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Le point sur l’épidémie de Covid-19 en

France : des indicateurs en baisse, une


circulation des variants en hausse
Selon les projections de l’équipe de Vittoria Colizza, le variant britannique va
s’imposer dans les prochaines semaines « en l’absence d’une distanciation
sociale plus rigoureuse et intensifiée ».

Par Delphine Roucaute

Publié aujourd’hui à 06h02, mis à jour à 15h41 – 19/02/21


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l’hôpital de Lons-le-Saunier, ici le 3 février, a connu un taux d’occupation de 150 %
pendant de longues semaines.

La situation épidémique devient de plus en plus compliquée à lire, les épidémiologistes


s’accordent sur ce point. Depuis plusieurs jours, les indicateurs très surveillés que sont
le nombre de nouveaux cas de Covid-19 dans la population, les nouvelles
hospitalisations ou encore les admissions dans les services de réanimation, sont à la
baisse au niveau national, même s’ils se situent encore à un niveau très élevé. Ces
chiffres montrent l’impact du couvre-feu sur la dynamique de la souche du virus dite
« historique » circulant en France depuis un an.

Mais, en parallèle, les enquêtes montrent une progression des nouveaux variants : alors
que le variant britannique représentait 25 % des cas criblés la semaine dernière, il est
passé aujourd’hui à 36 % ; les variants sud-africain et brésilien correspondent à
5 %. « Aujourd’hui, on n’a pas de doute sur le fait que les variants vont changer la
dynamique de l’épidémie, mais le doute plane sur le moment où ce changement va
apparaître dans les courbes », commente Pascal Crépey, enseignant-chercheur en
épidémiologie et biostatistiques à l’Ecole des hautes études en santé publique à Rennes.

Selon l’épidémiologiste, le variant britannique a peut-être été initialement surévalué


dans les enquêtes de dépistage, car causant plus de symptômes. Si cette surévaluation ne
change pas sa progression dans le temps, elle modifie toutefois le moment où il devient
dominant parmi les nouveaux cas, et donc décale l’instant où sa courbe croise celle de la
souche historique.

Pour expliquer cette situation, le ministre de la santé, Olivier Véran, a convié à ses côtés
lors du point sanitaire hebdomadaire la chercheuse Vittoria Colizza, directrice de
recherche à l’Inserm. Avec son équipe, elle a publié, le 14 février, une étude proposant
des projections des admissions à l’hôpital selon différents scénarios de restrictions.

Eviter une saturation des services de santé


« En l’absence d’une distanciation sociale plus rigoureuse et intensifiée, le variant
britannique progressera rapidement dans les prochaines semaines, avec un calendrier
plus précoce dans les régions signalant une forte présence du variant, comme en Ile-de-
France  », expliquent les auteurs de l’étude. Parmi les mesures mises en avant figurent
le respect du télétravail et le renforcement de la stratégie de dépistage, qui proposera
notamment, à la rentrée, des tests salivaires dans les écoles. Si l’augmentation de la
couverture vaccinale est essentielle, elle ne devrait avoir un impact sur la courbe
épidémique qu’à partir d’avril, selon ces projections.

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