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Congo-Brazzaville 

: quelle orientation scientifique et économique pour un Congo que


nous voulons ?

Constats – diagnostics – perspectives.

Ecrit par BOUTA NZOBADILA Chrys Dieu-Veille

Enseignant d’Histoire – Géographie (Spécialité Société et Civilisations africaines)

Chercheur sur les Humanités classiques Africaines

Fondateur de African Kimûuntu

chrysoboutanzob@gmail.com

Contexte socio-politique et ambiguïté des politiques de développement

Depuis les pères de l’indépendance, au Congo-Brazzaville, on fait toujours mention de sa


construction en voulant faire de lui « une petite suisse », un pays développé via la science et la
technologie. Malgré les orientations dans lesquelles plusieurs dirigeants nous conduisent, il
arrive souvent une période de gouffre où tout ce qui semble être construit subit une fatalité
avec des putsch, des guerres dits civiles, des conflits armées sans vainqueur ni vaincu sinon
qui finissent par des négociations après que le peuple ait subit le lourd fardeau et que les
politiciens se soient partagés les postes au nom de soulager les souffrances du peuple qui
attend toujours sa part qui ne vient toujours pas comme un bon chrétien attendant la venue du
messie.

Ces conflits armés chroniques sabotent tout le dispositif déjà conçu et mis en place pour un
Congo meilleur. Ainsi parle-t-on de la reconstruction qui est toujours placé dans le sillage du
développement. Concept qui pour les Etats africains notamment le Congo est un point
d’achèvement indispensable dont on ne sait toujours pas à quel moment sommes-nous au
seuil, quels en sont les minimums ou les maximums pour l’atteindre réellement. En effet, le
concept développement n’a aucune définition, ni explication claire ou concrète. Il est flou,
ambigu et cacophonique dans son ensemble. Concept sur lequel on se questionne si elle ne
serait pas relative au point où les pays dits développés et pris pour modèle à rattraper
changent de temps à autres des critères par rapport au changement de leur environnement et à
l’adaptation à ce changement pour leur survie. Car faire le contraire entrainera
indispensablement leur stagnation puis disparition sachant consciemment que le changement
est une loi immuable dans la vie et dans la nature. En conséquence les pays qui s’assignent
l’objectif d’atteindre la qualité de vie de ces pays dits développés, par rapport à leur
changement rapide, n’arrivent peut-être pas à finir cette course de fond dont ils ignorent
véritablement la ligne d’arrivée. Pour eux, l’indice de la ligne d’arrivée est ce qu’il voit chez
ceux qu’ils veulent rattraper. Le Congo-Brazzaville en est un des cas patent.

Emergence en rime avec la diversification de l’économie

Le Congo-Brazzaville poursuit jusqu’aujourd’hui son projet d’atteinte du développement


dont on se questionne s’il a été au centre de la conception et de la réalisation dudit projet. Il
s’est fixé un gouffre objectif général pour le réaliser c’est-à-dire « l’Emergence d’ici 2025 ».
Un objectif dont pense les autorités, scientifiques, intellectuels, experts nationaux et
internationaux qu’il faut pour l’atteindre passer par des objectifs spécifiques telle la
diversification de l’économie congolaise.

La diversification de l’économie n’est pas un mal en soi et c’est une très bonne initiative
quand elle est bien réfléchie. Cependant le véritable écueil est de saisir comment comprend –
t-on cette diversification ? Comment le justifie –t-on ? De quelle manière voulons-nous le
faire ? Avec quoi et qui allons-nous le réaliser ? Cette diversification, les mécanismes et les
politiques de son exécution seront-ils bénéfiques pour le Congo et les Congolais d’abord ou à
une classe, clan, groupe spécifique ? Nous estimons et pensons probablement que ces
questions ont réellement été répondues par ceux qui ont conçu cette diversification
économique.

La diversification de l’économie est justifiée par le fait que malgré la diversité des matières
premières stratégiques, la richesse potentielle du sol et après les deux ou trois premiers
présidents depuis l’indépendance, le pays ne vit que des recettes de la rente pétrolière dont sur
les 100 % des recettes des exportations juste 20 % servent pour l’importation des denrées
alimentaires, des automobiles et des appareils électroménagers. Le reste fait à 80 % le budget
du pays. Lorsque la crise survient au niveau de ce secteur, cela impacte les budgets, finances
de l’Etat et ont souvent des conséquences drastiques sur la vie des populations qui attendent
toujours leur part de bonheur mais qui pataugent depuis longtemps dans l’agonie et le vécue
quotidien de la pauvreté. D’où faut-il diversifier l’économie congolaise afin que d’autres
secteurs longtemps négligés puissent produire les dividendes et donner de l’emploi aux jeunes
réduits à un chômage chronique séculaire. Ces jeunes souvent formés pour être l’auxiliaire de
l’Etat posent un véritable problème. L’Etat avec l’unique fonction publique ne peut tous les
intégrer comme fonctionnaires malgré qu’il les ait formés et fait appel pour en faire une élite
sorti des écoles, instituts avec promesse d’emploi dès la fin de leurs formations. L’Etat n’a
non plus d’autres palliatifs afin de les orienter dans autres choses. Il ne les fait que les berner.
C’est ici le blocage et la désorientation de cette jeunesse qui, lentement et surement,
développe des comportements déviant car oisif et à longueur de journée devant la Champions
League, les jeux d’argents, des pari, dans les boites de nuit, bars et la pratique du vol, du
banditisme, du sinisme,…

L’Etat accentue ladite diversification de l’économie à travers les plans nationaux de


développement (PND) en s’appuyant et en mettant l’accent sur le secteur privé et l’éducation.
Développer le secteur privé et reformer l’éducation sont les maîtres mots de la diversification
économique. Objectifs à tort ou à raison ?

Dans le sillage politique, vu le tâtonnement aux niveaux des autorités, les gouvernants, pro-
gouvernementaux et les pro-opposants ou les opposants s’accusent mutuellement. Certains
opposants ont même été aux affaires dudit Etat et régimes politiques. Ont-ils faits des
propositions de changement ? N’ont-ils pas été écoutés dans l’exercice de leurs fonctions ?
Ont-ils échoué ?

Si du côté du régime et des gouvernants, les ambitions politico-économico-sociales sont


pour le bien-être de tous les congolais quelle qu’ils soient. Pourquoi de tels revirements vers
l’opposition, la perte des cadres, intellectuels qui longtemps travaillaient tant soi peu avec
eux ? Quelles sont les raisons qui ont fait qu’il y ait une sourde oreille aigue aux changements
et propositions voulus par leurs compagnons d’avant aujourd’hui opposants ? Dans tout ceci,
la majorité de la population congolaise notamment la jeunesse dit ouvertement ‘’y en a
marre’’, ‘’Ras le bol’’, Congo ‘’Brazza, j’y crois’’ et ‘’ça suffit’’.

L’Etat et les opposants oublient souvent d’avouer que l’atteinte du développement voulu par
la population n’est pas un concept dont les modalités d’atteinte aient été conçues par les
experts ou intellectuels congolais. Mais c’est un concept inventé, mis en place par les
Nations-Unies dirigées par les puissances occidentales dont plupart sont des ex-colonisateurs,
impérialistes et pratiquent une prédation économique sans précédent. Ces derniers l’ont
imposé à d’autres pays via les Nations-Unies. Ces intellectuels et hauts fonctionnaires
congolais ont été éduqués dans les capitales occidentales, par un système éducatif congolais
calqué sur les connaissances, modèles occidentaux. Ils ont subi des formations selon les
parcours, cycles, options pour défendre ou prouver la véracité de ses politiques et stratégies de
développement qui ne font qu’échouer en Afrique notamment au Congo. C’est ce qui, il faut
le dire sans honte, qui pousse des voix à s’élever contre nos intellectuels pour les qualifier
d’aliénés ayant en possession des certifications d’aliénations qu’ils brandissent comme
diplômes (Licence, Maîtrise, CAPES, CAPEPS, Master, DEA,DESS, Doctorat) obtenus dans
des prestigieuses universités, écoles ou instituts bien annotés en occident et à travers le
monde. On oubli de faire savoir que les Etats africains sont des petits avec un espoir déçu à
l’ONU. Ils n’ont pas de voix malgré leurs pléthores. Ils se définissent non pas selon l’unité
culturelle d’être africain, nègre, kemit. Mais ils s’identifient à partir de leurs langues dites
officielles héritées par le biais de la colonisation. Certains pays se disent anglophones,
lusophones et d’autres francophones notamment le Congo.

La place de l’Afrique particulièrement du Congo au niveau internationale

Le Congo comme d’autres Etats africains dits francophones n’est que une des voix qui
appui son ex-colonisateur dans de nombreuses décisions à l’ONU. En retour quand certains
gouvernements commettent des bavures, crimes contre l’humanité et que des plaintes sont
déposés contre eux à Genève, à la CPI, aux Nations-Unies. La France étouffe parfois ces
dossiers ou leurs processus d’aboutissements en jouant au sapeur-pompier. Voilà l’image de
l’ONU. L’Afrique ne compte presque pas à cause de non possession du droit de véto et de
prise ou d’application des décisions. Les Etats africains votent des décisions qui sont contre
leurs propres intérêts. Pourtant ceux-ci peuvent bel et bien changer cette situation. Ils doivent
chercher non pas la domination mais plutôt l’équilibre de force à l’ONU. Ils leur faut une
arme de dissuasion politique et décisionnelle.

Aujourd’hui l’ONU ne parle plus vraiment de l’atteinte du développement des pays des
Tiers-monde, sous-développés ou en voie de développement comme le Congo-Brazzaville.
Mais elle parle pour ses pays des politiques lutte contre la pauvreté. Or la pauvreté est la
conséquence d’un vol. Derrière toutes formes de pauvretés mêmes modernes, il y a l’usage de
la force. Dans ces politiques de développement ou de luttes contre la pauvreté, elle propose
deux schémas directeurs : Développement par industrialisation et le développement par le
tourisme. Les Seychelles a par exemple emprunté le second schéma. Mais le Congo a opté
pour le premier comme modèle de rattrapage des grandes puissances. Cependant ce que la
plupart des intellectuels, hauts fonctionnaires congolais ignorent et qui ne leur a pas été
enseigné c’est que l’occident a fait le développement par industrialisation dans un processus
d’accumulation du capital. Ce dernier n’est pas dû au surplus dégagé par la révolution
agricole qui aurait financé l’industrialisation selon les fameux cours de l’économie dans les
facultés et instituts de sciences économiques ou de droit. Mais cette accumulation s’est plutôt
faite par la conquête des Amériques (Tarana pour les autochtones), du vol de son or,
l’esclavage (main d’œuvre africaine non rémunérée générant des bénéfices) et la colonisation.
L’économiste Adam Smith le signifie bien en montrant que le concept de développement est
le discours par lequel l’occident se déculpabilise de son passé en occultant les rapports de
forces externes qui lui ont permis l’accumulation primitive du capital qui ont déclenché
l’industrialisation. D’emblée les politiques du développement sont conçues comme des
politiques industrielles de rattrapage historique en plaçant l’industrie comme secteur où se
produit plus d’innovations technologiques avec des gains de productions plus élevés, un
secteur plus apte à entrainer un effet d’entrainement (rattrapage pour le tiers-monde), de
diffusion de progrès dans un tissu social par ruissellement. Mais la première stratégie
d’industrialisation proposée par les Etats-Unis est l’industrialisation par la promotion des
exportations primaires c’est-à-dire les cultures d’exportations et activités d’extractions
minières dans le cadre d’une économie ouverte aux capitaux extérieurs et la coopération
scientifique et stratégiques. Cette stratégie est une arnaque car on ne peut s’industrialiser en
exportant les matières premières qui permettent l’industrialisation. Si on fait ainsi, avec quoi
allons-nous nous industrialiser ? Même les stratégies en réaction contre celle des Etats-Unis
telle la substitution des importations n’ont pas pu marcher à cause du coût élevé de
l’importation des technologies qui fait que les produits manufacturés localement fabriqués ne
sont pas compétitifs par rapport à ceux de l’étranger. La stratégie de l’industrie industrialisant
en Algérie a également échoué à cause de la dépendance de la technologie occidentale1.

En analysant les contours et fond de ce schéma sur des réponses des Nations-Unies dans la
lutte contre la pauvreté, le constat est amère pour les africains. Les politiques de
développement proposées sont de véritables arnaques pour le Congo-Brazzaville qui lui fait
tourner en rond. On ne va jamais se développer dans ce schéma. Le manteau de la
mondialisation en cache plein des choses. Les règles sont édictées par les pays riches pour les
riches. Le capital, dans son essentiel venant de l’Afrique, peut circuler partout en occident
mais pas la main d’œuvre. Car les occidentaux ferment les portes contre l’immigration. Alors

1
José Do Nacimento, documentaire sur la pauvreté
que les flux des capitaux qui quittent ces pays pauvres sont estimables à plus de 1000
milliards de dollars américain soit 8 à 10 fois plus les montants de l’aide internationale
injectée dans ces pays. Alors on évoque la croissance économique qui seul suffit pour enrichir
tout le monde. Mais cela est très faux et n’est autre que du mensonge à l’état pur. Puisque la
croissance économique européenne ou occidentale ne se gagne qu’en pillant les autres. La
question n’est pas la pauvreté mais plutôt la paupérisation. Les modalités de mise en œuvre de
ses richesses font de telles sortes que le Congo dépende des capitaux et de la technologie. La
dépendance financière, technologique ne permet pas au Congo de mettre en valeur ses
richesses. Alors quelle orientation scientifique et technologique pour le Congo que nous
voulons ? Faut-il aussi balayer le stéréotype psychologique du sous-développé.

Les occidentaux en matière d’invention en sciences et techniques n’ont presque rien fait.
Aujourd’hui il est incontestable que ce sont des africains, des descendants des africains
partout le monde qui ont généralement tout inventé en science, technique et en technologie
dans notre ère. De la batteuse moissonneuse (XIXe siècle) en passant par la fabrication, la
mise en place de la bombe atomique qui consistait à transformer l’Uranium sous forme 238
en Uranium 235 en l’armant dans les missiles en 1945 exécuté par les afro-descendants tels
Moddie Taylor (1912-1976), Robert Omohundro (1921-2000), George Reed (1920-2015),
Samuel Massie (1919-2005), Caroly B. Parker (1917-1966), Lloyd Quarterman (1918-1982),
Edwin R. Russel (1913-1996), Jesse Ernest Wilkins (1923-2011), Ralph Gardner Chavis
(1922-2018), Lawrence Knox, William Knox (1904-1995), Blanche Lawrence, George
sherman Carter (1911-1998), Harold Evans (1907-1995), Jasper Jeffries (1912-1994), Harold
Delaney (1919-1994) et Benjamin Franklin Scott. Le calcul des trajectoires du programme
Mercury, de la mission Apollo 11 et la contribution aux programmes aéronautiques et
spatiaux de la NASA en 1969 (Katherine Johnson, Dorothy Vaughan et Mary Jackson),
l’invention des sondes pour explorer d’autres planètes (Cheick Modibo Diarra) et enfin la
mise en place des mécanismes d’appel audio et vidéo dans les applications mobiles via
l’internet au XXIe siècle (Dr Mariam Croak). Comme c’est une histoire qui peut libérer les
africains, les systèmes éducatifs prônés comme meilleurs n’enseignent pas ces choses. Sans
conscience, il n’y aura pas d’estime de soi. Sans estime de soi, aucune confiance de soi. Sans
confiance de soi, pas de réveil du génie scientifique mitochondriale qui dort dans chaque
congolais notamment les jeunes. Sans réveil du génie scientifique, pas d’invention, de
créativité pour résoudre les problèmes congolais et le plus tôt possible ceux des africains.
Au Congo, nous avons constaté qu’une grande partie de la génération des décennies 1960, la
majorité de celle de 1970 ont été délaissées. Celles de 1980 et 1990 sacrifiées et celle de 2000
presque gaspillée. Les discours nous ont éreintés, les insultes des uns dans les réseaux
sociaux nous indignent, le messianisme dans le département du Pool rend obscure et les
parlements debouts ne nous rendent pas service. Il a été écrit récemment un ouvrage par un
parlementaire de ce pays intitulé ‘’ Le Congo que nous voulons’’. Dernière phrase du titre de
ce texte n’est non pas un plagiat ou une défense des idées de l’auteur de l’ouvrage cité. Mais il
s’agit ici de notre part des propositions en faisant des constats, un diagnostic et en élaborant
des solutions destinées à résoudre nos problèmes structurels. Que cet article ne soit pas lu
avec émotion ni fanatisme, mais avec objectivité. Comme le disait l’écrivain philosophe et
Docteur Roland Elvy MABELE lors d’une émission ‘’télé soir’’ à DRTV  qu’il n’a pas un
autre pays que le Congo. Il n’y a pas un autre où nous pourrons aller vivre si celui-ci est
détruit. Personnellement, nous sommes de cette logique. Sauvons le Congo. Personne d’autre
ne viendra sauver le Congo-Brazzaville ou l’Afrique si ce n’est nous-mêmes les congolais ou
les africains.

Alternative éducative, scientifique pour un meilleur Congo

Aujourd’hui, on veut se développer et atteindre l’émergence d’ici 2025. Ainsi les maîtres
mots contenus dans les PND sont le développement du secteur privé et la réforme de
l’Education. Ainsi qu’en est-il du premier secteur et de la réforme dans le second ?

Le Congo est un pays des Baantu. Dans la civilisation baantu, l’éducation est le fait
d’amener l’apprenant à ressembler aux ancêtres c’est-à-dire le former dans le but de faire
comme eux ou réaliser des inventions en s’inspirant d’eux tout en tenant compte des avancés
qu’ils eurent déjà acquis. En réalité, les ancêtres des bantu ont bel et bien été les premiers à
poser les bases de cette éducation.

Les ancêtres, comme nous l’avions dit, éduquaient à partir des aïeuls. Ces derniers étaient
des grands sédentaires qui ont observé très longtemps la nature en saisissant qu’ils faisaient
partie de cette même nature. Cette dernière a des lois qu’ils ont saisies et compris qu’il faut
s’y adapter pour vivre et survivre. Car la nature a pour loi immuable le Changement.

L’adaptation aux changements de la nature a généré chez nos ancêtres des habitudes qui
sont devenues une culture qui les a toujours identifiés. C’est à partir de la culture qu’ils ont
établi des traditions puis la civilisation. Ils ont conclu qu’il faut vivre en harmonie avec la
nature, chercher son équilibre. Ceci a permis la mise en place des maximes qui sont en réalité
des véritables traités scientifiques. Ainsi connaissaient-ils les raisons de tels ou tels autres
phénomènes, ses causes, son évolution,… les réponses d’explications qu’ils donnaient ne
seront que le fruit de la théorisation des phénomènes naturels après leur fines observation et
réflexions. Les ancêtres comprenaient déjà la nature. Ce qui est l’objet fondamental de la
science.

Les anciens qui ont succédé aux ancêtres, élevaient (élévation) les enfants à partir du
référentiel qui n’est autres que leurs ancêtres ou à des enseignements de ceux-ci. Voilà la
raison, lors de la transmission de l’éducation, des expressions telles que : ‘’Ba Mbuta ba
ta…’’, ‘’Ba koko ba loba…’’, ‘’Ba nkanka zonza ka…’’ (les ancêtres avaient dit ou
disaient…). Donc l’éducation de l’enfant chez les congolais anciens était de l’élever pour
ressembler , faire comme et plus que les ancêtres. C’était aussi une mise en garde au
changement où il fallait maîtriser au préalable les connaissances millénaires construites par
les ancêtres. Ces derniers par exemple croyaient que dans chaque être vivant se trouve le
divin. Il ne peut emprisonner un homme car il emprisonnerait Dieu. Nzambi est et vit en
totalité dans sa nature. Cependant, il faut préserver la nature et ne tirer que ce qu’il faut pour
vivre ou consommer.

Durant l’ère coloniale plus précisément en 1850 après la conférence de Berlin (1884-1885)
tout chamboulent. Les occidentaux ou européens vont conquérir l’Afrique, le Congo devient
le Congo Français et plus tard le Moyen-Congo en 1912. De cette période, la France est au
Congo pour exploiter sa colonie en matière première et capital humain. Ainsi introduit-elle
l’école et considère le système éducatif trouvé sur place de traditionnel

ou de primitif. Le système scientifiquo-spirito-culturel sera qualifié à tort de l’animisme. Ceci


prouve qu’ils n’ont pas jusqu’aujourd’hui compris Sigmund Freud à propos de Totems et
Tabou et ce dont il avance à propos de la scientificité de l’animisme.

La France a également introduit des auteurs africanistes, sociologues, qui méprisent


l’Afrique, les africains dans l’enseignement. L’éducation prend désormais une tangente
contradictoire. Au lieu qu’elle élève l’écolier congolais, elle abaisse, abêtisse ce dernier. Elle
lui apprend le mépris de sa peau, de ces ancêtres et leurs réalisations ; elle lui fait savoir qu’il
n’a rien inventé, crée sinon subir, profiter et s’adapter au génie créateur et inventions des
autres. L’écolier finit le cycle primaire, secondaire en ayant dans son bagage intellectuel que
la vérité sonne blanche précisément française. D’où il faudrait vivre selon la France ou
comme un Français. Après sa formation, il lui est attribué un statut plus envieux par les autres
nègres c’est-à-dire évolué, assimilé. Tous veulent ainsi s’orienter vers l’unique statut pour ne
pas périr dans la misère et espérer un bon traitement.

Ces assimilés, évolués, formés plus tard dans les écoles, universités occidentales seront des
auxiliaires de la colonisation.

En 1960, ils occuperont les hautes fonctions de l’Etat et ne changeront pas grand-chose
jusqu’aujourd’hui dans le système éducatif. De la formation à l’école coloniale pour devenir
auxiliaire de la colonisation, on passe à la formation de l’école post ou néocoloniale pour
devenir auxiliaire de l’Etat. L’enseignement général littéraire est plus suivi, plus développé
que l’enseignement technique et scientifique. Ainsi le Congo est mal parti.

En 1963, certains anciens sorti des écoles, instituts, universités, et établissements militaires
occidentaux et dont nombreux n’ont pas terminé leurs cursus vont vouloir en découdre avec le
régime en place. Ces derniers ont pour idée centrale le changement d’orientation politique.
Ainsi vient l’ère de l’orientation vers le socialisme. Ces derniers vont diaboliser les anciens du
régime précédent, leur système et exhiberont devant les congolais que le meilleur système
adapté pour le Congo en étant loin de la métropole est le socialisme. Ce dernier va évoluer
pour entrer de plein pied dans le communautarisme ou le communisme. Cependant les
nouveaux arrivés au pouvoir vont de plus en plus enfoncer le clou de l’aliénation dans le
système éducatif. En premier lieu, ils vont bouleverser le tissu familial et social ancestral.
Dans la nouvelle orientation nous devenons tous des camarades du grand père jusqu’au petit-
fils. N’est-ce pas une cacophonie ?

En 1968, d’autres anciens en tenue militaire arrivent au pouvoir. Ici c’est une orientation
vers le socialisme scientifique ou réel.

En philosophie, on enseigne et soutient des auteurs qui méprisent l’Afrique, les africains tels
Hegel, Kant,… En littérature, on évoque les siècles des lumières avec des philosophes
négrophobes tels que Rousseau, Diderot et Montesquieu. Ces derniers avancent des théories
telles l’empire du climat, l’imperfectibilité des nègres et la débilité des nègres.

A l’université, on forme des spécialistes des auteurs cités ci-dessus. En droit, on enseigne le
droit français tel l’OCAM (aujourd’hui HOADA) au lieu du droit congolais, on forme des
constitutionnalistes spécialisés en droit français, on use des codes français,… En science
économique, on enseigne que la théorie de l’économie et des cas pratiques sur des entreprises
européennes ou firmes qui ne se trouvent pas au Congo-Brazzaville. Des firmes qui n’existent
plus depuis fort longtemps. Certaines délocalisées en Asie et d’autres fermées ou diluées dans
les nouvelles firmes. L’économiste congolais sortant de l’université n’a qu’une vision
généralisée de l’économie. Il lui manque la spécificité. Il est peu utile pour son pays. L’élève,
l’étudiant congolais est dans un quotidien, une formation intellectuelle où il est un véritable
expert de l’histoire, de la géographie, du droit, de l’économie, de la philosophie,… des autres.
En ce qui concerne sa propre patrie, il est table rase.

Voilà spécifiquement l’image d’un intellectuel ou cadre congolais qui forme d’autres
congolais et prône aujourd’hui atteindre l’émergence du pays. Lui-même possédant des
connaissances qui n’ont rien avoir avec lui et son pays.

Le système éducatif congolais depuis 1960 jusqu’en 2019 n’a dans le fond, objectifs, buts
presque pas changé. Il nous semble un véritable cafouillage au niveau des politiques que l’on
pense mener afin de réaliser la diversification de l’économie. Parmi ces politiques figurent :
l’Entreprenariat. Ainsi parle –t-on de Start-up, closter,… Tout ceci n’est pas mauvais en soi.
Mais la manière de les présenter à la jeunesse par ces anciens semble être un blâme,
remontrance de ce que les jeunes d’autres sont loin dans ses domaines. Et que les jeunes
congolais n’y ont pas pensé attendant toujours que la fonction publique les intègres.

Soyons sérieux, les jeunes à qui l’on demande d’être entrepreneur, investisseur sortent de
quelle culture et système éducatif ? Ceux qui ne les ont en aucun cas initiés à la création
d’entreprise ou la conception et mécanismes de financements des projets. Ils ont juste appris à
gérer une structure déjà mis en place et à la faire vivre même dans les conditions précaires de
travail. D’où la prolifération des salariés vendant leurs efforts intellectuels contre un revenu
qui ne peut combler leurs besoins durant un mois.

L’initiative de l’entreprenariat n’est pas mauvaise en soi, mais il faut prendre le taureau par
les cornes. Réformer le système éducatif congolais c’est mettre l’accent sur l’éducation des
congolais, par les congolais, pour les congolais et le Congo.

Notre pays est dans un environnement avec des problèmes particuliers. Ces derniers ne
pourront être résolus que par les congolais que nous sommes. C’est dans ce cadre qu’il est
judicieux que les cycles primaire et secondaire premier degré soit les lieux de fixation, de
prise de conscience, du dénichement dudit problèmes à impérativement résoudre au Congo-
Brazzaville et l’enseignement à l’université permettra à des dégager des solutions précises à
ses problèmes.

L’élève ou l’étudiant doit comprendre que nous vivons dans un environnement qui change.
Pour survivre, il faut que nous nous adaptions à cet environnement tout en vivant en harmonie
avec elle. Nous ne devons jamais l’agresser sinon nous nous auto-agressons. Dès le cycle
primaire, secondaire, les programmes scolaires quel que soit les disciplines jusqu’au collège
doivent mettre l’accent sur le fait de maîtriser notre environnement social, politique,
économique, naturel, culturel et ses caprices. L’élève des cycles précités doit parfaitement
avoir la connaissance des lois de son environnement.

L’environnement, les lois de l’environnement compris ayant été comprises. Au secondaire


deuxième degré ou lycée, on doit maintenant au niveau de la première et deuxième année
dégager les problèmes à résoudre dans l’environnement du Congo. Former les élèves sur
comment résoudre les problèmes tout en dégageant des éventualités, des prévisions
d’adaptation sûrs en cas de changement. Vu la maîtrise des problèmes à résoudre et des outils
permettant leurs résolutions, l’élève étant conscient qu’il n’a que un pays qui est le Congo, il
aura déjà un projet pour résoudre un des problèmes spécifiques de son environnement. Ainsi,
lui apprendra-t-on des mécanismes de la conception sous forme de projet du problème qu’il
aura à résoudre, de la gestion de son projet et comment faire pour qu’il soit financé. D’où
l’élève sort du lycée, écoles supérieures ou instituts avec un ou des projets qui détermineront
la filière à choisir pour les études supérieures. Donc l’élève futur étudiant se sent utile pour
réaliser un projet et est déterminé à le faire. Ce qui permettra dans sa filière s’ils sont un grand
nombre, le projet des uns peuvent être en corrélation avec ceux des autres. A partir de là, ils
ont déjà une entreprise. Comme ils maitrisent les mécanismes de financement de ces projets,
eux-mêmes chercheront les financements que l’Etat doit favoriser, facilité pour l’exécution de
leur projet. C’est à partir de là, on pourra parler de l’Entreprenariat. C’est l’unique manière de
booster le génie scientifique qui dort dans les jeunes congolais.

Ce système dont nous proposons est possible dans tous les domaines, dans l’enseignement
général (option littéraire et scientifique) et dans l’enseignement technique (commercial et
industriel). On doit construire encore des écoles, instituts et universités techniques tout en
enseignant la conception au collège et la gestion, financement des projets dès le lycée.

L’élève, en sortant du lycée, connait, comprend bien sa société et les problèmes à résoudre.
Il est en effet informé, conscient, en possession des mécanismes de solutions et est capable de
concevoir la solution des problèmes en véritable projet à réaliser. Ainsi s’il fait économie,
droit, science de l’éducation, médecine, littérature, philosophie, sport, il ne sera pas dans la
divagation intellectuelle car il sait ce dont il poursuit, accomplit ou fait pour que le problème à
résoudre disparaisse et soit définitivement résolu.

Durant son cursus universitaire, l’étudiant congolais découvrira que dans sa filière d’autres
collègues possèdent des projets qui, en réalité, avec le sien sont des micro-projets en les
mettant ensemble deviendront un projet départemental ou national. Ainsi faudrait-il s’associer
pour réaliser le projet. Les congolais vont concrétiser réellement la devise du Congo. On
assistera à un véritable changement de mentalités chez tous les congolais en privilégiant
l’Union pour résoudre un problème tout en supprimant l’égo.

Toutes les disciplines du système éducatif doit viser l’unité nationale. Ainsi des projets
nationaux, nous irons vers les projets interrégionaux et du coup à toute l’Afrique. Le but
ultime étant l’Etat fédéral d’Afrique ou les Etats-Unis d’Afrique. Nous concrétiserons ce
gigantesque projet et personne quelle qu’elle n’entravera cela. Car elle sera bientôt mise en
place. Puisque les fondements ont été placés depuis Garvey, Antonin Firmin et le plus grand
des savants du XXème siècle Cheick Anta Diop.

Alternative économique pour une meilleure croissance

Depuis des lustres, on parle de développement en Afrique notamment au Congo. Des


économistes stipulent que comme les pays africains sont sous-développés, en voie de
développement, il faut des politiques d’accompagnement pour qu’ils atteignent le
développement.

Les termes tels ‘’sous-développé ou en voie de développement’ ’posent un véritable


problème. En effet, le feu Maréchal Mobutu Seseko, lors de son discours à l’ONU en 1974,
refusa d’admettre ces termes pour les pays africains. Il préféra en proposer lui-même celui des
pays techniquement moins équipés.

En réalité, un pays sous-développé ou en voie de développement n’est en aucun cas


définissable car personne ne sait ce qu’est réellement le développement.
A en croire les experts internationaux ou des Nations Unies et des critères qu’ils ont établis,
les pays sous-développés sont des pays pauvres. Or ces derniers sont désignés ainsi alors
qu’ils sont les plus riches de la terre en matière premières stratégiques de n’importe quel
ordre. Ils le sont aussi démographiquement possédant une population active jamais égalée.
Cependant les pays désignés riches sont ceux, en réalité, qui sont plus pauvres et très endettés
malgré leurs banditismes de ne pas payer la dette. Ces pays pauvres officiellement désignés
riches n’ont ni de matières premières stratégiques ni des ressources minières. Le paradoxe est
que ceux qui possèdent ces richesses vivent indispensablement sous la dépendance
économique. Le Congo-Brazzaville fait partie prenante de la catégorie dudit pays accablés par
la dépendance économique. Cette dernière est un piège et est relié au poids de la dette.

A ce sujet, c’est le Club de Paris qui s’occupe de la dette du Congo-Brazzaville et celles


d’autres pays africains. La dette n’est autre que des liquidités qui résultent du racket de la
France dans notre pays. La réussite du maintien dans cette dépendance est due aux faits qu’il
se met au service de l’Etat et du système des économistes ordinaires. Ces derniers sont des
fonctionnaires imposés par l’ordre impérialiste via les services occidentales. Ces
fonctionnaires y sont pour maintenir le statu quo du Congo qui entraine un rouleau
compresseur d’obstacles à la souveraineté économique du pays. Les acteurs de ces obstacles
sont les hauts fonctionnaires, fonctionnaires que la France a placés comme auxiliaires. Ces
derniers sont surtout natifs du pays qu’ils bloquent dans la dépendance. La plupart sont des
comptables, des diplômés en droit qui gèrent les banques telle la banque centrale qui contrôle
la monnaie. Des changements décisifs se déroulent dans cette institution en associant les
évènements monétaires (évaluation, dévaluation et réévaluation de la monnaie).

La monnaie est la cristallisation de la valeur des biens. Elle est différente des devises telles
le dollar, l’Euro, le Yen, le Yuan, le FCFA,… Nonobstant, on peut posséder beaucoup de
devises sans pour autant avoir de l’Epargne. Même avoir de l’Epargne sans posséder
beaucoup de devises. En effet, l’épargne permet à un pays de voir venir des péripéties tant soit
peu du futur immédiat, d’être prospère même en période de crise.

Dans l’échiquier international, vu l’histoire et les évènements, il est fait un constat amère
sur fait que c’est l’occident qui est réputé dans la provocation des crises. Quand les sociétés
occidentales sont menacées de déstabilisation à cause du manque de paix sociale. Ils
exécutent des plans macabres consistant à faire la guerre dans les fronts extérieurs. Ceci leur
permet d’accumuler de la valeur pour pouvoir épargner longtemps. Toutes les crises
économiques sont des crises pour les systèmes capitalistes afin que les pays ayant ce système
épargnent. Malgré qu’ils provoquent des crises, ils font quand même des discours pour les
combattre. En effet s’il y a crise économique, cela conduit la récession. La récession fera que
le PIB ne soit pas assez correct. La conséquence majeure sera le fait qu’il n’y aura pas
d’investissement dans le social. C’est ce qui conduit les pays comme le Congo-Brazzaville à
s’appauvrir,…

Ainsi, la plus importante préoccupation du Congo-Brazzaville n’est ni cumuler la rente, ni


d’accumuler le capital. Mais de créer les travaux, investir dans l’immobilier et faire des
choses pour le plus grand nombre.

Le maître mot du PND devrait être de mener des politiques pour favoriser à ‘’épargner’’. Ce
dernier facilitera aux établissements bancaires de posséder, de l’utiliser à d’autres fins pour
l’intérêt des congolais. Ceci permettra par exemple aux banques agricoles d’octroyer des
crédits aux agriculteurs, fermiers comme l’a été le cas en France. Agir comme ceci permettra
une sécurité alimentaire.

Dans notre pays, il faut aussi penser aux politiques qui doivent favoriser le réinvestissement.
Quand il y a eu la deuxième guerre mondiale, les pays du bloc de l’Est ont été sinistrés. Les
Etats-Unis (E.-U.) eurent donné de l’argent pour la reconstruction avec le célèbre plan
Marshall pour les pays de l’Est. Mais le pays africains tels le Congo sont dévastés et empêché
d’épargner. C’est un mécanisme appelé ‘’double langage’’ de la communauté internationale.
Par exemple lorsque le Congo est dans le cas dévasté, les fonctionnaires, hauts fonctionnaires
imposés par la France usent de multiples mécanismes pour l’empêcher d’épargner :

 On empêche l’épargne individuel des familles ;


 On fait tout pour que les revenus ne cesse de baisser ;
 On empêche un fond d’investissement pour amener l’insolvabilité de l’Etat. Ce fond
existait au Congo selon les dire. La réalité montre qu’il est utopique. Le cas des fonds
des générations future n’est pas une mauvaise illustration ;
 On empêche l’émergence d’une colonne d’industriels congolais.

Il faudrait que l’opinion nationale sache que les PIB, PNB concocté, dans les bureaux des
institutions internationales sans un travail de terrain, ne sont que des statistiques artificielles.
Ils n’ont parfois rien avoir avec la réalité.
En observant les réalités évoquées, le Congo-Brazzaville est dit pays dit sous-développés, en
voie de développement parce qu’il subit des blocages structurels dans son processus
d’industrialisation.

Le sous-développement du Congo n’est pas le retard dans le rattrapage des pays de l’Europe
que l’on exhibe comme un modèle des continents sous-développés par des standards que s’ils
étaient appliqués ruineraient le pays à jamais. C’est cette théorie de rattrapage que renferme
en réalité le terme émergence inventé par un norvégien voulant que les pays africains arrivent
au même PIB que les européens.

Pour en saisir la portée, après les indépendances, les dirigeants des pays ont été conseillés à ne
pas retourner à leurs systèmes économiques précoloniaux qui, selon eux, ont été à l’origine du
non progrès économiques de leurs sociétés. Mais il a été proposé à ses dirigeants par des
économistes et fonctionnaires des stratégies nouvelles du développement des pays pauvres
pour une croissance économique. C’est le model du Juif-américain Rostov. Un modèle qui
lamentablement échoué en Ethiopie que le prix Nobel de l’économie Steeve Gleese a attaqué
en le qualifiant de ‘’ La grande désillusion’’. Ce model consiste en ce que le Congo soit un
bon élève du FMI, de la Banque Mondiale et du Système occidentale. Il consiste dans la ruine
des techniques traditionnelles de la paysannerie africaine c’est-à-dire qu’il ne faut pas que les
paysans congolais produisent pour consommer et ne consomment pour produire. Il ne faut
qu’ils produisent des cultures d’exportations telles le Cacao, le tabac, la canne à sucre…

Ce model consiste à la liquidation des systèmes économiques spontanées mis en place par les
congolais tel l’Informel. Liquider cette économie informelle en empêchant les hommes, les
femmes de vendre les tissus, autres articles au marché. Ceci se voit par l’actuelle loi de
finance 2019 instituant un régime fiscal de l’entreprenant en intégrant le secteur informel vers
le secteur formel et le fait des saisies des marchandises, de certains produits par les forces de
l’ordre envahissant les marchés en taxant à mort les vendeurs. Cependant, il ne faut pas
oublier que l’argent de l’économie informelle permet de substituer au manque d’épargne.
C’est grâce à cet argent que les vendeurs font des tontines et remplissent le panier de la
ménagère. La liquidation de l’informelle a pour signature de son acte de décès, dans notre
pays, la loi des finances 2019. Œuvre mis en exergue par l’expertise d’un ancien directeur
général et haut fonctionnaire du FMI. En outre le système Rostov prône la liquidation des
postes des fonctionnaires via le PAS, la liquidation totale du filet de protection.
Lorsque les politiques standardisées du système Rostov, rattrapage par la croissance
échouent. Les experts apportent l’idée de privatisation des entreprises et se disent surpris en
mettant au premier plan la corruption des dirigeants congolais, le poids des traditions dits
figées qu’il faudrait éradiquer. A ce que nous sachons, s’il y a des corrompus au Congo. C’est
qu’il y a des corrompus en Europe ou en Occident.

Le Congo-Brazzaville doit sortir des politiques économiques de Ricardo et Rostov mais


mettre en place le système économique solidaire et circulaire. Les bases de ce système
existent avec les papyrus des Egyptiens tels Maya et Naptaya.

Ce texte écrit dans un style simple, accessible à tous, est d’abord destiné aux décideurs de
tous niveaux au Congo-Brazzaville, ensuite à la jeunesse congolaise et aux africains de tout
bord. C’est le début de mon long testament. Car nous aimerions un pays où nos enfants seront
en sécurité mentalement, psychologiquement, spirituellement et alimentairement pour ne pas
dire physiquement.

En nous lisons, d’aucuns diront que nous sommes fou, racistes, tribalistes, beaux parleurs à
écarter de la scène, dangereux, sinistres, communistes, incontinents, afro centristes, affamés.
D’autres comédiens, libéral, panafricaniste, patriotes, traditionnaliste, ambitieux, … Pour
nous, ce sont des vues de l’esprit et c’est une question ouverte. En réalité, nous sommes ni les
uns, ni les autres. Nous appartenons à la matri et non à la patrie. Nous sommes
indispensablement Matriote.

Nos contributions vont surtout dans le cadre des deux maîtres mots que prône la
diversification au Congo-Brazzaville.

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