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LES VERTUS DE LA VERITE :

LA SINCERITE ET L’EXACTITUDE

LES VERTUS DE LA VERITE : LA SINCERITE ET L’EXACTITUDE Rendu par : Ramchurn Vharsha Remis
LES VERTUS DE LA VERITE : LA SINCERITE ET L’EXACTITUDE Rendu par : Ramchurn Vharsha Remis

Rendu par : Ramchurn Vharsha

Remis à : M. Lehmkühler

UE 4- Ethique Vivre dans la vérité

UFR Science Sociales, Pratiques Sociales et Développement

Master Vie, Norme et Société (Cursus Bilingue)

1 er Semestre/ 1 ère Année

Date : 10th June 2011

Master Vie, Norme et Société (Cursus Bilingue) 1 e r Semestre/ 1 è r e Année
Master Vie, Norme et Société (Cursus Bilingue) 1 e r Semestre/ 1 è r e Année

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Table des Matières

Page

1.0 Introduction………………………………………………………………………………

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1.1 La Sincérité…………

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1.2 L’Exactitude…………………………………………………………………………………

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1.4 Conclusion

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Bibliographie………………………………………………………………………………………5

1.0 Introduction

La vérité (du latin veritas) est un terme de philosophie qui exprime la qualité de ce qui est vrai. C'est la conformité de l'idée avec son objet ; de ce que l'on dit avec ce qui est ou ce que l'on pense réellement. Une affirmation est vraie quand elle est conforme à la réalité. Elle est fausse si elle est en désaccord avec la réalité. Mais comment distingué entre le vrai et le faux ? Et quel est la valeur de la vérité dans la culture moderne? Pour mieux comprendre le sujet, on va se baser sur le livre ‘Vérité et Véracité’, de Bernard Williams, l’un des plus grand philosophe britannique de ces trente dernières années. Pour Williams, la vérité en un sens joue le rôle d’une valeur, puisse qu’elle a une attache interne avec les croyances et les assertions. Ainsi les croyances des êtres humains doit être correctes et vraies et aussi le mode de transmission de ces idées doit être fiable. Et en aucun cas l’être humain doit tromper l’autre qui reçoit ces informations. L’auteur désigne ces deux situations respectifs : L’Exactitude (viser, en un sens quelconque, la vérité de ce que l'on dit) et La Sincérité (dire ce que l'on croit); « les deux vertus cardinales de la vérité. » 1 :

« L’une d’elles intervient dans le fait d’acquérir en premier lieu une croyance correcte et de la transmettre sous une forme fiable au stock collectif. Les autres dispositions souhaitables (…) sont nécessaires parce que les êtres humains ont les moyens, à l’intérieur de ce cadre, de tromper et de dissimuler ; ils auront également des motifs de le faire, comme lorsqu’un chasseur a trouvé une proie qu’il aimerait mieux garder pour lui-même et pour sa famille proche. (…) Au cœur de cette deuxième catégorie de dispositions il y a le désir, pour autant qu’on se propose de dire quelque chose à quelqu’un et que les circonstances s’y prêtent, de dire ce qu’on pense vraiment. » 2 (62)

Le fait de posséder ces deux vertus ont une valeur. Elles sont indispensables, à des buts précis tels que la mise en commun de l’information, et ces buts sont importants dans presque toute action humaine.

1 Bernard Williams, Vérité et véracité. Essai de généalogie, p.63 2 Bernard Williams, Vérité et véracité. Essai de généalogie, p.62

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1.1 La Sincérité

Être sincère signifie ne pas cacher la vérité, ne pas dissimuler, mentir, avoir la parole juste et vraie. L'homme de bonne foi dit ce qu'il pense et ne cache rien, ne cherche pas à duper. On peut dire qu'il a la générosité de la parole, d'une parole vraie qui ne conçoit pas d'intention mauvaise. D’après Williams, il y a différente raisons de dire la vérité et que parmi ces intentions la vertu de sincérité joue un rôle primordial. Cette valeur est attachée à la notion de confiance dans les relations. On fait confiance à une personne qui est sincère envers nous et envers lui- même.

Les activités de la société primitive se fondent en principe sur le principe de la confiance. Dépourvus d’écriture et de langue compliquée, les gens qui doivent effectuer collectivement leur

travail et leurs activités, ont à se soumettre volontairement aux règles : il s’agit là de la confiance

à établir entre les membres de la même communauté. Cela montre qu’en collaborant pour mener

a bien un travail, développe sentiment de confiance entre les individus concernés. Comme le dit Williams :

« Une condition nécessaire à l’activité de coopération est la confiance, par quoi il faut entendre la disposition d’une personne à compter sur une autre pour agir d’une certaine façon. » (111)

Le problème évoqué par l’auteur est que la vertu de sincérité semble bénéficiée autrui et pas forcement l’individu sincère lui-même. En d’autre mot, on peut prendre avantage de la sincérité des autres sans avoir à être sincère soi-même. Alors, il propose de traiter la sincérité comme « une valeur intrinsèque » et comme une valeur en elle-même. C’est-à-dire que la conduite de fiabilité (par exemple, tenir sa parole) doit être une valeur que l’individu ressent de l’intérieur de lui, et aussi il doit pouvoir donner la même importance à cette valeur qu’il donne a ces autres valeurs.

Pour Williams, la sincérité n’est pas seulement le fait d’exprimer ce que l’on pense mais elle concerne aussi l’impacte que mes mots auront dans la pensée d’autrui. Il cite un bon exemple où une femme ouvre le courrier de son ami et dit à ce dernier : « Quelqu’un a ouvert ton courrier ». Dans ce cas précis, ceux que dit la femme est logique et vrai mais c’est dit d’une façon à tromper son vis-à-vis, c’est donc pas une affirmation sincère :

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« Donc, si la sincérité est la fiabilité du discours, il semble qu’elle doive être plus qu’on ne pensait d’abord, c’est-à-dire la disposition à s’assurer que toute assertion qu’on prononce exprime une croyance réelle. La fiabilité exige plus que d’éviter de mentir et si nous voulons que la sincérité soit la vertu de la fiabilité du discours, il doit y avoir davantage à en dire. Il faut savoir quelles croyances et quelle proportion de ses croyances on va se voir invité à exprimer dans une situation donnée. » (121)

Williams nous montre aussi que le mensonge est une invention de notre esprit, et quand on passe ce mensonge a quelqu’un d’autre, ce dernier ce sent trahie et humilié. Ainsi, le concept de la sincérité correspond à celle de la justice ; dans le sens qu’une personne exige d’être traiter sur un pied d’égalité concernant la transmission de la vérité. De nos jours, personnes ne veut être qualifié comme menteur dans la société, ils veulent être reconnu comme des hommes droit et honnête, qui ont de l’honneur et l’estime de soi. C’est cela qui a fait qu’il existe une valeur intrinsèque de la sincérité dans les rapports de confiance entre individus.

La sincérité est donc en elle-même un chemin de connaissance de soi et d’autrui, à condition qu'elle soit d’une clairvoyance sans faille, une conscience pleinement éveillée. Elle ne s’arrête pas qu’a une fonction sociale comme le sous-entend Williams.

1.2 L’Exactitude

L’exactitude est la deuxième vertu de vérité dont parle Williams. Cette vertu nous montre qu’il n’y a pas que la valeur des informations qui compte mais aussi le coût d’acquérir ces informations. En d’autre mots, nous sommes aussi concernés par le labeur de trouver la vérité. L’auteur qualifie cela comme « investissement d’investigation ».

On découvre qu’il y a des obstacles intérieurs aussi bien qu’extérieurs a la découverte de la vérité. Ces obstacles extérieurs sont comme une impression intérieure qui dégage des attitudes intérieures pour affronter les obstacles. Dans ce cas, on peut traiter l’exactitude comme une vertu et non seulement comme un moyen de cueillir des informations précis.

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« Les vertus d’exactitude comportent, et c’est très important, des dispositions et des stratégies permettant de fortifier les défenses de l’opinion contre le désir et contre l’un des effets du désir qui est de se leurrer soi-même.» (153)

La ‘raison’ est une des composantes de la vertu d’exactitude, qui montre que l’exactitude n’est pas seulement une disposition à être fiable. Elle nous aide a nous opposé au principe du désir et de se tromper soi-même. Williams insinue que dans cette situation une seule personne peut être le trompeur et la victime; et que la tromperie de soi-même est comme échec de la sincérité. L’exactitude invoque aussi le fait de « comprendre correctement » ; sa peut être une question d’honnêteté et de respect de soi. Ces qualités fonctionnent dans le cas de l’exactitude telles quelles fonctionnés pour la vertu de sincérité dans les rapports avec autrui.

L’auteur soutient la théorie que l’exactitude est une vertu de la vérité qui nous protège, d’une façon, contre nous-mêmes, en nous évitant de céder à nos désirs. Par exemple, un scientiste peut vouloir falsifier des résultats des expériences afin que celles-ci soient en conformité à sa théorie. Pour éviter des telles tentations, on peut combiner exactitude et sincérité afin d’assurer une approche le plus justes possible de la réalité. « La recherche de la vérité devient, dans ces conditions, un bien intrinsèque. » (172)

1.3 Conclusion

William pense à la façon dont les hommes pourraient vivre mieux mais moins à la loi morale, dont il faudrait surtout s'assurer qu'elle est en chacun. Il met de l’emphase sur le fait que les rapports entre individus doivent être une relation de confiance et de bonne foi. Il faut tant que possible évité de se trouver dans des situations où on doit prendre recours au mensonge. Et essayer d’être aussi transparente et précise que possible en transmettant une information à autrui. Mais dans le monde actuel, où on se trouve bien souvent dans des situations complexes, il n’est pas toujours possible de ne jamais dire de mensonge. Aussi, il n’est pas sure que nous ne rencontrerons jamais des personnes menteurs ou hypocrites, qui essaieront de nous tromper.

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BIBLIOGRAPHIE

BERNARD Williams, VERITE ET VERACITE, traduit de l’anglais par Jean Lelaidier, Paris, Gallimard, « Essais », 2006

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