Vous êtes sur la page 1sur 5

LP-CTT-GE Cours GEL 370_Traitement du Signal

DEVELOPPEMENT DU CONTENU ET ACTIVITES D’APPRENTISSAGE

SEANCE N° 1 :
Chapitre 1 : Description des signaux.
Objectifs :
Distinguer les signaux analogiques des signaux numériques à travers leurs différentes
classifications.
Consignes / activités d’introduction (Cette séance est le début du chapitre 1.)
Activités : Au cours de cette séance chaque apprenant doit pouvoir maîtriser la classification des
signaux.
Contenu :

Chapitre1 : DESCRIPTION DES SIGNAUX

Introduction

Le traitement de signal est une discipline indispensable de nos jours. Il a pour objet l’élaboration ou
l’interprétation des signaux porteurs d’information. Son but est donc de réussir à extraire un
maximum d’information utile sur un signal perturbé par du bruit en s’appuyant sur les ressources
de l’électronique et de l’informatique.

1.1. Définitions

1.1.1. Signal

La première notion de signal est celle de la mesure suivant un paramètre (le plus souvent temporel)
d’une grandeur physique porteuse d’information.

Un signal est la représentation physique de l’information qu’il convoie de sa source à son


destinataire. La description mathématique des signaux est l’objectif de la théorie du signal. Elle
offre les moyens d’analyser, de concevoir et de caractériser des systèmes de traitement de
l’information.

1.1.2. Le bruit

Un bruit correspond à tout phénomène perturbateur gênant la transmission ou l’interprétation d’un


signal.

1.1.3. Rapport signal sur bruit

Le rapport signal sur bruit mesure la quantité de bruit contenu dans le signal.

Il s’exprime par le rapport des puissances du signal (Ps) et du bruit (Pn). Il est souvent donné en
décibels (dB).
𝑆 Ps
( 𝑁 )dB= 10 Log ( Pn)

Cours Traitement du signal par Dr BOKOVI YAO, 4 bokoviyao@gmail.com ENSI Université de Lomé
LP-CTT-GE Cours GEL 370_Traitement du Signal

1.1.4. Système

Un système est un dispositif représenté par un modèle mathématique de type Entrée/ Sortie qui
apporte une déformation au signal.

Exemple (Figure 1.1) : Un modulateur, un filtre, etc.

Entrée Sortie
Système

Figure 1.1 : Système linéaire.

1.2. Classification des signaux

On peut envisager plusieurs modes de classification pour les signaux suivant leurs propriétés.
Cependant, nous allons retenir 3 modes de classification :

- la classification phénoménologique ;
- la classification énergétique ;
- la classification morphologique.

1.2.1. La classification phénoménologique

On considère dans ce mode de classification la nature de l’évolution du signal en fonction du temps.


Il apparait deux (02) types de signaux : les signaux déterministes et les signaux aléatoires.

1.2.1.1. Signaux déterministes

Un signal x est dit déterministe si pour toute valeur du paramètre t (temps), x est déterminé a priori
c’est-à-dire si le signal est défini comme une fonction de la variable temporelle. Par exemple, c’est
le cas de la tension électrique aux bornes d’une alimentation qui peut s’écrire x(t)=A.cos(2𝜋fot). Si
A et fo sont connus, on peut déterminer la valeur de l’amplitude à n’importe quel instant.

1.2.1.2. Les signaux aléatoires

Définition

On appelle processus aléatoires, une famille de variables aléatoires x(t) défini sur le même espace
de probabilité et indexé par le temps t. Un signal aléatoire est une des réalisations possibles des
signaux aléatoires.

Le comportement temporel des signaux aléatoires est imprévisible. Il faut faire appel à leurs
propriétés statistiques pour les décrire. Si les propriétés statistiques sont invariantes dans le temps,
on dit que les signaux sont stationnaires.

Remarque

De manière rigoureuse, aucun signal n’est totalement déterministe. Cependant, on se ramène à cet
idéal autant que possible à chaque fois que la part aléatoire du signal pourra être négligée devant la
contribution déterministe.

Cours Traitement du signal par Dr BOKOVI YAO, 5 bokoviyao@gmail.com ENSI Université de Lomé
LP-CTT-GE Cours GEL 370_Traitement du Signal

1.2.2. Classification énergétique

Avant d’aborder la classification énergétique, faisons quelques rappels sur l’énergie et la puissance.

1.2.2.1. Moyenne d’un signal

La moyenne d’un signal s(t) correspond à la valeur moyenne que prend ce signal lorsque t parcourt
ℝ , elle se définit de la manière suivante :

1 𝑇/2
<s(t)> = lim 𝑇 ∫–𝑇/2 𝑠(𝑡)𝑑𝑡
𝑡→∞

Pour les fonctions périodiques, si s(t) est une fonction T-périodique alors cette définition se simplifie
de la manière suivante :
1 t₀ +𝑇
<s(t)> = 𝑇 ∫t₀ 𝑠(𝑡)𝑑𝑡

1.2.2.2. Energie d’un signal

L’énergie d’un signal s(t) représente l’énergie totale transportée par ce signal au cours du temps.
Dans le cas particulier d’un signal à support borné, cette énergie est bien sûr finie. Comme ce n’est
pas le cas en général, on distingue les signaux à énergie finie des autres.

Définition

s(t) est un signal à énergie finie si et seulement si


𝑇
lim ∫–𝑇|𝑠(𝑡)|²𝑑𝑡 < ∞ existe et est finie.
𝑡→∞

Dans ce cas, on notera Es l’énergie de ce signal et son expression sera :


+∞
Es = ∫–∞ |𝑠(𝑡)|²𝑑𝑡 < ∞

Remarque

On pourra calculer l’énergie transmise durant un intervalle de temps donné Ι par la relation suivante :

Es (Ι) =∫𝑡∈𝐼|𝑠(𝑡)|²𝑑𝑡.

Es (I) est l’énergie du signal tronqué sur Ι, elle est finie pour t fini.

1.2.2.3. Puissance d’un signal

Définition

La puissance moyenne d’un signal s(t) représente la puissance totale moyenne transportée par ce
signal au cours du temps. Tous les signaux ne sont pas à puissance moyenne finie, mais si s(t) est
un signal à puissance finie alors l’expression

Cours Traitement du signal par Dr BOKOVI YAO, 6 bokoviyao@gmail.com ENSI Université de Lomé
LP-CTT-GE Cours GEL 370_Traitement du Signal

1 𝑇/2
Ps =<|𝑠(𝑡)|²> = lim 𝑇 ∫–𝑇/2|𝑠(𝑡)|²𝑑𝑡 < ∞ (est finie).
𝑡→∞

- la puissance instantanée du signal s(t) vaut |𝑠(𝑡)|² ;


- la puissance moyenne sur un intervalle de temps Ι de durée finie T vaut
1 Es (Ι)
Ps (Ι) = 𝑇 ∫𝑡∈𝐼|𝑠(𝑡)|²𝑑𝑡 = 𝑇 .

Remarque : Tous les signaux à énergie finie sont à puissance nulle P=0.

Dans la classification énergétique, on considère l’énergie des signaux : Ainsi, distingue-t-on les
signaux à énergie finie des signaux à puissance moyenne finie.

1.2.2.4. Les signaux à énergie finie

Ce sont les signaux qui possèdent une puissance moyenne nulle et une énergie finie.

Exemple :
✓ Signaux à énergie finie :
s(t) = 0 ⟹ Es = 0 < ∞
𝑡
s(t)= sinc (𝑇) ⟹ Es = T < ∞
𝑡
s(t)= Rect (𝑇) ⟹ Es= T< ∞.

✓ Signaux à énergie infinie :


s(t) = cste (≠0) ⟹ Es = +∞
s(t) = t ⟹ Es = +∞
s(t) = cos(t) ⟹ Es = +∞

1.2.2.5. Signaux à puissance finie

Ce sont des signaux qui possèdent une énergie infinie et donc physiquement irréalisable.

Exemple :
✓ Signaux à puissance moyenne finie :
s(t) = cste ⟹ Ps = cste < +∞
s(t)= sinc (t) ⟹ Ps = 0 < +∞
𝑡
s(t)= Rect (𝑇) ⟹ Ps= 0< +∞
1
s(t) = cos(t) ⟹ Ps = 2 < +∞.

✓ Signaux à puissance moyenne infinie :


s(t) = t ⟹ Ps = +∞
s(t) = 𝑒 𝑡 ⟹ Ps = +∞
s(t) =Log t ⟹ Ps = +∞

1.2.3. Classification morphologique

On distingue les signaux à variable continue des signaux à variable discrète ainsi que ceux dont
l’amplitude est discrète ou continue.

Cours Traitement du signal par Dr BOKOVI YAO, 7 bokoviyao@gmail.com ENSI Université de Lomé
LP-CTT-GE Cours GEL 370_Traitement du Signal

1.2.3.1. Signaux à temps continu ou discret

Le paramètre d’un signal prend en général des valeurs de manière continue dans son espace de
variation c’est-à-dire le signal est défini pour toute valeur du paramètre. On parle alors de signal à
paramètre continu et de signal à temps continu lorsque le paramètre est le temps. Il existe aussi des
signaux qui ne sont définis que pour certaines valeurs du paramètre résultant de la discrétisation de
son espace de variation. On parle alors de signal à paramètre discret et de signal à temps discret
lorsque le paramètre est le temps.

1.2.3.2. Signaux à valeurs continues ou discrètes (Figure 1.2)

De la même manière, le signal x peut être à valeur continue ou discrète dans son espace de variation.
L’opération de discrétisation de l’espace de variation s’appelle la quantification. Le pas de
discrétisation de cet espace est appelé le quantum.

Les deux (02) classifications précédentes permettent de définir différents qualificatifs applicables à
un signal. Il s’agit de :

- analogique : valeurs continues et paramètre continu ;


- échantillonné : valeurs continues et paramètre discret ;
- quantifié : valeurs discrètes et paramètre continu ;
- numérique : valeurs discrètes et paramètre discret.

Figure 1.2 : Signaux à valeur continue et discrète

SEANCE N° 2 :
Chapitre 1 : Description des signaux (suite).

Objectifs :
✓ découvrir les signaux tests analogiques et numériques par leurs expressions et leurs tracés.
✓ appliquer le produit de convolution entre les signaux de même nature.

Cours Traitement du signal par Dr BOKOVI YAO, 8 bokoviyao@gmail.com ENSI Université de Lomé

Vous aimerez peut-être aussi