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AVANT PROPOS

Cet ouvrage est destiné aux personnes qui souhaitent amorcer un changement
professionnel. Parce qu’aujourd’hui le monde du travail n’est plus ce qu’il était
pour nos parents et ne tient plus forcément ses promesses.

Mais tout plaquer comporte des risques si on n’y est pas préparé. Ceux qui
auront sû prendre leurs précautions avant, auront plus de chances de vivre un
changement sans douleur.

Alors si vous voulez entamer une reconversion professionnelle ou créer votre


propre entreprise, voici une liste de compétences à développer pour se
préparer au monde du travail de demain.

Il reflète une réflexion personnelle sur les compétences qui permettent à la fois
de tirer son épingle du jeu dans le contexte professionnel tout en trouvant un
équilibre au milieu de ces nouvelles méthodes de travail qui n’ont qu’un seul mot
d’ordre: producivité... En oubliant parfois l’humain.

Ce guide est un kit de survie au monde que l’on nous prépare, par un infiltré du
système.

Ce n’est pas la réflexion d’un manager, sur les compétences que devraient avoir
leurs collaborateurs pour combler sa propre incompétence comme beaucoup
de conseils que vous pourrez rencontrer.

Chez Startup-Now.co, notre seule mission est de permettre aux personnes qui
le souhaitent de se réaliser, de gagner en indépendance et en liberté de choix.

Parce que je pense que chacun devrait avoir le droit de s’épanouir dans ce qu’il
fait, d’y trouver sa place dans la société et de vivre en phase avec le monde qui
l’entoure.

Mais cette liberté ne se donne pas, alors il nous faut nous préparer à la prendre.

Si cela résonne quelque peu en vous, je vous souhaite bonne lecture.


Sommaire :

Du travailleur à la chaîne au travailleur en chaîne

• Le taylorisme (âge d’or 1880-1980)

• Le lean management et le commencement de la perversion


(âge d’or 1980-2010s)

• 1993 apparition du SCRUM et des méthodes agiles


d’organisation du travail (âge d’or 2005 à aujourd’hui)

• Demain tous freelances ?

• Comment se préparer pour tirer son épingle du jeu ?

Créativité

Communication

Digitaliser ses pratiques

Gestion de projet

Apprendre à apprendre

Savoir (se) vendre

La liberté est une compétence

Startup-Now.co
Du travailleur à la chaîne au travailleur en
chaîne
Depuis la révolution industrielle, les méthodes de travail et d’organisation du
travail se sont succédées.
Le progrès, comme ils disent, promettait l’émancipation, la fin de la pénibilité
au travail, les loisirs plus que le dur labeur et le plaisir de jouir de la vie avant la
mort.
Pour certains, et pendant un certain temps, les promesses ont été tenues. Ils
ont gagné en niveau et qualité de vie, payé des études pour leurs enfants et finit
leur vie avec la fierté d’avoir élevé leur famille à un rang supérieur.
Pour les autres, ceux qui n’ont pas sû prendre le virage, ceux qui n’avaient
comme compétence reconnue que la force de leurs bras, le coeur qu’ils
mettaient à l’ouvrage et la loyauté qu’ils vouaient à leur entreprise, le constat est
plus amer. On les a remplacé par des machines et jetté comme des mal propres.
Vous pensez peut-être que c’est un temps révolu, et qu’aujourd’hui de tels
chocs sociétaux ne pourraient plus se reproduire...
Faisons un petit historique de l’organisation du travail pour y voir un peu plus
clair:

Le taylorisme (âge d’or 1880-1980)


C’est un style de management que la génération des baby boomers a
bien connu. A l’époque, on aimait les entreprises pour la sécurité qu’elles
apportaient. Il n’était pas rare de voir un jeune démarrer sa carrière et la finir
dans la même société.
Le manager était un ouvrier qualifié qui prenait ses ordres directement des
instances dirigeantes et transmettait les ordres à ses collègues en partageant
les tâches.
Le consommateur recherche l’accessibilité aux nouveaux produits.
Alors, la richesse créée dépendait directement de la capacité de production.
La rémunération suivait, et le partage de la valeur créée était considéré comme
acceptable.
Grâce à la générosité des chefs d’entreprise ?
Pas toujours... Mais à l’époque la communication se faisait en face à face, la
distance entre équipes de production et équipe de direction était faible et la
solidarité entre les travailleurs pour la négociation collective de leurs conditions
de travail était forte.
Autant de raisons qui limitaient les abus.
Le lean management et le commencement de la perversion
(âge d’or 1980-2010s)
Le lean management est apparu dans les années 80 et est inspiré des
méthodes d’organisation du travail développées par le groupe Toyota au Japon.
A cette époque tous les produits deviennent facilement accessibles, le
consommateur fait maintenant son choix en fonction de la qualité.
Les entreprises travaillent alors à l’amélioration continue de leurs produits et le
manager se transforme alors en inspecteur des travaux finis.
Il n’est plus nécessairement un ouvrier qualifié, il est là pour enquêter, détecter
les erreurs et éviter les gaspillages.
On a rajouté une couche entre la direction et la production, on organise le
travail par départements et le manager établit ses rapports à un manager de
managers.
Le travailleur producteur devient, lui, une ressource et une variable
d’ajustement. On travaille en flux tendu et lorsque les stocks s’accumulent,
on arrête la production jusqu’à écoulement du surplus. C’est l’invention du
chômage technique comme arme de lutte contre le gaspillage.
De l’amélioration continue de la qualité du produit pour satisfaire la clientèle, on
glisse progressivement vers l’amélioration continue des marges de l’entreprise.
Ce sont les premières délocalisations industrielles et la généralisation de
l’obsolescence programmée pour stimuler le renouvellement du matériel.
Notons ici, pour l’anecdote, que l’obsolescence programmée n’est pas une
invention du lean management. Les vendeurs de parapluies qui véhiculaient
l’idée qu’ouvrir un parapluie en intérieur attirait le mauvais oeil, utilisaient déjà
ce levier. Ainsi, les baleines en fer des parapluies, qui séchaient plus lentement
lorsqu’ils étaient repliés, rouillaient plus vite et cassaient plus souvent...
Quant à la rémunération, elle est progressivement décorrélée de la valeur
produite. Les managers sont choisis pour leur niveau d’étude et leur capacité à
produire des rapports. Ils passent alors du statut de chef d’équipe à cadre de
l’entreprise.
1993 apparition du SCRUM et des méthodes agiles
d’organisation du travail (âge d’or 2005 à aujourd’hui)
A partir des années 90, le nombre de consommateurs pour les produits
industriels a explosé. La subvention et l’industrialisation de l’agriculture a
permis de réduire drastiquement le budget accordé aux produits de première
nécessité.
Le consommateur gagne en pouvoir d’achat. Il veut maintenant être équipé,
montrer sa réussite et être fier de ses possessions.
L’heure est alors à la personnalisation, il en faut pour toutes les bourses, pour
tous les goûts et la qualité n’est plus l’objectif numéro 1.
C’est le boom des options, des gammes de produits et des offres commerciales
sur-mesure. Le produit est adapté aux envies du consommateur, c’est
l’avènement du marketing à tout-va dans les entreprises.
Côté production, le travailleur est sélectionné pour la valeur ajoutée qu’il
apporte à l’entreprise. On fonctionne en mode projet, ou chaque intervenant se
voit assigner des tâches en fonction de ses savoir-faire.
Côté management, le manager se voit comme un jardinier qui fait grandir et
progresser son équipe au fil des saisons. Il veille au maintien à jour du niveau de
formation de ses collaborateurs et contrôle le déroulement des projets.
La réalité, c’est que le travailleur producteur devient un prestataire de service
interne. On lui fixe des objectifs individuels, il négocie individuellement sa
rémunération et son maintien dans la société est dépendant des besoins des
nouveaux projets.
Pour perdurer, on exige de vous de la flexibilité, de l’investissement et surtout
des compétences certifiées, si possible, acquises en dehors du temps de
travail.
C’est ce type d’organisation du travail qui nous laisse envisager ce que sera le
travail dans les prochaines années. La mutation est déjà à l’oeuvre.
Bien sûr, le tableau que je viens de dresser est noir et occulte les bonnes
intentions derrière ces méthodes.
C’est volontaire, parce que ce qui pose problème aujourd’hui ce ne sont pas ces
méthodes, mais ce qu’on en a fait. Ces méthodes créées pour mieux servir le
consommateur ont toujours été détournées pour mieux servir des intérêts moins
reluisants.

Et la suite qu’on nous promet n’est pas plus reluisante...


Demain tous freelances ?

Je ne veux pas faire les oiseaux de mauvaise augure, mais je pense que la
généralisation du fonctionnement des entreprises en mode projet n’est pas
seulement liée à l’efficacité de la méthode.
Si on y prête attention 5 minutes, on s’apperçoit que certains corps de
métier ont toujours fonctionné en mode projet. C’est le cas des métiers du
bâtiment pour les projets de constructions, mais aussi des services comme le
développement informatique pour la création de solutions logicielles.
Dans ces métiers, le travail intérimaire est roi. Les ouvriers du bâtiment,
lorsqu’ils ne sont pas intérimaires, sont mis au chômage technique à chaque
météo défavorable. Les développeurs informatiques, eux, sont soit en freelance
soit regroupés dans des société de prestataires de services SSII, sortes de
Manpower de l’informatique.
Le travailleur producteur ne fait plus vraiment partie de l’entreprise, il est
seulement sollicité lorsque l’on a besoin de ses compétences et de sa force
de travail. Le reste du temps, sa rémunération est transférée à la charge de
la collectivité (chômage technique) ou son salaire est réduit au minimum
(prestataire en inter-contrat)... Pire, il n’a plus d’entrée d’argent du tout s’il ne
remplit pas certaines conditions.
Et désormais, on a habitué beaucoup d’autres secteurs à ce fonctionnement en
mode projet. Tous les secteurs de l’industrie et des services dématérialisables y
passent. Une fois la solution créée, la production est transférée à des systèmes
automatisés.
Le développement de l’informatique et de l’automatisation dans les structures
de production, a drastiquement réduit le besoin en main d’oeuvre.
Les robots d’Amazon gèrent aujourd’hui toute la logistique de certains de leurs
hangars «high tech». Des automates remplacent les personnels de caisse de
vos supermarchés ou les employés au guichet de votre banque. Vous avez
même des robots qui répondent aux emails du service après-vente à votre
place.
Et le travail dans tout cela ?
On est loin du focus sur la production au temps du Taylorisme. Aujourd’hui le
travail se concentre sur les projets «d’innovation» pour trouver de nouveaux
arguments de vente qui convaincront des consommateurs qui n’ont pas le
temps de se réjouir de tout ce qu’ils ont déjà, d’acheter de nouvelles solutions
inutiles pour leur faire oublier la vacuité de leur existence.
S’il veut continuer à être rémunéré, le travailleur temporaire devra démontrer les
compétences nécessaires pour intégrer les projets.
Il devra développer, maintenir à jour constamment ces compétences, et les faire
certifier par des organismes qui auront trouvé là une nouvelle manne financière.
Les autres, ceux qui ne se fondront pas dans le moule de cette nouvelle
organisation du travail n’auront que peu de choix:
- Ils créeront leur propre activité. Cette activité devra être assez spécifique pour
résister à la concurrence féroce des nouveaux modes de production ou surfer
sur les tendances du moment avant que la machine de guerre prédatrice aux
moyens infinis vienne envahir le marché.
- Ils se reconvertiront dans les loisirs pour offrir aux travailleurs précarisés et
exploités une soupape de décompression qui leur fera oublier un instant leur
condition.
Pour les loisirs, c’est un pari risqué. Peut-être que l’humain de demain préfèrera
les loisirs en réalité virtuelle, même s’il le nie aujourd’hui. Une ou deux
pandémies carabinées pourraient le faire rapidement changer d’avis et rejoindre
le monde idéal du Métaverse.

Je serais ravi de me tromper


Je serais ravi de voir la population, dans un sursaut d’instinct de survie,
reprendre en main sa destiné et revenir à des rapports sociaux plus sains et une
organisation du travail plus humaine.
Sauf que si on regarde de l’autre côté de l’atlantique, là où la généralisation de
ces méthodes de travail est encore plus avancée... Point de sursaut.
Et chez nous, les appels à la flexibilité du travail, au renoncement aux
protections sociales, font leur chemin et commencent à infiltrer les esprits.
A l’inverse, des micro-mouvements laissent penser qu’une autre issue est
possible. Ces dernières années ont vu germer et fleurir plusieurs initiatives avec
des ambitions d’un autre ordre.
Les mouvements liés à l’agriculture comme les colibris ou les initiatives liées à
la permaculture ont fait reprendre conscience à une partie de la population que
l’alimentation est un facteur essentiel de notre résilience et que déléguer cet
aspect de notre survie à l’industrie était dangereux.
On a vu des tentatives d’écolieux ou d’écovillages qui tentent de proposer un
modèle alternatif plus vivable et plus respectueux de notre environnement.
On peut observer également des initiatives liées à la réduction ou la valorisation
des déchets avoir de plus en plus d’écho.
Ou des partisans de la décroissance qui prônent plus de sobriété dans les
comportements de consommation.
On voit également se développer quantité d’outils de formations pour acquérir
de nouvelles compétences tout au long de la vie et gagner en indépendance.
Ces mouvements ont pour objet de mesure l’indice de développement humain
avant la rentabilité financière et le retour sur investissement. Ils ne cherchent
pas à devenir milliardaires, mais à vivre dignement de leur travail.
C’est un changement de paradigme qui commence même à intéresser les
économistes et naturellement les grands groupes en quête de greenwashing...

Comment se préparer pour tirer son épingle du jeu ?

Chacun a ses ambitions, ses intérêts personnels et une idée de la vie qu’il
aimerait mener. Il n’y a pas de solution universelle. La seule solution qui vaille
est celle qui est en accord avec vos valeurs, vos envies et les contraintes du
moment.
Certains se plairont dans le modèle «projet éphémère» parce qu’ils aiment
naviguer d’un projet à l’autre et n’ont pas peur de l’instabilité de la situation.
Ils seront les travailleurs en chaîne du nouveau monde qui auront remplacé les
travailleurs à la chaîne de l’ancien.
D’autres préfèreront retourner à une vie moins tumultueuse, à l’écart de tout le
brouhahaha des grandes villes qui ne dorment jamais, parce qu’ils se réjouiront
de choses simples, comme revoir enfin les étoiles.
Ils produiront leur propre alimentation ou vivront de nouvelles formes d’artisanat
et seront fiers d’avoir gagné en autonomie. Certains encore, vendront leurs
services à distance en profitant des opportunités offertes par internet.
Ils viendront s’ajouter à la liste des néo-ruraux qui repeuplent les campagnes
depuis peu.
Enfin, certains voudront vivre de leurs propres projets, parce qu’ils ont une
vision de ce qu’ils veulent réaliser et iront au bout de leur rêve.
Ils seront les entrepreneurs de demain. Ils se différencient de ceux qui
embauchent les travailleurs en chaîne par des critères de réussite basés sur
l’accomplissement personnel plus que l’amassement infini de richesses.
Il n’y a pas de jugement de valeur à porter à un modèle plus qu’a un autre.
L’important est que chacun y trouve son équilibre et le sens qu’il souhaite
donner à son existence.

C’est la raison pour laquelle j’ai voulu lister ici les 7 compétences qui, selon moi,
pourront vous aider à tirer votre épingle du jeu, peu importe le mode de vie que
vous aurez choisi.
Pour trouver votre équilibre, vous devrez probablement apprendre à vous battre
avec les mêmes armes que vos opposants, ou même créer vos armes originales
qui vous permettront de vous tenir à distance de l’opression environnante.

Si vous ne deviez en acquérir qu’une seule, probablement que la dernière


sera la plus déterminante.
Créativité
La créativité c’est votre capacité à apporter un regard nouveau pour résoudre
un problème ou répondre à une question. Dans un monde du tous contre tous et
de l’innovation à tout prix, c’est votre créativité qui fera la différence.
Si vous avez pour ambition de rejoindre le groupe des travailleurs en chaîne, il
vous faudra vous différencier pour que l’on vous accorde des contrats à vous
plutôt qu’a un autre.
Vous devrez toujours avoir une longueur d’avance sur les tendances pour
pouvoir offrir ce que vos concurrents n’offrent pas encore.
Si au contraire, vous rejoignez la troupe des néo-ruraux, il vous faudra être
créatif pour envisager un projet viable qui s’implantera durablement dans votre
nouvel environnement.
Croyez-moi, les habitudes ont la vie dure en dehors des villes, il faudra faire vos
preuves pour convaincre. Lorsque le premier agriculteur bio s’est installé dans
mon village de 100 habitants, j’ai entendu parler de mouvement sectaire et de
personne psychiatriquement dérangé. Aujourd’hui, 2 exploitants sur 3 sont en
bio et plus personne n’y trouve rien à redire, mais ça a été de longue lutte.
Enfin, les entrepreneurs de demain ont tout un monde à réinventer. La
créativité se situe à chaque recoin de leurs projets. Nouveaux modes de
consommation, de production, de distribution. Plus économe, plus respectueux
de l’environnement, plus proche de la population.
La créativité se nourrit de nos expériences, le travailleur de demain se devra
d’être curieux du monde qui l’entoure, d’explorer les éventuelles opportunités
qui se présentent à lui.
Parfois, vous gagnerez à vous réserver du temps pour prendre du recul, sortir
du matraquage publicitaire et informationnel quotidien pour laisser respirer
votre capacité de réflexion.
Des outils existent pour développer sa créativité. Si cela vous intéresse,
n’hésitez pas à m’en faire part en répondant à une des newsletters, je me ferais
un plaisir de vous répondre et, pourquoi pas, d’en faire un article !
Communication
La communication est la compétence «couteau Suisse» du monde du travail
de demain. Ce n’est pas seulement être capable d’exprimer ses idées, c’est
aussi votre capacité à écouter les autres et interagir efficacement avec votre
entourage.
Entretien d’embauche, marketing, présentation de résultats, coordination
d’équipe, demande de prêt bancaire, vente... la communication est partout.
Dans les projets d’innovation, les travailleurs en chaîne devront communiquer
sans ambiguité sur les objectifs, présenter l’état de leurs travaux dans une des
innombrables réunions de suivi ou encore convaincre la direction de choisir la
solution qu’ils ont échaffaudée.
Les néo-ruraux, eux, auront besoin de communication pour présenter leur
projet en vue d’obtenir des autorisations, faire accepter leur projet pas toujours
conventionnel, établir des collaborations locales ou encore faire sa place sur un
marché dominé par des familles à l’implantation séculaire.
Enfin, les néo-entrepreneurs auront besoin également de fédérer des
gens autour de leurs projets, d’établir des connexions ou de faire circuler
efficacement l’information au sein de leur équipe. Une entreprise communique
continuellement, avec ses employés, avec ses fournisseurs et avec ses clients.
De la même manière, elles doivent aussi écouter leurs clients pour les servir au
mieux et s’adapter rapidement aux variations de tendances du marché.
Vous pensez peut-être que la communication est un don, que certains sont
naturellement doués pour fédérer, convaincre ou faire passer leurs idées.
En réalité, les bons communicants maîtrisent les méthodes et les codes de
communication que n’importe qui peut apprendre.
Si vous voulez découvrir quelques astuces de communication, vous pouvez
retrouver les miennes sur notre blog ou notre chaîne youtube selon vos
préférences pour la vidéo ou la lecture.
Digitaliser ses pratiques
Le 21éme siècle sera profondément marqué par le passage à l’ère numérique,
pour le meilleur et, d’aucuns diront, pour le pire.
En réalité, le problème n’est jamais l’outil mais ce que l’on en fait.
Aujourd’hui, les outils digitaux ont pris une place considérable au travail comme
à la maison. On peut considérer cela comme un progrès lorsque ces outils
automatisent les tâches répétitives ou facilitent la communication.
À l’inverse, on peut considérer ces outils comme une régression lorsqu’ils
monopolisent notre temps de cerveau disponible, exacerbent les narcissismes
et nous coupent des relations sociales réelles.
Au delà de ces considérations, il me semble indispensable de digitaliser ses
pratiques en profitant des opportunités offertes par ces outils, tout en veillant à
se prémunir des mauvais côtés (ceux qui nous font perdre de notre temps).
Peu importe la route choisie, les outils numériques constituent aujourd’hui
l’essentiel des supports de communication, d’organisation et de gestion,
d’administration ou encore de promotion de votre activité professionnelle.
- Le premier réflexe d’un chef de projet qui veut recruter un travailleur en
chaîne est d’aller consulter son profil Linkedin, regarder ses expériences ou ses
qualifications.
- Le néo-rural augmentera significativement la porté et la visibilité de son
activité s’il utilise le digital.
- L’entrepreneur de demain décuplera son champ d’action s’il profite de la
viralité du web pour faire connaître son activité, partager sa vision ou fédérer
des soutiens et des clients.
Je vous encourage à prendre en main les outils qui vous feront gagner du temps
pour ne pas souffrir d’un désavantage concurrentiel dans le jeu du tous contre
tous!
Gestion de projet
Comme je l’évoquais dans le chapitre précédent, c’est ce que l’on fait des outils
qui détermine leur impact positif ou négatif.
Si la gestion de projet a été généralisée à des fins de précarisations du travail,
les méthodes de gestion de projet n’en demeurent pas moins d’une redoutable
efficacité.
Maîtriser la gestion de projet, c’est être capable à la fois de s’insérer dans
n’importe quel projet existant mais également de planifier une stratégie solide
pour vous permettre d’atteindre n’importe lequel de vos objectifs en toute
sécurité.
Cette compétence est incontournable pour qui veut réaliser ses rêves, amorcer
un changement radical ou se conformer au monde du travail de demain.
Le travailleur en chaîne devra maîtriser les codes et les usages de la gestion de
projet pour trouver sa place dans les différents projets auxquels il participera.
Le néo-rural et le néo-entrepreneur bénéficieront de la maîtrise des risques et
des coûts que permet la gestion de projet.
Si aujourd’hui vous vous sentez prisonnier d’un métiers ou d’une situation qui
n’a plus vraiment de sens à vos yeux, je vous recommande vivement de vous
intéresser à la gestion de projet.
Vous pourrez mettre cette compétence à profit dans de nombreux domaines.
Par exemple, si vous menez un projet personnel, professionnel ou associatif
qui vous tient à coeur, vous limiterez les risques d’échec liés à un manque de
préparation.
Ce sont ces méthodes éprouvées qui vous permettent d’évaluer les différentes
opportunités de changement ou d’innovation, de planifier un plan d’actions
réaliste et de contrôler la réalisation pour garantir la qualité du résultat final.
Apprendre à apprendre
Certains estiment que l’humain de demain devra dédier environ 20% de son
temps à la formation pour rester employable. Se former tout au long de la vie au
gré des modes et des tendances de la nouvelle organisation du travail.
Est-ce que cela vous rendra plus heureux ? Probablement pas si c’est une
course effreinée pour l’employabilité.
La bonne nouvelle: le savoir devient de plus en plus accessible au plus grand
nombre grâce à internet. Vous pouvez vous former à peu près à tout, en tout
temps et pour un budget minime voire gratuitement.
Les méthodes de cuisine des grands chef étoilées sont disponibles sur internet.
Vous voulez poser vous-même votre placo-plâtre pour rénover votre maison ? Il
y a des vidéos qui vous expliquent comment faire ça comme un pro. Vous voulez
apprendre la musique, l’astrophysique, le yoga ? Aujourd’hui c’est possible sans
sortir de chez vous.
Bien sûr, il n’y a que les travailleurs en chaîne qui seront contraint d’entrer dans
la course à la formation continue pour continuer à travailler.
Mais les autres ? N’est-ce pas l’occasion d’apprendre quelque chose que vous
auriez rêvé d’apprendre ? C’est peut-être l’occasion aussi d’apprendre de
nouvelles compétences qui vous sont utiles dans votre quotidien...
Ce que je peux vous dire, c’est que chaque savoir faire nouveau que vous
maîtrisez est un plus pour santé mentale. C’est un bon moyen de gagner en
estime de soi, se sentir capable, et pourquoi pas se sentir utile en mettant en
application ce nouveau savoir pour aider les autres ou améliorer ses conditions
de vie.
En cultivant la curiosité, vous appréhendez mieux le monde qui vous entoure.
C’est alors plus facile d’y trouver sa place, peut-être même en transmettant ce
savoir à votre tour !
En tout cas, c’est ce qui me motive, moi l’apprenti en série, car le savoir n’est
utile que s’il est partagé et mis en pratique.
Savoir (se) vendre
Vendre c’est apporter des solutions à des personnes qui rencontrent un
problème qu’ils veulent résoudre. Le reste oscille entre manipulation et arnaque.
La définition paraît simple. Pourtant, c’est une des compétences qui manquent
le plus, tant à ceux qui veulent vivre de la vente de leur produits ou services qu’à
ceux qui cherchent un nouvel emploi.
Si demain nous devenons tous indépendants, de gré ou de fait, savoir vendre et
savoir se vendre est une compétence à maîtriser.
Ce que j’ai pu observer lors des entretiens de recrutement auxquels je
participais, est que la plupart des candidats à un nouvel emploi se placent en
position de faiblesse.
Ils mettent en avant leurs diplômes, leurs qualités, leur passé comme s’ils
voulaient justifier leur candidature... Ils oublient de mentionner clairement ce
qu’ils peuvent et veulent apporter à l’entreprise.
À l’inverse, ceux qui rafflent la mise sont ceux qui font des propositions, qui
montrent leur résultats pour rassurer sur leur légitimité et qui ne sont pas en
train de supplier pour obtenir cet emploi. C’est ça savoir Se vendre.
D’un autre côté, lorsque je participais à la couveuse d’entreprise Innopark à
Genève, j’ai pu rencontrer nombre de candidat à l’entrepreneuriat animés de
belles intentions et avec des projets qui mettaient l’humain au centre de leurs
préocupations.
Le problème numéro 1 rencontré par ces personnes, souvent orientées sur
les thématiques de la santé, du bien-être, de l’écologie ou du service à la
personne?
Elles n’aiment pas vendre ! Elles voient dans l’acte de vendre une perversion de
leurs bonnes intentions. C’est une version modifiée du syndrome de l’imposteur.
Apprendre à vendre, c’est aussi considérer que tout travail mérite salaire et c’est
à vous de considérer la juste rétribution de vos actions.
Travailleurs en chaîne, néo-ruraux, ou néo-entrepreneurs, vous n’échapperez
pas à la vente si vous voulez tirer votre épingle du jeu !
La liberté est une compétence
Être libre... Quel beau projet !
Je ne vais pas rentrer dans un questionnement philosophique sur ce qu’est
«être libre» lorsque l’on vit en société... Cela ne nous avancerait pas beaucoup.
Être libre, à mon sens, c’est être capable de faire ses propres choix de vie et de
les assumer.
On peut très bien être un travailleur en chaîne parce qu’on s’épanouit dans ce
changement perpétuel ou dans des activités extra-professionnelles.
À l’inverse, on peut très bien être néo-maraîcher dans le Larzac et se retrouver
prisonnier de son exploitation sans jamais pouvoir prendre de vacances en
dehors de la saison hivernale.
Ce qui devait être une vie de rêve au milieu de la nature, se transforme vite
en travail pénible et peu rémunérateur. En témoignent les 90% de nouvelles
entreprises agricoles qui ferment dans les 5 ans malgré les aides à l’installation.
Tout est une question de choix, votre seule liberté est celle de choisir la vie qui
vous rendra heureux ou heureuse. Et puis, il vous faudra choisir le chemin que
vous voulez emprunter pour atteindre cette vie là.
Aujourd’hui, vous vous sentez peut-être bloqué dans une situation
professionnelle qui ne réponds plus à vos attentes, qui ne vous permet pas de
vivre la vie que vous souhaitez ou qui ne correspond pas à vos valeurs.
Ok. Mais entre nous, combien d’annonces pour un nouvel emploi avez-vous
consulté cette semaine ? Combien d’entreprises compatibles avec vos envies
avez-vous contactées ? Combien de temps avez-vous consacré à étudier les
possibilités qui s’offrent à vous ?
La liberté est une compétence qui s’acquière dès qu’on le décide et se
renforce dès qu’on se met en mouvement.
Cependant, il n’est pas toujours facile d’y voir clair et de faire ses choix avec
confiance. Pourtant, des solutions existent pour obtenir des garanties. C’est
pourquoi j’ai créé Startup-Now.co pour aider ceux qui ont décidé de passer à
l’action.
Startup-Now.co
Si vous avez décidé d’entammer un changement de cap, mais que vous
êtes pétrifié par le doute, que vous manquez de soutien de la part de votre
entourage ou simplement que vous voulez faire les choses correctement pour
éviter l’échec que tant de monde redoute avant de plonger dedans, vous n’êtes
pas seuls.
C’est quelque chose que je rencontre souvent chez les personnes que
j’accompagne et c’est la raison principale qui explique qu’ils ne passent jamais à
l’action.
L’autre partie de mes élèves, ont des idées bien définies, ils ont obtenu des
preuves que leur projet est solide, et puis... Ils sortent du plan initial, ils partent
sur de nouvelles idées et au final ils ne mènent jamais rien au bout comme s’ils
avaient peur de réussir. Au final, ils se disent que tout ce qu’ils font ne mènent à
rien, alors que je vois bien qu’ils étaient sur la bonne voie.
Si j’ai créé Startup-Now.co, c’est pour vous épauler quand vous doutez, quand
vous avez le morale dans les chaussettes et que vous avez l’impression que
votre objectif est peut-être inatteignable.
Startup-Now.co, c’est un blog et une chaîne youtube pour diffuser du contenu
gratuit qui apporte des solutions concrètes pour vos projets.
C’est aussi une offre de coachings personnalisés et de formations pour mener
à bien vos projets et développer les compétences qui vous manquent pour
réussir.
Mais surtout, Startup-Now.co, c’est mon bébé que j’ai construit pour retrouver
un sentiment d’utilité dans mon travail. Alors, ne restez pas avec des questions
trop lourde à porter, contactez-moi par email (ludovic@startup-now.co) ou
via notre rubrique contact où vous pourrez même réserver un entretien en
visioconférence gratuitement.
N’hésitez pas à me faire vos retours, voire vos critiques, nous pouvons tous
nous améliorer chaque jour... Si on le décide!

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