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Manquant 

: avis sur les hypothèses


Croissance démographique, mais à quel prix pour le continent africain ? Telle est la
question posée par les antagonistes à l’optimisme vis-à-vis la situation
démographique africaine, et ce pour différentes raisons : en premier : la croissance
économique elle-même : en suivant son évolution entre 2000 et 2018, plus
précisément en Afrique subsaharienne, il est constaté que pour les 4.5% de moyenne,
le PIB par tête n’a augmenté que de 1.7% par an ; ceci n’est pas un signe rassurant
comme la croissance démographique a absorbé 62% de la croissance économique,
source + avis sur l’hypothèse
Ailleurs, émergent d’autres voix revendiquant l’impact de la démographie sur le
marché d’emploi. D’après « source », la moitié des habitants du continent auraient
moins de 25 ans suite au dédoublement de la population africaine en 2050, sachant
qu’aujourd’hui, 60% des chômeurs en Afrique sont des jeunes ! Ce deuxième volet
nous mène à contempler une Afrique jeune mais saturée, incapable de répondre à la
grande demande en travail sans sombrer dans le secteur informel non plus ; ceci
sous-entend qu’il va falloir prendre des décisions pragmatiques en vue de doper la
création d’emplois de qualité car sinon, la situation risque de s’aggraver en causant
une massification du chômage en plus de la prolifération du secteur informel, pour
nous conduire finalement à une forte contestation sociale et une mobilité forcée.
Avis sur l’hypothèse

Autres raisons :
-Environnement
La population est identifiée par sa taille, sa répartition et sa composition, et en
Afrique, plusieurs disproportions touchent les trois. D’après Lauri M.Hunter
(https://www.rand.org/pubs/research_briefs/RB5045z1.html) un rapport complexe
lie ces trois éléments et leur dysfonctionnent aurait sûrement un impact négatif sur
l’environnement, non seulement à l’échelle africaine, mais dans tout continent
connaissant une grande croissance démographique. Elaboration + avis sur
l’hypothèse
« Selon une estimation, entre 1985 et 2100, la croissance démographique sera
responsable de 35% de l'augmentation des émissions de CO2 au niveau mondial et de
48% dans les pays en voie de développement. Ainsi, pour pouvoir répondre au
problème du réchauffement de la planète, il est nécessaire de se concentrer sur les
problèmes démographiques et d'envisager le développement de techniques de
production et de consommation durables. »
Opposition à l’argument (Nohaila)  :
https://books.openedition.org/irdeditions/6787
« En Afrique subsaharienne, des pénuries d’eau sont à craindre, qui peuvent
compromettre l’effort de modernisation de l’agriculture ; par ailleurs, les tendances à
la désertification et au déboisement se trouvent accentuées. Or le bois de chauffage
est la principale source d’énergie pour environ un quart de l’humanité et les forêts
tropicales sont d’ores et déjà défrichées à un rythme excessif. »
https://www.cairn.info/la-demographie--9782130586104-page-77.htm
- Dégradation du bien-être : alimentation.
« En Afrique subsaharienne, la production alimentaire par habitant a diminué depuis
les années 1970 ; le déficit céréalier s’aggrave d’année en année dans un nombre
important de pays, posant de redoutables problèmes de solvabilité ; en Amérique
latine et surtout en Asie, l’évolution a, au contraire, été favorable. La Banque
mondiale estime à 800 millions le nombre de personnes qui n’ont pas une
alimentation suffisante pour mener une vie active normale. Le fait ne tient pas
seulement à l’insuffisance des progrès de la production agricole, il est lié aussi aux
inégalités sociales et au faible pouvoir d’achat de nombreuses catégories de la
population, frappées par le chômage et le sous- emploi. »

Illustrations :

Consommation d'énergie dans le monde, 1850-1990


Zones forestières en 1995 – comparaison avec 1980

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