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PRIERE POUR UN JOUR DE JEUNE

Eternel, Souverain maître du monde, suprême dominateur des nations, Toi qui juge les injustices de
la terre, qui ne te craindrait, qui ne révérerait ton nom ? A Toi appartiennent l’empire, la force, la
majesté ; ta justice est comme de hautes montagnes et tu instruis les peuples par tes jugements. Dans
ce jour solennel de jeûne, d’humiliation, de prières, ton peuple, se pressant sur tes parvis, est venu
t’offrir des sacrifices de repentance, implorer ton infinie miséricorde, solliciter la continuation de tes
grâces et de ta puissante protection. Ce vœu, que tu fis autrefois en faveur d’Israël, est encore celui
de ta bonté envers nous. Oh, s’ils avaient toujours ce même cœur pour me craindre et pour garder
mes commandements, afin qu’ils fussent heureux eux et leurs enfants après eux ; accomplis toi-même,
grand Dieu, ce vœu de ton amour ; conserve à perpétuité ces dispositions de ton peuple, et incline
toujours son cœur vers Toi, afin qu’il observe tes lois et qu’il garde ton alliance.

Accomplis ce vœu, mon Père, sur ton serviteur qui vient encore s’humilier, se prosterner aux pieds de
ton trône et répandre son cœur en ta présence. Quand je réfléchis, Seigneur sur les jeûnes que j’ai
célébrés sans fruit, sur tant de projets de conversion inutilement formés ; sur des promesses si souvent
renouvelées et autant de fois violées, je déplore, ô mon Dieu, mes infidélités et mon inconstance ;
d’autant plus coupable que tu as usé d’un long support à mon égard, que tu m’as environné
d’instructions et de grâces, que tu m’as distingué par tes gratuités ; et voilà, cette solennité m’a
retrouvé tel que j’étais la précédente ; je n’ai point purifié mon cœur, lavé mes mains dans l’innocence,
amendé mes vices ; les mêmes penchants dominent encore dans mon âme, et je suis retombé dans
les mêmes péchés. Indocile aux exhortations qui m’ont été adressées, j’ai méprisé l’instruction,
insensible à la voix de tes bienfaits, ils ont été pour moi des moyens de satisfaire mes passions et de
pécher contre Toi ; et quand, pour me corriger, tu m’as châtié en père, je me suis raidi contre le
châtiment.

O Dieu, je suis devant Toi, avec mes péchés, j’ai honte et je suis confus ; je n’oserais lever les yeux vers
Toi, si je n’étais rassuré par le souvenir de tes miséricordes. Je sais que tu ne veux point la mort du
pécheur, mais sa conversion et sa vie ; accepte, ô mon Dieu, le sacrifice de mon cœur froissé et brisé
; écoute en ma faveur la voix du sang de ton divin Fils, mon Sauveur, et sa puissante intercession ; aie
pitié de moi selon tes grandes compassions et détourne tes regards de dessus mes péchés.
J’ai fait le compte de mes voies, je voudrais rebrousser chemin vers tes témoignages ; mais ô mon
Dieu, j’ai trop sujet de me défier de moi-même, je ne peux rien sans ton secours, ne m’abandonne pas
à ma faiblesse. Eternel, montre-moi ta voie, guide mes pas et fais-moi parvenir au droit sentier d’une
vie pure et innocente, qui me conduise à cette vie éternelle et bienheureuse que ton Fils a acquise à
tous ceux qui croient en lui et qui lui obéissent. Grand Dieu, écoute ma supplication, réponds à mon
âme qui te cherche avec ardeur, fais que j’éprouve le doux sentiment de ta faveur, rends-moi la joie
de ton salut. Je marcherai dans l’intégrité de mon cœur au milieu de ma maison et je célébrerai tes
grandes miséricordes, quand tu m’auras ainsi racheté. Exauce-moi pour l’amour de Jésus-Christ, mon
Sauveur. Aide-moi à rechercher mes voies, à réparer mes torts. O Dieu de mon salut, fais- moi sentir
ta présence, mon âme a soif de Toi, parle de paix à mon âme ; que cette paix que Jésus a laissée à ses
disciples demeure avec moi ; qu’elle couronne toutes tes générosités, qu’elle soit ma consolation dans
les épreuves, qu’elle aplanisse pour moi les sentiers de la vie et qu’elle soit l’avant-goût de cette paix
éternelle, de ces délices ineffables dont jouissent auprès de Toi tes saints et tes élus dans les demeures
célestes. Tu m’appelles à la table sacrée pour faire passer devant moi toutes tes compassions. Ne
permets pas que j’y porte un cœur froid et indifférent. Qu’en bénissant, avec tous tes fidèles, ta
clémence et ta miséricorde, mon âme soit embrasée d’un feu céleste, du feu de ton amour qui l’éclaire
et qui la purifie. Que la charité de mon divin Sauveur me presse et me possède ; qu’une foi vive, en
me peignant tout ce qu’il a souffert pour nous, me pénètre de reconnaissance et me dévoue
entièrement à lui. Entends mes vœux, exauce-moi mon Dieu et mon Roi, au nom de Jésus-Christ ton
Fils, mon Sauveur. Ainsi soit-il.

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