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Correction de l’épreuve de politique énergétique

Exercice 1 : 6points

1- Graphe 2pts

2- Année du pic pétrolière de chaque pays producteurs 1pt


✓ Cameroun : 1985 avec une production de 181 kb/j
✓ Gabon : 1996 avec une production de 365 kb/j. on peut néanmoins observer un
premier pic en 1975 avec une production de 227kb/j.
✓ Congo : 2011 avec une production de 302kb/j. toutefois on peut observer un autre pic
en 2006 avec une production de 271kb/j
✓ Tchad : 2005 avec une production de 173kb/j

3- En déduisons les réserves ultimes pour chacune de ces régions 1,5pt

Pour le Gabon on a : 2 198 760 000 barils. Soit 1.72% des réserves ultimes de pétrole en
Afrique. 0,5pt

Pour le Cameroun on a : 265 720 000 barils. Soit 0.21% des réserves ultimes de pétrole en
Afrique avec 127.7 milliards de barils comme réserves ultimes de pétrole pour toute l’Afrique
entière. 0,5pt

Commentaires 0 ,5pt

Nous constatons que le Gabon a environ 10 fois les réserves ultimes du Cameroun. Ce
qui lui donne une place importante dans la liste des grands producteurs du pétrole en Afrique,
en particulier en Afrique centrale.

Pour le Gabon on a en moyenne avec la production actuelle (2010) de 245 kb/j. si l’on
suppose cette production constante en l’absence d’autres découvertes, le Gabon a en moyenne
25 ans c’est-à-dire en 2035 pour épuiser ses réserves de pétrole.

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4- En matière de droit du sous-sol, la législation minière américaine fait figure d’exception.
C’est un des rares pays où le propriétaire d’un terrain est aussi propriétaire des ressources
naturelles situées sous ce terrain. 0.5pt

Exercice 2 : la malédiction du pétrole en Afrique

1- Citons les 10 grands producteurs de pétrole en Afrique en donnant les chiffres de leur
production.

- Nigéria
- Angola
- Algérie
- Lybie
- Egypte
- Congo (Brazza)
- Guinée équatoriale
- Gabon

- Soudan du sud
- Tchad
2- USA, Chine, Japon, l’inde, Russie, Allemagne .
3- Citons avec des arguments à l’appui 03 pays Africains victimes de la malédiction
du pétrole

L’or noir suscite des rivalités nombreuses dans les pays africains et est également une cause
d’interventions extérieures. Pourtant, le pétrole est le plus souvent une source parmi d’autres
d’instabilités politiques et de conflits.

- Au Nigeria, le partage de la rente pétrolière reste source de tensions, notamment dans


le Delta du Niger ; les conditions de vie s’y détériorent et la population frustrée
revendique une redistribution plus équitable de la rente pétrolière. Les compagnies
pétrolières sont souvent la cible de protestations. La région est marquée par un cycle
d’activisme politique, répression, violence.
- Le Gabon, comme le Nigeria, le Gabon n’a pas réussi à réduire la pauvreté ni à
diversifier son développement économique, malgré des décennies d’activité pétrolière.
L’apparence de stabilité du pays sera mise à l’épreuve lors de l’épuisement de ses
ressources. Outre les conflits pour le revenu pétrolier, le pétrole a exacerbé des guerres
civiles en Angola et au Congo Brazzaville.

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- En Angola, la guerre civile (qui a pris fin en 2002), opposant le gouvernement aux
forces rebelles de l’UNITA a été alimentée et financée par les richesses naturelles du
pays (pétrole et diamants). Aujourd’hui, le pays est ravagé et 70% des Angolais vivent
en dessous du seuil de pauvreté. Le conflit se poursuit dans la région pétrolière de
Cabinda.

4- Les suggestions que l’on fait pour lever ces verrous en Afrique

- Les pays producteurs doivent investir d’énormes sommes dans les industries de
transformation afin d’augmenter la capacité et l’efficacité de transformation du brut.
En effet les industries de raffinage que disposent certains producteurs et importateurs
sont très vielles et ont besoin d’être rénovées. Cela pourra les adapter au brut lourd, le
seul que peuvent ajouter les pays producteurs à leur offre actuelle.
- Les pays producteurs doivent travailler à assoir leurs propres industries de production
et de transformation. Dans le cas échéant ils doivent profiter au maximum des contrats
signés avec les géants (majors). Dans cette, ils doivent signer les contrats à court
termes au détriment des contrats à long termes.
- Il faut aussi investir ou innover la recherche tout en valorisant les anciens puits
abandonnés. Ceci pourra rehausser les quantités de production et repousser le déclin
de production du pétrole.
- Les autorités doivent observer une gestion transparente des ressources pétrolière c’est-
à-dire que les recettes pétrolières doivent influencer au maximum le PIB.
L’exploitation du pétrole doit être un moteur de développement et non un foyer de
guerres civiles (cas du soudan).
- Ne disposant pas ou peu d’infrastructures nécessaire à l’exploitation du pétrole, la
plupart des pays producteurs font recours aux contrats avec les majors qui d’ailleurs
les profitent très peu surtout en cas d’inflation des cours. Pour lever ce verrou. Il
faudra éviter les contrats à long terme.
- Les pays producteurs doivent aussi prendre en compte les autres secteurs de
développement afin que l’exploitation du pétrole ne soit pas un « piège » de
développement surtout quand sa production tire vers le déclin.
- Libellé les obligations en prix du pétrole plutôt qu’en dollar, pour se protéger du
risque de baisse des prix ;

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- Opter pour un contrôle des prix des matières premières comme une alternative aux
contrôles de l’inflation ou aux contrôles des taux de changes pour ancrer la politique
monétaire ;
Redistribuer les revenues pétrolières sur une échelle nationale par habitant, pour s’assurer
qu’ils n’atterrissent pas dans les comptes bancaires suisses des élites.

Exercice 3 : 6 points

1- Peut-on encore faire de nouvelles découvertes ?


Bien que depuis les années 1980, le volume de pétrole découvert soit inférieur au
volume produit, le potentiel de nouvelles découvertes en pétrole conventionnel demeure
important car certaines régions restent peu ou pas explorées (Arctique, domaines terrestres et
maritimes ultra profonds, zones géologiquement complexes, pièges stratigraphiques, etc.).
L'amélioration des outils de prospection sismique (détection des pièges mais aussi géométrie
fine des réservoirs), les progrès réalisés dans la connaissance et la modélisation de bassins
sédimentaires par reconstitution de l'histoire géologique et pétrolière d'un bassin (présence et
nature des hydrocarbures) permettent d'envisager de nouveaux champs d'exploration. Tel est
le cas par exemple des importantes découvertes réalisées en 2008 au large du Brésil (Tupi,
Carioca, etc.), qui n'auraient pas pu être envisagées en l'an 2000, et qui ont permis de mettre à
jour plus de 30 milliards de barils équivalent pétrole par plus de 2000 m d'eau et sous 5000
m2. Comment optimiser l'exploitation des gisements ?

2- Comment optimiser l'exploitation des gisements ?

Il est important de rappeler, qu'en moyenne, seul un tiers des volumes de pétrole
contenu dans les réservoirs est aujourd'hui récupéré. Or un pour cent supplémentaire de
récupération, sur l'ensemble des gisements, correspond à une année de consommation
mondiale. Améliorer le taux de récupération constitue donc un enjeu majeur. Diverses
techniques peuvent être mises en œuvre afin de maximiser l'extraction du brut. Depuis une
meilleure connaissance des caractéristiques du réservoir via la modélisation de son
architecture et permettant une implantation optimale des puits, jusqu'à l'injection de produits
divers (eau, gaz, polymères, tensio-actifs, etc.) permettant de favoriser la production des
hydrocarbures au détriment de la production d'eau.

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