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CHAPITRE 6 : LA FERTILITE DU SOL ET LES MOYENS

DE L’AMELIORER
1- introduction
L’étude physique, chimique et biologique du sol vue
aux précédents chapitres est une préparation nécessaire à
l’action à mener sur le milieu édaphique afin de préserver
et d’accroitre sa fertilité.

 Dans ce chapitre, nous chercherons d’abord à définir


la fertilité d’un sol, puis nous présenterons par ordre
logique de priorité les moyens de l’améliorer. Ces
moyens sont entre autre :

 La régularisation du degré d’humidité du sol ;


L’utilisation des amendements;
 Les façons culturales qui améliorent la fertilité du sol ;
 L’utilisation d’engrais.
6.2. Notion de fertilité, fertilisation et matières
fertilisantes

6.2.1. Notion de fertilité

Dans sa définition la plus élémentaire, la fertilité d’un sol est


son aptitude à produire.

Cependant, au-delà des critères « production » et


« rendement »,

la fertilité est une notion qui intègre d’autres paramètres.


C’est ainsi que selon G. Barrier, « La fertilité d’un sol, sous un
climat, se mesure à l’abondance des récoltes qu’il porte,
lorsqu’on lui applique les techniques agricoles qui lui
conviennent le mieux ».
Il ressort de cette définition que l’abondance d’une récolte,
critère de fertilité, résulte de deux type de fertilité:

 celle que la nature impose à l’agriculteur, on parlera de


la fertilité foncière;

 celle que l’agriculteur acquiert par les techniques


agricoles On parlera de la fertilité acquise d’un sol.
6.2.2. Notion de fertilisation

La fertilisation est l'amélioration de l'aptitude d'un sol à


assurer de façon régulière et répétée, la croissance des
cultures et l'obtention de récoltes au moyen d'actions qui
modifient les propriétés physico-chimiques et biologiques
de celui-ci.

Remarque : Dans le langage courant, on emploie


indifféremment les termes fumure et fertilisation. Si on
veut être plus précis, la fumure est l’ensemble des apports
de matières fertilisantes fournies au sol ou aux cultures
(c’est-à-dire des quantités de produits). La fertilisation
est l’ensemble des actions destinées à améliorer la fertilité
des sols, parmi lesquelles l’apport de matières fertilisantes
(fumure) est la principale.
6.2.3. Matières fertilisantes

Les matières fertilisantes sont habituellement regroupées


en deux catégories :

 les amendements et
 les engrais.
•Les amendements sont des substances destinées à
améliorer l'ensemble des propriétés des sols : propriétés
physiques, chimiques et biologiques. Parmi les
amendements, on distingue d'une part les matières
minérales (la chaux, les cendres de bois, le sulfate de fer et
d'aluminium…), d'autre part les matières organiques
(fumier, compost…)
•Les engrais sont des substances destinées à fournir aux
plantes, en général par l'intermédiaire du sol, un ou
plusieurs éléments destinés à compléter les fournitures en
provenance du sol lui-même. Parmi les engrais, on
distingue les engrais minéraux aux quels il convient
d'ajouter des engrais organiques dits de synthèse (sang
desséché 10 à 13 % N organique, Les déchets de poissons
10% N organique)

La distinction entre amendements et engrais n'est pas


parfaitement nette. Certains amendements, destinés dans
un premier temps à l'amélioration des propriétés du sol,
contiennent des éléments utilisables par la plante et qui
participeront à sa nutrition (le compost et les
amendements calcaires par exemple).
6.3. Amélioration de la fertilité du sol par le contrôle
de l’humidité du sol
En agriculture, la question de la gestion raisonnée de
l’eau revient fréquemment, et à juste titre. Le contrôle de
l'humidité du sol est une nécessité.

Durant une année culturale, deux phases d’humidité


du sol, nuisible pour les cultures peuvent se succéder :
l’une excédentaire, et l’autre déficitaire. L’agriculteur se
verra obligé de lutter tantôt contre l’excès d’eau, tantôt
contre la sécheresse.

L’eau par son absence (stress hydrique) ou par son


excès (phénomène d’asphyxie), limite la récolte, et
demande d’être gérée dans l’un ou l’autre des cas.
6.3.1. Contrôle de l’excès d’humidité des sols

L’excès d’humidité à des effets et conséquences :


L’excès d’eau altère les propriétés physiques,
chimiques, et Biologiques :
 dégradation de la structure du sol (erosion,
compaction )
 diminution de l’aération du sol,
 ralentissement de la décomposition de la matière
organique et leur humification,
 l’asphyxie des racines,
 favorise la prolifération des mauvaises herbes, des
maladies fongiques etc.

L’excès d’eau augmente le cout du travail et réduit les


produits des cultures.
Selon l’intensité de l’humidité du sol on adapte
l’itinéraire technique ou on élimine l’excès d’eau.

(a) L’adaptation de l’itinéraire technique peut


prendre plusieurs formes :

-décalage des travaux,

-décalage du cycle cultural,

-choix des cultures ou des variétés appropriées, etc.


(b) L’élimination de l’excès d’eau peut se faire :

• par drainage superficiel: Un labour à plat peu favoriser


l’écoulement s’il est fait dans le sens de la pente,
•)
par drainage souterrain (travail de spécialistes
hydrauliciens) : Il existe plusieurs technique de drainages
souterrains (le drainage-taupe, le drainage par
canalisations (drains) enterrées etc.).

Le choix d’une technique de drainage dépend de l’origine


et de l’importance des excès d’eau, du comportement
hydrique et des propriétés physico-chimiques du sol. Le
choix fait aussi intervenir des critères d’ordre agronomique
et économique.
6.3.2. Contrôle d’un déficit hydrique

Un végétal réagit à un manque d’eau différemment selon


l’époque où il se produit :

en période sensible, seuls les phénomènes végétatifs


sont affectés,

en période critique le rendement est toujours fortement


diminué.

Une plante réagit à un manque d’eau en réduisant d’abord


la croissance de ses feuilles ; si le manque persiste, elle
ferme une partie de ses stomates et réduit sa production.
Il existe plusieurs procédés de correction du déficit en
eau :
(a) Réduction de la demande culturale

Pour réduire la demande culturale, on peut agir


séparément ou simultanément sur les deux facteurs qui le
déterminent :

-la demande climatique ;

-la culture et son stade de développement traduit par le


coefficient cultural
•Réduction de la demande climatique
Pour réduire la demande climatique, il faut diminuer
l’énergie consacrée à l’évaporation de l’eau. Une telle
diminution est obtenue derrière un brise-vent où l’apport
d’advection est limité, ou dans une serre.

•Actions sur la culture


Le coefficient cultural varie au cours du cycle cultural
selon les espèces végétales ou les variétés. Par le choix
d’une variété et de sa date d’implantation, on peut éviter
que les périodes de besoins élevés et de disponibilités
réduites coïncident.
(b) Augmentation des disponibilités en eau

L’augmentation des disponibilités peut être obtenue de plusieurs


manières :

 par une meilleure économie de l’eau présente ;


 par un accroissement de la quantité d’eau disponible.
•Économie de l’eau présente
Pour une culture déterminée, plusieurs objectifs sont envisageables :

éliminer tout facteur limitant l’exploration radiculaire ( par le


travail du sol);
réserver au maximum l’eau existante aux seuls végétaux cultivés en
éliminant les adventices (le désherbage);
•limiter l’évaporation par un mulch naturel ou artificiel (couverture
du sol)
• Accroissement des quantités disponibles

L’accroissement des quantités disponibles est obtenu en


partie en favorisant l’infiltration et surtout par l’irrigation.

Il existe actuellement plusieurs méthodes d'irrigation des


cultures.

La méthode d'irrigation la plus élémentaire consiste à


transporter l'eau à partir de la source d'alimentation, (un
puits par exemple), à chaque plante avec un seau ou un
arrosoir .
Cette méthode nécessite une main-d'oeuvre importante, un long
travail et un grand effort. Cependant, elle est fortement convenable
pour l'irrigation des petits jardins de légumes, à proximité
immédiate de la source d'eau.

L'irrigation des grandes superficies, ou des périmètres d'irrigation,


nécessite le recours à d'autres méthodes d'irrigation plus
perfectionnées. Les trois techniques les plus couramment utilisées
sont: l'irrigation de surface, l'irrigation par aspersion, et l'irrigation
au goutte à goutte.
L'irrigation des grandes superficies, ou des périmètres
d'irrigation, nécessite le recours à d'autres méthodes
d'irrigation plus perfectionnées.

Les trois techniques les plus couramment utilisées sont:

-l'irrigation de surface,

- l'irrigation par aspersion,

- et l'irrigation au goutte à goutte.


•Irrigation de surface

L'irrigation de surface consiste à amener l'eau au point le


plus haut du terrain et à la laisser s'écouler par gravité.
L'eau est ensuite distribuée au champ,

soit par submersion (irrigation par bassins),


soit dans des sillons en terre (irrigation par sillons)
ou bien par ruissellement à la surface d'une planche
d'arrosage (irrigation par planches).
•Irrigation par aspersion

L'irrigation par aspersion consiste à fournir l'eau nécessaire


aux cultures sous une forme analogue à la pluie naturelle.

L'eau est mise sous pression, généralement par pompage,


pour être ensuite distribuée au moyen d'un réseau de
canalisations.

La distribution d'eau est faite au moyen de rampes


d'arrosage équipées d'asperseurs. L'eau sort sous la forme
d'un jet et se répartit en gouttelettes d'eau qui tombent sur
le sol. Le choix du dispositif de pompage, des asperseurs et la
bonne gestion de l'eau doivent garantir la distribution
uniforme de l'eau d'irrigation,
•Irrigation au goutte a goutte

L'irrigation au goutte à goutte, appelée aussi micro-


irrigation, consiste à délivrer l'eau en gouttes à la surface
du sol avec une faible dose (2-20 litres par heure).

L'eau est canalisée dans des tuyaux en plastique munis


d'orifices appelés goutteurs (émetteurs, distributeurs, jets
d'eau, etc.).

L'eau est délivrée au voisinage immédiat de la plante de


sorte que l'humidification soit limitée à la zone radiculaire
du sol.
Ceci correspond à une utilisation plus efficiente de l'eau
qu'avec l'irrigation de surface ou par aspersion, où
l'humidification concerne la totalité du sous-sol des
plantations.
Système d’irrigation par goutte à goutte
pour une gestion raisonnée de l’eau
6.4. Amélioration de la fertilité du sol par les
amendements

Les amendements sont les substances incorporées au sol


pour améliorer, en bloc, l’ensemble des ses propriétés
(physiques, chimiques et biologiques).

Ils permettent :

 De rendre le sol plus meuble, plus perméable à l’eau et à


l’air, plus profondément accessible aux racines ;

 De créer dans la masse du sol des conditions nécessaire


à la prolifération des micro-organismes et à la nutrition
des plantes
Les amendements se groupent dans deux grandes
familles :

•Les amendements minéraux;

•Les amendements organiques.


6.4.1. Les amendements minéraux

Parmi les amendements minéraux, on trouve des matières


qui ont pour effet essentiel de :

modifier la texture :

 ce sont par exemple le sable, destiné à alléger la texture


d'un sol trop argileux,

 ou la marne argileuse, destinée à enrichir en fraction


fine colloïdale les sols sableux trop légers.
L'usage de ces amendements minéraux texturaux est en
général réservé à des surfaces limitées, compte tenu qu'ils
doivent être apportés en masses importantes à l'unité de
surface cultivée.
améliorer les propriétés physico-chimiques du sol, en
particulier l'état ionique de la solution du sol et du
complexe argilo-humique.

 Ce sont les amendements calcaires: Il provoque comme


modification principale l'augmentation du pH ainsi que
celle des teneurs en calcium et en magnésium des sols.

exemple: la chaux dolomitique qui contient 1 partie de


carbonate de magnésium pour 4 parties de carbonate de
calcium.
 Sulfate de fer

Le sulfate de fer est particulièrement utile pour diminuer


la valeur du pH rapidement, surtout lorsque les végétaux
présentent des symptômes de carence en fer. La quantité à
appliquer est déterminée par l'analyse de sol.

 Le sulfate d'aluminium

permet également de diminuer le pH du sol. L'analyse de


sol permet de déterminer la quantité de produit à
appliquer.
6.4.2. Les amendements organiques et leurs rôles
dans la fertilité du sol

La matière organique est un constituant normal des sols


où elle subit une série de transformations qui la font se
décomposer, se transformer en humus, puis se minéraliser,
sous l'action des micro-organismes et sous l'influence du
milieu. L'apport ou la restitution de matières organiques
au sol constituent à la fois un "amendement" pour le sol et
un apport alimentaire pour la plante.
6.4.2.1. Action sur les propriétés physiques du sol

 Structuration du sol. L'humus permet d'obtenir la structure


grumeleuse dans les sols légers aussi bien que dans les sols lourds.

 Maintien de la stabilité structurale. La stabilité structurale est


l'aptitude du sol à résister à la dégradation de leurs propriétés
structurales lorsqu'agissent les agents destructeurs de cette
structure ; ces agents destructeurs sont l'eau, le gel, certains travaux
du sol, la compaction, etc.
 Action sur l'économie en eau. L'humus améliore la capacité de
rétention de l'eau dans les sols.

 Amélioration de l'aération par la structuration du sol.


 Augmentation de la température du sol, par un meilleur drainage
6.4.2.2. Action sur les propriétés chimiques du sol

 Augmentation de la capacité d'échange des sols. La
capacité d'échange de l'humus est plus élevée que celle de
l'argile : il peut stocker en surface des ions nutritifs
minéraux.

 Contribution à la nutrition des plantes par la


décomposition très rapide des matières organiques
fraîches peu lignifiées et la minéralisation lente de l'humus
stable.

 Maintien dans le sol d'un pH légèrement acide


favorable à l'assimilation des éléments minéraux.
etc
6.4.2.3. Action sur les propriétés biologiques

La présence de matière organique jeune dans le sol est


déterminante de la vie de la faune et de la flore des sols.

De plus, l'humus libère des agents actifs de différents


types, des sortes de substances de croissance, des
inhibiteurs de croissance, des substances améliorant la
résistance des plantes.
6.4.3. Les sources de matières organiques restituables
au sol

Afin de maintenir le "statut" organique et humique du sol,


l'agriculteur dispose essentiellement des ressources
suivantes :

- les effluents d'élevage : les fumiers, purins et lisiers ;


- les résidus de cultures, c'est-à-dire pailles et résidus non
pailleux ;
- les engrais verts ;
- les prairies ;
- les composts ;
- de nombreux résidus de l'activité industrielle ou
humaine
6.4.3.1. Le fumier de ferme

-Définition et composition. Le fumier est constitué par


un mélange de litière (paille des étables) et de déjections
animales ayant subi des fermentations plus ou moins
poussées en étable et en tas.

La composition varie dans de très larges limites suivant :

-la nature et la proportion des matières premières en


présence (litières, excrétions) ;

-la façon dont les fermentations ont été menées ;

- les soins d'entretien apportés de manière à éviter les


pertes.
Composition du fumier de bovins. En moyenne :

-1 tonne de fumier frais donne 100 kg d'humus ;

-10 à 20 % de l'azote sont sous forme rapidement


assimilable par la plante.

Utilisation du fumier.
Les apports d'amendements humigènes devraient se faire
régulièrement, idéalement tous les ans.

Le plus souvent, les apports de fumier sont de l'ordre d'au


moins 8 à 10 t/ha.
Il est recommandé d'incorporer au sol tout de suite après
l'épandage de manière à éviter les pertes (par
volatilisation).
Etables Fumières
Matériel de transport du fumier
6.4.3.2. Le purin

On appelle "purin" l'ensemble des liquides s'écoulant des


litières ou des fumières. C'est un produit très
fermentescible, qui doit être rapidement mis à l'abri et
conservé dans une fosse étanche, à l'abri de l'air, sous
peine de voir se perdre une partie de l'azote qu'il contient
(urée —> aérobie —> NH3 qui se volatilise).
Sa composition est très variable ; en moyenne, 1 m3
contient 1,5 kg à 2,5 kg d'azote ; 0,25 à 0,50 kg de P2O5 ; 4
à 6 kg de K2O ; un peu de matière organique en
suspension et des hormones qui exerceraient une action
stimulante sur la croissance racinaire. Le purin est plus un
"engrais" qu'un amendement (pas de matière organique
apte à donner de l'humus)
6.4.3.3. Le lisier

On appelle "lisier" le mélange de déjections liquides et


solides et d'eau, avec un minimum de litière (stabulation
sans litière).

Un bovin adulte produit 1,3 à 1,8 m3 de lisier par mois. La


composition des lisiers est variable et est
approximativement la suivante :

-bovins : MS = 9 % ; 3 kg de N, 2 kg de P2O5 et 5 kg de
K2O par tonne de lisier frais;

- porcins : MS = 11 % ; 6 kg de N, 4 kg de P2O5 et 6 kg de
K2O par tonne de lisier frais.
6.4.3.4. Les résidus de récolte

Ce sont les déchets organiques laissés sur le sol après


l'enlèvement d'une récolte (feuilles, tiges, racines, etc.).
6.4.3.5. Les engrais verts

On appelle "engrais verts" des cultures de plantes à


croissance rapide destinées à être enfouies pour améliorer
les propriétés physiques et chimiques du sol et l'enrichir
en humus.
Mucuna
Mucuna pruriens
On leur reconnaît plusieurs rôles :

 amélioration de la structure du sol par leur


enracinement et protection de cette structure contre les
eaux de précipitations ;

contribution à la maturation des plantes : par


diminution du lessivage des éléments nutritifs solubles
(azote nitrique parexemple) ; par libération de matières
minérales par décomposition ; par remontée et restitution
dans la zone superficielle de K2O et P2O5 puisés dans les
couches profondes ;

 éventuellement, en cas de besoin, production


fourragère de secours.
6.4.3.6. Les composts

Le compostage est l’accélération et la régularisation du


processus naturel de décomposition dans le sol de la
matière organique.

Le produit final appelé compost, est une matière


organique bien décomposée contenant de l’humus et des
substances nutritives.

Le compost est utilisé comme amendement et engrais


organique, qui peut être incorporé dans le sol pour
améliorer ses propriétés et nourrir les cultures
Comme mentionné dans le processus de la décomposition de la
matière dans le sol, le compostage se déroule sous l’action des
microorganismes du sol
Le processus de compostage sera optimale lorsque :

•Des matériaux variés qui ont différente vitesse de


décomposition sont associés ;

•Les différents matériaux sont bien mélangés ;

•La taille du tas varie entre 1m/1 et 3m/3. Ceci permet de


maintenir la température à un niveau constant à l’intérieur
du tas
Un bon processus de décomposition passe par 3
phases consécutives :

•Une phase d’échauffement (fermentation) :

c’est le résultat de la décomposition des structures des


fibres dure et complexe de la matière organique. Les
microorganismes se multiplient et se transforment
rapidement, ce qui augmente la production de la chaleur.
Cette phase débute 4 à 5 jours et peut durer 1 à deux
semaines. La fermentation est maximale lorsque la
température dans le tas du compost est 60-70 °C
•Une phase de refroidissement :

au cours de cette phase, des nouvelles sortes de


microorganismes transforment les composants organiques
en humus. La température baisse jusqu'à 50 ° C voir 30 ° C

•Une phase de fermentation :

ici la température baisse jusqu’à atteindre la température


du sol, selon le climat (15 et 25 ° C). le processus de
décomposition peut continuer indéfiniment à un rythme
très lent. Le compost est près à l’utilisation quand il est
meuble.
Plusieurs méthodes sont utilisées pour la
fabrication du compost :

•Méthode indore : compostage en tas


•Compostage dans les fosses :

dans cette méthodes le compost est fabriqué dans les


fosses ayant été creusés dans le sol. La profondeur
optimale d’une fosse varie selon les conditions locales du
sol et de la nappe phréatique (fosse model : 1,5 à 2m de
large et 50 cm de profondeur, longueur variable)

NB : VOIR
COMPOST
DOC
ETUDIANT
6.5. Pratiques culturales qui améliorent la fertilité du
sol

6.5.1. le travail du sol

ensemble des pratiques culturales visant à mettre le sol


dans un état favorable à la production.

A- Objectifs du travail du sol

- création d’un état structural favorable à la germination


des semences, à l’installation et au fonctionnement du
système racinaire des végétaux.

- enfouissement des résidus culturaux, des amendements


et des engrais de fond
-
-lutte mécanique contre les adventices, les repousses de
culture et les parasites;

-améliorer le stockage et la circulation de l’eau dans le sol

- niveler la surface du sol surtout après une récolte dans de


mauvaises conditions.
B- Raisonnement du choix d’un « travail de
préparation du sol » ou façons culturales
- Il n’y a pas d’itinéraire type, les interventions doivent être
raisonnées pour créer le profil cultural le plus favorable à
la culture.

-Les décisions quant à l'opportunité de telle ou telle


opération, le choix des dates d'intervention ou des outils à
utiliser, dépendent d'une série de facteurs dont les
principaux sont :

•la nature et à l'état physique du sol à préparer (texture,


humidité, perméabilité, degré de tassement,.),
•la nature et la quantité de matières à enfouir
(amendements, engrais, résidus de la culture précédente,
adventices,

•les risques associés au climat à venir (risque de


sécheresse, de pluie battante.),

•les exigences propres de la culture à implanter (taille de la


semence, sensibilité des racines à la structure du sol,.),

•les risques phytosanitaires liés à la présence de résidus


rémanents ou d'agents pathogènes liés au sol ou aux
résidus de la culture précédente.
C- Critère de classification des façons culturales

Différents critères peuvent être utilisés :

- retournement ou non du sol

- profondeur de travail

- position dans le cycle de végétation.


D- Les principaux « travaux de préparation du sol »
ou façons culturales

D1- Façons préalables

 Déchaumage :
travail effectué après la récolte des céréales, peu profond
(env 10 cm) pour favoriser la décomposition des chaumes,
lutter contres les plantes adventices et favoriser
l’infiltration de l’eau.
 Sous-solage :
travail profond (40 à 60 cm) pour éclater et diviser les
horizons profonds compactés, détruire les semelles de
labour.

Réalisé avec un outil à dents droites cette opération


poursuit deux buts principaux :

- améliorer la croissance en profondeur des racines et


favoriser le drainage de l'eau en excès.

- Ce terme est parfois employé au sens large pour


décompactage
D2- Façons principales
 Travail du sol plus profond.
 Labour :
C’est l'opération de travail profond emblématique,
caractérisée par un retournement complet de l'horizon
travaillé, avec une charrue à versoirs reste

Il permet

-un réarrangement des éléments structuraux,

- l’enfouissement d’engrais, d’amendements, de matières


organiques et d’adventices
- une infiltration de l’eau.
Il peut être réalisé juste avant la mise en place de la culture
 Pseudo-labour ou faux labour :

travail du sol réalisé avec des outils à dents rigides ou


vibrantes avec mélange des horizons mais sans retourner
le sol. Il provoque une fissuration du sol, un éclatement
des mottes de terre.
Il s’agit d’une opération d’ameublissement du sol avec
les mêmes objectifs qu’un labour
D3- Façons d’entretien :

- roulage : Le roulage est une action principalement


destiné à tasser le sol en surface, à réduire les cavités entre
les mottes et permet un ameublissement superficiel par
écrasement des mottes, par le passage de rouleaux . .
binage ou sarclage :
élimination
mécanique des plantes
adventices, aération
du sol
-hersage : parfaire l'ameublissement de la couche
superficielle du sol et à en égaliser la surface. Ils servent
également à recouvrir les semis.
D4- Techniques simplifiées

Le labour étant une opération lente, coûteuse en énergie et


en temps.

Des arguments agronomiques sont avancés pour justifier


son abandon : enfouissement trop profond des matières
organiques, risque de semelle, perturbation de l’activité
biologique, risque d’érosion, etc.

Deux techniques de travail du sol, avec suppression


partielle ou totale du retournement sont proposées :

le travail minimum et le semis sans labour.


Le travail minimum désigne toute opération culturale
portant sur la totalité de la surface cultivée dont la
profondeur de travail est limitée (10 à 12 cm). Le travail
exécuté avec ou sans retournement du sol, consiste en un
brassage des couches superficielles du sol.

En culture sans labour, seule la ligne de semis est


travaillée superficiellement. La végétation du précédent
cultural est détruite à l’aide d’un herbicide non rémanent
(paraquat, aminotriazol, etc). La technique est parfois
qualifiée de ’’labour chimique’’.
6.5.2. succession et rotation des cultures

La succession de cultures C'est une pratique qui consiste à


changer chaque année (ou toutes les n années) l'espèce
cultivée dans une parcelle.

Si la même culture revient de manière cyclique sur la


même parcelle (toutes les n années), on parle de rotation
de cultures.

Le choix des cultures dans une succession sur une même


parcelle est raisonné en fonction de plusieurs facteurs qui
sont :

- l'horizon du sol exploité par le système racinaire de


chaque culture ;
-les besoins nutritionnels respectifs de chaque culture ;

-la sensibilité de chaque culture aux parasites ;

-le travail du sol nécessaire à la mise en place de chaque


culture ;

-la date de semis et de récolte de chaque culture ;


A- Effets de la rotation

A1- Effets sur le sol

-Etat structural: Maintien d’un état structural correct suite


au développement des systèmes racinaires de type
différent des cultures et aux façons culturales variées mises
en œuvre.

-Etat nutritif: Bonne exploitation des réserves nutritives


du sol car les cultures ont des besoins différents et
explorent de manières diverses le sol.

- Etat organique: Maintien de l’état organique car la nature


et l’importance des résidus culturaux sont variables d’une
culture à l’autre.
A2- Effets sur le parasitisme et les ravageurs animaux:

Les parasites et ravageurs sont pour la plupart d’entre eux


des hôtes privilégiés d’une espèce végétale. La répétition
d’une culture favorise le développement de ses ennemis. Le
changement de plante assure une rupture dans la
propagation des maladies et, ravageurs.

A3- Effets sur les adventices:

La diversité du développement des plantes et des


techniques de lutte mises en œuvre peut limiter le
développement de certaines espèces. (striga)
B- Organisation des rotations

B1- Facteurs à prendre en compte

-Fréquence de retour d’une même culture sur la parcelle (


ex : betterave 1 an sur 3)

-Valeurs et effets des précédents culturaux

B1- Tête de rotation


La Première culture de la rotation est en général associée :

- à un travail du sol plus profond


- à une bonne valorisation des apports organiques et
minéraux.
- à des restitutions importantes
6.5.3. Association des cultures

C’est les fait de produire simultanément plus d’une culture


sur une même sole.

Les associations des cultures sont des pratiques anciennes


bien connues des paysans surtout en cultures vivrières.
Les principales raisons d’associer les cultures

- Profiter de l’influence bénéfique que certaines espèces


végétales ont sur d’autres, probablement à cause de
substances excrétées par leurs racines.

- Mieux occuper l’espace en associant des espèces à cycle


court et des espèces à cycle long.

- Mieux utiliser le sol qui sera dès lors plus productif

- Mieux couvrir le sol de façon à le rendre moins


facilement envahissable par les mauvaises herbes.
Mieux profiter de l’azote puisé dans l’air par les espèces
appartenant à la famille des légumineuses (haricot, pois,
fève, trèfle,...) et qui est libéré dans le sol au fur et à
mesure de la décomposition des racines.

Bénéficier de l’effet protecteur (face aux maladies) ou


répulsif (face aux ravageurs) de certaines espèces.

Dans les cultures associées, on veillera à ne cultiver


ensemble que des espèces qui se stimulent mutuellement
ou qui au moins ne se gênent pas
6.5.4. la Couverture du sol et lutte contre l’érosion

VOIR TPE SUR LES SCV ET RESTAURATION DES


TERRES DEGRADES
6.5.5. La jachère

La mise en jachère, constitue une mise au repos de la


parcelle ou du champ pendant plusieurs années.

La végétation peut soit se développer librement (herbes et


ligneux sauvages),

soit on peut volontairement favoriser une culture


nitrifiante par introduction de légumineuses qui fixeront
l’azote atmosphérique et enrichiront le sol en cet élément.

Cette culture ne doit pas être exportée mais réincorporée


au sol pour un meilleur profit.
Les actions qui se déroulent durant la jachère:

•le fractionnement et la décomposition de la roche par les


exsudats racinaires et consécutivement la libération de
nouveaux éléments minéraux.

• la remontée d’éléments lessivés par l’action des racines


profondes ;

•la fixation d’azote atmosphérique par les légumineuses en


symbiose avec un rhyzobium (engrais vert) ;

•la capture d’éléments fertilisants extérieurs (limons


éoliens).
6.7. L’amélioration de la fertilité par l’utilisation des
engrais

6.7.1. Définition

Les engrais sont des produits de nature minérale ou


organique que l’on apporte au sol pour fournir aux
végétaux des éléments minéraux plus ou moins
rapidement disponibles.

Les principaux engrais apportent de l’azote, du phosphore


et du potassium. Ces trois éléments sont appelés éléments
fertilisants majeurs.
A- les engrais minéraux
6-7-2. Eléments fertilisants apportés par les engrais minéraux

éléments fertilisants majeurs :


- Azote (N), Phosphore (P), Potassium (K)
- Prélèvements par les plantes : de l’ordre de la centaine à
quelques centaines de kg.
éléments fertilisants secondaires :
- Calcium (Ca),Magnésium (Mg), Soufre (S), sodium (Na),
chlore (Cl).
- Prélèvements par les plantes : de l’ordre de quelques
dizaines de kg.
oligoéléments :
- fer (Fe), manganèse (Mn), zinc (Zn), cuivre (Cu), bore
(B), molybdène (Mo).
- Prélèvements par la plante : quelques g à quelques
centaines de g.
Symptômes de quelques carences du maïs
6.7.3. Classification des engrais minéraux

Les engrais minéraux sont classés selon le nombre


d’éléments fertilisants majeurs (N, P, K) apportés :

– les engrais simples apportent un seul de ces trois


éléments ; ils peuvent contenir en plus certains éléments
secondaires (Ca, S, oligoéléments...) ;

– les engrais composés contiennent deux ou trois de ces


éléments : ce sont des engrais binaires (NP, NK, PK) ou
ternaires (NPK). Ils sont formés du mélange d’engrais
simples ou sont obtenus en faisant réagir des matières
premières entre elles (engrais complexes, ex. : nitrate de
potassium).
Selon leur forme on distingue

les engrais solides : granulés, perles, poudres,…),

les engrais liquides : solutions vraies (surtout azote)

les formes gazeuse : ammoniac injecté dans le sol.

6.7.4. Expression de la teneur en éléments


minéraux

L’unité de mesure utilisée dans les calculs de fertilisation


est l’unité fertilisante. C’est la quantité totale d’éléments
fertilisants apportés par l’engrais, tous éléments
confondus. Ainsi, l’engrais 15-15-15 apporte 45 UF
(=15+15+15), alors que le DAP apporte 64 UF (=18+46+0).
Par convention, on considère que l’unité fertilisante
correspondant à l’élément phosphore est l’oxyde de
phosphore P2O5,

celle correspondant à l’élément potassium est l’oxyde de


potassium K2O

celle correspondant à l’élément azote est l’azote N. Par


convention, les formulations d’engrais ainsi que le calcul
des apports et des exportations se font dans ces unités.
Pour les engrais composés, leur valeur fertilisante est
présentée par 3 chiffres qui représentent dans l’ordre le
pourcentage en N, P2O5et K2O.
Ex : 100 kg d’un engrais 14-12-16 apportent 14 kg d’azote, 12
kg de P2O5 et 16 kg deK2O.; 50kg d’engrais DAP (18-46-0) ???
6.7.4. Principaux engrais azotés

Tous les engrais azotés minéraux commercialisés sont des


produits de synthèse, fabriqués à partir de l’azote gazeux
de l’atmosphère.

Leur fabrication est très coûteuse en énergie et leur prix


est élevé.

Ils sont classés en plusieurs catégories selon la forme


chimique de l’azote qu’ils contiennent.
6.7.5. Principaux engrais phosphatés

Les engrais phosphatés sont fabriqués à partir de


phosphates naturels (mines) ou de sous-produits de la
sidérurgie. Ils sont classés en fonction de leur solubilité.
6.7.6. Principaux engrais potassiques

Les principaux engrais potassiques sont fabriqués à partir


de deux roches, la sylvinite et la kiesérite, extraites des
mines de potasse et de magnésium.

Les plus couramment employés sont le chlorure de


potassium (KCl), le sulfate de potassium (K2SO4), le
patentkali (sulfate double de potassium et de magnésium)
et le nitrate de potassium (KNO3, engrais binaire).
Dénomination Teneur Caractéristiques
minimale en
K2O
Chlorure de 37% K2O Solution dans l’eau
potassium
Chlorure de 29% K2O 0,5% Solution dans l’eau
potassium contenant MgO
du sel de magnésium
Sulfate de potassium 47% K2O Solution dans l’eau, pas plus
de 3% de chlore
Sulfate de potassium 22% K2O 0,8% Solution dans l’eau, pas plus
contenant du sel de MgO de 3% de chlore
magnésium
Nitrate de potassium 42% K2O 0,12% N Soluble dans l’eau, pas plus de
nitrique 1% de chlore
Extrait de vinasse 30% K2O Soluble dans l’eau, pas plus de
1% de chlore
6.7.7. les engrais composés

Ce sont des fertilisants minéraux qui contiennent :

Soit deux éléments (NP, NK et KP): exemples:

- Phosphate d’ammonium,
- nitrophosphate,
- superphosphate ammonié;
- Nitrate de potassium,
- superpotassiques,
- phospal potassique,
- bicalcique potassique

Les formules sont variées


Soit trois éléments (NPK ) + éléments secondaires ou
oligoélements: exemples:

NPK 20-10-10

NPKSB destinées au coton : le 22.10.15.5.1, le


21.08.12.3.1 et le 15.20.15.6.1.
6-7-8. Lois théoriques de la fertilisation

Loi de la restitution
Il est indispensable de restituer au sol, pour qu’il ne s’épuise
pas, tous les éléments fertilisants que lui enlèvent les récoltes

Loi des avances


Des avances en éléments fertilisants sont nécessaires pour
couvrir en temps voulu les besoins de la culture.

Loi du minimum ou des facteurs limitants


L’importance du rendement est déterminée par l’élément qui se
trouve en plus faible quantité relativement aux besoins d’une
récolte
Loi des suppléments de rendement moins que proportionnels

Quand on apporte au sol des doses croissantes d’un


élément fertilisant, les augmentations de rendement
obtenues sont de plus en plus faibles au fur et à mesure
que les quantités apportées s’élèvent.
6.7.9. Raisonnement de la fumure minérale
(Détermination de la quantité de fumure à appliquer )

Les engrais au niveau du sol sont mobiles c’est-à -dire ces


engrais sont d’une part exportés par les récoltes et d’autre
restitués par les résidus des récoltes et la fertilisation
minérale.

Connaissant donc ces mouvements des engrais, on peut


alors calculer la quantité de fumure applicable sur un sol
pour une culture bien définie.
Par rapport aux apports on a :
- Quantité de nutriments fournie par les résidus de récolte
(1)
- Quantité de nutriments fournie par minéralisation de la
matière organique (2)
- Quantité de nutriments fournie par le reliquat de la récolte
précédente (3)
- Quantité de nutriments à appliquer (X)

Par rapport aux exportations :


- Quantité de nutriments consommée par la plante (5)
- Quantité de nutriments restants dans le sol après la récolte
(6).
Ainsi l’équation qui permet de calculer X est la suivante :
(1 ) + (2) + (3) +(X) = (5) +(6)
(X) = (5) +(6) – ((1) +(2) +(3))
6.7.10. Différents apports d’engrais

- La fumure de redressement
Cette fumure s'applique sur des parcelles appauvries sur
lesquelles on veut rétablir un bon niveau de fertilité en
phosphore et potassium.

Méthode à suivre :

-Prélever des échantillons de sol (horizon 0-20 cm) et faire


réaliser des analyses sur ces éléments. Il est possible de
réaliser ces analyses au laboratoire des sols.

-Comparer ces résultats à des échelles de fertilité des sols.


- calculer une dose d'engrais pour rétablir la fertilité du sol
sur la tranche exploitée par les plantes.

Les fumures de redressement se font avant la mise en place


de la culture.

Il est indispensable dans ce cas de prévoir un labour après


épandage des engrais.

La fumure de redressement est une stratégie à long terme


correspondant à un investissement pour améliorer la
qualité des sols.
- Fumure de fond

La fumure de fond consiste à apporter avant la mise en


place de la culture le phosphore et potassium nécessaire
selon l'objectif de rendement que l’on s'est donné avec
comme objectif de maintenir le niveau de fertilité du sol à
un niveau correct.

De faibles quantités d'azote peuvent aussi être intégrées à


cette fumure de fond pour faire face aux besoins de la
culture en tout début de cycle.
- La fumure de couverture

La fumure de couverture consiste à apporter l'azote


nécessaire à la culture.

L'azote est très mobile dans le sol et doit donc être apporté
en quantité suffisante mais non excessive (éviter de
dépasser 50 unités fertilisantes en un apport sachant que
plus la culture est développée plus l'apport peut être
important) et au moment propice dans le cycle de la
culture (pendant la phase végétative entre la levée et
l'initiation paniculaire).
6.7.11. Mode d’épandage des engrais

La méthode d’application de l’engrais à une culture est une


composante essentielle des bonnes pratiques agricoles et
influence la qualité d’éléments nutritifs réellement
prélevée par la plante.

- Epandage à la volée: c’est La technique la plus « simple


» elle consiste en un épandage de l’engrais à la volée
(application à la surface du sol), le plus souvent à la main.
Il faut répartir l’engrais le plus uniformément possible et il
est souhaitable d’effectuer un léger labour ou un hersage
d’enfouissement pour mélanger l’engrais aux premiers
centimètres de sol.
Dans les cultures à large écartement, cette technique a
comme inconvénient majeur de conduire à un gaspillage
de l’engrais tombé entre les lignes.

Cet engrais profitera alors aux adventices et la culture


principale subira une concurrence accrue.

Cette technique est mieux adaptée aux cultures en rangs


serrés, aux cultures fourragères et aux prairies.
-Epandage localisé:

techniques permettant la concentration de l’engrais dans


des parties précises du champ, là où la plante y accèdera
facilement.

Il existe des techniques mécanisées à l’aide d’un petit


matériel agricole spécial : semoir-épandeur d’engrais, qui
permet l’application simultanée des semences et de la dose
d’engrais adaptée.

Mais l’application localisée de l’engrais de manière


manuelle est également très efficace, on l’appelle «
l’épandage au poquet ».
Il faut cependant particulièrement veiller à éviter les
phénomènes de toxicité (brûlure des racines) en ne
plaçant pas l’engrais trop près de la plantule.

-Epandage par pulvérisation

Ce sont pour la plupart des engrais sous forme liquide ou


gazeux qui sont pulvérisés à la surface des feuilles par les
appareils appropriés.
B- Engrais organiques

Les engrais organiques proviennent de diverses matières


premières d’origine animale ou végétale, que l’on dessèche
ou que l’on broie.

Ces engrais ne sont pas solubles dans l’eau mais la majeure


partie des éléments qu’ils contiennent est rapidement
minéralisable et disponible pour les plantes.

Ils apportent principalement de l’azote, du phosphore et


du potassium mais aussi du soufre, du calcium, du
magnésium et des oligoéléments.
Ils n’enrichissent pas le sol en humus mais ils stimulent
l’activité des êtres vivants du sol auxquels ils servent de
nourriture.
Exercice

EXO 1
un agriculteur apporte sur un Hectare de Bananier
les quantités d’engrais suivants :

-800 kg de Ammonitrate (33,5% N)

-1200 Kg de nitrate de potasse (13 – 0 – 46)

-600 Kg de MAP (11 – 55 – 0)

- 300 Kg de nitrate de Chaux (15,5% N – 30% CaO)

Transformer les quantités apportées en Unité fertilisantes


?
EXO 2: Soit un sac de 50kg de DAP (18-46-0) quelles
quantités de N, de P2O5 et de K2O contient ce sac ?

EXO 3: Soit l’engrais 20 10 10 épandu sur ¼ d’hectare à la


dose de 150 kg /ha. Quelle quantité d’unité fertilisant est
apporté à cette surface ?

EXO 4: obtenir un engrais composé de 100 kg de formule


10-6-6 à partir des engrais simples suivants
-sulfate d’ammonium (SA) à 21% de N
- chlorure de potassium (Kcl) à 60 % de K2O
- superphosphate simple(SPS) à 16 % de P2O5

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