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RÉPUBLIQUE DU BENIN

--------------------
MINISTÈRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR
ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
--------------------
UNIVERSITÉ D’ABOMEY-CALAVI
--------------------
ÉCOLE POLYTECHNIQUE D’ABOMEY-CALAVI
--------------------
DÉPARTEMENT DE GÉNIE CIVIL

MÉMOIRE DE FIN D’ÉTUDE POUR L’OBTENTION DU


DIPLÔME D’INGÉNIEUR DE CONCEPTION EN GÉNIE CIVIL

THÈME

UTILITÉ DE LA PRÉCONTRAINTE DANS LE


DIMENSIONNEMENT D’UN BÂTIMENT
R+3 À USAGE ADMINISTRATIF
Présenté et soutenu publiquement le 22 Avril 2021 par :
SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa

Superviseur : Encadrant :
Prof. OLODO E. T. Emmanuel Dr DOKO K. Valéry
Enseignant-Chercheur à l’EPAC/UAC Enseignant-Chercheur à l’EPAC/UAC
Professeur Titulaire des Universités du CAMES Maître Assistant des Universités du CAMES

Président du Jury :
Prof. GIBIGAYE Mohamed, Enseignant à l’EPAC/UAC

Membres du Jury :
Dr YABI Crespin P., Enseignant à l’EPAC/UAC
Dr ZINSOU C. Luc, Enseignant à l’EPAC/UAC
Dr DOKO K. Valéry, Enseignant à l’EPAC/UAC

Année Académique 2018-2019 | 4ème Promotion


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

SOMMAIRE
SOMMAIRE ………………………………………………………………………………… ii
DÉDICACES ……………………………………………………………………………….. iii
REMERCIEMENTS …………………………………………………………………..…... iv
LISTE DES ABRÉVIATIONS …...………………………………………......................... vi
LISTE DES FIGURES ……………………………………………………………….….... vii
LISTE DES TABLEAUX ………………………………………………………………..… ix
RÉSUMÉ ………………………………………………………………………………….. xiii
ABSTRACT ………………………………………………………………………………. xiv
INTRODUCTION GÉNÉRALE …………………………………………………………... 1
HYPOTHÈSES DE L’ÉTUDE …………………..………………………………………… 3
1ÈRE PARTIE : GÉNÉRALITES SUR LES MATÉRIAUX BÉTON ARMÉ & BÉTON
PRÉCONTRAINT ET REVUE DE LITTÉRATURE …………………………………… 4
Chapitre I : Généralités sur le béton armé ………………………………………………...... 5
Chapitre II : Généralités sur le béton précontraint ……………………………………….. 18
Chapitre III : Revue de littérature sur la précontrainte dans le bâtiment …………….….. 31
2ÈME PARTIE : PRÉSENTATION DU PROJET ET DIMENSIONNEMENT DE LA
STRUCTURE EN BÉTON ARMÉ & BÉTON PRÉCONTRAINT ………………….... 39
Chapitre IV : Présentation du projet de construction du bâtiment R+3 de l’hôtel de ville de
la Mairie de Sèmè-Podji ……………………………………………………………………. 40
Chapitre V : Dimensionnement de la structure dans le cas d’une ossature entièrement
béton armé ……………………………………………………………………………..…… 54
Chapitre VI : Dimensionnement de la structure dans le cas d’une ossature associant béton
armé & béton précontraint …………………………………………………………….….. 102
3ÈME PARTIE : ANALYSE ET DISCUSSION DES RÉSULTATS ………………… 139
Chapitre VII : Analyse et discussion des résultats de calcul de la structure dans le cas d’une
ossature entièrement en béton armé …………………………………………………...…. 140
Chapitre VIII : Analyse et discussion des résultats du calcul de la structure dans le cas
d’une ossature associant béton armé & béton précontraint ……………………………... 153
CONCLUSION GÉNÉRALE ET PERSPECTIVES …………………………………... 163
BIBLIOGRAPHIE ……………………………………………..…………...……………... xv
TABLE DES MATIÈRES ………………………………………………………………... xvi

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d’un bâtiment R+3 à usage administratif

DÉDICACE

« Un peuple qui ne connaît pas son passé, ses origines et sa culture ressemble à un arbre
sans racines », Marcus Garvey (1887-1940).

À mon père Fidèle SEMAKO, Officier du Génie Militaire, pour avoir su susciter en moi
très tôt, par son exemple, un intérêt particulier pour le fascinant univers du génie civil.

À ma mère Denise HOUNKPONOU, pour avoir su me transmettre à un âge très précoce


sa rigueur, sa minutie et son sens du détail qui me sont encore fort utiles aujourd’hui.

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d’un bâtiment R+3 à usage administratif

REMERCIEMENTS
La réalisation de ce mémoire a été possible grâce au concours fort appréciable de plusieurs
personnes à qui je voudrais témoigner toute ma gratitude pour leurs diverses contributions.

Je voudrais tout d’abord adresser toute ma reconnaissance à l’endroit de mon Maître de


Mémoire, le Professeur OLODO E. T. Emmanuel, Professeur Titulaire des Universités
du CAMES, Directeur du Laboratoire d’Energétique et de Mécanique Appliquée (LEMA/
EPAC) ainsi qu’à l’endroit de mon Encadrant, le Docteur DOKO K. Valéry, Maître
Assistant des Universités du CAMES, Chef du Département de Génie Civil de l’Ecole
Polytechnique d’Abomey-Calavi (EPAC), pour l’encadrement qu’ils m’ont fourni et les
connaissances qu’ils ont su me transmettre. Je les remercie également pour leur disponibilité
et la qualité de leurs judicieux conseils qui ont contribué à alimenter ma réflexion.

Je désire aussi remercier l’ensemble du corps enseignant de l’Ecole Polytechnique d’Abomey-


Calavi (EPAC) en général, et plus particulièrement ceux du Département de Génie Civil pour
m’avoir fourni les outils nécessaires à la réussite de mes études d’ingénieur ; en l’occurrence :

Professeur Guy Alain ALITONOU, Directeur de l’EPAC ;


Professeur François Xavier FIFATIN, Directeur Adjoint de l’EPAC ;
Professeur Fidèle Paul TCHOBO, Chef du Centre Autonome de Perfectionnement ;
Professeur Edmond ADJOVI, Professeur Titulaire des Universités du CAMES ;
Professeur Léopold DEGBEGNON, Professeur Titulaire des Universités du CAMES ;
Professeur Aïssè Gérard GBAGUIDI, Professeur Titulaire des Universités du CAMES ;
Professeur Mohamed GIBIGAYE, Professeur Titulaire des Universités du CAMES ;
Professeur François de Paule CODO, Professeur Titulaire des Universités du CAMES ;
Docteur Victor GBAGUIDI, Maître de Conférences des Universités du CAMES ;
Docteur Adolphe TCHEHOUALI, Maître de Conférences des Universités du CAMES ;
Docteur Yvette TANKPINOU, Maître de Conférences des Universités du CAMES ;
Docteur Martin AÏNA, Maître de Conférences des Universités du CAMES ;
Docteur Ezéchiel ALLOBA, Maître Assistant des Universités du CAMES ;
Docteur Gossou Jean HOUINOU, Maître Assistant des Universités du CAMES ;
Docteur Agathe SOUROU Epse HOUINOU, Maître Assistant des Universités CAMES ;
Docteur Agapi HOUANOU, Maître Assistant des Universités du CAMES ;
Docteur Mathias SAVY, Maître Assistant des Universités du CAMES ;
Docteur Crépin ZEVOUNOU, Maître Assistant des Universités du CAMES ;

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Docteur Taofic BACHAROU, Maître Assistant des Universités du CAMES ;


Docteur Codjo Luc ZINSOU, Enseignant à l’EPAC ;
Docteur Epiphane T. S. WANKPO, Enseignant à l’EPAC.

Un grand merci au Docteur Crespin Prudence YABI pour sa précieuse contribution et sa


disponibilité, à travers les précisions et éclaircissements qu’il m’a apportés à maintes reprises
sur certains aspects particuliers du dimensionnement des structures en béton précontraint.

Je tiens à remercier spécialement Monsieur ZOHOUNGBOGBO Prosper, Ingénieur d’Etat


en Génie Civil, Spécialiste en Structure, Directeur Général du Bureau d’Etude et de Contrôle
Acier Conseils & Services (ACS SARL), Chef de la Mission de Contrôle des Travaux de
Construction de l’Hôtel de Ville de Sèmè-Podji, pour m’avoir offert l’opportunité de travailler
sur ce projet qui a servi de base à la rédaction de ce mémoire, en me donnant librement accès
à toute la documentation technique qui m’a été nécessaire. Merci pour votre disponibilité, vos
précieux conseils, vos suggestions pertinentes et vos orientations qui m’ont sans cesse guidé.

Je voudrais témoigner toute ma gratitude à mon cher ami et grand-frère, Monsieur ADJAHO
Olivier Poitiers, Ingénieur de Conception en Génie Civil, Superviseur des Travaux à
l’Agence d’Exécution des Travaux Urbains (AGETUR SA), pour sa contribution inestimable
à l’aboutissement heureux de ce projet de mémoire et surtout pour son soutien indéfectible et
permanent, n’hésitant souvent pas à me mettre généreusement en relation avec diverses
personnes ressources de son carnet d’adresses chaque fois que le besoin se faisait sentir.

Je voudrais également exprimer ma reconnaissance envers tout le personnel du Bureau


d’Etudes ACS SARL, et en particulier Monsieur Hébert GNANGLÈ, Technicien Supérieur
en Génie Civil, Contrôleur Permanent des Travaux de Construction de l’Hôtel de Ville de
Sèmè-Podji, pour sa généreuse disponibilité et son assistance tout au long de cette démarche.

Mes remerciements vont également à l’endroit de mon oncle, Monsieur SAGBO Y. Abel,
Expert en Génie Civil, Directeur Général de l’Entreprise LA RUCHE CONSTRUCTION, qui
m’a permis de faire mes premiers pas dans le monde professionnel à ses côtés, dès mon
adolescence, et m’a sans cesse soutenu et encouragé à aller jusqu’au bout de cette aventure.

Enfin, je tiens à remercier de tout mon cœur mon épouse Alice GOUGBE, pour son soutien
moral sans faille tout au long de ma démarche. Egalement, un grand merci à mon associée,
Mireille NOUKPO pour sa contribution morale à la concrétisation de ce projet de mémoire.

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LISTE DES ABRÉVIATIONS

AHP Analytic Hierarchy Process

BA Béton Armé

BAEL Béton Armé aux Etats Limites

BP Béton Précontraint

BPEL Béton Précontraint aux Etats Limites

CNERTP Centre National d’Essais et de Recherches des Travaux Publics

DTU Document Technique Unifié

ELS Etat Limite de Service

ELU Etat Limite Ultime

ERP Etablissement Recevant du Public

FP Fissuration Préjudiciable

FPP Fissuration Peu Préjudiciable

FTP Fissuration Très Préjudiciable

GES Gaz à Effet de Serre

HA Haute Adhérence

HLE Haute Limite Elastique

MAUT Multi Attribute Utility Theory

R+3 Rez-de-chaussée + Trois Etages

TBR Très Basse Relaxation

TN Terrain Naturel

VRD Voiries et Réseaux Divers

WSM Weight Sum Method

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LISTE DES FIGURES


Figure 1.1 : Principe du béton armé ………………………………………………………….. 7
Figure 1.2 : Fonctionnement en flexion ……………………………………………………… 8
Figure 1.3 : Fonctionnement en cisaillement ………………………………………………… 8
Figure 1.4 : Evolution de la résistance fcj, en fonction de l’âge du béton ……………………. 9
Figure 1.5 : Evolution de la résistance à la traction ftj, en fonction de la résistance à la
compression fcj ……………………………………………………………………………… 10
Figure 1.6 : Contrainte appliquée et déformation engendrée en fonction du temps pour un
essai de fluage d’éprouvette de béton …………………………………………………..…... 10
Figure 1.7 : Diagrammes contrainte-déformation d’essais de traction sur les différents types
d’acier d’armature …………………………………………………………………….…….. 12
Figure 1.8 : Définition de l’ancrage normal ………………………………………………… 13
Figure 1.9 : Dispositions constructives à mettre en œuvre pour se prémunir des désordres dus
à la poussée au vide …………………………………………………………………………. 13
Figure 1.10 : Diagrammes de calcul du béton aux ELU et aux ELS ……………………….. 14
Figure 1.11 : Diagrammes de calcul de l’acier aux ELU et aux ELS ………………………. 15
Figure 1.12 : Protection des armatures et conditions de bétonnage correct …………………….. 17
Figure 2.1 : Principe de la précontrainte ……………………………………………………. 21
Figure 2.2 : Diagramme de calcul des tréfilés et torons …………………………………….. 23
Figure 2.3 : Diagramme de calcul des fils et des barres …………………………………….. 24
Figure 2.4 : Procédé de précontrainte par pré-tension ……………………………………… 25
Figure 2.5 : Etapes de réalisation de la précontrainte par pré-tension ……………………… 26
Figure 2.6 : Procédé de précontrainte par post-tension ……………………………………... 27
Figure 2.7 : Etapes de réalisation de la précontrainte par post-tension ……………………... 27
Figure 2.8 : Modalités de mise en tension de l’acier en post-tension ………………………. 28
Figure 4.1 : Vue en perspective de l’immeuble …………………………………………….. 41
Figure 4.2 : Vue en plan du rez-de-chaussée ……………………………………………….. 43
Figure 4.3 : Vue en plan du premier étage ………………………………………………….. 44
Figure 4.4 : Vue en plan du deuxième étage ………………………………………………... 45
Figure 4.5 : Vue en plan du troisième étage ………………………………………………... 46
Figure 4.6 : Vue en plan de la terrasse accessible ………………………………………….. 47
Figure 4.7 : Localisation géographique du site d’implantation …………………………….. 51
Figure 4.8 : Vue en plan de l’ouvrage spécifique étudié sur le projet …………………........ 52

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Figure 5.1 : Schéma d’implantation des éléments porteurs du plancher haut RDC ………... 57
Figure 5.2 : Plan de poutraison du plancher haut RDC …………………………………….. 62
Figure 5.3 : Plan de fondation de la structure entièrement en béton armé ………………… 101
Figure 6.1 : Impératifs d’enrobage affectant le coffrage minimale des poutres …………... 111
Figure 6.2 : Poutre de section rectangulaire ……………………………………………….. 113
Figure 6.3 : Position des gaines dans la section la plus sollicitée …………………….…… 117
Figure 6.4 : Fuseau de passage des poutres 4-4, 5-5 et 7-7 ………………………..……… 119
Figure 6.5 : Tracé du câble moyen fictif des poutres 4-4, 5-5 et 7-7 …………………….... 120
Figure 6.6 : Tracé simultané du fuseau de passage et du câble moyen fictif ……………… 120
Figure 6.7 : Diagramme des contraintes induites en situation d’exécution dans la section des
poutres 4-4, 5-5 et 7-7 à mi-travée sous l’effet des charges P1 et Mmin …………………… 134
Figure 6.8 : Plan de fondation de la structure associant béton armé et béton précontraint ... 138
Figure 7.1 : Comparaison des deux variantes de structure ………………………………… 149
Figure 7.2 : Ecart Relatif entre les deux variantes de structure entièrement en BA ………. 150
Figure 8.1 : Comparaison quantitative des deux variantes de structure …………………… 159
Figure 8.2 : Ecart Relatif entre les deux variantes de structure sur les critères quantitatifs . 159

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d’un bâtiment R+3 à usage administratif

LISTE DES TABLEAUX


Tableau 2.1 : Caractéristiques géométriques des fils ……………………………………….. 22
Tableau 2.2 : Caractéristiques géométriques des barres ……………………………………. 22
Tableau 2.3 : Caractéristiques géométriques des torons ………………………………….… 23
Tableau 4.1 : Caractéristiques géométriques de l’ouvrage …………………………….…… 48
Tableau 5.1 : Identification des éléments porteurs du plancher haut RDC ………………… 58
Tableau 5.2 : Prédimensionnement des panneaux de plancher à corps creux ……………… 59
Tableau 5.3 : Prédimensionnement des panneaux de plancher dalle pleine ………………... 60
Tableau 5.4 : Prédimensionnement des poutres …………………………………………...... 60
Tableau 5.5 : Prédimensionnement des poteaux …………………………………………..... 61
Tableau 5.6 : Evaluation des charges sur planchers ………………………………………… 62
Tableau 5.7 : Descente des charges sur poutrelles ………………………………………….. 63
Tableau 5.8 : Descente des charges sur poutres …………………………………………….. 63
Tableau 5.9 : Descente des charges sur poteaux ……………………………………………. 64
Tableau 5.10 : Combinaison d’actions sur les planchers …………………………………… 65
Tableau 5.11 : Combinaison d’actions sur les poutrelles …………………………………… 65
Tableau 5.12 : Combinaison d’actions sur les poutres ……………………………………… 66
Tableau 5.13 : Combinaison d’actions sur les poteaux ……………………………………... 66
Tableau 5.14 : Types de sollicitation et éléments de réduction de la section droite ………... 67
Tableau 5.15 : Calcul des sollicitations des planchers ……………………………………… 68
Tableau 5.16 : Calcul des sollicitations des poutrelles ……………………………………... 68
Tableau 5.17 : Calcul des sollicitations des poutres isostatiques …………………………… 68
Tableau 5.18 : Calcul des sollicitations des poutres continues ……………………………... 69
Tableau 5.19 : Calcul des sollicitations des poteaux ……………………………………….. 69
Tableau 5.20 : Calcul de la table de compression ………………………………………….. 70
Tableau 5.21 : Calcul des poutrelles ………………………………………………………... 73
Tableau 5.22 : Calcul de la dalle pleine …………………………………………………….. 76
Tableau 5.23 : Calcul des poutres isostatiques (ferraillage en travée) ……………………… 79
Tableau 5.24 : Calcul des poutres continues (ferraillage en travée et sur appuis) ………….. 82
Tableau 5.25 : Récapitulatif des résultats de calcul des poutres continues …………………. 87
Tableau 5.26 : Dimensionnement des poteaux en compression simple …………………….. 88
Tableau 5.27 : Dimensionnement du poteau en traction simple (tirant vertical) …………… 90
Tableau 5.28 : Récapitulatif des résultats de dimensionnement des poteaux ………………. 91

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d’un bâtiment R+3 à usage administratif

Tableau 5.29 : Contraintes issues des essais pénétrométriques …………………………….. 93


Tableau 5.30 : Dimensionnement des semelles isolées sous poteaux comprimés ………….. 95
Tableau 5.31 : Dimensionnement des semelles isolées sous poteau tendu ………………… 97
Tableau 5.32 : Récapitulatif des résultats de dimensionnement des semelles isolées ……… 99
Tableau 6.1 : Classification des catégories d’éléments porteurs suivant leur matériau
constitutif et la reprise ou non de leur dimensionnement …………………………………. 106
Tableau 6.2 : Evaluation des charges et surcharges agissant sur les poutres ……………... 107
Tableau 6.3 : Calcul des variations de moments ∆M pour chaque poutre de la structure … 108
Tableau 6.4 : Contraintes limites du béton en situation d’exécution ……………………… 108
Tableau 6.5 : Contraintes limites du béton en service sous combinaison rare …………….. 109
Tableau 6.6 : Contraintes limites du béton en service sous combinaison fréquente ………. 110
Tableau 6.7 : Contraintes limites du béton en service sous combinaison quasi-permanente 111
Tableau 6.8 : Prédimensionnement du coffrage des poutres……………………………….. 112
Tableau 6.9 : Comparaison des sections de poutres en béton armé et béton précontraint…. 112
Tableau 6.10 : Caractéristiques géométriques des sections des poutres ………………….. 113
Tableau 6.11 : Calcul des poids propres des poutres ………………………………….…... 113
Tableau 6.12 : Réévaluation des moments maximaux et minimaux ………………………. 114
Tableau 6.13 : Evaluation de la précontrainte et nature des sections en travée …………… 114
Tableau 6.14 : Evaluation de la précontrainte et nature des sections sur appui …………… 115
Tableau 6.15 : Excentricité de la précontrainte en travée …………………………………. 115
Tableau 6.16 : Excentricité de la précontrainte sur appui …………………………………. 115
Tableau 6.17 : Valeur de la force de précontrainte en travée ……………………………… 116
Tableau 6.18 : Valeur de la force de précontrainte sur appui ……………………………... 116
Tableau 6.19 : Détermination du nombre de câbles ……………………………………….. 117
Tableau 6.20 : Excentricité limite et valeur actualisée de l’excentricité …………………... 117
Tableau 6.21 : Données pour le tracé du fuseau de passage des poutres 4-4, 5-5 et 7-7 ….. 118
Tableau 6.22 : Données pour le tracé du câble moyen fictif des poutres 4-4, 5-5 et 7-7 ….. 119
Tableau 6.23 : Caractéristiques géométriques des sections pour les poutres 4-4, 5-5, 7-7 ... 121
Tableau 6.24 : Calcul des pertes dues au frottement pour les poutres 4-4, 5-5 et 7-7 …….. 123
Tableau 6.25 : Calcul des pertes dues au recul d’ancrage pour les poutres 4-4, 5-5 et 7-7 .. 124
Tableau 6.26 : Calcul des pertes dues à la déformation instantanée du béton …………….. 124
Tableau 6.27 : Récapitulatif des pertes instantanées et déduction de la tension initiale …... 125
Tableau 6.28 : Pertes dues au fluage du béton pour les poutres 4-4, 5-5 et 7-7 …………… 126

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Tableau 6.29 : Pertes dues à la relaxation de l’acier pour les poutres 4-4, 5-5 et 7-7 ……... 126
Tableau 6.30 : Récapitulatif des pertes différées pour les poutres 4-4, 5-5 et 7-7 ………… 126
Tableau 6.31 : Pertes totales de tension dans les poutres 4-4, 5-5 et 7-7 ………………….. 127
Tableau 6.32 : Contrainte finale probable dans les poutres 4-4, 5-5 et 7-7 ……………….. 127
Tableau 6.33 : Contrainte finale maximale dans les poutres 4-4, 5-5 et 7-7 ………………. 127
Tableau 6.34 : Contrainte finale minimale dans les poutres 4-4, 5-5 et 7-7 ………………. 128
Tableau 6.35 : Vérification des contraintes en situation d’exécution sous P1 et Mmin …….. 128
Tableau 6.36 : Vérification des contraintes en situation d’exécution sous P2 et Mmin …….. 129
Tableau 6.37 : Vérification en combinaison quasi-permanente sous P1 et (Mpp + Mg) …… 130
Tableau 6.38 : Vérification en combinaison quasi-permanente sous P2 et (Mpp + Mg) …… 130
Tableau 6.39 : Vérification en combinaison fréquente sous P1 et (Mpp + Mg + 0,6 Mq) ….. 131
Tableau 6.40 : Vérification en combinaison fréquente sous P2 et (Mpp + Mg + 0,6 Mq) ….. 131
Tableau 6.41 : Vérification en combinaison rare sous P1 et Mmax ………………………… 132
Tableau 6.42 : Vérification en combinaison rare sous P2 et Mmax ………………………… 132
Tableau 6.43 : Influence du recours au béton précontraint sur le chargement des poteaux.. 135
Tableau 6.44 : Résultats de la reprise du dimensionnement des poteaux influencés ……… 136
Tableau 6.45 : Résultats de la reprise du dimensionnement des semelles influencées ……. 137
Tableau 7.1 : Volume de béton pour la structure BA calculée dans le cadre de ce travail ... 141
Tableau 7.2 : Masse d’acier pour la structure BA calculée dans le cadre de ce travail …… 141
Tableau 7.3 : Masse totale de la structure BA calculée dans le cadre de ce travail ……….. 142
Tableau 7.4 : Déboursé sec en matériaux pour la structure BA calculée dans ce travail ….. 143
Tableau 7.5 : Coût de réalisation de la structure BA calculée dans ce travail …………….. 144
Tableau 7.6 : Impact environnemental de la structure BA calculée dans ce travail ………. 145
Tableau 7.7 : Volume de béton de la superstructure calculée par le bureau d’études …….. 146
Tableau 7.8 : Masse d’acier de la superstructure calculée par le bureau d’études ………… 146
Tableau 7.9 : Masse totale de la superstructure calculée par le bureau d’études ………….. 146
Tableau 7.10 : Déboursé sec en matériaux de la superstructure du bureau d’études ……… 147
Tableau 7.11 : Coût de réalisation de la superstructure calculée par le bureau d’études ….. 147
Tableau 7.12 : Impact environnemental de la superstructure du bureau d’études ………… 148
Tableau 7.13 : Comparaison des deux variantes de structure entièrement en BA ………… 149
Tableau 7.14 : Matrice de jugements des deux variantes de structure entièrement en BA ... 152
Tableau 8.1 : Volume de béton à mettre en œuvre pour la structure associant BA & BP … 154
Tableau 8.2 : Masse d’acier à mettre en œuvre pour la structure associant BA & BP ……. 154

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Tableau 8.3 : Masse totale de la structure associant BA & BP ……………………………. 155


Tableau 8.4 : Déboursé sec en matériaux de la structure associant BA & BP …………….. 155
Tableau 8.5 : Coût de réalisation de la structure associant BA & BP ……………………... 156
Tableau 8.6 : Impact environnemental de la structure associant BA & BP ……………….. 157
Tableau 8.7 : Comparaison quantitative des deux variantes de structure …………………. 158
Tableau 8.8 : Comparaison qualitative des deux variantes de structure …………………... 160
Tableau 8.9 : Matrice de jugements des deux variantes de structure « BA » et « BA+BP » 161

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RÉSUMÉ
La présente étude traite du recours à la précontrainte dans le dimensionnement des structures
de bâtiments de moyenne ou grande envergure constitués d’éléments structuraux de moyenne
ou grande portée. Elle a consisté à dimensionner, comparer et évaluer à travers une analyse
multicritère deux variantes de structure pour le bâtiment à trois étages de l’hôtel de ville de la
Mairie de Sèmè-Podji, plus précisément le bloc de la salle de conférence dudit bâtiment. La
première variante de structure est entièrement en béton armé tandis que la seconde fait
simultanément recours au béton armé et au béton précontraint. La comparaison des deux
variantes de structure étudiées montre que le recours au béton précontraint permet de réduire
le volume de béton à mettre en œuvre de -11,94% tout en étant à l’origine d’un allègement de
la structure dans la même proportion. En ce qui concerne la masse d’acier à mettre en œuvre,
la réduction induite par le recours à la technique de précontrainte du béton est de -21,71%. Au
plan environnemental, il en est de même pour le niveau des émissions de gaz à effet de serre
(GES) imputables à la réalisation de la structure et pour lesquelles on assiste à une réduction
de -17,40% dans le cas de la variante associant béton armé et béton précontraint. Sur le plan
économique, une réduction de -7,63% du coût de réalisation de la structure a également pu
être observée. Comme dernier avantage, la variante de structure intégrant le béton
précontraint se révèle être un peu plus durable que celle entièrement en béton armé, en raison
de l’absence de contraintes de traction dans les poutres en situation d’exploitation. Cependant,
suivant les critères de disponibilité locale des matériaux de construction et de technicité des
entreprises locales, la structure en béton armé domine dans une certaine mesure celle
associant béton armé et béton précontraint. Les résultats de l’analyse multicritère montrent
que, malgré les deux limites qui lui sont traditionnellement associées, à savoir
l’indisponibilité locale des matériaux de construction et le manque de technicité des
entreprises locales, le recours au béton précontraint s’avère globalement plus avantageux que
le béton armé pour l’optimisation de la structure étudiée.

Mots clés : structure de bâtiment ; béton armé ; béton précontraint ; dimensionnement ;


optimisation ; analyse multicritère.

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ABSTRACT
This study deals with the use of prestressing in the dimensioning of medium or large-scale
buildings structures consisting of medium or large span structural elements. It consisted in
dimensioning, comparing and evaluating through a multicriteria analysis two structural
variants for the three-storey building of Sèmè-Podji City Hall, more precisely the conference
room block of the said building. The first structural variant is entirely made of reinforced
concrete, while the second uses both reinforced and prestressed concrete. A comparison of the
two structural variants studied shows that the use of prestressed concrete allows the volume of
concrete to be reduced by -11.94% while at the same time lightening the structure by the same
proportion. As regards the mass of steel to be used, the reduction induced by the use of
prestressed concrete technique is -21.71%. From an environmental point of view, the same
applies to the level of greenhouse gas (GHG) emissions attributable to the construction of the
structure, which is reduced by -17.40% in the case of the variant combining reinforced and
prestressed concrete. From an economic point of view, a reduction of -7.63% in the
structure’s building cost was also observed. As a final advantage, the variant of the structure
integrating prestressed concrete turns out to be slightly more sustainable than the variant made
entirely of reinforced concrete, due to the absence of tensile stresses in the beams in operating
conditions. However, depending on the local availability of construction materials and the
technical skills of local companies, the reinforced concrete structure dominates to a certain
extent the one combining reinforced and prestressed concrete. The results of the multicriteria
analysis show that, despite the two limitations which are traditionally associated with it,
namely the local unavailability of construction materials and the lack of technical expertise of
local companies, the use of prestressed concrete proves to be globally more advantageous
than reinforced concrete for the optimization of the studied structure.

Keywords: building structure; reinforced concrete; prestressed concrete; dimensioning;


optimisation; multi-criteria analysis.

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Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

INTRODUCTION GÉNÉRALE
L’histoire moderne des constructions est jalonnée de multiples inventions et innovations dans
le domaine des matériaux en général et celui des matériaux de structure en particulier. Ainsi,
en 1928, le célèbre ingénieur français Eugène FREYSSINET inventait un nouveau matériau
de structure, le béton précontraint, pour lequel il déposa un brevet la même année. Il
introduisait par cette occasion la technique dite de la précontrainte du béton ; laquelle
technique consiste à créer au sein de ce dernier des efforts internes favorables à l’amélioration
de ses performances traditionnelles, en comparaison à la technique du béton armé.

De façon historique, le béton précontraint a donc pour finalité de suppléer aux insuffisances
du béton armé classique dans certaines configurations. Lorsque les éléments structuraux d’une
construction sont soumis aux charges qu’ils sont appelés à supporter, cela engendre très
souvent en leur sein des contraintes de natures variées : compression, traction, cisaillement,
etc. Pour que les constructions soient stables, il est impératif que ces contraintes ne dépassent
jamais la capacité du matériau constitutif des éléments de structure. Diverses techniques ont
été mises au point pour répondre à cet impératif de sécurité. Ainsi, dans le béton armé, l’acier
étant doté d’une bonne résistance à la fois en traction et en compression, contribue à
compenser la faible résistance du béton en traction. Cependant, le béton précontraint va
encore plus loin, car il offre aux concepteurs la possibilité d’éviter, s’ils le souhaitent, toute
sollicitation du béton en traction lorsque la structure est mise en service. Cette technique
permet ainsi d’avoir des structures plus légères avec de meilleures performances mécaniques.

Par ailleurs, l’optimisation des structures est un des problèmes classiques en ingénierie de la
construction. Les concepteurs doivent calculer les structures de sorte qu’elles répondent
parfaitement aux usages auxquels elles sont destinées, tout en satisfaisant durablement aux
critères cumulatifs de résistance, rigidité, stabilité, fonctionnalité et intégration architecturale ;
sans pour autant manquer d’être efficaces et économiques. Ces dernières préoccupations de
fonctionnalité, intégration architecturale, efficacité et économie conduisent le plus souvent
l’ingénieur à s’intéresser à différentes alternatives quand il s’agit de décider du choix des
matériaux de structure. La présente étude consiste à explorer l’option de substitution du béton
précontraint au béton armé dans le dimensionnement de certains éléments de la structure d’un
bâtiment R+3 à usage administratif, en l’occurrence celui de l’hôtel de ville de la Mairie de
Sèmè-Podji. Les résultats du dimensionnement de la structure associant béton armé et béton
précontraint seront alors comparés à ceux de la structure entièrement en béton armé. Des

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d’un bâtiment R+3 à usage administratif

analyses et discussions pourront ensuite être menées afin d’apprécier l’opportunité du recours
au béton précontraint dans l’optimisation de la structure conçue au départ en béton armé.

Cette étude sera organisée en trois grandes parties. Dans la première partie, nous aborderons
les généralités liées aux matériaux béton armé et béton précontraint ainsi que la revue de
littérature sur l’emploi de la précontrainte dans les structures de bâtiment. La deuxième partie
sera consacrée à la présentation du projet de construction du bâtiment R+3 de l’hôtel de ville
de la Mairie de Sèmè-Podji et au dimensionnement en béton armé et béton précontraint des
éléments porteurs de la structure de la salle de conférence dudit bâtiment. Enfin, dans la
troisième partie, nous procèderons aux analyses et discussions des résultats avant de conclure.

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d’un bâtiment R+3 à usage administratif

HYPOTHÈSES DE L’ÉTUDE
Hypothèses sur le choix des variantes de systèmes de constructifs
Il existe différentes alternatives de systèmes constructifs envisageables pour l’optimisation
des structures de bâtiments de moyenne ou grande envergure constitués d’éléments
structuraux de moyenne ou grande portée. Les grandes familles de systèmes constructifs sont
entre autres les suivantes : les systèmes à base de béton ; les systèmes à base d’acier ; les
systèmes à base de bois ; les systèmes mixtes ; etc. Dans la famille des systèmes constructifs à
base de béton applicables aux structures de bâtiments, nous avons entres autres : les systèmes
classiques de planchers & poteaux-poutres en béton armé ; les systèmes à base de réseaux de
poutres croisées en béton armé ; les systèmes basés sur la technique de la précontrainte du
béton ; etc. Au titre des systèmes constructifs mixtes, nous avons notamment : les structures
mixtes acier-béton ; les structures mixtes acier-bois ; les structures mixtes bois-béton. Dans le
cadre de la présente étude, nous nous limiterons à analyser, comparer et évaluer seulement
deux variantes de systèmes constructifs parmi l’ensemble des alternatives disponibles. Ainsi,
la première variante à considérer sera celle du système classique de planchers & poteaux-
poutres en béton armé. La deuxième variante à considérer dans le contexte spécifique de cette
étude sera, quant à elle, celle du système basé sur la technique de la précontrainte du béton.

Hypothèses sur le choix de la méthode d’analyse des résultats


Dans le cadre du présent travail, plusieurs critères seront pris en compte pour l’analyse des
résultats de dimensionnement de la structure suivant les deux systèmes constructifs considérés
au terme du paragraphe précédent. Pour cela, nous aurons recours à l’analyse multicritère
pour laquelle il existe trois (03) grandes familles de méthodes : i°) les méthodes avec
agrégation complète ; ii°) les méthodes avec agrégation partielle ; iii°) les méthodes avec
agrégation locale. Au titre des méthodes avec agrégation complète, nous avons : la méthode
WSM (Weight Sum Method) ; la méthode WPM (Weight Product Method) ; la méthode AHP
(Analytic Hierarchy Process) ; la méthode MAUT (Multi Attribute Utility Theory). Pour
conduire les analyses dans le cadre de la présente étude, nous aurons recours à une méthode
avec agrégation complète, en l’occurrence la méthode WSM encore appelée méthode de la
somme des notes ou méthode de la moyenne pondérée. Concernant les critères d’évaluation,
nous ferons une hypothèse supplémentaire sur leurs poids relatifs qui seront considérés
comme étant les mêmes pour tous les critères, dans le contexte spécifique de notre étude.

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1ERE PARTIE
GÉNÉRALITES SUR LES
MATÉRIAUX BÉTON ARMÉ &
BÉTON PRÉCONTRAINT ET
REVUE DE LITTÉRATURE

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CHAPITRE I :
GÉNÉRALITÉS SUR LE BÉTON ARMÉ

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1.1. HISTORIQUE DU BÉTON ARMÉ


D’après Denoël et al. (2013), les progrès industriels survenus au cours du 19ème ont été
déterminants pour l’essor du béton armé tel qu’on le connaît de nos jours. L’avant-dernier
siècle a en effet été le témoin de l’industrialisation de la production de ciment artificiel, de fer
et d’acier. Et cette industrialisation n’a pas manqué d’impacter le développement du béton
armé. La genèse de ce matériau remonterait cependant à l’époque des Romains. Toujours
selon mêmes les auteurs, les Romains auraient été les premiers à associer des liants d’origine
naturelle à savoir : chaux, ciment naturel, … à des granulats pour obtenir une forme primitive
de béton, sans incorporation d’armature. Mais la période décisive pour le recours au béton
armé en tant que matériau de prédilection des constructeurs s’étendrait de 1890 à 1914. Entre
autres facteurs, le règne des systèmes de brevets au cours de cette période a contribué à avoir
un effet particulièrement stimulant sur le succès qu’a connu et connaît encore ce matériau.

Pour passer du balbutiement des Romains dans l’antiquité au béton armé moderne que nous
connaissons aujourd’hui, plusieurs étapes de développement auront été nécessaires. En 1818,
grâce aux progrès de la chimie, l’ingénieur français des Ponts et chaussées Louis Vicat fera
une découverte majeure au sujet de l’hydraulicité de la chaux. L’exploitation de cette
découverte par d’autres acteurs historiques impulsera la fabrication du premier ciment
artificiel obtenu par clinkérisation : le ciment portland venait de naître, favorisant ainsi le
développement des premières cimenteries sur le continent européen (Denoël et al., 2013).

La toute première tentative de l’histoire française visant à renforcer le béton par incorporation
d’acier est attribuable à l’agriculteur français Jean Louis Lambot (Denoël et al., 2013). Ce
dernier eut l’idée en 1848 d’utiliser un treillis enduit de mortier pour réaliser une barque.
L’invention de Lambot aura même eu le privilège de participer à la seconde Exposition
Universelle tenue à Paris en 1855. Cependant, elle ne connaîtra pas le succès nécessaire à un
réel décollage du béton armé, encore appelé « ciment armé » à cette époque. En effet, si l’idée
qui sous-tend l’invention de Lambot a tout de même retenu l’attention de quelques acteurs
éparpillés dans divers pays à son époque, ce n’est que pour les planchers que le mortier armé
semble présenter un certain intérêt, en raison de ses propriétés de résistance au feu, comparé à
l’acier et au bois (Denoël et al., 2013). Au nombre de ces acteurs, le jadinier français Joseph
Monier va avancer sur les traces de Lambot à travers la réalisation d’éléments en ferrociment.
Il sera l’auteur d’un certains nombre de brevets dont le premier, déposé en 1867, est relatif

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aux bacs à fleurs et caisses d’orangers. Ses brevets ont eu le privilège d’être l’objet de
quelques applications, sans toutefois donner
donner lieu à un véritable succès commercial.

Au terme des années 1870, il n’y avait donc toujours pas encore de véritable construction en
béton armé. Il faudra attendre les années 1880 pour assister à un certain amorçage du
développement du béton armé.
armé Mais c’est la décennie 1890 qui sera véritablement celle de
l’essor de ce nouveau matériau. C’est l’ingénieur belge des Ponts et Chaussées Paul
Christophe qui sera à l’origine de ce qu’il convient d’appeler le premier traité de béton armé,
à travers un livre
vre publié en 1902, avec des articles écrits à partir de 1899 (Denoël et al., 2013).
2013)
L’Exposition Universelle de 1900 tenu à Paris sera l’occasion pour le béton armé de faire
définitivement ses preuves, grâce à son usage abondant pour la réalisation des constructions
de l’évènement. Il sera dès lors adopté par les constructeurs et deviendra ce qu’il convient
désormais d’appeler « le » matériau de construction du 20ème siècle.

Le premier règlement français régissant le calcul du béton armé date de 1906, bien après la
mise au point du règlement suisse en 1904 (Denoël et al., 2013). Mais avant l’entrée en
vigueur des normes, ce sont des systèmes brevetés qui ont régit isolément le béton armé.

1.2. PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT DU BÉTON


B ARMÉ
Lorsqu’ils sont sollicités, lee comportement des éléments de structure see traduit entre autres par
des phénomènes de traction et de compression (Husson, 2002). Le béton et l’acier ont des
comportements mécaniques complémentaires et favorables à la bonne reprise des efforts de
traction et compression dans les structures. Ainsi, le béton fait preuve d’un très bon
comportement en compression.
compression. Cependant, il résiste mal à la traction. C’est là
l que l’acier lui
vient au secours, grâce à sa bonne résistance aux contraintes de traction. Le but recherché par
l’idée d’une association « béton-acier
béton » est donc de faire travailler chacun de ces matériaux
dans son domaine de performance : le béton pour la reprise des efforts de compression et
l’acier pour la reprise des efforts de traction.
tra Mais un tel « mariage » ne saurait réussir sans
une certaine adhérence
rence entre l’acier et le béton (Husson, 2002).

Figure 1.11 : Principe du béton armé (Husson, 2002)

Sur la Figure 1.1, nous avons une pièce de béton sollicitée en traction. En l’absence
d’adhérence entre le béton et l’acier, ce dernier se retrouve dans l’incapacité de reprendre

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l’effort de traction dès que le béton atteint sa résistance limite en traction et se fissure. Sans
adhérence acier/béton, l’existence du béton armé serait alors compromise (Husson,
Husson, 2002).
2002)

Fonctionnement en flexion
Less propriétés mécaniques du béton sont valorisées dans les parties comprimées de la pièce.
Cependant, il est sujet à des fissurations dans les parties tendues. Les propriétes mécaniques
de l’acier contribuent alors à équilibrer efforts de traction et empêcher l’ouverture des
fissures. Les armatures sont donc placées dans les parties tendues de la pièce (Husson, 2002).

Figure 1.2 : Fonctionnement en flexion (Husson, 2002)

Fonctionnement en cisaillement
Dans une poutre fléchie, le cisaillement se produit en général à proximité des appuis. L’effort
tranchant tend à faire glisser les fibres les uns par rapport aux autres. Il faudra donc prévoir
des armatures capables d’éviter ces glissements. Elles se présentent sous la forme de cadres
ou étriers,, d’autant plus rapprochés que l’effort tranchant est important (Husson,
Husson, 2002).
2002)

Figure 1.3 : Fonctionnement en cisaillement (Husson, 2002)

1.3. CARACTÉRISTIQUES
RISTIQUES MÉCANIQUES
M DES MATÉRIAUX

1.3.1. Le béton
Le béton est un matériau composite constitué de liant, de granulat, d’eau et éventuellement
d’adjuvant ; le tout mélangé dans des proportions bien définies. Il fait prise et durcit aussi bien

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dans l’air que dans l’eau. Son coefficient


coef de dilatation thermique, très proche de celui de
12.10-5/°C.. Son coefficient de retrait est de l’ordre de 2.10-4 en
l’acier, s’établit entre 9 à 12
moyenne. D’après 004, son poids volumique est égal à 2 200 daN/m3.
après la norme NF P 06-004,

Résistance caractéristique à la compression


En compression, la résistance caractéristique du béton à j jours d’âge se note fcj. Sa valeur est
déterminée à la suite d’essais réalisés sur des éprouvettes en laboratoire. En principe, c’est la
valeur de la résistance en dessous de laquelle on peut s’attendre à rencontrer 5% au plus de
l’ensemble des ruptures. Mais en pratique, fcj est calculée comme suit : fcj = σj/1,15 ; σj étant
la valeur moyenne des résistances
sistances obtenues sur l’ensemble des essais réalisés.

La valeur de référence de fcj est la valeur à 28 jours d’âge, notée fc28. A partir de fc28, il est
possible de calculer la résistance caractéristique en compression à n’importe quel âge :
Pour fc28 ≤ 40 MPa :
fcj = j / (4,76 + 0,83j) x fc28 ; si j < 60 jours
fcj = 1,1 fc28 ; si j > 60 jours
Pour fc28 > 40 MPa :
fcj = j / (1,40 + 0,95j) x fc28 ; si j < 28 jours
fcj = fc28 ; si j > 28 jours

Figure 1.4 : Evolution de la résistance fcj, en fonction de l’âge du béton (Gagliardini,


( 2004)

Résistance caractéristique
que à la traction
En traction,, la résistance caractéristique du béton à j jours d’âge se note ftj. Sa valeur est
fonction de la résistance caractéristique à la compression à 28 jours d’âge :
ftj = 0,6 + 0,06 fcj pour fc28 ≤ 60 MPa

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Figure 1.5 : Evolution de la résistance à la traction ftj, en fonction de la résistance à la


compression fcj (Gagliardini, 2004)
Fluage du béton
Sous chargement constant, la déformation du béton
bé augmente continuellement avec le temps
(Figure 1.6).
). Pour le béton, les déformations
dé de fluage sont loin d’être négligeables

puisqu’elles peuvent représenter
senter jusqu’à instantané : ɛν = ɛ∞ ≈ 3ɛi
jusqu’ trois fois les déformations instantanées

Figure 1.6 : Contrainte appliquée et déformation engendréee en fonction du temps pour un


essaii de fluage d’éprouvette
d’é de béton (Gagliardini,, 2004)
Phénomène de retrait
Après coulage, une pièce de béton
bé conservée à l’air tend à se raccourcir,
ccourcir, suite à l’évaporation
ormations de l’ordre de 1,5.10-4 à
de l’eau non liée avec le ciment. Cela peut entraîner des déformations
5.10-4 selon l’humidité de l’environnement.
l’envir Les pièces de béton conservées
conservé dans l’eau
subissent, au contraire, un gonflement.
gon Le retrait commence dès le premier jour de vie de la
pièce en béton
ton et on observe que 80% du retrait est atteint au bout de deux ans (Gagliardini,
2004). La principale conséquence
quence du retrait est l’apparition de contraintes internes de
traction ; contraintes dont la valeur peut facilement dépasser la limite de fissuration. D’après
Gagliardini (2004), les
es dispositions constructives suivantes peuvent contribuer
contribue à prémunir les
ouvrages en béton des désordre
sordres liés au retrait :

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Utiliser des bétons à faible chaleur d’hydratation,


Maintenir les parements en ambiance humide après coulage,
Réduire l’espacement des armatures de peau pour bien répartir les fissures de retrait,
Eviter de raccorder des pièces de tailles très différentes,
Utiliser des adjuvants limitant les effets du retrait.

Dilatation thermique
Le coefficient de dilatation du béton varie de 9 à 12.10-6 et est très proche de celui de l’acier
(11.10-6). Une valeur forfaitaire de 10-5 est couramment adoptée pour le béton armé. Dans la
pratique, les éléments ne sont pas libres et les variations de température entraînent des
contraintes internes de traction. Pour éviter des désordres, il est recommandé de placer
régulièrement sur les éléments (dalle, voile de façade) ou bâtiments de grandes dimensions
des joints de dilatation espacés de 25 à 50 mètres, selon les dispositions normatives. Notons
que ces joints de dilatation sont aussi un moyen de lutter contre les désordres dus au retrait.

Modules de déformation longitudinale


On distingue les modules de Young instantané Eij et différé Evj. Le module instantané est
utilisé pour les calculs sous chargement instantané de durée inférieure à 24 heures. Pour des
chargements de longue durée (cas courant), c’est le module différé qui est utilisé. Ce dernier
prend en compte artificiellement les déformations de fluage du béton. Celles-ci représentant
approximativement trois fois les déformations instantanées, le module différé est en général
pris égal à trois fois le module instantané : Eij ≈ 3Evj. Il est évident que cette approche est
simplificatrice. Néanmoins, elle permet d’estimer les déformations cumulées dues à la
déformation instantanée élastique et au fluage à un temps infini. Les modules de Young
instantané et différé dépendent de la résistance caractéristique à la compression du béton.
Pour fcj < 60 MPa, on a : Eij = 11000 (fcj) 1/3 ; Evj = 3700 (fcj) 1/3 ≈ 1/3*Eij.

Coefficients de poisson
Le coefficient de poisson du béton, reliant son module de déformation longitudinale au
module de déformation transversale, est généralement pris égal à ν = 0 pour un calcul de
sollicitations à l’ELU et à ν = 0,20 pour un calcul de déformations à l’ELS selon le BAEL.

1.3.2. Les aciers d’armature


L’acier est un alliage de fer et de carbone ; ce dernier étant incorporé à faible pourcentage. On
distingue quatre types d’acier pour armature (Figure 1.7), classés du moins au plus écroui :

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1°) Les aciers doux ou ronds lisses,


lisses sans traitement thermique, dont la valeur caractéristique
caracté
de la limite élastique
lastique garantie est de 125 ou 235MPa. Ils ne sont plus utilisés
utilisé que pour des
crochets de levage, vu leur très grande déformation à la rupture (allongement de 22%).
2°) Les aciers laminés à chaud,
chaud naturellement durs, dit aciers à haute adhérence
adhé de type I. Ils
ont une limite d’élasticité garantie de 400MPa
400MP et un allongement à la rupture de 14%.
3°) Les aciers laminés à chaud et écrouis avec faible réduction
réduction de section (par traction-
torsion),
ion), dits aciers `a haute adhérence
adhé de type II. Ce type d’acier a une limite d’élasticité
d’élasticit
garantie de 500MPa et un allongement à la rupture de 12%.
4°) Les aciers laminés à chaud par tréfilage (forte réduction
réduction de section), fortement écrouis,
utiliséss pour fabriquer les treillis soudés
so et fils sur bobines. Ce type d’acier
d’a a une limite
d’élasticité garantie de 500MPa et un allongement à la rupture de 8%.

L’action de l’écrouissage
crouissage est d’augmenter la limite d’élasticité en faisant disparaître
dispara le palier
de plasticité,, et de diminuer l’allongement à la rupture (plus fragile). Les quatre types d’acier
ont le même comportement élastique,
lastique, donc un même
m module de Young : Es = 210 000MPa.
La déformation à la limite élastique
lastique avoisine 0,2%, selon la valeur de la limite d’élasticité.

Figure 1.7 : Diagrammes contrainte-déformation


contrainte d’essais de traction sur les différents
types d’acier d’armature (Gagliardini, 2004)
Les aciers d’armature sont disponibles sous forme de barres, de fils ou de treillis soudés. On
trouve des barres de longueur variant de 6,00m
6 `a 12,00m, lisses ou à haute adhérence,
adhé pour
les diamètres normaliséss suivants (en mm) : 5 - 6 - 8 - 10 - 12 - 14 - 16 - 20 - 25 - 32 - 40.

1.3.3. L’adhérence acier-béton


béton
D’après Husson (2002), l’adhérence
’adhérence entre l’acier et le béton est une condition essentielle à la
réalisation d’une pièce en béton armé.
armé L’adhérence acier-béton est donc une des hypothèses
hypothè
importantes des calculs en béton armé et implique qu’il n’y a pas de glissement des barres
d’acier au sein du béton. L’adhé
adhérence de l’acier et du béton peut être mesurée
mesuré à partir des

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essais d’arrachement réalisés en laboratoire. Ces essais permettent de mettre en évidence


l’influence de la longueur ancrée,
ancrée du type d’acier (haute adhérence ou rond lisse), de la
qualité du béton, et ainsi de déterminer
dé la valeur de la contrainte d’adhérence
rence en fonction des
conditions de l’essai. On observe divers types de rupture à l’issue des essais d’arrachement :
Rupture
upture par traction de l’acier (ancrage parfait),
Glissement
issement de la barre dans le béton,

Destruction du béton
ton par arrachement d’un cône
c de béton.

On définit un bon ancrage comme un ancrage où


o lorsque la barre commence à glisser celle-ci
vient d’atteindre la limite d’élasticité.
élasticité.

Cas d’un ancrage rectiligne


Dans la pratique, les calculs d’ancrage sont réalisés à l’ELU et la valeur de la longueur
longueu de
scellement droit (ls) est donnée par : ls = ϕ.fe/(4τs) avec τs = 0,6 ψs2/ftj où le coefficient de
scellement ψs vaut 1 pour des ronds lisses et 1,5 pour des aciers HA. On remarquera que la
longueur de scellement droit ls dépend du type d’acier et de la qualité du béton.

Cas d’un ancrage courbe


Le BAEL propose d’adopter le crochet normal à 180° avec une longueur d’encombrement de
l’ancrage la = 0,4ls pour des aciers HA (voir Figure 1.8).

Figure 1.8 : Définition de l’ancrage normal (Gagliardini, 2004)

Risques de poussée au vide


Il convient d’adopter un mode constructif qui permette d’éviter
d’ tout désordre
sordre engendré par la
pousséee au vide des armatures. On adoptera les dispositions présentées
es sur la Figure 1.9.

Figure 1.9 : Dispositions constructives à mettre en œuvre pour se prémunir


munir des
d désordres
dus à la poussée
poussé au vide (Gagliardini, 2004)

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1.4. PRINCIPE DE CALCUL AUX ÉTATS LIMITES

Définition des états limites


On appelle « état limite », tout état d’une
d structure ou partie de structure au-delà
au duquel elle
cesserait de remplir les fonctions ou ne satisferait plus aux conditions pour
po lesquelles elle a
été conçue. Les états limites peuvent être classés en deux (02) catégories :
Les états limites ultimes (ELU)
( ) correspondant à la ruine de l’ouvrage ou de l’un de ses
composants par perte d’équilibre, rupture ou flambement ;
Les états limites de service (ELS)
( au-delà
delà desquels ne sont plus satisfaites les conditions
cond
normales d’exploitation ou de durabilité de l’ouvrage (déformations
déformations excessives,
ouvertures excessives des fissures).
fissures

Actions et combinaison d’actions


Les actions sont des charges appliquées aux structures. On distingue :
Les actions permanentes notées G
Les actions variables notées Q (charges d’exploitation,
exploitation, charges climatiques de neige et
vent, charges appliquées en cours d’exécution que sont notamment les équipements de
chantier,, actions dues aux variations de température)
température
Les actions accidentelles (explosions, chocs de véhicules)
véhicules

Plusieurs cas de figures de combinaison d’actions sont possibles d’après les


le dispositions du
courant sont : 1,35G + 1,5Q à l’ELU et G + Q à l’ELS.
règlement BAEL. Les cas plus courants

Contraintes de calcul du béton


Selon que l’on calcule à l’ELU ou à l’ELS, des diagrammes de calcul différents sont adoptés.

Figure 1.10 : Diagrammes de calcul du béton aux ELU et aux ELS (Husson, 2002)

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Modèle de calcul du béton à l’ELU : Pour les calculs à l’ELU, le comportement réel du
béton est modélisé par la loi parabole-rectangle sur le diagramme contrainte-déformation.
contrainte
La valeur de calcul de saa résistance en compression fbu est donnée par :
fbu = 0,85fcj / (θ.γb) avec :
o Le coefficient partiel de sécurité
sé γb vaut 1,55 pour les combinaisons fondamentales et
1,15 pour les combinaisons accidentelles ;
o θ est un coefficient qui tient compte de la durée d’application des charges : θ = 1 si la
durée est supérieure à 24h
24 ; θ = 0,9 si la durée est comprise entre 1hh et 24h et θ = 0,85
si la durée est inférieure à 1h.
La résistance
ésistance mécanique du béton tendu est négligée.

Modèle de calcul du béton à l’ELS : Les déformations nécessaires pour atteindre l’ELS
sont relativement faibles et on suppose donc que le béton reste dans le domaine élastique.
On adopte donc la loi de Hooke de l’élasticité pour décrire le comportement du béton à
l’ELS, avec pour des charges de longue durée Eb = Evj et ν = 0,2. La résistance mécanique
du béton tendu est négligée. De plus, on adopte en général une valeur forfaitaire pour le
module de Young du béton égale à 1/15 de celle de l’acier (Eb ≈ 13 333MPa). La
contrainte limite de service
ice du béton en compression est :

Contraintes de calcul de l’acier


Selon que l’on calcule à l’ELU ou à l’ELS, des diagrammes de calcul différents sont adoptés.

Figure 1.11 : Diagrammes de calcul de l’acier aux ELU et aux ELS (Husson, 2002)

Modèle de calcul de l’acier à l’ELU : Le comportement des aciers pour les calculs à
l’ELU vérifie une loi de type élasto-plastique
élasto plastique parfait, comme décrit sur le diagramme
contrainte-déformation
formation de la Figure 1.11,
1.1 où la valeur de calcul de la limite d’élasticité
d’

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finie par : fsu = fe/γs et γs est un coefficient de sécurité partiel qui vaut
garantie fsu est définie
1,15
15 sauf pour les combinaisons accidentelles où il vaut 1.

Modèle de calcul de l’acier à l’ELS : Comme le béton, à l’ELS on suppose que les aciers
travaillent dans le domaine élastique. On utilise donc la loi de Hooke de l’élasticité. On
adopte une valeur du module de Young forfaitaire Es = 200 000MPa. On limite la
contrainte dans les barres d’acier en fonction du degré
deg de nocivité de la fissuration. La
contrainte limite de service de l’acier est :

o En fissuration peu préjudiciable :

o En fissuration préjudiciable :

o En fissuration très préjudiciable :

1.5. DISPOSITIONS CONSTRUCTIVES EN BÉTON ARMÉ

Protection des armatures


Afin d’éviter les problèmes
mes de corrosion des aciers, il convient de les enrober par une
épaisseur de béton suffisante.
fisante. Cette épaisseur,
é l’enrobage, dépend des conditions d’exposition
de l’ouvrage. Le BAEL recommande l’adoption des
d valeurs suivantes :
5 cm : pour les ouvrages exposés
exposé à la mer, aux embruns ou aux atmosphères
atmosphè très
agressives (industries chimiques),
3 cm : pour les parois soumises à des actions agressives ou à des intempéries
intempé ou des
condensations,
1 cm : pour des parois situées
situé dans un local couvert et clos et qui ne seraient pas
exposées
es aux condensations.

En outre, l’enrobage de chaque armature


armatur est au moins égale à son diamètre
diamè si elle est
isolée ou à la largeur du paquet dont elle fait partie (Figure 1.12). Afin de permettre le
passage de l’aiguille vibrante, il convient de laisser des espacements d’au moins 5 cm.

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 16


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d’un bâtiment R+3 à usage administratif

Figure 1.12 : Protection des armatures et conditions de bétonnage correct (Gagliardini, 2004)

Possibilités de bétonnage correct


Diamètre maximal des aciers longitudinaux : Pour les dalles et voiles d’épaisseur
d’é h, afin
d’améliorer l’adhérence
rence acier-béton,
acier on limite le diamètre de cess aciers à : ϕl ≤ h/10
Diamètre maximal des aciers transversaux : Pour les poutres de hauteur h, on limite le
diamètre des aciers transversaux à : ϕt ≤ Min (h/35 ; ϕl ; b0/10) ; b0 = la largeur de l’âme.
l

1.6. CODES ET RÈGLEMENTS


GLEMENTS DE CALCUL DU BÉTON
B ARMÉ
Différentes réglementationss ont successivement régi le calcul des ouvrages en béton armé en
France tout au long de l’histoire, depuis le début du 20ème à nos jours. Il s’agit de :
circulaire du 20 octobre 1906
projet de règlement de la chambre syndicale du BA de 1928
circulaire du 19 juillet 1934
règles BA 1945 modifiées en 1948
règles BA 1960
circulaire numéro 70 du 14 novembre 1964
règles CCBA 68
règles BAEL 80 modifiées en 83
règles BAEL 91 Révisé en 1999
Enfin, en mars 2010, entrait
entr en vigueur la fin de l’application des normes nationales
françaises en contradiction avec l’Eurocode 2.

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d’un bâtiment R+3 à usage administratif

CHAPITRE II :
GÉNÉRALITÉS SUR LE BÉTON
PRÉCONTRAINT

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Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

2.1. HISTORIQUE DE LA PRÉCONTRAINTE


La seconde moitié du XIXème siècle a été le témoin de la découverte puis de la maîtrise
progressive du béton armé. C’est dans la continuité de cette période de développements et de
découvertes qu’Eugène Freyssinet, ingénieur polytechnicien de nationalité française et
diplômé de l’école nationale des ponts et chaussées, propose une succession de méthodes et
d’inventions qui seront la base du béton précontraint. Etudié en 1907 et construit en 1908, le
pont en arche de Moulins est sa première expérience de la précontrainte (Espion, 2012).

Différentes expériences menées avant Freyssinet ont permis de découvrir que, pour être
efficace, la précontrainte introduite dans la construction doit être permanente. Pour cela, les
armatures tendues ne doivent pas subir dans le temps de trop forts raccourcissements qui se
traduiraient par des pertes d’efforts trop importantes. Or, dans toutes les solutions imaginées
avant Freyssinet, c’était ce qui se passait, entraînant l’échec des expériences (Denoël et al.,
2013). Freyssinet, fort de son expérience acquise pendant la première partie de sa carrière au
cours de laquelle il a conçu et réalisé des ouvrages en béton armé remarquables et grâce à
toutes les recherches qu’il a conduites sur les matériaux tant béton qu’acier, a pu comprendre
les raisons précises de ces échecs précédents et y apporter des solutions (Denoël et al., 2013).

Après ces différentes expériences et d’autres développements importants (découverte du


fluage du béton, découverte de l’effet de la vibration du béton à sa mise en œuvre, …),
Freyssinet dépose finalement, le 2 octobre 1928, un premier brevet qui couvre un procédé de
mise en précontrainte par pré-tension et fils adhérents (Espion, 2012). Cette technologie, très
utilisée aujourd’hui, consiste à mettre en tension des fils ou câbles en acier sur un banc de
travail, avant de couler le béton. Après prise de celui-ci, les fils sont coupés et l’effort de
précontrainte est transmis au béton par frottement et adhérence entre l’acier et le béton.

Quelques années plus tard, Eugène Freyssinet franchit un pas supplémentaire en déposant un
brevet intitulé : "Système d'ancrage de câbles sous tension destinés à la réalisation de
constructions en béton précontraint", le 26 août 1939. Ce brevet décrit un système mettant en
œuvre des câbles d’acier mis en tension par vérins et bloqués par un système de cônes
d’ancrage. L’ensemble de ces deux brevets (celui de 1928 et celui de 1939) donnait alors
naissance à un matériau nouveau : « le béton précontraint ».

Parmi les différentes définitions qu’Eugène Freyssinet a pu donner du béton précontraint, une
des plus précises est la suivante : « Précontraindre une construction, c’est la soumettre avant

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Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
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l’application des charges, ou simultanément à celles-ci, à un système de compressions


permanentes, créées en vue de déterminer des contraintes permanentes supplémentaires, en
général de direction opposée à celles dues au système des charges et telles que les contraintes
résultant de l’ensemble des forces appliquées - charges et pré-compressions - ne comportent
pas d’effort de traction que le matériau utilisé ne puisse supporter en complète sécurité. »

Après son invention, l’usage du béton précontraint se répand ensuite, notamment grâce à
l’entrepreneur français de BTP, Edme Campenon qui permettra à Freyssinet d’appliquer et
développer son invention sur les chantiers de l’entreprise Campenon-Bernard (Espion, 2012).
Après la Seconde Guerre mondiale, l’usage du béton précontraint se généralise grâce aux
économies de matériaux qu’il permet. En 1952, est créée la Fédération Internationale de la
Précontrainte dont le but est de diffuser les connaissances et promouvoir cette technologie.

2.2. PRINCIPE DU BÉTON PRÉCONTRAINT


Le béton est un matériau qui résiste bien à la compression, mais peu à la traction. L’emploi du
béton impose donc d’éviter qu’il soit trop tendu, au risque de se fissurer. Pour cela, une
compression artificielle et permanente peut être introduite dans les zones où les charges
extérieures développent des sollicitations de traction, de sorte que le béton reste comprimé ou
assez peu tendu pour ne pas fissurer, quel que soit le cas de charge (Causse et al., 2007).

L’effort de compression volontairement développé dans le béton à cet effet est appelé « effort
de précontrainte » ou tout simplement « précontrainte » (Causse et al., 2007).

La compression totale du béton ne doit toutefois pas être excessive. Elle doit rester inférieure
à une valeur raisonnable, de façon à éviter tout risque de fissuration longitudinale engendrée
par un excès de compression des éléments précontraints.

Ainsi, un ouvrage en béton est dit « précontraint » quand il est soumis à un système d’efforts
créés artificiellement pour engendrer des contraintes permanentes, qui, composées avec les
contraintes dues aux charges extérieures, donnent des contraintes totales comprises entre les
limites que le béton peut supporter indéfiniment, en toute sécurité (voir Figure 2.1).

La philosophie ainsi exposée est celle de la précontrainte totale. Bien entendu, la précontrainte
d’un ouvrage ne peut être réalisée que pour des charges appartenant à un domaine limité,
supposé connu à l’avance. Si ce domaine inclut des charges rarement atteintes dans la réalité,

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Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
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les principes précédents peuvent entraîner un surdimensionnement de la précontrainte,


conduisant à faire travailler la matière dans des conditions peu rationnelles.

Figure 2.1
.1 : Principe de la précontrainte (Yazid, 2005)

C’est pourquoi s’est développée


développé progressivement la notion
tion de précontrainte partielle : la
décompression du béton n’y est interdite que sous l’effet des charges permanentes ou quasi-
quasi
permanentes. Sous l’effet de charges plus agressives, on admet la possibilité que des fissures
puissent se former au sein du béton
bét (comme en béton armé) à condition que les ouvertures de
ces fissures demeurent suffisamment limitées
limitée pour : i°) qu’elles soient réversibles et se
referment donc sous charges permanentes ou quasi-permanentes ; ii°) que les risques de
corrosion et de fatigue des armatures soient négligeables (Causse et al., 2007).
2007)

Dans tous les cas, la valeur minimale de la précontrainte résulte de la valeur plancher imposée
à la contrainte normale du béton (comptée algébriquement positive lorsqu’elle est de
compression) : i°) sous l’effet des cas de charge les plus agressifs lorsqu’on est en
précontrainte totale ; ii°) sous l’effet des seules charges permanentes ou quasi-permanentes
quasi
lorsque l’on est en précontrainte partielle (Causse et al., 2007).

2.3. CARACTÉRISTIQUES MÉCANIQUES PARTICULIÈRES DES MATÉRIAUX


Le béton précontraint exige l’emploi de matériaux de haute qualité, mis en œuvre avec soin. Il
permet de les utiliser sous des contraintes élevées, notamment à la construction (c’est-à-dire
(c’est
au moment de la mise en tension des câbles) (Causse et al., 2007).

2.3.1 Aciers pour armaturess actives


Les aciers actifs sont les aciers de la précontrainte. Ils doivent être de haute résistance, pour
pouvoir être tendus à un taux initial très élevé.
élevé A l'inverse des armatures de béton armé qui se

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contentent d'un acier de qualité courante, les armatures de précontrainte exigent donc un acier
satisfaisant un certain nombre de conditions. Leur tension initiale, bien que pas très éloignée
de la contrainte de rupture, n’est toutefois pas dangereuse car elle diminue progressivement
par suite des pertes de précontrainte. La tension utile finale est d’autant plus élevée que l’est
la tension initiale et donc la résistance de l’acier. Les armatures de précontrainte sont classées
par catégorie (fils, barres, torons, câbles) et par classe de résistance (Yazid, 2005).

Qualités requises
Une résistance mécanique élevée.
Une ductilité suffisante.
Une bonne résistance à la corrosion.
Une faible relaxation.
Un coût aussi bas que possible.

Caractéristiques géométriques
Les fils : Ce sont des armatures dont la plus grande dimension transversale est inférieure à
12.5mm. Ils sont livrés en couronnes. On distingue : les fils d’acier ronds et lisses ; les fils
autres que ronds et lisses. Les fils sont définis par leur diamètre nominal auquel
correspond une section nominale conventionnelle, suivant le tableau 2.1 ci-dessous :

Tableau 2.1 : Caractéristiques géométriques des fils (Yazid, 2005)


Diamètre
4 5 6 7 8 10 12.2
(mm)
Section
12.6 19.6 28.3 38.5 50.3 78.5 117
(mm²)

Les barres : Ce sont des armatures rondes et lisses de diamètre supérieur à 12.5mm. Ce
sont également des armatures ou non rondes ou non lisses ne pouvant être livrées en
couronnes. Les caractères géométriques sont le diamètre et la section conventionnellement
définie suivant le tableau 2.2 ci-après.

Tableau 2.2 : Caractéristiques géométriques des barres (Yazid, 2005)


Diamètre (mm) 20 22 26 32 36
Section (mm²) 314 380 531 804 1018

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Les torons : Ce sont des assemblages


assemblage de 3 ou 7 fils enroulés en hélice et répartis en une
couche, éventuellement autour d’un fil central. Ils sont caractérisés
isés par leur nombre de
fils, leur diamètre, et leur section. Le tableau 2.3 fournit les valeurs correspondantes :

Tableau 2.3 : Caractéristiques géométriques des torons (Yazid, 2005)


7fils 7fils 7fils 7fils
Type 3fils 7fils 7fils
standard standard super super
Diamètre 15.7
5.2 6.85 9.3 12.5 15.2 12.9
(mm)
Section
13.6 28.2 52 93 139 100 150
(mm²)

Caractéristiques de calcul
Les caractéristiques à prendre en compte pour le calcul des armatures de précontrainte sont :
la section nominale de l'armature ;
la contrainte maximale garantie à rupture fprg ;
la contrainte à la limite conventionnelle d'élasticité fpeg ;
le coefficient de relaxation ρ1000 : ρ1000 = 2,5 % pour la classe TBR (Très Basse
Relaxation) ; ρ1000 = 8 % pour la classe RN (Relaxation Normale) ;
l’adhérence au béton ;
le coefficient de dilatation thermique égale à 10-5 / °C ;
le module de déformation longitudinale : Ep = 200 000 MPa pour les fils et les barres ;
Ep = 190 000 MPa pour les torons ;
le diagramme contraintes-déformations.
déformations.

Les diagrammes à utiliser conventionnellement pour les calculs sont les suivants :

Pour les fils tréfilés et les torons

Figure 2.2 : Diagramme de calcul des tréfilés et torons (Yazid, 2005)

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Pour σp ≤ 0,9 fpeg ; on a : ɛp = σp/Ep


Pour σp > 0,9 fpeg ; on a : ɛp = σp/Ep + 100(σp/fpeg - 0,9)5

Pour les fils trempés et revenus et pour les barres :

Figure 2.3 : Diagramme de calcul des fils et des barres (Yazid, 2005)

Pour ɛp ≤ fpeg/Ep ; on a : σp = Ep . ɛp ; sinon, σp = fpeg

Ce dernier diagramme est toléré pour les fils tréfilés et les torons pour lesquels une grande
précision n’est pas nécessaire..

2.3.2 Acier pour armatures passives


Ce sont des armatures identiques à celles utilisées dans le béton armé, mais ils ne sont mis en
tension que par la déformation de l'élément. Les aciers généralement utilisés sont classés en
plusieurs catégories : barres
arres rondes lisses
lisse ; barres à haute adhérence ; fils (fils
(f à haute
adhérence et fils lisses) ; treillis
reillis soudés. D’une façon générale, on distingue pour les armatures
passives en béton précontraint : les aciers passifs longitudinaux ; les
l aciers passifs
transversaux. Les caractéristiques
tiques des armatures passives à prendre en compte dans les calculs
sont les suivants : section nominale de l'armature ; module de déformation longitudinale ;
limite d'élasticité garantie ; diagramme contrainte-déformation
contrainte ; aptitude de l'armature à rester
solidaire au béton.

2.3.3 Béton à soumettre à la précontrainte


Le béton doit également être de très bonne qualité. En effet, tant qu’il n’est pas précontraint, il
risque de se fissurer sous l’effet de la gêne qu’apportent les coffrages à son retrait.
re Pour éviter
cela, il faut mettre ce béton en précontrainte très tôt alors que, jeune encore, il présente une
résistance limitée. Le béton doit donc être de haute résistance et acquérir celle-ci
celle très vite. Il
est en effet très sollicité au moment des mises en tension :

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- Enn section courante, car la précontrainte a sa valeur maximale (les pertes n’étant pas
encore effectuées) ; de plus, les charges extérieures (dont l’effet est opposé à celui de
la précontrainte) sont souvent incomplètes (par
(par exemple, si des superstructures ne sont
pas encore mises en place) ;
- Localement,
ocalement, sous ancrages, zones où s’exerce un effort très concentré.

Pour limiter la sollicitation du béton jeune, on tend fréquemment les câbles en plusieurs
phases successives : du tiers à la moitié des câbles à 7 jours
j environs après coulage du béton
(pour pouvoir décintrer la poutre, qui peut alors porter son poids), et le reste à une date
généralement comprise entre 15 et 30 jours
j après coulage. De plus, on dispose souvent les
ancrages
crages dans une pièce d’about préfabriquée en béton fretté et suffisamment âgé pour
pouvoir résister aux efforts localisés sous ancrages. La mise en précontrainte constitue pour le
béton une épreuve préalable déterminante : une éventuelle médiocrité n’est donc pas tolérable.

2.4. MODALITES D’INTRODUCTION DE LA PRÉCONTRAINTE


PR
Le développement d’aciers à haute limite d’élasticité (HLE) et de matériels adaptés a permis
l’essor du béton précontraint. Il existe deux (02) méthodes de mise en tension des câbles dans
une structure. A chacune d’elles sont associées des technologies spécifiques de précontrainte.

2.4.1. Précontrainte par pré--tension


Dans ce procédé, les câbles de précontrainte sont tendus entre deux massifs solidement ancrés
avant le coulage du béton (Figure 2.4).
). Cette technique est surtout employée sur les bancs de
préfabrication, pour réaliser des éléments répétitifs.

Figure 2.4 : Procédé


rocédé de précontrainte
p par pré-tension (Muttoni, 2011)

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Etapes générales de réalisation


1. Mise en tension des câbles.
2. Coulage du béton.
3. Libration
ibration des câbles après le durcissement du béton.
4. Par adhérence, la précontrainte de compression est transmise au béton.

Figure 2.5 : Etapes de réalisation de la précontrainte


p par pré-tension
tension (Yazid, 2005)

De façon plus détaillée, la méthode de précontrainte par pré-tension


pré tension suit les cycles suivants :

1. Nettoyage des moules ;


2. Mise en place d’huile de décoffrage sur les moules
moule ;
3. Déroulement des armatures actives et blocage aux extrémités dans des plaques ;
4. Mise en place des armatures passives ;
5. Mise en place des moules dans leur position finale ;
6. Mise en place des déviateurs éventuels ;
7. Mise en tension
sion des armatures par des vérins ;
8. Mise en place du béton par pont-
pont roulant ou grue ;
9. Lissage de la partie supérieure ;
10. Vibration du béton ;
11. Etuvage ou chauffage du béton ;
12. Décoffrage ;
13. Dé-tension
tension des armatures actives ;
14. Découpage des fils situés entre deux
de éléments préfabriqués ;
15. Manutention et stockage.

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2.4.2. Précontrainte par post-tension


post
Ce procédé consiste à tendre les câbles de précontrainte, après coulage et durcissement du
béton, en prenant appui sur la pièce à comprimer (Figure 2.6).
2. Cette technique est utilisée
pour les ouvrages importants. Elle est généralement mise en ouvre sur chantier.

Figure 2.6 : Procédé


rocédé de précontrainte par post-tension
post (Muttoni, 2011)

La précontrainte par post tension se présente sous deux formes à savoir : i°) la précontrainte
par post-tension interne ; ii°) la précontrainte
p par post-tension externe.

Etapes générales de réalisation


1. Mise en place des gaines dans le coffrage.
2. Coulage du béton.
3. Après le durcissement du béton, la mise en tension des câbles.
4. Le blocage se fait par différents systèmes de cales sur une zone de béton fretté.
5. L’injection d’un coulis de ciment

Figure 2.7 : Etapes de réalisation de la précontrainte par post-tension


post tension (Yazid, 2005)

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La mise en tension peut être faite en tendant l’acier aux deux extrémités de la pièce (actif-
actif) ou en tendant une seule
ule extrémité uniquement (actif-passif)
(actif (Figure 2.6).
2.6

Figure 2.8 : Modalités de mise en tension de l’acier en post-tension (Yazid, 2005)

L’injection est une opération extrêmement importante, car elle assure un double rôle :
o La protection des armatures de précontrainte contre la corrosion.
o L’amélioration de l’adhérence entre les armatures et les gaines.

L’opération d’injection doit être réalisée dès que possible,


possible après la mise en tension des
armatures. Le produit d’injection doit répondre aux impératifs suivants :
avoir une assez faible viscosité pour couler facilement et pénétrer dans toutes les
ouvertures et entre fils des câbles
câ de précontrainte ;
conserver cette faible viscosité pendant un délai suffisant pour que l’injection puisse
s’effectuer dans de bonnes conditions avant le début de prise ;
après durcissement, avoir une résistance suffisante pour assurer efficacement
l’adhérence
adhérence de l’armature au béton ;
présenter un retrait minimal ;
ne pas être agressif vis-vis
vis de l’acier de précontrainte.
Le produit d’injection était autrefois un mortier formé de ciment, de sable et d’eau.
d
Aujourd’hui, le sable est à peu près complètement abandonné, au profit de coulis de ciment
CPA, comportant un adjuvant.

L’ensemble d’un procédé de précontrainte comprend généralement les éléments suivants :

a) Dispositif d’ancrage. Onn en distingue principalement deux types : i°) les ancrages actifs,
situés à l’extrémité
extrémité de la mise en tension ; ii°) les ancrages passifs (ancrages
(ancrage morts), situés
à l’extrémité opposée à la mise en tension.
b) Coupleurs : ce sont des dispositifs
dispositif permettant les prolongements des armatures.
c) Matériels de mise en tension : vérins, pompes d’injection, pompe d’alimentation,
d’alimentation etc.
d) Accessoires : gaines, tubes d’injection,
d’injection etc.

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2.4.3. Comparaison des deux procédés


Une comparaison entre les deux procédés de précontrainte (post-tension et pré-tension)
permet de relever les observations suivantes :

Précontrainte par pré-tension


Economie des gaines, des dispositifs d’ancrage et de l’opération d’injection ;
Simplicité de la réalisation du procédé ;
Bonne collaboration du béton et des armatures ;
Nécessité d’installations très lourdes ; ce qui limite en conséquence le choix des formes ;
Difficulté de réalisation des tracés courbes d’armatures ;
Impossibilité de régler l’effort dans les armatures après la mise en tension.

Précontrainte par post-tension


Ne demande aucune installation fixe, puisque le vérin de précontrainte s’appuie
directement sur la pièce elle-même ;
Offre plus de flexibilité dans le choix des différentes formes ;
Facilité de réalisation des tracés courbes d’armatures de précontrainte ;
Possibilité de régler l’effort de précontrainte ; ce qui permet d’adapter le procédé à
l’évolution de la masse de l’ouvrage ;
Nécessité d’emploi des gaines, des dispositifs d’ancrage et de l’opération d’injection.

2.5. AVANTAGES ET INCONVENIENTS DE LA PRÉCONTRAINTE

Avantages
Une compensation partielle ou complète des actions des charges.
Une économie appréciable des matériaux.
Augmentation des portés économiques.
Une réduction des risques de corrosion.

Inconvénients
o La nécessité de matériaux spécifiques.
o La nécessité de main d’œuvre qualifié.
o La nécessité d’équipements particuliers.
o Risque de rupture à vide par excès de compression.
o Un calcul relativement complexe.

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2.6. APERÇU DE QUELQUES DES SYSTÈMES DE PRÉCONTRAINTE


Les systèmes de précontrainte font l’objet de brevets et sont fabriqués par leurs exploitants.
D’après Yazid (2005), les principaux systèmes de précontrainte sont les suivants :

Système Freyssinet : Utilise des câbles composés de torons T 13, T 13 S, T 15 et T 15 S. La


lettre T est remplacée par la lettre K (exemple 12 K 15).

Système PAC : Utilise des câbles composés de 1 à 37 T 13, T 13 S, T15 ou T 15 S.

Système CIPEC : Utilise des câbles 4 T 13 à 19 T 13, 4 T 15 à 27 T 15, normaux et supers.

Système VSL : Ce système utilise des unités 3 T 12 à 55 T 13, 3 T 15 à 37 T 15, normales ou


supers. Leur dénomination est de la forme 5-n pour n T 13 et 6-n pour n T 15 (exemple : 6-37
représente un câble ou un ancrage 37 T 15).

2.7. DOMAINES D’APPLICATION DU BÉTON PRÉCONTRAINT


Grâce à ses avantages le béton précontraint est utilisé dans les ouvrages d’art et les bâtiments
de dimensions importantes : il est d’utilisation courante pour les ponts et d’un emploi très
répandu pour les poutrelles préfabriquées des planchers de bâtiments. On le retrouve dans de
nombreux autres types d’ouvrages tels que : réservoirs, pieux de fondation, tirants
d’ancrage, certains ouvrages maritimes, barrages, enceintes de réacteurs nucléaires, etc.

2.8. CODES ET RÈGLEMENTS DE CALCUL DU BÉTON PRÉCONTRAINT


Les principales règlementations qui ont régi la conception et le calcul des ouvrages en béton
précontraint au cours de l’histoire française de la construction sont les suivantes, sans que
cette liste ne soit exhaustive :
IP1 : Instruction Provisoire n°1 du 12 Août 1965
IP2 : Instruction Provisoire n°2 du 13 Août 1973
BPEL 91 révisé 99 : Béton précontraint aux états limites
Eurocode 2 : Calcul des structures en béton, dont béton précontraint

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CHAPITRE III :
REVUE DE LITTÉRATURE SUR LA
PRÉCONTRAINTE DANS LE BÂTIMENT

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3.1. HISTORIQUE DU RECOURS À LA PRÉCONTRAINTE EN BÂTIMENT


Mise au point et breveté en 1928 par Eugène Freyssinet, la toute première application de la
précontrainte a porté sur la fabrication de poteaux électriques (Espion, 2012). En dépit des
objections théoriques face aux variations des contraintes entre valeurs positives et négatives
dans les poteaux électriques en raison des spécificités liées à l’action du vent, Freyssinet
organisa des essais concluants sur l’utilisation des poteaux précontraints qu’il réalisa dès 1933
au profit de la société Forclum. Cependant, l’aventure s’arrêtera prématurément sans grand
progrès pour des raisons d’ordre commercial, bien qu’elle fût une véritable réussite technique.

La seconde application historique de la précontrainte portera sur le sauvetage, entre 1934 et


1935, de la gare maritime du Havre, un bâtiment important de 600m de longueur et 55m de
largeur (Espion, 2012). L’opération a consisté en une consolidation par reprise en sous-œuvre
de la fondation sur pieux du bâtiment qui menaçait ruine en cours de construction, suite à des
tassements différentiels. Pour y parvenir, Freyssinet a procédé entre autres à la réalisation de
poutres spéciales de jonction en béton précontraint, destinées à réunir les anciennes fondations
isolées. Il a ensuite été procédé à l’enfoncement de nouveaux pieux destinés à reporter les
charges du bâtiment sur un sol plus profond et plus consistant, au moyen de vérins appuyés
sur les poutres précontraintes réalisées dans un premier temps. Cette opération fut un succès
dans son ensemble et constitue la première application historique de la précontrainte au profit
d’une structure de bâtiment, bien que ce fut une application extraordinaire par sa nature.

En dépit de ses premières applications au profit des poteaux électriques et des structures de
bâtiment, le développement de la précontrainte va par la suite être majoritairement associée
aux ouvrages d’art, tout au long de l’histoire moderne des constructions, plus particulièrement
aux ponts de grandes portées, aux ouvrages haubanés, aux structures exceptionnelles comme
les enceintes de confinement des réacteurs nucléaires, les stades ou des structures
exceptionnelles de bâtiment (Bron et al., 2011). Toutes ces constructions ont pour particularité
de faire appel à des unités de précontrainte (câbles et ancrages) de fortes puissances dont la
mise en œuvre complexe requiert des moyens importants. Si nombre d’ouvrages réalisés dans
le monde sont autant d’exemples remarquables valorisant la technique de la précontrainte,
l’utilisation de cette technique dans les bâtiments a longtemps été occulté (Bron et al., 2011).

Les toutes premières applications de la précontrainte en bâtiment, en dehors de l’historique


application de Freyssinet en 1934, ont principalement porté sur la précontrainte par pré-
tension (Siline, 2017), s’appuyant largement sur le développement des techniques de

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 32


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

préfabrication et l’industrialisation constante de la construction des bâtiments (Pillard, 2014).


Toutefois, depuis quelques décennies, la précontrainte par post-tension est également utilisée
et appliquée à des bâtiments courants, qu’ils soient de grande hauteur ou à usages spécifiques
(hôpitaux – structures de stockage – parkings – bureaux – centres sportifs) ou encore
architecturalement particuliers, apportant dans tous les cas des solutions satisfaisant à des
exigences techniques ou économiques (Bron et al., 2011).

Les premières réalisations de structures précontraintes par post-tension sont européennes,


dans les années 1920-1930. Mais c’est au USA et en Australie que le développement de la
précontrainte dans le bâtiment a connu son plus grand essor dès les années 60. Les avantages
apportés par cette technique ont rapidement été mis en évidence et améliorés grâce aux efforts
développés par les entreprises dans la recherche et le développement de méthodes efficaces
encadrées par l’édition de recommandations techniques. En quelques années, plusieurs
dizaines de millions de mètres carrés de planchers post-contraints ont été construits sur le seul
territoire des USA (Bron et al., 2011). En France, c’est dans les années 70-80 que la
précontrainte a réellement commencé à faire son apparition dans les planchers de bâtiment
comme adaptation des techniques employées dans les ouvrages d’art. À ce jour, de
nombreuses applications ont été réalisées en France ; cependant, celles-ci ont souvent été
initiées du fait des limites techniques du béton armé plutôt qu’en réponse à une volonté
d’optimisation des structures (Bron et al., 2011). On peut citer à titre d’exemple la réalisation
de parkings de centres commerciaux dans les années 70, le ministère français des Finances au
début des années 80 ou encore le Parlement européen de Strasbourg en 1998.

D’autres réalisations nécessitant de larges surfaces libres, telles que les hôpitaux ou les salles
de sports, ont fait appel à des techniques de poutres ou de planchers précontraints par post-
tension. Certaines applications de renforcement de structure après incendie ou pour mise aux
normes de structures dans des zones sismiques ont été également réalisées.

La construction de planchers précontraints continue de se développer dans les parties du


monde où cette technique est historiquement utilisée et dans de nombreux pays européens,
mais elle se développe aussi depuis les années 90 dans certaines zones émergentes du globe
(Dubai, Hong Kong, …). Les possibilités techniques très étendues de la précontrainte par
post-tension sont souvent illustrées par d’audacieuses structures. Le marché mondial pour la
réalisation de bâtiments post-contraints, plus spécifiquement, est actuellement estimé à plus
de 100 000 tonnes d’acier de précontrainte par an (Bron et al., 2011).

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 33


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

3.2. ÉLÉMENTS DE STRUCTURES SUSCEPTIBLES DE PRÉCONTRAINTE


Dans les ouvrages de bâtiment, différents éléments de structure sont susceptibles d’être
soumis à la précontrainte. D’après Siline (2017), les solutions en béton précontraint
applicables aux structures de bâtiment varient des planchers aux structures hyperstatiques, aux
charpentes de grandes portées, etc. Les applications récentes indiquent l'extension du béton
précontraint aux poteaux, murs et éléments spatiaux. Dans le domaine des constructions
industrielles, administratives et commerciales, le béton précontraint est utilisé spécialement
pour les poutres de portée de plus de six (06) mètres. Mais dans les bâtiments d'habitation, le
béton précontraint est généralement utilisé pour les planchers (Siline, 2017).

Dans sa déclaration de brevet en 1928, Freyssinet définissait la précontrainte ainsi qu’il suit :
« Précontraindre une construction, c’est la soumettre avant l’application des charges, ou
simultanément à celles-ci, à un système de compressions permanentes, créées en vue de
déterminer des contraintes permanentes supplémentaires, en général de direction opposée à
celles dues au système des charges et telles que les contraintes résultant de l’ensemble des
forces appliquées - charges et pré-compressions - ne comportent pas d’effort de traction que
le matériau utilisé ne puisse supporter en complète sécurité. ». En se référant à cette
définition historique énoncée à l’origine par celui qui est l’inventeur de la précontrainte, tous
les éléments de structures au sein desquels des contraintes de traction sont susceptibles de se
développer sont potentiellement éligibles à l’application de la précontrainte, en particulier :

Les éléments de fondation soumis en partie ou en totalité à des contraintes de traction


Les radiers généraux ;
Les poutres de libage ;
Les longrines ;
Les tirants.

Les éléments de superstructure soumis à des contraintes de traction partielle ou totale


Les planchers et dalles de transfert ;
Les poutres et poutrelles ;
Les voiles minces ;
Les charpentes ;
Les poteaux ;
Etc.

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 34


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

3.3. MODES DE PRÉCONTRAINTE DES STRUCTURES DE BÂTIMENT


Il existe principalement deux (02) modes de précontrainte des structures de bâtiment : i°) la
précontrainte par pré tension ; ii°) la précontrainte par post tension. Après avoir fourni une
description sommaire de chacun de ces deux (02) modes, il sera ensuite procédé à
l’énumération de leurs avantages et inconvénients respectifs.

3.3.1. La précontrainte par pré tension en bâtiment


Le recours à la « pré-tension » implique que la mise en tension des armatures de précontrainte
intervient « avant » le coulage du béton (Siline, 2017). Dans ce procédé qui se déroule sur un
banc de traction, on commence par mettre en tension les aciers de précontrainte à l'aide de
vérins prenant appui sur une culée. Quand l'allongement requis est atteint, l'acier de
précontrainte est bloqué à l'aide des ancrages. Ensuite, le béton est coulé en contact direct
avec les aciers de précontrainte dans les moules de coffrage qui les entourent. Lorsque le
béton atteint une résistance suffisante (après durcissement), on procède au transfert de la
précontrainte. Les armatures de précontrainte sont alors libérées de leurs ancrages et coupées
à l'extérieur de la pièce coulée. Comme ces armatures ne sont pas libres pour revenir à leur
longueur initiale, l'effort se reporte par adhérence au béton et la pièce se trouve précontrainte.

La précontrainte par pré-tension est surtout utilisée pour la préfabrication en série de pièces
identiques. Cette préfabrication se fait principalement en usine mais parfois, elle peut se faire
sur le site même du chantier. Dépendant du type de la pièce qui est préfabriquée, le profil de
l'acier de précontrainte, qui est rectiligne, est constitué d'une seule droite ou de plusieurs
segments de droite. Comme acier de précontrainte, on utilise fréquemment, pour la pré-
tension, des torons à sept fils ; chaque toron étant mis en tension individuellement.

3.3.2. La précontrainte par post tension en bâtiment


Toujours d’après Siline (2017), la précontrainte par post-tension est réalisée par des armatures
actives (câbles ou torons) mises en tension après coulage et durcissement du béton. Ce dernier
doit avoir une résistance mécanique à la compression suffisante, pour lui permettre de
supporter les efforts de précontrainte auxquels il sera soumis. Dans ce procédé de
précontrainte, le câble logé dans sa gaine, et sous l’action du vérin auquel il est attaché,
s’allonge et se tend à l’effort P. Le vérin qui prend appui sur le béton de la pièce à pré-
contraindre, exerce sur elle un effort de compression égal à P (principe de l’action et de la
réaction). P est donc l’effort de précontrainte développé par le câble. Une fois tendu, ce
dernier est ancré sur le béton, ce qui assure une permanence de la compression.

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 35


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

Il existe différents cas de précontrainte par post-tension. Ainsi, d’après Pillard (2014), on peut
distinguer entre autres la post-tension par précontrainte intérieure avec adhérence (gaines
injectées de coulis) ou post-tension par précontrainte intérieure sans adhérence (torons
gainés graissés). La post-tension par précontrainte extérieure quand à elle consiste à utiliser
des « déviateurs » pour imposer le cheminement de la précontrainte sous forme d’une
succession de segments rectilignes appropriés au fonctionnement de l’ouvrage.

3.3.3. Avantages comparatifs de chaque mode


Le procédé de précontrainte par post tension a l’avantage de pouvoir mettre en place les
armatures de précontrainte selon des tracés courbes sans perte de leurs positions après coulage
du béton (Siline, 2017). Comme c’est sur la pièce elle-même que s’appuient les vérins de
précontrainte, ce procédé ne demande donc aucune installation fixe. La précontrainte par post
tension permet également le choix de différentes formes pour les pièces à pré-contraindre.
Après la mise en service de la pièce, ce procédé offre par ailleurs la possibilié de régler
l’effort de précontrainte suivant l’évolution des charges que va supporter l’élément.

Par rapport à la précontrainte par post tension, la précontrainte par pré-tension assure une
bonne adhérence entre l'acier de précontrainte et le béton. Elle présente également une
économie en matière de gaines, de dispositifs d'ancrage et d'opération d'injection de coulis.
Par contre, ce procédé nécessite des installations très lourdes, ce qui limite le choix des
formes des pièces à pré-contraindre. L'inconvénient majeur de ce procédé réside dans la
difficulté de réalisation des tracés courbes pour les armatures de précontrainte et le réglage de
l'intensité de l'effort de précontrainte une fois que le béton est durci (Siline, 2017).

3.4. CONFIGURATION STRUCTURALE ET PRÉCONTRAINTE EN BÂTIMENT


Différentes configurations de systèmes porteurs sont envisageables pour l’application de la
précontrainte aux structures de bâtiments, d’après les possibilités offertes par cette technique.
D’après Bron et al. (2011), Pillard (2014) et autres auteurs, on peut citer notamment :

Systèmes de plancher-dalle
Poutres en BP + dalle pleine en BA ou BP,
Poutres en BA + dalle avec pré-dalle en BP,
Poutres en BP + dalle avec pré-dalle en BP,
Dalle pleine en BP reposant sur poteaux BA avec ou sans chapiteaux,
Dalle avec pré-dalle en BP reposant sur poteaux BA avec ou sans chapiteaux.

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Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

Systèmes de plancher à poutrelles


Dalle de compression en BA ou BP,
Reposant sur poutrelles en BP,
Avec des hourdis de remplissage entre poutrelles ;
Le tout reposant sur des poutres en BA ou BP.
Systèmes de plancher à dalles alvéolées
Poutres en BA + dalle coulée sur dalles alvéolées préfabriquées en BP
Poutres en BP + dalle coulée sur dalles alvéolées préfabriquées en BP
Fondations sur radier général
Plancher-dalle pleine renversé en BA + Poutres en BP
Plancher-dalle pleine renversé en BP + Poutres en BA
Plancher-dalle pleine renversé en BP + Poutres en BP

3.5. PRINCIPAUX AVANTAGES DE LA PRÉCONTRAINTE EN BÂTIMENT

Dans leur étude, Bron et al. (2011) ont dressé une liste de six (06) avantages majeurs liés à
l’application de la précontrainte aux structures de bâtiments. Ils se présentent comme suit :

Le rythme de construction
Les cadences de réalisation (nombre de jours par niveau) obtenues en cas de réalisation de
planchers précontraints sont plus rapides que celles constatées sur les bâtiments classiques en
béton armé, grâce à la réduction des quantités mises en œuvre.

Grande portée et optimisation des surfaces disponibles


L’augmentation des trames dans les deux directions rend possible la diminution du nombre
d’éléments porteurs (poutres, poteaux, voiles).

Limitation, voire annulation des flèches en service courant


Les flèches en fonction de l’effort de précontrainte par post-tension mis en place peuvent être
réduites, voire annulées quelle que soit la portée sous les charges courantes de service (pour
améliorer l’esthétique des solutions courantes).

Facilité d’approvisionnement et de manutention


L’approvisionnement du chantier est largement simplifié, pas de transport lourd (notamment
en cas de précontrainte par post-tension). La manutention ne nécessite pas d’engins de levage
importants en particulier dans des zones inaccessibles aux grues.

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Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

Économie de matériaux
La meilleure utilisation des hautes performances des matériaux permet de diminuer les
quantités de matériaux (béton, aciers, …) mis en œuvre et ainsi de réduire les coûts.
Respect de l’environnement
La diminution des quantités de matériaux mis en œuvre est le paramètre le plus efficace pour
réduire l’impact énergétique et l’émission de gaz à effet de serre (bilan carbone) dans la
construction des ouvrages. La précontrainte par post-tension des planchers, par post-tension
dans les deux directions, contribue ainsi activement au respect de l’environnement.

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Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

2EME PARTIE
PRÉSENTATION DU PROJET ET
DIMENSIONNEMENT DE LA
STRUCTURE EN BÉTON ARMÉ &
BÉTON PRÉCONTRAINT

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Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

CHAPITRE IV :
PRÉSENTATION DU PROJET DE
CONSTRUCTION DU BÂTIMENT R+3
DE L’HÔTEL DE VILLE DE LA
MAIRIE DE SÈMÈ-PODJI

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Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

4.1. DESCRIPTION GÉNÉRALE DU PROJET


Le projet auquel s’intéresse la présente étude consiste en la construction et l’équipement de
l’hôtel de ville de la Mairie de Sèmè-Podji. Il est constitué d’un bâtiment principal de type
R+3, des aménagements paysagers, d’un parking et des VRD (voiries et réseaux divers). À
travers la réalisation d’un projet d’infrastructure d’une telle envergue, l’objectif principal visé
par la Mairie de la Commune de Sèmè-Podji est d’offrir un espace convivial de service aux
populations tout en améliorant le cadre de travail de son personnel administratif. Ainsi, la
mise en œuvre de ce projet permettra à cette collectivité territoriale, non seulement de
résoudre les problèmes de dispersion de ses locaux actuels dont certains sont vétustes mais
aussi, par la même occasion, de régler durablement les problèmes d’exiguïté de nombreux
bureaux. Ce sera l’opportunité pour la Commune de Sèmè-Podji de matérialiser et affirmer
son image culturelle de marque à travers la concrétisation de ce chef d’œuvre architectural.

Figure 4.1 : Vue en perspective de l’immeuble (i.CONCEPT & Agence KEOPS, 2019)

4.2. CONFIGURATION ARCHITECTURALE


L’ouvrage objet de la présente étude est un bâtiment administratif de type R+3 avec toiture
terrasse accessible. Totalisant une surface hors œuvre de planchers égale à 3.434,96 m² avec
une emprise au sol de 959,30 m², il est constitué principalement comme suit :

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Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

Au rez-de-chaussée :
• Deux (02) terrasses d’entrée
• Un (01) hall central d’entrée
• Une (01) salle de conférence
• Un (01) bureau du secrétariat administratif central
• Un (01) bureau du chef secrétariat administratif central avec toilette
• Un (01) bureau du chef département état-civil avec toilette
• Trois (03) bureaux distincts
• Une (01) salle non affectée
• Une (01) salle d’archives vivantes
• Une (01) salle d’archives
• Deux (02) salles techniques
• Un (01) local technique
• Deux (02) toilettes hommes
• Deux (02) toilettes dames
• Une (01) toilette non affectée
• Une (01) circulation horizontale
• Une (01) cage d’escaliers centrale
• Deux (02) cages d’escaliers de secours

Au 1er étage :
• Un (01) bureau du maire avec toilette
• Un (01) secrétariat du maire avec salle d’attente et toilette
• Un (01) bureau du directeur de cabinet du maire avec toilette
• Un (01) secrétariat du directeur de cabinet du maire
• Un (01) bureau du secrétaire général avec toilette
• Onze (11) bureaux distincts
• Deux (02) toilettes hommes
• Deux (02) toilettes dames
• Une (01) salle de réunion
• Un (01) local technique
• Une (01) circulation horizontale

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Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

• Une (01) cage d’escaliers centrale


• Deux (02) cages d’escaliers de secours

Figure 4.2 : Vue en plan du rez-de-chaussée (i.CONCEPT & Agence KEOPS, 2019)

Au 2ème étage :
• Un (01) bureau principal avec toilette
• Un (01) secrétariat avec salle d’attente
• Un (01) bureau secondaire avec toilette
• Un (01) bureau du chef
hef service

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Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

Figure 4.3 : Vue en plan du premier étage (i.CONCEPT & Agence KEOPS, 2019)

• Un (01) bureau des collaborateurs du chef service


• Un (01) bureau à usage de pool
• Dix (10) bureaux distincts
• Un (01) bureau paysager
• Deux (02) toilettes hommes
• Deux (02) toilettes dames
• Un (01) local technique

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Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

• Une (01) circulation horizontale


• Une (01) cage d’escaliers centrale
• Deux (02) cages d’escaliers de secours

Figure 4.4 : Vue en plan du deuxième étage (i.CONCEPT & Agence KEOPS, 2019)

Au 3ème étage :
• Un (01) bureau principal avec toilette
• Un (01) bureau secondaire attenant au principal
• Douze (12)) bureaux distincts

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Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

• Un (01) local à usage de magasin


• Deux (02) terrasses d’extrémité
• Une (01) cantine avec cuisine, office et comptoir
• Deux (02) toilettes hommes et deux (02) toilettes dames
• Un (01) local technique
• Une (01) circulation horizontale
• Une (01) cage d’escaliers centrale
• Deux (02) cages d’escaliers de secours

Figure 4.5 : Vue en plan du troisième étage (i.CONCEPT & Agence KEOPS, 2019)

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Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

Au 4ème étage :
• Un (01) édicule avec cage d’escaliers
d’escalier et local technique
• Un (01) toiture
oiture terrasse accessible

Figure 4.6 : Vue en plan de la terrasse accessible (i.CONCEPT & Agence KEOPS, 2019)

4.3. CARACTÉRISTIQUES
RISTIQUES GÉOMETRIQUES
G
L’analyse des pièces graphiques du dossier architectural du projet permet d’en déduire que
l’architecture de l’ouvrage s’inscrit globalement dans un volume cubique dont les principales
caractéristiques géométriques sont les suivantes :

• Longueur totale en plan : 32,85 m


• Largeur totale en plan : 32,85 m
• Hauteur totale en élévation : 15,50 m

Les détails des caractéristiques géométriques par niveau se présentent comme suit :

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Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

Tableau 4.1 : Caractéristiques géométriques de l’ouvrage


HAUTEUR
SURFACE SOUS- VOLUME
N° DÉSIGNATIONS DES PIÈCES
(en m²) PLANCHER (en m3)
(en m)
I 1er Niveau : Rez-de-chaussée
1.1 Deux (02) terrasses d’entrée 53,71 3,50 187,99
1.2 Un (01) hall central d’entrée 88,38 3,50 309,33
1.3 Une (01) salle de conférence 221,99 4,50 998,96
Un (01) bureau du secrétariat
1.4 38,16 3,50
administratif central 133,56
Un (01) bureau du chef secrétariat
1.5 26,35 3,50
administratif central avec toilette 92,23
Un (01) bureau du chef
1.6 32,83 3,50
département état-civil avec toilette 114,91
1.7 Trois (03) bureaux distincts 44,37 3,50 155,30
1.8 Une (01) salle non affectée 23,37 3,50 81,80
1.9 Une (01) salle d’archives vivantes 20,32 3,50 71,12
1.10 Une (01) salle d’archives 84,77 3,50 296,70
1.11 Deux (02) salles techniques 11,58 3,50 40,53
1.12 Un (01) local technique 4,08 3,50 14,28
1.13 Un (01) local non affecté 7,69 3,50 26,92
1.14 Deux (02) toilettes hommes 26,35 3,50 92,23
1.15 Deux (02) toilettes dames 30,13 3,50 105,46
1.16 Une (01) toilette non affectée 2,31 3,50 8,09
1.17 Une (01) circulation horizontale 60,93 3,50 213,26
1.18 Une (01) cage d’escaliers centrale 12,15 3,50 42,53
Deux (02) cages d’escaliers de
1.19 41,78 3,50
secours 146,23
- Total « Rez-de-chaussée » 831,25 - 3.131,37
II 2ème Niveau : 1er Etage
Un (01) bureau du maire avec
2.1 47,54 3,00
toilette 142,62
Un (01) secrétariat du maire avec
2.2 33,34 3,00
salle d’attente et toilette 100,02
2.3 Un (01) bureau du directeur de 33,36 3,00 100,08

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Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

cabinet du maire avec toilette


Un (01) secrétariat du directeur de
2.4 14,79 3,00
cabinet du maire 44,37
Un (01) bureau du secrétaire
2.5 26,45 3,00
général avec toilette 79,35
2.6 Onze (11) bureaux distincts 162,69 3,00 488,07
2.7 Deux (02) toilettes hommes 14,52 3,00 43,56
2.8 Deux (02) toilettes dames 29,58 3,00 88,74
2.9 Une (01) salle de réunion 45,83 3,00 137,49
2.10 Un (01) local technique 4,08 3,00 12,24
2.11 Une (01) circulation horizontale 94,75 3,00 284,25
2.12 Une (01) cage d’escaliers centrale 21,75 3,00 65,25
Deux (02) cages d’escaliers de
2.13 41,78 3,00
secours 125,34
er
- Total « 1 Etage » 570,46 - 1.711,38
III 3ème Niveau : 2ème Etage
Un (01) bureau principal avec
3.1 47,54 3,00 142,62
toilette
Un (01) secrétariat avec salle
3.2 30,34 3,00 91,02
d’attente
Un (01) bureau secondaire avec
3.3 33,36 3,00 100,08
toilette
3.4 Un (01) bureau du chef service 14,79 3,00 44,37
Un (01) bureau des collaborateurs
3.5 32,70 3,00 98,10
du chef service avec toilette
3.6 Un (01) bureau à usage de pool 30,29 3,00 90,87
3.7 Dix (10) bureaux distincts 147,9 3,00 443,70
3.8 Un (01) bureau paysager 30,31 3,00 90,93
3.9 Deux (02) toilettes hommes 27,36 3,00 82,08
3.10 Deux (02) toilettes dames 29,58 3,00 88,74
3.11 Un (01) local technique 4,08 3,00 12,24
3.12 Une (01) circulation horizontale 94,90 3,00 284,70
3.13 Une (01) cage d’escaliers centrale 21,75 3,00 65,25
Deux (02) cages d’escaliers de
3.14 41,78 3,00 125,34
secours

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Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

- Total « 2ème Etage » 586,68 - 1.760,04


IV 4ème Niveau : 3ème Etage
Un (01) bureau principal avec
4.1 35,85 3,00 107,55
toilette
Un (01) bureau secondaire
4.2 30,83 3,00 92,49
attenant au principal
4.3 Douze (12) bureaux distincts 214,07 3,00 642,21
4.4 Un (01) local à usage de magasin 16,22 3,00 48,66
4.5 Deux (02) terrasses d’extrémité 17,14 3,00 51,42
Une (01) cantine avec cuisine,
4.6 149,36 3,00 448,08
office et comptoir
4.7 Deux (02) toilettes hommes 31,01 3,00 93,03
4.8 Deux (02) toilettes dames 33,70 3,00 101,1
4.9 Un (01) local technique 4,08 3,00 12,24
4.10 Une (01) circulation horizontale 107,76 3,00 323,28
4.11 Une (01) cage d’escaliers centrale 21,75 3,00 65,25
Deux (02) cages d’escaliers de
4.12 41,78 3,00 125,34
secours
- Total « 3ème Etage » 703,55 - 2.110,65

V 5ème Niveau : 4ème Etage


Un (01) édicule avec cage
5.1 170,23 2,00 340,46
d’escaliers et local technique
Une (01) toiture terrasse
5.2 572,79 - -
accessible
- Total « 4ème Etage » 743,02 - 340,46

- TOTAL GÉNÉRAL 3.434,96 - 9.113,90

4.4. SITE D’IMPLANTATION ET DESTINATION


Le projet objet de la présente étude est conçu pour être réalisé dans la commune de Sèmè-
Podji, ville côtière située au Sud-Est du Bénin dans une plaine de faible altitude (comprise
entre 0 et 6 mètres) bordée au Sud par l’océan atlantique et comprise entre 6°22’ et 6°28’
latitude Nord d’une part et 2°28’ et 2°43’ longitude Nord d’autre part. Plus spécifiquement,
l’ouvrage sera construit dans l’enceinte de la Mairie de Sèmè-Podji. Il s’agit d’un site sableux
dont le niveau de la nappe phréatique se situe à 1,20 mètre en dessous du terrain naturel en
début de saison pluvieuse. Sa position relative par rapport à l’océan atlantique est moins de

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 50


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

5km. Tous les niveaux du bâtiment principal de type R+3 sont destinés à un usage de bureaux
au profit du personnel de l’administration communale de Sèmè-Podji.
Podji. Il s’agit, de par sa
nature, d’un établissement recevant du public (ERP) pouvant être classé dans la catégorie C
sur l’échelle des risques de la règlementation du permis de construire en vigueur au Bénin.

Figure 4.7 : Localisation géographique du site d’implantation (OpenStreetMap


OpenStreetMap, 2020)

4.5. DESCRIPTION DU SYSTÈME


SYST STRUCTURAL
La structure d’un bâtiment est le squelette destiné à de reprendre les charges permanentes
perma et
variables de ce bâtiment afin de les transmettre
transmettre au sol support par l’intermédiaire
l’intermé de la
avoir : la structure à
fondation. On distingue généralement trois (03) types de structures à savoir
mur porteur, la structure à ossature ou portique et la structure mixte.. La structure retenue
pour ce projet est la structure à ossature. Cette option prend en compte les facteurs suivants :
la nature du sol support, l’envergure du projet
projet et surtout la destination finale du bâtiment

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 51


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

(ERP : Etablissement Recevant du Public).


Public). C’est une structure dans laquelle les poutres
reçoivent les charges du plancher (à corps creux et à poutrelle ou dalle pleine) et les
transmettent aux poteaux qui, à leur tour, transmettent ces charges au sol support par le biais
de la fondation constituée, dans le cas de ce projet, par un radier général et des semelles
isolées, notamment au niveau de la salle de conférence du rez-de-chaussée.
rez .

4.6. OUVRAGE SPÉCIFIQUE


CIFIQUE ÉTUDIÉ SUR LE PROJET
L’ouvrage spécifique sur lequel portera notre étude relative à l’utilité de la précontrainte dans
l’optimisation des structures de bâtiment est la salle de conférence du bâtiment R+3 de
l’hôtel de la ville de la Mairie de Sèmè-Podji dont la vue en plan est isolée ci-dessous.
ci

Figure 4.8 : Vue en plan de l’ouvrage spécifique étudié sur le projet (i.CONCEPT &
Agence KEOPS, 2019)

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 52


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

La salle de conférence de l’hôtel de ville de Sèmè-Podji est bâtiment spécial de type R+0
intégré au bâtiment principal qui, lui, est de type R+3. Ses caractéristiques géométriques
majeures sont les suivantes :
• Longueur totale en plan : 15,70 m
• Largeur totale en plan : 14,20 m
• Emprise du bâtiment au sol : 243,32 m²
• Surface de plancher hors œuvre : 221,99 m²
• Hauteur sous plancher : 4,50 m
• Volume sous plancher : 998,96 m3

La configuration architecturale de l’ouvrage spécifique étudié sur le projet est telle qu’aucun
poteau intermédiaire n’est admis au milieu de la salle de conférence. La transmission des
charges du plancher haut vers les fondations se fera donc sans possibilité de disposer des
appuis verticaux intermédiaires en pleine travée de la dalle. Il s’agit d’un bâtiment à un seul
niveau dont la toiture terrasse est inaccessible et revêtue de complexe d’étanchéité posée sur
une forme de pente en béton rapportée sur la dalle de compression.

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 53


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

CHAPITRE V :
DIMENSIONNEMENT DE LA
STRUCTURE DANS LE CAS D’UNE
OSSATURE ENTIÈREMENT EN
BÉTON ARMÉ

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 54


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

5.1. CARACTÉRISTIQUES DES MATÉRIAUX & HYPOTHÈSES DE CALCUL

5.1.1. Caractéristiques du béton


Résistance caractéristique à la compression
Pour conduire cette étude, nous avons opté pour un béton de classe B25 (fc28 = 25 MPa). Il
s’agit là de la valeur caractéristique requise ou spécifiée qui doit être obtenue au cours de
l’exécution de l’ouvrage. Un essai de formulation permettra de définir les dosages appropriés.

Résistance caractéristique à la traction


La résistance caractéristique à la traction du béton à j jours, notée ftj, est conventionnellement
définie par la relation: ftj = 0,6 + 0,06.fcj. Dans le cadre de notre étude : ft28 = 2,1 MPa.

Module de déformation longitudinale instantanée


Lorsque la durée d’application des charges est inférieure à 24 heures, il en résulte un module
de déformation longitudinale instantanée défini par : Eij = 11000*(fcj)1/3
Pour fc28 = 25 MPa, on a : Eij = 32 164,20 MPa.

Module de déformation longitudinale différée


Lorsque les charges sont appliquées pour une longue durée (supérieure à 24 heures), il en
résulte un module de déformation longitudinale différée défini par : Evj = 3700*(fcj)1/3
Pour fc28 = 25 MPa, on a : Evj = 10 818,87 MPa.

5.1.2. Caractéristiques de l’acier


Nuance d’acier à utiliser : FeE400 HA.
Limite d’élasticité garantie : fe = 400 MPa.
Module d’élasticité longitudinale : Es = 200 000 MPa.

5.1.3. Autres hypothèses de calcul


Règlements de calcul utilisés
Pour le calcul des éléments de superstructure en béton armé, nous utiliserons les règles BAEL
91 modifié 99. Les DTU associés seront utilisés pour le calcul des éléments de fondation.

Conditions relatives au milieu et à la mise en œuvre des matériaux


Agressivité du milieu : En superstructure, on fera comme hypothèse que la fissuration est
préjudiciable ; le milieu sera considéré comme moyennement agressif, compte tenu de la
localisation géoclimatique de l’ouvrage à étudier (moins de 5km de la mer). En infrastructure,
la fissuration sera considérée comme très préjudiciable, le milieu étant fortement agressif du

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 55


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

fait du niveau de la nappe phréatique (-1,20m du TN) par rapport à profondeur probable
d’ancrage des fondations (-1,60 m du TN d’après les recommandations du laboratoire).

Condition de mise en œuvre des matériaux : Les matériaux seront mis en œuvre dans des
conditions courantes, à l’exception des paramètres d’application des charges sur les poteaux :
o Plus de la moitié des charges sur poteaux appliquée avant 90 jrs et après 28 jrs k=1,1
o Durée d’application des charges sur les éléments structure : t > 24h θ=1
o L’acier sera considéré comme sollicité en situation courante à l’ELU γs = 1,15
o Le béton sera considéré comme sollicité en situation courante à l’ELU γb = 1,50
o Protection des aciers : e = 5cm en fondation ; e = 3cm en superstructure

Résistance de calcul du béton à l’ELU


fbu = 0,85fcj / (θ.γb) ; Pour fc28 = 25 MPa, θ = 1 et γb = 1,50 on a : fbu = 14,17 MPa

Résistance de calcul du béton à l’ELS


σbc-lim = 0,6*fcj ; Pour fc28 = 25 MPa on a : σbc-lim = 15 MPa

Résistance de calcul de l’acier à l’ELU


fsu = fe / γs ; Pour fe = 400 MPa et γs = 1,15 on a : fsu = 347,83 MPa

Résistance de calcul de l’acier à l’ELS


La fissuration étant préjudiciable, on a : σst-lim = min {2/3*fe ; max [0,5*fe ; 110*(η*ftj)1/2]}
Pour fe = 400 MPa, ft28 = 2,1 MPa et η = 1,6 (HA de ϕ>6mm) on a : σst-lim = 201,63 MPa

5.2. CONCEPTION DE LA STRUCTURE, DESCENTE DES CHARGES ET CALCUL


DES SOLLICITATIONS DANS LES ÉLÉMENTS PORTEURS

5.2.1. Conception et prédimensionnement de la structure


En raison de la destination de l’ouvrage (Etablissement Recevant du Public à usage
administratif), nous opterons pour une structure entièrement ossaturée. Le plancher haut de
l’ouvrage spécifique étudié (salle de conférence du bâtiment R+3 de l’hôtel de ville de Sèmè-
Podji) sera donc constitué d’une dalle de compression avec entrevous de remplissage reposant
sur des poutrelles préfabriquées. Ces dernières transmettront leurs charges reprises aux
poutres qui reposeront sur des poteaux. Les éléments de fondation serviront d’appui aux
poteaux et répartiront ainsi toutes les charges de l’ensemble du bâtiment sur le sol support.

Plancher

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 56


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

Poutrelles

Poutres

Poteaux

Fondation

Sol support

Nous allons partir


rtir du plan architectural de l’ouvrage pour concevoir le plan de poutraison du
plancher haut. Ce plan de poutraison fera ressortir les éléments porteurs prévus au niveau de
la superstructure, tels que : dalle de compression, dalle pleine, poutrelles, poutres, poteaux.
Dans un premier temps, nous allons commencer par positionner les éléments porteurs sur le
plan et les repérer au travers de leurs axes,
axes comme l’illustre la figure ci-après
après :

Figure 5.1 : Schéma d’implantation des éléments porteurs du plancher haut RDC

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 57


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

Les lignes en rouge sur la figure 5.1 représentent l’emplacement des porteurs horizontaux
destinés à reprendre les charges des panneaux de planchers. Les points en noir représentent
l’emplacement des porteurs verticaux destinés à reprendre les charges supportées par les
porteurs horizontaux. Les directions dans lesquelles portent les panneaux de planchers sont
indiquées sur la figure par des lignes noires en forme de « Z » allongé. L’identification des
éléments de structure schématisés sur la figure précédente se présente comme suit :

Tableau 5.1 : Identification des éléments porteurs du plancher haut RDC


Hauteur Portée de
Nombre
Type Longueur Largeur sous- la plus
N° Désignation de
d’élément (m) (m) dalle grande
travées
(m) travée (m)
100 PANNEAUX DE PLANCHERS A CORPS CREUX
Plancher à
101 A9G7 14,05 3,51 - - -
corps creux
Plancher à
102 A7G5 14,05 3,51 - - -
corps creux
Plancher à
103 A5G4 14,05 3,51 - - -
corps creux
Plancher à
104 A4G3 14,05 3,51 - - -
corps creux
200 PANNEAUX DE PLANCHERS DALLE PLEINE
Plancher
201 A3I1 16,98 2,93 - - -
dalle pleine
Plancher
202 G9I1 16,98 2,93 - - -
dalle pleine
300 POUTRES
301 Poutre 2-2 15,55 - - 5 4,45
302 Poutre 3-3 14,05 - - 2 9,60
303 Poutre 4-4 14,05 - - 1 14,05
304 Poutre 5-5 14,05 - - 1 14,05
305 Poutre 7-7 14,05 - - 1 14,05
306 Poutre 9-9 13,60 - - 5 3,51
307 Poutre G-G 15,55 - - 2 11,10
308 Poutre H-H 15,55 - - 5 4,45
400 POTEAUX
401 Poteau A2 - - 3,50 - -
402 Poteau A3 - - 4,50 - -
403 Poteau A4 - - 4,50 - -
404 Poteau A5 - - 4,50 - -
405 Poteau A7 - - 4,50 - -
406 Poteau A8 - - 4,50 - -
407 Poteau B9 - - 4,50 - -
408 Poteau C9 - - 4,50 - -

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Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

409 Poteau D2 - - 3,50 - -


410 Poteau D3 - - 4,50 - -
411 Poteau E2 - - 3,50 - -
412 Poteau E9 - - 4,50 - -
413 Poteau F2 - - 3,50 - -
414 Poteau F9 - - 4,50 - -
415 Poteau G2 - - 3,50 - -
416 Poteau G6 - - 4,50 - -
417 Poteau G9 - - 4,50 - -
418 Poteau H2 - - 3,50 - -
419 Poteau H3 - - 3,50 - -
420 Poteau H4 - - 3,50 - -
421 Poteau H5 - - 3,50 - -
422 Poteau H6 - - 3,50 - -
423 Poteau H9 - - 3,50 - -

A partir des données du tableau 5.1, le prédimensionnement géométrique pourra être abordé
pour chaque catégorie d’éléments porteurs comme suit :

Prédimensionnement des panneaux de plancher à corps creux


L’épaisseur totale du plancher doit vérifier la condition suivante : h ≥ l/22,5 ; l étant la plus
grande portée du plancher dans le sens considéré.

Tableau 5.2 : Prédimensionnement des panneaux de plancher à corps creux


Désignation des Plus grande
Epaisseur Epaisseur
N° panneaux de plancher portée dans le
théorique (cm) retenue (cm)
à corps creux sens considéré (m)
1 A9G7 3,51 15,6 20
2 A7G5 3,51 15,6 20
3 A5G4 3,51 15,6 20
4 A4G3 3,51 15,6 20

Tous les panneaux de plancher à corps creux seront donc identiques de type (15+5) avec une
épaisseur totale de 20 cm. On aura ainsi 15 cm de hauteur d’entrevous et 5 cm d’épaisseur de
la table de la compression.

Prédimensionnement des panneaux de plancher dalle pleine


Le rapport des portées permet de déterminer le sens de portée d’une dalle pleine. Si lx/ly < 0,4
avec lx ≤ ly, alors la dalle travaille dans le sens de la plus petite portée et repose sur deux de
ses côtés. Par contre, si le rapport des portées est tel que lx/ly ≥ 0,4, alors la dalle travaille dans
les deux sens et repose dans ce cas sur ses quatre côtés.

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 59


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

Dans le cas où la dalle porte dans un seul sens, le respect de la condition suivante pour le
calcul de l’épaisseur h permet d’éviter la nécessité de vérification des déformations.

Pour les dalles isostatiques : h ≥ lx/25


Pour les dalles continues : h ≥ lx/30

Par contre, dans le cas où la dalle porte dans les deux sens, la condition de rigidité régissant le
calcul de son épaisseur h se présente comme suit :

Pour les dalles isostatiques : h ≥ lx/30


Pour les dalles continues : h ≥ lx/40

Tableau 5.3 : Prédimensionnement des panneaux de plancher dalle pleine


Désignation Rapport
Petite Grande Nombre Epaisseur
des panneaux des Type de
N° portée portée de sens de théorique
de plancher portées dalle
lx (m) ly (m) portée (cm)
dalle pleine (lx/ly)
1 A3I1 2,93 16,98 0,17 1 Sens Isostatique 11,72
2 G9I1 2,93 16,98 0,17 1 Sens Isostatique 11,72
Epaisseur retenue pour les panneaux de plancher dalle pleine (cm) 12

Prédimensionnement des poutres


En désignant par L la longueur de la plus grande travée, les conditions de rigidité qui régissent
le prédimensionnement géométrique de la hauteur des poutres se présentent comme suit :

Pour les poutres isostatiques : L/15 ≤ h ≤ L/10


Pour les poutres continues : L/20 ≤ h ≤ L/16
La largeur des poutres est ensuite déterminée à partir de la condition suivante :

0,3d ≤ b0 ≤ 0,4d avec d = 0,9h ; soit : 0,27h ≤ b0 ≤ 0,36h

Tableau 5.4 : Prédimensionnement des poutres


Type de Intervalle de Hauteur Intervalle Largeur
N° Poutres L (m)
poutre h (cm) retenue (cm) de b0 (cm) retenue (cm)
1 2-2 4,45 Continue [22,25 ; 28,81] 30 [8,1 ; 10,8] 15
2 3-3 9,60 Continue [48 ; 60] 60 [16,2 ; 21,6] 20
3 4-4 14,05 Isostatique [93,67 ; 140,5] 100 [27 ; 36] 30
4 5-5 14,05 Isostatique [93,67 ; 140,5] 100 [27 ; 36] 30
5 7-7 14,05 Isostatique [93,67 ; 140,5] 100 [27 ; 36] 30
6 9-9 3,51 Continue [17,55 ; 21,94] 30 [8,1 ; 10,8] 15
7 G-G 11,10 Continue [55,50 ; 69,38] 100 [27 ; 36] 30
8 H-H 4,45 Continue [22,25 ; 28,81] 30 [8,1 ; 10,8] 15

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Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

Prédimensionnement des poteaux


Dans le cadre de cette étude, nous allons limiter l’élancement des poteaux à 50 pour les
besoins de prédimensionnement rapide. Nous considérerons dans un premier temps la
condition relative à la stabilité de forme afin de définir le plus petit côté (noté « a ») des
poteaux qui seront par défaut de forme carrée. Après descente des charges et avant le
dimensionnement proprement dit, la condition relative à la limitation du chargement sera
ensuite utilisée pour justifier la valeur initialement déterminée pour le plus petit côté (noté
« a »). On pourra alors ajuster cette valeur ou revoir la forme du poteau, si nécessaire.

λ = lf/i avec i = (I/B)1/2 ; B=a*b = a² (poteau de section carrée a=b) ; I = a4/12

On a donc : λ = [lf *(12)1/2]/a ; Or λ ≤ 50 implique : [lf *(12)1/2]/a ≤ 50

D’où : a ≥ [lf *(12)1/2]/ 50 ; soit a ≥ lf /14,434

Tableau 5.5 : Prédimensionnement des poteaux


Longueur de Valeur Section de
Désignation des Longueur
N° flambement lf théorique coffrage retenue
poteaux initiale l0 (m)
= 0,7 l0 (m) de a (cm) (cm x cm)
1 A2 3,70 2,59 17,94 20 x 20
2 A3 4,70 3,29 22,79 30 x 30
3 A4 4,70 3,29 22,79 30 x 30
4 A5 4,70 3,29 22,79 30 x 30
5 A7 4,70 3,29 22,79 30 x 30
6 A8 4,70 3,29 22,79 30 x 30
7 B9 4,70 3,29 22,79 30 x 30
8 C9 4,70 3,29 22,79 30 x 30
9 D2 3,70 2,59 17,94 20 x 20
10 D3 4,70 3,29 22,79 30 x 30
11 E2 3,70 2,59 17,94 20 x 20
12 E9 4,70 3,29 22,79 30 x 30
13 F2 3,70 2,59 17,94 20 x 20
14 F9 4,70 3,29 22,79 30 x 30
15 G2 3,70 2,59 17,94 20 x 20
16 G6 4,70 3,29 22,79 30 x 30
17 G9 4,70 3,29 22,79 30 x 30
18 H2 3,70 2,59 17,94 20 x 20
19 H3 3,70 2,59 17,94 20 x 20
20 H4 3,70 2,59 17,94 20 x 20
21 H5 3,70 2,59 17,94 20 x 20
22 H6 3,70 2,59 17,94 20 x 20
23 H9 3,70 2,59 17,94 20 x 20

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Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

Les résultats de prédimensionnement des éléments porteurs de la structure sont illustrés par le
plan de poutraison du plancher haut de l’ouvrage étudié (salle de conférence). Voir Figure 5.2

Figure 5.2 : Plan de poutraison du plancher haut RDC

5.2.2. Modélisation de la structure et descente des charges


Evaluation des charges sur planchers
Tableau 5.6 : Evaluation des charges sur planchers
VALEUR
N° DESIGNATION
(kN/m²)
A PLANCHER A CORPS CREUX
A1 CHARGES PERMANENTES
- Etanchéité monocouche autoprotégé (système RENOLIT 0,023

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Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

ALKORBRIGHT à base de membranes RENOLIT


ALKORPLAN. Valeur extraite de la fiche technique)
- Forme de pente en béton (épaisseur moyenne = 7 cm) 1,54
- Poids propre de la dalle (plancher à corps creux 15+5) 2,85
- Enduit sous-dalle (épaisseur = 1 cm) 0,20
Total charges permanentes sur plancher à corps creux 4,613
A2 CHARGES D’EXPLOITATION
- Toiture terrasse inaccessible 1,00
Total charges d’exploitation sur plancher à corps creux 1,00

B PLANCHER DALLE PLEINE


B1 CHARGES PERMANENTES
Etanchéité monocouche autoprotégé (système RENOLIT
- ALKORBRIGHT à base de membranes RENOLIT 0,023
ALKORPLAN. Valeur extraite de la fiche technique)
- Forme de pente en béton (épaisseur moyenne = 7 cm) 1,54
- Poids propre de la dalle pleine (épaisseur = 12 cm) 3,00
- Enduit sous-dalle (épaisseur = 1 cm) 0,20
Total charges permanentes sur plancher dalle pleine 4,763
B2 CHARGES D’EXPLOITATION
- Toiture terrasse inaccessible 1,00
Total charges d’exploitation sur plancher dalle pleine 1,00

Descente des charges sur poutrelles


Tableau 5.7 : Descente des charges sur poutrelles
Portée Largeur de plancher Charges linéaires
N° Désignation
(m) reprise (m) g (kN/ml) q (kN/ml)
Poutrelle N1
1 3,51 0,60 2,77 0,60
(10 x 20h)

Descente des charges sur poutres


Tableau 5.8 : Descente des charges sur poutres
Charges linéaires Charges Position
Largeur
Portée (kN/ml) ponctuelles appui
N° Poutre Travée reprise
(m) G Q gauche
(m) gpp grepris gtotal q
(kN) (kN) (m)
2.2.1 4,45 2,18 1,13 10,38 11,51 2,18 - - -
2.2.2 2,58 2,18 1,13 10,38 11,51 2,18 - - -
1 Poutre 2.2
2.2.3 3,51 2,18 1,13 10,38 11,51 2,18 - - -
2.2.4 3,51 2,18 1,13 10,38 11,51 2,18 - - -
3.3.1 4,45 1,76 1,50 8,10 9,60 1,76 - - -
3.3.1 4,45 0,75 1,50 3,57 5,07 0,75 - - -
2 Poutre 3.3
3.3.2 9,60 1,76 1,50 8,10 9,60 1,76 - - -
3.3.2 9,60 0,75 1,50 3,57 5,07 0,75 - - -

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d’un bâtiment R+3 à usage administratif

3 Poutre 4.4 4.4.1 14,05 3,51 7,50 16,19 23,69 3,51 - - -


4 Poutre 5.5 5.5.1 14,05 3,52 7,50 16,21 23,71 3,52 - - -
5 Poutre 7.7 7.7.1 14,05 3,52 7,50 16,21 23,71 3,52 - - -
9.9.0 2,76 1,76 1,13 8,10 9,22 1,76
9.9.1 1,56 1,76 1,13 8,10 9,22 1,76 - -
6 Poutre 9.9 9.9.2 3,52 1,76 1,13 8,10 9,22 1,76 - - -
9.9.3 3,51 1,76 1,13 8,10 9,22 1,76 - - -
9.9.4 3,51 1,76 1,13 8,10 9,22 1,76 - - -
G.G.1 11,10 0,75 7,50 3,57 11,07 0,75 - - -
G.G.1 11,10 4,80 - - - - 70,41 12,02 1,50
G.G.1 11,10 7,03 - - - - 166,43 24,66 5,01
7 Poutre G.G
G.G.1 11,10 7,03 - - - - 166,60 24,69 8,52
G.G.2 4,45 0,75 7,50 3,57 11,07 0,75 - - -
G.G.2 4,45 7,03 - - - - 166,60 24,69 0,94
H.H.1 1,50 2,18 1,13 10,38 11,51 2,18 - - -
H.H.2 3,51 2,18 1,13 10,38 11,51 2,18 - - -
8 Poutre H.H H.H.3 3,51 2,18 1,13 10,38 11,51 2,18 - - -
H.H.4 2,58 2,18 1,13 10,38 11,51 2,18 - - -
H.H.5 4,45 2,18 1,13 10,38 11,51 2,18 - - -

Descente des charges sur poteaux


Tableau 5.9 : Descente des charges sur poteaux
Travée Longueur Charges
Charges ponctuelles
de de poutre ponctuelles
N° Désignation partielles (kN)
poutre reprise totales (kN)
reprise (m) Gpp Grepris Gtotal Q G Q
1 Poteau A2 2.2.1 2,23 3,50 25,61 29,11 4,85 29,11 4,85
2.2.1 2,23 3,50 25,61 29,11 4,85 - -
2 Poteau D2
2.2.2 1,29 3,50 14,85 18,35 2,81 47,45 7,66
2.2.2 1,29 3,50 14,85 18,35 2,81 - -
3 Poteau E2
2.2.3 1,76 3,50 20,20 23,70 3,83 42,04 6,64
2.2.3 1,76 3,50 20,20 23,70 3,83 - -
4 Poteau F2
2.2.4 1,76 3,50 20,20 23,70 3,83 47,39 7,65
2.2.4 1,76 3,50 20,20 23,70 3,83 - -
5 Poteau G2
G.G.1 - - 194,42 194,42 26,10 218,12 29,93
6 Poteau H2 H.H.1 0,75 3,50 8,63 12,13 1,64 12,13 1,64
7 Poteau A3 3.3.1 2,23 10,13 32,64 42,76 5,57 42,76 5,57
3.3.1 2,23 10,13 32,64 42,76 5,57 - -
8 Poteau D3
3.3.2 4,80 10,13 56,01 66,13 12,02 108,89 17,60
H.H.1 0,75 3,50 8,63 12,13 1,64 - -
9 Poteau H3
H.H.2 1,76 3,50 20,20 23,70 3,83 35,83 5,46
10 Poteau A4 4.4.1 7,03 10,13 32,41 42,53 7,03 42,53 7,03
11 Poteau H4 H.H.2 1,76 3,50 20,20 23,70 3,83 - -

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Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

H.H.3 1,76 3,50 20,20 23,70 3,83 47,39 7,65


12 Poteau A5 5.5.1 7,03 10,13 166,60 176,72 24,69 176,72 24,69
H.H.3 1,76 3,50 20,20 23,70 3,83 - -
13 Poteau H5
H.H.4 1,29 3,50 14,85 18,35 2,81 42,04 6,64
G.G.1
14 Poteau G6 & - 10,13 632,50 642,63 84,00 642,63 84,00
G.G.2
H.H.4 1,29 3,50 14,85 18,35 2,81 - -
15 Poteau H6
H.H.5 2,23 3,50 25,61 29,11 4,85 47,45 7,66
16 Poteau A7 7.7.1 7,03 10,13 166,60176,72 24,69 176,72 24,69
17 Poteau A8 9.9.0 1,38 10,13 12,72 22,85 2,42 22,85 2,42
9.9.1 0,78 10,13 7,19 17,32 1,37 - -
18 Poteau B9
9.9.0 1,38 10,13 12,72 22,85 2,42 40,17 3,79
9.9.1 0,78 10,13 7,19 17,32 1,37 - -
19 Poteau C9
9.9.2 1,76 10,13 16,23 26,35 3,09 43,67 4,46
9.9.2 1,76 10,13 16,23 26,35 3,09 - -
20 Poteau E9
9.9.3 1,76 10,13 16,18 26,31 3,08 52,66 6,17
9.9.3 1,76 10,13 16,18 26,31 3,08 - -
21 Poteau F9
9.9.4 1,76 10,13 16,18 26,31 3,08 52,62 6,16
9.9.4 1,76 10,13 16,18 26,31 3,08 - -
22 Poteau G9
G.G.2 - - -84,73 -12,38 -58,42 -9,30
23 Poteau H9 H.H.5 2,23 3,50 25,61 29,11 4,85 29,11 4,85

5.2.3. Combinaison d’actions et calcul des sollicitations


Combinaison à l’ELU : 1,35 Gmax + Gmin + 1,5 Q
Combinaison à l’ELS : Gmax + Gmin + Q
Avec : Gmax = Action permanente défavorable
Gmin = Action permanente favorable
Q = Action variable (ici, charge d’exploitation)

Combinaison d’actions sur les planchers


Tableau 5.10 : Combinaison d’actions sur les planchers
ELU ELS
N° Désignation gs (kN/m2) qs (kN/m2)
(kN/m2) (kN/m2)
1 Plancher dalle pleine 4,76 1,00 7,93 5,76
2 Plancher à corps creux 4,61 1,00 7,73 5,61

Combinaison d’actions sur les poutrelles


Tableau 5.11 : Combinaison d’actions sur les poutrelles
N° Désignation g (kN/ml) q (kN/ml) ELU (kN/ml) ELS (kN/ml)
1 Poutrelle N1 (10 x 20h) 2,77 0,60 4,64 3,37

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Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

Combinaison d’actions sur les poutres


Tableau 5.12 : Combinaison d’actions sur les poutres
Chargement ELU ELS
N° Désignation Travée (kN/ml ou (kN/ml ou
Type G ou g Q ou q kN) kN)
2.2.1 Linéaire 11,51 2,18 18,81 13,69
2.2.2 Linéaire 11,51 2,18 18,81 13,69
1 Poutre 2.2
2.2.3 Linéaire 11,51 2,18 18,81 13,69
2.2.4 Linéaire 11,51 2,18 18,81 13,69
3.3.1 Linéaire 9,60 1,76 15,59 11,35
3.3.1 Linéaire 5,07 0,75 7,97 5,82
2 Poutre 3.3
3.3.2 Linéaire 9,60 1,76 15,59 11,35
3.3.2 Linéaire 5,07 0,75 7,97 5,82
3 Poutre 4.4 4.4.1 Linéaire 23,69 3,51 37,25 27,20
4 Poutre 5.5 5.5.1 Linéaire 23,71 3,52 37,29 27,23
5 Poutre 7.7 7.7.1 Linéaire 23,71 3,52 37,29 27,23
9.9.0 Linéaire 9,22 1,76 15,08 10,98
9.9.1 Linéaire 9,22 1,76 15,08 10,98
6 Poutre 9.9 9.9.2 Linéaire 9,22 1,76 15,08 10,98
9.9.3 Linéaire 9,22 1,76 15,08 10,98
9.9.4 Linéaire 9,22 1,76 15,08 10,98
G.G.1 Linéaire 11,07 0,75 16,07 11,82
G.G.1 Ponctuel 70,41 12,02 113,09 82,43
G.G.1 Ponctuel 166,43 24,66 261,67 191,09
7 Poutre G.G
G.G.1 Ponctuel 166,60 24,69 261,94 191,29
G.G.2 Ponctuel 166,60 24,69 261,94 191,29
G.G.2 Linéaire 11,07 0,75 16,07 11,82
H.H.1 Linéaire 11,51 2,18 18,81 13,69
H.H.2 Linéaire 11,51 2,18 18,81 13,69
8 Poutre H.H H.H.3 Linéaire 11,51 2,18 18,81 13,69
H.H.4 Linéaire 11,51 2,18 18,81 13,69
H.H.5 Linéaire 11,51 2,18 18,81 13,69

Combinaison d’actions sur les poteaux


Tableau 5.13 : Combinaison d’actions sur les poteaux
N° Désignation G (kN) Q (kN) ELU (kN) ELS (kN)
1 Poteau A2 29,11 4,85 46,57 33,96
2 Poteau D2 47,45 7,66 75,55 55,11
3 Poteau E2 42,04 6,64 66,72 48,68
4 Poteau F2 47,39 7,65 75,46 55,05
5 Poteau G2 218,12 29,93 339,35 248,04
6 Poteau H2 12,13 1,64 18,83 13,77

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Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

7 Poteau A3 42,76 5,57 66,09 48,34


8 Poteau D3 108,89 17,60 173,40 126,49
9 Poteau H3 35,83 5,46 56,56 41,29
10 Poteau A4 176,56 24,66 275,34 201,22
11 Poteau H4 47,39 7,65 75,46 55,05
12 Poteau A5 176,72 24,69 275,61 201,41
13 Poteau H5 42,04 6,64 66,72 48,68
14 Poteau G6 642,63 84,00 993,54 726,63
15 Poteau H6 47,45 7,66 75,55 55,11
16 Poteau A7 176,72 24,69 275,61 201,41
17 Poteau A8 22,85 2,42 34,48 25,27
18 Poteau B9 40,17 3,79 59,91 43,96
19 Poteau C9 43,67 4,46 65,64 48,13
20 Poteau E9 52,66 6,17 80,35 58,83
21 Poteau F9 52,62 6,16 80,27 58,78
22 Poteau G9 -58,42 -9,30 -92,82 -67,72
23 Poteau H9 29,11 4,85 46,57 33,96

L’analyse de la structure montre que ses différents éléments porteurs sont soumis à l’un des
trois (03) types de sollicitation ci-après, selon leurs natures respectives (tableau 5.13) :

Tableau 5.14 : Types de sollicitation et éléments de réduction de la section droite


Nature de l’élément Eléments de réduction
N° Type de sollicitation
porteur de la section droite
Plancher à corps creux Moment fléchissant (M) +
1 Flexion simple
(table de compression) Effort tranchant (V)
Moment fléchissant (M) +
2 Plancher dalle pleine Flexion simple
Effort tranchant (V)
Poutrelles Moment fléchissant (M) +
3 Flexion simple
préfabriquées Effort tranchant (V))
Moment fléchissant (M) +
4 Poutres isostatiques Flexion simple
Effort tranchant (V)
Moment fléchissant (M) +
5 Poutres continues Flexion simple
Effort tranchant (V)
Compression simple
6 Poteaux Effort Normal (N)
(ou Traction simple, selon le cas)

Calcul des sollicitations des planchers


Pour le calcul de la dalle de compression du plancher à corps creux, il a été considéré une
bande assimilable à une poutre rectangulaire isostatique de largeur b=1m et de hauteur
h=0,05m reposant sur deux appuis simples avec une portée de 0,60m (entraxe des poutrelles).
Ce choix se justifie par le fait que cette dalle porte dans un seul sens car le rapport des portées

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Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

donne : lx/ly = 0,17 < 0,4 (lx = 0,60m et ly = 3,51m). Le moment sur appui est nul et le moment
maximal en travée est donné par l’expression : Mtmax = qL²/8 ; L étant la portée (0,60m ici).

La dalle pleine d’épaisseur 12 cm porte également dans un seul sens et sera calculée en
considérant une bande assimilable à une poutre rectangulaire isostatique de largeur b=1m et
de hauteur h=0,12m reposant sur deux appuis simples (portée de 1,50m) avec un porte-à-faux
à droite (portée de 1,43m). Le moment sur appui est donné par l’expression : Mamax = qC²/2 ;
C étant la longueur de la partie de poutre située en porte-à-faux (C=1,43m).

Tableau 5.15 : Calcul des sollicitations des planchers


Mu en Mu sur Mser en Mser sur
N° Désignation travée appui Vu (kN) travée appui Vser (kN)
(kN.m) (kN.m) (kN.m) (kN.m)
Plancher à corps
1 creux (dalle de 0,35 0 2,32 0,25 0 1,68
compression)
Plancher dalle
2 0,02 8,11 11,35 0,01 5,89 8,25
pleine

Calcul des sollicitations des poutrelles


Les poutrelles seront considérées comme étant des poutres isostatiques sur deux appuis avec
une portée L=3,51m. La théorie classique de la résistance des matériaux pourra donc être
utilisée pour le calcul des sollicitations : Mtmax = qL²/8 et Vmax = qL/2.

Tableau 5.16 : Calcul des sollicitations des poutrelles


Mu en Mu sur Mser en Mser sur
Vu Vser
N° Désignation travée appui travée appui
(kN) (kN)
(kN.m) (kN.m) (kN.m) (kN.m)
1 Poutrelle N1 (10 x 20h) 7,15 0 8,14 5,19 0 5,91

Calcul des sollicitations des poutres isostatiques


La théorie classique de la résistance des matériaux sera également utilisée pour le calcul des
sollicitations des poutres isostatiques. On a donc : Mtmax = qL²/8 et Vmax = qL/2.

Tableau 5.17 : Calcul des sollicitations des poutres isostatiques


Mu en Mu sur Mser en Mser sur
N° Désignation travée appui Vu (kN) travée appui Vser (kN)
(kN.m) (kN.m) (kN.m) (kN.m)
1 Poutre 4.4 919,16 0 261,68 671,17 0 191,08
2 Poutre 5.5 920,14 0 261,96 671,91 0 191,29
3 Poutre 7.7 920,14 0 261,96 671,91 0 191,29

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Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

Calcul des sollicitations des poutres continues


Pour le calcul des sollicitations des poutres continues en béton armé, la théorie classique de la
résistance des matériaux ne traduit par toujours les réalités liées au comportement spécifique
de ce matériau. En particulier, elle ne tient pas compte des phénomènes d’amortissement et
d’adaptation du béton armé. Pour y remédier, l’on a généralement recours à l’une des trois
méthodes ci-après : i°) la méthode forfaitaire décrite dans l’annexe E.1 du BAEL ; ii°) la
méthode de Caquot décrite dans l’annexe E.2 du BAEL ; iii°) la méthode de Caquot minorée
décrite dans le chapitre B.6.210 du BAEL. L’application de l’une ou l’autre de ces méthodes
est fondée sur la vérification de quatre (04) conditions spécifiées par le BAEL. En fonction du
nombre et de la nature des conditions vérifiées, les dispositions règlementaires indiquent la
méthode de calcul à adopter. Enfin, dans certains cas particuliers, l’on peut recourir à la
théorie classique de la résistance des matériaux pour le calcul des poutres continues.

Dans le cas d’espèce, nous allons recourir à la méthode de Caquot minorée pour le calcul des
sollicitations des poutres 2-2 ; 3-3 ; 9-9 et H-H. Cela se justifie par le fait que nous avons à
faire à une fissuration préjudiciable et à des portées successives dont le rapport est en dehors
du segment [0,80 ; 1,25]. Pour le calcul des sollicitations de la poutre G-G par contre, nous
ferons recours à la théorie classique de la résistance des matériaux.

Tableau 5.18 : Calcul des sollicitations des poutres continues


Mu en Mu sur Mser en Mser sur
N° Désignation travée appui Vu (kN) travée appui Vser (kN)
(kN.m) (kN.m) (kN.m) (kN.m)
1 Poutre 2-2 35,62 23,86 47,21 25,96 17,25 -
2 Poutre 3-3 208,02 138,22 127,53 151,83 100,12 -
3 Poutre 9-9 17,52 13,22 30,27 12,75 9,63 -
4 Poutre G-G 912,50 997,03 513,46 667,12 729,01 375,49
5 Poutre H-H 35,62 23,86 47,21 25,96 17,25 -

Calcul des sollicitations des poteaux


Pour le calcul des poteaux, nous ferons l’hypothèse qu’ils sont soumis uniquement à des
efforts normaux positifs ou négatifs, selon le cas (compression ou traction simple).

Tableau 5.19 : Calcul des sollicitations des poteaux


N° Désignation Nu (kN) Nser (kN)
1 Poteau A2 46,57 33,96
2 Poteau D2 75,55 55,11
3 Poteau E2 66,72 48,68

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Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

4 Poteau F2 75,46 55,05


5 Poteau G2 339,35 248,04
6 Poteau H2 18,83 13,77
7 Poteau A3 66,09 48,34
8 Poteau D3 173,40 126,49
9 Poteau H3 56,56 41,29
10 Poteau A4 67,95 49,56
11 Poteau H4 75,46 55,05
12 Poteau A5 275,61 201,41
13 Poteau H5 66,72 48,68
14 Poteau G6 993,54 726,63
15 Poteau H6 75,55 55,11
16 Poteau A7 275,61 201,41
17 Poteau A8 34,48 25,27
18 Poteau B9 59,91 43,96
19 Poteau C9 65,64 48,13
20 Poteau E9 80,35 58,83
21 Poteau F9 80,27 58,78
22 Poteau G9 -92,82 -67,72
23 Poteau H9 46,57 33,96

5.3. DIMENSIONNEMENT DES ÉLÉMENTS PORTEURS EN SUPERSTRUCTURE

5.3.1. Dimensionnement des planchers


Deux (02) types de planchers seront dimensionnés : i°) plancher à corps creux ; ii°) plancher
dalle pleine. Pour le plancher à corps creux, nous procéderons successivement au calcul de la
table de compression et des poutrelles. Le plancher dalle pleine sera calculé ensuite.

Calcul de la table de compression


La table de compression sera dimensionnée comme une dalle pleine portant dans un seul sens
(sens perpendiculaire à la direction des poutrelles).

Tableau 5.20 : Calcul de la table de compression

DIMENSIONNEMENT DE LA TABLE DE COMPRESSION

Type de fissuration : FP ; Etat limite dimensionnant : ELU ; Etat limite de vérification : ELS
PARAMETRES SYMBOLE FORMULE DE CALCUL VALEUR UNITE
Largeur de la section
b - 1,00 m
droite
Hauteur de la section
h - 0,05 m
droite
Résistance du béton
fcj - 25,00 Mpa
en compression

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Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

Résistance du béton
ftj - 2,10 Mpa
en traction
Contrainte limite du
fbu - 14,17 Mpa
béton à l'ELU
Module d'élasticité
longitudinale de Es - 200 000 Mpa
l'acier
Limite d'élasticité
fe - 400 Mpa
garantie de l'acier
Contrainte limite de
fsu - 347,83 Mpa
l'acier à l'ELU
Moment sollicitant à
Mu - 0,00035 MN.m
l'ELU
Position des aciers
d d = 0,9*h 0,045 m
tendus
Moment ultime
µu µu = Mu/(b*d²*fbu) 0,01220 -
réduit
Hauteur réduite αu αu = 1,25*(1-(1-2*µu)1/2) 0,01534 -
Contrainte de calcul fed = fsu si αu < 0,617 ou fed =
fed 347,83 Mpa
de l'acier à l'ELU Es*3,5‰*(1-αu)/αu si αu > 0,617
Section théorique
As As = Mu/(fed*d*(1-0,4αu))*104 0,225 cm²/ml
d'acier longitudinal
Section minimale
Amin Amin = (0,23*b*d*ftj/fe)*104 0,543 cm²/ml
d'acier longitudinal
Section théorique
d'acier longitudinal As-elu As-elu = Max (As ; Amin) 0,543 cm²/ml
retenue à l'ELU
Ferraillage
longitudinal choisi
10 HA6 / ml
avant vérifications
ELS (provisoire)
Section totale du
ferraillage Calculé à partir des nombres et
As-prov 2,830 cm²/ml
longitudinal diamètres des barres choisies
provisoirement choisi
Moment sollicitant à
Mser - 0,00025 MN.m
l'ELS
Coefficient
d'équivalence n n = Es/Evj ≈ 15 15 -
acier/béton ELS
y1 = {[(n*As-prov*10-
Position de l'axe 4
y1 )²+2*b*d*n*As-prov*10-4]1/2- 0,01576 m
neutre à l'ELS
n*As-prov*10-4}/b
Moment d'inertie de
I1 = 1/3*b*y13 + n*As-prov*10-
la section comprimée I1 4 0,000005 m4
*(d-y1)²
à l'ELS
Contrainte maximale
σbc-max σbc-max = Mser*y1/I1 0,80 Mpa
de compression

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 71


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

induite dans le béton


à l'ELS
Contrainte maximale
de traction induite σst-max σst-max = n*Mser*(d-y1)/I1 22,22 Mpa
dans l'acier à l'ELS
Contrainte limite de
compression du σbc-lim σbc-lim = 0,6*fcj 15,00 Mpa
béton à l'ELS
Type de fissuration
- Préciser : FPP ou FP ou FTP FP -
en présence
Coefficient de
η η = 1,6 pour des HA > 6mm 1,6 -
fissuration
En FPP : σst-lim = fe ; En FP : σst-
Contrainte limite de lim = Min{2/3*fe ; Max(0,5*fe ;
traction de l'acier à σst-lim 110*(η*ftj)1/2)} ; En FTP : σst-lim 201,63 Mpa
l'ELS = 0,8 * Min{2/3*fe ; Max(0,5*fe
; 110*(η*ftj)1/2)}
Vérification de l'ELS
de compression du - On doit avoir : σbc-max ≤ σbc-lim Vérifié -
béton
Vérification de l'ELS
d'ouverture des - On doit avoir : σst-max ≤ σst-lim Vérifié -
fissures
Longueur suivant la
lx - 0,60 m
plus petite portée
Longueur suivant la
ly - 3,51 m
plus grande portée
Ferraillage minimal Pour FeE400 : Ax-min =
Ax-min 0,566 cm²/ml
dans le sens // à lx h*0,0004*(3-lx/ly)*104
Ferraillage retenu
Ax Ax = Max(As-prov ; Ax-min) 2,830 cm²/ml
dans le sens // à lx
Nature des charges Présence d'efforts concentrées =
- 2 -
appliquées sur dalle 1 ; Charges réparties seules = 2
Ay-théo = Ax/3 si présence
Ferraillage théorique
Ay-théo d'efforts concentrées ; Ay-théo = 0,708 cm²/ml
dans le sens // à ly
Ax/4 si charges réparties seules
Ferraillage minimal Pour FeE400 : Ay-min =
Ay-min 0,400 cm²/ml
dans le sens // à ly h*0,0008*104
Ferraillage retenu
Ay Ay = Max(Ay-théo ; Ay-min) 0,708 cm²/ml
dans le sens // à ly
En FPP : stx-max = Min(3*h*102 ;
33) si charges réparties ; stx-max =
Ecartement maximal Min(2*h*102 ; 25) si charges
stx-max 10,00 cm
des armatures // à lx concentrées. En FP : stx-max =
Min(2*h*102 ; 25). En FTP : stx-
2
max = Min(1,5*h*10 ; 20).
Ecartement retenu
stx - 10 cm
des armatures //à lx

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 72


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

En FPP : sty-max = Min(4*h*102 ;


45) si charges réparties ; sty-max =
Ecartement maximal Min(3*h*102 ; 33) si charges
sty-max 10,00 cm
des armatures // à ly concentrées. En FP : sty-max =
Min(2*h*102 ; 25). En FTP : sty-
2
max = Min(1,5*h*10 ; 20).
Ecartement retenu
sty - 10 cm
des armatures //à ly
Effort tranchant
Vu - 0,00232 MN
sollicitant à l'ELU
Contrainte tangente
τu τu = Vu/d 0,052 Mpa
de travail à l'ELU
Coefficient partiel de
γb γb = 1,5 dans les cas courants 1,5 -
sécurité sur le béton
Contrainte tangente
τu-adm τu-adm = 0,07*fcj/γb 1,167 Mpa
admissible à l'ELU
Vérification de la
contrainte de - On doit avoir : τu ≤ τu-adm Vérifié -
cisaillement à l'ELU
Si τu ≤ τu-adm alors : Aciers Aciers
Nécessité ou non
- transversaux non requis ; Sinon : transversaux -
d'aciers transversaux
Aciers transversaux requis ! non requis.
CHOIX FINAL Suivant Petite Portée (Sens // à lx) : ϕlx = HA6 ; stx = 10 cm
DES ACIERS
LONGITUDINAUX Suivant Grande Portée (Sens // à ly) : ϕly = HA6 ; sty = 10 cm

Calcul des poutrelles


Le dimensionnement des poutrelles se fera suivant l’hypothèse initiale d’une section en T
prenant en compte une portion donnée de la table de compression. Les vérifications seront
ensuite faites pour savoir s’il faut conduire les calculs définitifs en section rectangulaire ou T.

Tableau 5.21 : Calcul des poutrelles

DIMENSIONNEMENT DES POUTRELLES N1

Type de fissuration : FP ; Etat limite dimensionnant : ELU ; Etat limite de vérification : ELS
PARAMETRES SYMBOLE FORMULE DE CALCUL VALEUR UNITE
Hauteur totale de la
h - 0,20 m
section en T
Hauteur de la table de
h1 - 0,05 m
compression
Largeur de l'âme b0 - 0,10 m
Portée de la poutrelle ly - 3,51 m
Distance nu à nu entre
lx - 0,50 m
poutrelles
Largeur du débord à b1 b1 = Min (ly/10 ; lx/2) 0,25 m

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Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

prendre en compte
Largeur de la table à
b b = 2*b1 + b0 0,60 m
prendre en compte
Résistance du béton en
fcj - 25,00 Mpa
compression
Résistance du béton en
ftj - 2,10 Mpa
traction
Contrainte limite du
fbu - 14,17 Mpa
béton à l'ELU
Module d'élasticité
Es - 200 000 Mpa
longitudinale de l'acier
Limite d'élasticité
fe - 400 Mpa
garantie de l'acier
Contrainte limite de
fsu - 347,83 Mpa
l'acier à l'ELU
Moment sollicitant à
Mu - 0,00715 MN.m
l'ELU
Position des aciers
d d = 0,9*h 0,180 m
tendus
Moment ultime réduit µu µu = Mu/(b*d²*fbu) 0,02596 -
Hauteur réduite αu αu = 1,25*(1-(1-2*µu)1/2) 0,03288 -
Position de l'axe neutre
yu yu = αu*d 0,00592 m
à l'ELU
Si yu ≤h1, alors "Calcul à Calcul à
Type de section à faire en section faire en
- -
adopter pour le calcul rectangulaire". Sinon,alors section
"La section se calcule en T" rectangulaire
fed = fsu si αu < 0,617 ou fed =
Contrainte de calcul de
fed Es*3,5‰*(1-αu)/αu si αu > 347,83 Mpa
l'acier à l'ELU
0,617
Section théorique As = Mu/(fed*d*(1-
As 1,157 cm²
d'acier longitudinal 0,4αu))*104
Section minimale
Amin Amin = (0,23*b*d*ftj/fe)*104 1,304 cm²
d'acier longitudinal
Section théorique
d'acier longitudinal As-elu As-elu = Max (As ; Amin) 1,304 cm²
retenue à l'ELU
Ferraillage longitudinal
provisoirement choisi 2 HA8 + 1 HA10
avant vérifications ELS
Section totale du Calculé à partir des nombres
ferraillage longitudinal As-prov et diamètres des barres 1,800 cm²
provisoirement choisi choisies
Moment sollicitant à
Mser - 0,00519 MN.m
l'ELS
Coefficient
n n = Es/Evj ≈ 15 15 -
d'équivalence

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Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

acier/béton ELS
y1 = {[(n*As-prov*10-
Position de l'axe neutre
y1 4)²+2*b*d*n*As-prov*10- 0,03600 m
à l'ELS
4]1/2-n*As-prov*10-4}/b
Moment d'inertie de la
I1 = 1/3*b*y13 + n*As-bon*10-
section comprimée à I1 4 0,000065 m4
*(d-y1)²
l'ELS
Contrainte maximale de
compression induite σbc-max σbc-max = Mser*y1/I1 2,86 Mpa
dans le béton à l'ELS
Contrainte maximale de
traction induite dans σst-max σst-max = n*Mser*(d-y1)/I1 171,63 Mpa
l'acier à l'ELS
Contrainte limite de
compression du béton à σbc-lim σbc-lim = 0,6*fcj 15,00 Mpa
l'ELS
Type de fissuration en
- Préciser : FPP ou FP ou FTP FP -
présence
Coefficient de
η η = 1,6 pour des HA > 6mm 1,6 -
fissuration
En FPP : σst-lim = fe ; En FP :
σst-lim = Min{2/3*fe ;
Contrainte limite de
Max(0,5*fe ; 110*(η*ftj)1/2)} ;
traction de l'acier à σst-lim 201,63 Mpa
En FTP : σst-lim = 0,8 *
l'ELS
Min{2/3*fe ; Max(0,5*fe ;
110*(η*ftj)1/2)}
Vérification de l'ELS de On doit avoir :
- Vérifié -
compression du béton σbc-max ≤ σbc-lim
Vérification de l'ELS On doit avoir :
- Vérifié -
d'ouverture des fissures σst-max ≤ σst-lim
CHOIX FINAL DES
ACIERS 2 HA8 + 1 HA10
LONGITUDINAUX
Espacement maximal
st-max st-max = Min (0,9*d*100 ; 40) 16,2 cm
des aciers transversaux
Espacement retenu
pour les aciers st - 15 cm
transversaux
Section minimale des At-min = (0,4*b0*st*10-
At-min 2 0,150 cm²
aciers transversaux /fe)*104
Plus gros diamètre
retenu pour les aciers ϕl - 10 mm
longitudinaux
Diamètre maximal des ϕt-max = [Min (ϕl*10-3 ; h/35 ;
ϕt-max 5,71 mm
aciers transversaux b0/10)]*103

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Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

Diamètre retenu pour


ϕt - 6 mm
les aciers transversaux
Section d'acier
At At = (π*ϕt²/4)*10-2 0,283 cm²
transversal retenue
Effort tranchant
Vu - 0,00814 MN
sollicitant à l'ELU
Vérification de l'ELU (At*10-4)/(st*10-2) ≥
- Vérifié -
des armatures d'âme Vu/(0,9*d*fsu)
Coefficient partiel de
γb γb = 1,5 dans les cas courants 1,5 -
sécurité sur le béton
En FPP : Vu/bd ≤
Vérification de l'ELU Min(0,2*fcj/γb ; 5) ; En FP et
- Vérifié -
du béton de l'âme FTP : Vu/bd ≤
Min(0,15*fcj/γb ; 4)
CHOIX FINAL DES
ACIERS ϕt = HA6 ; st = 15 cm
TRANSVERSAUX

Calcul de la dalle pleine


Le prédimensionnement des panneaux de dalle pleine a montré qu’elle porte dans un seul
sens. Le dimensionnement sera donc conduit en prenant en compte cette configuration. Le
calcul des sollicitations dans la dalle pleine montre que le moment en travée est négligeable
par rapport au moment sur appui (porte-à-faux). Nous ferons donc le dimensionnement
suivant le moment sur appui et le résultat sera appliqué en travée dans la position appropriée.

Tableau 5.22 : Calcul de la dalle pleine

DIMENSIONNEMENT DE LA DALLE PLEINE

Type de fissuration : FP ; Etat limite dimensionnant : ELU ; Etat limite de vérification : ELS
PARAMETRES SYMBOLE FORMULE DE CALCUL VALEUR UNITE
Largeur de la section
b - 1,00 m
droite
Hauteur de la section
h - 0,12 m
droite
Résistance du béton en
fcj - 25,00 Mpa
compression
Résistance du béton en
ftj - 2,10 Mpa
traction
Contrainte limite du
fbu - 14,17 Mpa
béton à l'ELU
Module d'élasticité
Es - 200 000 Mpa
longitudinale de l'acier
Limite d'élasticité
fe - 400 Mpa
garantie de l'acier

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Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

Contrainte limite de
fsu - 347,83 Mpa
l'acier à l'ELU
Moment sollicitant à
Mu - 0,00811 MN.m
l'ELU
Position des aciers
d d = 0,9*h 0,108 m
tendus
Moment ultime réduit µu µu = Mu/(b*d²*fbu) 0,04907 -
Hauteur réduite αu αu = 1,25*(1-(1-2*µu)1/2) 0,06292 -
fed = fsu si αu < 0,617 ou fed =
Contrainte de calcul de
fed Es*3,5‰*(1-αu)/αu si αu > 347,83 Mpa
l'acier à l'ELU
0,617
Section théorique
As As = Mu/(fed*d*(1-0,4αu))*104 2,215 cm²/ml
d'acier longitudinal
Section minimale
Amin Amin = (0,23*b*d*ftj/fe)*104 1,304 cm²/ml
d'acier longitudinal
Section théorique
d'acier longitudinal As-elu As-elu = Max (As ; Amin) 2,215 cm²/ml
retenue à l'ELU
Ferraillage
longitudinal choisi
6 HA8 / ml
avant vérifications
ELS (provisoire)
Section totale du
Calculé à partir des nombres et
ferraillage longitudinal As-prov 3,020 cm²/ml
diamètres des barres choisies
provisoirement choisi
Moment sollicitant à
Mser - 0,00589 MN.m
l'ELS
Coefficient
d'équivalence n n = Es/Evj ≈ 15 15 -
acier/béton ELS
y1 = {[(n*As-prov*10-
Position de l'axe neutre 4
y1 )²+2*b*d*n*As-prov*10-4]1/2- 0,02708 m
à l'ELS
n*As-prov*10-4}/b
Moment d'inertie de la
I1 = 1/3*b*y13 + n*As-prov*10-
section comprimée à I1 4 0,000036 m4
*(d-y1)²
l'ELS
Contrainte maximale
de compression induite σbc-max σbc-max = Mser*y1/I1 4,40 Mpa
dans le béton à l'ELS
Contrainte maximale
de traction induite σst-max σst-max = n*Mser*(d-y1)/I1 197,05 Mpa
dans l'acier à l'ELS
Contrainte limite de
compression du béton σbc-lim σbc-lim = 0,6*fcj 15,00 Mpa
à l'ELS
Type de fissuration en
- Préciser : FPP ou FP ou FTP FP -
présence
Coefficient de η η = 1,6 pour des HA > 6mm 1,6 -

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Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

fissuration
En FPP : σst-lim = fe ; En FP :
σst-lim = Min{2/3*fe ;
Contrainte limite de
Max(0,5*fe ; 110*(η*ftj)1/2)} ;
traction de l'acier à σst-lim 201,63 Mpa
En FTP : σst-lim = 0,8 *
l'ELS
Min{2/3*fe ; Max(0,5*fe ;
110*(η*ftj)1/2)}
Vérification de l'ELS
de compression du - On doit avoir : σbc-max ≤ σbc-lim Vérifié -
béton
Vérification de l'ELS
d'ouverture des - On doit avoir : σst-max ≤ σst-lim Vérifié -
fissures
Longueur suivant la
lx - 1,50 m
plus petite portée
Longueur suivant la
ly - 15,55 m
plus grande portée
Ferraillage minimal Pour FeE400 : Ax-min =
Ax-min 1,394 cm²/ml
dans le sens // à lx h*0,0004*(3-lx/ly)*104
Ferraillage retenu dans
Ax Ax = Max(As-prov ; Ax-min) 3,020 cm²/ml
le sens // à lx
Nature des charges Présence d'efforts concentrées
- 2 -
appliquées sur la dalle = 1 Charges réparties seules = 2
Ay-théo = Ax/3 si présence
Ferraillage théorique
Ay-théo d'efforts concentrées ; Ay-théo = 0,755 cm²/ml
dans le sens // à ly
Ax/4 si charges réparties seules
Ferraillage minimal Pour FeE400 : Ay-min =
Ay-min 0,960 cm²/ml
dans le sens // à ly h*0,0008*104
Ferraillage retenu dans
Ay Ay = Max(Ay-théo ; Ay-min) 0,960 cm²/ml
le sens // à ly
En FPP : stx-max = Min(3*h*102
; 33) si charges réparties ; stx-
2
max = Min(2*h*10 ; 25) si
Ecartement maximal
stx-max charges concentrées. En FP : 24,00 cm
des armatures // à lx
stx-max = Min(2*h*102 ; 25). En
FTP : stx-max = Min(1,5*h*102 ;
20).
Ecartement retenu des
stx - 20 cm
armatures //à lx
En FPP : sty-max = Min(4*h*102
; 45) si charges réparties ; sty-
2
max = Min(3*h*10 ; 33) si
Ecartement maximal
sty-max charges concentrées. En FP : 24,00 cm
des armatures // à ly
sty-max = Min(2*h*102 ; 25). En
FTP : sty-max = Min(1,5*h*102 ;
20).
Ecartement retenu des sty - 20 cm

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Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

armatures //à ly
Effort tranchant
Vu - 0,01135 MN
sollicitant à l'ELU
Contrainte tangente de
τu τu = Vu/d 0,105 Mpa
travail à l'ELU
Coefficient partiel de
γb γb = 1,5 dans les cas courants 1,5 -
sécurité sur le béton
Contrainte tangente
τu-adm τu-adm = 0,07*fcj/γb 1,167 Mpa
admissible à l'ELU
Vérification de la
contrainte de - On doit avoir : τu ≤ τu-adm Vérifié -
cisaillement à l'ELU
Si τu ≤ τu-adm alors : Aciers Aciers
Nécessité ou non
- transversaux non requis ; Sinon transversaux -
d'aciers transversaux
: Aciers transversaux requis ! non requis.
CHOIX FINAL DES Suivant Petite Portée (Sens // à lx) : ϕlx = HA8 ; stx = 20 cm
ACIERS
LONGITUDINAUX Suivant Grande Portée (Sens // à ly) : ϕly = HA6 ; sty = 20 cm

5.3.2. Dimensionnement des poutres


Lors de l’étape de prédimensionnement, nous avons distingué deux (02) catégories de poutres
au niveau de la superstructure à savoir : i°) les poutres isostatiques pour lesquelles le moment
sur appui est nul et dont le ferraillage sera calculé seulement pour reprendre le moment en
travée ; ii°) les poutres continues pour lesquelles il existe un moment maximal non nul sur
appui et dont le ferraillage sera calculé aussi bien en travée que sur appui.

Calcul des poutres isostatiques (ferraillage en travée)


Les poutres isostatiques 4-4, 5-5 et 7-7 sont identiques du point de vue de leur schéma
statique (géométrie, conditions aux appuis, chargement). Nous présenterons donc un seul
dimensionnement valable pour ces trois poutres à la fois.

Tableau 5.23 : Calcul des poutres isostatiques (ferraillage en travée)

DIMENSIONNEMENT DES POUTRES "4-4", "5-5" & "7-7" EN TRAVÉE

Type de fissuration : FP ; Etat limite dimensionnant : ELU ; Etat limite de vérification : ELS
PARAMETRES SYMBOLE FORMULE DE CALCUL VALEUR UNITE
Largeur de la section
b - 0,30 m
droite
Hauteur de la section
h - 1,00 m
droite
Résistance du béton en
fcj - 25,00 Mpa
compression
Résistance du béton en ftj - 2,10 Mpa

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Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

traction
Contrainte limite du
fbu - 14,17 Mpa
béton à l'ELU
Module d'élasticité
Es - 200 000 Mpa
longitudinale de l'acier
Limite d'élasticité
fe - 400 Mpa
garantie de l'acier
Contrainte limite de
fsu - 347,83 Mpa
l'acier à l'ELU
Moment sollicitant à
Mu - 0,92014 MN.m
l'ELU
Position des aciers
d d = 0,9*h 0,900 m
tendus
Moment ultime réduit µu µu = Mu/(b*d²*fbu) 0,26723 -
Hauteur réduite αu αu = 1,25*(1-(1-2*µu)1/2) 0,39711 -
Position de l'axe neutre
yu yu = αu*d 0,35740 m
à l'ELU
Contrainte de calcul de fed = fsu si αu < 0,617 ou fed =
fed 347,83 Mpa
l'acier à l'ELU Es*3,5‰*(1-αu)/αu si αu > 0,617
Section théorique
As As = Mu/(fed*d*(1-0,4αu))*104 34,944 cm²
d'acier longitudinal
Section minimale
Amin Amin = (0,23*b*d*ftj/fe)*104 3,260 cm²
d'acier longitudinal
Section théorique
d'acier longitudinal As-elu As-elu = Max (As ; Amin) 34,944 cm²
retenue à l'ELU
Ferraillage longitudinal
choisi avant
30 HA14
vérifications ELS
(provisoire)
Section totale du
Calculé à partir des nombres et
ferraillage longitudinal As-prov 46,180 cm²
diamètres des barres choisies
choisi (provisoire)
Moment sollicitant à
Mser - 0,67191 MN.m
l'ELS
Coefficient
d'équivalence n n = Es/Evj ≈ 15 15 -
acier/béton ELS
y1 = {[(n*As-prov*10-
Position de l'axe neutre 4
y1 )²+2*b*d*n*As-prov*10-4]1/2- 0,45389 m
à l'ELS
n*As-prov*10-4}/b
Moment d'inertie de la
I1 = 1/3*b*y13 + n*As-bon*10-
section comprimée à I1 4 0,023137 m4
*(d-y1)²
l'ELS
Contrainte maximale
de compression induite σbc-max σbc-max = Mser*y1/I1 13,18 Mpa
dans le béton à l'ELS

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Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

Contrainte maximale
de traction induite dans σst-max σst-max = n*Mser*(d-y1)/I1 194,33 Mpa
l'acier à l'ELS
Contrainte limite de
compression du béton σbc-lim σbc-lim = 0,6*fcj 15,00 Mpa
à l'ELS
Type de fissuration en
- Préciser : FPP ou FP ou FTP FP -
présence
Coefficient de
η η = 1,6 pour des HA > 6mm 1,6 -
fissuration
En FPP : σst-lim = fe ; En FP : σst-
Contrainte limite de lim = Min{2/3*fe ; Max(0,5*fe ;
traction de l'acier à σst-lim 110*(η*ftj)1/2)} ; En FTP : σst-lim 201,63 Mpa
l'ELS = 0,8 * Min{2/3*fe ; Max(0,5*fe
; 110*(η*ftj)1/2)}
Vérification de l'ELS
de compression du - On doit avoir : σbc-max ≤ σbc-lim Vérifié -
béton
Vérification de l'ELS
- On doit avoir : σst-max ≤ σst-lim Vérifié -
d'ouverture des fissures
Epaisseur du plancher ep - 0,20 m
Hauteur de l'âme
ha ha = h-ep 0,800 m
(retombée)
Longueur de parement Lp Lp = 2*ha+b 1,900 m
-2 -2
Si ha ≥ 2*(80*10 - fe/10*10 ),
Armature
Nécessité ou non alors : "Armature de peau
- de peau -
d'armature de peau requise". Sinon : "Armature de
requise
peau non requise"
Si "Armature de peau requise",
Section d'armature de alors : Ap = 3cm² x Lp si on FPP
Ap 5,700 cm²
peau ou FP ; Ap = 5cm² x Lp si on a
FTP. Sinon : Ap = 0
CHOIX FINAL DES Armatures Principales : 30 HA14
ACIERS Armatures de Montage : 5 HA10
LONGITUDINAUX Armatures de Peau : 6 HA12
Espacement maximal
st-max st-max = Min (0,9*d*100 ; 40) 40 cm
des aciers transversaux
Espacement minimal
retenu pour les aciers
st0 - 3 cm
transversaux à
proximité des appuis
Section minimale des
At-min At-min = (0,4*b0*st0*10-2/fe)*104 0,090 cm²
aciers transversaux
Plus gros diamètre
retenu pour les aciers ϕl - 14 mm
longitudinaux
Diamètre maximal des ϕt-max ϕt-max = [Min (ϕl*10-3 ; h/35 ; 14,00 mm

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 81


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

aciers transversaux b0/10)]*103


Diamètre retenu pour
ϕt - 6 mm
les aciers transversaux
Section d'acier
At At = (π*ϕt²/4)*10-2 0,283 cm²
transversal retenue
Effort tranchant
Vu - 0,26196 MN
sollicitant à l'ELU
Vérification de l'ELU (At*10-4)/(st0*10-2) ≥
- Vérifié -
des armatures d'âme Vu/(0,9*d*fsu)
Coefficient partiel de
γb γb = 1,5 dans les cas courants 1,5 -
sécurité sur le béton
En FPP : Vu/bd ≤ Min(0,2*fcj/γb
Vérification de l'ELU
- ; 5) ; En FP et FTP : Vu/bd ≤ Vérifié -
du béton de l'âme
Min(0,15*fcj/γb ; 4)
CHOIX FINAL DES
ACIERS ϕt = HA6 ; st0 = 3 cm ; st-max = 40 cm
TRANSVERSAUX

Calcul des poutres continues (ferraillage en travée et sur appuis)


Pour les poutres continues, le dimensionnement sera conduit à l’ELU et vérifié à l’ELS vis-à-
vis des sollicitations de moment fléchissant en travée (moment positif), moment fléchissant
sur appuis (moment négatif), et effort tranchant (dimensionnement à l’ELU uniquement).

Il convient de faire remarquer que la méthodologie de dimensionnement est la même pour


toutes les autres poutres continues que nous avons à calculer. Nous présenterons donc ci-après
(tableau 5.23) un seul exemple de calcul basé sur la poutre G-G. Les résultats de calcul des
autres poutres continues seront présentés dans un tableau récapitulatif (tableau 5.25).

Tableau 5.24 : Calcul des poutres continues (ferraillage en travée et sur appuis)

DIMENSIONNEMENT DE LA POUTRE "G-G" EN TRAVÉE ET SUR APPUIS

Type de fissuration : FP ; Etat limite dimensionnant : ELU ; Etat limite de vérification : ELS
PARAMETRES SYMBOLE FORMULE DE CALCUL VALEUR UNITE
Largeur de la section
b - 0,30 m
droite
Hauteur de la section
h - 1,00 m
droite
Résistance du béton en
fcj - 25,00 Mpa
compression
Résistance du béton en
ftj - 2,10 Mpa
traction
Contrainte limite du
fbu - 14,17 Mpa
béton à l'ELU

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 82


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

Module d'élasticité
Es - 200 000 Mpa
longitudinale de l'acier
Limite d'élasticité
fe - 400 Mpa
garantie de l'acier
Contrainte limite de
fsu - 347,83 Mpa
l'acier à l'ELU
Moment sollicitant à
Mu - 0,91250 MN.m
l'ELU
Position des aciers
d d = 0,9*h 0,900 m
tendus
Moment ultime réduit µu µu = Mu/(b*d²*fbu) 0,26501 -
Hauteur réduite αu αu = 1,25*(1-(1-2*µu)1/2) 0,39306 -
Position de l'axe neutre
yu yu = αu*d 0,35375 m
à l'ELU
Contrainte de calcul de fed = fsu si αu < 0,617 ou fed =
fed 347,83 Mpa
l'acier à l'ELU Es*3,5‰*(1-αu)/αu si αu > 0,617
Section théorique
As As = Mu/(fed*d*(1-0,4αu))*104 34,587 cm²
d'acier longitudinal
Section minimale
Amin Amin = (0,23*b*d*ftj/fe)*104 3,260 cm²
d'acier longitudinal
Section théorique
d'acier longitudinal As-elu As-elu = Max (As ; Amin) 34,587 cm²
retenue à l'ELU
Ferraillage longitudinal
provisoirement choisi 30 HA14
avant vérifications ELS
Section totale du
Calculé à partir des nombres et
ferraillage longitudinal As-prov 46,180 cm²
diamètres des barres choisies
provisoirement choisi
Moment sollicitant à
Mser - 0,66712 MN.m
l'ELS
Coefficient
d'équivalence n n = Es/Evj ≈ 15 15 -
acier/béton ELS
y1 = {[(n*As-prov*10-
Position de l'axe neutre 4
y1 )²+2*b*d*n*As-prov*10-4]1/2-n*As- 0,45389 m
à l'ELS -4
prov*10 }/b
Moment d'inertie de la
I1 = 1/3*b*y13 + n*As-bon*10-4*(d-
section comprimée à I1 0,023137 m4
y1)²
l'ELS
Contrainte maximale de
compression induite σbc-max σbc-max = Mser*y1/I1 13,09 Mpa
dans le béton à l'ELS
Contrainte maximale de
traction induite dans σst-max σst-max = n*Mser*(d-y1)/I1 192,95 Mpa
l'acier à l'ELS

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 83


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

Contrainte limite de
compression du béton à σbc-lim σbc-lim = 0,6*fcj 15,00 Mpa
l'ELS
Type de fissuration en
- Préciser : FPP ou FP ou FTP FP -
présence
Coefficient de
η η = 1,6 pour des HA > 6mm 1,6 -
fissuration
En FPP : σst-lim = fe ; En FP : σst-lim
Contrainte limite de = Min{2/3*fe ; Max(0,5*fe ;
traction de l'acier à σst-lim 110*(η*ftj)1/2)} ; En FTP : σst-lim = 201,63 Mpa
l'ELS 0,8 * Min{2/3*fe ; Max(0,5*fe ;
110*(η*ftj)1/2)}
Vérification de l'ELS de
- On doit avoir : σbc-max ≤ σbc-lim Vérifié -
compression du béton
Vérification de l'ELS
- On doit avoir : σst-max ≤ σst-lim Vérifié -
d'ouverture des fissures
Epaisseur du plancher ep - 0,20 m
Hauteur de l'âme
ha ha = h-ep 0,800 m
(retombée)
Longueur de parement Lp Lp = 2*ha+b 1,900 m
-2 -2
Si ha ≥ 2*(80*10 - fe/10*10 ),
Armature
Nécessité ou non alors : "Armature de peau
- de peau -
d'armature de peau requise". Sinon : "Armature de
requise
peau non requise"
Si "Armature de peau requise",
Section d'armature de alors : Ap = 3cm² x Lp si on FPP
Ap 5,700 cm²
peau ou FP ; Ap = 5cm² x Lp si on a
FTP. Sinon : Ap = 0
CHOIX FINAL DES Armatures Principales : 30 HA14
ACIERS
Armatures de Montage : 5 HA10
LONGITUDINAUX
EN TRAVÉE Armatures de Peau : 6 HA12
Largeur de la section
b - 0,30 m
droite
Hauteur de la section
h - 1,00 m
droite
Résistance du béton en
fcj - 25,00 Mpa
compression
Résistance du béton en
ftj - 2,10 Mpa
traction
Contrainte limite du
fbu - 14,17 Mpa
béton à l'ELU
Module d'élasticité
Es - 200 000 Mpa
longitudinale de l'acier
Limite d'élasticité
fe - 400 Mpa
garantie de l'acier
Contrainte limite de fsu - 347,83 Mpa

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 84


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

l'acier à l'ELU
Moment sollicitant à
Mu - 0,99703 MN.m
l'ELU
Position des aciers
d d = 0,9*h 0,900 m
tendus
Moment ultime réduit µu µu = Mu/(b*d²*fbu) 0,28956 -
1/2
Hauteur réduite αu αu = 1,25*(1-(1-2*µu) ) 0,43905 -
Position de l'axe neutre
yu yu = αu*d 0,39515 m
à l'ELU
Contrainte de calcul de fed = fsu si αu < 0,617 ou fed =
fed 347,83 Mpa
l'acier à l'ELU Es*3,5‰*(1-αu)/αu si αu > 0,617
Section théorique
As As = Mu/(fed*d*(1-0,4αu))*104 38,634 cm²
d'acier longitudinal
Section minimale
Amin Amin = (0,23*b*d*ftj/fe)*104 3,260 cm²
d'acier longitudinal
Section théorique
d'acier longitudinal As-elu As-elu = Max (As ; Amin) 38,634 cm²
retenue à l'ELU
Ferraillage longitudinal
provisoirement choisi 35 HA14
avant vérifications ELS
Section totale du
Calculé à partir des nombres et
ferraillage longitudinal As-prov 53,880 cm²
diamètres des barres choisies
provisoirement choisi
Moment sollicitant à
Mser - 0,72901 MN.m
l'ELS
Coefficient
d'équivalence n n = Es/Evj ≈ 15 15 -
acier/béton ELS
y1 = {[(n*As-prov*10-
Position de l'axe neutre 4
y1 )²+2*b*d*n*As-prov*10-4]1/2-n*As- 0,47726 m
à l'ELS -4
prov*10 }/b
Moment d'inertie de la
I1 = 1/3*b*y13 + n*As-bon*10-4*(d-
section comprimée à I1 0,025314 m4
y1)²
l'ELS
Contrainte maximale de
compression induite σbc-max σbc-max = Mser*y1/I1 13,74 Mpa
dans le béton à l'ELS
Contrainte maximale de
traction induite dans σst-max σst-max = n*Mser*(d-y1)/I1 182,62 Mpa
l'acier à l'ELS
Contrainte limite de
compression du béton à σbc-lim σbc-lim = 0,6*fcj 15,00 Mpa
l'ELS
Type de fissuration en
- Préciser : FPP ou FP ou FTP FP -
présence
Coefficient de η η = 1,6 pour des HA > 6mm 1,6 -

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 85


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

fissuration
En FPP : σst-lim = fe ; En FP : σst-lim
Contrainte limite de = Min{2/3*fe ; Max(0,5*fe ;
traction de l'acier à σst-lim 110*(η*ftj)1/2)} ; En FTP : σst-lim = 201,63 Mpa
l'ELS 0,8 * Min{2/3*fe ; Max(0,5*fe ;
110*(η*ftj)1/2)}
Vérification de l'ELS de
- On doit avoir : σbc-max ≤ σbc-lim Vérifié -
compression du béton
Vérification de l'ELS
- On doit avoir : σst-max ≤ σst-lim Vérifié -
d'ouverture des fissures
Epaisseur du plancher ep - 0,20 m
Hauteur de l'âme
ha ha = h-ep 0,800 m
(retombée)
Longueur de parement Lp Lp = 2*ha+b 1,900 m
Si ha ≥ 2*(80*10-2 - fe/10*10-2),
Armature
Nécessité ou non alors : "Armature de peau
- de peau -
d'armature de peau requise". Sinon : "Armature de
requise
peau non requise"
Si "Armature de peau requise",
Section d'armature de alors : Ap = 3cm² x Lp si on FPP
Ap 5,700 cm²
peau ou FP ; Ap = 5cm² x Lp si on a
FTP. Sinon : Ap = 0
CHOIX FINAL DES
ACIERS
Armatures Principales (Chapeaux) : 35 H14
LONGITUDINAUX
SUR APPUIS
Espacement maximal
st-max st-max = Min (0,9*d*100 ; 40) 40 cm
des aciers transversaux
Espacement minimal
retenu pour les aciers
st0 - 4 cm
transversaux à
proximité des appuis
Section minimale des
At-min At-min = (0,4*b0*st0*10-2/fe)*104 0,120 cm²
aciers transversaux
Plus gros diamètre
retenu pour les aciers ϕl - 14 mm
longitudinaux
Diamètre maximal des ϕt-max = [Min (ϕl*10-3 ; h/35 ;
ϕt-max 14,00 mm
aciers transversaux b0/10)]*103
Diamètre retenu pour
ϕt - 10 mm
les aciers transversaux
Section d'acier
At At = (π*ϕt²/4)*10-2 0,785 cm²
transversal retenue
Effort tranchant
Vu - 0,51346 MN
sollicitant à l'ELU

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Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

Vérification de l'ELU (At*10-4)/(st0*10-2) ≥


- Vérifié -
des armatures d'âme Vu/(0,9*d*fsu)
Coefficient partiel de
γb γb = 1,5 dans les cas courants 1,5 -
sécurité sur le béton
En FPP : Vu/bd ≤ Min(0,2*fcj/γb ;
Vérification de l'ELU
- 5) ; En FP et FTP : Vu/bd ≤ Vérifié -
du béton de l'âme
Min(0,15*fcj/γb ; 4)
CHOIX FINAL DES
ACIERS ϕt = HA10 ; st0 = 4 cm ; st-max = 40 cm
TRANSVERSAUX

Tableau 5.25 : Récapitulatif des résultats de calcul des poutres continues


Ferraillage Ferraillage
Coffrage Ferraillage
N° Désignation longitudinal en longitudinal sur
(cm) Transversal
travée appui
Principales : 6 HA12 Chapeaux : 4 HA12 Cadres : HA6
1 Poutre 2-2 15 x 30 Montage : 2 HA8 Montage : 2 HA8 st0 = 5 cm
Peau : --- Peau : --- st-max = 20 cm
Principales : 6 HA12 Chapeaux : 4 HA12 Cadres : HA6
2 Poutre H-H 15 x 30 Montage : 2 HA8 Montage : 2 HA8 st0 = 5 cm
Peau : --- Peau : --- st-max = 20 cm
Principales : 15 HA12 Chapeaux : 15 HA10 Cadres : HA6
3 Poutre 3-3 20 x 60 Montage : 3 HA8 Montage : 3 HA8 st0 = 3 cm
Peau : --- Peau : --- st-max = 40 cm
Principales : 4 HA10 Chapeaux : 4 HA8 Cadres : HA6
4 Poutre 9-9 15 x 30 Montage : 2 HA8 Montage : 2 HA8 st0 = 7 cm
Peau : --- Peau : --- st-max = 20 cm
Principales : 30 HA14 Chapeaux : 35 HA14 Cadres : HA6
5 Poutre G-G 30 x 100 Montage : 5 HA10 Montage : 5 HA10 st0 = 4 cm
Peau : 6 HA12 Peau : 6 HA12 st-max = 40 cm

5.3.3. Dimensionnement des poteaux


La structure en béton armé conçue pour l’ouvrage étudié est constituée de 23 poteaux
travaillant en compression simple, à l’exception du poteau G9 soumis à une sollicitation de
traction simple. Le dimensionnement sera conduit à l’ELU pour les éléments comprimés, sans
besoin de vérification à l’ELS. Pour le seul élément tendu (tirant vertical), le calcul sera
conduit à la fois à l’ELU et à l’ELS. La section d’acier à retenir pour le ferraillage du poteau
tendu sera alors la plus prépondérante obtenue aux deux états limites.

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 87


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

Il convient de faire remarquer que la méthodologie de dimensionnement est la même pour


tous les poteaux de la structure sollicités en compression simple. Nous présenterons donc ci-
après (tableau 5.26) un exemple de calcul basé sur le poteau G6. Les résultats de calcul des
autres poteaux comprimés seront présentés dans un tableau récapitulatif (tableau 5.28), après
présentation de la note de calcul du seul poteau sollicité en traction simple (tableau 5.27).

Tableau 5.26 : Dimensionnement des poteaux en compression simple

DIMENSIONNEMENT DU POTEAU "G6"


Type de fissuration : FP ; Etat limite dimensionnant : ELU ;
Etat limite de vérification : Non Applicable
PARAMETRES SYMBOLE FORMULE DE CALCUL VALEUR UNITE
Plus petit côté du
a - 0,30 m
poteau
Plus grand côté du
b Note : b = a si poteau carré 0,30 m
poteau
Diamètre (si poteau
Ø - 0,00 m
circulaire)
Longueur initiale du
l0 - 4,70 m
poteau
Coefficient de
kf - 0,70 -
flambement
Longueur de
flambement en
fonction des conditions lf lf = kf*l0 3,29 m
aux extrémités au
poteau
Si poteau rectangulaire ou carré,
Rayon de giration i alors : i = a/(121/2). Si poteau 0,09 m
circulaire, alors : i = Ø/4
Elancement du poteau λ λ = lf/i 37,99 -
Coefficient de Si λ=0, α=0,85 ; Si 0<λ<50,
flambement en α=0,85/(1+0,2*(λ/35)²) ; Si
α 0,69 -
fonction de λ=50, α=0,60 ; Si 50<λ<70,
l'élancement du poteau α=0,6*(50/λ)² ; Si λ=70, α=0,31
Prendre k=1 si moins de la
moitié des charges sera
appliquée avant 90 jours. k=1,1
Coefficient relatif au
si plus de la moitié des charges
rythme d'application k 1,10 -
sera appliquée avant 90 jours et
des charges
après 28 jours. k=1,2 si la
majeure partie des charges sera
appliquée avant 28 jours.
Résistance du béton en
fcj - 25,00 Mpa
compression

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 88


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

Limite d'élasticité
fe - 400 Mpa
garantie de l'acier
Coefficient partiel de
γb γb = 1,5 dans les cas courants 1,5 -
sécurité sur le béton
Coefficient partiel de
γs γs = 1,15 dans les cas courants 1,15 -
sécurité sur l'acier
Si poteau rectangulaire ou carré,
Section réduite du alors : Br = (a-0,02)*(b-0,02). Si
Br 0,0784 m²
poteau poteau circulaire, alors : Br =
π*(Ø-0,02)²/4
Effort normal de
compression agissant Nu - 0,99354 MN
sur le poteau à l'ELU
Section théorique A = γs/fe*(k*Nu/α-
A 3,93 cm²
d'acier longitudinal Br*fcj/(0,9*γb))*104
Si poteau rectangulaire ou carré,
Section brute du poteau B alors : B = a*b. Si poteau 0,0900 m²
circulaire, alors : B = π*ز/4
Si poteau rectangulaire ou carré,
Longueur de parement
u alors : u = 2*(a+b). Si poteau 1,2000 m
du poteau
circulaire, alors : u = πØ
Section minimale Amin = Max (4*u ;
Amin 4,80 cm²
d'acier longitudinal 0,2*B*104/100)
Section maximale
Amax Amax = 5*B*104/100 45,00 cm²
d'acier longitudinal
Plus gros diamètre
retenu pour les aciers ϕl - 10 mm
longitudinaux
Longueur de
ls ls = 40*ϕl*10-1 pour FeE400 40,00 cm
scellement droit
Longueur de
lr lr = 0,6*ls 24,00 cm
recouvrement
CHOIX FINAL DES
ACIERS 4 HA10 + 4 HA8 totalisant 5,15 cm² ; lr = 24 cm
LONGITUDINAUX
Diamètre minimale des
ϕt-min ϕt-min = ϕl/3 3,33 mm
aciers transversaux
Diamètre retenu pour
ϕt - 6 mm
les aciers transversaux
Espacement maximal st-max = Min (15*ϕl*10-1 ; 40 ;
st-max 15 cm
des aciers transversaux a*10²+10)
Espacement retenu
pour les aciers st - 15 mm
transversaux
CHOIX FINAL DES
ACIERS ϕt = HA6 ; st = 15 cm
TRANSVERSAUX

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Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

Tableau 5.27 : Dimensionnement du poteau en traction simple (tirant vertical)

DIMENSIONNEMENT DU POTEAU "G9" (TIRANT VERTICAL)


Type de fissuration : FP ; Etat limite dimensionnant : ELU + ELS ;
Etat limite de vérification : Non Applicable
PARAMETRES SYMBOLE FORMULE DE CALCUL VALEUR UNITE
Plus petit côté du tirant a - 0,20 m
Plus grand côté du
b Note : b = a si poteau carré 0,20 m
tirant
Diamètre (si tirant
Ø - 0,00 m
circulaire)
Résistance du béton en
fcj - 25,00 MPa
compression
Résistance du béton en
ftj ftj = 0,6 + 0,06*fcj 2,10 MPa
compression
Limite d'élasticité
fe - 400 MPa
garantie de l'acier
Coefficient partiel de
γb γb = 1,5 dans les cas courants 1,5 -
sécurité sur le béton
Coefficient partiel de
γs γs = 1,15 dans les cas courants 1,15 -
sécurité sur l'acier
Type de fissuration en
- Préciser : FPP ou FP ou FTP FP -
présence
Coefficient de
η η = 1,6 pour des HA > 6mm 1,6 -
fissuration
Contrainte de calcul de
fsu fsu = fe/γs 347,83 Mpa
l'acier à l'ELU
En FPP : σst-lim = fe ; En FP : σst-
lim = Min{2/3*fe ; Max(0,5*fe ;
Contrainte de calcul de
σst-lim 110*(η*ftj)1/2)} ; En FTP : σst-lim 201,63 Mpa
l'acier à l'ELS
= 0,8 * Min{2/3*fe ; Max(0,5*fe
; 110*(η*ftj)1/2)}
Effort normal de
traction agissant sur le Nu - 0,09282 MN
tirant à l'ELU
Effort normal de
traction agissant sur le Nser - 0,06772 MN
tirant à l'ELS
Section théorique
d'acier longitudinal à Au Au = (Nu/fsu)*104 2,67 cm²
l'ELU
Section théorique
d'acier longitudinal à Aser Aser = (Nser/σst-lim)*104 3,36 cm²
l'ELS
Section théorique
d'acier longitudinal à Ast Ast = Max (Au ; Aser) 3,36 cm²
retenir

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 90


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

Ferraillage longitudinal
provisoirement choisi
avant vérification de la 4 HA12
condition de non
fragilité
Section totale du
Calculé à partir des nombres et
ferraillage longitudinal Ast-prov 4,52 cm²
diamètres des barres choisies
provisoirement choisi
Si poteau rectangulaire ou carré,
Section de béton
B alors : B = a*b. Si poteau 0,0400 m²
(coffrage)
circulaire, alors : B = π*ز/4
Vérification de la
condition de non - Ast-prov*10-4*fe ≥ B*ftj Vérifiée -
fragilité
Plus gros diamètre
retenu pour les aciers ϕl - 12 mm
longitudinaux
Longueur de
ls ls = 40*ϕl*10-1 pour FeE400 48,00 cm
scellement droit
CHOIX FINAL DES
ACIERS 4 HA12 totalisant 4,52 cm² ; ls = 48 cm
LONGITUDINAUX
Diamètre minimale des
ϕt-min ϕt-min = ϕl/3 4,00 mm
aciers transversaux
Diamètre retenu pour
ϕt - 6 mm
les aciers transversaux
Espacement maximal st-max = Min (15*ϕl*10-1 ; 40 ;
st-max 18 cm
des aciers transversaux a*10²+10)
Espacement retenu
pour les aciers st - 18 mm
transversaux
CHOIX FINAL DES
ACIERS ϕt = HA6 ; st = 18 cm
TRANSVERSAUX

Tableau 5.28 : Récapitulatif des résultats de dimensionnement des poteaux


Coffrage
N° Désignation Ferraillage longitudinal Ferraillage Transversal
(cm)
Filants : 4 HA10 Cadres : HA6
1 Poteau A2 20 x 20
Longueur de Recouvrement : lr = 24 cm Espacement : st0 = 15 cm
Filants : 4 HA10 + 4 HA8 Cadres : HA6
2 Poteau A3 30 x 30
Longueur de Recouvrement : lr = 24 cm Espacement : st0 = 15 cm
Filants : 4 HA10 + 4 HA8 Cadres : HA6
3 Poteau A4 30 x 30
Longueur de Recouvrement : lr = 24 cm Espacement : st0 = 15 cm
Filants : 4 HA10 + 4 HA8 Cadres : HA6
4 Poteau A5 30 x 30
Longueur de Recouvrement : lr = 24 cm Espacement : st0 = 15 cm
5 Poteau A7 30 x 30 Filants : 4 HA10 + 4 HA8 Cadres : HA6

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 91


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

Longueur de Recouvrement : lr = 24 cm Espacement : st0 = 15 cm


Filants : 4 HA10 + 4 HA8 Cadres : HA6
6 Poteau A8 30 x 30
Longueur de Recouvrement : lr = 24 cm Espacement : st0 = 15 cm
Filants : 4 HA10 + 4 HA8 Cadres : HA6
7 Poteau B9 30 x 30
Longueur de Recouvrement : lr = 24 cm Espacement : st0 = 15 cm
Filants : 4 HA10 + 4 HA8 Cadres : HA6
8 Poteau C9 30 x 30
Longueur de Recouvrement : lr = 24 cm Espacement : st0 = 15 cm
Filants : 4 HA10 Cadres : HA6
9 Poteau D2 20 x 20
Longueur de Recouvrement : lr = 24 cm Espacement : st0 = 15 cm
Filants : 4 HA10 + 4 HA8 Cadres : HA6
10 Poteau D3 30 x 30
Longueur de Recouvrement : lr = 24 cm Espacement : st0 = 15 cm
Filants : 4 HA10 Cadres : HA6
11 Poteau E2 20 x 20
Longueur de Recouvrement : lr = 24 cm Espacement : st0 = 15 cm
Filants : 4 HA10 + 4 HA8 Cadres : HA6
12 Poteau E9 30 x 30
Longueur de Recouvrement : lr = 24 cm Espacement : st0 = 15 cm
Filants : 4 HA10 Cadres : HA6
13 Poteau F2 20 x 20
Longueur de Recouvrement : lr = 24 cm Espacement : st0 = 15 cm
Filants : 4 HA10 + 4 HA8 Cadres : HA6
14 Poteau F9 30 x 30
Longueur de Recouvrement : lr = 24 cm Espacement : st0 = 15 cm
Filants : 4 HA10 Cadres : HA6
15 Poteau G2 20 x 20
Longueur de Recouvrement : lr = 24 cm Espacement : st0 = 15 cm
Filants : 4 HA10 + 4 HA8 Cadres : HA6
16 Poteau G6 30 x 30
Longueur de Recouvrement : lr = 24 cm Espacement : st0 = 15 cm
Filants : 4 HA10 Cadres : HA6
17 Poteau H2 20 x 20
Longueur de Recouvrement : lr = 24 cm Espacement : st0 = 15 cm
Filants : 4 HA10 Cadres : HA6
18 Poteau H3 20 x 20
Longueur de Recouvrement : lr = 24 cm Espacement : st0 = 15 cm
Filants : 4 HA10 Cadres : HA6
19 Poteau H4 20 x 20
Longueur de Recouvrement : lr = 24 cm Espacement : st0 = 15 cm
Filants : 4 HA10 Cadres : HA6
20 Poteau H5 20 x 20
Longueur de Recouvrement : lr = 24 cm Espacement : st0 = 15 cm
Filants : 4 HA10 Cadres : HA6
21 Poteau H6 20 x 20
Longueur de Recouvrement : lr = 24 cm Espacement : st0 = 15 cm
Filants : 4 HA10 Cadres : HA6
22 Poteau H9 20 x 20
Longueur de Recouvrement : lr = 24 cm Espacement : st0 = 15 cm
Poteau G9 Filants : 4 HA12 Cadres : HA6
23 30 x 30
(tirant) Longueur de Recouvrement : lr = 48 cm Espacement : st0 = 18 cm

5.4. CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT DES ÉLÉMENTS DE FONDATION

5.4.1. Analyse des résultats d’étude de sol


L’étude des sols de fondation de l’ouvrage a été réalisée par le Centre National d’Essais et de
Recherches des Travaux Publics (CNERTP). Elle a consisté en une campagne de huit (08)
essais de pénétration dynamique, complétés par un sondage à la soupape jusqu’à six (06)

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 92


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

mètres de profondeur. Les contraintes admissibles indicatives issues des résultats des essais
pénétrométriques se présentent comme suit :

Tableau 5.29 : Contraintes issues des essais pénétrométriques (CNERTP, 2019)


Résistance minimale à la Contrainte admissible
rupture "Rd-min" des sols à la indicative "qa" (bar ou
Profondeur (m)
pointe du pénétromètre daN/cm²)
dynamique (bar ou daN/cm²) [qa = Rd-min/20]
0,00 Surface Libre Surface Libre
0,20 23,00 1,15
0,40 23,00 1,15
0,60 31,00 1,55
0,08 31,00 1,55
1,00 39,00 1,95
1,20 22,00 1,10
1,40 22,00 1,10
1,60 22,00 1,10
1,80 30,00 1,50
2,00 37,00 1,85
2,20 28,00 1,40
2,40 28,00 1,40
2,60 28,00 1,40
2,80 35,00 1,75
3,00 35,00 1,75
3,20 40,00 2,00
3,40 67,00 3,35
3,60 134,00 6,70
3,80 222,00 11,10
4,00 242,00 12,10
4,20 243,00 12,15
4,40 333,00 16,65
4,60 371,00 18,55
4,80 403,00 20,15
5,00 448,00 22,40
5,20 427,00 21,35
5,40 501,00 25,05
5,60 611,00 30,55

L’analyse de ces résultats nous conduit à retenir une contrainte admissible de 1,40 bar à
une profondeur de 1,80 m ; contrairement aux conclusions du laboratoire qui recommande
une contrainte admissible indicative de 1,0 bar à 1,60 m de profondeur. En effet, la contrainte
à 1,80m de profondeur vaut 1,50 bar. Cependant, une couche de sol de plus faible résistance
(1,40 bar) s’étend sur 60 cm à partir de 2,20 m de profondeur. Cette couche plus faible est
donc située à 40 cm de la profondeur envisagée pour l’assise des fondations. La relation de

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d’un bâtiment R+3 à usage administratif

Boussinesq est applicable à la détermination de la répartition des contraintes dans les massifs
de sol semi-infinis soumis à des surcharges ponctuelles en tête.

Relation de Boussinesq : ∆σz = (3Q/2π).[z3/(r²+z²)5/2]

∆σz : Contrainte induite dans le massif de fondation à la prondeur relative z par l’application
de la surcharge ponctuelle Q à la profondeur de référence (z=0)
Q : Surcharge ponctuelle appliquée en tête du massif de sol à la profondeur de référence (z=0)
z : Profondeur à laquelle est évaluée la contrainte induite par la surcharge ponctuelle Q
r : distance horizontale entre le point d’application de la surcharge ponctuelle Q et le point
auquel est évaluée la contrainte induite. r = 0 à l’aplomb du point d’application de la
surcharge ponctuelle Q ; la contrainte induite y est également maximale suivant z.

D’après cette relation de Boussinesq, de fortes contraintes sont donc susceptibles d’être
induites par les fondations dans les couches de sol situées immédiatement en-dessous de leurs
points d’application. C’est compte tenu de cela que nous avons décidé de retenir la valeur de
1,40 bar correspondant à la plus faible résistance des couches de sol situées au-dessous de la
prondeur de 1,80m retenue pour l’assise des fondations. L’adoption de cette valeur minimale
de 1,40 bar nous dispense ainsi de la nécessité de vérification de l’équilibre des couches
inférieures sous l’effet des contraintes induites dans le massif de sol par les surcharges.

5.4.2. Choix du type de fondation et hypothèses de calcul


Pour le dimensionnement des fondations, nous avons retenu une contrainte admissible de 1,40
bar à 1,80 m de profondeur. Cette dernière étant inférieure à 3m, nous opterons donc pour des
fondations superficielles. A priori, le choix sera porté sur des semelles isolées sous poteaux.
Le dimensionnement sera ensuite conduit en conséquence, afin de confirmer ou d’infirmer ce
choix, compte tenu des charges à transmettre au sol. Au cas où l’emploi des semelles isolées
sous poteaux ne serait pas approprié, un autre type de fondation superficielle (en particulier,
radier général ou local) pourrait être envisagé. Dans le cas échéant, le recours à une fondation
semi-profonde sur puits en gros béton est envisageable lorsque le « bon » sol retenu pour
l’assise des fondations est situé au-delà de 3m de profondeur.

Les hypothèses prises en compte pour le dimensionnement des éléments de fondation sont :

Caractéristique du béton
Nous retiendrons : fc28 = 25 MPa ; ftj = 0,6 + 0,06.fcj ft28 = 2,1 MPa.

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d’un bâtiment R+3 à usage administratif

Caractéristiques de l’acier
Nuance d’acier à utiliser : FeE400 HA ; Limite d’élasticité garantie : fe = 400 MPa.

Autres hypothèses de calcul


Règlements de calcul utilisés : BAEL91 révisé 99 ; DTU 13.11 ; DTU 13.12 ; Fascicule 62.
Agressivité du milieu : La fissuration sera considérée comme très préjudiciable (FTP).
Protection des aciers : L’enrobage minimal des armatures sera de 5cm.

5.4.3. Prédimensionnement, vérification de stabilité et dimensionnement


Il convient de faire remarquer que la méthodologie de dimensionnement est la même pour
toutes les semelles isolées reprenant des poteaux en compression simple. Nous présenterons
donc ci-après (tableau 5.30) un exemple de calcul basé sur la semelle isolée « S.G6 ». Les
résultats de calcul des autres semelles sous poteaux comprimés seront présentés dans un
tableau récapitulatif (tableau 5.32), après présentation de la note de calcul de la semelle
destinée à assurer l’équilibre du seul poteau sollicité en traction simple (tableau 5.31).

Tableau 5.30 : Dimensionnement des semelles isolées sous poteaux comprimés

DIMENSIONNEMENT DE LA SEMELLE ISOLÉE "S.G6"


Type de fissuration : FTP ; Etat limite dimensionnant : ELS ;
Etat limite de vérification : Non Applicable
PARAMETRES SYMBOLE FORMULE DE CALCUL VALEUR UNITE
Plus petit côté du
a - 0,30 m
poteau
Plus grand côté du
b Note : b = a si poteau carré 0,30 m
poteau
Diamètre (si poteau
Ø - 0,00 m
circulaire)
Si poteau rectangulaire ou
Rapport d'homothétie k carré, alors : k = a/b. Si poteau 1,00 -
circulaire, alors : k = 1
Contrainte admissible Valeur retenue : 1,4 bar
σser-sol 0,14 MPa
du sol à l'ELS à 1,80 m
Effort normal de
compression agissant en Nu - 0,99354 MN
tête de semelle à l'ELU
Effort normal de
compression agissant en Nser - 0,72663 MN
tête de semelle à l'ELS
Résistance du béton en
fcj - 25,00 MPa
compression
Résistance du béton en
ftj ftj = 0,6+0,06*fcj 2,10 MPa
compression

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Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

Limite d'élasticité
fe - 400 MPa
garantie de l'acier
Coefficient partiel de
sécurité sur l'acier à γs γs = 1,15 dans les cas courants 1,15 -
l'ELU
Type de fissuration en
- Préciser : FPP ou FP ou FTP FTP -
présence
Coefficient de
η η = 1,6 pour des HA > 6mm 1,6 -
fissuration
En FPP : σst-lim = fe ; En FP :
σst-lim = Min{2/3*fe ;
Contrainte limite de
Max(0,5*fe ; 110*(η*ftj)1/2)} ;
traction de l'acier à σst-lim 161,31 Mpa
En FTP : σst-lim = 0,8 *
l'ELS
Min{2/3*fe ; Max(0,5*fe ;
110*(η*ftj)1/2)}
Valeur minimale du
plus petit côté de la Amin Amin = (k*Nser/σser-sol)1/2 2,28 m
semelle
Valeur minimale du
plus grand côté de la Bmin Bmin = (Nser/(k*σser-sol))1/2 2,28 m
semelle
Choix du plus petit
A - 2,80 m
côté de la semelle
Déduction du plus
grand côté de la B B=A/k 2,80 m
semelle
Hauteur utile minimale dmin dmin = Max {15 ; (A-a)/4} 0,63 m
Hauteur utile maximale dmax dmax = A-a 2,50 m
Choix de la hauteur
d - 0,65 m
utile
Hauteur totale de la
h h = d+0,05 0,70 m
semelle
Profondeur de fouille H - 1,80 m
Contrainte induite
σser-fond. = [Nser + A*B*h
agissant sur le sol de
σser-fond. *25*10-3 + A*B*(H-h)*21*10- 0,134 MPa
fondation en pied de 3
+ a*b*(H-h)*25*10-3]/(A*B)
semelle à l'ELS
Vérification de la
Stabilité
stabilité de la fondation - On doit avoir : σser-fond. ≤ σser-sol -
vérifiée
vis-à-vis du sol
Calcul de l'effort N'u = Nu + 1,35*A*B*h
normal de compression *25*10-3 + 1,35*A*B*(H-
N'u 1,42659 MN
agissant en pied de h)*21*10-3 + 1,35*a*b*(H-
semelle à l'ELU h)*25*10-3
Calcul de l'effort
N'ser = Nser + A*B*h *25*10-3
normal de compression
N'ser + A*B*(H-h)*21*10-3 + 1,04741 MN
agissant en pied de
a*b*(H-h)*25*10-3
semelle à l'ELS

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Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

Si FPP, alors : Calcul des


armatures à l'ELU avec Calcul des
Détermination de l'état vérification à l'ELS ; Si FP, armatures à
limite de alors : Calcul des armatures à l'ELS sans
- -
dimensionnement des l'ELS avec vérification à l'ELU besoin de
armatures ; Si FTP, alors : Calcul des vérification
armatures à l'ELS sans besoin à l'ELU
de vérification à l'ELU
Section d'acier de la En FPP : Aa = N'u*(A-
nappe inférieure a)*104/(8*d*(fe/γs)) ; En FP et
Aa 31,21768 cm²
d'armatures // au plus FTP : Aa = N'ser*(A-
4
petit côté A a)*10 /(8*d*σst-lim)
Section d'acier de la En FPP : Ab = N'u*(B-
nappe supérieure b)*104/(8*d*(fe/γs)) ; En FP et
Ab 31,21768 cm²
d'armatures // au plus FTP : Ab = N'ser*(B-
grand côté B b)*104/(8*d*σst-lim)
Diamètre maximale des
ϕmax - 10 mm
barres à employer
Hauteur de rive ou e = Max [0,15 ;
e 0,15 m
piedroit de la semelle (0,06+6*ϕmax*10-3)]
CHOIX FINAL DES Nappe inférieure // à la largeur A : 28HA12 ; sta = 10 cm
ARMATURES DE LA
SEMELLE Nappe supérieure // à la longueur B : 28HA12 ; stb = 10 cm

Tableau 5.31 : Dimensionnement des semelles isolées sous poteau tendu

DIMENSIONNEMENT DE LA SEMELLE ISOLÉE "S.G9"


Type de fissuration : FTP ; Etat limite dimensionnant : ELS ;
Etat limite de vérification : Non Applicable
PARAMETRES SYMBOLE FORMULE DE CALCUL VALEUR UNITE
Plus petit côté du poteau a - 0,20 m
Plus grand côté du
b Note : b = a si poteau carré 0,20 m
poteau
Diamètre (si poteau
Ø - 0,00 m
circulaire)
Si poteau rectangulaire ou
Rapport d'homothétie k carré, alors : k = a/b. Si poteau 1,00 -
circulaire, alors : k = 1
Contrainte admissible Valeur retenue : 1,4 bar
σser-sol 0,14 MPa
du sol à l'ELS à 1,80 m
Effort normal de
compression agissant en Nu - -0,09282 MN
tête de semelle à l'ELU
Effort normal de
compression agissant en Nser - -0,06772 MN
tête de semelle à l'ELS

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Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

Résistance du béton en
fcj - 25,00 MPa
compression
Résistance du béton en
ftj ftj = 0,6+0,06*fcj 2,10 MPa
compression
Limite d'élasticité
fe - 400 MPa
garantie de l'acier
Coefficient partiel de
sécurité sur l'acier à γs γs = 1,15 dans les cas courants 1,15 -
l'ELU
Type de fissuration en
- Préciser : FPP ou FP ou FTP FTP -
présence
Coefficient de
η η = 1,6 pour des HA > 6mm 1,6 -
fissuration
En FPP : σst-lim = fe ; En FP :
σst-lim = Min{2/3*fe ;
Contrainte limite de
Max(0,5*fe ; 110*(η*ftj)1/2)} ;
traction de l'acier à σst-lim 161,31 Mpa
En FTP : σst-lim = 0,8 *
l'ELS
Min{2/3*fe ; Max(0,5*fe ;
110*(η*ftj)1/2)}
Valeur minimale du
plus petit côté de la Amin Amin = (k*Nser/σser-sol)1/2 - m
semelle
Valeur minimale du
plus grand côté de la Bmin Bmin = (Nser/(k*σser-sol))1/2 - m
semelle
Choix du plus petit
A - 1,50 m
côté de la semelle
Déduction du plus
grand côté de la B B=A/k 1,50 m
semelle
Hauteur utile minimale dmin dmin = Max {15 ; (A-a)/4} 0,33 m
Hauteur utile maximale dmax dmax = A-a 1,30 m
Choix de la hauteur utile d - 0,35 m
Hauteur totale de la
h h = d+0,05 0,40 m
semelle
Profondeur de fouille H - 1,80 m
Contrainte induite
σser-fond. = [Nser + A*B*h
agissant sur le sol de
σser-fond. *25*10-3 + A*B*(H-h)*21*10- 0,010 MPa
fondation en pied de 3
+ a*b*(H-h)*25*10-3]/(A*B)
semelle à l'ELS
Vérification de la
Stabilité
stabilité de la fondation - On doit avoir : σser-fond. ≤ σser-sol -
vérifiée
vis-à-vis du sol
Calcul de l'effort normal N'u = Nu + 1,35*A*B*h
de compression agissant *25*10-3 + 1,35*A*B*(H-
N'u 0,02875 MN
en pied de semelle à h)*21*10-3 + 1,35*a*b*(H-
l'ELU h)*25*10-3

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Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

Calcul de l'effort normal


N'ser = Nser + A*B*h *25*10-3
de compression agissant
N'ser + A*B*(H-h)*21*10-3 + 0,02233 MN
en pied de semelle à
a*b*(H-h)*25*10-3
l'ELS
Si FPP, alors : Calcul des
armatures à l'ELU avec Calcul des
Détermination de l'état vérification à l'ELS ; Si FP, armatures à
limite de alors : Calcul des armatures à l'ELS sans
- -
dimensionnement des l'ELS avec vérification à l'ELU besoin de
armatures ; Si FTP, alors : Calcul des vérification
armatures à l'ELS sans besoin à l'ELU
de vérification à l'ELU
Section d'acier de la En FPP : Aa = N'u*(A-
nappe inférieure a)*104/(8*d*(fe/γs)) ; En FP et
Aa 0,64272 cm²
d'armatures // au plus FTP : Aa = N'ser*(A-
petit côté A a)*104/(8*d*σst-lim)
Section d'acier de la En FPP : Ab = N'u*(B-
nappe supérieure b)*104/(8*d*(fe/γs)) ; En FP et
Ab 0,64272 cm²
d'armatures // au plus FTP : Ab = N'ser*(B-
grand côté B b)*104/(8*d*σst-lim)
Diamètre maximale des
ϕmax - 8 mm
barres à employer
Hauteur de rive ou e = Max [0,15 ;
e 0,15 m
piedroit de la semelle (0,06+6*ϕmax*10-3)]
CHOIX FINAL DES Nappe inférieure // à la largeur A : 3HA8 ; sta = 70 cm
ARMATURES DE LA
SEMELLE Nappe supérieure // à la longueur B : 3HA8 ; stb = 70 cm

Tableau 5.32 : Récapitulatif des résultats de dimensionnement des semelles isolées

Hauteur Hauteur Ferraillage


Largeur Longueur
N° Désignation Totale de Rive Nappe inférieure Nappe supérieure
A (cm) B (cm)
(cm) (cm)
// à la largeur A // à la longueur B
Semelle Epingles : 3HA8 Epingles : 3HA8
1 60 60 20 15
Isolée S.A2 Esp. : sta = 25 cm Esp. : stb = 25 cm
Semelle Epingles : 4HA8 Epingles : 4HA8
2 80 80 20 15
Isolée S.A3 Esp. : sta = 23 cm Esp. : stb = 23 cm
Semelle Epingles : 12HA10 Epingles : 12HA10
3 150 150 35 15
Isolée S.A4 Esp. : sta = 12,5 cm Esp. : stb = 12,5 cm
Semelle Epingles : 12HA10 Epingles : 12HA10
4 150 150 35 15
Isolée S.A5 Esp. : sta = 12,5 cm Esp. : stb = 12,5 cm
Semelle Epingles : 12HA10 Epingles : 12HA10
5 150 150 35 15
Isolée S.A7 Esp. : sta = 12,5 cm Esp. : stb = 12,5 cm

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Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

Semelle Epingles : 2HA8 Epingles : 2HA8


6 60 60 20 15
Isolée S.A8 Esp. : sta = 50 cm Esp. : sta = 50 cm
Semelle Epingles : 4HA8 Epingles : 4HA8
7 80 80 20 15
Isolée S.B9 Esp. : sta = 23 cm Esp. : stb = 23 cm
Semelle Epingles : 4HA8 Epingles : 4HA8
8 80 80 20 15
Isolée S.C9 Esp. : sta = 23 cm Esp. : stb = 23 cm
Semelle Epingles : 5HA8 Epingles : 5HA8
9 80 80 20 15
Isolée S.D2 Esp. : sta = 17,5 cm Esp. : stb = 17,5 cm
Semelle Epingles : 7HA10 Epingles : 7HA10
10 120 120 30 15
Isolée S.D3 Esp. : sta = 18 cm Esp. : stb = 18 cm
Semelle Epingles : 5HA8 Epingles : 5HA8
11 80 80 20 15
Isolée S.E2 Esp. : sta = 17,5 cm Esp. : stb = 17,5 cm
Semelle Epingles : 5HA8 Epingles : 5HA8
12 80 80 20 15
Isolée S.E9 Esp. : sta = 17,5 cm Esp. : stb = 17,5 cm
Semelle Epingles : 5HA8 Epingles : 5HA8
13 80 80 20 15
Isolée S.F2 Esp. : sta = 17,5 cm Esp. : stb = 17,5 cm
Semelle Epingles : 5HA8 Epingles : 5HA8
14 80 80 20 15
Isolée S.F9 Esp. : sta = 17,5 cm Esp. : stb = 17,5 cm
Semelle Epingles : 14HA10 Epingles : 14HA10
15 160 160 40 15
Isolée S.G2 Esp. : sta = 11,5 cm Esp. : stb = 11,5 cm
Semelle Epingles : 28HA10 Epingles : 28HA10
16 280 280 70 15
Isolée S.G6 Esp. : sta = 10 cm Esp. : stb = 10 cm
Semelle Epingles : 3HA8 Epingles : 3HA8
17 60 60 20 15
Isolée S.H2 Esp. : sta = 25 cm Esp. : stb = 25 cm
Semelle Epingles : 5HA8 Epingles : 5HA8
18 80 80 20 15
Isolée S.H3 Esp. : sta = 17,5 cm Esp. : stb = 17,5 cm
Semelle Epingles : 5HA8 Epingles : 5HA8
19 80 80 20 15
Isolée S.H4 Esp. : sta = 17,5 cm Esp. : stb = 17,5 cm
Semelle Epingles : 5HA8 Epingles : 5HA8
20 80 80 20 15
Isolée S.H5 Esp. : sta = 17,5 cm Esp. : stb = 17,5 cm
Semelle Epingles : 5HA8 Epingles : 5HA8
21 80 80 20 15
Isolée S.H6 Esp. : sta = 17,5 cm Esp. : stb = 17,5 cm
Semelle Epingles : 3HA8 Epingles : 3HA8
22 60 60 20 15
Isolée S.H9 Esp. : sta = 25 cm Esp. : stb = 25 cm
Semelle Epingles : 3HA8 Epingles : 3HA8
23 150 150 40 15
Isolée S.G9 Esp. : sta = 70 cm Esp. : stb = 70 cm

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 100


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

Figure 5.3 : Plan de fondation de la structure entièrement en béton armé

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 101


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

CHAPITRE VI :
DIMENSIONNEMENT DE LA
STRUCTURE DANS LE CAS D’UNE
OSSATURE ASSOCIANT BÉTON
ARMÉ & BÉTON PRÉCONTRAINT

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 102


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

6.1. CARACTÉRISTIQUES DES MATÉRIAUX & HYPOTHÈSES DE CALCUL

6.1.1. Caractéristiques des bétons


Résistance caractéristique à la compression
Le recours à la précontrainte nécessite l’emploi de béton à haute résistance mécanique. C’est
pourquoi nous avons opté pour un béton de classe B45 (fc28 = 45 MPa). Par contre, pour le
béton armé, nous maintiendrons un béton de classe B25, c’est-à-dire : fc28 = 25 MPa.

Résistance caractéristique à la traction du béton précontraint


ftj = 0,6 + 0,06.fcj. Pour fc28 = 45 MPa, on a : ft28 = 3,3 MPa.

Module de déformation longitudinale instantanée du béton précontraint


Eij = 11000*(fcj)1/3 ; Pour fc28 = 45 MPa, on a : Eij = 39 125,83 MPa.

Module de déformation longitudinale différée du béton précontraint


Evj ≈ 3700*(fcj)1/3 ; Pour fc28 = 45 MPa, on a : Evj = 13 160,51 MPa.

Coefficient de Poisson & Retrait du béton (béton armé & béton précontraint)
Le coefficient de Poisson du béton non fissuré est pris égal à 0,20 (calcul à l’ELS). En cas de
fissuration, il est pris égal à zéro (calcul à l’ELU). Le climat dans lequel seront exécutés les
ouvrages est de type « chaud et sec » ; le retrait du béton sera donc pris égal à εr = 4.10-4.

6.1.2. Acier de précontrainte


Catégorie d’acier à utiliser : Câbles 7T15
Aire de la section du câble : Ap = 973 mm²
Diamètre de la gaine : ϕ = 70 mm
Charge maximale garantie : fprg = 1860 MPa
Limite d’élasticité garantie : fpeg = 1600 MPa
Coefficient de frottement angulaire : f = 0,18 rad-1
Coefficient de frottement linéaire : φ = 2.10-3 m-1
Module d’élasticité longitudinale : Ep = 190 000 MPa
Classe de relaxation : TBR (Très Basse Relaxation)
Coefficient de relaxation : ρ1000 = 2,5%
Coefficient µ0 =0,43 (armatures à TBR)
Recul d’ancrage : g = 6 mm
Estimation des pertes de précontraintes : ∆P = 25%.

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 103


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

6.1.3. Acier ordinaire


Nuance d’acier à utiliser : Fe E400 HA.
Limite d’élasticité garantie : fe = 400 MPa.
Module d’élasticité longitudinale : Es = 200 000 MPa.

6.1.4. Autres hypothèses de calcul


Règlements de calcul utilisés
Pour le calcul des éléments de superstructure en béton précontraint, nous utiliserons les règles
BPEL 91 modifié 99. Les règles BAEL 91 modifié 99 seront utilisées pour les éléments en
béton armé. Les DTU associés seront utilisés pour le calcul des éléments de fondation.

Mode de précontrainte adoptée


Pour la précontrainte des éléments de structure en béton précontraint nous opterons pour la
post-tension. Le recours à ce mode de précontrainte se justifie par le fait qu’il ne demande
aucune installation fixe pour sa mise en œuvre, puisque le vérin de précontrainte s’appuie
directement sur la pièce elle-même. Les armatures actives peuvent être mises en place avec la
même tolérance de positionnement que les armatures passives, sans besoin de formation
spécifique du personnel de l’entreprise générale. Il s’en suit une réduction des interventions
de mise en tension devant être réalisées par des équipes d’entreprises spécialisées. Ceci n’est
pas sans impact sur la fluidité et l’accélération du rythme d’exécution des travaux. La post-
tension affranchit également de la nécessité de recourir impérativement à des matériels
spécifiques de levage (grue, …) ; contrairement à la pré-tension qui impose une préfabrication
des pièces en banc spécialisé, avec les contraintes de manutention qui s’en suivent.

Conditions relatives au milieu et à la mise en œuvre des matériaux


Agressivité du milieu : On fera comme hypothèse que la fissuration est préjudiciable en
superstructure, compte tenu de la localisation géoclimatique de l’ouvrage à étudier (situé à
moins de 5km de l’océan atlantique). Les dimensionnements seront conduits à l’ELU et les
vérifications se feront à l’ELS, au besoin, selon les éléments étudiés.

Condition de mise en œuvre des matériaux : Les matériaux seront mis en œuvre dans des
conditions courantes, à l’exception des paramètres d’application des charges sur les poteaux :
o Plus de la moitié des charges sur poteaux appliquée avant 90 jrs et après 28 jrs k=1,1
o Durée d’application des charges sur les éléments de structure : t > 24h θ=1
o L’acier sera considéré comme sollicité en situation courante à l’ELU γs = 1,15

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 104


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

o Le béton sera considéré comme sollicité en situation courante à l’ELU γb = 1,50


o Protection des aciers passifs : e = 5cm en fondation ; e = 3cm en superstructure

Délai de mise en tension des aciers de précontrainte après coulage du béton


Délai de mise en tension supérieur à 28 jours après coulage du béton.

Classe de vérification des sections de béton du « béton précontraint » à l’ELS


En raison de l’agressivité du milieu, les vérifications des sections de béton précontraint se
feront en classe II. Le béton tendu sera donc considéré comme résistant à la traction.

Contrainte limite de compression du béton de « béton précontraint » à l’ELS


o σbc-lim = 0,5*fc28 = 22,5 MPa sous l’effet de la combinaison quasi-permanente
o σbc-lim = 0,6*fc28 = 27 MPa sous l’effet des combinaisons rares et de celles fréquentes
o σbc-lim = 0,6*fc28 = 27 MPa en cours d’exécution

Contrainte limite de traction du béton de « béton précontraint » à l’ELS


o σbt-lim = ft28 = 3,3 MPa sous l’effet des combinaisons rares dans la section d’enrobage
o σbt-lim = 1,5*ft28 =4,95MPa sous l’effet des combinaisons rares hors section d’enrobage
o σbt-lim = 0 dans la section d’enrobage sous l’effet des combinaisons fréquentes
o σbt-lim = 0,7*ft28 = 2,31 MPa en situation d’exécution dans la section d’enrobage
o σbt-lim = 1,5*ft28 = 4,95 MPa en situation d’exécution hors section d’enrobage

Résistance de calcul du béton de « béton armé » à l’ELU


fbu = 0,85fcj / (θ.γb) ; Pour fc28 = 25 MPa, θ = 1 et γb = 1,50 on a : fbu = 14,17 MPa

Résistance de calcul du béton de « béton armé » à l’ELS


σbc = 0,6*fcj ; Pour fc28 = 25 MPa on a : σbc = 15 MPa

Résistance de calcul de l’acier de « béton armé » à l’ELU


fsu = fe / γs ; Pour fe = 400 MPa et γs = 1,15 on a : fsu = 347,83 MPa

Résistance de calcul de l’acier de « béton armé » à l’ELS


La fissuration étant préjudiciable, on a : σst = min {2/3*fe ; max [0,5*fe ; 110*(η*ftj)1/2]}
Pour fe = 400 MPa, ft28 = 2,1 MPa et η = 1,6 (acier HA de ϕ>6mm) on a : σst = 201,63 MPa

6.2. CONCEPTION DE LA STRUCTURE ASSOCIANT B.A. & B.P.


Nous maintiendrons une structure entièrement ossaturée analogue à celle adoptée dans le
chapitre V, compte tenu des justifications précédentes. Dans le cadre de l’introduction de la

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 105


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

précontrainte, nous conserverons les éléments du plancher haut de l’ouvrage en béton armé
(dalle de compression, dalle pleine, poutrelles). Les poutres seront en béton précontraint. Mais
le béton armé sera toujours maintenu pour les poteaux et éléments de fondation de l’ouvrage.

Eléments de plancher en béton armé

Poutres en béton précontraint

Poteaux en béton armé

Fondation en béton armé

Sol support

Le tableau ci-dessous donne une classification des catégories d’éléments porteurs de la


structure associant béton armé & béton précontraint en fonction de leur matériau constitutif
respectif et de la reprise ou non de leur dimensionnement dans le présent chapitre.

Tableau 6.1 : Classification des catégories d’éléments porteurs suivant leur matériau
constitutif et la reprise ou non de leur dimensionnement
CATÉGORIE REPRISE OU NON DU
MATÉRIAU
N° D’ÉLÉMENT DIMENSIONNEMENT DANS
CONSTITUTIF
PORTEUR LE PRÉSENT CHAPITRE
Dalles de Déjà calculées au chapitre précédent. Résultats à
1 Béton armé
compression conserver dans le présent chapitre
Déjà calculées au chapitre précédent. Résultats à
2 Dalles pleines Béton armé
conserver dans le présent chapitre.
Déjà calculées au chapitre précédent. Résultats à
3 Poutrelles Béton armé
conserver dans le présent chapitre.
Béton Déjà calculées au chapitre précédent. Mais
4 Poutres
précontraint calculs à reprendre dans le présent chapitre.
Déjà calculés au chapitre précédent. Mais calculs
5 Poteaux Béton armé
à reprendre dans le présent chapitre.
Eléments de Déjà calculés au chapitre précédent. Mais calculs
6 Béton armé
fondation à reprendre dans le présent chapitre.

Il convient de préciser que dans la suite du présent chapitre, l’implantation, la dénomination et


le nombre des éléments porteurs de la structure associant béton armé & béton précontraint ne
varient pas par rapport à ceux de la structure en béton armé (confère chapitre précédent).
Seules les poutres varient dans le présent chapitre du point de vue de leur matériau constitutif
qui sera du béton précontraint, contrairement au béton armé employé précédemment.

6.3. DIMENSIONNEMENT DES ÉLÉMENTS DE SUPERSTRUCTURE EN B.P.

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 106


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

6.3.1. Evaluation des charges et surcharges agissant sur les poutres

Tableau 6.2 : Evaluation des charges et surcharges agissant sur les poutres
Largeur Charges linéaires Charges Position à
Portée
Poutres Travées reprise (kN/ml) ponctuelles l'appui de
(m)
(m) pp g q G Q gauche (m)
(*)
2-2.1 4,45 2,18 ND 10,38 2,18 - - -
2-2.2 2,58 2,18 ND 10,38 2,18 - - -
Poutre 2.2
2-2.3 3,51 2,18 ND 10,38 2,18 - - -
2-2.4 3,51 2,18 ND 10,38 2,18 - - -
3-3.1 4,45 2,51 ND 11,56 2,51 - - -
Poutre 3.3
3-3.2 9,60 2,51 ND 11,56 2,51 - - -
Poutre 4.4 4-4.1 14,05 3,51 ND 16,21 3,52 - - -

Poutre 5.5 5-5.1 14,05 3,51 ND 16,21 3,52 - - -


Poutre 7.7 7-7.1 14,05 3,51 ND 16,21 3,52 - - -
9-9.0 2,76 1,76 ND 8,10 1,76
9-9.1 1,56 1,76 ND 8,10 1,76 - -
Poutre 9.9 9-9.2 3,51 1,76 ND 8,10 1,76 - - -
9-9.3 3,51 1,76 ND 8,10 1,76 - - -
9-9.4 3,51 1,76 ND 8,10 1,76 - - -
G-G.1 11,10 0,75 ND 3,57 0,75 - - -
G-G.1 11,10 4,80 - - - 56,01 12,02 1,50
Poutre G-G.1 11,10 7,03 - - - 113,91 24,69 5,01
G.G G-G.1 11,10 7,03 - - - 113,91 24,69 8,52
G-G.2 4,45 0,75 ND 3,57 0,75 - - -
G-G.2 4,45 7,03 - - - 113,91 24,69 0,94
H-H.1 1,50 2,18 ND 10,38 2,18 - - -
H-H.2 3,51 2,18 ND 10,38 2,18 - - -
Poutre
H-H.3 3,51 2,18 ND 10,38 2,18 - - -
H.H
H-H.4 2,58 2,18 ND 10,38 2,18 - - -
H-H.5 4,45 2,18 ND 10,38 2,18 - - -
(*) ND : Non Défini

A cette étape de la descente des charges sur les poutres, leur poids propre ne peut pas encore
être évalué car les dimensions de leur coffrage (section de béton) ne sont pas encore définies.

6.3.2. Moments maximaux et minimaux agissant sur les poutres


Pour une poutre donnée soumise à la précontrainte par post-tension, le moment fléchissant
maximum résulte de l’ensemble des actions qui lui seront appliquées en situation
d’exploitation. Il s’agit dans notre cas : du moment fléchissant dû au poids propre de la

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 107


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

poutre ; du moment fléchissant dû aux charges permanentes reprises; et du moment


fléchissant dû aux surcharges d’exploitation reprises. Soit : Mmax = Mpp + Mg + Mq

Par contre, le moment minimum résulte des seules actions qui sont appliquées à la poutre en
situation d’exécution. Il s’agit notamment du poids propre. On a donc : Mmin = Mpp

Ainsi, la variation entre les moments maximaux et minimaux s’exprime par :

∆M = Mmax - Mmin ; Soit : ∆M = Mg + Mq

Les calculs des variations de moments sont présentés dans le tableau 6.3 ci-après pour
chacune des poutres de la structure étudiée.

Tableau 6.3 : Calcul des variations de moments ∆M pour chaque poutre de la structure

Moments en travée Moments sur Appui


Poutres
Mg ∆M ∆M
Mq (kN.m) Mg (kN.m) Mq (kN.m)
(kN.m) (kN.m) (kN.m)
Poutre 2.2 17,24 3,62 20,86 -18,58 -3,90 -22,48

Poutre 3.3 87,84 19,07 106,91 -100,10 -21,72 -121,82

Poutre 4.4 399,99 86,86 486,85 0 0 0

Poutre 5.5 399,99 86,86 486,85 0 0 0

Poutre 7.7 399,99 86,86 486,85 0 0 0

Poutre 9.9 7,83 1,70 9,53 -10,36 -2,25 -12,61

Poutre G.G 366,97 79,23 446,20 -397,33 -85,78 -483,11

Poutre H.H 17,29 3,63 20,92 -18,46 -3,88 -22,34

6.3.3. Contraintes limites aux fibres supérieures et inférieures du béton

Tableau 6.4 : Contraintes limites du béton en situation d’exécution


En Travée Sur Appui
Contraintes Limites En section Hors section En section Hors section
d’enrobage d’enrobage d’enrobage d’enrobage
Contrainte limite à la σs1=-2,31MPa σs1= -4,95 MPa σs1= 27 MPa σs1 = 27 MPa
fibre supérieure sous (traction) (traction) (compression) (compression)

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Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

chargement 1 (Effort de
précontrainte P et Mmin)
Contrainte limite à la
fibre supérieure sous σs2 = 27 MPa σs2 = 27 MPa σs2=-2,31MPa σs2= -4,95 MPa
chargement 2 (Effort de (compression) (compression) (traction) (traction)
précontrainte P et Mmax)
Variation des ∆σs=σs2- σs1 ∆σs=σs2- σs1 ∆σs=σs2- σs1 ∆σs=σs2- σs1
contraintes limites à la ∆σs = ∆σs = ∆σs = ∆σs =
fibre supérieure 29,31 MPa 31,95 MPa -29,31 MPa -31,95 MPa
Contrainte limite à la
fibre inférieure sous σi1 = 27 MPa σi1 = 27 MPa σi1=-2,31MPa σi1= -4,95 MPa
chargement 1 (Effort de (compression) (compression) (traction) (traction)
précontrainte P et Mmin)
Contrainte limite à la
fibre inférieure sous σi2=-2,31MPa σi2 = -4,95 MPa σi2= 27 MPa σi2 = 27 MPa
chargement 2 (Effort de (traction) (traction) (compression) (compression)
précontrainte P et Mmax)
Variation des ∆σi=σi1- σi2 ∆σi=σi1- σi2 ∆σi=σi1- σi2 ∆σi=σi1- σi2
contraintes limites à la ∆σi = ∆σi = ∆σi = ∆σi =
fibre inférieure 29,31 MPa 31,95 MPa -29,31 MPa -31,95 MPa

Tableau 6.5 : Contraintes limites du béton en service sous combinaison rare


En Travée Sur Appui
Contraintes Limites En section Hors section En section Hors section
d’enrobage d’enrobage d’enrobage d’enrobage
Contrainte limite à la
fibre supérieure sous σs1=-3,3MPa σs1= -4,95MPa σs1= 27 MPa σs1 = 27 MPa
chargement 1 (Effort de (traction) (traction) (compression) (compression)
précontrainte P et Mmin)
Contrainte limite à la
fibre supérieure sous σs2 = 27 MPa σs2 = 27 MPa σs2=-3,3MPa σs2=-4,95MPa
chargement 2 (Effort de (compression) (compression) (traction) (traction)
précontrainte P et Mmax)
Variation des ∆σs=σs2- σs1 ∆σs=σs2- σs1 ∆σs=σs2- σs1 ∆σs=σs2- σs1
contraintes limites à la ∆σs = ∆σs = ∆σs = ∆σs =
fibre supérieure 30,3 MPa 31,91 MPa -30,3 MPa -31,95 MPa
Contrainte limite à la
fibre inférieure sous σi1 = 27 MPa σi1 = 27 MPa σi1=-3,3MPa σi1=-4,95MPa
chargement 1 (Effort de (compression) (compression) (traction) (traction)
précontrainte P et Mmin)
Contrainte limite à la
fibre inférieure sous σi2=-3,3MPa σi2 = -4,95MPa σi2= 27 MPa σi2 = 27 MPa
chargement 2 (Effort de (traction) (traction) (compression) (compression)
précontrainte P et Mmax)
Variation des ∆σi=σi1- σi2 ∆σi=σi1- σi2 ∆σi=σi1- σi2 ∆σi=σi1- σi2
contraintes limites à la ∆σi = ∆σi = ∆σi = ∆σi =
fibre inférieure 30,3 MPa 31,91 MPa -30,3 MPa -31,95 MPa

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 109


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

Tableau 6.6 : Contraintes limites du béton en service sous combinaison fréquente


En Travée Sur Appui
Contraintes Limites En section Hors section En section Hors section
d’enrobage d’enrobage d’enrobage d’enrobage
Contrainte limite à la
σs1 = -4,95
fibre supérieure sous σs1= 27 MPa σs1 = 27 MPa
σs1 = 0 MPa
chargement 1 (Effort de (compression) (compression)
(traction)
précontrainte P et Mmin)
Contrainte limite à la
fibre supérieure sous σs2 = 27 MPa σs2 = 27 MPa σs1=-4,95MPa
σs2 = 0
chargement 2 (Effort de (compression) (compression) (traction)
précontrainte P et Mmax)
Variation des ∆σs=σs2- σs1 ∆σs=σs2- σs1 ∆σs=σs2- σs1 ∆σs=σs2- σs1
contraintes limites à la ∆σs = ∆σs = ∆σs = ∆σs =
fibre supérieure 27 MPa 31,95 MPa -27 MPa -31,95 MPa
Contrainte limite à la
fibre inférieure sous σi1 = 27 MPa σi1 = 27 MPa σi1=-4,95MPa
σi1 = 0
chargement 1 (Effort de (compression) (compression) (traction)
précontrainte P et Mmin)
Contrainte limite à la
fibre inférieure sous σi2= -4,95 MPa σi2= 27 MPa σi2 = 27 MPa
σi2 = 0
chargement 2 (Effort de (traction) (compression) (compression)
précontrainte P et Mmax)
Variation des ∆σi=σi1- σi2 ∆σi=σi1- σi2 ∆σi=σi1- σi2 ∆σi=σi1- σi2
contraintes limites à la ∆σi = ∆σi = ∆σi = ∆σi =
fibre inférieure 27 MPa 31,95 MPa -27 MPa -31,95 MPa

Tableau 6.7 : Contraintes limites du béton en service sous combinaison quasi-permanente


En Travée Sur Appui
Contraintes Limites En section Hors section En section Hors section
d’enrobage d’enrobage d’enrobage d’enrobage
Contrainte limite à la
fibre supérieure sous σs1 = -4,95MPa σs1=22,5MPa σs1 =22,5MPa
σs1 = 0
chargement 1 (Effort de (traction) (compression) (compression)
précontrainte P et Mmin)
Contrainte limite à la
fibre supérieure sous σs2 =22,5MPa σs2 = 22,5MPa σs2=-4,95MPa
σs2= 0
chargement 2 (Effort de (compression) (compression) (traction)
précontrainte P et Mmax)
Variation des ∆σs=σs2- σs1 ∆σs=σs2- σs1 ∆σs=σs2- σs1 ∆σs=σs2- σs1
contraintes limites à la ∆σs = ∆σs = ∆σs = ∆σs =
fibre supérieure 22,5 MPa 27,45 MPa -22,5 MPa -27,45 MPa
Contrainte limite à la
fibre inférieure sous σi1 = 22,5MPa σi1 = 22,5MPa σi1=-4,95MPa
σi1= 0
chargement 1 (Effort de (compression) (compression) (traction)
précontrainte P et Mmin)

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 110


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

Contrainte limite à la
fibre inférieure sous σi2 = -4,05Pa σi2= 22,5MPa σi2 =22,5MPa
σi2 = 0
chargement 2 (Effort de (traction) (compression) (compression)
précontrainte P et Mmax)
Variation des ∆σi=σi1- σi2 ∆σi=σi1- σi2 ∆σi=σi1- σi2 ∆σi=σi1- σi2
contraintes limites à la ∆σi = ∆σi = ∆σi = ∆σi =
fibre inférieure 22,5 MPa 27,45 MPa -22,5 MPa -27,45 MPa

6.3.4. Prédimensionnement du coffrage des poutres (section minimale de béton)


Nous optons pour des poutres rectangulaires de largeur « b » et de hauteur « h ». Nous ferons
l’hypothèse que la section est « sous-critique ». En conséquence, les conditions qui régissent
la section minimale de béton s’écrivent : I/Vs ≥ ∆M/∆σs ou I/Vi ≥ ∆M/∆σi

Nos poutres étant de section rectangulaire, on a : I = b.h3/12 et Vs = Vi = V = h/2 ; I/V = bh²/6


De même, on peut constater à partir des tableaux 6.4, 6.5, 6.6 et 6.7 que ∆σi = ∆σs = ∆σ,
quelle que soit la situation d’exécution ou d’exploitation.

La section minimale de béton est donc telle que : bh²/6 ≥ ∆M/∆σ

En fixant une valeur initiale pour « b », on a : h ≥ [6∆M/(b.∆σ)]1/2

En prenant en compte les prescriptions de l’article 10.2 du BPEL, l’enrobage minimal « c »


autour des gaines contenant les câbles de précontrainte doit être au moins égal au diamètre
« ϕ » de ces gaines. En faisant l’hypothèse minimaliste de l’emploi d’un seul câble 7T15
disposé au centre de gravité de la section droite de la pièce (excentricité nulle), les impératifs
d’enrobage imposent des valeurs minimales pour « b » et « h ».
b
c
c c h

Figure 6.1 : Impératifs d’enrobage affectant le coffrage minimale des poutres

On doit donc avoir : b ≥ 2c + ϕ ; or c = ϕ ; donc b ≥ 3ϕ. Pour ϕ = 7cm, on b ≥ 21cm. De


même, on doit avoir : h ≥ 2c + ϕ. Soit h ≥ 21cm pour ϕ = 7cm. Nous décidons donc de retenir
des valeurs minimales de « b » et « h » telles que : b ≥ 25cm et h ≥ 25cm. Les calculs de
prédimensionnement seront donc conduits en fixant une valeur initiale de 25 cm à « b ».

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 111


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

Tableau 6.8 : Prédimensionnement du coffrage des poutres


Valeur fixée Valeur
Section
Poutres ∆M (kN.m) ∆σ (MPa) pour « b » calculée pour
retenue (cm)
(m) « h » (m)
Poutre 2.2 22,48 22,5 0,25 0,02 25x25
Poutre 3.3 121,82 22,5 0,25 0,13 25x40
Poutre 4.4 486,85 22,5 0,25 0,52 25x80
Poutre 5.5 486,85 22,5 0,25 0,52 25x80
Poutre 7.7 486,85 22,5 0,25 0,52 25x80
Poutre 9.9 12,61 22,5 0,25 0,01 25x25
Poutre G.G 483,11 22,5 0,25 0,52 25x80
Poutre H.H 22,34 22,5 0,25 0,02 25x25

Faisons à présent une rapide comparaison entre les résultats du prédimensionnement en béton
armé et ceux du prédimensionnement en béton précontraint pour ces mêmes poutres.

Tableau 6.9 : Comparaison des sections de poutres en béton armé et béton précontraint
Section en béton Section en béton Rapport entre section BP
Poutres
armé ABA (cm²) précontraint ABP (cm²) et section BA (ABP/ABA)
Poutre 2.2 0,0300 0,0625 2,08
Poutre 3.3 0,1200 0,1000 0,83
Poutre 4.4 0,3000 0,2000 0,67
Poutre 5.5 0,3000 0,2000 0,67
Poutre 7.7 0,3000 0,2000 0,67
Poutre 9.9 0,0300 0,0625 2,08
Poutre G.G 0,3000 0,2000 0,67
Poutre H.H 0,0300 0,0625 2,08

De l’analyse des données du tableau 6.9 ci-dessus, il ressort que les poutres 2-2, 9-9 et H-H
auront des sections en béton précontraint qui feront pratiquement le double des sections
qu’elles auraient si elles étaient maintenues en béton armé. Ceci conduira à l’alourdissement
de la structure associant béton armé et béton précontraint, contrairement aux objectifs
d’allègement et d’optimisation de structure initialement poursuivis. Nous jugeons donc plus
judicieux de maintenir l’emploi du béton armé pour les poutres 2-2, 9-9 et H-H plutôt que
de recourir au béton précontraint pour ces poutres. Elles ne feront donc plus l’objet de la
suite des calculs de précontrainte effectués dans cette section. Les résultats de leur calcul en
béton armé seront alors conservés dans la suite des analyses.

Par contre, des réductions de sections de béton et donc de poids de structure peuvent être
constatées pour les poutres restantes (3-3, 4-4, 5-5, 7-7 et G-G) ; ce qui semble être en

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 112


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cohérence avec les objectifs d’allègement de structure initialement poursuivis. Nous jugeons
donc opportun de continuer les calculs de précontrainte pour ces cinq (05) poutres.

6.3.5. Caractéristiques géométriques des sections des poutres


Les propriétés géométriques liées au calcul des poutres sont :

Vs
G

YG Vi
(∆)

Figure 6.2 : Poutre de section rectangulaire

(∆) : Axe pris au niveau de la fibre inférieure extrême ;


h : Hauteur de la section ;
b : Largeur de la section ;
B : Section de la poutre ;
YG = h/2 : Position du centre de gravité de la poutre ;
S∆ = YG .B : Moment statique ;
Vi = S∆/B : Distance entre le centre de gravité et la fibre inférieure ;
Vs = h – Vi : Distance entre le centre de gravité et la fibre supérieure ;
IG = b.h3/12 : Moment d’inertie par rapport au centre de gravité ;
I∆ = IG + B.YG2 = b.h3/3 : Moment d’inertie par rapport à l’axe ∆ ;
ρ = IG/(BViVs) : Rendement de la section.

Tableau 6.10 : Caractéristiques géométriques des sections des poutres


b h B YG S∆ Vi Vs
Poutres IG (m4) I∆ (m4) ρ
(m) (m) (m²) (m) (m3) (m) (m)
Poutre 3.3 0,25 0,40 0,10 0,20 0,02 0,20 0,20 0,0013 0,0053 0,33
Poutre 4.4 0,25 0,80 0,20 0,40 0,08 0,40 0,40 0,0107 0,0427 0,33
Poutre 5.5 0,25 0,80 0,20 0,40 0,08 0,40 0,40 0,0107 0,0427 0,33
Poutre 7.7 0,25 0,80 0,20 0,40 0,08 0,40 0,40 0,0107 0,0427 0,33
Poutre G.G 0,25 0,80 0,20 0,40 0,08 0,40 0,40 0,0107 0,0427 0,33

6.3.6. Calcul des poids propres des poutres et réévaluation des moments

Tableau 6.11 : Calcul des poids propres des poutres


Poids Volumique Poids Propre Linéique
Poutres Section « B » (m²)
« γ » (kN/m3) « pp » (kN/ml)
Poutre 3.3 0,10 25 2,5
Poutre 4.4 0,20 25 5,0
Poutre 5.5 0,20 25 5,0

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Poutre 7.7 0,20 25 5,0


Poutre G.G 0,20 25 5,0

Tableau 6.12 : Réévaluation des moments maximaux et minimaux

Moments en travée Moments sur appui


Poutres
Mpp Mg Mq Mmin Mmax Mpp Mg Mq Mmin Mmax
(kN.m) (kN.m) (kN.m) (kN.m) (kN.m) (kN.m) (kN.m) (kN.m) (kN.m) (kN.m)
Poutre
19,00 87,84 19,07 19,00 125,91 -21,64 -100,10 -21,72 -21,64 -143,46
3.3
Poutre
123,38 399,99 86,86 123,38 610,23 0 0 0 0 0
4.4
Poutre
123,38 399,99 86,86 123,38 610,23 0 0 0 0 0
5.5
Poutre
123,38 399,99 86,86 123,38 610,23 0 0 0 0 0
7.7
Poutre
50,53 466,07 79,23 50,53 595,83 -58,51 -504,20 -85,78 -58,51 -648,49
G.G

6.3.7. Evaluation de la précontrainte et détermination de la nature des sections


En section sous-critique, la valeur de la précontrainte est déterminée par l’équation :
P1 = ∆M / (ρ.h) car les contraintes limites σs1 et σi2 sont nulles (combinaison fréquente).
En section sur-critique avec moment positif, la valeur de la précontrainte est déterminée
par l’équation : P2 = Mmax / (Vi + ρ.Vs - di) car la contrainte limite σi2 est nulle.
En section sur-critique avec moment négatif, la valeur de la précontrainte est déterminée
par l’équation : P2 = (- Mmin) / (Vs + ρ.Vi – ds) car la contrainte limite σs1 est nulle.

Avec : di = ds = C + 0,5ϕ où C est la distance des armatures de précontrainte aux parements.


Or C = ϕ d’après l’article 10.2,23 du BPEL et ϕ = 70 mm = 0,07 m ; alors di = ds = 0,105 m

Pour déterminer la nature de la section (sous-critique ou sur-critique), on compare P1 et P2. Si


P1 > P2, alors la section est sous-critique. Si P1 < P2, alors la section est sur-critique.

Tableau 6.13 : Evaluation de la précontrainte et nature des sections en travée


h Vi=Vs di=ds ∆M Mmax Comparaison Nature de
Poutres ρ P1 (kN) P2 (kN)
(m) (m) (m) (kN.m) (kN.m) de P1 et P2 la section
Poutre Sous-
0,33 0,4 0,2 0,105 106,91 125,91 809,92 782,05 P1 > P2
3-3 Critique
Poutre Sous-
0,33 0,8 0,4 0,105 486,85 610,23 1844,13 1429,11 P1 > P2
4-4 Critique
Poutre 0,33 0,8 0,4 0,105 486,85 610,23 1844,13 1429,11 P1 > P2 Sous-

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5-5 Critique
Poutre Sous-
0,33 0,8 0,4 0,105 486,85 610,23 1844,13 1429,11 P1 > P2
7-7 Critique
Poutre Sous-
0,33 0,8 0,4 0,105 545,3 595,83 2065,53 1395,39 P1 > P2
G-G Critique

Tableau 6.14 : Evaluation de la précontrainte et nature des sections sur appui


Nature
h Vi=Vs di=ds ∆M -Mmin P2 Comparaison
Poutres ρ P (kN) de la
(m) (m) (m) (kN.m) (kN.m) 1 (kN) de P1 et P2
section
Poutre Sous-
0,33 0,4 0,2 0,105 121,82 21,64 922,88 134,41 P1 > P2
3-3 Critique
Poutre
- - - - - - - - - -
4-4
Poutre
- - - - - - - - - -
5-5
Poutre
- - - - - - - - - -
7-7
Poutre Sous-
0,33 0,65 0,325 0,105 483,11 58,51 2252,26 178,79 P1 > P2
G-G Critique

6.3.8. Calcul de l’excentricité de la précontrainte


En section sous-critique, l’excentricité de la précontrainte est encadrée par :
emax = -ρ.Vi - (Mmin - ρBVi.σs1)/P1
emin = ρ.Vs - (Mmax + ρBVs.σi2) /P1

Tableau 6.15 : Excentricité de la précontrainte en travée


Choix
Vi=Vs Mmax Mmin σ = σi2 B emax emin de
Poutres ρ P (kN) s1
(m) (kN.m) (kN.m) 1 (MPa) (m²) (m) (m) "e"
(m)
Poutre 3-3 0,33 0,2 125,91 19,00 809,92 -4,95 0,1 -0,13 -0,05 -0,08
Poutre 4-4 0,33 0,4 607,14 123,38 2269,70 -4,95 0,2 -0,27 -0,13 -0,20
Poutre 5-5 0,33 0,4 607,14 123,38 2269,70 -4,95 0,2 -0,27 -0,13 -0,20
Poutre 7-7 0,33 0,4 607,14 123,38 2269,70 -4,95 0,2 -0,27 -0,13 -0,20
Poutre G-G 0,33 0,4 495,47 50,53 2080,19 -4,95 0,2 -0,22 -0,09 -0,15

Tableau 6.16 : Excentricité de la précontrainte sur appui


Choix
Vi=Vs Mmax Mmin P1 σs2 = σi1 B emax
Poutres ρ emin (m) de "e"
(m) (kN.m) (kN.m) (kN) (MPa) (m²) (m)
(m)
Poutre 3-3 0,33 0,2 143,46 21,64 922,88 -4,95 0,1 0,12 0,05 0,08
Poutre 4-4 - - - - - - - - - -

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Poutre 5-5 - - - - - - - - - -
Poutre 7-7 - - - - - - - - - -
Poutre G-G 0,33 0,4 648,49 58,51 2252,3 -4,95 0,2 0,22 0,10 0,15

6.3.9. Détermination de la valeur de la force de précontrainte


La valeur de la force de précontrainte est déterminée à partir de la relation suivante :
(-Mmax*Vi/I) + (P1/B) + (P1*e*Vi/I) = 0 ; ce qui implique que : P = (Mmax*Vi) / (I/B + e*Vi)

Tableau 6.17 : Valeur de la force de précontrainte en travée


Poutres Mmax (kN.m) Vi (m) I (m4) B (m²) e (m) P (MN)
Poutre 3-3 125,91 0,2 0,0013 0,1 0,08 0,868
Poutre 4-4 610,23 0,4 0,0107 0,2 0,20 1,828
Poutre 5-5 610,23 0,4 0,0107 0,2 0,20 1,828
Poutre 7-7 610,23 0,4 0,0107 0,2 0,20 1,828
Poutre G-G 595,83 0,4 0,0107 0,2 0,15 2,100

Tableau 6.18 : Valeur de la force de précontrainte sur appui


Poutres Mmax (kN.m) Vs (m) I (m4) B (m²) e (m) P (MN)
Poutre 3-3 143,46 0,2 0,0013 0,1 0,08 0,989
Poutre 4-4 - - - - - -
Poutre 5-5 - - - - - -
Poutre 7-7 - - - - - -
Poutre G-G 648,49 0,40 0,0107 0,2 0,15 2,285

6.3.10. Dimensionnement des câbles de précontrainte


Tension à l’origine
En post-tension, l’expression de la tension à l’origine est donnée par :
σpo = Min (0,80*fprg ; 0,90*fpeg)
Pour fprg = 1860 MPa et fpeg = 1600 MPa, on a : σpo = 1440 MPa

Tension finale dans un câble 7T15


Avec une estimation des pertes de précontrainte à ∆P = 25%, la tension finale dans un câble
vaut : σcâble = σpo - ∆P* σpo = 0,75* σpo ; Pour σpo = 1440 MPa, on a : σcâble = 1080 MPa

Effort de précontrainte développé par un câble 7T15


On a : Pcâble = σcâble*Ap où Ap est la section d’un câble 7T15.
Pour Ap = 973mm² et σcâble = 1080 MPa, on a : Pcâble = 1,05 MN

Détermination du nombre de câbles


Le nombre de câbles est donné par : N = P/Pcâble où P est l’effort de précontrainte nécessaire
pour empêcher l’apparition d’efforts de traction dans la poutre sous l’effet des charges

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extérieures. Pour chacune des poutres étudiées, la valeur de l’effort de précontrainte P a été
déterminée au paragraphe 6.3.9 précédent.

Tableau 6.19 : Détermination du nombre de câbles


Nombre Nombre Nombre
Nombre
Pcâble Ptravée de câbles Pappui de câbles théorique de
Poutres pratique de
(MN) (MN) en travée (MN) sur appui câbles retenu
câbles retenu
Nt Na Max (Nt ; Na)
Poutre 3-3 1,05 0,868 0,827 0,989 0,942 0,942 1 Câble 7T15
Poutre 4-4 1,05 1,828 1,741 0 0,000 1,741 2 Câbles 7T15
Poutre 5-5 1,05 1,828 1,741 0 0,000 1,741 2 Câbles 7T15
Poutre 7-7 1,05 1,828 1,741 0 0,000 1,741 2 Câbles 7T15
Poutre G-G 1,05 2,100 2,000 2,285 2,177 2,177 3 Câbles 7T15

6.3.11. Position des gaines dans la section la plus sollicitée et excentricité limite
En appliquant les dispositions de l’article 10.2.2 du BPEL relatives à la position et à
l’enrobage des armatures de précontrainte, on obtient la position « Yϕ » du centre de gravité
de la section des gaines par rapport à la fibre inferieure de la poutre.
- Diamètre des gaines : ϕ = 0,07m ;
- Enrobage des gaines : c = ϕ = 0,07m ;
- Ecartement vertical entre deux paquets de gaines : ev = ϕ = 0,07m

Yϕ = 0,140m Yϕ = 0,198m
Yϕ = 0,105m
Poutre 3-3 Poutres 4-4/5-5/7-7 Poutre G-G
Figure 6.3 : Position des gaines dans la section la plus sollicitée

En connaissant la position « Yϕ » du centre de gravité de la section des gaines, on peut


calculer l’excentricité limite comme suit : e-lim = - (Vi - Yϕ)

Tableau 6.20 : Excentricité limite et valeur actualisée de l’excentricité


Comparaison de Valeur
« e-lim » et « e » actualisée de
Poutres Vi (m) Yϕ (m) e-lim (m) e (m)
précédemment l’excentricité
choisi « e-actu » (m)
Poutre 3-3 0,2 0,105 -0,095 -0,08 |e| < |e-lim| (ok) -0,08
Poutre 4-4 0,4 0,140 -0,260 -0,20 |e| < |e-lim| (ok) -0,20

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Poutre 5-5 0,4 0,140 -0,260 -0,20 |e| < |e-lim| (ok) -0,20
Poutre 7-7 0,4 0,140 -0,260 -0,20 |e| < |e-lim| (ok) -0,20
Poutre G-G 0,4 0,198 -0,202 -0,15 |e| < |e-lim| (ok) -0,15

6.3.12. Tracé du câble moyen fictif


Le tracé de ce câble devra s’inscrire dans le fuseau de passage défini par les valeurs de emax et
emin qui varient d’une section droite à une autre, en fonction de l’abscisse « x », tout au long
de l’axe longitudinale de la poutre. Les détails de calcul seront présentés pour les trois poutres
identiques 4-4, 5-5 et 7-7 ; la démarche étant la même pour les deux autres poutres 3-3 et 9-9.

En section sous-critique, le fuseau de passage est borné en partie inférieure par : emax = -ρ.Vi -
(Mmin - ρBVi.σs1)/P et en partie supérieure par : emin = ρ.Vs - (Mmax + ρBVs.σi2) /P

« P » est l’effort de précontrainte susceptible d’être développé dans la poutre suivant les
caractéristiques réelles de ses armatures actives. On a donc : P = ncâble*Pcâble. Pour les poutres
identiques 4-4, 5-5 et 7-7, on a : P = 2x1,05 MN ; Soit P = 2,10 MN = 2100 kN.

Tableau 6.21 : Données pour le tracé du fuseau de passage des poutres 4-4, 5-5 et 7-7
Abscisse x (m) Mpp = σs1 =
Vi=Vs Mg Mq Mmax P B emax emin
ρ Mmin σi2
Position Valeur (m) (kN.m) (kN.m) (kN.m) (kN) (m²) (m) (m)
(kN.m) (MPa)
x=0 0,00 0,33 0,4 0 0 0 0 2100 -4,95 0,2 -0,19 0,19
x = L/8 1,76 0,33 0,4 54,08 175,3 38,07 267,45 2100 -4,95 0,2 -0,22 0,07
x = L/4 3,51 0,33 0,4 92,49 299,8 65,11 457,4 2100 -4,95 0,2 -0,24 -0,02
x = 3L/8 5,27 0,33 0,4 115,7 375 81,44 572,14 2100 -4,95 0,2 -0,25 -0,08
x = L/2 7,03 0,33 0,4 123,4 400 86,86 610,26 2100 -4,95 0,2 -0,25 -0,10
x = 5L/8 8,78 0,33 0,4 115,7 375 81,44 572,14 2100 -4,95 0,2 -0,25 -0,08
x = 3L/4 10,54 0,33 0,4 92,49 299,8 65,11 457,4 2100 -4,95 0,2 -0,24 -0,02
x = 7L/8 12,29 0,33 0,4 54,08 175,3 38,07 267,45 2100 -4,95 0,2 -0,22 0,07
x=L 14,05 0,33 0,4 0 0 0 0 2100 -4,95 0,2 -0,19 0,19

A partir des données du tableau 6.21, le fuseau de passage des câbles pourra être tracé. On
constate à partir de la figure 6.4 que les courbes extrêmes définissant le tracé du fuseau de
passage ont une allure parabolique. Le tracé du câble moyen fictif devra en conséquence
suivre cette allure parabolique. Pour ce faire, il nous faut déterminer l’équation de la parabole
qui régit un tel tracé. Sa forme la plus simple est y = ax². La concavité des courbes
constitutives de notre fuseau de passage est tournée vers les ordonnées positives ; donc on doit
avoir : a > 0. Par déduction du tracé du fuseau de passage, celui du câble moyen fictif devra
avoir son extrémum situé à y = e0 = -0,20m et correspondant à l’abscisse de la section la plus

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sollicitée (section de moment maximum), soit x = L/2 = 7,025m. Le tracé du câble moyen
fictif constitue donc à la fois une translation verticale de la courbe d’équation y = ax² suivant
le vecteur (0 ; -0,20) et une translation horizontale de la même courbe suivant le vecteur
(7,025 ; 0). L’équation parabolique qui définit le tracé du câble moyen fictif sera donc :

y = a(x-7,025)² - 0,20 ; y = a.x² -14,05.a.x + 49,35.a - 0,20 (1)

À l’abscisse x = 0, adoptons une valeur de l’excentricité du câble moyen fictif telle que : y = 0

L’équation (1) ci-dessus devient alors : 49,35.a - 0,20 = 0 (2) ; On en déduit que : a = 0,00405

En définitive, l’équation du tracé du câble moyen fictif s’écrit : y = 0,00405x² - 0,05690x (3).
A partir de cette équation, la valeur de l’excentricité du câble moyen fictif peut donc être
déterminée pour toutes les abscisses des sections droites le long de la poutre.

0,25
0,20
0,15
0,10
0,05
0,00 e-max
-0,05 0,00 1,76 3,51 5,27 7,02 8,78 10,54 12,29 14,05 e-min
-0,10
-0,15
-0,20
-0,25
-0,30

Figure 6.4 : Fuseau de passage des poutres 4-4, 5-5 et 7-7

Tableau 6.22 : Données pour le tracé du câble moyen fictif des poutres 4-4, 5-5 et 7-7
Abscisse « x » Ordonnée « y » : excentricité du câble
Position Valeur (m) moyen fictif dans la section considérée (m)
x=0 0,00 0,00
x = L/8 1,76 -0,09
x = L/4 3,51 -0,15
x = 3L/8 5,27 -0,19
x = L/2 7,03 -0,20
x = 5L/8 8,78 -0,19
x = 3L/4 10,54 -0,15
x = 7L/8 12,29 -0,09
x=L 14,05 0,00

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Allure du câble moyen fictif


0,10

0,00
Allure du câble
-0,10 0,00 1,76 3,51 5,27 7,02 8,78 10,54 12,29 14,05
moyen fictif
-0,20

-0,30

Figure 6.5 : Tracé du câble moyen fictif des poutres 4-4, 5-5 et 7-7

L’analyse des données des tableaux 6.21 et 6.22 permet de constater que l’excentricité « e »
du câble moyen fictif est en tout point contenu à l’intérieur du segment [emax ; emin] qui définit
le fuseau de passage. Pour l’illustrer, nous procéderons au tracé simultané du câble moyen
fictif et du fuseau de passage sur le même graphique ci-après :

0,25
0,20
0,15
0,10
0,05 e-max
0,00
e-min
-0,05 0,00 1,76 3,51 5,27 7,02 8,78 10,54 12,29 14,05
-0,10 Câble moyen fictif
-0,15
-0,20
-0,25
-0,30

Figure 6.6 : Tracé simultané du fuseau de passage et du câble moyen fictif

6.3.13. Définition des sections en tenant compte des valeurs de l’excentricité

Section brute
Les caractéristiques géométriques de la section brute ont été précédemment définies dans le
tableau 6.10 et sont rappelées dans la 1ère partie du tableau 6.23 suivant.
Section des gaines
Les caractéristiques géométriques de la section des gaines sont déterminées comme suit :
• Bg = 2(π*ϕ²/4)
• Sg/Δ = Bg*(Vi - |e0|)
• Vi(g) = Sg/Δ / Bg
• Vs(g) = h - Vi(g)

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d’un bâtiment R+3 à usage administratif

• Ig/Δ = 2(π*ϕ4/64) + Bg*(Vi(g))²


Section nette
Les caractéristiques géométriques de la section nette sont déterminées comme suit :
• Bn = B - Bg
• Sn/Δ = S/Δ - Sg/Δ
• Vi(n) = Sn/Δ / Bn
• Vs(n) = h - Vi(n)
• In/G = [I/G + B*(Vi - Vi(n))²] - [2(π*ϕ4/64) + Bg*(Vi(g) - Vi(n))²]
• In/Δ = In/G + Bn*(Vi(n))²
Section homogène
Les caractéristiques géométriques de la section homogène sont déterminées comme suit :
• Bh = Bn - n*(2*Ap) ; avec n = 15 (coefficient d’équivalence pour action de longue durée)
• Sh/Δ = Sn/Δ + n*(2*Ap)*Vi(g)
• Vi(h) = Sh/Δ / Bh
• Vs(h) = h - Vi(h)
• Ih/Δ = In/Δ + n*(2*Ap)*(Vi(g))²
• Ih/G = Ih/Δ - Bh* Vi(h)

Les résultats de calculs des caractéristiques géométriques des différentes sections pour les
poutres 4-4, 5-5 et 7-7 sont consignés dans le tableau 6.22 ci-après.

Tableau 6.23 : Caractéristiques géométriques des sections pour les poutres 4-4, 5-5 et 7-7
x= x= x= x= x= x= x=
x=0 x=L
Abscisse x (m) L/8 L/4 3L/8 L/2 5L/8 3L/4 7L/8
0,00 1,76 3,51 5,27 7,03 8,78 10,54 12,29 14,05
Excentricité e0 (m) 0,00 -0,09 -0,15 -0,19 -0,20 -0,19 -0,15 -0,09 0,00
B (m2) 0,2 0,2 0,2 0,2 0,2 0,2 0,2 0,2 0,2
S/Δ (m3) 0,08 0,08 0,08 0,08 0,08 0,08 0,08 0,08 0,08
Section Vi (m) 0,4 0,4 0,4 0,4 0,4 0,4 0,4 0,4 0,4
Brute Vs (m) 0,4 0,4 0,4 0,4 0,4 0,4 0,4 0,4 0,4
I/Δ (m4) 0,0427 0,0427 0,0427 0,0427 0,0427 0,0427 0,0427 0,0427 0,0427
I/G (m4) 0,0107 0,0107 0,0107 0,0107 0,0107 0,0107 0,0107 0,0107 0,0107
Bg (m2) 0,0077 0,0115 0,0115 0,0115 0,0115 0,0115 0,0115 0,0115 0,0115
Sg/Δ (m3) 0,0031 0,0036 0,0029 0,0024 0,0023 0,0024 0,0029 0,0036 0,0046
Gaines
Vi(g) (m) 0,4 0,31 0,25 0,21 0,2 0,21 0,25 0,31 0,4
Vs(g) (m) 0,4 0,49 0,55 0,59 0,6 0,59 0,55 0,49 0,4

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d’un bâtiment R+3 à usage administratif

Ig/Δ (m4) 0,0012 0,0011 0,0007 0,0005 0,0005 0,0005 0,0007 0,0011 0,0019
Bn (m2) 0,1923 0,1885 0,1885 0,1885 0,1885 0,1885 0,1885 0,1885 0,1885
Sn/Δ (m3) 0,0769 0,0764 0,0771 0,0776 0,0777 0,0776 0,0771 0,0764 0,0754
Section Vi(n) (m) 0,4 0,4055 0,4092 0,4116 0,4123 0,4116 0,4092 0,4055 0,4
Nette Vs(n) (m) 0,4 0,3945 0,3908 0,3884 0,3877 0,3884 0,3908 0,3945 0,4
In/Δ (m4) 0,0415 0,0416 0,042 0,0422 0,0422 0,0422 0,042 0,0416 0,0409
In/G (m4) 0,0107 0,0106 0,0104 0,0103 0,0102 0,0103 0,0104 0,0106 0,0107
Bh (m2) 0,2215 0,2322 0,2322 0,2322 0,2322 0,2322 0,2322 0,2322 0,2322
Sh/Δ (m3) 0,0886 0,09 0,0881 0,0868 0,0864 0,0868 0,0881 0,09 0,0929
Section Vi(h) (m) 0,4 0,3875 0,3792 0,3736 0,3722 0,3736 0,3792 0,3875 0,4
Homogène Vs(h) (m) 0,4 0,4125 0,4208 0,4264 0,4278 0,4264 0,4208 0,4125 0,4
Ih/Δ (m4) 0,0461 0,0458 0,0447 0,0441 0,044 0,0441 0,0447 0,0458 0,0479
Ih/G (m4) 0,0107 0,0109 0,0113 0,0117 0,0118 0,0117 0,0113 0,0109 0,0107

6.3.14. Calcul des pertes de précontrainte et déduction des contraintes finales


Il existe des différences entre l’effort généré à l’origine par le vérin de précontrainte lors de la
mise en tension des aciers actifs et l’effort résiduel qui agit au sein de la pièce, en un point
quelconque et à un moment quelconque. Ces variations spatio-temporelles de l’effort de
tension appliqué à l’origine constituent les « pertes de tension » ou « pertes de précontrainte ».
Dans le cas de la post tension, les variations spatiales de l’effort de précontrainte se font le
long du câble suivant l’axe des abscisses, en raison des frottements. Les variations
temporelles de l’effort de précontrainte résultent quant à elles des phénomènes de retrait et de
fluage du béton ainsi que de la relaxation des aciers. Les contraintes finales sont obtenues à
partir de la tension à l’origine, après déduction des pertes de précontrainte pour lesquelles on
distingue les pertes instantanées et les pertes différées.

6.3.14.1. Tension à l’origine


En post-tension, la tension à l’origine est donnée par : σpo = Min (0,80*fprg ; 0,90*fpeg)
Pour fprg = 1860 MPa et fpeg = 1600 MPa, on a : σpo = 1440 MPa

6.3.14.2. Pertes instantanées


Les pertes instantanées de tension sont constituées par : i°) les pertes dues au frottement ; ii°)
les pertes dues au recul d’ancrage ; iii°) les pertes dues à la déformation instantanée du béton.

Pertes dues au frottement


∆σfrot(x) = σpo(1 - e-(f α + φ x)) où l’angle α est la somme des déviations angulaires arithmétiques
du câble sur la distance x et s’exprime en radian (rad).

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La dérivée première de l’équation du tracé du câble moyen fictif permet de calculer en tout
point quelconque d’abscisse « x » la pente de la droite tangente à la courbe décrite par le tracé
du câble. Pour des valeurs de pente proches de zéro (p ≈ 0), l’angle d’inclinaison de la
tangente par rapport à l’horizontal équivaut à : θ ≈ tan (θ). Or, tan (θ) = y’ ; donc : θ ≈ y’.

Pour tout point situé sur la courbe du tracé du câble moyen fictif à l’abscisse « xn » (n ≥ 1), la
déviation angulaire arithmétique de sa tangente par rapport à la tangente du point précédent
d’abscisse « xn-1 » s’exprime par : ∆θn = |θn-1 - θn|.

Soit αn la somme des déviations angulaires arithmétiques du câble entre le point origine de
l’axe des abscisses (point d’application de la tension par le vérin de précontrainte) et un point
situé sur la courbe du tracé du câble moyen fictif à l’abscisse « xn » (n ≥ 1). On a :

n = Δθn

Rappelons que l’équation du tracé du câble moyen fictif s’écrit : y = 0,00405x² - 0,05690x. Sa
dérivée première a alors pour expression : y’ = 0,0081x - 0,0569. A partir de cette expression
qui donne la pente de la tangente en tout point d’abscisse « x » situé sur la courbe, on peut
calculer les valeurs de la somme des déviations angulaires arithmétiques en ce point.

« f » est le coefficient de frottement angulaire et vaut 0,18 rad-1 dans notre cas car le rayon de
courbure « R » du câble moyen fictif est supérieur à 6 mètres (R = 1/y" = 1/0,0081 = 123,46m
R > 6m) et les câbles ne traversent pas des joints ou surfaces de reprise de bétonnage.

« φ » est le coefficient de frottement linéaire et vaut 2.10-3 m-1 dans notre cas, car les câbles
ne sont pas appelés à traverser des joints ou surfaces de reprise de bétonnage.

Tableau 6.24 : Calcul des pertes dues au frottement pour les poutres 4-4, 5-5 et 7-7
Abscisse x ∆σfrot
θ = y' (rad) ∆θ (rad) α (rad)
Position Valeur (m) (MPa)
x=0 0,00 -0,0569000 0 0 0
x = L/8 1,76 -0,0426744 0,014225625 0,014225625 8,72
x = L/4 3,51 -0,0284488 0,014225625 0,028451250 17,38
x = 3L/8 5,27 -0,0142231 0,014225625 0,042676875 26,00
x = L/2 7,03 0,0000025 0,014225625 0,056902500 34,56
x = 5L/8 8,78 0,0142281 0,014225625 0,071128125 43,07
x = 3L/4 10,54 0,0284538 0,014225625 0,085353750 51,53
x = 7L/8 12,29 0,0426794 0,014225625 0,099579375 59,93
x=L 14,05 0,0569050 0,014225625 0,113805000 68,29

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Pertes dues au recul d’ancrage


Pour tout point d’abscisse « x » situé sur le tracé du câble moyen fictif, la longueur
d’influence de la perte par recul d’ancrage est donnée par la formule : d = [(g.Ep.x)/(∆σfrot)]1/2
Avec : recul d’ancrage g = 6mm et module d’élasticité longitudinale Ep = 190 000 MPa.

Par suite, pour x ≥ d, on a : ∆σrecu(x) = 0 et pour x < d, on a : ∆σrecu(x) = (2g.Ep)/d.

Tableau 6.25 : Calcul des pertes dues au recul d’ancrage pour les poutres 4-4, 5-5 et 7-7
Abscisse x
∆σfrot (MPa) d (m) ∆σrecu (MPa)
Position Valeur (m)
x=0 0,00 0,00 0,00 0,00
x = L/8 1,76 8,72 15,15 150,46
x = L/4 3,51 17,38 15,18 150,23
x = 3L/8 5,27 26,00 15,20 150,00
x = L/2 7,03 34,56 15,22 149,78
x = 5L/8 8,78 43,07 15,25 149,55
x = 3L/4 10,54 51,53 15,27 149,32
x = 7L/8 12,29 59,93 15,29 149,10
x=L 14,05 68,29 15,31 148,88

Pertes dues à la déformation instantanée du béton


Les pertes résultant de la déformation instantanée du béton sont définies comme suit :
∆σracc(x) = (n-1)/(2n)*(Ep/Eij)*σb(x)

Le délai de mise en tension des aciers étant supérieur à 28 jours après coulage du béton, on a
alors : Eij = Ei28 = 39 125,83 MPa. Le nombre de gaines dans la section de béton est n = 2.
Rappelons que Ep = 190 000 MPa. σb(x) est la contrainte normale du béton :

σb(x) = P/Bn + P*e²(x)/In + M(x)*e(x)/In avec : P = (σpo - ∆σfrot - ∆σrecu)*Ap

Tableau 6.26 : Calcul des pertes dues à la déformation instantanée du béton


Abscisse x P M In Bn σb(x) ∆σracc
e (m)
Position Valeur (m) (MN) (MN) (m4) (m2) (MPa) (MPa)
x=0 0,00 1,40 0,00 0,000 0,0107 0,1923 7,29 8,85
x = L/8 1,76 1,25 -0,09 0,267 0,0106 0,1923 5,17 6,28
x = L/4 3,51 1,24 -0,15 0,457 0,0104 0,1923 2,53 3,07
x = 3L/8 5,27 1,23 -0,19 0,572 0,0103 0,1923 0,15 0,19
x = L/2 7,03 1,22 -0,20 0,610 0,0102 0,1923 -0,81 -0,99
x = 5L/8 8,78 1,21 -0,19 0,572 0,0103 0,1923 0,01 0,02
x = 3L/4 10,54 1,21 -0,15 0,457 0,0104 0,1923 2,29 2,78
x = 7L/8 12,29 1,20 -0,09 0,267 0,0106 0,1923 4,89 5,93
x=L 14,05 1,19 0,00 0,000 0,0107 0,1923 6,19 7,51

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Récapitulatif des pertes instantanées et déduction de la tension initiale


Les pertes instantanées valent au total : ∆σpi(x) = ∆σfrot(x) + ∆σrecu(x) + ∆σracc(x).
La tension initiale vaut alors : σpi(x) = σpo - ∆σpi(x)

Tableau 6.27 : Récapitulatif des pertes instantanées et déduction de la tension initiale


Abscisse x ∆σfrot ∆σrecu ∆σracc
∆σpi (MPa) σpi (MPa)
Position Valeur (m) (MPa) (MPa) (MPa)
x=0 0,00 0,00 0,00 8,85 8,85 1431,15
x = L/8 1,76 8,72 150,46 6,28 165,46 1274,54
x = L/4 3,51 17,38 150,23 3,07 170,69 1269,31
x = 3L/8 5,27 26,00 150,00 0,19 176,19 1263,81
x = L/2 7,03 34,56 149,78 -0,99 183,35 1256,65
x = 5L/8 8,78 43,07 149,55 0,02 192,64 1247,36
x = 3L/4 10,54 51,53 149,32 2,78 203,63 1236,37
x = 7L/8 12,29 59,93 149,10 5,93 214,97 1225,03
x=L 14,05 68,29 148,88 7,51 224,68 1215,32

6.3.14.3. Pertes différées


Les pertes différées de tension sont constituées par : i°) les pertes dues au retrait du béton ; ii°)
les pertes dues au fluage du béton ; iii°) les pertes dues à la relaxation de l’acier.

Pertes dues au retrait du béton


∆σret(x) = Ep*εr avec Ep = 190.000 MPa et εr = 4.10-4 ; ∆σret(x) = 76 MPa, quel que soit « x »

Pertes dues au fluage du béton


∆σflu(x) = (σbM + σbF)*(Ep/Eij) avec :
σbM : Contrainte maximale régnant au sein du béton dans la section d’abscisse « x », au
niveau du centre de gravité des armatures de précontrainte, après les pertes instantanées.
σbM (x) = M.e/In + Pi/Bn + Pi.e²/In
Pi = [σpo - ∆σfrot (x) - ∆σrecu (x) - ∆σracc (x)].Ap
σbF : Contrainte finale régnant au sein du béton, dans la section d’abscisse « x », au niveau du
centre de gravité des armatures de précontrainte, après les pertes différées.
σbF (x) = M.e/In + PF/Bn + PF.e²/In
PF = [σpo - ∆σfrot (x) - ∆σrecu (x) - ∆σracc (x) - ∆σret (x)].Ap

Tableau 6.28 : Pertes dues au fluage du béton pour les poutres 4-4, 5-5 et 7-7
Abscisse x (m) Pi PF M In Bn σbM (x) σbF (x) ∆σflu
e (m) 4
Position Valeur (MN) (MN) (MN) (m ) (m2) (MPa) (MPa) (MPa)
x=0 0,00 1,39 1,32 0,00 0,000 0,0107 0,1923 7,24 6,86 68,46
x = L/8 1,76 1,24 1,17 -0,09 0,267 0,0106 0,1923 5,14 4,70 47,77

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x = L/4 3,51 1,24 1,16 -0,15 0,457 0,0104 0,1923 2,51 1,96 21,71
x = 3L/8 5,27 1,23 1,16 -0,19 0,572 0,0103 0,1923 0,15 -0,49 -1,62
x = L/2 7,03 1,22 1,15 -0,20 0,610 0,0102 0,1923 -0,81 -1,48 -11,10
x = 5L/8 8,78 1,21 1,14 -0,19 0,572 0,0103 0,1923 0,01 -0,62 -2,96
x = 3L/4 10,54 1,20 1,13 -0,15 0,457 0,0104 0,1923 2,27 1,73 19,42
x = 7L/8 12,29 1,19 1,12 -0,09 0,267 0,0106 0,1923 4,85 4,41 45,00
x=L 14,05 1,18 1,11 0,00 0,000 0,0107 0,1923 6,15 5,76 57,86

Pertes dues à la relaxation de l’acier


∆σrel(x) = (6*ρ1000).[σpi(x)/fprg - µ0].σpi(x)

Tableau 6.29 : Pertes dues à la relaxation de l’acier pour les poutres 4-4, 5-5 et 7-7
Abscisse x fprg
ρ1000 σpi (MPa) µ0 ∆σrel (MPa)
Position Valeur (m) (MPa)
x=0 0,00 0,025 1431,15 1860 0,43 72,87
x = L/8 1,76 0,025 1274,54 1860 0,43 48,80
x = L/4 3,51 0,025 1269,31 1860 0,43 48,06
x = 3L/8 5,27 0,025 1263,81 1860 0,43 47,29
x = L/2 7,03 0,025 1256,65 1860 0,43 46,30
x = 5L/8 8,78 0,025 1247,36 1860 0,43 45,02
x = 3L/4 10,54 0,025 1236,37 1860 0,43 43,53
x = 7L/8 12,29 0,025 1225,03 1860 0,43 42,01
x=L 14,05 0,025 1215,32 1860 0,43 40,73

Récapitulatif des pertes différées


Les pertes différées valent au total : ∆σpd(x) = ∆σret(x) + ∆σflu(x) + (5/6)*∆σrel (x).

Tableau 6.30 : Récapitulatif des pertes différées pour les poutres 4-4, 5-5 et 7-7
Abscisse x
∆σret (MPa) ∆σflu (MPa) ∆σrel (MPa) ∆σpd (MPa)
Position Valeur (m)
x=0 0,00 76,00 68,46 72,868 205,18
x = L/8 1,76 76,00 47,77 48,797 164,43
x = L/4 3,51 76,00 21,71 48,061 137,76
x = 3L/8 5,27 76,00 -1,62 47,292 113,79
x = L/2 7,03 76,00 -11,10 46,299 103,48
x = 5L/8 8,78 76,00 -2,96 45,022 110,56
x = 3L/4 10,54 76,00 19,42 43,529 131,70
x = 7L/8 12,29 76,00 45,00 42,010 156,01
x=L 14,05 76,00 57,86 40,725 167,79

6.3.14.4. Pertes totales de tension


Les pertes totales de tension valent : ∆σp(x) = : ∆σpi(x) + ∆σpd(x)

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 126


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

Tableau 6.31 : Pertes totales de tension dans les poutres 4-4, 5-5 et 7-7
Abscisse x
∆σpi (MPa) ∆σpd (MPa) ∆σp (MPa)
Position Valeur (m)
x=0 0,00 8,85 205,18 214,03
x = L/8 1,76 165,46 164,43 329,89
x = L/4 3,51 170,69 137,76 308,45
x = 3L/8 5,27 176,19 113,79 289,98
x = L/2 7,03 183,35 103,48 286,83
x = 5L/8 8,78 192,64 110,56 303,20
x = 3L/4 10,54 203,63 131,70 335,33
x = 7L/8 12,29 214,97 156,01 370,97
x=L 14,05 224,68 167,79 392,47

6.3.14.5. Déduction des contraintes finales


Contrainte finale probable
La contrainte finale probable vaut : σp(x) = σpo - ∆σp(x)

Tableau 6.32 : Contrainte finale probable dans les poutres 4-4, 5-5 et 7-7
Abscisse x
σpo (MPa) ∆σp (MPa) σp (MPa)
Position Valeur (m)
x=0 0,00 1440,00 214,03 1225,97
x = L/8 1,76 1440,00 329,89 1110,11
x = L/4 3,51 1440,00 308,45 1131,55
x = 3L/8 5,27 1440,00 289,98 1150,02
x = L/2 7,03 1440,00 286,83 1153,17
x = 5L/8 8,78 1440,00 303,20 1136,80
x = 3L/4 10,54 1440,00 335,33 1104,67
x = 7L/8 12,29 1440,00 370,97 1069,03
x=L 14,05 1440,00 392,47 1047,53

Contrainte finale maximale


La contrainte finale maximale vaut : σp1(x) = 1,02σpo - 0,80∆σp(x)

Tableau 6.33 : Contrainte finale maximale dans les poutres 4-4, 5-5 et 7-7
Abscisse x
σpo (MPa) ∆σp (MPa) σp1 (MPa)
Position Valeur (m)
x=0 0,00 1440,00 214,03 1297,58
x = L/8 1,76 1440,00 329,89 1204,89
x = L/4 3,51 1440,00 308,45 1222,04
x = 3L/8 5,27 1440,00 289,98 1236,81
x = L/2 7,03 1440,00 286,83 1239,34

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 127


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

x = 5L/8 8,78 1440,00 303,20 1226,24


x = 3L/4 10,54 1440,00 335,33 1200,54
x = 7L/8 12,29 1440,00 370,97 1172,02
x=L 14,05 1440,00 392,47 1154,82

Contrainte finale minimale


La contrainte finale minimale vaut : σp2(x) = 0,98σpo - 1,20∆σp(x)

Tableau 6.34 : Contrainte finale minimale dans les poutres 4-4, 5-5 et 7-7
Abscisse x
σpo (MPa) ∆σp (MPa) σp2 (MPa)
Position Valeur (m)
x=0 0,00 1440,00 214,03 1154,36
x = L/8 1,76 1440,00 329,89 1015,33
x = L/4 3,51 1440,00 308,45 1041,06
x = 3L/8 5,27 1440,00 289,98 1063,22
x = L/2 7,03 1440,00 286,83 1067,00
x = 5L/8 8,78 1440,00 303,20 1047,36
x = 3L/4 10,54 1440,00 335,33 1008,80
x = 7L/8 12,29 1440,00 370,97 966,03
x=L 14,05 1440,00 392,47 940,24

6.3.15. Vérifications à l’ELS en situation d’exécution


On calcule d’abord les contraintes induites dans le béton au niveau des fibres extrêmes de la
poutre sous l’effet des charges P=P1=n.Ap.σp1 et M=Mmin à partir des expressions ci-après :
- Sur la fibre supérieure : σs(x) = P1(x)/Bn + P(x).e(x).Vs(n)(x)/In(x) + M(x).Vs(n)(x)/In(x)
- Sur la fibre inférieure : σi(x) = P1(x)/Bn + P(x).e(x).Vi(n)(x)/In(x) + M(x).Vi(n)(x)/In(x)

On compare alors les contraintes induites ainsi calculées aux contraintes admissibles du béton.
- Contrainte admissible du béton en compression : σbc-lim = 0,6*fc28 = 27 MPa
- Contrainte admissible en traction (hors section d’enrobage) : σbt-lim = -1,5*ft28 = -4,95 MPa
- Contrainte admissible en traction (en section d’enrobage) : σbt-lim = -0,7*ft28 = -2,31 MPa

La contrainte induite à l’ELS en tout point de la poutre doit vérifier les conditions suivantes :
- Sur la fibre supérieure : σbt-lim ≤ σs(x) ≤ σbc-lim
- Sur la fibre inférieure : σbt-lim ≤ σi(x) ≤ σbc-lim

Tableau 6.35 : Vérification des contraintes en situation d’exécution sous P1 et Mmin


Abscisse x (m) P=P1 Bn In M=Mmin σs(x) σi(x)
e (m) Vs (m) Vi (m) 4
Position Valeur (MN) (m) (m ) (MN) (MPa) (MPa)
x=0 0,00 2,53 0,1923 0,00 0,40 -0,40 0,0107 0,000 13,13 13,13

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 128


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

x = L/8 1,76 2,34 0,1923 -0,09 0,3945 -0,4055 0,0106 0,054 6,58 17,97
x = L/4 3,51 2,38 0,1923 -0,15 0,3908 -0,4092 0,0104 0,092 2,47 22,73
x = 3L/8 5,27 2,41 0,1923 -0,19 0,3884 -0,4116 0,0103 0,116 -0,18 25,97
x = L/2 7,03 2,41 0,1923 -0,20 0,3877 -0,4123 0,0102 0,123 -1,09 27,00
x = 5L/8 8,78 2,39 0,1923 -0,19 0,3884 -0,4116 0,0103 0,116 -0,14 25,71
x = 3L/4 10,54 2,34 0,1923 -0,15 0,3908 -0,4092 0,0104 0,092 2,49 22,26
x = 7L/8 12,29 2,28 0,1923 -0,09 0,3945 -0,4055 0,0106 0,054 6,45 17,42
x=L 14,05 2,25 0,1923 0,00 0,40 -0,40 0,0107 0,000 11,69 11,68
Légende des couleurs :
La contrainte induite dans le béton vérifie les conditions limites
La contrainte induite dans le béton ne vérifie pas les conditions limites

La même démarche est reconduite pour la vérification des contraintes sous l’effet des charges
P = P2 et M = Mmin dont les résultats sont présentés dans le tableau ci-après.

Tableau 6.36 : Vérification des contraintes en situation d’exécution sous P2 et Mmin


Abscisse x
P=P2 Bn M=Mmin σs(x) σi(x)
Valeur e (m) Vs (m) Vi (m) In (m4)
Position (MN) (m) (MN) (MPa) (MPa)
(m)
x=0 0,00 2,25 0,1923 0,00 0,40 -0,40 0,0107 0,000 11,68 11,68
x = L/8 1,76 1,98 0,1923 -0,09 0,3945 -0,4055 0,0106 0,054 5,86 14,81
x = L/4 3,51 2,03 0,1923 -0,15 0,3908 -0,4092 0,0104 0,092 2,62 18,82
x = 3L/8 5,27 2,07 0,1923 -0,19 0,3884 -0,4116 0,0103 0,116 0,46 21,67
x = L/2 7,03 2,08 0,1923 -0,20 0,3877 -0,4123 0,0102 0,123 -0,29 22,58
x = 5L/8 8,78 2,04 0,1923 -0,19 0,3884 -0,4116 0,0103 0,116 0,52 21,28
x = 3L/4 10,54 1,96 0,1923 -0,15 0,3908 -0,4092 0,0104 0,092 2,65 18,13
x = 7L/8 12,29 1,88 0,1923 -0,09 0,3945 -0,4055 0,0106 0,054 5,67 13,99
x=L 14,05 1,83 0,1923 0,00 0,40 -0,40 0,0107 0,000 9,52 9,51
Légende des couleurs :
La contrainte induite dans le béton vérifie les conditions limites
La contrainte induite dans le béton ne vérifie pas les conditions limites

6.3.16. Vérifications à l’ELS en situation d’exploitation

En combinaison quasi-permanente
- Contrainte admissible du béton en compression : σbc-lim = 0,5*fc28 = 22,5 MPa
- Contrainte admissible en traction (hors section d’enrobage) : σbt-lim = -1,5*ft28 = -4,95 MPa
- Contrainte admissible en traction (en section d’enrobage) : σbt-lim = 0

La contrainte induite à l’ELS en tout point de la poutre doit vérifier les conditions suivantes :
- Sur la fibre supérieure : σbt-lim ≤ σs(x) ≤ σbc-lim

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Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

- Sur la fibre inférieure : σbt-lim ≤ σi(x) ≤ σbc-lim

Tableau 6.37 : Vérification en combinaison quasi-permanente sous P1 et (Mpp + Mg)


Abscisse x M=Mpp
P=P1 Bn In σs(x) σi(x)
Valeur e (m) Vs (m) Vi (m) + Mg
Position (MN) (m) (m4) (MPa) (MPa)
(m) (MN)
x=0 0,00 2,53 0,1923 0,00 0,40 -0,40 0,0107 0,000 13,13 13,13
x = L/8 1,76 2,34 0,1923 -0,09 0,3945 -0,4055 0,0106 0,229 13,10 11,26
x = L/4 3,51 2,38 0,1923 -0,15 0,3908 -0,4092 0,0104 0,392 13,71 10,96
x = 3L/8 5,27 2,41 0,1923 -0,19 0,3884 -0,4116 0,0103 0,491 14,02 10,92
x = L/2 7,03 2,41 0,1923 -0,20 0,3877 -0,4123 0,0102 0,523 14,10 10,88
x = 5L/8 8,78 2,39 0,1923 -0,19 0,3884 -0,4116 0,0103 0,491 14,06 10,66
x = 3L/4 10,54 2,34 0,1923 -0,15 0,3908 -0,4092 0,0104 0,392 13,73 10,49
x = 7L/8 12,29 2,28 0,1923 -0,09 0,3945 -0,4055 0,0106 0,229 12,98 10,71
x=L 14,05 2,25 0,1923 0,00 0,40 -0,40 0,0107 0,000 11,69 11,68
Légende des couleurs :
La contrainte induite dans le béton vérifie les conditions limites
La contrainte induite dans le béton ne vérifie pas les conditions limites

Tableau 6.38 : Vérification en combinaison quasi-permanente sous P2 et (Mpp + Mg)


Abscisse x M=Mpp
P=P2 Bn In σs(x) σi(x)
Valeur e (m) Vs (m) Vi (m) + Mg
Position (MN) (m) (m4) (MPa) (MPa)
(m) (MN)
x=0 0,00 2,25 0,1923 0,00 0,40 -0,40 0,0107 0,000 11,68 11,68
x = L/8 1,76 1,98 0,1923 -0,09 0,3945 -0,4055 0,0106 0,229 12,38 8,11
x = L/4 3,51 2,03 0,1923 -0,15 0,3908 -0,4092 0,0104 0,392 13,86 7,06
x = 3L/8 5,27 2,07 0,1923 -0,19 0,3884 -0,4116 0,0103 0,491 14,66 6,62
x = L/2 7,03 2,08 0,1923 -0,20 0,3877 -0,4123 0,0102 0,523 14,90 6,43
x = 5L/8 8,78 2,04 0,1923 -0,19 0,3884 -0,4116 0,0103 0,491 14,72 6,23
x = 3L/4 10,54 1,96 0,1923 -0,15 0,3908 -0,4092 0,0104 0,392 13,88 6,36
x = 7L/8 12,29 1,88 0,1923 -0,09 0,3945 -0,4055 0,0106 0,229 12,20 7,29
x=L 14,05 1,83 0,1923 0,00 0,40 -0,40 0,0107 0,000 9,52 9,51
Légende des couleurs :
La contrainte induite dans le béton vérifie les conditions limites
La contrainte induite dans le béton ne vérifie pas les conditions limites

En combinaison fréquente
- Contrainte admissible du béton en compression : σbc-lim = 0,6*fc28 = 27 MPa
- Contrainte admissible en traction (hors section d’enrobage) : σbt-lim = -1,5*ft28 = -4,95 MPa
- Contrainte admissible en traction (en section d’enrobage) : σbt-lim = 0

La contrainte induite à l’ELS en tout point de la poutre doit vérifier les conditions suivantes :

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 130


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

- Sur la fibre supérieure : σbt-lim ≤ σs(x) ≤ σbc-lim


- Sur la fibre inférieure : σbt-lim ≤ σi(x) ≤ σbc-lim

Tableau 6.39 : Vérification en combinaison fréquente sous P1 et (Mpp + Mg + 0,6 Mq)


Abscisse x M=Mpp
P=P1 Bn In + Mg + σs(x) σi(x)
Valeur e (m) Vs (m) Vi (m)
Position (MN) (m) (m4) 0,6Mq (MPa) (MPa)
(m)
(MN)
x=0 0,00 2,53 0,1923 0,00 0,40 -0,40 0,0107 0,000 13,13 13,13
x = L/8 1,76 2,34 0,1923 -0,09 0,3945 -0,4055 0,0106 0,252 13,95 10,39
x = L/4 3,51 2,38 0,1923 -0,15 0,3908 -0,4092 0,0104 0,431 15,17 9,43
x = 3L/8 5,27 2,41 0,1923 -0,19 0,3884 -0,4116 0,0103 0,540 15,87 8,96
x = L/2 7,03 2,41 0,1923 -0,20 0,3877 -0,4123 0,0102 0,576 16,08 8,78
x = 5L/8 8,78 2,39 0,1923 -0,19 0,3884 -0,4116 0,0103 0,540 15,91 8,70
x = 3L/4 10,54 2,34 0,1923 -0,15 0,3908 -0,4092 0,0104 0,431 15,19 8,96
x = 7L/8 12,29 2,28 0,1923 -0,09 0,3945 -0,4055 0,0106 0,252 13,83 9,84
x=L 14,05 2,25 0,1923 0,00 0,40 -0,40 0,0107 0,000 11,69 11,68
Légende des couleurs :
La contrainte induite dans le béton vérifie les conditions limites
La contrainte induite dans le béton ne vérifie pas les conditions limites

Tableau 6.40 : Vérification en combinaison fréquente sous P2 et (Mpp + Mg + 0,6 Mq)


Abscisse x M=Mpp
P=P2 Bn In + Mg + σs(x) σi(x)
Valeur e (m) Vs (m) Vi (m)
Position (MN) (m) (m4) 0,6Mq (MPa) (MPa)
(m)
(MN)
x=0 0,00 2,25 0,1923 0,00 0,40 -0,40 0,0107 0,000 11,68 11,68
x = L/8 1,76 1,98 0,1923 -0,09 0,3945 -0,4055 0,0106 0,252 13,23 7,24
x = L/4 3,51 2,03 0,1923 -0,15 0,3908 -0,4092 0,0104 0,431 15,32 5,52
x = 3L/8 5,27 2,07 0,1923 -0,19 0,3884 -0,4116 0,0103 0,540 16,51 4,66
x = L/2 7,03 2,08 0,1923 -0,20 0,3877 -0,4123 0,0102 0,576 16,88 4,33
x = 5L/8 8,78 2,04 0,1923 -0,19 0,3884 -0,4116 0,0103 0,540 16,57 4,27
x = 3L/4 10,54 1,96 0,1923 -0,15 0,3908 -0,4092 0,0104 0,431 15,35 4,83
x = 7L/8 12,29 1,88 0,1923 -0,09 0,3945 -0,4055 0,0106 0,252 13,05 6,41
x=L 14,05 1,83 0,1923 0,00 0,40 -0,40 0,0107 0,000 9,52 9,51
Légende des couleurs :
La contrainte induite dans le béton vérifie les conditions limites
La contrainte induite dans le béton ne vérifie pas les conditions limites

En combinaison rare
- Contrainte admissible du béton en compression : σbc-lim = 0,6*fc28 = 27 MPa
- Contrainte admissible en traction (hors section d’enrobage) : σbt-lim = -1,5*ft28 = -4,95 MPa

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 131


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

- Contrainte admissible en traction (en section d’enrobage) : σbt-lim = -ft28 = -3,3 MPa

La contrainte induite à l’ELS en tout point de la poutre doit vérifier les conditions suivantes :
- Sur la fibre supérieure : σbt-lim ≤ σs(x) ≤ σbc-lim
- Sur la fibre inférieure : σbt-lim ≤ σi(x) ≤ σbc-lim

Tableau 6.41 : Vérification en combinaison rare sous P1 et Mmax


Abscisse x
P=P1 Bn In M=Mmax σs(x) σi(x)
Valeur (MN) e (m) Vs (m) Vi (m)
Position (m) (m4) (MN) (MPa) (MPa)
(m)
x=0 0,00 2,53 0,1923 0,00 0,40 -0,40 0,0107 0,000 13,13 13,13
x = L/8 1,76 2,34 0,1923 -0,09 0,3945 -0,4055 0,0106 0,267 14,52 9,80
x = L/4 3,51 2,38 0,1923 -0,15 0,3908 -0,4092 0,0104 0,457 16,15 8,40
x = 3L/8 5,27 2,41 0,1923 -0,19 0,3884 -0,4116 0,0103 0,572 17,10 7,65
x = L/2 7,03 2,41 0,1923 -0,20 0,3877 -0,4123 0,0102 0,610 17,40 7,38
x = 5L/8 8,78 2,39 0,1923 -0,19 0,3884 -0,4116 0,0103 0,572 17,14 7,39
x = 3L/4 10,54 2,34 0,1923 -0,15 0,3908 -0,4092 0,0104 0,457 16,17 7,94
x = 7L/8 12,29 2,28 0,1923 -0,09 0,3945 -0,4055 0,0106 0,267 14,39 9,26
x=L 14,05 2,25 0,1923 0,00 0,40 -0,40 0,0107 0,000 11,69 11,68
Légende des couleurs :
La contrainte induite dans le béton vérifie les conditions limites
La contrainte induite dans le béton ne vérifie pas les conditions limites

Tableau 6.42 : Vérification en combinaison rare sous P2 et Mmax

Abscisse x
P=P2 Bn In M=Mmax σs(x) σi(x)
Valeur (MN) (m) e (m) Vs (m) Vi (m)
Position (m4) (MN) (MPa) (MPa)
(m)
x=0 0,00 2,25 0,1923 0,00 0,40 -0,40 0,0107 0,000 11,68 11,68
x = L/8 1,76 1,98 0,1923 -0,09 0,3945 -0,4055 0,0106 0,267 13,80 6,65
x = L/4 3,51 2,03 0,1923 -0,15 0,3908 -0,4092 0,0104 0,457 16,30 4,50
x = 3L/8 5,27 2,07 0,1923 -0,19 0,3884 -0,4116 0,0103 0,572 17,74 3,36
x = L/2 7,03 2,08 0,1923 -0,20 0,3877 -0,4123 0,0102 0,610 18,20 2,92
x = 5L/8 8,78 2,04 0,1923 -0,19 0,3884 -0,4116 0,0103 0,572 17,80 2,96
x = 3L/4 10,54 1,96 0,1923 -0,15 0,3908 -0,4092 0,0104 0,457 16,33 3,80
x = 7L/8 12,29 1,88 0,1923 -0,09 0,3945 -0,4055 0,0106 0,267 13,61 5,83
x=L 14,05 1,83 0,1923 0,00 0,40 -0,40 0,0107 0,000 9,52 9,51
Légende des couleurs :
La contrainte induite dans le béton vérifie les conditions limites
La contrainte induite dans le béton ne vérifie pas les conditions limites

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 132


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

6.3.17. Calcul des armatures de peau


D’après l’article 6.1,31 du BPEL, il d’agit d’armatures passives essentiellement destinées à
limiter les fissurations prématurées susceptibles de se produire avant la mise en précontrainte
sous l’action de phénomènes tels que le retrait différentiel et les gradients thermiques.

Armatures longitudinales de peau


Apl = 3cm²/ml*Ut ; Ut étant la longueur de parement transversal exprimée en mètres.

De plus, on doit avoir : Apl ≥ B/1000 où B est la section brute exprimée en cm².

Pour les poutres 4-4, 5-5 et 7-7 on a : Ut = 2*(b+h) = 2*(0,25+0,80) = 2,10ml et B = 2000cm²

Apl = 3cm²/ml*2,10ml soit Apl = 6,3cm² et on doit avoir Apl ≥ 2000cm²/1000 soit Apl ≥ 2cm²

On retient donc comme section théorique d’armatures longitudinales de peau : Apl = 6,3cm²

Pour le choix, nous optons pour 10 Filants HA10 totalisant une section réelle de 7,85cm²

Armatures transversales de peau


Apt = 2cm²/ml*Ul ; Ul étant la longueur de parement longitudinal exprimée en mètres.

Pour les poutres 4-4, 5-5 et 7-7 on a : Ul = 2*(L+b) = 2*(14,05+0,25) = 28,60ml

Apt = 2cm²/ml*28,60ml = 57,20cm²

La section théorique d’armatures transversales de peau vaut : Apt = 57,20cm²

Pour le choix, nous optons pour 40 Cadres HA10 espacés de 35cm, répartis sur la section
longitudinale de dimensions « b x L » et totalisant une section réelle de 62,84cm².

6.3.18. Calcul du ferraillage minimal


Le BPEL préconise en son article 6.1,32 qu’une section complémentaire d’armatures passives
soit calculée dans les parties de section où le béton est tendu, à condition que la hauteur de la
zone tendue soit supérieure à 5 centimètres. La section complémentaire ainsi préconisée est
calculée de telle sorte que la section totale d’armatures passives soit au moins égale à :

As = Bt/1000 + Nbt/fe + ftj/σbt

Avec :

• Nbt : Résultante des efforts de traction définie par le diagramme des contraintes à l’ELS.

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 133


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

• Bt : Aire de la partie de béton tendu.


• fe : Limite élastique des armatures utilisées.
• σbt : Valeur absolue de la contrainte maximale de traction dans la section

Il convient de rappeler que si la hauteur « ht » de la zone tendue est telle que ht ≤ 5cm, alors
le calcul du ferraillage minimal n’est plus nécessaire. La section d’armatures de peau suffit à
elle seule pour reprendre les « faibles » efforts de traction suscités dans la section du béton.

Pour les poutres 4-4, 5-5 et 7-7, des efforts de traction n’apparaissent dans la section de la
pièce qu’en situation d’exécution. La contrainte de traction la plus défavorable apparaît en
fibre supérieure à mi-travée (x = L/2 = 7,03m) sous l’effet des charges P1 et Mmin et vaut σbt
= -1,09MPa tandis qu’en fibre inférieure, règne une contrainte de compression σbc = 27MPa.

σbt
ht -

h
hc
+

σbc

Figure 6.7 : Diagramme des contraintes induites en situation d’exécution dans la section
des poutres 4-4, 5-5 et 7-7 à mi-travée sous l’effet des charges P1 et Mmin

Les triangles définis respectivement par la zone tendue (contraintes négatives) et la zone
comprimée (contraintes positives) sont semblables.

On peut donc poser : ht/hc = |σbt|/|σbc|

Or : hc = h - ht implique que : ht/(h-ht) = |σbt|/|σbc|

On en déduit donc : ht = (|σbt| x h)/(|σbt| + |σbc|)

Pour |σbt| = 1,09MPa, |σbc| = 27MPa et h = 0,80m ; on a : ht = 3,10 cm.

On constate que la hauteur « ht » de la zone tendue est telle que ht < 5cm. On en déduit que le
calcul du ferraillage minimal n’est plus nécessaire. La section d’armatures de peau calculée
précédemment est donc suffisante à elle seule pour reprendre la contrainte σbt = -1,09MPa.

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 134


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

6.4. DIMENSIONNEMENT DES ÉLÉMENTS DE SUPERSTRUCTURE EN B.A.


6.4.1. Dimensionnement des planchers
Les planchers de la nouvelle structure associant béton armé et béton précontraint sont
constitués d’éléments tels que : panneaux de dalle de compression, panneaux de dalle pleine
et poutrelles. D’après le tableau 6.1, tous les éléments de plancher sont en béton armé et ont
déjà été calculés dans le cas de la structure entièrement en béton armé étudiée au chapitre V
précédent. Les résultats antérieurs seront donc conservés dans le présent chapitre.

6.4.2. Dimensionnement des poutres en béton armé


Au terme de l’analyse des données du tableau 6.9, nous avons jugé qu’il était plus indiqué de
maintenir l’emploi du béton armé pour les poutres 2-2, 9-9 et H-H. Etant donné que la
configuration de la structure associant béton armé et béton précontraint n’influence pas la
répartition initiale des charges sur ces poutres, leur dimensionnement ne sera donc pas repris.
Les résultats obtenus au chapitre V seront alors conservés dans le présent chapitre.

6.4.3. Dimensionnement des poteaux


L’analyse de la descente des charges sur les poteaux de la structure associant béton armé et
béton précontraint montre que ces éléments peuvent être regroupés en deux catégories suivant
la variation ou non de leur chargement par rapport à la structure entièrement en béton armé.

Tableau 6.43 : Influence du recours au béton précontraint sur le chargement des poteaux
Influence du passage à une structure associant BA & PB sur le
N° Désignation
chargement initial du poteau dans le cas d’une structure 100% BA
1 Poteau A2 Chargement initial inchangé
2 Poteau D2 Chargement initial inchangé
3 Poteau E2 Chargement initial inchangé
4 Poteau F2 Chargement initial inchangé
5 Poteau G2 Chargement initial modifié
6 Poteau H2 Chargement initial inchangé
7 Poteau A3 Chargement initial modifié
8 Poteau D3 Chargement initial modifié
9 Poteau H3 Chargement initial inchangé
10 Poteau A4 Chargement initial modifié
11 Poteau H4 Chargement initial inchangé
12 Poteau A5 Chargement initial modifié
13 Poteau H5 Chargement initial inchangé
14 Poteau G6 Chargement initial modifié
15 Poteau H6 Chargement initial inchangé
16 Poteau A7 Chargement initial modifié
17 Poteau A8 Chargement initial inchangé
18 Poteau B9 Chargement initial inchangé

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 135


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

19 Poteau C9 Chargement initial inchangé


20 Poteau E9 Chargement initial inchangé
21 Poteau F9 Chargement initial inchangé
22 Poteau G9 Chargement initial modifié
23 Poteau H9 Chargement initial inchangé

Le dimensionnement des poteaux dont le chargement initial est inchangé ne sera pas repris
dans ce chapitre ; les résultats du chapitre précédent devant être reconduits. Par contre, nous
reprendront le dimensionnement des poteaux dont le chargement initial a été modifié du fait
du recours au béton précontraint. La méthodologie de dimensionnement de ces poteaux a été
détaillée au chapitre précédent. Les résultats de calcul se présentent donc comme suit :

Tableau 6.44 : Résultats de la reprise du dimensionnement des poteaux influencés


Chargement Ferraillage
Hauteur Coffrage
N° Désignation G Q
(m) (cm x cm) Longitudinal Transversal
(kN) (kN)
4HA10 Cadres HA6 ;
1 Poteau G2 194,58 29,93 3,70 20 x 20
Filants St = 15cm
4HA10 + Cadres HA6 ;
2 Poteau A3 41,40 5,57 4,70 30 x 30
4HA8 Filants St = 15cm
4HA10 + Cadres HA6 ;
3 Poteau D3 118,99 17,60 4,70 30 x 30
4HA8 Filants St = 15cm
4HA10 + Cadres HA6 ;
4 Poteau A4 159,00 24,66 4,70 30 x 30
4HA8 Filants St = 15cm
4HA10 + Cadres HA6 ;
5 Poteau A5 159,16 24,69 4,70 30 x 30
4HA8 Filants St = 15cm
4HA10 + Cadres HA6 ;
6 Poteau G6 551,73 84,00 4,70 30 x 30
4HA8 Filants St = 15cm
4HA10 + Cadres HA6 ;
7 Poteau A7 159,16 24,69 4,70 30 x 30
4HA8 Filants St = 15cm
4HA10 Cadres HA6 ;
8 Poteau G9 -49,41 -9,30 4,70 30 x 30
Filants St = 15cm

Une analyse sommaire du tableau ci-dessus permet de constater que, globalement, les
coffrages et ferraillages des poteaux dont le chargement a diminué par suite du recours au
béton précontraint n’ont pas du tout changé par rapport au cas où la structure est entièrement
en béton armé, à l’exception du poteau G9 dont le ferraillage a connu un allègement.

6.5. DIMENSIONNEMENT DES ÉLÉMENTS DE FONDATION EN BÉTON ARMÉ


6.5.1. Choix du type de fondation et hypothèses de calcul
La contrainte admissible du sol sera maintenue à 1,40 bar à 1,80 m de profondeur avec une
option de fondation superficielle constituée de semelles isolées sous poteaux. Les autres
hypothèses prises en compte pour le dimensionnement des éléments de fondation sont :

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d’un bâtiment R+3 à usage administratif

Caractéristique du béton
Béton de classe B25 : fc28 = 25 MPa ; ftj = 0,6 + 0,06.fcj ft28 = 2,1 MPa.
Caractéristiques de l’acier
Nuance d’acier à utiliser : FeE400 HA ; Limite d’élasticité garantie : fe = 400 MPa.
Autres hypothèses de calcul
Règlements de calcul utilisés : BAEL91 révisé 99 ; DTU 13.11 ; DTU 13.12 ; Fascicule 62.
Agressivité du milieu : La fissuration sera considérée comme très préjudiciable (FTP).
Protection des aciers : L’enrobage minimal des armatures sera de 5cm.

6.5.2. Prédimensionnement, vérification de stabilité et dimensionnement


Les semelles isolées sont destinées à reprendre les charges descendues en pieds de poteaux et
à les transmettre au sol de fondation. Pour cela, seules les semelles reprenant des poteaux dont
le chargement a été modifié par suite du recours au béton précontraint seront dimensionnées à
nouveau dans cette rubrique. Pour les autres semelles dont le chargement est resté inchangé,
les résultats du chapitre précédent seront reconduits. La méthodologie de dimensionnement
des semelles isolées a été détaillée au chapitre précédent. Les résultats de calcul des semelles
dont le dimensionnement a été repris dans ce chapitre se présentent donc comme suit :

Tableau 6.45 : Résultats de la reprise du dimensionnement des semelles influencées

Chargement en
Ferraillage
tête de semelle Coffrage
N° Désignation Lxlxh
(cm x cm x cm) Nappe Nappe
G (kN) Q (kN)
inférieure supérieure
Semelle
1 194,58 29,93 150 x 150 x 40 12 HA10 12 HA10
S.G2
Semelle
2 41,40 5,57 75 x 75 x 20 4 HA8 4 HA8
S.A3
Semelle
3 118,99 17,60 120 x 120 x 30 9 HA10 9 HA10
S.D3
Semelle
4 159,00 24,66 140 x 140 x 35 10 HA10 10 HA10
S.A4
Semelle
5 159,16 24,69 140 x 140 x 35 10 HA10 10 HA10
S.A5
Semelle
6 551,73 84,00 225 x 225 x 65 34 HA10 34 HA10
S.G6
Semelle
7 159,16 24,69 140 x 140 x 35 10 HA10 10 HA10
S.A7
Semelle
8 -49,41 -9,30 125 x 125 x 35 3 HA8 3 HA8
S.G9

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Figure 6.8 : Plan de fondation de la structure associant béton armé et béton précontraint

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3EME PARTIE
ANALYSE ET DISCUSSION
DES RÉSULTATS

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CHAPITRE VII :
ANALYSE ET DISCUSSION DES RÉSULTATS
DE CALCUL DE LA STRUCTURE DANS LE
CAS D’UNE OSSATURE ENTIÈREMENT EN
BÉTON ARMÉ

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7.1. ANALYSE DES RÉSULTATS DU CALCUL EN BÉTON ARMÉ RÉALISÉ DANS


LE CADRE DE CE TRAVAIL

7.1.1. Volume de béton à mettre en œuvre


Le volume total de béton à mettre en œuvre pour la réalisation de la structure entièrèment en
béton armé calculée dans le cadre de ce travail est de 56,07 m3 en superstructure et 12,03 m3
en infrastructure ; soit un total de 68,10 m3 pour l’ensemble de la structure (cf. tableau 7.1).

Tableau 7.1 : Volume de béton pour la structure BA calculée dans le cadre de ce travail
Volume de
N° Désignation
béton (m3)
A-0 Superstructure
A-1 Dalles en béton armé 21,80
A-2 Poutrelles en béton armé 4,84
A-3 Poutres en béton armé 21,01
A-4 Poteaux en béton armé 8,42
- Total Béton Superstructure 56,07
B-0 Infrastructure
B-1 Semelles isolées en béton armé 12,03
- Total Béton Infrastructure 12,03
- VOLUME TOTAL DE BÉTON À METTRE EN ŒUVRE 68,10

7.1.2. Masse d’acier à mettre en œuvre


La masse d’acier à mettre en œuvre pour la réalisation de la structure en béton armé calculée
dans le cadre de ce travail est de 6,08 Tonnes en superstructure et 0,25 Tonnes en
infrastructure ; soit un total de 6,33 Tonnes pour l’ensemble de la structure (cf. tableau 7.2).

Tableau 7.2 : Masse d’acier pour la structure BA calculée dans le cadre de ce travail
Masse d'Acier
N° Désignation
(Tonne)
A-0 Superstructure
A-1 Dalles en béton armé 1,09
A-2 Poutrelles en béton armé 0,99
A-3 Poutres en béton armé 3,41
A-4 Poteaux en béton armé 0,59
- Total Acier Superstructure 6,08
B-0 Infrastructure
B-1 Semelles isolées en béton armé 0,25
- Total Acier Infrastructure 0,25
- MASSE TOTALE D’ACIER À METTRE EN ŒUVRE 6,33

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7.1.3. Masse totale de la structure


La masse totale de la structure entièrèment en béton armé calculée dans le cadre de ce travail
est de 137,60 Tonnes en superstructure et 30,08 Tonnes en infrastructure ; soit un total de
167,68 Tonnes pour l’ensemble de la structure (cf. tableau 7.3).

Tableau 7.3 : Masse totale de la structure BA calculée dans le cadre de ce travail


Volume de Poids Masse
N° Désignation l'élément de Volumique Totale
structure (m3) (kg/m3) (Tonne)
A-0 Superstructure
A-1 Dalles en béton armé 20,77 2500 51,93
A-2 Poutrelles en béton armé 4,84 2500 12,11
A-3 Poutres en béton armé 21,01 2500 52,52
A-4 Poteaux en béton armé 8,42 2500 21,04
- Total Superstructure 137,60
B-0 Infrastructure
B-1 Semelles isolées en béton armé 12,03 2500 30,08
- Total Infrastructure 30,08
- MASSE TOTALE DE LA STRUCTURE 167,68

7.1.4. Coût de réalisation de la structure


Le coût de réalisation d’un ouvrage (que nous noterons « CR ») se définit comme étant la
somme du déboursé sec total (que nous noterons « DS ») et des frais de chantier (que nous
noterons « FC »). On a donc : CR = DS + FC. Nous décrivons ci-après la démarche
méthodologique adoptée pour la détermination du coût de réalisation de la structure étudiée.

Le déboursé sec total d’un ouvrage est constitué de la somme de trois termes : le déboursé sec
en matériaux, noté « DS-mx » ; le déboursé sec en matériels, noté « DS-mt » ; et le déboursé
sec en main d’œuvre, noté « DS-mo ». On a alors : DS = DS-mx + DS-mt + DS-mo. Dans le
cadre de notre analyse, nous déterminons en tout premier lieu le déboursé sec en matériaux.
Ensuite, nous en déduirons les déboursés sec en matériels et en main d’œuvre en les
exprimant en un certain pourcentage du déboursé sec en matériaux. Dans notre contexte, nous
adopterons les proportions suivantes :

DS-mt = 5% DS-mx ; Et : DS-mo = 15% DS-mx

Les frais de chantier comprennent toutes les dépenses indirectes effectuées sur le chantier et
qui ne peuvent être affectées directement à une partie d'ouvrage. Ils représentent en moyenne

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 142


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

5 à 10 % du déboursé sec total. Dans le cadre de notre analyse, nous choisissons de considérer
une valeur extrême pour les frais de chantier ; soit : FC = 10% DS.

La structure étant entièrement en béton armé, le calcul du déboursé sec en matériaux pour sa
réalisation consistera en un calcul des éléments constitutifs du béton armé. Pour cela, nous
avons choisi de déterminer les quantités de béton à mettre en œuvre d’une part, et les
quantités d’acier à utiliser dans ce béton d’autre part. Des prix unitaires sont ensuite affectés à
chacune de ces quantités et les résultats sont additionnés pour aboutir au déboursé sec en
matériaux. Le prix unitaire du béton de classe B25 employé dans notre structure provient des
données recueillies auprès des sociétés de fabrication de béton prêt à l’emploi pour la
livraison de ce type de béton, directement à pieds d’œuvre, sur le chantier. Le prix unitaire
utilisé pour l’acier à haute adhérence de type Fe400 est obtenu à partir du prix moyen de
distribution du fer à béton sur le marché. A cela a été ajoutée une majoration de 2,5% pour
tenir tenir compte des frais de transport et manutention jusqu’à la livraison à pieds d’œuvre
sur site et des coûts de fils de fer nécessaires à l’assemblage des armatures.

Tableau 7.4 : Déboursé sec en matériaux pour la structure BA calculée dans ce travail
Prix
N° Désignation Unité Quantité Montant
Unitaire
A-0 Superstructure
A-1 Dalles en béton armé --------------------------------------------------------- 2 597 438
- Béton de classe B25 m3 20,77 102 290 2 124 896
- Acier haute adhérence Tonne 1,09 432 500 472 543
A-2 Poutrelles en béton armé ---------------------------------------------------- 924 231
- Béton de classe B25 m3 4,84 102 290 495 472
- Acier haute adhérence Tonne 0,99 432 500 428 759
A-3 Poutres en béton armé ------------------------------------------------------- 3 624 356
- Béton de classe B25 m3 21,01 102 290 2 148 857
- Acier haute adhérence Tonne 3,41 432 500 1 475 498
A-4 Poteaux en béton armé ------------------------------------------------------ 1 115 767
- Béton de classe B25 m3 8,42 102 290 860 924
- Acier haute adhérence Tonne 0,59 432 500 254 843
- Total Superstructure 8 261 792
B-0 Infrastructure
B-1 Semelles isolées en béton armé --------------------------------------------- 1 338 309
- Béton de classe B25 m3 12,03 102 290 1 230 600
- Acier haute adhérence Tonne 0,25 432 500 107 709
- Total Infrastructure 1 338 309
- DÉBOURSÉ SEC EN MATÉRIAUX 9 600 101

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Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

A partir du déboursé sec en matériaux et sur la base des hypothèses énoncées plus haut, nous
pouvons déduire le coût de réalisation de la structure entièrement en béton armé étudiée dans
le cadre du présent travail. Ce coût s’établit à la somme de 12 672 134 FCFA (Tableau 7.5).

Tableau 7.5 : Coût de réalisation de la structure BA calculée dans ce travail


DS-mt = DS = DS- Coût de
DS-mo = FC =
DS-mx 5%DS- mx + DS-mt Réalisation
N° Désignation 15%DS- 10%DS
(FCFA) mx + DS-mx CR = DS +
mx (FCFA) (FCFA)
(FCFA) (FCFA) FC (FCFA)
A-0 Superstructure
A-1 Dalles en BA 2 597 438 129 872 389 616 3 116 926 311 693 3 428 619
A-2 Poutrelles en BA 924 231 46 212 138 635 1 109 078 110 908 1 219 985
A-3 Poutres en BA 3 624 356 181 218 543 653 4 349 227 434 923 4 784 149
A-4 Poteaux en BA 1 115 767 55 788 167 365 1 338 920 133 892 1 472 812
- Total « A-0 » 8 261 792 413 090 1 239 269 9 914 150 991 415 10 905 566
B-0 Infrastructure
B-1 Semelles en BA 1 338 309 66 915 200 746 1 605 971 160 597 1 766 568
- Total « B-0 » 1 338 309 66 915 200 746 1 605 971 160 597 1 766 568
- COÛT TOTAL DE RÉALISATION DE LA STRUCTURE EN BA 12 672 134

7.1.5. Impact environnemental


L’évaluation de l’impact environnemental de la structure en béton armé calculée dans le cadre
de ce travail se fera suivant une méthodologie monocritère, notamment celle du « Bilan
Carbone ». Il s’agit d’un outil de diagnostic environnemental mis au point par l’Agence
française de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME). Il permet de
comprendre et d’analyser l'activité des particuliers, des entreprises, des collectivités et des
administrations en termes d'émissions directes et indirectes de gaz à effet de serre (GES). Le
Bilan Carbone comptabilise six (06) gaz dont le dioxyde de carbone (CO2). Ce dernier sert de
référence pour exprimer les données des cinq (05) autres gaz qui sont convertis en équivalent
carbone. Le résultat final du Bilan Carbone est alors exprimé en Tonnes équivalent CO2.

D’apprès les hypothèses établies par Bron et al. (2011) à partir du Tableur V6 de l’Agence de
l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME), la fabrication de 1 Tonne de béton
produirait 367 kg eq CO2. Ainsi, pour 1 m3 de béton, la production de gaz à effet de serre
(GES) s’élèverait approximativement à 880 kg eq CO2. D’après les mêmes sources, la
fabrication de 1 Tonne d’acier serait à l’origine de la génération de 3 667 kg eq CO2.

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 144


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

Sur la base des hypothèses précédemment énoncées, l’évaluation de l’impact environnemental


de la structure étudiée révèle une génération de 70,749 Tonnes eq CO2 de Gaz à Effet de
Serre (GES) en superstructure contre 11,500 Tonnes eq CO2 en infrastructure ; soit un
rejet total de 82,249 Tonnes eq CO2 pour l’ensemble de la structure (cf. tableau 7.6).

Tableau 7.6 : Impact environnemental de la structure BA calculée dans ce travail


Production Production
Unitaire de Partielle de
N° Désignation Unité Quantité
GES (Tonne GES (Tonne
eq CO2) eq CO2)
A-0 Superstructure
A-1 Dalles en béton armé -------------------------------------------------------------- 22,287
- Béton de classe B25 m3 20,77 0,880 18,280
- Acier haute adhérence Tonne 1,09 3,667 4,007
A-2 Poutrelles en béton armé --------------------------------------------------------- 7,898
- Béton de classe B25 m3 4,84 0,880 4,263
- Acier haute adhérence Tonne 0,99 3,667 3,635
A-3 Poutres en béton armé ------------------------------------------------------------ 30,997
- Béton de classe B25 m3 21,01 0,880 18,487
- Acier haute adhérence Tonne 3,41 3,667 12,510
A-4 Poteaux en béton armé ----------------------------------------------------------- 9,567
- Béton de classe B25 m3 8,42 0,880 7,407
- Acier haute adhérence Tonne 0,59 3,667 2,161
- Total Superstructure 70,749
B-0 Infrastructure
B-1 Semelles isolées en béton armé ------------------------------------------------- 11,500
- Béton de classe B25 m3 12,03 0,880 10,587
- Acier haute adhérence Tonne 0,25 3,667 0,913
- Total Infrastructure 11,500
- PRODUCTION TOTALE DE GES (Tonne eq CO2) 82,249

7.2. ANALYSE DES RÉSULTATS DU CALCUL EN BÉTON ARMÉ RÉALISÉ PAR


LE BUREAU D’ÉTUDES

Les résultats du calcul en béton armé réalisé par le bureau d’étude qui feront l’objet de notre
analyse sont ceux des éléments de superstructure. En effet, les éléments de fondation de
l’ouvrage spécifique objet de notre étude (salle de conférence) ne sont pas totalement
indépendants du reste de l’immeuble, d’après la conception structurale adoptée par le bureau
d’études. Cette absence d’indépendance de l’infrastructure de la salle de conférence vis-à-vis
de celle du reste de l’immeuble n’en permet donc pas une analyse isolée dans le cadre de
notre étude. C’est ce qui justifie notre limitation aux éléments de superstructure.

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 145


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

7.2.1. Volume de béton à mettre en œuvre


Le volume de béton à mettre en œuvre en superstructure pour la réalisation de la structure en
béton armé calculée par le bureau d’études est de 67,42 m3 (cf. tableau 7.7).

Tableau 7.7 : Volume de béton de la superstructure calculée par le bureau d’études


Volume de
N° Désignation
béton (m3)
1 Dalles en béton armé 19,38
2 Poutrelles en béton armé 5,99
3 Poutres en béton armé 33,56
4 Poteaux en béton armé 8,49
VOLUME DE BÉTON À METTRE EN
- 67,42
ŒUVRE EN SUPERSTRUCTURE

7.2.2. Masse d’acier à mettre en œuvre


La masse d’acier à mettre en œuvre en superstructure pour la réalisation de la structure en
béton armé calculée par le bureau d’études est de 7,53 Tonnes (cf. tableau 7.8).

Tableau 7.8 : Masse d’acier de la superstructure calculée par le bureau d’études


Masse d'Acier
N° Désignation
(Tonne)
1 Dalles en béton armé 1,22
2 Poutrelles en béton armé 1,49
3 Poutres en béton armé 4,19
4 Poteaux en béton armé 0,63
MASSE D’ACIER À METTRE EN
- 7,53
ŒUVRE EN SUPERSTRUCTURE

7.2.3. Masse totale de la superstructure


La masse totale de la superstructure entièrèment en béton armé issue des calculs du bureau
d’études est de 168,56 Tonnes (cf. tableau 7.9).

Tableau 7.9 : Masse totale de la superstructure calculée par le bureau d’études


Volume de Poids Masse
N° Désignation l'élément de Volumique Totale
structure (m3) (kg/m3) (Tonne)
1 Dalles en béton armé 19,38 2500 48,45
2 Poutrelles en béton armé 5,99 2500 14,99
3 Poutres en béton armé 33,56 2500 83,90
4 Poteaux en béton armé 8,49 2500 21,23
- MASSE TOTALE DE LA SUPERSTRUCTURE 168,56

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 146


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d’un bâtiment R+3 à usage administratif

7.2.4. Coût de réalisation de la superstructure


Le déboursé sec en matériaux se chiffre suivant les mêmes hypothèses que celles énoncées au
paragraphe §7.1.4 précédent et s’établit à la somme de 10 153 603 FCFA (cf. Tableau 7.10).

Tableau 7.10 : Déboursé sec en matériaux de la superstructure du bureau d’études


Prix
N° Désignation Unité Quantité Montant
Unitaire
1 Dalles en béton armé ---------------------------------------------------------- 2 510 030
- Béton de classe B25 m3 19,38 102 290 1 982 380
- Acier haute adhérence Tonne 1,22 432 500 527 650
2 Poutrelles en béton armé ----------------------------------------------------- 1 257 628
- Béton de classe B25 m3 5,99 102 290 613 203
- Acier haute adhérence Tonne 1,49 432 500 644 425
3 Poutres en béton armé -------------------------------------------------------- 5 245 027
- Béton de classe B25 m3 33,56 102 290 3 432 852
- Acier haute adhérence Tonne 4,19 432 500 1 812 175
4 Poteaux en béton armé ------------------------------------------------------- 1 140 917
- Béton de classe B25 m3 8,49 102 290 868 442
- Acier haute adhérence Tonne 0,63 432 500 272 475
DÉBOURSÉ SEC EN MATÉRIAUX POUR LA
- 10 153 603
SUPERSTRUCTURE EN BÉTON ARMÉ

A partir du déboursé sec en matériaux et sur la base des autres hypothèses énoncées au §7.1.4,
nous pouvons déduire le coût de réalisation de la superstructure en béton armé issue des
calculs du bureau d’études. Ce coût s’établit à la somme de 13 402 756 FCFA (Tableau 7.11).

Tableau 7.11 : Coût de réalisation de la superstructure calculée par le bureau d’études


Coût de
DS = DS-
DS-mt = DS-mo = FC = Réalisation
DS-mx mx + DS-mt
N° Désignation 5%DS-mx 15%DS-mx 10%DS CR = DS
(FCFA) + DS-mx
(FCFA) (FCFA) (FCFA) + FC
(FCFA)
(FCFA)
1 Dalles en BA 2 510 030 125 502 376 505 3 012 036 301 204 3 313 240
2 Poutrelles en BA 1 257 628 62 881 188 644 1 509 154 150 915 1 660 069
3 Poutres en BA 5 245 027 262 251 786 754 6 294 033 629 403 6 923 436
4 Poteaux en BA 1 140 917 57 046 171 138 1 369 101 136 910 1 506 011
COÛT TOTAL DE RÉALISATION DE LA
- 13 402 756
SUPERSTRUCTURE EN BÉTON ARMÉ

7.2.5. Impact environnemental


Sur la base des hypothèses énoncées au paragraphe §7.1.5, la réalisation de la superstructure
calculée par le bureau d’études génère 70,749 Tonnes eq CO2 de GES (Tableau 7.12).

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Tableau 7.12 : Impact environnemental de la superstructure du bureau d’études

Production Production
Unitaire de Partielle de
N° Désignation Unité Quantité
GES (Tonne GES (Tonne
eq CO2) eq CO2)
1 Dalles en béton armé ----------------------------------------------------- 21,528
- Béton de classe B25 m3 19,38 0,880 17,054
- Acier haute adhérence Tonne 1,22 3,667 4,474
2 Poutrelles en béton armé ------------------------------------------------ 10,739
- Béton de classe B25 m3 5,99 0,880 5,275
- Acier haute adhérence Tonne 1,49 3,667 5,464
2 Poutres en béton armé --------------------------------------------------- 44,898
- Béton de classe B25 m3 33,56 0,880 29,533
- Acier haute adhérence Tonne 4,19 3,667 15,365
4 Poteaux en béton armé -------------------------------------------------- 9,781
- Béton de classe B25 m3 8,49 0,880 7,471
- Acier haute adhérence Tonne 0,63 3,667 2,310

- PRODUCTION TOTALE DE GES (Tonne eq CO2) 86,946

7.3. COMPARAISON ET ANALYSE MULTICRITÈRE DES DEUX VARIANTES DE


STRUCTURE ENTIERÈMENT EN BÉTON ARMÉ

7.3.1. Définition des critères d’évaluation


Plusieurs critères sont à prendre en compte pour aboutir à une évaluation logique des deux
variantes de structure entièrement en béton armé. Il s’agit d’une évaluation basée sur les
avantages et inconvénients concrets associés à l’adoption de l’une ou l’autre des deux
variantes de structure. Après la définition des critères, nous procèderons tout d’abord à une
comparaison des deux variantes pour ensuite les évaluer suivant une analyse multicritère.
Pour cela, nous retiendrons une famille de cinq (05) critères définis et justifiés comme suit :

Volume de béton à mettre en œuvre : Ce critère a une importance à la fois économique


et écologique tout en ayant une certaine influence sur le délai de réalisation de la structure.
Masse d’acier à mettre en œuvre : Ce critère a une importance à la fois économique et
écologique tout en ayant une certaine influence sur le délai de réalisation de la structure.
Masse totale de la structure : Cela permet de juger de la légèreté relative des variantes et
peut inflencer les coûts et délais de réalisation ainsi que l’esthétique de l’ouvrage.

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 148


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Coût de réalisation de la structure : Ce critère est purement d’ordre économique.


Impact environnemental : Ce critère est aujourd’hui devenu déterminant à l’échelle
planétaire pour l’évaluation des activités humaines, y compris celles de construction. Il
permet de juger si une variante de structure est plus ou moins « écologique » que l’autre.

7.3.2. Comparaison des deux variantes de structure


La comparaison se basera sur les éléments de superstructure, pour les mêmes raisons que
celles déjà évoquées au paragraphe §7.2 précédent.

Tableau 7.13 : Comparaison des deux variantes de structure entièrement en BA


Variante 1 : Variante 2 :
Ecart Ecart
Structure en BA Structure en BA
Absolu : Relatif :
Critères de comparaison calculée par le étudiée dans le
Ea = (Var2 Er =
Bureau d'Etudes cadre de ce travail
- Var1) Ea/Var1
(superstructure) (superstructure)
Volume de béton à mettre en
6,74 6,71 -0,04 -0,52%
œuvre (Dizaine de m3)
Masse d'acier à mettre en
7,53 6,33 -1,20 -15,89%
œuvre (Tonne)
Masse totale de la structure
16,86 16,77 -0,09 -0,52%
(Dizaine de Tonne)
Coût de réalisation de la
13,402756 12,672134 -0,730622 -5,45%
structure (Million de FCFA)
Impact Environnemental
8,69 8,22 -0,47 -5,40%
(Dizaine de Tonne eq CO2)

Comparaison des deux variantes de structure


18,00
16,00
14,00
12,00
10,00
8,00
6,00 Variante 1

4,00 Variante 2
2,00
0,00
Volume de béton Masse d'acier à Masse totale de la Coût de Impact
à mettre en œuvre mettre en œuvre structure (Dizaine réalisation de la Environnemental
(Dizaine de m3) (Tonne) de Tonne) structure (Million (Dizaine de
de FCFA) Tonne eq CO2)

Figure 7.1 : Comparaison des deux variantes de structure

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Ecart relatif entre les deux variantes de structure (en %)


Coût de
Volume de béton Masse d'acier à Masse totale de la réalisation de la Impact
à mettre en œuvre mettre en œuvre structure structure Environnemental
0,00%

-2,00%

-4,00%

-6,00%

-8,00% Ecart Relatif


entre les deux
-10,00% variantes de
structure (en %)
-12,00%

-14,00%

-16,00%

-18,00%

Figure 7.2 : Ecart Relatif entre les deux variantes de structure entièrement en BA

Les données du tableau 7.13 et de la figure 7.1 montrent que, suivant l’ensemble des cinq (05)
critères de comparaison retenus, la variante de superstructure entièrement en béton armé
proposée dans le cadre de ce travail (variante n°2) se révèle être plus avantageuse que la
variante de superstructure proposée par le bureau d’études (variante n°1). En effet, la variante
n°2 de superstructure proposée dans le cadre de ce travail consomme moins de béton et
d’acier. Elle se révèle être un peu plus légère que la variante n°1, tout en satisfaisant aux
exigences de résistance, rigidité et stabilité imposées par le règlement de calcul utilisé,
notamment le BAEL 91 revisé 99 (confère Chapitre V). Enfin, sa réalisation s’avère moins
coûteuse au plan économique et plus écologique au plan environnemental.

Cependant, les avantages de la variante n°2 sur celle n°1 n’ont pas la même ampleur ou
pertinence. C’est ce que nous révèle la figure 7.2 ci-dessus. On y constate que la différence
majeure entre les deux variantes de superstructure se situe au niveau de la masse d’acier à
mettre en œuvre ; critère pour lequel l’écart relatif est de -15,80%. Le coût de réalisation
de la structure et son impact environnemental sont les deux autres différences importantes
entre les deux variantes et pour lesquelles les écarts relatifs s’établissent à -5,45% et -5,40%,
respectivement. Enfin, en analysant les deux variantes de superstructure sous les critères de

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 150


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d’un bâtiment R+3 à usage administratif

volume de béton à mettre en œuvre et de masse totale de la structure, l’on se rend compte
qu’elles sont presques équivalentes, en raison de la faible valeur de l’écart relatif qui vaut -
0,52% pour chacun de ces deux critères. On peut donc en déduire que l’économie de béton et
l’allègement de structure que procure la variante n°2 sont relativement moins significatifs, en
comparaison aux trois premiers avantages associés à son adoption.

7.3.3. Elaboration de la matrice de jugements


Pour agréger les différents critères d’évaluation des deux variantes de structure, nous opterons
pour la Méthode WSM (Weight Sum Method) encore appelée Méthode de la Somme des
Notes ou Méthode de la Moyenne Pondérée. Elle fait partie de la famille des méthodes dites
d’agrégation complète. Comme son nom l’indique, elle consiste à faire la somme des notes
obtenues par chaque solution ou variante de structure au regard des critères d’évaluation.
Mais avant, il faudra d’abord définir l’échelle d’annotation qui devra être la même pour tous
les critères. Il faudra également définir les poids relatifs ou « coefficients » des critères pour
tenir compte des contraintes spécifiques de prépondérance de certains critères sur d’autres.

La définition des poids relatifs des critères est un élément délicat du processus d’analyse
multicritère et peut être empreint de subjectivité. Son appréciation peut fortement varier d’une
partie prenante à l’autre, car le poids affecté à un critère traduit généralement le point de vue
et les priorités de la partie qui est à l’origine de cette affectation. Dans le cadre de notre
analyse, nous opterons pour une certaine neutralité dans la définition des poids relatifs des
critères. Pour ce faire, nous affecterons le même poids à chacun des critères, afin de garantir
une certaine objectivité du processus et, par conséquent, des résultats qui en découleront.

Face à chaque critère, nous convenons de noter chaque solution ou variante de structure sur
une échelle de 20 points avec un poids relatif de 20% pour tous les critères. Etant donné que
tous les cinq (05) critères retenus sont quantitatifs, nous choisissons d’attribuer la totalité de la
note (les 20 points) à la variante de structure la plus favorable du point de vue d’un critère
spécifique donné. Ensuite, la note de l’autre variante sera déduite en multipliant les 20 points
par le ratio de la valeur de la variante favorable sur la valeur de la variante défavorable.

Soient « Vf », la valeur de la variante la plus favorable suivant un critère donné et « Ef » son


score non pondéré ; « Vd », la valeur de la variante défavorable suivant le même critère et
« Ed » son score non pondéré. Suivant ce qui vient d’être exposé ci-haut, on aura :

Ef = 20 points ; et Ed = (Vf/Vd) x 20 points.

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 151


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Bien évidemment, le raisonnement précédent n’est valable que lorsque la valeur de la variante
supposée la plus favorable suivant un critère spécifique donné est telle que : Vf < Vd. Mais au
cas où l’on aura Vf > Vd, alors « Ed » vaudra : Ed = (Vd/Vf) x 20 points.

Tableau 7.14 : Matrice de jugements des deux variantes de structure entièrement en BA


Variante 1 : Structure en BA Variante 2 : Structure en BA
Critères Poids calculée par le Bureau étudiée dans le cadre de ce
d'évaluation relatif d'Etudes (superstructure) travail (superstructure)
Score brut Score pondéré Score brut Score pondéré
Volume de béton à
20% 19,90 3,98 20,00 4,00
mettre en œuvre
Masse d'acier à
20% 16,82 3,36 20,00 4,00
mettre en œuvre
Masse totale de la
20% 19,90 3,98 20,00 4,00
structure
Coût de réalisation
20% 18,91 3,78 20,00 4,00
de la structure
Impact
20% 18,92 3,78 20,00 4,00
Environnemental
SCORE GLOBAL 100% 94,44 18,89 100,00 20,00

7.3.4. Evaluation des deux variantes de structure


Le tableau 7.14 nous montre que, suivant les cinq critères d’évaluation retenus, la variante de
superstructure entièrement en béton armé proposée dans le cadre de ce travail (variante n°2)
obtient un socre global plus élevé que la variante de superstructure proposée par le bureau
d’études (variante n°1). On peut donc en déduire qu’elle est la plus avantageuse. Cependant,
la faible différence de score global entre les deux variantes (20,00 points – 18,89 points =
1,11 points) nous pousse à considérer les avantages associés à la variante n°2 avec une
certaine modération. Car avec des scores aussi serrés (environs 1 point d’écart), nous sommes
tentés de conclure que, globalement, les deux variantes tendent à s’équivaloir entre elles. Bien
entendu, ceci n’est vrai que suivant les hypothèses émises sur les poids relatifs des crtières.
Dès que les considérations sur les poids relatifs des crtières changent, alors les résultats et les
conclusions de l’analyse multicritère changeront également. Si nous décidions de donner un
poids plus important au critère de la masse d’acier à mettre en œuvre par exemple, nous
aboutirions à une différence de score beaucoup plus pronconcée entre les deux variantes.
Dans de telles conditions, la tendance à l’équivalence des deux variantes pourrait s’estomper
au profit d’une décision beaucoup plus tranchée en faveur de la variante n°2.

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 152


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CHAPITRE VIII :
ANALYSE ET DISCUSSION DES RÉSULTATS
DU CALCUL DE LA STRUCTURE DANS LE
CAS D’UNE OSSATURE ASSOCIANT BÉTON
ARMÉ & BÉTON PRÉCONTRAINT

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 153


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8.1. ANALYSE DES RÉSULTATS DE CALCUL DE LA STRUCTURE ASSOCIANT


BÉTON ARMÉ & BÉTON PRÉCONTRAINT

8.1.1. Volume de béton à mettre en œuvre


Le volume total de béton à mettre en œuvre pour la réalisation de la structure associant béton
armé et béton précontraint est de 50,03 m3 en superstructure et 9,03 m3 en infrastructure ;
soit un total de 59,06 m3 pour l’ensemble de la structure (cf. tableau 8.1).

Tableau 8.1 : Volume de béton à mettre en œuvre pour la structure associant BA & BP
Volume de
N° Désignation
béton (m3)
A-0 Superstructure
A-1 Dalles en béton armé 21,80
A-2 Poutrelles en béton armé 4,84
A-3 Poutres en béton armé 2,01
A-4 Poutres en béton précontraint 12,95
A-5 Poteaux en béton armé 8,42
- Total Béton Superstructure 50,03
B-0 Infrastructure
B-1 Semelles isolées en béton armé 9,04
- Total Béton Infrastructure 9,03
- VOLUME TOTAL DE BÉTON À METTRE EN ŒUVRE 59,06

8.1.2. Masse d’acier à mettre en œuvre


La masse d’acier à haute adhérence à mettre en œuvre pour la réalisation de la structure
associant béton armé et béton précontraint est de 3,62 Tonnes et celle d’acier de précontrainte
est de 1,11 Tonnes ; soit une masse totale de 4,73 Tonnes d’acier à mettre en œuvre en
superstructure contre 0,23 Tonnes en infrastructure. La masse totale d’acier à mettre en
œuvre pour l’ensemble de la structure s’élève dès lors à 4,96 Tonnes (cf. tableau 8.2).

Tableau 8.2 : Masse d’acier à mettre en œuvre pour la structure associant BA & BP
Masse d'Acier
N° Désignation
(Tonne)
A-0 Acier Haute Adhérence en Superstructure
A-1 Dalles en béton armé 1,09
A-2 Poutrelles en béton armé 0,99
A-3 Poutres en béton armé 0,36
A-4 Poutres en béton précontraint 0,61
A-5 Poteaux en béton armé 0,57
- Total Acier Haute Adhérence en Superstructure 3,62

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B-0 Acier de Précontrainte en Superstructure


B-1 Câbles de précontrainte 1,11
- Total Acier de Précontrainte en Superstructure 1,11
C-0 Acier Haute Adhérence en Infrastructure
C-1 Semelles isolées en béton armé 0,23
- Total Haute Adhérence en Infrastructure 0,23
- MASSE TOTALE D'ACIER À METTRE EN ŒUVRE 4,96

8.1.3. Masse totale de la structure


La masse totale de la structure associant béton armé et béton précontraint est de 125,07
Tonnes en superstructure et 22,59 Tonnes en infrastructure ; soit un total de 147,66
Tonnes pour l’ensemble de la structure (cf. tableau 8.3).

Tableau 8.3 : Masse totale de la structure associant BA & BP


Volume de Poids Masse
N° Désignation l'élément de Volumique Totale
structure (m3) (kg/m3) (Tonne)
A-0 Superstructure
A-1 Dalles en béton armé 21,80 2500 54,51
A-2 Poutrelles en béton armé 4,84 2500 12,11
A-3 Poutres en béton armé 2,01 2500 5,03
A-4 Poutres en béton précontraint 12,95 2500 32,36
A-5 Poteaux en béton armé 8,42 2500 21,06
- Total Superstructure 125,07
B-0 Infrastructure
B-1 Semelles isolées en béton armé 9,04 2500 22,59
- Total Infrastructure 22,59
- MASSE TOTALE DE LA STRUCTURE 147,66

8.1.4. Coût de réalisation de la structure


Le déboursé sec en matériaux se chiffre suivant les mêmes hypothèses que celles énoncées au
paragraphe §7.1.4 précédent et s’établit à la somme de 8 475 640 FCFA (cf. Tableau 8.4).

Tableau 8.4 : Déboursé sec en matériaux de la structure associant BA & BP


Prix
N° Désignation Unité Quantité Montant
Unitaire
A-0 Superstructure
A-1 Dalles en béton armé ------------------------------------------------------------------ 2 702 814
- Béton de classe B25 m3 21,80 102 290 2 230 273
- Acier haute adhérence Tonne 1,09 432 500 472 541
A-2 Poutrelles en béton armé ------------------------------------------------------------- 924 231

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 155


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

- Béton de classe B25 m3 4,84 102 290 495 472


- Acier haute adhérence Tonne 0,99 432 500 428 759
A-3 Poutres en béton armé ---------------------------------------------------------------- 363 493
- Béton de classe B25 m3 2,01 102 290 205 756
- Acier haute adhérence Tonne 0,36 432 500 157 737
A-4 Poutres en béton précontraint ------------------------------------------------------ 2 354 677
- Béton de classe B45 m3 12,95 107 893 1 396 675
- Acier de précontrainte Tonne 1,11 865 000 958 002
A-5 Poteaux en béton armé --------------------------------------------------------------- 1 107 370
- Béton de classe B25 m3 8,42 102 290 861 589
- Acier haute adhérence Tonne 0,57 432 500 245 781
- Total Superstructure 7 452 586
B-0 Infrastructure
B-1 Semelles isolées en béton armé ------------------------------------------------------ 1 023 054
- Béton de classe B25 m3 9,04 102 290 924 292
- Acier haute adhérence Tonne 0,23 432 500 98 761
- Total Infrastructure 1 023 054
- DÉBOURSÉ SEC EN MATÉRIAUX 8 475 640

A partir du déboursé sec en matériaux et sur la base des autres hypothèses énoncées au §7.1.4,
nous pouvons déduire le coût de réalisation de la structure associant béton armé et béton
précontraint. Ce coût s’établit à la somme de 11 705 874 FCFA (Tableau 8.5). Certaines
hypthèses ont été actualisées pour les poutres en béton précontraint afin de tenir compte des
particularités de leur réalisation. Ainsi, on a : DS-mt = 10%DS-mx et DS-mo = 30%DS-mx.

Tableau 8.5 : Coût de réalisation de la structure associant BA & BP


DS = DS- Coût de
FC =
DS-mx DS-mt DS-mo mx + DS-mt Réalisation
N° Désignation 10%DS
(FCFA) (FCFA) (FCFA) + DS-mx CR = DS +
(FCFA)
(FCFA) FC (FCFA)
A-0 Superstructure
A-1 Dalles en BA 2 702 814 135 141 405 422 3 243 377 324 338 3 567 715
A-2 Poutrelles en BA 924 231 46 212 138 635 1 109 077 110 908 1 219 985
A-3 Poutres en BA 363 493 18 175 54 524 436 192 43 619 479 811
A-4 Poutres en BP 2 354 677 235 468 706 403 3 296 548 329 655 3 626 203
A-5 Poteaux en BA 1 107 370 55 368 166 105 1 328 844 132 884 1 461 728
- Total "A-0" 7 452 586 490 363 1 471 089 9 414 039 941 404 10 355 443
B-0 Infrastructure
B-1 Semelles en BA 1 023 054 51 153 153 458 1 227 665 122 766 1 350 431
- Total "B-0" 1 023 054 51 153 153 458 1 227 665 122 766 1 350 431
- COÛT TOTAL DE RÉALISATION DE LA STRUCTURE EN « BA+BP » 11 705 874

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d’un bâtiment R+3 à usage administratif

8.1.5. Impact environnemental


Sur la base des hypothèses énoncées au paragraphe §7.1.5, la structure associant béton armé et
béton précontraint génère 67,937 Tonnes eq CO2 de GES pour sa réalisation (Tableau 8.6).

Tableau 8.6 : Impact environnemental de la structure associant BA & BP


Production Production
Unitaire de Partielle de
N° Désignation Unité Quantité
GES (Tonne GES (Tonne
eq CO2) eq CO2)
A-0 Superstructure
A-1 Dalles en béton armé ------------------------------------------------------------ 23,194
- Béton de classe B25 m3 21,80 0,880 19,187
- Acier haute adhérence Tonne 1,09 3,667 4,006
A-2 Poutrelles en béton armé ------------------------------------------------------- 7,898
- Béton de classe B25 m3 4,84 0,880 4,263
- Acier haute adhérence Tonne 0,99 3,667 3,635
A-3 Poutres en béton armé ---------------------------------------------------------- 3,108
- Béton de classe B25 m3 2,01 0,880 1,770
- Acier haute adhérence Tonne 0,36 3,667 1,337
A-4 Poutres en béton précontraint ------------------------------------------------ 15,453
- Béton de classe B45 m3 12,95 0,880 11,392
- Acier de précontrainte Tonne 1,11 3,667 4,061
A-5 Poteaux en béton armé --------------------------------------------------------- 9,496
- Béton de classe B25 m3 8,42 0,880 7,412
- Acier haute adhérence Tonne 0,57 3,667 2,084
- Total Superstructure 59,148
B-0 Infrastructure
B-1 Semelles isolées en béton armé ----------------------------------------------- 8,789
- Béton de classe B25 m3 9,04 0,880 7,952
- Acier haute adhérence Tonne 0,23 3,667 0,837
- Total Infrastructure 8,789
- PRODUCTION TOTALE DE GES (Tonne eq CO2) 67,937

8.2. COMPARAISON ET ANALYSE MULTICRITÈRE DES DEUX VARIANTES DE


STRUCTURES (« BÉTON ARMÉ SEUL » D’UNE PART ET « ASSOCIATION
BÉTON ARMÉ & BÉTON PRÉCONTRAINT » D’AUTRE PART)

8.2.1. Définition des critères d’évaluation


Comme nous l’avons déjà exposé au paragraphe §7.3.1 du chapitre VII, plusieurs critères sont
à prendre en compte pour aboutir à une évaluation logique des deux variantes de structure, à
la savoir : i°) la structure entièrement en béton armé ; ii°) la structure associant béton armé et
béton précontraint. Pour cette fois-ci, nous ajouterons trois (03) nouveaux critères à la famille

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de cinq (05) critères déjà retenue au chapitre VII. Les analyses et comparaisons seront donc
conduites ici suivant une famille de huit (08) critères définis et justifiés comme suit :

Volume de béton à mettre en œuvre : Ce critère a une importance à la fois économique


et écologique tout en ayant une certaine influence sur le délai de réalisation de la structure.
Masse d’acier à mettre en œuvre : Ce critère a une importance à la fois économique et
écologique tout en ayant une certaine influence sur le délai de réalisation de la structure.
Masse totale de la structure : Cela permet de juger de la légèreté relative des variantes et
peut inflencer les coûts et délais de réalisation ainsi que l’esthétique de l’ouvrage.
Coût de réalisation de la structure : Ce critère est purement d’ordre économique.
Impact environnemental : Ce critère est aujourd’hui devenu déterminant à l’échelle
planétaire pour l’évaluation des activités humaines, y compris celles de construction. Il
permet de juger si une variante de structure est plus ou moins « écologique » que l’autre.
Disponibilité des matériaux : Ce critère a une importance d’ordre économique. En effet,
les câbles d’acier à haute limite élastique spécialement homologués pour la précontrainte
ne sont pas produites localement et ont donc besoin d’être importés pour la circonstance.
Technicité des entreprises locales : Ce critère définit si la réalisation de la variante de
structure retenue est courante ou nouvelle pour les entreprises locales de construction.
Durabilité de la structure : Ce critère est relatif à la pérennité de la structure, surtout au
niveau des pièces sujettes à des contraintes de traction au sein de son matériau constitutif.

8.2.2. Comparaison des deux variantes de structure


La comparaison prendra en compte cette fois-ci l’ensemble de la structure (infrastructure et
superstructure), contrairement à ce qui a été fait au chapitre VII. Nous regrouperons les
critères d’évaluation et de comparaison définis au paragraphe §8.2.1 ci-dessus en deux
différentes catégories à savoir : les critères quantitatifs constitués des cinq (05) premiers
critères de la liste ; les critères qualitatifs constitués des trois (03) derniers critères de la liste.

Tableau 8.7 : Comparaison quantitative des deux variantes de structure


Variante 2 : Variante 3 : Ecart Ecart
Structure en BA Structure associant Absolu : Ea Relatif :
Critères de comparaison
seul (étudiée dans BA et BP (étudiée = (Var3 - Er =
ce travail) dans ce travail) Var2) Ea/Var2
Volume de béton à mettre en
6,71 5,91 -0,80 -11,94%
œuvre (Dizaine de m3)
Masse d'acier à mettre en
6,33 4,96 -1,38 -21,71%
œuvre (Tonne)

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Masse totale de la structure


16,77 14,77 -2,00 -11,94%
(Dizaine de Tonne)
Coût de réalisation de la
12,672134 11,705874 -0,966 -7,63%
structure (Million de FCFA)
Impact Environnemental
8,22 6,79 -1,43 -17,40%
(Dizaine de Tonne eq CO2)

18,00
16,00
14,00
12,00
10,00
8,00
Variante 2
6,00
Variante 3
4,00
2,00
0,00
Volume de béton Masse d'acier à Masse totale de la Coût de Impact
à mettre en œuvre mettre en œuvre structure (Dizaine réalisation de la Environnemental
(Dizaine de m3) (Tonne) de Tonne) structure (Million (Dizaine de Tonne
de FCFA) eq CO2)

Figure 8.1 : Comparaison quantitative des deux variantes de structure

Coût de
Volume de béton Masse d'acier à Masse totale de la réalisation de la Impact
à mettre en œuvre mettre en œuvre structure structure Environnemental
0,00%

-5,00%

-10,00%
Ecart Relatif
entre les deux
-15,00% variantes de
structure (en %)

-20,00%

-25,00%

Figure 8.2 : Ecart Relatif entre les deux variantes de structure sur les critères quantitatifs

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Tableau 8.8 : Comparaison qualitative des deux variantes de structure


Critères Variante 2 : Structure entièrement Variante 3 : Structure associant
d'évaluation en BA (étudiée dans ce travail) BA et BP (étudiée dans ce travail)
Disponibilité Matériaux disponibles et facilement Nécessité d'importer les câbles et
des matériaux accessibles sur place accessoires de précontrainte
Pas ou très peu d'expérience des
Technicité des Technique de construction assez entreprises locales en précontrainte.
entreprises courante et bien maîtrisée par les Nécessité d'importer de la
locales entreprises locales compétence pour la mise en œuvre
de la précontrainte
Bonne durabilité (malgré la présence Très bonne durabilité (absence de
Durabilité de
de contrainte de traction dans les contrainte de traction dans les
la structure
poutres et autres pièces fléchies) poutres en situation d’exploitation)

Les données du tableau 8.7 illustrées par les figures 8.1 et 8.2 montrent que, suivant
l’ensemble des cinq (05) critères quantitatifs de comparaison, la variante de structure
associant béton armé & béton précontraint (variante n°3) se révèle être plus avantageuse que
la variante de structure entièrement en béton armé (variante n°2). En effet, la variante n°3
consomme moins de béton et d’acier. Elle se révèle être plus légère que la variante n°2, tout
en satisfaisant aux exigences de résistance, rigidité et stabilité imposées par les règlements
utilisés, notamment BAEL et BPEL 91 révisés 99 (cf. Chapitre VI). Enfin, sa réalisation
s’avère moins coûteuse au plan économique et plus écologique au plan environnemental.

Cependant, les avantages quantitatifs de la variante n°3 sur celle n°2 n’ont pas la même
ampleur ou pertinence. C’est ce que nous révèle la figure 8.2 précédente. On y constate que la
différence majeure entre les deux variantes de structure se situe au niveau de la masse d’acier
à mettre en œuvre ; critère pour lequel l’écart relatif est de -21,71%. L’impact
environnemental se positionne comme étant le deuxième critère de différenciation des deux
variantes de structure, avec un écart relatif de -17,40%. Viennent ensuite les critères de
volume de béton à mettre en œuvre et de masse totale de la structure, pour chacun
desquels l’écart relatif vaut 11,94%. Enfin, de tous les critères quantitatifs, celui qui présente
le plus faible écart relatif entre les deux variantes de structure est le coût de réalisation, avec
un taux de -7,63%. On peut donc en déduire que la réduction du coût de réalisation n’est
pas l’avantage majeur du recours au béton précontraint comme matériau alternatif au
béton armé pour la réalisation de la structure étudiée. Car suivant certaines configurations
de la structure, le coût de réalisation pourrait aisément basculer en défaveur du béton
précontraint. Parmi tous les critères, celui économique se révèle donc être le paramètre qui
confère un avantage fragile voire nul à la variante associant béton armé & béton précontraint.

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Le tableau 8.8 nous fournit une comparaison qualitative des deux variantes de structure selon
les trois (03) critères qualitatifs définis au §8.2.1. Ainsi, pour le critère de disponibilité des
matériaux, la variante n°2 se révèle être plus avantageuse que celle n°3. Il en est de même
pour le critère de technicité des entreprises locales. Mais au regard du critère de durabilité
de la structure, la variante n°3 l’emporte dans une moindre mesure sur celle n°2.

8.2.3. Elaboration de la matrice de jugements


Nous suivrons la même méthodologie que celle adoptée au paragraphe §7.3.3 pour
l’élaboration de la matrice de jugements des deux variantes de structure. Ainsi, pour chaque
critère, quantitatif ou qualitatif, nous convenons de noter chaque alternative ou variante de
structure sur une échelle de 20 points avec un poids relatif de 12,5% pour chacun des huit
(08) critères. Pour le jugement des variantes suivant les critères quantitatifs, nous adopterons
la méthodologie déjà décrite au chapitre VII. Pour les critères qualitatifs, la totalité de la note
(20 points) sera également accordée à la variante la plus favorable suivant un critère donné.
La note de la deuxième variante, la moins favorable, sera alors décidée en appréciant l’écart
entre le désavantage qui lui est associé et l’avantage associé à la variante la plus favorable.

Tableau 8.9 : Matrice de jugements des deux variantes de structure « BA » et « BA+BP »


Variante 2 : Structure Variante 3 : Structure
Poids entièrement en BA (étudiée associant BA et BP (étudiée
Critères d'évaluation dans ce travail) dans ce travail)
relatif
Score brut Score pondéré Score brut Score pondéré
Volume de béton à
12,50% 17,61 2,20 20,00 2,50
mettre en œuvre
Masse d'acier à
12,50% 15,66 1,96 20,00 2,50
mettre en œuvre
Masse totale de la
12,50% 17,61 2,20 20,00 2,50
structure
Coût de réalisation
12,50% 18,47 2,31 20,00 2,50
de la structure
Impact
12,50% 16,52 2,06 20,00 2,50
Environnemental
Disponibilité des
12,50% 20,00 2,50 16,00 2,00
matériaux
Technicité des
12,50% 20,00 2,50 16,00 2,00
entreprises locales
Durabilité de la
12,50% 16,00 2,00 20,00 2,50
structure
SCORE GLOBAL 100% 141,88 17,73 152,00 19,00

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8.2.4. Evaluation des deux variantes de structure


Le tableau 8.9 nous montre que, suivant l’ensemble des huit critères d’évaluation retenus, la
variante de structure associant béton armé & béton précontraint (variante n°3) obtient un
score global plus élevé que la variante de structure entièrement en béton armé (variante n°2).
On peut donc en déduire qu’elle est la plus avantageuse. Cependant, la faible différence de
score global entre les deux variantes (19,00 points – 17,73 points = 1,27 points) nous pousse
à considérer les avantages associés à la variante n°3 avec une certaine modération. Car avec
des scores aussi serrés (approximativement 1 point d’écart sur une échelle de 20 points), nous
sommes tentés de conclure que, globalement, les deux variantes tendent à s’équivaloir entre
elles. Bien entendu, ceci n’est vrai que suivant les hypothèses émises sur les poids relatifs des
critères. Dès que les considérations sur les poids relatifs des critères changent, alors les
résultats et les conclusions de l’analyse multicritère changeront également.

Si nous décidions de donner un poids plus important au critère de la masse d’acier à mettre
en œuvre et à celui de l’impact environnemental par exemple, nous aboutirions à une
différence de score beaucoup plus prononcée entre les deux variantes. Dans de telles
conditions, la tendance à l’équivalence des variantes pourrait s’estomper pour une décision
bien plus tranchée en faveur de la variante n°3 associant béton armé & béton précontraint.

De même, si nous décidions de donner un poids excessif au critère de disponibilité des


matériaux et à celui de technicité des entreprises locales par exemple, nous aboutirions à
une inversion de l’ordre de classement des variantes ; la variante n°2 de structure entièrement
en béton armé supplantant celle n°3 de structure associant béton armé & béton précontraint.

Tout dépend donc de l’importance relative que revêt chacun des critères d’évaluation aux
yeux des décideurs finaux du projet de construction pour lequel le recours à la précontrainte
est envisagé comme alternative à d’autres matériaux de structure.

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 162


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CONCLUSION GÉNÉRALE ET PERSPECTIVES


L’objectif général initialement visé par la présente étude était de mettre en évidence l’utilité
de la précontrainte dans le dimensionnement des bâtiments de moyenne ou grande envergure
constitués d’éléments structuraux de moyenne ou grande portée. Le projet de construction du
bâtiment R+3 de l’hôtel de ville de la Mairie de Sème-Podji nous a servi de base pour
l’application des codes et règlements de calcul du béton armé et du béton précontraint. Pour
des raisons d’ordre méthodologique, l’étude a été circonscrite plus spécifiquement à la
structure porteuse du bloc abritant la salle de conférence du bâtiment, en raison des grandes
portées de ses éléments. Après conception et modélisation, le dimensionnement a d’abord été
réalisé avec l’alternative du béton armé comme matériau de structure.

Ce premier aspect de l’étude nous a permis de confronter nos résulats à ceux obtenus par le
bureau d’études en charge de l’élaboration du dossier d’exécution du projet. Il ressort de
l’analyse multicritère menée à cette étape que la superstructure en béton armé proposée dans
le cadre de ce travail se révèle être un peu plus avantageuse que celle proposée par le bureau
d’études. Toutefois, le faible écart de score qu’il y a eu entre les deux variantes de structure à
l’issue de l’analyse multicritère nous conduit à conclure qu’elles tendent globalement à
s’équivaloir entre elles. Tout dépend en réalité des priorités des décideurs finaux ; lesquelles
priorités se réflètent sur les poids relatifs attribués à chacun des critères d’évaluation.

Le deuxième aspect de l’étude a porté sur la variante de dimensionnement avec le recours au


béton précontraint comme matériau de structure. Evaluée suivant une famille de huit (08)
critères, la variante de structure associant béton armé & béton précontraint s’est montrée
nettement plus avantageuse que celle entièrement en béton armé sur un ensemble de six (06)
critères. Le principal avantage quantitatif lié au recours au béton précontraint consiste en une
« réduction de la masse d’acier à mettre en œuvre » pour la réalisation de la structure. Le
deuxième avantage quantitatif qui découle de l’intégration du béton précontraint dans la
structure est d’ordre environnemental, avec une importante « réduction des émissions de gaz à
effet de serre » (GES) qui lui sont imputables. La « réduction du volume de béton à mettre en
œuvre » et « l’allègement de la structure » se positionnent comme étant les troisième et
quatrième avantages quantitatifs du recours au béton précontraint, en termes d’importance.
Vient en dernière position la « réduction du coût de réalisation », avec un plus faible écart
relatif entre les deux variantes de structure ; ce qui nous conduit à conclure que la réduction
du coût de réalisation n’est pas l’avantage majeur du recours au béton précontraint comme

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 163


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matériau alternatif au béton armé pour la réalisation d’une structure donnée. Le dernier
avantage du béton précontraint sur le béton armé se révèle à l’aune du critère qualitatif de la
« durabilité de la structure ». Cependant, suivant les deux derniers critères qualitatifs de
« disponibilité des matériaux de construction » et de « technicité des entreprises locales », la
structure en béton armé l’emporte sur celle associant béton armé et béton précontraint.

Les résultats de l’analyse multicritère nous montrent que, malgré les deux limites qui lui sont
traditionnellement associées, à savoir « indisponibilité des matériaux de construction » et «
manque de technicité des entreprises locales », le recours au béton précontraint s’avère
globalement plus avantageux comme alternative au béton armé classique pour l’optimisation
de la structure étudiée. Cette étude nous montre à quel point il est important pour le
concepteur de prendre en compte de façon objective tous les critères pertinents de décision,
lorsqu’il s’agit d’évaluer les différentes variantes envisageables pour une structure donnée.

Cette étude n’a pas la prétention d’avoir couvert tous les aspects du vaste sujet du recours à la
précontrainte dans le dimensionnement des structures de bâtiment. Elle s’est bornée à la
substitution du béton précontraint au béton armé comme matériau constitutif de certaines
poutres de la structure étudiée. En guise de perspectives, des études ultérieures pourraient
s’intéresser à l’emploi du béton précontraint comme matériau constitutif d’autres éléments de
structures tels les planchers de bâtiment, les fondations sur radier général, … D’autres études
pourraient également tenter de formuler des approches de solutions aux problèmes
d’indisponibilité des matériaux de construction et de manque de technicité des entreprises
locales qui inhibent la vulgarisation du recours au béton précontraint dans les structures de
bâtiment de moyenne et grande envergure exécutées au Bénin et en Afrique de l’Ouest.

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page 164


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
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BIBLIOGRAPHIE
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Chaussées, Paris

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SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page xv


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

TABLE DES MATIÈRES


SOMMAIRE ………………………………………………………………………………… ii

DÉDICACES ……………………………………………………………………………….. iii

REMERCIEMENTS …………………………………………………………………..…... iv

LISTE DES ABRÉVIATIONS …...……………………………………….......................... vi

LISTE DES FIGURES ……………………………………………………………….….... vii

LISTE DES TABLEAUX ……………………………………………………………….…. ix

RÉSUMÉ ………………………………………………………………………………….. xiii

ABSTRACT ……………………………………………………………………………….. xiv

INTRODUCTION GÉNÉRALE …………………………………………………………... 1

HYPOTHÈSES DE L’ÉTUDE …………………..………………………………………… 3

1ÈRE PARTIE : GÉNÉRALITES SUR LES MATÉRIAUX BÉTON ARMÉ & BÉTON
PRÉCONTRAINT ET REVUE DE LITTÉRATURE …………………………………… 4

Chapitre I : Généralités sur le béton armé ………………………………………………...... 5


1.1. Historique du béton armé ………………………………………………………………... 6
1.2. Principe de fonctionnement du béton armé ……………………………………………… 7
1.3. Caractéristiques mécaniques des matériaux ……………………………………………... 8
1.3.1. Le béton …………………………………………………………………………………… 8
1.3.2. Les aciers d’armature …………………………………………………………………. 11
1.3.3. L’adhérence acier-béton ……………………………………………………………… 12
1.4. Principe de calcul aux états limites …………………………………………………….. 14
1.5. Dispositions constructives en béton armé ……………………………………………… 16
1.6. Codes et règlements de calcul du béton armé ………………………………………….. 17

Chapitre II : Généralités sur le béton précontraint ……………………………………….. 18


2.1. Historique de la précontrainte ………………………………………………………….. 19
2.2. Principe du béton précontraint …………………………………………………………. 20
2.3. Caractéristiques mécaniques particulières des matériaux …………………..……..…… 21

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page xvi


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2.3.1. Aciers pour armatures actives ……………………………………………….………. 21


2.3.2. Aciers pour armatures passives ……………………………………………....……… 24
2.3.3. Béton à soumettre à la précontrainte ……………………………………………….. 24
2.4. Modalités d’introduction de la précontrainte …………………………………………... 25
2.4.1. Précontrainte par pré tension ………………………………………………………... 25
2.4.2. Précontrainte par post tension ……………………………………………………….. 27
2.4.3. Comparaison des deux procédés ………………………………….…………………. 29
2.5. Avantages et inconvénients de la précontrainte ………………………….…………….. 29
2.6. Aperçu de quelques systèmes de précontrainte …………………….………..…………. 30
2.7. Domaines d’application du béton précontraint ……………………………..………….. 30
2.8. Codes et règlements de calcul du béton précontraint ………………..…………………. 30

Chapitre III : Revue de littérature sur la précontrainte dans le bâtiment …………….….. 31


3.1. Historique du recours à la précontrainte en bâtiment ………………………………....... 32
3.2. Eléments de structures susceptibles de précontrainte en bâtiment ……………………... 34
3.3. Principaux modes de précontrainte des structures de bâtiment ………………………... 35
3.3.1. La précontrainte par pré tension en bâtiment………………………………..…….. 35
3.3.2. La précontrainte par post tension en bâtiment ………………………….…………. 35
3.3.3. Avantages comparatifs de chaque mode ……………………………….…………… 36
3.4. Configurations structurales adaptées à la précontrainte en bâtiment …………………... 36
3.5. Principaux avantages de la précontrainte en bâtiment ………………………………..... 37

2ÈME PARTIE : PRÉSENTATION DU PROJET ET DIMENSIONNEMENT DE LA


STRUCTURE EN BÉTON ARMÉ & BÉTON PRÉCONTRAINT ………………….... 39

Chapitre IV : Présentation du projet de construction du bâtiment R+3 de l’hôtel de ville de


la Mairie de Sèmè-Podji ……………………………………………………………………. 40
4.1. Description générale du projet …………………………………………………………. 41
4.2. Configuration architecturale ………………………………………………………….... 41
4.3. Caractéristiques géométriques …………………………………………………….…… 47
4.4. Site d’implantation et destination ……………………………………………………… 50
4.5. Description du système structural ……………………………………………………… 51
4.6. Ouvrage spécifique étudié sur le projet ………………………………………………… 52

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page xvii


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

Chapitre V : Dimensionnement de la structure dans le cas d’une ossature entièrement


béton armé ……………………………………………………………………………..…… 54
5.1. Caractéristiques des matériaux & autres hypothèses de calcul ………………………… 55
5.1.1. Caractéristiques du béton …………………………………………………………….. 55
5.1.2. Caractéristiques de l’acier ………………………………………………………….... 55
5.1.3. Autres hypothèses de calcul ………………………………………………………….. 55
5.2. Conception de la structure, descente des charges et calcul des sollicitations ………….. 56
5.2.1. Conception et prédimensionnement de la structure ……………………………..… 56
5.2.2. Modélisation de la structure et descente des charges …………………………….. 62
5.2.3. Combinaison d’actions et calcul des sollicitations ………………………………... 65
5.3. Dimensionnement des éléments porteurs de la superstructure ……………………….... 70
5.3.1. Dimensionnement des planchers …………………………………………………….. 70
5.3.2. Dimensionnement des poutres ……………………………………………………..… 79
5.3.3. Dimensionnement des poteaux ………………………………………………….……. 87
5.4. Conception et dimensionnement des éléments de fondation ……………………….….. 92
5.4.1. Analyse des résultats d’étude de sol ……………………………………………….... 92
5.4.2. Choix du type de fondation et hypothèses de calcul …………………………….… 94
5.4.3. Prédimensionnement, vérification de stabilité et dimensionnement …………….. 95

Chapitre VI : Dimensionnement de la structure dans le cas d’une ossature associant béton


armé & béton précontraint …………………………………………………………….…. 102
6.1. Caractéristiques des matériaux & autres hypothèses de calcul ………………………. 103
6.1.1. Caractéristiques du béton …………………………………………………………... 103
6.1.2. Acier de précontrainte …………………………………………………………….… 103
6.1.3. Acier ordinaire …………………………………………………………………..…… 104
6.1.4. Autres hypothèses de calcul ………………………………………………….……... 104
6.2. Conception de la structure associant béton armé & béton précontraint …….………… 105
6.3. Dimensionnement des éléments de superstructure en béton précontraint …………….. 106
6.3.1. Evaluation des charges et surcharges agissant sur les poutres ………………... 107
6.3.2. Moments maximaux et minimaux agissant sur les poutres ……………………... 107
6.3.3. Contraintes limites aux fibres supérieures et inférieures du béton ..…………... 108
6.3.4. Prédimensionnement du coffrage des poutres (section minimale de béton) ….. 111
6.3.5. Caractéristiques géométriques des sections des poutres ……………..………... 113
6.3.6. Calcul des poids propres des poutres et réévaluation des moments ………….. 113

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page xviii


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

6.3.7. Evaluation de la précontrainte et détermination de la nature des sections ...... 114


6.3.8. Calcul de l’excentricité de la précontrainte …………………………………….... 115
6.3.9. Détermination de la valeur de la force de précontrainte ……………………….. 116
6.3.10. Dimensionnement des câbles de précontrainte ……………………….…..…..... 116
6.3.11. Position des gaines dans la section la plus sollicitée et excentricité limite …. 117
6.3.12. Tracé du câble moyen fictif ……………………………………………………...... 118
6.3.13. Définition des sections en tenant compte des valeurs de l’excentricité …....... 120
6.3.14. Calcul des pertes de précontraintre et déduction des contraintes finales …... 122
6.3.15. Vérifications à l’ELS en situation d’exécution ……………………………..…... 128
6.3.16. Vérifications à l’ELS en situation d’exploitation ………………………………. 129
6.3.17. Calcul des armatures de peau …………………………………………………….. 133
6.3.18. Calcul du ferraillage minimal …………………………………………………….. 133
6.4. Dimensionnement des éléments de superstructure en béton armé ………..……….….. 135
6.4.1. Dimensionnement des planchers …………………………………………………… 135
6.4.2. Dimensionnement des poutres BA ………………………………………………..... 135
6.4.3. Dimensionnement des poteaux ……………………………………………………… 135
6.5. Dimensionnement des éléments de fondation en béton armé …………………….…... 136
6.5.1. Choix du type de fondation et hypothèses de calcul ……………………………... 136
6.5.2. Prédimensionnement, vérification de stabilité et dimensionnement …………… 137

3ÈME PARTIE : ANALYSE ET DISCUSSION DES RÉSULTATS ………………… 139

Chapitre VII : Analyse et discussion des résultats de calcul de la structure dans le cas d’une
ossature entièrement en béton armé …………………………………………………...…. 140
7.1. Analyse des résultats du calcul en BA réalisé dans le cadre de ce travail ……...…….. 141
7.1.2. Volume de béton à mettre en œuvre .……………………………………………….. 141
7.1.2. Masse d’acier à mettre en œuvre …….……………………..……………………… 141
7.1.3. Masse totale de la structure ……...…………………...……..……………………... 142
7.1.4. Coût de réalisation de la structure ……...……………..…………………………... 142
7.1.5. Impact environnemental …………………...……………..…………………………. 144
7.2. Analyse des résultats du calcul en BA réalisé par le bureau d’études ……...………… 145
7.2.1. Volume de béton à mettre en œuvre en superstructure .…………………………. 146
7.2.2. Masse d’acier à mettre en œuvre en superstructure .……………...…………...... 146
7.2.3. Masse totale de la superstructure .……………………………..…………………... 146

SEMAKO Serge Gislain Nouéssêwa Page xix


Utilité de la précontrainte dans le dimensionnement
d’un bâtiment R+3 à usage administratif

7.2.4. Coût de réalisation de la superstructure .……………..…………………………... 147


7.2.5. Impact environnemental …………………...……………..…………………………. 147
7.3. Comparaison et analyse multicritère des deux variantes de structure en béton armé .... 148
7.3.1. Définition des critères d’évaluation ….……………………………………………. 148
7.3.2. Comparaison des deux variantes de structure ……………………………………. 149
7.3.3. Elaboration de la matrice de jugements .………………………………………….. 151
7.3.4. Evaluation des deux variantes de structure ……………………………….……… 152

Chapitre VIII : Analyse et discussion des résultats du calcul de la structure dans le cas
d’une ossature associant béton armé & béton précontraint ……………………………... 153
8.1. Analyse des résultats de calcul de la structure associant BA & BP …………………... 154
8.1.1. Volume de béton à mettre en œuvre .……………………………………………….. 154
8.1.2. Masse d’acier à mettre en œuvre …….……………………..…………………….... 154
8.1.3. Masse totale de la structure …………………………...……..…………………. 155
8.1.4. Coût de réalisation de la structure ……...……………..…………………………... 155
8.1.5. Impact environnemental …………………...……………..…………………………. 157
8.2. Comparaison et analyse multicritère des deux variantes de structures (« béton armé seul »
d’une part et « association béton armé & béton précontraint » d’autre part) .……………... 157
8.2.1. Définition des critères d’évaluation ….……………………………….………. 157
8.2.2. Comparaison des deux variantes de structure ……………………………………. 158
8.2.3. Elaboration de la matrice de jugements .………………………………………….. 160
8.2.4. Evaluation des deux variantes de structure ……………………………….……… 162

CONCLUSION GÉNÉRALE ET PERSPECTIVES …………………………………... 163

BIBLIOGRAPHIE ……………………………………………..…………...…………….. xv

TABLE DES MATIÈRES ………………………………………………………………... xvi

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