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: 2021/2022
Filière : Gestion
Sous le thème :
Page 3
I. Remerciement:
Avant d’entamer le contenu de ce travail, j’estime nécessaire d’adresser mes sincères
remerciements à l’équipe pédagogique et au corps professionnel responsable de ma
formation au sein de l’ENCG de Kenitra.
Par ailleurs, je souhaite vivement présenter mes sincères remerciements à tous les membres
du département financier et comptable, en l’occurrence Mme Charafa hemraoui et Mme
Drissi Smaili Malika, pour le temps précieux qu’elles m’ont consacré et pour les précieuses
informations qu’elles m'ont prodiguées avec intérêts et compréhension.
Page 4
II. Introduction
Dans un marché de plus en plus complexe, caractérisé par une globalisation de l'économie et
favorisant une compétitivité accrue entre ses différents acteurs, les décisions qui étaient par
le passé plus ou moins faciles à prendre dans un environnement simple et stable, présentent
actuellement plus de difficultés, d’où la nécessité d’une plus grande maitrise des activités de
l’entreprise, ainsi que de ses processus.
Face à cette situation, il revient à toute entreprise qui se veut pérenne, et qui souhaite
optimiser la performance de son processus de mettre en place des dispositifs pour détecter
ces défaillances, de se doter d’outils nécessaires pour les prévenir en amont et ainsi
minimiser les risques probables.
Il est décomposé en deux parties majeures, la première partie est dédiée à la partie
théorique : une présentation complète de l’entreprise LafargeHolcim, finalement, nous
élaborons effectivement le manuel de procédures en respectant les renseignements des
acteurs intervenants dans le présent projet.
Au regard d’un tel constat, nous avons choisi de consacrer ce rapport à l’amélioration du
système du contrôle interne par la mise en place d’un manuel des procédures comptables au
sein de la société Lafarge afin de soulever les éventuelles déficiences, proposer des leviers
d’optimisation et mettre en place un modèle de manuel des procédures pour le cycle vente.
L’objectif de ce projet est de permettre à la fonction vente une meilleure gestion à travers
l’évaluation de contrôle interne.
Question de recherche :
Page 5
Intérêts de la recherche
La présente recherche a un double intérêt, théorique et pratique :
Page 6
PARTIE 1 : L’APPROCHE THEORIQUE DU
CONTROLE INTERNE ET DU MANUEL DES
PROCEDURES
Page 7
CHAPITRE 1 : APPROCHES TERMINOLOGIQUES DU
CONTROLE INTERNE
Introduction du chapitre
Les récents scandales financiers ont d’ailleurs explicitement souligné les effets néfastes que
pouvaient avoir des manquements dans ce domaine. En effet, le contrôle interne est
constitué par l’ensemble des mesures de contrôle, comptable ou autres, que la direction
définit, applique et examine, sous sa responsabilité, afin d’assurer la continuité de
l’entreprise et la fiabilité des enregistrements comptables et des comptes annuels qui en
résulte.
Cette section présentera des généralités sur le contrôle interne, à savoir son historique, ses
définitions, ses objectifs, ses principes et ses acteurs ainsi que ses limites.
1. Historique et origine
Après l’affaire du Watergate1, les autorités américaines ont enquêté sur le financement
occulte des partis politiques. Le Foreign Corrupt Practices Act (FCPA) adopté en 1977, a
obligé les entreprises à tenir des livres comptables et à mettre en place un système de
contrôle interne. Le législateur américain a considéré qu’un système de contrôle interne
efficient pouvait constituer un dispositif de dissuasion contre les paiements illégaux.
En effet, l’organisation des entreprises a connu des turbulences dans les années 80 mettant
les systèmes de contrôle interne sous pression.
1
C’est une affaire d'espionnage politique qui aboutit, en 1974, à la démission du président des États-Unis Richard
Nixon. L'affaire commence avec l'arrestation de cambrioleurs dans les locaux du Parti démocrate au sein de
l'immeuble du Watergate à Washington en 1972.
Page 8
La « Treadway Commission » aux USA a été créée en 1985 pour identifier les causes usuelles
de rapports financiers frauduleux. La commission a émis un rapport qui souligne
l’importance d’un environnement de contrôle et a fait appel à une étude pour développer
une référence commune.
En juillet 2002, le congrès des Etats-Unis a passé l'acte de Sarbanes-Oxley dans un effort de
soulager l'outrage public au-dessus de l'inadvertance de normalisation relâchée à la lumière
des scandales financiers. On l'a espéré que l'acte calmerait les craintes des investisseurs et
apporterait la confiance de nouveau par l’exigence d’un processus de revue du contrôle
interne.
2
Le COSO est un référentiel de contrôle interne défini par le Committee Of Sponsoring Organizations of the
Treadway Commission. Il est utilisé notamment dans le cadre de la mise en place des dispositions relevant des lois
Loi Sarbanes-Oxley, SOX ou Loi de sécurité financière, LSF, pourles entreprises assujetties respectivement aux lois
américaines ou françaises
3
Est une loi fédérale imposant de nouvelles règles sur la comptabilité et la transparence financière. Elle fait
suite aux différents scandales financiers révélés dans le pays aux débuts des années 2000, tels ceux d'Enron et de
Worldcom.
Page 9
Une fiabilité appréciée par un organisme tiers à l’image des documents comptables
et financiers, un rapport est rendu public. Il donne aux actionnaires l’information sur
le fonctionnement de l’entreprise. Il garantit aux autorités publiques la conformité de
l’entreprise aux dispositions légales et réglementaires.
Le contrôle interne est la traduction du terme Internal Control qui désigne la maîtrise
interne. La traduction en langue française de cette expression a créé beaucoup de
confusions dans la compréhension du concept chose qui a impacté même la pratique de
l’audit interne au sein des entreprises.
Choisir une seule définition du contrôle interne s’avère un peu absurde étant donné que les
définitions de ce concept sont innombrables mais souvent pas contradictoires.
4
In « l’ordrе dеs еxpеrts-comptablеs (1977) (p. 97) in « Sеction II : unе synthèsе dеs principalеs définitions du
contrôlе intеrnе », in «
chapitrе III : Qu’еst cе quе lе contrôlе intеrnе » dе Nguyên Hôg Thai, éditions l’Harmattan, 1999.
Page 10
« Le contrôle interne est formé de plans d’organisation et de toutes les méthodes et
procédures adoptées à l’intérieur d’une entreprise pour protéger ses actifs, contrôler
l’exactitude des informations fournies par la comptabilité, accroître le rendement et assurer
l’application des instructions de la direction »5
1. Les objectifs
Le contrôle interne concourt à la réalisation d’un objectif général que l’on peut décliner en
objectifs particuliers. L’objectif général c’est la continuité de l’entreprise dans le cadre de la
réalisation des buts poursuivis. Cette définition globale par les objectifs admise par la plupart
des grandes entreprises6 a le mérite de mettre certains éléments en évidence :
a. La protection du patrimoine
Les premiers énoncés de la règle parlaient de la « sécurité des actifs ». En effet, un bon
système de contrôle interne doit viser à préserver le patrimoine de l’entreprise. Mais il faut
étendre la notion et comprendre par là non seulement les actifs immobilisés de toute
nature, les stocks, les actifs immatériels, mais également deux autres éléments non moins
essentiels :
5
Op.cit. p.116
6
Groupe SHELL - Business Control Guidelines : « Le cadre du contrôle interne doit garantir avec un
degré raisonnable de certitude la réalisation des objectifs de la société. »
Page 11
Les hommes, constituent l’élément le plus précieux du patrimoine de l’entreprise, et
on retrouve ici la notion de risque, au sens le plus large du terme : sécurité, risque
social ;
L’image de l’entreprise qui peut se trouver détruite par un incident fortuit dû à une
mauvaise gestion des opérations.
On peut ajouter également dans la liste des actifs qui doivent être valablement protégés par
le système de contrôle interne : la technologie et les informations confidentielles de
l’entreprise. (Renard, 2012)
L’entreprise visant à instaurer un contrôle interne, se trouve soumise à une liste des règles
et normes internes et externes régissant son comportement qu’elle doit respecter et inclure
dans ses objectifs.7
Énoncer cet objectif, c’est montrer que le contrôle interne ne doit pas se mettre en place
dans la seule perspective du respect d’une norme. Il doit aller au-delà de la norme et chacun
doit viser l’efficacité. Pour ce faire, on fixe comme objectif l’ambition d’une gestion
optimale.8
Le personnel doit veiller à n’éditer que des informations fiables, donc vérifiables. On
n’imagine pas une maîtrise convenable des activités si les informations divulguées par
chacun sont susceptibles d’être contestées et ne reposent pas sur des certitudes. 9
7
Obert R, MAIRESSE M-P, Comptabilité et audit, manuel et applications, 2 éme Edition, Dunod, Paris, 2009, Page 512
8
Obert R, MAIRESSE M-P , op.cite.Page 512
9
Obert R, M MAIRESSE M-P, op.cite Page 513
Page 12
Les principes sur lesquels se base le contrôle ont été définis il y a longtemps par le congrès
de l’OEC de 197710. Ce sont : l’organisation, l’intégration, la permanence, l’universalité,
l’indépendance, l’information, l’harmonie.
Ces principes ont notamment été repris par le cadre de référence de l’AMF 11.
a. Le principe d’organisation
b. Principe d’écriture
« Les procédures doivent être écrites ... qu'il s'agisse d'une écriture papier ou d'une écriture
informatisée. Cet écrit se présente sous forme d'un manuel de procédures » 13
c. Le principe d’universalité
« Signifie que le contrôle interne concerne toutes les personnes dans l’entreprise, « en tout
temps et en tout lieu » C’est-à-dire qu’il ne doit pas y avoir de personnes exclues du contrôle
par privilège, ni de domaines réservés ou d’établissements mis en dehors du contrôle
interne.14
d. Le principe d’indépendance
10
Ordre des Experts Comptables, congré France 1977, Paris
11
Autorité des Marchés Financiers (site officiel)
12
Obert R, MAIRESSE M-P op.cite page 516
13
In « chapitrе 2 : Lеs famillеs dе dispositifs » (p.147), in « Comprеndrе еt mеttrе еn œuvrе lе contrôlе
intеrnе », dе Jacquеs Rеnard, ЕditionЕyrollеs
14
In « Lе contrôlе intеrnе : mеttrе hors risquе l’еntrеprisе », in « lеs outils dе conduitе du contrôlе
intеrnе »,(p.201) ,dе Nguyên Hông Thai, Еditionl’Harmattan,1999
Page 13
Les objectifs du contrôle interne doivent être atteints indépendamment des méthodes,
procédés et moyens de l’entreprise15
e. Le principe d’harmonie
b. Principe d’autocontrôle.
À des titres divers, tous les membres de l’organisation sont concernés, mais plus
particulièrement :
a. Le conseil d’administration
Il apprécie les caractéristiques essentielles du contrôle interne à partir des comptes rendus
de la direction générale. Et cela est en conformité avec la mission même du conseil qui doit,
entre autres choses, « veiller au caractère approprié des risques pris par l’entreprise sur la
base d’une évaluation exhaustive et effective des différents risques » 17
C’est dire que le rôle du conseil est particulièrement important lorsque la direction générale
prend des risques inconsidérés. Au sein du conseil, la loi assigne un rôle particulier au
président qui est responsable, pour les sociétés cotées, de l’élaboration d’un rapport sur les
procédures de contrôle interne. On a pu dire que l’un et l’autre sont les « sponsors » du
contrôle interne. (Renard, 2012)
b. Le comité d’audit
15
In « lеs outils dе conduitе du contrôlе intеrnе » (p.203), in « Lе contrôlе intеrnе : mеttrе hors risquе
l’еntrеprisе », dе Nguyên Hông l’Harmattan, 1999. (Par référеncе à l’Ordrе dеs ЕxpеrtsComptablеs)
16
Op.cit. p.202
17
IFA, « Rôle du Conseil dans la mise en œuvre des opérations stratégiques », octobre 2011.
Page 14
Émanation du conseil, il doit, lorsqu’il existe, assurer une surveillance attentive et régulière
du dispositif de contrôle interne. La fréquence des réunions, l’indépendance du comité,
l’accès aux informations pertinentes, les compétences diversifiées des membres du comité
sont autant d’atouts pour aider au bon fonctionnement du contrôle interne.
La surveillance exercée par le comité se traduit par l’obligation qui est faite aux différents
responsables de lui rendre compte régulièrement. D’ailleurs, la législation a accentué son
rôle en ce domaine : depuis juin 2008, les sociétés cotées doivent être pourvues d’un comité
d’audit, lequel « contribue à minimiser les risques financiers, opérationnels ou de non-
conformité ». Cet objectif sera d’autant plus facilement atteint que le profil des membres du
comité sera adéquat.
Un rapport de l’AMF sur le sujet18 définit très exactement les missions du comité et leur mise
en œuvre, sa composition, la compétence de ses membres et leur indépendance.(Renard,
2012)
c. La direction générale
C’est elle qui est chargée de définir, d’impulser et de surveiller. C’est aussi elle qui donne le
ton en ce qui concerne l’éthique et l’exemplarité du management, notions importantes. Son
rôle est donc essentiel, singulièrement au démarrage d’un projet de mise en place du
contrôle interne : il lui appartient alors de susciter l’adhésion et de prévoir les ressources
nécessaires. Pour assumer ses responsabilités, elle doit se tenir régulièrement informée des
dysfonctionnements, insuffisances ou difficultés d’application. Au titre des difficultés, il ne
faut pas omettre celles pouvant résulter d’un excès de contrôle interne. Cela implique la
mise en place d’un système d’information ascendant et descendant. (Renard, 2012)
d. L’audit interne
C’est lui qui évalue pour chaque responsable, et globalement au niveau de l’entreprise, le
fonctionnement du contrôle interne. Il le fait en réalisant des missions selon une périodicité
qui est fonction du risque. Il est très important que ces missions soient effectivement
échelonnées en fonction du risque, ce qui exclut la priorité donnée aux sollicitations du
management trop souvent guidé par des problèmes immédiats et qui ne sont pas toujours
les plus importants. À la suite de ses missions, l’audit interne exprime des recommandations
aux responsables afin d’améliorer le contrôle interne. (Renard, 2012)
18
AMF, Rapport sur le comité d’audit, juin 2010.
Page 15
e. Le personnel
Il est l’acteur essentiel de la pièce puisque chacun, dans son poste de travail, est responsable
de la maîtrise de ses activités au regard des objectifs qui lui sont fixés. D’ailleurs, non
seulement la définition du COSO mais également les différents référentiels insistent tous
plus ou moins sur l’importance de la motivation du personnel dans la mise en place et le bon
fonctionnement d’un système de contrôle interne. (Renard, 2012)
f. Le risk manager
On les trouve dans les professions réglementées (banques, assurances) et surtout dans les
administrations (Cour des comptes, chambres régionales des comptes, inspection des
finances...).
Avec les nouvelles législations tous ces organismes se réfèrent de plus en plus au contrôle
interne.(Renard, 2012)
Le dispositif de Contrôle Interne aussi bien compris et aussi bien exécuté soit- il, ne peut
présenter une garantie totale quant aux objectifs fixés par l'entreprise.
19
Association pour le management des risques et des assurances de l’entreprise.
20
IFACI, Audit et contrôle, juin 2011
Page 16
La possibilité de toucher ces objectifs ne découle pas de la seule volonté de la société. Il
existe en effet des limites inhérentes à tout système de Contrôle Interne. Ces limites
résultent de nombreux facteurs, notamment des incertitudes du monde extérieur, de
l'exercice de la faculté de jugement ou de dysfonctionnements pouvant survenir en raison
d'une défaillance humaine ou d'une simple erreur.
En outre, lors de la mise en place des contrôles, il est nécessaire de tenir compte du rapport
coût / bénéfice et de ne pas développer des systèmes de Contrôle Interne inutilement
coûteux quitte à accepter un certain niveau de risque.
a. Jugement
L'efficacité des contrôles sera limitée par le risque d'erreur humaine lors de la prise de
décisions ayant un impact sur les opérations de la société. Les personnes prenantes de telles
décisions devront exercer, dans le laps de temps qui leur est impartis, leur jugement en se
basant sur les informations mise à leur disposition toute en faisant face aux pressions liées à
la conduite des affaires.
b. Dysfonctionnements
Les membres du personnel peuvent mal interpréter les instructions et leur jugement peut
être défaillant, ceci va conduire à un dysfonctionnement du système de Contrôle Interne. Ils
peuvent commettre des erreurs par manque d'attention ou à cause de la routine. Un
responsable des services comptables chargé d'enquêter sur les anomalies peut oublier de le
faire ou ne pas poursuivre son investigation suffisamment en profondeur pour prendre les
mesures adéquates, il peut être remplacé par un personnel intérimaire n'ayant pas les
compétences requises afin de s'acquitter convenablement de ses tâches. Des changements
dans les systèmes peuvent être introduits avant que le personnel n'ait reçu la formation
nécessaire pour réagir correctement aux premiers signes d'un dysfonctionnement.
Le système de Contrôle Interne ne pouvant être plus efficace que les personnes
responsables de son fonctionnement, ceux-ci peuvent l'outrepasser dans le but soit d'en
tirer profit personnellement soit d'améliorer la présentation de la situation financière de
l'entreprise ou de dissimuler la non-conformité aux obligations légales. Ces agissements
incorrects englobent le fait d'accroître fictivement le chiffre d'affaire, rehausser la valeur de
la société en prévision de sa cession ou d'une émission publique d'actions, sous-estimer les
prévision de chiffre d'affaire ou de résultats dans le but d'augmenter une prime liée aux
performances... etc.
Page 17
d. Contournement par le management
« Des dérogations illégitimes aux règles et procédures prescrites, dans le but d'en tirer profit
personnellement, d'améliorer la présentation des performances de l'entité ou de dissimuler
une non-conformité... De telles pratiques peuvent se traduire par des déclarations
délibérément trompeuses aux banquiers, aux avocats, aux auditeurs et aux fournisseurs,
ainsi que par l'émission délibérée de faux documents »21
e. Collusion
La collusion entre deux ou plusieurs personnes peut déjouer le système de Contrôle Interne.
Des individus agissant collectivement pour perpétrer et dissimuler une action, peuvent
altérer les informations financières ou de gestion d'une manière qui ne puisse être détectée
par le système.
f. Ratio Coût/Bénéfice
L'organisation doit comparer les coûts et avantages relatifs aux contrôles avant de les mettre
en place. Lorsqu'on cherche à apprécier l'opportunité d'un nouveau contrôle, il est
nécessaire d'étudier non seulement le risque d'une défaillance et l'impact possible sur
l'organisation, mais également les coûts associés à la mise en place de ce contrôle.
Les coûts et bénéfices attachés aux contrôles sont calculés à différents degrés de précision.
Généralement, le calcule des coûts est plus facile en prenant en compte les coûts directes et
indirectes des contrôles mis en place.
Le calcul du rapport coûts/bénéfice est rendu encore plus compliqué par la corrélation entre
les contrôle set les activités. Lorsque les contrôles sont intégrés dans les processus de
gestion et d'exploitation, il est difficile d'en isoler le coût ou l'avantage que l'on en retire
21
In «Contournеmеnt par lе managеmеnt »(P.204), in « Limitеs du contrôlе intеrnе » du chapitrе 10 : limitеs du
contrôlе intеrnе, in « COSO-référеntiеl intégré dе contrôlе intеrnе :principеs dе misе еn œuvrе еt dе pilotagе »
Page 18
Description des procédures du contrôle interne.
I. LA NECESSITE D’EVALUER LE CONTROLE INTERNE
L’auditeur s’efforce d’apprécier dans quelle mesure le contrôle de la société garantit un bon
fonctionnement de la fonction comptable. L’auditeur s’intéresse à l’organisation et à la
qualité des procédures comptables, administratives et autres.
A cet égard, il recherche à savoir si elles sont appliquées sans défaillance. En effet,
l’existence d’une telle ou telle défaillance du contrôle interne entraînera généralement un
accroissement des erreurs.
Notons que la prise en considération du contrôle interne peut être considérée aujourd’hui
comme une diligence en matière de révision comptable. A cet égard on peut citer
particulièrement :
Toute révision doit commencer par l’élaboration d’un programme de travail en tenant
compte d’une part de la nature des éléments à contrôler, d’autres part de la qualité du
contrôle interne existant dans l’entreprise .
Il apparaît en définitive que l’existence d’un système de contrôle interne et son utilisation
méthodique par la direction donnent aux auditeurs une garantie précieuse quant à la qualité
et la sécurité des documents et des comptes dont ils doivent certifier la régularité.
Page 19
De comprendre le système d’information et de contrôle interne;
D’évaluer ce système en vue de déterminer s’il peut s’appuyer sur lui pour exprimer
une opinion sur la conformité du produit (les états comptables et financiers);
De mener un programme de test pour s’assurer du bon fonctionnement du système
et de ses contrôles.
Pour des transactions complexes, les organigrammes présentent les avantages suivants :
Ils facilitent la compréhension et la communication;
Leur mode de préparation requiert une discipline qui oblige l’auditeur à vérifier sa
bonne compréhension du système ;
Leur présentation souligne les manques de compréhension du système ou les
faiblesses du système lui-même. Les organigrammes permettent à l’auditeur
d’identifier les procédures de contrôle adaptées.
Pour l’audit des états comptables et financiers, l’auditeur doit privilégier la description des
systèmes transactionnels liés aux enregistrements comptables. Il doit également respecter
les règles suivantes :
Page 20
Mentionner toutes les procédures séquentiellement, c’est-à-dire au fur à mesure de
leur déroulement;
Indiquer toutes les copies de document et leurs utilisations si elles offrent un intérêt;
Montrer les flux d’information entre les différents services de l’entreprise;
Indiquer le titre, la position, et si possible le nom de la personne effectuant la
procédure. Une fois ce travail effectué, l’auditeur doit confronter sa vision du
système de traitement des transactions avec la réalité de l’entreprise.
L’auditeur doit réitérer ses observations et vérifier auprès des employés qu’il a pris
en compte toutes les transactions significatives et qu’il les a correctement décrites.
Comme nous l’avons vu dans la première section, le contrôle interne peut parfois rencontrer
des limites. Ces dernières peuvent l’exposer aux risques, qu’il s’avère nécessaire de traiter
dans la présente section :
I. NOTION DU RISQUE
1. Définition du risque
a. Le COSO II
« Les événements probables ayant un impact négatif sont des risques pouvant freiner la
création de la valeur ou détruire la valeur existante »22
b. Le standard britannique
22
In « Sеction 3 : lеs différеntеs définitions du risquееt dе la gеstion dеs risquеs » (p.19), in
«unе brèvе histoirе dе la gеstion dеs risquеs еt du contrôlе intеrnе », in « gеstion dеs risquеs
еt contrôlе intеrnе : Dе la conformité à l’analysе décisionnеllе » dе Cordеl, Frédеric,
Lеbèguееt Daniеl ;Еd.Vulbеrt(2013)
23
Op.cit.p.19
Page 21
Les risques projet sont « les conditions ou événements incertains qui, s'ils se produisent, ont
un impact positif ou négatif sur les objectifs du projet»24
Ces composantes sont clairement mises en évidence par la définition ISO du risque comme
étant « la possibilité d’occurrence d’un événement ayant un impact sur les objectifs. Il se
mesure en termes de conséquences et de probabilité. »
Toute entité est confrontée à une diversité de risques, provenant de sources externes et
internes. Un risque est défini comme la possibilité qu’un événement survienne et ait un
impact défavorable sur la réalisation des objectifs. L’évaluation des risques implique un
processus dynamique et itératif d’identification et d’analyse des risques susceptibles
d’affecter la réalisation des objectifs. Ces risques sont envisagés au regard des seuils de
tolérance au risque.
Pour déterminer la manière dont les risques seront gérés, il convient donc de commencer
par les évaluer. Pour pouvoir procéder à cette évaluation, il est nécessaire d’avoir
préalablement défini des objectifs cohérents aux différents niveaux de l’entité. Le
management spécifie des objectifs liés aux opérations, au reporting et à la conformité avec
suffisamment de clarté pour pouvoir identifier et analyser les risques susceptibles d’affecter
la réalisation de ces objectifs. Le management tient également compte de la pertinence des
objectifs pour l’entité.
L’évaluation des risques nécessite par ailleurs que le management tienne compte de l’impact
d’éventuelles évolutions dans l’environnement externe et dans son propre modèle
économique, susceptibles de rendre le contrôle interne inefficace. 25(PWC-
PriceWaterHouseCoopers, 2014)
2. Le traitement du risque
Le COSOII classifie les stratégies de traitement des risques en quatre grandes catégories :
acceptation, évitement, le transfert/partage, la réduction. (Cordel, 2013)
24
Op.cit.p.19
25
« COSO Référentiel intégré de contrôle interne Principes de mise en oeuvre et de pilotag, PWC » in « chapitre 6 :
évaluation des risques », page 107.
Page 22
a. L’acceptation
L'acceptation peut être considérée comme étant le choix de« conserver une certaine
exposition au risque »26
b. L’évitement
c. Le partage ou le transfert
Il s'agit de « transférer pour tout ou une partie le risque à un tiers, via un contrat ou un
dispositif du marché, qui accepte d'en supporter la charge en contrepartie d'une
rémunération».27
d. La réduction
La politique de réduction consiste à fixer toute mesure qui peut avoir un effet sur la
probabilité/l'impact du risque, et ainsi de le diminuer. (Cordel, 2013)
Conclusion du chapitre :
Dans ce chapitre, nous avons abordé les soubassements au premier thème relatifà notre
étude . La compilation des définitions du contrôle interne peut nous mener à considérer que
le contrôle interne est un processus dynamique et itératif et non une fin en soi, dans la mise
en œuvre dépasse l'aspect technique, puisqu'elle nécessite l'intervention de personnes
Évran aux différents niveaux de l'organisation, qui fixe des objectifs de l'entité et agissent en
ayant une assurance raisonnable et non pas absolu pour les atteindre et assurer ainsi la
quantité de l'existence de l'organisation
26
In « Gеstion dеs risquеs еt contrôlе intеrnе : Dе la conformité à l’analysе décisionnеllе », in « Lе traitеmеnt du
risquе », in « Sеction 1 : lеs stratégiеs dе traitеmеnt dеs risquеs »(P.153), dе Cordеl, Frédеri, Lеbèguе еt Daniеl ;
Еd.Vulbеrt(2013)
27
Op.cit. p.154
Page 23
PARTIE 2 : CAS PRATIQUE : LA MISE EN PLACE D’UN MANUEL DE
PROCEDURES ADMINISTRATIVES ET COMPTABLES DE
LAFARGEHOLCIM
Introduction du chapitre :
Page 24
Le manuel de procédures constitue pour l’entreprise une mémoire qui capitalise les
savoirs faire individuels et collectifs. Néanmoins, « La formalisation des procédures
apparait comme un des axes principaux des démarches qualités » 35aussi «
L’élaboration des procédures est une condition essentielle pour garantir la qualité des
opérations ».
Nous allons vous présenter dans ce chapitre une définition des notions relatives au
manuel de procédures, son cadre légal, ses objectifs, aborder son processus
d’élaboration et enfin préciser l’architecture et l’orientation de ce référentiel .
SECTION 1 : CONCEPTUALISATION ET CADRE LEGAL DU MANUEL DE PROCEDURES
COMPTABLES
Dans cette première section, on va présenter la législation régissant le manuel de
procédures comptables, en analysant les différents articles de loi traitant ledit
manuel.
I. Eléments de definition
a) Notion de procédure
Avant de définir la notion de manuel de procédures qui est le deuxième concept clé
de ce projet, il est primordial de définir premièrement le terme « la procédure » :
En économie, le mot « procédure » appartient au « vocabulaire de l’organisation et
de ses formalités. Il s’agit, plus précisément, de l’ensemble des activités qui
s’enchaînent de manière chronologique pour atteindre un objectif dans le contexte
d’une organisation de travail »37 Contrairement au « processus », qui relève plus de
la notion de concept, et qui ne fait pas obligatoirement l’objet d’un écrit, « la
procédure est une description, un document de support et de communication,
nécessairement écrite, de la (bonne) façon d’accomplir une tâche. Pour formaliser
tous les processus-clés d’une organisation, il suffit de rédiger une procédure »38.
Dans le même sens, PAOLO (2008) a donné la définition suivante, en disant que « la
procédure est la manière spécifiée pour accomplir une activité ou un processus »39.
Selon HENRY & Al., « Une procédure est un enchaînement de tâches élémentaires
standardisées, déclarées en amont pour l’expression d’un besoin quelconque, limitées
en aval par l’obtention d'un résultat attendu ».
Selon l’ISO/ DIS 9000 la procédure est vue comme « une manière spécifiée d’effectuer
une activité ou un processus »40
Page 25
En éclaircissant plus : C’est un document de support et de la communication qui
porte à la connaissance de tous, les processus-clé de l’organisation. (Izolans Revu du
Dossier : mars 2004)41.
a. Manuel de procédures
La loi 9-88 relative aux obligations comptables des commerçant promulguée par le
Page 26
Dahir n ° 1-92- l38 (du 30 joumada II 1413 / 25 Décembre 1992) rectifié par la loi 44-
03 promulguée par le dahir n° 1-05-211 du 14 février 2006 stipule que:
« Les personnes assujetties à la présente loi dont le chiffre d'affaires annuel est supérieur à
dix millions de dirhams (10.000.000 dhs) doivent établir un manuel qui a pour objet de
décrire l'organisation comptable de leur entreprise. »45
Par suite, le législateur a jugé qu’à partir d’un certain seuil du chiffre CA, le contrôle
du système de traitement demanderala réalisation d’un document organisationnel
pour garantir la bonne qualité de l’information financière. A défaut, ces entreprises
risquent le rejet de leur comptabilité pour vice de forme.
La loi 5-96 portant sur la société en nom collectif, la société en commandite simple, la
société en commandite par actions, la société à responsabilité limitée et la société en
participation stipule que les sociétés à responsabilité limité, les sociétés en nom
collectif ainsi que les société en commandite simple dont le chiffre d'affaires annuel
hors taxe est supérieur à 50 millions de dhs doivent désigner au moins un
commissaire aux comptes ayant la mission de vérifier les comptes des dits sociétés.
De surcoit, la loi 17-95 modifiée par la loi 20-05 relative aux sociétés anonymes
stipule que toute société anonyme doit désigner au moins un commissaire aux
comptes si elle ne fait pas appel public à l'épargne et au moins deux commissaires
aux comptes si elle fait appel public à l'épargne.
Le M.P occupe une importance significative dans le travail du commissaire aux
comptes et vu que la désignation de ce dernier est obligatoire, alors nous pouvons
conclure que mem si les lois sur les sociétés n’ont pas indiqué clairement et
explicitement l’obligation de disposer d’un M.P il est devenu obligatoire pour la
bonne pratique de la mission des CAC en audit.
2. La loi fiscale
Les lois fiscales relatives à l'impôt sur les sociétés, l'impôt sur le revenu et la taxe sur
la valeur ajoutée formant le Code Générale des Impôts, rappellent que le
contribuable a l’obligation de tenir une comptabilité régulière : « Toute personne
assujettie à la taxe sur la valeur ajoutée doit tenir une comptabilité régulière »46
Page 27
finalité est de décrire le fonctionnement interne et surtout de vérifier le respect des
instructions et des objectifs généraux du contrôle interne afin de le renforcer.
I. ARCHITECTURE DU MANUEL DE PROCEDURES
FIGURE 2 : ARCHITECTURE DU MP
Partie introductive
Le sommaire
Introduction Générale
Corps
Description synthétique
Flow-Chart
Fiche descriptive des taches
Partie conclusive
Documents annexes
Index
Glossaire
1. Partie introductive
2. Corps
3. Partie conclusive
Cette partie peut contenir des documents annexes tels que des tables de données ou
des illustrations complémentaires. Elle comprend surtout des listes de procédures. La
structure de ces listes peut obéir à diverses logiques. Elles peuvent être présentées
Page 28
selon leur ordre de classement ou par ordre alphabétique. Dans ce premier cas, une
liste peut présenter des regroupements thématiques, par objet ou par processus.47
Page 29
aspects de la gestion d’une entreprise »51 facilitant ainsi la bonne
compréhension des modalités d’exécution des activités et le contrôle
de la délégation de responsabilité du sommet à l’échelon le plus bas
de l’organigramme.
« Un outil de planification exigeant la conformité avec les lois en
vigueur et respectant les normes exploitées dans l’élaboration du
budget et sa répartition en programme d’activités annuelles »52.
« Un outil de communication permettant à chaque intervenant ou
opérateur d'agir avec une parfaite connaissance et compréhension
des contraintes et responsabilités des opérateurs précédents et
suivants et de traiter ainsi les documents » 53selon des normes et des
procédures comprises et acceptées par tous.
Un outil de formation, notamment, pour les personnes nouvellement
recrutées, mutées ou promues tout comme les intérimaires ou stagiaires, qui
y trouvent les réponses aux questions qu’ils se posent. « Ce qui constitue un
gain de temps énorme dans la réalisation efficace des objectifs de
l’entreprise et la continuité dans l’application des procédures »54.
Un outil d’information de gestion permettant aux directeurs et
responsables de services d’analyser de façon cohérente et homogène
tous les résultats et informations qui leur parviendront et de mieux
comprendre le circuit qui a produit de tels informations et résultats.
Un outil de contrôle permettant le diagnostic, l'analyse de l'existant et
l'évaluation des procédures de contrôle interne et des documents de
gestion produits.
La conception du manuel de procédures repose sur « le respect de ces fonctions et
sur l’approche systémique de la théorie des organisations »55.
c. Mode d’utilisation :
Code :
jj/mm/aaaa
Procédure :……………………………………………………………….
Page 31
En effet, selon la règle générale, les étapes à respecter pour l'élaboration du manuel
de procédures suivant la méthodologie de l’approche systémique qui tourne autour
les activités de l’entreprise et l’organisation des tâches et des responsabilités, sont
les suivantes :
I. LA PHASE DE PREPARATION
1. Travaux préliminaires
Grâce aux entretiens que l’auditeur peut réaliser avec tous les membres de
l’entreprise, l’établissement d’une liste des procédures existantes devient facile,
cette liste ne représente qu’une liste primitive qui nécessite par la suite des
changements et modifications en tenant compte de plusieurs facteurs à savoir les
Page 32
risques, les redondances et les failles pouvant nuire au bon fonctionnement du
système de contrôle interne.
b. Le découpage du processus
L’interview
« L’interview est un entretien avec une personne en vue de l'interroger sur ses
actes, ses idées et de divulguer la teneur de l'entretien. C'est une technique de
recueil d'informations qui permet l'explication et le commentaire, et donc apporte
une plus-value à la collecte des informations. Dans le cadre de la rédaction de
procédure, l`auditeur procèdera à l'interview des opérateurs concernés par
l'application pratique de la procédure »57.(Olivier, 1995)
Les questions d’entretien sont bien délimités à quatre et ceci afin de garantir
finalement les réponses les plus claires possibles :
Dans cette deuxième étape, il parait pertinent de décrire en primo les procédures
Page 33
dans le but de faciliter leur analyse ultérieure, ainsi, pour assurer l'exhaustivité de la
démarche, l'auditeur est censé de les décrire d’une façon claire, abstraction faite des
modifications pouvant améliorer l’enchainement du processus.
a) Le contenu du MP
La réussite d'un MP se base sur sa capacité à assurer quatre types d'informations d'une
procédure :
L’ensemble des éléments ponctuels, c'est-à-dire la liste des
différentes instructions : qui fait quoi quand et comment ?
Les éléments relatifs aux normes retenues qui touchent les aspects liés aux
règles de gestion ;
Les éléments de descriptions et de synthèse qui traduisent de
Page 34
facon claire les étapes de l'exécution de la procédure.61
b) la forme du MP
L’auditeur peut :
Composer le manuel de procédure en processus ou cycle d'activités ;
Assigner un code préférence alphanumérique ;
Péciser : la mention « originale » ou « mise à jour » ;
Indiquer: la date d'élaboration de la procédure, la date de son
approbation et la date de sa modification.
1. Validation et diffusion de MP :
Avant de diffuser la version finale du MP, il est judicieux de présenter le manuel aux
responsables pour vérification et contrôle, et avoir la validation finale pour le
diffuser. Pour ce faire « les responsables animent des séminaires internes de
formation des exécutants sur la mise en œuvre effective des procédures qu'ils sont
chargés d'appliquer »62.
Conclusion du chapitre :
Dans ce chapitre, nous venons d’avancer les termes basics que nous jugeons
Page 35
adéquats pour l’élaboration d’un bon manuel de procédures. Ainsi, Nous avons
déduit que le contrôle interne et la responsabilité de tout le personnel d’une
organisation, il était abordé comme thème à analyser par plusieurs auteurs mais
finalement les définitions se ressemblent et ne sont pas contradictoires, ce dispositif
repose sur des principes permettant au directoire la bonne gestion interne de
l’entité du fait qu’il va bien avec les normes internationales, les orientations
stratégiques de l’entité et le résultat final de l’activité.
De plus, pour mettre en place ce dispositif, il fallait faire appel à ces techniques que
notre problématique porte sur l’une d’eux, il s’agit bel et bien du manuel de
procédures. A ce stade, nous avons exposé l’ensemble des définitions proposées par
les auteurs en se soumettant d’accord qu’il garantit le contrôle interne par la
séparation des tâches, la mise en clair des procédures soit par écrit ou par schéma,
par lesquelles le processus, les documents, les taches les délais sont bien déterminés,
a noter qu’il est nécessaire de suivre une méthodologie bien définie et homogène
pour assurer la qualité de produit final
Cette première partie était dédiée au contexte théorique des deux termes clés de notre projet. Nous
avons essayé en premier de démontrer que le contrôle interne est devenu une fonction stratégique et
qui contribue directement dans la performance de toute entreprise.
Nous avons aussi mis l’accent sur les objectifs et les principes de cette fonction, ce qui nous a
permis de comprendre le fonctionnement de ce service dans l’entreprise.
Pour le deuxième point, il touche le cœur de la thématique et traite le manuel de procédures comme
outil de contrôle interne qui facilite, organise et structure l’activité du contrôle de gestion.
Ce deuxième chapitre nous a permis d’approfondir nos connaissances sur le manuel de procédures,
en se référant à des auteurs qui décrivent la démarche ou le processus qui permettra d’élaborer un
travail de qualité. Page 36
En gros, cette revue de littérature constitue la base pour élaborer un manuel de procédures qui
PARTIE 2: CAS PRATIQUE: LA MISE EN PLACE
D’UN MANUEL DE PROCEDURES
ADMINISTRATIVES ET COMPTABLES DE
LAFARGEHOLCIM
Page 37
CHAPITRE PRELIMINAIRE : METHODOLOGIE DE TRAVAIL ET PRISE DE
CONNAISSANCE SUR L’ENTITE D’ACCUEIL
Introduction :
I. CONTEXTE PEDAGOGIQUE :
Ce projet s’inscrit dans le cadre du stage de fin d’études, au cours duquel les
étudiants de L’ENCGK sont appelés faire un projet sur des cas pratiques. Au cours de
Page 38
ce stage, on doit mettre en place nos acquis pour résoudre des problèmes et trouver
des solutions pratiques sur un terrain d’étude.
Quoi ?
Absence d’un référentiel interne décrivant les
De quoi s’agit-il ?
procédures et les tâches à accomplir par le
personnel du département.
Qui ?
Demandeur : Directeur Administratif et
Quelles sont les personnes
concernées ? Comptable de LAFARGEHOLCIM
Stagiaire : EL MERINI Safae
Page 39
Comment ? En observant les flux d’informations.
Comment résoudre le problème ?
En effectuant des entretiens pour la prise de
connaissance du fonctionnement du
département.
En élaborant des questionnaires ayant des
objectifs de l’amélioration de la gestion
interne.
En profitant de l’expérience de tout le
personnel de LAFARGEHOLCIM.
Pourquoi ?
Pour renforcer le système du contrôle
Pourquoi résoudre le problème
interne et développer la performance.
Pour une meilleure répartition des taches.
Pour l’orientation des nouveaux et anciens
acteurs.
Répondre aux exigences administratives et
Légales
1. Recherche documentaire
Grace à la recherche documentaire qui constitue pour notre travail une étape très
importante et difficile, on a pu consulter plusieurs sources (ouvrages académiques,
articles publiés, rapports, mémoires…) dans le but d’enrichir notre travail tout en
respectant les règles procédurales qui peuvent servir de guide pour ceux qui en
auront besoin.
Page 40
Le chef comptable;
Le directeur des ressources humaines ;
Les comptables ;
Aides comptables ;
Le responsable vente ;
Responsable autres services ;
Le magasinier ;
Responsable de règlement.
En revenant à notre cas objet d’étude ; la société LAFARGEHOLCIM , nous avons essayé
d’analyser et d’étudier l’ensemble des pistes internes et ce avec l’aide de quelques outils :
Des discussions au fur et à mesure avec les collaborateurs sur les différentes chaines
de production permettent la collecte des données à jour, nécessaires pour le bon
paramétrage.
3. L’observation
On a utilisé cet outil pour visualiser le champ d’application de la problématique
Page 41
postérieurement définie.
4. Le questionnaire
On a utilisé cette méthode pour effectuer un diagnostic général des procédures
existantes au sein de la société du cycle déjà évoqué.
5. L’entretien:
On a utilisé cet téchnique avec tous les intervenant du cycle vente-
client ,généralement les questions qu’on a choisi à l’aide d’un guide d’entretien sont
purement ouvertes pour laisser l’interviewé parler à sa guise ainsi de détecter les
anomalies et les risques que contient chaque procédure.( annexe 1)
6. Analyse du contenu:
On a utilisé cette méthode essentiellement pour analyser les dossiers (comptables,
personnels, commerciaux, fiscales, achats, sociales, rapports de gestion, rapport de
commissaire aux comptes...) de la société.
Pour gagner du temps, la rédaction des procédures a été faite au fur et à mesure,
cela veut dire la description narrative correspond à la mise au propre des notes
d’entretiens se fait directement après l’enquête tout en respectant la loi en vigueur
et la méthodologie suivi pour sa rédaction.
Page 42
SECTION 2: PRESENTATION DE L’ENTREPRISE D’ACCUEIL
1. Historique
LafargeHolcim Maroc est une joint-venture entre le Groupe
LafargeHolcim, leader mondial des matériaux de construction, et la
société Nationale d’investissement (SNI), fonds d’investissement
privé panafricain à capitaux marocains.
Présent dans le Royaume depuis 1928 à travers ses activités : le
ciment, les granulats, le béton, le plâtre et la chaux.
Page 43
2004 : Début de la construction d’une nouvelle ligne de production
à Bouskoura (900 000 T) Inauguration de l’usine de Tétouan (1 Mt).
2005 : Inauguration du parc éolien de la cimenterie de Tétouan.
2006 : Inauguration d’une nouvelle ligne de production de plâtre
à L’usine de Safi Inauguration de la deuxième ligne de production à
Bouskoura.
3. Activité et implantation
Page 44
4. LafargeHolcim Meknès « dates et chiffre clés »
Page 45
continuité et le leadership de LAFARGEHOLCIM MAROC Grâce à son
potentiel et à son dynamisme, en réalisant des ventes
Représentant environ 30% des ventes de Lafarge Maroc et
11.78% du marché national.
Page 46
4.1. Organigramme de LafargeHolcim
Page 47
4.2. Les différents services de LafargeHolcim
4.3.1 Direction générale :
Service qui s’occupe de la définition du budget et de la politique à suivre.
4.3.2 Service finance et achat :
Service qui s’occupe de l’achat de nouveau matériel et pièces de rechange.
4.3.3 Service production :
Service qui s’occupe des planifications des dates d’arrêt de
l’installation et suivi du processus de production.
4.3.4 Service personnel :
Service qui s’occupe de la gestion du personnel en assurant leur
formation, leurs rémunérations, leurs congés, etc.
4.3.5 Service administrative et financier :
Ce service s’occupe de la comptabilité des opérations de la gestion
de la trésorerie et assure les tâches suivantes :
• Comptabilité, après traitement et contrôle.
• Réception des factures et contrôle de toutes les dépenses.
• Règlement des fournisseurs.
• Information de la direction générale à travers les états mensuels.
4.3.6 Sécurité :
Page 48
Tableau 8 : Compositions de différents types de ciment
Page 49
CHAPITRE 2 : ELABORATION ET PRESENTATION FINALE DU MANUEL DE
PROCEDURES ADMINISTRATIVES ET COMPTABLES
Introduction
C’est dans une optique de réponse aux obligations comptables que nous avons
décidés en collaboration avec le service accueillant de proposer un manuel de
procédures administratives et comptables, dans l’objectif de :
Page 50
Le présent manuel décrit l’organisation et les procédures de gestion à suivre pour :
Ventes-clients
Quoi : …….
Qui : …….
Comment : …….
Sage 100 Comptabilité pour SQL Server est un produit multidevise alliant à la fois
simplicité de mise en place, confort d’utilisation, puissance fonctionnelle et ouverture.
Indicateur clés et vues métier sont accessibles en quelques clics : contrôle des coûts, suivi de
l’évolution des charges etc. chaque utilisateur a accès simplement à l’information pertinente
et nécessaire pour prendre les bonnes décisions à son propre niveau de responsabilité.
Page 51
Sage 100 Gestion Commerciale pour SQL Server regroupe en un seul logiciel toutes les
fonctionnalités Métiers : Industrie + Services + Négoce avec des fonctions avancées.
Dans cette section, nous allons rédiger les procedures de chaque cycle d’une manière
qui va permettre à LAFARGEHOLCIM d’atteindre plusieurs buts :
Pour ce faire, nous allons dans un premier temps faire le recueil des informations et
dans un deuxième temps les traiter et finalement les formaliser en élaborant un
Page 52
manuel de procédures du cycle suivant :
1. Ventes-clients ;
I. CYCLE VENTES-CLIENTS :
Objet du cycle :
Fichе dе fonction :
Contrôlе du journal dе vеntе еt enregistrements ;
Contrôlе dеs facturеs dе vеntе avеc B.L еt B.C ;
Contrôlе dеs facturеs d’avoirs еt dеs ristournes ;
Gеstion dеs comptеs-cliеnts:
Suiviе dеs encaissements ;
Analysе dеs comptеs cliеnts ;
Еffеts à rеcеvoir.
Suiviе dе l’état dеs impayés, rеlancе ou transmission du dossiеr au sеrvicе contentieux ;
Travaux dе fin dе périodе, évaluation: Page 53
Dеs créancеs еn monnaiеs étrangères ;
Dеs provisions/créancеs douteuses.
Les principales fonctions que nous avons soulevées et qui sont importantes dans
l’enchainement des procédures de cette fonction sont les suivantes :
- La prise de la commande
- La vérification de la commande
- Le chargement de la marchandise
- La facturation
- L’expédition de la marchandise
- L’encaissement
- La relance et le contentieux
Statut :
Hakim Directeur
BENZAKOURHakim FinancierDirecteur
BENZAKOUR Financier
Page 54
Champ d’application et objectif
Cette procédure décrit le processus de vente du ciment sac et vrac en départ usine
Acteurs intervenants
Agence commerciale: Opérateurs et Responsable
’ de l
Contrôleurs Entrée / Sortie usine ‘agence
Ensachage
Comptabilité client
Abréviations
OP1 : Opérateur du pont bascule entrée
; OC : Ordre de chargement
OP2 : Opérateur du pont bascule sortie TP : Ticket de pesage
RAC : Responsable agence commerciale ADV: Administration des ventes
PBE : Pont bascule entrée DRV: Directeur régional des ventes
PBS : Pont bascule sortie CDS: Chef de secteur
BC : Bon de commande client
BL : Bon de livraison
MP : Moyen de paiement
Page 55
Sommaire
Page 56
Description : Guérite / Contrôle Entrée usine
Etap
e 1 : A l’entrée du parking clients (guérite de contrôle) le chauffeur du camion client remet le BC
au contrôleur de la guérite qui renseigne, au niveau d’un registre les informations suivantes :
N° d’ordre du camion;
Heure d’entrée du camion;
Nom du client;
Immatriculation camion (après vérification visuelle de la plaque);
Immatriculation citerne (après vérification visuelle de la plaque);
N° BC;
Tonnage commandé;
Qualité commandée;
NB: Les pages du registres du contrôle de la porte doivent être pré numéroté et avec souche pour
exemplaire.
Le contrôleur reporte le numéro d’ordre sur le BC et appose le cachet daté et nominatif sur le verso.
Si le BC client ne mentionne pas le matricule du camion (ou différent de celui de la plaque), le contrôleur
demande au chauffeur de le rajouter ou de le modifier.
Le contrôleur restitue le BC au chauffeur qui se dirige vers le parking interne (en amont de l’agence
commerciale) et stationne au niveau de la file appropriée à la qualité commandée selon la signalisation mise en
place.
Dans le cas où l’agence commerciale a dressé un planning détaillant les rendez-vous par client, le contrôleur de
la guérite veille au respect de ce dernier et toute dérogation nécessite l’autorisation de l’agence commerciale
qui appose sur le verso du BC le cachet de l’agence et la mention (Changement d’heure)
Le premier camion dont la commande étant la qualité appelée se positionne sur le PBE et remet le BC et le MP
à l’OP1.
Page 57
Description
Si tous les contrôles sont opérés et qu’aucune anomalie n’a été relevée
l’OP1 procède de la manière suivante :
• Saisie le MP au niveau de JDE ;
• Saisie la commande en utilisant le type de commande approprié ;
• Édite un OC en 5 exemplaires
Si la commande se bloque pour motif d’encours autorisé, l’OP1 contacte
par téléphone le CDS pour l’informer sur la situation du client :
Page 58
Description
Etape 2 (suite) : Traitement du BC par l’OP1
Si le CDS donne l’ordre de débloquer la commande, l’OP1 intègre le
code de déblocage et édite un OC en deux exemplaires (la tare à
vide étant rapatriée automatiquement) et les remet au chauffeur ;
Le chauffeur, après récupération des OC, libère le PBE et se dirige au
quai de chargement / silo.
Dans le cas où le client est basé dans une région ristournée, l’opérateur
composte l’OC avec un numéro faisant référence à la date du jour et
le client (l’ordre de ces deux éléments étant choisi aléatoirement et
change quotidiennement sous la responsabilité du RAC)
Page 59
Description
Etape 4 (suite) Chargement du ciment vrac
Page 60
Description
Etape 5 (suite) Édition du BL par l’OP2
Le Contrôle quantité :
Dans le cas où le système bloque sur la quantité chargée (en plus ou en
moins selon la tolérance intégrée sous système en concertation avec
l’exploitation de l’usine) l’opérateur sortie ne confirme pas la
commande et redirige le camion à l’ensachage pour contrôle du
nombre de sacs transportés et résolution du problème :
L’ensachage procède au comptage des sacs et traite le problème selon
les différents cas de figures suivants :
Si le nombre des sacs est exact et que les sacs sont sous
remplis, les sacs sont remplacés et le préposé à l’ensachage
mentionne au niveau de l’OC
«REMPLACEMENT DES SACS» ;
Si le nombre des sacs est exact et que les sacs sont sur remplis,
les sacs ne sont pas remplacés et le préposé à l’ensachage mentionne
au niveau de l’OC « SACS SUR REMPLIS »
Si le nombre des sacs n’est pas exact le préposé à l’ensachage
corrige le nombre de sacs chargés.
Si après remplacement des sacs le problème persiste
l’opérateur saisi le RAC pour prise de décision avec le DRV ;
Dans tout les cas de figures et d’une manière systématique le RAC ou le
CDS formalise une réclamation au nom du client ;
Contrôle qualité :
Si l’opérateur sortie constate une erreur sur la qualité chargée trois cas
de figures:
• La qualité chargée correspond à la qualité du BC et l’OC est
erroné, l’opérateur annule l’OC erroné et ressaisie une nouvelle
commande sous JDE et édite un OC en deux exemplaires, un pour
l’ensachage et le deuxième pour l’agence commerciale (une
photocopie de l’OC annulé doit être jointe avec l’exemplaire du
nouveau OC)
Page 61
La qualité chargée ne correspond pas à la qualité du BC et l’OC est correct,
l’opérateur redirige le camion à l’ensachage pour changement de la qualité En cas
d’anomalie portant sur le matricule :
En cas d’anomalie portant sur le matricule : Le contrôleur sorti usine redirige le camion vers
l’agence commerciale qui s’occupe du traitement de l’incident (annulation du BL et
remplacement).
Description
Etape 6 Guérite contrôle / Sortie usine
A la sortie de l’usine et au niveau de la guérite de contrôle, le chauffeur
remet les 4 exemplaires du BL (avec les 2 exemplaires du TP pour le
vrac) au contrôleur sortie usine qui :
• Contrôle la qualité des sacs chargées et procède au comptage
des sacs et s’assure que les citernes sont plombées ;
NB : Quand il pleut, le contrôleur se déplace à l’ensachage pour opérer
ses contrôles.
• Contrôle le matricule du camion et s’assure qu’il correspond au
matricule mentionné au niveau du BL ;
• Vérifie le compostage des sacs si le client est basé dans une
région ristournée
(la liste des régions ristournées leur est transmise par le RAC) ; •
Complète l’enregistrement de la commande au niveau du registre
en renseignant le numéro de BLS, le tonnage réellement chargé et
l’heure de sortie.
• Le contrôleur restitue au chauffeur 3 exemplaires du BL et en
garde 1;
• Pour le cas du vrac, le contrôleur restitue au chauffeur 1
exemplaire du TP et en garde 1 qu’il joint à l’exemplaire du BL ;
Page 62
Description
Contrôles quotidiens
Etape7: Opérateur :
A la fin de la journée et quotidiennement, les BC (joints au BL) sont
rapprochés à l’état des BL édité du système JDE (client, quantité, qualité)
En cas d’anomalie (client livré, client facturé, qualité, quantité, numéro
de bon de commande, type de commande) l’opérateur informe le
RAC par mail sur l’erreur constatée ;
Les BL joints à des BC faxés ne sont pas archivés avec le lot de la journée,
ils sont remis au RAC qui veillera à sa régularisation (réception du BC
original) Responsable agence commerciale :
Le RAC et suite au mail reçu, contrôle les pièces et demande à l’ADV une
régularisation.
Le RAC récupère les BL/OC à annuler sous système, vérifie qu’ils sont
conformes (n° BL de remplacement, motif, 5 exemplaires pour le BL
et 2 exemplaires pour l’OC) puis procède à l’annulation sous système;
Le RAC quotidiennement envoie un mail au comptable client (avec le
mail du reporting du volume transmis à la direction commerciale)
pour l’informer sur le volume livré par qualité ;
Le RAC édite de JDE l’état des BL/OC annulés puis transmet le lot (BL/OC
annulé et état des BL annulés) contre accusé de réception au
comptable client ;
Le RAC édite quotidiennement de JDE l’état des numéros sautés sous
système et le transmet par mail au comptable clients et à l’ADV
Etape 7Le RAC édite de JDE la liste des tares saisies manuellement par
les opérateurs et demande aux opérateurs la raison (problème
technique, autres). Si le problème s’avère technique (interface, JDE) il
saisit l’ADV par mail pour information et résolution du problème.
Le RAC édite l’état des dépassements des encours autorisés avec l’état
des commandes débloquées et les transmet par mail au DRV, CDS et
ADV
Le RAC édite de JDE le Rapport d’exception des poids et le transmet au
DRV,
ADV et au responsable des expéditions ;
Page 63
Description
Etape 7 (suite) Contrôles quotidiens
Comptable client:
Pour le contrôle volume il rapproche le (1) avec le (4) et le (5). Dans le cas d’une
différence il saisi par mail (en mettant en copie le responsable financier du
site) le RAC et le responsable des expéditions pour vérification, correction ou
confirmation des éléments déclarés.
Le comptable client édite l’état des BL/OC annulés et le rapproche à l’état des
BL/OC annulés transmis par l’agence commerciale et les exemplaires de BL
annulés (les BL doivent être en 5 exemplaires et les OCen deux exemplaires)
Page 64
SECTION 3 : RECOMMANDATIONS
Cependant, rédiger un manuel des procédures pour une entité ne veut pas
dire qu’il s’agit d’un référentiel rigide, et non évolutif. De ce fait, nous allons
essayer de proposer quelques recommandations à notre entité d’accueil et
ceci dans le but d’assurer l’amélioration continue de ce référentiel objet de
notre travail.
Page 65
début de sa carrière vu qu’il ne bénéficie pas d’une formation au préalable,
chose qui lui pousse à apprendre les habitudes de travail, de faire appel aux
techniques adoptées par les autres administrations ou même s’auto- former.
Par conséquent, les erreurs commises se répercutent sur la qualité des
missions réalisés par ledit service ou même provoquer des litiges.
Nous recommandons alors à la direction, d’assurer un plan de formation
pour les nouvelles recrues afin d’acquérir le métier formellement et pendent
une période bien définie, aussi, pour les anciens dans le but d’améliorer leur
carrière.
Conclusion du chapitre :
Nous estimons que cette proposition sera d’un apport crucial, aussi bien au
service d’accueil, permettant une vision claire et bien définie des
responsabilités et une traçabilité de l’information et des pièces fluctuants
dans le dit service, ainsi qu’à l’entité en permettant de renforcer un
dispositif du contrôle interne et d’apporter plus de visibilité sur la direction
administrative et comptable par une retranscription claire de la totalité du
Page 67
processus.
Pour boucler cette partie, nous rappelons que nous avons présenté dans un premier chapitre
l’entreprise d’accueil, LAFARGEHOLCIM de Meknès, qui est fondé par la légende DEVICO et
actuellement présidé par lui-même. De surcroît, nous avons aussi effectué une analyse de
l’environnement de notre entreprise d’accueil.
En ce qui concerne le deuxième chapitre, nous avons suivi le processus d’élaboration d’un manuel
de procédure tout en passant par : une petite introduction, une description narrative des procédures
du cycle vente-client sous forme de tableau suivant les règles générales d’élaboration d’un M.P
Pour valoriser notre travail, nous avons dressés quelques recommandations que nous avons jugées
utiles pour mettre le personnel sur les rails de la gestion.
Page 68
Conclusion
générale:
Page 69
développement de LafargeHolcim. Nous avons fait la moitié du travail en
élaborant un manuel de procédures administratives et comptables, nous
avons usé de plusieurs techniques, de plusieurs outils pour aboutir à ce
résultat, mais il est évident qu’un manuel de procédures ne sert strictement
à rien s’il n’est pas appliqué et mis en œuvre.
Tout au long de notre travail, certaines limites se sont présentées, nous en –citons
les suivantes :
Page 70
notre travail, comme le personnel a été pris à temps pleins pour
l’établissement des travaux d’inventaires, comme explicité au préalable.
Notre étude prend ainsi fin tout en ouvrant d’autres pistes de recherche. En
effet, des manuels de procédures doivent être appliqués à l’ensemble des
processus et non seulement au processus comptable.
Comment peut-on renforcer le contrôle interne par une mise en place des manuels de
procédures relatives à l’ensemble des services relevant de LafargeHolcim?
Page 71
Sources citées
Bibliographie
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Rapports et articles scientifiques
Page 73
Annexes
Annexe 1 : Guide d’entretien
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