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Le restaurant routier

Par Hervé LECLERE

Après la décision «d'exproprier» l’ancien propriétaire des lieux, un restaurant pour les
routiers «sympas», avec le parking en conséquence, va s’installer sur le réseau tout près du
viaduc ferroviaire. Tout projet sérieux nécessite en amont une étude sérieuse de style et d'en-
combrement avant de faire 'place nette' en bordure des voies.

Plusieurs ébauches ont été éffectuées successivement depuis l'amorce du projet, remontant
à Septembre 2018, ce qui témoigne d'un 'certain temps' de réflexion avant la mise à dispo-
sition du 'terrain à bâtir'.
Cette partie de décor, amovible comme il se doit, va très bientôt laisser la place !
Même en s'appuyant sur une idée longuement réfléchie à l’avance, les renseignements archi-
tecturaux des photos d’un vieil établissement similaire, découvert sur la route des vacances par
exemple, ou bien sur l'internet, sont primordiaux: ils vont vraiment pouvoir, en confiance, aider
grandement à préciser à la fois le réalisme de l'ensemble du projet et certains détails « très vrais ».

C'est un établissement de taille respectable, communément appelé «restauroute», comme on


en trouvait un peu partout aux long des routes autour des années 70, doté d'une toiture à 4
pans et surtout, avec une grande véranda bien présente !

Concernant la structure même du bâtiment, rien de bien 'sorcier' pour le maquettiste: les
différents éléments sont précisément découpés dans une feuille de carton gris en 2mm d'épai-
sseur. Les fenêtres sont réalisées 'à la façon Alain Pras'; les revètements de toît, ardoises et
tuiles sont issus de feuilles de 'Redutex' et les cheminées sont en carton-plume.
Diverses fenêtres ont été percées dans certains murs, le soupirail des cuisines figure bien à
l’arrière du bâtiment ainsi qu'un (ancien) accès aux combles; un vasistas est visible sur l’autre
bâtiment accolé. Une autre ouverture sera pratiquée en façade ouest, pour une probable cham-
bre de bonne. Les cheminées sont réalisées en carton plume, recouvertes de ciment (gesso gris
béton), finition en surfaçage «brique rouge» de Redutex.

Les pierres d’angles, réalisées par exemple en papier Arches 140g, et peintes en 'Gesso blanc'
au pinceau fin après avoir passé un lavis très prononcé, pour bien cacher le rebouchage au crêpi
cellulosique ( ou 'torchis d’intérieur'); bien poncé, il cache assez bien l’aspect 'carton'.

Une fois peintes, elles sont surlignées d’un trait de stylo feutre noir, l’illusion est parfaite,
même à 'main levée'.
Pour augmenter le réalisme du bâtiment on peut lui adjoindre un certain nombre de
détails réalistes comme des affiches d'époque (récupérées facilement sur Internet!) collées
et plus ou moins en 'bon état' ou encore une petite fenêtre 'reperçée' sur l'un des pignons.

Ici des trous de fixations des pots de conduits de cheminées, et la future lucarne. Le tout
est percé proprement «au carré» au moyen d'une lame de cutter fine et pointue. FIN D’épisode.

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