somme des enthalpies des différents


produits et réactifs figurant dans la réaction.

ΔG= GH20- GH2-1/2GO2 (II-11)

Les équations (I-11)(6) permettent d’écrire :

ΔG=G0-NRT log[(PH2P021/2)/PH20 ] (II-12)

Avec:

G0 : Enthalpie libre standard de la réaction.

N : Nombre de mole de gaz dans la réaction.

R : Constante des gaz parfaits

PH2 ,P02, PH20:sont les pressions partielles de l’hydrogène, l’oxygène et l’eau


respectivement.

En divisant les deux membres de l’équation (II-12), par (-nF), et prenant N=1mole,
nous obtiendrons la relation qui donne E la tension à vide de la pile.

E=E0+(RT/nF)log [(PH2P021/2)/PH20 ] (II-13)

Avec:

E0 : le potentiel standard de la pile (potentiel aux conditions standard)

USTO-MB 2019 Page 28


Chapitre II: Modélisation et simulation d’une PAC SOFC
II.2.2 Tension réelle de la pile [21-25, 30-32]

La tension utilisable lorsque la pile est parcourue par un courant raisonnable,


diminue à cause des pertes irréversibles. De nombreuses sources contribuent à ces pertes
dans une pile à combustible. Les pertes, appelées souvent polarisation, proviennent
principalement de trois sources: la polarisation d'activation (Pact), la polarisation
ohmique (Pohm), et polarisation de concentration (pcon). Ces pertes entraînent, pour une
pile de potentiel idéal E, une chute de la tension lorsque la pile à combustible débite sur
une charge, la tension à ses bornes va diminuer, sous l’effet des différentes pertes qui
vont entrer en jeu. La tension réelle est donnée par la relation suivante :

Vc=E-pertes (II-14)

Les différents types de pertes sont développés dans ce qui suit.

II.2.2.1 Pertes ohmiques

Les pertes ohmiques sont dues à la résistance que rencontre le flux d’ions en
traversant l’électrolyte et à la résistance que rencontrent les électrons dans les
électrodes et le circuit électrique. Les pertes ohmiques sont principalement dues à
l’électrolyte et peuvent être réduites en diminuant l’épaisseur de l’électrolyte et en
améliorant sa conductivité ionique.

L’électrolyte et les électrodes obéissant à la loi d'Ohm, on peut exprimer les pertes
ohmiques Par l’équation suivante:

Pohm  I cell  r (II-15)

Où :

Icell : le courant traversant la cellule

r : la résistance totale de la pile.

Dans le cas réel, cette valeur de r dépend sensiblement de la température de


fonctionnement de la pile. La relation (II-16) donne la résistance ohmique de la cellule
en fonction de la température : [30,31,33]

USTO-MB 2019 Page 29


Chapitre II: Modélisation et simulation d’une PAC SOFC
r (T )   exp[  ( 1 1 )] (II-16)
T0 T

Avec :

 et  sont des constantes de la résistance ohmique

T0 : Température de référence

T : Température de fonctionnement.

II.2.2.2 Polarisation d’activation

La polarisation d’activation est présente quand le taux d’une réaction


électrochimique à la surface de l’électrode est contrôlé par le ralentissement de la
cinétique pour cette électrode. En d’autres termes, la polarisation d’activation est
directement reliée au taux de la réaction électrochimique. Dans les deux cas, pour
qu’une réaction chimique ou électrochimique puisse démarrer, les réactifs doivent
dépasser une barrière d’activation. Dans le cas d'une réaction électrochimique où les
pertes d’activation ( Pact ) sont supérieures à 50-100 mV, Pact est décrit par l’équation
suivante:[31]

Pact=(RT/nF)Ln(I/I0) (II-17)

II.2.2.3 Polarisation de concentration

Lorsque, à une électrode, il y a une perte de potentiel dû à l’incapacité du


système à maintenir la concentration initiale des réactants, on a alors la formation d’un
gradient de concentration. De nombreux facteurs peuvent contribuer à la polarisation
de concentration: la faible diffusion du gaz à travers les électrodes poreuses, la
dissolution des réactants ou des produits dans l’électrolyte, la diffusion des réactifs ou
des produits du site de la réaction vers l’électrolyte ou l’inverse. [32,33]

A des densités de courants élevées, la faible vitesse de transport des réactifs ou


des produits vers le site de la réaction est la contribution majeure à la polarisation de
concentration.

On peut exprimer ces pertes par l’équation suivante [33]:

USTO-MB 2019 Page 30


Chapitre II: Modélisation et simulation d’une PAC SOFC
Pcon= (RT/nF)Ln(1-Icell/IL) (II-18)

IL : le courant limite admissible (limiting courant)

En remplacent les différentes pertes données par (II-16)(II-17)(II-18))dans l’équation

( II-12 ),on obtient la relation(II-17) qui donne la tension réelle de la pile.

Vc=E-  exp[  ( 1 1 )] Icell-(RT/nF)Ln(1-Icell/IL)- (RT/nF)Ln(I/I0) (II-19)


T0 T

II.2.3 Rendement globale d’une pile à combustible

Toutes les réactions thermiques de combustion ont un rendement qui est limité
par cycle de Carnot. Mais les piles à combustible, suivent un processus
électrochimique qui les affranchit des limitations du cycle de Carnot [31]

II.2.3.1 Rendement théorique

Les lois thermodynamiques font que le rendement de la pile est égal au rapport entre
l’énergie utilisée et celle fournis

energie utilisée
Rth  (II-20)
energie fournit

Dans la réalité, il existe toujours des phénomènes d'irréversibilité des réactions :

Les surtensions baissent le niveau de la tension théoriquement récupérable. Le


rendement réel est donc inférieur au rendement thermodynamique idéal (rendement
théorique).

II.2.3.2 Rendement électrique

L’existence des surtensions aux électrodes et des résistances dans l'électrolyte, le


catalyseur utilisé, l'état des électrodes, l'utilisation de l'air au lieu d'oxygène pur ainsi
que, les conditions de température et de pression ont une influence déterminante sur
les réactions chimiques dont la pile est le siège.

En pratique, les surtensions sont plus élevées avec l'oxygène que l'hydrogène. A
ceci s'ajoute la résistance due à l'électrolyte ainsi que les déséquilibres entre les
USTO-MB 2019 Page 31
Chapitre II: Modélisation et simulation d’une PAC SOFC
espèces présentes aux électrodes : protons, ions, ou espèces ioniques présentes dans
l’électrolyte.

Ce rendement se calcule par, le rapport entre la tension de la pile et la tension à la

température concernée

Vcell
Re lec  (II-21)
E0

II.2.3.3 Rendement matière[33]

Ce rendement concerne l'utilisation des réactifs au niveau des électrodes. En


effet, dans une pile, chaque ensemble "membrane électrodes " doit être alimenté de
manière identique, ce qui suppose un même débit et des pressions partielles identiques.
Ces ensembles étant en série, tout défaut pour l'un d'eux se répercute sur tous les
autres. Pour cette raison, les réactifs sont souvent mis en stoechiométrie, généralement
il est égal à 1.

II.2.3.4 Rendement système (auxiliaires)

Que ce soit dans des applications mobiles ou stationnaires, une pile ne fonctionne
pas seule, des composants périphériques sont nécessaires. Il s'agit de compresseur, du
système de Contrôle, des échangeurs de chaleur, du système de reformage
(désulfuration, reformeur, échangeur, purification des gaz, et convertisseur). Ces
composants ont une consommation qui vient baisser le rendement, il est calculé
suivant les différents constituants du système.

II.2.3.5 Rendement faradique

Ce rendement tient compte du nombre d'électrons effectivement obtenus par


mole de Carburant présent. Pour l'hydrogène, le rendement égale à 1 (c'est à dire 2
électrons par mole d'hydrogène). Le rendement faradique, tient aussi compte, des
possibilités de court circuit interne, soit par conduction électronique dans l'électrolyte,
soit par mise en contact du combustible et du comburant.

USTO-MB 2019 Page 32


Chapitre II: Modélisation et simulation d’une PAC SOFC
I exp n exp
R faradique
  (II-22)
Im ax n max

Avec :

Imax : le courant théorique maximal correspondant à la transformation des réactifs.

Iexp : le courant expérimental correspondant à la transformation des réactifs

nmax : nombre théorique des électrons

nexp : nombre expérimental des électrons

Le rendement de la pile est le produit de tous les rendements ; Rpile est donné par la
relation (II-21).

R pile= Rth.Relec.Rmat .Raux.R faradique . (II-23)

II.2.4 Résultats de la simulation

Nous avons effectué cette simulation pour une seule cellule de type SOFC, à
l’aide de logiciel MATLAB-SIMULINK.

Les paramètres du modèle sont donnés par le tableau (II-1) [33]

paramètres valeurs

E0 1.18 V

R 8314 (J/ Kmole °K)

F 96487000 (C /Kmol)

S 1000 cm²

α 0.2

β -2870

il 0.8 A/Cm2

USTO-MB 2019 Page 33


Chapitre II: Modélisation et simulation d’une PAC SOFC
T 1273°K

T0 1196°K

Tableau (II-1) : différents paramètres du modèle.

II.2.4 .1 Caractéristique tension courant Vc(J)

La figure (II-2) montre la tension de la cellule en fonction de la densité de


courant. D’après la même figure, il est bien clair que cette caractéristique comporte
trois zones bien distinctes. A faible, moyenne, et forte densité de courant, la tension Vc
a des différents comportements. Cela est justifié par la présence des pertes dans la
cellule, que nous les verrons par la suite.

Figure(II-2) la tension d’une seule cellule

Les figures (II-3) (II-4) et (II-5) montrent les allures des pertes activation,
ohmique et de concentration respectivement, en fonction de la densité de courant J. Il
est bien claire que les pertes d’activation et de concentration ont des valeurs
importantes à des densités de courant faibles et petites respectivement .comme le
montre la figure (II-5) et (II-5).cela peut expliquer les deux courbures figurants dans la
tension de la cellule à des faible, et fortes densités de courant.

USTO-MB 2019 Page 34


Chapitre II: Modélisation et simulation d’une PAC SOFC

Figure (II-3) Pertes d’activation

Figure (II-4) Pertes ohmiques

Figure (II-5) Pertes de concentration

USTO-MB 2019 Page 35


Chapitre II: Modélisation et simulation d’une PAC SOFC
Par contre les perte ohmiques suivent une allure linéaire en fonction de la densité
de courant (J), et c’est cette source de perte qui donne l’allure linéaire à la tension de la
cellule pour les moyennes densités de courant.

II.2.4 .3 Puissance et rendement

La figure (II-6) montre la puissance P que peut fournir une cellule, P en fonction
de la densité de courant J.

La puissance P croit d’une manière linéaire, elle atteint un maximum, en suite


elle chute brusquement, pour des fortes densités de courant. La figure (II-7) présente
l’allure de rendement de la pile. Son allure peut être justifiée si nous observons la
figure (II-8), qui correspond à la somme de différentes pertes au niveau de la cellule.
Cette somme croit rapidement au départ en fonction de la densité. Ensuite elle croit
moins rapide (partie linéaire), finalement elle croit rapidement pour des fortes densités
de courant.

Figure(II-6) La densité de puissance de la cellule

USTO-MB 2019 Page 36


Chapitre II: Modélisation et simulation d’une PAC SOFC

Figure(II-7) Rendement de la cellule

Figure(II-8) Somme des différentes pertes dans la cellule

II.2.4 .4 Dimensionnement de l’ensemble des cellules (stack)

On suppose que les paramètres d’une cellule de type SOFC sont données, tel
que la surface active de la membrane S (cm2)

Le résultat de simulation nous a permis d’obtenir la puissance ainsi que la


tension d’une seule cellule, en fonction de densité de courant J.

Les graphes présentés par la figure (II-9) montrent qu’une seule cellule peut fournir
une puissance maximale Pmax de 260(w), cela correspond à une densité de courant J
de 0.6 (A/cm²).

USTO-MB 2019 Page 37


Chapitre II: Modélisation et simulation d’une PAC SOFC

P max
260w

Puissance P

Vc(v)
P(w)

Tension Vc

0.45v

Figure (II-9) Puissance (w), Tension(v) d’une seule cellule

Pour alimenter une charge par un ensemble qui contient un nombre N0 de


cellules, il faut savoir préalablement la puissance maximale qu’elle peut demander la
charge, pour pouvoir déterminer le N0,cela revient à dimensionner l’ensemble de
cellules(stack), On suppose dans notre cas que la puissance maximale demandée par la
charge(PL max) est de 100 kW, donc le stack doit fournir une puissance Pstack ,égale à
PLmax pour satisfaire la demande de la charge.

Pstack= PL max (II-24)

D’après le graphe de la figure (II-9) nous savons que Pmax=260w

On sait aussi que la puissance maximale fournit par le stack est le produit de la
puissance max de chaque cellule et le nombre de cellules qui le constituent.

Pstack=N0.Pmax (II-25)

Donc :

Pstack
N0  (II-26)
Pmax

USTO-MB 2019 Page 38


Chapitre II: Modélisation et simulation d’une PAC SOFC
A partir des deux relations : (II-24) et (II-25), on peut déterminer le nombre N0 =384
cellules.

II.2.4 .5 Etude paramétrique

L’étude paramétrique consiste de voir l’influence des différents paramètres


(température, pression, quantité de gaz injecté) sur le fonctionnement de la pile. Pour
cette étude on considère une seule cellule de type SOFC.

II.2.4 .5 .a Effet de température

Pour voir l’influence de la température sur la pile à combustible, nous allons


donc simuler le fonctionnement de la pile pour différentes températures :(1073, 1173,
1273,1473et1573 °K), La tension Vc obtenue est représentée par la courbe de la figure
(II-10).

Figure(II-10) caractéristique Vc =f(j) de la pile pour différentes températures

USTO-MB 2019 Page 39


Chapitre II: Modélisation et simulation d’une PAC SOFC

Figure(II-11) caractéristique P =f(j) de la pile pour différentes températures

Figure(II-12) : Allure des pertes ohmiques pour différentes températures

USTO-MB 2019 Page 40


Chapitre II: Modélisation et simulation d’une PAC SOFC
Nous pouvons remarquer aussi, a partir de la figure (II-8), que l’augmentation de
la température engendre une diminution dans les pertes ohmiques (électrolyte,
électrodes), et par la suite une augmentation dans la tension de la pile. Cela est
expliqué par le fait que la température favorise une hausse dans la conduction ionique
de la pile, c’est pour cela les piles SOFC fonctionnent à une haute température à cause
de la conductivité ionique limitée des électrolytes utilisés à des températures plus
petites.

II.2.4 .5 .b Effet de pression

Concernant cette étude, on s’intéresse à la pression globale de la pile. D’après la


figure (II-13), elle nous représente la caractéristique de la pile pour différentes
pressions, on voit clairement que de plus en plus la pression cathodique augmente, on
aura une augmentation correspondante de la tension de la pile (Vc).

Figure(II-13) : caractéristique de la pile pour différentes pressions.

USTO-MB 2019 Page 41


Chapitre II: Modélisation et simulation d’une PAC SOFC
II.2.4 .5 .c Effet de l’injection de carburant

Pour voir l’effet de l’injection de gaz sur le fonctionnement de la pile, nous


injectons un vecteur Nh2, qui comporte différentes valeurs d’injection en
moles,Nh2=[0.2, 0.5, 1.0, 2.0, 5.0] en ( moles).Après la simulation, nous avons obtenu
le résultat présenté par la figure(II-14),en respectant toujours un rapport entre la
quantité de l’hydrogène et l’oxygène qui sont injectés dans la pile, ce rapport
stœchiométrique est de 1.145.[31]

Figure (II-14) Caractéristique de la pile pour différentes valeurs d’injection

Nous remarquons à partir de la figure (II-14), que de plus en plus la quantité de


gaz injecté augmente, la tension de la pile Vc correspondante augmente.

Cela est expliqué par le faite que l’augmentation de la quantité de gaz injecté,
engendre une augmentation des pressions dans les compartiments de la pile, et par
conséquent l’augmentation de sa tension Vc.

II.2.5 Choix de point de fonctionnement

D’après l’étude paramétrique qui a été faite, nous avons pu remarquer l’influence
des paramètres (température, pression, quantité de gaz injecté) sur le fonctionnement

USTO-MB 2019 Page 42


Chapitre II: Modélisation et simulation d’une PAC SOFC
de la pile, nous pouvons donc les utiliser pour choisir et/ou contrôler le point de
fonctionnement.

Tenant par exemple la caractéristique de la pile, pour différentes injections,


comme le montre la figure (II-10), supposant que la pile fonctionnait à un certain point
(P1), il a comme cordonnées (I1,V1),et on veut changer ce point de fonctionnement à
un autre point. Le point de fonctionnement peut se déplacer dans la même
caractéristique (c’est le cas d’une pile ordinaire), donc il peut aller de P1 vers P2.Où
même encore, il peut se déplacer d’une caractéristique à une autre d’aller de P1 vers
P3, il suffit d’agir sur la quantité de gaz injectée, cela détermine l’avantage que peut
être offert par les piles à combustibles.

P3

Caractéristique2

P1
Caractéristique1
P2

Figure(II-15) Caractéristique de la pile pour différentes valeurs d’injection

II.3 : Modèle dynamique de la pile SOFC

II.3.1 : Hypothèses de calcul [ 31,33,34]

 La pile est constituée d’un empilement série de 384 cellules.


 La seule source de perte dans la pile est de nature ohmique.
 La température de fonctionnement de la pile est considérée comme étant fixe

USTO-MB 2019 Page 43


Chapitre II: Modélisation et simulation d’une PAC SOFC
II.3.2 Expression de la tension de la pile(SOFC) [29-31,33]

La tension délivrée par la pile lorsqu’elle est en charge est donnée par la relation
suivante :

RT p p
vcell  N0 [ E0  log( H 2 O 2 )] -(r.Icell ) (II-27)
nF pH 2o

Avec :

• Vcell : la tension délivrée par la pile.

•I cell : le courant débité par la pile.

• r : la résistance ohmique de la pile.

•N0 est le nombre de cellules élémentaires connectées en série dans le ‘stack’ ;


•E0 est le potentiel réversible standard

•R est la constante universelle des gaz exprimée en J/kmol·K ;

•T [°K] est la température de fonctionnement

• F est la constante de Faraday exprimée en C/Kmol ;

•pH2, pO2, et pH2o sont les pressions partielles de l’hydrogène, l’oxygène, et de l’eau
respectivement.

II.3.3: Calcul des pressions partielles des différentes substances

Le calcule de la pression partielle de chaque gaz se fait séparément.

L’équation des gaz parfaits permet d’écrire, pour le cas de l’hydrogène la relation (III-
2) :

PH2.Vanod= nH2RT (II-28)

Avec :

•nH2 est le nombre d’atomes d’hydrogène dans le canal de l’anode.

• Vanod volume du compartiment anodique.

USTO-MB 2019 Page 44


Chapitre II: Modélisation et simulation d’une PAC SOFC
En isolant la pression et en appliquant la dérivée à l’expression (II-28), on obtient la
relation (II-29), qui donne la dérivée de la pression partielle de l’hydrogène.

d RT
( pH 2 )  NH 2 (II-29)
dt Vanod

Avec :

N H 2 : est la dérivée de nH2, qui représente le débit molaire de l’hydrogène.

Le débit molaire de l’hydrogène est en fonction de trois débits molaires, entrant,


sortant, et réactant. le N H 2 est donnée par la relation (II-30)

N H 2  N Hin 2  N Hout2  N Hr 2 (II-30)


De la relation (II-28),et(II-29),on obtient (II-31) :
d RT
( pH 2 )  ( N Hin 2  N Hout2  N Hr 2 ) (II-31)
dt Vanod

Avec :
N Hin 2 :le débit molaire d’hydrogène injecté a la pile.

N Hout2 : le débit molaire d’hydrogène sortant de la pile.

N Hr 2 : le débit molaire d’hydrogène qui entre dans la réaction (réactant)

N Hr 2 : le flux molaire réactant Nr,il est déterminé par la façon suivante :

Une mole de H2 lors de la réaction chimique, correspond à un courant résultant de


r
(2F).Réellement nous avons N H 2 mole d’hydrogène participant à la réaction et qui en
résulte un courant Icell:

Correspond
1 mole 2F

N Hr 2 Icell

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Chapitre II: Modélisation et simulation d’une PAC SOFC
Donc, la relation suivante donne le nombre de mole réactant d’hydrogène, en fonction
du courant débité de la pile.

N Hr 2 =(N0Icell)/2F =2Kr Icell (II-32)

Avec

Kr = N0/4F : est une constante.

N Hout2 : est déterminé par la méthode suivante : [33,34]

Sachant que le flux molaire sortant est contrôlé par une valve, son schéma de principe
est donné par la figure suivante.

Cet orifice (valve) présente la caractéristique donnée par la relation :

d
K m (II-33)
p

Figure(II-16) Schéma explicatif de la Valve

Avec :

d est le débit de masse (Kg/S) ;

K est la constante de valve est qui dépend de la surface de l’orifice ;

P est la pression à l’intérieur de canal(Atm) ;

M est la masse molaire (Kg/mol) ;


USTO-MB 2019 Page 46
Chapitre II: Modélisation et simulation d’une PAC SOFC
N Hout2 Le flux molaire sortant de l’anode peut être exprimé en fonction de la pression à
l’intérieur de l’électrode PH2 par la relation suivante :

N Hout2 =KH2PH2 (II-34)

De (II-32),(II-33),et (II-34) ,on obtient la relation :

d RT
( pH 2 )  (NinH2 -K H2 p H2 -2Kr Icell ) (II-35)
dt Vanod

En appliquant la transformée de Laplace à l’équation (II-35), on obtient :

1
KH 2
pH 2  ( N Hin 2  2 K r Icell ) (II-36)
Vanod
1 S
RTK H 2

Vcath
On pose  O 2  =  H 2 , la relation (II-36) devient :
RTK O 2

1
KH 2
pH 2  ( N Hin2  2Kr Icell ) (II-37)
1 H 2S

Pour l’oxygène et l’eau produite, nous procédons de la même manière que


précédemment, nous obtenons les relations (II-38) et (II-39) qui donnent les pressions
partielles de l’oxygène et de l’eau respectivement.

1
KO 2
pO 2  ( NOin2  2 K r Icell ) (II-38)
1   O2S

1
K H 2O
pH 2 O  (2 K r Icell ) (II-39)
1   H 2O S

Avec :

Vcath V
 O2  , et  H 2O  anod
RTK O 2 RTK H 2O

USTO-MB 2019 Page 47


Chapitre II: Modélisation et simulation d’une PAC SOFC
Où :

Vcath : Volume du compartiment cathodique de la pile.

Dans le cas de l’eau, le flux molaire réactant est pris avec un signe plus, cela est
expliqué par le fait que l’eau est produite dans la réaction.

II.3.4 Schéma bloc du modèle dynamique de la pile

Les équations (II-37)(II-38)(II-39) permettent de présenter le schéma bloc de la pile en


dynamique en utilisant MATLAB_SIMULINK.

Figure (II-17) Schéma bloc du modèle dynamique de la pile (SOFC)

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Chapitre II: Modélisation et simulation d’une PAC SOFC
Pile SOFC Représentations Valeurs

KH2 Constante molaire de valve 8.43 10-4(Kmol.s.atm)


d’hydrogène

KO2 Constante molaire de valve d’oxygène 2.81 10 -4

KH2O Constante molaire de valve de l’eau 2.52 10-4

H2 Temps de repense d’hydrogène 26.1s

 O2 Temps de repense d’oxygène 2.91s

 H 2O Temps de repense de l’eau 78.3s

E0 Potentiel standard 0.935 v

N0 Nombre de cellules dans le stack 384

R La constante des gaz parfait 8314j/(Kmol.K)

F La constante de faraday 96487000C/Kmol

r Résistance ohmique de la pile 0.126 

Kr Constante de modélisation=N0/4F 0.996.10-6Kmol/sA

rHO Ratio de l’hydrogène a l’oxygène 1.145

U Facteur d’utilisation 0.85

Tableau (II-2) Différents paramètres du modèle dynamique. [31]

II.3.5 Influence de la présence du reformeur

II.3.5.1 Introduction

Nous savons bien qu’un système de production d’énergie à base de PAC, ne


fonctionne guerre seule, dans la réalité il s’agit d’un système assez complexe qui

USTO-MB 2019 Page 49


Chapitre II: Modélisation et simulation d’une PAC SOFC
comporte des auxiliaires, parmi ces auxiliaires, un système qui est responsable de la
production de l’hydrogène connu sous le nom de reformeur.

Donc pour rendre le système de production d’énergie plus proche de la réalité,


et de voir son vrai comportement, nous introduirons un modèle de reformeur au
modèle du système de production d’énergie. A l’aide de la simulation nous
déterminerons l’effet de sa présence que peut influencer le contrôle de puissance.

II.3.5.2 Modèle du reformeur

Nous avons utilisé un modèle donné par [34]. Il est représenté par une fonction
de transfert F(S), du deuxième ordre donnée par la relation (II-40), en cascade avec un
régulateur classique du type (PI), qui a pour but d’optimiser le fonctionnement du
réformeur. La fonction de transfert du régulateur est donnée par la relation (II-40) :

cv
F (S )  (II-40)
  S  ( 1   2) S  1
2
1 2
2

Avec :
cv : facteur de conversion (Kmol H2/Kmol méthane)
 1, 2 constantes de temps du reformeur
K6
R2 ( S )  K 5  (II-41)
 3S
Avec :
 3 : Constante de temps du régulateur
K5, K6 : les gains du régulateur
Le schéma bloc du reformeur et du PI utilisé est donné par la figure suivante :

Figure (II- 18) Schéma bloc du réformeur contrôlé.

USTO-MB 2019 Page 50


Chapitre II: Modélisation et simulation d’une PAC SOFC
II.3.6 Résultats de simulation

En utilisant Matlab Simulink, et les données qui figurent dans le tableau ci-dessus ainsi
que le schéma bloc suivant :

Pdc
courant Icell
vcell
vs1
use
fuel fuel 1
qh2_dem fuel
2*Hr* i/U
SOFC
icell vs2
use reformeur
Qh 2_in
Subsystem Manual Switch 2
Goto 2

use
vcell
Goto 6 qh 2 To Workspace 6
To Workspace5

t
pdc
Clock To Workspace3 vs8
To Workspace 2

icell
To Workspace1
Step

Figure (II- 19) Schéma bloc de la pile SOFC avec Reformeur

En attaquant la pile par un step de courant, qui reflète en faite la variation de charge,
nous avons obtenu les courbes suivantes

300

280

260
icell(A)

240

220

200
0 100 200 300 400 500 600 700 800 900 1000
t(sec)

Figure (II- 20) Variation de courant

USTO-MB 2019 Page 51


Chapitre II: Modélisation et simulation d’une PAC SOFC

360

355

350

345
vcell(V)

340

335

330

325

320
0 100 200 300 400 500 600 700 800 900 1000
t(sec)

Figure (II- 21) Variation de tension

-3
x 10
1

0.8
qh2(Kmol/sec)

0.6

0.4

0.2

0
0 100 200 300 400 500 600 700 800 900 1000
t(sec)

Figure (II- 22) Variation de gaz injecté

USTO-MB 2019 Page 52


Chapitre II: Modélisation et simulation d’une PAC SOFC
4
x 10
11

10

9
Pdc(Kw)

6
0 100 200 300 400 500 600 700 800 900 1000
t(sec)

Figure(II- 23) Variation de Puissance


5
x 10
1.09

1.08

1.07

1.06
Pdc(Kw)

1.05

1.04

1.03

1.02

1.01

500 550 600 650 700 750 800 850


t(sec)

Figure(II- 24) Zoom sur la Variation de puissance


II.3.6 .2 Interprétation des résultats

Le step de courant utilisé lors de cette simulation reflète la variation de la


demande de charge, il est bien claire que toute augmentation de courant engendre une
diminution de tension de la pile, mais dans notre cas cette diminution est moins claire
car il se passe que le reformeur interviens en augmentant la quantité de gaz injecté.
L’allure de la tension de la pile peut être expliquée par la variation simultanée de
courant et de quantité de gaz injecté. D’autre part, nous remarquons sur la figure (II-
22) le retard effectué par la pile pour atteindre son régime permanant (plus de 100
seconds) qui est du au temps correspondant aux réactions chimiques.
USTO-MB 2019 Page 53
Chapitre II: Modélisation et simulation d’une PAC SOFC
II.3.7 Conclusion

Nous avons dans ce chapitre mis en œuvre en premier lieu un modèle


électrochimique de la pile de type SOFC. Nous avons utilisé le logiciel
MATLAB_SIMULINK pour notre simulation, d’autre part nous avons pu déterminer
les principales caractéristiques de la pile en régime statique.

L’étude paramétrique faite a pour but de voir l’influence des différents


paramètres (pression, température, et quantité de gaz injecté) sur le fonctionnement de
la pile, et comment peut-on exploiter ces paramètres pour choisir ou même contrôler
un point de fonctionnement dans la caractéristique de la pile. Les résultats étaient
identiques à ceux trouvés dans les travaux [33,34].

En plus une étude de dimensionnement de la pile a été faite, pour que la pile
puisse satisfaire la charge dont elle est connectée.

Nous avons présenté après, un modèle dynamique de la pile SOFC, avec un test
adéquat, nous avons pu montrer l’inertie de cette pile (la réponse lente).

Les résultats obtenus en dynamique sont identiques à ceux trouvés dans la


littérature.

Nous pouvons conclure que la puissance issue de la pile nécessite obligatoirement et


pour une charge donnée :

 Un stockage d’énergie.
 Une gestion et contrôle de cette énergie.

USTO-MB 2019 Page 54


CHAPITRE III

Modélisation et simulation de
la source photovoltaïque
Chapitre III : Modélisation et simulation de la source photovoltaïque
III.1 Introduction

Le principe de fonctionnement d’une cellule PV est abordé au chapitre 1. Dans


cette section, le développement de modèle d'un module PV est donné en détail. Le
modèle PV développé pour cette étude est basée sur les travaux de recherche rapportés
dans [19, 22,35]

III.2 Modélisation de la source PV


Le modèle le plus couramment utilisé pour une cellule PV est le circuit
équivalent à une diode comme illustré à la figure (III.1) [20], Comme la résistance de
shunt Rsh est grande, elle peut normalement être négligée. Le modèle à cinq paramètres
présenté à la figure III.1 (a) peut donc être simplifié dans celui illustré à la figure III.1
(b). Ce modèle de circuit équivalent simplifié est utilisé dans cette étude.

(a) Modèle à cinq paramètres. (b) Modèle simplifié à quatre paramètres.

Figure (III.1) Modèle électrique du circuit électrique équivalent d’un PV

Bien qu’il existe deux concepts de modélisation, physique et électrique, la


seconde approche de modélisation est de simplifier le problème en modélisant non les
phénomènes physiques, mais les courbes caractéristiques par des équations
paramétrées. Cette deuxième approche est performante et moins exigeante dans les
données et spécifications des appareils modélisés. Le modèle physique aboutit souvent
à des équations très complexes demandant une connaissance très précise des systèmes
étudiés. En réalité, il existe deux types de modèle, théoriques et empiriques. Les
modèles empiriques sont donc préférés aux modèles théoriques dans la mesure où ils
permettent une simplification du problème et une diminution du nombre de
paramètres. Nous présentons dans ce paragraphe, les modèles sélectionnés pour notre
outil de simulation. Dans la littérature, il existe plusieurs modèles plus ou moins

USTO-MB 2019 Page 56


Chapitre III : Modélisation et simulation de la source photovoltaïque
complexes. Nous avons choisi un modèle empirique simple proche du générateur
photovoltaïque, ce dernier est actuellement le plus utilisé en raison de sa qualité de
résultats : le modèle à une diode. La figure III.3 décrit le circuit électrique équivalent
au modèle à une diode, selon l’équation (III.1), de même c’est des modèles proposés
par le Matlab Simulink, qui est validé et adopté depuis 2014 en Matlab’Power Sim’

ID Ish
Rs

Il
Rsh

Figure (III.2) Circuit équivalent pour un modèle à une diode d’un


générateur PV.

U  IR s U  IR s
I  I L  I D  I sh  I L  I 0 (exp( )  1)  (III.1)
a Rsh

Où :

IL courant photo généré assimilé à celui de court-circuit (A)

I0 courant de saturation de la diode inverse (A)

RS, RSh résistances série et shunt respectivement ()

a paramètre d’ajustage du modèle (V)

U tension du module (V)

I courant du module (A)

Les différentes grandeurs du module a, I0 et Il sont calculées à une température et


irradiation de référence. Connaissant leur dépendance, on calcule ces variables à
différentes températures du panneau et irradiation solaire, les formules sont les
suivantes [20, 25,29]:

USTO-MB 2019 Page 57


Chapitre III : Modélisation et simulation de la source photovoltaïque

a  m.VT (III.2)

Kb  T
VT  (III.3)
q

T
m  mref (III.4)
Tref

1.3810 23
VT  T (III.5)
1.610 19

I 
  l .sc T Tref 
Ens
Il  l , ref
(III.6)
EnsT ,ref

I sc I sc T2   I sc T1 
 l ,ref   (III.7)
T T2  T1

3
 T   e gap N s  Tref 
I 0  I 0.ref   exp 1   (III.8)
 Tref   aref  T 

Où :

I0,ref courant de saturation de la diode inverse de référence (A)

Il,ref, courant d’ensoleillement de référence (A)

Ns de modules en séries

Ens ensoleillement (W.m-2)

Ensref ensoleillement de référence (1000 W.m-2)

T température (K)

Tref température de référence (298K)

a paramètre d’ajustage du modèle

µI,sc cœfficient de la température en court-circuit

mref est facteur d’idéalité de référence

USTO-MB 2019 Page 58


Chapitre III : Modélisation et simulation de la source photovoltaïque
m est facteur d’idéalité

egap énergie de gap (1.12 eV)

VT potentiel thermique

Kb constante de Boltzmann (1.380 10-E -23 J K-1 )

q la charge d’un électron (1.6 10E-19 C)

Suivant les conditions de fonctionnement, la puissance maximum délivrée par le


panneau ne se situe pas au même point de fonctionnement. Pour optimiser la puissance
fournie par le générateur, Nous avons choisie un modèle mathématique (approximatif)
qui montre (2) le rapport entre la tension optimale à chaque instant et les variables
métrologiques, Ensoleillement (E) et la Température (T):

Vg  Vopt  kG1. log kG2 1000 / E  (III.9)


1000 w / m 2 , 298 k

Avec :

Vopt est la tension optimale dans les conditions E=1000W/m2 et T=25°c

kG1 constante proportionnelle logarithmique (effet de l'éclairement)

kG2 constante logarithmique (effet de l'éclairement).

kT constante proportionnelle thermique.

Vg tension optimale.

Les valeurs des paramètres utilisés pour la simulation sont données par le tableau
(III-1) [19,20]:

Paramètres valeurs

Iph 0.217969 A

Is 3.3159 10-6 A

Rs 1.324V

Rsh 10+15 Ω

USTO-MB 2019 Page 59


Chapitre III : Modélisation et simulation de la source photovoltaïque
m 1.9705

μI,SC 0.001 A.K-1

Tableau III.1 Paramètres du Modèle PV

III.3. Panneaux photovoltaïques

La figure (III.3) décrit le schéma bloc en Matlab-Simulink de modèle du Panneau


solaire. Le modèle est en fonction des paramètres caractéristiques du champ
photovoltaïque tel que les modules utilisés, le nombre de branches en parallèle, le
nombre de modules en série et/ou en parallèle dans chaque branche et la tension
imposée par le contrôleur de tension. Il calcule l’intensité et la puissance délivrées par
le champ solaire pour une tension, un ensoleillement et une température ambiante
donnés (modèle à une diode).

25 Temperature Ipv 1
Ipv
Tc1 i

2 To Workspace2
Ppv
[0,200 ,400 ,600 ,1000 ] Irradiation Ppv

From
Workspace1
p
PV,153 cellules
To Workspace 1

Figure (III.3) Schéma bloc du modèle de photovoltaïque.

III.4 Résultats de simulation


En premier lieu, une validation de modèle adopté du PV a été faite, en arrivant aux
deux caractéristiques du PV, IV et PV, qui sont le courant et la puissance
respectivement, en fonction de la tension V.les deux grandeurs sont présentées sur les
figures( III.4) et( III.5).

USTO-MB 2019 Page 60


Chapitre III : Modélisation et simulation de la source photovoltaïque

2.5

1.5
Courant I(A)

0.5

0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90
Tension v(v)

Figure (III.4) Caractéristique I-V du PV

200

180

160

140

120
Puissance p(w)

100

80

60

40

20

0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90

Tension v(v)

Figure (III.5) Caractéristique P-V du PV

Pour voir l’influence des paramètres (température et irradiation), Nous avons


effectué une simulation où nous avons maintenu une irradiation constante (1000w/m2),
Pour différentes températures (figure III.6), on remarque que plus la température
augmente plus la tension de circuit ouvert (Vco) diminue, par contre le courant
photovoltaïque augmente légèrement.

USTO-MB 2019 Page 61


Chapitre III : Modélisation et simulation de la source photovoltaïque

3
T=0°c
T=10°c
2.5 T=25°c
T=50°c

2
Courants(A)

1.5

0.5

0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100

Tension(v)

Figure (III.6) Caractéristique I-V du PV pour différentes températures

200
T=0°c
180
T=10°c
T=25°c
160
T=50°c

140

120
Puissances(w)

100

80

60

40

20

0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100

Tension(v)

Figure (III.7) Caractéristique P-V du PV pour différentes températures

De la même manière, nous avons simulé en deuxième temps les deux


caractéristique du PV, en maintenant la température constante, et en variant
l’irradiation, les résultats sont donnés par les figures III.8 et III.9.On remarque que
plus l'énergie solaire augmente plus le courant photovoltaïque augmente, la puissance
délivrée par le générateur photovoltaïque est proportionnel à l’ensoleillement (figure
III.8), parallèlement la tension de court-circuit augmente légèrement. Le courant de
court-circuit (Icc) est proportionnel à l’éclairement et la tension de circuit-ouvert (Vco)
est dépendante de la température.

USTO-MB 2019 Page 62


Chapitre III : Modélisation et simulation de la source photovoltaïque

4
Iradiation1=200w/m2
3.5 iradiation2=400w/m2
iradiation3=600w/m2
iradiation4=1000w/m2
3

2.5
Courant I(A)

1.5

0.5

0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90
Tension V(v)

Figure (III.8) Caractéristique P-V du PV pour différentes irradiations

250
Irradiation1=200w/m2
Irradiation2=400w/m2
Irradiation3=600w/m2
200
Irradiation4=1000w/m2
Puissance P(w)

150

100

50

0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90
Tension V(v)

Figure (III.9) Caractéristique P-V du PV pour différentes irradiations

III.2.3 Poursuite maximale du point de puissance (MPPT)

Bien que le coût d’installation d’un générateur photovoltaïque diminue en raison


de récent développement technologique [20,31,36] l’investissement initial dans un
système PV reste très élevé par rapport aux techniques classiques de production
d'électricité. Il est donc très naturel de vouloir tirer le plus de puissance possible d'un
générateur photovoltaïque qui a déjà été installé. La poursuite maximale du point de
puissance (MPPT) est l’une des techniques pour obtenir le maximum de puissance
d'un système PV. Plusieurs techniques MPPT différentes ont été proposées dans la

USTO-MB 2019 Page 63


Chapitre III : Modélisation et simulation de la source photovoltaïque
littérature [20]. Parmi les techniques majeures de la catégorie «Méthodes de calcul
basées sur un modèle» on trouve :

 techniques MPPT basées sur la tension (VMPPT)


 techniques MPPT basées sur le courant (CMPPT).
L'idée principale derrière la MPPT basé sur le courant est que le courant au point de
puissance maximale Imp a une forte relation linéaire avec le courant de court-circuit
Isc. La valeur de ICC peut être mesurée en ligne sous différentes conditions de
fonctionnement ou calculées à partir d'un modèle validé. on peut noter que Imp à une
très bonne dépendance linéaire sur Isc, pour cela nous avons choisis cette
méthode.[20]

 Schéma de contrôle
Le schéma de contrôle du CMPPT pour le système PV proposé est présenté à la
figure III.10. La valeur de la forme calculée Imp [20] est utilisé comme signal de
référence pour contrôler le convertisseur DC / DC afin que la sortie le courant du
système PV correspond à Imp. De même Cette valeur de référence peut également
être utilisée pour contrôler un onduleur si la charge était alternative.de sorte que le
maximum de courant disponible soit fourni au bus AC.

Figure (III.10). Schéma de contrôle du Boost

USTO-MB 2019 Page 64


Chapitre III : Modélisation et simulation de la source photovoltaïque
 Résultats de la simulation
Des études de simulation ont été réalisées pour vérifier le comportement de
Méthode CMPPT proposé. Aux fins de la simulation, le rayonnement solaire est
maintenu constant à une valeur à 800W / m2 pour t <50 s. À t = 50 s, l'éclairement
énergétique passe de 800 W / m2 à 1000 W / m2, comme il est illustré à la figure
(III.11).
Dans cette partie de simulation, nous avons testé la validité de la technique de la
MPPT employée en excitant le PV par une variation de l’irradiation de 800w/cm2
jusqu'à 1000w/cm2, comme il est montré sur la figure(III.11)

Nous avons obtenu les deux courbes des courants et des puissances illustrées sur les
figures (III.12) et (III.13) respectivement.

1100

1050

1000
Irradiation(W/cm2)

950

900

850

800

750

700
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Temps(sec)

Figure (III.11) Variation de l’irradiation.


3
IMP
IPV

2.5
Courants IMP et IPV(A)

1.5

0.5

0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Temps(sec)

Figure (III.12) Courants Imp et Ipv

USTO-MB 2019 Page 65


Chapitre III : Modélisation et simulation de la source photovoltaïque
Il est bien claire que le courant Ipv suit le courant Imp(désiré) avec un certain
retard qui est due au paramètres du régulateur PI utilisé, cela est valable pour les deux
puissances obtenues par la figure III.13,nous remarquons que la puissance fournie par
le PV et le boost associé suit d’une façon acceptable celle qui a été demandée, avec un
certain retard qui est due au régulateur PI utilisé, ce qui nous aide à conclure que les
résultats de simulation pour le test de validité de la méthode CMPPT sont satisfaisants.

200

180

160

140 PGPV (W)


PMP(W)
Puissances(W)

120

100

80

60

40

20

0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Temps(sec)

Figure (III.13) Puissances désirée et fournie

III.5. Stratégie de contrôle de l’association GPV convertisseur DC_DC

III.5.1. Présentation du système de production

Notre système autonome de production à base des modules photovoltaïques est


représenté dans la figure (III.14) il se compose de quatre modules photovoltaïques
insérés en parallèles, ces derniers sont connectés en série avec un convertisseur CC/CC
de type Boost, commandé en modulation de la largeur d’impulsion en utilisant un
régulateur classique de type PI afin de fixer la tension de sortie du bus continu qui
peuvent être délivrée par les modules et qui varie en fonction de changement du
rayonnement solaire et la charge [19,20].

USTO-MB 2019 Page 66


Chapitre III : Modélisation et simulation de la source photovoltaïque

idc ich
LPV D
C Rch

Système PV
Figure (III.14) Schéma de l’association système PV, convertisseur boost et charge DC

III.5.2. Modélisation du convertisseur Boost

Le Hacheur parallèle de la figure (III.10) correspondant à un convertisseur DC-


DC boost élévateur de tension. Ce type de convertisseur peut être utilisé comme
adaptateur source-charge lorsque la charge a besoin d’une tension supérieure à celle du
générateur PV [19-21].

iPV
LPV D IBus

+
SPV CBus UBus
UPV
-

Figure (III.15) Schéma de principe d’un hacheur boost (parallèle)

L’adaptation entre la source et la charge est réalisée par la variation du rapport


cyclique α de l’hacheur. En effet, si nous supposons que le boost fonctionne en
conduction continue, alors les relations électriques entre les grandeurs d’entrée du
convertisseur (correspondant à et Upv du générateur) et de sortie du convertisseur
(respectivement et ) ne dépendent que de l’état de l’interrupteur SPV (u=1

USTO-MB 2019 Page 67


Chapitre III : Modélisation et simulation de la source photovoltaïque
pour SPV fermé et u=0 pour SPV ouvert) et peuvent ainsi s’exprimer par les relations
suivantes[22,23,28]:

La loi des mailles :

(III.10)

La loi des nœuds :

(III.11)

Le schéma bloc Simulink de ce hacheur est donné en Annexe (A).

III.5.3. Présentation du schéma de commande

Le schéma de contrôle de la Figure (III.15) est composé d’un seul régulateur


classique de type PI de la boucle externe de la tension Vdc du bus continu. Ce type de
contrôle très répandu dans l’industrie rentre dans la classe des commandes linéaires
qui se basent sur un modèle linéaire du système pour synthétiser le contrôleur.

Le modulateur de largeur d’impulsion MLI (PWM en anglais) reçoit à son entrée


une consigne α (rapport cyclique) variant de 0 à 1 et fournissant en sortie des créneaux
de 0-1. Cette méthode est basée sur une simple comparaison entre la tension de sortie
du générateur photovoltaïque avec une tension de référence prédéfinie, pour ajuster
continuellement le rapport cyclique du convertisseur (DC-DC)[21,35,36]. A cause de
la dépendance de la tension du générateur photovoltaïque avec l’ensoleillement, cette
tension est déviée, alors la tension du bus continu doit être corrigée pour différents
ensoleillements le long des périodes de l’année.

USTO-MB 2019 Page 68


Chapitre III : Modélisation et simulation de la source photovoltaïque

Figure(III.16) Schéma de la commande directe en tension d’un convertisseur boost


associé à un GPV.

III.5.4. Simulation de l’association GPV convertisseur DC-DC

La simulation du schéma de contrôle de la figure (III.16), permet de visualiser les


courbes de la tension Vdc, la tension générée Vpv et la commande α du convertisseur
boost avec plus de précision en mode « Test de variation de rayonnement solaire G ».

La simulation effectuée avec le logiciel Matlab/Simulink® Figure (III.17), consiste à


faire varier la puissance du générateur GPV (rayonnement solaire) de sa valeur
nominale (850 W/m2) à sa valeur maximale (1000W/m2) entre t=1s à t=3s. Ceci a été
fait pour une charge résistive constante de tension Rdc =82Ω et une tension de
référence Vref = 640 volt. Les résultats obtenus de la tension générée par GPV et la
commande α et la tension de bus Vdc sont présentés sur les Figures (III.18 à III.19)
respectivement.

USTO-MB 2019 Page 69


Chapitre III : Modélisation et simulation de la source photovoltaïque

Figure (III.17) Schéma Simulé de la commande en mode tension d’un convertisseur


boost associé à un GPV.

A partir des figures (III.18 à III.20), on remarque qu'avec une tension d'entrée
variable, la réponse transitoire du convertisseur est grandement affectée. En effet, des
dépassements de 1%, aux moments de la variation de la tension d'entrée sont
observés. De plus, et afin de maintenir la puissance produite à la puissance demandée,
la bobine réagit par une augmentation de son courant lors de la diminution de la
tension d'entrée.

Nous pouvons remarquer d’après la figure III.20, que le boost utilisé avec la
commande MLI donne une entière satisfaction concernant le maintient de la tension du
bus désirée qui est de 640V.

USTO-MB 2019 Page 70


Chapitre III : Modélisation et simulation de la source photovoltaïque

440

420

400

380
La tension V pv

360

340

320

300

280

260
0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4 4.5
Temps(sec)

Figure (III.18) Tension générée Vpv

0.7

0.6

0.5
Signal de commande

0.4

0.3

0.2

0.1

0
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4 4.5 5
Temps(sec)

Figure (III.19) Signal de commande (rapport cyclique)

USTO-MB 2019 Page 71


Chapitre III : Modélisation et simulation de la source photovoltaïque

Vref
660
Vdc

650

640

630

620

610

600

0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4


Temps(sec)

Figure (III.20) La tension Vdc du bus DC et la tension de référence

III.6. Conclusion

Dans ce chapitre nous avons modélisé le générateur photovoltaïque associé à un


convertisseur unidirectionnel DC/DC survolteur boost.

En premier temps, une étude paramétrique a été faite pour éclaircir l’influence
des différents paramètres sur le comportement du GPV, tel que la température et
l’ensoleillement. Après avoir inclus le boost qui a pour but de maintenir une certaine
tension constante celle du bus continu- En deuxième temps, une méthode de recherche
du point de puissance maximale MPPT est présentée toute en incérant un autre
convertisseur DC/DC.

Les testes de validité de modèle du GPV, ainsi que la méthode de la recherche de la


MPPT ont donné une entière satisfaction.les résultats obtenus sont identiques a ceux
qui se trouvent dans la littérature.

USTO-MB 2019 Page 72


CHAPITRE IV

Modélisation et commande
d’un système de stockage
hybride Bat-SC
Chapitre IV : Modélisation et commande d’un Système de stockage hybride Bat-SC
IV.1 Introduction

Le système de stockage d'énergie hybride (HESS) consiste la combinaison d'au


moins deux types de systèmes de stockage d'énergie qui présentant des caractéristiques
différentes pour répondre à certaines exigences du système. HESS a été largement
utilisé dans les applications de systèmes de conversion d'énergies renouvelables, de
micro-réseaux et de véhicules électriques [37,38].

Le but principal de l'hybridation de plusieurs dispositifs de stockage d'énergie est


de mimer les comportements de stockage d'énergie idéaux dans le système. Le système
de stockage d'énergie idéal peut fournir à la fois une forte densité d'énergie et une forte
densité de puissance. Ces caractéristiques ne peuvent pas être trouvées dans un
système de stockage d'énergie simple [39, 40].

Le but de ce chapitre est la modélisation, le contrôle et la simulation d’un


système de stockage d’énergie hybride à base de la batterie et le superCondensateur.

IV.2. L’hybridation de systèmes de stockage d’énergie à base de Batterie et le


Supercondensateur
Le SuperCondensateur (SC) possède une puissance instantanée plus importante
que celle des batteries et une énergie plus grande que celle des condensateurs
classiques. Sa durée de vie est plus élevée que celle des batteries (environ 10 ans). Sur
le diagramme de Ragone de la figure (IV.1), nous avons représenté les différents
systèmes de stockage d’énergie électrique dans le plan puissance spécifique-énergie
spécifique [40-42]. Ce digramme montre que les condensateurs électrochimiques
possèdent une très grande densité de puissance mais une très faible énergie spécifique.
Ils sont utilisés généralement pour des constantes de temps inférieures à quelques
centaine de ms. Les batteries ont une densité de puissance très faible et une énergie
spécifique élevée. Elles peuvent être utilisées avec une constante de temps supérieure à
la mn. En ce qui concerne la pile à combustible c’est un convertisseur d’énergie et non
pas un élément de stockage. Entre les batteries et les condensateurs électrochimiques
se trouvent les super condensateurs qui sont utilisés pour stocker l’énergie avec une
constante de temps inférieure à quelques dizaines de secondes. Le tableau ci-dessous

USTO-MB 2019 Page 74


Chapitre IV : Modélisation et commande d’un Système de stockage hybride Bat-SC
résume les performances des trois éléments de stockage présentés ci-dessus :

Condensateur Supercondensateur Batterie

électrolytique

Temps de charge t µs<t<ms 1s<t<30s 1 heure<t<5 heures

Temps de décharge µs<t<ms 1s<t<30s 0.3 heure<3 heures

Rendement > 95% entre 85% et 98% entre 70% et 85%

charge/décharge

Densité de puissance >106 104 <103

(W/kg)

Densité d’énergie entre 10 et 100 entre 1 et 10 entre 10 et 100

(Wh/kg)

Durée de vie nombre de 1010 106 103

cycles

Tableau IV.1. Performances de stockage

D’après les données du tableau (IV.1), il est clair que le supercondensateur est un
élément potentiel pour le stockage de l’énergie embarquée comme source pour la
demande de fortes puissances pendant quelques secondes. Son utilisation permet dans
le domaine de l’automobile de diminuer la pollution liée aux gaz d’échappement. Des
études réalisées dans ce domaine ont démontrées que l’utilisation des
supercondensateurs dans le véhicule permet de réduite d’environ 15% sa
consommation, et jusqu’à 20% celle des bus pour le transport collectif.

USTO-MB 2019 Page 75


Chapitre IV : Modélisation et commande d’un Système de stockage hybride Bat-SC

Figure. (IV.1). Comparaison des densités de puissance et d’énergie pour différents


éléments de stockage [43]

IV.3. Présentation du système de stockage hybride

IV.3.1. Description du système de stockage hybride

La structure du système de stockage hybride à étudier est représentée sur la


figure (III.2), dont la composition est [43]:

- Un pack de batteries au lithium-ion, considérée comme source d’énergie, de tension


Vb et de courant ib, fournissant une puissance Pb et connecté au bus continu via un
convertisseur DC-DC boost unidirectionnel en courant et en tension.

- Un pack de supercondensateurs, considéré comme source de puissance, de tension


VSC, fournissant une puissance PSC et connecté au bus continu via un convertisseur
continu/continu bidirectionnel en courant.

Comme montre la figure (III.2), Cdc et Rdc sont la capacité de filtrage de la tension
de sortie du bus continu Vdc et la demande de la charge, Lb et Lsc sont les inductances
de filtrage de la batterie et de supercondensateur connectés aux convertisseurs DC-DC.
Sb, S1sc et S2sc sont les signaux de commutation pour les convertisseurs DC-DC. Les
signaux de commutation (S1sc et S2sc) de convertisseur du supercondensateur sont
complémentaires les uns des autres.

USTO-MB 2019 Page 76


Chapitre IV : Modélisation et commande d’un Système de stockage hybride Bat-SC

idc
-

ildc
Lb
ib C-
+
Rdc

Vb
Sb

Batterie Vdc

S2sc
LSc
iSc

S1SC
VSC

SuperCondensateur

Figure. (IV.2). Schéma d’un système de stockage hybride

IV.3.2. Modélisation du convertisseur Buck- boost

IV.3.2.1. Description

Un convertisseur Buck-Boost est une alimentation à découpage qui convertit une


tension continue en une autre tension continue de plus faible ou plus grande valeur
mais de polarité inverse. Un inconvénient de ce convertisseur est que son interrupteur
ne possède pas de borne reliée au zéro, compliquant ainsi sa commande [44].

Le hacheur buck-boost est un convertisseur indirect DC-DC à stockage inductif


[36]. La source d'entrée est de type tension continue (filtrage capacitif en parallèle
avec une source de tension) et la charge de sortie continue de type source de tension
(condensateur en parallèle avec la charge résistive). L'interrupteur K (Figure IV.14)
peut être remplacé par un transistor puisque le courant est toujours positif et que les
commutations doivent être commandées (au blocage et à l'amorçage. Sur l'intervalle t0
t t0 dT K1 est fermé et D est bloquée. On obtient la procédure de dérivation des
équations dynamiques en régime de conduction continue est la même que dans le cas
du hacheur parallèle. En régime interrupteur passant, S est égale à 1, la diode est

USTO-MB 2019 Page 77


Chapitre IV : Modélisation et commande d’un Système de stockage hybride Bat-SC
bloquée et les équations dans ce cas son :

(IV.1)

(IV.2)

Lorsque l’interrupteur est bloqué, S est égal à 0 et la diode conduit. Les équations sont
:

(IV.3)

(IV.4)

Un convertisseur Buck-Boost peut être représenté par le circuit de la figure (ΙV.3)

idc ildc

u
+
K Cd
isc Lsc c
- Rdc
Vdc

u’
E K’

Figure. (IV.3). Circuit de base d’un hacheur buck-Boost

IV. 3.2.2. La commande en mode courant (CMC) d’un convertisseur DC


Différents modes de commande sont employés pour commander les hacheurs.
L’adoption de l’une ou l’autre stratégie de commande s’effectue le plus souvent selon
l’objectif à atteindre de manière à satisfaire les conditions de fonctionnement et les
contraintes imposées [42-45].

Les différentes techniques de commande, compris le contrôle linéaire et non


linéaire, telles que le contrôle en mode courant, le contrôle en mode tension, le
contrôle PWM avec contrôle PID, le contrôle de mode glissant, le contrôle numérique,

USTO-MB 2019 Page 78


Chapitre IV : Modélisation et commande d’un Système de stockage hybride Bat-SC
le modulateur Sigma-Delta, le contrôle flou. Le contrôleur Fuzzy est un contrôleur non
linéaire qui est efficace mais difficile et coûteux pour une application pratique. De nos
jours, la commande en mode courant et la méthode de commande en mode tension
sont le plus souvent utilisés pour contrôler le convertisseur élévateur continu-continu
[46].

Le principe de cette commande consiste à générer un courant de référence par la


division d’une puissance de référence sur la tension d’entrée à une tension de
consigne, ce courant est comparer au courant de l’inductance du convertisseur.
L’erreur produite est utilisée pour commander le convertisseur. Un schéma synoptique
de cette commande est représenté par la figure. (IV.4).

ibat Vdc

Préf iref U(t) Vdc(t)


Calcul Circuit de commande Convertisseur
de par CMC DC-DC
iref
IL(t)

Vbat

Figure. (IV.4). Schéma synoptique de Commande en mode courant CMC

Pour expliquer le principe de fonctionnement de cette commande, l’exemple de


l’hacheur Boost de la batterie est donné, son circuit électrique commandé par la CMC
est représenté par la figure (IV.5).

Il consiste à déterminer l’erreur de courant iL(t) générée par la différence entre un


courant de référence et celle de la bobine. Une boucle interne de courant asservit alors
le courant dans le convertisseur à cette erreur en faisant varier le rapport cyclique
[46,47].

USTO-MB 2019 Page 79


Chapitre IV : Modélisation et commande d’un Système de stockage hybride Bat-SC

L D

Vbat + MLI C R Vdc


-

Vbat

- iréf Préf
Contrôleur ÷
PID
+ X

Figure. (IV.5). Circuit Commande en mode courant CMC

IV.3.3. Le système de batterie

Depuis la deuxième moitié du 19ème siècle, les Batteries sont aujourd'hui


encore une des technologies essentielles de stockage d'énergie. Elles sont
constituées d'unités généralement appelées piles (cell en anglais) générant du
courant électrique à partir de réactions chimiques entre ses constituants. Chaque pile
est constituée de deux demi-piles, une demi-pile étant l'association d'un électrolyte et
d'une électrode. Les caractéristiques des piles dépendent évidemment largement de
l'association utilisée pour le couple électrolyte-électrode. Nous nous intéressons
dans ce qui suit aux batteries dites rechargeables (secondary batteries), à savoir
celles dont le sens de la réaction peut être inversé grâce à l'injection de courant dans la
batterie[45-47].

Un des grands avantages des batteries rechargeables est leur rendement


charge-décharge (energy efficiency) qui approche souvent, pour les technologies les
plus avancées, des 100 %, la plupart ayant un rendement supérieur à 90 %, ce qui
est bien meilleur que la plupart des autres méthodes de stockage d'énergie. Ces
batteries sont cependant généralement plus coûteuses et mettent en jeu une dépendance
par rapport à certains matériaux, tels que les terres rares pour les batteries Lithium-Ion

USTO-MB 2019 Page 80


Chapitre IV : Modélisation et commande d’un Système de stockage hybride Bat-SC
par exemple.

Figure.(IV.6). Batterie Lithium - Ion

IV.3.3.1. Les différents types de batteries

 La batterie au Plomb
 La batterie Nickel –Cadmium
 La batterie Nickel – Métale Hydrure (Ni – MH)
 La batterie Nickel - Zinc
 La batterie Nickel – NaCL
 La batterie Lithium – Ion (Li – Ion)
Ils existent d’autres types de batteries qu’on n’a pas citées .On donne ci-dessous
un tableau de comparaison entre quelques différents types batteries[29].

Technologie Plomb Ni/Cd Ni/MH Li / Ion

Energie 35-50 50-60 70-95 60-130


Spécifique

(Wh/Kg)

Puissance 80-150 150-400 200-1000 500-4000


Spécifique

(W/Kg)

Rendement(%) >80 75 70 >95

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Chapitre IV : Modélisation et commande d’un Système de stockage hybride Bat-SC
Nombre cycle 500-1000 800 750-1200 1000

Avantages Faible cout Fiabilité Très bonne Excellente


performance à densité puissance et
froid d’énergie énergie

Inconvénient Durée de vie Toxicité Comportement Le cout élevé

en température

Tableau IV. 2. Comparaison des caractéristiques techniques des batteries

IV.3.3.2. Grandeurs caractéristiques des batteries [48]

 Capacité
La capacité est une quantité d’électricité, exprimée en Ah, pour un régime
donné. Elle correspond au total des Ah disponibles lorsque la batterie est déchargée à
un certain régime (ou à un certain courant) à partir de 100% d’état de charge jusqu’à la
tension limite de fin de décharge.

Généralement, la capacité est calculée en multipliant le courant de


décharge par le temps de décharge. Elle dépend de la température ainsi que du
régime et elle est maximale quand la batterie est neuve. Les fabricants de batteries
fournissent souvent la capacité nominale qui est obtenue à un courant de décharge
nominal, respectant les limites de tensions spécifiées et dans des conditions de
température données.

 Résistance interne
La résistance interne de la batterie est liée aux matériaux constituant la batterie et
aux réactions au sein de celle-ci. Elle dépend du régime de charge/décharge, de la
température, de l’état de santé et de l’état de charge. Elle donne une indication du
rendement énergétique de la batterie. En effet, avec la résistance, les pertes par effet
Joule augmentent ce qui diminue le rendement. Il à noter que la capacité et la
résistance interne d’une batterie sont deux données particulièrement importantes pour
quantifier son état de santé. Elles sont également liées à l’état de fonction SOF (State
Of Function) puisque la résistance est l’image de la puissance maximale disponible et

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Chapitre IV : Modélisation et commande d’un Système de stockage hybride Bat-SC
la capacité celle de l’énergie maximale pouvant être exploitée.

 Tension en circuit ouvert


La tension à vide ou en circuit ouvert OCV (Open Circuit Voltage) d’une batterie
correspond à son potentiel d’équilibre i.e. la différence de potentiel entre les deux
électrodes quand la batterie est au repos. Cette tension d’équilibre dépend directement
des activités des espèces actives qui varient avec l'état de charge et la température.

 Etat de charge
L’état de charge SOC (State Of Charge) est une expression de la capacité
disponible de la batterie à un instant donné exprimée en un pourcentage de sa capacité
maximale. Cette quantité est généralement calculée en intégrant le courant et ainsi en
suivant l’évolution de la quantité de charge tout au long de la sollicitation électrique de
la batterie.

 Etat de santé
L’état de santé SOH (State Of Health) est une grandeur qui quantifie les pertes
de performances dues à la dégradation de la batterie. Il peut être défini comme le
rapport entre la capacité totale actuelle et la capacité maximale obtenue lorsque la
batterie était neuve. Cependant, de notre point de vue, une évaluation correcte de l’état
de santé de la batterie doit aussi prendre en considération l’augmentation de sa
résistance interne surtout dans le cas des régimes de décharge importants donc avec de
forts échauffements.

IV.3.3.3. Les batteries aux Li-ion

Une batterie Li-Ion est composée de plusieurs cellules connectées en série et en


parallèle en fonction de la tension et des exigences de l'appareil. Trois types différents
de cellules de batterie Li-Ion sont couramment utilisés: cylindrique, prismatique et
polymère ; utilisés dans les ordinateurs portables, les tablettes et téléphones. En plus,
le lithium est le plus léger des métaux.

De manière générale, le courant est créé par un mouvement d’ensemble


des électrons. Ces derniers se déplacent de la cathode (l'électrode positive) à l'anode
(électrode négative) en passant par un fil de métal (conducteur), pour alimenter

USTO-MB 2019 Page 83


Chapitre IV : Modélisation et commande d’un Système de stockage hybride Bat-SC
ensuite un moteur, ou une lampe par exemple. Les ions issus de ce transfert
d'électrons traversent l'électrolyte, en partant de la cathode pour rejoindre l'anode,
comme les électrons. Ceci a donc lieu lorsque la batterie se décharge. Lorsque
l’on recharge la batterie, les électrons sont renvoyés de la cathode vers l’anode,
ainsi que les ions Lithium.

Figure. (IV.7). Mécanisme de la décharge

Figure. (IV.8). Mécanisme de la charge

USTO-MB 2019 Page 84


Chapitre IV : Modélisation et commande d’un Système de stockage hybride Bat-SC
IV.3.3.4. Modélisation et dimensionnement du système batterie

IV.3.3.4.1. Modèles de batteries

 Modèle simple

Le modèle le plus simple et le plus commun, consiste en une source de


tension idéale V0 (tension à vide) en série avec une résistance interne, comme le
montre la figure IV.18, V1 est la tension terminale aux bornes de l'accumulateur.[44]

V1(t)

Figure. (IV.9). Modèle simple d’un accumulateur

V1(t) = - * (t) (IV.5)

Dans ce simple modèle Ri et V0 sont considérés constants. Ce modèle ne tient


pas compte ni de la variation de la résistance interne de l'accumulateur en fonction de
l'état de charge ni de la température. Ce modèle peut être appliqué si on peut négliger
la dépendance des paramètres de l'état de charge et de la température.

 Modèle de Thevenin

Ce modèle, représenté par le schéma ci-dessous, est souvent utilisé. Il consiste en


une source idéale V0, une résistance interne Ri, un condensateur qui représente la
polarisation des plaques métalliques de l'accumulateur et une résistance de surtension
R qui est due au contact des plaques avec l'électrolyte [44-46].

Figure. (IV.10). Modèle de Thevenin d’un accumulateur

USTO-MB 2019 Page 85


Chapitre IV : Modélisation et commande d’un Système de stockage hybride Bat-SC
Dans ce modèle, tous les éléments du circuit équivalent sont supposés constants
et différents en charge et en décharge. Mais, en réalité ces paramètres varient aussi en
fonction de l'état de charge et le taux de décharge.

 Modèle Dynamique non Linéaire

C'est une variante du modèle de Thevenin qui tient compte de la non-linéarité des
paramètres. Dans ce modèle, représenté par le schéma ci-dessous, le processus de
charge et décharge sont séparés. En plus, tous les paramètres sont en fonction de l'état
de charge de la batterie [48].

Figure. (IV.11). Modèle non linéaire de l’accumulateur

Les paramètres du modèle sont définis comme suit :

• C1 : capacité de l'accumulateur.
• R1 : résistance d'auto décharge.
• Ric et Rid : représentent la résistance interne due à l'électrolyte et aux
électrodes respectivement pendant la charge et la décharge. Les deux circuits RC
(RcC2 et RdC2) représentent respectivement la surtension à la fin de la charge et la
chute brusque de la tension à la fin de la décharge. Du fait que tous les paramètres de
ce modèle sont variables (en fonction de l'état de charge ou de la tension à vide), leur
identification est difficile.

 Modèle de Shepherd

Ce modèle a été présenté par Shepherd, il suppose que le courant de décharge et


la résistance interne sont constants. Ce modèle est basé sur une équation qui permet de

USTO-MB 2019 Page 86


Chapitre IV : Modélisation et commande d’un Système de stockage hybride Bat-SC
reproduire des courbes de décharge d'un nombre assez important d'accumulateurs.

Les paramètres de cette équation sont calculés à partir d'un certain nombre de
points discrétisés d'une courbe d'un manufacturier. Cette modélisation ne prend pas en
considération la température et la variation de la tension du circuit ouvert en fonction
de l'état de charge [48].

Résistance interne Ibat

++ Source de tension
E Contrôlée Vbat
-

E=E0-k +A exp (B*it)


it

Figure. (IV.12). Modèle de Shepherd

La tension terminale aux homes de l'accumulateur dans ce modèle est exprimée par

l'équation suivante :

= +K* (IV.6)

En ajoutant à cette équation la chute de tension ohmique, on obtient :

= +K* - * (IV.7)

Cette équation n'inclut pas la chute de tension au début de la décharge. On peut

représenter cette partie de la courbe par l'ajout d'une fonction exponentielle, L'équation

devient alors :

= +K* - - +A (IV.8)

USTO-MB 2019 Page 87


Chapitre IV : Modélisation et commande d’un Système de stockage hybride Bat-SC
Dans cette équation V0, K,Q,Ri,A et B représentent des paramètres
constants à déterminer graphiquement, ce qui nécessite plusieurs points de la courbe
de décharge du fabricant. En plus, Shepherd utilise deux courbes de décharge pour
déterminer les six paramètres. Parfois, la partie exponentielle de la courbe est difficile
à observer car elle est très courte et peut alors être négligée et la courbe de décharge
peut être représentée par la zone de polarisation L'équation de Shepherd a été
largement utilisée et modifiée par d'autres auteurs dans la littérature.

Comme on a pu le constater, il existe différents modèles dans la


littérature, chacun de ces modèles à ces caractéristiques. Le modèle choisi
dépend de l'application, si on veut plus de précision alors on a besoin d'un modèle
plus détaillé en tenant compte de tous les paramètres qui peuvent affecter la
performance des accumulateurs. Le modèle dynamique non linéaire est très intéressant
du fait qu'il présente un circuit de charge et de décharge et que tous les paramètres sont
fonction de l'état de charge.

Les équations pour le modèle de batterie utilisé sont [48] :

En état de Charge:

V= +K* +K + +C (IV.9)

En état de décharge

V= +K* +K + +C (IV.10)

Avec :

C=A
(IV.11)

Et :

V : le voltage actuel de la batterie (V)

E0 : le voltage constant de la batterie (V)

K : résistance de polarisation (Ω)

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Chapitre IV : Modélisation et commande d’un Système de stockage hybride Bat-SC
Q : capacité de la batterie (Ah)

it : la charge actuelle de la batterie (Ah)

A : Amplitude de la zone exponentielle (V)

B : Zone exponentielle constante de temps inverse (Ah-1)

R : la résistance interne de la batterie (Ω)

i : le courant actuel de la batterie (A)

C : exponentiel voltage (V)

Tous les paramètres, mentionnés ci-dessus, devraient être Disponible à


partir de la fiche technique du fabricant.

IV.3.3.4.2. Calcul de l’état de charge de la batterie LI-ION [42-48]

L’état de charge est la quantité de charge disponible dans la batterie à un instant


donné en fonction de sa capacité maximale. Dans la majorité des applications
faisant intervenir un système de stockage d'énergie, la connaissance de l'état de
charge de la batterie est primordiale.

D'ailleurs, cette indication va nous aider à éviter une décharge profonde ou une
charge excessive de la batterie. Ainsi, la durée de vie de la batterie sera plus grande.
Le problème qui est souvent rapporté dans la littérature, c'est que l'état de charge ne
peut pas être mesuré directement à l'aide de capteurs comme le cas d'une voiture
ordinaire ou on peut mesurer le niveau d'essence dans le réservoir à l'aide d'une
jauge d'essence. Donc, pour palier à ce problème quelques méthodes ont été
développées pour estimer l'état de charge.

Ces méthodes sont applicables pour des paramètres électriques comme la


tension, le courant et la résistance interne. Parmi ces méthodes on va citer deux
qui seront utilisées dans les deux modèles étudiés de la batterie.

USTO-MB 2019 Page 89


Chapitre IV : Modélisation et commande d’un Système de stockage hybride Bat-SC
IV.3.3.4.3. Calcul de SOC par la méthode d'intégration du courant [42,48]
C'est la méthode la plus commune pour calculer l'état de charge étant donné que
la charge et la décharge sont liées directement au courant fourni ou retiré de la batterie.
Si l'état de charge initiale SOC0 est connu, la valeur de l'intégrale du courant est un
indicateur de l'état de charge SOC. L'état de charge peut être défini par l'équation
suivante :

SOC(t) =SOC0- (IV.12)

Avec :
SOC(t) : état de charge de la batterie à l’instant t.
SOC0 : état de charge à l’état initial.
Ib : est le courant de décharge de la batterie.
Q : est la charge nominale de la batterie.
: représente la charge délivrée par la batterie à l’instant t (charge
actuelle).

IV.3.4. Le système de SuperCondensateur (SC)


Cette technologie s’est développée au début du XXème siècle, avec une exigence
en énergie plus importante qu’avec les condensateurs diélectriques classiques, de
même qu’en puissance par comparaison avec les accumulateurs électrochimiques
[31,32]. L’utilisation des supercondensateurs dans les VE (véhicule électrique) n’est
pas destinée au stockage d’énergie mais plutôt à la fourniture et à la récupération de
fortes puissances sur de courtes durées, de l’ordre de la dizaine de secondes. Parmi les
différentes familles de supercondensateurs, les applications de véhicules hybrides et
électriques utilisent le supercondensateur double couche autrement appelé EDLC.

IV.3.4.1 Structure et fonctionnement des supercondensateurs


La structure élémentaire d’un supercondensateur est constituée par des
collecteurs de courant en aluminium, des électrodes généralement en charbon actif
imprégné dans un électrolyte organique ou aqueux. Un séparateur est intercalé entre
les deux électrodes pour les isoler figure (IV.6). L’assemblage de l’ensemble est
réalisé comme pour les condensateurs classiques [38-40].

USTO-MB 2019 Page 90


Chapitre IV : Modélisation et commande d’un Système de stockage hybride Bat-SC

Figure. (IV.13). Structure d’un supercondensateur


Le principe de fonctionnement d’un supercondensateur est basé sur le stockage
de l’énergie par distribution des ions provenant de l’électrolyte au voisinage de la
surface des deux électrodes. En effet, lorsque l’on applique une tension aux bornes
d’un supercondensateurs, on crée une zone de charge d’espace aux deux interfaces
électrode-électrolyte. C’est ce que l’on appelle la double couche électrique. Le
stockage de l’énergie est donc électrostatique et non pas faradique comme dans le cas
des batteries, puisqu’il n’y a pas de réaction électrochimique[42].

Un supercondensateur a une structure anode-cathode à base de charbon actif,


permettant de disposer d’une surface active considérablement élevée par rapport aux
condensateurs traditionnels, et donc d’obtenir des valeurs très élevées de capacités (1 à
5000 F). Ceci fait des supercondensateurs des éléments potentiels de stockage
d’appoint, idéalement complémentaires aux batteries ou à la pile à combustible.
L'utilisation de structures série parallèle de plusieurs cellules de supercondensateurs
permet d’atteindre une tension et un courant de sortie élevés.

IV.3.4.2. Caractéristiques générales du supercondensateur[40,41,47,48]

 Tension
La tension entre les deux bornes du supercondensateur doit être limitée pour
éviter la décomposition de l’électrolyte à moins de 3 V. On trouve aujourd’hui sur le
marché des supercondensateurs ayant des tensions maximales d’application allant
jusqu’à 3V figure (IV.7).

USTO-MB 2019 Page 91


Chapitre IV : Modélisation et commande d’un Système de stockage hybride Bat-SC

Figure. (IV.14). Supercondensateur Maxwell 3000 F/3 V

 Capacité
La capacité, exprimée en farads (F), correspond comme pour un condensateur
classique à la quantité de charge électrique stockée pour une différence de potentiel
donnée. La capacité C, sous l’hypothèse d’une géométrie plane, peut s’exprimer
comme suit:

C= (IV.13)

Avec ɛ0 la permittivité absolue du vide, ɛr la permittivité relative de l’électrolyte,


S la surface de l’électrode, D la distance entre les centres des charges ioniques et
électroniques en vis à vis. Grâce au choix des matériaux des constituants du
supercondensateur, on peut atteindre de très grande capacité allant jusqu’à plusieurs
milliers de farads. Toutefois, cette capacité non linéaire est fortement corrélée à la
tension de polarisation du supercondensateur.
Afin de modéliser la relation entre la capacité et la tension, un modèle simple
linéaire peut être retenu :
C(v) = + (IV.14)
La capacité est modélisée ici par une capacité de valeur constante C0et une
capacité qui évolue de façon linéaire avec la tension V.

 Résistance interne
La résistance interne, assimilable à la résistance série équivalente (ESR),
correspond aux pertes par effet joules dans le supercondensateur. Elle est associée aux
pertes dans les connexions, les électrodes, et dans l’électrolyte. Grâce à la forte
conductivité ionique de l’électrolyte et à la forte conductivité électronique du
collecteur, le supercondensateur bénéficie d’une résistance interne faible comparée aux
autres éléments de stockage d’énergie électrique. Celle-ci est de l’ordre de quelques
centaines de micro-ohms pour les composants de fortes capacités.

USTO-MB 2019 Page 92


Chapitre IV : Modélisation et commande d’un Système de stockage hybride Bat-SC
 Densité d’énergie / de puissance
Deux densités d’énergie sont couramment utilisées : la densité d’énergie
massique (exprimée en (Wh/kg) et la densité d’énergie volumique (exprimée en en
Wh/l). L’énergie du supercondensateur est directement proportionnelle à sa
tension et à sa capacité par l’équation suivante :

E= * (IV.15)

La densité d’énergie du supercondensateur est étroitement liée à sa tenue en


tension (équation E). Cette tenue en tension est elle-même étroitement liée au choix
d’électrolyte comme expliqué précédemment.

Les densités de puissance quant à elles, exprimées en W/kg ou en W/l,


correspondent aux densités de puissance massique ou volumique. C’est le rapport entre
la puissance maximale de l’élément de stockage et sa masse ou son volume. La
puissance étant inversement proportionnelle à la résistance interne, le
supercondensateur présente l’avantage d’une forte densité de puissance grâce à sa
très faible résistance interne.

 Rendements
La notion de rendement n’est pas unique. Il existe différentes terminologies
derrière ce terme. L’expression du rendement la plus répandue est celle du rendement
énergétique, correspondant au rapport entre l’énergie restituée et l’énergie absorbée.
Les supercondensateurs grâce à leur principe de stockage électrostatique et leur faible
résistance interne bénéficient d’un rendement énergétique élevé très proche de l’unité
(entre85 % et 98 %).

IV.3.4.3. Modélisation supercondensateur [42,43]

IV.3.4.3.1. Définition et caractéristiques


Un supercondensateur est principalement caractérisé par les grandeurs définies
ci-dessous.

USTO-MB 2019 Page 93


Chapitre IV : Modélisation et commande d’un Système de stockage hybride Bat-SC
 Energie et capacité

Pour un supercondensateur de capacité , sous une tension , l’énergie


stockée est donnée par l’équation suivante :

(IV.16)

La valeur de la capacité est proportionnelle à la surface d’interaction


(électrode / électrolyte) et inversement proportionnelle à l’épaisseur du diélectrique
(la capacité de la double couche dépend de l'absorption des ions à la surface du
matériau d'électrode) :

(IV.17)

Avec : est la permittivité relative ou constante d’électrique électrolyte ;

ε0 est la permittivité absolue du vide (8,854.10-12F/m).

Compte tenu des équations (IV.12) et (IV.13), l’énergie stockée dans les
supercondensateurs est donc en fonction de trois paramètres , , . Pour accroître
l’énergie stockée, il faudra donc augmenter la tension , la permittivité relative ,
la surface et diminuer l’épaisseur . La valeur de est un facteur clé, optimisé au
travers du savoir-faire des fabricants en termes de construction et de fabrication des
électrodes poreuses.

 Résistance interne (RSC)

La résistance interne ou résistance série équivalente des supercondensateurs


est un paramètre important qui influe directement sur la puissance délivrée par le
supercondensateur. Cette résistance est la somme de différentes résistances « ioniques
» et « électriques » (électrodes, connexions, électrolyte). Cependant, les contributions
principales à cette résistance interne sont les résistances de la matière active, de
l'électrolyte dans le séparateur et de l'interface matière active/collecteur de courant.

USTO-MB 2019 Page 94


Chapitre IV : Modélisation et commande d’un Système de stockage hybride Bat-SC
 Etat de charge (SOC)

La notion d’état de charge (SOC) est dans ce cas définie relativement à l’énergie
stockable. Dans certaines applications de traction électrique, le SOC est considéré
comme une variable de décision. Cette grandeur est exprimée en pourcentage
d’énergie et définie par la relation suivante

(IV.18)

_ : Energie restante des supercondensateurs

_ : Energie nominale actuelle des supercondensateurs (au cycle considéré).

_ : Energie nominale des supercondensateurs à l’état neuf.

En ce qui concerne la variation de SOC pendant l’utilisation des supercondensateurs,


les fabricants conseillent d’utiliser leurs composants de 25% à 100% de leur SOC.
Ceci permet d’exploiter 75% de la capacité énergétique.

 État de santé (SOH)

Le SOC se réfère à la capacité nominale actuelle. Le « SOH » (State of Heath)


permet de prendre en compte les pertes de capacité dues à la dégradation des
supercondensateurs et de quantifier ainsi leur vieillissement afin d’évaluer l’impact sur
le comportement et le fonctionnement du système alimenté .De façon normalisée, le
SOH se définit en pourcentage (%), comme l’énergie totale restante par rapport à
l’énergie initiale délivrée avant sa première utilisation :

(IV.19)

Avec : _ : Energie actuelle des supercondensateurs en J


_ : Energie nominale des supercondensateurs en J.
Le SOH est donc lié à l’énergie totale pouvant être délivrée si une décharge
complète était effectuée à partir d’un état de pleine charge. Cette grandeur est
généralement comprise entre 100% et 80%, puisque l’on considère généralement
qu’un supercondensateur a atteint sa fin de vie lorsqu’il restitue moins de 80% de sa
capacité nominale initial.

USTO-MB 2019 Page 95


Chapitre IV : Modélisation et commande d’un Système de stockage hybride Bat-SC
IV.3.4.4. Modèle du SuperCondensateur
Dans ce paragraphe, nous nous intéresserons aux modèles électriques les plus
utilisés et à l’identification de leurs paramètres.
 Le modèle constructeur RC
Le modèle le plus simple est celui proposé en général par le constructeur, il s’agit
d’un circuit RC en série. R représente la résistance série équivalente traduisant les
pertes par effet Joule dans le supercondensateur et C la capacité principale du
supercondensateur. Dans ce modèle on ne tient compte ni de l’influence de la tension
de charge sur la capacité du composant ni du phénomène de redistribution des charges
internes dans le supercondensateur.
La résistance série est déterminée à partir de la variation de la tension au début de
la charge ou de décharge suite à une application d’un courant de charge/décharge
constant :

(IV.20)

Dans ce type de modèle, l’évolution de la tension de décharge de la cellule suite


à un courant constant a une représentation linéaire. Ainsi, le comportement du
supercondensateur est assimilé à celui d’un condensateur classique (capacité constante
en fonction de la tension). La capacité C est déterminée directement à partir de la
caractéristique de réponse suite à une décharge à courant constant de la cellule (Figure
III.12), elle vaut :

(IV.21)

isc

Rs

Usc

Cdc

Figure. (IV.15). Courant de modèle constructeur RC

USTO-MB 2019 Page 96


Chapitre IV : Modélisation et commande d’un Système de stockage hybride Bat-SC
Le modèle constructeur est le modèle de base le plus simple, ses paramètres sont
facilement déterminés mais ne tient compte ni de la variation de la capacité en fonction
de la tension ni des autres paramètres comme la fréquence et la température. [46]

Le modèle du supercondensateur devient équivalent à la branche principale, (Fig


IV.13). Pour une cellule, la résistance R1 correspond à la résistance interne du
composant et la capacité 1(V1) renferme deux composantes. La première est
constante et la seconde kv· V1, est variable en fonction de la tension aux bornes de la
capacité.

isc

Rs

Usc
Cdc Cdc(V1)=

Figure. (IV.16). Modèle de la cellule sans branche lent

Pour analyser le circuit du modèle sans branche lente, on admet que le courant du
supercondensateur Isc est positif pendant la phase de décharge (traction) et il est négatif
pendant la phase de charge (freinage). Dans le but de simplifier l'écriture des
équations, nous omettons volontairement la variable temps (t) dans l'écriture des
variables instantanées suivantes : , ,, , est .

D'après la loi de maille, la tension aux bornes de la cellule peut être présentée par
(IV.16).

(IV.22)

La quantité de charge stockée sur l'armature de la cellule s'exprime par (IV.17)

(IV.23)

Le courant et la puissance instantanée de la cellule, elles sont données par (IV.18 et

USTO-MB 2019 Page 97


Chapitre IV : Modélisation et commande d’un Système de stockage hybride Bat-SC
IV.19)

(IV.24)

(IV.25)

L'expression de l’énergie pour une décharge de la cellule à courant constant est donnée
par (III.20).

(IV.26)

IV.4. La stratégie de contrôle de l’énergie d’un système de stockage hybride

IV.4.1. Présentation de la stratégie de contrôle

La figure (IV.17) montre la structure de commande en puissance d'un système de


stockage hybride de 5 kW connecté à un bus continu de 640v (délivrée par un système
de production photovoltaïque et commandé par deux boucles de courants. Ces boucles
internes de courants incluant les lois de commande classiques qui nous intéresse ici.
Cela consiste à mettre en place des régulateurs de courant (trois PI fournissant les
signaux de commutation des convertisseurs) en adaptant la MLI de chaque
convertisseur et donc en pilotant le courant de chaque source. En effet, le contrôle de
ces courants est primordial, car il permet de protéger les convertisseurs ainsi que les
sources (tension / courant). Les simulations et les essais effectués se sont focalisés
autour de ces boucles de courants (c-à-d les puissances).

USTO-MB 2019 Page 98


Chapitre IV : Modélisation et commande d’un Système de stockage hybride Bat-SC
Vb Vsc Vdc

ibref Sb
Système de Pb
Pbat/SC(ref) X Régulateurs
stockage
de Batterie Psc
Courants Ssc +
÷ ÷ PI+MLI
SC idc
iscref

isc ib
Vb Vsc

Figure. (IV.17). Schéma de contrôle de l’énergie d’un système de stockage hybride

Le courant de la batterie peut être contrôlé de manière relativement plus douce,


quelle que soit la fluctuation de la demande de puissance (Pref). La tension aux bornes
de la batterie n'est pas obligée de correspondre à la tension du bus DC, ce qui permet
un dimensionnement et une configuration souples et efficaces de batteries. Cependant,
l’efficacité volumétrique du supercondensateur est faible. La caractéristique de charge
/ décharge linéaire du supercondensateur provoque également de grandes fluctuations
dans le bus cc, ce qui peut entraîner une qualité d'alimentation médiocre [37,38,40].

IV.4.2. Simulation du système de stockage d’énergie hybride


La validation des performances statiques et dynamiques du système de stockage
hybride par la commande classique (régulateurs PI) est réalisée via différents scénarios
de simulation (Fig. IV.18). La trajectoire de la puissance demandée (Variation de la
charge) monte jusqu’à une valeur nominale de 5kW et revient à 0kW selon différents
profils. Un échelon de puissance de 2.5kW entre 0.5 sec et 1 sec permet d’examiner le
comportement (les réponses) du système hybride de stockage d’énergie SHSE.

USTO-MB 2019 Page 99


Chapitre IV : Modélisation et commande d’un Système de stockage hybride Bat-SC

Figure. (IV.18). Schéma Simulink d’un système de stockage hybride

IV.5. Résultats et interprétations

La simulation du schéma de stockage de la figure (IV.18), permet de visualiser


les courbes de la puissance générée par le système hybride et la demande de la charge
ainsi que les caractéristiques et les réponses de la batterie et le supercondensateur.
Les résultats obtenus des figures (IV.19 à IV.21), montrent que la puissance du
système de stockage hybride suit la puissance de référence (de la charge) avec une
bonne précision et stabilité, nous constatons aussi que les caractéristiques et les
réponses en puissance de la batterie et le supercondensateur sont conforment aux
normes fixés par le fabricant.

USTO-MB 2019 Page 100


Chapitre IV : Modélisation et commande d’un Système de stockage hybride Bat-SC
Il faut noter que la gestion de l’énergie d’un système hybride dépond de l’état de
charge de batterie, ce contrôle peut être réalisé selon deux cas [40,42] :
 Si 0.2<SOC<0.8 ; le contrôle est effectué par le système de stockage,
 Si SOC<0.2 ; le contrôle est effectué par le système de production PV.

6000
P ref en (W)

4000

2000

0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2
6000

4000
P Hybride

2000

0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2
6000
P Batterie

4000

2000

0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2
5000
P SuperCondensateur

-5000
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2
Temps en (sec)

Figure. (IV.19). Réponse en puissance d’un système de stockage hybride

USTO-MB 2019 Page 101


Chapitre IV : Modélisation et commande d’un Système de stockage hybride Bat-SC
60.05

SOC Batterie en % 60

59.95

59.9
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2
20
Courant IBat en (A)

15

10

0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2
330
Tension VBat en (V)

325

320

315

310
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2
Temps en (sec)

Figure. (IV.20). Caractéristiques de la batterie


SOC SuperCondensateur en %

91.4

91.39

91.38

91.37

91.36
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2
15
10
Courant ISC en (A)

0
-5

-10
-15
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2
Tension VSC en (V)

272

270

268

0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2


Temps en (sec)

Figure. (IV.21). Caractéristiques du supercondensateur

USTO-MB 2019 Page 102


Chapitre IV : Modélisation et commande d’un Système de stockage hybride Bat-SC
IV.6. Conclusion

Dans ce chapitre, la gestion d’énergie entre les différentes sources constituant


notre système de stockage hybride : batterie, SuperCondensateur et une charge DC
variable, est assurée par une stratégie de gestion à base des régulateurs PI classiques.
Les résultats de simulations obtenues sous variation de la charge permettent de
conclure que le contrôle de l’énergie a été validé avec succès, tout en traitant les cas
les plus probables.

Le chapitre suivant est consacré à la gestion de l’énergie d’un système hybride


PV-PAC avec ce système de stockage hybride BAT/SC pour voir les différentes
interactions que peuvent prendre lieu.

USTO-MB 2019 Page 103


CHAPITRE V

Gestion énergétique du
système hybride SEH
Chapitre V : Gestion énergétique du système hybride SEH

V.1. Introduction

L’objectif principal de ce chapitre consiste à proposer une stratégie de gestion de


l’énergie entre les différents éléments du SEH: PV/FC/batterie/SC, d’une manière
optimale. Afin de fixer les règles, la stratégie de gestion proposée est basée
essentiellement sur la connaissance du SEH (production/ consommation). En effet, de
nombreux scénarios de gestion peuvent être proposés en fonction des sources d'énergie
disponibles, la consommation d'énergie et l’état de charge de la batterie pendant un
temps donné seront contrôlés afin d’assurer le bon fonctionnement du système SEH
[20,49-51].

V.2. Présentation du système SEH

Notre système multi-sources est constitué d’un GPV d'une puissance maximale
de 25 kW et une pile a combustible de 100 KW, d’un système de stockage de
puissance nominale égale à 5 kW, la batterie est de 6,5 Ah et le courant de charge du
supercondensateur est de 10 A à 500A. Le SEH est conçu afin d’alimenter une charge
DC variable et/ ou alternative qui peut aller jusqu’a 100 KW.

Les composants de notre système complet sont décris dans la figure (IV.1).

Avant de proposer notre technique de gestion, on considère que :

 Le système hybride PV/FC est considéré comme source principale ;

 La batterie et le SuperCondensateur sont utilisées à la fois comme une source dans le


cas d’un déficit de production, et comme des charges dans le cas d’une surproduction.

USTO-MB 2019 Page 105


Chapitre V : Gestion énergétique du système hybride SEH

VFC

IFC
Le système FC Vdc -
+
LFC

idc ildc

SFC + Rdc
Cdc
-

LPV

sPV
Le système PV
iPV
sb ssc

VPV ib Lb Lsc isc

ssc Vsc
sb
Vbat

Le système Batterie Le Système SC


Le système de Stockage hybride

Figure. (V.1).Schéma globale d’un système d’énergie hybride

Par conséquence pour simplifier l’étude, nous supposons que chaque composant
constituant le SEH a deux états; actif ou inactif, par exemple sur une journée en été, le
rayonnement solaire est plus fort pendant le jour alors qu’il est nul pendant la nuit [52-
55]. Le tableau (V.1) exprime l’état de chaque composant constituant le SEH. En effet,
selon les sources d'énergie disponibles et la demande de la charge, la consommation
d'énergie et l’état de charge de la batterie, nous distinguons plusieurs scénarios de
fonctionnement du système hybride comme montre la figure(V.2) et le tableau (V.2).

USTO-MB 2019 Page 106


Chapitre V : Gestion énergétique du système hybride SEH
Etat Actif Inactif
Pendant un jour en soleillé Pendant la nuit
sources principale  Pendant un jour nuageux

PV
 En cas de panne
FC Toujours actif

 Pendant l’incapacité de  pendant le fonctionnement


source principale, par normal de la source principale
exemple lorsque: (GPV/FC)
1. Les conditions  La demande de la charge
Batterie+ SuperCondensateur

climatiques sont faibles égale ou inférieure à la


Sources auxiliaire

2. La demande de la charge production


est supérieure à la (Pch = < PGPV/FC)
production
3. En cas de panne de la
source principale
 Lorsque l’état de charge de
la batterie est compris entre
20 et 80%
 La charge est connectée.  La charge est non connectée.
Charge princip

Charge DC

Rdc≠0 Rdc=0

 En cas où existe un excès  Lorsque SOC est supérieur à


d’énergie, avec SOC est un seuil haut (SOCmax= 0.8).
SuperCondensateur
Charge auxiliaire

inférieur à un seuil bas


Batterie+

(SOCmin= 0.2)

Tableau. V.1. L’état de chaque composant constituant le SEH

USTO-MB 2019 Page 107


Chapitre V : Gestion énergétique du système hybride SEH

Cas1 Cas2
Générateur 2 Générateur
PV/FC Charge PV/FC Charge

SuperConde SuperConde
Batterie Batterie
nsateur nsateur

Cas3 Cas4
3 Générateur 4 Générateur
PV/FC Charge PV/FC Charge

SuperConde SuperConde
Batterie Batterie
nsateur nsateur

Figure. (V.2). Scénarios de fonctionnement du système hybride

cas période GPV Batt+SC Pdiff SOC description


1 actif Repos Pdiff=0 Pcharge=PGPV
Pendant un jour ensoleillé ou

0.2<SOC<0.8

2 actif Décharge Pdiff<0 Pcharge=PGPV+ PBat+SC


(source)
3 actif Chargé Pdiff>0 Pcharge=PGPV- PBat+SC
nuageux

(charge)
4 actif Chargé Pdiff>0 Pcharge=0
SOC<0.2

(charge) PGPV= PBat+SC

Tableau .V.2. Différents scénarios de fonctionnement du SEH

USTO-MB 2019 Page 108


Chapitre V : Gestion énergétique du système hybride SEH

V.3. Technique de gestion d’énergie du SEH

V.3.1. Description

La gestion d’énergie entre les différentes sources constituant notre système


hybride : PV/FC, batterie et le SuperCondensateur est assurée par une technique de
gestion à base de schéma de commande des convertisseurs DC [56,57]. Elle a été
conçue en tenant compte de tous les scénarios de fonctionnement de l'ensemble SEH
autonome mentionnés dans la figure (IV.2).

Le régulateur PI est beaucoup utilisé en raison de sa simplicité d’implémentation


et sa possibilité d’obtenir une bonne réponse dynamique, quand ses paramètres sont
bien réglés. Ilva élaborer la commande du convertisseur DC à partir du signal qui
correspond à un écart évalué (erreur).

V.3.2. Structure de commande de convertisseurs boost-GPV/FC et buck/boost-


batterie-SC

Dans le cas où la batterie atteint sa limite inférieure SOC-min, elle sera incapable
de contrôler la tension du bus continu à sa valeur de référence. Pour cette raison, la
régulation de tension du bus continu est assurée par les convertisseurs boost [22], qui
sont situés entre le générateur GPV/FC et le bus continu par deux correcteurs
classiques PI comme montré la figure (IV.3).

En cas où l’énergie fournie par les sources renouvelables est insuffisante pour
satisfaire les exigences de la charge, la tension du bus continu devient inférieure à la
valeur de référence. L’énergie manquante est obtenue à partir de la batterie, à
condition que l’état de charge de la batterie se trouve dans les limites prédéfinies.
Typiquement, l'état de charge (SOC) de la batterie Lthi-ion est compris entre 20 % et
80%. En effet, dans cette étude, pendant le fonctionnement normal de la batterie, le
SOC est considéré dans la plage (SOC_min = 20%) <SOC< (SOC_max =80%) [58].
Au contraire, quand il existe un excès d’énergie, la tension du bus continu devient
supérieure à la valeur de référence, donc nous chargeons la batterie à partir de cet
excès [59]. La régulation de la tension du bus continu se fera grâce à l’élément de

USTO-MB 2019 Page 109


Chapitre V : Gestion énergétique du système hybride SEH
stockage qui est la batterie. Cette régulation est mise en œuvre par un hacheur
buck/boost réversible en courant [51-54,60] à travers un régulateur classique PI
(Proportionnel-Intégral) comme le montre la figure (IV.4).

Figure. (V.3). Structure de contrôle du convertisseur boost –GPV/FC

USTO-MB 2019 Page 110


Chapitre V : Gestion énergétique du système hybride SEH

Figure. (V.4). Structure de contrôle du convertisseur buck/boost –Batterie-SC

V.4. Modélisation du convertisseur DC/AC [61-63]

V.4.1. Description

On suppose que tous les éléments constituant le circuit du convertisseur son


parfaits. Le circuit principal représenté par la figure (V.5) possède, sur le côté Bus
continu un filtre passif LC qui comporte une inductance L et une capacité C.

USTO-MB 2019 Page 111


Chapitre V : Gestion énergétique du système hybride SEH

idc

L
Bus
continu Q1 D1 Q3
D3
Q5 D5

A Charge
C B
Vdc
C AC

Q4 D4 Q6 D6 Q2 D2

Porteuse
Circuit de commande à MLI
VP(t)

Vref1 Vref2 Vref3

Figure.(V.5) Structure générale du système d’alimentation.

L'onduleur permet de générer une tension modulée, à partir d'une tension


continue, dont l'amplitude et la fréquence sont variables.

V.4.2. Modèle mathématique de l'onduleur triphasé [55,63]

On peut remplacer chaque groupe transistor-diode de la figure (V.5) par des


interrupteurs kj, k'j avec (j = 1, 2, 3), on obtient le schéma simplifié comme l'indique la
figure (V.6).

k1 VA
k2 k3
E/2 A
UAB VB
o N
E B
UCA UBC
E C
E/2 k'1 VC
k'2 k'3

Figure. (V.6) Schéma simplifié de l'onduleur triphasé.

USTO-MB 2019 Page 112


Chapitre V : Gestion énergétique du système hybride SEH
Les équations de tension simples appliquées aux trois phases sont :

VA  VAO  VON



VB  VBO  VON (V.1)
V  V  V
 C CO ON

Par addition on a : VA  VB  VC  VAO  VBO  VCO  3VON

Sachant que le système des tensions triphasées est symétrique.

donc : VAO  VBO  VCO  3VON  0

d'où : VON  
1
VAO  VBO  VCO  (V.2)
3

On remplace (V.1) dans (V.2), on aura le système suivant :

 2 1 1
VA  3 VAO  3 VBO  3 VCO

 1 2 1
VB   VAO  VBO  VCO (V.3)
 3 3 3
 1 1 2
VC   3 VAO  3 VBO  3 VCO

On peut écrire le système (V.3) sous la forme matricielle suivante :

VA   2 1 1 VAO 


V   1  1
 B 3 2 1.VBO  (V.4)
VC   1 1 2  VCO 

 E
VAO  2 S1

 E
Avec : VBO  S2 (V.5)
 2
 E
VCO  2 S3

S1  1
si k1 fermé si non S1  1

tel que : S2  1 si k2 fermé si non S 2  1
S  1 S3  1
 3 si k3 fermé si non

USTO-MB 2019 Page 113


Chapitre V : Gestion énergétique du système hybride SEH

On remplace (V.5) dans (V.4), on aura le système suivant :

VA  2 1 1 S1 


V   E  1 2 1.S2 
 B 6  (V.6)
VC   1 1 2  S3 

Le système (V.6) représente le modèle mathématique de l'onduleur triphasé à MLI.

Le tableau ci-dessous montre les expressions qui prennent les tensions simples et les
tensions composées, en fonction de l'état ouvert ou fermé des interrupteurs k1, k2, k3.

(Les états de k'1, k'2, k'3 sont respectivement complémentaires de ceux de k1, k2, k3).

K1 K2 K3 VAO VBO VCO VA VB VC VAB VBC VCA


F F F E/2 E/2 E/2 0 0 0 0 0 0
F 0 F E/2 -E/2 E/2 E/3 - 2E / 3 E/3 E -E 0
F F 0 E/2 E/2 -E/2 E/3 -E/3 - 2E / 3 0 E -E
F 0 0 E/2 -E/2 -E/2 2E/3 -E/3 -E/3 E 0 -E
0 F F -E/2 E/2 E/2 -2E/3 E/3 E/3 -E 0 E
0 0 F -E/2 -E/2 E/2 -E/3 -E/3 2E/3 0 -E E
0 F 0 -E/2 E/2 -E/2 -E/3 2E/3 -E/3 -E E 0
0 0 0 -E/2 -E/2 -E/2 0 0 0 0 0 0
Tableau.V.3 Etablissement des expressions des tensions simples et composées.

V.4.3. Structure de commande du convertisseur DC/AC

Le système considéré comporte la pile à combustible de type SOFC, qui alimente une
charge alternative à travers un onduleur à MLI.

Le schéma de la commande du système est donné sur la figure suivante : [34,50,54]

USTO-MB 2019 Page 114


Chapitre V : Gestion énergétique du système hybride SEH

Figure. (V.7). Schéma de commande de convertisseur DC/AC

Où :
V_dc : La tension du bus continu
I_dc : Le courant du bus continu
V_ac : La tension a la sortie du convertisseur ;
Ich : Le courant de charge ;
Pch : La puissance active demandée par la charge ;
Vs : La tension aux bornes de la charge ;
X : La réactance de la ligne ;

V.4.4 Hypothèses du calcul [31,34,64]

Pour la suite, nous considérons les hypothèses suivantes :

1- Le convertisseur DC/AC est sans pertes.


2- Le temps de réponse du convertisseur est négligeable.
3- La tension de charge Vs est maintenue constante.
4- La ligne de transmission est représentée uniquement par sa réactance X.

USTO-MB 2019 Page 115


Chapitre V : Gestion énergétique du système hybride SEH
V.5. Simulation du système hybride

V.5.1. Résultats de simulation du système hybride

Le schéma de principe de la gestion de l’énergie du système hybride global est


donné par la figure IV.8 [51]. Comme il est présenté sur la figure (V.8) le schéma de
contrôle est constitué par deux boucles en cascade :

 La boucle interne est une boucle de courant


 La boucle externe est une boucle de tension
Il faut noter que la boucle de courant est plus rapide que celle de la tension, ce
qui revient à dire que la fonction de transfert de la boucle de courant n’intervient pas
dans la stabilité de la boucle de tension [34,38].

Vbat Vsc

Spv
Vref iPV/FCref Régulateurs
+ Système de Pbat
PI+MLI de SFC stockage
Vdc Courants Psc
- ibatref Bat+SC
PI+MLI Sbat
X ÷ ÷ idc
Pbat/SC(ref) Ssc
Vdc
iscref
SOCS
isc ibat C

Vb Vsc SOCbat

Figure.(V.8). Schéma global de la gestion d’énergie d’un SEH

Afin d’évaluer les performances de stratégie de la gestion d’énergie du système


multi-sources, le système d’énergie hybride (SEH) doit être implémenté dans le
logiciel Matlab (Fig.V.9), en considérant quelques scénarios mentionnés dans le
tableau (IV.2).

USTO-MB 2019 Page 116


Chapitre V : Gestion énergétique du système hybride SEH
Afin de tester l'efficacité de la commande utilisée pour contrôler la tension du
bus continu, nous devons considérer les deux tests suivants, tout en les fusionnant dans
un seul cas :

Test01 : Dans ce test, nous avons utilisé une consigne puissance de référence variable
(la demande de la charge), la puissance est brusquement augmentée de 20 à 58 kW à
t=0.2sec, cette demande reste jusqu'à t=0.5sec, elle revient à sa demande initiale, à
t=0.8sec, une nouvelle augmentation de puissance à 30KW, suivie par une autre
diminution à t=1.4sec.

Une dernière augmentation jusqu'à 45KW à t=1.7 qui ne durait que 0.2sec suivie par le
retour à l’état initial de la demande qui est de 20KW à t=1.9sec.

Test 02 : Dans ce test, la puissance du GPV augmente rapidement de 2kW à 25kW à


l’instant t= 1sec, avec une puissance de charge variable comme il est indiqué au test 1,
ensuite elle s’annule à partir de t= 1.5sec,(cas de nuit ou de panne), la variation de la
puissance du GPV est provoquée par la variation de l’irradiation.

Les résultats obtenus montrent que la puissance fournie Pch suit d’une façon très
acceptable celle qui a été demandée Pref comme le montre la figure .V.10.

Les puissances du système de production Ppv et Pfc qui sont les puissances
fournies par le GPV et la pile SOFC respectivement, comme il est bien claire dans la
figure Fig.V.11, le générateur à pile à combustible a tendance de suivre les variation
de la demande de charge, ce qui explique l’importance de la pile dans notre système.
Dans le cas ou il ya un excès provenant d’autres source (PV dans notre cas), la pile
diminue sa puissance de sortie, de telle sorte la charge est toujours satisfaite, la tension
du bus continu et la puissance délivrée par le SEH suivent ses références avec une
bonne précision et stabilité comme le montre la figure Fig.V.12.

USTO-MB 2019 Page 117


Chapitre V : Gestion énergétique du système hybride SEH

Figure.(V.9). Schéma Simulink de la gestion d’énergie d’un système d’énergie hybride (SEH)

USTO-MB 2019 Page 118


Chapitre V : Gestion énergétique du système hybride SEH

4
x 10
6
Pref (W)
Pch

4
Puissances(W)

0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2
Temps(sec)

Figure. (V.10). Puissance référence et fournie Pref,Pch(w)


4
x 10
6

Pch(W)
PPV (W)
PFC(W)
5

4
Puissances(W)

0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2
Temps(sec)

Figure. (V.11). Puissance fournie Pch,Ppv et Pfc

USTO-MB 2019 Page 119


Chapitre V : Gestion énergétique du système hybride SEH

660
V Bus (V)

640

620
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2
200
IBus (A)

-200
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2
340
V Bat(V)

320

300
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2
20
IBat(A)

-20
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2
271
V SC(V)

270

269
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2
10
ISC(A)

-10
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2

Figure. (V.12). Réponse en puissance du test de la variation de la charge du SEH global

D’après la figure Fig.V.12, qui décrit pratiquement toutes les grandeurs


importantes dans notre système, tels que les courants et tensions de batterie et de super
condensateur, ainsi que le courant de bus continu IBus.d’après le courant de batterie IBat
, nous pouvons remarquer une charge et une décharge de la batterie utilisée, quant ‘il y
a un excès de puissance, la batterie se charge, par contre toute augmentation de la
demande de charge en puissance provoque la décharge de la batterie.

USTO-MB 2019 Page 120


Chapitre V : Gestion énergétique du système hybride SEH
Pour le SuperCondensateur, le SOC_SC est toujours maintenu au delà d’une valeur de
90%, cela est due au fait que la batterie seul a pu satisfaire la demande dans les cas
testés, autrement dit le SC à le rôle d’excitateur pour la batterie.

Pour bien comprendre les interactions entre les deux éléments de stockage
Bat/SC, on remarque les deux figures suivantes Fig.V.13 et Fig.V.14 qui sont les
caractéristiques de la batterie et du super condensateur respectivement.

Toute variation de la demande provoque une variation de la puissance fournie par le


SC qui en résulte une variation plus importante de la puissance de la batterie.

La figure juste après englobe toutes les puissance de notre système hybride avec
son système de stockage hybride Fig.V.15, comme il est montré, la pile suit la demande
de la charge, en tenant compte des variations qui peuvent survenir dans le GPV, dans
le cas d’une impuissance du système de production d’énergie, le système de stockage
intervienne.

6000

4000

2000
P bat(W)

-2000

-4000

0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2

60.015

60.01

60.005
SOCbat

60

59.995

59.99

59.985

59.98
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2
Temps(sec)

Figure.(V.13). Caractéristiques de la Batterie

USTO-MB 2019 Page 121


Chapitre V : Gestion énergétique du système hybride SEH

600

400
P SC(W)

200

-200
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2

91.485

91.48
SOCSC

91.475

91.47

91.465
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2
Temps(sec)

Figure.(V.14). Caractéristiques du Supercondensateur

4
x 10
6

P h
c
5
P v
p

Pc
f

P at
b
4
P c
s

3
Puissances(wà

-1
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2
Time(sec)

Figure.(V.15). Réponse en puissance du SEH global

USTO-MB 2019 Page 122


Chapitre V : Gestion énergétique du système hybride SEH
D’prés les courbes présentées, les scénarios entamés avec les résultats obtenus
donnent une entière satisfaction pour le fonctionnement du système hybride.

Pour montrer les interactions entre les deux systèmes de production d’énergie, qui sont
la PAC et le GPV, on peut observer leurs variations en tension et/ou courant, comme
les montrent les figures (V-16) et (V-17) et les figures (V-19) et (V-18)

700

680

660

640

620
vfc(v)

600

580

560

540

520

500
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2
Temps (sec)

Figure.(V.16). Tension Vfc de la PAC(v)


700

680

660

640

620
vpv

600

580

560

540

520

500
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2
Temps(sec)

Figure.(V.17). Tension Vpv(v)du GPV

USTO-MB 2019 Page 123


Chapitre V : Gestion énergétique du système hybride SEH
Les deux tensions de la PAC ainsi que celle du GPV sont identiques, car c’est la
tension du bus continu où ils sont connectés.

Les deux figures (V-18) et (V-19) montrent les courants de PAC et du GPV
respectivement, on peut remarquer que le courant de la PAC est influencé par la
variation de la charge, ainsi que la variation de la puissance produite par le GPV.

L’annulation de la puissance du GPV à l’instant (1.5 sec) qui due à la non


présence de l’irradiation (cas de nuit), provoque une augmentation rapide de courant
de la PAC, qui veut dire une compensation immédiate de la puissance manquante au
niveau du bus continu, cela confirme que la PAC joue le rôle le plus essentiel.

90

80

70

60

50
Ifc(A)

40

30

20

10

0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2
Temps(sec)

Figure.(V.18). Courant Ifc de la PAC(v)


35

30

25

20
Ipv(A)

15

10

0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2
Temps(sec)

Figure.(V.19). Courant Ipv(v)du GPV

USTO-MB 2019 Page 124


Chapitre V : Gestion énergétique du système hybride SEH
La figure Fig. V.20 Montre la variation de la quantité de gaz injectée a la pile, on
peut remarque que plus la demande de la charge augmente plus le H2 injecté
augmente, pour que la pile puisse fournir plus de puissance, d’autre part si la puissance
demandée augmente cela engendre une augmentation du courant de la pile qui veut
dire que la tension de la pile est soumise à deux variations à la fois :

 Augmentation du courant qui provoque une diminution de tension Vfc


 Augmentation de la quantité de H2 injectée qui provoque une augmentation de
tension Vfc.

D’après nos résultats, précisément de la figure Fig.V.16 la tension Vfc reste


presque constante, cela est justifié par le fait de la variation simultanée de courant de
pile et la quantité de gaz injecté, et la présence de convertisseur DC/DC qui à pour but
de maintenir la tension de bus DC constante 640V.

-4
x 10
3.5

2.5
qh2(m/sec)

1.5

0.5
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2
Temps(sec)

Figure.(V.20). Quantité de gaz injectée qh2

USTO-MB 2019 Page 125


Chapitre V : Gestion énergétique du système hybride SEH
Les figures suivantes donnent le courant et la tension au niveau de la charge AC

400

300

200

100
Vac(v)

-100

-200

-300

-400
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2
Temps(sec)

Figure.(V.21).Tension aux bornes de la charge(V)

300

200

100
Vac(v)

-100

-200

-300

0.4 0.42 0.44 0.46 0.48 0.5 0.52 0.54 0.56 0.58 0.6
Temps(sec)

Figure.(V.22). Zoom sur la tension(V)

USTO-MB 2019 Page 126


Chapitre V : Gestion énergétique du système hybride SEH

150

100

50
Iac(A)

-50

-100

-150
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2
Temps(sec)

Figure.(V.23). Courant aux bornes de la charge(A)

100

50
Iac(A)

-50

-100

0.4 0.42 0.44 0.46 0.48 0.5 0.52 0.54 0.56 0.58 0.6
Temps(sec)

Figure.(V.24). Zoom sur le Courant(A)

USTO-MB 2019 Page 127


Chapitre V : Gestion énergétique du système hybride SEH
D’après les figures V.22 et V.23 qui représentent la tension et le courant
alternatives triphasé aux bornes de la charge AC, nous remarquons que la valeur
maximale de la tension est maintenue presque constante (300v), par contre le courant
change de sa valeur maximale afin de satisfaire la demande en puissance de la charge
AC, qui est caractérisée par ca puissance active uniquement, pour tester notre système
hybride d’une façon plus convaincante, nous incluons une charge AC qui se
caractérise par les deux puissance active et réactive P et Q respectivement, dans ce qui
suit nous considérons que la charge AC à une puissance réactive de 5 K VAR, comme
il est indiqué a l’annexe A.3

4
x 10
6
PCH

PPV

5
PFC

QCH

4
Puissances

0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2
Temps(sec)

Figure.(V.25). Puissances P_ch,P_pv,P_fc (KW)et la puissance Réactive fournie à la charge


Q(KVAR)

Notre système hybride de production d’énergie fournie à la charge la puissance


réactive demandée, d’après la figure V.25, nous remarquons aussi qu’il y a des pics à
des moments bien déterminés, qui se coïncident à des moments de variation de la
puissance active demandée par la charge cela est justifié par le fait que le convertisseur
DC/AC à MLI utilisé a la possibilité de changer sa tension de sortie qui est très

USTO-MB 2019 Page 128


Chapitre V : Gestion énergétique du système hybride SEH
importante car les deux puissances active et réactive fournies à la charge sont en
fonction de cette tension, par conséquent lorsque la puissance P varie, le système de
contrôle utilisé tends à suivre cette variation en agissant sur le signal de commande
MLI , en même temps ,la puissance Q est constante, qui doit être maintenue constante
selon la demande de la charge par le même système de contrôle, et cela ce qui se passe
réellement. Nous pouvons Conclure que même si la charge AC utilisée demande à la
fois les puissances active et réactive, notre système hybride peut satisfaire cette
demande d’une façon très acceptable si nous le comparons à celui trouvé par [29,34]

V.5.2 Conclusion

Dans ce chapitre nous avons simulé le comportement du système complet de


production d’énergie SEH qui contient la pile SOFC, GPV ainsi que le système de
stockage hybride SSH représenté par la batterie et le super condensateur qui
fonctionnent en même temps.

Pratiquement, tout le système hybride de stockage se base sur la batterie comme


moyen de stockage ou super condensateur, pour notre cas, nous avons essayé
l’hybridation même pour le stockage. Nous avons utilisé les modèles présentés dans
les chapitres précédents, tout en proposant des stratégies de contrôle pour chaque cas.

La charge AC utilisé est adoptée par la société Matlab depuis 2014, cette charge
reflète exactement le comportement d’une charge réelle, cela nous a aidé à crédibiliser
notre travail.

Lors de la simulation, plusieurs scenarios ont été effectués qui sont :

 PV constante, PAC constante et la charge constante.


 PV et PAC varient, charge constante.
 PV, PAC et charge varient.

USTO-MB 2019 Page 129


Chapitre V : Gestion énergétique du système hybride SEH
Pour le troisième cas, nous avons deux cas possibles :

 Sans gestion de flux énergétique issu de la pile : cela veut dire que la pile peut
varier sa puissance de sortie pour compenser la quantité de puissance
manquante ou en excès sur le bus continu, c’est le cas dans notre simulation.
 Avec gestion de puissance : dans ce cas la puissance de la pile peut être forcée à
rester constante quelle que soit les variations des autres éléments ce dernier
n’est pas traité dans notre travail.
Nous avons simulé ainsi le convertisseur DC/AC qui alimente la charge AC.

Les résultats de simulation ont montré que :

Pour le système de production constant, et la charge constante, le système hybride


complet fonctionne normalement.

Dans le cas ou le GPV varie, la pile compense la différence toute en basant sur le
système de stockage batterie/SC.

Dans le cas ou se trouve un excès de puissance, la batterie se charge jusqu'à une


nouvelle variation critique, le système de stockage avec la pile a combustible
compensent la différence.

Nous avons proposé une stratégie de commande assurant l’autonomie énergétique et la


gestion des échanges de puissance dans un système de production d’électricité, d’un
banc de batteries et d’un banc de SuperCondensateur.

D’une manière générale, le système hybride global PV/PAC/BAT/SC fonctionne très


bien, toute en remédiant aux deux problèmes :

 Intermittence des sources de production le GPV dans notre cas.


 Inertie de la (PAC).

Qui en résulte une production continue et adéquate pour n’importe quel type de
charge.

USTO-MB 2019 Page 130


Conclusion générale
Conclusion générale

CONCLUSION GENERALE

Le travail présenté dans cette thèse est consacré à l’étude d’un système d’énergie
hybride SEH, qui contient des sources de nature différentes telles que : la pile a
combustible PAC, le générateur photovoltaïque GPV et un système de stockage
d’énergie hybride SSEH composé de batterie BAT et super condensateur SC.

Après un bref exposé sur le contexte énergétique mondial et sur les énergies
renouvelables, deux topologies sont présentées, après avoir cité quelques informations
sur les constituants du système hybride considéré, Cela constitue le contenu du 1er
chapitre.

Le 2eme chapitre concerne la modélisation et la simulation de la pile à combustible, qui


en résulte :

 La détermination de l’influence des paramètres d’entrée de la pile sur son


comportement.
 Le dimensionnement du système a pile à combustible.
 La démonstration de l’aspect dynamique de la pile.

Le 3eme chapitre est consacré a la modélisation et la simulation du générateur GPV,


cette partie de travail a pour but de faire une étude paramétrique ainsi que le
dimensionnement du générateur GPV, ainsi l’inclusion de deux convertisseurs DC/DC
,le 1er sert a fournir la puissance maximale que peut donner le GPV, le 2eme pour
maintenir une certaine tension constante au niveau du bus continu.

Les résultats obtenus sont satisfaisants.

Le 4eme chapitre est dédié au système de stockage hybride, constitué de batterie et


super condensateur dont nous avons présenté les deux modèles et proposer une
stratégie de contrôle des deux a la fois.aprés simulation, nous avons conclu que notre
système hybride de stockage, doté de deux buck-boost peut maintenir une tension
constante au niveau du bus continu, cela constitue l’objectif principal de notre système
de stockage.

USTO-MB 2019 Page 132


Conclusion générale
Après avoir modélisé et simuler chaque éléments séparément, nous avons présenté le
modèle du système complet au 5eme chapitre, ce système complet qui contient le
GPV, PAC et le système de stockage hybride. Avec une gestion de flux énergétique,
nous avons pu simuler le comportement global du système complet, le seul problème
posé c’est que nous n’avons pas traité tous les cas possible. D’après les résultats
trouvés, nous pouvons confirmer la faisabilité de ce système avec des résultats très
admissibles et satisfaisants.

Maintenant, nous pouvons confirmer que nous avons fait une base solide de point de
vue disponibilité des modèles de chaque système qui seront très utiles pour les travaux
futures.

Le travail fait partie des axes de recherche d’une équipe et comme perspectives nous
avons visé les objectifs suivants :

 Passer a la phase de réalisation, au moins les deux systèmes GPV, et le système


de stockage hybride BAT-SC, avec leurs commandes, qui sont relativement
simple de point de vue disponibilité des composants utilisés.
 Proposer d’autres méthodes de gestion en utilisant les méthodes non
paramétriques telle que la commande prédictive généralisée GPC ou les
algorithmes de supervision.
 Etudier ce système hybride quand il est connecté au réseau électrique.

USTO-MB 2019 Page 133


Annexes
Annexes

Annexe A1

Schéma bloc en Matlab Simulink de la stratégie de contrôle de flux énergétique BAT/SC

USTO-MB 2019 Page 135


Annexes

Annexe A2

1. Schéma bloc de la charge AC connectée au système hybride.

USTO-MB 2019 Page 136


Annexes

2. Paramètres de Switch :

3. Paramètres d’une charge :

USTO-MB 2019 Page 137


Annexes

Annexe A3

1. Test de simulation pour le cas ou la charge demande de la puissance Réactive :

La Puissance réactive demandée par la charge est de 5KVA, qui est constante le long de la simulation

USTO-MB 2019 Page 138


Annexes

2. Schéma bloc pour la Mesure des Puissances active et réactive :

USTO-MB 2019 Page 139


Annexes

Annexe A4
Présentation de Publication
Intitulé de L’article : Hybrid Storage System Energy Management based on a Predictive Current
Controller
Résumé de l’article: In this paper a predictive current controller for Hybrid Energy Storage System
(HESS) is presented in DC microgrid applications, the HESS system include Oxide Solid Fuel Cell
(OSFC) power plant, battery and SuperCapacitor (SC). The classical PI controller can cause occurrence of
steady-state errors, slower dynamic response and it is happened when a load step change occur. This paper
deals with one possible solution based on incremental modification of the predictive control algorithm. This
combinations can ensure not only the consequent change of the control actions and removes the loss effect from
the control weighting in the optimization criterion, but also provide an effective and efficient energy storage,
increase the lifetimes for the HESS and maintains the stat of charge in operating region.
Mots Clés : OSFC, DC-DC converter, HESS, PI controller, Predictive controller (PC)
Auteurs dans l’ordre de parution : Boubaker Bessedik, Mustapha Tioursi, Houari
Khouidmi
Références de l’article : Vol.6 N°4 (Année Juillet 2018). pages 121-128.
Revue: International Journal on Energy Conversion (I.R.E.CON.)
ISSN: 2281-5295.
Indexation : Scopus (citefactor(2018)=1.33, SJR(2018)=0.472)
https://www.scopus.com/sourceid/21100830716
Site Web de la revue:
https://www.praiseworthyprize.org/jsm/index.php?journal=irecon&page=article&op=view
&path%5B%5D=22796
Spécialité de la revue : Revue internationale rapportant des résultats expérimentaux et
théoriques dans tous les domaines de la génie électrique et la conversion de l’énergie.
Pays de la revue : Italie
Editeur de la revue : Praise Worthy Prize S.r.l
E-mail: editorialstaff@praiseworthyprize.com
Date de soumission de l’article : Juin 2018
Date d’acceptation de l’article après révision : 27 Septembre 2018
Date de parution de l’article : 22 Octobre 2018

USTO-MB 2019 Page 140


Annexes

Hybrid Storage System Energy Management based on a Predictive


Current Controller

B. Bessedik1, M. Tioursi2, H. Khouidmi3

Abstract – In this paper a predictive current controller for Hybrid Energy Storage System
(HESS) is presented in DC microgrid applications, the HESS system include Oxide Solid Fuel
Cell (OSFC) power plant, battery and SuperCapacitor (SC). The classical PI controller can
cause occurrence of steady-state errors, slower dynamic response and it is happened when a
load step change occur. This paper deals with one possible solution based on incremental
modification of the predictive control algorithm. This combinations can ensure not only the
consequent change of the control actions and removes the loss effect from the control weighting
in the optimization criterion, but also provide an effective and efficient energy storage, increase
the lifetimes for the HESS and maintains the stat of charge in operating region.

Keywords: OSFC, DC-DC converter, HESS, PI controller, Predictive controller (PC)

HESS’s are generally defined as the sharing of


I. INTRODUCTION two or more different sources of generation (or
With the great technological and industrial storage) of electrical energy to provide electrical load
development of this era, which is still evolving, most for pregnancy [1, 3]. Many energy storage systems
things have become around us if not all of them are are available the most important of which is hybrid
dependent on electricity. So scientists have begun electric storage with batteries and super capacitor.
looking for ways and means to convert many things
around them to produce electricity. The main is what The use of HESS in Fuel cell generation systems
is known as fuel cells [1], which is gives a very high where changes in generating capacity are slow is
level of efficiency and safety compared to others [1, limited to maintaining constant DC voltage when
2]. As a result of its ability to convert chemical there are loads required high instantaneous power and
energy directly into electricity, these cells are highly energy density such as engine start-up status.
efficient because none of this energy is lost and it As shown in Fig. 1, the SC has high power density and
does not produce any contaminants; it has electricity low energy density. In contrast, battery has high energy
and potable water as well, which is a clean source of density and low power density. In order to obtain these
energy. complementary characteristics, the battery and SC
combination is one of the popular solutions [3]; this
Energy storage is particularly important in combination can provide both high power density, high
improving the performance and efficiency of energy density, an effective energy sharing and can
renewable energy systems and is the key to utilizing increase the lifetime of the storage system.
these resources extensively and commercially,
increasing their participation in providing
requirements and reducing costs [3].

Renewable energy can be stored for short or long


periods as needed and is accompanied, two main
mechanisms are storage and recovery (charge and
discharge), the design of the storage system depends
on several variables and factors [1], including more
important are the times of availability of energy and
the type of converter used, energy losses during
storage and recovery, cost of storage systems,
restoration, and electrical load.
Fig. 1. Energy storage devices with their power and energy densities

USTO-MB 2019 Page 141


Annexes

Many studies for the control of HESS have been vdc -


+
performed, we find for example; [4], Elwarfalli et. al
presented a classical PI controller for HESS where the PI
parameters are designed to operate at a fixed operating
point; The work presented in [5] Junyi et., the battery Lcell idc ildc
system balances the power flow in DC grids and this will icell
+ Rdc
affect the battery lifetime. In [6], Michalczuk et. al vcell Cdc
presented a fuzzy logic controller for a hybrid battery -
Swcell
ultracapacitor storage system. This study is also presented
in [7] where the author’s presents a supervised fuzzy logic
controller. In [8], the ANN control technique is
implemented for energy management control strategy. In OS-fuel cell System
this method, the performance of ANN control depends on
the number of datasets used to train the ANN.
During last decade, the predictive control (PC) method
has been successfully used in many power converters ib Lb Lsc
isc
including DC-DC converters [9], such as H-Bridge Swb Swsc
multilevel rectifier [10] and bidirectional DC-DC vb vsc
converters [11]. For example; [12], Herdzak et. al
presented a MPC method for HESS. In this method the
design of the predictive control (PC) parameters is based
on the classical predictive method which relies on a
discrete model of the system. In [10], Akter et. al presented Battery System SC System
a nonlinear predictive control where the prediction model Fig. 2. Hybrid Energy Storage System Scheme.
is based on Lyapunov function, the proposed technique is
complex and the system stability is not well guaranteed.
II.2. Oxide Solid Fuel cell Model
This paper is organized as follows: The HESS system
The Oxide Solid Fuel Cell (OSFC) model is based on
description, OS-Fuel cell model and the DC-DC converter
the relation between the oxygen, hydrogen and water
model are presented in Section II. The PC controller
partial pressures, with the voltage delivered by the stack
design is presented in Section III. The simulation results
(Fig.3). The thermodynamic and electrochemical behavior
for a step change in load demand and OSFC power step
of which the fuel cell is the seat will allow arriving at the
change are presented in Section IV. Finally, the
equation giving its voltage vcell given by [2-13]:
conclusions of the paper are summarized in Section V.
 RT PH 2 PO 2 
vcell  N 0  E0  log( )  r I s (1)
II. HYBRID ENERGY STORAGE SYSTEM  2F PH 2O 
Where:
II.1. HESS System Description PH2 hydrogen partial pressure [atm];
The battery system and SC energy storage system
PO2 oxygen partial pressure [atm];
are connected to the DC link with a bi-directional
DC-DC converter and the OS-fuel cell system is PH2O water partial pressure [atm];
connected to the DC link with a boost converter
(Fig.2). N0 number of series fuel cells in the stack;

As shown in Fig. 2, Cdc and Rdc are the filter Is stack current [A];
capacitance and the load demand of the system, Lb ,
r stack internal resistance
Lcell and Lsc are the filter inductors for the battery,
Fuel cell and SC connected DC-DC converters. ib , F Faraday’s constant [C/kmol];
icell and i sc are the currents flowing through the filter
R universal gas constant [(J/(kmolK)];
inductor of the DC-DC converters. v b , vcell and v sc
are the input voltage for the battery, fuel cell and SC T absolute temperature [K];
connected DC-DC converters. swb , sw sc and swcell
E0 open circuit voltage [V]
are the control switching signals for the DC-DC
converters. The switching signals ( sw sc , swsc ) and (
The dynamic stack model can be given by calculating
swb , swb ) for the SC and battery converters are the partial pressure of H2, O2 and H2O and their derivatives
complementary to each other. as a function of time [13]. Admitting that the activation

USTO-MB 2019 Page 142


Annexes

and concentration losses at the cell are neglected, only the dvdc / b (t )
ohmic losses which appear in the model which is C dc  (1  sw sc / b )isc / b (t )  (idc (t )  icell (t )  ib / sc (t ))
dt
considered as constant.
By replacing equations (2, 3 and 4) in (1), we can arrive at (6)
the dynamic model of the stack (Fig.3). Taking into account the different switching states of
1 swSC/b, the discrete-time equations of (5) and (6) are
KH2 given by:
PH 2 
1 H2 S  Ts
isc / b (k  1)  L v sc / b (k )  isc / b (k ) if swsc / b  1
(2)  sc
1 
i (k  1)  Ts v (k )  v (k )  i (k ) if sw
sc / b  0
PO2 
K O2  sc / b Lsc / b
sc / b dc sc / b

1   O2 S
(7)
(3) 
vdc (k  1)   C idc (k )  icell (k )  ib (k )  vdc (k )
Ts
1  dc
K H 2O  if sw sc / b  1
PH 2O  (4) 
1   H 2O S v (k  1)  Ts i (k )  i (k )  i (k )  i (k )   v (k )
 dc C dc
sc dc cell b dc

Where: 
if sw sc / b  0
Kr Modeling constant [Kmol/sA]
 H 2 Hydrogen time constant [s] (8)
In high frequency sampled, the currents idc, ib and icell
 O2 Oxygen time constant [s]
can be considered as constant. Thus, it can be
 H 2O Water time constant [s] expressed in discrete-time form as:
K H 2 Hydrogen valve molar constant [kmol/(atm s)] idc (k  1)  idc (k )
icell (k  1)  icell (k ) (9)
K O2 Oxygen valve molar constant [kmol/(atm s)];
ib (k  1)  ib (k )
K H 2O Water valve molar constant [kmol/(atm s)];
Combining equations (7), (8) and (9) the state-space
Is model of SC/OSFC DC-DC converter system can be
described by Eq.(6).
x(k  1)  A  B.sw sc / b x(k )  C.v sc / b (k )
2Kr 2Kr r (10)
y (k )  i sc b (k )  D.x(k )

Where x(k )  isc (k ) vdc (k ) idc (k ) icell (k ) ib (k ) ,


T
-
+
qH2 and the A, B, C and D matrices are :
-
 1  Ts Lsc / b 0 0 0 
qO2 + T C 1  Ts Cdc Ts Cdc Ts Cdc 
 s dc
A  0 0 1 0 0 
 
1 1
 0 0 0 1 0 
 0 1 
1
K H2 K H 2O K O2 0 0 0
1   H2 S 1   H 2O S 1   O2 S
 0 Ts Lsc / b 0 0 0
 T C 0 0 0 0
 s dc
-
vcell B  0 0 0 0 0 ,
 RT PH 2 PO 2  +  
N 0  E0  log( )  0 0 0 0 0
   0 0 0 0
2F PH 2O
0

Fig. 3. Dynamic model of SOFC system


C  Ts Lsc / b 0 0 0 0T

and
II.3. SC/Battery DC-DC Converter Model
D  1 0 0 0 0
The SC/battery DC-DC converter model in continuous
conduction mode is given by equations (5) and (6),
disc / b (t )
Lsc / b  v sc / b (t )  (1  sw sc / b )vdc / b (t ) (5)
dt
USTO-MB 2019 Page 143
Annexes

III. PREDICTIVE CONTROL STRATEGY DESIGN  Cg Bg  0 


 
The predictive control (PC) method is used for the inner and G    
current control loop to generate the average voltages of the Cg Ag N 1Bg  Cg Bg 
 
battery and Supercapacitor and consequently the switching
states DC-DC converters for the DC link voltage. For the
outer voltage control loop, a classical PI controller is used
The usual form of the matrix criterion for the
to generate the battery and SC current references to be predictive control PC is written as follows [10]:
handled by HESS.
The block diagram representation of the predictive  1 0 
J k  ( yˆ  w) T , v sc / b T     yˆ  w 
 
0  u  v sc / b  (15)
control (PC) method is shown in Fig. 4. The outer
 J T
 J
voltage control loop generates the SC and battery
current isc / b ( ref ) to be handled by the HESS with a Combining vector ŷ from Eq.(14) to (15) gives:
simple classical PI controller. The future current
1 0   yˆ  w   G  ( w  F ) 
isc / b (k  j ) and the state vector x(k  j ) are used as J        v sc / b    (16)
future references in the minimization algorithm 0 u  v sc / b  u   0 
block. J is a column vector and its Euclidean norm equals a
The main objective of the PC method is generates cost of the square root of the criterion (15), λu is the
switching signals which maintain the SC and battery control weighting and w is the SC/battery reference
current according to their current references. In order current.
vcell vb vsc
to constitute the recursive character of the predictive Predictive controller
control, one of the possibilities must employ the vdc(ref) isc/b(ref)
Voltage SWsc
following simple modification of the model (10). Controller vdc(k)

x(k  1)  A  B.sw sc / b x(k )  C.v sc / b (k ) Min(Jk) SWb HESS


isc/b(k)
v sc / b (k  1)  v sc / b (k )  .v sc / b (k ) (11) isc/b(k+j)

y(k )  D.x(k ) vdc(k) x(k+j) x(k)


Vsc Vb

After the condensation of Eq.(11) gives Eq.(12) to the Stat space


Predictor
same form as Eq.(10)

x g (k  1)  Ag x g (k )  B g v sc / b (k ) , isc/b(k) x(k)

 x(k  1) 
y (k )  isc / b (k )  C g x g (k ), x g (k  1)    (12)
v sc / b (k )
Fig.4 Predictive Control scheme of Hybrid Energy Storage System
 A  B.sw sc / b C 0 
Ag   , B g   , C g  D 0
 0 1  1 The goal is to search for v sc / b , which minimizes
Based on the state-space model (12), the prediction the square root (16); which means, that v sc / b
leads to the repetitive insertion (13). minimizes the J norm, and so both criterion (15)
and the minimization leads to a system of algebraic
xˆ g (k  1)  Ag x g (k )  B g v sc / b (k ) equations (17).
yˆ (k  1)  C g Ag x g (k )  C g B g v sc / b (k )
   (13) G  ( w  F ) 
  v sc / b   0 (17)
xˆ g (k  N )  Ag N
x g (k )    B g v sc / b (k  N  1)  u  0 

yˆ (k  N )  C g Ag N
x g (k )    C g B g v sc / b (k  N  1) A quadratic programming and enumeration method
are used [11] which makes it possible to calculate the
In condensed notation, the prediction equation is: control signal v sc / b and the switching state signal
sw sc / b .
yˆ  F  G vsc / b (14)
The SC/battery future vector control signal Vsc / b
 C g Ag 
Where   over the prediction horizon is:
F    x g (k ),
C g Ag N 
 

USTO-MB 2019 Page 144


Annexes

T
v sc / b (k ) v sc / b (k  N1 ) ...  70
Vsc / b    (18)
   
vdc[V]
 v sc / b ( k N u ) .... v sc / b ( k N 2 
) 60

50
The SC/battery optimal switching state vector
SWsc / b of DC-DC converter over the prediction 40 49

horizon is:
30
48.5
T
 sw sc / b (k ) sw sc / b (k  N1 ) ...  20
SWsc / b    (19) 48
 sw sc / b (k  N u ) .... sw sc / b (k  N 2 ) 10

1.5 2 2.5
0
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3
IV. SIMULATION RESULTS
The nominal OS-Fuel cell; battery/SC DC-DC converter 4
parameters and the predictive controller parameters are
3.5 ifuel cell [A]
given in Table I, Table II and Table III respectively
(Appendix). 3

2.5
IV.1. OS Fuel cell power step Change
2
In the first case study, a step change in the Fuel
1.5
cell power is done. In this scenario, the load is kept
constant at Rdc=50Ω. The step change is applied to 1
the stable steady state system by changing the current 0.5
references for the Fuel cell converter control.
0
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3
The simulation results for a step increase and step
decrease in Fuel cell power are shown in Fig.5 and
Fig.6 respectively. The results show that the high- 0
ib [A]
frequency current is handled by the SC system and
the average slow varying power demand is supplied
-0.5
by the battery system. This reduces the stress in the
battery system. ΔV for a step increase and step
decrease in Fuel cell power are 0.35V and 0.25V -1
respectively. This simulation shows that the system is
stable and able to handle the step change in Fuel cell
-1.5
power effectively.

-2
IV.2. Load Step Change
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3
The simulation results for a step increase in load
demand are shown in Fig. 7. The load resistance Rdc 4
is decreased from 50Ω to 25Ω which increases the 3
iSC[A]

load current (ildc) from 0.96A to 1.92A. The current


2
from Fuel cell (icell) is kept constant at 2A during the
step change in load demand. During this scenario, the 1
transient power is supplied by the SC and the average 0
power demand is supplied by the battery system.
-1

The simulation results for a step decrease in load -2


demand are shown in Fig. 8. In this scenario, Rdc is -3
increased from 25Ω to 50Ω which decreases the load
-4
current (ildc) from 1.92A to 0.96A. The current from 0 0.5 1 1.5 2 2.5 3
the Fuel cell (icell) is kept constant at 2A. The excess Time[s]
power due to a sudden decrease in the load demand Fig. 5. Step increase in Fuel cell generation.
while the generation is constant is absorbed by HESS.

USTO-MB 2019 Page 145


Annexes

70 70
vdc[A] 68 vdc [V]

66
65 48.5
64
49
62 48
60
60
48
58 47.5
55 56
47
47
54
1.5 2 2.5
50 52
1.5 2 2.5
50
48
45
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 0 0.5 1 1.5 2 2.5 3

4
ifuel cell[A] 2

ifuel cell

3.5 1.8 ildc

1.6

3
1.4

2.5 1.2

1
2
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 0 0.5 1 1.5 2 2.5 3

0 2

ib [A]
-0.5 1.5

-1 1
ib [A]

0.5
-1.5

0
-2
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 0 0.5 1 1.5 2 2.5 3

4 4
iSC[A] iSC[A]
3 3

2 2

1 1

0 0

-1 -1

-2 -2

-3 -3

-4 -4
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 0 0.5 1 1.5 2 2.5 3
Time[s]
Time[s] Fig. 7. Step increase in load demand.
Fig. 6. Step decrease in Fuel cell generation.

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Annexes

70
V. CONCLUSION
vdc[V]
68 This paper presented the Predictive Control method for
66 49 the battery and SC based HESS in DC grid applications.
64 The proposed control method uses a minimization
48.5
62 algorithm to obtain an optimal control signals. The SOFC
60
48 is used to generate the power and the HESS is used to
58 generate the power when SOFC power is not sufficient for
56 47.5 the load demand. The performance of the proposed control
54 method of HESS is tested for constant and varying
47
52 1.5 2 2.5 utilization mode of operations. The effect of varying in the
50 load demand on the performance of HESS is also analyzed.
48 The proposed predictive controller keeps the DC voltage at
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 the desired value and gives information about the state of
charge of SC and battery storage system.

2
APPENDIX
ifuel cell[A]
1.8 TABLE I
ildc

1.6 FUEL CELL AND REFORMER PARAMETERS [14]

1.4
Parameters Values
1.2
R 8314.47 [J/(KmolK)]
1
T 343 [K]
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3
F 96484600 [C/Kmol]

N0 88
2 ib [A]
Kr= N0/2F 4.5604 x 10-7 [kmol/ (s A)]
1.5
E0 1.18[V]

r 0.0126 [Ω]
1

KH2 4.22*10-5[Kmol/(s atm)]

0.5 KO2 2.11*10-5[Kmol/(s atm)]

KH2O 7.716*10-6[Kmol/(s atm)]


0
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 τ H2 3.37 [s]

τH2O 18.418[s]
4
iSC[A] τ O2 6.74 [s]
3

2
TABLE II
1
NOMINAL BATTERY AND SC DC-DC CONVERTER[15]
0

-1 vb ib Lb vdc Cdc Rdc

-2 24V 2A 6.1mH 48V 2350μF 48Ω


-3 vsc isc Lsc vdc Cdc Rdc
-4
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 30V 1.6A 6.1mH 48V 2350μF 48Ω
Time[s]
Fig. 8. Step decrease in load demand.

USTO-MB 2019 Page 147


Annexes

TABLE III Fuel Cell Power Plant”, IEEE Transactions on Power


System 2004; 19(4):1020-103.
PREDICTIVE CONTROLLER PARAMETERS [15] W. Greenwell and A. Vahidi, “Predictive control of voltage
and current in a fuel cell-ultracapacitor hybrid,” IEEE
Ts N1 N2 Nu λu Trans. Ind. Electron., vol. 57, no. 6, pp. 1954–1963, Jun.
2010.
75 μs 1 5 2 100

AUTHORS’ INFORMATION
1
B.Bessedik is with University of Science and Technology Mohamed-
Boudiaf El Mnaouar, BP 1505, Bir El Djir 31000, Oran, Algeria.
REFERENCES (e-mail: bou.bessedik@gmail.com).
2
M.Tioursi is with University of Science and Technology Mohamed-
[1] Alireza, K.; Li, Z.H. Battery, ultracapacitor, fuel cell, and
Boudiaf El Mnaouar, BP 1505, Bir El Djir 31000, Oran, Algeria.
hybrid energy storage systems for electric, hybrid electric, (e-mail: mtioursidz@yahoo.fr).
fuel cell, and plug-in hybrid electric vehicles: State of the 3
H.Khouidmi is with Hassiba Benbouali University of Chlef, BP 151 Hie
art. IEEE Trans. Veh. Technol. 2010, 59, 2806–2814. Es-Salam 02000, Chlef Algeria.
[2] K. Sedghisigarchi, Ali Feliachi, “Dynamic and Transient (e-mail: h.khouidmi@univ-chlef.dz).
Analysis of power distribution systems with fuel cell- Part I
Fuel-cell Dynamic Model”, IEEE Transactions on Energy Boubakar Bessedik (Ing, Assis Prof) was born in S.M.Benali, Algeria, in
Conversion, Vol, 19, No.2, June 2004. 1978. He received his BS degree in electrical engineering from the
University of Sciences and Technology of Oran, (USTO), Algeria until
[3] P. J Hall and E. J Bain. Energy-storage technologies and
1996 and the MS degree from USTO-Oran-Algeria 2003. He joined the
electricity generation. Energy Policy, 36(12):4352-4355, Department of Electrical Engineering, USTO-Oran –Algeria as a D.sc.
December 2008. student. He is currently an Assistant Professor in the Faculty of
[4] H.Elwarfalli, A.Muntaser, J.Kumar and G.Subramanyam, Technology at the Hassiba Benbouali University of Chlef-Algeria. His
“Design and implementation of PI controller for the hybrid research interests include Energy systems, power electronic converters
energy system”, IEEE Conference Proceedings, pp. 170- and advanced control.
172, 2016.
[5] Junyi Shen, Alireza Khaligh, "Design and Real-Time Mustapha Tioursi He received his MS (1984) and PhD (1990) degrees in
electrical engineering from the University Paris IV. Currently, he is a
Controller Implementation for a Battery-Ultracapacitor
Professor of the University of Sciences and Technology, Oran, Algeria.
Hybrid Energy Storage System", IEEE Transactions on His primary areas of interest are control and modeling alternative energy
Industrial Informatics, vol. 12, no. 5, pp. 1910-1918, Oct. power generation systems and applications of intelligent controls to
2016. power systems.
[6] M. Michalczuk, B.Ufnalski, G. Lech,. “Fuzzy logic control
of a hybrid battery ultracapacitor energy storage for an
urban electric vehicle”. In Proceedings of 8th International Houari Khouidmi was born in Algeria. He was post graduated from the
Conference and Exhibition on Ecological Vehicles and higher teacher training school of technical teaching (ENSET), Oran,
Renewable Energies (EVER), Monte Carlo, France, 27–30 Algeria until 2006. In 2009, he joined the Sidi Bel-Abbès University,
Algeria as a D.sc. He is currently an Associate Professor in the
March 2013; pp. 1–7.
Department of Electronics at the Hassiba Benbouali University of Chlef.
[7] G. Boukettaya, L. Krichen, A. Ouali, "Fuzzy logic His research interests include power electronic converters, predictive
supervisor for power control of an isolated hybrid energy control intelligence control and the advanced control of electrical drives.
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[8] J. Shen, A. Khaligh, "A supervisory energy management
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[10] M. P. Akter, S. Mekhilef, N. M. L. Tan, and H. Akagi,
“Modified model predictive control of a bidirectional ac-dc
converter based on Lyapunov function for energy storage
systems,” IEEE Trans. Ind. Electron., vol. 63, no. 2, pp.
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[11] P. Karamanakos, K. Pavlou, S. Manias, "An Enumeration-
Based Model Predictive Control Strategy for the Cascaded
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Industrial Electronics, vol. 61, no. 7, July 2014.
[12] B. Hredzak, V. G. Agelidis, and M. Jang, “A model
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Active and Reactive Power Control of Stand-Alone PEM

USTO-MB 2019 Page 148


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Résumé
Intitulé de la Thèse : Contribution A l’Etude Des Systèmes hybrides :PV/Pile à
Combustible/Supercondensateur

Abstract:

The main objective of this work concerns a proposal and the energy flow management of a
SEH hybrid energy system, the latter consists of a SOFC fuel cell, a PV photovoltaic generator
and a hybrid storage system composed of super capacitor and battery.

At first, the different components of our SEH hybrid system were modeled and
simulated separately to confirm their validity. This was done in the case of a battery directly
supplied with H2 and in the case where it is fed via a reformer.

The second phase of this work consists in associating the different models of each
component to build the complete model of the SEH hybrid system considered.

The simulation on MATLAB-SIMULINK for given load variations has made it possible to test
the validity of the proposed control means and also confirms the feasibility of such a system
with satisfactory results.

Based on the Hybrid Energy System Flow Management Strategy and the developed
model in this thesis will provide a preliminary study and a solid foundation for any simulation
and/or practical realization of a renewable energy system.

:‫ملخص‬

‫ الذي يتكون من خلية وقود‬، SEH ‫الهدف الرئيسي من هذا العمل يتعلق باقتراح وإدارة تدفق الطاقة لنظام الطاقة الهجينة‬
.‫ الضوئية ونظام تخزين هجين يتكون من سوبر مكثف والبطارية‬PV ‫ ومولد‬SOFC
‫ تم ذلك في حالة وجود‬.‫ المختلط والمحاكاة بشكل منفصل لتأكيد صحتها‬SEH ‫ تم تصميم المكونات المختلفة لنظام‬،‫في البداية‬
.‫ وفي الحالة التي يتم تغذيتها عبر مصلح‬H2 ‫بطارية مزودة مباشرة بـ‬
.SEH ‫تتمثل المرحلة الثانية من هذا العمل في ربط النماذج المختلفة لكل مكون لبناء النموذج الكامل للنظام الهجين‬
‫ كما‬، ‫ لتغيرات الحمل المعطاة اختبار صالحية وسائل التحكم المقترحة‬MATLAB-SIMULINK ‫أتاحت المحاكاة على‬
.‫تؤكد جدوى مثل هذا النظام بنتائج مرضية‬
‫استنادًا إلى إستراتيجية إدارة تدفق الطاقة للنظام الهجين والنموذج الذي تم تطويره في هذه األطروحة والذي سيوفر دراسة‬
.‫أولية وأساسًا قويًا ألي تحقيق عملي لنظام الطاقة المتجددة‬

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