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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION

**********
UNIVERSITE CATHOLIQUE DE L’AFRIQUE DE L’OUEST (UCAO)
**********
UNITE UNIVERSITAIRE A BOBO-DIOULSSO (UUB)

UNITE DE FORMATION ET DE RECHERCHE EN SCIENCES ECONOMIQUES DE GESTION

(UFR/SEG)

RAPPORT DE FIN DE CYCLE


En vue de l’obtention du diplôme de licence
Domaine : Sciences économiques et de gestion

OPTION : Sciences de gestion


Spécialité : Finance, Comptabilité et Audit
THEME :

LE PROCESSUS D’OCTROI DU RACHAT DE LA GENERALE RENTE


EDUCATION MIXTE AUX PARTICULIERS A LA GENERALE DES
ASSURANCES VIE

Présenté par :
YAOGHO Wendyam Olivia

Directeur du rapport : Maitre de stage :

M. Aimé KIENOU M. T. Jacques COULIBALY

Enseignant à l’UCAO/UUB Chef du département bureau


direct GA BOBO
Année universitaire 2020-2021
DEDICACE

Ce présent rapport qui est le fruit de l’effort de plusieurs personnes marque la fin de ma
formation de licence. Je le dédie à :

 Mes parents M. YAOGHO Soré dit Stéphane Didier et Mme YAOGHO/ DJIGUEMDE
Isabelle, pour leurs énormes sacrifices et soutiens.
 Mes frères et sœurs pour leurs multiples efforts.
 La grande famille YAOGHO et alliés DJIGUEMDE qui avec passion ont mis leur temps
et leur savoir à ma disposition.
 A tous mes amis (es) qui n’ont jamais cessé de me soutenir.

[Date]
I
REMERCIEMENT
La rédaction de ce document n’aurait vu le jour sans la contribution de toutes ses personnes qui
me sont venus en aide. J’adresse mes remerciements vivement :

 A Mon directeur de mémoire M. KIENOU Aimé, qui m’a accompagné et guidé durant le
travail

 A Mon maitre de stage M. COULIBALY Jacques, chef d’agence du bureau direct de GA


Bobo, qui m’a assisté durant mon stage
 A L’université Catholique de l ‘Afrique de l’Ouest, Unité Universitaire de Bobo –
Dioulasso (UCAO/UUB) particulièrement les dirigeant de l’Unité de Formation et de
Recherche en Sciences Economiques et de Gestion (UFR/SEG) ainsi que tout le corps
professoral pour la formation obtenue ;
 A Toute l’équipe de la Générale des Assurances (G.A) pour leur accueil, leur esprit
d’équipe, et leur contribution à la réalisation de ce travail ;
 A Toutes les personnes qui m’ont conseillé et aidé d’une manière particulière ou d’une
autre dans la rédaction de ce rapport.

[Date]
II
PREAMBULE
Créée en 1997 par les évêques de la Conférence Episcopale Régionale de l’Afrique de l’Ouest
(CERAO0012215256655), l’Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO) ou Catholic
University of West Arica (CUWA) en anglais, est une université privée composée de plusieurs
unités universitaires en Afrique de l’ouest.
L’Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest – Unité Universitaire de Bobo a ouvert
ses portes le 05 novembre 2005. Elle est placée sous la direction de la Conférence Episcopale
Burkina/Niger. Il faut noter que depuis son ouverture, l’UUB a opté pour le système LMD
(Licence, Master, Doctorat). Le système d’enseignement de l’UCAO-UUB est bâti au tour du
principe de base : « Apprendre à apprendre, apprendre à entreprendre et apprendre à être
responsable ». Quant au réseau de devise SCIENCES-FOIE-ACTION, il répond aux besoins
éducatifs, d’enseignement supérieur, religieux et culturels de la sous-région.
L’UCAO est composée de huit (08) unités universitaires reparties dans sept (07) des onze (11)
pays de l’espace CEDEAO et utilise le système LMD :
 UCAO-UUA : Unité Universitaire d’Abidjan en Côte-D’ivoire
 UCAO-UUC : Unité Université de Cotonou au Bénin
 UCAO-UUT : Unité Universitaire de Tsévié au Togo
 UCAO-UUZ : Unité Universitaire de Ziguinchor au Sénégal
 UCAO-UUBa : Unité Universitaire de Bamako au Mali
 UCAO-UUCo : Unité Universitaire de Conakry en Guinée
 UCAO-UUY : Unité universitaire de Yamoussoukro en côte D’ivoire
 UCAO-UUB : Unité Universitaire de Bobo Dioulasso au Burkina Faso
L’UCAO-UUB est composée principalement de neuf (09) filières réparties en quatre (04)
Unité de Formation et de Recherche (UFR) qui sont :
 UFR SCIENCES ECONOMIQUES ET DE GESTION
 FINANCE COMPTABILITE ET AUDIT
 ECONOMIE
 MARKETING MANAGEMENT
 UFR SCIENCES JURIDIQUES ET POLITIQUES
 DROIT
 UFR DE LETTRES ET SCIENCES HUMAINES

[Date]
III
 SOCIOLOGIE
 LETTRES MODERNES
 UFR SCIENCES ET TECHNIQUES
 BIOLOGIE
 GENIE CIVIL
 INDUSTRIE AGROALIMENTAIRE

[Date]
IV
SOMMAIRE
DEDICACE.........................................................................................................................................II

REMERCIEMENT............................................................................................................................III

PREAMBULE....................................................................................................................................IV

LISTE DE SIGLES ET ABREVIATIONS........................................................................................VI

LISTE DES TABLEAUX................................................................................................................VII

LISTE DES FIGURES....................................................................................................................VII

RESUME.........................................................................................................................................VIII

INTRODUCTION................................................................................................................................9

CHAPITRE 1 : CADRE THEORIQUE.............................................................................................11

I. Présentation de l’étude............................................................................................................11

II. Méthode utilisé........................................................................................................................12

III. Revue de la littérature..........................................................................................................13

CHAPITRE 2 : CADRE INSTITUTIONNEL...................................................................................18

I. Présentation de la GA-VIE......................................................................................................18

II. Les produits de la GA-VIE......................................................................................................21

III. Généralité sur le processus d’octroi du rachat de la GREM................................................24

CHAPITRE 3 : PRESENTATION ET DISCUSSION DES RESULTATS......................................34

I. Présentation et interprétation des résultats..............................................................................34

II. Vérification des hypothèses.....................................................................................................39

III. Remarques et suggestion.....................................................................................................40

CONCLUSION..................................................................................................................................41

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES...........................................................................................42

[Date]
V
LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1: traitement technique du rachat partiel..............................................................................20


Tableau 2 : traitement technique du rachat total................................................................................20
Tableau 3 : traitement comptable du rachat total comme partiel.......................................................21

LISTE DES FIGURES

Figure 1 : Connaissance de la situation du client...............................................................................27


Figure 2 : Nombre d’assuré connaissant le rachat..............................................................................28
Figure 3 : Connaissance du produit GREM.......................................................................................28
Figure 4 : Les différents types de rachat............................................................................................29
Figure 5 : Les clients ayant déjà effectué le rachat............................................................................29
Figure 6 : Les types de rachat déjà effectuer par le client..................................................................30
Figure 7 : La procédure entamée pour obtenir un rachat...................................................................30
Figure 8 : Le niveau de traitement des dossiers rachat.......................................................................31
Figure 9 : Les conditions à remplir pour obtenir un rachat................................................................31
Figure 10 : Mesure de la satisfaction du client sur les conditions à remplir......................................32

[Date]
VI
[Date]
VII
LISTE DE SIGLES ET ABREVIATIONS
CIMA : Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurances
CRCA : Commission Régionale de Contrôle des Assurances
DG : Directeur Général
GA : Générale des Assurances
GA-VIE : Générale des Assurances Vie
GPRS : Générale Plan Retraite Sécurité
GREM : Générale Rente Education Mixte
GVED : Générale Vie Entière Différé
IAD : Invalidité Absolue et Définitive
IARDT : Incendie Automobiles Risques Divers Transport
PE : Prévoyance Entreprise
TD : Temporaire Décès
UFR : Unité de Formation et de Recherche
UCAO : Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest
UUB : Unité Universitaire à Bobo
PM : Provision Mathématique
VAP : Valeur Actuel Probable

[Date]
VIII
RESUME
La GREM est une assurance éducation qui permet aux parents d’apporter un concours financier
sûr à leurs enfants pendant leurs études. En effet il arrive souvent que ces souscripteurs soient
confrontés à des difficultés financières qui les amènent à faire un retrait partiel ou total sur leur
compte appelé rachat. Ce processus de rachat peut occasionner des intérêts ou des pénalités.
Accueillie en stage du 03 juin au 03 octobre pour clôturer notre cycle de formation, au sein du
bureau direct de la GA bobo, nous avons reçu de multiples plaintes des clients sur la lenteur du
traitement de leur dossier sinistre notamment le rachat. Pour cela nous nous sommes posées la
question suivante : Comment fonctionne le rachat et quelles peuvent être ses conditions ? L’acte
de rachat étant intimement lié au comportement des assurés, l’objectif de ce rapport est de
montrer l’importance de la valeur de rachat du produit GREM. L’analyse est faite à partir des
différents types de rachat et des conditions à remplir pour l’obtenir. Les données utilisées
proviennent d’un questionnaire client et d’un entretien direct avec le personnel. L’intérêt pour
nous de traiter ce sujet est qu’il nous montre en tant que comptable l’assiette taxable et non
taxable du rachat, la procédure de demande de rachat, l’utilité de l’assurance vie dans la vie de
l’homme. Les résultats de cette analyse montrent que deux types de rachats existent en
assurances vie et que les conditions utilisées par la GA-VIE pour l’octroi du rachat sont bonnes.
Ainsi la GA-VIE dispose d’un personnel compétant pour traiter ces différents dossiers sinistres
tel le rachat mais doit les traiter dans les moindres délais pour être compétitif face à la
concurrence.

Mots clé : Assurance vie, souscripteur, Assureur et Rachat

[Date]
IX
INTRODUCTION
Le monde actuel expose l’homme plus que jamais à des situations de plus en plus
difficiles. En créant chez lui un sentiment de faiblesse et un besoin de sécurité contre les aléas de
la vie. La compagnie d’assurance est une société qui offre et conclut directement les opérations
d’assurance avec les assurés pour garantir leur solvabilité effective et suffisante. L’assurance-vie
est la principale branche des assurances de personnes, et l’une des branches des assurances en
générale avec un rôle économique et social important ; celle-ci apporte la sécurité aux ménages
en cas de décès prématuré de l’assuré et prémunit celui-ci contre les difficultés financières de
l’âge et de la retraite1. Dans le même contexte, l’existence humaine est pleine de risques. La
personne de chacun est à la merci d’évènements imprévus et aléatoire tels que les maladies et les
accidents corporels. Ces évènements entraînent de manière inopinée des invalidités, des
incapacités de travail et des décès prématurés. Les préjudices matériels et moraux qui en
résultent pour l’assuré et ses proches entraînent la prestation de l’assureur. Pour ce qui est de la
prestation de l’assureur en assurance-vie, elle se résume par le versement du capital prévu au
conditions particulières sous forme de rente ou de capital avec possibilité de désigner un ou
plusieurs bénéficières en cas de décès de l’assuré2. Parmi les différentes opérations possibles sur
les contrats d’assurance vie, il y a le rachat. Ce rachat est fréquemment effectué sur deux
produits, la Générale Rente Education Mixte (GREM) et la Générale Plan Retraite Sécurité
(GPRS). Pour mener à bien notre travail, nous nous attarderons sur la notion de rachat de la
Générale Rente Education Mixte. Notre sujet revêt un grand intérêt pour nous sur plusieurs
aspects. D’abord il nous montre en tant que comptable l’assiette taxable et non taxable du rachat
en assurance vie, ensuite la procédure de demande de rachat, l’utilité de l’assurance vie dans la
vie de l’homme et enfin à constituer des données pour des générations futures qui pourront, en
les utilisant, approfondir la recherche dans le domaine. C’est au regard de tous ces intérêts ci-
dessus que notre choix s’est porté sur ce sujet : << le processus d’octroi du rachat de la
générale rente éducation mixte aux particuliers à la générale des assurances-vie >>.

En se posant la question principale suivante : Comment fonctionne le rachat et quelles peuvent


être ses conditions ? De façons spécifique : Quel est le processus d’octroi du rachat aux
1
Cour électronique d’assurance vie sur la conception générale de l’assurance-vie « Grande Branche » et la mise en œuvre du contrat d’assurance –vie

2
Code CIMA (2018 nouvelle édition, 582 pages)
particuliers ? Quels sont les différents types de rachat en GREM ? Nous nous posons ces
questions dans la mesure où notre étude vise principalement à montrer l’importance du rachat
pour le produit GREM dans les opérations de retrait. Pour atteindre cet objectif central, nous
allons d’écrire d’une part le processus d’octroi du rachat aux particuliers, et d’autre part,
déterminer les conditions à remplir pour l’obtenir. Ceci étant, nous formulons les hypothèses
suivantes :

1 - Deux types de rachat existent en assurance vie. 

2- Les conditions de rachat de la GA-vie sont bonnes.

Pour répondre aux questions posées par notre problématique, nous nous sommes imposé une
démarche méthodologique. Il s’agit pour nous de faire une recherche documentaire afin de
mieux comprendre le sujet dans ses multiples approches et prendre connaissance de la recherche
dans le domaine. Ce qui nous conduit à faire des recherches en bibliothèque et sur le net. Nous
avons ensuite élaboré un questionnaire d’enquête pour collecter des données auprès des clients
d’assurance-vie dans le but d’en confronter les résultats avec les données théoriques énoncées
dans ces hypothèses. Afin de nous permettre de confirmer ou d’infirmer nos hypothèses et
d’atteindre notre objectif notre travail s’articulera conformément au plan ci-dessous :

Dans le premier chapitre à travers une approche théorique nous ferons une analyse du sujet grâce
à la documentation et nous procèderons à une étude de collecte des données par le biais
d’enquêtes.

Dans le deuxième chapitre à travers une approche institutionnelle, nous présenterons d’une part
la structure d’accueil et d’autre part la généralité sur le processus du rachat de la GREM.

Dans le troisième chapitre, il sera question de présenter et de discuter nos résultats obtenus grâce
aux données recueillies à travers les enquêtes. Ces données nous permettront de confirmer ou
d’infirmer nos hypothèses, et de conclure en formulant des propositions et recommandations.
CHAPITRE 1 : CADRE THEORIQUE

I. Présentation de l’étude

I.1. Intérêt et choix du thème

Nous avons choisi ce thème au regard des constats fait à la Générale des Assurances –Vie face
au multiples plaintes des clients du à la lenteur du traitement de leurs dossiers. En effet étant au
secrétariat nous avons réceptionné plusieurs demandes de rachat et des chèques de rachat
émissent par la comptabilité. Ce thème mérite surtout d’être étudié car elle présente plusieurs
intérêts en permettant de mieux cerner l’organisation professionnelle du secteur de l’assurance
vie en passant par la maîtrise du domaine d’application du rachat et la compréhension de sa
pratique.

I.2. Justification du choix du thème et problématique

L’option de rachat est une garantie qui est utilisé par les assurés dans leur contrat d’épargne.
Lorsqu’un assuré choisit d’ouvrir un contrat dans une compagnie d’assurance, des engagements
naissent entre les contractants et les assureurs. Les engagements mutuels entre assuré et assureur
sont généralement explicités dans les conditions générales du produit d’épargne. L’épargne dont
l’assuré dispose sur son contrat d’assurance vie est disponible. Cela signifie qu’il peut effectuer
une demande de rachat. Le rachat représente un risque majeur pour les assureurs qui détiennent
une partie constante de l’épargne. L’acte de rachat étant intimement lié au comportement des
assurés, le présent rapport traitera la différence entre chaque type de rachat, quelle fiscalité
s’applique à l’assurance vie, et quelle est la procédure de demande de rachat en assurance vie. Ce
qui nous amène à poser la question principale suivante : comment fonctionne le rachat et quels
sont ses conditions ?

A cette question principale s’ajoute deux questions spécifiques :

 Quel est le processus d’octroi du rachat aux particuliers ?


 Quels sont les différents types de rachat en GREM ?
I.3. Objectif et hypothèse de l’étude

 Objectifs de l’étude

L’objectif principal de notre étude est de montrer l’importance de la valeur de rachat du produit
GREM. De façon spécifique il s’agit de :
 Décrire le processus d’octroi de rachat aux particuliers.
 Déterminer les conditions du rachat

 Hypothèse de l’étude

Pour mener cette étude, nous émettons deux hypothèses :


 Deux types de rachat existent en assurance-vie.

 Les conditions de rachat de la GA-Vie sont bonnes.

II. Méthode utilisée


La méthode de collecte de donnée utilisée est la collecte en ligne à l’aide de la plateforme
Google forms. Qui a permis de réaliser notre formulaire avec différents types de questions, de
réponses partagées aux clients (es)pour collecter des informations et d’analyser nos résultats.

II.1. L’échantillonnage
L’échantillonnage désigne en statistique les méthodes de sélection d’un échantillon à l’intérieur
d’une population donnée. L’utilité de cet échantillonnage est de recueillir des renseignements
pour tirer des conclusions. Pour des raisons de temps et de coût il est impossible d’interroger
tous les clients potentiels présents sur le compte de GA-VIE. Nous avons donc déterminé un
échantillon de 40 clients représentant la population à étudier. On pourrait penser que plus un
échantillon est important plus il donnera des résultats satisfaisants. Or, cela n’est pas toujours le
cas. En effet la taille de l’échantillon repose surtout sur un compromis entre le degré
d’information que nous souhaitons atteindre et le temps dont nous disposons pour réaliser ce
sondage et analyser les résultats.

II.2. Outils et collecte de données.

 L’étude documentaire
En parcourant la littérature concernant les rachats en assurance –vie, il apparait que de nombreux
travaux ont analysé ces comportements dans un contexte conjoncturel : un assuré rachète son
contrat pour investir dans un placement plus rémunérateur. Notre recherche est, quant à elle,
oriente vers une sortie anticipée comme moyen de se procurer un complément de revenu.

Par ailleurs, ces études ont été d’une aide capitale pour nous et se sont basées sur des données de
rachat et souvent la fiscalité qui s’applique à eux. Nous avons consulté des ouvrages, des anciens
rapports, des mémoires, les dépliants de la GA-Vie et des recherches sur internet.

 Questionnaire administré aux clients

Le type d’admission du questionnaire dépend de plusieurs facteurs : du type d’enquête, de la


qualité, du nombre de personnes interrogées, des informations révélées et surtout du coût. Pour
mener à bien notre travail et faire une meilleure offre nous avons jugé faire remplir au
souscripteur un questionnaire numérique ou papier durant la période du 13 au 18 décembre
2021(Voir annexes1) comportant toute les informations nécessaires à l’atteinte des objectifs
notamment : les conditions à remplir pour faire un rachat, les types de rachat, ainsi que toute
autres information nécessaires et utiles à la compréhension du processus d’octroi de rachat.

 Entretien direct avec le personnel

L’entretien direct est une technique de collecte de données informatives. Elle permet de récolter
et analyser plusieurs éléments tels que l’avis et les représentations de la personne interrogée.
Avec certains membres du personnel de la GA-Vie nous avons effectué un entretien direct qui
nous a permis à leurs poser nos multiples questions et d’avoir leur opinion sur le rachat de la
GREM pour mieux percevoir notre sujet.

III. Revue de la littérature

III.1. Définition des mots-clés


 L’assurance vie

L’assurance vie est apparue au moyen âge comme une garantie accessoire de l’assurance
maritime. Son développement a par la suite été entravé par de nombreux interdits religieux et
politiques. Ce n’est qu’au début du XVIIème siècle, avec l’émergence des techniques actuarielles
et l’élaboration des premières tables de mortalité, que l’assurance vie a connu un essor véritable.

Juridiquement : le contrat d’assurance vie est un contrat par lequel, en échange d’une ou
plusieurs primes payables par la souscription, l’assureur s’engage à verser au bénéficiaire
désigné une somme déterminée (capital ou rente) en cas de décès de l’assuré ou de survie de ce
dernier, ou à un terme fixe dès la souscription3.

Techniquement : le contrat d’assurance vie est un contrat par lequel l’assureur s’engage en
contrepartie du paiement de primes à verser une rente ou un capital à l’assuré ou à ses
bénéficiaires.

 Le souscripteur

Le souscripteur ou preneur d’assurance est une personne qui souscrit un contrat. Après avoir
signé les différents documents du contrat (devis, proposition, conditions générales et
particulières, questionnaires), il s’engage au versement des primes auprès de l’organisme
assureur. Le souscripteur n’est pas obligatoirement l’assuré.

 L’assureur

L’assureur est une personne morale qui s’engage, moyennant le paiement d’une prime ou d’une
cotisation, à payer à l’assuré ou au bénéficiaire désigné un capital ou une rente en cas de
survenance d’un risque déterminé.

 Le bénéficiaire

Le bénéficiaire c’est la personne physique ou morale qui recevra les prestations prévues au
contrat en cas de réalisation du risque. Il est dit acceptant lorsqu’il a fait connaitre qu’il acceptait
le bénéfice de l’assurance souscrite à son profit, soit en adressant une lettre pour faire connaitre
son accord à l’assureur, soit en se substituant au souscripteur pour acquitter les primes.

 Le rachat

Selon le dictionnaire français Larousse : Un rachat, c’est l’action d’acheter à nouveau.

L’assurance vie définit le rachat comme étant l’opération qui permet au souscripteur
d’obtenir avant le terme du contrat, le versement total ou partiel de son épargne résultant des
versements effectués, déduction faite des frais d’entrée et majorée des intérêts.

3
GOUBA MAURICE statisticien économiste-cadre supérieur des assurances « cour d’assurance des personnes dispensé à UNB/IUT en
avril 2016), 54 pages
Techniquement le rachat est une opération qui consiste à rompe le contrat par le paiement
anticipé de la provision mathématique (diminuée d’une pénalité) au contractant. Tout se passe
comme si l’assureur rachète ses engagements, matérialisés par l’original du contrat, en
reversant au contractant une bonne partie de la provision mathématique avant la fin du
contrat. Le montant payer est dit valeur de rachat et est reversée au contractant. 4

Aussi le rachat est la rupture anticipée du contrat par le versement au souscripteur, à sa


demande de la provision mathématique du contrat éventuellement diminuée d’une pénalité
pour rupture anticipé du contrat. On distingue le rachat partiel et le rachat total. Le rachat
partiel consiste à mettre à la disposition de l’assuré une partie de sa provision mathématique
sans mettre fin au contrat. Le rachat total met fin au contrat par le versement de l’intégralité
des provisions mathématiques éventuellement diminuée d’une pénalité.5 Les raisons du rachat
des particuliers en assurances vie : ce sont les besoins de liquidités, les compléments de
revenus, les consommations courantes, et les achats immobiliers.

NB : Tous les types de contrats d’assurance vie ne sont pas rachetables (article 77 code CIMA)
et les assureurs vie, sont tenus à la souscription d’un contrat vie de faire figurer dans la police les
valeurs de rachat des huit premières années pour des raisons de transparence. (Voir annexe 1
exemple de contrat d’assurance vie REM)

III.2. Concept
L’assurance sur la vie est un contrat par lequel, en échange d’une prime, l’assureur s’engage à
verser au souscripteur, ou au bénéficiaire désigné par le souscripteur, une somme déterminée
(capital ou rente), en cas de décès de la personne assurée, ou de sa survie (s’il est encore vivant)
à une époque déterminée.

L’assurance vie a eu, par rapport aux assurances non vie, des débuts plus difficiles puisqu’elle
était susceptible de procurer un avantage matériel à une autre personne. Mais c’est encore dans le
domaine qu’elle se développa puisqu’il devint d’usage d’assurer les cargaisons d’esclaves
comme marchandises à transporter, puis le capitaine de l’équipage et enfin au XVIème siècle, les
compagnies en Belgique l’appliquèrent aux passagers. 6

4
TRAORE BOUBACAR SIDIKI auditeur SMQ « cour d’assurance vie dispensé à UAUBEN année 2020-2021 »,50 pages

5
www.bforbank.com consulté le 27 juin à 13h20mn
Par ailleurs, en 1653, un banquier napolitain a suggéré à Mazarin la création d’associations dont
les membres verseraient des cotisations dans une caisse commune dont le contenu serait réparti
entre les membres survivant à la fin d’une période déterminée (10 à 15 ans) : les tontines. La
révolution française marqua un coup d’arrêt au développement des assurances vie en France. (9)
Ainsi, la loi Le Chapelier prohiba tout groupement ayant pour but la défense de
« prétendus intérêts communs » et c’est ainsi qu’un décret du 24 aout 1793 a supprimé les
compagnies pratiquant des opérations d’assurance vie ceci n’empêchait pas Napoléon lui-même
de souscrire une assurance vie auprès du LIOYD’S de Londres.

Les opérations d’assurance vie ont été régies en HAUTE VOLTA (actuel Burkina Faso) d’abord
par la loi du 13 juillet 1930 sur le contrat d’assurance, la loi n°37/63/AN du 24 juillet 1963  »
fixant la règlementation applicable en HAUTE VOLTA, aux organismes d’Assurance de toute
nature et aux opérations d’Assurances »

Depuis 1995 par le code CIMA son titre III traite des « Règles relatives aux assurances de
personnes et aux contrats de capitalisation » les opérations d’assurances vie étant essentiellement
constituées d’engagements financières à long terme et liés à la durée de la vie humaine, sont
donc des opérations financières à long terme effectuées, dans un contexte aléatoire. Leur
traitement repose essentiellement sur les notions de probité liées à la durée de vie humaine et de
la mathématique financières. Diverses opérations de gestion peuvent être effectuées sur le rachat
tel le rachat, l’avance, la ristourne, l’augmentation ou la diminution de la prime souscrite…En
assurance vie, certaines caractéristiques de contrats jouent un rôle majeur dans la décision de
l’assuré de racheter son contrat. Le comportement de rachat des assurés joue un rôle essentiel
dans le résultat d’une ligne de produit et sa compréhension permet à l’assureur d’anticiper des
possibles vagues de rachats/non-rachat qui peuvent lui être fortement préjudiciables. 7La
compréhension des mécanismes de rachat en assurance vie est très importante en particulier dans
un environnement de taux bas avec un risque de remontée brutale des taux d’intérêts. Une
littérature empirique s’est développée sur les comportements de rachat en assurance-vie depuis

6
TRAORE ROMARIC (2015) : « stratégie de commercialisation des produits d’assurance » cas de la Générale Rente et Education Mixte de la GA-
VIE, rapport de stage en vue de l’obtention du Diplôme Universitaire Technologique option Marketing et Gestion Commerciale à UNB, 39 pages

7
X. MILHAUD, S. LOISEL, V. MAUME-Des champs(2010), Risques : les cahiers de l’assurance, page 83
les années quatre-vingt-dix, mobilisant diverses sources de données, les plus prometteuses
semblant être les données issues d’enquêtes en panel auprès des  ménages.8

Nous allons dans le deuxième chapitre décrire la GA-Vie, ses différents services et étudier
la généralité sur le processus d’octroi du rachat de la REM grâce à l’entretien direct avec le
personnel.

8
Laure, Frey (2016), éclairages de l’enquête patrimoine sur le comportement de rachat en assurance-vie, page 59
CHAPITRE 2 : CADRE INSTITUTIONNEL

I. Présentation de la GA-VIE

I.1. Historique et évolution

La Générale des Assurances (GA) est une société anonyme régie juridiquement par le code des
Etats membres de la conférence Interafricain des Marchés d’Assurances créée en 1998 sous la
bannière de l’encrage de l’économie libérale par des prives nationaux soucieux de contribuer au
développement socioéconomique du Burkina Faso avec un capital social de 400 000 000 FCFA.
Son siège social est dans la région du KADIOGO plus précisément à l’avenue du président
SANGOULE LAMIZANA avec pour activités menées des produits IARDT. En 2005 la GA a
augmenté son capital à 1 000 000 000 FCFA occupant ainsi la première place de la société
d’assurances. De plus, pour mieux satisfaire sa clientèle, et ses partenaires, les dirigeant et
actionnaires de la GA ont procédé à la création d’une assurance vie dénommée GA-VIE avec un
capital de 1 000 000 000. L’objectif de cette diversification est d’accroitre le taux d’équipement
en produits d’assurances de tous. De nos jours, la GA est au capital de de 3 000 000 000 avec
plus de 62 salariés. La mobilisation des ressources humaines et matérielles étant nécessaire dans
la production des services la GA-VIE a mis en place un système de communication approprié
avec son personnelle en lui assurant le dynamisme dans le fonctionnement des différents services
et permettant de traiter à temps les différents dossiers. De plus un modèle de culture d’entreprise
est mis en place afin de permettre à chaque personne de se sentir appartenir au groupe. Aussi
dans le souci de se rapprocher de sa clientèle elle dispose d’une multitude d’agence et d’un seul
bureau direct pour l’instant.

- Le bureau direct

Le bureau direct est la délocalisation du siège en un lieu donné.la GA à un seul bureau direct
délocalisé au niveau régional, c’est le bureau direct de Bobo-Dioulasso. Il représente la direction
générale au niveau régional et dispose de toutes les prérogatives pour la continuité de l’activité
du groupe GA (GA IARDT et GA-VIE)

- Les agences générales


Une agence générale est un intermédiaire entre la compagnie d’assurance et les clients. L’agence
générale est mandatée par la compagnie à travers une traite de nomination. Il représente la
compagnie et est rémunéré à la commission. La GA-VIE dispose de plus de 20 agences répartir
entre Ouagadougou, Kaya, Fada n’gourma, Ouahigouya, Banfora, Dédougou, …

NB : il est important de noter que les charges de ces bureaux direct et les souscriptions sont
aux compte du siège contrairement aux agences qui perçoivent les commissions sur leurs chiffres
d’affaires comme rémunérations dans les bureaux directs ce sont des salariés qui y travaillent.

L’adresse de la GA est la suivante :

Siège : L’IMMEUBLE ESPACE FADIMA, 01 BP675

Téléphone : (00226) 25 31 77 75

E-mail : into@ga.bf

Registre du commerce : BFoua2019 m 3779

Numéro IFU : 00004765

I.2. Missions
La GA-VIE a pour mission principale la conception et la commercialisation
des produits d’assurance vie au Burkina Faso. Cette mission nécessite une gestion qui
minimisera les charges et maximisera la vente des produits. Elle participe par sa nature et son
activité au développement économique du pays. La GA-VIE dans sa mission entretient des
relations de partenariat avec des personnes physiques et morales qui sont entre autre :

 CICA-RE : réassureur officiel de GA-VIE sise à Lomé et intervenant dans


la réassurance des dossiers des risques aggravés.
 Des médecins agréent : ceux-ci apportent leur compétence à la sélection
du risque à assurer
 Des banques, établissements financiers et les acteurs de micro finance.

I.3. Organisation et Fonctionnement de la GA-VIE


L'organisation d'une entreprise est le point déterminant de son bon fonctionnement. Il s'agit pour
la structure d'adopter des mesures et des techniques performantes mais aussi des stratégies
susceptibles de rendre plus compétitive en termes de qualité des produits offerts. C'est dans cette
vision que la GA-VIE étant une société de grande taille à travers la diversité de son activité et le
grand nombre de ses employés, a procédé à la répartition de son personnel dans différents
départements. L'organigramme de cette société comprend un Conseil d’Administration, une
Direction Générale, un Département Technique, un Département Réseau Commercial, et un,
Département Administratif, comptable et le service informatique bien structurés qui se présente
comme suit :

 Le conseil d’administration

Le conseil d’administration(CA) est l’organe de décision, d’orientation de la


politique et de la vie de l’entreprise, il procède à une évaluation de ce fonctionnement. Le
Conseil se réunit au moins deux (02) fois par an. Il veille au fonctionnement efficace des
organes de l’entreprise.

Le Président du Conseil d’Administration (PCA) est le responsable principal


de la conformité légale et statutaire des réunions et des décisions du conseil. Il veille au
fonctionnement efficace des organes de l’entreprise.

 La direction générale

Le Directeur Général assure la coordination des activités de l’entreprise,


ordonne les dépenses, les investissements, les négociations et mise en
partenariat/collaboration avec les autres structures partenaires. Sa mission est de :

 Proposer une bonne organisation de la société


 D’administrer tout le personnel
 De veiller au bon fonctionnement de la société

Une secrétaire de Direction bilingue assiste et gère l’agenda du Directeur Général. Avec pour
tâches de :

• Traiter le courrier et la traduction en langue de travail si nécessaire.

• Elaborer les différentes correspondances à soumettre aux responsables des


services concernés.

• Participer à l’organisation des missions (projet d’ordre de mission, titre de


voyage) ;
• Assurer si désignée le rapportage des rencontres internes ou avec les
structures partenaires y compris l’élaboration des procès-verbaux (PV).

• Assister en cas de besoin les autres chefs de services pour toute organisation
au sein du service.

• Exécuter les missions de représentation.

 La direction du réseau commercial

Ce secteur a pour rôle de commercialiser et de prospecter dans l’optique d’atteindre les


objectifs poursuivis par l’entreprise. En plus de cela, il joue un rôle de promoteur des nouveaux
produits d’assurance vie.

 Le département technique et actuariat

Ce département a à sa tête un chef de département technique qui est chargé de la gestion


technique des contrats et l’établissement des états de réassurance et autres états techniques
conformément aux dispositions de la CIMA, de la formation des différentes composantes de la
force de vente en collaboration avec le département du réseau commercial.

 Direction financière et comptable

Ce service de la GA-VIE est chargé de la gestion et de la centralisation correcte des


opérations comptables d’une part, et d’autre part des affaires administratives et financières. Sa
mission est de définir les politiques financières permettant d’atteindre les objectifs assignés par
la direction générale.

 Le service informatique

Le service informatique de la GA-VIE bénéficie de plusieurs fonctions à savoir la maintenance


des matériels et système d’exploitation, le maintien du matériel informatique et de
l’administration du réseau informatique.

II. Les produits de la GA-VIE


La GA-Vie propose à sa clientèle une diversité de produits qui peuvent être regroupés en deux
(02) groupes que sont les produits de capitalisation et les produits de décès.
II.1. Les produits de décès
Ils garantissent le versement d’un capital aux bénéficiaires de l’assuré en cas de décès ou d’IAD
de celui –ci. Ces produits sont entre autre :

o La Générale Temporaire Décès (GTD)

Ce contrat garantit le versement au bénéficiaire désigné, un capital en cas de décès toutes causes
de l’assuré si ce décès intervient pendant la durée du contrat.

Comme son nom l’indique, la « temporaire décès » est un contrat à durée limitée. L’assurance
temporaire décès peut être souscrite moyennant le paiement d’une prime unique ou d’une prime
périodique.

o La Générale Vie Entière Différée (GVED)

Dans ce contrat, la GA-Vie s’engage à verser un capital lorsque survient le décès de l’assuré,
quelle que soit la date de ce décès au- delà d’une période donnée dite de différée. Si le décès
intervient pendant la période de différée, les bénéficiaires n’auront droit à rien.

o Prévoyance Entreprise

La Prévoyance Entreprise est un régime de protection sociale qui couvre les accidents de la vie
des salariés : arrêt de travail, invalidité permanente ou définitive ou le décès.

Le contrat Prévoyance Entreprise prévoit pour chacun des agents d’une institution, le versement
du capital garanti au(x) bénéficiaire(s) désigné(s) ou à l’agent lui-même en cas de décès ou en
cas d’invalidité absolue et définitive, si l’invalidité survient durant le contrat.

o Assurance-crédit Banque

Le contrat crédit banque a pour objet de garantir contre les risques de décès et d’invalidité
absolue et définitive les bénéficiaires de crédit obtenus auprès des organismes préteurs (banques,
institutions financières, employeurs, etc.) tout en garantissant le versement à l’organisme prêteur
le solde restant du capital en cas de décès ou d’invalidité absolue et définitive de l’emprunteur
durant la période du prêt. Le tarif est fonction de l’âge de l’assuré à la souscription de la durée et
du montant du prêt.

o L’Assurance Perte Emploi

Cette garantie couvre toute personne physique bénéficiaire d’un prêt, ayant souscrit à la garantie
de base décès et IAD, âgée de 18 à 65 ans et qui, à la date d’adhésion exerce à titre principal, une
activité salariale à temps plein chez un employeur, dans le cadre d’un contrat à durée
indéterminée ou déterminée. L’assurance perte emploi couvre l’emprunteur des périodes de
chômages au court de la vie de l’emprunt en prenant le relais du remboursement.

o Le parrainage de compte

Ce contrat a pour objet de garantir le versement d’un capital en cas de décès ou d’invalidité

o La générale rente éducation mixte (GREM)

C’est une assurance qui permet aux parents (tuteurs ou autres membres de la famille) d’apporter
un concours financier sûr à leurs enfants pendant leurs études. Elle a pour objectif de garantir au
(x) bénéficiaire (s) le service d’une rente dans les conditions ci-après désignés :
- En cas de vie au terme du contrat le versement d’une rente certaine
pendant cinq ans payable à terme échu aux bénéficiaires désignés.
- En cas de décès pendant le différé trois options de remboursement se
présentent :
 Au moment du décès le paiement d’un capital dont le montant est précisé
aux conditions particulières.
 A partir de la première date d’anniversaire du contrat suivant le décès et ce
jusqu’au terme du différé.
Au terme du différé et ce jusqu’au terme du contrat, le paiement d’une rente certaine dont
le montant et la périodicité sont fixés aux conditions particulières. (Voir annexes 3)

II.2. Les produits de capitalisation

Ils sont aussi appelés produit d’épargne et permet aux assuré d’épargner une
partie de leur revenue sous forme de cotisation unique ou périodique. Ces produits sont :
o Générale plan retraite sécurité (GPRS)

Elle permet à l’assuré de se constituer une épargne. Elle a pour objectif de


Garantir la constitution d’une épargne en vue de la retraite. Elle garantit au (x)
bénéficiaire(s) :

- En cas de vie le versement du montant de notre épargne constituée.


- En cas de décès avant le terme du contrat le versement de la valeur de l’épargne
constituée au moment du décès au (s) bénéficiaire(s).
o Indemnité de fin de carrière

Le contrat indemnité de fin de carrière est un contrat d’assurance vie par lequel l’assureur
s’engage, en contrepartie des primes reçues à verser aux membres du personnel de la
contractante, au moment de leur départ à la retraite, une indemnité déterminée conformément
aux dispositions du code du travail ou de la convention collective ou d’un accord d’entreprise
particulier.

III. Généralité sur le processus d’octroi du rachat de la GREM

III.1. La GREM
L’assurance éducation en d’autres termes appelée GREM est une assurance qui permet
aux parents (tuteurs ou autres membres de la famille) d’apporter un concours financier sûr à leurs
enfants pendant leurs études. En assurance le souscripteur est la personne qui signe le contrat
d’assurance et qui s’engage à payer les primes à l’assureur durant la période du différée. L’assuré
peut être un parent, un oncle ou une tante, un tuteur ou tout autre membre de la famille mais sous
réserve d’être majeur, en bonne santé et justifié d’un âge compris entre 18 et 60 ans ou avoir 55
ans au plus à la date de souscription. Il devra répondre à un certain nombre de questions telles
que les informations sur lui et sur l’enfant pour qui il souscrit cette assurance GREM, ensuite il
répondra aux questions sur les modalités du contrat et le mode de paiement des primes qu’il désir
adopter, et enfin il devra donner des renseignements sur son état de santé et faire certaines
déclarations.9

La GREM est également ouverte pour les personnes morales désireuses de souscrire pour le
compte de leur personnel.

La GA-VIE couvre dans le contrat GREM les risques de décès et d’invalidité absolue et
définitive résultants des maladies ou d’accidents non exclus dans la police d’assurance. L’IAD
doit être constatée par un médecin traitant de l’assuré. Toutefois, l’assureur se réserve le droit
d’apprécier la réalisation du risque par ses propres médecins conseils. Si l’assuré est déjà atteint
d’une invalidité antérieure, l’assurance ne tiendra pas compte des lésions préexistantes, mais
seules les lésions imputables à l’accident.

- Calcul de la prime de l’assurance REM

La prime d’assurance éducation ou cotisation est le prix de l’assurance. On l’appelle cotisation


en assurance mutuelle et prime en assurance de société. Pour la meilleure compréhension, nous
expliquerons le calcul par un exemple. Prenons le cas de Monsieur COMPAORE Olivier qui a
30 ans et veut souscrire à un contrat d’assurance éducation, cycle universitaire de son enfant de 2
ans. Si l’enfant commence l’école primaire à 6 ans et que le cycle du primaire compte 6 ans et le
secondaire 7 ans, il entera à l’université à 18 ans. Comme monsieur COMPAORE aimerait que
son enfant soit financier, il estime les frais de scolarité à 250000FCFA par ans pendant 5 ans
c’est –à-dire 62500FCFA par trimestre (250000/4=625000) soit 125000f en tout
(250000*5=125000). Supposons que Mr COMPAORE se propose d’assurer le financement
ultérieur des études de son enfant en payant seulement 5427 chaque mois pendant 17 ans. Mais si
par malheur MR COMPAORE décède ou est atteint d’une ITA avant les 18 ans, la société GA-
VIE commencera à verser des rentes annuelles à l’enfant bénéficiaire du contrat dans les
proportions décrites par le schéma ci-après :

*Si Mr COMPAORE est vivant après les 17 ans la rente versée pour l’enfant par an :
250000F pendant 5 ans, soit un total de 1250000f. Soit un total de 325000 décaissés
dans la caisse de la GA-VIE pour seulement 65124f de prime payée.

9
TRAORE GNI ADJARATOU « Assurance Rente Education Mixte de la GA-VIE : Description et fonctionnement. », rapport de stage en vue de
l’obtention du Diplôme Universitaire Technologique option Assurance Banque et Finances à UNB, 22 pages.
- Détermination du rachat

L’épargne placée sur le compte d’assurance vie est disponible et non bloqués et peut être
récupérez intégralement ou partiellement à tout moment. Il se déterminé de la façon suivante :

*le rachat partiel : il permet de ne pas mettre fin au contrat et de garder l’antériorité fiscale en
récupérant une fraction de la valeur de rachat constituer de capital et d’intérêt capitalisé.

*Pour ce qui est du rachat total : il permet de récupérer l’intégralité de la valeur de rachat et
mettre fin au contrat tout en perdant l’antériorité fiscale. Il est égale à la somme des versements
effectuer sur l’assurance vie +intérêts produit par le placement – frais de l’assurance (frais
d’entrée et de gestion) et prélèvements sociaux (CSG, CRDS).

La GREM présente des avantages et des inconvénients qui peuvent se résume en :

Avantages du GREM :

 Avantages pour le souscripteur :


 Liberté d’épargner au rythme choisi ;
 La disponibilité de l’épargne en cas de besoin ;
 La sécurité d’une garantie planchée ;
 La fiscalité favorable de l’assurance-vie soit à partir de 10 ans il y a plus de
pénalités et un taux d’intérêt de 3,5% chaque année ;
 La transmission certaine d’un capital aux bénéficiaires ;
 La garantie d’une éducation pour les enfants ;
 Le souscripteur peut continuer les cotisations avec l’inscription d’un autre enfant à
la place du premier ;
 Le paiement des primes d’assurance-vie depuis un téléphone mobile à tout
moment et en tout lieu ;
 Avantages pour la GA-VIE
 Les clients constituent un portefeuille d’action.
 La somme mensuelle payée par les clients se fait à long terme et ceci
constitue une liquidité avec laquelle la GA-VIE peut faire les
investissements et des placements.
Les inconvénients liés au GREM sont entre autre :
 La possibilité de perdre une rente en voulant se désinscrire avant les deux (2)
premières années suivant la conclusion du contrat GREM.
 En cas de problème, on ne peut pas accéder à son compte que lorsque les
cotisations des deux premières années sont effectives.
 Une pénalité de 5% est appliquée sur la somme d’argent prélevée sur le compte
(la pénalité a été sciemment mise en place pour éviter aux clients de faire de
mouvements abusifs sur le compte).

III.2. Procédure et condition du rachat


Seul le souscripteur de l’assurance vie peut demander le rachat de son contrat en respectant la
procédure et remplissant la condition

 Procédure du rachat

La procédure de demande de rachat en assurance vie est aujourd’hui très simple et s’effectue en
adressant une demande par écrit à son assureur.

La procédure peut être définie comme une description précise et écrite des étapes que les équipes
partagent pour exécuter une tache. La procédure comptable pour l’octroi du rachat à la GA-VIE
garantit la régularité, la sincérité et la fidélité des opérations comptables et financières en
permettant ainsi de connaitre l’organisation de la GA-VIE en matière d’enregistrement des
écritures comptable et de contrôle des états financiers. Ainsi le traitement des dossiers rachat à la
GA Vie s’effectue en trois étapes :

 L’étape administrative
Le client adresse sa demande de rachat total ou partiel au niveau des différents bureaux. Les
différents bureaux réunissent les différentes demandes et les transmettre en fin de la semaine à la
direction technique.

 L’étape production
Une fois les différentes demandes réceptionnées, la production se charge de leur traitement grâce
au logiciel ORASS avant de transmettre l’ordre de règlement à la comptabilité. Le traitement
effectuer par la production est la suivante :

Tableau 1: traitement technique du rachat partiel


Tableau 2 : traitement technique du rachat total

 L’étape comptabilisation

Une fois l’ordre de règlement reçu, la comptabilité procède au règlement comptable en éditant
les quittances de règlement et les différents cheque pour les différents dossiers. Les différentes
quittances de rachat partiel comme total s’enregistrent de la manière ci-dessous :

Tableau 3 : traitement comptable du rachat total comme partiel


 Les conditions d’un rachat

Pour avoir accès au rachat il faut remplir l’une des conditions suivantes :
 Avoir cotisé pendant au moins 24 mois ou Avoir cotisé 15%des
cotisations prévues au contrat. (Selon l’article 74 du code de CIMA).
 Le montant du rachat partiel ne doit pas excéder 50% du montant dans le
compte.

III.3. Comptabilité et fiscalité des rachats


 La comptabilité des rachats

Toute entreprise dispose d’un actif, qui reflète ce qu’elle possède, et en contrepartie d’un passif,
qui reflète ce qu’elle doit. Dans une activité traditionnelle, l’entreprise produit un bien ou un
service en décaissant un certain prix de revient, puis est rémunérée en contrepartie de la livraison
de ce bien ou de ce service. L’activité d’un assureur est singulière : en effet, le montant de la
garantie d’un contrat d’assurance vie est prévu dès la signature du contrat, quelle que soit la
gravité de l’événement subi. La particularité de l’assurance vie par rapport aux autres assurances
(automobile, habitation, santé, etc.) réside dans la durée des contrats : typiquement, il s’écoule
environ 10 ans entre l’encaissement de la prime par l’assureur et le versement des prestations aux
assurés, au lieu de 1 an environ en assurance automobile par exemple. Du point de vue bilan,
l’actif réel d’une entreprise d’assurance est principalement constitué de placements, et le passif
réel des engagements à l’égard des assurés (ce sont les provisions techniques). La différence
entre ces actifs et ces passifs est appelée la situation nette, ou capitaux propres, et doit être
positive. L’entreprise doit en effet être à tout instant en mesure de répondre de ses engagements.
Actif Passif Placements Capitaux Propres Provisions Techniques Créances Dettes Du point de
vue compte de résultat, les produits d’une entreprise d’assurance sont principalement constitués
des primes versées par les assurés et des revenus des placements financiers. Les charges sont
majoritairement les prestations et les frais de fonctionnement de l’entreprise. Dans une entreprise
classique, l’activité nécessite certains actifs (immobilisations et stocks), et le passif du bilan
montre comment l’entreprise les a financés. On peut lire le bilan de gauche à droite et voir
comment l’actif a été financé par le passif. Dans une entreprise d’assurance, l’activité amène à
une constitution du passif, et l’actif montre comment l’entreprise a utilisé les fonds reçus et
comment elle pourra payer ses engagements.
L’opération de gestion réalisée sur les provisions mathématiques

Le service de gestion est en quelque sorte le service après-vente avec le client pour réponde à
toute les attentes de celui-ci après l’émission de son contrat par le service de production. Ces
opérations sont : la valeur de rachat, la valeur de réduction, l’avance sur contrat et mise en
gage10.la valeur de rachat d’un contrat est basée sur le montant de sa PM à la date de rachat.
Depuis l’entrée en vigueur du code CIMA, le calcul de la valeur de rachat est simple dès lors
qu’on peut disposer du montant de la PM de chaque contrat à tout moment de la vie du contrat.
En effet l’article 76 du code définit la valeur de rachat d’un contrat comme étant égale au
montant de sa PM diminuée d’une pénalité au plus égale à 5%. Si le rachat a lieu après 10 ans
d’existence du contrat, il n’y a pas de pénalité et donc la valeur de rachat est exactement égale au
montant de la PM. Tout comme La valeur de rachat, le calcul de la valeur de réduction d’un
contrat est également sur le montant de la PM du contrat à la date de l’opération de réduction. Le
principe du calcul consiste à utiliser la PM acquise au jour de la réduction comme la prime
unique d’un nouveau contrat de même nature que le contrat initial que le souscripteur souscrirait
à la date de la réduction sur la tête de l’assuré initial avec son âge calculé à cette date et pour une
durée restante à courir. L’avance permet à l’assuré d’obtenir des disponibilités financières sans
toucher au contrat. Elle doit normalement être remboursé avant le terme du contrat.si l’assureur
est amené à verser le capital prévu au contrat, il commence par déduire le montant des avances
non remboursées. Dans tous les cas l’assuré verse à la compagnie un intérêt annuel sur le
montant de son avance qui s’analyse comme un prêt. Le taux retenu est égal aux taux technique
majoré d’un certain pourcentage. Pour ce qui est de la mise en gage, l’assuré peut donner sa
police à un créancier, par exemple pour garantir un prêt bancaire. Le gage peut faire l’objet d’un
acte authentique ou sous seing privé. Dans tous les cas c’est l’assureur qui établit un avenant au
contrat.

 Fiscalité des rachats

La fiscalité des produits est essentiellement incitative. Ainsi, la volonté d’orienter l’affectation
des primes vers le financement de l’économie est clairement affirmée. Cet objectif suppose de
favoriser la détention longue de l’épargne, afin de permettre à l’assureur une gestion des primes
dans le temps, lui donnant la possibilité, par la stabilité que la durée de détention génère,
d’allouer une part plus importante de ces versements au financement de l’économie en général et

10
TRAORE BOUBACAR SIDIKI auditeur SMQ « cour d’assurance vie dispensé à UAUBEN année 2020-2021 »,50 pages
des entreprises en particulier11. En effet, l’administration fiscale précise les conséquences
fiscales de l’existence d’une perte lors d’un rachat partiel d’un contrat d’assurance vie et accepte
de plafonner au moment du rachat partiel la part des primes considéré comme remboursée
lorsque la valeur de rachat est inférieure au montant des primes versées. Aussi pour le rachat
partiel les primes versées ne sont retenues qu’au prorata des sommes remboursées sur la valeur
de rachat de la totalité du contrat à la même date. Ainsi l’assiette taxable doit être déterminée de
la façon suivante : Montant du rachat partiel - (Total des primes versées à la date du rachat
partiel × Montant du rachat partiel/Valeur totale de rachat à la date du rachat partiel).
En somme un rachat en assurance vie qu’il soit total ou partiel se compose d’une part de capital
et d’autre part d’intérêts. Le capital n’est jamais fiscalisé le taux de taxation est de 5% et est
appliqué à la valeur de rachat du contrat avant les 10 années de cotisations pleines et régulière.

Après 10 ans de cotisation, il n’a plus de pénalité. La valeur de rachat est égale exactement au
montant de la PM.

III.4. Règlementation et outils d’analyse des rachats

 Règlementation

Le code CIMA impose, en son article 338, l’usage de tables de mortalité différentes pour
les assurances de décès et les assurances en cas de vie :
 Pour les assurances en cas de décès, les assureurs doivent utiliser la table de
mortalité populaire masculine du portefeuille CIMA établie en 2012 : table h, peu
importe le sexe de l’assuré
 Pour les assurances en cas de vie, les assureurs doivent utiliser la table de
mortalité de la population féminine : table F, peu importe le sexe de l’assuré.

La règlementation oblige ainsi les assureurs à établir leurs tarifs en se basant sur des hypothèses
pessimistes, puisque dans les deux cas (assurance en cas de décès et assurance en cas de vie) le
tarif qui en résulte est plus élevé12
11
Stéphanie FAUVEL et Maryse le PEVEDIC «  Analyse des rachats d’un portefeuille vie individuelle : Approche théorique et Application
pratique » Mémoire actuariat – promotion 2007, à Ecole Nationale de la statistique et de l’Administration Economique, pages10

12
TRAORE ROMARIC (2015) : « stratégie de commercialisation des produits d’assurance » cas de la Générale Rente et Education Mixte de la GA-
VIE, rapport de stage en vue de l’obtention du Diplôme Universitaire Technologique option Marketing et Gestion Commerciale à UNB, 39 pages
 Outils d’analyse des flux de trésorerie

Le tarif de ces produits d’assurance varie énormément en fonction du type de contrat. Le


principe de base consiste à dire que la ou les primes encaissées doivent permettre de financer
dans le futur les coûts des prestations. Autrement dit, les flux de l’assuré et les flux de l’assureur
doivent s’équilibrer. Cet équilibre doit tenir compte du fait que les flux futurs doivent être
actualisés pour avoir leur valeur d’aujourd’hui, et des probabilités que ces flux soient versés (un
temporaire décès sans le décès de la tête assurée ne donne pas lieu au versement du capital). On
obtient alors la Valeur Actuelle Probable (VAP) d’un flux futur en multipliant ce flux par le
facteur d’actualisation et par sa probabilité de réalisation. La prime pure doit résulter de l’égalité
entre la VAP des flux générés par l’assuré et la VAP des flux versés par l’assureur. On doit y
ajouter les frais de gestion, d’acquisition, la rémunération des fonds propres (versement de
dividendes), ce qui donne la prime commerciale. Le taux d’actualisation utilisé, également
appelé taux d’intérêt technique, doit être calculé selon une règle de prudence du point de vue de
l’assureur. Ce taux est régi par le Code des Assurances. La probabilité de versement des flux est
déterminée à partir des tables de mortalité, qui donnent âge par âge, le nombre de survivants au
sein d’une population de 100 000 personnes généralement. Ces données sont fournies par
l’INSEE, mais il est préférable qu’elles soient créées à partir des bases clients de la société
d’assurance. Ceci offre l’avantage d’avoir des tables qui reflètent plus finement la clientèle
particulière de l’assureur. Elles doivent être dans ce cas homologuées par un actuaire certifié. En
assurance vie, on a vu que les contrats sont de longue durée, il faut donc attendre longtemps
avant de connaître le résultat définitif d’une souscription. Les entreprises doivent cependant
établir des comptes au moins annuels, il faut donc estimer ce résultat final, ce qui répond à une
exigence comptable et à une nécessité de gestion, car l’assureur doit détecter au plus tôt les
dérives tarifaires de ses contrats. On a vu qu’à la souscription d’un contrat, le principe est
d’égaler les VAP des engagements de l’assureur A et de l’assuré A à une date ultérieure, cette
égalité n’est généralement plus respectée. On définit alors la provision mathématique (PM) d’un
contrat comme la dette de l’assureur à l’égard de l’assuré pour faire face aux engagements
contenus dans le contrat. Elle apparait au passif du bilan de l’assureur et constitue une épargne
destinée à couvrir les dépenses à venir. Plus précisément, la provision mathématique est définie
dans le code des assurances comme étant égale à la différence entre les valeurs actuelles
probables des engagements respectivement pris par l’assureur et les valeurs actuelles probable de
l’ensemble des primes futures à payer par l’assuré. On obtient alors la provision mathématique
par trois méthodes de calcul suivantes :
 La méthode prospective ou méthode réglementaire13 qui se fait à chaque date
d’anniversaire
La provision mathématique étant la conséquence de l’inversion du cycle de production,
elle est de ce fait consécutive d’une « dette »de l’assureur vis-à-vis de l’assuré.
PM= VAP des engagements de l’assureur - VAP des engagements de l’assuré où

PM= VAP de l’ensemble des prestations futurs -VAP de l’ensemble des primes futures

Ces 2 formules sont équivalentes à la suivante :

PM+VAP de l’ensemble des primes futures = VAP de l’ensemble des prestations futures.

 La méthode rétrospective ou ZILLMERISATION14


La ZILLMERISATION des PM a pour but de prendre en compte dans le calcul des PM
le fait que les frais d’acquisition (commissions payées aux intermédiaires et autre) sont
dépensés à la souscription des contrats alors que les chargements inclus dans les primes à
payer par l’assuré pour faire face à ces frais sont prélevés ultérieurement sur les primes
futurs. Elle permet de réduire les PM (donc la dette de l’assureur envers l’assuré) de
manière à éviter à l’assureur une perte en cas de rachat anticipée pendant les premières
années du contrat au cours desquelles les frais n’ont pas encore été totalement amortis par
les chargements d’acquisition.
 La méthode de récurrence ou méthode comptable
Jusqu’à présent nous avons donné la formule de calcul des PM aux différentes dates
d’anniversaire des contrats. Or dans la pratique l’assureur évaluer les PM de son portefeuille
généralement au 31 décembre de chaque année qui ne coïncide pas nécessairement avec les dates
d’anniversaire de tous les contrats en portefeuille. Il faut donc corriger les PM calculées aux
dates d’anniversaire pour obtenir les PM au 31 décembre.
Dans ce chapitre, nous avons présenté la GA-Vie ainsi que la généralité sur la procédure du
rachat de la GREM. Nous allons dans le dernier chapitre présenté et discuter nos résultats tout en
concluant par des remarques et suggestions à l’endroit de la GA-VIE.

13
GOUBA MAURICE statisticien économiste-cadre supérieur des assurances « cour d’assurance des personnes dispensé à UNB/IUT en avril 2016),
pages16

14
TRAORE BOUBACAR SIDIKI auditeur SMQ « cour d’assurance vie dispensé à UAUBEN année 2020-2021 », pages 44
CHAPITRE 3 : PRESENTATION ET DISCUSSION DES RESULTATS
I. Présentation et interprétation des résultats
Dans cette partie nous présenterons et interprèterons les résultats des données de notre
questionnaire.
I.1. présentation et interprétation des résultats sur le client

 Connaissance de la situation du client

Les résultats de notre étude nous montrent que parmi quarante (40) clients, trente (30) clients
soit 75% ont déjà un compte en GA-VIE. Les dix (10) autres clients soient 25% n’en ont pas. Ce
qui favorise la connaissance de notre produit.

Figure 1 : Connaissance de la situation du client

 Nombre de clients connaissant le produit GREM


Les résultats nous montrent que parmi 40 clients, 35 clients soit 87,5% connaissent le produit
GREM tandis que 5 clients soit 12,5% n’en connaissent pas. (Voir figure 2)
Figure 2 : Connaissance du produit GREM

 Nombre de client connaissant le rachat


Les résultats de notre étude nous montrent que parmi quarante (40) clients, 37 clients soit 92 ,5%
connaissent le rachat tandis que 3 clients soit 7,5% n’en connaissent pas . Les differentes
proportions sont représentées dans la figure 3 ci-dessous.

Figure 3 : Nombre d’assuré connaissant le rachat


 Clients ayant déjà effectué un rachat

Cette figure représente le nombre de clients ayant effectué le rachat sur la GREM. Parmi 40
clients, 17 clients soit 42.5% contre 23 clients soit 57.5% ont déjà effectué le rachat sur la
GREM. (Voir figure 4)

Figure 4 : Les clients ayant déjà effectué le rachat

I.2. présentation et interprétation des résultats sur la procédure et les types de rachat

 Procédure entamée pour obtenir un rachat


La figure 5 représente la procédure entamée par les clients pour avoir accès au rachat. Sur notre
échantillonnage 88% des clients ont utilisé la demande pré-imprimée par la GA-Vie.

Répartition des clients en fonction de la procédure entamée

6%
6%
Demande pré-imprimée par la
GA-VIE
Demande manuscrite
Formulaire GA-VIE

88%
Figure 5 : La procédure entamée pour obtenir un rachat.

 Niveaux de traitement des dossiers pour le rachat


La figure 6 représente le niveau de traitement des dossiers pour le rachat. Parmi 17 clients ayant
effectué le rachat, 58.8% soit 10 clients trouvent que le traitement des dossiers est lent tandis que
41.2% soit 7 clients trouvent que le traitement des dossiers est acceptable.

Figure 6: Le niveau de traitement des dossiers rachat

 Connaissance des différents types de rachats

La figure 7 nous montre que sur notre échantillonnage utilisé seize (16) clients connaissent le
rachat partiel et quinze (15) clients connaissent le rachat total et partiel.

Figure 7 : Les différents types de rachat


I.3. présentation et interprétation des résultats sur les types de rachat déjà effectué, les
conditions à remplir, par le client ainsi que leur point de vue sur les conditions

La figure 8 représente les rachats que les clients ont effectués. Sur 17 clients ayant déjà effectué
un rachat, 10 clients ont effectué le rachat partiel tandis que 6 personnes ont effectué le rachat
total et une personne n’a effectuée aucun rachat.

Figure 8 : Les types de rachat déjà effectuer par le client

 Conditions à remplir pour obtenir un rachat

La figure 9 représente les conditions à remplir pour obtenir le rachat. Parmi 17 clients
connaissant les conditions à remplir pour obtenir un rachat, 10 clients ont cotisé pendant 24
mois, 6 clients ont fait un versement de 15% de la cotisation prévue au contrat et 1 client a
complété sa cotisation.
Figure 2 : Les conditions à remplir pour obtenir un rachat

 Mesure de la satisfaction du client sur les conditions à remplir

La figure 10 présente le niveau de satisfaction du client face aux conditions à remplir ou non.
Parmi 17 clients ayant donné leur avis sur la procédure de rachat, 76.5% soit 13 clients contre
23.5% soit 4 clients ont été satisfait des conditions à remplir. Ce non satisfaction s’explique
par le fait que le client peut avoir un besoin urgent de liquidité en moins de 24 mois de cotisation

Figure 3 : Mesure de la satisfaction du client sur les conditions à remplir

II. Vérification des hypothèses

II.1. Hypothèse 1 : deux types de rachat existe en assurance-vie


Les résultats d’analyse de la figure 7 du présent chapitre, montre les différents types de rachats
sur la GREM qui sont de deux types à savoir, le rachat total et le rachat partiel. De plus l’analyse
du point III.1 du chapitre 2, nous montre le traitement technique et comptable de deux types de
rachat. Et nous constatons qu’il Ya une double vérification. Ainsi à l’issue des résultats, notre
première hypothèse est valide.

II.2. Hypothèse 2 : Les conditions de rachat de la GA-Vie sont bonnes.


Les résultats d’analyse de la figure 10 du présent chapitre, montre que les clients sont satisfaits
des conditions à remplir pour avoir accès au rachat. Ainsi à l’issue des résultats, notre deuxième
hypothèse est valide.

III. Remarques et suggestion

III.1. Remarque
Le désir pour chaque parent d’assurer à ses enfants une instruction et une formation de
qualité avec le cout de plus en plus élevé nous a incité en savoir plus sur la GREM et
comment on peut enlever à tout moment de l’argent. De façon générale, la GA-VIE traite
les différents dossiers de ses assurés avec une grande rigueur et leur permet d’effectuer
des opérations de gestions sur Leur compte tel que l’avance le rachat, la réduction et la
mise en gage mais uniquement en remplissant l’une des conditions qu’elle a mises en
place. Nous constatons :
- Une lenteur du traitement des dossiers. Plus de quatre semaines à attendre et le
paiement par chèque doit venir de Ouagadougou,
- Le montant demandé souvent différent du montant reçu,
- Les décisions sont centralisées au niveau de la direction générale à Ouagadougou
rendant inefficace la gestion des sinistres.

III.2. Suggestion
A l’issus de cette étude, il parait nécessaire de faire des recommandations à la GA-VIE selon les
résultats obtenus afin de contribuer à sa croissance pour cela, nous lui suggérons de :

- Doter le service d’un wifi de haut débit pour remédier aux problèmes de connexions,
- Adopter le moyen de payement par virement direct sur le compte du client ou mobile
afin qu’il rentre en possession de son dû le plus tôt possible,
- Réviser le délai de traitement des différents dossiers opté par un exemple d’un délai
d’une semaine à compter de la date de dépôt,
- Décentraliser le bureau direct de bobo afin qu’il soit indépendant et puisse traiter les
dossiers sur place au lieu d’envoyer en fin de semaine à Ouagadougou et attendre
encore deux semaines.
CONCLUSION
A la lumière de ce qui précède, ce stage pratique qui s’est déroulé du 03 juin 2021 au 03 octobre
2021 au service du bureau direct de GA bobo nous a permis de mettre en pratique les
connaissances acquises durant nos trois années de formation à l’UCAO/UUB en Finances
Comptabilité et Audit. En effet ce stage à consiste à encaisser les primes (espèces, chèque,
virement), à effectuer les dépenses, et enregistre les courriers entrants au service GA IARDT et
GA-VIE. Au regard des multiples activités menées par la GA IARDT et la GA-VIE nous nous
sommes intéressé au rachat de la REM. La réalisation de ce rapport nous a permis d’établir les
déterminants du processus de rachats aux particuliers en passant par la maitrise du traitement des
dossiers rachat en général et des conditions à remplir en particulier. Il ressort de l’étude que la
GA-VIE utilise trois étapes pour le processus d’octroi du rachat, que deux types de rachat existe
en REM et que les conditions utilisé pour avoir accès au rachat sont bonnes. Cependant, nos
suggestions fondées sur les résultats obtenus émanant de l’étude, permettra d’améliorer le
processus lié à l’octroi du rachat de la GA-VIE et à être compétitif sur le marché face à la
concurrence.
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
Document divers

 Code CIMA (2018 nouvelle édition, 582 pages)


 GOUBA MAURICE statisticien économiste-cadre supérieur des assurances « cour
d’assurance des personnes dispensé à UNB/IUT en avril 2016), 54 pages
 TRAORE BOUBACAR SIDIKI auditeur SMQ « cour d’assurance vie dispensé à
UAUBEN année 2020-2021 »,50 pages
 Dépliant GA-VIE
 Cour électronique d’assurance vie sur la conception générale de l’assurance-vie « Grande
Branche » et la mise en œuvre du contrat d’assurance –vie

 X. MILHAUD, S. LOISEL, V. MAUME-Deschamps(2010), Risques : les cahiers de


l’assurance, page 83

 Nicolas Cayrol, Revue trimestrielle de droit civil (2020), le règlement du conflit de droits
portant sur la valeur de rachat d’un contrat d’assurance-vie, 947 pages

Les Mémoire et rapports

 OUEDRAOGO SOMLIMDOU CHAIDA JUDITH (2015) : « analyse des déterminants de


la prime d’assurance et l’impact de l’assurance sur l’activité bancaire » mémoire fin de
cycle en vue de l’obtention du diplôme de master en Economie, Gestion des Entreprises et
des Organisations à L’UCAO/UUB ,35 pages 
 TRAORE ROMARIC (2015) : « stratégie de commercialisation des produits d’assurance
» cas de la Générale Rente et Education Mixte de la GA-VIE, rapport de stage en vue de
l’obtention du Diplôme Universitaire Technologique option Marketing et Gestion
Commerciale à UNB, 39 pages
 TRAORE GNI ADJARATOU « Assurance Rente Education Mixte de la GA-VIE :
Description et fonctionnement. », rapport de stage en vue de l’obtention du Diplôme
Universitaire Technologique option Assurance Banque et Finances à UNB, 22 pages.

 Mémoire électronique fin d’études pour l’obtention du diplôme de maitrise en gestion


option Finances Comptabilité sur le thème : « Analyse des Critère d’octroi de crédits aux
particuliers » présente par RANDRIAN JAFY SETRAMIHAMINA soutenue le 03 Mai
2006.
 Stéphanie FAUVEL et Maryse le PEVEDIC «  Analyse des rachats d’un portefeuille vie
individuelle : Approche théorique et Application pratique » Mémoire actuariat –
promotion 2007, à Ecole Nationale de la statistique et de l’Administration Economique,
77 pages
 DENYS MEDE ET GWENAELLE GIBERT « modélisation des rachats en assurance vie
dans le cadre d’un risque de crise de liquidité : Interaction Stratégique et Réputation »
Mémoire fin d’étude actuariat-20 OCTOBRE 2015 au Centre D’Etudes Actuariat ,132
pages

Les sites web


 www.larouse.com consulte le 21 juin 2021 à 10h
 www.google.com consulté le 21 juin 2021 à 12h47mn
 www.ga.bf consulté le 24 juin 2021 à 16h
 www.ffa-assuance.fr consulté le 27 juin 2021 à 10h
 www.ressources-actuarialle.com consulté le 28 juin 2021 à 8h30 mn
 www.assurance-emprunteur.societegenerale.com consulté le 13 aout 2021 à 21h40mn
 www.institude.org consulté le 23 aout 2021 à 19h
 www.maif.fr consulté le 25 octobre 2021 à 9h09mn
 www.cieleden.com consulté le 26 Octobre 2021 à 08h24mn
 WWW.assuranceviedesjardins.com consulté 26 octobre 2021 à 08h19mn
 www.lafinancepourtous.com consulté le 28 octobre 2021 à 08h37mn
 www.droit-africa.com OHADA consulté le 13 décembre à 14h19mn
 www.apsab.org consulté le 19 janv. 22 à 22h46mn
Annexes
Annexe 3
Table des matières
DEDICACE.........................................................................................................................................................II
REMERCIEMENT..............................................................................................................................................III
PREAMBULE....................................................................................................................................................IV
LISTE DE SIGLES ET ABREVIATIONS..................................................................................................................VI
LISTE DES TABLEAUX......................................................................................................................................VII
LISTE DES FIGURES.........................................................................................................................................VII
RESUME.........................................................................................................................................................VIII
INTRODUCTION................................................................................................................................................9
CHAPITRE 1 : CADRE THEORIQUE...................................................................................................................11
I. Présentation de l’étude......................................................................................................................11
I.1. Intérêt et choix du thème.................................................................................................................11
I.2. Justification du choix du thème et problématique...........................................................................11
I.3. Objectif et hypothèse de l’étude......................................................................................................12
II. Méthode utilisée.................................................................................................................................12
II.1. L’échantillonnage.............................................................................................................................12
II.2. Outils et collecte de données...........................................................................................................12
III. Revue de la littérature....................................................................................................................13
III.1. Définition des mots-clés.................................................................................................................13
III.2. Concept...........................................................................................................................................15
CHAPITRE 2 : CADRE INSTITUTIONNEL...........................................................................................................18
I. Présentation de la GA-VIE...................................................................................................................18
I.1. Historique et évolution.....................................................................................................................18
I.2. Missions............................................................................................................................................19
I.3. Organisation et Fonctionnement de la GA-VIE.................................................................................19
II. Les produits de la GA-VIE....................................................................................................................21
II.1. Les produits de décès......................................................................................................................22
II.2. Les produits de capitalisation..........................................................................................................23
III. Généralité sur le processus d’octroi du rachat de la GREM............................................................24
III.1. La GREM.........................................................................................................................................24
III.2. Procédure et condition du rachat...................................................................................................27
III.3. Comptabilité et fiscalité des rachats...............................................................................................29
III.4. Règlementation et outils d’analyse des rachats..............................................................................31
CHAPITRE 3 : PRESENTATION ET DISCUSSION DES RESULTATS......................................................................34
I. Présentation et interprétation des résultats.......................................................................................34
I.1. Connaissance de la situation du client..............................................................................................34
I.2. nombre de client connaissant le rachat...........................................................................................34
I.3. Nombre de clients connaissant le produit GREM.............................................................................35
I.4. Connaissance des différents types de rachats..................................................................................36
I.6. Types de rachat déjà effectué par le client.......................................................................................37
I.7. Procédure entamée pour obtenir un rachat.....................................................................................37
I.8. Niveaux de traitement des dossiers pour le rachat..........................................................................38
I.9. Conditions à remplir pour obtenir un rachat....................................................................................38
I.10. Mesure de la satisfaction du client sur les conditions à remplir.....................................................39
II. Vérification des hypothèses................................................................................................................39
II.1. Hypothèse 1 : deux types de rachat existe en assurance-vie...........................................................39
II.2. Hypothèse 2 : Les conditions de rachat de la GA-Vie sont bonnes..................................................39
III. Remarques et suggestion................................................................................................................40
III.1. Remarque.......................................................................................................................................40
III.2. Suggestion......................................................................................................................................40
CONCLUSION..................................................................................................................................................41
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES...................................................................................................................42

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