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Audit Général

Cours d’Audit Général


Licence Fondamentale
Economie et Gestion

Semestre 6
Section 6; 7 et 8

Professeur :

Dr. Nour-Eddine SOUSSI


Objectifs du module

• Connaître les éléments fondamentaux de l’audit;

• Délimiter le périmètre d’exercice de l’audit;

• Connaître les différentes phases de la démarche d’audit et les

outils utilisés;
1- Notion d’audit
L’audit est un domaine en plein expansion mais c’est un concept qui reste flou pour les
chefs d’E/ses, depuis quelques années on assiste au développement croissants des audits
en tant que pratique courante au sein des E/ses surtout celle les plus structurés (les filiales
des sociétés multinationales, les organismes et les offices publiques).

Définition de l’audit:

L’audit est un processus méthodique indépendant et documenté permettant d’évaluer de


manière objective une situation donnée par rapport à des exigences internes ou externes.

Il s’agit d’obtenir des « preuves d’audit » (enregistrements, déclarations de faits,


observations…) pour déterminer dans quelles mesure « les critères d’audit » sont
satisfaisants .
Qu’est-ce que l’audit ?

• Latin: « audire » = entendre

D’une manière générale, l’audit consiste en un examen mené par un


professionnel indépendant sur la manière dont est exercée une
activité, et sur les informations élaborées par les responsables, par
rapport à des critères d’appréciation relatifs à cette activité.

• To audit : vérifier, contrôler

4
• Une démarche spécifique d’investigation et d’évaluation à partir d’un
référentiel, incluant un diagnostic et conduisant éventuellement à des
recommandations.

• Fondamentalement, l’audit est une démarche d’observation, d’analyse et


d’interprétation.

• L'Audit est une activité indépendante et objective qui donne à une


organisation une assurance sur le degré de maîtrise de ses opérations, lui
apporte ses conseils pour les améliorer, et contribue à créer de la valeur
ajoutée.

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• L'audit aide l’organisation à atteindre ses objectifs en évaluant, par une
approche systématique et méthodique, ses processus de management des
risques, de contrôle, et de gouvernement d'entreprise, et en faisant des
propositions pour renforcer leur efficacité.

• Les Romains employaient ce terme pour désigner un contrôle au nom de


l’empereur sur la gestion des provinces. Il fut introduit par les Anglo-
Saxons au début du XIII siècle pour la gestion. Le premier cabinet d’audit
fut fondé au XIVe siècle à Londres

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Audit: plusieurs sens
1. L’audit est une fonction
Fonction structurée dans un grand nombre d'organisations au service de la
direction générale et/ou d'un comité d'audit représentant les intérêts des
actionnaires.

2. L’audit est une profession


Profession normée et organisée en termes des compétences exigées des
auditeurs et la rigueur de la méthode.

3. L’audit est une démarche


Démarche d’écoute des différents acteurs pour comprendre et faire comprendre
le système en place ou à mettre en place. L’audit est une appréciation
systématique et objective des divers activités de l’entreprise.
• Contrôle au nom de l’empereur sur la gestion des provinces qui s’est
développé par la suite dans le domaine financier et comptable.

• Fonction structurée dans un grand nombre d'organisations au service de la


direction générale et/ou d'un comité d'audit représentant les intérêts des
actionnaires.

• Profession organisée en termes des compétences exigées des auditeurs et la


rigueur de la méthode.

• Démarche d’écoute des différents acteurs pour comprendre et faire


comprendre le système en place ou à mettre en place.
Audit, mots clés
Evaluation
L’auditeur est une personne compétente,
expérimentée qui émet un jugement.
Il ne se contente pas de prendre une
photographie de l’existant.
Il donne son opinion sur la réalité qu’il décrit.

Motivée
L’auditeur doit prouver ce qu’il avance par la
collecte de preuves.

Indépendante
L’auditeur doit se prémunir contre toute
pression, ingérence, corruption.
Il doit être honnête et objectif. 9
Audit, mots clés… suite 1
Système ou objet de l’examen
o comptes annuels, semestriels ou autres
o branche d’activité, une fonction de
l’entreprise
o processus (ensemble d’activités), procédure
(ensemble de règles de fonctionnement)

Le jugement que l’auditeur émet porte sur l’existence


de défaillances, de risques, de gestion insuffisante.

 Il ne met pas en cause l’audité.

Il incombe à la direction de rechercher les


responsabilités et de tirer les conséquences des
dysfonctionnements mis en lumière par l’audit.
10
Audit, mots clés… suite 2
Référentiel
Internes (politique de l’entreprise) ou externes
(réglementation).

Diagnostic
Examen et analyse de faits, de situations et
d’informations, et ce par le recours à une
approche rigoureuse et par l’application d’une
méthodologie scientifique.

Recommandations
L’auditeur doit avoir pour objectif final, la
proposition de recommandations et de solutions
devant permettre de pallier aux risques courus
par l’entreprise.
11
I – CONCEPT D'AUDIT :

l'audit c’est l’examen professionnel d’une


information en vue d’exprimer une opinion
motivée, responsable et indépendante par
référence à un critère de qualité, cette opinion
doit accroître l’utilité de l’information
Un examen professionnel :

Le caractère professionnel de l'examen se manifeste par :


I. La méthode ou la démarche générale pour conduire
l'examen ;
II. La maitrise des techniques et des outils à utiliser dans
le cadre d’une mission d’audit.

C’est pour cela que l'auditeur doit être un professionnel


compétant ayant une connaissance suffisante de l’activité
qui fait objet de son examen, il doit aussi bien maitriser les
méthodes et les outils d'audit et avoir des connaissances
multiples dans le domaine de la gestion : droit, finance,
comptabilité, fiscalité…
Portant sur des informations
La notion d'information est ici conçue de façon très large
Les différentes sortes d'informations sur lesquelles peut
porter l'audit sont :

• Des informations analytiques ou synthétiques ;


• Des informations historiques ou prévisionnelles ;
• Des informations internes ou externes ;
• Des informations qualitatives ou quantitatives ;
• Des informations formalisées ou informelles.

La très grande variété des informations qui peuvent être


soumises à l'auditeur montre la très large ouverture de son
champ d'application.
Expression d'une opinion Motivée responsable et
indépendante :
• L'opinion est motivée dans le sens où l'auditeur doit
justifier toutes ses conclusions.
• L'opinion émise par l'auditeur est une opinion
responsable car elle l'engage de façon personnelle que ce
soit sur le plan civil ou pénal.
• Elle est également indépendante tant à l'égard de
l'émetteur de l'information qu'à l'égard des récepteurs.

L'opinion de l'auditeur peut se traduire, soit par un simple


jugement sur l'information ayant fait l'objet de l'examen, soit
encore être complétée par la formulation des
recommandations.
Par référence à un critère de qualité :
L'expression d'une opinion implique toujours la référence à
un critère de qualité connu et accepté de l'émetteur, des
récepteurs et de l'auditeur.
Parmi les critères de qualité souvent utilisés, on trouve :
• la régularité qui est la conformité à la réglementation et aux
principes généralement admis ;
• La sincérité qui résulte de l'évaluation correcte des valeurs
comptables, ainsi que d'une appréciation raisonnable des
risques et des dépréciations de la part des dirigeants
puisqu’il s'agit ici de donner une image fidèle de l'entreprise ;
• La performance qui regroupe son tour l'efficacité,
l'efficience et la pertinence.
Pour accroître l'utilité de l'information :

L'auditeur doit contribuer à accroître l'utilité de


l'information qu’il apporte. le principal apport de
l'auditeur concerne donc la crédibilité et la sécurité
que l'on peut attacher à l'information qu’il dégage.

l'informations émises peuvent être appréciées par


les utilisateurs internes et externes à l’entité audité.
 Analyse «ou vérification» objective et critique du fonctionnement des systèmes,
structures, entités, etc.

 Evaluation des risques et apport d’appréciation et commentaires au sujet des centres de


décision, des fonctions, des activités ou des projets examinés. 2 grandes finalités:

1. Émission de recommandations susceptibles d’apporter des améliorations au


fonctionnement et à la performance (audit management ou audit stratégie ou
audit performance).

1. Prononciation d’un avis de qualité (audit de conformité):


 Certification (normes de qualité)
 Accréditation (reconnaissance d’établissement ou filières)
 Notation (de pays ou de banques)
 Classification (étoiles hôtels, fourchettes ou macarons restaurants).
La référence à des critères de qualité

L’expression d’une opinion implique toujours la référence à des critères de qualité :


• La régularité, qui est la conformité à des règles, procédures et principes qui peuvent
être internes ou externes à l’en té émettrice de l’information (on parle aussi d’audit de
conformité). Ex règles comptables, droit fiscal, droit social, etc.

• La sincérité (ou fidélité) avec laquelle les faits sont traduits dans l’information. C’est
l’objec vité et la bonne foi dans l’application des règles et procédures.

• L’efficacité : il s’agit d’un ensemble de critères qui sont eux-mêmes susceptibles de se


combiner avec les critères de régularité et de sincérité. Ils sont généralement
décomposés en trois éléments (parfois désignés sous l’expression "les trois E"):

• Economie : dans l’acquisition des ressources humaines et matérielles mises en œuvre dans un projet ;
• Efficacité : mesure dans laquelle les buts visés ou les effets recherchés ont été atteints ;
• Efficience : rapport entre les biens ou services produits d’une part et les ressources utilisées pour les
produire d’autre part.

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La notion de risque ?

• Tout événement, tout comportement, toute situation, affectant la


réalisation des objectifs de l’entreprise.

• C’est une perte potentielle suite à un événement ou à une série


d’événements internes ou externes. Deux aspects :

Le risque positif : représente le risque pris par l’organisation et


s’accompagne avec un accroissement des résultats.

Le risque négatif : est par contre le risque d’avoir les résultats de
l’organisation en diminution, c’est ce dernier qui intéresse le plus les
dirigeants.

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3– Facteurs de probabilité d’un risque

Ce sont des repères qui conditionnent la probabilité


de survenance d’un risque

• Pression concurrentielle • Complexité, sensibilité des informations


• Rapide évolution technologique
• Refonte du système d’information
• Mode de commercialisation
• Réputation • Survenance d’un risque important
• Changement récent d’Organisation
• Opinion du dernierAudit
• Pression environnementale
• Choix technologiques • Ancienneté du dernierAudit

Liste non exhaustive…


L’audit peut se faire en interne et/ou en externe :

• Audit interne est un outil structuré de contrôle, au service


de la DG. Il est une fonction indépendante d'évaluation
périodique (en général annuel) de l'organisation.

• Audit externe est un examen critique par un comité ou un


cabinet d'audit (représentant les intérêts des parties
prenantes) permettant la vérification des
données par l’organisation informations
comptes). (exemple: certification des
L’audit est un examen professionnel

a. L’audit est un processus d’examen critique dont le


caractère professionnel se manifeste par :
• La compétence du professionnel découlant d’une formation et d’une
expérience pertinente ;
• L’utilisation d’une méthodologie, de techniques et d’outils pour conduire
l’examen.
b. L’audit porte sur des informations :
• analytiques ou synthétiques ;
• historiques ou prévisionnelles ;
• internes ou externes à l’en té ;
• quantitatives, qualitatives ou techniques etc.
c. L’expression d’une opinion responsable et indépendante
L’opinion formulée par l’auditeur est une opinion responsable car elle
l’engage de façon personnelle. Elle peut être complétée par la formulation
de recommandations.

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PRICEWATERHOUSECOOPERS
Audit des comptes
http://entreprises.pwc.fr
DELOITTE
Tout type d’audit
www.deloitte.co.ma
ERNST & YOUNG
Attractivité des investissements
www.ey.com/fr
KPMG
Principalement opérationnel et organisationnel
www.kpmg.com/ma
L’audit est une appréciation systématique et objective des divers
activités ayant pour but de répondre, entre autres, aux questions
suivantes :

• Les informations financières et les données de fonctionnement sont-elles


exactes et fiables?

• Les risques de fonctionnement sont-ils identifiés et contrôlés?

• Les politiques et procédures internes et les réglementations externes sont-


elles respectées?

• Les ressources sont-elles utilisées de manière efficace et efficiente?

• Les objectifs sont-ils effectivement atteints?


• Sur le plan vertical, l’audit a pénétré tous les niveaux décisionnels et toutes
les fonctions (optique fonctions):

• Audit stratégique ou global ou de qualité totale;


• Audit opérationnel (Comptable et financière, des Ressources Humaines;
Marketing, environnement, informatique, etc.).

• Sur le plan horizontal, la pratique de l’audit s’est étendue aux organisations


publiques, aux associations et aux entreprises (optique organisations).
• Évaluation des processus de management et de gouvernance d’entreprise
par différentes approches (analytique, comparative, systémique).

• Identification de problèmes et détection des anomalies et des risques.

• Mesure et analyse des écarts (outils d’analyse de données).

• Recommandation de conseils d’aide à la réalisation des objectifs fixés avec


des conditions optimales.
 Pour la direction générale (aide à la prise de décision «outil
management», amélioration image de marque chez les parties
prenantes).

 Pour les actionnaires (certification des comptes).

 Pour l’Etat (fonctionnement des organisations à participation


étatique, respect des normes, etc.).

 Pour un bailleurs de fonds (efficacité et efficience d’usage des


fonds).
(optique temps et juridique)
 Audit interne: périodique généralement annuel par
fonctions et peut éventuellement être stratégique.

 Audit externe contractuel non exigible juridiquement et


se fait globalement ou par fonctions à la demande pour
des raisons d’amélioration.

 Audit externe légal: selon le plan de travail annuel de


l’auditeur en application des dispositions d'une loi
particulière (Exemple: audit des comptes).
Pluriannuel
Annuel
Efficacité Contrôle du contrôle
Performance
Certification
Objectif
Audit Etendu Selon le CPS

Publique Coopérative
Entreprise Association
En général, les Objectifs de l’auditsont:

• Vérifier la conformité des processus établis par rapport aux exigences des
référentiels (normes, textes réglementaires applicables, exigences spécifiées,
etc).

• Vérifier que les dispositions organisationnelles (processus) et opérationnelles


(procédures, instructions, etc...) sont établies, connues, comprises et
appliquées.

• Vérifier l’efficacité du processus audité, c’est-à-dire son aptitude à atteindre les


objectifs.

• Identifier des pistes d’amélioration ( progrès).

• Conforter les bonnes pratiques observées pour encourager les équipes au sein
de l’entreprise. 23
Les qualités et les
compétences requises pour
un auditeur
Qualités morales des auditeurs

Objectivité et
Intégrité sens de la
mesure

courage
Qualités intellectuelles des auditeurs

Esprit de
Discernement
synthèse

Esprit critique Facultés


d’analyse,
d’observation,
de déduction

Sang froid
1- Qualifications des auditeurs

Auditeur interne Auditeur externe Commissaire aux comptes


Les auditeurs sont diplômés des grandes écoles de Le commissaire aux
commerce ou titulaires d’un master d’audit et de contrôle comptes est un expert-
degestion. comptable inscrit à l’Ordre
des Experts- Comptables
(OEC).
Ils sont salariés des Ils travaillent dans un Fondateur ou associé des
entreprises où ils cabinet d’audit en tant qu’ cabinets d’audit. Il dirige et
effectuent l’audit interne « auditeurs juniors » ou « assume la responsabilité
des diverses fonctions ou auditeur seniors ». des missions d’audit
des filiales et succursales externe en se faisant aider
de l’entreprise. L’audit par les auditeurs seniors et
interne d’une juniors.
organisation est
chapeauté par le
Responsable d’Audit
Interne (RAI).
Compétences et professionnalisme

Manifestation du
Domaines de compétences
professionnalisme

o Risques oOrganisation et conduite


o Processus et procédures de l’audit
o Systèmes d’information
o Logique opératoire oStructuration et maîtrise
oConception et de la mission
fonctionnement de dispositifs et
mécanismes de pilotage, de
surveillance et de contrôle
2- Normes de l’audit légal et contractuel

- Normes de comportement:

L’Ordre des Experts Comptables (OEC) du Maroc a établi des


normes pour les missions d’audit légal ou contractuel. Ces normes
sont inspirées des standards de la Fédération internationale des
comptables (International Federation of Accountants, IFAC):

 Compétence
 Indépendance
 Qualité du travail
 Secret professionnel
 Acceptation et maintien des missions
Normes de comportement:

1. Compétence
• Le titre d’expert comptable est règlementé par le Dahir portant
promulgation de la loi 15/89 (1993). En matière de commissariat aux
comptes, le monopole est réservé à l’expert comptable (3 février 1996),
date à partir de laquelle tout rapport de commissariat aux comptes ne peut
être signé que par un membre de l’OEC.

• Être et paraître indépendant afin d’effectuer sa mission avec intégrité et


objectivité;
2. Indépendance

• Être libre de tout lien avec l’organisation auditée (au moins pendant les 5
années écoulées) entravant son indépendance.
• Ne peuvent être désignés comme commissaires aux comptes: Les
fondateurs, les apporteurs en nature, les bénéficiaires d'avantages ou
rémunérations, les intervenants dans le gouvernement de l’entreprise
(conseil de surveillance ou du directoire), les conjoints, parents et alliés
jusqu'au 2ème degré.
3. Qualité du • Exercer ses fonctions avec conscience professionnelle et avec vigilance
travail • Atteindre un degré de qualité suffisant compatible avec son éthique et ses
responsabilités.

4. Secret • Les commissaires aux comptes ainsi que leurs collaborateurs sont astreints
au secret professionnel pour les faits, actes et renseignements dont ils ont
professionnel pu avoir connaissance à raison de leurs fonctions.

• Toute mission proposée à l’auditeur fait l’objet, avant acceptation du


5.Acceptation mandat, d’une appréciation de la possibilité d’effectuer cette mission.
• Il doit, en outre, examiner périodiquement pour chacun de ses mandats, si
des événements remettent en cause le maintien de sa mission.
2- Normes de l’audit légal et
contractuel

- Normes de travail:
Les normes de travail qui concernent l’audit externe (légal ou
contractuel) se composent de 5 éléments :

 Planification et organisation de la mission


 Evaluation du contrôle interne
 Obtention des éléments probants
 Délégation et Supervision
 Tenue des dossiers de travail.
• Connaissance globale de l’organisation pour orienter la mission;
Planification et
• Identification des risques éventuels de la mission;
organisation de
• Détermination de la nature et l’étendue des contrôles;
la mission
• Organiser l’exécution de la mission.

• Détermination des contrôles internes sur lesquels l’auditeur externe souhaite s’appuyer;
Évaluation du
• Identification des risques d’erreur afin de déduire un programme adapté de contrôle des
contrôle interne
comptes.

Obtention des
éléments • Diverses techniques sont utilisées
probants

• L’auditeur peut se faire assister ou se faire représenter par des collaborateurs ou des experts
Délégation et indépendants;
supervision • Il ne doit pas déléguer tous ses travaux et doit exercer un contrôle approprié des travaux
délégués.

• Nécessité de tenir des dossiers de travail, de documenter les contrôles effectués et d’étayer
Tenue des les conclusions;
dossiers de • Ces dossiers permettent de mieux maîtriser la mission et d’apporter les preuves des diligences
travail
accomplies.
Statut de l’auditeur

Auditeur Auditeur
interne externe

Salarié ou Professionnel
fonctionnaire exerçant à
de titre libéral
l’organisation
À titre légal À titre
contractuel

CAC Cabinets
d’audit
Commissaire aux comptes,…auditeur légal
Qui Expert comptable inscrit à l’ordre
des experts comptables

Désigné par Assemblée générale ordinaire ou


statuts lors de la constitution

Durée du 3 ans renouvelables quand désigné par


mandat AGO
1 an quand désigné par Statuts

Obligatoire SA et SA simplifiées
dans SARL et sociétés de personnes à partir
d’un CA = 50 millions dhs

Nombre de CAC 1 pour SA ne faisant pas appel public à


l’épargne
Au minimum 2 pour SA faisant appel
public à l’épargne 23
Commissaire aux comptes,…auditeur légal
Missions Contrôle des comptes (mission
permanente)
contrôler la conformité de la
comptabilité aux règles en vigueur
Certification des états de synthèse
certifier la fiabilité des états de
synthèse
Vérification du rapport des organes de
direction
vérifier la sincérité et la
concordance du contenu de ces
documents avec les états de synthèses

Garantie de l’égalité entre


actionnaires
vérifier le respect du droit de vote,
la juste répartition des dividendes, etc. 45
Commissaire aux comptes,…auditeur légal

Rapports Rapport spécial


− Faits de nature à compromettre
l’exploitation de la société (procédure
d’alerte)
− Conventions réglementées passées par la
société
−Opérations de transformation, fusion,
scission
−Achat par la société d’un bien
appartenant à un actionnaire

Rapport général
Rapport d’activité du CAC

46
Commissaire aux comptes,…auditeur légal

Pouvoirs Accès à toute l’information financière


interne et externe.
Participation à toutes les réunions des
organes de gestion.

Obligation Au secret professionnel.


Article 177 de la loi sur SA
« Les commissaires aux comptes, ainsi que
leurs collaborateurs et experts, sont tenus au
secret professionnel pour les faits, actes et
renseignements dont ils ont pu avoir
connaissance à raison de leurs fonctions »

47
Commissaire aux comptes,…auditeur légal
Devoir Divulgation des irrégularités et
inexactitudes.
Article 169 de la Loi sur SA
« les commissaires aux comptes doivent porter
à la connaissance du conseil d'administration ou
du directoire et conseil de surveillance les faits
qui leur apparaissent délictueux dont ils ont eu
connaissance dans l'exercice de leur mission »

La violation des Procédure d’alerte


lois sur les
sociétés
commerciales

signaler des faits, des situations,


La violation de
des informations de nature à
tout autre texte
légal ou
compromettre la continuité
réglementaire d’exploitation
48
Commissaire aux comptes,…auditeur légal
Éléments défavorables au maintien de la continuité

 D’ordre commercial : perte totale ou importante des


parts de marché, grandes difficultés d’approvisionnement
en matières premières.

 D’ordre industriel : techniques de production devenues


obsolètes avec impossibilité pour l’entreprise d’adopter
de nouvelles méthodes de fabrications.

 D’ordre social : conflits sociaux importants et répétés

 D’ordre politique : événements survenus dans un pays


où l’entreprise avait conclut des contrats importants.

 D’ordre financier : risque de cessation de paiement

 D’ordre naturel : tremblement de terre, inondation,


cyclone…

49
Commissaire aux comptes,…auditeur légal
Avant la procédure d’alerte

Recherche de validité de
l'hypothèse de
continuité de
l'exploitation

non La continuité de oui Entretien avec


l'exploitation est- les dirigeants
elle compromise ?

non La continuité de oui


Fin l'exploitation est-
elle compromise ?

Déclenchement
de la procédure
50
Commissaire aux comptes,…auditeur légal
La procédure d’alerte
Information du
1 président du conseil
d’administration

(délai 15 j)

La réponse des 2
oui dirigeants permet- non convocation du
elle d'espérer un conseil
redressement ? (délai 8 j) d'administration

oui Les décisions du non


Fin CA permettent-
elles d'espérer un
redressement ?
Poursuite de
la procédure
51
Commissaire aux comptes,…auditeur légal
La procédure d’alerte

Convocation de
3 l'assemblée générale

(délai 8 j)
(Réunion selon statuts)

Les décisions 4
oui de l’AG non Information du
permettent- elles président du tribunal
d'espérer un de commerce
redressement ?

Fin

52
Commissaire aux comptes,…auditeur légal

Rémunération Honoraires à la charge de la société, fixés


librement entre la société et le CAC sur la
base d’un programme de travail.

Responsabilités Civile à l’occasion de faute ou de


et sanctions négligence involontaire.

− Insuffisance de contrôle due à une négligence ou une


incompétence technique;
− Appréciation inexacte ou injustifiée concernant les
comptes et les renseignements donnés par les dirigeants
aux associés sur la situation de la société;
− Immixtion dans la gestion;
− Détournements de fonds non décelés.
− Des procédures d'alerte déclenchées tardivement

53
Commissaire aux comptes,…auditeur légal
Responsabilités Pénale en cas d’infractions relatives au
et sanctions statut ou à l’exercice de la fonction.

− Usage illicite du titre (toute manœuvre tendant à exagérer les


pouvoirs des commissaires aux comptes) (Emprisonnement de trois
mois à deux ans et une amende de 120 DH à 5 000 DH ou l’une
de ces deux peines seulement)

− Exercice illégal (toute personne n'ayant pas été inscrite,


préalablement, au tableau de l'ordre des experts comptables)
(Emprisonnement de trois mois à 5 ans et une amende de 1 000
DH à 40 000 DH ou l’une de ces deux peines seulement)

− Violation des incompatibilités légales et des


interdictions (emprisonnement de un à six mois et/ou une
amende de 8 000 à 40 000) 33
Commissaire aux comptes,…auditeur légal
Incompatibilités légales (article 161 de la loi 17-95)

1)les fondateurs, apporteurs en nature, bénéficiaires d’avantages


particuliers ainsi que les administrateurs, les membres du conseil de
surveillance ou du directoire de la société ou de l’une de ses filiales ;

2)les conjoints, parents et alliés jusqu’au 2ème degré inclusivement


des personnes visées au paragraphe précédent ;

3)ceux qui reçoivent des personnes visées au paragraphe 1 ci-


dessus, de la société ou de ses filiales, une rémunération quelconque
à raison de fonctions susceptibles de porter atteinte à leur
indépendance ;

4) les sociétés d’experts-comptables dont l’un des associés se


trouve dans l’une des situations prévues aux paragraphes
précédents ».
Commissaire aux comptes,…auditeur légal
Interdictions (article 162 de la loi 17-95)

Les commissaires aux comptes ne peuvent être désignés comme


administrateurs, directeurs généraux ou membres du directoire des
sociétés qu'ils contrôlent qu'après un délai minimum de 5 ans à
compter de la fin de leurs fonctions.

Ils ne peuvent, dans ce même délai, exercer lesdites fonctions dans


une société détenant 10% ou plus du capital de la société dont ils
contrôlent les comptes.

Les personnes ayant été dirigeants ou salariés d'une personne ou


entité ne peuvent être nommées commissaires aux comptes de
cette personne ou entité moins de cinq années après la cessation
de leurs fonctions.

Pendant le même délai, elles ne peuvent être nommées


commissaires aux comptes des personnes ou entités possédant
au moins 10 % du capital de la personne ou de l'entité dans
laquelle elles exerçaient leurs fonctions, ou dont celle-ci possédait
au moins 10 % du capital lors de la cessation de leurs fonctions.
Commissaire aux comptes,…auditeur légal
1 Monsieur A
Le cabinet d’audit, dont Monsieur A est associé, est titulaire
du mandat d'une société devant publier des comptes
consolidés, c'est-à-dire étant dans l'obligation de nommer
deux commissaires aux comptes.
Par simplification, le cabinet d’audit propose de nommer
Monsieur A en tant que co-commissaire titulaire.

2 Monsieur B
Monsieur B est le commissaire aux comptes de la SA FRIMA.
Sa femme, qui est médecin radiologue, procède une fois par
an à des examens sur le personnel de l'entreprise. Elle reçoit
une rémunération à ce titre.

TAF : Y-a-t-il ou non incompatibilités ou interdictions?


Source DSCG 4 36
Commissaire aux comptes,…auditeur légal
3- Monsieur C
Monsieur C est commissaire aux comptes d'une société filiale
dont la société-mère est dirigée par son beau-frère. La
participation dans la filiale n'excède pas 50 % du capital.

4- Monsieur D
Monsieur D est membre d'un cabinet qui organise des
sessions de formation à la comptabilité pour les employés des
sociétés dont il est commissaire aux comptes. Ces cours sont
effectués à titre onéreux et facturés séparément.

TAF : Y-a-t-il ou non incompatibilités ou interdictions?

Source DSCG 4
58
Commissaire aux comptes,…auditeur légal
5- Monsieur E
Monsieur E est nommé commissaire aux comptes d'une
société dont la comptabilité est suivie par un stagiaire

autorisé dont il est le maître de stage.

6- Monsieur F
Monsieur F est nommé commissaire aux comptes de la Société
Anonyme X dans laquelle il détient une certaine part du capital
social.

TAF : Y-a-t-il ou non incompatibilités ou interdictions?

Source DSCG 4
59
Commissaire aux comptes,…auditeur légal
Responsabilités Pénale en cas d’infractions relatives au
et sanctions statut ou à l’exercice de la fonction.
− Violation du secret professionnel (Emprisonnement d’1 mois à 6
mois et une amende de 1 200 DH à 20 000 DH)

− Communication d’informations mensongères (peine


d’emprisonnement de six mois à deux ans et d’une amende de
10 000 à 100 000 dirhams ou de l’une de ces deux peines
seulement)

− Non révélation de faits délictueux (Emprisonnement de 6


mois à 2 ans et/ou amende de 10 000 à 100 000 dhs)

60
Commissaire aux comptes,…auditeur légal
Responsabilités Disciplinaire en cas d’infractions aux lois,
et sanctions règlements et règles professionnels, toute
négligence grave, tout fait contraire à la
probité ou à l’honneur commis par un
commissaire aux comptes, personnes
physique ou société

− Violation des règles déontologiques de la profession


(La peine du blâme et de l'avertissement peut être assortie
d'une amende de 10.000 DH à 100.000 DH
La peine de la radiation du tableau de l'Ordre de tous les
associés experts comptables entraîne la dissolution de la
société et sa liquidation)

61
Expert comptable,…auditeur contractuel

Assistance Missions comptables


− Surveillance de la comptabilité

− Établissement des états financiers

−Mise en place d’un système comptable


adapté aux besoins de l’entreprise

Missions d’organisation
−Aide à la définition des structures et des
fonctions
− Rôle de formateur

Missions juridiques et fiscales


−Résolution de problèmes juridiques et
fiscaux
−Établissement des déclarations fiscales et
sociales 41
Expert comptable,…auditeur contractuel

Conseil Aide au niveau des gestions quotidienne et


prévisionnelle

Expertise Commis par les tribunaux pour vérifier un


judiciaire compte litigieux notamment

Révision − Contrôle de la saisie des informations


−Contrôle des procédures administratives
et comptables
−Contrôle de l’établissement des états
financiers
− Avis sur la fiabilité des états financiers

42
1. Audit interne /Audit externe

L’audit interne

La définition officielle de l’Institute of Internal Auditors (IIA):

« L'Audit Interne est une activité indépendante et objective qui donne à l’organisation une
assurance sur le degré de maîtrise de ses opérations, lui apporte ses conseils pour les
améliorer, et contribue à créer de la valeur ajoutée ». C’est une activité :
• d’évaluation indépendante car l’Audit Interne doit être rattachée au niveau le plus élevé de la
hiérarchie ; ne peut se substituer aux opérationnels pour intervenir à leur place,
• d’assistance au management en vue :
o d’optimiser le fonctionnement de l’organisation,
o d’encourager un contrôle efficace à des coûts raisonnables,
• Qui permet à l’organisation d’atteindre ses objectifs dans la mesure où il propose des
recommandations et solutions qui remédient aux dysfonctionnements relevés. 24
Principes de l’audit interne

Les auditeurs internes se doivent d’appliquer et de soutenir les principes


suivants:

L’intégrité des auditeurs internes établit la confiance et jette ainsi les


Intégrité bases de la fiabilité de leur jugement

Les auditeurs internes font preuve de la plus haute objectivité


professionnelle dans la collecte, l’évaluation et la communication des
Objectivité informations. Ils mènent une analyse équilibrée de toutes les
circonstances pertinentes et ne se laissent pas indûment influencer par
leurs propres intérêts dans la formulation de leurs jugements

Les auditeurs interne respectent la valeur et la propriété des


informations qu’ils reçoivent et ne communiquent aucune information
Confidentialité
sans y être dûment autorisés à moins qu’ils n’aient l’obligation
juridique ou professionnelle de le faire

Les auditeurs internes possèdent les connaissances, les qualifications


Compétence et l’expérience nécessaires

25
L’audit externe
L'audit externe est une activité de contrôle et de conseil menée par une personne
extérieure à une organisation.

L'audit externe peut porter sur :


o l'organisation du travail ;
o la répartition des tâches et des responsabilités ;
o le respect des procédures au sein d'une entité (audit organisationnel) ;
o la validité des états financiers émis par une organisation (audit financier).
L'audit externe peut être imposé par un partenaire financier ou par la loi qui
impose à certaines organisations l'audition et la validation périodique de leurs
comptes.

26
Quelle est la différence entre l’audit interne
et l’audit externe?
L ’ audit interne est axé sur l ’ appui à la gestion interne et l ’ amélioration des
systèmes, des procédures et des processus

⇉ L’audit externe (AE) est normalement une obligation réglementaire, contrairement à


l’audit interne (AI)
⇉ Les rapports de l’AE s’addressent aux parties prenantes; ceux de l’AI sont destinés à la
direction
⇉ Les rapports de l’AE expriment une opinion sur les états financiers établis par l’entité
concernée pour une période spécifique; ceux de l ’ AI analysent et vérifient la
conformité par rapport aux contrôles internes
⇉ Les rapports de l’AE sont habituellement des documents publics qui sont mis à la
disposition de toutes les parties prenantes; ceux de l’AI sont à l’usage exclusif de la
direction
⇉ Les rapports de l’AE ne formulent pas de recommandations, bien qu’ils puissent être
accompagnés d’une lettre de recommandations; ceux de l’AI sont incomplets en leur
absence
⇉ L’AE est fondamentalement un examen de la conformité des états financiers: l’AI a pour
objet de garantir à la direction que les ressources sont utilisées au mieux.

27
Audit interne Audit externe (CAC)
Mandat De la direction générale, pour Du conseil d'administration
les responsables de (officiellement de l'assemblée générale),
l'entreprise. pour les tiers qui requièrent des comptes
certifiés.
Missions Liées aux préoccupations de Liées à la certification des
la direction générale : comptes : mise en œuvre annuelle.
déclenchement sur décision. Audit de régularité uniquement, dans le
Tous les types d'audit et tous domaine comptable.
les sujets.

Conclusions Constatations approfondies Constatations succinctes : examen des


dès qu‘il existe un potentiel circuits clés et des montants supérieurs à
de dysfonctionnements, pour un seuil de signification pour dresser des
identifier les causes et définir constats de carence et informer
les actions qu'il y a lieu de (résoudre).
mener.
2. Audit financier/Audit opérationnel

L’audit financier

oC’ est l ’ examen critique des états financiers d’ une


entreprise. Il vise à vérifier la sincérité des comptes,
leur régularité, leur conformité et leur aptitude à
refléter une image fidèle de l'état des finances et
actions comptables de l'entité auditée.

oIl peut être conduit dans une perspective légale.

29
L’audit opérationnel

• C’est l’examen critique des performances et de l’efficacité des fonctions dans l ’


entreprise: systèmes d ’ information, méthodes de direction, conditions
d’exploitation , stratégie…

• C’est l'examen professionnel des informations relatives à la gestion d'une


organisation en vue d'exprimer sur cette information une opinion responsable
et indépendante par référence aux critères de conformité d'efficacité et
d'efficience.

• Cette opinion doit accroître l'utilité de l'information, notamment en vue de la


prise de décision. L'audit opérationnel s'applique à toutes les actions sans
privilégier leur incidence sur la tenue et la présentation des comptes. Son objet
consiste à juger la manière dont les objectifs sont atteints (efficacité et
efficience).

• ce type d’audit peut être mené par une personne indépendante pour garantir
une meilleure objectivité en terme d’évaluation du fonctionnement interne.
30
3. Audit légal vs Audit contractuel

L’audit légal

Audit légal et le commissariat aux comptes:

- mission définie par des textes légaux (conditions de la désignation du


commissaire aux comptes et les conditions d'exercice de sa mission).

- aboutit à la certification des comptes annuels.

- strict respect des règles légales et déontologiques.

31
Les éléments-clés de l'audit légal sont :

• la nomination d'un commissaire aux comptes est obligatoire dans les SA


faisant un APE, et autres entités (telles que certaines associations, certaines
SARL) ;

• le commissaire aux comptes est nommé par l'assemblée générale pour 3


exercices ;

• les relations entre le commissaire aux comptes et son client sont formalisées
par une lettre de mission ;

• il engage sa responsabilité en "certifiant" les comptes annuels et en


établissant un rapport sur les comptes annuels. Ce rapport est présenté en
assemblée générale et publié au greffe du tribunal de commerce;

• il est rémunéré par l'entité qu'il contrôle. Le montant de ses honoraires


dépend du volume de travail qu'il effectue.
32
AUDIT CONTRACTUEL

L’audit contractuel est une mission "ouverte" qui permet de bénéficier de services
à forte valeur ajoutée dans les domaines suivants :

• l’évaluation d’entreprise dans le cadre des opérations de croissance externe ou de


restructuration (y compris si la société-cible a déjà un commissaire aux comptes),
• l’analyse de la qualité du système d’information : pour le sécuriser et améliorer sa
fiabilité,
• l’évaluation d’actifs ou passifs : dans le cadre d’opérations ciblées de rachat ou de
cession d'activités,
• l’évaluation de risques spécifiques ...
• On parle alors d’audit contractuel, dans la mesure où cette intervention a lieu dans
un cadre contractuel et est définie librement entre l’auditeur et son client. Bien
qu’il ne soit plus dans le cadre de l’audit légal, le commissaire aux comptes est
tenu au respect des normes de travail de la profession et de son Code de
Déontologie. Sa mission nécessite la mise en œuvre de diligences et de
procédures rigoureuses qui produisent des services à forte valeur ajoutée.

33
4. Audit stratégique

• L’audit stratégique consiste à apprécier la pertinence et l’efficacité des choix


stratégiques de l’entreprise.
• Il apporte des réponses à cinq questions :

o les résultats obtenus sont ils satisfaisants ? : Cette question fait référence à
l’efficacité et efficience de la stratégie. Cette efficacité résulte de la concordance entre
les résultats et les objectifs définis. L’efficience dépend du coût d’obtention de la
performance.

o La stratégie est elle maîtrisée? Cette question montre si les moyens de contrôle ont
été suffisants et efficaces ou bien si la stratégie et le contrôle étaient en discordance.

34
Audit stratégique

o A-t-on- fait les bons choix stratégiques? Cette question soulève la qualité
de définition de la stratégie et la pertinence de la démarche stratégique
poursuivie.

o La conduite de la stratégie en termes de processus est-elle satisfaisante?


Cette question fait référence si les processus contribuant plus que d’autres à la
réalisation de la stratégie ont été maîtrisés?

o Les moyens mis en œuvre ont-ils été efficaces? Cette question explique si
les ressources engagées ont été convenues lors de l’exécution des tâches?
5. Audit organisationnel

L’audit organisationnel permet à une entité de mieux comprendre son


organisation, ses points forts et points d’amélioration afin de la faire évoluer
vers une organisation performante.
Les objectifs de cet audit peuvent être :

• Centrés sur l’organisation et les processus:

o Flux d’activité
o Périmètres de responsabilité
o Moyens mis à disposition
o Positionnement des liens hiérarchiques
o Compétences

36
Audit organisationnel

• Centrés sur les personnes :

o Qualité des interactions entre les différents acteurs


o Relations entre les différents départements et services
o Niveau de motivation et d’adhésion aux projets du moment
o Communication
o Délégation
L’Audit et les autres fonctions

1. Contrôle interne =
• Procédures mises en œuvre par la gestion sous sa propre
responsabilité pour réaliser ses objectifs en maîtrisant au
maximum les risques afin d’assurer la gestion rigoureuse et
efficace des activités.
• Ces procédures impliquent:
oRespect des politiques de gestion;
oSauvegarde des actifs;
oPrévention et détection des fraudes et des erreurs;
oExhaustivité des enregistrements comptables;
oEtablissement en temps voulu d’informations financières
stables.
 Contrôle interne = Processus de rétroaction et de
révision au service des autres processus de
management: planification, organisation et direction.
 Types de contrôle selon le temps :
 Contrôle à priori ou en amont qui va vérifier si la démarche
suivie est logique, si les étapes ont biens été suivies et que rien
n’a été omis ;
 Contrôle anticipé ou à mi-chemin, il s’agit de prédire les
résultats et l’action corrective avant que l’opération soit
entièrement terminée ;
 Contrôle a posteriori ou budgétaire, les résultats sont
comparés au standard une fois que la tâche a été accomplie.
Contrôle interne Audit interne
Dispositif de procédures Fonction rattachée au top
management
Permanent Missions ponctuelles mais régulières
Préventif ou défectif
Toutes personnes de Service d’Audit Interne
l'organisation
Toutes activités Évaluation du respect des procédures
et du management des risques dans
une optique d'amélioration
Détection ou prévention des Diagnostic, recommandations
irrégularités
2. Le contrôle de gestion fait partie du contrôle
interne. Ses dispositifs sont:
•Définition les missions des entités : rôles dans
la chaîne de valeur de l’organisation.
•Fixation et mesure des indicateurs de
performance (centres de profit, rentabilité,
factures internes);
•Compréhension de la formation des coûts
(comptabilité de gestion)
•Cycle plans et budgets (objectifs/moyens),
reporting et tableaux de bord.
• Métier du contrôleur de gestion:
• Organisateur du cycle de prise de décision et de suivi de la
réalisation des objectifs par les différents centres de
responsabilité;
• Analyste des processus (séquence d’activités complémentaires);
• Superviseur du fonctionnement technique des outils
prévisionnels (budgets);
• Veilleur sur l’efficacité et l’efficience d’usage des ressources et
moyens (à travers les budgets);
• Garant de la qualité du système d’information de gestion (SIG) =
support de prise de décision, d’alerte et de veille.
Contrôle de gestion Audit interne
Il s'intéresse davantage à Il vise à mieux maîtriser les
l'information. activités par un diagnostic du
contrôle interne.
Il est lié à la périodicité des Il est planifié en début d'année.
reporting.
Il prend en compte tout ce qui Il vise les problèmes rencontrés
est chiffré ou chiffrable. en pratiques à leurs causes et
conséquences.
Il élabore les objectifs en Il découvre les moyens
s'appuyant sur des hypothèses organisationnels pour atteindre
explicites. les objectifs
Audit interne Contrôle de gestion
Evaluer l’existant ! S’interroger sur les Où voulons-nous aller, par où passer ?
procédures et leur efficacité et sur comment Avec combien en termes de ressources ?
l'améliorer ? A quels coûts et budgets ?

Photo périodique et détaillée. Cinéma continu et global.


Va des problèmes rencontrés en pratique à leurs Va des indicateurs généraux aux paramètres
causes et conséquences. particuliers (tableaux de bord).

Contrôle l'application des directives, la fiabilité Planifie et suit les opérations et leurs résultats.
des informations et l'adéquation des méthodes : Pour ce faire, il conçoit et met en place le système
les processus, les conditions d'obtention des d'information.
résultats. Audite la fonction contrôle de gestion. Analyse le budget du service d'audit interne.

Investigue le passé — seule réalité - pour trouver Pour maîtriser l'avenir (plan), analyse pourquoi le
ce qu'on aurait pu faire de mieux et l'appliquer à présent ne lui ressemble pas (écarts) : semble
l'avenir : semble vouloir changer le passé ! croire que le réel se trompe et que le plan a raison
!
Découvre les moyens organisationnels pour Élabore (mais ne décide pas) les objectifs en
atteindre les objectifs. Valide les objectifs (mode s'appuyant sur des hypothèses explicites. Analyse
de détermination et faisabilité). coûts/bénéfices.

Mécanicien de chaque secteur. Navigateur de l'ensemble des secteurs.


3. Inspection =

• Action de surveillance et de contrôle pour vérifier l’application d’un code


obligatoire, d’une réglementation ou des termes d’un marché;

• Son objectif c’est la détection des anomalies;

• Généralement elle est inopinée et contraignante;

• Elle peut être déléguée à un organisme de contrôle.


Audit interne Inspection
Régularité/ Contrôle le respect des règles et leur Contrôle le respect des
Efficacité pertinence, caractère suffisant. . . règles sans les interpréter ni les remettre
en cause.
Méthode Remonte aux causes pour élaborer des S'en tient aux faits (fraude,…) et identifie
et objectifs recommandations dont le but est d'éviter les actions nécessaires pour remettre en
la réapparition du problème. ordre.

Évaluation Considère que le responsable — le chef — Détermine les responsabilités et fait


est toujours responsable et donc critique éventuellement sanctionner les
les systèmes et non les hommes : évalue responsables. Évalue le comportement
le fonctionnement des systèmes. des hommes, parfois leurs compétences
et qualités.

Service Privilégie le conseil et donc la coopération Privilégie le contrôle et donc


/ Police avec les audités. l'indépendance des contrôleurs.

Sélection/ Répond aux préoccupations du Investigations approfondies et contrôles


Sélectivité management soucieux de renforcer sa très exhaustifs, éventuellement sous sa
maîtrise, sur mandat de la direction propre initiative.
générale.
II – LES PRINCIPAUX DOMAINES
D'AUDIT :

Les principaux domaines de l’audit sont :

 l'audit financier ;
 l'audit interne ;
 l'audit opérationnel.
1- L'AUDIT FINANCIER :

L'audit financier est un examen critique des informations


comptables, effectué par une personne indépendante et
compétente en vue d'exprimer une opinion motivée sur la
régularité et la sincérité des états financiers d'une entité.
Il importe de distinguer entre deux missions différentes :
la mission d'un audit financier contractuel, réalisé à la
demande d'une entité ou d'un individu, pour des fins qui sont
définies dans la convention avec l'auditeur. Cet audit vise souvent
la certification des comptes aux tiers au moment par exemple
d'une introduction en bourse ou d'un appel public à l'épargne ;

la mission du commissariat aux comptes (dénommée aussi


audit légal), prescrite par la loi sur les sociétés afin d’améliorer
l’information des actionnaires et détecter des actes frauduleux.

L'audit financier peut être réalisé par un professionnel interne à


l'entité mais dans ce cas il ne peut garantir la sincérité et la
régularité des informations comptables que pour le besoin de la
direction générale. Sa position interne ne la lui permet pas de
certifier les comptes de l'entreprise à des tiers.
2- L'AUDIT INTERNE :
L'audit interne est la révision périodique des instruments dont
dispose une direction pour contrôler et gérer l'entreprise.
Cette activité est exercée par un service dépendant de la direction
générale et indépendant des autres services.
Les objectifs principaux des auditeurs internes sont donc, de vérifier
si les procédures en place comportent les sécurités suffisantes, si
les informations sont sincères, les opérations sont régulières, les
organisations efficaces et que les structures sont claires et
actuelles.
L'audit interne est ainsi un service autonome de l'entreprise
rattaché directement à la direction générale pour garder son
objectivité. Ce service est chargé d'évaluer les performances de
toutes les fonctions de l'entreprise.
3- L'AUDIT OPÉRATIONNEL :

L'audit opérationnel c’est l'intervention dans l'entreprise en


utilisant des techniques et des méthodes spécifiques, et cela afin :

1. d'améliorer le fonctionnement et l'utilisation des moyens, à


partir d'un diagnostic initial autour duquel le plus large
consensus est obtenu ;
2. créer au sein de l'entreprise une dynamique de progrès selon
les axes d'amélioration arrêtés.
II – RELATIONS ENTRE LES
DIFFERENTS DOMAINES D'AUDIT
Pour déterminer ces relations, on peut utiliser deux critères :

• L'objectif poursuivi par l'auditeur ;


• La positon de l'auditeur par rapport à l'organisation auditée.
1- AUDIT INTERNE ET AUDIT
OPÉRATIONNEL :
On retrouve les objectifs de l'auditeur interne dans ceux de
l'auditeur opérationnel. Les deux on un champ d'application qui
peut s'étendre à de multiples fonctions de l'organisation et les
deux recherchent la performance de l’entité.
Il n'en reste pas moins que la notion d'audit opérationnel est
plus large que celle d'audit interne dans le sens de l'auditeur
opérationnel peut s'étendre même à la Direction générale. Dans
ce cas l'auditeur doit être obligatoirement externe pour respecter
le principe de l'indépendance.
Ainsi, l'auditeur opérationnel peut être interne ou externe selon le
cas, alors que l'auditeur interne est par définition un membre du
personnel de l'entreprise.
2- AUDIT FINANCIER ET AUDIT
OPÉRATIONNEL :
Il pourrait être tentant de considérer que l'audit financier n'est qu'une partie de
l'audit opérationnel. Ce serait, en réalité, faire abstraction de l'objectif spécifique
de l'audit financier, à savoir certifier, pour les tiers les comptes de l'entreprise.

Certes, l'auditeur opérationnel pourra examiner l'information financière, il sera


même amené à en vérifier la qualité tout comme l'auditeur financier, mais il agira
dans la perspective de l'utilisation de cette information en tant qu'outil de gestion,
et non dans l'intention unique de se porter garant de sa sincérité et régularité.

On voit donc que les objectifs des ces deux types d'audit sont fondamentalement
différents.

Rappelons en fin que la certification des comptes à des tires ne peut être faite que
par un auditeur financier externe.
3- AUDIT INTERNE ET AUDIT
FINANCIER :

Ils diffèrent radicalement :

• Au niveau des objectifs : l'audit financier a un objectif


spécifique que n'a pas l'auditeur interne (la certification des
comptes vis-à-vis des tiers). Toutefois, l'auditeur interne peut
s'assurer, pour la direction uniquement, de la qualité du bon
fonctionnement comptable et de la sincérité des documents émis ;

• Au niveau de la position:
l'un est salarié de l'entreprise (l'auditeur interne)
et l'autre doit être externe (l'auditeur financier)
Ces réflexions peuvent être schématisées comme suit :

Comparaison des principaux types d'audit

Objectif Pour certifier les Pour apprécier les


Auditeur comptes performances
Externe Audit financier Audit opérationnel
externe
Interne Audit interne
CHAPITRE II : LES OBJECTIFS DE
L'AUDIT FINANCIER

La mission d'audit financier est d'émettre une opinion sur la régularité


et la sincérité des comptes.

Sans doute cette définition permet de comprendre le sens de l'action


qui est à mener, mais cette définition reste malgré tout insuffisante
pour en déterminer le contenu d’une mission d’audit.

Il est donc nécessaire d’apporter quelques précisions en énumérant


les questions essentielles auxquelles l'auditeur doit répondre avant de
se prononcer.
Sept questions qui expriment les préoccupations de l'auditeur :
1- Toutes les opérations de l'entreprise devant être comptabilisées
ont-elles fait l'objet d'un enregistrement dans les comptes ?
2- Tous les enregistrements portés dans les comptes sont-ils la
traduction correcte d'une opération réelle ?
3- Toutes les opérations enregistrées durant l'exercice concernant-
elles la période écoulée et elle seule ? inversement, des opérations
concernant cette période ne sont-elles pas enregistrées dans un
autre exercice ;
4- Tous les soldes apparaissent au bilan représentent-ils des
éléments d'actif et de passif existant réellement ;
5- Ces éléments d'actif et de passif sont-ils évalués à leur juste
valeur ?
6- Les documents financiers sont-ils correctement présentés ?
7- Les documents financiers fournissent ils des informations
complémentaires pour la mission d’audit ?
A ces sept questions correspondent sept propositions qui,
lorsqu'elles sont vérifiées, permettent de penser que les comptes
sont sincères et réguliers.

Ces différentes propositions seront présentées en distinguant :

• Celles qui sont relatives aux enregistrements ;


• Celles qui sont relatives aux soldes du bilan ;
• Celles qui sont relatives aux documents financiers.
I – LES PRPOSITIONS RELATIVES
AUX ENREGISTREMENTS
1- La proposition d'exhaustivité des enregistrements
La proposition d'exhaustivité des enregistrements est vérifiée si et
seulement si toutes les opérations sont enregistrées sans aucune
omission.
2- La proposition de réalité des enregistrements
La proposition de réalité est vérifiée quand tous les enregistrements
traduisent correctement des opérations réelles. La notion de
réalité concerne à la fois l'opération et sa comptabilisation.
3- La proposition des coupures des enregistrements
La proposition de coupure traduit l'un des principes fondamentaux de
la comptabilité générale à savoir la spécialisation des exercices : une
opération doit affecter les résultats de l'exercice au cours duquel elle
a effectivement eu lieu. En d'autres termes, les produits et les
charges ne doivent être comptabilisés que dans les comptes de
l'exercice qui les concerne.
II – LES PROPOSITIONS RELATIVES
AUX SOLDES DU BILAN
1- La proposition d'existence des soldes
Cette proposition est vérifiée lorsque, à chacun des éléments
qui constitue ce solde, correspond effectivement l'élément
d'actif ou de passif qu'il est censé recouvrir.
Par exemple, le stock final "existe" s'il peut être justifié par un
ensemble de valeurs d'exploitation qui existent physiquement et
qui sont bien la propriété de l'entreprise à la clôture de
l'exercice.

2- La proposition d'évaluation des soldes


La proposition d'évaluation des soldes est vérifiée à partir du
moment où les éléments d'actifs ou de passif qui les
constituent sont correctement évalués.
III – LES PROPOSITIONS RELATIVES
AUX DOCUMENTS FINANCIERS

Même si les propositions relatives aux soldes et aux enregistrements


sont vérifiées, les états financiers peuvent donner une image biaisée
de la réalité.

Ce sera le cas :

• si les comptes sont mal présentés ;


• si les documents financiers ne sont pas accompagnés des
informations complémentaires qui sont éventuellement nécessaires.
1- La proposition de présentation des documents financiers
Les atteintes les plus fréquents à cette proposition résultent :
• d'une mauvaise classification des comptes qui peut porter atteinte à la
sincérité des documents financiers ;
• d'un regroupement abusif de plusieurs comptes.
Le contrôle de la présentation consiste donc essentiellement à vérifier que les
comptes sont correctement classés et qu'ils présentent un degré de détail
suffisant.

2- La proposition d'informations complémentaires aux documents


financiers

Les documents comptables et financiers doivent être accompagnés des


informations complémentaires pour donner toutes les explications nécessaires
sur les conditions d'établissement des comptes. Au Maroc, le code général de
normalisation comptable prévoit parmi les états de synthèse à présenter chaque
année par les entreprises un état des informations complémentaires (ETIC).

Cet état peut donner par exemple des informations sur :


• La méthode d'évaluation des stocks utilisée par l'entreprise ;
• Les changements de méthode de comptabilisation.
CHAPITRE III : LES RISQUES LIES A
LA MISSION D'AUDIT FINANCIER

L'ensemble des travaux effectués par l'auditeur financier a pour


objectif premier de limiter le risque d'émettre une opinion
erronée sur les comptes soumis à la certification.

Pour des raisons d'efficacité, l'auditeur financier a intérêt à


orienter ses travaux sur les aspects les plus sensibles de
l'entreprise et par cela identifier les zones à risques.
I – LE RISQUE D'AUDIT

Ce risque correspond à la possibilité pour l'auditeur de formuler


une opinion inappropriée : par exemple, formuler une opinion
sans réserve alors que les comptes présentent une anomalie
significative.

Le risque d'audit peut être analysé en trois composantes :


• Le risque de l'entreprise ;
• Le risque de contrôle ;
• Le risque de non-détection.
1- LE RISQUE DE L'ENTREPRISE

Trois zones de risque peuvent être distinguées dans


l'entreprise :
• Les risques liés à l'activité, tels que la taille de l'entreprise, le
marché, les produits de l'entreprise, les approvisionnements, la
structure du capital, la structure financière, la structure de
l'entreprise, l'organisation, le management, l'aspect juridique et
fiscal…
• Les risques liés au système d'information, c'est à dire le
système comptable, le système informatique, le système de
gestion commercial, de production, de personnel…
• Les risques liés aux éléments financiers, c'est à dire les
risques liés à l'importance et aux variations des postes et des
comptes.
2- LE RISQUE LIÉ AU CONTRÔLE
(PAR L'ENTREPRISE)

Le risque lié au contrôle c’est le risque que le système de contrôle


interne n'assure pas la prévention ou la correction des erreurs.

Ce risque lié au contrôle doit être évalué dans la phase de


l'appréciation du contrôle interne.

Une bonne connaissance du contrôle interne de l'entreprise permet à


l'auditeur :
• D'identifier les types d'erreurs possibles par les lacunes du système ;
• De mesurer le risque de survenance des erreurs.
3- LE RISQUE LIÉ DE NON-
DÉTECTION (PAR L'AUDITEUR)

Le risque de non-détection peut être défini comme le risque


que les procédures mises en œuvres par l'auditeur ne lui
permettent pas de détecter d'autres erreurs significatives.

Ce risque est lié à l'importance du programme de contrôle des


comptes annuels mis en place par l'auditeur.
En fin de compte on peut dire que le risque liée à une mission
d'audit peut se mesurer par l’équation suivante :

Risque d'audit =

Risque de l'entreprise
+ Risque lié au contrôle
+ Risque de non-détection

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