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BANQUE ET ASSURANCE

Dr DJIBRILA,
Msc, MBA
Enseignant-Chercheur/UFRSEG-UJLoG
47 84 49 84/05 388 071
odjibrila@yahoo.fr
djibrilajb@gmail.com
CHAPITRE II:
LA BANQUE ET LA GESTION DES
INSTITUTIONS FINANCIERES
Ø SECTION 1: LE BILAN BANCAIRE ET L’EXPLOITATION
BANCAIRE
Ø 1.1 Le bilan bancaire
Ø 1.2 L’exploitation bancaire

Ø SECTION 2: LES PRINCIPES ET LA GESTION DU BILAN


Ø 2.1 La gestion des risques
Ø 2.2 La gestion du risque des taux d’intérêts
Objectifs spécifiques

 Examiner les moyens mis en œuvre par une banque commerciale


dans sa recherche de profits élevés
 Connaitre la raison d’octroi de crédits des banques
 Maitriser leur procédure d’octroi
 Maitriser la gestion d’actif/passif
INTRODUCTION
 Rôle important des banques: canalisations de l’épargne des ménages vers
les emprunteurs pour des fins d’investissement productif
 Cette activité est fondamentale pour assurer un bon fonctionnement de
l’économie
 Aux USA, plus de 10 000 Milliards de dollar US/an
 En Europe,
 +de 742 milliards d’euros aux particuliers en France
 + de 785 milliards aux sociétés non financières et aux entrepreneurs
individuels en France
 Un total de 1881 milliards d’euros injectés dans l’économie
LE BILAN BANCAIRE
 Description du bilan
 Qu’est ce que le bilan? « Un bilan est une représentation synthétique de
l’entreprise »
 Tout bilan est équilibré grâce a l’égalité entre les actifs et les ressources
 Le bilan bancaire énumère les éléments des fonds disponibles, les engagements et
leur affectations ou utilisation (actifs)
 Activités bancaires
 Les banques collectent des fonds en empruntant et en émettant d’autres dettes à
court terme : dépôts. Elles utilisent ses fonds dans l’acquisition d’actifs (créances):
titres et prêts.
 Elles dégagent un profit des intérêts perçus sur les titres détenus et sur les rets
accordés. Ces revenus sont supérieurs aux intérêts versés sur leurs dettes et leurs
autres dépenses. Ainsi, elles calculent leur marge d’intérêts.
 Bilan des banques commerciales: Tableau 11.1, page 320
Le passif du bilan bancaire
postes Analyse des postes

Dépôts mobilisés par chèques o Les comptes chèques incluent tous les comptes pour lesquels les chèques émis ne
portent pas intérêt en général:
Déf: Un compte chèque est un compte bancaire servant à régler un tiers o En France: faiblement rémunérés,
à l’aide d’une remise de chèque tiré sur le compte. o USA: Interdit

o Compte de dépôt monétaire (ne font pas l’objet de réserves obligataires)

o Compte de dépôts (exigibles à vue)

NB: Le solde créditeur d’un compte chèque est un actif pour le déposant, mais une dette
pour la banque

Dépôts sans moyens de paiement • les dépôts à terme (certificats de dépots)


• Pénalités en cas de retrait avant la date de maturité
Sources de fonds bancaires
• Comptes sur livret

Emprunts Les banques obtiennent des emprunts auprès du système de réserve fédérale et auprès
d’autres institutions financières
• Escompte
• Marché interbancaire, au jour le jour pour maintenir suffisamment de dépôts auprès
de la banque centrale
• Emprunts auprès de leurs filiales ou mère

Capiteux propres Valeur nette; vente de nouvelles actions, bénéfices en réserves. Protection de la banque
contre les chutes des actifs
L’actif du bilan bancaire

postes Analyse des postes


Réserves liquides • Dépôt en compte auprès de la banque centrale
Monnaie détenue sous formes d’encaisse en espèces (Billets et pièces):
o Réserves obligataires
o Réserves additionnelles (réserves excédentaires)
o Taux d’intérêt faibles

Effets en recouvrement • Créance sur une autre banque représenté par un chèque non encore
transféré par une autre banque

Dépôts chez les correspondants Dépôt auprès des correspondants


Titres Importante source de revenu:
- Titre émis par l’Etat et ses démembrements

Prêts • Prêts accordés: actif pour la banque car ils engendre un revenu;
risqué que les titres cause du risque défaut

Autres actifs Capital physique (immeubles, Ordinateurs et autres équipement)


L’EXPLOITATION BANCAIRE
 Les banques réalisent des profits en vendant des titres et en utilisant le produit
obtenu pour acheter des actifs:
 c’est la transformation d’actifs
 Exemple 1: un dépôt d’épargne est utilisé par la banque pour accorder un prêt
hypothécaire
 Exemple 2: la banque emprunte court pour prêter long, elle offre des prêts à long
terme et les finance en émettant des dépôt à court terme.
 Le processus de transformation d’actif et l’offre d’une série de service (traitement
de chèque, relevé bancaire, analyse de crédit, peuvent être considérer comme
n’importe quel processus de production d’une entreprise:
 Si la banque produit à coût moindre, elle fait un profit.
 Si elle produit le service à coût élevé, supérieur à un revenu substantiel, elle subi
des perte.
Dépôt d’espèce
 Pour rendre notre analyse d’intermédiation, utilisons un bilan en T. Il transcrit
uniquement les changement dans les postes du bilan par rapport à un bilan initial.
 Supposons qu’un agent ouvre un compte chèque avec un billet de 100 euro. La
banque dépose ce billet de 100 euro dans son coffre (augmentation des espèces en
caisse).
 Le compte en T de la banque se présente comme suit:

citibank
actif passif
espèces Compte chèque

 Les espèces déposé au compte font partir des réserves de la banque:


 Le compte en T peut se réécrit comme suit:
 L’ouverture du compte chèque conduit à une augmentation des
réserves bancaires
Remise de chèque
 En cas de remise de chèque de 100 euro tiré sur le compte d’une autre banque
(standard chatered bank), alors le compte en T de la citibank est le suvant:
citibank
actif passif
Effet en cours de recouvrement dépôts

 Le poste augmente de 100 euro mais citibank détient désormais une créance sur
chatered bank.
 Citibank peut recouvrer auprès de sa banque sœur la somme due, mais cela peut
nécessiter un coût à cause de l’éloignement et citibank.
 Citibank peut déposer le chèque sur son compte auprès de la banque centrale qui se
chargera de collecter les fonds auprès de standard chatered babk.
 Cette opération se traduira par un transfert de 100 euro des réserves de la standard
chatered bank à citibank
 Situation finale des bilans des deux banques:
Banque A Banque B
Actif Passif Actif Passif
Réserves +100 Dépôts +100 Réserves -100 Dépôts -100

 Le processus initié par l’individu peut se résumer de la façon


suivante:
 quand une banque reçoit des additionnels, elle gagne un montant
égal en réserves ;
 quand des dépôts sont retirés, elle perd un montant égal en réserves.
Réserves obligatoires et excédentaires

 Sachant désormais comment les banques gagnent et perdent des réservent,


analysons maintenant comment la banque s’adapte au changement de dépôt.

Banque A
Actif Passif
Réserves obligatoires +10 Dépôt +100
Réserves excédentaires +90

 Si les réserves ne rapportent aucun intérêt, aucun revenu supplémentaire ne


résulte de l’augmentation de 100 euro de l’actif.
 Si la banque veut faire des profit, elle doit rendre productif tout ou partie des 90
euros de réserves excédentaires.
Offre de prêts
 Comme la valeur totale des actifs des banques représentent environ 60% des
prêts, elles évaluent alors les emprunteurs potentiels à partir de cinq critères:
 Le caractère de l’activité de l’emprunteur
 Sa capacité à rembourser
 Le collatéral engagé
 Les conditions économiques du secteur et du pays
 Le capital.
Banque A
Actif Passif
Réserves obligatoires +10 Dépôts +100
Prêts +90

 Grace à ce mécanisme, la banque réalise un profit


3. PRINCIPES ET GESTION DU BILAN

 Après cette première vue du fonctionnement d’une banque, examinons


comment un banquier gère ses actifs et passifs pour réaliser le profit le
plus élevé possible.

 Premièrement, il s’assure que la banque à suffisamment de réserves pour


embourser ses déposants

 Deuxièmement, gérer le niveau de risque faible et acceptable


 Troisièmement, acquérir des fonds à faible coût

 Quatrièmement, décider un montant de fonds propres que la banque doit


maintenir et obtenir le capital désiré
3.1. Gestion de liquidité et rôle des réserves
 Réserves excédentaires disponibles
 Exemple: supposons que la banque possède d’importante réserves excédentaires et que
tous les dépôt requièrent la même proportion de 10% de réserves obligatoires.

Actif Passif
Réserves 20 Dépôts 100
Prêts 80 Capital 10
Titres 10
 RO vaut 10%, la banque a un excès de 10 millions
 En cas d’un mouvement de retrait, les dépôts sont en diminution de 10 et le bilan
devient:
Actif Passif
Réserves 10 Dépôts 90
Prêts 80 Capital 10
Titres 10
Gestion de liquidité et rôle des réserves
 Insuffisance de réserves obligatoire
 Supposons que la banque accorde 10 millions d’euros de prêts; ainsi, elle ne détient plus de
réserves excédentaires et son bilan initial est:

Actif Passif
Réserves 10 Dépôts 100
Prêts 90 Capital 10
Titres 10
 A la suite d’une sortie de dépôt, sont devient:

Actif Passif
Réserves 0 Dépôts 90
Prêts 90 Capital 10
Titres 10

 A ce niveau la banque ne peut avoir 10% de réserves obligatoires car n’ayant plus de réserves
(0), une mise en demeure de rétablir ses réserves est manifeste,
Technique de Gestion

 4 possibilités pour résoudre le problème d’insuffisance de


réserves:
 1. Emprunt interbancaire

 2. Cession de titres

 3. Emprunt à la banque centrale

 4. Réductions des prêts


Solutions aux problèmes d’insuffisance de réserves obligatoires

 Solution 1:Emprunt interbancaire: obtenir des réserves pour


faire face aux sorties de fonds en empruntant auprès d’autres
banques;

 En cas d’obtention de 9 millions représentant les 10% de


réserves obligatoires, son bilan est:

Actif Passif
Réserves 9 Dépôts 90
Prêts 90 Emprunts auprès d’autres banques 9
Titres 10 Capital 10
Solutions aux problèmes d’insuffisance de réserves obligatoires

 Solution 2: Cession de titres


 Une solution est la vente de 9 millions de titres pour couvrir le retrait des dépôts et
déposer le produit auprès de la banque centrale.

 Son bilan est:

Actif Passif
Réserves 9 Dépôts 90
Prêts 90 Capital 10
Titres 1
Solutions aux problèmes d’insuffisance de réserves obligatoires

 Solution 3: Emprunt à la banque centrale


 Elle consiste à ne pas vendre ses titres, mais plutôt la banque emprunte auprès de la
banque centrale moyennant un taux d’escompte.

 La banque conserve dont le montant de ses titres

Actif Passif
Réserves 9 Dépôts 90
Prêts 90 Emprunts au guichet de l’escompte 9
Titres 1 Capital 10
Solutions aux problèmes d’insuffisance de réserves obligatoires
 Solution 4: Réduction des prêts
 La banque peut reconstituer ses réserves de 9 millions pour faire face aux sorties de dépôt
en réduisant ses prêts accordés
 Son bilan devient:

Actif Passif
Réserves 9 Dépôts 90
Prêts 81 Capital 10
Titres 10

 La banque peut ne pas renouveler ses prêts, ainsi, elle perdra ses clients
 Elle peut vendre les prêts à d’autres banques (coût relevant de l’anti sélection)

En conclusion, le réserves excédentaires sont une assurance contre les couts


associés aux retraits des dépôts. Plus ses coûts sont élevés, plus la banque souhaite
détenir des réserves excédentaires
3.2 Gestion de l’actif
 Besoin de liquidité exprimé par la banque
 La banque a une stratégie de gestion de ses actifs pour maximiser ses
profits (3 objectifs à atteindre):

 Chercher les rendements les plus élevés sur:


 prêts vise les taux d’intérêt élevés
 Titres vise les taux de rendement élevés
 Réduire le risque (diversification)
 Faire des provisions suffisantes pour préserver sa liquidité (titres liquides
3.3 Gestion du passif

Avant 1960 Dès 1960


 Les banques considèrent leur passif  Développement du marché
comme fixe interbancaire
 Elles ne s’intéressaient qu’à  Développement de nouveaux
optimiser leur actifs instruments financiers
 2 raisons expliquent cela:  Augmentation du levier financier
 + de 60% étaient des compte- (émission de dettes) (Encadré 11.2)
chèques non rémunérés et
absence de concurrence sur les
taux des dépôts
 Le marché interbancaire était
peu développé (emprunts rares
entre les banques)
3.4 Adéquation du capital
 Les banques décident du montant du capital qu’elles doivent détenir pour 3
raisons suivantes:

a. Le capital sert à éviter les défaillances bancaires

a. Le montant du capital affecte la rentabilité financières des actionnaires (ROE:


bénéfice net après impôt de chaque unité de fonds propres)

b. Un montant minimal de fonds propres est exigé par les autorités de contrôle
 Protection du capital du risque de faillite
 Considérons 2 banques identiques, mais chacune ayant sont ratio de capital supérieur
pour l’une (Inférieure pour l’autre)

Fort capital (A) Faible capital (B)


Actif Passif Actif Passif
Réserves 10 Dépôts 90 Réserves 10 Dépôts 96
Prêts 90 Capital 10 Prêts 90 Capital 4

 Si les prêts perdent leur valeur: 5 millions de créances irrécouvrables


 La banque à fortement capitalisée supporte (∆=5), et la banque faiblement capitalisée
subit des pertes(∆=-1) et devient insolvable
 Analysons le coefficient de rentabilité relativement au degré
de capitalisation
 Supposons que:
 la banque fortement capitalisée (1) détient:
 Actif: 100 US
 FP : 10 MFP=100/10
MFP=10

 La banque faiblement capitalisée (2):


 Actif: 100 US
 Fonds propres: 4 MFP=100/4
MFP=25
 Analyse du coefficient de rentabilité
 Si les 2 banques ont le même rendement:
 ROE1 = 1%x10 = 10%
 ROE2 = 1%x25 = 25%
Les propriétaires de la banque à faible capital sont plus satisfaits que ceux de la
banque fortement capitalisée; leur rentabilité est 2,5 fois que celle de l’autre
banque.

 Conclusion: Pour un coefficient de rendement (ROA) donné, plus le capital


bancaire est faible, plus la rentabilité (ROE) des actionnaires et élevée
 Arbitrage entre sécurité et rentabilité des actionnaires
 Avantage et inconvénient du capital de la banque
 Le capital est avantageux pour les actionnaire car il rend leur
investissement plus sûr en réduisant les probabilités de faillite
 Le capital est coûteux car plus il est élevé, plus le coefficient de
rentabilité est faible
 En décidant du montant du capital, les dirigeants gestionnaires de la
banque doivent décider de l’augmentation de la sécurité liée à des fonds
propres plus élevés (avantage) qu’ils sont prêts à échanger contre une
rentabilité plus faible liée à un montant de capital plus élevé (coût)
 Les exigences en capital règlementaire
 Les autorités de contrôle contraint le banque à détenir un
niveau de capital, même si les autorités souhaite en avoir
moins.
4. La gestion des risques
 La gestion d’actif a montré que les banques et les institutions financières doivent réussir à
accorder des prêts (remboursable et à un faible risque de crédit) afin de maximiser leur profit.
 L’anti-sélection et le risque moral permettent d’analyser les principes pour réduire le risque
de crédit et réaliser de prêts profitable.
 L’anti-sélection montre que les emprunteurs sont susceptibles de faire défaut sur leurs prêts.
 Malheureusement, ils ont plus de chance d’être sélectionné.
 Les emprunteurs porteurs de projet d’investissement très risqué ont plus à gagner si leurs
projets sont couronnés de succès c’est pourquoi, ils sont plus désireux d’emprunter.
 Toutefois, ils sont les emprunteurs les moins souhaitable (forte probabilité de non
remboursement de leurs prêts.
 Le risque moral indique que les emprunteurs sont incités à s’engager dans les activités
n’intéressant pas leurs prêteurs.
 Le prêteur est plus susceptible d’être exposé au risque de défaut parce que les emprunts sont
alloués à des projets d’investissements hautement risqués.
 En conclusion, les exigences financières doivent surmonter les problèmes d’anti-sélection et de
risque moral en matière de gestion du risque de crédit. Ils font ainsi le filtrage (screening) et la
surveillance (monitoring).
Sélection et surveillance
 Sélection
 L’anti-sélection suppose que les emprunteurs trient les bon risque de crédit et les mauvais afin de
bénéficier des prêts.
 Pour une sélection efficace, les prêteurs doivent collecter une information fiable sur les
emprunteurs potentiels.
 Cela passe par un filtrage efficace et une collecte d’information pour la gestion du risque de
crédit.
 Le processus de sélection et de collecte d’information est identique quand une institution
financière accorde un crédit professionnel à celui d’un emprunteur qui sollicite un crédit à la
consommation.
 Spécialisation des prêts
 Il arrive que les banques s’intéressent au prêts à allouer aux entreprises locales ou aux
entreprises dans des secteurs particuliers.
 Cette absence de diversification de son portefeuille de prêt semble l’exposer à un risque plus fort.
 Le problème d’anti-sélection permet à la banque d’éliminer les mauvais risque de crédit car
celle-ci collecte facilement les informations sur les entreprises locales.
 La connaissance de mieux en mieux de secteur d’activité concentrant leur prêt permet
d’anticiper les entreprises capables de rembourser leurs dettes aux échéances prévues.
Sélection et surveillance
 Surveillance et exécution de clause protectrice
 Pour empêcher emprunteur à s’engager dans des activités plus risquées, les
institutions financières adoptent un principe de gestion du risque de crédit incluant
dans le contrat de prêt, des dispositions protectrices (clause protectrice ou
convenantes).
 Ces clauses empêchent les emprunteurs de s ’engager dans des activités risquées.
 La sélection et la surveillance des emprunteurs expliquent pourquoi les banques
dépensent beaucoup d’argent dans des activités d’audit et de collecte
d’infortmation.
Relation de clientèle à long terme
 Une façon d’obtenir des informations sur les emprunteurs est d’entretenir une relation de long
terme, un principe important de la gestion de risque de crédit.
 Le banquier peut alors observer l’activité passée sur ses comptes et en déduire le comportement de
l’emprunteur.
 Le solde des comptes renseigne le banquier sur la liquidité de l’emprunteur et sur la période de
l’année où il exprime un fort besoin d’argent.
 Une relation banque-client sur de long terme réduit le coût de collecte d’information et facilite
l’éviction des mauvais risques.
 Le coûts de surveillance de clients à long terme sont inferieur à ceux des nouveaux clients.
 Les relations de long terme profite aussi bien au client qu’à la banque:
 Le client:
 facilité de trouver des financements
 Faible taux d’intérêt pratiqué
 La banque:
 Éviction des activités risquées
 Respect des clauses protectrices grâce à la dissuasion de la banque.
Engagements de financements
 Les banques offrent des lignes de crédit (engagement de financement ou loan
commitments) à des clients professionnels selon des clauses définies d’avance.
 Exemple: la plupart des crédits commerciaux et industriels
 Avantage: disposition des sources de fonds pour entreprise, fourniture à la
banque des informations concernant:
 Son revenu,
 ses actifs
 ses dettes,
 Ses activités

 En conclusion, un engagement de financement est une méthode efficace pour


réduire les coûts de sélection et de collecte d’information.
Collatéral et dépôt de garantie
 Définition : actif promis au prêteur pour compenser la défaillance éventuelle de
l’emprunteur. C’est un outil de gestion du risque et du crédit

 Il a tenu les conséquences de l’anti-sélection car il réduit les prêts du prêteur.


 En cas de défaut sur un prêt, la banque peut vendre le collatéral et se faire rembourser.
 Exemple de collatéral: dépôt de garantie (compensating balance), l’entreprise constitue auprès
de la banque un dépôt de garantie qui peut être repris par la banque pour se rembourser des
perte subies en cas de faillite de l’emprunteur.
 Il accroît la probabilité de remboursement d’un prêt; aide la banque à surveiller l’emprunteur et
réduire le risque moral (utilisation de compte chèque auprès de la banque qui observe ainsi les
paiements par chèque d’entreprise).
 Une chute brutale du solde du compte-chèques signale les difficultés financières et tous
changement de fournisseur indique que l’emprunteur s’engage dans de nouvelles activités
industrielles.
Rationnement du crédit

 C’est une technique de gestion de l’anti-sélection et de risque moral. Il consiste à


refuser d’accorder des prêts même si les emprunteurs sont prêts à payer un intérêt
donné ou même plus élevé.
 Le rationnement du crédit a deux formes:
 Forme 1: refus du prêteur d’accorder un prêt à un emprunteur quelque soit le
montant.
 Forme 2: le prêteur accorde le crédit tout en le réduisant à un montant plus
faible que celui désiré par l’emprunteur.
 Le premier type de rationnement permet de réduit l’anti-sélection et le deuxième
type de rationnement de crédit préserve du risque moral.
5. La gestion du risque des taux d’intérêts
 1980: Les banques et les autres institutions financières sont soucieuses de leurs
expositions au risque du taux d’intérêt.
 Exemple de la variation du taux d’intérêt (page 347)
 En conclusion, si une banque possède plus de dettes sensibles au taux que
d’actif, une hausse des taux d’intérêts réduit les profits de la banque.
 La gestion du risque de taux d’intérêt se fait par :
 L’analyse des impasses
 L’analyse des durations.
Analyse des impasses

 La méthode des impasses comptable (MIC) est utilisée pour mesurer la sensibilité des profits
bancaires au variation des taux d’intérêts.
 Formule de calcul :
 MIC= montant des actifs sensibles au taux - montant des dettes sensibles au taux.
 Exemple :
 montant des actifs sensibles au taux = 20 000 000
 montant des dettes sensibles au taux = 50 000 000
 MIC = 20 – 50 = -30 * variation de taux.
 MIC = -30 * 5% = -1,5 (perte en cas de hausse du taux d’intérêt de 5%)
 C’est une analyse d’impasse simple qui peut être préciser de deux manières.
 L’approche des impasses temporels: mesurer le gap pour diverse classe de maturité sur une
période pluriannuelle.
 L’analyse des impasses standard: prend en compte différent degré de sensibilité au taux
pour différent actifs et dettes sensibles au taux.
Analyse des duration
 Elle examine la sensibilité des valeurs de marché du total des actifs et passifs bancaire au variation du
taux d’intérêts.
 Elle est fondée sur le concept de duration de Macaulay qui mesure la durée de vie moyenne des flux de
paiement d’un titre.
 La duration mesure la période à l’issue de laquelle la rentabilité d’une obligation n’est pas affecté par
les variation du taux d’intérêt.
 Elle fournie une bonne approximation de la sensibilité de la valeur de marché d’un titre à la variation de
son taux d’intérêt:
 ∆ en % de la valeur du marché du titre ≈ - ∆ en point de % du taux d’intérêt * duration des
années.
 Exemple: supposons que la duration moyenne des actifs est de 3 ans et la duration moyenne des
dettes est de 2 ans. La banque a pour 100 000 000 euros d’actifs et 90 000 000 euros de dettes;
le capital de la banque est de 10% des actifs.
 Avec une hausse de 5 point de % des taux d’intérêts, la valeur des marchés des actifs diminue
de 15% (baisse de 15millions sur les 100 d’actifs).
 La valeur des marchés des dettes diminue de 10% (-5% * 2ans) soit une baisse de 9millions sur
les 90 de dettes.
 Calcul la valeur nette (valeur de marché des actifs – valeur des marchés du passif).
 VN = 15 – 9 = 6 millions, soit 6% du total de la valeur originelle des actifs.
 En conclusion, une hausse des taux d’intérêts de 5% diminue la VN symétriquement une
baisse de 5 points de % des taux d’intérêts accroît la VN de la banque.

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