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Fiche n° 6 : initiation au flash déporté

Vous connaissez tous le flash intégré, et ses (nombreuses) faiblesses : yeux rouges, faible portée, arrière plan noir,
rendu blanchâtre et sans relief. Ce n'est pas de lui dont nous allons parler dans cette fiche.

Matériel
 indispensable : un flash, un support (en général un pied), un système de déclenchement à distance.

Flash de reportage (flash cobra) Flash de studio

Flash Tube flash

déclencheur radio lampe pilote


(nécessite une autre
partie, fixé sur la griffe de pied d'éclairage
l'appareil)

le déclencheur radio et la rotule


sont intégrés (sur ce modèle) Il
rotule porte-parapluie faut tout de même l'autre partie
du déclencheur sur la griffe de
pied d'éclairage l'appareil.

 optionnel : un modificateur (parapluie, boite à lumière) et de quoi le fixer au besoin

Pourquoi déporter le flash ?


→ pour qu'il ne soit plus dans l'axe de l'appareil photo :
→ il n'y a plus de problème d'yeux rouges
→ la photo gagne en profondeur

→ pour lui ajouter des accessoires,


→ adoucir et diffuser la lumière (parapluies, boite à lumière)
→ restreindre la lumière (grille, snoot)

→ pour avoir une meilleure qualité de lumière


Comment déporter le flash ?

En le mettant sur un pied, et en lui ajoutant un système pour le déclencher en même temps que l'appareil photo. Ça
peut être un câble, un déclencheur infra-rouge, un déclencheur radio, ou une cellule de déclenchement par
deuxième éclair.

Quels réglages choisir ?

Le flash déporté implique le passage au mode manuel, aucun automatisme de mesure n'étant transmis au flash. Ca
prend plus de temps au début, mais une fois les réglages fait, vous n'aurez plus à y toucher.

Sur l'appareil :
→ sensibilité : le plus bas possible, en général 100 iso. Vous aurez peut être à l'augmenter, afin de réduire les
temps de recharge du flash ou d'économiser les piles.
→vitesse : variable, suivant que vous incluez de la lumière ambiante ou non. La plupart du temps la lumière
ambiante a peu d'influence, aussi vous réglerez votre vitesse au plus proche de la vitesse de synchronisation, à savoir
entre 1/125ème et 1/250ème de seconde (en fonction de votre appareil).
→ ouverture : C'est LE paramètre important dans la photo au flash. L'éclair ne durant qu'une fraction de
seconde, ce n'est pas le temps de pose qui défini la quantité de lumière entrante, mais bien le diaphragme. Vous
choisirez sa valeur en fonction de l'effet recherché

retenez cette règle : la vitesse contrôle la lumière ambiante, l'ouverture contrôle la puissance du flash.

En pratique : mesurer la lumière


Sur le flash :
→ mode : sur les flashs de reportage, que vous pouvez fixer sur l'appareil, vous avez le choix entre le mode
automatique et le mode manuel. Nous n'utiliserons que le mode manuel.

→ puissance : la plupart du temps exprimé en fraction de la puissance maximale (1/1, 1/2, 1/4... ). Le choix
de cette puissance va dépendre de la quantité de lumière dont vous avez besoin. Gardez à l'esprit que plus la
puissance est élevée, plus le flash va mettre du temps pour être près de nouveau, et plus vous videz vite vos piles (si
c'est un flash de reportage).

Puisque votre appareil ne fera aucun choix, deux solutions sont possibles :

– mesurer la lumière avec une cellule à main (flashmètre) et reporter les chiffres donnés
(vitesse et ouverture) sur votre appareil.
– Estimer ces valeurs, prendre une photo d'essai, regarder l'écran arrière et
l'histogramme, modifier les réglages, prendre une photo d'essai, corriger encore...
jusqu'à obtenir l'exposition correcte.

Qualité de la lumière

lumière dure contre lumière douce.


Plus la source de lumière est petite, relativement au sujet, plus la lumière est dure.
La lumière dure provoque des ombres très noires, des transitions abruptes, des images en général très contrastées.

A l'inverse, plus la source de lumière est grande, relativement au sujet, et plus la lumière est douce.
Les ombres sont moins marquées, les transitions plus progressives.
Avec des flashs, nous aurons besoin de modificateurs pour agrandir la source de lumière. Ça peut être tout
simplement un mur ou un plafond, vers lequel le flash pointera. La lumière réfléchie éclairera le sujet.

Conclusion
Ces deux pages ne sont qu'un résumé très rapide de l'utilisation de flashs déportés. Pour en savoir plus, consultez le
pdf du photographe américain David HOBBY (traduit en français) : http://photos.chanzy.net/actu/wp-
content/uploads/strobist_l101_french.pdf

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