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L’APPORT DU SYSTEME D’INFORMATIONS GEOGRAPHIQUES ET DU MODELE


NUMERIQUE DE TERRAIN POUR L’ETUDE GEOLOGIQUE DE LA REGION
D’AGAREB

Article · September 2008

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3 authors, including:

Samir Bouaziz Noamen Rebai


University of Sfax École Nationale d'Ingénieurs de Tunis
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IXème Journées de la Géologie tunisienne, Tunis 28-29&30 septembre 2005

L’APPORT DU SYSTEME D’INFORMATIONS


GEOGRAPHIQUES ET DU MODELE NUMERIQUE DE TERRAIN
POUR L’ETUDE GEOLOGIQUE DE LA REGION D’AGAREB
BOUAZIZ Saloua1, BOUAZIZ Samir2, REBAI Noamen3
Résumé :
L’approche conceptuelle du système d’informations géographiques permet de convertir les
données analogiques sur papier et carte en un format numérique et géoréférencié. Ainsi, la carte
géologique numérique constitue un support essentiel qui participe de plus en plus à la création de
cartes d’aide à la décision.
La base de données conçue pour la région couvrant la feuille géologique d’Agareb n° 106 à
1/50 000, créer sous des logiciels de SIG (Arc/ Info et Arc/ View), a permis l’intégration des données
géomorphologiques et géologiques. L’intégration de ces données dans un SIG favorise une étude
géologique complémentaire facilitant une meilleure interprétation et analyse des phénomènes.
Les résultats figurent dans l’élaboration de cartes thématiques : cartes d’isovaleurs, des pentes,
de perméabilité, de la fracturation, du réseau routier, du réseau hydrographique et carte géologique.
Ces cartes ont été superposées au modèle numérique de terrain (MNT) qui permet mieux
d’appréhender les traits morpho-structuraux en 3D.
En outre, une interface a été développé par le biais de l’outil « Visual Basic » entre la base de
données cartographiques et des outils d’analyse permettant d’avoir, en temps réel, une analyse d’un
site ou de tout un secteur.
Mots clés :SIG, géomorphologie,Model numérique du terrain, Agareb

Abstract
The conceptual approach of the geographical information system permits to convert the analogical data
on paper and map in a numeric format and georeferencing. Thus, the numeric geological map constitutes
an essential support that participates more and more in the creation of help maps to the decision.
The data base conceived for the region covering the geological leaf of Agareb n° 106 to 1/50 000, to
create under of software of SIG (Bow / Info and Bow / View), permitted the integration of
geomorphology data and geological. The integration of these data in a SIG encourages a
complementary geological survey facilitating a better interpretation and analysis of phenomena.
Results represent in the thematic map development: maps of isovaleurs, of slopes, of permeability, of
the fracturation, of the road network, of the hydrographic network and geological map,. These maps
have been superimposed to the numeric model of land (MNT) that permits to fear the morpho-
structural features in 3D better.
Besides, an interfacing has been developed by the slant of the tool " Visual Basic " between the
cartographic data base and tools of analysis permitting to have, in real time, an analysis of a site or all
one sector.
Keys word: GIS, geomorphology, Elevation model, Agareb

1Université de Sfax, Faculté des Sciences de Sfax, Département de Géologie. 3038 Sfax.
2 Université de Sfax, Ecole Nationale d’Ingénieur de Sfax, Lab. R. 3 E (AD-10-02) .3038 Sfax
3 Faculté des Sciences de Tunis, Département de Géologie.1060 Campus universitaire. Tunis.
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INTRODUCTION
Un système d’information géographique est un système informatique conçu pour la collecte, le
stockage et l’analyse d’objets et de phénomènes où la localisation géographique est une caractéristique
importante ou critique pour l’analyse.
Le SIG offre toutes les possibilités de concevoir des bases de données. Ainsi, ses capacités
spécifiques lui permettent d’être un outil unique, accessible à un public très large pour une très grande
variété d’applications. Il intègre tous types d’informations pour mieux visualiser les différents
scénarios, présenter les idées et appréhender l’étendue des solutions possibles dont le but ultime est
l’aide à la décision.
Notre travail consiste à développer une approche en utilisant les outils SIG (Arc View et Arc-Info
d’ESRI) pour une meilleure exploitation de la carte géologique numérique. Ceci consiste à reproduire
la carte géologique numérique en représentant les différentes couches relatives aux unités
lithologiques et aux accidents tectoniques, et à vectorisé les courbes de niveau de la carte
topographique. A partir des courbes de niveau en utilisant les algorithmes TIN, nous générons le
modèle numérique de terrain. Ce dernier sera drapé avec la carte géologique numérique pour avoir une
représentation tridimensionnelle de la surface.

I- LE CADRE GEOGRAPHIQUE
Le secteur étudié est celui de la région d’Agareb qui se situe dans le Sahel Safx faisant
partie de la plate-forme orientale tunisienne. Elle couvre la feuille topographique d’Agareb n°
106 aux 1/50 000 qui a été établie en 1922 par l’Office de la Topographie et de la
Cartographie de Tunisie et présentant une équidistance de 10m (Fig. 1).

Comme la plupart des régions côtières de la Tunisie, la région d’Agareb présente une
topographie monotone montrant des monticules à grand rayon de courbure séparés par de larges
vallées, des plateaux et des plaines, généralement subsidentes et occupées par des sebkhas. Les
altitudes ne dépassent guère 200m. Au niveau de cette zone, les altitudes les plus élevées culminent à
141m à Hamadet El Houch et à 183m à Ksar El Merdjine.

La région d’Agareb appartient au Sahel de Sfax. Elle est située entre les latitudes 34°40’-
34°50’ et les longitudes 10°25’-10°45’. Elle est limitée de l’Ouest à l’Est par les plateaux de
Jouaouda, d’Araba, d’El Gouna et de Traka et les plaines de Sfax, d’Ouled Ameur et de Soualah.

Cette région offre une grande opportunité pour l’étude de l’évolution géologique et
paléogéographique et la caractérisation des activités néotectoniques compte tenu des informations
apportées par l’étude de terrain : travaux de cartographie réalisée par Samir Bouaziz, Abdejalil Sghari
et Moncef Benakacha en 2001 dans le cadre du projet de la cartographie du Sahel (Poc /11/117/99)
SERST).
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Fig. 1 : Découpage en carte topographique de la Tunisie à 1/50.000 : Localisation de


la feuille d’Agareb n° 106.

II- LES TECHNIQUES DE LA NUMERISATION


Les modes de saisie de l’information et son importation sous forme numérique dans la base de
données sont multiples. Pour introduire des données dans un SIG, la numérisation des fonds des cartes
avec une table à digitaliser reste le moyen le plus utilisé. Cette étape permet de passer des documents
cartographiques sous forme analogique (carte) à des supports numériques facilement exploitables.

Le choix de la digitalisation est la procédure la plus déterminante favorisant un espace disque


faible et une facilité de manipulation. Cette procédure fournit des données en mode « vecteur ». Ces
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dernières sont regroupées sous la forme de coordonnées X, Y. Elle permet de récupérer la géométrie
des objets disposés sur une carte préexistante et les transformer sous format numérique.

Afin de bien réussir l’opération de saisie des données cartographiques converties en format
numérique exploitable, celles-ci doivent être géoréférencées. Le géoréférencement est un aspect
fondamental des SIG. Il garantit l’intégration et le passage d’une information. Il établit la relation qui
existe entre une couverture et leur localisation sur la surface terrestre définie par un système de
coordonnées de référence.

1- Procédure de la digitalisation
Dans la présente étude, nous nous sommes basés sur les modules des logiciels de système
d’informations géographiques : Arc View et Arc-Info d’ESRI. Un projet de SIG cartographique est
basé sur les données d’une carte analogique. Il permet de réaliser et de bien visualiser des cartes
thématiques. Selon Bernknopf et al. (1993), « une carte géologique est un affichage graphique
d’information qui utilise une combinaison de couleurs, de lignes et de symboles pour représenter la
composition et les structures des matériels géologiques et leurs distributions à travers et en dessous
d’un passage ». En effet, le système d’informations géographiques est un formidable outil de synthèse
et de présentation de l’information. Cette numérisation consiste à :
- créer sous Arc/Info une couverture : Ainsi, la création de la couverture est la phase primordiale
où on introduit aux minimums 4 points de calage qui sont répartis sur la totalité de la carte et
facilement identifiables de façon à éviter toute confusion avec d’autres objets représentés sur la carte.
Ces tics vont servis à la localisation spatiale dans l’un des systèmes de projection tels que les systèmes
U.T.M, Lambert. La création de l’environnement de travail tolère une marge d’erreur (RMS : Root
Mean Square) qui ne dépasse pas dans notre cas 0.003.
- digitaliser des entités géométriques figurant sur la carte : Ainsi, cette étape permet de
numériser des objets sous forme de points (station de mesure), de lignes (courbe de niveau, réseau
hydrographique) et de surface (limites géologiques). Chaque type d’objet sera traité comme une
couche ou une couverture particulière. Cette dernière représente soit les surfaces par des polygones
(arcs fermés), soit les lignes par des arcs, soit les points par des labels.
2- Correction des erreurs
Cette étape est indispensable pour avoir un support précis et identique à celui du papier. Elle
consiste à :
- vérifier toutes les entités vectorisées : Cette étape s’appelle la création de la topologie. Elle
permet de définir les polygones, de connaître l’adjacence des polygones et de connaître la connectivité
des arcs entre eux. Ceci est assuré par les commandes BUILD et CLEAN. Il s’agit de détecter les
erreurs automatiquement décelables, en contrôlant les valeurs extrêmes des altitudes. Ainsi, la création
de la topologie, l’identification des erreurs et leurs correction modifient la structure topologique de la
couverture. Pour cela, la reconstitution de la topologie est indispensable.
- transformer les points de calage : il s’agit de transformer les points de calage en coordonnées
table aux coordonnées géographiques (λ, φ, h) et cartésiennes (X, Y, Z) pour obtenir à la fin une
couverture géographiquement exploitable.
- habiller et éditer des cartes thématiques sous Arc View : Cette étape permet d’exporter les
couvertures digitalisées sous forme d’un fichier d’extension e.00 en des fichiers d’extension « apr »
lus par Arc View. Pour pouvoir travailler, on utilise l’utilitaire d’import « import 71 » d’Arc View.

III- ELABORATION D’UN SIG CARTOGRAPHIQUE


Après la vectorisation de la carte topographique et géologique sous Arc-Info, on passe à l’habillage et à
l’édition des cartes thématiques sous Arc View qui est un logiciel complémentaire d’Arc-Info. Il permet
de visualiser, d’explorer, d’interroger et d’analyser des données géographiques. Il permet aussi de créer
différents aspects de présentation et de fabriquer de nouvelles requêtes.
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A chaque couverture vectorisée est associée une table attributaire contenant des renseignements sur les
entités présentes. Ces tables attributaires favorisent l’ajout de nouveaux champs qui servent à la
création des cartes thématiques.
1- Vectorisation de la carte géologique
Les différentes entités de la carte géologique d’Agareb vectorisées sont les limites des affleurements
lithologiques et des structures tectoniques. La table attributaire de la couverture des limites des
affleurements nous renseigne sur la superficie et le périmètre de chaque polygone vectorisé. A cette
table, on ajoute plusieurs champs tels que l’âge des couches, la nature lithologique, etc. (Fig. 2).

Fig. 2 : Représentation de la table de la carte géologique de la région d’Agareb.

Cette technique permet de créer à la demande plusieurs cartes thématiques. Ainsi, l’apport du SIG
pour cette région est précieux. Il nous permet d’avoir une vue synoptique de cette zone et de détecter
certaines formations lithologiques qui s’étendent du Mio-Pliocène jusqu’à l’actuel (Fig.3).

Fig. 3 : Carte lithologique de la région d’Agareb

L’ajout d’un champ à la table attributaire indiquant les différentes séries stratigraphiques permet de
réaliser une nouvelle carte (Fig. 4). On peut aussi restituer les zones perméables et imperméables à
l’aide de la localisation des structures tectoniques cassantes et de la nature lithologique (Fig. 5).
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Fig. 4 : Carte des séries stratigraphique de la région d’Agareb.

Fig. 5 : Carte de la perméabilité de la région d’Agareb.

Aussi, à partir de cette table, des opérations statistiques de chaque zone et un diagramme de répartition
peuvent être réalisés. L’interrogation effectuée sur la base de données concernant une lithologie
particulière telle que la croûte calcaire par exemple affiche le résultat représenté sur la figure 6.

Fig. 6 : Carte de la répartition de la croûte calcaire.


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Le SIG nous permet aussi de suivre la répartition des fractures (Fig. 7) qui met en évidence deux
directions majeurs : NE-SW et NW-SE et le comportement des événements tectoniques qui sont à
l’origine du plissement, du développement des bassins subsidents et du basculement des couches
messiniennes et des dalles calcaires « Villafranchien ». Ces derniers dégagent :
- une compression anté-Messinienne orienté NW-SE à WNW-ESE à l’origine du plissement dont l’axe
est orientée N015 ;
- deux extensions NE-SW e NW-SE affectant les séries de la formation Ségui d’âge Messinien ;
- un régime décrochant compressif ESE-WNW au Pleistocène inférieur.

Fig. 7 : Carte de la fracturation de la région d’Agareb.


2- Vectorisation de la carte topographique
La vectorisation de la carte topographique permet de dégager trois cartes thématiques : la carte
topographique, la carte du réseau routier et la carte hydrographique.
La carte topographique est obtenue à partir de la vectorisation des courbes de niveau représentant les
reliefs en deux dimensions (Fig. 8). Bien que le travail de suivi visuel des courbes soit assez délicat et
pénible, cette couverture est indispensable pour un SIG afin de créer un modèle numérique de terrain.
Au cours de la digitalisation des courbes de niveau, chaque arc possède un identifiant que l’on
l’introduit avant sa digitalisation.

Fig. 8 : Carte topographique de la région d’Agareb.


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La carte du réseau routier va servir comme un guide pour choisir et mesurer les trajets d’une façon
plus rapide (Fig. 9).
La carte du réseau hydrographique renseigne sur la localisation, le cheminement des cours d’eau et
l’évolution hydrologique des bassins versants (Fig. 10).

Fig. 9 : Carte du réseau routier de la région d’Agareb.

Fig. 10 : Carte du réseau hydrographique de la région d’Agareb.

3- Superposition des cartes


Le SIG permet non seulement de travailler sur un seul thème indépendamment, tel que les contours
géologiques mais aussi de compiler plusieurs fichiers dans un même fichier tel que la superposition des
courbes de niveau du fond topographique avec le réseau hydrographique. Cette souplesse de
superposition des informations est possible grâce à par l’aspect numérique des données cartographiques.
Ceci permet une analyse plus synthétique et une possibilité de visualiser des informations selon la
requête des utilisateurs. Cependant, la superposition des couches d’informations n’est possible que
lorsque toutes les couches des données spatiales sont référencées au moyen d’un même système de
projection et de coordonnées.
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La figure 11 montre la superposition de plusieurs couches d’informations aboutissant à la réalisation de
la carte structurale. Elle est composée de la superposition de la carte lithologique, de la carte de la
fracturation, des pendages et des axes des avec des structures plissées. Cette carte montre une parfaite
concordance des différentes couches d’informations

Fig. 11 : Carte structurale de la région d’Agareb.

IV- CREATION DU MODELE NUMERIQUE DE TERRAIN


Les systèmes d’informations géographiques offrent la possibilité de créer de nouveaux modes
d’expression cartographique. La conception du SIG permet également de réaliser un modèle
numérique de terrain (MNT) constituant une autre couche d’informations et se présentant comme un
outil indispensable pour l’amélioration de l’information. Le MNT a permis de mieux appréhender les
traits de la topographie et les morpho-structures de dégager et de suivre des accidents majeurs en vues
3D.
Le MNT consiste en une représentation numérique et mathématique simplifiée d’une portion de la
surface terrestre, en coordonnées altimétriques et planimétrique, calée dans un repère géographique. Il
favorise la superposition de plusieurs couches d’informations sur les altitudes montrant l’expression
directe de plusieurs phénomènes naturels.
Il est créé à partir des courbes de niveau numérisées sous Arc/ Info et calées dans un repère
géographique permet de dégager les reliefs en deux dimensions dont la taille, la forme, l’orientation et
la pente varient pour répondre à la morphologie du terrain (Fig. 12).
Grâce au module 3 D analyst, le logiciel Arc View présente une commande (TIN) consacréé à la
création d’un MNT. L’algorithme se base sur la méthode de triangulation de DELAUNAY
(élimination des triangles trop allongés et préservation des triangles proches d’une forme équilatérale).
Cette méthode prend en compte la densité de points utilisés dans la triangulation et donne la possibilité
d’affirmer l’interpolation entre les points en précisant la résolution de la maille des points.

Fig. 12 : Modèle Numérique de terrain de la région d’Agareb.


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1- Superposition de la carte géologique au MNT


Au lieu d’utiliser des cartes en deux dimensions, les logiciels de SIG permettent de développer des
vues en trois dimensions (3-D). La nouvelle conception de représentation de reliefs en Pseudo-3D
apporte énormément de possibilité dans l’analyse morpho-structurale, d’une part et des possibilités de
drapage d’images et la superposition des données de subsurface (Fig. 13).

Fig. 13 : Vue en pseudo-trois dimensions du MNT de la région d’Agareb.

Après la réalisation du MNT, convertit sous un format 3-D grâce à une commende 3-D scène et
conversion aussi du thème de la couche géologique en format « 3-D shapefil », la superposition est
effectuée sachant que la carte géologique et le MNT aient les mêmes limites et sont projetés dans les
mêmes système de projection. Cette superposition permet de visualiser les différentes unités
lithologiques en pseudo-trois dimensions montrant une couverture sédimentaire dans un système
dynamique évolutif (Fig.14).
Au cours de cette évolution, un certain nombre d’événements et de mécanismes (sédimentaires,
tectoniques, eustatiques, et climatique) vont différencier les aires de dépôts et de reconstituer la
paléogéographie de la région d’Agareb.

Cette reconstitution révèle une évolution sédimentaire au cours du Mio-Plio-Quaternaire et une


configuration des ensembles structuraux majeurs. Les basculement des couches, ne dépassent guère
10°, suggèrent une vaste structure anticlinale à rayon de courbure affectée par un réseau de failles de
direction N-S, NW-SE et NE-SW. On distingue ainsi, deux ensembles structuraux :
- le premier correspond à une structure anticlinale orienté NNE-SSW visible au niveau de l’oued El
Kébir qui est formée essentiellement par des argiles gypseuses et des sables attribués à la formation
Saouaf ;
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-le deuxième correspond à un ensemble sub-tabulaire et discordant formé par des séries méssiniennes
et par la croûte calcaire villafranchienne. Cet ensemble est localement basculé par des failles, bien
visibles à El Gonna (Sud-Est d’Agareb).

Fig. 14 : Superposition de la carte géologique au MNT.

CONCLUSION
La numérisation des cartes est d’un intérêt de premier ordre. Il met en évidence la facilité de la
représentation cartographique, l’extraction des cartes thématiques. L’intégration des données
cartographiques dans un système d’information géographique (SIG) favorise une étude géologique
complémentaire facilitant ainsi une meilleure interprétation et analyse des phénomènes.
Pour l’élaboration d’un système d’information géographique pour l’étude et la cartographie
géologique de la région d’Agareb, nous avons montré que l’intégration d’un MNT à la carte
géologique vectorisée apporte une vue tridimensionnelle qui reflète au mieux les unités lithologiques
et la structure géologique.

BIBLIOGRAPHIE
ARONOFF S. (1989): Geographic Information Systems: A Management Perspective - Ottawa - WLD
Publications.
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BERNKNOPF et al (1993): Societal value of geologic maps: Washington, D, C., U.S.geological
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BENAKACHA M. (2001) : Etude géologiuqe de la région d’Agareb-Sfax : evolution
géomorphologique, néotectonique et paléogéographique. Mémoire de DEA en géosciences appliquées
aux resources et environnements naturels, Faculté des sciences de Sfax.
BOUAZIZ S., SGHARI A. et BENAKACHA M. _ Carte géologique d’Agareb. Service Géologique
National (sous presse carte).
BOUSSEMA M.R (1994) : – Base de données et cartographie numérique. Thèse de doctorat d’état
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REBAI N., YERMANI M. ET TURKI M.M. _ Intégration d’un modèle numérique de terrain
(MNT) à une carte géologique numérisée (zone Sud-Est de la feuille de Jebel Serj au 1/50.000, n° 54).
ROUET P. (1993) : Les données dans les systèmes d’information géographique.HERMES.

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