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NOTES SUR L’IRRIGATION LOCALISEE

Par : Chrif TIZAOUI ; Ingénieur GR au


Service GRID, ORMVAM

Avril 2012
SOMMAIRE

INTRODUCTION

I- CARACTERISTIQUES DE L’IRRIGATION LOCALISEE

II- LES DISTRIBUTEURS EN IRRIGATION LOCALISEE

III- COMPOSITION ET CALCUL D’UNE INSTALLATION


D’IRRIGATION LOCALISEE

IV- CALCUL DE L’UNIFORMITE

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INTRODUCTION

L’irrigation localisée, malgré sa conception relativement simple, son emploi à grande


échelle ne s’est révélée pratique que récemment à cause des difficultés de mise au point du
matériel adapté et économique. A ce propos, le pas décisif dans le développement de la
microirrigation fut en 1935, quand le polyéthylène a vu le jour. La technique fut appliquée à
partir des années 60 en Australie et en Afrique du sud et commença sa diffusion à travers le
monde. Dès les années 70, dans tous les pays arides, les superficies microirriguées
commençaient à augmenter remarquablement. Actuellement, les firmes produisent différents
modèles de distributeurs, les limitations de la méthode se sont éclaircies et elle est devenue
l’une des importantes innovations technologiques en agriculture.
L’irrigation localisée est définie comme étant le système d’offerte d’eau filtrée et fertilisée
directement au sol. Il élimine la pulvérisation (goutte à goutte) et le ruissellement de l’eau et
permet à l’eau de couler sous faible pression en quantité prédéterminée. L’eau est desservie à
la plante par un distributeur à travers un orifice de petit diamètre, diminuant la pression pour
permettre un débit de quelques litres par heure seulement. Après avoir quitté le distributeur
l’eau est distribuée par son mouvement normal dans le profil du sol formant un bulbe de sol
humide.

I- CARACTERISTIQUES DE L’IRRIGATION LOCALISEE

I.1 – Economie d’eau :

L’irrigation localisée à basse pression permet une grande économie d’eau par rapport
aux autres méthodes, grâce à son efficience de distribution élevée suite à une bonne uniformité
de distribution et de plus faibles pertes par évaporation directe du sol (au moins avec l’irrigation
«goutte à goutte»). Aussi, le besoin brut en eau de la culture se trouve réduit par un coefficient

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de réduction dépendant du taux de couverture du sol par la culture en projection verticale
(tableau 1).
Le besoin en eau des cultures en microirrigation est donné par l’équation suivante :

avec : Bb = (ETo x Kc x Kr) / (E/100)


Bb : besoin brut en tête de parcelle en mm/j ;
ETo : évapotranspiration de référence en mm/j ;
Kc : coefficient cultural ;
Kr : coef. de réduction qui dépend du taux de couverture du sol par la culture (CS) ;
Kr = CS/0.85 (Keller et Karmeli) : Bulletin FAO N° 36;
E : efficience d’application de l’eau à la parcelle (de l’ordre de 90 %).

D’autres formules existent pour le calcul du coefficient Kr qui dépendent toutes du taux CS.

Tableau 1 : Valeurs de Kr résultant des diverses formules proposées


(Bulletin FAO N° 36)
Taux de couverture du sol Kr selon
% Keller et Karmeli Freeman et Gazoli Decroix (CTGREF)
10 0.12 0.10 0.20
20 0.24 0.20 0.30
30 0.35 0.30 0.40
40 0.47 0.40 0.50
50 0.59 0.75 0.60
60 0.70 0.80 0.70
70 0.82 0.85 0.80
80 0.94 0.90 0.90
90 1 0.95 1
100 1 1 1

I.2 – Avantages et inconvénients :

Ce groupe de méthodes d’irrigation et le goutte à goutte en particulier permet non seulement


l’économie de l’eau mais aussi :
 L’automatisation complète avec une économie importante de main d’œuvre ;
 Une consommation relativement faible d’énergie vu les basses pressions de fonctionnement
qu’elles requièrent ;
 Un investissement de capitaux inférieur à celui des systèmes fixes par aspersion.
 Pas de phénomènes d’érosion et de tassement du sol au cours de l’arrosage;
 Une grande uniformité de distribution de l’eau, ce qui permet de pratiquer avec succès
l’irrigation fertilisante et éventuellement l’administration d’anti-parasites au sol;
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 Une fréquence élevée des arrosages permet de maintenir le sol mouillé à un potentiel
toujours proche de la capacité au champ, ce qui permet à la plante d’utiliser la plus grande partie
de son énergie à produire sa matière végétale et non pas à puiser l’eau du sol ;
 L’irrigation d’une large gamme de cultures à savoir, les cultures herbacées avec paillis (la
fraise par exemple) et les cultures protégées. En plein champ, elles sont de plus en plus
appliquées non seulement aux cultures arboricoles mais aussi aux cultures maraîchères ou
repiquées en rangs espacés ou jumelés (tomate, artichauts, poivron, melon,…).
Toutefois, ce système a aussi des inconvénients entre autres :
 L’occlusion possible des distributeurs, en particulier les goutteurs, ce qui peut être évité en
filtrant l’eau par des types de filtres divers ou combinés suivant le matériel en suspension dans
l’eau d’irrigation ;
 La réduction plus au moins importante du volume du sol mouillé et par conséquent,
activement explorée par les racines suivant le niveau de localisation de l’eau qui dépend du
nombre de distributeurs par unité de superficie du sol, des caractéristiques du sol (granulométrie
et variabilité le long du profil), du type et du débit du distributeur utilisé et du volume d’arrosage
apporté ;
 L’accumulation des solutés au bord du volume du sol mouillé (bulbe humidifié, voir figure1)
qui, en cas d’utilisation d’eau saumâtre, pourrait créer des problèmes à la culture successive si
les solutés qui se sont accumulés à la surface n’ont pas été lessivés avant le semis ou le
repiquage par la pluie naturelle ou l’irrigation lessivante ;
 Le développement des parasites dans les aires à proximité des goutteurs en particulier dans
les sols argileux;
 La difficulté d’adaptation de la livraison de l’eau aux usagers par tour sauf si des bassins
d’accumulation sont installés au sein de l’exploitation agricole ;

figure 1 : Le bulbe humidifié en goutte à goutte et zones d’accumulation des solutés

Goutteur

Zone bien
lessivée
4
Zone d’accumulation Zone de basse
Des solutés salinité

Comme l’irrigation localisée crée une faible réserve dans la zone racinaire elle nécessite de
courts tours d’arrosage et de faibles volumes d’irrigation. Les tours d’arrosage, pour les cultures
arboricoles peuvent varier d’une fréquence journalière dans les sols sableux à trois jours dans
les sols argileux. Par ces méthodes, en irriguant de sorte à maintenir le potentiel de l’eau dans
le sol presque toujours près de la capacité au champ, il se crée, dans le volume de sol mouillé,
un flux d’eau et de soluté plus au moins continu de la zone au dessous du distributeur vers le
front d’humectation. Cette situation rend dans certaines limites les méthodes d’irrigation
localisée adéquates surtout le goutte à goutte à l’utilisation des eaux saumâtres et elles imposent
la pratique de l’irrigation fertilisante pour l’application des engrais azotés ou d’autres si
nécessaire. Pour les cultures arboricoles, l’espacement entre les rampes porte goutteurs et entre
les distributeurs sur la rampe dépend de la technique de culture, de l’espèce à irriguer, du type
de distributeur et des caractéristiques du sol. Dans le cas du goutte à goutte l’espacement entre
les goutteurs sur la rampe porte goutteurs devrait être tel qu’à la fin de l’arrosage, une bande
continue de sol mouillé apparaît le long de la rampe. D’après ce critère la distance entre les
goutteurs sur la rampe pourrait varier de 30 centimètres pour les sols sableux à 130 centimètres
pour les sols argileux. Le pourcentage de la superficie sous irrigation est faible en localisée
comparativement aux autres méthodes d’irrigation comme indiqué au tableau 2, il dépend de
l’emplacement de l’émetteur, de la pression de son fonctionnement et de son débit horaire. Ces
paramètres déterminent le diamètre effectif de couverture de l’émetteur.
La caractéristique principale des méthodes d’irrigation localisée est leur adaptabilité aux
différentes situations de l’exploitation agricoles.

Tableau 2 : Pourcentage de la superficie sous irrigation recommandées pour les différents systèmes
d’irrigation (Albert Avidan, 1994)

Système d’irrigation Pourcentage de la superficie sous irrigation

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Aspersion 100
Microaspersion 50-75
Goutte à goutte 30-70

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Tableau 3 : Pourcentage de sol humidifié pour divers débits de goutteurs et divers espacements
(Bulletin de la FAO n° 36)

Ecart. Débit moyen des goutteurs (litres par heure)


Entre 1.5 2 4 8 12
rampes Espacement recommandé des goutteurs sur la rampe (mètres) pour un sol grossier (G), moyen (M) et fin (F)
(mètres) G : 0.2 M : 0.5 F : 0.9 G : 0.3 M : 0.7 F : 1.0 G : 0.6 M : 1.0 F : 1.3 G : 1.0 M : 1.3 F : 1.7 G : 1.3 M : 1.6 F : 2.0
Pourcentage de sol humidifié (%)
0.8 38 88 100 50 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100
1.0 33 70 100 40 80 100 80 100 100 100 100 100 100 100 100
1.2 25 58 92 33 67 100 67 100 100 100 100 100 100 100 100
1.5 20 47 73 26 53 80 53 80 100 80 100 100 100 100 100
2.0 15 35 55 20 40 60 40 60 80 60 80 100 80 100 100
2.5 12 28 44 16 32 48 32 48 64 48 64 80 64 80 100
3.0 10 23 37 13 26 40 26 40 53 40 53 67 53 67 80
3.5 9 20 31 11 23 34 23 34 46 34 46 57 46 57 68
4.0 8 18 28 10 20 30 20 30 40 30 40 50 40 50 60
4.5 7 16 24 9 18 26 18 26 36 26 36 44 36 44 53
5.0 6 14 22 8 16 24 16 24 32 24 32 40 32 40 48
6.0 5 12 18 7 14 20 14 20 27 20 27 34 27 34 40

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II- LES DISTRIBUTEURS EN IRRIGATION LOCALISEE

Les distributeurs sont des petits appareils utilisés pour contrôler le débit dans les
systèmes de micro-irrigation. On classifie les distributeurs suivant les caractéristiques suivantes :

a) Régime d’écoulement
b) Dissipation de la pression
c) Branchement sur la rampe
d) Distribution de l’eau
e) Section d’écoulement
f) Caractéristiques de nettoyage
g) Compensation de la pression
h) Materiel de construction
Le choix du distributeur dépend de la nature du sol, de la culture à irriguer, de la qualité de
l’eau d’irrigation, de la configuration de la parcelle, de la qualité de fabrication et du prix du
distributeur.
Les performances des distributeurs en micro-irrigation sont données par :

i) L’homogénéité de fabrication :

Ce critère concerne l’homogénéité des caractéristiques des distributeurs du même type et il est
souvent fourni par le constructeur. Les distributeurs de faible coefficient de variabilité
technologique sont voulus.
Le coefficient de variabilité technologique, ou de fabrication, est une mesure du rapport de la
variation moyenne des débits observés par rapport au débit moyen (Keller et Karmeli , 1975) :
i =n

 qi − qmoy
cvt = i =1

n −1 qmoy

Cvt : coeficient de variabilité technologique ou de fabrication;


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qi : débit obsérvé du distributeur i en l/h;
qmoy: débit moyen en l/h;
n : nombre de distributeurs observés.

Keller et Bliesner, 1990, ont proposé une classification des distributeurs en micro-irrigation
selon leur coefficient de variabilité technologique. Le critère général de cette classification est
présenté dans le tableau suivant :

Tableau 4 : Classification des distributeurs selon leurs Cvt


Appréciation Goutteurs et diffuseurs Tubes poreux et source linéaire
Bon Cvt < 0.05 Cvt<0.1
Moyen 0.05<Cvt<0.07 0.1<Cvt<0.2
Marginal 0.07<Cvt<0.11 0.2<Cvt<0.3
Mauvais 0.11<Cvt<0.15 -
Inacceptable 0.15<Cvt 0.3<Cvt

Pour une pression de fonctionnement donnée, la non-uniformité des débits due à une valeur élevée
du coefficient Cvt peut être atténuée en prévoyant dans le projet plusieurs distributeurs par plante.
Le coefficient de variabilité technologique de n distributeurs est Cvt n, appelé coefficient de
variabilité technologique du système :
cvt
cvtn =
n
ii) La loi débit-pression :

En micro-irrigation ,cette loi est donnée par :


q = k.H x

q : débit du distributeur (l/h);


H : Pression en m ;
k : coeficient du distributeur ;
x : exposant du distributeur ,appelé qualité hydraulique.

Les distributeurs régulent le flux hydrique moyennant une dissipation d’énergie par
frottement selon l’équation du flux ci-dessus.

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La sensibilité à la pression est caractérisée par l’exposant x de la charge. Sur le plan
pratique, l’intérêt économique réside dans l’utilisation d’un distributeur peu sensible aux variations
de pression.

iii) La sensibilité à l’obstruction physique :

Les distributeurs recommandés sont ceux qui sont moins sensible à l’obstruction. Le degré de
sensibilité dépend du diamètre de sortie du distributeur.

III- COMPOSITION ET CALCUL D’UNE INSTALLATION


D’IRRIGATION LOCALISEE

Une installation d’irrigation localisée comprend, de l’amont vers l’aval :

 La ressource en eau;
 La station de tête;
 Les canalisations principales et secondaires;
 Le (s) porte rampes;
 Les rampes;
 Les distributeurs.

III .1 – La ressource en eau

L’eau peut provenir soit d’un réseau collectif sous pression ou d’une installation
individuelle alimentée à partir d’un puits, forage, cours d’eau, canal ou bassin de stockage. Elle
est caractérisée par :

 Le débit et la pression ;
 Le volume d’eau total disponible pour la saison ;
 Le volume d’eau journalier disponible ;
 Le temps d’utilisation possible pour le débit disponible ;
 La qualité de l’eau.
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III .2 – La station de tête

La station de tête comporte les éléments nécessaires au conditionnement de l’eau et la


sécurité de fonctionnement de l’installation.

-Conditionnement de l’eau-

Types de conditionnement Opérations Appareils


Control des apports Comptage Compteur

Hydraulique Control de la pression Pompes, régulateurs de pression

Propreté Filtration Filtres

Apport d’engrais et de produits de Traitement de l’eau Fertliseurs, pompes doseuses


traitement
Programmation Vannes volumétriques, programmateur
Organisation des arrosages

-Sécurité de fonctionnement-

Protection contre : Matériel adapté


La pollution Clapet anti-retour

Les surpressions Soupape de décharge, Régulateur de pression

La présence de l’air Ventouses

 Le compteur d’eau en tête du réseau est indispensable pour une vérification régulière du débit
et détecter un limonage éventuel des distributeurs.
 La pompe est nécessaire pour la mise en pression du réseau de distribution à la parcelle lorsque
la dénivelée entre la tête et l’aval n’est pas suffisante.
 Le régulateur de pression maintient la pression aval constante, ainsi le matériel sera protégé
contre les pressions excessives et la pression normale projetée au niveau des postes d’arrosage
sera obtenue.
 La filtration de l’eau se fait à l’aide des filtres. Le choix des filtres dépend du matériel en
suspension dans l’eau d’irrigation. Lorsque l’eau est superficielle (bassin d’accumulation,
rivière,…), il faut utiliser à la fois les filtres à sable pour la filtration des éléments grossiers et les

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filtres à tamis ou à disques pour la filtration des éléments fins. Lorsque l’eau provient de la nappe
(puits, forage), elle ne contient pas d’éléments grossiers et par conséquent, les filtres à tamis ou à
disques suffisent. Le dimensionnement des filtres dépend du débit à faire transiter dans le réseau
de distribution et des dimensions des particules en charge dans l’eau d’irrigation .
 L’administration des engrais sous formes de fractions dans l’eau d’irrigation se fait à l’aide des
fertiliseurs. En effet, l’apport localisé des fertilisants selon le besoin et le stade végétatif de la
culture sous une forme facilement assimilable augmente leur efficience.
 L’automatisation des installations se fait pour le fonctionnement (marche-arrêt), la conduite des
arrosages (satisfaction des besoins en eau des cultures) et la fertilisation.
 Le retour de l’eau à la source est évité grâce au clapet anti-retour.
 Les surpressions sont évitées grâce à la soupape de décharge.
 L’évacuation et l’entrée de l’air se font à l’aide des ventouses.

III .3 – Le transport et la distribution de l’eau

 Les conduites d’amené sont généralement en PVC ; elles transportent l’eau entre la station de
tête et les différents postes d’arrosage. Le débit à transiter est celui nécessaire à l’alimentation d’un
poste d’arrosage. Le diamètre est celui permettant une vitesse proche de 1.5 mètres par seconde
pour le débit donné :

D = [4Q/ ( V)]1/2

V : vitesse en m/s ;
Q : débit en m3/s ;
D : diamètre de la conduite en m ;

L’équation de calcul de la perte de charge correspondante au diamètre calculé est la


suivante (Service d’extrémité) :

Y = 0.478 Q1.75 x D-4.75 L

Y : pertes de charge linéaires (m) ;


Q : Débit (l/h) ;

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D : diamètre (mm) ;
L : longueur (m).

 Les portes rampes sont en PVC lorsqu’ils sont enterrés et les rampes porte distributeurs sont
en polyéthylène. Le débit entrant dans la rampe est la somme des débits unitaires des distributeurs
portés. Le débit entrant dans le porte rampes est la somme des débits des rampes portés. Les
diamètres correspondants sont ceux pour lesquels la perte de charge totale admissible ne dépasse
pas la valeur qui donne une variation maximale de la pression de 20 % entre le distributeur le plus
favorable et celui le plus défavorable. Ceci permet d’avoir une variation maximale du débit de 10
% et par conséquent une uniformité de distribution supérieure à 90 %.

Les différentes équations pour le calcul des paramètres sus dits sont les suivantes :

- Equation caractéristique du distributeur (loi débit-pression) :

q = khx

q : débit du distributeur (l/h) ;


h : pression de fonctionnement du distributeur ;
k : constante.

- Variation maximale du débit et de la pression :

(qmax-qmin)/qmoy = 0.10 = x (hmax-hmin)/hmoy

hmax-hmin = 0.10 hmoy / x

qmax : débit du distributeur fonctionnant à la pression maximale (l/h);


qmin : débit du distributeur fonctionnant à la pression minimale (l/h);
qmoy : débit du distributeur fonctionnant à la pression moyenne (l/h);
x : exposant de la pression dans l’équation caractéristique du distributeur ;
hmax : pression de fonctionnement du distributeur le plus favorable (mce);
hmin : pression de fonctionnement du distributeur le plus défavorable (mce);
hmoy :pression nominale de fonctionnement du distributeur (mce);

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- Equation de calcul des pertes de charge (service en route) :

Y = [0.478 Q1.75 D-4.75 L]/2.75

Y : pertes de charge linéaires (m) ;


Q : Débit (l/h) ;
D : diamètre (mm) ;
L : longueur (m).

- Equation de calcul de la distance à laquelle la pression effective est minimale en cas de


pente favorable (service en route) :

x = L [ 1 - [ I L ]1/1.75]
2.75 Yt

Y : pertes de charge totale (mce) ;


I : pente (%) ;
L : longueur (m).

si x est négative signifie que la pression effective minimale est située en tête de rampe.

Application numérique :

- L = 150 m ;
- D = 13 mm ;
- Q = 4 l/h/m ;
- I = 6 % = 0.06 ;
- Yt = 9.69 mce ;

x = 150 [ 1 - [ 0.06 * 150 ]1/1.75] = 69.3 m.


2.75 * 9.69

- Equation de calcul de la longueur des deux tronçons d’une rampe télescopique :

L1 =L- [ 1 [ Yt14 * 2.75 – D1-4.75 L2.75 ] ] 1/2.75


D2 -4.75 – D1 -4.75 0.478 * q 1.75
D1 et D2 : diamètre des canalisations (mm) avec D1 > D2 ;
Yt : perte de charge maximale (mce) ;
L : longueur totale de la rampe (m) ;
L1 : longueur du tronçon de diamètre D1 compté à partir de l’origine de la rampe (m) ;
q : débit par mètre linéaire (l/h).

IV- CALCUL DE L’UNIFORMITE

Karmeli et Keller (1975) ont proposé d’évaluer l’uniformité comme suit :

CU = 100 (1- 1.27 .Cvt ) . qmin


qm

CU : coefficient d’uniformité du projet , %;


Cvt : coefficient de variation technologique des distributeurs;
qmin : débit du distributeur du poste, fonctionnant à la pression minimale (l/h);
qm : débit du distributeur moyen (l/h);

Fig. 4 – choix des points de mesure pour le calcul de l’uniformité

Dernier goutteur

2/3

1/3

1er goutteur

15
1ère rampe 1/3 2/3 dernière rampe

On mesure le débit de 16 distributeurs répartis sur le champ selon le schéma ci-dessus. On


détermine ainsi :
- la moyenne qmoy des 16 valeurs mesurées ;
- la moyenne qmin des 4 valeurs les plus faibles.
Le coefficient d’uniformité est donné par la relation :

CU = 100 . qmin/qmoy

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