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Université Hassan II Aïn-Chock

ECOLE NATIONALE SUPERIEURE


D’ELECTRICITE ET DE MECANIQUE
Examen de: Matériaux de l’ingénieur
Nom de l'enseignant: M. A. EL MALIKI Date du Rattrapage: Samedi 13 février 2021
Année: 1 Tronc commun GM
Nombre de pages: 2 Durée de l’épreuve: 90 min
Documents autorisées: Aucune documentation permise
Calculatrice type collège autorisée: Calculatrice non programmable autorisée
Autres informations: Pour les questions nécessitant des calculs ou une justification, aucun point ne
sera accordé à la bonne réponse si le développement n’est pas écrit.

(Un bonus sera accordé aux copies rédigées avec soin et contenant des réponses claires)

I- Généralités

a- Nommer 4 systèmes cristallins et donner les différences d’ordre général qui


peuvent exister dans ces systèmes.
Cubique – quadratique – monoclinique – hexagonal
Les différences d’ordre général qui peuvent exister se manifestent au niveau des
paramètres des mailles : la disposition relative des nœuds de mailles a,b, c et
des angles.
b- Donnez schématiquement les courbes de traction ( versus ) pour : i- un
matériau ductile typique ; ii- un matériau fragile typique ; iii- un matériau
élastique non linéaire typique.

Comportement fragile Comportement ductile Comportement non linéaire

c- Donnez la définition du coefficient de Poisson 


La grandeur qui permet de caractériser la contraction de la matière
perpendiculairement à la direction de l'effort appliqué.

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d- Que représente un défaut dans les solides?
La présence des défauts dans les solides représnten un plus d’énergie interne du
cristal par rapport à un cristal parfait, ce qui génère un écart par rapport à la
stabilité maximale.

e- Pourquoi étudier les défauts dans les solides?


On opte pour une étude de défauts en guise d’avoir une perception du
comportement du solide, et des ses propriétés par conséquence.

f- Quelle est la différence entre un matériau monocristallin et un matériau


polycristallin ?
Un matériau monocristallin se consitute d’un grain unique de taille importante
lors de sa solidification. Alors qu’un matériau polycristallin est formé de très
nombreux cristaux agglomérés entre eux ; des « agrégats » de cristaux plus ou
moins gros.

g- Expliquez pourquoi les propriétés des matériaux polycristallins sont le plus


souvent isotropes.
On peut considérer un matériau polycristallin le plus souvent isotrope car les
propriétés physicochimiques ne dépendent pas de la direction.

h- Expliquez pourquoi les matériaux liés par covalence sont généralement moins
denses que ceux possédant des liaisons ioniques ou métalliques.
On estime les les matériaux liés par covalence sont généralement moins denses
que ceux possédant des liaisons ioniques ou métalliques car ces liaisons
covalences sont directionnelles et figées dans l’espace, ce qui rend difficile de
varier leur densité.

i- Re0,2 représente la limite élastique conventionnelle à 0,2% de déformation.


Cette déformation est-elle une déformation plastique ou une déformation
élastique? Justifiez votre réponse.
La limite élastique conventionelle à 0,2% de déformation se manifeste dans le
comportement d’un matériau après la limite élastique, ce qui la rend par
conséquence une déformation plastique.

j- Donnez de façon schématique sur une courbe de traction ( versus ) la


manière de détermination de Re0,2 en précisant les déformations élastiques et
plastiques.

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k- Est-il vrai que seul le module de Young permet d’évaluer la rigidité ? Justifiez

Oui, le module de Young permet de caractériser la rigidité d’un matériau dans la zone
élastique, car la déformation est proportionelle à la force appliquée ce qui rend la pente
de la courbe linéaire représentative du module. Plus la courbe est raide plus le
matériau est estimé rigide.

l- Définissez une liaison faible et précisez dans quelle famille de matériau on peut
rencontrer ce type de liaison.

Les laisisons faibles sont des liaisons crées par les interactions électrostatiques
entre les dipôles électriques avec une odification minime de la position des
électrons.

On peut rencontrer ce type de liaison dans les polymères.

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Exercice : Caractérisation d’un matériau par un essai de traction
On réalise un essai de traction sur une éprouvette cylindrique faite d’un matériau
cristallin ductile X. Les dimensions de l’éprouvette sont les suivantes :

Diamètre : d0 = 20 mm ; Longueur utile : l0 =200 mm

Au cours de l’essai, on observe que, sous une force F de 113,2 kN, l’éprouvette
s’allonge de 0,742 mm. Après décharge complète à partir de cette force, la longueur de
l’éprouvette est égale à 200,4 mm.

On constate également que sous une contrainte de 200 MPa, le diamètre de


l’éprouvette diminue de 5,88 µm. La résistance à la traction relevée et donnée à titre
indicatif est de 720 MPa. Avec ces données, on vous demande de calculer :

a) La limite conventionnelle d’élasticité Re0,2 (en MPa) de ce matériau.


Puisque la déformation de la poutre est égale à : (200,4 – 200)/200 = 0,2%
Alors F=FRe0,2= 113,2 N Avec : S= pi x d20 / 4 = 314,15mm²
Re0,2 = FRe0,2/S= 4 FRe0,2/pi x d0² = 4 x 113,4103 / pi x (20x10-3)² = 360,09MPa

b) Le module d’Young E (en GPa) de ce matériau.


On a l’expression de la déformation plastique est égale à la déformation à la
limite conventionnelle à 0,2% : εp= 0,2%
Et on a l’expression de la déformation totale est égale à :
εt = 0,742/200 = 0,00371 = 0,371 %
Alors la déformation élastique sera égale à :
εél = εt – εp = (0,371 – 0,2) % = 0,171 %
Le module de Young sera par conséquence :
E = Re0,2%/εél = 360/1,71x10-3 = 210,52GPa

c) La résistance théorique à la traction Rth (en MPa) de ce matériau.


En suivant la règle empirique, on obtient :
Rth = E/10 = 21,052 GPa = 21052MPa

d) L’énergie élastique Wél (en J/cm3) emmagasinée dans l’éprouvette quand elle
est soumise à une contrainte de 200 MPa.
Wél = σ2/2E = (200x106)² / 2x 210,52x 109 = 9,5002x 104 J/m3
= 9,50x10-2 J/cm3

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e) Le coefficient de Poisson ν de ce matériau.
On a l’expression de la déformation radiale :
εr = -5,88/20 = - 2,94x10-4
Et on a l’expression de la déformation axiale :
εz = σ/E = 200/210,5 = 9,50x10-4

Alors le coefficient de poisson est égale à v= –(εr/εz) = 2,94x10-4/ 9,50x10-4 = 0,309

f) À partir des résultats que vous avez obtenus aux questions ci-dessus et en
comparant ce matériau X à deux autres matériaux – le cuivre (Cu) et
l’aluminium (Al) – dont certaines propriétés sont connues (voir tableau de
réponse ci-dessous), classez ces trois matériaux (Cu, Al et X) par ordre
décroissant ↘ de leur coefficient de dilatation linéique α.
Vu que l’augmentation du module de Young est relative à l’élévation de la
température de fusion du matériau et par conséquence à la diminution du
coefficient de dilatation, on obtient :
Classement décroissant : AL – Cu - X

Matériau Cu Al X
E (GPa) 110 69 ?
Tf (°C) 2573 ? 2862
 (10-6 °C-1) 16,5 23,6 ?

g) Est-il possible, à partir de la valeur du coefficient de Poisson calculée ci-dessus,


de déterminer à quelle classe de matériau (céramiques, métaux, polymères)
appartient ce matériau ? Justifiez votre réponse.
Oui, il est possible. Car :
Le coefficient de Poisson des céramiques est en général petit (entre 0, 15 et
0,25), celui des métaux est moyen (entre 0,28 et 0,34) et celui des polymères est
élevé (entre 0,35 et 0,50)
Le matériau X est par conséquence agit d’un métal.

h) Est il possible de donner une valeur de la dureté selon Brinell HB ?. Si tel est le
cas, donnez l’expression mathématique et la calculez?
Oui, elle est égale à 3,45 x 27 = 93,15

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