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UNIVERSITE MOHAMED PREMIER

ECOLE SUPERIEURE DE TECHNOLOGIE


Oujda

DUT Genie Civil


1ère année
Année Universitaire 2016-2017

Les ressources en eaux souterraines


(Hydrogeologie)

Pr. Alae-Eddine BARKAOUI


Sommaire

1. Introduction
2. Cycle de l’eau
3. Quelques notions d’Hydrogéologie générale
4. Propriétés physiques des roches
5. Hydrogéochimie et qualité des eaux souterraines
6. Vulnérabilité, pollution et qualité de l’eau souterraine
7. Cartographie des aquiferes
La place de l’eau souterraine dans les ressources en eau sur terre
La place de l’eau souterraine dans les ressources en eau sur terre
La place de l’eau souterraine dans les ressources en eau sur terre
La place de l’eau souterraine dans les ressources en eau sur terre
La place de l’eau souterraine dans les ressources en eau sur terre

Le bilan hydrique / déficit d’écoulement


Le principe du bilan hydrologique est fondé sur le fait que l’eau qui parvient à la
surface de La terre s’écoule, s’évapore ou s’infiltre. C’est le bilan des quantités
d'eau entrant et sortant d'un système défini dans l'espace et dans le temps. Les
calcules se font dans le cadre de l’unité hydrologique qu’est le bassin versant.
La place de l’eau souterraine dans les ressources en eau sur terre

Cycle de l’eau à l’échelle globale


P=E+R+I
P: précipitations
E: Evapotranspiration
R: Ruissellement
I: Infiltration

Cycle de l ’eau : ensemble des transformations et des mouvements de l ’eau dans la nature
La place de l’eau souterraine dans les ressources en eau sur terre

Les précipitations
La précipitation est la libération de l'eau des nuages sous forme:

✓de pluie,
✓de neige fondante,
✓de neige ou grêle.

C'est le principal chemin qu'utilise l'eau de l'atmosphère pour retourner à la Terre.


La plupart des précipitations se font sous forme de pluie.

Les précipitations sont exprimées:


✓ en intensité (mm/h)
✓ en lame d'eau précipitée (mm)
(rapport de la quantité d'eau précipitée uniformément répartie sur une surface).

Les précipitations sont mesurées ponctuellement avec des pluviomètres ou


pluviographes.
La place de l’eau souterraine dans les ressources en eau sur terre

Les précipitations
La pluviométrie c’est le paramètre le plus important dans la détermination du type du
climat qui règne dans la région étudiée

Il faut souvent un grand nombre de points de mesure pour avoir une estimation
convenable de la quantité d’eau réellement tombée sur un bassin versant.

700

600 Angad
Slimania
500

400
(mm

300
P

200

100

0
Histogramme des
précipitations moyennes
72

76

80

84

88

92

96

00

04
-19

-19

-19

19

19

-19

-19

20

20
83-

87-

99-

03-
annuelles en mm
71

75

79

91

95
19

19

19

19

19

19

19

19

20
La place de l’eau souterraine dans les ressources en eau sur terre

L’évaporation

• Le passage de la phase liquide à la phase vapeur.

• Dans le cycle de l'eau, l'évaporation est la principale façon par laquelle


l'eau liquide se transforme en vapeur d'eau dans l'atmosphère

• Le principal facteur régissant l'évaporation est la radiation solaire.

• La plupart de l'eau évaporée des océans se retrouve dans les océans comme
précipitations.

• Seul 10 % d'eau évaporée des océans est transportée au-dessus des terres et
retombe comme précipitations. Une fois évaporée, une molécule d'eau
passe environ 10 jours dans l'air.
La place de l’eau souterraine dans les ressources en eau sur terre

L’évapotranspiration

• Le terme évapotranspiration englobe l’évaporation et la transpiration des plantes.

• C’est la quantité d’eau transférée vers l’atmosphère par évaporation et


transpiration des plantes.

• On estime qu'environ 10 % de l'humidité de l'atmosphère est relâchée par la


transpiration végétale.

• un gros chêne peut émettre 151 000 litres par an


La place de l’eau souterraine dans les ressources en eau sur terre

L’infiltration et la percolation

L’infiltration: la pénétration de l’eau de surface dans les couches superficielles du


sol et l’écoulement de cette eau dans le sol et le sous-sol sous l’action de la gravité
et des effets de pressions

La percolation: représente plutôt l'infiltration profonde dans le sol, en direction de


la nappe phréatique (m3/s).

Ces deux phénomènes participent au renouvellement du stock d'eau du sol et alimentent


les eaux souterraines et reconstituer les réserves aquifères
La place de l’eau souterraine dans les ressources en eau sur terre

Ruissellements / écoulements

Mouvement de l'eau gagnant rapidement les exutoires pour constituer les crues
La place de l’eau souterraine dans les ressources en eau sur terre

Ruissellements / écoulements

P=E+R+I
II. Le cycle hydrologique et ses composantes
II.1. Les composantes du cycle hydrologique
Quelques notions d’Hydrogéologie générale

L’eau dans les roches

Aquifère: Formation géologique (réservoir) poreuse ou fracturée


susceptible de contenir ou contenant une nappe d'eau. En fait, le terme
désignait habituellement non seulement la roche mais aussi l'eau.

Nappe d'eau souterraine : masse d'eau continue et mobile contenue


dans une formation géologique. Le terme « nappe aquifère » est ambigu
car il désigne à la fois la masse d'eau et la roche réservoir.

• Nappe phréatique: nappe peu profonde (atteinte par les puits


de particuliers: 0 à 50m).
• Nappe de subsurface :50 à 100 m de profondeur
• Nappe profonde : (au delà de 100 m).
Quelques notions d’Hydrogéologie générale
Quelques notions d’Hydrogéologie générale
Quelques notions d’Hydrogéologie générale
Quelques notions d’Hydrogéologie générale
Quelques notions d’Hydrogéologie générale
Quelques notions d’Hydrogéologie générale
Quelques notions d’Hydrogéologie générale
Quelques notions d’Hydrogéologie générale

Partie de l’aquifere Partie de l’aquifere avec une nappe captive


avec une nappe libre
Quelques notions d’Hydrogéologie générale
Quelques notions d’Hydrogéologie générale

Nappe Libre
Forte variation du niveau
piezometrique
Suite aux precipitations

Nappe Captive
Faible variation du niveau
piezometrique
Suite aux precipitations
Quelques notions d’Hydrogéologie générale

Différence nappe libre / nappe captive

Nappe libre

• Contact direct avec l’atmosphère


• Recharge (alimentation) rapide
• Pas de protection naturelle face aux pollutions de surface

Nappe captive

• Pas de contact direct avec l’atmosphère


• Recharge (alimentation) lente
• Protection naturelle face aux pollutions
• Eau généralement fortement minéralisée (non potable ?)
Quelques notions d’Hydrogéologie générale

Différence nappe libre / nappe captive

Nappe libre

• Contact direct avec l’atmosphère


• Recharge (alimentation) rapide
• Pas de protection naturelle face aux pollutions de surface

Nappe captive

• Pas de contact direct avec l’atmosphère


• Recharge (alimentation) lente
• Protection naturelle face aux pollutions
• Eau généralement fortement minéralisée (non potable ?)
Quelques notions d’Hydrogéologie générale

Différence nappe libre / nappe captive

Nappe libre

• Contact direct avec l’atmosphère


• Recharge (alimentation) rapide
• Pas de protection naturelle face aux pollutions de surface

Nappe captive

• Pas de contact direct avec l’atmosphère


• Recharge (alimentation) lente
• Protection naturelle face aux pollutions
• Eau généralement fortement minéralisée (non potable ?)
Quelques notions d’Hydrogéologie générale

Différence nappe libre / nappe captive

Nappe libre

• Contact direct avec l’atmosphère


• Recharge (alimentation) rapide
• Pas de protection naturelle face aux pollutions de surface

Nappe captive

• Pas de contact direct avec l’atmosphère


• Recharge (alimentation) lente
• Protection naturelle face aux pollutions
• Eau généralement fortement minéralisée (non potable ?)
Quelques notions d’Hydrogéologie générale

Différence nappe libre / nappe captive

Nappe libre

• Contact direct avec l’atmosphère


• Recharge (alimentation) rapide
• Pas de protection naturelle face aux pollutions de surface

Nappe captive

• Pas de contact direct avec l’atmosphère


• Recharge (alimentation) lente
• Protection naturelle face aux pollutions
• Eau généralement fortement minéralisée (non potable ?)
Quelques notions d’Hydrogéologie générale

Energie et écoulement de l’eau souterraine (Loi de DARCY)

DH

Q=SKi

Q
i = gradient hydraulique = « Moteur de l’écoulement »=(-DH/L)
K = conductivité hydraulique (m/s)
S = section du tube = section de l’écoulement (m²)
Q = débit transitant dans la roche placée dans le tube (m3/s)

Henri DARCY (1802-1858) découvre cette loi en 1856 en travaillant sur les fontaines de la ville de Dijon.
Le 150éme anniversaire de la découverte de la loi de Darcy a été célébré à Dijon en juin 2006.
Sommaire

1. Introduction
2. Cycle de l’eau
3. Quelques notions d’Hydrogéologie générale
4. Propriétés physiques des roches
5. Hydrogéochimie et qualité des eaux souterraines
6. Vulnérabilité, pollution et qualité de l’eau souterraine
7. Cartographie des aquiferes
Propriétés physiques des roches

La porosité
Les pores sont des vides de forme plus au moins sphérique, de
petites dimensions ménagés entre les particules solides. Les
grains ne sont jamais jointifs pour un réservoir
Interconnections des pores et milieu continu
Les pores communiquent entre eux, dans le sens de l’écoulement
de l’eau souterraine, Permettant le déplacement des particules
d’eau selon des trajectoires plus au moins compliqués identifiant
les lignes de courant. Ce qui caractérise la continuité du milieu
poreux
Propriétés physiques des roches

La porosité
Porosité totale: n = Vv/Vt * 100
Masse volumiques 
AIR Va = Volume de l’air Ma = Masse de l’air  0 a = ma/Va  0
EAU Vw = Volume liquide Mw = Masse de l’eau  w = mw/Vw
SOLIDE s = ms/Vs
Vs = Volume solide Ms = Masse du solide
d = ms/Vt (sol sec)
Volume des vides: Vv = Va+Vw
Volume total: Vt = Vv + Vs = (Va + Vw) + Vs
Indice des vides: e = Vv/Vs
Teneur en eau massique: w(%) = (mw/ms)x100
Teneur en eau volumique:  = Vw/Vt
Degré de saturation: Sr(%) = (Vw/Vv)x100
Propriétés physiques des roches

La porosité
• Porosité primaire: elle correspond aux pores ou interstices contemporains de la
formation de la roche ou du sol, comme les fractures de refroidissement des
basaltes.
• Porosité secondaire: elle correspond aux pores ou interstices postérieurs à la
formation de la roche ou du sol, comme les fractures de décompression à la suite
du dégel des glaciers.
• Porosité efficace: elle correspond aux pores et interstices reliés qui permettent
l’écoulement gravitaire des liquides. Elle est reliée à la notion d’emmagasinement
de l’eau dans un matériau.
• Porosité effective: elle correspond aux pores et interstices reliés à l’état saturé qui
permettent l’écoulement. Elle est généralement supérieur à la porosité efficace.
Elle est calculée à partir de la vitesse moyenne de l’eau souterraine déterminée par
un essai de traceur non réactif.
Propriétés physiques des roches

La porosité
Propriétés physiques des roches

La permeabilité (k) m2
Propriétés physiques des roches

La Conductivité hydraulique (K) (m/s)


Propriétés physiques des roches
Milieu isotrope

Équation d’écoulement saturé en régime permanent

 
 K x h    K y h    K z h  0
x x y  y  z z
 
Pour un milieu isotrope Kx = Ky = Kz

 2h  2h  2h
 2  2 0 Équation de Laplace
x 2 y z
Propriétés physiques des roches
Coefficient d’emmagasinement (Ss, S)
Propriétés physiques des roches
Energie et écoulement de l’eau souterraine (Loi de DARCY)

DH

Q=SKi

Q
i = gradient hydraulique = « Moteur de l’écoulement »=(DH/L)
K = conductivité hydraulique (m/s)
S = section du tube = section de l’écoulement (m²)
Q = débit transitant dans la roche placée dans le tube (m3/s)

Henri DARCY (1802-1858) découvre cette loi en 1856 en travaillant sur les fontaines de la ville de Dijon.
Le 150éme anniversaire de la découverte de la loi de Darcy a été célébré à Dijon en juin 2006.
Propriétés physiques des roches
Propriétés physiques des roches

En vue de la détermination du coefficient de perméabilité


(Conductivité hydraulique) d'un échantillon, un essai au
perméamètre à charge constante a été effectué dans les
conditions suivantes :
• Section de l'éprouvette : 28,3 cm2
• Hauteur de l'éprouvette : 10 cm
• Différence de charge hydrostatique : 50 cm
• Durée de l'essai : 10 s
• quantité d'eau recueillie : 500cm3

Calculer la perméabilité (m/s).


Propriétés physiques des roches
• Q= S. K. I K=Q/(S. I)
• Q=500cm3/10; S=28,3 cm2; I=50/10

• K=0.353 cm/s = 3.53 10-3 m/s


Sommaire

1. Introduction
2. Cycle de l’eau
3. Quelques notions d’Hydrogéologie générale
4. Propriétés physiques des roches
5. Hydrogéochimie et qualité des eaux souterraines
6. Vulnérabilité, pollution et qualité de l’eau souterraine
7. Cartographie des aquiferes
Minéralisation des eaux souterraines

L'eau de pluie est légèrement acide du fait de sa teneur en CO2 dissous. Au cours de
son infiltration dans le sol et le sous-sol, elle se charge en ions et acquiert des
propriétés physiques et chimiques qui caractérisent l'eau de la nappe qu'elle forme.

Les eaux souterraines sont plus ou moins minéralisées en fonction:

➢ de la nature des roches traversées et des minéraux rencontrés au cours de


l'infiltration;

➢ du temps de contact de l'eau avec les roches (minéraux), donc de la vitesse de


percolation de l'eau dans le sous-sol;

➢ du temps de renouvellement de l'eau de la nappe par l'eau d'infiltration.


Minéralisation des eaux souterraines

Dans l'aquifère, il s'établit un équilibre entre la composition chimique de


l'eau et celle des roches: l'eau prend une minéralisation qui demeure
stable dans le temps et sert à caractériser un faciès hydrochimique.

❖ Dans les terrains cristallins (granitiques), sableux et gréseux - c.à.d riche


en minéraux siliceux et silicatés- les eaux sont douces: elles sont peu
minéralisées mais acides et agressives pour les conduites.

❖ Dans les réservoirs carbonatés (calcaires, dolomies), les eaux sont dures,
moyennement à fortement minéralisées en calcium et magnésium; elles
entartrent les conduites.
Minéralisation des eaux souterraines

❖ Au contact du gypse, l'eau se charge en sulfate de calcium et devient


dure (séléniteuse) et impropre à la consommation.

❖ En bordure de mer, les aquifères peuvent être en contact avec l'eau de


mer: échange au niveau du biseau salée, intrusion marine ou
contamination de l'eau d'infiltration par les embruns marins salés. L'eau
de la nappe devient plus ou moins saumâtre.

L'invasion de la nappe d'eau douce côtière par l'eau salée est accélérée par
les pompages intensifs et le rabattement de la nappe (cas de la nappe de
la plaine du Sous au Maroc).
Qualité des eaux souterraines

La qualité de l’eau a autant d’importance que sa quantité. On distingue généralement


les eaux potables pour lesquelles les normes sont très strictes, les eaux industrielles
pour lesquelles la constance de la composition chimiques est un facteur important, les
eaux d’irrigation pour lesquelles la teneur en sels (y compris les éléments mineurs) est
capitale et fonction du type de plantes, du climat et de l’intensité de drainage.

La qualité d'une eau souterraine est caractérisée par un certain nombre de paramètres
physiques et chimiques. Ainsi, les analyses de l’eau (hydrochimie) en vue de
déterminer sa qualité se font sur échantillons prélevés sur place (puits et forages) avec
de nombreuses précautions en vue d’éviter les contaminations.
Echantillonnage

La planification de la campagne d’échantillonnage est nécessaire pour éviter les pertes


et les erreurs.

Plusieurs éléments doivent pris en compte lors de la planification d’une compagne


d’échantillonnage, on cite:

➢ Établissement d’une liste des paramètres qui devront être analysés,

➢ Flacons d’échantillonnage doivent être propres et non contaminés avec d’autres


substances

En forage, des appareils spéciaux permettent des prises localisées d’eau à différentes
profondeurs. On a intérêt à réaliser les analyses, le plus tôt possible pour éviter une
évolution de l’eau sous l’action de la température, la lumière,….
Caractérisation physico-chimique

1) Paramètres physiques (in situ):

Température

pH: qui dépend de la teneur en ions H+

Conductivité : qui dépend de la minéralisation

Couleur: due aux minéraux (Fe) ou aux matières organiques,

Odeur: due à des éléments indésirables dans l’eau

Turbidité: due aux matières en suspension (argile, silt), aux matières


colloïdales, aux matières organiques, aux microorganismes, ….

Résidus secs
Caractérisation physico-chimique

➢ Température

C’est un paramètre primordial, elle joue un rôle très important dans la


solubilité des sels et surtout des gaz, et la détermination du pH et de
conductivité.

➢ Conductivité

Permet d'apprécier la quantité des sels dissous dans l'eau (ions) (chlorures,
sulfates, calcium, sodium, magnésium…).

La conductivité électrique d’une solution dépend donc de la nature des


éléments dissous, de leur concentration et de la température de l’eau.
Caractérisation physico-chimique

➢ Conductivité

Il correspond à la conductance d’une colonne d’eau comprise entre


deux électrodes métalliques de 1 cm2 de surface et séparées l’une de
l’autre de 1cm , l’unité en micro siemens par centimètre ( µs/cm).

50 à 400 → qualité excellente.


400 à 750 → bonne qualité.
750 à 1500 → qualité médiocre mais eau utilisable.
A 1500 → minéralisation excessive.
Caractérisation physico-chimique

Le pH

Le pH mesure la concentration des ions H+ dans l'eau.

Le pH est un paramètre relatif au degré d’acidité de l’eau et contrôle donc les


réactions chimiques qui se produisent dans l’eau et celles entre la roche et l’eau. Il
suit les variations de la température, de la salinité des eaux et du taux de gaz
carbonique dissous. Il dépend aussi de la nature lithologique des terrains traversés.

Le pH est acide dans les eaux des aquifères sableux ou granitique.


Il est alcalin dans les aquifères calcaires (carbonatés).
Caractérisation physico-chimique

Le pH

Le pH est corrigé selon le cas par élimination du CO2 dissous en excès ou par correction
de la dureté carbonatée.

Pour cela, sa mesure immédiate à côté du lieu de prélèvement est capitale pour
la compréhension des équilibres.

pH Acidité de l’eau

6,5 ≤ pH ≤ Neutre
8.5 Corrosive
≤ 6,5 Incrustante et
≥ 8,5 Entartrage
Caractérisation physico-chimique

La turbidité

Charge des matières en suspension dans l’eau

La turbidité peut être importante dans les aquifères karstique. Elle occasionne des
désagréments dans l'aspect de l'eau et sa saveur (goût de terre). Les pics de turbidité
suivent les fortes précipitations. La vitesse de circulation de l'eau dans le réseau
souterrain en crue ne permet pas la décantation des particules fins.
Caractérisation physico-chimique

2) Paramètres chimiques :

Cations : calcium Ca2+, sodium Na+, potassium K+, magnésium Mg2+, manganèse Mn,
ammonium

Anions : bicarbonates CO3, HCO3, sulfates SO4, chlorures Cl, nitrates NO3, fluorures,
silice SiO2

Éléments traces : B, F, Se, As, …

Ces dosages sont exprimés en milligramme par litre (mg/l = ppm) ou en milliéquivalent
par litre (méq/l).
Caractérisation physico-chimique

2) Paramètres chimiques :

La dureté

La dureté totale d'une eau est produite par les sels de calcium et de magnésium qu'elle
contient.

La dureté est mesuré par le titre hydrotimétrique exprimé en °F (degré français); 1 °F


correspond à 10 mg de CaCO3 dans 1 litre d'eau..

Des valeurs faibles correspondent à des eaux douces (titre hydrotimétrique compris
entre 5 et 20 °F). Les eaux dures ont un titre compris entre 20 et 35 °F. Des valeurs
supérieures indiquent des eaux très dures.

TH= [(Ca2+ + Mg2+) meq/l] x 5


Caractérisation physico-chimique

2) Paramètres chimiques : La dureté

TH en °F Dureté de l’eau
0 < TH ≤ 7 Eau très douce
7 < TH ≤ 14 Eau douce
14 < TH ≤ 22 Eau moyennement dure
22 < TH ≤ 32 Eau assez dure
32 < TH ≤ 42 Eau dure
42 < TH Eau très dure

La dureté de l’eau influe essentiellement sur l’état des canalisations et des appareils de
chauffage, et sur le lavage du linge.

Une eau dure donne des dépôts de tartre dans les canalisations, les bouilloires et
chauffe-eau, ainsi que dans les filtres des robinets

une eau trop douce est agressive vis-à-vis des canalisations; en particulier la corrosion
des canalisations en plomb devient dangereuse pour la santé du consommateur.
Présentation d’une analyse d’eau
La chimie des eaux souterraines est dominée par la présence de certains ions: Les éléments
majeurs
le calcium (Ca2+), le magnésium (Mg2+), le potassium (K+) et le sodium (Na+) cations
le bicarbonate (HCO3-), le carbonate (CO32-) le chlorure (Cl-) et le sulfate (SO42-) La silice (SiO2)
anions
Les éléments mineurs se retrouvent dans les eaux à moindre quantité par exemple : le bore (B),
le fer (Fe2+et Fe3+), le fluore (F-), le manganèse (Mn2+) et le nitrate (NO3-).
Les autres ions sont qualifiés d’éléments traces apparaissant généralement en concentrations
très faibles.
La TDS est la charge totale en éléments et gaz dissous dans une solution.

TDS   (Cations  Anions ) en mg / l


Expression de l’analyse

Une analyse d’eau peut être présenté sous forme ionique : mg/l ou en équivalent : meq/l.

Poids des ions ou poids moléculair e Poids ions en mg/l


Equivalent  L' analyse en méq =
valence Equivalent
Poids Valence Équivalent
atomique
Cations Ca2+ 40.08 2 20
Mg2+ 24.312 2 12
Na+ 22.989 1 23
K+ 39.102 1 39
Anions cl- 35.453 1 35.5
SO4 2- 96 2 48
HCO3- 61 1 61

Balance ionique
Lorsqu’un minéral se dissous dans l’eau, il donne naissance à autant de
charges positives (cations) que de charges négatives (anions). Les résultats
d’analyses sont exprimés en meq/l.

La somme des cations doit équilibrer la somme des anions. Une balance
parfaitement équilibrée est rarement obtenue d’où on exprime le % d’erreur R.

R
 cations   anions
x100
 cations   anions
Une analyse est estimée satisfaisante si R ne dépasse pas 5 %.
Représentation graphique des analyses hydrochimiques

Diagramme logarithmique vertical


= Diagramme de Schoeller

C’est un diagramme qui est composé de 7


échelles logarithmiques équidistantes qui
servent au report des points représentatifs
des teneurs en Ca, Mg, Na, cl, SO4, HCO3.

Chaque échelle est graduée en meq/l ou en


mg/l. On obtiendra des graphiques qui
permettent de comparer diverses analyses
entre elles.
Diagramme de Schoeller

La représentation logarithmique de
Scholler-Berkaloff est
particulièrement utile pour comparer
différents types d’eau et connaître
leur qualité.

Les graphiques ayant la même


composition chimique sont
caractérisés par des droites parallèles.
Représentation graphique des analyses hydrochimiques

Diagramme de Schoeller

Exemple de représentation des


données hydrogéochimiques sur le
diagramme de Scholler-Berkaloff
Représentation graphique des analyses hydrochimiques

Diagramme de Piper

Il est utile pour déterminer le


faciès hydrogéochimique des eaux
d’un aquifère.

C’est un diagramme triangulaire


composant un pôle anionique et
un pôle cationique.
Représentation graphique des analyses hydrochimiques

Diagramme de Piper

Les principaux anions et


cations, exprimés en
meq/l, sont convertis en %
équivalents et transcrits
par la suite dans les
triangles de base.

L’intersection dans le
losange des projections
issues des points portés
dans les deux triangles
donne le faciès des eaux
Représentation graphique des analyses hydrochimiques

Diagramme de Piper

Les faciès de l’eau


Représentation graphique des analyses hydrochimiques
100
Nappe phréatique d'Oued El Khairat
Nappe profonde d'Oued El Khairat

3
NO
Cl+

Ca
+M
4+
SO

g
Exemple
0 0

10
0

0
0
10

0
3
CO
Na

SO
Mg

3+
+K

4
CO
100
0

0
0

10

10
0

100 0 0 100
Ca Cl+NO3
Faciès hydrochimique du type sulfato-chloruré calci-sodique.
Représentation graphique des analyses hydrochimiques

Diagramme de Stiff

Sur une échelle graduée en


meq/l, on exprime la
concentration des cations à
gauche et la concentration des
anions à droite du point
d’origine. Les points sont reliés
sous forme d’hexagone plus ou
moins régulier.
Représentation graphique des analyses hydrochimiques
Représentation graphique des analyses hydrochimiques
Cartes de distribution spatiale des éléments chimiques

Salinité des eaux de l'aquifère des grès permo-triasique en Lorraine.


Interprétation des analyses hydrogéochimiques

L’interprétation des analyses des eaux est basée sur les paramètres physico-chimiques
de l’eau, la nature lithologiques du réservoir, les pratiques agricoles à la surface du sol
surmontant la nappe et les échanges ioniques de bases.

Les particules de silts, d’argile et de matières organiques adsorbent des cations à leur
surface. Des possibilités d’échange existent entre les cations adsorbés et les cations de
l’eau en fonction des potentiels électriques.

C’est ainsi que si une eau riche en Na est mise en présence de ces particules, le Na est
adsorbé et déplace le Ca initialement fixé ; le Ca passe dans l’eau ce qui peut entraîner
une précipitation de CaCO3, une défloculation et une perte de perméabilité du terrain.

Par contre si l’eau est riche en Ca, il y’a fixation du Ca et déplacement du Na avec
possibilité de floculation et augmentation de perméabilité du terrain.

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