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~

C 611ection ...
: 1 nter
Africaine de
,...

M.athématiq ues

sous la direction
dè Saliou Touré
. Professeur à l 'Université .. •.,
d' Abidj3:Il

,
HE JIQUES.


Taïrou ALASSANE
Abdou Khadre BARRY
Jules N'DA KOUADIO
Olivier Théodule RAZAFINDRANOVONA
Paul REY
Julien SANHOUIDI
Soma TRAORÉ
Joseph TSOUMTSA (

EDICEF
58, rue Jean~Bleuzen
92178 Vanves Cedex
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L 'idée d'harmoniser les programmes de mathématiques entre les pays francophones d'Afrique et
de l'océan Indien remonte l'année
à où fut organisé par l'IRMA, Abidjan, le premier sémi-
1983
naire d'harmonisation. Depuis, d'autres séminaires ont suivi : en
à
Cotonou, en
1985 à à 1988
Conakry et en juin 1992 à Abidjan avec la participation de 20 pays.

PARTICIPATION DES DIFFÉRENTS PAYS

BÉNIN COMORES GUINÉE RÉP. DÉM. CoNGO


BURKINA FASO CONGO MADAGASCAR R WANDA
BURUNDI C OTE D'I VOIRE MALI SÉNÉGAL
CAMEROUN DJIBOUTI MAURITANIE T CHAD
. CENTRAFRIQUE GABON NIGER T OGO

LaAfricaine
suite logique, souhaitée par tou s les participants, est l"élaboration d'une Collfic.tion Inter-
de manu els de mathématiques pour l'enseignement secondaire. Des rédacteurs de tous
les pays participent à la réalisation de ce projet. Un comité de coordination travaille avec les cel-
lules nationales m ises en place dans chaqu e pays.

COMITÉ DE COORDINATION

- Valère BONNET Albert LE CALONNEC


Missa COULIBALY Jules N'DA KOUADIO
Gérard DUBOS: Soma TRAORÉ - ·

'autres séminaires de concertation ont réuni les responsables de ces cellules, à Libreville en
D 1993, à Ndjaména en 1994, à Yaoundé en 1995, à Antananarivo en 1996, à Dakar en 1997,
à Niamey en 1998 et à Nou akchott en 1999.

ISSN 1248-587-X
ISBN 978-2-84129-554-8
© EDICEF 2006
Tous droits de traduction, de reproduction et d'adaptation réservés pour tous pays.
Le Code de la propriété intelleètuelle n'autorisant, aux termes des articles L. 122-4 et L. 122-5, d'une part, que
les « copies ou reproductions strictement réservées à l'usage privé du copiste et non destinées à !-'ne utilisa-
tion collective » et, d'autre part, que « les analyses et les courtes citations » dans un but d'exemple et d'illus-
tration, « toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle, faite sans le consentement de l'auteur ou
de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite ».
Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, sans autorisation de l'éditeur ou du
Centre français d'exploitation du d.Ioit de copie (20 , rue des Grands-Augustins, 75006 Paris), constituerait
donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du.Code pénal.
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,
p .E FA E
ans un monde qui évolue rapidement, la m aîtrise et l'approfondissem ent des m athématiques
D apparaissent comme une condition indispensab le au développement des nations, plongées
qu'elles sont dans l'ère de la h aute technologie et d e la mondialisation des marchés.
Voilà pourquoi les m athématiciens africains ont commencé, dès 1983, à organiser des
réunions d e con certation sur les problèmes posés par l'enseignement des mathématiques qui
jouent un rôle essentiel dans la préparation des jeunes aux défis de l'avenir.
La Collection Inter-Africaine de Mathématiques que nous proposons au jourd'hui aux.élèves
de l'Enseignement Secondaire des pays francophones d"Afrique et de l'Océan Indien est le fruit de
cette collaboration franche et fraternelle qui a abouti. au mois de juin 1992, à l'élaboration et à
l'adoption par tous ces pays des programmes des premier et second cycles de l'Enseignement
Secondaire.
Elle a pour objectifs majeurs :
- l'harmonisation de la p édagogie des mathématiques et la mise à la disposition des élèves
et des enseignants africains de manuels de qualité tenant compte du milieu socioculturel
africain en tant que support et véhicule privilégiés des con cepts mathématiques;
- l'acquisition par les élèves des bases d'une formation mathématique solide qui leur per-
mettent d'analyser une situation, de conjecturer des hypothèses et de les valider ou non à
l'épreuve des faits ou du raisonnement, de recourir aux modèles mathématiques qu'ils
connaissent et de dégager une conclusion ;
- la diminution du coût du manuel pour permettre la réalisation d'un vieux rêve : un élève,
un livre.
Les ouvrages de la Collection Inter-Africaine de Mathématiques, rédigés par des équipes
d'enseignants, de chercheurs et de responsables pédagogiques africains, belges et français, s'ap-
puient sur l'environnement des élèves pour les motiver, les faire agir, les amener à comprendre et
à agir de nouveau, de manière autonome et créatrice. Les contenus adoptés et les m éthodes péda-
gogiques préconisées ont été systématiquement expérimentés dans plusieurs pays avant que ne
soient entreprises les rédactions définitives.
Conformément à notre conception de l'enseignement des mathématiques, nous n'avons pas
voulu présenter les leçons sous forme d'exposés théoriques, mais comme des séances de travail au
cours desquelles des activités de calcul, de dessin, de lectu re de documents (le plus sou vent
empruntés au milieu africain) sont mises en œuvre pour solliciter et provoquer constamment la
participation active des élèves.
.
Insérés dans les leçons, des exercices d'application immédiate p ermettent l'assimilation des
notions étudiées. Placés à la fin des chapitres, des exercices d'entraînement et d 'approfondisse-
I
ment permettent aux élèves d'éprouver leur compétence et aux professeurs d'évaluer leur ensei-
gnement.
Nous exprim ons notre gratitude aux différents Ministres chargés de !'Éducation dans les
p ays francophones d'Afrique e l ùe l'océan Indien, ainsi qu'aux responsables de la Coopération
Française et de la Coopération Belge qui, par leur compréhension, leurs encouragements et leur
soutien constant tant moral que m atériel, nous ont permis de r éaliser ces ouvrages dans les
meilleures conditions possibles. , ·
Enfin, nous espérons que ce manuel répondra au mieux à l'attente et aux besoins des utilisa-
teurs (professeurs et élèves). Afin d'en améliorer les prochaines éditions, nous accueillerons avec
reconnaissance les remarques, les critiques et les suggestions qu'ils voudront bien nous faire et,
par avance, nous les en remercions.
Saliou Touré
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s
ARITHMÉTIQUE 5 LIMITES ET CONTINUITÉ ............................. 193
1. Les ensembles N et "1l. 1. Limites d'une fonction
2. Divisibilité dans "1l. 2. Étude d'une branche infinie
3. PPCM et PGCD de deux entiers relatifs 3. Continuité d 'une fonction
4. Nombres premiers

CALCUL VECTORIEL ..................................... .. 33 . ~ DÉRIVATION - ÉTUDES DE FONCTIONS .... 213


1. Barycentre den points pondérés 1. Dérivation
2. Lignes de niveau 1 2. Études de fonctions
3. Produit vectoriel


-~ ,_
NOMB!lES COMPLEXES ............................... .
1. Etude algébrique
55 PRIMITIVES
FONCTION LOGARITHME NÉPÉRIEN .. ...... 233
2. Étude trigonométrique 1. Primitives d'une fonction
3. Utilisation des nombres complexes 2. Fonction logarithme népérien
3. Fonctions comportant ln
4. Logarithme décimal

ISOMÉTRIES DU PLAN FONCTIONS EXPONENTIELLES


APPLICATIONS AFFINES 81 FONCTIONS PUISSANCES.............................. 255
1. Composition d'.isométries Y 1. Fonction exponentielle
2. Classification des isométries du plan 2. Fonctions comportant exp
3. Applications affines 3. Fonctions puissances

SIMILITUDES ......................................... ,....... 105 SUITES NUMÉRIQUES.................................... 275


1. Similitudes directes du plan 1. Étude globale d'une suite numérique
2. Similitudes directes et problèmes de géométrie 2. Limite d'une suite numérique
3. Compléments sur les suites

APPLICATIONS DE L'ESPACE 123 INTÉGRATION.................................................. 295


1. Projections 1. Intégrale d'une fonction continue
2. Translations et homothéties 2 . T~f hniques de calcul intégral
3. Symétries orthogonales 3:,,Applications du calcul intégral

CONIQUES ...................................................... 147 ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES ........... .. ...... 321


1. $tude générale des coniques 1. Généralités
2. Etude de la parabole 2. Équations du type y' - ay = O
. 3. Étude de l'ellipse 3. Équations du type y"+ ay' + by = 0
4. Étude de l'hyperbole

·PROBABILITÉS................................................ 171 PROBLÈMES DE SYNTHÈSE 335


1. Analyse combinatoire
2. Calculs de probabilités
3. Variable aléatoire

350
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A rit •

Introduction

l 'arithmétique est un des secteurs scientifiques les plus anciens et


les plus féconds. Fondée essentiellement par les pythagoriciens
pour qui tout était nombre, elle a connu de grands progrès sous
/'impulsion de Fermat, Euler, Lagrange, Gauss et Legendre.
Longtemps considérée comme la branche la plus abstraite et la
moins utile des mathématiques, elle connaît aujourd'hui de nom-
breuses applications en informatique, en électronique et en cryp-
tographie.

La spirale d'Ulam (voir p. 25).

1. Les ensembles N et 7l. .. .. .. .. .. .. .. .. ..... .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. ... . 6


2. Divisibilité dans 7l. ..................................... :.. .. .. ... .. .. . 12
3. PPCM et PGCD de deux entiers relatifs .. . .. .. .. .. .. .. .. ... 17
4. Nombres premiers ....... ..........................._.......... ..... .. . 24

Arithmétique 5
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1 Les ensembles N et Z
• 1. 1, L'ensemble N
11,J désigne l'ensemble des ,mtims naturels et f¾I• l' ensnmhlc clos entiers natUiels non nuls.
On a : I\J = lO ; 1 ; 2 ; :1 ; ... : n ; n + 1 ; ...1 et I'\/' = Ill \ IOI .

-■= Addition et multiplication dans l}I


N es t nmni de clcmx opérations :
- l'acldition. notée + :
Add.ition dans N Multiplication dans N
- la multiplication, not,5ü x .
a +O= O +a-=a ax 1 = 1x a = o
Pour tous enliers naturels a el b. a + I, et o t1st 6/ément n eutre pour+ 1 est cilém cnt neutre pour )<
a x .b sont dos e ntiers natutels ; on cfit q 11B
l"aclclition ûl la multiplication dans l\l s ont " + (I> + d = (a + b) +c =
a X (b X c) (a X b) X C
des lois de co111posilion intc.n1es. + est associative x est associ a tivf!
a + b = b+ a axb = bx a
Les propric\16s de J·addition et cfo la multi- + est commucative x est comn mtative
J>licatioo dans l'\J sont rés umées dans Je
tobleau ci-contre ol1a , b etc désig11ent <les a x (b + c) = a x lJ+ a xc
entiers mtlu rels. x c.<t distributive par rappo,t à +
a + <:= b+ CC =.') a = h axc = bx c => a = h
R~ma1.~~ [c E NJ [c E l'IJ' ')
Lorsqu'il n'y a pas d 'a1nbigui'M le produit
a :x h est noté : ub. ' . -
a +.li = 0 => <1 = 1, = 0 a x b = l => ci = h =1

Ordre dans 1\1


On définit dans N unr, relation . notées, par ; "!/ (a : l>) E f'\J'< , (c, s /, <=> 3 c E l'\J. b = "+ c).
Cette relation possède les propriétés s ui~·ânies. dont la démonstr.:1tion est imméd iate.

Pour tous e_ntiers naturels a, b et c, on a:


• osa (la rolatio-n $ est ré)J,,xivc)
• si t1 S b et b :. a, alors <1 = b (la relation s est antisymétrique)
.. si « S b et b s c, alors " ~ c (la relation :. est transitive).
On dit que s dans N est une relation d'ordre.

R~rnar~u~
Ot:ux entiers nnturds a et b sor,J toujoun; comparables, c'est~d~clire on n tnujours : a ~ û ou b ~ a :
"" dit rync :. dans l'\J est uue 1·e lt1t ion d'o.r drc total.

N ous ad,neu ons la propriété suivante.

••
Toute partie non vide de l'\J admet un plus petit élément.
J::.\l'fllfJ /c.,
• I.e plus petit élément de f\J est o.
• Le p lt,s petit élémcmt de l'cnseml>le (271 + 7 , n E 1\1] c,st 7 .

ll:illl RaÎ$onnement par récurrence


Considfaons hts pmminrs ,mtiers naturels non nuls ut comparons la sonnnc dè leurs c:uh(-~S au carré de
le ur somme~

6 Arithmétique
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On a; 13 = 1 el 1 •~ 1
1 + 23 =9
3
et (1 + 2)2 = !.l
1"3 +23 +3 3 : 36 et (1 + 2 + 3)2 = 36
1' + 2 3 + :i 3 + 43 = 100 et Il + 2 + 3 + 1 )2 = 100.
C(l:s observations conduisent à conjecturer que: 'V n E N •. 1 31 + 23 + •.. + n 3 = (1 + 2 + ... + n)2.
Étant dans l'impossibilité d·errectuer une in finit é de vérific.ations, nous allons utiliser un raisonnement
par ré<:urrençe, d oot le principe peut être illustré par la situation s uivante : « si, dons une rongée de voi-
lurtJS~ lo prc,1lière. esl verte el dcrribre Ioule voitare verte il y a une iroitu.re verte . alors toutes Je.<. vc!ifures
sont veI1es ».

Pour démont.rc.r qu'une proposition P(n ), qui concerne un en.lier naturel n, es~ vroie pou! tout
n supérieur ou égal à ~• on 1;1rocèdc en deux étapes :
• on .démon!Te que : Pln 0) est vr.tie ;
• ou démontre que : pour tout entier k supérieur ou égal à " •· oSÎ P{k) .est vraie alors
P(k + l) estvm.ic.

/:xr,m p/r.s
• Soit Pin) la prop osition : • 1 3 + 23 + .. . + n' = Il + 2 + .. . + n)? ».
- Nous avons déjà ~•érifié que : Pit) est vraie.
- Soit k un entier naturel supérieur ou égal à 1.
Si P(k.) est vraie. oo a : 13 + 23 + ... + k3 = (1 + 2 + ... + k)' ;
donç : 13 + 23 + ...·+ ,._., + (k + 1)3 "' (1 + 2 + ... + k)Z + k (k + 1)2 + (k. + 1)i
., = [k(kt l ) J' +z klk/ l) (k+ 1 ) +lk+l)2

=[k(k t l ) +(k+l)r

= Il+ Z + .. . + k + (k + 1)1• :
c·est-à-dire : P(k + 1) "st vraie.
On en déduit que, pour tout entier naturel n n.o o nul, P(n) est vmie.
• .Oémonlrons que pour tout enlit?r naturel n supérieur ou égal à 4. on a ; n 2 ~ 2".
Soit Qin) la propos ition : • n 2 :, 2" • ·
- Ou a : 4 i s 21 : donc : Q(4) est w aië.
- Soit k un entier naturel supérieur ou égal à 4.
Si Qlk) est vraie. ou a : k ' s zk.
Or : k: 1=l + t :donc: k: 1 :, ! et lk + 1)2 :, 2k'.
Donc: lk + 1) 2 S zht; c·est-à-dirc : Q(k + I) est vraiu.
On en d6duit que. pour tout untier naturel ,t supérieur ou égnl à 4, Qin) est vraie.

_ 1._._-2.., L'ensemble Z
7. désigne l'ensemble des enticf$ relatifs et z• l'tmsemblc rlns entiers relatifs non nuls.
On a : Z = ( ... ; n - 1 ; 11 ; • • • : - 2 : - 1 : O ; 1 ; 2 ; ... t et z•·= Z \ 10).

E. Addition dans L
L'add ition ,fans l. p ossède les propriétés suivant es.

Pour tous entiers relatifs a, b et c, on a :


(1) " + I, E Z (+ dans 2 csl une loi de composition interne)
(2) a + lb + c) = (a + b) + c (+ est associative}
(3) a + 0 = 0 + cr = a (0 est élément neutre pour+)
(4) 3 a' E l . a + " ' = a ' + <t = 0 (!oui élément de Z u un opposé da.ns 2 )
(5) a + b = b + <• (+ est COilùDulalil•e).

Arithmétique 7
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N ot:tion et vocabulaire
• L'opposé d'un enlier rolalif a C5t unique ; ou li, noie - a et on l'appelle s_vmf.trique de a pour+.
• Pour résumer les 4 premières propriétR<, ou dil que (Z . +) P..<I un groupe:
pour résumer lus 5 pi-opriétés. on dit que (.l, +) esl un groupe commutatif.
• Plus g6n6ralement. llll ensemble muni <l'une loi tlH composition interne: est w1 groupe torS<pw :
- la loi est associative :
- J·i,nsemblc possècli, un élémcnl neut re pour celte loi;
- toul él6menl di, l"ensemhlr. admet m1 syn1étriq11e pour celle loi dans ccl ensemble.
Cc groupe est conu11utatif !=.Ï de plus la lui t?s:t couu1mlalive.
l:'x t,mp l,;s
• (R. • Jest un grou1,u c;onrwutatif.
(N. +) n'.,<I pas un groupe.
• Soil .'J, l'ensemble des isométries du plan.
(.1, •) est un groupe ; en effet ;
- lit compv~t:t; de tleux: fsomCtrics est unn isométrie:
- ln cornpo!<iée des isométries est associ.:ttive :
- l"applic;:ition identique. <1ui est une isométrie~est élément neutr e pour o :
- le symi:rr-ique d"unu isométri e pour o est son isométrie réciproquP..
Le groupe (.'f, o) n'est pil$ commutatif.
fropriéœ2
Pour tous entiers relatif.') a , b et c-1 on a : a + c = b + c ~ u = b.
En effet. si" + c = b + c, alors : a + c •• {- c} = T, +- c + (-cl : donc : fl = b.

Multiplication dons . ,.
u, rnnltiplir,~tion dans 2 possr.de le,; propriétés s11iva111es.
••
Pour tous enlieJ"S relatifs a. b etc, on a :
(1 ') " x I, E Z (x da.os Z. est une loi de composition interne)
(2') <t x lb x c) = (a x b ) x c (x est associative}
(3') <t x (b + c) = <• x 1, + a x c (x est distributive par rapport ù +)
(4' ) a x b = b x a (x est commutative)
(5') " x 1 = 1 x a = <• (1 est élément neutre pour x}.
Vocabulaire
Pour resw1u,r les propriétés (1). (2). (3). (4), (5) de l'acld.ition <>t les propri6tés (l'). (2 ') , (3'), (4'), (5·) de la
mulUplication . on dit que (P~ +. x) est un a.,meau commutatif unitaire.

Pour tous entiers relatif;"• h etc (c ~ O), on a :


•u x 0=0 •<·a =c-h ==> a=-b.

D émonstration
Nous ne <lémoutrerons que la première propriété.
On a : '"' +" x O = a{cz + 0) = "'' = aa + O ; clone : a.x o = O.

Ordre dons .l.


Pour Ions nombres entiers relatifs a et b. on pose ; t, - a = b + (- o).
On définit dans Z une relalion. nolée S:, pa.r : V (a ; b) E zz, (a S: b <=> I, - " E l\l).
Célie relation est une relation d'ordre total.

ArithmVtin, 1c,,
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Nous admellons l<}S propriétés l et 2 sui vantes.


Propriétés 1
Soit a et b deux entiers relatifs.
• Pour tout entier rclatjf c, on a : <t~b ~ ti+c~b+c.
• Pou:r lout entier c st,rictement positif, on a : a-5,b ~ axc :s; hx c.
• Pour tout entier <· strictement négatif, on a : a :s; b ~ a. xc:1:bxc.

Propriétés 2 •
• Toute partie non vide et majorée de 2 admet un plus grand élém.,nt.
• Toute partie non vide et minorée de 2 admet un plus petit élément.
Exem ple
t·ensemble ln E 2. (n + 2)2 -,, ni est borné.
Son plus grand <\lt\ment est n et sou plus petit élément <'.St - 4.
Propriété 3
Soit a. et b deux entiers relatifs tels que : b " O.
li l!xiste un entier relatif n tel que: ni, 2:. a.
On dit que '1L est an:himédicn.

D émonstration
1er cas : b ~ 1
- si a~ O. il s uffit cle µrnndrn : 11 = a ;
- si u < O. il suffit de prendre : 11 " O.
2"t:as:b-5,-t
On a : - b 2:. 1 ; donc il t!xiste un m1tier rnlntif m, tel que: m(- b);,, a.
li Sttffil doue de pmndre : n = - m.

Division euclidienne dans i.

Soit a et b deux entiers relatifs tels que : b " o.


Il exjste un •u nique couple (q ; r) d" Z x ~ tel que: <i = bq + r el Il -5, r < 1b 1.

l es nombres q et r s'appelltmt msp,,ctivomcnt le quotient ,,t Je reste de Je, division mu:lirlienne de <i par
b. bjfcc:tver uae division r.uclidfonne c'est détenniner son quotfont et son l'(!Sl.c .

D émonstration
• Existenc,~
Soit A l'cnsemhlc des enliers nalutels de la forum : n - bq (q E Z).
<1+ 1ba I es1 éMmont cle A ; donc A est une partie non vicie do I',!, qui admet un plus petit élément r.
r est élément de A : dune r;;, O e1 ,. = a - l.>q (q E Z).
Oc plus, r <· 1b 1 (sinon. r-1 b 1=" - l,q - 1b 1=a - hq'; donc. r - lb I scr.rit un élément de A, plus
petit que r; c'<as1-à-dire, r ne serait plus le plus petit ,;Jémcnl de A).
On en cl<\cluil qu ï l existe un couple (cJ ; r) cle Z x N 1d que: a= IXJ + r el Os r< lbl.
• Unicité
Soit (q : r) Ill [c(: r1 deux couples de.l x N tels qtte : ci = lx1 + r," = hq • + r'. O ~ r < 1b I el O-,, r' < 1h 1.
Ona:0=b(q' -<J)+(r'-r) ;donc: lhl l<i'- <11 = lr'-rl.
Or: - lbl <r - r < lbl:clom: : lr·- rl < !hl.
On en déduit q ue : 1q' - q 1~ Ù (si l,J' - <J 1;;: 1, oo aurait : lb 11 <!' - q 1" 1b 1).
De plus : 1r' - ,· I = 1b 11 <t' - q 1: donc: <t' = q et r' =r.

Ar~ 9
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Exemples
Effectuer la division euclidienne de a par b dans chacun des cas suivants :
a = 53 et b = 12 a = - 53 et b = 12 a = 53 et b = - 12 a= - 53 et b = - 12.
• On a : 53 = 12 x 4 + 5 et O $ 5 < 12. • On a : 53 = (- 12) x (- 4) + 5 et O s; 5 < 12.
Donc : 4 et 5 sont respectivement le quotient et le Donc : - 4 et 5 sont respectivement le quotient et le
reste de la division euclidienne de 53 par 12. reste de la division euclidienne de 53 par - 12.
• On a : - 53 = 12 x (- 4) - 5 • On a : - 53 = (- 12) x 4 - 5
= 12 X (- 5) + 7 et O $ 7 < 12. = (- 12) X 5 + 7 et O $ 7 < 12.
Donc: - 5 et 7 sont respectivement le quotient et le Donc : 5 et sont respectivement le quotient et le
reste de la division euclidienne de - 53 par 12. reste de la division euclidienne de - 53 par - 12.

·1c:.l'!""~ Bases de numération


Toutes les civilisations anciennes de Chine, Mésopotamie, Égypte Amérique du Sud ... ont inventé un.sys-
tème de numération. Mais ces différents systèmes ne permettaient pas d'effectuer facilement les opérat_ions.
Le système décimal (base dix) a l'avantage de rendre simples toutes les opérations, grâce à l'invention
du O et à la valeur de position des chiffres.
Le système binaire (base deux) est adapté à l'informatique qui utilise également le système hexadécimal
(base seize) pour réduire la taille de l'écriture des nombres (code ASCII).
Nous admettons la propriété suivante.

Soit b un entier naturel supérieur ou égal à 2. p


Tout entier naturel x non nul peut s'écrire de façon unique I. akbk, où les ak sont des entiers naturels
k=o
tels que : O $ ak < b et aP -:;:. O. . • '

On écrit: x = aPaP-1... a 2a 1a/. Cette écriture est appelée écriture de x en base b.


Par convention, les écritures sans « barre » sont en base 1 O.

• On a : x = b{aPl)P-1 + aP_1bP-2 + ... + q.)> + a 1) + a 0, avec O$ a0 < b;

don~ q 0 = aPaP_1... a 2a/ et a 0 sont respectivement le quotient et le reste de la division euclidienne de x


parb.
• On a : q 0 = b(aPbP-2 + aP_1bP-3 + ... + a 2) + a 1, avec Os; a 1 < b;
donc q1 = aPaP_1 ... a} et a 1 sont respectivement le quotient et le reste de la division euclidienne de % pdr b.
On peut ainsi déterminer de proche en proche l'écriture de x en base b.
Exemples
·• Écrire dans le système décimal le nombre : 42 3 5 •
On a : 4 2 3 5 = 4 x 52 + 2 x 5 1 + 3 x 5 °
= 4 X 25 + 2 X 5 + 3
= 113.
• Écrire le nombre 127 en base sept. 127LZ__
On effectue les divisions successives par 7, comme indiqué sur le schéma ci-contre. 1 11sL.I_
On en déduit que: 127. = 241 7 • 412

10 Arithmétique
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Système binaire
Pour écrire un nombre en base deux, l'ensemble des chiffres utilisés est: {O ; 1).
Exemples
2
• Écrire dans le système décimal le nombre: 10100111001 •
2
On a: 10100111001 = 2 10 + 2 8 + 2 5 + 2 4 + 2 3 + 2° 87l_g_
= 1 024 + 256 + 32 + 16 + 8 + 1 1 l43 t_g_
= 1 337. 1121 l2._
• Écrire le nombre 87 en base deux. 1 110 t_g_.
On effectue les divisions successives par 2, comme indiqué sur le schéma ci-contre. o 1s t_g__
1_ 1 ~ 1 ~
2
On en déduit que : 87 = 1010111· •

":;"_~J.:~- ~-,_ Système hexadécimal


Pour écrire un nombre en base seize, l'ensemble des chiffres u tilisé e t :
{0 ; 1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 5 ; 6 ; 7 ; 8 ; 9 ; A ; B ; C ; D ; E ; F}.
(A, B, C, D, E et F représentent respectivement 10, 11, 12, 13, 14 et 15.)

Exemples
16
• Écrire dans le système décimal le nombre : F0A5 •
16
On a: F0A5 = 15 x 16 3 + 0 x 16 2 + 10 x 16 1 + 5 x 16°
="61 440 + 160 + 5
= 61 605. 64206~6 .
• Écrire le nombre 64 206 en base seize. 14 4 012~
On effectue les divisions successives par 16, comme indiqué sur le schéma ci-contre. 12 l 250 ~
16
. que : 64 206 = FACE . 10 1 15
0 n en d e~dmt

~ t.~4". Travaux dirigés


Un damier comporte 1 024 cases sur 1 024 toutes blanches sauf
une, peinte en noir, à un endroit non précisé du damier. On dis-
pose, en nombre suffisant, de « triminos » en forme de« L ».
Est-il possible, à l'aide des triminos, de paver toutes les cases
blanches du damier, sans déborder et sans que deux triminos ne Un trimino, comme son nom l'indique,
se chevauchent ? recouvre trois cases du damier.

Solution
On remarque que 1 024 = 2 10•
Soit P(n) la proposition:« un damier de côté 2 1\ privé d'une case,
peut être pavé par des triminos ».
• Pour n = 1, un damier 2 x 2 privé d'une case est un trimino.
Donc P(l) est vraie.
• Soit k un entier naturel supérieur ou égal à 1.
Supposons P(k) vraie et considérons un damier de côté zk+i, privé
d'une case. ·
Ce damier peut être partagé en quatre« sous-damiers» de côté 2k.
L'un de ces quatre sous-damiers contient la case noire ; on peut
donc le paver de triminos.
Posons au centre un trimino à cheval sur les trois autres. Chacun
des sous-damiers restants, privé de la case couverte par le trimi-

~
n·o, peut être à son tour pavé par des triminos.
Donc P(k + 1) est vraie.
On en déduit que le damier de 1 024 x 1 024 cases privé d'une
case peut être pavé par des trirninos.

Arithmétique 11
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l.a Résoudre dans N 2 le système : { xy ::; Zx . • a = 59 et b =-18


x + y =4 • a=- 59 et b =-18
1 • a= 6 941 et b = 358
1.b Résoudre dans "l..2 le système : { x y =
3x+y= - 4
. • a= 358 et b = 6 941.
1.c Démontrer par récurrence que pour tout entier
naturel non nul n , on a: 1.f Déterminer l'entier naturel qui, divisé par 23, a
_ n(n + 1)(2n + 1) pour reste 1 et qui , divisé par 17, a le même
2 2 2 2
1+2+3+ ... + n - . quotient et pour reste 13.
6
1.d Démontrer par récurrence que pour tout entier
1.g Écrire en base deux chacun d es nombres sui-
naturel non nul n , on a : n! ~ zn-1 .
vants: 9 ; 1 7 ; 205; 864 .
1.e Effectuer la division euclidienne de a par b
dans-chacun des cas suivants. l .h Écrire en base dix chacun des nombres sui-
- - 2 - - - 2
• a = 59 et b = 18 rnnts : 1011 ; 1101101 .
• a= - 59 et b = 18

~ Divisibilité dans 7L
_ 2.1. Multiples et diviseurs d'un entier relatif ·
~Jt-. "J Définition et propriétés

Soit a et b deux entiers relatifs.


On dit que a est un multiple de b s'il existe un entier relatif k tel que : a = kb.
Si de plus b :t: 0, on dit que b est un diviseur de a ou que b divise a.
Exemples
• On a : 143 = 11 x 13; donc: 143 est multiple de 11 et de 13;
13 et 11 divisent 143.
• On a : 12 = (- 4) x (- 3) ; donc : 12 est multiple de - 4 ;
- 4 divise 12.

Rema.rçiu~
• Tout entier relatif est multiple de 1 et - 1.
1 et - 1 divisent tout entier relatif.
• 0 est multiple de tout entier relatif.
Tout entier relatif non nul divise 0, mais O ne divise aucun entier relatif. ·
*
• Lorsque b 0, a est multiple de b (ou b divise a ) si et seulement si le reste de la division euclidienne
de a par b est nul.

Les propriétés suivantes sont présentées en termes de diviseurs. Nous laissons au lecteur le soin de les
énoncer en termes de multiples. Selon le contexte, l'une ou l'autre de ces deux formes pourra être utilisée.

Soit a et b deux entiers relatifs non nuls.


Si b divise a, alors : 1b 1 ~ 1a 1.

12 Arithmétique
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D émonstration
Si b divise a , alors il existe un entier relatif non nul q tel que : a= bq.
On a : 1 ::; J q 1 ; donc : 1 b J ::; J b I J q 1 .
C'est-à-dire : 1b [ ::; 1a 1.

Soit a, b et c trois entiers relatifs (a c/:- 0, b 0). *


(1) a divise a. •
(2) Si a divise b et h divise a, alors a = b ou a =- b.
(3) Si a divise b et b divise c, alors a divise c.

D émonstration
(1) et (3) découlent immédiatement de la définition de la divisibilité.
(2) D'après la propriété 1, a divise b ⇒ 1a 1 ::; b I et b divise a ~ 1b 1 :5 1 a 1
J

donc : (a divise b et b divise a) ⇒ 1a 1 = [b 1. .

Soit a, b etc trois entiers relatifs (a* 0).


Si a divise b et c, alors pour tous entiers
,,
relatifs p et q, a divise pb + qc.
On dit encore que a divise toute combinaison linéaire de b etc dans '11.. .
Cette propriété découle immédiatement de la définition de la divisibilité.
Exemples
• La somme ou la différence de deux entiers relatifs pairs est un entier relatif pair.
• Le produit d'un entier relatif par un entier relatif pair est un entier relatif pair.

Ensemble des multiples d'un entier relatif


Soit b un entier relatif.
Les multiples de b sont les nombres : ... , b x (- 2), b x (- 1), b x 0, b x 1, b x 2, ...
Ces nombres sont de la forme : blc, où le E 'll..

,hj9tatig.,n
L'ensemble des multiples de b (b E Z) e_st noté bZ.
Exemples
• 37l.. = {... ; - 9 ; - 6 ; - 3 ; 0 ; 3 ; 6 ; 9 ; ... } • 11:' = 7l..
• - 21:' = t. . . ; - 6 ; - 4 ; - 2 ; 0 ; 2 ; 4 ; 6 ; .. . } • O?l.. = {Ol.

'~~
Pour tout entier relatif b, (b"ll., +J est un groupe commutatif.

Ensemble des diviseurs d'un entier relatif


,hl.2etfilt2n
Soit a un entier relatif.
On note : '2l)(a) l'ensemble des diviseurs de a.
Exemples
• 2t}(4) = {- 4 ; - 2 ; - 1 ; 1 ; 2 ; 4} • '2l}(1) = l- 1 ; 1)
• 2t}(- 6) = {- 6 ; - 3 ; - 2 ; - 1 ; 1 ; 2 ; 3 ; 6} • '2l}(O) = l.* .

.R~m.p,r.,q ~
Pour tout entier relatif a non nul, '2l)(a) est un ensemble fini non vide.

Arithmétique 13
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lt,=".2.2,"' Congruence modulo n (n E N*)


îi ";7!.: ,_,;:: Définition et propriétés immédiates

Soit n un entier naturel non nul, a et b deux entiers relatifs.


On dit que a est congru à b modulo n si a - b est un multiple de n.
On écrit: a = b [n].
Exemples
• 54 =4 [10] • - 81 =0 [9] • 9=-1 [10] • - 5=2 [7].

~ar_q~ s.
• a = 0 [n] <=> a multiple de n ;
• a= b [n] <=> a - b multiple de n ;
• si r désigne le res·t e de la division euclidienne de a par n, alors :.a= r [n].

Les propriétés suivantes sont des conséquences immédiates de la définition.

Soit n un entier naturel non nul, a, b et c trois entiers relatifs.


• a = a [n] Oa relation de congruence modulo n est réflexive)
• Si a = b [n], alors b = a [n] (la relation de congruence modulo n est symétrique) .
= =
• Si a = b [n] et b c [n], alors a c [n] (la relation de congruence modulo n est transitive).

Soit n un entier naturel non nul, a et a' deux entiers relatifs, r et r' les restes respectifs des divisions
euclidiennes de a et a ' par n.
On a : a = a ' [n] <=> r = r'.

D émonstration
Désignons par q et q' les quotients respectifs des divisions euclidiennes de a et a ' par n.
On sait que : a = nq + r et O ~ r < n ; a ' = nq' + r' et O ~ r' < n.
Donc: a - a '= (b- b')n + r - r', avec - n < r- r' < n.
On en déduit que : a = a' [n] <=> a - a' multiple de n
<=> r - r' multiple de n
<=> r - r ' = O.

Soit n un entier naturel non nul et a, a ', b , b' quatre entiers relatifs.
• Si a = a' [n] et b = b' [n], alors a+ b = a' + b' [n].
= =
• Si a = a' [n] et b b' [n], alors a x b a' x b' [n].
On dit que la congruence modulo n est compatible avec l'addition et la multiplication dans "11..
D émonstration
• On a : (a'+b') - (a+b) = (a' - a) + (b ' -b) ;
donc : (a' - a E n"1l. et b' - b E n"ll.} ⇒ (a'+ b') - (a+ b) E n"ll..
• On a : (a' x b') - (a x b) = b'(a' - a) + a(b' - b) ;
donc: (a'-aEn"ll. et b'-bEn?l.) ⇒ (a'x b') -(a xb} E niz'. .

14 Arithmétique
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,Remar.,que
Si k est un entier naturel non nul, on a: a= a' [n] ⇒ ak = a'k [n].
Exemples
On considère les nombres a et b tels que: a = 137 et b = 73.
Déterminer les restes des divisions euclidiennes de a+ b, ab, 3a - 2b et a 2 + 3b3 par 25.
On a : a= 12 [25] et b = - 2 [25].
• On a : a+ b ·= 10 (25]. •
Or : ·o 5_10 < 25 ; donc 10 est le reste de la division euclidienne de a+ b par 25.
• On a : ab = - 24 (25] ; donc : ab= 1 (2 5].
Or : O ~ 1 < 25 ; donc 1 est le reste de la division euclidienne de ab par 25.
• On a ~ 3a - 2b = 40 [25] ; donc : 3a - 2b = 15 [25].
Or: 0 5 15 < 25 ; donc 15 est le reste de la division euclidienne de 3a - Zb par 25.
• On a : a 2 + 3b3 = 120 [25] ; donc : a 2 + 3b3 = 20 [25].
Or : 0 5 2 0 < 25 ; donc 20 est le reste de la division de a 2 + 3b3 par 25.

=-=-2.l Utilisations des congruences


,m;:;· r.;:::;::] Déterminations de restes
1. Déterminer le reste de la division euclidienne de 72 002 par 9.
On a : 7° =.1 [9] ; 7 1 = 7 [9] ; 7 2 = 4 [9] ; 7 3 = 1 [9].
2 002 = 3 X 667 + 1.
Donc : (73 ) 667 x 7 = 1 667 x 7 [9] ; c'est-à-dire: 72 002 = 7 [9].
Or: o 5 7 < 9 ; donc 7 est le reste de la division euclidienne de 7 2 002 par 9 .

2. Déterminer, suivant les valeurs de l'entier naturel n, le reste de la division euclidienne de 5n par 3.
On a: 5° = 1 [3] ;· 5 1 = 2 [3] ; 5 2 = 1 [3].
=
• Si n = 2k (k E N), on a : (52)k 1 k [3 ) ; donc : 5n 1 [3]. =
• Sin= 2k + 1 (k EN), on a : (5 2 )k x 5 = 1k x 5 [3] ; donc: 5n = 2 [3].

r .-::--,=, Démonstrations de propriétés


1 . Soit n un entier naturel. Démontrer que n(n4 -1) est multiple de 5.
On distingue cinq cas : n = 0 [5], n = 1 [5], .. . , n = 4 [5]. n 0 1 2 3 4
Les résultats sont regroupés dans le tableau de congruences ci-contre. 4
On en déduit que n(n4 - 1) est multiple de 5. n -1 4 0 0 0 0
n(n4 - 1) 0 0 0 0 0

2 . Soit n un entier naturel.


1 °) Démontrer que le reste de la division euclidienne de n 2 par 8 est 0, 1 ou 4.
2°) En déduire que les nombres de la forme 8k + 7 (k E l':) ne sont pas la somme de trois carrés parfaits.
1°) On distingue huit cas: n = 0 [8], n = 1 [8], . .. , n = 7 [8].
Les résulta ts sont regroupés dans le tableau de congruences çi-contre. n 0 1 2 3 4 5 6 7
On en déduit que le reste de la division euclidienne de n par 8 est 0 , 1 n 2 0 1 4 1 0 1 4 1
2

ou 4.
2°) L'ensemble d es restes possibles de la division euclidienne par 8 de la somme de trois carrés parfaits
est le même que l'ensemble des restes possibles de la division euclidienne par 8 de la somme de trois
éléments de {O ; 1 ; 4}. ·
Le tableau ci-dessous regroupe les restes possibles :
(a, b, c) (0, o, 0) (0, 0, 1) (0, o, 4) (0, 1, 1) (0, 1, 4) (0, 4, 4) (1, 1, 1) (1, 1, 4) (1, 4 , 4) (4, 4 , 4)
reste 0 1 4 2 5 0 3 6 1 4

On en déduit que les nombres de la forme 8k + 7 (k E l':) ne sont pas la somme de trois carrés parfaits.

Arithmétique 15
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Congruences particulières
Les critères de divisibilité par 2, 3, 4 ,5, 9 et 11 ont été utilisés au collège. Nous allons, grâce aux
congruences, démontrer ces résultats et les généraliser à la déter_mination des restes de certaines divi-
sions.
Dans cette partie, x désigne un entier naturel non nul et a1,a1>-1"".a 0 son écriture décimale.
On a: x = aP10P + aP_1 1(Jl>-1 + .. . + a 1 10 1 + a 0 • ·

1. Congruences modulo 5
a) Démontrer que : x = a 0 [5].
b) Déterminer les ~estes des divisions euclidiennes par 5 de 1 826, 3 252 et 27 325.

a) On a : 10 = 0 [5] ; donc, pour tout entier naturel le non nul : 10k = O [5].
On en déduit que : a PloP + aP-1 lOJ>-1 + ... + a 1 10 1 + a 0 = a 0 [5].
b) Les restes des divisions euclidiennes par 5 de 1 826, 3 252 et 27 325 sont respectivement 1, 2 et O.

2. Congruences modulo 4 et modulo 25


a) Démontrer que : x = a 1 a 0 [4] et x = a 1 a 0 [25].
b) Déterminer les restes des divisions euclidiennes par 4 et 25 de 1 826, 3 252 et 27 325.
a) On a : 102 = o [4) et 102 = O [25] ;
donc, pour tout entier naturel k supérieur ou égal à 2 : 10k =0 [4] et 10k =0 [25].
On en déduit que: aPlOP + aP--1 101r1 + ... + a 1 101 + a 0 = a 1 101 + a 0 [4]
et: aP10P + aP-1 1QJ>-1 + ... + a 1 101 + a 0 = a 1101 + a 0 [25].
b) Les restes des divisions euclidiennes par 4 de 1 826, 3 252 et 27 325 sont r espectivement 2, 0 et 1.
Les restes des divisions euclidiennes par 25 de 1 826, 3 252 et 27 325 sont respectivement 1, 2 et O.

3. Congruences modulo 9 et 3
p p
a) Démontrer que : x =I. ak [9]
/c;O
et x =I. ak (3].
1..-=0 J
b) Déterminer les restes des divisions euclidiennes par 9 et 3 de 1 826, 3 252 et 27 325.
a) On a :· 10 = 1 [9] et 10 = 1 [3] ;
donc, pour tout entier naturel k : 10k = 1 [9] et 10k = 1 [3].
On en déduit que :
p
et : a 10P + a
p 1~
1
1 lOP- + ... + a 1 10 + a 0 =
1
I ak [3].
/c;O

b) On a : 1 826 =1 + 8 + 2 + 6 [9] ; donc le reste de la division de 1 826 par 9 est 8.


De même, les restes des divisions euclidiennes par 9 de 3 252 et 27 325 sorit r espectivement 3 et 1.
Les restes des divisions euclidiennes par 3 de 1 826, 3 252 et 27 325 sont respectivement 2, 0 et 1.

4 . Congruences modulo 11
p
a) Démontrer que: x = I. (-1)k ak [11].
k=O
b) Déterminer les restes de la division euclidienne par 11 de 1 826, 3 252 et 27 325. -
a) On a : 10 = -1 [11]; donc, pour tout entier naturel k : 10k = (- l)k [11].
p
On en déduit que : aP10JJ + aP--1 10J>-1 + ... + a 1101 + a 0 = I. (- 1)kak [11).
Jc;o

b) On a : 1 826 = - 1 + 8 - 2 + 6 [11] ; donc le reste de la division euclidienne de 1 826 par 11 est O.


De même, les restes des divisions euclidiennes p~ 11 de 3 252 et 27 325 sont respectivement 7 et 1 .

16 Arithmétique
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2.a Combien y a-t-il de multiples de 11 compris 2J Sans effectuer la division euclidienne, vérifier
entre - 1 000 et 1 000 ? que 23 157 est divisible par 9.
2.6 Déterminer l'ensemble des diviseurs de 60. •
2g Déterminer les couples (x ; y) de chiffres tels
2.c Déterminer les entiers naturels n et p tels que : (!118 le nombre d'écriture décimale 724xy soit
n 2 - p 2 = 28. ~'+oie d e 9.
2.d Démontrer que : 2 32 = 1 [5].
2.e
2..h Sœi a. b et c trois entiers relatifs non nuls.
Soit n et d deux entiers relatifs non n uls tels "L :;lé;::m::-,a f!Ue si be divise a , alors b divise
que d divise n. a~c~a.
Démontrer que pour tous entiers relatifs a et b 2. Lé .â::iruq1œ est-elle vraie ?
on a : a= b [n] ~ a= b [dl.

-S;eecM ef PGCD de deux entiers relatifs


&-~3/ 1., PPCM de deux entiers relatifs
Soit a et b deux entiers relatifs non nuls et A l'ensemble des entiers naturels non nuls appartenant à
a"lL n b"?L. -
1ab I E A; donc A, partie non vide de N, admet un plus petit élément.

Soit a et b deux entiers relatifs non nuls.


On appelle plus petit commun multiple de a et b, et on note PPCM(a; b), le plus petit élément stric-
tement positif de a"?L n b"lL.
Exemples
• On a : = {... ; - 24 ; - 12 ; 0 ; 12 ; 24 ; 36 ; 48 ; 60 ; 72 ; 84 ; 96 ; ... }
12"1L
= {... ; - 32 ; - 16 ; 0 ; 16 ; 32 ; 48 ; 64 ; 80 ; 96 ; ... }
16"1L
n 16"1L = {... ; - 48; o; 48; 96 ; .. .}.
12"1L
Donc : PPCM(12 ; 16) = 48.
• Déterminer le PPCM de 5 et 7.
Les multiples strictement positifs de 7 sont dans l'ordre croissant: 7 ; 14 ; 21 ; 28 ; 35 ...
Le plus petit d'entre eux qui est multiple de 5 est 35 ; donc : PPCM(5 ; 7) = 35.

R~w~rgu,~~
• Pour tous entiers relatifs non nuls a et b, on a : PPCM(a; b) = PPCM( 1 a 1 ; 1 b I J.
Dans une recherche de PPCM, on peut donc se ramener à la recherche du PPCM de deux entiers natu-
rels non nuls. .
• Pour tous entiers naturels non nuls a et b, on a : Max(a; b):::; PPCM(a; b):::; ab. .
• Pour tous entiers naturels non nuls a et b, on a: PPCM(a; b) = a ç:::} a E b"lL.

Soit a et b deux entiers naturels non nuls et µ leur PPCM.


On a : a"?L n bZ = µZ.

D émonstration
• Soit k un élément de µ"lL.
le est multiple de µ et µ est multiple de a et de b ; donc le est multiple de a et de b.
Tout multiple de µ est multiple de a et de b ; donc : µ"lL C a"lL n b"lL.

Arithmétique. 17
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• Soit k un élément de aZ. n bl .


Désignons par q et r le quotient et le reste de la division euclidienne de k par µ ; on a : r = le - µq.
k et µ sont des multiples communs à a et b ; donc : r E a7l. n b"lL..
De plus, µ est le plus petit élément strictement positif de aZ. n b7L et O ~ r < µ ; donc : r = O.
On en déduit que : k E µ7L.
Donc : a7L n bl c µ7l..
• On a : µ7L C aZ. n bZ et aZ. n b7l. C µl ; donc : µ7L = aZ. n bl .
Exem ple
PPCM(12 ; 16) = 48 et 127L n 167l.. = 48&'..

Soit a, b et k trois entiers naturels non nuls.


On a: PPCM(ka; kb) = kPPCM(a; b).

D émonstration
Posons : µ = PPCM(a; b) et µ 1 = PPCM (ka; kb) .
. • Il existe deux entie.r s naturels non nuls a ' et b' tels que : µ =a.a' et µ = bb'.
On a: kµ = kaa' et kµ = kbb'.
kµ est un multiple commun à ka et lcb ; donc : kµ 2: µ 1 .
• Il existe deux entiers naturels non nuls a" et b " tels que : µ 1 = kaa" et µ 1 = kbb".
On a: aa" = bb"; aa" est un multiple commun à a et b , donc: aa" 2: µ.
On en déduit que : µ 1 2: kµ.
• On a: kµ 2: µ 1 et!½_ 2: kµ. Donc: PPCM(ka; kb) = kPPCM(a; b).
Exemple
PPCM(120 ; 168) = PPCM(24 x 5 ; 24 x 7) = 24 x PPCM(5 ; 7) = 24 x 35 = 840.

~ .2. PGCD de deux entiers relatifs


:1=~ Définition et propriétés
Soit a et b deux entiers relatifs non nuls.
L'ensemble des diviseurs communs à a et b, noté 0J(a; b), contient 1 et est fini. Il admet donc un plus
grand élément, strictement positif.

Soit a et b deux entiers relatifs non nuls.


On appelle plus grand commun diviseur de a et b, et on note PGCD(a; b), le plus grand élément de
0i(a ; b).
Exemples
• On a : 2h(24) = {- 24 ; - 12 ; - 8 ; - 6 ; - 4 ; - 3 ; - 2 ; - 1 ; 0 ; 1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 6 ; 8 ; 12 ; 24}
0l(30) = {- 30 ; - 15 ; - 10 ; - 6 ; - 5 ; - 3 ; - 2 ; - 1 ; 0 ; 1 ; 2 ; 3 ; 5 ; 6 ; 10 ; 15 ; 30}
2tl(24 ; 30) = { - 6 ; - 3 ; - 2 ; - 1 ; 0 ; 1 ; 2 ; 3 ; 6}.
Donc : PGCD(24 ; 30) = 6.
• Déterminer le PGCD de 5 et 12.
On a : 21l(5) = 1- 5 ; - 1 ; 0 ; 1 ; 5} et 5 ne divise pas 12.
Donc : PGCD(5 ; 12) = 1.

Remarg~
• Pour tous entiers relatifs non nuls a et b, on a : PGCD(a ; b) = PGCD( 1a 1; 1b IJ.
Dans une recherche de PGCD, on peut donc se ramener à la recherche du PGCD de deux entiers natu-
rels non nuls.
• Pour tous entiers naturels non nuls a et b, on a : 1 ~ PGCD(a; b) ~ Min(a; b).
• Pour tous entiers naturels non nuls a et b, on a: PGCD(a; b) = b <=> b E 0i(a). ·

18 Arithmétique
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Soit a et b deux entiers naturels non nuls et 6 leur PGCD.


On a : 0J(a ; b) = 0!(8).

D émonstration
• Soit d un élément de 0!(8).
d divise 8 et 8 divise a et b ; donc d divise a e1. b .
Tout diviseur de 8 divise a et b ; donc : 0!(8) C ~ {a : b]..
• Soit d un élément de 0J(a; b).
Désignons par µ le PPCM de d et ô ; on a : 8 s µ .
a est multiple de d et de ô, donc a est multiple de JL ::Je ~~., b est m ultiple de µ.
µ divise a et b ; donc : µ s o.
On a : PPCM(d ; 8) = ô. Donc d divise ô ; c'est-à-dire : d E 3 'b}.
• On en déd_u it que : 2îl(a; b) = 0J(o).
Exemple
PGCD(24 ; 30) = 6 et 0!(24 ; 30) = 0!(6).

Soit a , b et k trois entiers naturels non nuls.


On a: PGCD(ka; kb) = kPGCD(a; b).

D émonstration
Posons: 8 = PGCD(a; b) et 01 = PGCD(ka; kb).
• Il existe deux entiers naturels non nuls a' et b ' tels que : a= 8a ' et b = 8b'.
On a: ka= kôa' et kb = kôb'.
kù divise ka et kb, donc kô divise ô1 .
Il existe un entier naturel non nul q tel que : ô1 = qk8 (1).
• Il existe deux entiers naturels non nuls a" et b " tels que: ka= l\a" et kb = 81b ".
On a : a = q8a" et b = q8b"; q8 divise a et b, donc : qô s ô.
On en déduit que : q = 1.
• En remplaçant q par 1 dans (1), on obtient: PGCD(lca; kb) = kPGCD(a; b).
Exemple
On a: PGCD(205 ; 492) = PGCD(41 x 5 ; 41 x 12) = 41 x PGCD(5; 12) = 41.

Soit a et b deux entiers naturels non nuls et ô leur PGCD.


Un entier relatif m est multiple de ô si et seulement si il existe deux entiers relatifs u · et v tels que :
m =au+ bv.
Il revient au même de dire que: 81'. = {au+ bv, (u; v) E 2 2 ).

D émonstration
• Soit u et v deux entiers relatifs.
au et bv sont multiples de ù, donc au + bv est mùltiple de 8.
• Considérons l'ensemble A des entiers naturels qui peuvent s'écrire sous la forme au+ bv (u E .Z,
v E &'.). On a : a = a x 1 + b x O ; donc : a E A.
A est une partie non vide de N, elle admet donc un plus petit élément p.
Il existe deux entiers relatifs u ' et v' tels que : p = au'+ bv'.
Effectuons la division euclidienne de a par p ; on obtient : a = pq + r , avec:: 0 s r < p .
Donc: r = a(1 - qu' ) + b(- qv1; r est de la forme: au+ bv.
Si r était non nul, il serait un élément de A strictement inférieur à p . Donc : r = O et p divise a.
De même p divise b; donc p divise 8.
Or, p est multiple de o ; donc : p = ô.

Arithmétique 19
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• Soit m un multiple de 8.
Il existe un entier relatif k tel que : m = k8 ; donc : m = a(lcu1 + b(kv 1.

Exemple
On a: PGCD(205 ; 492) = 41 et 82 E 41Z;
donc il existe deux entiers relatifs u et v tels que : 82 = 205u + 492v.
En effet : 82 = 205 x (- 2) + 492 x 1 ou 8 2 = 20!) x 10 + 492 x (- 4).

Algorithme d'Euclide

Soit a et b deux entiers naturels tels que a > b > 0 et r le reste de la division euclidienne de a par b.
• Si r = 0, alors ~ (a ; b) = 2n(b) • Si r -t:. 0, alors ~ (a ; b) = 2n(b ; r).

D émonstration
• Si r = 0, alors a = bq et le résultat est immédiat.
• Si r "#- 0, alors a = bq + r, avec O < r < b.
- On a : a combinaison linéaire de b et r dans Z ; donc tout diviseur de b et r est un diviseur de a.
On en déduit que : 'l/J(b; r) C 'l/J(a; b).
- De plus : r = a - bq ; c'est-à-dire : r combinaison linéaire de a et b dans Z.
Donc tout diviseur de a et b est un diviseur de r.
On en déduit que: ~ (a; b) C 'l/J(b ; r).

Soit a et b deux entiers naturels tels que a > b > 0 et r le reste de la division euclidienne de a par b.
• Si r = o, alors PGCD(a ; b) = b • Si r -t:. 0, alors PGCD(a; b) = PGCD(b; r).

D émonstration
On utilise les propriétés précédentes.
• Sir= 0, les ensembles 2b(a; b) et 'l/J(b) sont égaux et ont le même plus grand élément.
Donc: PGCD(a; b) = b.
• Sir -t:. 0, les ensembles 'l/J(a; b) et 'l/J(b ; d sont égaux et ont le même plu s grand élément.
Donc : PGCD(a; b) = PGCD(b ; r).

Exemple
Nous avons vu que: PGCD(492 ; 205) = 41.
- Or : 492 = 205 x 2 + 82 ; donc 82 est le reste de la division euclidienne de 492 p ar 205.
On obtient : PGCD(492 ; 205) = PGCD(205 ; 82).
- De même: 205 = 82 x 2 + 41 ; donc 41 est le reste de la d ivision euclidienne de 205 par 82.
On obtient cette fois : PGCD(205 ; 82) = PGCD(82 ; 41) = 41.

On déduit de ce qui précède une nouvelle méthode de recherche du PGCD, appelée al_gorithme d'Euclide.

Pour déterminer le PGCD de deux entiers naturels a et b tels que a > b > 0, on peut effectuer
les divisions euclidiennes successives
- -
suivantes :
• division de a par b, pour obtenir a = b x % + r 0 (avec 0 ~ r0< b);
• division de b par r 0 , pour obtenir b = r0 x % + r 1 (avec 0 ~ r1 < r0 < b) ;
• division de r0 par r 1 , pour obtenir r0 = r 1 x % + r-2 (avec 0 ~ r2 ,s: r1 < r0 < b) ;

La suite (rn), positive et strictement décroissante, .s'annule après un nombre fuü de divisions
euclidiennes et le dernier reste non nul obtenu est égal à PGCD(a; b).

20 Arithmétique
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Exemple
Dé erminer le PGCD de 304 939 et 151 097.
?osons : ô = PGCD(304 939 ; 151 097).
• J(H 939 = 151 097 X 2 + 2 745 ; donc: 8 = PGCD(151 097; 2 745).
• 151 097 = 2 745 X 55 + 122 ; donc: 8 = PGCD(2 745 ; 122).
• 2 745 = 122 X 22 + 61 ; donc : 8 = PGCD(122 ; 61).
• 122 = 61 X 2 + 0 ; donc: 8 = 61.
dividen de 1304 939 151 097 2 745 122
On adopte généralement la disposition pratique diriseur 151 097 2 745 122 61
1
ci-contre.
1 reste 2 745 122 61 0

3.3. Nombres premiers entre eux


Définition et propriétés

Soit a et b deux entiers relatifs non nuls.


On dit que a et b sont premiers entre eux si leur PGCD est égal à 1.
Les seuls diviseurs communs de a et b sont alors 1 et - 1.
Exemples
• On a: PGCD(4 ; 17) = 1 ; donc 4 et 17 sont premiers entre eux.
• 60 et 135 sont tous les deux divisibles par 3 ; donc ils ne sont pas premiers entre eux.

Soit a et b deux entiers relatifs non nuls et d un diviseur commun à a et b.


On a: a= da', b = db' et PGCD(a; b) = dPGCD(a'; b').
d est le PGCD de a et b si et seulement si a ' et b' sont premiers entre eux .

Soit a et b deux entiers relatifs non nuls.


a et b sont premiers entre eux si et seulement si il existe deux entiers relatifs u et v tels que :
au+ bv = 1 .
Ce théorème est une conséquence de la propriété 3, établie au §3.2.
Exemples
,• On a: 49 x 54 + 115 x (- 23) = 1; donc: PGCD(49; 115) = 1.
• Deux entiers consécutifs non nuls n et n + 1 sont premiers entre eux.
En effet, on a : n x (- 1) + (n + 1) x 1 = 1.

\Théorème de Gèiûss2
Soit a, b et c trois entiers relatifs non nuls.
Si a divise be et si a et b sont premiers entre eux, alors a divise c.

D émonstration
Il existe trois entiers relatifs k, u et v tels que : be= ka et au+ bv = 1.
On a : auc + bvc = c ; donc : a(uc + lev) = c.
On en déduit que a divise c.

1 Étienne Bézout. mathématicien français - 1730 - 1783.


2 Carl Friedrich Gauss, mathématicien, physicien 1:t astronome allemand - 1777 - 1855.

Arithmétique 21
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Exemple
Résoudre dans Z2 l'équation (E): 2x - 5y = O.
• Soit (x ; y) une solution de (E). On a : Zx = 5y.
2 divise 5y et est premier avec 5 ; donc, d'après le théorème de Gauss, 2 divise y.
Il existe un entier relatif k tel que : y = Zk.
On en déduit que : x = 5k.
• Réciproquement, pour tout entier relatif k, le couple (!:ik ; 2k) est :mlution de (E).
• L'ensemble des solutions de (E) est donc : {(5k; Zk), k E Z}.

Soit a, b et c trois entiers relatifs non nuls.


• Si a et b sont premiers entre eux et si a et c sont premiers entre eux, alors a et be sont premiers
entre eux.
• Si a et b divisent c et si a et b sont premiers entre eux, alors ah divise c.
• Si a et b sont premiers entre eux, alors: PPCM(a ; b) = ah.

D émonstration .
• Il existe qm:itrP. entiers relatifs u, v, u', v ' tels que : au I bv = 1 et au'+ cv' = 1.
En multipliant membre à membre ces deux égalités, on obtient: a (uau ' + ucv' + bvu1 + bc(vv') = l.
Donc a est premier avec be.
• Il existe un entier relatif a' tel que : c = aa'.
b divise aa' et est premier avec a; donc il existe un entier relatif b' tel que : a ' = bb'.
On en déduit que: c = abb' ; donc ab divise c.
• a et b divisent PPCM(a; b), a et b sont premiers entre eux; donc ab divise PPCM(a; b).
ab est multiple de a et de b, donc ab est multiple de PPCM(a ; b).
On en déduit que: PPCM(a; b) = ab.

Soit n un entier naturel non nul et a, b, c trois entiers relatifs (a -:t: 0).
Si a est premier avec net si ab= ac [n], alors b = c (n].
D émonstration
On a : ab= ac [n] <=> a(b - c) E nZ.
~ n divise a(b - c) et est premier avec a, donc n divise b - c.
"' que : b = c [n].
On en déduit

~ ! ! ~ Relation entre le PGCD et le PPCM de deux entiers naturels

Soit a et b deux entiers naturels non nuls, ô leur PGCD et µ leur PPCM.
On a: oµ = ab.

D émonstration
Les entiers relatifs a' et b' tels que a= oa' et b = ob' sont premiers entre eux.
Donc: PPCM(a; b) = oPPCM(a'; b1 = oa'b'.
On en déduit que : oµ = ab.
Exemple
Déterminer le PPCM de 304 939 et 151 097.
On a vu que : PGCD(304 939 ; 151 097) = 61 ;
304 939 151 97
donc·. PPCM(304 939; 151 097) = x
61 0 = 755 333 903.

22 Arithmétique
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==-3-~~:t, Exemples d'utilisation


~ ,,~~ Détermination des coefficients d'une égalité de Bézout
1. Démontrer, en utilisant l'algorithme d'Euclide, que 564 et 271 sont premiers entre eux.
2. En déduire deux entiers relatifs u et v tels que: 564u + 271v = 1.
S olution
1. On a: 564 = 271 x 2 + 22 donc: PGCD(564; 271) = PGCD(271 ; 22). •
On a : 271 = 22 x 12 + 7 donc : PGCD(271 ; 22) = PGCD(22 ; 7).
On a : 22 = 7 x 3 + 1 donc : PGCD(22 ; 7) = PGCD(7 ; 1) = 1.
Les nombres 564 et 271 sont premiers entre eux.
2. Utilisons les divisions euclidiennes précédentes, de la dernière à la première.
On a: 1 = 22 + 7 x (- 3)
= 22 + (271 - 22 X 12) X (- 3)
= 271 X (- .3 ) + 22 X 37
= 271 X
(- 3) + (564 - 271 X 2) X 37
37 + 271 X (- 77).
== 564 X
On peut donc prendre: (u; v) = (37; - 77).

f!li'!~Si.Z'I~ Équations du type ax + by c =


D'après la propriété 3 §3.2, une équation d'inconnue {x; y) dans "1L 2 du type ax + by = c, a des solutions
si et seulement si c est multiple du PGCD de a et b.
On se propose de résoudre dans "1L 2 l'équation (E) : 34x- 15y = 2.
1. Résoudre dans "1L 2 l'équation (E') : 34x- 15y == O.
2. Déterminer une solution (x0 ; y 0 ) de (E).
3. Résoudre (E).
S olution
1. Soit (x·; y) une solution de (E'). On a : 34x = 15y.
15 divise 34x et est premier avec 34 ; donc, d'après le théorème de Gauss, 15 divise x.
Il existe un entier relatif k tel que : x = .157c.
On en déduit que : y = 34k.
Réciproquement, pour tout entier relatif k, le couple (15k; 34k) est solution de (E').
L'ensemble des solutions de (E') est donc : {(15k; ;34k), k E "lL}.
2. On remarque que : 4 x 34 = 136 et 9 x 15 = 135 ; donc : 34 x 8 - 15 x 18 == 2.
On peut prendre : (x0 ; y 0 ) = (8 ; 18).
3. Soit (x ; y) un couple d'entiers relatifs.
On a : 34x - 15y = 0 ~ 34(x + x 0 ) - 15(y + y 0 ) = 2.
On en déduit que les solutions de (E) sont les couples (x + x 0 ; y+ y 0 ) où (x; y) est solution de (E').
L'ensemble des solutions de (E) est donc: {(15k + 8; 34k + 18), k E "lL].
m~ffu'lr:::~- ..:2 Systèmes
,
1 . R çsou 711e syst'eme (S) : {X=-1
dre d ans IL x = 1 [34]
[l 5]°
1

Solution · ·
Soit x une solution de (S 1 ). Il existe deux entiers relatifs p et q tels que : x == 34p - 1 et x = 15q + 1.
On en déduit que : 34p - 15q = 2.
D'après l'étude précédente, il existe un entier relatif k tel qu.e :. (p; q) = (15k + 8 ; 34k + 18).
Réciproquement, soit k un entier relatif.
Posons : x = 34(15k + 8) - 1.
On a : x = - 1 [34] et x = 1 [15].
L'!3nsemble des solutions de (S 1 ) est donc : {5101c + 271, k E "lL].
[A noter qu'on obtient le même résultat en posant : x = 15(341c + 18J + 1.]
2. Résoudre dans 1\1 2 le système (S2 ) : { PGCD~: ~J : !~ .
S olution
= 12x' et y = 12y'
X
{ PGCD(x ; y) = 12 PGCD(x' ; Y1 = 1
ç;:> .
X+ y= 60 { , ,
X +y = 5
On obtient : x' = 1 et y' = 4 ; x' == 2 et y'= 3 ; x' = 3 et y' = 2 ; x' = 4 et y' = 1.
L'ensemble des solutions de (S2) est donc: '((12 ; 48), (24; 36), (36; 24), (48 ; 12)}.

Arithmétique 23
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.
~~;:;,:~:Ex e rc .• Ce5
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~~~:r.~;/#
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f f , - . v ~ ~ ~.......,.~./',/"/~,,,.~4,:,,~4fb,;thJ!l9~~-- ~ L i , ~ ,~
:-:

3.a Déterminer le PPCM des entiers relatifs a et b 3.d Démontrer que deux nombres impairs consé-
dans chacun des cas suivants. cutifs sont premiers entre eux.
• a = 48 et b = 12
• a= - 3 et b = 8 3.e À r aide du théorème de Bézout, démontrer
• a = 15 et b = 21 que : V n E "71., PGCD(2n + 1; 3n +1 ) = 1.
• a = 160 et b = 200.
3.f Démontrer que le produit de trois entiers rela-
3.b Déterminer le PGCD des entiers relatifs a et b
tifs consécutifs est divisible par 6.
dans chacun des cas suivants.
• a= 24 et b = 24 3.g Dans chacun des cas suivants, déterminer le
PGCD des entiers relatifs a et b, puis en dédui-
• a= 14 et b = 31
re lem PPCM
• a=-75 et b = ..,. 25
• a = 2-! et b = 56
• a= 132 et b = -96. • a = 300 et b = 750
• a = 1 386 et b = 546
3.c À l'aide de l'algorithme d'Euclide, déterminer
le PGCD de 2 867 et 3 431. • a = - 3 015 et b = 3 975.

__ -Nombres pre_rriièrs
................

4. t. Généralités
g nmma Définition et propriété

On dit qu'un entier naturel p est premier s'il possède exactement deux diviseurs positifs : 1 et p.

Exem ples
• 2, 3, 5, 7, 11 et 13 sont des nombres premiers.
• 12 et 49 ne sont pas des nombres premiers.

-- R~~~~
• 0 et 1 ne sont pas des nombres premiers.
• Deux nombres premiers distincts sont premiers entre eux.

- Tout entier naturel n différent de O et de 1 admet au moins un diviseur premier.

D émonstration
Considérons l'ensemble A défini par : A = {d E 2îi(n), d ~ 2f.
n E A ; donc A, partie non vide de N, admet un plus petit élément p.
Le nombre p, comme tous les éléments de A, est un entier naturel différent de O et de 1 .
On en déduit que p est un n ombre premier; en effet si ce n'était pas le cas, il admettrait un diviseur q
entier naturel autre que 1 ou lui-même et q serait un élément de A strictement plus petit que p .

24 Arithmétique
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i:-~:.____..... L'ensemble des nombres premiers


L'algorithme suivant, dû à Ératosthène de Cyrène (276-194 av. J.-C.), permet de déterminer les n ombres
premiers inférieurs à un nombre donné n. On écrit les entiers naturels successifs compris entre 1 et n .
• On b arre 1 qui n 'est pas premier. ,A---- 2 3 ~ 5 ~ 7 ~ ~ --1-0"
• Le nombre 2 est premier. On barre 11 ;W' 13 .J-4" % ..ur- 17 __IB-- 19 ,.-2<:Y
tous les multiples de 2 autres que 2. .,2-1--- ~ 23 ~ -2&- _;lb-- .%r --28"" 29 .,3e--
31 ~ .a- ~ ---35" ~ 37 .-3-tr ~ Ac-
• Le premier n ombre non barré est A< ~ AB"" ~ .w-
41 Â"2 43 -45" 47
3, qui est donc premier.
,.S-ï" ~ 53 ~ ~ .se, .5J::r ~ 59 ..6€Y
On barre tous les multiples de 3 61 Pl:' ~ _M- .M"' ~ 67 ...68" .vr J-fr
autres que 3. 71 ;;.r 73 ~ ~ Àt) ;pr ~ 79 --80'
..&Y Âz 83 ~ _s.s---- ..iif" .Br __sa--- 89 ,S,f:f'
• On itère le procédé jusqu'à la fin
du tableau. ..9-:t" s:z -93"" S,.t:' JP.Ç ~ 97 ..98" ~ wer

Il existe une infinité de nombres premiers.

émonstration
Supposons qu'_il n'existe qu'un nombre fini de nombres p remiers distincts notés A· p 2 , • •. , Ps et
considérons le nombre n défini par : n =p 1 X p 2 X .. . x Ps + 1.
D'après la propriété précédente, n admet au moins un diviseur premier p.
P onc p est l'un des nombres pt' P v .. . , Ps·
On en déduit que p divise n - p 1 x J> 2 x ... x p 5 , c'est-à-dire 1.
Ce qui est contradictoire avec le fait que p est premier.
Il existe donc une infinité de nombres premiers.

Remarq~e
Depuis ]'Antiquité, les m athématiciens s'interrogent sur la répartition des nomb,rns premiers. Est-elle
régulière ? Présente-t-elle des particularités ?
• Jacq~es Hadamard a démontré en 1896 qu'il y a environ ln(n} nombres premiers inférieurs à net que
cette approximation est d'autant plus précise que n est grand. ·
• En 1963, Stanislas Ulam place les entiers naturels en spirale, comme l'indique la figure
ci-contre, puis n oircit les cases des nombres non premiers.
Il obtient une constellation présentant des alignements surprenants, appelée spirale
d 'Ulam (cf. introduction du chapitre).
• Le plu:; grand nombre premier connu, depuis 1998, est : 2 3 021 377 - 1.

r •

Tout entier naturel n, autre que O et 1 et non premier, admet au moins un diviseur premier d tel que :
1 < d2 ~ n.

D émonstration
Sin est un entier naturel non premier, autre que O et 1, il admet au moins un diviseur strictement
compris entre 1 et n . Notons d le plus petit d'entre eux.
On a : n = d x d ', avec 1 < d ~ d' ; donc: 1 < d 2 ~ n .
De plus d est premier (sinon il ne serait pas le plus p etit diviseur strictement positif de n).

Cette propriété fournit un critère d 'arrêt lorsqu'on cherche à savoir si un entier naturel est premier.

Arithmétiq ue 25
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Pour déterminer si un entier naturel n est prernfer, on essaie de le diviser par tous les nombres
premiers inférieurs à /t,,: Si aucun de ces norri_bres ne divise n, on peut dire que n -_e st premler~__

Exemple
Démontrer que 13 7 est un nombre premier.
On a : Ji37 "" 11,704.
137 n'est divisible par aucun d es nombres premiers 2, 3, 5, 7, 11; de plus, 13 2 > 137.
Donc 13 7 est un nombre p remier.

~ 4. 2._ Décomposition en produit de facteurs premiers


~w., ~ Théorème fondamental
Considérons l'entier naturel 14 394 744.
Il peut se décomposer en produit de facteurs premiers; en effet: 14 394 744 = 23 x 3 2 x 7 x 13 4 .
Plus généralement, nous admettons le théorème fondamental suivant.

Soit n entier naturel (n;;:: 2).


• Il existe des nombres premiers p 1 , p2' •.. , pk et des entiers naturels non nuls a 1 , az, ... , ak tels que :
n =P1a.,_ x P2r:1-z X··· X Pkak et P1 <pz< ·· · <pk.
• Cette décomposition est unique.

Exemple 4 872 2
Pour décomposer 4 872 en produit de facteurs premiers, 2 436 2
on peut utiliser la disposition pratique ci-contre. 1 218 2
On obtient : 4 872 = 23 x 3 x 7 x 29. 609 3
203 7
29 29
1
~~ Exemples d'utilisation
1. Détermination de PPCM et de PGCD
Déterminer le PPCM et le PGCD de 700 et 18 375.
Solution
On a: 700 = 2 2 x 5 2 x 7 et 18 375 = 3 x 5 3 x 7 2 .
Donc : PPCM(700 ; 18 375) = 2 2 x 3 x 5 3 x 7 2 = 73 500.
PGCD(700; 18 375) = 5 2 x 7 = 175.
2. Détermination de l'ensemble des diviseurs positifs d'un entier naturel
· a) Quel est le nombre de diviseurs positifs de 14 553?
- b) Déterminer l'ensemble 2Ll des diviseurs positifs de 14 553.
Solution
a) On a: 14 553 = 33 x 7 2 x 11.
Les diviseurs positifs de 14 553 sont les nombres qui peuvent s'écrire sous la forme 3a x 7~ x 11Y, où
a. E {0 ; 1 ; 2 ; 3}, l3 E {0 ; 1 ; 2} et î E {0 ; 1}.
3a 1 3 9 27
Le nombre de diviseurs positifs de 14 553 est donc: 4 x 3 x 2 = 24. ' ·
7,:\ 1 7 49
b) Chaque diviseur positif de 14 553 est le produit de 3 nombres, à raison d'un
par chacune des trois lignes du tableau ci-contre. ll'Y 1 11
On en déduit que les diviseurs positifs de 14 553 sont:
1X 1X 1 1 X 1 X 11 1 X 7X 1 1 X 7 X 11 1 X 49 X 1 1 X 49 X 11
3X 1X 1 3 X 1 X 11 3X 7X 1 3 X 7 X 11 3 X 49 X 1 3 X 49 X 11
9X 1X 1 9 X 1 X 11 9 X 7X 1 9 X 7 X 11 9 X 49 X 1 9 X 49 X 11
27 X 1 X 1 27 X 1 X 11 27 X 7 X 1 27 X 7 X 11 27 X 49 X 1 27 X 49 X 11.
Donc: qjJ = {1 ; 3; 7; 9; 11 ; 21 ; 27; 33 ; 49; 63; 77; 99; 147; 189; 231 ; 297; 441 ; 539; 693 ; 1 323;
1 617 ; 2 079 ; 4 851 ; 14 553}.

26 Arithmétique
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-=--_,4.
,__=3.., Travaux dirigés
=-~ Le petit théorème de Fermat3
Soit p un nombre premier.
1 °) a) Démontrer que pour tout entier naturel i strictement compris entre O et p, C~ est multiple de p.
b) En déduire que pour tous entiers relatifs a et b, on a: (a + b)P = aP + bP [p].
2°) a) Démontrer que: V a E N, aP = a (p].
b) En déduire que pour tout entier naturel a premier avec p , on a: aP-1 = 1 [p].

Solution
· P 1• p (p - 1) 1• p ci-1 d ci-1 _ .c'·.
1 °) aJ On a : C
L
== - - - = - x - - - - - - = T p-l ; one : p p-l - i p·
P i!(p - i)! i (i - 1)! (p - i)! ~

p divise i c: et est premier avec i ; donc c: est multiple de p.

b) On a: (a+ b)P
p-1 .
= aP + (1: c: aiI,P-i) + bP.

Or: I
i=1
Ci aiI,P-i
p
=0 [p] ; donc : (a+ b)P =aP + bP [p].
2°) a) Pour tout entier naturel a, considérons la proposition P(a) : « a P = a [p] ».
• P(0) est vraie.
• Soit k un entier naturel.
Si P(k) est vraie, on a : kP = k [p].
Or, d'après la question précédente, on a: (le+ 1)P = fcP + 1P [p] .
Donc : (k + l)P = k + 1 [p] ; c'est-à-dire : P(k + 1) est vraie.
On en déduit que P(a) est vraie pour tout entier naturel a.
b) Soit a un entier naturel premier avec p.
=
On a : a x aP-1 a x 1 [p] ; donc : aP--1 1 [p]. =
Les propriétés démontrées à la question 2· sont connues sous le nom de petit théorème de Fermat.

4 .a Vérifier si les nombres suivants sont premiers : 4.e En utilisant la décomposition en produit de
103; 119; 137; 211. facteurs premiers, dresser la liste des diviseurs
des nombres suivants: 90; 120 ; 245.
4.b a) Pour tout entier naturel n non multiple de 5,
le nombre 6n + 5 est-il premier ? 4.f Dans chacun des cas suivants, décomposer a et
b) Pour tout entier naturel n, le nombre b en produits de facteurs premiers et détermi-
n 2 - n + 41 est-il premier? ner leur PGCD et leur PPCM~
4.c Décomposer en produit de facteurs premiers ~ a= 4 312 et b = 6 776
les nombres suivants : 120 ; 126 ; 336 ; 735. • a= 28 665 et b = 412 375.

4.d En utilisant la décomposition en produit de 4.g Décomposer 1 925 et 6 860 en produit de fac-
facteurs premiers, mettre les fractions sui- teurs premiers, puis calculer :
vantes sous forme irréductible :
51 3
495 . 780 . 918 1 925 + 6 860.
315 ' 204 ' 1 242 .

3 Pierre de Fermat, mathématicien français -1601 - 1665.

Arithmétique 27
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Ex ercices-
11 Écrire en base deux les nombres suivants :
85 ; 104 ; 3 6 07.

1 l Écrire daJ:!~. le système décimal les nombres


R aisonnement suivants, écrits en base deux :
par récurrence 10110
2
; 111000
2
; 10101010
2
; 110100011
2
.

1 Démontrer que pour tout entier naturel n non 1l Écrire 2 6 - 1 en base deux.
nul, on a:
14 b est un entier naturel supérieur à 1.
a) Î, k(lc + l) = n(n + 1)(n + 2) Écrire (b + 1)2 en base b. ·
k=l 3
(On distinguera deux cas : b = 2 et b :1:- 2.)
,lù.b) Î, k(k + l)(k + 2 ) = n(n + 1)(n + 2)(n + 3) .
;y k=l 4

1 Démontrer que pour tout entier naturel n non ultiples et diviseurs


nul, on a:
a) Î, k(n·- k) = (n - 1)n(n + 1) 15 Résoudre dans Z l'équation: x 2 = - 1 [5].
k=l · 6
16 Résoudre dans Z l'équation:
b) Î, _1_ =~ - x2 - 3x + 4 =0 [7].
k=1 k(lc + 1) n+l
! n 17 Démontrer que la somme des cubes dé trois
~.. c) I. k2k-l = (n - 1)2n + 1.
k=1 entiers relatifs consécutifs est divisible par 9.
\ 3. Démontrer que pour tout entier naturel n supé- 18 1. Déterminer, suivant les valeurs de l'entier
rieur ou égal à 5, on a : 211 > 5(n + 1).
naturel n, le reste de la division euclidienne par 7 du
4
Dé~ontrer que n droites du plan déterminent nombre A = n2 - n + 1.
2. En déduire les entiers n tels que le nombre A soit
. n(n + 1) · , .
au maximum + 1 reg10ns. divisible par 7.
2
3. Déterminer le reste de la division euclidienne par 7
5 Soit a et b deux nombres réels. · du nombre B = (2 753) 2 - z 753 .+ 1.
a) Démontrer que pour tout entier n supérieur ou égal à
2, on a: ·1 9 Démontrer que pour tous entiers naturels a, b
an_ bn =(a_ b)(an-1 + an-2b + ... + aJJn-2 + bn-1). etc, on a: a 3 + b 3 + c 3 = o [7] ⇒ abc= 0 [7].
b) En déduire que pour tout entier n impair et supérieur
à 2, on a: · 10 1. Déterminer ·Ïe reste de la division eucli-
an+ b 1i =(a+ b)(a'H - a 11- 2 b + ,, . - ab"- 2 + b 11- 1 ). dienne de 111 999 par 7.
2. Plus généralement, déterminer suivant les valeurs de
l'entier naturel n, le reste de la division euclidienne de'
es ensembles N et 7L 11n par 7.

2
6 Résoudre dans Z le système : { f;: ;3~ 1 . 11 Déterminer les entiers relatifs n tels que la
17
frac t'rnn nt . re1atl'f.
n JL sm't un entier
1
7 Effectuer la division euclidienne de a par b
dans chacun des cas suivants. 21 Démontrer que pour tout entier naturel n, le
•a=-2372 et h=44 nombre n(2n + 1)(7n + 1) est divisible par 2 et par 3.
• a= 735 et b = - 412
• a= - 235 et b = - 17 13 p et q sont deux entiers naturels inférieurs ou
•a=50764 et b=327. égaux à 9. Parmi les nombres suivants, un seul est divi-
sible par _7 quelles que soient les valeurs de p et q.
8 La division euclidienne de 900 par un entier Trouver ce nombre.
naturel b a pour quotient 14 et pour reste r. Quelles sont a) _q_qp_p_qp
- 10 b) qqq ppp1o
les valeurs possibles de b et r ? · c) qpq qpp10 d) qpq pqp10.
9 Déterminer les entiers naturels n dont la divi- 14 1. Un nombre s'écrit x43y dans le système
sion euclidienne par 16 a un reste égal au carré du quo- · décimal.
tient. Déterminer x et y pour qu'il soit divisible par 2 et 9.
10 Soit q et r le quotient et le reste de la division 2. Un nombre s'écrit 28xï5y dans le système décimal.
euclidienne d'un entier naturel a par un entier naturel Déterminer x et y pour qu'il soit divisible par 3 et 11.
b. Sachant que a + b + r = 3 025 et q = 50, rétablir la 3. Un nombre s'écrit 1xlyxy dans le système décimal.
division. Déterminer x et y pour qu'il soit divisible par 63.

28 Arithmétique
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iS Démontrer que pour tout entier naturel n, on a : 37 Résoudre dans N2 les systèmes suivants.
a) 3Zn+l + 2n+Z divisible par 7 aJ { PGCD(x ; y) = 354 b) { PPCM(x ; y) = 168.
b) 9 11+1 + 2 6 n+1 divisible par 11 X + y = 5 664 X X y = 1 008
c) 109 n+z + 10611+1 + 1 .,,,, divisible par 111.
{On pourra faire un raisonnement par récurrence.) 38 Pour tout couple (a; b) d'entiers naturels, on
désigne parµ leur PPCM et par o leur PGCD.
i6 Démontrer que pour tout entier naturel n, on a : 1. Déterminer les couples (a; b) d'entiers naturels tels
a) 5zn - 3" divisible par 11 que : 2µ + 30 = 11. •
b) 7n - -1 divisible par 6- 2. Dresser la liste des diviseurs de 108.
c) 3zn - 2" divisible par 7 Déterminer les couples (a; b) d'entiers naturels tels que :
dJ 3 X 5Zn+l + 2 3n+l divisible par 17. µ - 30 = 108 et 10 < o < 15.
(On pourra utiliser les congruences.)
39 1. Quels sont les entiers naturels dont le carré
i7 Soit n un entier non divisible par 7. est un diviseur de 1998 ?
Démontrer que l'un des nombres n3 - 1 et n3 + 1 est 2. Pour tout couple (a; b) d'entiers naturels, on désigne
divisible par 7. par µ leur PPCM et par oleur PGCD.
Déterminer les couples (a; b) d'entiers naturels tels que:
i8 Soit n un entier naturel. µ 2 - 302 = 1998.
1. Quels sont les restes possibles de la division eucli-
dienne de n4 p ar 5 ? 40 Dém.ontœr que pour tout entier naturel n, on a :
2. Démontrer que n 5 - n est divisible par 5. • ir{n-1 - 1} liivis:ible par 12 ;
4
• rr2{n - 1) divisible par 60;
i9 Soit n un entier naturel. • n(n 6 - 1) di\Tisible par 42.
1. Déterminer suivant les \ aleurs de n le reste de la
division euclidienne de 7" par 10. -
2. Dans le système décimal, déterminer suivant les
41 Démontrer que les fractions suivantes sont
irréductibles.
valeurs de n le chiffre des unités du nombre :
n 7n + 3
A= 1 + 7 + 7 2 + 7 3 + ... + 7". a} (n E 1'.) b) (n E Z)
2n + 1 5n+ 2
30 Quels sont les entiers naturels n pour lesquels n2 2n(n + 1)
15 ·x 3" - 3 est divisible par 7 ? c) (n E Z\{- 1)) d) (n El'.).
n+l 2n + 1

31 Démontrer que parmi cinq entiers relatifs, on


peut toujours en choisir trois dont la somme est divi-
4i Démontrer que si la fraction est irréduc- i
tible, il en est de même pour les fractions :
sible par 3. a +b ab a +b a 2 b2
2 2 2 2
ab a +b a + ab + b a 2 + b2
P GCD et PPCM 43 1. Déterminer l'ensemble des entiers relatifs n
Nombres premiers entre eux tels que n + 2 divise 2n - 1.
2. Démontrer que pour tout entier relatif n, les nombres
n + 2 et 2ri2 + 3n 1 sont premiers entre eux.
31 Déterminer le PPCM des entiers a et b dans
chacun des cas suivants. 3. En déduire les entiers relatifs n pour lesquels la frac-
•a= 24 et b = 56 . (2n - 1)(2n2 + 3n - 1) . .
tlon )( ) est un entier relatif.
•a= 180 et b = 450. 2
(n - 2 n + 2

33 Déterminer le PGCD des entiers a et b,·dans 44 1. Résoudre dans 1'.2 l'équation (E') :
chacun des cas suivants. 2x- 3y = O.
•a = 48 et b = 32 2. Déterminer dans "ll.2 une solution de l'équation (E) :
•a= 1 640 et b = 492 2x- 3y = 3.
• a= 168 et b = 2 160 3. Résoudre (E).
•a= 343 et b = i 225.
45 Résoudre dans "ll.2 l'équation: x + 11y = 203.
34 Déterminer les couples (a ; b) d'entiers natu-
rels tels que : PGCD(a; b) = 7 et a+ b = 105. 46 1. En utilisant l'algorithme d'Euclide, déter-
miner deux entiers naturels x et y tels que :
35 Déterminer le PGCD des entiers a et b dans 45x- 28y = 1.
chacun des cas suivants.
2. Résoudre dans .::Z: l'équation (E) : 45x - 28y = 1.
2
•a= 1 455 et b = 335
3. Résoudre dans 1'.2 l'équation (E') : 45x - 28y = 6.
•a = 3 604 et b = 4 452
•a= 13 860 et b = 4 438 4 7 Un entier natur~l n a :
• a= 323 232 et b = 232 323.
- pour reste 5 dans la division euclidienne par 8,
36 Déterminer le PPCM des entiers a et b dans - pour reste 4 dans la division euclidienne par 11.
chacun des cas suivants. Quel est le reste de la division euclidienne de n par 88 ?
. ....----
•a= 162 et b = 252 48 , d re d ans 1e sys t'eme.: { xX= 1 [3] /
•a= 6 974 et b = 9 287.
R esou 77
IL =,?.J'.i'-].,...,..-

Arithmétique . 29
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ombres premiers 66 On veut planter des arbres sur le périmètre


d'un terrain triangulaire de côtés 132 m , 156 m et
204 m , de telle sorte qu'il y ait un arbre à chaque som-
49· Vérifier si les nombres suivants sont pre- met du triangle et que les arbres soient également espa-
nüers : 649 ; 1 001 ; 1 999 ; 71 487 ; 257 323. cés. Quel est le nombre minimum d'arbres que l'on
pourra planter si l'on veut que la distance entre deux
50 Démontrer que si n est un entier naturel supé- arbres soit exprimée en un nombre entier de mètres?
rieur ou égal à 3, alors n 2 + 4n - 5 est un nombre qui
n'est jamais premier. 67 On dispose de dix poids, dont les masses res-
pectives sont 1, 2, 22, 23 , ..• , 28 et 29 grammes.
51 Soit A= 100!. 1. Quelle est la masse maximale M que l'on peut équi-
1. Quelle est la puissance de 2 dans la factorisation de librer sur une balance avec ces dix poids ?
A? 2. Démontrer que tout objet, dont la masse est un
2. Par combien de zéros A se termine-t-il? nombre entier de grammes inférieur ou égal à M, peut
être équilibré avec ces dix poids.
51 Déterminer les entiers naturels n tels que:
a) PPCM(n; 6) = 96 b) PPCM(n ; 72) = 216. 68 À l'aide de deux seaux dont les capacités en
litres sont C1 et Cv on veut mettre exactement 1 litre
53 Déterminer l'entier naturel n tel que : d'eau dans une citerne que l'on peut remplir ou vider à
600 < n <.1 100 et PGCD(n ; 630) = 105.
volonté. - ..---E::J-- -. ·
54 Quel est le plus petit entier naturel ayant 15
diviseurs positifs ?

55 Déterminer les entiers naturels, écrits avec


deux chiffres, dont le nombre de diviseurs est le plus
grand possible. 1. Est-ce possible lorsque cl = 7 et c2 = 4?
Lorsque cl = 6 et c2 = 4 ?
56 Déterminer l'ensemble des entiers naturels n 2. Étudier le cas général.
tels que n , n + 2, n + 6, n + 8, n + 12 et n + 14 soient
premiers. 69 Le plan est muni du repère (0, I, J).
Soit p et q deux
- M
57 Déterminer l'entier naturel n , écrit avec 4 entiers naturels non
chiffres, tel que les restes des di visions euclidiennes de nuls et M le point de
-;t
.. v
/
39 818 et 62 566 par n sont respectivement 37 et 53. coordonnées (p; q). ./
Déterminer, en fonc- V
58 Démontrer qu'un entier naturel n possède un tion d e p et q, le /
nombre impair de diviseurs positifs si et seulement si n nombre de points d u V
./
est un carré parfait. segment [OM] dont ~

1./
les coordonnées sont 0 1 j
59 Déterminer les couples (a; b) d'entiers natu- des entiers naturels.
rels tels que : PPCM(a; b) = 504 et a+ b = 135.
70 Soit a , b
et c trois entiers nàturels tels que :
60 Déterminer les couples (a ; b) d'entiersnatu- a2 + b2 = c2.
rels tels que: PGCD(a; b) = 42 et PPCM(a; b) = 1 680. Démontrer que abc est divisible par 60.

61 1. Décomposer 469 en produit de facteurs pre- 71 On désigne par <p(n) le nombre d 'entiers natu-
miers. rels inférieurs à n et premiers avec n.
2. Résoudre dans N2 l'équation: x3 - y 3 = 469. 1. Calculer <p(5), q>(13), q>(15), cp(36).
2. p et q sont deux nombres premiers distincts. Calculer
cp(p), <p(pq)' cp(p2).

71 Soit (xn) et (yn) les suites définies par :


61 Soit a, b et c trois entiers naturels non nuls.
Démontrer que si ab < c, alors : a + b ~ c.

63 On se propose de résoudre dans "l. l'équation


(E) : x2 = - 1 [25].
1. Démontrer que (E) se ramène à chercher des nombres
x tels que : x 2 = 49 + 25k (k E Z). 1. Démontrer par récurrence que les points M,i de coor-
2. Résoudre alors l'équation (E).• données (xn ; y) sont sur la droite (~) d'équation :
2x-y- 5 = o.
64 Soit a et b deux entiers naturels non nuls. 2. En d éduire xn+l en fonction de xn.
Démontrer que : PGCD(13a + Bb ; 5a + 3b) =- PGCD(a; b). 3. Démontrer que (xn) et (y,) sont des suites d'entiers
relatifs. ·
65 Soit n un entier relatif. 4 . Soit n un entier naturel.
Démontrer que si 11 ne divise pas (n - 4), alors (2n + 3) a) Démontrer que xn est divisible par 5 si et seulement
et (n + 7) sont premiers entre eux. si Yn est divisible par 5.

30 Arithmétique
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b) Démontrer que si xn et Yn ne sont pas divisibles par
5, alors ils sont premiers entre eux.
78 On se propose de résoudre dans N2 l'équation
(E) : 5x - 4-< = y2. '
5. a) Démontrer par récurrence que :
V n E N, xn = 2n+1 + 1. 1 . Vérifier que (1 ; 1 ) est solution de (E).
b) Soit n un entier naturel. Démontrer que 5 divise x n si
Dans la suite du problème, on suppose que x est diffé-
rent de 1.
et seulement si 5 divise xn+4'"
2. L"objet de cette question est de démontrer que x est
c) En déduire les valeurs de n pour lesquelles xn et Y,.
sont divisibles par 5. pair..
a , Quels sont les entiers naturels n tels que : n 2 = 5 [8] ?
73 On considère les nombres A et B tels que : b Démontrer que six est impair, alors 5x - _4x J 5 [8].
C Co::tclure.
A = 106n+2 + 103n+l + 1
3. On pose : x = 2m (m E N).
B = 109 n + 10 5n + 10 3 n + 1 (n E N ).
o, ::Jémo!ltrer que (E) est équivalente à :
1. Vérifier que : 10 - 1 = 9 x 111 ;
3
(sm _ y)(sm + y) = 24m.
103 + 1 = 7 X 11 X 13.
DJ E:i dédni.-re qu'il existe deux entiers p et q tels que :
2. Démontrer que:
• \:;/ n E N, A est divisible par 111 ;
5= - g = 2P et = z q, avec p + q
5m + y = 4m.
p= 1
• si n est impair, alors A est divisible par 7 et par 13.
cJ Déduire de 3. b) que : q = 4m - 1 .
3. a) Si n est impair, démontrer que. B est divisible p ar {
5m = 1 + 42m-1
7, 11 et 13.
En déduire que : m 5 1.
b) Sin est pair, déterminer le reste de la division eucli-
dienne de B par 7, 11, 13 et 111. (On p ourra faire un raisonnement par l'absurde.)
4. Déterminer les solutions de (E) .
74 1. Résoudre dans 'll..2 l'équation :
66lx - 991y = 1. 79 On s e propose de déterminer tous les entiers
2. Soit (un) et (vn) les suites arithmétiques définies par : relatifs k tels que k 4 + k3 + k 2 + k + 1 soit un carré par-
fait.
uo = 3, vo = 2 On pose: q 2 = k 4 + k 3 + k 2 + k + 1 (q E Z).
\:;/ n E N, z.in+l = un+ 991 . 1. Établir les égalités suivantes :
{ V n E N, vn+l = vn + 661
4q2 = (2k2 + k)2 + 3k2 + 4k + 4 (1)
2 2
Déterminer tous les couples (p ; q) d'entiers naturels 4q = (2k + k + 1)2 - (k - 3)(k + 1) (2)
inférieurs à 2 000, tels que : u = v . 4q2 = (2k2 + k + 2) 2 - 5k2 (3).
. p q

75 Soit à résoudre dans N2 l'équation 2. Déduire de (1) et {3) que :


(El : 15x2 - 7y2 = 9. (2k2 + k)2 < 4q2 ~ (2k 2 + k + 2) 2 •
l. a) Démontrer que dans le système décimal, le dernier 3. Déduire dé la question 2. que :
chiffre d'un carré est 0, 1, 4, 5, 6 ou 9. 4q2 = (2k 2 + k + 1)2 (4)
b} En déduire que 7y2 + 9 n'est pas divisible par 5. ou
2. Résoudre l'équation (E). 4q2 = (2k 2 + k + 2) 2 (5).
4 . Déterminer les valeurs de k en considérant les éga-
76 Soit à résoudre dans "11.2 l'équation
lités (2) et (4), (3) et (5).
(El : 3x2 + 3x + 7 = y 3 •
1. Vérifier que (E) est équivalente à : 80 1. Soit p et q deux entiers relatifs premiers
3(x2 + x + 2) = y 3 - l. entre eux, n un entier naturel non nul.
2. Résoudre l'équation (E). Démontrer que pet qn sont premiers entre eux.
(On pourra distinguer 3 cas : 2. Soit P(x) = anx" + ... + a 1x + a 0 un polynôme à coef-
=
y O [3}, y= 1 [3] et y 2 [3].} = ficients entiers relatifs admettant une racine rationnel-

77 On désigne par 1P' l'ensemble des entiers natu- le ~ (p et q sont des entiers relatifs premiers entre eux).
rels premiers. On se propose de résoudre dans IP 2 Démontrer que p divise a 0 et q divise an.
l'équation (El x 2 - y 2 = pq, où p et q sont deux entiers 3. Factoriser le polynôme: 3x3 + 7x2 + 7x + 4.
naturels premiers. 4. Résoudre dans Q l'équation:
1. Étudier le cas oùp = q = 2. , ·x5 + 127x4 - 12x3 + x 2 + 7x - l = O.
2. Étudier le cas où q = Z et p > 2.
3. a) On suppose que : 2 < q ~ p. 81 1. Soit n un entier naturel congru à 3 modulo 4.
• Démontrer que y est nécessairement égal à 2. Démontrer que n admet un diviseur premier congru à 3
• En déduire que si p - q =t- 4, (E) n'a pas de solution. modulo 4.
b) On suppose que : p - q = 4. (On pourra remarquer qu'un produit de nombres
Démontrer que si (x ; 2) est solution de (E), alors les congrus à 1 modulo 4'est congru à 1 modulo 4.)
nombres q, x etp forment une suite arithmétique de rai- 2. Démontrer qu'il existe une infinité de nombres pre-
son 2 . miers congrus à 3 modulo 4.
En déduire que (El n'a de solution que si q = 3 etp = 7. (On pourra utiliser un nombre n de la forme 2 xp!-1.)
(On pourra démontrer que pour tout entier n, l'un des
trois nombres n, n + 2, n + 4 est divisible par 3.) 81 On appelle nombre triangulaire tout entier
2
Quelle est la solution de (E) dans ce cas ? naturel qui peut s'écrire sous la forme a ; a [a E N).

Arithmétique 31
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1 . Démontrer que si n est la somme de deux nombres Il le fit, avec quelques erreurs, jusqu'à n = 257.
triangulaires, alors 4n + 1 est la somme de deux carrés. On sait aujourd'hui que, jusqu'à n = 5 000, 2n - 1 est
2. Étudier la réciproque. premier lorsque n prend l'une des valeurs suivantes : 2,
3, 5, 7, 13, 17, 19, 31, 61, 89, 107, 127, 521 , 607, 1 279,
83 Nombres amiables - Nombres parfaits 2 203, 2 281, 3 217, 4 253 et 4 423.
1. On appelle diviseur strict d'un entier naturel n tout Le plus grand nombre de Mersenne premier connu
diviseur de n positif et autre que lui-même. depuis 1998 est 2n - 1, avec n = 3 021 377.
Déterminer les diviseurs stricts de 220.
2. On appelle nombres amiables deux entiers naturels 85 Nombres de Fermat
tels que chacun d'eux est égal à la somme des diviseurs On appelle nombre de Fermat tout entier naturel F n de
stricts de l'autre. la forme F n = 2 2n + 1 , où n est un entier naturel.
Vérifier que : 220 et 284 sont amiables ; 1. a) Calculer F0 , F 1 , F2 et F3 •
17 296 et 18 416 sont amiables. \ "éf-j_fier qu e ces nombres sont premiers.
3. On appelle nombre parfait tout entier naturel égal à
b} \ -érifi.er que F 5 est divisible p ar 641 .
la somme de ses diviseurs stricts (c'est-à-dire amiable
avec lui-même). 2. Démontrer que : V n E N, F n + l = (Fn - 1) 2 + 1.
a} Le nombre 28 est-il parfait? 3 . Démontrer par récurrence que pour tout entier natu-
b} Déterminer un nombre premier p tel que 2 4p soit un rel n strictement supérieur à 1 , l'écriture décimale de Fn
nombre parfait. . se temrine par 7. (On pomm utiliser les congruences.)
c} Soit n et p dellX entiers naturels, tels que p soit pre- 4 . Soit k un entier naturel non nul.
mier. Quelle doit être l'expression de p en fonction de a) En posant a= 2 2n, démontrer que:
n pour que 2np soit parfait ? · ·
F n +k - 2 a 2k - 1
Dresser la liste des nombres parfaits de cette forme.
pour n < 10. Fn a+ 1
b) En déduire que F n divise F n+k - 2.
84 Nombres de Mersenne 5 . Déduire de la question précédente que deux nombres
1. Soit a et n deux entiers-naturels supérieurs ou égaux
de Fermat distincts sont premiers entre eux.
à 2. Démontrer que si an - 1 est premier, alors a = 2 et
n est premier. 86 Des urnes et des billes
2. On appelle nombre de Mersenne, tout entier naturel Trois urnes contiennent des billes. Chaque urne est suf-
~ de la forme Mn = 2n - 1, où n est un entier naturel fisamment grande pour contenir la totalité des billes. La
premier. seule opération autorisée est de doubler le nombre de
a) Vérifier que M 2 , M 3 , M 5 et M 7 sont premiers. billes conten ues dans une urne en prélevant d es billes
b] Qu'en est-il de M11 ? dans une autre.
Le Père Marin Mersenne (1558-1648) fut le premier à Démontrer qu'il est possible, quel que soit la configura-
tenter de dresser la liste des nombres premiers de la tion initiale, d'obtenir une configuration où l'une des
forme 2n - 1. urnes est vide.

32 Arithmétique
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C alculs vectoriels

troduction

Deux outils géoméci![..zs


centre et produit vedoria.
au .cœur de ce chapitre : bary-

Le premier, introduif et -t:sé dans le plan en classe de première


fait l'obiet d'une géné~ef,on à l'espace.
Le second est une nouvecr,.r,é qui permet de résoudre, géométri-
quement ou analytiquemeni, cakrins problèmes de calcul de dis-
tances, d'angles, d'aires el de volumes.
Les lignes ou surfaces de niveau consntuenf un intermède entre ces
outils.

Une illustration du théorème de l'angle inscrit.

1. Barycentre de n points pondérés .......................... . 34


2. Lignes de niveau 39
3. Produit vectoriel 44

Calculs vectoriels 33
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<!J> (respectivement W,) désigne le plan (respectivement l'espace).


'V (respectivement W) désigne l'ensemble des vecteurs du plan (respectivement de l'espace).

~ Barycentre âê_ii_poiriti pOriêlér_ff


Dans cette leçon, sauf mention contraire, l'ensemble de référence peut être aussi bien le plan <!J> que l'es-
pace W,.

__,__t~,1~i Théorème et définition

Soit (Ai,ai)1 sis n n points pondérés.


n :z. __,.._ --+-
Si _Iai t; 0, alors il existe un unique point G tel que :
t=l
-~aM =
=I
O.

D émonstration
Soit O un point.

On a: Îa.GA.
i=lt
Î.a.)GO + i=lÎa.OA ..
= ( i=l t l 1 1

n -+ --+ -+ 1
Donc: I,a.GA. = 0
i=l t t
ç::> OG = n In a.0
1
-
,-\.
Ï= l
I,a.1
i=1

Or, le vecteur
. I,a.
-J:-- -~aioÂi est parfaitement déterminé par les points O et (Ai'ai) sis
i= .
1 n ; \

i=l t

donc, le point G existe et est unique.

n
·Sqit (~,ai)1 sis n n points pondérés tels que : .~ai -:t:. O.

On appelle barycentre des points pondérés (Ai,ai)1 s isn l 'unique point G tel que: i!aiGÂi = Ô.

ou G = bar ~ ,... .
~

Le barycentre de plusieurs points pondérés est inchangé lorsqu'on multiplie tous les coefficients par
un même nombre réel non nul.
• n -+ --+ n -+ -+
En effet, pour tout nombre réel k non nul, on a: I,aiGA.I =0 ç:=> 1 = O.
I,ka.GA.
1
Ï=l i=l

Rgm~~
Le barycentre de points pon,dérés affectés de coefficients égaux est appelé isobarycentre de ces points.

34 Calculs vectoriels
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n ~

~· .rc<ïlt':l~r~ Réduction de la somme ~ a i MA;


1=1

Soit (Ai,a)1 ~ i ~ n n points pondérés.


Pour tout point M, on a :
n
• si Icx..
Î: 1 l
* 0, alors n
Ï: 1
--+
Icx..MA. =
l l
(nIa. MG où G est le ba:ryœnlre des points pondérés (Aî,ai)
Ï=1 t
)--+
• 1 ~ ï::; n;

n n --+
• si LU- = 0, alors le vecteur ra.MA. est indépendant de ~1.
i=l l i=l l 1

D émonstration •
n
• Si Ia.1 * 0, alors
i=l

n
• Si Ia. = 0, alors
i=l t

· n
et la.MA.= -
--+ ( n ) --+ n -+ ) n
Ia. MA1 + I. a.MA. = I.a.(,-\M + YL'\) = I a . A1 A ..
----+- --+ n. --+-
Î= 1 L l i=Z t i=Z 1 1 ï=2 1 i=2 l 1

n --+
Donc, le vecteur L a.MAi est indépendant de M.
i=l l

Exemples
Soit ABC un triangle et Mun point du plan.
--+ --+ --+
Réduire les sommes: 3MA + MB + MC
--+ --+ --+
MA - 2MB + MC.

B C
--+ --+ -► --+ --+ -► --+ --+ --+ --+ --+ --+
3MA + MB + MC= 5MG. MA - 2MB + MC = MB + BA - 2MB + MB + BC
--+ --+
où G = bar {(A,3), (B,1), (C,1)}. = BA+ BC.

~füJ~ Coordonnées du barycentre

L'espace~ est muni du repère (0, k). tJ


Soit (Ai'ai) 1 ::; i::; n n points pondérés et G leur barycentre.
Si (xi ; Yi ; zi) sont les coordonnées du point Ai (1 ~ i ~ n) et (x; y ; z) celles de G,
n n n
_Ia~i ra.y.
Î=l l t
LUr"-t
i=l
alors: X =-1=_1_ _ y= n • z=..;....;.;.n__
n
I a. Ia. 1
Ia.
Î=1 l Ï=l Î=1 t

--+
En effet, d 'après la propriété de réduction de la.MA., --+
on a pour M = 0: Ia.OA. I
= n n (nIa.)-+
OG. 1
i=l l l i=.1 l i =1

Calculs vectoriels 35
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Exemple
Soit ABCD un tétraèdre. -► --+ --+ --+ --+
L'isobarycentre de ABCD est le point G tel que : 4 AG = AA + AB + AC + AD.
--+ --+ 1 1 1
Donc dans le repère (A, AB, AC, AD), Ga pour coordonnées (
4 ; 4 ; 4 ).
Barycentres partiels

On ne change pas le barycentre de n points pondérés (n ~ 3) en remplaçant p d'entre eux (1 < p < n),
dont la somme des coefficients est non nulle, par leur barycentre partiel affecté de cette somme.
Cette propriété est aussi appelée propriété d'associativité.

D émonstration
Soit G le barycentre de n points pondérés (A.,a..) 1
,,, . < (n è 3).
l 1 .:, l _ n p
Supposons, par exemple, que pour un entier naturel p (1 < p < n) on ait _I a.i ~ 0 et désignons par H le
1 1
h;lrycentre des p points pondérés (A; , a.;) 1 ~; ,r. p· =
On peut toujours considérer, en changeant éventuellement l'ordre, que ces p points sont les p premiers.

On a: ,!a./;Âi = ( .fai)GH (d'après la propriété de réduction ).


t=l 1=1

n --+ ---+ JJ --+ n -► ---+


Donc: I,a.GA.
1 1
= o <==> Ia..GA.I + I a.GA.=
1 1
O
i= l i= 1 l Ï= /H1

<==> ( _iai)GH + t=p+1


l=l
. Î a/J, = O.
.. p •
C'est-à-dire : G est le barycentre des points pondérés (H,
i~ aJ (Ap+l' ap+l}, ... , (~, a,J

~~k A
Soit ABCD un tétraèdre, G son cen tre de gravité et G1 le
centre de gravité du triangle BCD.
--+ -+ -+
On a : GA + GB + GC + GD
-► --+
=0
-►
<=> GA + 3 GG1 = -+0 B D

t.3 .. Ensemble des barycentres de points pondérés


Ensemble des barycentres de deux points distincts
La propriété suivante a été démontrée en classe de première.

L'ensemble des barycentres de deux points distincts A et Best la droite (AB).

,:J...... ~ Ensemble des barycentres de trois points non alignés


Soit A, B et C trois points non alignés.
• Si a, p et 'Y sont trois nombres tels que a+ p +y"# 0, désignons par G le baryc'entre des points pondé-
rés (A, a), (B, P) et (C, y).
-+- - -+
D'après la propriété de réduction, on a : PAB + yAC = (a+ p + y) AG.

Donc, AG =
a+
~ +y AB + a +
~ +y Aè et G appartient au plan (ABC).

36 Calculs vectoriels
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• Réciproquement, soit M un point du plan (ABC).


- ----->- -+ -+ -+ -+ -+ -►
Il existe deux nombres réels x et y tels que : AM = xAB + y AC = x(AM + MB) + y(AM + MC).
-+ -+ -+ ---+
On a: (1 - x -y)MA + xMB + y MC = 0 , avec 1 - r - y+ x +y* O.
Donc, M est le barycentre des points pondérés (A ,1 -x -y), (B,x) et (C,y).

On en déùuil la propriété suivante.

L'ensemble des barycentres de trois points non alignés. 3.. B et C est le plan (ABC).

,Remar ue

L'ensemble des barycentres de quatre points no!J cop!ŒHJires est l'espace <g .

~--"'t.4~ Travaux dirigés


Alignement de points
Soit ABCDE une pyramide de sommet A, I et J les centres de gra-
vité respectifs des faces ABC et ADE, G le barycentre des points
pondérés (A, 3), (B, 2), (C, 2), (D, 1) et (E, 1). _
Démontrer que les points G, I et J sont alignés. A
En déduire une construction du point G. \._

S olution '
'
I est le barycentre de (A, 1), (B, 1) et (C, 1) ; '
' '
' '
J est le barycentre de (A, 1), (D, 1) et (E, 1). '' ' '''
I'' ':
Or, Gest le barycentre de (A, 3), (B, 2), (C, 2), (D, 1) et {E, 1) ; -1-- i G
, \ ···t • -·--
donc, d'après la propriété des barycentres partiels, on a : '' :'

f
, '
1 '

\:
:
1 ,:

G barycentre de (A, 2), (B, 2), (C, 2) et (A, 1), (D, 1), (E, 1), ____I--------s-·-------
c'est-à-dire G barycentre de (I, 6) et G, 3).
Donc, les points G, I et J sont alignés.
- 1
De plus, G appartient au segment [IJ] et est tel que : IG = IJ. D
3

.
Pollr déIIiontrer que trois points sont alignés on peut démontrer què l'un est ~aryèentre <les
.

deux autres.

Parallélisme, concours de droites


*
Soit ABC un triangle, a, p et y trois nombres réels tels que : a + p 0, a + y -:t O et p + y* O.
On désigne par : .N le barycentre de (B, Pl et (C, y);
B' le barycentre de (A, a) et (C, y) ;
C' le barycentre de (A, a) et (B_, p).
1 °) Démontrer qu e si a+ p + y= 0, alors les droites (AA'), (BB') et (CC') sont parallèles.
2°) Démontrer que si a + P+ y -:t 0, alors les droites (AN), (BB') et (CC') sont concourantes en un point
que l'on précisera.

S olution
*
L'existence des points A', B' et C' est assurée par les conditions : a + P 0, a + y* O et ~ + y -:t O.
De plus, comme ABC est un triangle, on a: A* A', B ;t. B' et C ;t. C'.

Calculs vectoriels 37
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1°) a+ p + y= o
-+ -+ -
Pour tout point M, le vecteur cxMA + PMB + yMC est indépendant
de M ; notons-le -u. On a : aMA-+ + PMB
-+ + -yMC
- = -u.
En remplaçant M par A ', on obtient: aA'A - -+
+ PA'B -+ = -u.
+ -yA'C

Or : A' = bar {(B,'3), (C,1)} ~ PA'B + yA'C = O.
-+ -
--+ ➔
Donc: aA'A = u. --+ --+ ➔
On démontre de même que: PB'B = yC'C = u.
On en déduit que les droites (AA'), (BB') et (CC') sont p arallèles.

2°) a+ p + Y* 0
Soit G le barycentre des points pondérés (A,a), (B,P) et (C;y).
----►- ----,►. -+ • -----3'-

P our tout point M, on a: a.MA+ PMB + yMC = (a+ p + y) y{G.


En remplaçant M successivement par N, B', C' on obtient : A

~
-+
aA'A = (a+ P+ y)A'G
--+ --+
PB'B =(a+ p + y)B'G
--+ --+
yC'C = (a+ p + y)C'G. B A' C
On en déduit que les droites (AA'), (BB') et (CC') sont con cou-
rantes en G.

Pour démontrer que deux droites (IJ) et (KL) sont sécantes en un point G, on p eut démontrer
que G est à la fois barycentre des ·points I erJ et barycentre des points K et L.

-► -► --➔

1.a Soit A et B deux points distincts. Dans chacun a) en exprimant AG en fonction de AB et AC ;


des cas suivants, écrire A comme barycentre b) en utilisant la propriété des barycentres par-
des points B et C. tiels.
---+- --+ -► -►
a) BA = - 3CA b) 5.AB = AC 1.f Dans chacun des cas suivants, écrire G comme
-► --+ ---+ ----4,, ·~ ~ -.....t►
c) 3AC - 2BC = 0 d) AB+ AC+ BC = 3BC barycentre des points A, B et C.
G ..
1.b Écrire chacun d~s points A, B et C comme
barycentre des deux autres.
A B C
B .· C B
1 1 .1 1
1.c Soit ABCD un parallélogramme. Réduire les
sommes de vecteurs suivantes :
-4-


---,..

v = MA+
➔ -►
--+
u = 3MA + MB - 2MC ;
---+ 2MB + MC
-
w = MA-MB +MC-MD. -
-+

- - 4MD
-
- ;
1.g
B
Â~ C

Soit ABCD un parallélogramme.


e •

. "!
C

P est le point tel que : AP = .~ AB


; Q est le
1.d L'espace <& est muni du repère (0, "t J: k). On
symétrique du milieu de [AD] par rapport à A.
considère les points A(-!4), B(J2)~t c(=2i). Démontrer que les p oints P, Q et C sont alignés.
a) Calculer les coordonnées du barycentre I de
(B, 2) et (C, 3). . 1.h Soit ABCD un tétraèdre. P, Q, R et S sont les
b) Calculer les coordonnpes du barycentre J de points tels que :
(A, 5), (B, 2) et (C, 3). ·
c) Vérifier que J est le mili~u de [AI].
-+
AP =31 AB,
---+ 1 -► -+ -+-
1 -➔-
AQ =3 AD, CR =1CB et CS =-trn·
1 -►

J On désigne par I et J les m ilieux respectifs de


V [AC] et [BD].
1.e Soit ABC un triangle. Construire le barycentre Démontrer que les droites (PS), (QR) et (IJ) sont
des points pondérés (A,- 2), (B,1) et (C,4) : concourantes.
------
38 Calculs vectoriels
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..____Lignes' de ·nivea·u
n
__ 2.t,"Lignes de niveau de M ~ J/Xi MA~
Soit (A.,a.\
l l
<. <
- 1 - ll
n points pondérés du plan et k un nombre réel. Il

On se propose de déterminer les lignes de niveau le de l'application M ~ ~ aiMAf ;


n ~1
c'est-à-dire l'ensemble (Ek) des points M de IJP tels que : I. a.MAf = k.
i=1 l

l er cas : la somme des coefficients est non nulle


Soit G le barycentre des points pondérés (Ai,a) 1 si 5 n·
----+ ----+ ----+ ----+
Pour tout point A i (1 si s n), on a: MAf = (MG+ GA)2 = MG2 + GAf + 2MG.GAi.

Or :·fa.GA.=
1
Ô; donc: fa I.MA?= ( Îa.)MG2 +fa.GA?.
i=l [ i= l l i= l [ Î=1 l [
n
\ k- I. a.GA?
= k ~ MG2 =
1 1
On en déduit que : V k E IR, f aiMAf ~1
• bl ~
,L, a 1.
k - fa.GA? i= 1
1 1
Posons : i:1 ,; p ; on a : MG2 = p.
I. a.1
i=1

Si p < 0, alors (Ek) = 0 ;


si p = 0, alc:irs (Ek) = {G} ;
si p > 0, alors (Ek) est le cercle de centre G et de rayon [p.

n
Soit (Ai ,ai)1 s i s n n points pondérés du plan tels que : ~ ai :1; O.
,, 1.=1

• Pm~r tout point M du plan, on a :· a.MA~1 = ( f Î a-)MG2 +fa.GA~ ;


I 1 1
Î=l l Î=l Ï=l

où G est le barycentre des points pondérés (Ai ,ai) 1 s i s n·


n
• La ligne de niveau k de l'application M ~ ~ aiMAf est 0, {G} ou un cercle de centre G.
• 1=1 • .

R~~u_es
• Soit k un nombre réel etfune application de l'espace cg dans IR.
On appelle surface de niveau k de f, l'ensemble des points M de'& tels que : f(M) = k.
n . n
• Si I. ai :1; 0, alors la surface de niveau k de l'application M ~ I. aiMA~1 est 0 , {G} ou une sphère de
i=1 . i=1 ·

centre G, G étant le barycentre des points pondérés (Ai'ai) 1 s i s n· ,,

Exemple
Soit ABCD un rectangle tel que : AB = 2 et BC = 1.
Déterminer et construire l'ensemble (E) des points M du plan tels que :
MA2 + MB 2 + MC2 + MD2 = 10.
L'isobarycentre des points A, B, Cet D est le centre I du rectangle ABCD.
On a: AA 2 + AB 2 + AC2 + AD2 = 4 + 5 + 1 = 10;
donc : A E (E).
On en déduit que (E) est le cercle circonscrit au rectangle ABCD.

Calculs vectoriels 39
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2e cas : la somme des coefficients est nulle
Soit O un point du plan.
--► --+ --► -►
Pour tout· point A 1. (1 S i .s n ), on a: MA?=
l
(OA.l - OM)2 = O A? + OM2 -
1
ZOM.OA..
1

On en déduit que : I_" a .MA? = Î a .OA? - 2 OM.( Ï a.OA.).


i=l l l i=l 1 1 i=l I l

-> n --+ n ➔ --+ n


Posons: u = Ia.OA.; on obtient : v' k E R, Ia.MA? = k <=> Zu. OM = I a .OA? - k .
i=l t I i=l t t i=1 1 1

.-> -> d n
• S1 u = 0 , on a eux cas : si~ apAf- k = 0 , alors (Ek) = !!P ;
!=1
Il
si ~ ap.Af - k ,t. 0, alors (Ek) =0 .
t=l

· • Si Û -:1; Ô, considérons la droite (qj)) de rep ère (0, Ü) et le p oint P tel que : OP=
-
Soit H le projeté orthogon al ~e M sur (qj))_ On a : OM.u = OH x OP.
n
-
-
- ➔
u.
-
Donc : v' k E Ill, I aiMA; = k <=> OH est constante.
i=1 . .
On en déduit que M appartient à la droite perpendicu laire à (2D) en H, où H est le point vérifiant:
- - n
z OH xOP = i=I l a l.OA?1 - k.

n
Soit (A.t ,a.) < . < n points pon dérés du plan tels que : La. = 0 et O un point du plan.
l 1 _ 1 _ n Ï=l l

➔-
• Pour tout point M du plan, on a : In a .MA? = i=Lnl a .OA? -
i=l l l l 1
2u. OM,
n --►
où Û est le vecteur _
I a; OA; indépendant de M.
t=l n
• La ligne de niveau k de l'application M ~
.
I a.MA? est :
Ï=l l l
lm , ➔ ➔
- 0 OU Sl U = 0 ;
lf,
. de vecteur norma1 ->
- une droite u, s1. ->
u ,t. ->
O.

Remargue
n n
Dans l'espace~. si~ ai = 0, alors la surface de niveau k de l'application M ~ ~ a.iMA f est 0, ~ ou un
t= 1 ➔ 11 --+ 1=1
plan de vecteur n ormal u. = I a.1 OAi.
i=l
Exempl es
• Soit ABC un triangle isocèle tel que : AB = 4 et CA = CB = 6.
Déterminer l'ensemble (E) des p oints M du plan tels que : MA2 + MB 2 - 2MC2 = O.
La somme des coefficients étant nulle, le vecteur MA
- + MB
--+ - 2~C
- est indép endant de M.
On a : MA
---+ + MB
- - ZMC
-

Dévelop pons MA2 + MB~ - ZMC2 en introduisant le point I.


= 2MI
-

-
- 2MC
-

= 2 CI, où I est le m ilieu de [AB].


C

- -► 2 ---+ 2 -
On a : MA 2 + MB 2 - 2MC2 = (MI+ IA) --+
+(MI+ IB) - 2(MI + -IC)2
--► --+ --► -►
= 2MI.(IA + IB - 2IC) + IA2 + IB2 - 2IC2
-►-

Donc: M E (E)_
= 4Ml.IC
--
- 56 .
<=> 4MI.IC = 56.
Soit H le projeté orthogonal de M sur la droite (IC).
On obtient : ME (E) <=> IH x IC = 14
- 14 7 -
ç::> IH = IC = 16 IC. A B

L'ensemble (E) est la droite perpendiculaire à (IC) passant par le point H tel que : IH = [ IC.
6

40 C~lculs vectoriels
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• Soit ABCD un tétraèdre régulier d'arête a. A
Déterminer l'en semble (r) des points M de l'espace tels qu e :
MA2 +2MB 2 + 3M~-6MD 2 =6~.
On a : A '1 (r) et D E (n ; donc : (r) 0 et en * * ~-
La somme des coefficients étant nulle,
-► -+ -+ -+
le vecteur MA+ 2MB + 3MC- 6MD est indépendant de M.
-+ -+ -+ -+ -+ -+ -+
Or : MA + 2MB + 3MC - 6MD = DA + 2 DB + 3 DC. B
-+ -+ -
en est le plan passant par D, de vecteur normal DA+ 2 DB + 3 DC.
C


Soit A et B deux points distincts du plan et k un nombre réel strictement positif.
On se propose de déterminer l'ensemble (Ek) des points M du plan tels que: MA = k.
• Si le=_1, alors (Ek) est la médiatrice de [AB]. MB
• Si le* 1, alors: MA= le <:::::> MA2 - k 2 MB 2 = o
MB -+ -+ -+ -+
<:::::>(MA+ leMB).(MA - /eMB) = O.
Les nombres 1 + le et 1 - le sont non nuls ; désignons par Ile barycentre des points p ondérés (A, 1) et
eB, k), par J le barycentre des points pondérés (A, 1) et (B, - le).
On a: ME (E) <:::::> ((1 + le)MI).((1-le).MÎ) = 0
-+ -+
<:::::> MI.MJ = O.
Donc (Ek) est le cercle de diamètre [IJ].

Soit A et B' deux points distincts du plan, k un nombre réel strictement positif et différent de 1.
La ligne de niveau k de l'application M - ~ est le cercle de diamètre [IJ], où I est le barycentre
des points pondérés (A, 1) et (B, k), J le barycentrn ries points pondérés (A, 1) et (B, - k).
Exemple
Déterminer et construire l'ensemble (E) des points M du plan tels que: MA = ~ .
Désignons par : MB
Ile barycentre des points pondérés (A, 1) et (B, ~),
J le barycentre des points pondérés (A, 1) et (B, - ~ ).
On sait que:
I est le barycentre des points pondérés (A, 3) et (B, 2),
J le barycentre des points pondérés (A, 3) et (B, - 2). J ·A I B
(E) est le cercle de diamètre [IJ].
(E)
R~m~rqu~
Si k * 1, alors 1 - k 2 * O. Désignons par G le barycentre des points pondérés (A ,1) et (B,- k 2 ).
On a : M _E (Ek) ç:} MA 2 - le 2MB2 = O
-+ -+ ----+ ----+
<:::::> (MG +GA}2-k2(MG +GB)2 = 0
ç:} (1 - k 2 )GM2 + GA 2 - k 2 GB2 = O.
-+ Jc2 ----+ ----+ 1 -+
Or: GA = _ k 2 AB et GB = _ k 2 AB.
1 1
2
Donc: ME (Ek) <:::::> (1 - k 2 )GM2 = k AB2
,. 1- k2
GM2 - ( le
<:::::>
- 1 -k2}J2AB2.
(Ek) est donc le cercle de centre le barycentre de (A, 1) et {B,- k 2}, de rayon I k AB.
. 1...., le21

Calculs vector'iels 41
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- 2~.3t. Lignes de niveau de M ~ Mes (MA, MB)


-
----+ ----+

Dans cette partie, A et B désignent deux points distincts du plan.


Soit M un point du plan, distinct de .A et B. -
-+ -+ ..-...

Donc : A, B et M alignés ç::> ~es(MA,MB)


-
On sait que les points A, B et M sont alignés si et seulement si 2 (MA,MB)
-+ -+
=0 ou Mes (MA,MB)
-+- -+
= 1t.
= O.

On en déduit les propriétés suivantes.

Soit A et B deux points distincts du plan.


• L'ens~e des points M du plan ·tels que • L'e~le des points M du plan tels que
-+ -+ -+ -+
Mes (MA, MB) = 0 est la droite (AB) privée du Mes (MA,MB) = 1t est le segment [AB] privé des
segment [AB]. points A et B.

M A B A M B
- - ------0- -------- --0---- - ----- -- --------- 0>--.--•--o ------ -------

Soit a un nombre réel, élément de ]-1t ; O[ U ]O ; 1t[. -+ -+

-
On se propose de déterminer l'ensemble des points M tels que: Mes(MA,MB)
- +-+ ..-...
Soit P un point tel que (AP,AB) = a, 0 le point d'intersection de la
= a.
_-1----_M
médiatrice de [AB] et de la perpendiculaire à (AP) en A, (~) le cercle
de centre O passant par A et B.
-+ -+ -+ -+ ..-...
On sait que : M E (~) \ {A ; B} <==> 2 (MA,MB) = (OA,OB) = 2 a;
-)-. ~ ...-.... ---,... --+ ...-.... ...-..
donc : M E (~) \ {A ; B} <==> (MA,MB) = a ou (MA,MB) = a,+ 1t.
Nous admettons que pour tout point M de (~) \ {A ; B} on a :
-+ -+

-+ -
Mes(MA,MB)
-+
Mes(MA,MB) = a,+ 1t (a,< 0) ou Mes(MA,MB)
-
= a, si M appartient à l'un des arcs de corde [AB] ;
-+ -+
= a-1t (a> 0), si M appartient à l 'autre arc.
On a la propriété suivante.

_ _ M
Soit A et B deux points distincts du plan,
a un nombre réel élément de ]- 1t ; 0[ U )0 ; 1t[,
--+ -► ., , , ,. . ._,
0 le point de la médiatrice de [AB] tel que (OA,OB) = 2 a,
(~ ) le cercle de centre O passant par A et B . _
-+ -+
L'ensemble des points M du plan tels que Mes (MA,MB) = a, est l'un des
deux arcs, privés des points A et B, définis sur (~ ) par la corde [AB].

Cet arc peut être déterminé à l'aide du signe de a.

Remata~..-... -
-+ -+
• Si l'angle a est droit, alors l'ensemble des points M du plan tels que Mes (MA,MB) = a. est un demi-
cercle de diamètre [AB], privé des points A et B. -=:;-=;.
• L'ensemble des points M du plan tels que Mes{MA,MB} = a [1t] est (C<?,} privé des points A et B.
• On déduit des proprié0.§..l_et 2 que q!:!.91!:!! points distincts·A , B ,Cet D sont alignés ou cocycliques si
-+ -+ -+ -+
et se ulement si: Mes{CA, CB) = Mes{DA, DB} [1t].

42 Calculs vectoriels
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Exempl es
• Soit OAB un triangle équilatéral de sens direct et (Cf6) le cercle de centre 0
passant par A et B.

-
- L'arc AB, privé des points A ~t B, est l'ensemble des points M du plan
-+ -+
tels que : Mes (MA,MB)
7t
=6 .

-
- L'arc AB, privé des points A et B, est l'ensemble des points N du pian
-+ -+
tels que : Mes (NA,NB) = - 57t
6
. N

• Soit A et B deux points distincts du plan. -


Déterminer l'ensemble des poipts M du plan tels que: Mes(MA,MB) = 4; . M •
Si â désigne l'angle de mesure 4 n, alors zâ est l'angle de mesure - 2!!.
5 - 0

Soit O le point de la médiatrice de [AB] tel que Mes(OA,OB) = _:_ 2;


et (Cf6) le cercle de centre O passant par A et B.
- L'arc ÂÈ, privé_des points A et B, est l'ensemble des points M du plan tels
-+ -+ 47t
que : Me!(MA,MB) = .
5
- L'arc AB,~ des points A et B, est l'ensemble des points N du plan tels
-+ -+ 7t
que: Mes(NA,NB) =- 5 .
Donc l'ensemble cherché est le cercle (Cf6) privé des points A et B.

2.a Soit ABC un triangle isocèle tel que : 2.c Soit A, B et C trois points non alignés.
AB = AC = 7 et BC = 4. Déterminer et construire l'ensemble (E) des
On désigne par I le milieu de [BC] et par G le points M du plan tels que :
-+- --+ --+ -►
centre de gravité de ABC. ll3MA + MBII = IIZMC - MBII-
1. Déterminer et construire l 'ensemble des
points M du plan tels que :
--+ -► --+ 2.d Soit A et B deux points distincts du plan.
11AM + BM + CMII = 12. 1. Déterminer et construire l'ensemble des
2. Déterminer et construire l'ensemble des points M du plan tels que :
points M du plan tels que:
--+ --+
- 2AM2 + BM2 + CM2 = 38. a} Mes(MA,MB) =- :
3. a} Calculer AG et BG.
b} Déterminer et construire l'ensemble des
-
b} Mes(MA,MB) = 2 f.
points M du plan tels que :
2 . Déterminer et construire l'ensemble des
AM2 + BM2 + CM2 = 65.
points M du plan tels que :
2.b Soit A et B deux points du plan tels que : -► --+
AB=4. a} Mes(MA,MB) = - ~ [n]
Déterminer et construire l'ensemble des points --+ --+ 5
M du plan tels que ·: 3MA = 5MB. b} Mes(MA,MB) = : [n:].

Calculs vectoriels 43
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Produit vectoriel
., . , 3tJ~ Orientation de l'espace
i = = - ~ Règle du bonhomme d'Ampère
.....,, - 4 -,--\ --+ - 4 --+ - 4 --+ -=+
Soit (0, i, j , kJ un repère de '& et les points I, J, K tels que : OI = i, OJ = j, OK = k.
Pour orienter l'espace, les physiciens imaginent un observateur ayant les pieds en 0 , la tête en K et fixant
le point I ; de1Lx situations, et deux seulement, sont possibles.

Le point J est à gauche de l'observateur Le point J est à droite de l'observateur

'
J
j •
l
L f
(

Û -► - >- >
le repère (0, i, j, le) est direct
J 1/ L ~~7 --+ -4-,--+
le repère (0, i, j, le) est indirect ;
--+--+ - 4 -► -► }
la base ( i, j, le) est directe. la base ( i, j, le) est indirecte.

Orienter l'espace, c'est di_stinguer ces deux types de repères ou de bases.

Exemples
Soit ABCDEFGH un cube d'arête 1. E ,.c..__ __;___ __ ,
--+ -► -►
• (A,AB,AD,AE) est un repère orthonormé direct de'&; F
--+ --+ --+
• (F, FE, FB, FG) est un repère orthonormé indirect de'& ;
-► -► -►
• (AB,AD,AE) est une base orthonormée directe de W;
--+ --+ --+
• (DC,DA,DH) est une base orthonormée indirecte de "W.
t/1 -·:· -~ C

A B
Remar _ues
• Permuter deux vecteurs d'une base change son orientation ;
-4 --+ -► ➔ -► - -t
ainsi, les bases ( i, j, le) et ( i, le, j) sont de sens contraires.
• Permuter de façon circulaire les trois vecteurs d'une base ne change pas son orientation ;
--+--+ c4 ➔ ---+ -► -► --+
ainsi, les bases ( i, j, k), U, k, i) et ( le, i, j) sont de même sens.
• Remplacer un vecteur d'une base par son opposé change son orientation;
ainsi : - les bases (-► -►-,--\ ➔➔-
i, j, kJ et (- i, j, le) sont de sens contraires ;
➔➔- ➔ -4-c4
- les bases (i,j, k) et (- i, -j, k) sont de même sens.

~~~~ Orientation d'un plan de ~


L'espace étant orienté, on peut définir une orientation de tout plan de '&.
Soit(~) un plan de'&, de repère (0, "°t
--+--+
lL
et k un vecteur normal à (QI>).
➔➔➔
On convient que (0, i , j) est un repère direct de ('2J'>) si (0, i,j, le) est un repè-
re direct de '&.
Un plan est orienté par le choix d'un de ses vecteurs normaux.

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3.2. Produit vectoriel


Définition
Soit Û et ï! deux vecteurs non nuls de 'W et A un point de '&.
On désigne par B et C les points tels que : AB = Û et A.è = v.
• Nous avons vu en classe de première que l'angle BAC, donc cos BAC, est indép endant du choix du --- ----
point A. ~
·Nous avons pu ainsi définir le produit scalaire des vecteurs Û et ï! par :
-+-+
u.v = 0, si. l'un des vecteurs u-+ ou -+v est nu1 ;
tl.ï! = llûil llïfll cosMC, si les vecteurs Û et ï! sont non nuls. ••
Le produit scalaire de deux vecteurs est un n ombre réel.

• Nous allons définir une n ouvelle opération qui, cette fois, à d eux vecteurs de i,v· associe un vecteur de
'W; on a ainsi une loi de com position interne dan s 'W.

Soit Û et ï! deux vecteurs de l'espace oriénté 'W, A, B et C des points de ~ tels que: AB= Û et i:.ê = v.
On appelle produit vectoriel de Û par vie vecteur, noté û A ainsi défini : v:
-► -+ lin' . -+ -+ -+
• lorsque u et v sont co eaues, u A v = 0 ; ➔

li /\ V
• lorsque Û et vne so;11t pas colinéaires,
~ -+ , ➔ -+
le vecteur u A v est orthogonal a u et v (direction) ;
(Û, Ïi, û A ï!) est une base directe de 'W (sens);
Il ï1 A vll = llitJl llîlll sinBAC (norme).

-+-+
u A v se 1··-+ ·1 -►
1t « u vectone v ».

Remarques
• Comme pour le produit scalaire, cette définition ne dépend pas du choix de A.
~ --+ -+~ ➔ -+-+-+-+ -►
• Pour tout vecteur u , on a: u Au= 0, u A O = 0 et O A u= O.
v
• Si Û et son t deux vecteurs unitaires et orthogonaux, alors {Ü, v, Û Av►) est une base orthonormée direc-
te de 'W.
Exemples
-► -+-►
• Soit (0, i , j, k ) une b ase orthonormée directe de 'W.
-+ -+
On a : i = -+
A
-+-+ -►
le, j A k = i , k /\ i = j ;
j
-=+ -+ -1-

-+-+ -c+-=+-+ -+-+..,.+-+


j /\ i = - k, k Aj = - i , i /\ k = - j.
-► -► --+
• ABCDEFGH est un cube d 'arête a tel que (AB,AD,AE) soit
une base orth ogonale directe de W.
-► --+ --+ --+
Déterminer AB A AD et AH A BF.
--+ -► --+
- Le vecteur AB A AD est colinéaire à AE et de même sen s;
--+ --+ --+ - --- -+ H~------,..,G
de plus : IIAB A ADII =: IIABII IIADII sinBAD = a 2 et i!AEI! = ai
-► --+ -►
donc : AB A AD= aAE. E F
--+ -► -+ --+
- On a : AH A BF = AH A AE. lo
--+ -+ - ·········- ··-·•······ C
Le vecteur AH A AE est colinéaire à AB et de m ême sens ;
--+ -+ - --+ --- ~ 1 A
de plus : II AH A AE!I =: i!AHII IIAEII sinHAE = a .;2 x a x -= = a2 ;
- -+ -► J2
donc : AH ABF = aAB.

Calculs vectoriels 45
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~~~ Propriétés du produit vectoriel

P our tous vecteurs u➔ et v➔de "l- u /\ v➔ =


, , on a : _,. ➔
o s1· et seu1ement s1· ➔
u et ➔
v sont co1·1neaires.
, ·

Cette propriété découle de la définition du produit vectoriel.

Pour tous vecteurs Û, vet wde "W, pour tout nombre r éel k, on a :
(1) v/\ û =- (û /\ ii) (2) (k Û) /\ v= û /\ (k v) = k (Û /\ v)
➔ ➔ ➔ ➔ ➔ ➔ ➔ ➔ ➔ -►
(3) u /\ (v + w) = u A v + u /\ w
()
4 (u + v ) A w =➔ ---+
u /\ w

+ v /\ w.
---+

..., (
D émonstration
➔ ➔ ➔ ➔
• ---+ . ,
(1) S1 u et v sont cohneanes, on a: u /\ v = 0 et v /\ u
.
=➔ ➔ ➔ -► ➔)
0 ; donc : v /\ u = - (u /\ v .
---+ ---+

Si Û et i/ne sont pas colinéaires, les vecteurs Û /\ v et li/\ Û ont m ême direction et même norme ; la
règle du bonhomme d'Ampère permet de dire qu'ils sont de sens contraires.
Donc : li/\ Û = - (Û /\ v\
(2) (3) et (4) Une démonstration de ces propriétés est proposée en fin de chapitre (cf. exercice n°44).

Exemples
H G
• Dans le cube ABCDEFGH d'arête a , on a:
---+ ---+ -► ---+ ---+ -► ---+ ---+ E
J1
AH/\ AE = (AD +AE) /\ AE =AD/\ AE = aAB; F
---+ ---+ -► ---+ - ---+ ---+
AH/\ BD = (AD +AE) /\(AD-AB)
. ---+ ---+ -► ---+ ---+ ---+ ---+ ---+ C
= AD /\AD- AD /\AB +AE /\AD - AE /\AB
---+ ---+ ---+ ---+ A
= O + aAE - aAB - aAD
---+ -► ---+ ---+
= a(AE-AB -AD) = aCE.

-► ➔
v
• Soit Ti et deux vecteurs de "IV. Exprimer (Ti - zi) /\ (Û + v►) en fonction de
-+ ➔ -►➔ ➔➔ ➔ -> ➔ ➔
Ti Av.
On a : (u - v ) /\ (u + v ) = u A u + u /\ v - v /\ u - v /\ v
= 2Û /\ v.

Expression analytique du produit vectoriel


Soit (t1kJ une base orthonormée directe de "W et les vecteurs t(i), v(f).
➔ ➔ ---+ ---+ -► ➔ ---+ ' -,+
Les propriétés précédentes permettent d'écrire : u /\ v = (x i + y j + z k) A (x' i + y 'j + z le)
= (yz' -zy1i+ (zx' -xz')J + (xy' -yx1k.
On en déduit la propriété suivante.

Soit (°t]: k) une base orthonormée .directe de W et les vecteurs ït(i), v(î:).
Les coordonnées du vecteur Û /\ vdans la base et J: k) sont : (yz' - zy; ;· fr' - xz ' xy' - yx').

lùmgr~
La notation à l'aide des déterminants permet une mémorisation plus facile des résultats :

li/\Vapourcoordonnées (l t r l ; l!!'.I; l~;:1)-


46 Calculs vectoriels
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\.
Exemples
2)
• Soit les vecteurs u➔(- / et -►(~
v _\ 2) .
-►u -►v a pour coordonnees
A , (1 -11 _131; 11-31
_
2 2
_ - 21) ;c'est-a-due
; 12
11 ,· . : (2 ; 4 ; 0).
• Soit les points A (-:1), B(î) et c(1). On a: ABG) et Aè(Ü·
Le. vecteur AB AC a pour coordonnées ( 1; i 1: Ii !1; 1~ ; 1);c'est-à-dire : (- 4 ; 8 ; - 4).
A
-+ -+ --+
On a : AB A AC *0 ; donc les points A, B et C ne sont pas alignés.

Pour démontrer que trois points A, B ~; C sont alignés, on peut démontrer qu/: AB
~ '
A iJ:: ~ cr_
, _,._.,.__

= 3~,Jt, Utilisations du produit vectoriel


cg est muni du repère orthonormé direct (0, ➔➔-
i, j, k) .

1. Équation d' un plan déterminé par trois points
Vérifier que les points Ac~l ), 2)
B(_½ etc(!) définissent un plan (QI>), dont on déterminera une équation.

Solution
• On a: AB(_ô4 ) et AC(Ü· e

Le vecteur AB AC a pour coordonnées (, _04 Î 1; 1-z4 ~ 1 1~ i 1) ; c'est-à-dire : (4 ; -


A 10 ; 2).
-+ -+
Donc les points A, B et C ne sont pas alignés et définissent un plan dont AB /\ AC est un vecteur normal.
• Soit Mun point de coordonnées (x; y; z).
-+ -+ -+
On a : M E (QI>) <==> AM.(AB A AC) = 0
<==> 4(x + 1) - 10(y - 1) + 2(z - 2) = 0
<==> 2x - 5y + z + 5 = O.

2. Positions relatives de deux plans


Soit (QI>) le p;an d'équation x + 4y + 2z - 1o= et (QI>') le plan passant par le point Act) et de vecteur . 1

normal ü(_\). •
a) Démontrer que les plans (QI>) et (QI>') sont perpendiculaires. .
b) Vérifier que A est un point de (QI>) et déterminer une représentation paramétrique de la droite (Il),
intersection de (QI>) et (QI>').

Solution
a) (21>) a pour vecteur normal n(1)·
1

On a : "n.n' = O ; donc les plans (QI>) et (QJ>') sont perpendiculaires.

b) On a : 1x (- 1) + 1-1= o ; donc : A appartient à (21>).


4 x O+ 2 x

L e vect eur -► , ( 14 _1 1; 12 - 31 ; 11 21) ;c ,est-a-


, d.ire (- 14 ;7 ; - 7 ).
n A --+,
n a pour coord onnees
2 3 12 41
Or ri An', vecteur orthogonal à ri et à r[', est un vecteur directeur de la droite (Il).
··. { X = - 1 - 2À.
Donc, une représentation paramétrique de (Il) est : y = À. (À. E IR)."
Z = 1-À.

Calculs vectoriels 47
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Pour étudier la position relative de deux plans (QI>) et (g>'), on peut déterminer deux vecteurs
net n'respectivement normaux à (g>) et à (QJ>'). •
n
• Si le produit vectoriel /\n'est égal au vecteur nul, alors (q/1) et (q/1') sorit parallèles.
n
• Si le produit vectoriel /\n'est différent du vecteur nul, alors (q/1) et (QI>') sont sécants sui- _
vant une droite dont ,t An' est un vecteur directeur.
De plus, lorsque le produit sçalahe n.rt' est nul, (~) et (QI>') sont perpendiculaires.

nue:::= 3 . Distance d'un point à une droite, à un plan


1. Soit (2n) une droite de repère (A, it), Mun point de '& et H son projeté orthogonal sur (2D).
-+
IIMAAull

Démontrer que : MH
lli7I1
Application ( o )-
Soit les points A _ 3 , B
(1)Ô et·M(- / . Calculer la distance de M
1 )
à la droite (AB).
1
2. Soit (q/1) un plan de repère (A, it, v\ Mun point de cg et K son projeté orthogonal sur (q/1),
,
Demontrer que : MK = - - - - - .
IMÀ.cü /\ vJ 1

llû/\vll
Application (- 2 )
,.
Soit le point C ~ . Calculer la distance de M au plan (ABC).

S olution
-► ➔ -► -► ➔
1. On a : MA = (MH +
HA) A u

-+ ➔
A u
=MH /\ u + HA A ➔
- - -► -►
u = MH ➔
A u.
-+ ►
Il

Or, MH et u sont des vecteurs orthogonaux ;


-+ ➔
donc: IIMH /\ u Il= MH x llu 11-

-+
\IMA /\ u

Il
On en déduit que : MH = ➔
l\ ul\
Application IIMÂ "' AÊII
La distance de M à la droite {AB) est: d = -+

-+(1)i et MA
Or, AB -+ (-_4z1) ; I\AB\I

-+ /\ AB
_donc MA -+ a pour coordonnées (14_ 2 111 ;
, . d
On en dedmt que : =
vl62
[3 /186
= - 3- ·
M

2. Les vecteurs MI<


et i7 Av
sont colinéaires ; -►
UAV

K est le projeté orthogonal de A sur (MK) ;


donc: IMÂ.(i7 /\ v) = IMK.(ÏÎ /\ v) =MK x IIÜ /\ ti\l-
1 1

1MÂ.cü /\ v) 1
On en déduit que : MK = ➔ ► K ->
ll u/\ vil u
Application
-+(1)i et AC
• On a : AB -(--i12) ;
-+ AC
donc: AB/\ -+(2)
- et les points A, B, C définissent un plan.
3
-1 -+ -,
, MA.(AB
-
La distance de M au plan (ABC) est : d' = -+ /\-+AC) .
IIAB /\ ACII

48 Calculs vectoriels
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- (-1)
0:-. .\1A
- " AC
4 et AB - (- 2)3 ; donc : d ' = 1- 2-12 - 21 = 16 = 78,114.
-
1
✓-
- 2 1 ,•4 +g+1 14

Lorsque (0P) est déterminé par son équation cartésienne CLT + by + cz + d = 0, on peut remplacer dans le
raisonnement précédent ti" v par ït(~, tous deux vecteu.rs n~rmaux à (0P) ;
1 a.r0 • by0 + cz0 + d 1
on retrouve la formule vue en classe de première : MK =
' a 2 + bZ+ c2

t::.l~~:;;;;g 4. Calculs d'aire et de volume


Soit ABCD un tétraèdre et V son volume. -+
••
a) Démontrer que l'aire du triangle ABC est : .il =~ IIAB " AC 11-
b) En déduire que : V = 1
6
1(AB
- " AC).AD
- - 1.
Application
Soit les points A
(
-i1),B (3) (1) (1)
~ , C _2 et D g . Ca lculer le volume du tétraèdre ABCD.
1
S olution
1
.
a) On sait que l'aire du triangle ABC est : .il = Il
1 -+ -+ 2
1111 AB AC Il sinMC ;
donc : .il = 2 IIAB A AC Il,
b) Soit H le projeté orthogonal de D sur le plan (ABC).
On a : V = 1OH x .il(ABC). D

Or: DH =
1 (AB "
-►
AC).
-+
m 1

IIAB /\ ACII
. que : V = 1
On en déduit
6
1(AB
-- AC).AD
-- -- 1.
A
A C

Application
B
on a: AÊ(ü, AC(J1 ) et m(i) ;
-- AC
donc: AB/\ --(- 4) et V = 1
6
i 1 -
(AB" -- -+ 1 = 2 = 1 .
AC).AD
6 3

-► ----+ -►
3.a Soit ABCDEFGH un cube tel que (AB,AD,AE)
est une base directe de W.
Préciser si chacune des bases suivantes est ➔ (-_ \ 2 ) et ---/3)
r1. (1) ---(
-► ~ et v _11 ) .
---- --
d) u

- --
C) U V 2
directe ou indirecte. 1
a) (BC, BA, BF) b) (FG, FE, FB)
-► ~ -+
3.e L'espace est muni du repère orthonormé direct
c) (CB,CD, CG) d) ( EF, EA, EH). (0 ' =.t
l,J,
~-c->
k) . .
--+ --> ~►
Dans chacun des cas suivants, déterminer une
3.b Soit ABCDEFGH un cube tel que (AB,AD,AE) équation du plan passant par le point A, de
est une base orthonormée directe de W. 0
vecteurs directeurs Û et V:

-- --
Déterminer les vecteurs :
a) AB/\ AD
-►
b) BA /\ BC
~
--+

--+
-►
c) GC " GF
-► ----,..
~ a) A(-~1),û (_\) et v(g)
d) BE /\ HC e) AC" FH f) HG" BF.
· bJA(-}),ü(1) etvCl).
3.c Démontrer que pour tous vecteurs Û et vde W, 3.f L'espace est muni du repère orthonormé direct
v
on a : llû /\ vll2 + 1û. l2 -=. l û l 2 llvll2 •
(o, "l';J;k). (-
Soit les points A ~ , B
3) (-2
1)et C(-1)
z1 .
.
3.d Soit Ci'::'tk) une base orthonormée directe de W.
Calculer les èoordonnées du produit vectoriel 1. Calculer l'aire du triangle ABC.
v
Û" dans chacun des cas suivants. 2. Calculer le v:olume du tétraèdre OABC.

Calculs vectoriels 49
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____,,.

iiihinl::
9 Soit ABCD un quadrilaJère. D
I et J sont les points de [AB] tels que :
Al= IJ = JB. A
B arycentres K et L sont les p oints de [CD] tels que :
CK=KL=LD.
On désigne par M, N , 0 et P les milieux K
1 1. Soit ABCD un tétraèdre, A', B', C' et D' les respectifs d es segments [AD], [IL], [JKJ 8
centres de gravüé respectifs des triangles BCD, CDA,
et [BC]. C
DAB et ABC.
Démontrer que les tétraèdres ABCD et A'B 'C'D' ont 1. Écrire chacun des points I et J comme barycentre des
même centre de gravité. points A et B.
2. Démontrer que deux tétraèdres ABCD et A'B'C'D' ont
Écrire chacun des points K et L comme barycentre des
même centre de gravité si et seulement si : points C et D.
----+ ----+ ----+ ----+ ------}> 2. Démontrer que les points M, N, 0 et P sont alignés.
AA' + BB' + CC' + DD' = o.
10 Soit ABCD un quadrilatère. On désigne par G
1 Soi.t ABC un triangle et M un point de [BC]. le barycentre des points pondérés (A, 1), (B, 2),
Démontrer que M est le barycentre des points pondérés (C, 1) et (D, 2).
(B, aire(CAM)) et (C, aire(BAM)).
1. Construire les points K et L tels que :
--+ --)>- ---+ -+ -► -►
3 Soit ABCDE un pen- KA + 2KB = o et LC + 2LD = o.
tagone tel que ACDE est un 2. Dém(!ntrer que Gest le milieu de [KL].
trapèze rectangle et ABC un 3. Construire G.
triangle isocèle rectangle.
En utilisant les barycentres 11 Soit ABCD un tétraèdre. On désigne par :
partiels, construire le bary- • I et J les milieux respectifs des segments [AD] et [BC] ;
centre des points pondérés ;• K et L les points tels qu~:
(A, 1), (B, 1), (C, 1), (D, 6) et-----'--' E -->- 1 ---+ -~ _. 2 -+
(E, 3). AK = AB et CL =1 CD;
3 3
• G le barycentre des points pondérés (A, 2), (B-,- 1-),-
4 Soit ABCDE une pyramide à base ABCD. (C, 1) et (D, 2).
Construire le barycentre des points pondérés (A, 1), (B, 1), 1. Démontrer que les points I, Jet G sont alignés.
(C, 1), {D, 1) et (E, 4).
Démontrer que les points K, L et G sont alignés.
2. En déduire que les points I, J, K et L sont coplanaires.
5 Soit ABC un triangle.
- 2 -►
1. Construire le point G tel que : GB = AC.
3 11 Soit ABC un triangle, G le baryce~tre des
2. Écrire G comme barycentre des points A, B et C. points pondérés (A, 1), (B, 2) et (C, 2). Les droites (BG)
-► -►
3. Pour tout point M, exprimer MG en fonction de MA, et (CG) coupent (AC) et (AB) respectivement en B' et C'.
-► -► 1. En utilisant les barycentres partiels, démontrer que :
MB et MC. --+ -:+- ~ -► -► -+-
2 GB + 3GB' = O et 2GC + 3GC' = o .
6 Soit A et B deux points distincts. 2. En déduire que les droites (BC) et (B'C') sont parallèles.
Démontrer que le segment [AB] est l'ensemble des bary-
centres des points A et B affectés de coefficients de 13 Soit ABC un triangle. On d ésigne par :
même signe. • A ' le barycentre des points pondérés (B, 2) et (C, - 3) ;
• B' le barycentre des points pondérés (C, - 3) et (A, 1).
7 Soit A, B, C trois points non alignés et a, p, y 1. Démontrer que les droites (AA') et (BB') sont p arallèles.
trois nombres réels tels que : a+ P+ y -t:- O. 2. Soit C' le barycentre des points pondérés (A, a) et
On désigne par G le barycentre des points pondérés (B. b). Pour quelles valeurs des nombres réels a et b les
(A, a), (B, Pl et (C, y) . · droites (AA') et (CC') sont-elles parallèles ?
1. Démontrer que si p + y= 0 , alors G appartient à la
droite parallèle 'à (BC) passant par A. 14~Soit ABCD un tétraèdre, G et H les centres de
2. Soit a un n ombre réel non nul. Démontrer,que ~ et gravité respectifs des -triangles ABC et ADC.
y varient de telle sorte que si p + y= a, alors G décrit Démontrer que les droites (GH) et (BD) sont parallèles.
une droite parallèle à (BC).

a L'espace % est muhi du repère (O, T;Jk).


0

15* Soit ABC un triangle.


1. Construire les points I, J et K tels que :
1
On considère les poip.ts A(JJ, B(J ) et
4
). c(6 -+ 3 ---+ ---+ 1 ---+
BI = BG, CJ = 2 AC et AK = 2AB.
5
-► ---+

Déterminer les coordonnées du barycentre des points 2. Démontrer que les droi_tes (AI) , (BJ) et (CK ) sont
pondérés (A, - 2), (B, 1) et (C, 4). concourantes. ·

50 Calculs vectoriels
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16Soit ABC un triangle. b) Déterminer et construire l'ensemble (r) des points M
1. Construire le barycentre G des points pondérés du plan tels que : MA2 - MB 2 - MC2 = 25.
(A, 3), (B, 4) et (C, 5).
2.Les droites (AG), (BG) et (CG) coupent les droites U SoitA et B deux point~incts d'un cercle
(BC), (CA) et (AB) respectivement en i; Jet K. {~) de Œ::L.~ 0 tels que : Mes (OA,OB)
----+ ----+
=-21t
3
.
Déterminer les nombres réels a, ~ et y tels que :
---+ --+ --+ --+ -+ -+ Les t a n ~ à (~) en A et B se coupent en C.
1B = aIC, JC = ~JA et KA= yKB. Démonirer c;ue le triangle ABC est équilatéral.
17Soit ABCD un quadrilatère. 25Soë _'\. et B deux p oints distincts, (~) et (~')
1. Construire les points E, F, I,
----+ 2 ----+ ----+ 2 ----+
J, K et L tels que :
----+ 3 ----+
deux droites de .ectems directeurs respectifs ,1 et v.
AE = AC, BF = BD, AI= AB, Déterminer rensen~ e s p oints M du plan tels que :
3 3 5
----+
BJ= 7 BC, CK=
4 ----+ ----+ 3 ----+ ----+ 3 ----+ --+ =--
C.L-\.UJ = (MB,
----+ '.:7\
5 CD, AL= 4 AD.
V) .

2. Démontrer que les droites (EF), (IK) et (JL) sont 26 Soit ABC rr:: triangle isocèle èn A, t&J une
concourantes. droite variable ~ pu ~-\ et C' l'image de C par la
symétrie orthogorutla n·~ ..1}.
1 8 Soit ABCD un quadrilatère convexe. On 1. Déterminer le lieu de C .:c.:sque (~) varie.
désigne par E, F, G et H les centres de gravité respectifs 2. Soit M le point d'i:niEsec:imL s•il existe, ~ es droites
des triangles BCD, CDA, DAB et ABC. (BC') et (.!\).
Démontrer que les droites (AE), (BF), (CG) et (DH) sont Déterminer le lieu de M !msqne (..l) varie.
concourantes.
27 Soit A et B deux oomls distincts d'un cercle (((6).
1 9 Soit ABCD un tétraèdre. On désigne par : À tout point M de ('€), ~ e t de A et B, on associe le
• I, J, K, L, ~et N les milieux respectifs des arêtes [AB), point P de la demi-droite opposée à [MA) tel que :
[BC], [CD], [DA], [AC] et [BD] ; ~ = ~-
• G1 , G2 , G3 et G4 les centres de gravité respectifs des Déterminer le lieu de P lorsque M décrit le cercle (~ )
triangles BCD, CDA, ABD et ABC. _ privé des points A et B.
En utilisant les barycentres partiels, démontrer que les
sept droites (AG,_), (BG2), (CG) , (DG4 ), (IK), UL) et (MN)
sont concourantes.
roduit vectoriel
18Soit ABCDEFGH un éube tel que (AB,AD,AE)
l_jgnes de.niveau est une base directe de 'lV.
~ ·
Préciser si chacune des bases suivantes est directe ou
2QSoit ABCD un carré. indirecte.
----+ ----+ -► ----+----+ -►
1 . Écrire A comme barycentre des points B, C et D. a) (EF,FG,GC) b) (FG, EA, CD)
2. Déterminer l'ensemble des points M du plan tels que: ----+ ----+ -► ----+ ----+ -►
--+ -► --+ ~ -->- c) (EH, FB,CD) d) (AB, CG,HE).
MB. MC + MC.MD - MC 2 = O.
1
2 9 Soit ABCDEFGH un cube tel que (AB,AD,AE)
ifSoit ABCD un carré. est une base orthonormée directe de W. 0

1. Construire le barycentre G des points pondérés -Déterminer les vecteurs :


----+ ----+ --+ ----+ ----+ ----+
(A, 2), (B, - 1) et (C, 1). a) AB A HD b) BC A EF c) EF A DC.
2. Déterminer et construire l'ensemble des points M du
----+ ----+ ----+ ----+ 30Soit ABC un triangle équilatéral de côté a et
plan tels que : 112 MA - MB + MCJI = IIABII-
# • .
de centre de gravité G.
22Soit ABC un triangle. Calculer en fonction de a :
-----+ ----+ ~ ~ ----➔ --).
1. Construire le barycentre G des points pondérés IIAB A ACII, 11GB A GCII et IIAG A BCII.
(A, 1), (B, - 1) et (C, 1).
2. Soit (r) l'ensemble des points M du plan tels que: 31 Soit ABC un triangle rectangle et isocèle tel
--+ -► --+ ----)- -+ --+ que I est le milieu du segment [BC] et AB = AC = a.
IIMA - MB + MCII = IIMA - 2MB + MCll-
Calculer en fonction de a :
aJ Vérifier que B appartient à (r). --+ -► -----+ ----+ --► . ----+ -+ ----+
b) Déterminer et construire (r). II AB A ACII, IIAB A BC II, IIIA A BCII et llAB A AIII-
~
5'-

23Soit ABC un triangle tel que: AB= 7, BC = 4 32Soit ti et li deux vecteurs non colinéaire~.
-► ---+ ---+
et AC= 5. On désigne par Ile fnilieu du segment [BC]. Op. po~e :. u A v = w. _,
1. En utilisant le théorème de la médiane, calcuJer AI. Calculer en fonction de w :
2. Déterminer et construire l'ensemble (E) des points M a) ti A (2ti + li) bJ (3it - v·1 A li
du plan tels que: 2MA2 - MB 2 - MC2 = 58. · -+ -+ ( -> ->
c) (u + Zv ) A Zu - V) dJ sü'" (3û + li).
(On pourra développer 2MA2 --: MB2 - MC2 par rapport
à I). 33 Soit crt
k) une base orthonormée directe de W .
3. On désigne par D le barycentre des points pondérés
(A, - 1), (B, ·1) et (C, 1).
Dans chacun d~s cas· suivants, d ém ontrer que (Û, 0: w)
est une base àrthonorÎI1ée et préciser si elle est directe
a) Quelle est la nature du quadrilatère ABDC ? ou indirecte.·•·~: . · •

Calculs vectoriels 51
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1
[z
1
[z
a) AU), B(i), cCo~) et DO)
(ï). B(Ü, c(JJ et D(ï)
·1
a) u

!z '
->
V
- ,12
1 , w(_8J bJ A
0 0

cJ A(V· B(g), c({) et o(î)-


2 1 2
3 3 -3
➔ 1 -> 2 -► 2
41 L'espace est muni du repère orthonormé
b) u w -.+ -
k►)
V
- 3 ' direct (0 , -.+
Ac6~). B(D et c(11).
3 ' 3 i, J, .
2 2 1
Soit les points
3 3 3
1. Calculer l'aire du triangle ABC.
34 Soit cr}:k) une base orthonormée directe de 'W. 2. Dans le plan (ABC), soit I le milieu de [AC] et D
Dans chacun des cas suivants, déterminer un vecteur w l'image de B par s1• Préciser la nature du quadrilatère
w)
tel que (Û. v, soit une base orthonormée directe de W. ABDC et calculer son aire.

aJ û= ! (T+sl-4îJ, v= ! (-4f+4J+7k) 4! 1. Soit A, B , C trois points non alignés de l'es-


p ace orienté ~ et M un point quelconque.
bJ û = 1 (f + Jj, v= ~ et - t + k).
,,z ,13
a) Démontrer que le vecteur Û tel que : ~
-- -+-+-+-+-+-
u = MA /\ MB + MB /\ MC + MC /\ MA
35 L'espace est muni du repère orthonormé est indépendant du point M.
b) Interpréter géométriquement llûll.
direct (0, }:k). t 2. Étudier le cas où A, B et C sont alignés.
Dans chacun des cas suivants, vérifier que les points A, ,
B et C définissent un plan dont on déterminera une 43 Soit A, B, C trois points non alignés de l 'espa-
équation.

a) ACY), B(-}), c(_½l) b) A(!), Bc~3), c(jJ. ce orienté "cl; et I le milieu de [BC].
Déterminer l'ensemble des points M tels que :
__,.. --+
MA /\ MB = MC /\ MA.
---+ ~

36 L'espace est muni du repère orthonormé 44 Soit A et B deux points de l'espace orienté i
d rrect (0, -.+
. -.+ __,,.,
i, J,
k)
. tels que : AB = 6.
Dans chacun des cas suivants, déterminer un vecteur
de la droite d'intersection des plans (<21') et (<21'' ).
a) (W>) : 2x + y - z = O et (<21'') = x - 3y + Zz + 4 = O.
Déterminer l'ensemble des points M tels que:
- -
IIMA /\ MBII = 24.
(On pourra utiliser l'interprétation géométrique de
b) (<21') : x - y + z - 5 = o et (~').= x + y - z + 7 = o. -+ -+
IIMAA MBII.J
37 Le théorème des sinus
Soit A, B et C trois points non alignés de l'espace orien-
M
1. ~. - /\ AC
Démontrer que : AB - = CA
- /\ CB
- = BC
- /\ BA.
-
BC CA AB 45 Soit ABCDEFGH .un p avé.
2. En déduire que: - -----=--= - ------=-- =- -----=--. Démontrer que la diagonale (AG) est sécante avec le
sinBAC sinCBA sinACB
plan (BDE) en un point I tel que :
38 Soit A, B et C trois points non alignés de l 'es- • I est le centre de gravité du triangle BDE ;
pace orienté ~. - 1 -►
• AI= AG.
Déterminer l'ensemble des points M tels que: 3
,-+, ~ _... -> -► ➔ -► ~ -> E H
a) AB /\ AM = 0 b) AB /\ CM= 0 c) AM /\ BM = o.
39•Soit A, B et C trois points non alignés de l'es- F~ - -+-- ' ,
\ -- - - --='"'"""==-=~
pace orienté ~ - On désigne par I le barycentre des
points pondérés (A, 2), (B, -1) et par J le barycentre des ;\
,,,,.,,,,.,,"\.,_- --
---
points pondérés (B, 1), (C, 3). ,. ·
.,,........../
Déterminer et construire l'ensemble des points M tels que :
(ZMA- -
- MB) /\ (MB -► = -+
- + 3MC) O.
46 Soit ABG: un triangle isocèle tel que :
40 L'espace est muni du repère orthonormé BC = 2, AC = AB = 3.
direct (0, tJ;k). On désigne par A: le milieu du segment [BC) et H l'or-
,
Demon trer que 1es vec teurs u,
-+-+ ➔ sont cap 1auaires
v et w . s1. thocentre de ABC. ____
7
et seulem ent si (Û /\ = Ô. v).w 1. Démontrer que : cos BAC = . 9
Application 2. ~oit B' le projeté orthogonal de B sur la droite (AC).
Dans chacun d es cas su ivants, dire si les points A , B, C B'A
et D sont coplanaires. a) Calculer B'C.

52 Calculs vectoriels
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b) Déterminer deux nombres réels u et y tels que B' est Si Le théorème de Pappus
le barycentre des points pondérés (A, u) et (C, y). 1 . Soit A, B, C trois points alignés et A:, B', C' trois
3. En déduire trois nombres réels a, b et c tels que H est points alignés de l'espace orienté '.S. ../
le barycentre des points pondérés (A, a), (B, b) et (C, c). Vérifier la relation :
->-
---Ji,, ---+ ---+ --+- -->- -►

4 7 Soit ABC un triangle inscrit dans un cercle ('<6) B"A A BA' + C'B /\ CB' + A:C A AC' = o.
de centre O. On désigne par: 2. En déduire le théorème de Pappus :
• A' le milieu de l'arc de corde C
[BC], ne contenant pas A,
• B' le milieu de l'arc de corde A, B, C alignés
1[CA], ne contenant pas B, si A', B', C' alignés
• C' le milieu de l'arc de corde { (BC') / / (B"C)
[AB], ne contenant pas C. (AC') // (A"C)
Démontrer que les droites (AA'), alors (AB') // (AB).
(BB') et (CC') sont concourantes.
53 Le théorème de Desargues '
48 Soit ABC un triangle. Soit deux triangles ABC e1 .-\'B'G' d u plan tels que les
P, Q et R sont des points distincts de A, B et C, appar- droites (AA'), (BB') et (CC') sont concourantes en un
tenant respectivement aux droites (BC), (CA) et (AB). point O.
1 . Démontrer que les cercles circonscrits aux triangles On suppose que :
CPQ, AQR et BRP passent par un même point I. • les droites (BC) et (B'C') sont sécantes en un point I,
2. Démontrer que A, B, C et I sont cocycliques si et seu- • les droites (CA) et (C'A') sont sécantes en un point J,
lement si P, Q et R sont alignés. • les droites (AB) et (A'B') sont sécantes en un point K.

49 Soit ABCD un losange de centre O tel que : ·.
OB = 20A.
1. Démontrer que le barycentre des points pondérés
(B, 2), (C, - 1) et (D, 1) est le milieu du segment [AB.].
2. Soit k un nombre réel.
a) Déterminer et cdnstruire l'ensemble (E1 ) des bary-
centres Gk des points pondérés (A, k), (B, 2), (C, k - 1)
et (D, 1 - 2k) .
b) Préciser la ·valeur de k pour laquelle Gk est un point
de là droite (AC).
3. Déterminer et construire :
a) l'ensemble (E2) des points M du plan tels que les vec-
-► --+ -► ---+ -► . -►
teurs MA+ MC - ZMD et 2MB - MC+ MD sont coli-
néaires;
b) l'ensemble (E3) des points M du plan tels que les vec-
Démontrer que les points I, Jet K sont alignés.
-► + l\{C
teurs MA - - 2MD- et 2MB- - MC-► + MD
- ont la même
(On pourra considérer O comme barycentre des points
norme. A et A', _des points B et B', des points Cet C'.J

50 Soit ABC un triangle équilatéral tel que : 54 Soit A, B, C trois points non alignés et u, p, y
AB= a (a> 0). trois nombres réels tels que :
1 . Déterminer et construire l'ensemble des points M du • les points pondérés (A, a}, (B, P), (C, y) admettent un
plan tels que: 2MA2 - MB2 - MC2 = a 2 • barycentre G ; ·
2. a) Construire le barycentre G des points pondérés • les points pondérés (A, - u), (B, PL (C, y) admettent un
(A, - 1), (B, 4) et (C, 1). barycentre G1 ;
b) Déterminer et construire l 'ensemble des points M du • les points pondérés (A, a), (B, - PL (C, y) admettent un
. a2 barycentre G2 ; .
plan tels que : - MA2 + 4MB2 + MC2 = .
2 • les points pondérés (A, u), (B, P), (C, -y) admettent un
51 Soit ABCD un tétraèdre. barycentre G3 •
1. Construire les centres de gravité respectifs I, J et K 1. Démontrer que les droites (AG1), (BG2) et (CG)
des faces ABC, ACD et ADB. concourent en G.
2. Démontrer que les plans (BCD) et (IJK) sont parallèles. 2. Démontrer que les droites (G2 G3 ), (G3 G1 ) et (G1 G2 )
3. On désigne par : passent respectivement par A, B et C.
• G et H les centres de gravité respectifs des triangles
BCD et IJK; · 55 ï1 et ïtsont deux vecteurs non nuls de 'W', 0 un
point quelconque de~. A et B les points tels que:
• 0 le centre de gravité de ABCD. --+ -► --j.- ➔
Démontrer que les points A, H, 0 et G sont alignés. OA = u et OB = v.
-►
Exprimer le vecteur GH en fonction du vecteur AO.- 1. On désigne par (0>) le plan orthogonal à (OA) en 0 , par
4. Déterminer quatre nombres réels a, b, c et d tels que B1 le proj1:?té orthogonal de B sur (0"/') et par B' l'image de
H est le barycentre des points pondérés (A, a), (B, b), B1 par la rotation r dans ((!ï)) de centre O et d'angle ; .
(C, c) et (D, d). [(r;J>) est orienté par le choix du vecteur normal Û.]

Calculs vectoriJis 53
' \
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a) Démontrer que : 1. a} Démontrer que :


v = OA .x 0B1 et u➔ /\ ➔
Ilu➔ /\ ➔Il -
v = OA x OB. .3l{AOB) + st!(COD) = st!(BOC) + st!(DOA).
b) Soit k un nombre réel, C le point tel que = OC /...-r. b] En déduire que : ·
__. ~ __.. --+- -+ ----+ ---+ --+
C1 le projeté orthogonal de C sur (~) et C' l'image de C: OA /\ OB + OC /\ 0D = OB /\ OC+ OD /\ OA (1).
par la rotation r. -+ ->-
2. On désigne par I et J les milieux respectifs des dia-
Démontrer que : OC' = kOB.
go;tles [AC] et [BD]. _.. ->-
En déduire que : ï1 /\ (kv) = k(Û /\ v).
~ Démontrer, en utilisant (1), que les vecteurs 01 et OJ
2. Soit ü5 un vecteur non nul de W, D et E les points tels 50:I'; colinéaires.
~ --+ -+ --+ ---+
que 0D = w et OE = v + w, D1 et E1 les projetés ortho- b.. C.onclure et énoncer la propriété ainsi démontrée.
gonaux respectifs de D et E sur (Ql>), D' et E' les images
respectives de D1 et E1 par la rotation r. 60 Distance entre deux droites
Démontrer que : OE'- = OB'
-+ + 0D.
- Soi! (9:) et (~ ') deux droites non coplanaires de repères
En. dd .
é urre que : u /\ (v + WJ = u /\ ➔
--+ - ~ ---->
v +➔ ->
u /\ w. _ e , ; ~ (A, Û) et (A', Û1.

n_ -> ➔ ➔,

56 Soit deux droites (91J) et (91J') sécantes en O . .-\ L ,u.u.pose : V = u /\ U .


et B deux points distincts de (91J), Cet D deux points dis- i=., )::stifier que (A, Û, li) et (A', Ü', li) sont des repères
tincts de (91J') avec A, B; C, D distincts de O. ~ èen:x plans (~) et (Ql>'). '
1. Démontrer que pour tout point M de '&, on a : h, Dé=ontrer que (g>J et (g>') sont sécants suivant une
~ _... -+, --... .-..~ · -...
MA /\ MB - MC /\ MD = MO /\ ( AB + DC). à:oiœ (3_). qui coupe perpendiculairement(~ ) et (qJj').
2 . Déterminer le lieu des points M de '& tels que : La droite '~) est appelée perpendiculaire commune à
-+ -----,. _.. -+
MA /\ MB = MC /\ MD. r;J,) et à {:J.. J.

57 Soit ABCDEFGH un cube tel que (AB . . . . ..AD,AEJ


- - 2 . On désigne par H et H' les points d'intersection res-
pectifs de (~ ) avec (~ ) et ('Zt').
est une base orthonormée directe de 'W.
On désigne par I le milieu de [EF] et par J le centre du a) Démontrer que le produit scalaire MM' .(Û /\ Ü1 reste
constant lorsque M décrit (~ ) et M' décrit (~').
carré ADHE. ->- ->- ->-
1. Vérifier que : IG /\ IA = BJ. b) En déduire que:
En déduire l'aire du triangle IGA. • pour tous points M de (~ ) et M ' de (~'), HH' ~ MM' ;
2. Calculer le volume du tétraèdre ABIG et en déduire 1AÀ.cû/\Û11
la distance du point B_ au plan (IGA). • Illi' = - -- - - .
llû/\ û'II
58 Soit ABC un triangle et M un point de %.
Dans chacun des cas suivants, déterminer le lieu des HH', plus petite distance entre un point M de (~] et un
-► -+ - point M' de(~ '}, est par définition la distance entre les
points M tels que AM /\ AB = AC : droites (qJj) et(~').
a) ABC n'est pas un triangle rectangle en A;
b) ABC est un triangle rectangle en A. Application
59 Soit ABCD un quadrilatère convexe admettant A(-:1) et A'(_\),
a) On donne les .points
un cercle inscrit de centre O.
B les vecteurs ➔(- 2
u) et ➔ (1)i .
} u'

Calculer la distance entre les droites de repères (A, Û)


A
et (A', Ü1.
b) Calculer la distance entre les diagonales (EG) et (CF)
du cube ABCDEFGH d 'arête a.

54 Calculs vectoriels
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es complexes
~ · '

-'4
/·:#
tr' ~
.?.
_.-:, •
..·,... .,:;;-;;ç;_~,, 1/~ ~ ~ ~
: :-ri:: a;née c'e - 1 ?
Si oui, de quelle sorte d'ari=r:. s ·G;;.- ?
En quoi ce divertissemer..~~ .a:bel gm:,Jit peut-il concerner les
esprits pratiques ? »
Cette réflexion de Ion ~ fuit affusion aux débats philoso-
phiques et aux trois siècles c:!e recherche qui ont abouti au forma-
lisme actuel des nombres complexes.
Ces nombres, que œrtoins mathématiciens du XVJe siècle quali-
fiaient d'« impossibles > el d'« inutiles », ont au;ourd'hui de nom-
breuses applications en aérodynamique, en mécanique des
fluides, en théorie quantique et en électrotechnique.

H = AoiJmt est une représentation complexe de l'onde é lectromagnétique.


(,\i est l'amplitude et cola phase.)

1. Étude algébrique 56
2. Étude trigonométrique ........... ............... ... ...... .. ....... 62
3. Utilisations des nombres complexes .. ... .. ....... ......... 68

Nombres complexes 55
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-=
1 Étü'ae algébrique.~ ,_
,w,.,,m;tt.rt t, Notion de nombre complexe
Définition et propriétés
1. Soit l'équation (E) : x 2 + 4x + 5 = O. (
• Vérifier que : x 2 + 4x + 5 = (x + 2) 2 + 1.
• En déduire que : (E) <:=> (x + 2) 2 = - 1.
• Cette équation a-t-elle une solution dans ~ ? Justifier la réponse.
Supposons qu'il existe un nombre i tel que i 2 = - 1 et conservons les règles de calcul utilisées dans IRL
• Démontrer alors que (E) admet deux solutions que l'on exprimera en fonction de i.
2. Résoudre de même les équations : x 2 - 6x + 13 = O et x 2 + 5 = O.

On appelle nombre complexe tout nombre de la forme a+ ib, tel que a et b sont des nombres réels et
i 2 = -1.
L'ensemble des nombres complexes est noté C.

N otation et vocabulaire
Soit z un nombre complexe tel que : z = a + ib . .
• L'écriture a + ib est appelée forme algébrique de z.
Le nombre réel a, est appelé partie réelle de z et noté Re(z).
Le nombre réel b est appelé partie imaginaire de z et noté Im(z).
• Si b = 0, alors z =a; z est un nombre réel; tout nombre réel est un nombre complexe (IR CC).
• Si a= O et b -:t:- 0, alors z = ib; le nombrez est dit imaginaire pur.

Nous admettons les propriétés suivantes.

Soit z et z' deux nombres complexes. On a :


• z = z' si et seulement si Re(z) = Re(z1 et Im(z) = Im(z1 ;
• z = 0 si et seulement si Re(z) = 0 et Im(z) = O.
0 est appelé nombre complexe nul.

Représentation géométrique d'un nombre complexe


Le plan g> est muni du repère orthonormé direct (0, e:_, e;J.
• L'application qui à tout nombre complexe a + ib associe le point M(b)
est une bijection de C vers g,. b
M(%') est appelé point image du nombre complexe a + ib ;
a+ ib est appelé affixe du point M(%').
J
• L'application qui à tout nombre complexe a+ ib associe le vecteur ït(b)
est une bijection de C vers l'ensemble des vecteurs du plan.
ït(b) est appelé vecteur image du nombre complexe a + ib ; 0 e; a

a+ ib est appelé affixe du vecteur it(b ).


• Le plan muni du repère orthonormé direct (0, e:, ~)
est appelé plan complexe.
Un point M d'affixe z de ce plan est souvent noté M(z). · ·
• Les droites de repères (O, e:,) et (0, e;) sont respectivement appelées axe réel et ax,e imaginaire.
56 Nombres complexes
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Exemples
• 0, I et J sont les p oints d'affixes respectives 0, 1 et i.
• Ô, e; e;
et sont les vecteurs d'affixes respectives 0 , 1 et i.

_1.2. Opérations dans C


Addition et multiplication dans C 1
En appliquant les règles de calcul utilisées dans IR et la convention i2 =- 1, on définit l 'addition et la
multiplication dans C. •

Soit z et z' deux nombres complexes tels que: z =a+ ib et z' =a' + ib'.
• La somme de z et z' est le nombre complexe : z + z ' = (a+ a1 + i(b + b 1-
• Le produit de z et z' est le nombre complexè : zz' = (aa' - bb') + i(ab' + a ·b).

Exemples
• (4 - 5i) + (3 + 2i) = 7 - 3i • 3 (4 - 5i} = 12 - 15i • 2i(4 - 5i ) = 10 + 8i
• (4 - 5i)(3 + 2i) = 22 - 7i • (2 + 5i) 2 = - 21 + 20i • (- 1 + 3i)3 = 26 - 18i.

L'addition et la multiplication ont les propriétés suivantes.

(1) (C, +) est un groupe commutatif.


(2) (C*, x) est un groupe commutatif.
(3) La ~ultiplication est distributive par rapport à l'addition.
On dit que (C, +, x ) est un corps commutatif.

D émonstration
• On vérifie aisément que l'addition et la multiplication, lois de composition internes dans C, sont
associatives et commutatives et que la multiplication est distributive par rapport à l'addition.
• 0 est l'élément neutre pour l'addition dans C; 1 est l'élément n eutre pour la multiplication dans C.
• L'opposé de tout nombre complexe a + ib est le nombre complexe - a - ib.
• L'inverse de tout nombre complexe non nul a + ib est le nombre complexe :
1 a-ib a b
a + ib
= - - - --
(a+ ib)(a - ib)
=---
2
a +b 2
- i - 2 - -2
a +b ·

R~~~
• {R, +, x) est un corps commutatif.
• L'expression de l'inverse du n ombre complexe a + ib n'est pas à retenir ; on la retrouve facilem ent en
remarquant que: (a+ ib)(a - ib) = a 2 + b 2 .
• On convient que p our tout nombre complex e non nul z : z 0 = 1.
Exemple
1 4 + 3i 4 3.
= - -- - - - = + - 1.
4 - 3i (4 - 3i)(4 + 3i) 25 25

Soit z et z ' deux nombres complexes.


On a : zz' = o si et seulement si z = o ou z ' = o. ·
La dém onstration de cette propriété est laissée au soin du lecteur.

Nombres complexes 57
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Dli,J~ ..:;:~; Soustraction et division dans C


Les propriétés 1 et 2 précédentes conduisent aux définitions suivantes.

• r
Soit z et z' deux nombres complexes.
• La différence de z et %' est le nombre complexe : z - z' ;;;; z + [:-·z').
• Si z' :t:. 0, le quotient de z par z' est le nombre complexe : ;, = z x :, .
Exemples
• (4 - 3i) - (5 + 6i) = (4 - 3i) + (- 5 - 6i) = - 1 - 9i.
5 + 6i (,.. 5·) 1 (5 ")( 4 3 ·) 2 39.
• 4 - 3i = :>+ 1 X 4-3i = + _fü 25+25 1 =_25 +251.

c--- Produits remarquables


Les propriétés suivantes, démontrées dans ~. restent valables dans C.

Pour tous nombres complexes z et z', pour tout entier naturel n non nul, on a :
• (z + z') 2 = z2 + 2zz' + z'2 • (z - z') 2 = z 2 - 2zz' + z'2 ; .
n k .
• (z + z1(z - z') = z2 - z 12 • (z + z')n = I, Cn zn-kz'k (formule du binôme de Newton}.
k=O .
Exemples
• (2 - 3i) 2 =4 - 12i - 9 =- 5 - 12i • (1 + i)3 = 1 + 3i - i = - 2 + 2i.
- ). ➔ ~ ➔ ;
Affixes de u + u', MM' et ku (k € [R()
Le tableau suivant donne les interprétations géométriques de certaines opérations dans C.
-- --+ -►,
➔,
u -- - ------ 1
: u+u
1

1
Somme ,
u +
z .... Z->,
u = Z ->u + ->,
u
--+
e2 -►
u
0 --+
e1
M'

Différence / / ,\ M ZM' - ZM = ZMM'


--+
e2 ,
-- - .. --- -
0 --+
e1


Produit ➔
u kz-,= zk....
par un nombre réel -►
lL U

e2

0 -►
e1

Affixe du barycentre de n points pondérés

Cette propriété est déduite de la définition du barycentre et des propriétés des affixes. de vecteurs.

58 Nombres complexes
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Exemples
z +z
• L'affixe du milieu d'un segment [AB] est : A B
2
. ZA + ZB + Zc
• L'affixe du centre de gravité d'un triangle ABC est :
3

-=~t ,,,3~ Conjugué et module d'un nombre complexe


~IDJ~~li! Coniugué d' un nombre complexe

Soit z un nombre complexe tel que : z = a + ib.


On appelle conjugué de z le nômbre complexe, noté z, tel que : z = a - ib.

Interprétation géométrique
Les points M et M' d'affixes respectives z et z sont symétriques b ------- ---- ----- M
par rapport à l'axe réel.
'
'
•a
Exemples
0
1+i=1-i 3 - 2i = 3 + 2i -2 + i=-2 - i.
Les propriétés suivantes se déduisent de la définition. - b -- - - - --- ------- - ' M'

Soit z un nombre complexe tel que : z = a + ib. On a :


• .Ï= z ; • zz= a 2 + b 2 ;
• z + z = 2Re(z) ; • z - z = 2i Im(z)
• z est réel si et seulement si z = z • z est imaginaire pur si et seulement si z= - z et z :;é O.
Exemples
• - 3 + 2i = - 3 - 2i = - 3 + 2i • (- 3 + 2i) (- 3 + Zi) =9 - (- 4) = 13
• (- 3 + Zi) + (- 3 + Zi) = - 6 • (- 3 + Zi) - (- 3 + 2i) = 4i.

Pour tous nombres complexes z et z', pour tout entier relatif n, on a:


(1) z + z' = z + z' ; (2) - z = - z ; (3) zz' =zxz'
(5) (..!.)
Z'
.,; z'z (z' :;é 0)

l?émonstration
Posons : z =a+ ib et z' = a' + ib'.

(1) et (2) Ces propriétés se déduisent immédiatement de la définition.

(3) On a : zz' = (aa' - bb') + i(ab' + a'b) et z x z' = (a - ib)(a' - ib') = (aa' - bb') - i(ab' + a'b) ;
donc: -, - - ,
ZZ =ZXZ .

(4) Si z :;é 0, on a :

(5) Si z' :;é 0, on a : (!,) = (z X;,) = Z X(;,) = Z X~, = :, .


(6) Si z :;é o, on démontre par récurrence que pour tout entier naturel n, on a: zn = (zJn.

Pour n < o, on a: - n> o; donc : -zn = (1)


z-n = 1 = (zJ-n
z-n 1 -
= (z)ll.

Nombres complexes 59
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am~~ Module d'un nombre complexe


Soit z un nombre complexe tel que : z = a + ib.
On a : zz = a 2 + b 2 ; donc zz est un nombre réel positif.

Soit z un nombre complexe tel que : z :;:; a + ib.


On appelle module de z le nombre réel positif, noté I z 1~ tel que : 1z 1 = ,Gi" = Jaz + b 2 •
Interprétation géométrique
• Si z est l'affixe d 'un point M, on a : 1 z 1 = OM.
• Si z est l'affix.e d'un vecteur zl, on a : 1z 1= llzlll-
• Si z A et z B sont les affixes respectives de deux points A et B,
on a: 1zB - z B 1 = AB.
0 e;
Exemples
• l3 - 4i 1= Jg + 16 = 5 •1-1-+/31 = V-~
2 4 i 2 + = 1

• Si b = 0, on a : 1z 1 = 1 a 1 = {c;i ; la notation utilisée est cohérente avec celle de la valeur absolue d'un
nombre réel.
• Pour tout nombre complexe z, on a : zl =1-zl= lzl =1-zl.
• Soit z un nombre complexe, on a : lz = 1 si et seulement si z = l..z
(z -:te 0);
1 z 1 = 1 si et seulement si z = O.

Pour tous nombrés complexes z et z', pour tout entier relatif n, on a :


(1) 1 zz' 1 = 1 z I x I z' 1 ; (2) : 1= rzT (z -:te 0)

(3) lznl=lzln (z:;,=O) (4) _!_I = lzl (z':;i=O)


z' lz' 1
(5) 1z + z' 1 sI z 1+ 1z' 1 (inégalité triangulaire).
D émonstration
Posons : z = a+ ib et z' =a'+ ib'.
(1) On a: zz' = (aa' - bb1 + i(ab' + a 'b).
Donc : 1zz' 1=J(aa' - bb12 + i(ab ' + a'b)Z = J(a2 + b 2 )(a'2 + b'2 ) =1z Ix Iz' 1.

(2) Si z* 0, on a : 1-z = aZ+bz


a - i
a 2+ b2
b ; donc : 11-1=
z
az + bz
(aZ+bz)2
= 1
Jaz+b2
= bz .
IZ I

(3) Si z *-0, pour n > 0 la propriété (1) et un raisonnement par récurrence permet de démontrer le
résultat.
Pour n < 0 , on a: - n > 0; donc : lznl = l;nl lz:nl
= = lzl-n = lzl 11
-

(4) Si z' * 0, on a : 1:, I=1z x ; , I= 1z I x 1; , I = 1z I_x I ~ ' I =


1;,\ .
1

(5) L'inégalité triangulaire est déduite de l'interprétation géométrique de z + z'.

Exemples
• 1- j3 + i)(l + i)2 I= 1- J3 + i IXl 1 + i 12 = 2(jz)2 =4 ;
(- )3 + i) 3 1- /3 +il 3 2 3
• c1 + ïJ 2 = h + il 2 = cJ2J2 = 4 ·

60 Nombres complexes
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1.4. Travaux dirigés
On se propose de résoudre sur des exemples des équations du troisième degré du type x 3 + px + q = 0,
où p et q sont des _n ombres réels.
1 . Soit l'équation (E1 ) : x3 - 6x - 6 = O.
,a) Vérifier graphiquement que cette équation admet une unique solution réelle, dont on précisera un
encadrement à 10-1 près.
b) Démontrer que si u et v sont deux nombres tels que u3 + u3 = 6 et uv = 2, alors u + v est solution de (E1 ).
c) Démontrer que u 3 et v~ sont solutions de l'équation : X2 - 6X + 8 = O.
Résoudre cette équation et en déduire la solution réel.le de l'équation (E1 ).
Cette méthode de résolution est appelée « méthode de Cardan » .
2. Soit l'équation (E 2) : x3 - 15x - 4 = O.
a) Vérifier graphiquement que cette équation admet trois solutions réelles. •
b) Démontrer que si u et v sont deux nombres tels que u 3 + v3 = 4 et uv = 5 , alors u + v est solution de (E 2).
c) Démontrer que u 3 et v3 sont solutions de l'équation : X2 - 4X + 125 = O.
Cette équation a-t-elle des solutions dans IR ? La résoudre dans C.
d) Calculer (2 + i) 3 et (2 - i)3. En déduire les solutions de l'équation (E2).
Cette méthode, qui complète celle de Cardan en utilisant les nombres complexes, est due au mathéma-
ticien Bombelli (1572).
,• ' ...
Solution
l. a) Soit la fonction f: x ~ x 3 - 6x - 6 et(~) sa courbe représentative
dans le plan muni du repère (0, I, J).
L'étude de f et la courbe (~) permettent de vérifier que l'équation (E1 ) a
une unique solution réelle a; on obtient un encadrement à 10-1 près de
a à l'aide d'une calculatrice : 2,8 <a< 2,9.
b) On a : (u + v) 3 - 6(u + v) - 6 = (u3 + v 3 ) + 3uv(u + v) - 6(u + v) - 6
= 6 + 6(u + v) - 6(u + v) - 6 = O.
Donc, u + v est solution de (E1 ).
c) On a : u 3 + v3 = 6 et u 3 v3 = 8.
Donc, u 3 et v 3 sont solutions de l'équation: X2 - 6X + 8 = o.
On obtient : u 3 = 2 et v3 = 4. ..... L 1

On en déduit que 3fz + 3f4 est la solution réelle de l'équation (EJ

2. a) Soit la fonction g : x ~ x 3 - 15x - 4 et (C€') sa courbe représentati- .., - -- ., -·--_-· --


ve dans le plan muni du repère (0, I, J).
L'étude de g et la courbe (~') permettent de vérifier que l'équation (E2 )
a trois solutions réelles. t.·· :~~: - - -~..
b) On a : (u + v)3 - 15(u + v) - 4 = (u3 + v3 ) + 3uv(u + v) - 15(u + v) - 4
= 4 + 15(u + v) - 15(u + v) - 4 = O.
,\.----1---l---11---,---i__j
Donc, u + v est solution de (E2). 1 • _.,,_ ..,_,

·:·.....~ : .L~-~..:_. -t:·.:~·..M:.'.'.~~- :·:·:·:~~::::::!


c) On a : u 3 + v 3 = 4 et u 3 v3 = 125.
Donc, u 3 et v3 sont solutions de l'équation : X2 - 4X + 125 = O.
!).' = - 121 ; donc cette équation n'a pas de solution dans IR.

On a : X2 - 4X + 125 = 0 ~ (X - 2) 2 + 121 = o
~ (X - 2 - 11i)(X - 2 + 1 li) = 0
~ X=2+11i ou X=2-11i.
d) On obtient: u 3 = 2 + 11i et v3 = 2 -11i. ·
On a : (2 + i) 3 = 2 + 11i et (2 - i) 3 = 2 - 11i .
On en déduit que 4 est une solution de l'équation (E2).
Pour déterminer les deux autres solutions de cette équation, on
remarque que : (E2) ~ (x - 4)(x2 + 4x + 1) = O.
Les solutions de (E2 ) sont : 4, - 2 - [3 et - 2 + [3.

Nombres complexes 61
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.Remar u_g
Plus généralement une solution réelle de l'équation x3 + px + q = 0, où p et q sont des nombres réels,

est donnée par la form ule de Cardan : X= 1-!l_+


2
Jq2+E_
4 27

1.a Écrire sous forme algébrique les nombres com- 2. Calculer l'affixe du centre de gravité G du
plexes suivants. triangle ABC. •
a] (1 + 3i) - (2 - Si) b) (1 - 2i)(2 + i) 3. Calculer l'affixe du point D tel que ABCD
soit un parallélogramme.
c] 2i( ,!_2 - 1:_
,2
i) d} (1 + i)(l -·2i)(1 + 3i)

e) (2 - 3i) 2 fJ (_!_
2
- Ji2 1.)4. 1.e Soit les nombres complexes:
z == 2 + i et z' == 1 - i.
Écrire sous forme algébrique les nombres com-
1.6 Calculer et écrire sous forme algébrique les plexes suivants.
inverses des nmµbres complexes suivants.
a) - 4 + 3i b) J2(- 1 + i) c) - [3 + i dJ i. a) (2z + z1 b) (z + ;;)

d] (z + z12 •
1.c Écrire sous forme algébrique les nombres com-
plexes suivants.
1.f Calculer le module des nombres complexes
a) 3 - 2i b) 4 + 2i J i dJ 3 ~ 4i . suivants.
• 1+i 4 - 3i C 3 + 4i 1
a) - [3 + i b) [{z - ifz)(- 3 + 4i)
1.d Placer dans le plan complexe les points A, B et c) 2 + i_
-1 + l
d) 2(- {3 - i)4 •
C d'affixes respectives 3 + i, - 2 - i et - 1 + 4i.
. . --+ -►

1. Déterminer les affixes des vecteurs AB, AC,


---+ --➔- --+ -.
AB +AC et ZAB - 3AC .

d ïtlude trigbhdllléfrfque ..
Dans-cette leçon, le plan complexe est muni du repère orthonorm é direct (0 , ~, ~ ).

= 2.1~ Forme trigonométrique d'un nombre complexe


~::~r¼kil Arguments d' un nombre complexe non nul

M(z )
Soit z un nombre complexe non nul et M son image dans le plan complexe.

On appelle argument de z toute mesure de l'angle orienté ( ~ , OM):

0 ~

N otation
Si a et a' sont deux arguments de z, on a : a ' = a + k Zn (k E l).
On n ote : arg(z) = a + k 2n (le E Z ) ou arg(z) = a [Zn].

62 Nombres complexes
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thterprétation géométrique _ B(z8)

oriente -
• Si z est l'affixe d'un vecteur Û, arg(z) est une mesure de l'angle
• , (----+
e 1 , ----+)
u . N..zA)L
- ~
• Si zA et zB sont les affixes respectives de deux points A et B, ➔
e2
arg(zB - zA) est une mesure de l'angle orienté (e;_, AB). 0 ➔
e1

Exemples
J( i) _____.A(1 + i)
arg(i) = ~ [2n] arg(l + i) = ~ [2n] ; ➔ ''
\

e2 '
arg(- 1) = n: [2n] arg(l) = 0 [2n]. ''
1'(-1) 0 ➔
e1 1(1)

R ~~!..SIY~!.
• Le nombre complexe nul n'a pas d'argument. ~(-z) _______________ _ I ________________ M(z)
• z est réel <=> z = 0 ou arg(z) = 0 [n] ;
z est imaginaire pur <=> arg(z) = ~ [n].
• Pour tout nombre complexe z non nul, on a : '
1
''
arg(z) =.,... arg{z) [2n] ; •

'
1 ' '
1
'
arg(- z) = n + arg{z) [21t] ; '
arg(-z) = n - arg(z) [2n].
Mi-z) Miz)

~~~ Forme trigonométrique d'un nombre complexe non nul


Soit z un nombre complexe non nul tel que z = a + ib et M son image dans le plan complexe.
Désignons par r le module de z et a un argument de z.
On a: a= rcosa et b = rsina; donc: z = r(cosa + isina).

b ---------- ------- M
Soit z un nombre complexe non nul de moduler et d'argument a. ,.
On appelle forme trigonométrique de z l'écriture: z = r(cosa; + isina). a
a

Exemples ,,.

• 1 +i= ✓
Z(cos~ +isin~) 1[3. 2n . . 2n
• - 2 + z l = cos 3 + 1S1Il3 .

Soit z et z' deux nombres complexes non nuls.


On a : z = z' si et seulement si I z 1 = 1z' 1 et arg(z) = arg(z') [2n].
Cette propriété se déduit des définitions du module et d'un argument d'un nombre complexe.

R~
• Soit z un nombre complexe non nul. Les règles de passage entre forme algébrique et forme trigonomé-
trique de z sont résumées par le schéma suivant.

r = Jaz + bZ casa= _g_ et


r
forme algébrique forme trigonométrique
z=a+ib z = r (casa;+ i sina)
r> 0

Nombres complexes 63
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• Soit z = r (casa + i sina}, r E IR * et a E IR ;
- si r > 0, la forme trigonométrique de z est z = r (casa + i sin a) et arg(z) = a [21t] ;
- sir< 0, la forme trigonométrique de z est z = - r [cos(a + n) + i sin(a + rc)J et arg(z) = a+ n [2rc].

~~il!1'Vt1~ Arguments d'un produit et d' un quotient

Pour tous nombres complexes non nuls z et z\ pour tout entier relatif n , on a :
(1) arg(zz') = arg(z) + arg(z') [2n] ; (2) arg(;) = - arg(z) [2n:] ;
(3) arg(z11) = n arg(z) [2rc] ; (4) arg(:,) = arg(z) - arg(z1 [2rc].

D émonstration
Soit z et z ' deux nombres complexes non nuls de formes trigonométriques : z = r (cosa + i sina) et
z' = r '(cosa ' + i sina').
(1) On a : zz' = rr'[(cosacosa' - sinasina') + i[sinacosa' + cosasina')]
= rr'[(cos(a + a') + i sin(a + a')], avec rr' > O.
On en déduit que a + a' est un argument de zi'; c'est-à-dire : arg(zz') = arg(z) + arg(z') [2rc].

(2) On a:_!_=...!_ (casa- isina) =...!_[cos(- a)+ isin(- a)], avec_!_> O.


z r r r
On en déduit que : - a est un argument de ; .; c'est-à-dire : argG) = - arg(z) [2rc].

(3) Pour n ~ 0 , la propriété (1) et un raisonnement par récurrence permet de démontrer le résultat.
Pour n < o, on a :- n > o ; donc : zn = )n = (; fn.
On en déduit que : ru-g(zn) = - n argG) [2n] ; c'est-à-dire : arg(zn) = n arg(z) [2n].
(4) L'égalité ~
z = z x 1,
z et les propriétés (1), (2) permettent de démontrer le résultat.

Remar,q_u~
Soit A, B et C trois points deux à deux distincts, d'affixes respectives zA' Zs et Zc·
On a: arg(
~
zc-zA) =Mes(ffJ:èJ
ZB-ZA
[2n].

Exemples
Déterminer les arguments des nombres complexes z 1 et z 2 tels que :
r::. (- [3 + i)3
z 1 = (- ,J 3 + i)(1 + i) 2 et z 2 = - - - - .
. (1 + i)2
5
On a: arg(- [3 + i) = : [2n] et arg(l + i) = ~ [2n] ; donc :
5 2
• arg(z1 ) = : + (2 x : ) [2n] ; c'est-à-dire : arg(z1 ) = - ; [2rc] ;
• arg(z2 ) =(3 x 57t
6 )- (2 x
7t
4
) [2n] ; c'est-à-dire : arg(z2 ) =0 [21t].

Soit z et z' deux nombres complexes non nuls, n un entier relatif.


(1) zz' est le nombre complexe de module I z I x I z' 1 et dont un argument est arg(z) + arg(z').
(2) ..!.. est le nombre complexe de module
Z
bIZI et dont un argument est - arg(z).
(3) zn est le nombre complexe de module Iz In et dont un argument est n arg (z).
(4) ;, est le nombre complexe de module 1;,1 et dont un argument est arg(z) - arg(z').
1 1
Ces propriétés réunissent celles établies précédemment pour les modules et les arguments.

64 Nombres complexes
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_- -=::- Formule de Moivre


Soit z le nombre complexe tel que : z = cosa. + i sina..
z a pour module 1 et argument a.; donc, pour tout entier relatif n , zn a pour module 1 et argument na..
On en déduit la propriété suivante appelée formule de 1\-loivre. '

Pour tout nombre réel a. et pour tout entier relatif n, on a : (cosa. + i sina.)n = cosna. + i sinna.

Exem ple
1 . 1 )1999
Calculer ( ,=- + 1 r.::. .
J2 ,12
1 .1 1t • • n d ( 1 . 1 )1999 19991t . . 1 999n
On a: r::. + 1 = cos
4 + 1s1n4 ; one: ,12
r::. + 1 r;, = cos- - + 1sm ~ .
,12 0
,.2 ,12 4

-19997t d one : ( 1"" + 1. 1r::. )1999 = cos(- 1t) + ..sm(- rr ) 1 - .1


4 =~
1t [
Or: - =- Zn] ; 1 1- .
4 4 ,12 ,12 4 ,2 ,2

2,2. Notation exponentielle d'un nombre complexe


·~ r . 1 Définition et propriétés
Considérons la fonction f de IR vers C définie par : /(a.) = cosa. + i sina.
Pour tous nombres réels a. et ~. on a : f (a. + ~) = f(q.) x f(~) et f'(a) = if(a.).
L'analogie de ces propriétés avec celles de la fonction exponentielle (cf. chapitre 12) conduit à la nota-
tion suivante.

Notation ·
Pour tout nombre réel a, on pose : cosa. + i sina. = eiu.
On déduit de cette notation la d éfinition suivante.

Soit z un nombre complexe non nul de moduler et d'argument a..


On appelle forme exponentielle de z l'écriture z = reiu.
T
Exemples . 7t
l-
1 = eiO i= e 2
. 1t
1
1+ i./3 = 2e ~

Sous forme exponentielle, les propriétés établies précédemment s'écrivent de la façon suivante.

Soit z et z' deux nombres complexes non nuls tels que z = reiu et .z' = r'eia', n un entier relatif. On a:
(1) zz' = rr'ei(a+a') (2) ..!..
z
= ..!..e-
r
ia (3) zn = r"eina (4) ..!.. =...!.ei(a-a')
z' r' ·

Exempl es • 7t
1- 1 -1. -1t
Soit z et z' deux nombres complexes tels que : z = 3e 4 et ~• =;: e 3
.57t . 1t
2 . 71t
3 -i_!!_ 1 1 - l 4-
On a : zz' = 2 e 12 z5 = 243e
1-
4
; =
3 e z
1-
z, = 6e 12. z
~ r ~ Formules d'Euler
Soit a. un nombre réel.
On a : cosa. + i sina. = eia ; donc : cosa. - i sina. = e- ia_

Nombres complexes 65
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On en déduit les propriétés suivantes, appelées formules d'Euler.

eia + e-ia
Pour tout nombre réel ex, on a : ·cosa = et
2
Ces formules sont n otamment utilisées en trigonométrie (cf. 3 .2 .).

2.3. Racines n-ièmes d'un nombre complexe


Définition et propriétés

Soit Z un nombre complexe non nul et n un entier naturel (n ~ 2).


On appelle racine n-ième de Z tout nombre complexe z tel que : zn = Z.

Soit Z et z les nombres complexes tels que : Z = ,-eia et z = pei8 •


Pour tout entier naturel n (n ~ 2), on a: zn = Z ç::> pneine = reia
ç::> { p= n[r
e= ~ [z;]
Donc Z admet n racines n-ièmes:

Z0
i ex
= n' Ir en Ir i(Cln + ïïZn:)
z 1 = n,·e zk
{,- i(an + r2/m)
= "re l
Ir
z ll-1 = n,-e n
i(a + 2(n- lln:)
n .
' ' ' •.• , ' •.. ' \

1nterprétation géométrique
On désigne par M 0 , M 1 , ... , Mk , ... , M,,_1 les images res-
pectives de ces solutions dans le plan complexe.
On a : OM0 = OM1 = ... = OMk = ... = OMn-l = n[r.
De plus, pour tout couple de points (Mk , Mk+ 1 ), on a :
--+ --+ 27t
Mes(OMk, OMk+l} = n [27t].
Donc, les points Mk (le E {O, 1, ... , n- 1}} sont les sommets
d'un polygone régulier à n côtés inscrit dans le cercle de
centre O et de rayon n[r.

On en déduit les propriétés suivantes.

Soit r eia un nombre complexe non nul et n un entier naturel (n ~ 2).


. r i(.!!.. + Zltïc)
• rem admet n racines n-ièmes telles que : zk = ~r e 11 n (k E {0, 1, •.. , n - 1}).
• Les images de ces racines sont les sommets d'un polygone régulier à n côtés inscrit dans le cercle
de centre O et de rayon ,fr. ·
~Rgmacgues
• La somme des n racines n-ièmes d'un nombre complexe non nul ept nulle.
-2kn
1
• 1 admet n racines n-ièmes telles que : zk = e °"i'I (le E (0, 1, ... , n - 1)).

m~~~ Exemples de calculs de racines n-ièmes


1. Calculer les racines carrées de 1 - iJi
• Tt
1
On a : 1 - i[3 = Ze- ~ Posons : z = pern ; donc : z 2 = p2 e 2 rn.

66 Nombres complexes
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p2 = 2 { p= j
On a : z 2 = 1 - i/3 <=> {
20 = -
1t
[21t]
<:=>
e= -
1t
[n]

3 6
Donc, 1 - i/3 admet deux racines carrées z 1 et z 2 telles que :

z1
C. - i]!_
= ,l"L,e 6
[6
=z - .[zlz et z2
- i 5 it
= , 2e 6 = - z[6 + .fz lz.

2. Calculer les racines cubiques de 1.


Posons : z = pei8 ; donc : z 3 = p3e 3 i 8.

Ona:

Donc, 1 admet trois racines cubiques z 1 , z 2 et z3 telles que :


.2n r,:. .4lt r::.
3 3
z1
-
- 1, e13 -- - 1 + l..J.l
z2
-
- z zet z 3 -- e13 -- - 1 l.F S z- z.
• Les images de z 1 , z 2 et z 3 sont les sommets d'un triangle équilatéral.
• Si on pose z 2 = j, on a : z 3 = j2 = T et z 1 + z 2 + z 3 = O.
Donc : 1 + j'+ j 2 = o.~

2.o Déterminer le module et un argument des 2.d Déterminer le module et un argument des
nombres complexes suivants. nombres complexes suivants.
a} coso: - i sina. b] - sina + i cosa
a) _2i b) [3 + 3i c) /6 + i/2 d) - 5.
c} 1 + i tancx d} cosa + ~ s~no: .
cosa - 1 sma
2.b Écrire sous forme trigonométrique les nombres
complexes suivants. 2.e Placer dans le p lan complexe les points d'af-
a) (2 + 2i)(1 - i) b) -
1
+ ~[3 /2 fixes respectives :
n: • Jt
1+1 c} 1 +i • 1t • • :J[ • 1[

e14 , fze- 14, 1 + e 16 et e- 13 + e13


d) - 2i
1 + i./3
e) (-1 - i)4 f} (1 + i~)1-1
2

2.f 1. Écrire sous forme exponentielle les nombres
complexes z = 1 - i/3 et z' := - 1 - i.
2.c Soit z1 = 1 + i et z2 = 1 + i/i · le module et un argument des
2. En déduire
2
a} Déterminer le module et un argument de z1
nombres complexes: (zz12 , z .
Z'
et z 2 •
b) Écrire sous forme algébrique et sous forme 2.g 1. Résoudre dans C l'équation :
trigonométrique le produit z1z2 • z4 = 2(- 1 + i,13).
2. Écrire chacune des solutions sous forme algé-
c} En déduire les valeurs de cosi; et sini;. brique.

Nombres complexes 67
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_ _a..=.........
U.t ilisations des·n:om ·. · . 'i11plexês
=,=,3"~:1-.ti Résolution d'équations dans C
~~fiff" _ Racines ca rrées d'un nombre complexe
On a vu dans la leçon précédente une méthode pour déterminer les racines n-ièmes d'un nombre com-
plexe écrit sous forme trigonométrique.
On p eut cependant déterminer les racines carrées d'un nombre complexe écrit sous forme algébrique en
utilisant les produits remarquables et les modules. Cette m éthode est décrite dans l'exemple ci-après.

Calculer le.s racines carrées de 3 - 4i.
Posons : z = x + iy (x E lit y E IR) ; on a : z 2 = (x + iy) 2 = (x2 - y 2 ) + 2ixy et Iz 2 I = x 2
+ y 2•

~ ~
3
Donc : z 2 =3 - 4i <=> { ~: ~; ç::> { ;: : •
x 2 +y2 =5 xy=- 2
Le d ernier système a deux solutions : (2 ; - 1) et (- 2 ; 1).
Donc, z 1 = 2 - i et z 2 = - 2 + i sont les racines carrées de 3 - 4i.

Cll~L]L __JJ Équations du second degré


az bz
Soit l'équation (E) : 2 + + c = 0, où a, b
etc sont des nombres complexes (a -:t:- 0).
2
On a: az + bz + c = a[ (z + {a)~- b .;a;ac] ; posons : A= b
2 2
- 4ac.
• Si A = 0, alors (E) a une solution double : - {a.
• Si A :f:. 0, alors A a~et deux racines carrées dans C: ô et - ô.
On a: (E) ç::> a[(z + {a - 2~)(z +{a+ 2~)] = O.
Donc, (E) a deux solutions distinctes : - i; 8 et - i~ 0 .
On en déduit la propriété suivante.

Soit l'équation (E): az2 + bz + c = 0, où a, b etc sont des nombres complexes (a :f:. 0).
On pose : A = b2 - 4ac et on désigne par ô et - oles racines carrées dans C de A.
• Si A = 0, alors (E) a une solution double : - fa.
• Si A -:t:- O, alors (E) a deux solutions distinctes : - ~; 0 et · - ~~ 0 .
Exemples
• Résoudre dans C l'équation (E1 ) : z 2 + z + 1 = O.
On a : A= - 3 = 3i2 = (i[3)2.
. - 1 + i[3 -1 - i/3
Les solutions de (E 1 ) dans C sont: z 1 = - - - et z 2 =
. 2 2

• Résoudre dans C l'équation (E2 ) : iz2 - iz- 3 - i = O.


On a : A = - 1 + 4i(3 + i) = - 5 + 12i.
Déterminons les racines carrées du nombre complexe - 5 + 1 2i.
2 2 2
. {x y =- 5
- { x 2 =4
On a : (x + iy) 2 =- 5 + 12i ç::> xy = 6 ç::> y = 9.
x 2 + y 2 = 13 xy = 6
Ce système a deux solutions : (2 ; 3) et (- 2 ; - 3).
i + (2 + 3i) i - (2 + 3i)
Donc, (E2 ) a deux solutions dans C : z 1 = - --i-- et z 2 =
2 Zi
c'est-à-dire : z 1 = 2 - i et z 2 = - 1 + i.

68 Nombres complexes
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Équations se ramenant au second degré


1. Soit l'équation (E) : z 3 + (4 - 5i)z2 + (8 - 20i)z - 40i = O.
a) Démontrer que (E) admet une solution imaginaire pure.
b) Résoudre (E) dans C.
a) Posons : z 1 = ib (b E IR*).
z 1 est solution de (E) <=> (ib) 3 + (4 - 5i)(ib)2 + (8 - 20i)ib - 4 0i = O (b E IR*)
<=> 4b(b - 5) + i(b3 - 5b2 - 8b + 40) = o (b E 2*)
<=> b = 5.
Donc, (E) admet une solution imaginaire pure : z 1 = 5i.
b) L'équation (E) peut s'écrire : (z - 5i)(z2 + az + b) = 0 (a E C, b E C).
Par identification de polynômes, on obtient : (z - 5i)(z2 + 4z + 8) = O.
• Soit l'équation : z 2 + 4z + 8 = O ; on a: t-,. = - 16 = (4i) 2 . •
Donc, cette équation a deux solutions : z 2 = - 2 + 2i et z 3 = - 2 - 2i.
• On en déduit que les solutions de (E) dans C sont : z 1 = Si, z 2 = - 2 + 2i er ~ = - 2 - Zi.
2. Soit l'équation (E) : z4 - 5z3 + 6z2 - 5z + 1 = O. 1
a) Démontrer que (E) est équivalente au système : { u = z + z ·
u 2 - 5u + 4 = 0
b) Résoudre (E) dans C.
a) On a : (E) <=> z 2 (z2 - 5z + 6 - 2- + 1__) =0
z z2
<=> z [(z + ;)2 - s(z + ;) + 4)] = o.
2

1
Or, 0 n'est pas solution de (È) ; donc, (E) est équivalente au système : { u = z + z ·
u 2 - 5u + 4 =0
· b) L'équation u 2 - Su+ 4 = 0 a pour solutions : 1 et 4.
Donc : (E) ç::> z + ; =1 ou z + ; =4
<=> z2 - z + 1 =0 ou z2 - 4z + 1 = O.
1 + i/3
On en déduit que les solutions de (E) dans C sont : z 1 = - - - - , z 2 =- - -
2 2
et z4 = 2 - )3.

=,..~3.2,., Trigonométrie et nombres complexes


~rJ:.2;~:::;~ Expression de cosnx et sinnx en fonction de cosx et sinx (n E N)
La formule de Moivre permet de retrouver les deux formules de duplication établies en classe de pre-
mière et de généraliser ces résultats.
• Ainsi : cos2x + i sin2x = (cosx + i sinx)2 = cos 2x - sin2x + 2isinx cosx ;
donc : cosZx = cos 2x - sin2x et sin2x = 2sinx cosx.
• De m ême : cos3x + i sin3x = (cosx + i sinx) = cos x - 3cosxsin2x + i(3sinx cos 2x - sin3x) ;
3 3

donc : cos3x =.cos3x - 3cosx sin2x et sin3x = 3sinx cos 2x - sin3x ;


c'est-à-dire : cos3x = 4cos x - 3cosx
3
et sin3x = 3sinx - 4sin3x.
• Plus généralement et pour tout entier naturel n non nul, on a :
n
. COSTU + Î sinnx = (COSX + i sinx r
= L, C~ COSkX i n-k sinn- kx.
k=O
On en déduit le point méthode suivant.

Pour exprimer cosnx et sinrix (n E N) en_ fonction~Jfe. cosx- et sinx, on peut utiliser la for~ ,
mule de Moivre:. cosnx + isinnx = (cosx + i sinx)n. ·
cosnx et sinnx sont alors respectivement les parties ;réelle et imaginaire du développe~en't
de (cos.:t + isinx)» à l'aide de la formule du binôme de.Newton.

Nombres complexes 69
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fm■~ Linéarisation de cos"x et sinnx (n E N)


Les formules d'Euler permettent de retrouver les deux formules de linéarisation établies en classe de pre-
mière et de généraliser ces résultats.
•Ainsi: cos2x = e~
i..r\e- Lt-y et sin2x = (eir -;r ix)2;
c'est-à-dire : cos2x = ! (e iZx + 2 + e- iZx) et sin2x = - ! (ei2x - 2 + c-i2x) ;
cos2x 1 1 cos2x
cos-x = -z- +
? • 2
donc: et sm x = 2 - - -
2 2
• De même:


donc:

Plus généralement, on ·a le point méthode suivant.

Pour linéariser cosnx :et sinnx (~ E N)_ on- peut utiliser le procédé suivant, mettant ~n.jeu les
formules d'Euler ~Ldu binôme de Newton:
• développer et réduire ~cosnx= (eïx\e- u:r et sinnx = (eix -;f-ïx.r ;
• regrouper deux à deux les termes d'exposants opposés et exprimer chacun d'eux en fonction
de termes de la forme cos/ex: ou sinkx.

~~~Et;:'"~ Transformation de produit en somme et de somme en produit

Pour tous nombres réels a et b, on a :


1
• cosacosb = .
2 [cos(a + b) + cos(a -h)] __• sinasinb
__ = -
,...
~ [cos(a + b) - cos(a - b)]
• sinaco~b =~ [sin(a + b) + sin(a- b)].

D émonstration
• En appliquant les formules d'Euler, on a :
casa cosb = ( eia+2 e-ia) X (eib+2e-ib) = 41 (ei(a+b) + e- i(a+b) + eHa-b) + e- i(a-bl)
1
=
2 [cos(a + b) + cos(a-b)].
• On démontre de façon analogue les deux autres propriétés.

Pour tous nombres réels p et q, on a :


• cosp + cosq = 2 cos p; qcos p; q • cos:p - cosq = - 2 sin p + q sin p - q ·
2 2 '
• sinp + sinq = 2 sin p; q cos p; q • sinp - sinq = 2 cos p; qsin p; q.
D émonstration
Soit p et q deux nombres réels.
• On a: eiP + eiq = (cosp + cosq) + i (sinp + sinq) (1).
En remarquant que p = p ; q + p ; q et q = p ; q ~ p ; q, on obtient :

. .
e 1P + e•q =e
ip+q(e
2 ip--q
2
+e
-ip-q) = 2 (cos-
2
p+q
-
p+q)
+ isin--
p- q
cos--
2 2 2

70 Nombres complexes
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eiP + eiq = ( 2cos P; q cos P; q) + i ( 2sin p ; q cos P; q) (2).

En comparant (1) et (2), on déduit que :


cosp + cosq = 2 cos p ; q cos p ; q et sinp + sinq = 2 sin p ; q cos p ; q .

• En utilisant eiP - eiq = (cosp - cosq) + i (sinp - sinq), on d émon tre de façon analogue que :
cosp - cosq = - 2 sin p ; q sin p ; q et sinp - sinq = 2 cos p ; q sin p ; q .

Exemple
Linéariser l'expression sin3xcos2 2x.
On a : sin3x cos 2 2x = ( ei3x
-- -2ie-
--i3x )(ei2x
-~ +2e-
-i2x)
- z = --.-
1 (eil.r - e- i3rJ(eî-tr + 2 +e- i4x)

81
= .l.. (ei7x _ e- .l.. {ei3x _ e- i3x ) _ .l.. î7x)
e- ir) (eü" _
4 2i + 2 2i 4 2i .
Donc : sin3x cos 2 2x = 41 .
sm7x + 2 sm3X
1 .
-
1
4
.
SlilX.

~~ cL3~ Géométrie et nombres complexes


Dans tout ce paragraphe, le plan complexe est muni du repère orthonormé direct (0 , ~ , ~).

~D~~ Transformations et nombres complexes


Nous indiquons dans le tableau ci-dessous l'écriture complexe de certaines transformations du plan.
Dans ce tableau, M(z) et M'(.z1 désignent un point et son image, ainsi que leurs affixes, par chacune de
ces transformations.

Transformation Image M' d'un point M Définition géométrique Écriture complexe


---+
u
Translation ---+
e2
--==-
M---
M' ----+
MM'= u
---+
z' = z + a
de vecteur Û(a)
0 ---+
e,

Symétrie ---+ M~ ----+ ----+


e2 QM' =-QM
de centre Q(ro) z' - ro = - (z - ro)
0 ---+
e, "'-M•
_,, M
--
- -
---+
Symétrie
- -
,
e2 .. - , { OM' =ÜM
par rapport
0
-- ~ ---+ ----+ ---+ ----+ z' = z
à l'axe réel e,------ - (e1, OM') = - (e1, OM)
- -, M'
M' ,- M
-' ' ,,

-
'
Symétrie ,, { OM'=OM
par rapport
à l'axe imaginaire
'
'
'-~2
---+
' ,
, --
- ➔ --+ A.

(e1, OM') = 1t- (e1, OM)


----
-----), --+ z' =-z
0 ---+
e,

Homothétie ---+ Q~M'


-► ----+
de centre Q(ro) e2 QM'=kQM z ' - ro = k(z - ro)
et de rapport k 0 e, ---+

Rotation QM' = QM
de centre Q(ro)
et d 'angle a
--+
e2

0 ---+
e,
n~M

----......_M'
{ - ----+ ----+
Mes(QM, QM') = a [21t]
z' - ro = eia (z - ro)

Nombres complexes 71
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Exemples • 11

• La rotation de centre n(~) et d'angle - ; a p our écriture complexe : z' - Zi = e- 13 (z - 2i) ;


c'est-à-dire: z' = ~ (1- i/3)z- [3 + i.
Le point A(j~) a pour affixe 1 + i/3 ; son image par cette rotation est le point A' d'affixe 2 - /3 + i,
c'est-à-dire le point 2 ~ [3 ).
A'(
• La transformation h d'écriture complexe z' = - ~ z - 3 - 6i est l'homothétie de rapport - ~ et de
centre son unique point invariant.
L'affixe rode ce poin t est telle que : ro = - 1 ffi + 3 - 6i : c·est-à-dire : ffi = 2 - 4i.
2

Configurations du plan et nombres complexes


Dans le tableau ci-dessous, nous caractérisons certaines con.figurations géométriques à l'aide des
nombres complexes.
.
Configuration Caractérisation géométrique Caractérisation complexe
A
,.. Zc - ZA Zc - iA
= eia ou = e- iu
Triangle ABC
isocèle en A

e2 c/>" AB = AC et mes A = a
(O <a < 1t)
ZB-ZA

a et=
ZB-ZA

kn (k E ~
0 _e,
-->
'

f~ . ,.. . 11 • 11
Triangle ABC TC Zc - Z A 1-
3
Zc - ZA - 1-

AB= AC et mesA= =e ou =e 3
équilatéral ~ 3 ZB - ZA ZB- ZA

0 ➔
e, C,l,./ '

Triangle ABC
rectangle
et isocèle en A
-->
e2 c~ AB = AC et mesA=
,.. 7t
2
Zc -ZA
Za -ZA
=i ou
Zc -ZA
ZB -ZA
=- i

0 -->
e, ~B

A
Triangle ABC
rectangle en A

~
c~ mesA =
"' 7t
2
Zc - ZA
ZB- ZA
= bi (b E ~*)

0 e, ~B

c ......
-
~
Points A, B, C -+ -+ z -z
➔ Mes (AB.AC) = O [1t] C A E ~*
align és e2 ZB -ZA

0 -+
e, B

--
-+-+
Mes (CA,CB) = Mes (DA,DB) [n]
-
-+ -+
Points A, B, C, D -->
cocycliques e2 - c(/Î)
~
(Mes
--
(CA,CB) t O [n]) ·
Zc - ZB
Zc - ZA
z
D
Zo-ZA
-z
BE~*

0 -->
e, o---- B

72 Nombres complexes
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D émonstration
• Les caractérisations des triangles isocèle, équilatéral et rectangle isocèle se font à l'aide de la caràc-
térisation complexe d'une rotation.
• Les caractérisations du triangle rectangle et des points alignés se font à l'aide des caractérisations
complexes d'un nombre réel et d'un nombre imaginaire pur.
• La caractèrisation des points cocycliqu~ fait à l'aide de la caractérisation complexe d'un nombre
----+ ----+
réel et des lignes de niveau M - Mes (MA,MB).

~~f.::Ë" r'EZJ Lieux géométriques et nombres complexes


1. Soit A le point d'affixe zA tel que: zA = 1 + i.
Déterminer le lieu des points M dont l'affixe z vérifie:
a) 1 Z - ZA 1 = 2.
b) arg(z - zA) = ~ [n] ; arg(z - zA) = - ; [2n].
S olution

aJ•Ona: lz-zAl=2 ç::::> AM=2. ll

Le lieu de M est le cercle (<e) de centre A et de rayon 2.

b) • On a: arg(z - zA) = 61t ---+ ----+


Mes(e1, AM)=
[1t] ç::::>
n
-
[n].
---
6
Le lieu de~ t la droite de repère (A, it), privée de A,
➔ ➔ 7t
avec Mes(e1 , u) = [n].
6
7t ➔ -► 7t
• On a : arg(z - z A) = - [21t] ç::::> Mes( e 1, AM)= - [2n]. __
3 3
Le lieu de M est la demi-droite de repère (A, DJ, privée de A, avec Mes(e;:, Û) = - ; [2n].
Les propriétés suivantes généralisent l'étude précédente.

Soit A le point d'affixe zA et Mun point d'affixe z.


• Si R est un nombre réel strictement positif, le lieu des points M dont l'affixe z "érifie I z - z A 1 = R
est le cercle de centre A et de rayon R . .
• Si ex est un nombre réel, le lieu des p ~ M dont l'affixe z ·v érifie arg(z - zA) = ex [1t] est la droite de
repère (A, it), privée de A, avec Mes(e;:, it) = ex [n].

Rernar~:tue

--
Le lieu des points M dont l'affixe z vérifie arg(z -zA) = ex [2n] est la demi-droite de repère (A, it), privée
de A, avec Mes{~, it) = a [2n].

2. À tout nombre complexe z, différent de - 2 - i, on associe le nombre complexe Z tel que :


z- 4 - 2i .
Z= ..
z+2+I
Déterminer, géométriquement puis analytiquement, le lieu des points M d'affixe z tels que:
a) 1Z 1 = ·1 ; 1 Z 1 = ~ .
b) Z est un nombre réel ; Z est un nombre imaginaire pur.
S olution
Méthode géomé trique
. Z -z
Soit A et B les po1·nts d'alfixes respectifs : zA = - 2 - i et z 8 = 4 + 2i ; on a : Z = - -8 .
z -z Z-ZA
a) • 1 Z 1 = 1 ç::::> _ _ B = 1 ç::::> MA = MB.
Z - ZA
Le lieu de M est la médi,trice (.1.) de [AB].
• lzl =_!_ <=> z - zB =1- ç:::> MB =1-.
2 Z-ZA 2 MA 2
Le lieu de M est le cercle (r) de diamètre [CD] tel que :
C = bar{(A,1) ; (B,2)}, c'est-à-dire: C(2 + i)
D = bar{(A,1); (B,- 2)), c'est-à-dire: D(lO + 5i).

Nombres complexes 73
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~ M = B
.
ou Mes{)...fA, MB)
-
-+ -+
=0 [1t].
D

Le lieu de M est la droite (AB). privée du point A.

• Z imaginaire pur ~ an!{zZ --ZA


0
Za) = ~ [1t]
2

-ç:::;> _
-+ -
Ies(MA, MB) =
-►

2
7t
[rc]

Le lieu de M est le cercle (~ ) de diamètre [AB] privé en


des points A et B.

1\rléthode algébrique
(x - 4) + i(y - 2) (x2 + y 2 - 2x - y - 10) + i(- 3x + 6y)
Posons : z =x + iy ; on a : Z = = (x + 2)2 + (y + 1)2
(x + 2} + i(y + 1)
Les lieux cherchés seront déterminés par leurs équations.
a) • 1Z 1 = 1 ~ (x - 4)2 + (y - 2) 2 = (x + 2) 2 + (y + 1) 2 ~ 4x + 2y - 5 = O.
1 .
~ 4[(x - 4)2 + (y - 2)2] = (x + 2) 2 + (y+ 1) 2 ~ x 2 + y - 12x - 6y + 25 = O.
2
• 1Z 1 =
2
b) • Z E !R ~ - 3x + 6y = 0 ~ x - 2y = O.
• Z imaginaire pur ~ x 2 + y 2 - 2x-y-10 = O.
c) On désigne par a l'argument de Z.
. 1t -k+~
On a : arg(z) = - [n] ~ tana = 1 ~ -2 - - - - - - - = 1 ~ x 2 + y 2 + x - 7y - 10 = O.
4 x + y 2 - 2x - y - 10

~h4tèTravaux dirigés
1. Soit ABC un triangle et .N le milieu de [BC]. C'
On construit, à l'extérieur de ce triangle, les triangles \.
rectangles isocèles ABB' et ACC', de sommet A. '
Démontrer en utilisant les nombres complexes que
les droites (AA') et (B'C') sont perpendiculaires et
que B'C' = 2AA'.

Solution
• Prenons A · pour ongme du repère orthonormé B
direct du plan complexe et supposons le triangle ABC
de sens direct.
Za+ Zc ZB' . Zc, .
On a : z K = 2 , zB =- 1 et Zc = 1.
z8 • - Zc• - izB - izC
Donc: =-- - - = - z·1;
Za+Zc
2
-
-+
c'est-à-dire: B'C' = 2AN et Mes(AA', C'B') = - 2 [Zn].
-► 7t
B' ,

B'C' = ZAN et Mes(AA', C~') =


-
• Lorsque le triangle ABC est de sens indirect, un raisonnement analogue conduit à :
; [Zn].

Dans les deux cas, les droites (AA') et (B'C') sont perpendiculaires et B'C' = ZAA'.

74 Nombres complexes
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2. Soit ABCD un quadrilatère convexe.
On construit, à l'extérieur de ce quadrilatère, les
triangles rectangles isocèles A~B, BM2C, ~ D et
DM4 A de sommets respectifs~. M2' M3 et M4 •
Démontrer en utilisant les nombres complexes que
les segments [M1M 3 ] et [M2M 4 ] sont orthogonaux et
de même longueur.
B

S olution guidée
Désignons par z A' zB, Zc et z 0 les affixes respectives
des points A, B, Cet D, par z 1 , z2' z 3 et z4 les affixes
respectives des points M 1 , M 2 , M 3 et M 4 . fv'2
Supposons le quadrilatère ABCD de sens direct. O ë:;-
z A ( 1 - i) + zB(1 + i)
• Démontrer que AM1 B est un triangle rectangle isocèle en M1 si et seulement si z1 = - - - - - - - -
2
• À quelles conditions les triangles BM2C, CM3D et DM4A sont-ils rectangles isocèles respectivement en
M 2 , M 3 et M 4 ?
Z4 -Zz
• En déduire que : - - -
Z3-Z1
= i.
• Conclure.
Que se passe-t-il lorsque le quadrilatère ABCD est de sens indirect?

3.a Calculer et écrire sous ·forme algébrique les 3.g Dans chacun des cas suivants, déterminer la
racines carrées des nombres complexes sui- nature et les éléments caractéristiques de la
vants. transformation du plan qui au point M d'affixe
a) 15 - 8i b) 2i c) 11 + 4i}3 d) - i. z associe. le point M ' d'affixe z'. .X
,_
a) z' =-z + 2 + i b) z' = e 4
z + 2 - 4i
3.b Résoudre dans C les équations suivantes. , 1 2 .
a) iz2 + z - 3 + i = o
C ) Z =- - z +
3
-1 d) z ' =- iz + 1 + i.
b) (- 2 + i)z2 + (4 - 5i)z + 3 - i = O.
3.h Dans chacun des cas suivants, déterminer et
représenter l'ensemble des points M dont l'af-
3.c Soit l'équation (El : fixe z vérifie la condition indiquée.
z3 + (1 - i)z2 + (4 - i)z - 4i = O.
1. Vérifier que i est une solution de (E).
a) 1 z- 1 + 2i 1 = 3 b) 1z - 3 + i 1 = 3

2. Trouver un polynôme P du second degré tel c! arg(z - 3i) =f [1t] d) arg(iz + i) =- ~ [21t].
que : z 3 + (1 - i)z2 + (4 - i)z - 4i = (z- i)P(z).
3 . Résoudre l'équation (E) dans C. 3.i Dans chacun des cas suivants, déterminer et
représenter l'ensemble des points M dont l'af-
3.d 1. Exprimer cos4x en fonction de cosx.
fixe z vérifie la condition indiquée.
2. Exprimer sin5x en fonction de sinx. aJ lz-z+il = lz-ïl bJ lz-2+ïl = lzl
3
3.e c} 1 z - i . 1=1 d) 1z - 3 + i 1 = 12z - 4il .
Linéariser: z-2+1
a) cos4 x + sin4x b) s in4x + sin2x
c) cos3x sin3x d) cos3x sin2x. 3.j À tout nombre complexez, différent de 2 - i,
·on associe le nombre complexe:
3.f Résoudre dans R les équations suivantes. z=z+3- ~i .
a) cos5x + 2cos3x + cosx = O z-2+1
b) sinx + sin2x + sin7x + sin8x = 0
Déterminer les ensembles de points M d 'affixe
z tels que:
c) cos2x + cos6x = sin3x - sin5x a) Z soit un nombre réel ;
d) sin3x - sin2x = sinx. b) Z soit un nombre imaginaire pur.

Nombres complexes 75
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Le plan complexe est m uni du repère orthonormé direct 9 Déterminer les nombres complexes z tels que :
(0, e➔1 , e-►)
2

lzl =J!J=iz -11.
10 Résoudre dans C 2 les systèmes suivants.
(1 + i)z - iz' = 2 + i
a) { (2 + i)z + (2 - i)z' = 7 - 4i
,
bJ{ (2(1 -+ 1)z
~)_: + ?3,'= 1 +_zi:
E tude algébrique - =4 -
lZ l

des nombres complexes


,
1Écrire sous forme algébrique les nombres com-
p lexes suivants. E tude trigonométrique
a) (- 1 \ i 3)(- 1 - 2iJ3) b)
1
1
+·fz - i./3
des nombres complexes
c] -1- + -1- d) (3 - i)(1 + 2i) 11 Dans chacun des cas suivants :
2+i 2-i (1 - 3i)(2 + i) - déterminer le module et un argument de z;

r
.,
- en déduire la forme algébrique de z.
fJ ( ~
(- 1 - 2i)3
e)
(1 + i)4 1- 21 a) z = (~ - i~)3 ..
! Déterminer les parties réelle et imaginaire des
n ombres complexes suivants.
aJ (3 + 4i)3 b) (2 - i) 3
c) 2 + i _ 3 - 4i
3 + 4i 2 - i
dJ (3 + 4i)3 - (2 :.__ i)3.
c) z
(1. ✓3)(1
= \2+ 12 2-12
)3)
3 Pour quelles valeurs du nombre réel x le d) z = (1 + i) 2 e) z = (1 - i) 4
nombre complexe [10 - x + i(2 + x)](x - i) est-il un
( fz + i~) •
3
nombre réel ? un nombre imaginaire pur ? f] -1 + iJ3 g)
[3 + i - 1 +1
J3 +i /3 - i
4 Vérifier que : ~ + ~ - 1 = O.
v3 - l v3+1 {6- i./2 .
11 Soit z 1 = - - - et z 2 =1 - 1.
2
5 1 . Calculer i 3 , i 4 et i 5 • En déduire i 18 et i 19. a) Déterminer le module et un argument de z1 et z2 •
2. Calculer 1 + i + i2 + i3, puis i199 + i200 + i201 + i202_ b) Écrire sous forme algébrique et trigonométrique le
2000 2002 . zl
3. Calculer I ik et I (- i)k . quotient z.
k=O k=O
c) En dédl.Îire les valeurs de cos{ et sin{ .
6 Écrire sous forme algébrique 'le conjugué des 2 2
nombres complexes suivants. 13 Écrire sous forme expon entielle les nombres
2-i complexes suivants.
a) (4 - i/3)(1 + i) b)
-3+i a) (- 1 - i)i b) [[3 + i)(- 1 + i./3)
c) (1 - i)(2 + i) d) (2 - 3i)(1 + i) .
1- i j.'.:.
2i(- 3 + i) ' (2 - i)2 c] 1- ~ d) - - e 4
1
1 + i /3
3 + 2i 3 - 2i -zi.::.
7 Soit z 1 - - - et z 2 = - - a e 3
f) 5 - 5i -1- i/3) 10
- 5 + 7i 5 + 7i e) - - - g) ( . .
Démontrer, sans calcul, que z 1 - z 2 est un nombre réel ,)2 + i[z '"
1- · -1 + 1
lOe 4
et z 1 + z 2 un nombre imaginaire pur.
14 Soit z un nombre complexe tel que :
8
Calculer le module des nombres complexes
suivants. z + z1 = 2cos0.
2 1 Démontrer que pour tout entier naturel n , on a :
a) 1 - i b) - 4i
zn + ; 11 = 2cosn0.
[2(1 + i) d] (- 5 + 7i)(4 - Zi)
c)
1([3 - i) (3 + 4i)(7 + 5i) .
15 Smt z 1 = j
[3 + i
. et z 2 = ~
4i
.
- 1-1,; 3
3 + l
e) (1 - i)2 f) ( ./3 -_i)3.
(1 + i)3 · 1-1 a) Écrire sous forme exponentielle z1 et z 2 •

76 Nombres complexes
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- ::::::= déduire la forme algébrique des nombres com- 17 Résoudre dans C les équations suivantes et
- .. z z , z1 (z )3 z~. représenter graphiquement les images des solutions.
p Iexes 1 2
- ,
1
et -
. Zz z3
1
a) z4 - ,2z 2 + 1= 0 b} z8 + z4 +1 = O~

16 Soit j = cos 231t + isin231t et u = 1 + j. 18 Soit P le polynôme défini par :


1. Démontrer que : 1 + j + j = O. 2 P(z) = z 3 - 3z2 + (3 - i)z - 2(1 - i).
2. Calculer u" (n E N*) en fonction den. 1. OOsminP.r trois nombres complelxes a, b et c tels
que: P(x) = (z - 2)(az2 + bz + c).
17 Soit j = cos 2f + i sin 2f. 2. Résoud:-e dans C l'équation : P(z) = O.
1. Écrire i en fonction de j puis démontrer que tout
nombre complexez peut s'écrire sous la forme: '29 Soit P le p olynôme défini par:
z = a + j~ (a E IR, ~ E ~). P (z) = r . .-
(5 - 2i}z3 + (8 - 10i)z2 + (6 - 16i)z - 12i.
2. Déterminer une relation entre a et ~ pour que le 1. Vérifier que : P(2i) = P(- 3) = o.
nombre complexe a+ j~ (a E IR1, ~ E ~) ait pour modu- 2. Déterminez un polynôme Q du second degré fel que
le 1. pour tout n m:::mre œm.plexe z, on a :
P{z) = ~xZ ..- (3 - 2i)z - 6i]Q(z).
18 1. Déterminer le module, un argument, la partie 3. Résoudre dans C l'équation : P(z) = O.
réelle et la partie imaginaire des racines 4-ièmes de - i.
2. Placer dans le plan complexe les points images de
ces racines.
30 Soit P le polynôme défini par :
3. Calculer la somme et le produit de ces racines. P(z) = z3 - (11 + 2i}z2 + 2(17 + 7i)z - 42.
1. Démontrer qu'il existe un nombre réel a solution de
19 1 . Calculer: (2 + i)3. l'équation : P(z] =O.
2. En déduire les racines cubiques de 2 + 1 li. 2. Déterminer le polynôme Q tef que : P(z) = (z - a) Q(z).
3. Résoudre dans C l'équation: P (z) = O.
10 Déterminer les nombres complexes vérifiant
· 2z3 = 8i, puis représenter leurs i;111ages dans le plan. 31 Soit P le polynôme défini par:
P(z). = z 3 - 2(1 + 2i)z2 + 7iz + 3(1 - 3i).
11 Soit (zn) la suite définie dans C par :
1. Démontrer qu'il existe un imag~naire pur i~ solution
z0 =1 + i et 'r/ n E N, z,.+ 1 =- 1z,.. de l'équation : P(z) = O.
2. Déterminer le polynôme Q tel que : P(z) = (z - i~)Q(z).
1. Démontrer que ( 1zn 1),. E
1'11 est une suite géométrique,
3. Résoudre dans C l'équation : P(z) = O.
dont on précisera le premier terme et la raison.
2. Exprimer arg(z,.) en fonction de n, puis z,. en fonc-
tion de z0 et n.
T ransformations
21 Soit n un entier naturel.
On pose : A
n-1
= I: coslcx: et B =
n-1
I sinkx.
et nombres complexes
k=O k=O
1. Calculer et écrire sous forme exponentielle A+ iB.
2. En déduire des expressions plus simples de A et B.
31 Soit les points n(-/) et A(_\).
Dans chacun des cas suivants :
• donner l'écriture complexe de la transformation ;
• déterminer l'image de A par la transformation.
R ésolutions d'équations a} Symétrie de centre Q. ·
b) Homothétie de centre Q et de rapport - 1·
13 Calculer et écrire sous forme algébrique les c) Rotation de centre Q et d'ang~e ~.
racines carrées des nombres complexes suivants.
a} z = 5 - 12i b} z = - 8i cJ z = 7 + 24i. 33 1. Donner l'écriture complexe des transforma-
tions suivantes :
14 1. Résoudre dans C l'équation: z 2 -
2iz- 2 = O. a) s : symétrie par rapport à la droite d'équation x = - 2.
2. On désigne par z 1 et z 2 les solutions de cette équa- b} s' : symétrie par rapport à la droite d'équation y = 1.
tion, avec Re(z1) > Re(z2 ). 2. Donner l'éçriture complexe de sos' et s'os.
Calculer: 2z1 + 3z2 ; (z1 - z 2 ) 2 ; (z1 ) 8 ; (z2 )1°. En déduire que s 0 s' = s'os et préciser la nature de cette
transformation.
15 1. Calculer: (1 + Bi)2.
2. Résoudre dans C l'équation: 34 Dans chacun des cas suivants, déterminer la
(2 + i)z2 - (9 + 2i)z + 5(3 - i) = O. nature et les éléments caractéristiques de la transfor-
mation dont on donne l'écriture complexe.
16 1. Résoudre dans C les équations: a} z' = z - 4i b} z' = .i:.. z+ 2
z2 - 4z + 5 + i(z + 1) = 0 (1) ' . . lt
14
2
(z - 4z + 5) + (z + 1)2 = O (2).2 'c} z' = - 4z + 10 - 5i d} z' = e~ z + 1 + [2 - i.
2. En déduire qu'il existe quatre nombres réels a, b, c et
d que l'on précisera tels que pour tout nombre réelx, on
35 Soit fla transformation du plan dont l'écritu-
• lt
r
a: (x 2
- 4x + 5)2 + (x + 1)2 = (x2 + ax + b)(x2 +ex+ d). 1-
re complexe est : z' = 4e _3 z + 4,13 - 2i.

Nombres complexes 77
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1. Déterminer le nombre complexe z 0 tel que : dJ lz l=1.


. lt
1-
z ' - z 0 = 4e 3 (z - ziJ.
eJ lzl= 3 .
2. En déduire que f est la composée d'une homothétie 44 À tout nombre complexez distinct de - 1 + 2i,
et d'une rotation de même centre, que l'on précisera. on associe le nombre complexe Z tel que :
z = z- 2 + 4i .
z + 1 - 2i
D-éterminer les ensembles de points M dont l'affixe z
C onfigurations planes vérifie la condition indiquée.
.21t
a) 1Z 1= 1. c) Z est un nombre réel.
36 Soit a un nombre complexe non nul et j = e13 . b) 1Z = 2. d) Z est un nombre imaginaire pur.
Démontrer que les points A(a), B(ja) et C(j2a) sont les
45 Déterminer et contruire l'ensemble des p oints
sommets d 'un triangle équilatéral de sens direct.
du plan dont l'affine z vérifie la condition indiquée.
37 Soit A(3 + i), B(2i), C(2 - 2i). a) zz + i(z - z) - 3 = 0 b) (zz)2 - zz-:- 6 = O.
1 . Placer les points A, B et C et démontrer que le tri-
4 6 Déterminer l'ensemble des points M dont l'af-
angle ABC est rectangle et isocèle.
fixe z vérifie la condition indiquée.
2. Déterminer l 'affixe du point D tel que ABCD soit un
a) (z - 1 - i)(z - 1 + i) = 5
parallélogramme. Placer le point D.
3. Déterminer l'affixe du point E, symétrique de A par
b) 2iz-i l = lz-z+ 2il
rapport au milieu de [BC].
c) z 2 - (1 - 2i)2 = z2 - (1 + 2i)2.

47Déterminer et contruire l'ensemble des points


38 Soit A, B et C les points d'affixes respectives
du plan dont l'affixe z vérifie la condition indiquée.
- 31 - et 7 + 6 l.'
2·l , 1 + 2 1. 2z - 1
3 a) --;:r- est un nombre réel.
1. Démontrer que B est le milieu de [AC]. z
2. Déterminer les affixes des points D et E tels que 4 - (z + z )i
b) est un nombre réel.
ADCE soit un carré de sens direct.
l-1. +-z-z
1 ( -)
2
39 Soit A, B et C les points d 'affixes respectives
1 + 2i, 2 + i et 2 + [3 + (1 + [3Ji. .
1. Démontrer que le triangle ABC est rectangle en B et
déterminer une mesure des angles ÉÂè et ACE.
2. Déterminer le point D, symétrique de A par rapport à B.
Quelle est la nature du triangle ADC ? 48Déterminer le module et un argument des
nombres complexes suivants.
40Soit les points A(- 1 + i), B(- 1 - i), C(2i) et . lt

D(2 - 2i). 1 - el3 1 - cosa + i sina [ [


1. Étudier la nature des triangles ACD et BCD.
a) - -_-n 1-
b) . .
1 + cosa-1sma
, a E O ; 1t .
3
2. Démontrer que les points A, B, C et D appartiennent 1+e
à un même cercle dont on précisera le centre et le rayon.
49 Soit a un nombre réel tel que - 1t < a < 1t et z
le nombre complexe défini par : z = 1 + cosa - i sina.

Lieux géométriques 1 . Calculer Iz 1. arg(z) et arg( !)


en fonction de a.
2. Préciser les ensembles des images de z et de !.
41 Déterminer et représenter les ensembles de 50 Démontrer que si A, B et C désignent les
points M du plan dont l'affixe z vérifie la condition mesures des angles d 'un triangle, on a :
indiquée.
a) 1z + z - 1 1 = 4 b) lz- z-l+il =2 a) sinA + sinB + sinC = 4cos 1cos ~ cos ~
c} arg(3i - z) = O [21t] -dJ arglz:- 3 + i) = : [1t] b) cosA + cosB + cosC = 1 + 4sin ~ sin~ sin~ .
1
e) arg( -- )
z+2
= lL
2
[1t] f) arg(z2 - 4) == arg(z + 2) [21t]. 51 1. Soit z un nombre complexe de module 1 et
d'argument a (0 s; o. < 21t).
4!Déterminer les ensembles de points M dont Préciser, selon les valeurs de a, le module et un argu-
l'affixe z vérifie la condition indiquée. ment de z + 1.
a) 1z + 5 - 2i 1 = 1z - 2 + i 1 Conjecturer et vérifier ces résultats par des considéra-
b) 1z + 1 + i 1 = 1 3z - 9 - 3i I . tions géométri~Ues, illustrées par des figures.
43À tout nombre complexe z distinct de i, on 2. Soit zl et z;
deux nombres comp lexes de -module 1,
d'arguments respectifs a 1 et a 2 tels que :
associe le nombre complexe Z tel que : Z = z + ~ . o s; a 1 s; a 2 < 21t. z
z-1 2
Déterminer et représenter les ènsembles de points M du a) ,Déterminer le module et un argument de z et de
1
plan dont l'affixe z vérifie la condition indiquée. Z1 + Z2' - Z
a) Z est un nombre réel strictement positif. (On pourra utiliser la question 1 en posant : z = 2 .)
zl
b) Z est un nombre réel strictement n égatif. b) Déterminer une condition nécessaire et suffisante
c) Z est un nombre imaginaire pur. pour que I z 1 + z 2 1 = 1 ; illustrer par une figure.

78 Nombres complexes
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c) Déterminer l'ensemble des triplets (z1 ; z 2 ; z 3 ) de c) Déterminer et construire les im ages par f des
nombres complexes de module 1 tels que : ensembles déterminés à la question 2.
. 2!!
z1 + z 2 + z 3 = 0 et O s arg(z1 ) s arg(z2 ) s arg(z3 ) < 2n:.
55 Soit le nombre complexe z = e' 7 .
52 Construction d'un pentagone régulier On pose : a= z + z 2 + z4 et b = z3 + z5 + z6.
. 2n:
1- 1. Démontrer que a et b sont deax :nombres complexes
Soit le nombre complexe z0 = e 5 • conjugués et que la partie im aginaire de a est p ositive.
1. On pose : a, = z0 + zj et ~ = z5+ ~- 2. Calculer a + b et ab. En déduire a et b.
a) Démontrer que 1 + z0 + z5 + ~ + ~ = 0 et en dédui-
re que a et ~ sont solutions de l'équation (E) : 56 Soit a et b deux nombres complexes non nuls,
A et B leurs images respectives.
Z 2 + Z- 1 = O. 1. a) Démontrer que les points 0, A et B sont alignés si
bj Exprimer a en fon ction d e cos 2!'. et seulement si ab est u n nombre réel.
0
c) Résoudre (E) et en déduire la valeur de cos2;.
2. On désigne par A0 , A 1 , A 2 , A 3 et A4 les points d'af-
b) Démontrer que (a:t) 2
est un nombre réel si et ~eule-
ment si les points 0 , A et B sont alignés ou si OA = OB.
fixes respectives 1 , z0 , z5, z~ et zj. 2. On suppose dans cette question qu e les points 0 , A
a) Soit H le point d 'intersection de la droite (A 1 A4 ) avec et B ne sont pas alignés et que les nombres complexes
la droite de repère (0, i;). a et b ont pour module 1.
Démontrer que l'affixe du point H est cos2;.
, (a+ b)2 b , l .
b) Soit (r) le cercle de centre le point n d'affixe - 1 D emon trer que ~ est u n nom re ree stnctement
positif.
et passant par le point B d'affixe i.
(r) coupe la droite d e repère (0, i;) en M et N, M étant 3. Application
le point d'abscisse positive. Soit M 1 et M 2 deux points d 'affixes respectives z 1 et z2'
Démontrer que M et N ont pour affixes respectives a, et tels que les points 0 , M 1 et M 2 ne sont pas alignés.
a ) Calculer, en fonction de z 1 et z 2 , l 'affixe Z du bary-
~ et que H est le milieu de [OM].
c) En déduire une construction simple d'un pentagone
centre I du système {(M1 , 1z 2 I) ; (M 2 , 1z1 1)}.
régulier dont on connaît le centre O et un sommet A 0. b) Démontrer que ; : est un nombre réel.
1 2
53 1. a) Résoudre dans C l'équation : z 2 - 4z + 8 = O.
c) En déduire que
--+
OI--~-:~m vecteur directeur de la
Écrire les solutions sous forme algébrique et sous forme
trigonométrique. bissectrice de l'angle M 1 0M2 .
b) Placer les images A et B des solutions, A étant l'ima-
. ge de la solution dont la partie imaginaire est négative.
5 7 Soit A et B les points d'affixes respectives 1 et 2i.
À tout nombre complexe z distinct de 2i, on associe le
Quelle est la nature du triangle OAB ? z-1
nombre complexe Z tel que: Z = -
2. Soit f l'application du plan dans lui-même qui à tout z- 21..
point M d'affixe z associe le point M' d'affixe z' telle 1. Déterminer l'ensemble (qz1 ) des points M d 'affixe z
,-
. 1[
tels que : arg(Z) = ~ [Zn:].
que: z' = e 3 z .
a) Déterminer la nature et les éléments caractéristiques 2. Déterminer l'ensemble (<f6 2) des points M d'affixe z
de l'application f. tels que : 1 Z 1 = 2.
b) Déterminer sous forme trigonométrique, puis sous 3. Démontrer que (<f6) et (~ 2) ont un unique point com-
forme algébrique l'affixe du point A', image de A par f. mun dont on précisera l'affixe.
En déduire les valeurs de cos 1
et sinJ .
1 58 Soit A le point d'affixe 2i et f l'application du
54 On considère les nombres complexes : plan dans lui-même qui à tout point M d'affixe z, dis-
,... tinct de A, associe le point M ' d'affixe z' telle que :
a= - J3 + i , b = 3 + 2i et c = 7 - 2i.
1. a) Déterminer de deux façons différentes les racines , 2iz - 5
carrées de a.
z = z-
2i .
En déduire les valeurs de cos 15 tt et sin511t . 1. Démontrer que f admet deux points invariants.
- 2 2 2. Démontrer que f est bijective et déterminer son
b) Déterminer les entiers relatifs n pour lesquels an est
application réciproque.
un nombre réel. 3. Démontrer que la droite de repère (0, ê;), privée de
c) Déterminer les entiers relatifs n pour lesquels an est
A, est globalement invaria,nte ;:iar f.
un nombre imaginaire pur. 4. a) Démontrer que : 1z' - 2i 1 1z - 2i 1 = 9.
2. Déterminer et construire les ensembles de points M b) En déduire l'image par f du cercle (((6) de centre A et
d'affixe z tels que : de rayon R.
a) lz- bl lz-cl
= b) 2lz-bl
= lai. Déterminer R pour que (qz) soit globalement invariant
3. Soit f l'application du plan dans lui-même qui à tout par f.
point M d 'affixe z associe le point M' d'affixe z' telle
qrni : z' = (1 + i/3)z - si/i _ 59 Soit fi. et B les points d 'affixes respectives 1 et
a) Démontrer que f admet un seul point invariant n . 1 ~ - 1 et f l'application du plan dans lui-même qui à tout
b) Démontrer que f est la composée d'une rotation et point M d'affixe z non nulle associe le point M' d'affixe
d 'une homothétie positive de même centre n. z' telle que : zz' = 1.
Préciser l'angle de la rotation et le rapport de l'homo- 1. a) Déterminer et construire l'image par f du point C
thétie. d 'affixe 1 + i.

Nombres complexes 79
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b) Démontrer que pour tout point Met s~age M', On désigne par P, Q et M les points d'affixes respectives
la droite (AB) est bissectrice de l'angle MOM' et que i, - i et z.
OMxOM'=OA2. a) Démontrer que si z est solution de (E), alors : .
2 . a) Vérifier que :

Vz EC *, (z ~ z'_ 1)(2 ~ z ·+ 1)
b) Soit I le milieu de [.M~r}.
= e~z•r réelle, alors : 1a 1= 1.
~=nJlaf.
b) Démontrer que si (E) admet au moins une solution

c) En déduire que si (E) admet au moins une solution


Démontrer que L'\ x IB = ~f2 et que pour tout point M réelle, alors toutes ses solutions sont réelles.
distinc~ A et B, la droite (MM') est bissectrice de
l'angle AIB. 63 Soit l'équation (E) :
z4 + zz3 + 2z2 - zz + 1 = o (z E C).
60 Soit A et B les points d 'affixes respectives 1 + i 1. Démontrer que si z 0 est solution de (E), alors z 0 est
et - 3. A tout point M d'affixe z, distinct de A et B, on solution de (E).
associe, s'ils existent, le(s) point(s) M' d'affixe z' tel(s) 2. a) DétP.rminer les nombres réels a et b tels que : •
z' + 3 . . . z' - 1 - i
que : z + 3 est rmagmaJie pur et z _ 1 _ i est réel. (E) <=> z [(z - ;) +a(z - !)+b]=o.
2 2

b) Résoudre dans C l 'équation Z2 + aZ + b = 0, puis


1. Donner une interprétation géométrique de l'équation (E).
arg(:·: })et arg(! ~ ~ =D· 3. Démontrer que les images des quatre solutions de (E)
appartiennent à un même cercle [<€) dont on précisera
2. Démontrer géométriquement qu'il existe un cercle le centre et le rayon.
('-€) tel que si M $. ('-€), alors M ' existe et est unique.
Construire alors l'image M' d'un point M donné. 64 Soit l'équation (E) : z 5 = 1.
1. Résoudre dans C l'équation (El et représenter les
61 Soit A et B deux points d'affixes respectives a images des solutions.
et b. 2. Démontr~r que la somme des solutions de (E) est
1. Démontrer qu'il existe un unique point M dont nulle et en déduire que : cos2; + cos4; = - ~.
l 'affixe z vérifie: 1 ; =:
1= 2 et arg(; =:) == - ; [2n]. 3. Démontrer que cos2; est solution de l'équation:
2. Construire ce point et calculer son affixe lorsque : 4X2 + 2X - 1 = o.
a = - 4 + 2 i' et b = 2 - i. En déduire la valeur de cos2; .
61 1. Résoudre dans C les équations : 4. Soit l'équation (E') : (z - 1)5 = (z + 1)5 (z E IC).
z4 = 1 (1) a) Démontrer que si zl est solution de (E'), alors :

(:~ !)4 = 1 (2). z0 + 1


Zo -11 = 1.

2. Soit n un entier naturel non nul, a un nombre com-


En déduire que les solutions de (E') sont imaginaires
pures.
plexe et l'équation (E) : ( z - ~)n = a.
Z+ l
b) Résoudre (E').

80 Nombres complexes
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I sométries du plan -
Applicati ns affines
Introduction

Dans les classes précédentes, nous avons étudié certaines iso-


métries du plan {translations, symétries, rotations) et utilisé ces
transformations pour rechercher des lieux géométriques, résoudre
des problèmes de construction et démontrer des propriétés.
Dans ce chapitre, nous nous proposons de compléter cette étude
en déterminant /es autres isométries du plan et en classant /'en-
semble de ces isométries à pertir de deux critères: les points inva-
riants et.l'effet sur les angles orientés.
La dernière partie du chapitre est consacrée à l'étude générale des
applications affines du plan.

Décoration de maison en Afrique du Sud.

bst :&
.....

1• Composition d'isométries .. ...... ... .. ............... ..... ... .... 82


2. Classification des isométries du plan .. .............. .. ..... 86
3. Applications affines ....... ..... ......... .. .. ... ........ . ..... ....... 92

Isométries du plan - Applications affines 81


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~ Composition de symétries et translations

~i:!ii~ Com;,osée de symétries orthogonales


Les propriétés suivantes on t été établies en classe de première.

• Soit (Ll) et (~•) deux droites parallèles, 0 un • Soit (~) et (~') deux droites sécantes en un
point de (l\) et 0 ' son projeté orthogonal sur (~'). point 0, de vecteurs directeurs respectifs il et zl•.
La composée s~. 0 s 6 des symétries orthogonales La composée sa.osa des symétries _orthogonales
d'axes respectifs (Ll) et (~') est la translation de d'axes respectifs (~) ~(~') est la rotation de
~

vecteur 200'. centre O et d'angle 2(1i, li').


M
• ........ ,
~ ..

Exemples
ABCD est un carré de sens direct et de centre O.
• S{DC) 0 S(AB) = t2BC ;
• s(AClos(AB) = r(A. ~} (quart de tour direct de centre A) ;

• s(DC) 0 S(AC) = r(C,- ;1 (quart de tour indirect de centre C) ;


e s(BD) O s(AC) = r(O, !t) (symétrie de centre 0).

mtil~r~=;51 Décomposition de translations, de rotations


Les propriétés suivantes ont également été établies en classe de première.

• Soit t.; une translation de vecteur il non nul. • Soit rco. a) une rotation de centre O et d'angle a.
Pour toute droite (~) de vecteur normal il, il Pour toute droite CM passant par 0, il existe une
existe une droite (~') et une seule telle que : droite (~') et une seule telle que :
sil.osa = t.;. Sô,osô;;;; r(O, o.)"

Exemples
ABCD est un carré de sens direct et de centre 0, I et J sont les
milieux respectifs de [AB] et [CD].
• ~B ;;;; s(BC)os(IJ) = s(IJ)os(ADJ ;
• r(B, fl;;;; s(BD) 0 s(BC) = s(AB) 0
S(BD] ;
· • r(o.- ;i = s(IJlos1801 = s(AC)os(IJ)'

82 Isométries du plan - Applications affines


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Composée d' une symétre orthogonale et d 'une translation


(Li) est une droite de vecteur directeur û.
Soit M un point, M1 son image par tû , M' l'ic~:::: ~•; œ:- s_
et M 2 l'image de M par sti..
• Démontrer que : tü (M2) = M'.
• En déduire que : tit 0 s = SA 0 tû.
• Démontrer que la transformation sA otû n 'admet pas cie ~ --+
u
invariant.

Cette étude justifie la définition et la propriété suivante.

Soit (Li) une droite de vecteur directeur ïl.


On appelle symétrie glissée d'~e (Li) et de vecteur ïlla composée de la s5 n:tétrœ~ nale d'axe (Li)
et de la translation de vecteur u.

Une symétrie glissée n'admet pas de point invariant.

Les propriétés suivantes précisent la nature de la composée d'une symétrie orthogonale et d'une trans-
lation.

Soit (Li) une droite et ï1 un vecteur non nul.


• Si ï1 est normal à (Li), alors tû osA est une symétrie orthogonale.
• Si il n'est pas normal à (.Li), alors t it osA est une symétrie glissée.

D émonstration guidée
Soit O un poin t de (.Li) et A le point tel que : OA = Û.
Désignons par : A
H le projeté orthogonal de A sur (.Li),
I le milieu de [AH],
(Li') la parallèle à (Li) passant par I.
. • Démontrer que : sA.osA = tHÂ.
• Démontrer que: ta osti. = t 00 osti...
• Conclure. 0 H

~--1..!c2. Composition de rotations et translations


a~t'"'"·:7 Composée de rota tions
La propriété suivante a été établie en classe de première.

I
Soit r et r' deux rotations d'angles respectifs a et a'.
• Si â + â• * Ô, alors r'or est une rotation d'angle a+ a'.
• Si â + â• = Ô, alors r ' or est une translation.

Isométries du plan - Applications affines 83


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Exemples
ABC est un triangle équilatéral de sen s direct et B' est le milieu de [AC].

• rlC, f> 0 rlA, _ ;i est une translation.


A
De plus : r(c, fl or(A,- ½l(A) = B.
Donc: r(c. ;ior1A,- -½J : tAÊ.

1 41t.
· d'ange
• r(B, 2;ior1c. ~ l est une rotation 3
De plus : r(B_ ~ l = s!AB)os(BC) et r1c, ~l = s(BC) 0 s 1AcJ· B C
4;
Donc : r(B, ~ 1or1c, 2~1:l = s(ABlos(ACl = r(A, _ 2;1 = r(A, 1-

• r(A. 2;1or(B. ~J est une rotation d 'angle 7t, c'est-à-dire une symétrie centrale.
De plus: r{A. 2; 1 = s(AC)oslABJ et ;i
r(B, = s(ABlos(BB'l·
Donc: r (A. 2; 1or(B. ;i = s(AC)os[BB'J = sB ..

Pour déterminer la composée r(B,f3Jor(A,a) de deux rotations de centres distincts A et B, on peut


u tiliser les droites (Li) et (Li') telles que: r(A,al = s(ABJosli et r(B,f3J = s 6 • 0 slABJ' ·
On a: r(B,f3)or(A,a) = s6 ,osli.

ma■,__ Composée d' une rotation et d'une translation

Soit rune rotation d'angle a non nul et tune translation.


tor est une rotation d'angle a .

Démonstration t
r n
Soit M et N deux points distincts.
MIM.M,IM'
Posons: r(M) = M1 , r(N) = N1 , t(M1 ) = M' et t(N1 ) = N'.
N i N: N: N'
1

------ ----- ----


D'après les propriétés caractéristiques des rotations et des translations, on a :
-------
(MN,
-+ M - N ) = ----
1 1
a et (M--- - - - = ----
N , M'N')
1 1
0 ; donc: (MN,
- M'N')
-
---- -
-------
= (MN, M- 1 N 1 ) + ( M 1N l, M'N') = ----
a.
De plus : M'N' = M 1 N1 = MN.
Donc, t or est une rotation d'angle a.
Cette démonstration ne donne aucune indication sur le centre de la rotation.

Construction du centre de la rotation t or


Soit~ lel entre de la rotation r et Ïile vecteur de la translation t.u·
• S1 u = 0, alors : tor = r. -,
î A w -+

• Si Û -:t:- Ô, construisons les droites (2ll), (Li) et (Li') telles que :


- (2ll) est la droite passant par O et de vecteur normal Û ;
- r = s~ osli et t = sli. os2b.
On a : t or = s6 ,os6 .
,(2fl) et (Li) sont sécantes en 0, (2'll) et (Li') sont parallèles ; donc (~) et (Li') sont sécantes en un point A.
w
Désignons par Û et des vecteurs directeurs resp e.S!!_fs de (Li) et (Li').
w est aussi un vecteur directeur de (2n) ; donc : 2(v: w) = â:
On en déduit que t or est la rotation de centre A et d'angle a.

84 Isométries du plan - Applications affines


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Remar~ueJ
• On démontre de manière analogue que rot est une ro:ntion d "angle a .
• On a en général : t or * rot .
Exemples
ABCD est un carré de sens direct et de centre 0, C' est le syc.é ,;;:::E da C par rapport à B.
• r 1A, ~)°tcÊ est un quart de tour direct.
Soit (Ll) la médiatrice du segment [BC].
On a: tcÊ = s(ABJos6 et r(A, ~) = s(ACJos1ABJ'
Donc : r(A, ~)otëÊ = S(AC) 0 s6 = r(O, fl'
• tcÊ 0 r 1A _l!_l est un quart de tour direct.
' 2
Soit (A') la médiatrice du segment [BC'].
On a: tc13 or 1A, fl = (s6 ,os(ABJ)o(s1ABlos1AC'J) = s6 ,os(AC'J·
Donc, tc13 or1A, ~) est le quart de tour direct dont le centre est le point O', symétrique de O par rapport à (AB).

Pour déterminer la composée tit orto,aJ d'unexotation et d'une translation de ,ecteur non nul,
.on peut utiliser les droites· (2ll), (A) et (A') telles que :
- (~) est la droite passant par O et de vecteur.normal ïl;
. . ./ ... .... ·:.
- r == s11l os6 ,e! t = sA,0s2/J. 1

On a : tor = s;,osA.

,~ ,J.3_., Travaux dirigés


Isométries et recherche de lieux
ABCD est un parallélogramme dont les points A et
B sont fixes. C décrit un cercle (~). On construit le
triangle rectangle isocèle direct ADE de sommet A.
Déterminer le lieu des points E. C

S olution guidée
-+
Soit t la translation de vecteur BA et r le quart de tour direct de centre A.
• Déterminer l'image du point C, puis du cercle (~ )parla transformation rot.
• Conclure.

Isométries et démonstration de propriétés


1.ABCD est un quadrilatère convexe de sens direct. On construit les points I, J, K et L tels que les tri-
angles AIB, BCJ, CKD et DAL soient équilatéraux directs. J
Démontrer que le quadrilatère IJKL est un parallélogramme.

5 olution guidée
Désignons par :
r 1 la rotation de centre A et d'angle ; ;
r 2 la rotation de centre Cet d'angle - ~ .
• Déterminer la nature de r 2 °r1 .
• Déterminer les images de I et L par r 2 or1 •
• Conclure.
L

Isométries du plan - Applications affines 85


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z .ABCD et AEFG sont des carrés de sens direct et H est le point tel que ADHE soit un parallélogramme.
Démontrer que les droites (BH) et (CG) sont perpendiculaires et que BH = CG.
C

Solution
Désignons par : .-
t la translation de ·rncteur DA ;
r le quart de tour direct de centre A ;
C' le symétrique d e C par rapport à B.
t r rot
n n n
Ona: E G donc : ~
H E
B G C' IC B IC
F
Or: rot est un quart de tour direct ;
donc: (BH) 1- (CG) et BH = CG.

À tout point M , distinct de B et C, on associe le


1.a ABCD est un rectangle. Déterminer la transfor-
point M' tel que : M' = r(M).
mation f telle que: f = s(ADl 0 sccoJ 0 s 1BCJo s(AEJ·
1. Démontr~ue :
----+ -► ---► -i'-

1.b ABCD est un carré de sens direct et de centre O. Mes (MC, M'C) = Mes(MC, MB) + a [1t].
Préciser la nature et les éléments caractéris- 2. En déduire le lieu des points M tels que les
tiques de chacune des transformations sui- points C, M et M' sont alignés.
vantes.
a) s(AC)or(A, fi b) r(D, flor(A, fl 1.e OAB et OCD sont des triangles équilatéraux de
sens direct. E est le point tel que BOCE soit u n
c) r(c.-flor!A.fl dJ r(A, f lotëJÏ·
parallélogramme.
Démontrer que AED est un triangle équilatéral.
1.c Le plan est muni du repère orthonormé (0, t]J. (On pourra utiliser la transformation rro. fJ 0 t00.)
On désigne par s et s' les symétries orthogo-
nales d 'axes respectifs (q]J) et (q]J'). A
Dans chacun des cas suivants, déterminer la
nature et les éléments caractéristiques de la
transformation sos'.
a} (!io) : x = 4 et (qjJ') : x = y
b) (!io) : x - y = 1 et (@') : x + y = 1
c) (!ib) : y = - 1 et (@') : y = 2
d) (@) : x + 2y = o et (q]J') : 2x - y + 1 = O.

E C
1.d Soit ABC un triangle isocèle en A~ la rota-
~ -+ -+
tion de centre A et d'angle a= (AB, AC).

'~ Classificàtio'n _d-eS iso-métrieS âù-_plân


w-22~1.,_, Classification à l'aide des points invariants
t3~~ezw4;,j Décomposition d'une isométrie

Soit f une isométrie du plan et A un point.


Il existe une unique isométrie g et une unique translation t telles que : g(A) =A et f = tog.

86 Isométries du plan - Applications affines


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D émonstration
Existence
~
Désignons par A' l'image de A par f et part la translation de vecteur AA'.
Posons: g = r 1 of.
g, composée de deux isométries, est une isométrie.
De plus: g(A) = r 1 of(A) = t~1 (A') = A.
Donc, f est la composée d'une isométrie laissant A inYariant et d'une translation.
Unicité
Supposons qu'il existe une isométrie g' laissant A invariant et une translation t ' telles que : f = t' og'.
On a : f(A) = t'(A) = t(A) ; donc : t' = t.
On en déduit que: tog = tog'; donc: g = g'.

~::wr=:n Isométries laissant invariants trois points "On alignés
Soit f une isométrie laissant invariants trois points A, B et C n on alignés.
Pour tout point M d'image M' par f, on a: M'A= MA, M'B = NIB et ~fC = ~IC.
Les points M et M' sont confondus, sinon A, B et C appartiendraient à la médiatrice de [MM'] et seraient
alignés.
On en déduit que tout point du plan est invariant par f.

Une isométrie du plan qui laisse invariants trois points non alignés est l'applic ation identique.

~~F'~ Isométries laissant invariants deux points distincts


Soit f une isométrie, distincte de l'application identique, laissant invariants deux points A et B distincts.
• Désignons par C un point extérieur à la droite (AB) et par C' son image par f.
Les points C. et C' sont distincts, sinon f laisserait invariants trois
points non alignés et serait l'application identique. C'
De plus : AC' = AC et BC' = BC ; donc (AB) est la médiatrice du seg-

1
ment [CC']. A B
• Désignons pars la symétrie orthogonale d'axe (AB).
sof, isométrie laissant invariants les trois points non alignés A, B et
C, est l'application identique.
C
On en déduit que : f = s.

Une isométrie du plan qui laisse invariants deux points A et B distincts et qui n'est pas l'application
identique, est la symétrie orthogonale d'axe (AB).

::;;::;J<-.,..;;/~ Isométries laissant invariant un point


Soit f une isométrie laissant invariant un seul point A. A
Désignons par Bun point distinct de A et par B' son image par f.
*
On a: B' B et AB' = AB; donc A appartient à la médiatrice(~) de [BB']. 8
8
,
Désignons par s la symétrie orthogonale d'axe (~).
On a: sof(A) = s(A) =A;
sof(B) = s(B') = B. (li)
s f est une isométrie qui laisse invariants les deux points distincts A et B.
0

sof n'est pas l'application identique, sinon f serait une symétrie orthogonale et n'aurait pas un seul point
invariant.
D'après la propriété précédente, s o f est la symétrie orthogonale d'axe (AB).
On a : sil of= s(ABJ ; donc : f = sil os(ABJ·
On en déduit que f est une rotation de centre A.

Une isométrie du plan qui laisse invariant un seul point A est une rotation de centre A.

Isométries du plan - Applications affines 87


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1:1111 Conséquence
D'après les propriétés précédentes, toute isométrie du plan qui laisse invariant au moins un point A esf :
- soit l'application identique ;
- soit une symétrie orthogonale dont l'axe passe par A ;
- soit une rotation de centre A.
Donc, d'après le théorème précédent, toute isométrie du plan est:
- soit une translation ;
- soit la composée d 'une symétrie orthogonale et d'une translation ;
- soit la composée d 'une rotation et d'une translation.
On en déduit le théorème suivant.

Toute isométrie du plan est une translation, une rotation, une symétrie orthogonale ou une symétrie
glissée.

2~2. Déplacements et antidéplacements


Définitions et propriétés

• Un déplacement est une isométrie qui conserve les angles orientés.


• Un antidéplacement est une isométrie qui transforme tout angle orienté en son opposé.
Nous savons que toute sym étrie orthogonale est un antidéplacement.
Les résultats établis dans le paragraphe précédent permettent de classer les isom étries suivant deux cri-
tères :
- l'effet sur les angles orientés ;
- l'existence ou non de p oints invariants.
avec point invariant sans point invariant
Déplacement rotation translation
Antidéplacement symétrie orthogonale symétrie glissée

On en déduit les propriétés suivantes.

• Toute isométrie est un déplacement ou un antidéplacement.


• Tout déplacement est une translation ou une rotation.
• Tout antidéplacement est une symétrie orthogonale ou une symétrie glissée.

c;::□r:_--;::;,1 Composition de déplacements et antidéplacements

• La composée de deux déplacements ou de deux antidéplacements, e!:it un déplacement.


• La composée d'un déplacement et d'un antidéplacement est un antidéplacement.

On retrouve que la composée de deux isométries est une isométrie.

• La transformation réciproque d'un déplacement est un déplacement.


• La transformation réciproque d'un antidéplacement est un -antidéplacement.

88 Isométries du plan - Applications affines


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R~m~r..qu_g~
• L'ensemble des isométries du plan, muni de la loi o , est un groupe.
• L'ensemble des déplacements du plan, muni de la loi o, est un groupe.
• L'ensemble des antidéplacements du plan, muni de la loi o, n 'est pas un groupe.

(3~~~ Déterminations d'une isométrie

Soit A, B, A' et B' quatre points tels que: AB= A'B' et A -:/:- B.
Il existe un déplacement et un seul transformant A en A' et B en B '.

D émonstration guidée
B'
Existence
Désignons par : - B
---+ ---+ t
- r la rotation de centre A et d'angle (AB,A'B') ;
---+
- t la translation de vecteur AA'.
Démontrer que la transformation f, telle que f = tor, est
un déplacement qui convient.
Unicité
Soit g un déplacement transformant A en A' et Ben B'.
• Démontrer que: f-1 og(A) = A et f-1 og(B) = B.
• En déduire que f-1 og est l'application identique. A
• Conclure.

R~rri~rque~
---+ ---+ --+

-► -
• Si AB = A'B', alors f est la translation de vecteur AA'.
---+ -► ---+
• Si AB-:/:- A'B', alors f est une rotation d'angle (AB,A'B').
Pour construire son centre, trois cas sont à envisager.
1er cas : A = A' ou B = B' ze cas : (AA') et (BB ') sont sécantes 3e cas : (AA') // (BB')
- Si A = A', alors A est le centre Le centre de la rotation est 0, Le centre de la rotation est 0,
de la rotation. point d'intersection des média- point d'intersection de la droite
- Si B = B', alors B est le centre trices de [AA'] et [BB']. (AB) et de la médiatrice commu-
de la rotation. ne à [AA'] et [BB'].

B' B
B

I
A
A

A' ~ B
A
0

B'
B' 0

Soit A, B, A' et B' quatre points tels que: AB= A'B' et A"#~- .
Il existe un antidéplacement et un seul transformant A en A' et Ben B'.

D émonstration guidée
Désignons pars la symétrie orthogonale d'axe (A'B').
Soit g un antidéplacement transformant A en A' et Ben B'.
• Démontrer que s 0 g est un déplacement transformant A en A: et Ben B'.
• Utiliser la propriété précédente pour condure.

Isométries du plan - Applications affines 89


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R~rnargl!._q
• Étant donnés quatre points .A, B, A' et B' tels que AB = A'B' et A :t: B, il existe donc exactement deux
isométries qui transforment A en A' et Ben B'; l'une est un déplacement et l 'autre un antidéplacement.
• Si l'on note f l 'une de ces isométries, alors l'autre est s(A'B'Jof

_ 2.3. Travaux dirigés


lsomé. ies et problème de construction
1 °) Soit s'l, 52 et s3 les symétries orthogonales d'axes respectifs (L1i), (Az) et (A3 }. •

Démontrer que s 1 os 2 os 3 est une symétrie orthogonale si et seulement si les droites (A1 ), (A2 ) et (A3 ) sont
parallèles ou concourantes.
2°} Soit (~). (~) et (A3 ) trois droites concourantes en un point O.
Construire un triangle ABC tel que (A1 ), (A2 ) et (A3} soient les médiatrices respectives des côtés [AC],
[BC] et [AB].

!olution
1°) Étude directe
Supposons que s1 os2 os3 soit une symétrie orthogonale ; notons s cette symétrie.
On a: s 1 os2 os3 = s; donc: s 1 os2 = sos3 •
• Si (~) et (Az) sont parallèles, alors s1 os2 est une translation de vecteur orthogonal à (A1) et (Az).
De même sos3 est une translation de vecteur orthogonal à (A3 ) et à l'axe des.
Donc, les droites (A), (A2) et (A3) sont parallèles.
• Si (A) et (Ll2 ) sont sécantes en un point 0, alors s 1 os2 est une rotation de centre O.
De même s 0 s 3 es_t une rotation de centre O.
Donc (A3 ) passe par O et les droites (A1 ), (A2 ) et (A3 ) sont concourantes en O.
Étude réciproque
• 1er cas : (A 1}, (A2 } et (A) sont parallèles.
On a: s 1 os2 os3 = tr1os 3 , où ,1 est un vecteur normal (.11 ) et (A2 ), donc normal à (A3 ).
On en déduit que s1 °s2 °s3 est une symétrie orthogonale.
• 2e cas : (Ail, (A) et (A3) sont concourantes en O.
s1 °s2 °s3 , antidéplacement qui admet au moins un point invariant, est une symétrie orthogonale.
A
2°) Analyse d'une figure répondant à la question
Les médiatrices d'un triangle sont concourantes.
Donc, s 1 o s 2 o s 3 est une symétrie orthogonale ; on désigne
B
par (0.l) son axe.
On a: s 1 os2 os3 = s(S?vJ'
De plus: s1 os2 os3 (A) == s 1 osz(B) == s 1 (C) = A.
, •''
Donc : A E (:2ll). ,
,
'
On en déduit que : (0.l) = (OA). '

Construction de (0.l}
Soit Mun point distinct de O et M' son image par s 1 os2 os3 •
• Si M' = M, alors (0.l) = (OM).
• Si M' -::f. M, alors (0.l) est la médiatrice de [MM'].
Discussion
Tout point A1 de (2ll) pnvee de O peut être considéré
comme sommet d'un triangle cherché ;
les deux autres sommets de ce triangle sont :
Bl = siA1) et cl= sl(Al). M' ';, ______ _ ____ __ '.,.'

90 Isométries du plan - Applications affines


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■Gûl~~ Groupe de transformations du triangle équilatéral


Déterminer toutes les isométries laissant invariant un triangle équilatéral ABC.
Établir le tableau de composition de ces isométries.

S olution
Soit ABC un triangle équilatéral de sens direct, 0 son centre de gravité et f une isométrie laissant ABC
invariant.
Toute isométrie conserve le barycentre ; donc : f(O) = O.
f est une isométrie laissant invariant au moins un point ; donc f est une rotation (éventuellement l 'ap-
plication identique) ou une symétrie orthogonale.
Supposons que f est distincte de l'application idéntique.

• Si f laisse invariants deux des points A, B ou C, alors f est une isométrie laissant invariants trois points
non alignés ; donc f est égale à Id, ce qui est contraire à l'hypothèse.
On en déduit que f laisse invariant au plus l'un des trois points A, B et C.
• Si f laisse invariant un seul des points A, B ou C, alors f est la symétrie orthogonale par rapport à la
droite passant par O et ce point.
• Si f ne laisse invariant aucun des trois points A, B ou C, deux cas sont possibles :
2
- soit f(A) = B, f(B) = Cet f(C) = A ; f est alors la rotation r de centre O et d'angle ; ;
2
- soit f(A) = C, f(B) = A et f(C) = B ; f est alors la rotation r-1 de centre O et d 'angle - ; .

On obtient le tableau de composition suivant.


A
~
( Id r r-1 5(0A) 5coa) 5cocJ

Id Id r r- 1 5 coA) 5(08) S(OC)

r r r- 1 Id 5(08) 5coc) S(OA)

r- 1 r- 1 Id r 5coC) S(OA) 5(0B)

5(0A) 5(0A) 5(0C) 5(08) Id r r- 1


5(0B) 5coe) 5(0A) 5coc) r-1 Id r
5coc) S(OC) 5(08) 5(0A) r r-1 Id

..R~J11filg~e
Si on désigne par !}>ABC l'ensemble des isométries laissant invariant un triangle équilatéral ABC, [.<J,ABC' 0 J
est un groupe.

2.a Soit deux droites (01) et (01'), A un point de ('2h) Démontrer qu'il existe une unique rotation r
et N un point de (01'). telle que : r(A) = D et r(B) = C.
Démontrer qu'il existe deux déplacements qui Préciser le centre et l'angle de cette rotation.
transforment A en N et ('2h) en (01').
2.d ('€) est un cercle de centre 0, A un point exté-
2.b (<fb) et (<fb') sont deux cercles de même rayon et rieur à((~) et (0J) une droite.
de centres distincts O et O'. Construire un triangle équilatéral ABC tel que :
Soit A un point de (<(g) et A' un point de (<fb'). B E ('€) et C E ('2h).
Démontrer qu'il existe un unique déplacement
transformant A en A' et(<€) en (<fb'). 2.e 1. Déterminer toutes les isométries laissant
invariant un carré ABCD.
2.c Soit A, B, Cet D quatre points distincts tels que 2. Établir le tableau de composition de ces iso-
C est le milieu de [ABJ et B le milieu de [CD]. métries.

Isométries du plan - Applications affines 91


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. Ap.plications affines
----
Dans cette leçon,<!/' d ésigne le plan et 'V l'ensemble des vecteurs du p lan.

~~ne== Introduction
• Soit (qc) et (~) deux dro ites sécantes et p la projection sur(~) paral-
lèlement à (~}-

- -
Soit A et B delLx points distincts, À un nombre réel et C le point tel
que : AC =l ..AR
On désigne par N, B' et C' les images respectives de A, B et C par p.
A' C' B'
On a: AC
- = i..AB
- ç::} (1 -À) CA+
- ÀCB- = ---+
O
ç::} C = bar ((A, 1 -À), (B, À)}.
On a vu en classe de première que les projections conservent le barycentre de deux points.
-► -
Donc: C' = bar {(A', 1 - À), (B', À)}; c'est-à-dire: A'C' = ÀA'B'.
On dit que p conserve le coefficient de colinéarité.
• Plus généralement, on démontre de façon analogue qu'une application de <!/' dans <!/' qui conserve le
barycentre de deux points pondérés conserve le coefficient de colinéarité.
• Récip roquement, soit f une application de rzJ> dans<!/' qui conserve le coefficient de colinéarité.
Soit G le barycentre de deux points pondérés (A, a) et (B, b) (a+ b 1:- 0).
---+
On a: AG= --bb AB;
----+ -
donc: f(A)f(G) b -►
= --b f(A)f(B).
a+ a+
On en déduit que f(G) est le barycentre des points pondérés (f(A), a) et (f(B), b).
Il est donc équivalent de dire qu'une application du plan conserve le coefficient de colinéarité et qu'el-
le conserve le barycentre de deux points pondérés.

Définition et propriétés

On appelle application affine du plan toute application de(<!/') dans(<!/') qui conserve le coefficient de
colinéarité.
Une application affine bijective du plan est appelée transformation affine du plan.

Soit f une application du plan dans lui-même.


f est une application affine si et seulement si f conserve le barycentre de deux points.
Exemp les
• Toute projection du plan est une application affine du plan.
• Toute isométrie du plan est une transformation affine du plan.
• Toute homothétie du plan est une transformation affine du plan.

• La composée de deux applications affines du plan· est une application affine du plan.
• La réciproque d'une transformation affine du plan est une transformation affine du plan.

92 Isométries du plan - Applications affines


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D émonstration
• Soit f et g deux applications affines du plan.
Pour tous points A, B, G du plan et tout nombre réel Â, on a:
--+ --+ -------- -►
AG = À.AB ⇒ f(A)f(G) =11.f(A)f(B)
⇒ g[f(A)]g[f(G)] = À g[f(A)]g[f(B)].
Donc la composée de deux applications affines du plan est une application affine du p lan.
• Soit f une transformation affine du plan, G le barycentre de deux points pondérés (A, a) et (B, b).
Désignons par G' le barycentre des points pondérés ( f-1 (A), a) et ( r 1 (B), b).
On a: f(G') = bar {(A, a); (B , b)} = G ; donc: f-1 (G) = bar {(r1 (A), a);
(f-1 (B), b)}.
f-1 conserve le barycentre de deux points ; donc f-1 est une transformation affine du plan.
Exemple
Toute similitude, composée d'une isométrie et d'une homothétie, est une transformation affine du plan.

,R~Jn~Lq,Yg
L'ensemble des transformations affines du plan, muni de la loi o, est un groupe appelé groupe affine du plan.

m,,.~=;7,z1>;: Application vectorielle associée à une application affine


-'+ -+
Soit f une application affine, A, B, C et D quatre points tels que AD = BC. On désigne par .N, B', C' et D'
les images respectives de A, B, Cet D par f.
--+ --+ --+ -
f conserve le coefficient de colinéarité; donc: AD= BC ⇒ ND'= B'C'.

La conservation de cette égalité vectorielle justifie la définition suivante.

Soit f une application affine de (fJ>.


On appelle application vectorielle associée à fl'application de "V dans "V, notée cp, telle que pour tous
--+ = f(A)f(B).
points A et B de (f}>, on a: cp(AB) --------

Exemples
• Une application de (fJ> dans (fJ> est une translation si et seulement si pour tous points M et N d'images
--+ = MN.
respectives M' et N', on a: M'N' -

On en déduit que l'application vectorielle associée à une translation est l'application identique de "V.

• Une application de (fJ> dans CfP est une homothétie de rapport k (le -:t:. 0 et k -:t:. 1) si et seulement si pour
--+ --+
tous points Met N d'images respectives M' et N', on a : M'N' = k MN.
On en déduit quë l'application vectorielle associée à une homothétie de rapport k est l'application de "V
dans "V qui à tout vecteur Û associe le vecteur kil.
Cette application est appelée homothétie vectorielle de rapport k. N' N

• Une application de CZP dans CfP est une rotation d'angle o: si et

-
seulement si pour tous points M et N distincts d'images respec~
- -),-
tives M' et N', on a : MN = M'N' et (MN, M'N') = o:.
-► ...-.....
M
On en déduit que l'application vectorielle associée à une rotation
d'angle o: est l'application de "V dans "V qui à to~vecteur Û non
nul associe le vecteur Û' tel que : llûll = llû11 et (Û ;Û1 = â:.
Cette application est appelée rotation vectorielle d'angle o:. 0

Isométries du plan - Applications affines 93


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Soit f une application affine du plan, cp l'application vectorielle associée à f.


v
Pour tous vecteurs il et de ,- et pour tout nombre réel a, on a :
• cp(a ï1) = acp(ît) ;
• cp(il + ii) = cp(it} + <p(v).
On dit que <p est une application linéaire ; <p sera désormais appelée application linéaire associée à f.

Démonstration
B'
• La première propriété traduit la conservation de la colinéarité.
Démontrons la seconde propriété.
• Soit A, B et C trois points tels que : AB = il et BC =
On désigne par A', B' et C' les images respectives de A, B et C par f. A'
- - v. B

~
On a: -
A'C' = -
A'B' + ----+
B'C' = ::7\
cp(u, + cp(v->) ;
- ----+ -;. -+
A'C' = cp(AC)= <p(u + v ). A _. -+ C
On en déduit que : cp(il + Ïi ) = cp(ti) + <p(Îi). u+v

emargue_!.
->
• On a : <p(O) = -+ ----+ - -+
0 ; en effet : <p(AA) = f(A)f(A) = O.
-+ ) n -+
Il
• Plus généralement, on a : <p( I,a.
1
u.
i=1 '
=i=1
Ia .<p( u
. 1
.).
1

Toute application· affine conserve le barycentre.


llémonstration
Soit f une application affine et cp l 'application vectorielle associée à f.
f conserve le coefficient de colinéarité et cp est une application linéaire.
Soit G le barycentre des points pondérés (Ai, a,\ 5 i:,; n ; on a : a, GÂ, = Ô. ,ti
On désigne par G' et A'1 (l :,; 1 :,; n) les images respectives des points G et Ai (l s i s n) par f.
,1 --+ ) n ----+ n ----+ ➔. -+ n ----+ -+
On a: cp( _I ,a. GA.1 = .Ia1.cp(GA1.) = .IaiG'A\ et <p(O) =
1= 1 l 1-=l 1=1
o ; donc: 1=1
_IaiG'A'i = O.

On en déduit que G' est le barycentre des points pondérés (A'1, a) 1 s i:,; n·

..
3.2. Autres propriétés
~::."'~ Détermination d'une application affine
Soit A , B, C trois points non alignés de <fJ> et f une application affine de <ff>.
Soit Mun point du plan et (x; y) ses coordonnées dans le repère (A, B, C),
-+ -+ -+ -+ - ----+ -+
On a : AM= xAB + y AC ⇒ xMB + y MC + (1 - x - y)MA = 0
⇒ M = b ar {(A, 1 - x - y), (B, x), {C, y)}
⇒ f(M) = bar {(f(A), 1 - x - y) , (f(B), x), (f(C), y )).

On en déduit la propriété suivante.

Une application affine du plan est déterminée par la·donn ée de trois points non alignés et de leurs
images. ·

94 Isométries du plan - Applications affines


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.Remarques
• Si deux applications affines du plan coïncident en trois points non alignés, alors elles sont égales.
En particulier, l'application identique est la seule application affine du plan qui laisse invariants trois
points non alignés.
• Une application affine du plan est bijective si et seulement si l'image d'un repère est un repère.
Exemples M

• Soit ABC un triangle et f l'application affine ·du plan définie par : .. .


I

f(A) = A, f(B) = B et f(C) = A.


Déterminer la nature de f.
. Soit p la projection sur la droite (AB) parallèlement à la droite (AC).
On a : p(A) = A, p (B) = B et p(C) = A ; donc : f = p.
• Soit ABCD un parallélogramme de centre O et f l'application affi-
ne du plan définie par : f(A) = C, f(B) = B et f(D) = A.
Déterminer C' et O', images respectives par f des points C et O.
--+ --+ -► -----
On a : AB = DC ⇒ f(A)f(B) = f(D)f(C)
--+ --+
⇒ CB = AC'.
--+ --+
Donc, C'est tel que: AC' =CB.
On a : 0 milieu de [BD] ⇒ O' milieu de [f(B)f(D)]
⇒ O' milieu de [BA]. C'

G:l:.:.~ <~ Points invariants par une application affine

Soit f une application affine de <!P.


L'ensemble des points invariants par f est 0, un singleton, une droite ou <!P.

D émonstration
Soit (.9\) l'ensemble des points invariants par f. Raisonnons par disjonction des cas.
• ier cas : il existe au moins trois points invariants non alignés A, B et C .
On a vu dans le paragraphe précédent que f _est alors l'application identique de C/P.
On en déduit que : (.9\) = <!P.
• ze cas : il n'existe pas trois points invariants non alignés, mais il existe deux points invariants dis-
tincts A et B.
- Tout point invariant M est tel que A, B et M sont alignés; donc: (.<Jif) c (AB).
---+ --+
- Soit M un~oint ~ la <ft.oite (AB); il existe un nombre réel À tel que: AM= ÂAB.
On a : Af(M) = ÂAB =AM; donc M est invariant et (AB) C (.<Jif).
On en déduit que : (Sir) = (AB). ·
• 3e cas : (J'jl ne_contient pas deux points invariants distincts.
(,<Jif) est soit l'ensemble vide, soit un singleton.
Exemples
• Une translation de vecteur non nul n'a pas de point invariant.
• Une rotation d'angle non nul n'a qu'un point invariant, son centre.
• L'ensemble des points invariants par une symétrie orthogonale est l'axe de cette symétrie.

Soit f une application affine, (AB) une droite, A' et B' les images respectives de A et B par f.
• Si N = B', alors l'image de (AB) est le singleton {A'}.
*
• Si N B', alors l'image de (AB) est la droite (NB').

Isométries du plan - Applications affines 95


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D émonstration
La droite (AB) est l'ensemble des barycentres de A et B, donc l'image de (AB) est l'ensemble des bary-
centres de f(A) et f(B). On en déduit qµe :
• si A'= B', alors: f(AB) = IA'J ;
*
• si A' B', alors : f(AB) = (A'B').

L'image d'une droite par unUransformation affine est une droite._


Exemples
Soit (2t) et (L\) deux droites sécantes et p la projection sur(~ ) parallèlement à (Li).
• L'image d·u.ne droite parallèle à (Li) est un singleton. •
• L'image d·une droite sécante à (Li) est (2li).

Soit f une application affine du plan, (AB) et (CD) deux droites parallèles.
Si l'image de (AB) par f est une droite (A'B'), alors l'image de (CD) par f est une droite (C'D') parallè-
le à (A'B').

D émonstration
-- -*
-
- - -
Les vecteurs AB et CD sont colinéaires ; donc, il existe un nombre réel le non nul tel que : CD = k AB.
f est une application affine ; donc f conserve le coefficient de colinéarité et on a: C'D' = kA'B'.
___.,
L'image de (AB) est une droite ; donc : A'B' O.
- ---+
On en déduit que C'D'-::/:. 0 et que l'image de (CD) par f est une droite (C'D') parallèle à (A'B').

RemaLq~
• Les images par une transformation . affine du plan de deux droites strictement parallèles sont deux
droites strictement parallèles.
• Les images par une transformation affine du plan de deux droites sécantes sont deux droites sécantes_

Soit f une application affine du plan.


· • Si f est bijective, alors : f(CZP) = 0'>.
• Si f n'est pas bijective, alors f(CZP) est un singleton ou une droite.

D émonstration
Soit A, B, C trois points non alignés et A', B', C' leurs images respectives par f.
• 1er cas : A', B' et C' sont non alignés
(A', B', C') est un repère du plan ; donc f est bijective et f(CZP) = 0'>.
• 2e cas : A', B' et C' sont alignés et non tous confondus
On peut supposer par exemple que A' et B' sont distincts.
D'après la propriété 1, on a: f(AB) = (A'B') ; donc (A'B') C f((JJ>).
De plus, l'image de tout point M du plan, considéré comme barycentre de A, B, et C, est un point M '
barycentre de A', B' et C'; donc .: f((JJ>') C (A'B').
On en déduit que : f(CZP) = (A'B').
3e cas : A' = B' = C'
On a: f(CZP) = {A'}.
Exemples
• L'image de (JJ> par une translation est 0'>.
• L'image de (JJ> par la projection 01:thogonale sur une droite (2li) du plan est (2b).

96 Isométries du plan - Applications affines


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m Expression analytique d'une application affine


Le plan est muni du repère (0, -CJ).
• Soit f une application affine du plan, Q son application linéaire associée.
Désignons par O' l 'image de O par f, (a ; al, (b; b') et (c; cî les coordonnées respectives de cp(t}, cpv)
et de O' .
Pour tout point M(:) et son image ~f'~;) par f, on a: O'M' = cp(OM) = <p(xi+ y])= xq>(i) + ycp(j).
D one: (x , - c)--+
i +
(y' - c 1IJ7 .-f 7
= ..Ltaz ,7) + y (b--+
+ aJ , d.ue:
b'~ ) ; c ,est-a-
i + J
{ x', = ax, + by
b' + c , .
y =ax+ y+c

, .
• Rec1proquement, . f une app1·1cat10n
s01t . d ' expression
. anal ytique
·
. : {x'
, = ax, + by
b' + c , .
y = ax + y+ c •
Désignons par G le barycentre des points pondérés (A, a) et (B, 13), par N, B' et G' les images respectives

- --
des points A , B et G par f.
- --
On a: aGA + 13 GB = O ; démontrons que: aG'A' + j3G'B' = O.
On a: a(x~ -xé) + j3(x~ -xé) = a[a(xA -xG) + b(y --yG)J + 13[a(xB -xG) + b(yB -yc)1
= a[a(xA-- xG) + l3(xB - xG)] + b[a(yA - Ycl + j3(yB - yJ]
= O. -
On démontre de même que : a(y~ - Yé) + 13(y~ - Yél = O.
On en déduit que G' est le barycentre des points pondérés (N, a) et (B', !3).
Donc, f est une application affine du plan.
On en déduit la propriété suivante.

Le plan est muni du repère (0, t, J).


Soit f une application du plan dans lui-même.
f est une application affine du plan si et seulement si elle admet une expression analytique de la forme :
· { x' = a.-.: + by + c
y'"= â'x + b'y + c'.
Exemples
• L'expression analytique de la translation de vecteur Û ( ~) est : { ; : : ; : ~.

• L'expression analytique de l'homothétie de centre ü(_\) et de rapport - 2 est : { ; : : =~; ~ ~.


• L,app 1·1cat·10n d e fil'>
v- dans fil'>
v- d' express10n
. ana1yhque
. { x', = Zx + 3Y - 5 est une app1·1ca1·10n a ffine.
. y = 3x-y+ 7 11 .J

--3-.3~ Affinités du plan


~;;;;=is,~ Affinité d'axe (2b), de direction 8 et de rapport k

Soit (2n) une droite, ô une direction de droites distincte de celle de


(2ll) et k un nombre réel.
On appelle affinité d'axe (2n), de direction ô et de rapport k l'appli-
cation f qui à tout point M .du plan associe le point M' tel que :
---➔ ---➔

HM'= kHM, où H est le projeté de M sur (2n) suivant la direction ô.


Lorsque la direction de (2n] est orthogonale à ô, f est l'affinité orthogonale d'axe (2n] et de rapport k.
,Remargues
• Si k = 0 , alors f est la projection sur (2n) suivant la direction ô.
• Si k = 1, alors f est l'application identique du plan.
• Si k = - 1 et si la direction de (2n] est orthogonale à 8, alors f est la symétrie orthogonale d 'ax e (2n].
• L'ensemble des points invariants d'une affinité est son axe.

Isométries du plan - Applicatio ns affines 97


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Expression analytique
Le plan est muni du repère (0 , --C J).
On ne donne l'expression analytique d'une affinité que
·dans le cas particulier où l ·axe est parallèle à la droite M
de repère (0, f) et la direction est celle de J
Soit f l'affinité d'axe (~) d·équation : y = b,
de direction celle de J: 7
de rapport k . J
Soit M(;) un point du p lan, M'(i'.) son image par f et
H le projeté de M sur (91i) suivant la direction de J 0 7
t

On a : HM
-+ , -+
= k HM ç:::}
{x'= X
y, _ b = k(y _ b) . M'

On en déduit la propriété suivante.

Le plan est muni du repère (0, i' J).


L'expression analytique de l'affinité d'axe (2D) d'équation y = b, de direction celle de Jet de rapport k

eSt : { ;: : k; + (1 - k)b ·

,R~mar u_e~ ·
• Toute affinité est une application affine.
• Soit f l'affinité d'[!xe (95) de vecteur directeur Û, de direction celle de vet de rapport k.
L'application linéaire associée à f est l'application <p de 'V dans lui-même définie par : { <p((ïf}. = ÛI-►•
<p V1 = CV
On en déduit qu'une affinité est bijective si et seulement si le 'i: O.

3.a Soit ABC un triangle, A', B' et C' les milieux distincts A et B dans les cas suivants :
a) les droites (AB) et (LI.) sont parallèles ;
respectifs de [BC], [AC] et [AB], f l'application
b) les droites {AB) et'(LI.) sont sécantes.
affine du plan définie par :
2. Démontrer que f est une application affine
f(A) = A, f(B) = B' et f(C) = C'.
1. Déterminer les images par f de A', B' et C'.
du plan.
2. Déterminer les images par f des droites
(AA'), (BB ') et (CC'). 3.c Le plan est muni du repère (0, I, J).
3. Déterminer l'expression analytique de f dans On considère l'application affine f telle que :
le repère (A, B, C). f(O) = I , f(I) = J et f(J) = O.. ,
1. Démontrer que f est bijective.
2. Déterminer l'ensemble des points invariants
3.b (2D) et (LI.) sont deux droites sécantes en un
par f. ·
point O. Soit f l'application du plan dans lui-
même qui à tout point M associe le point M' tel
que: 3.d On reprend l'application f de l'exercice 3b.
- si M E= (LI.), alors M' = M ; . 1. Déterminer une e:igiression analytique d e 1
- si M '1. (LI.) , alors le milieu I de [MM'] appar- dans lm.repère (0, f,j) tel que TutJ sont vec-
tient à (LI.) et (MM') // (2D). teurs directeurs respectifs de {2D) et (LI.).
1. Construire les images par f de deux points 2 . Démontrer que f est bijective.

98 Isométries du plan - Applications affines


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~E
~ x ercices
"" On note A: le point d'intBiSection des droites (BD) et (AC).
1. Démontrer que N est le symétrique de A par rapport
àC .
D écomposition 2. Déterminer la nature et les éléments caractéristiques
des transformations suivantes :
et composition d'isométries s(BDios(DCJ ; s(cAios(AB) ; s"!'OosfCAl'
3. On note : f == s(BDiosc 0 s(AB)"
1 ABCD est un rectangle. a) Déterminer f(A) puis la nature et les él émen ts carac-
Dans chacun des cas suivants, déterminer la droite (~) téristiques de f. •
telle que: b) En déduire la nature de la transformation 5nm1osc·
a) \1i == s6 os(Aoi b) \1i == s(ADlos6
c) \1i == s6oscaci d) t..:s == s(BClos6.
1Soit ABC un triangle, 0 le centre de son cercle
I sométries et démontrations
circonscrit, (~1), (~2 ) et (~3 ) les médiatrices respectives de propriétés
de [BC], [CA] et [AB].
Déterminer les applications suivantes : 9 ABC est un triangle de sens direct.
a) s(AC)os(ABJ b) s62os63 Les points P et Q sont tels que les triangles PAC et QAB
c) s630s62 os61 d) s61 os os6 . sont extérieurs à ABC, isocèles rectangles respective-
62 3 ment en P et Q.
I est le milieu de [BC].
3 ABC est un triangle équilatéral de sens direct et Soit rp et rQ les quarts de tour
A
de centre O. Dans chacun des cas suivants, déterminer
la droite (~) telle que : directs de centres respectifs P 0
et Q.
a) r(A.fl == s6 os(ABJ b) r(A,fl == s(OAlos6 1. Démontrer que : rporQ == s1•
c) r(O, ?fi= s(OAJos6 d) r(O. ?fi == s6 os(OA)· 2 . En déduire que IPQ est un
C
triangle isocèle rectangle en I.
4 ABC est un triangle équilatéral de sens direct et
de centre O. Déterminer les applications suivantes : 10 ABC est un triangle F
d e sens direct. Les points D, E
a) r (B.1-Jorcc.tJ b) r(B,fior(A.- fi
et F sont tels que les triangles
BCD, AEB et CFA sont équi-
latéraux directs.
5 ABC est un triangle équilatéral de sens direct. 1. Préciser la nature de la C
Déterminer les applications suivantes : transformation r(B, or(A,
7 -fr
a} r(A, ~ot-
AB b} t-►
AB
or(A, ~ 2. Utiliser cette transformation
3 3
pour démontrer que AEDF est
c) r(C.1-Jor(B,1-Jor(A,f l d) r(C,flor(A,1-Jor18,1-J. un parallélogramme. E

6 ABCD est un carré de sens direct et de centre O. 11 ABCD est un carré D 'R
~~--~

Déterminer les applications suivantes : de sens direct et M un point


a) ·r(A,¾Jor(B,¾J b) r 1A,--por(B,--p de la droite (BD). 51,---,,i.::- --n
On désigne par P, Q, R et S les
c) r(A,--por(B,- ~ d} ~B or(B,~ projetés orthogonaux respec-
tifs de M sur (AB), (BC), (CD)
e) t-► or(O 1t,ot- et (AD). A P B
AB •z' CD
1. Démontrer qu'il existe un quart de tour direct r tel
7 que : r(C) == S et r(M) == P.
-► --+ -
ABC est un triangle.
--- ~ -----► -
. . . . . _,..--+
On pose: (AC,AB) = a, (BA, BC) = (1, (CB, CA)= y
--- - 2. En déduire que les droites (MC) et (PS) sont perpen-
diculaires.
et f == r(C, 'Ylo r(B, lllor(A, ai· 11· P,· Q et R sont les
1. Démontrer que f est une symétrie centrale. centres des trois carrés, I est
2. Soit P le point de contact du cercle inscrit dans le tri- le milieu de [AB].
angle ABC avec [AC]. J.. Démontrer que les tri-
Déterminer f(P) et en déduire la nature exacte de f. angles IPA et IQR sont rec-
tangles isocèles en I.
8 ABC est un triangle équilatéral de sens direct. 2. En déduire que AR == PQ et p
On désigne par (ï) le cercle circonscrit à ABC et O son que les droites (AR) et (PQ)
centre. La médiatrice de [BC] coupe (r) en A et D. sont perpendiculaires.

Isométries du plan - Applications affines 99


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13 _-\BC et ACD sont D Déterminer le lieu de Q lorsque M décrit (((;;).


deux triangles équilatéraux
de sens direct. 18 («i;) est un cercle, A et B deux points distincts
Les points O cl I sont les et non diamétralement opposés de («ii)
milie1Lx re:,7:llSCti::s de [AC] À tout point M du grand arc AB, privé du point B, œ:.
et [ABJ. t.; points L et E associe le point N de la demi-droite [BM) tel que :
---+ ---->- -->-
sont tels que : OC = CL =LE. B AM=BN.
-->-
Soit t la translation de vecteur OA, r la rotation de 1. Démontrer que N est l'image de M par la composée
centre _-\ et d"anile ; . On note: f =rot. d ' une translation et d'une rotation que l'on précisera.
1. a) Quelle est l'image de O par f?
b) Donner une mesure de l'angle (10, IA).
-
---->- ---->-
2. Déterminer le lieu de N lorsque M décrit AB, p ri,é
de B.
c) Préciser la nature et les éléments caractéristiques de
la transformation f. 19 ABC est un triangle équilatéral de sens direct
2. M étant un point quelconque du plan, on note On d ésigne par r 1 la rotation de centre A et d'angle~-
= r(M), J le milieu de [EM] et K le milieu de [ND].
a) Soit P l'antécédent de M part. Quel est le milieu de
par r 2 la rotation de centre B et d 'angle 2 f.
Pour tout point M du plan, on pose :
[LP]?
b) Lorsque I, Jet K sont distincts, démontrer que le tri- N = r 1 (M) et M' = rz(N).
angle IJK est équilatéral. Soit r la transformation telle que: r = r 2 or1 •
(On pourra utiliser f(L) et f(PJ.) 1. Soit D le symétrique de C par rapport à la droite (AB~
et Q le milieu du segment [BD]. Déterminer r(B).

-
14 ABC est un triangle tel que :
---->- ---->-
Mes(AB, AC) = ~ et AB < AC.
En déduire la nature de r.
2. a) Démontrer que les poi~M, N et M ' sont alignés
---+ -+
On désigne par (ï) le cercle circonscrit à ABC et O son si et seulement si : Mes [lvfQ, MA) = ; [1t] .
centre. Soit E le milieu de [BC] et P le point de [AC] tel
b) En déduire qu e l'ensemble (ï) des points M du plar:
que AB = CP. La droite (OE) coupe (ï) en I et J, tels que tels que M, N et M' sont alignés est un cercle passam
Jet A soient sur le même arc de corde [BC]. par les points A et Q. Construire (ï).
1. a) Faire une figure.

Mes (MB, MC) = ; ?


-
b) Quel est l'ensemble des points M du plan tels que :
. - ---+
I sométries et problèmes
2. a) Justifier qu'il existe une unique rotation r telle que :
r(A) = P et r(B) = C. de construction
Déterminer son angle.
b) Démontrer que son centre est un point de (r), que 10 ABC est un triangle et I un point du segmei:::
l'on précisera. [AB]. Construire un triangle équilatéral IJK tel que:
c) Quelle est la nature du triangle JAP? J E (BC) et K E (AC).
3. a) Déterminer l'image de B par ro.s , où s est la
8 8
symétrie de centre B. . 11 (,1) est une droite, A et B sont deux points dis-
b) Déterminer la nature et les éléments caractéristiques tincts n'appartenant pas à (,1), A' et B' sont les symé-
de rosB" triques respectifs de A et B par rapport à (ô).
Soit M un p oint du plan.
Construire, à la régle uniquement, le symétrique M' cfa
I sométries et recherches M par rapport à (ô). ·
dé lieux géométriques l i (C€) et (~ ') sont deux cercles concentriques.
15 Soit ('2n) une droite et A, B deux points exté- Construire un carré dont deux côtés opposés sont de;
cordes de («ii) et («ii').
rieurs à cette droite. A tout point M de (\!ll), on associe
le point M', second point d 'intersection du cercle de
centre A et de rayon AM avec le cercle de centre B et de
13 Soit (ô1 ), (,12 ) et (ô3 ) trois droites concourantffi
rayon BM. en un point O et non perpendiculaires deux à deux:.
Construire un triangle ABC tel que (,11 ). (,12 ) et (t_\.
Déterminer le lieu géométrique des points M' lorsque le
point M décrit la droite (\!ll). soient les bissectrices respectives des angles
A, Betê.
16 (((;;) est un cercle de centre O et A un point de (((;;). (On rappelle qu(t le centre du cercle inscrit dans un tri-
Soit M un point de (((;;) et P le point tel que [MP] est un angle est Je point d'intersection des bissectrices de œ
diamètre de (((;;). La droite (AP) et la parallèle à (OA) triangle.)
passant par M se coupent en un point N.
Déterminer le lieu de N lorsque M décrit (~ )- 14 (ô) et W) sont deux droites parallèles et A u::.
point n'appartenant à aucune de ces deux droites.
17 (((;;) est un cercle, A et B sont deux points exté- Construire un triangle ABC tel que :
rieurs à(~), M est un point de (<€). Soit ABMP un paral- - ABC est rectangle et isocèle en A ;
lélogramme et Q le point tel que le triangle APQ soit - BE (,1) et CE (ô').
équilatéral direct. Préciser le nombre de solutions. ·

100 Isométries du plan - Applications affines


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2. Démontrer que le m ilieu I de [AB] est invariant par f.


éterminations d'isométries 3. Démontrer que la droite (IC) est invariante point par
point par f.
4 . Démontrer que la droite (AB) est globalement inva-
15 ABCD est un carré de sens direct et de centre O. riante par f.
Soit r le quart de-,.tour direct de centre O et t la transla-
5 . Construire lïmage d'un point M du plan par f.
tion de vecteur BC. (On distinguem trois œs :
Caractériser les transformations rot et t 0 r. ME {IC). ~1 E (AB} er M $. (IC)U(AB).)
16 ABCD est un rectangle tel que : AD = 2AB. 33 ABCD est an ~ é logramme tel que AB= BD.
1. Construire les points E et G tels que : Soit f \'application a:fine de 3' définie par f~) = B,
-
AE -
= 2AB -
et AG= - 1-->- f(B) = D, f(D) = C et t la 1:a:lS!ation de vecteur AB.
2 AD. 1 . Préciser la nature de :·Ep?!icaioa g définie par:
2. Démontrer qu'il existe deux rotations, dont on déter-
minera les éléments caractéristiques, qui transforment
le rectangle ABCD en le rectangle AEFG. 2. Construire l'image par fnffi:~quelconque M de '1J>.
3. Démontrer que f n ·adü:et pa èe point invariant.
27 Soit ABCD un losange (AC> BD) et O son centre.
1. Déterminer toutes les isométries laissant invariant 34 A, B, C sont trois points non alignés de ÇJ> et D
ABCD. le point tel que C soit le milieu de [BD).
2. Établir la table de composition de ces isométries. Soit f l'application affine de ';J> dffinie par :
. f(A) = A , f{B) = D ei f{C) = B.
18 Le groupe de Klein 1. Déterminer l'ensemble d es po.ins innrriants par f.
Soit A et B deux points distincts, I le milieu de [AB]. ' 2. En déduire qu'il existe un point G de la droite (BC),
1. Démontrer que toute isom étrie f qui transforme [AB] - -+
invariant par f, et exprime.- GB en fonction de GC.
en lui-même vérifie : 3. Démontrer que f est une affinité dont on précisera les
- soit f(A) = A et f(B) = B éléments caractéristiques.
- soit f(A) = B et f(B) = A
2. Déterminer toutes ces isométries. 35 Soit a et ~ deux nombres réels tels que
a +~ 0 , f1 et f2 deux applications affines du plan et g
'#-
19 ABC est un triangle équilatéral de sens direct l'application du plan dans lui-même qui à tout point M
et de centre O. On désigne par A', B' et C' les milieux associe le barycentre des points pondérés ((f1 (M), a) et
respectifs des segments [BC], [CA] et [AB). ((filM), ~).
1 . Déterminer deux isométries f et g transformant le Démontrer que g est une application affine.
couple (A, B') en le couple (B, C').
2. Préciser l'image du couple (C, A') par chacune de ces 36 Le plan est muni du repère orthonormé (0, --CJ') .
transformations.
Soit ît le,vecteur de coordonnées (- ~ ; 2) et fl'appli-
cation du plan dans lui-même qui à tout point M asso-
--+ ~-+...,...), ~ -+ ➔
cie le point M' tel que : OM' = (u. OM) i + ( i. OM)u.
plications affines 1. Donner l'expression analytique de f.
En déduire que f est une application affine.
30 Soit ABC un triangle isocèle tel que AB = AC, 2. Déterminer deux points A et B, distincts de 0 , tels
--+ -►
B' et C' les milieux respectifs de [AC] et [AB], f l'appli- que: f(A) = A et Of(B) = - 40B.
cation affine du plan définie par : En déduire que f est une affinité orthogonale dont on
f(A) = A, f(B) = B' et f(C) = C'. précisera l'axe et le rapport.
1. Démontrer qu'il existe une homothétie h dont on pré- 3. Exprimer analytiquement f dans le repère (0, A, B).
cisera le centre et le rapport telle que hof soit une iso-
métrie. 37 Soit A un point du plan, d un vecteur de 'V et
2. Préciser la nature de hof. f l'application du plan dans lui-même qui à tout point
M associe le point M' tel que :
31 Soit ABCD un losange et f l'application affine ~ ---+ -+
AM'= 2(AM.a)a - AM.
~ --+
de '1J> définie par : f(A) = A, f(B) = D et f(C) = D.
1 . a) Déterminer les images par f du point D, de la droi- "V est muni d'une base orthonormée (ti, v) telle que :
te (AD) et du plan <J>. -4 a-►
U= - - .
b) Démontrer que fof est une application constante. l âll
2 . Soit g la symétrie orthogonale d'axe (AC).
1. Donner l'expression analytique de f en fonction de
a) Préciser la nature et les éléments caractéristiques de
l'application gof.
v).
llël Il dan; le repère (A, ït,
En déduire que f est une application affine.
b) En déduire la construction de l'image par f d'un
2. Démontrer que f est bijective si et seulement si :
point quelconque M de </P.
llâll*1· .
31 Soit ABC un triangle et f l'application affine
du plan définie par : f(A) = B, f(B) = A et f(C) = C. 3. Déterminer la nature et les éléments caractéristiques
1 . Démontrer que: f of = Id. de f dans chacun des cas suivants :
On dit que f est involutive. aJ llâll = o bJ llt ll = 1.

Isométries du plan - Applications affines 101


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-+
38 Soit (A. B. C) et (A", B', C') deux repères du b) Démontrer que le vecteur MM' a une direction fixe.
plan et f l'applicatiœi affi..:;;e telle que A, B et C ont pour orthogonale à celle de (0)).
images respecti,es A'. ff et C par f. c) En déduire la nature et les éléments caractéristiques
Justifier l a ~ surrante de l'image d'un point de f.
Mpar L
43 Le plan complexe est muni du repère orthonor-
mé (0, e;,e;J.
Soit f l'application du plan dans lui-même qui à tout
point M d'affixe z, associe le point M' d'affixe z' telle
que : z' = (5 + 4i)zd- 3z + 2 + 4i._j
f est-elle une application affine?
A 44 Soit f une application affine telle que :
fof = I<¼,. •
i. Démontrer que f est bijectiw.
2 . Soit A un point du plan et M le milieu de [A f(A)].
Démontrer que M est invariant par f.
3. Soit (9i) l'ensemble des points invariants par f.
39 Soit (2b) et (li) deux droites sécantes du plan. a} Justifier que (9i) n 'est pas vide.
Pour tout point M du plan, on désigne par (liM) l'image b) Démontrer que si (9i) est un singleton, alors f est une
de (li) par la symétrie de centre M. symétrie centrale.
L'application f qui à tout point M associe le point d 'in-
tersection des droites (liM) et (0)) est-elle une applica- 45 Le plan est muni du repère (0, I, J).
tion affine du plan ? Est-elle une bijection ? Soit f l'application du plan dans lui-même qui à tout
Quels sont ses points invariants ? point M de coordonnées (x; y), associe le point M' de

40 Le plan est muni du repère (0, t :Tl. coord années (x , ; y1 te lles que : { x', = -x - 2y + 2 ·
y =-x+ 1
On considère les points :
Déterminer les images par f des points 0 , I et J.
A(~). BG), c(=!) ; En déduire que f est une affinité dont on précisera l'axe.
la direction et le rapport.
A'(130), B'(!), ë•(: ~)-
46 Le plan est muni du repère (O, I; Ï).
Soit f l'application affine du plan telle que : Soit f l'application affine de f!J> d 'expression analytique:

{x: =
f(A) = A', f(B) = B' et f(C) = C'.
2x - 5y + 2_
1. Démontrer que f est bijective. y =x - 2y
2. Déterminer l'expression analytique de f.
Pour tout point M de <!J>, on désigne par M1 , M 2 et M 3 les
41 Le plan est muni du repère (0, -Cl). points tels que : M1 = f(M), M 2 = f(M1) et M3 = f(Mz).
Soit f l'application du plan dans lui-même qui à tout 1. a) Démontrer que l'image par f d'une droite (21>) e~
point M de coordonnées (x ; y) associe le point M' de une droite (21>') non parallèle à (~ ).
coordonnées (x'; YJ telles que : b) En déduire que pour tout point M de <!/', les points M.

x'=; (4x-2y-6)
M 1 et M 2 , lorsqu'ils sont distincts, ne sont pas alignés.
2. Préciser la nature des applications fof el fofofo f.
{
y' = ; (2x - y - 12). -+
3. a) Démontrer que l'isobarycentre G des points M, ~ -
Mz et M3 est indépendant du point Met en déduire qœ
1. Démontrer que le vecteur MM' a une direction fixe G est le seul point invariant par f.
. que l'on précisera. b) Faire une figure lorsque M est le point de coordon-
2. Démontrer que : f o f = f. nées (2; 1).
3. a) Déterminer l'ensemble des points invariants par f.
b) En déduire la nature et les éléments caractéristiques 47 Soit BB'B" un triangle isocèle en B'. O.;.
de f. désigne par A, A' et C les milieux respectifs des seir-
41 Le plan est muni du repère orthonormé (O, ·r:y). ments [BB'], [B'B"] et [BB"), et par A" le symétrique ~
A par rapport à A'.
Soit f l'application du plan dans lui-même qui à tout
point M de coordonnées (x ; y) associe le point M' de On considère une application affine f du plan dans lu.:-
coordonnées (x'; y1 telles que : même, telle que: f(A) = A' et f(B) = B'.
1. a) Détermmer f(B').
x' = ; (5x-12y + 24) b) Quelle est la nature du quadrilatère AB'A'C?
3 2. Démontrer que fof est une tra.u.slation si et seulemcr::
{
y' = 1\ (- 12x - 5y + 36). si; f(A') = A".
3. Dans cette question, on suppose que: f(A') = A".
1. Démontrer que : f o f = Id.
2. Démontrer que l 'ensemble des points invariants par f On d ésigne par <p l'application linéaire associée à f.
-+ -+
est une droite (21>) que l'on précisera. a) Déterminer <p(AA') et <p(B'C).
3. Soit M un point du plan et M' son image par f. b} Déterminer une symétrie orthogonale s et une trans-
a) Démontrer que le milieu de [MM'] appartient à (21>). lation t telles que : f =sot = to s.

102 Isométries du plan - Applications affines


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rt~ ~~et•,,.,:,., f.iin, 3%i att&tm


48 ABC est un triangle de sens direct, A', B' et C'
• r 1 la rotation de centre A et d'angle - : ,
• r la rotation de centre A et d'angle 3;.
2

sont les milieux respectifs des côtés [BC], [CA] et [AB]. On se propose de déterminer les éléments caractéris-
Soit P, Q et R les centres respectifs des carrés construits tiques des trcl!Sfonnations suivantes :
extérieurement sur les côtés [BC], [CA] et [AB] de ABC. iJtor0 ; g1 =r 1 of ; g2 =r2 of.
->- ->-->- 1- 1. Démontrer que f, g1 et g2 sont des rotations, dont on
1. Vérifier que: QR = QB' + C'R- BC.
2 précisera 1~ a,..,gles.
2 . Soit <p la rotation vectorielle associée à un quart de 2. a} Déte:m:V:er f{D) et f(A). Quel est le centre de f?
tour direct du plan. ->- -► b) DMernmrr &CD) et g2 (D).
a) Démontrer que : <p(QR) = - AP.
3. Soit A\ = g,[A) et N 2 =g2(A).
b) En déduire que AP = QR et que les droites (AP) et
a) Démon::-e=.:en utilisant g2 °g1- 1 , que A est le milieu
(QR) sont perpendiculaires.
du segms=l E-~~-\.'.,].
49 ABC et DEF sont
deux triangles équilaté-
F -
b} Démo:i::::re;;. ê:i-déterminant une mesure de t'angle

raux de sens direct, les


points G et H sont tels E
(ÂD, ~
4. a)
J
So~,J. ~_e -~: est s ur la tangente en A à (r).
!3 ce:rae de g1 et K celui de g 2 • Démontrer
que et ~ ep;,a...ïenn.ent à (f) et sont diamétralement
que EDBG et CDFH sont
opposés.. P EJ:e j et Je sur la figure.
des parallélogrammes.
b) Démon.i.:.~ ~ .\ est sur la droite (JB).
Le but de l'exercice est
Plaœr les ~ ~-----rs -.;; et ~ sur la figure.
de démontrer par deux
méthodes (l'une utilisant C~ -;----r
les nombres complexes,
Si Sorr .'\ eî. B deux points distincts.
l'autre utilisant les iso- On dés:igr:œ pc.:-:-_~ el .r8 les rotations de centres respec-
métries) que le triangle tifs A et B. d' angle ~ . Pour tout point M du plan, on
A
AGH est équilatéral. noie ~1: et ~~ les images respectives de M par rA et r 8 .
1. Le plan complexe étant rapporté à un repère ortho- 1 . On o:m..:."idè.i.--e la transformation t = r8 orA1 .
normé direct, on désigne par a, b, c, d, e, f, g et h les a} Constmire le point C, image de A par t.
affixes respectives des points A, B, C, D, E, F, G et H. b} Déterminer la nature et les éléments caractéristiques
-lt
l- de L
a) Démontrer que : c - a= e 3
(b - a).
c} En déduire la nature du quadrilatère M 1M 2 CA.
Exprimer f - d én fonction de e - d.
b) Exprimer: g en fonction de b, d et e, 2 . On suppose que le point M décrit le cercle (r) de dia-
h en fonction de c, d et f mètre [AB].
• lt
1-
a} Déterminer et construire l 'ensemble (f'2) décrit par le
C) Démontrer que: h - a= e 3 (g - a). point M2 quand M décrit (f').
En déduire que le triangle AGH est équilatéral.
2. On désigne par : ->-
• t1 la translation de vecteur BD,
->-
• t 2 la translation de vecteur DC,
- -
b) Soit n 1 et .Q2 les milieux respectifs des segments [AB]
et [BC] ; comparer les vecteurs .Q1.Q2 et AC.
c) Déterminer l'ensemble décrit par le point I, milieu du
segment [M1M 2 ], lorsque M décrit (f').
• r la rotation de centre D et d'angle ; .
On pose: f = t 2 orot1 . 53 Soit A1 , Az, ... , A11 n points (n ~ 3) distincts du
a) Justifier que f est une rotation, dont on précisera plan. Existe-t-il un polygone M 1 M2 ..• M11 tel que:
l'angle. A1 est le milieu de [M1 M 2 ] ,
Déterminer l'image de B par f ; en déduire 1e centre de A2 est le milieu de [M2 M3 ],
la rotation f. ·
b) Déterminer l'image de G par f.
En déduire que le triangle AGH est équilatéral. A11_ 1 est le milieu de [M11_ 1Mn],
An est le milieu de [MnM1 ] ?
50 Théorème de Von Aubel (On distinguera deux cas : n pair et n impair.)
Soit ABCD un quadrilatère.
1. Démontrer que les centres des carrés construits exté- 54 Le théorème de Hjelmslev
rieurement sur les côtés de ABCD forment un quadrila- On se propose de démontrer la propriété suivante.
tère dont les diagonales sont isométriques et perpendi- Soit f une isométrie du plan et (~) une droite.
culaires. Les milieux des segments [Mf(M)], pour M appartenant
(On pourra utiliser le résultat de l'exercice 9.) à (ô), sont alignés.
2. Préciser la nature de ce quadrilatère dans· le cas par- 1. Cas d'un antidéplacement
ticulier où ABCD est un parallélogramme. Établir la propriété dans les cas suivants :
a) f est une symétrie orthogonale ;
51 ABCD est un carré de sens direct et de centre b) f est une symétrie glissée.
I, (r) est le cercle passant par A, B, C et D. ·2. Cas d'un déplacement
Faire une figure. Soit fun déplacement et g la transformation définie par :
On désigne par : ->-
g = fo s6 •
• t la translation de vecteur DA,
a) Démontrer. que g vérifie la propriété.
• r0 la rotation de centre D et d'angle ; ,
b) En déduire que f vériüe la propriété.

Isométries du plan - Applicat ions affines 103


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55 ABC est un triangle d e sens direct.


On construit, à l'extérieur de ce triangle, les carrés
BCDE, CAFG, ABHI, puis les parallélogrammes AFUI,
On pose
--
2. Soit P un point de [BCJ.
(AB, AC) = â, et on désigne par P' et P" les
images respectives de P par sCABl et s(ACJ"
BHVE, CDWG.
a} Démontrer que P" est l'image de P ' par une rotation,
A.- Relations vectorielles dont on précisera les éléments caractéristiques ..
Soit p la rotation vectorielle d 'angle ~. b] Exprimer P'P" en fonction de AP et <J..
1. Démontrer que : c} Comment choisir P pour que P'P" soit minimum ?
---4-- -► ~ -► --31- --+
p(AU) = CB ; p(BV) = AC ; p(CW) = BA. 3. On suppose que P est ainsi choisi.
2. En déduire que : AfJ = EB = OC, ainsi que les rela- Justifier que s i Q E [CA], RE [AB] et p est le périmètre
-+ -+
tions analogues pour les vecteurs BV et CW. du triangle PQR, alors : P'P" $ p.
4. En déduire que PQR a un périmètre m inimum
B.- Applications géométriques lorsque P, Q et R sont les pieds des hauteurs du triangle •
1. Démontrer que les droites (AU), (BV) et (C\\1 sont
ABC.
concourantes en l'orthocentre du triangle ABC.
2. Démontrer que les triangles AVW, BWU et CCV sont 5 7 ABC est un triangle dont les trois angles ont
rectangles isocèles et d e sens direct.
3. Soit P, Q et R les centres respectifs des carrés BCDE,
CAFG et ABHI.
--
une mesure strictement inférieure à 120° et tél que la
-► -►
mesure principale de (AB, AC) est strictement positive.
a} Démontrer que P, Q et R sont les milieux des côtés du A.- On se pr~pose de déterminer un point M, ~téri~~
1
triangle UVW. au triangle ABC, tel que dM = MA + MB + MC s01t m1m-
b) Démontrer que les droites (AP). (BQ) et (CR) sont mum.
concourantes en l'orthocentre du triangle PQR. Soit r la rotation de centre A et d 'angle ~ et Mun point
intérieur au triangle ABC.
56 Problème de Fagnano On pose: r(C) = C' et r(M) = M '.
ABC est un triangle, dont les trois angles sont aigus. 1. Démontrer que: dM = MB +MM' + M'C'.
On se propose d e déterminer les points P, Q et R appar-
En déduire que dM est minimum si M et M' appartien-
tenant respectivement à [BC], [CA} et (AB] tels que le
périmètre p du triangle PQR soit minimum. nent au segment [BC').
2. Démontrer que si M' E [BC'], alors M appartient à un
A segment [B'C), où B' est un point que l 'on précisera.
3. En déduire l'unique point M tel que :
' M E [B'C] et M' E [BC'].
Construire ce point.
B.- Soit P, Q et R les points tels que les triangles BPC,
CQA et ARB soient équilatéraux directs.
1. a) En u tilisant la rotation r, d émontrer que : CR= BQ.
B
b) Démontrer que: CR = BQ= AP.
2. Soit Ile point d 'intersectio~e [RC] et [BQ].
C
IP) et en d'd
IA, -+
Déterminer une mesure de ( -+ · que 1es.
e mre
1. On désigne par A:, B' et C' les pieds des hauteurs du droites (AP), (BQ], (CR) sont concourantes.
triangle ABC. (On pourra utiliser la cocyclicité de A , I, B, R et de B, I,
Démontrer que les droites (AN), (BB') et (CC') sont les C, P.)
bissectrices du triangle N B 'C'. I est appelé point de Steiner du triangle ABC.

104 Isométries du plan - Applications affines


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1 -✓

·S imilitudes

Nous avons procédé en dosse œ ..


=-·è-e- è ne
première
étude des similitudes du plan, œ q!Ji i-al!S o pem-&is en:re a utres de
formuler une définition des triang!es sec-~ à l'aio~ des trans·
formations.
' --. Nous nous proposons dans ce ~ e d 1approloodir l'étude des
similitudes directes, en priYi!§gia. kJui d 'abord l'ovni « nombres
complexes » dont /'efficociJé en géoméme a déià pu être remar·
quée {cf. chapitre 3, § 3.3), pvis de meitre à profit ces nouvelles
transformations pour la descrip:ion de certaines configurations et
la résolution de problèmes dos.siques de géométrie.

Coupe de la partie interne d'un nautile.


Toutes les parties de la spirale sont semblables entre elles.

1. Similitudes directes du plan .... ............................... . 106


' .
2. Similitudes directes et problèmes de géométrie ..... . 111

Similitudes 105
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Dans ce chapitre le plan complexe est muni du repère orthonormé direct (0, ê,_, ~).

des directes du plan


-= 1.1. Premières propriétés
Écrirure complexe d'une similitude directe du plan
Nous a,ons è.é:;-ri ~ classe de première une similitude comme étant la composée d'une isométrie et
d'une homo·~élie. J>!'Sque l'isométrie est un déplacement (respectivement un antidéplacement), on a •
une similitude di."'ecte (respectivement indirecte).
Soit h .me bo~otbétie et d un déplacement.
L'écriture complexe de h est de la forme : z' = kz + l (k E IR*, l E C).
L'écriture complexe de d est de la forme : z' = eio:z + c (a E IR, c E C).
Donc. l'écriture complexe de hod est de la forme : z' = k eio:z +/cc+ l (keio: E C*, 1cc + l E C) ;
l'écriture complexe de doh est de la forme : z' = Jceio:z + Zeia + c (lceio: E C*, Zeia + c E C).

On en déduit la propriété suivante.

Toute similitude directe du plan a une écriture complexe de la forme : z' = az + b (a E C*, b E C).

Étudions le problème_ réciproque.


.
Soit s une application du plan dans lui-même, dont l'écriture complexe est de la forme :
z' = az + b (a E C*, b E C).
• Si a = 1 , alors s est la translation de vecteur ïI d'affixe b.
• Si a -:t:- 1 , alors l'équation z = az + b a une solution unique : w = _]J_ .
1 -a
On a : z' = az + b et ro = aro + b; donc: z' - ro = a(z - w).
Désignons par .Q le point d'affixe ro, k le module de a et a un argument de a.
On obtient : z' - w = le eia(z - w).
On en déduit que: s = hor = roh, où h est l'homothétie de centre .Q, de rapport le
et r la rotation de centre .Q, d'angle ex.

Toute application s du plan dans lui-même dont l'écriture complexe est de la fonne z' = az + b
(a E C* , b E C) est une similitude directe du plan.
-+
• Si a= 1, alors s est la translation de vecteur u(b).
• Si a -:t:- 1, alors s admet un seul point invariant n. Soit a un argument de a et k son module ; s est
la composée de l'homothétie h de centre .Q, de rapport k et de la rotation r de centre n, d'angle ex.

V ocab.ulaire
• .Q, k et ex sont appelés respectivement centre, rapport et angle de la similitude directes.
• La composée hor (égale à roh) est appelée forme réduite des.
• Une similitude directe du plan, qui n'est pas une translation, est déterminée par son centre, son rap-
port et son angle, appelés éléments caractéristiques de cette similitude.

106 Similitudes
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.Remargues
• Une rotation d'angle a est une similitude directe de roppo~ 1 el d'angle a.
• Une homothétie de rapport k (k > 0) est une similitm3-e r!......~c!e rapport k et d'angle nul;
une homothétie de rapport k (k < 0) est une similitnœ =i.."'a:. - èe rapport - k et d'angle n.
• Une translation peut-être considérée comme une simi!fœ:=,,,~ de rapport 1 et d'angle nul; dans
ce cas le centre n'est pas défini.
Exemples
• Soit s la similitude directe de centre Q (i), de rapport 1 .a~~..-;;,. - ~.
L'écriture complexe de s est : z' - (1 + i) = ze- i ½[z - (1 T i : ·
3)z - J3 + i✓
c'est-à-dire : z' = (1 - i✓ 3.
• Soit s l'application du plan dans lui-même d'écriture œr::rp~ E;X? ~ %' =(1 + i}z - Zi.
L'écriture complexe de s est de la forme : z' = az + b (a E cr-. b E C,. : donc s est une similitude directe.
- L'équation z = (1 + i)z - 2i a pour unique solution : 2.
r:: ,7[
- De plus : 1 + i = vz e 1 4.
On en déduit que s est la similitude directe de centre Q
\'
fo). œ J"2?poit ,.2 et d'angle ~.

Pout déterminer les êlém,ents caractéristiques d'une si:nilimde d:i.~e s d'écriture complexe
z' =az + b (a!= C*\{1}, b E C), on peut procéder de1a fuçonsummte: ·
• résoudre l'équation'. z. = az + b ; on obtient le centre des;
• calculer le module de a ; on obtient le rapport de s :
• déterminer un argument de a ; on obtient l'angle d.e s.

Composée de 'similitudes directes du plan

Soit s une similitude directe de rapport k et d'angle a, s' une similitude directe de rapport k'
et d'angle a'.
• La composée s'os est une similitude directe de rapport k k' et d'angle a+ a'.
• La réciproque des est une similitude directe de rapport
. \
¼
et d'angle - a.

L'ensemble des similitudes directes du plan est donc un groupe de transformations.

D émonstration
Soit s la similitude directe d'écriture èomplexe : z' = keiu z + b ;
s' la similitude directe d'écriture complexe : z' = k' eiu' z + b'.
• L'écriture complexe de s' os est : z' = klc' eiCu + u'l z + (k' eia' b + b') ;
donc s'os est une similitude directe de rapport kk' et d'angle a+ a.'.
• L'écriture complexe de s-1 est : z' k e-icx z - l e-iu b ;
=
donc s-1 est une similitude directe de rapport k e~ d'angle - a.
Exemples
• La composée des similitudes directes d'écritures complexes .' z•·= zei 1f z + 2i et z' = 3ei ~ z - 5 est une
. ~

similitude directe de rapport 6 et d'.a ngle ~ .


½
• La composée des similitudes directes d'écritures complexes z' = (1 + i)z + Zi et z' = (1 - i)z - 5 est
une translation.
• La réciproque de la similitude directe d'écriture complexe z' = (1 + i)z - 2i est une similitude directe
?e rapport If, et d'angle - : .

Similitudes 107
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_ j .2. Propriétés géométriques


~~r--,.,, -Propriété caractéristique d'une similitude directe
LPr9p_tiété 1
~:::. f une application. du plan dans lui-même, k un nombre réel strict~ent positif et a un nombre

f est une similitu.de directe de rapport k et d'angle a si et seulement si, pour tous points distincts M
1
----+ - .,.._
et N d'images .respec.trres M' et N' par f, on a: M'N' = k MN et (MN, M'N') =a.
D émonstration
• Soit f une similitude directe de rapport k et d'angle a .
Il existe une homothétie h de rapport k (k > 0 l et une rotation r
d'angle a telles que : f = roh.
Soit Met N deux points distincts, M 1 et N 1 leurs images respectives
par h , M' et N' les images respectives de M 1 et N 1 par r.
--+ --+
On a : ~N1 = k MN (k > 0) et
{ M'N' = M N 1
----+ --!.
.,.._ ; -

M
,. .
N
(M1 N1, M'N') = a

, ' . {MlNl = kMN { M'N' =M1N1


c est-a-due : ____. ----+ .,.._ et -+ ----+ .,.._.
(MN, M 1N 1) = 0 (M1N 1 , M'N') = a
----+ - A.
On en déduit que : M'N' = k MN et (MN, M'N') = a.

• Réciproquement, soit f une application du plan dans lui-même telle que pour tous points distincts M et N
- --+ A.

d'images respectives M' et N' par f, on a: M'N' = k MN et (MN, M 'N') = a.


Désignons par s une similitude directe de rapport k et d'angle a,
par ·M" et N" les images respectives de M' et N' par s- 1.

Ona:
{:;:,:t:~~-
----+
C'est-à-dire : M"N" = MN.
----+
â
M"N" =MN
; donc : { - - ~
-
(MN, ----+
M"N") =0
,. _ .
- a
M" N"
Donc : s- 1of est une translation t.
Or : s-1 o f = t <=> f = s o t. M
• N
On en déduit que f est une similitude, directe de rapport k et
d'angle a.

rr~~·" •·t~ Similitudes et configurations


Toute similitude directe est la composée d'une homothétie et d'un déplacement.
Les propriétés résumées dans le tableau ci-dessous se déduisent des propriétés de ces transformations.

Toute similitude directe de rapport k


conserve multiplie transforme
' - les droites en droites
- l'alignement - les longueurs par k
- le parallélisme - les aires par k 2 -les demi-droites en demi-droites
- l'orthogonalité - les segments en segments
- les angles orientés - les cercles en cercles
- les barycentres
- le contact

108 Similitudes
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=-t.3., Exemples d'études de simiHtudes directes


~1~•- Similitude directe déterminée par son écriture complexe
Soit s l'application du plan dans lui-même d'écriture ~ : r = 3iz - 1 - 7i.
1. a) Justifier que s est une similitude directe et préciser ses e É::';gn:fs caractéristiques.
b) Déterminer l'expression analytique de s.
2. Déterminer une équation de l'image par s de la droite (Bel i3 et C étant les points d'affixes respec-
tives 2 et 3 - i.
3. Déterminer une équation de (cg'), image pars du cercle fi] ùâ;_...,;.fo:n : (r - 2 :,Z + y 2 = 1.

Solution •
1. a) L'écriture complexe des est de la forme: z' = az + b (a E !:"'. b E ::=
donc, s est une similitude directe.
• L'équation :z = 3iz . 7t - 1 - 7i a pour unique solution : 2 - i.
• De p l us : 3i = 3e 1 2.
Donc, s est la similitude directe de centre n(_;.), de rapport 3 et d'angle ~ .
b) Soit MG} un point du plan et M'G°) son image pars.
- - .... - - - -,-- - - - ., - - - -
On a : M' = s(M) <=> z ' = 3iz - 1 - 7i ''
<=> x' + iy' = 3i(x + iy) - 1 - 7i
<=> x' + iy' = - 3y - 1 + i(3x - 7).
;--- -- :----
x' = - 3y - 1 '
Donc, l'expression analytique de s est : { .
y'= 3x- 7
'
···- ----ie- -- ·- ➔ --- - ~--+--~....,,:~
2. L'image d'une droite par une•similitude directe est une droite.
Bet C2 ont respectivement pour images pars les points B'(=D - -1 - '
-- -, ---- ' -- - ·- -- -
----r-
,
. ~---
' ---,----
'
-
'
'
et c·( 2).
' ;
l
- - - - -
l 't
- •• • •• - "'i • - - '" - - - N - - - -
'
1
;- • •• -
1
( • - •• -
'
1
-; - .. - -

i I l (~ t): :
Donc, (BC) a pour image pars la droite d'équation: y= x . 1 1
• - ·· -- - -- ·- _.) __ .. - - .J'".::-,
__..___._-::-, . - - •
1 !
t. - - -· __ (,. - - - ··-' -- ... ·- ..
l

MG} un point du plan et M'G°) son image pars.


3. Soit

On a: {x' = - 3y - 1 <=> { x = : • ; ~ 1 .
y' == 3x - 7 y = - -
3
Donc :.M' E (Cf6 ') <=> M E (cg)
<=> (x - 2) 2 + y 2 =1 r

<=> (Y' + 7 )2
_ 2 + (- x' - 1 )2 = 1
3 . 3
<=> (x' + 1)2 + (y' + 1)2 = 9.
On en déduit que l'image de (Cf6) pars est le cercle (cg') d'équation : (x + 1) 2 + (y + 1)2 = 9.
On peut également remarquer que (cgJ est le cercle de centre B et de rayon 1 ; donc (Cf6 ') est Je cercle de ,
centre B' et de rayon 3.

Similitude directe déterminée par son expression an<:Jlytique


Soit fl'application du plan dans lui-même d'expression analytique:
x'=x+y+2
{ y' =- x + y-1 ·

1. Déterminer l'écriture complexe de f.


2. En déduire la nature et les éléments caractéristiques de f.
3. Déterminer la nature, les éléments caractéristiques et l'écriture complexe ~e f- 1 •

Similitudes 109
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Solution
1. On a: z' = x' + iy' = (x +y+ 2) + i(-x + y -1)

= x (1 - i) + y(1 + i) + 2 - i
+-
=z-2 z (1 -1") + 2
z - iz (1 +1") + 2 - 1.

2
= (1 -
i +1 +i) z +
2i 2 2i
(1 -
i _ 1 + i ) z+ z _i
.
On en déduit l'écriture complexe de f: z' = (1 - i)z + 2 - i.

2. L'écriture complexe de f est de la forme : z' = az + b (a E C*. b E C) ; donc, f est une similitude directa
• L'équation z = (1 - i)z + 2 - i a pour unique solution : - 1 - 2i.
• De plus : 1 - i = Fie - i t
Donc, f est la similitude directe de centre n(=~). de rapport ,2 et d'angle - ~ .
3. f- 1 est la similitude directe de centre n(__:-2 ), de rapport ~ et d'angle ~ .

Donc, l'écritu!e complexe de f- 1 est: z' - (1 - 2i) = fi e i ¾[z - (1 - 2i)].


C'est-à-dire : z' = ½(1 + i)z -½ (1 + 3i).
Pour déterminer)'écritu,re_éoinplexe d'une application du plan dans lui même d'expression 0

analytique donnéê, on pèutprocéd,er de la façon s:o.ivante : ·


• écrite z' = .:t' +.iy' èt remplacer x: et y' en· fonction de x et y :
z+z - z- z ·.. ·. -- ,·· -
• remplacer xpar ~ -- , y par - .- et développer l'expression obtenue en fonction de z et z.
2 ·. . 21 . ···. -

1.a Dans chacun des cas suivants, déterminer la 1.d Soit ABCD un carré de sens direct et de centre L
nature et les éléments caractéristiques de l'ap- E le milieu du segment [AB] et F le symétrique
plication du plan dans lui-même, qui au point de I par rapport à la droite (CD).
M d'affixe z associe le point M' d'affixe z'. 1. Déterminer les images de A, B, I et Epar ~

a) z' = (✓
3 + i)z b) z' = (,13 - i)z + 1 + i(✓
3 -1) similitude directe s 1 de centre A, de rapport , 2
et d'angle ¾-
. ,,:; . r-;:
, 3 + 1~ 3 1- l ,J 3 2. Déterminer l'image du carré ICFD par la simi-
c) z' =- 2z + i d) Z = - - - z + ., .
4 2 litude directe s 2 de centre D, de rapport ✓ 2 et
. l.b d'angle-l
Dan s chacun des cas suivants, déterminer l'écri-
ture complexe de la similitude directe de centre
Q, de rapport k et d'angle a. 1.e Soit f l'application du plan dans lui-même
x' = x-y-13 +
d'expression analytique : { , c ,
2-13
a) Q = 0, k=2 et a=l!.. y = X,J 3 + y - J 3.
6
1. Déterminer l'écriture complexe de f.
bJ n(~), k= [z et a=~
2 2. Déterminer la nature et les éléments caracté-
ristiques de f.
c) n(_: ), k=1 et a= 5n
1 6
1
d) n('; ), k=3 et a= O. 1.f Soit 's i•application du plan dans lui même
d'écriture complexe :
z' = li - h lz + 3 + fi+ Hz/3 + 1).
1.c Dans chacun des cas suivants, déterminer l'écriture
1. Déterminer la nature et les éléments caracté-
complexe, puis la nature et les éléments caracté-
ristiques de s.
ristiques des transformations s 2 o s1 et s1 o s 2.
2. Déterminer l'expression analytique de s.
a) s1 : z' = 2iz + 1 - Zi 3. Déterminer l'ima~ par s de la droite de repère

b) s1 : z' = (1 - i)z + 1 + i et s 2 : z' =- 2z. u), ou


(A, ->, '
A (1- 2J3) ·et -,-,(/3)
u .
O 1

' 11 0 Similitudes
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· ~sjmilifiiâ:è _
s directes e
(je g:e oméirie'-----~-~-
~ 2.::t~Déterminations d'une similitude ~cte du plan
~~~~ Similitude directe définie par son c s - rapport et son angle

Soit s la similitude directe de centre n, de rapport k el tl":.:: ::. 2 ::..


( ~I" = k Q\.i
Pour tous points M et M' du plan, distincts de il, on a ; Y = _ ... ---+ ......::;:-- A.•

::.. L !:-:\f) =a
Cette propriété se déduit de la propriété caraetéristiq'".E:: ---= ~ -ii~ :==

Exemples
• Soit s 1 la similitude directe de centre ~ . de ::.;p}XCT , 2 5. c ~ 0 ~ •

n1 M , -_ ~r:;2n1 M -
On a : M' = s 1 (M) <=> { -- --+ _ -
Mes (~M. Q 1 ~r) = 4
La configuration associée à cette similitude est un « demi-carré ».

f
• Soit ~2 la similitude directe, de entre Q 2 , de rapport ½et d'angle - ~ . M
OzM = 2Q2M
On a : M' = sz(M) <=> { --+ --+ .
Mes (02M, Q 2 M') = - ~

La configuration associée à cette similitude est un « demi-triang!f 1t


équilatéral ». 3
M'

La configuration associée à cette similitude est un « demi-triangle


équilatéral ».

~~ff0!:,,~ Similitude directe définie par son cenfre", un point et son image
-: Prop~iété
*
Soit Q, A et N trois points du plan tels que : A n et N Q . *
Il existe une unique similitude directe de centre Q, qui transforme A en A'.
Cette propriété se déduit de la propriété précédente..

'
Similitudes 111
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Exemple
Soit ABC un triangle équilatéral de se::s ë:eG: ~ G son cen tre de gravité.
Déterminer l'angle et le rapport d e la --- ; =::r!_d_e directe s de centre A, qui transforme G en B.
Construire l'image C' de C par s_

• Le rapport de s est : 1g = 3 :-
s

son angle est : Mes (AG. _\.B


-+ -+
= -=-•
n
• s(C)=C' ~
{
AC' = 3.~~
~
:M es ~~C. .-'..C) =- ~
.

Désignons p ar H le p:1i~...é orthogonal de A sur la droite (BC).


ffi
G
C C'
B
C'

AH = ~7 _-\C -+ -+
On a : { =:,. _::;:- donc : AC' = 2 AH.
Mes (:\ G. .-\...Y) = - ~
On en déduit que C est le symétrique de A par rapport à la droite (BC).

._,.____ Similitude directe définie par son rapport, son angle, un point et son image
Soit k un nombre réel strictement positif, a un nombre réel, A et A' deux points du plan.
Il existe une unique similitude directe de rapport k et d'angle a., qui transforme A en A'.

D émonstration
L'écriture complexe d'une similitude s de rapport le et d'angle a. est de la forme : z' = az + b, où a= k eia_
Désignons par z A et z N. les affixes respectives des points A et A'.
On a: s(A) = A' <=> zA' = k eiazA + b
~ b = z N. - k eia Z A'
Donc, la similitude directe d'écriture complexez' = k eia (z - zA) + zA' est l'unique similitude répondant
à la question. ·

Exemple
Soit ABC un triangle équilatéral de sens direct et s ) a similitude directe
de rapport 2 et d'angle - ~. qui transforme B en A. Déterminer le centre
de cette similitude et construire l'image C' de C pars.
OA= 2 QB
• Le centre .Q de s est tel que : { -+ -+ .
Mes (.QB, .QA) = - ~
Donc, Q est tel que QBA est un« d emi-triangle équilatéral» de sens indi-
rect. ·
• De même C' est tel que QCC' est un « demi-triangle équilatéral » de
sens indirect ; donc, C' est le symétrique de A par rapport à C.

Similitude directe définie par deux poir:,ts et leurs images

Soit A, B, A' et B' quatre points du plan tels que: A :t:- B et A'* B'.
Il existe une unique similitude directe, qui transforme A en A' et Ben B'.

112 Similitudes
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D émonstration
Une telle similitude a pour rapport A'B' -- A'B').
AB et pour angle (AB, - ·-
Donc, d'après la propriété précédente, cette similitude , si elle exïs"-œ, est unique.
A'B' ---+ - +
Soit s la similitude directe de rapport AB et d'angle (AB, A:'B"). ~ que : s(A) = A'.
Désignons par B" l'image de B par s.
A'B" A'B' ~ ----* ~ ---+- --- ➔- - A

On a: AB = AB et (AB,A'B") = (AB,A'B'); donc: A'B" = A1J" e:!: ' _.!..:L .:\'B"J = O.


On en déduit que B" = B' et que s est l'unique similitude répond,:--:-~ T; ~ o n .
Exemple
Soit ABCD un carré de côté 1 et de sens direct, I le milieu de iŒî.
Déterminer la similitude directes telle que : s(I) = B et s(D} = C.
• Méthode géométrique _
BC
Le rapport de s est : ID = 2 ; son angle est : Mes (---+ -
=- - . s
ID, BC}
2 n
Donc, s est une similitude de rapport 2 et d'angle - ~-
- -
Le centre Q de s vérifie : Mes ( ill, 00) = Mes (00, OC) =
Donc, Q appartient aux cercles de diamètres respectifs [IB] et [DC].
Ces deux cercles ont en commun le point C, qui n'est pas invariant par s.
-1 .
ffi C

A~----'>-.::::--:::~
Donc Q est le point d'intersection, autre que C, des cercles de diamètres [IB] et [DC].
• Méthode algébrique -► ---+
On munit le plan du repère orthonormé direct (A, AB, AD).
0 n a : Zr
1 .
= z + _l, ZB =
..
1, Zc = 1 + 1 et z 0
.
= 1.
L'écriture complexe de la similithde f est de la forme : z' = az + b.

Ona: {
s(I) = B
· <:=>
{ (1. + i) a + b = 1
2 •
c
ffi
ns D....-------, C
'

s(D) = C ia + b = 1 + i Q
Donc : a = - 2i et b = - 1 + i. A ; B
L'écriture complexe des est: z' = - 2iz - 1 + i.
On en déduit que s est la similitude directe de centre .Q( ~ 3 \ de rapport 2 et d'angle - ~-
1

Construction du centre de la similitude dans le cas général


1ercas : les droites (AB) et (A'B') sont parallèles
Q
• Si AB= -► alors s est la translation de vecteur AA'.
-- A'B', -
---+ ---+ A'B'
• Si AB* A'B', alors s est une homothétie de rapport AB .

- Lorsque (AB)* (A'B'), le centre de cette homothétie est le point d'inter-


section Q des droites (AA') et (BB').
- Lorsque (AB) = (A'B'), un point C n'appartenant pas à (AB) a pour image A B A' B'
le point C' tel que (A'C') // (AC) et (B'C') Il (BC); le centre de l'homothé- Q ~
tie est le point d'intersection n des droites (AA') et (CC').
C'
ze cas: les droites (AB) et (A'B') sont sécantes en 1
s n'est ni une translation ni une homothétie. s
s est la similitude directe de rapport 1:•, d'angle ( ~ ' ) ~t de centre n
--
-- -- -- -- --
son unique point invariant Q.
On a : (QA, .QA') = (QB, QB') = (AB, A'B').
• Si I est différent de chacun des points A, B, A' et B', alors les points I, A

- --- -
et B, d'une part, et les points I, A' et B', d'autre part, sont alignés.
ffi
Q
1

Donc : 2 (AB, - = 2 (-
- A'B') -► = 2 ( -
IA, IA') IB, -
IB').

Similitudes 113
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.
-►- ----+
On en déduit que: 2 (.QA,.QA')
- -------
---+ ---+
= 2 (IA, IA')
----
-► ---+
et 2 (.QB,QB')
-----
---+ -
= 2 (IB, IB').
Donc .Q appartient aux cercles {'i5) et ('i5') circonscrits respectivement aux triangles IAA' et IBB'.
Ces deux cercles, ayant en commun le point I, sont soit tangents, soit sécants.
- Si ('i5} et ('i5') sont tangents en I, alors : Q = I.
- Si ('i5) et (C(l') sont sécants en I et J, alors : Q = J.

B'

. ..,, . I . IA' IA .
e , s1 ;i.,1, etait en , on aurait : --=- =
E n e fft --=- ·
IB' IB
ce qui signifie qu'il existerait une homothétie h de centre I qui
transforme A en B et A' en B'. Ainsi (C(6') serait l'image de(~)
par h. Autrement dit, I serait aligné avec les centres des cercles
('i5) et (<€'). Ce qui est impossible car ('i5) et (~') sont sécants.

• Si I est l'un des points A, A', B et B' (par exemple I = A), on


construit le milieu K du segment [AB] et son image K' pars, qui

est le milieu du segment [A'B'].


Ainsi, on retrouve la situation précédente avec (KB) n (K'B') = [A} ;
Q est le point d'intersection, autre que A, des cercles circons-
crits aux triangles AKK' et ABB'.
A'

. .,p;c__2,2-t. Utilisations des similitudes


.,, directes
Similitudes directes et recherche de lieux géométriques
1. Soit (<g) un cercle de centre I et A un point de (<g). M étant un point de (<g), on désigne par AMNP le
carré de sens direct.
Déterminer le lieu du centre K de ce carré lorsque M décrit le cercle (<g).

Solution
K est l'irze de M par la similitude directe s de centre A, de
rapport ~ et d'angle ~.
M décrit (<g) ; donc, le lieu de K est l'image de ('i5) par s, c'est- ~
à-dire le cercle ('i5 ') de centre I', image par s de I, et qui passe
par A.

114 Similitudes
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2. ABCD est un carré de sens direct et de centre I.


Soit Mun point de la demi-droite [CB), distinct de B et C. La perpendiculaire en A à (AM) coupe la
droite (DC) en P, et Q est le milieu du segment ~fP]~
Déterminer le lieu de Q lorsque M décrit la demi-droite (CB) privée de B et C.

S olution
• Méthode géométrique
Soit r le quart de tour direct de centre A.
On a : r(B) = D et r(C) = C', où C' est le symétrique de C p.t:: ~:;:x=,:~ ~
Donc, l'image par r de la demi-droite [CB) est la demi-droite :c:=:;..i-
C p •
On.a: M E (AM) n (BC). r - - ---"i
n
Donc: r(M)

c'est-à-dire : r(M)
E

= P.
(AP) n (C'D)

m
M
B D
C C'

On en déduit que le triangle AMP est de sens direct, rectangle et


isocèle en A.
p

Donc, Q est l'image de M par la similitude directes de centre A,

de rapport h et d'angle ~.
M

Le lieu de Q est donc l'image pars de [CB) \ {B ; Cl, c'est-à-dire la demi-droite [DI), privée de I et D.

• Méthode algébrique -+ ---+


On munit le plan du repère orthonormé direct (A, AB, AD).
On a : zM = 1 + iy, où y E ]- oo ; 1 [ \ {o}.
Le quart de tour direct r de centre A a pour écriture complexe : z' = iz;
donc, si on désigne par M' l'image de M par r, on a : zM. = - y + i.
On en déduit que : M' E (DC) ; donc : M' = P.
z +z
Q est le milieu de [MP] ; donc : zQ = M P = -y+1 +i
y+1
2 2 2
On en déduit que Q appartient à la demi-droite d'équation x +y= 1, y
c'est-à-dire la demi-droite [DI), privée de I et D.
E ]- 00 ; 1[ \ { 1} ;

Similitudes directes et problèmes de construction


Soit (A1 ) et (A2 ) deux droites disjointes et A un point n'appartenant ni à (A1 ), ni à (A2).
Construire un carré ABCD tel que : B E (A1 ) et C E (~2) .

S olution
Analyse d'une figure répondant à la question
D
Soit ABCD un carré de sens direct, tel que :
B E (L\) et C E (A2 ).
La configuration du « demi-carré » conduit à consi-
A
dérer la similitude directe s de centre A, de rapport
✓2 et d'angle l·
On a : CE (A2 ) n (A1 '), où (A/) = s(A1 ).

Similitudes 115
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Synthèse : construction d'un carré _{3C)


D'après ce qui précède, pour COZ:S...:'--!....!? ! n carré
ABCD de sens direct répondan:. à la _ ~0::1. il suffit
de suivre les étapes suivantes:
• construire l'image(~ ') ri.: ..:.,, ~ : S . ~ a:ostruisant
par exemple les image.s dE è:a:::i _;,::.;ë::;s ~ cette droite ;
les droites (-6.2) et (~ ·) se u.::::_;:e::... :::: :o point C ;
• construire l'antécédam è:c C _?ë:" s, c'est-à-dire le
point B tel que le triani"" - ~ c:. de sens direct, rec- B' B
tangle et isocèle en B :
• construire le po-;-~ D ~ ç:2 _-\BGD soit un carré.
Discussion •
On aurait pu choisir le carré ABCD de sens indirect. Deux similitudes sont possibles : s et s', d e même
centre, de même rapport et d'angles respectifs : et - ~ .
On refait le même schéma de con struction avec la similitude s'.
Le problème admet deux solutions, les carrés ABCD et AB'C'D'.

l!i~fi~ Similitudes directes et démonstration de propriétés


1. Théorème de Ptolémée
ABCD est un quadrilatère convexe.
1 °) Soit s la similitude directe de centre B, qui transforme D en C, et E l'image de A par s.
Démontrer que les triangles BAD et BEC d'une part, BAE et ~DC d'autre part, sont semblables.
2°) Démontrer que : AB x CD + AD x BC ~ AC x BD.
3°) Démontrer que le quadrilatère ABCD est inscriptible si et seulement si
J\B X CD + AD X BC = AC X BD.
S olution
1 °) On a : s(B) = B, s(A) = E et s(D) = C ;
les triangles BAD et BEC sont d onc semblables. D
s'
BDBC ~ ~
On a: BA = BE et (BA, BD)= (BE, BC). ~
-
La similitude s' de centre B, de rapport ~~ et d'angle
transforme donc BAE en BDC.
On en déduit que les triangles BAE et BDC sont semblables.
(s étant une similitude directe, on dit aussi que ces triangles sont
(BA, BD)
ffi D
C

directement semblables.}
AE DC
2°) On a : AB = DB ; donc : AE x BD = CD x AB. B

De plus: EC AD. .
BC = BD , donc . EC x BD = AD x BC.
On en dédu it que : (AE + EC) x BD = AB x CD + AD x BC.
Or : AE + EC ~ AC ; don c : AB x CD' + AD x BC ~ AC x BD.
3°) On a : AB x CD + AD x BC = AC x BD <=> AE + EC = AC

- -- -
-
-►--➔ A

<=> (EA, EC) = 1t.


- - EC)
Or : (EA,
-
---- = (EA, -► + (EB,
---- EB) ---+ - -
EC)
-
- ---+ ---+
= (CD, -- -
CB) + (AB, AD).
---
- -- "'-

-
Donc : (EA, EC) = 1t <=> (CD, CB) + (AB, AD) = 1t
- - -

-► ______.,. -
- - -

A ,-->-
<=> (AB, AD) = 1t + (CB, CD)
A

<=> ABCD inscriptible.

116 Similit udes


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2. Les rectangles d'or )


ABCD est un rectangle de sens direct tel que : BC = k AB (k > 0).
On construit à l'extérieur de ce rectangle le carré BIJC.
1 °) Déterminer le nombre réel k pour que les droites (AC) et (DU soient perpendiculaires.
Dans la suite du probJème, k garde la valeur ainsi trouvée.
2°) On désigne par Q le point d'intersection des droites (AC) et (DI).
Démontrer qu'il existe une similitude directes de centre Q telle~ les points A, B, Cet D ont pour
images respectives pars les points I, J, D et A.
3°) On désigne par I' le point d'intersection de (AC) et (IJ). et f le pœ:=t tel qn-e rfAI soit un rectangle.
a) Démontrer que l'J'AI est l'image pars du rectangle IJD'A..
b) Démontrer que l'J'DJ est un carré.

S olution
1 °) Considérons les triangles rectangles ABC et IJD.
On a : (AB) (IJ) et (BC) ..l_ UD).
..l_

Donc, les droites (AC) et (DI) sont perpendiculaires si et SSl-


lement si les triangles ABC et IJD sont semblables.

AB 11
, d'
C,est -a- AB
rre : BC = JD <=:> kAB = [k kAB
+ 1)AB
J' D A
<=:> k 2 - k- 1 = O.
1 5
On en déduit que : k = \ ' .

2°) Soit s la similitude directe de c_entre Q, telle que s(A) = I.

Les triangles DAI et AQI sont semblables ; donc : gl = fb = k ~ 1


= Tc.
- -► --
De plus, on a: Mes (QA, QI)= ~.
Donc, s est la similitude de centre Q, de rapport k =
1
+/ 5 et d'angle ~.
Déterminons l'image de B pars.
On a : (IJ) J_ (AB) et s(A) = I ; donc, l'image par s de la droite (AB) est la droite (IJ).

~ 11.
De plus: Mes (AB, IJ) = ~ et AB= k; donc: s(B) = J.

On démontre de même que : s(C) = D et s(D) = A.

3°) a) Les trian~I' et .QAI sont semblables ; donc : ~i gl = = k.


-
De plus: Mes (QI, ~ = 7t .
QI)
2
Donc : s(I) = l'.
Une démonstration analogue à celle utilisée dans la question 2°) permet de démontrer que : s(J) = J'.
Donc, l'J'AI est l'image par s du rectangle IJDA.
b) Les points I, J, C, B ont pour images respectives pars les points l', J',D, J et IJCB est un carré.
On en déduit que l'J'DJ est un carré.

Les rectangles ABCD, IJDA et l'f'AI sont appelés« rectangles d'or» .


On remarque que si on « ajoute » un carré à un rectangle èl'or, on obtient un nouveau rectangle d'or.

Similitudes 117
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!ry~E xercices
2.a ABC est un triangle de sens direct, rectangle et 2.f Soit ('«) un cercle de diamètre [AB). M étant un
isocèle en C. point de {%) distinct de A et B, on désigne par N
Construire l'image de B par la similitude direc- et P les points d'intersection de la droite (BM) et
te de centre A, qui transforme C en B. du cercle de œnrre ~ passant par A.
Déterminer les lieux géométriques des points N
2.b ABCD est un rectangle de sens indirect et P, lorsque .\i décrit(({) privé de A et B.
Construire son image par la similitude directe
de centre A, qui transforme D en c_ 2.g ABC est un t::iêngle de sens direct. On construit
extérieurei...e:::t aux côtés de ce triangle les car-
rés BCPQ. -~CRS et ABTIJ, de centres respectifs
2.c ABC est un triangle de sens direct, rectangle et
A', B' et C.
isocèle en A ; .N est le symétrique de A par rap-
Soit s,, l;:: sf-,jÎTmde directe de centre B, de rap-
port à C.
1. Déterminer le rapport et l'angle de la simili- port , 2. ri zngie ~ et s A la similitude directe de
tude directe s telle que : s(A') = C et s(C) = B. 1
cre:..._'-e _-\. de rapport , d'angle : .
2. Déterminer l'image par s de la droite (AC).
' 2
3. Soit Q le centre de s. Démontrer que QCB est 1. a) Déterminer les images p ar s A o s8 des points
un triangle rectangle et isocèle ; construire Q. A et A'.
b} En déduire que les segments [A.N] et [B'C']
2.d Les points A , B, C et D ont pour affixes respec- sont isométriques et perpendiculaires.
tives 2, - 2i, - 2 et 2i. Déterminer la forme rédui- 2. Déterminer deux autres couples de segments
te de la similitude directe s telle que : isométriques et perpendiculaires.
s(B) = C e t s(C) = D.
u
2.e Soit ('2b) une droite et A
un point du p lan.. T
M étant un point de (Qlj), R
on désigne p ar AMNP le
carré de sens direct.
Déterminer les lieux géo-
A'

métriques des points N et
P, lorsque M décrit (2h). Q ' - - -- --'P

118 Similitudes
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Ex ercices' R
Le plan complexe est muni du repère orthonormé 1. Détmminer l'affixe du barycentre G des points A, B et
C affectés respectivement des coefficients 2, - 2 et 1.
(0,e 1, e2 }.
➔➔

2. Démom:rŒ que la similitude directes, qui transforme


A en B et B en C, a pour centre le point G.
3 . Déte=:irs: l'angle et le rapport de s.

8 C=:e smilitude directe de centre Q transforme


un pot:t _;

S imilitudes directes du plan ~~...-!.. El nn point A' et un point Ben un point B'.

- anste une similitude directe de centre Q


qui ~L=c_,,.,',,."r,~
,---= A en B et A' en B' .
.
1Dans chacun des cas suivants, déterminer les
éléments caractéristiques de la similitude directe d 'écri-
ture complexe donnée.
9

~
--
~-~ t:::1 losange de sens direct, de centre I
____..
el œ! u .2 ~ ..!!.3.. _W) = -';-= .
ÜD a;:::;;:;fè~ ~ sr::flimd"' dilecte 5c de centre C, qui
a} z' = iz + 1 b} z' = (1 - i)z + 1
tra:ns51---a ..._!!J1 en IL)
c) z' = (1 +~5 )z + 2i d) z' = - z + 2i L :::lêmrmlrer ql!e- lnnzga r du point I par 5c est le milieu
àn segment [BC].
e) z' = z + 3 -i fJ z' =- , 3z. 2-. a] Démontrer que l'image ff du point D par se appar-
tient à la droite (AC) et que les droites (DT) et (BC) sont
1 Dans chacun des cas suivants, déterminer l'écri- perpendiculaires.
ture complexe de la similitude directe de centre Q, de
b) En déduire une construction du point D'..
rapport k et d'angle <J..
a) Q(l + i), k =2 et 10 Sur la figure ci-contre, A
ABC et GAD sont deux triangles
b} Q(- 3), k = fi et
isocèles tels que :
c) Q(i), k = fi et
2 AB= AC= CD,
k=½ et
~
Mes (AB, AC) = 4 ,
1C
B

e} Q(l - i), k=2 et C D


::=:;-==;- 7t
Mes (CD, CA) =z·
3
Dans chacun des cas suivants, déterminer l'écri-
ture complexe de la similitude directe s définie par : 1. Soit r A la rotation de centre A qui transforme B en C,
s(A) = A' et s(B) =B'. rc la rotation de centre C et d'angle - ~ .
a) A(3 + 2i), A'(3), B(l) et B'(i)
On pose: f = rcorA.
b) A(2 + i), A'(3 + 2i), B(2) et B'(3i).
a} Déterminer les images par f de A et B.
4Soit s la similitude directe d'écriture complexe : b) Démontrer que f est une rotation, dont on précisera le
z' = 3iz - 9 - 3i. centre Q et l'angle.
1. Déterminer les éléments caractéristiques de s. 2. Soit s la similitude directe de centre Q, qui transforme
2. Déterminer l'image par s : A en B. On note C' l'image de C pars, H le milieu du seg-
a) du cercle de centre K(1- 3i) et de rayon 1 ; ment [BC] et H' son image par s.
e la· droite (21l) d'équation : x = 1.
b) d_ a) Déterminer l'angle de s.
b) Démontrer que C' appartient à la droite (QA).
5 A, B et C sont trois points du plan d'images res- c} Démontrer que H' est le milieu du segment [QB].
pectives A', B' et C' par une similitude directe de rapport k. d} Démontrer que (C'H') est perpendiculaire à (QB).
~ ----►- ~ ---►-

Démontrer que : A'B'. A'C' =k2 AB. AC. En déduire que C' est le centre du cercle circonscrit au
triangle QBC.
·(On pourra utiliser, après l'avoir justifiée, l'égalité:
-+ -+ 1
A'B'.A'C' = (A'B'2 + A'C'2 - B'C'2 }.)
2
S imilitudes directes et
6Une similitude s laisse (2.ô)
invariant le point I et transforme problèmes de géométrie
la droite (21J) en la droite (21l').
Soit H et H' les projetés orthogo- 11 Soit s la similitude directe d'écriture complexe : -
naux de I sur (2b] et (21l'). z' = (1 + i)z - i.
Démontrer que : H' = s(H). 1. Déterminer les éléments caractéristiques de s.
2. On désigne par A le centre d e s.
7 Soit A, B et C les points d'affixes respectives : Soit M un point distinct de A, d'image M ' par s.
i, 1 + i et 2 + 2i. Quelle est la nature du triangle AMM' ?

Similitudes 119
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3. Déterminer le lieu géométrique de M' lorsque M décrit 19 ABC un triangle de sens direct, A:., B' et C' les
le cercle de centre O et de rayon 1. points extérieurs à ce triangle tels que N.BC, B'AC et C'AB
sont des triangles équilatéraux. I, J et K sont les centres de
11 Soit (~) un gravité respectifs des triangles A:.BC, B'AC et C'AB.
cercle de centre I et A 1. a) Déterminer le rapport et l'angle de la similitude
un point du plan. directe sA de centre A, qui transforme J en C.
M étant un point de (<g), b) Déterminer l'image de K par sA.
on désigne par AMN le 2. a) Déterminer le rapport et l'angle de la similitude
triangle équilatéral de directe sB de centre B, qui transforme C en 1.
sens direct. M
b) Déterminer l'image de C' par sB.
Déterminer le lieu géo- 3 . Démontrer que sBosA est une rotation, dont on préci-
métrique du milieu J A
sera le centre et l'angle.
du segment [AN], 4. En déduire que le triangle IJK est équilatéral.
lorsque M décrit (C(È). N J
10 ABCD et AEFG sont des carrés de sens direct.
13 Soit (0l) une droite et A un point n'appartenant Le but de cet exercice est de démontrer que les droites
pas à (0l). M étant un point de (0l), on désigne par N le
----
point de (0l) tel que Mes (AM, AN) = ~ , par HMet HNles
{BE), {CF) et (DG) sont concourantes.
1. En utilisant la rotation r de centre A et d'angle ; ,
démontrer que les droites (BE) et (DG) sont perpendicu-
pieds des hauteurs issues de Met N dans le triangle AMN.
Déterminer les lieux géométriques des points HMet II,'!, laires et que BE = DG.
2. On désigne par Ile point d'intersection de (BE) et (DG),
lorsque M décrit (0l).
H le projeté orthogonal de A sur (BE) et K le projeté
14 Soit ABCD un carré.
M étant un point de la droite
(DC), la perpendiculaire en A à M ~
CFfrl" orthogonal de A sur {DG).
a) Démontrer que : r(H) = K.
b) En déduire que AHIK est un carré.
la droite (AM) coupe la droite 3. Soit fla similitude directe de centre A qui transforme
D A B enC.
(BC) en N.
1. Démontrer que AMN est un triangle rectangle isocèle. a) Déterminer le rapport et l'angle de cette similitude.
2. Déterminer le lieu géométrique du milieu I du segment b) Déterminer f(E) et f(H).
[MN], lorsque M décrit (DC). c) Conclure.

15 Soit M un point d'un demi-cercle (~) de dia- 11 ABCD est un


mètre [AB]. La droite (MB) coupe en IJ2_perpendiculaire quadrilatère convexe de
sens direct.
issue de A à la bissectrice de l'angle AMB.
Déterminer et construire le lieu géométrique du point I, On construit extérieure-
lorsque M décrit(~). R
ment aux côtés de ce N
quadrilatère les carrés
16 Soit s la similitude directe d'écriture complexe : AMNB, BPQC, CRSD et
z' = (1 - i)z + 2 - i.
DUTA, de centres res-
1. Déterminer les éléments caractéristiques de s. pectifs 0 1 , 0 2 , 0 3 et 0 4 •
2. Déterminer et construire l'ensemble des points M d'af-
fixe z tels que : 1(1 - i)z + 2 - i)I = 4.
3. Retrouver le résultat de la question précédente par une
méthode algébrique. p L-----Q
17 Soit s la similitude directe d'écriture complexe : 1. Soit s0 la similitude directe de centre D, de rapport Jz
z' = (1 + i J3)z + 3 + i/3. et d'angle - : , sB la similitude directe de centre B, de
2
1. Déterminer les éléments caractéristiques de s. rapport rz et d'angle - :.
2. Déterminer et construire l'ensemble des points M d'af
Démontrer que l'image par sBos0 de 0 3 est 0 2 .
;ffi
fixez tels que: [(i + i l"3)z + 3 + l = 1. 2. Soit s'8 la similitude directe de centre B, de rapport Jz
et d'angle - : , s'0 la similitude directe de centre D, de
18 ABC est un triangle
de sens direct. I, J et K sont
les points tels que les tri- K
A
rapport rz et d'angle - : .

angles IBC, JAC et KBA sont Démontrer que l'image par s'0 os'B de 0 1 est 0 4 •
de sens direct, rectangles et 3. aJDémontrer qi'.ie: sBos0 = s'0 os'B'
isocèles. b) En déduire que les segments [01 0 3 ] et [Oz04 ] sont iso-
1. Déterminer : métriques et perpendiculaires.
a) l'angle et le rapport de la similitude directe s 1 de
centre A, qui transforme C en J. I l Soit ABC un triangle tel que Mes (AB, AC)= - ~
b) l'angle et le rapport de la similitude directe s2 , qui et AC = 2AB, {%) une droite ne passant par A.
transforme A en K et C en 1. 1. Déterminer le rapport et l'angle de la similitude
2. En déduire que IJAK est un parallélogramme. directes de centre A, qui transform~ B en C.

120 Similitudes
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2. Déterminer et construire un point M de (2ll) tel que : 17 ABC est un triangle de sens direct. On construit
s(M) E (2îl). à l'extérieur de ce triangle les triangles ABP, BCQ et CAR,
rectangles et isocèles respectivement en P, Q et R.
1. a] Déterminer les éléments caractéristiques de la simi-
~~··~~ ..,~-APPROFONDISSEMENT ·. litude directe s8 de centre B, qui transforme P en A.
b) Détm:miner les éléments caractéristiques de la simili-
tu.deœ:œcœ se de centre C, qui transforme A en R.
13 Deux cercles («6) et («6'), de centres I et I', de 2. Dé:::œml:ll' que la transformation scos8 est une rota-
rayons r et r', sont sécants en deux points A et B. tiai ~ on précisera l'angle.
1. Démontrer qu'il existe une similitude directe s de 3. Cb ~ par I le milieu de [BC].
centre A qui transforme («6) en («6') ; préciser son angle et a) Iléi ·;, 7 'H.: que I est le centre de sc 0 s 8 .
son rapport. b) E.:: è:..1 •• ~ la nature du triangle IPR.
2. Soit B' l'image de B pars.
a} Démontrer que la droite (BB') est tangente à («6). ~ 8 _GGJ at DEFG
b} En déduire une construction du point B'. sont ô:s ~ de sens
3. Soit M un point de («6), distinct de A et B, et M' son direci. :?I~ ~ ~ est le
image pars. Démontrer que les points B, Met M' sont ali- milieu èe :ci, E
gnés. 1. Soüs2 ~ -.. ,~"'dîrec- F
te de c:e.:::::-e J ~ ~ - gL......_ __ _,c
14 ABA' est un triangle équilatéral de sens direct me.-\~ 3.
-+ -►
et B' le point tel que : A'B' = 2 AN. Soit s la similitude a) Jlé;e:r::::t:r ~ &.:: - ., ~ q u e s de s.
directe qui transforme A en A' et B en B'.
1. Déterminer le rapport et l'angle de ·s.
2. Soit Q le centre de s. Exprimer QA et QA' en fonction
-- -
bJ Déte:::::::li:!s ;Ï~ëgp èE .I. p,a.r s et la mesure princi-
pale th 1·,ngh~ (.-\E... BF).
de AA'. 2. On d ~ par f€Jle cercle de diamètre [BD] et par K
3. Démontrer que le triangle QAA' est rectangle en A, le pom:t dïntersection des droites (AE) et (BF).
puis placer Q. a} Démontrer que K appartient à (C(5).
4. Soit A" l'image de A' par s. b} En dédmre que (KD) et (BF) sont perpendiculaires.
3 . On désigne par ((f;') le cercle de diamètre [DF].
Démontrer que Mes (KB',A~") = ~ et que le triangle aJDémontrer que K appartien t à (<:g').
A'B'A" est équilatéral, puis placer A". b] En. déduire que les points C, G et K sont alignés.

15 ABC est un triangle de seris direct, isocèle et 29 ABCD est un carré de sens direct et de centre I.
rectangle en A. Les points I, J et K sont les milieux res- Soit P un point de la droite (BC), distinct de B. Les droites
pectifs des segments [BC), [AC] et [AB]. (AP) et (CD) se coupent en Q. La droite perpendiculaire à
On désigne par (f'A), (f'8 ) et (f'cl les cercles de diamètres (AP) passant par A, coupe (BC) en R et (CD) en T.
respectifs [AI], [BI] et [CI). 1. Soit r la rotation de centre A et d'angle ; .
1. Soit r la rotation de centre I et d'angle ; . a} Déterminer l'image de (BC) par r.
Déterminer les images de (f'A) et (rcl par r. b} En déduire les images par r des points Pet R.
2. Pour tout point M de (f'A) distinct de I, J et K, on note 2. On désigne par N et M les milieux respectifs des seg-
N le point où la droite (MK) recoupe ([8 ) et P le point où ments [PT] et [QR], pars la similitude directe de centre A,
la droite (Mn recoupe (rcl-
aJ Déterminer le centre de la similitude directe sM qui
transforme A en M et B en N .
de rapport l! et d'angle : .
a} Déterminer les images par s des points B, R et P.
b) Déterminer le centre de la similitude directe s'M qui b} Déterminer le lieu géométrique du point N lorsque P
transforme A en M et C en P. décrit (BC) privée de B.
c} Comparer SM et s'M; en déduire que les points N, I et c} En déduire que }es points M, N, B, D et I sont alignés.
P sont alignés.
3. Dans cette q ~ . le point M de (fA) est choisi de 30 ABCD est un carré de sens direct et de centre I.
sorte que Mes (IA, ÏM) = - ~ . On désigne par J le milieu du segment [AI] et par s la
similitude directe, qui transforme A en I et B en J.
Démontrer qu'il existe une similitude directe qui trans- 1. Déterminer le rapport et l'angle de s.
forme le triangle ABC en le triangle lv1NP ; préciser ses 2. Construire s(C) et s(D).
éléments caractéristiques. 3. Démontrer que le centre Q de s appartient au cercle de
diamètre [AD] et au cercle circonscrit au triangle ABJ.
16 A est un point du plan. On considère la trans- Construire Q avec précision.
formation f qui, à tout point M du plan, associe le point
M' tel que: 31 '0~ donne deux cercles («6) et («6') de centres
• si M = A, alors M' = A ; respectifs I et I', de rayons différents r et r'.
*
• si M A, alors M' est le centre de gravité du triangle 1. Démontrer que l'ensemble d es centres des similitudes
AMB de sens direct, rectangle et isocèle en M. directes, qui transforment (~) en (~ '), est un cercle (r)
1. Démontrer que, si M est distinct de A, alors : que l'on déterminera.
-+ -+ ,
cos (AM, AM)=
2/5 , sm
. (AM,
-+ -+,
AM) =
J5 AM'
et AM= .·J5 2. On suppose que : r ' = Zr et II' = 3.
5 5 3 1 ......... ......... ......... .........
2. En déduire la nature et les élém ents caractéristiques Soit A et B les points tels que: IA = II' et 1B = - II'.
3
de la transformation f. a} Démontrer que : A e (r} et B e (f').

Similitudes 121
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b) En déduire le tracé de (r). bJDonner un programme de construction de I et J, ne fai-


c) Soit K le point de contact de la tangente à (f) issue de sant intervenir que les points M et N.
I', tel que Kil' est de sens direct. 3. Soit P le point diamétralement opposé à I sur le cercle
Déterminer l'angle de la similitude directe de centre K , de diamètre [AD) et s la similitude directe de centre I qui
qui transforme (~) en (~'). tr~sforme A eh-P.
a) Déterminer les éléments caractéristiques de s et sa
31 Soit s la similitude directe d'écriture complex--e: forme réduite. ·
z' = (1 + i)z + 2. b) Trouver l'image de la droite (AC) par s.
1. Déterminer les éléments caractéristiques de s. 4. Les points M et N restent fixes et distincts. Les points
2. Soit Q le centre de s. Quelle est la nature du triangle A,_B, Cet D varient dans le plan de telle sorte que les seg-
ments [AC) et [BD) gardent une longueur constante e et
MQM', où M' est l'image de M par s ?
3. Donner un programme de construction de M'.
4. Déterminer et construire l'ensemble (~1 ) des points :\i
-
-
Mes (AC, BD)
- =z.
1C

tels que : OM = OM'. On pose : R = s(C). Déterminer l'ensemble décrit par les

--
5. Déterminer et construire l'ensemble (~ 2) des p oints ~l
tels que : OM . OM' = o.
33 AIi' est un triangle de sens direct, isocèle et rec-
pœ:rr3 PetR

3 6 _.ABCDEF est un hexagone régulier de centre I,


tal Cf.!.!E: :e triangle IAB est de sens direct. Soit J le milieu
tangle en A. Les cercles (~) et (~') passant par A, de rln ~ [Al].
centres respectifs I et I', se recoupent en un point B. 1. On ::ŒB s. la-Similitude directe de centre B, de rapport
~ & d'anglP. · ; .
-
On associe à un point M de (~) le point M' de (~) tel que :
Mes (ÎM, IM') = - ~ .
a) Déterminer l'image de E p ar s1 .
b) Déterminer l'antécédent de J par s 1 .
1. Démontrer qu'il existe une unique rotation r transfor- 2. On note s 2 la similitude directe de centre J qui trans-
mant I en I' et Men M'. forme A en F. Déterminer le rapport et l'angle de s 2 •
Déterminer le centre et l'angle de cette rotation . 3. On note s la similitude directe qui transforme E en F
2. Le point M étant distinct de B, la droite (BM) recoupe etD enJ.
(~') en N' et la droite (BM') recoup e (~ ) en N. a) Comparer set s 2 osr
Démontrer que N' est l'image de N par r. b) En déduire le rapport et l'angle des.
3. On construit les carrés MBM'P et NBN'Q. c) Construire le centre Q de s, en énumérant les diffé-
Démontrer que P est l'image de M par la similitude directe rentes étapes de cette construction.
s de centre B, qui transforme N en Q.
4. Déterminer les lieux géométriques des points P et Q, 3 7 Soit r un nombre réel strictement positif, u le
lorsque M décrit (~).
nombre complexe de module r et d'argument - 3: .
34 Sur la figure ci-contre, M' 1. On considère la suite (An) de points définie par :
[AB) est un diamètre du cercle (~) :
• A 0 = 0,
(~), C est un point de ]AB[ et I
est le milieu de [BC]. A 1..--...::,,....~--1-L--1-----l B
• l'affixe de A 1 est i,
La médiatrice de [BC) coupe (~) • V,.n E N* \ {1}, An est l'image de An_ 2 par la similitu-
en M et M', tel que AMM' est de 3
de directe de centre An_ 1, de rapport r et d'angle - : .
sens direct.
Enfin, N est le projeté orthogo- M On désigne par zn l'affixe de An.
nal de C sur (AM). a) Écrire, pour tout entier naturel n non nul et distinct de
1. Démontrer que N, Cet M' sont alignés. 1, une relation entre zn, zn- l et zn _ 2.
2. Soit s la similitude directe de centre N, qui transforme b) Démontrer que :
MenC. V n E f¾I* \ {1) , zn -zn - l = (- u)n-l i.
a) Déterminer l'angle de cette similitude. 2. a) Déterminer les éléments caractéristiques de la simi-
b) Déterminer les images pars des droites (MI) et (NC). litude directe s, qui transforme A 0 en A 1 et A 1 en ~-
c) En déduire l'iniage de M' pars. b) Démontrer que : V n E N, An +1 = s(An).
3. Soit l' le milieu de [AC].
a) Démontrer que I' est l'image de I par s. 38 ABCD est un carré de sens direct et de centre 1.
b) En déduire que la droite (NI) est tangente en· N au Soit M. un point de la droite (DC), N le point-d'intersec-
cercle de diamètre [AC]. tion de la droite (BC) et de la perpendiculaire à la droite
(AM) passant par A, J le milieu du segment [MN).
35 On considère deux segments [AC] et [BD] de 1. On considère la rotation r de centre A telle que : B = r(D).

Mes (AC,
-
-
même longueur, de milieux respectifs M et N tels que :
-BD) = 7[ .
2
a) Démontrer que: l';J =.r(M).
b) En déduire la nature du triangle AMN.
2 . On considère la similitude directe s de centre A telle
1. Détenniner toutes les isométries transformant [AC) en (BD]. que : I = s(D).
2. Soit r1 la rotation de centre I, qui transforme·A en D et a) Déterminer l'image de C par s.
C en B. Soit r 2 la rotation de centre J, qui transforme A b) Démontrer que : J = s(M).
en B et C en D. c) En déduire le lieu géométrique des points J, lorsque M
a) Quelle est la nature du quadrilatère IMJN ? décrit (DC).

122 Similitudes
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A ppJications
de respace

Dans les dosses préœdoo:es, nous avons étudié le parallélisme


/'orihogona/ité des
et droites et des plans de /'espace. Dans ce
chapitre, nous utilisons ces notions pour définir des applications
de l'espace et étudier leurs propriétés.
Sur la photo de la ville de Chinguetti, les ombres projetées sur le
sol et sur les bâtiments définissent autant de projections sur des
plans, parallèlement à la direction des rayons du soleil. Certa.ines
isométries de l'espace permettent également de déterminer /es
éléments de symétrie (centre, axes, plans} d'un solide. Ainsi, on
peut remarquer que la mosquée de Chinguetti possède un axe et
deux plans de symétrie.

Mosquée de Chinguetti, en Mauritanie.

1. Projections ······························································ 124


2. Translations et homothéties ....... ...... . ............. ...... ... 129
3. Symétries orthogonales .......... ........... ...................... 133

Applications de l'espace 123


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_:::r--, œc.-=- ~:::œ. ,-·espace î est muni du repère (0, Z:J:kJ et 1V désigne l'ensemble des vecteurs de J'es-
pace.
• Le vocabulaire et les résultats concernant les applications du plan s'étendent à l'espace :
- une transformation de '& est une application bijective de '& dans '& ;
- une isométrie de '& est une application de cg dans '& qui conserve la distance ;
- une application affine de <& est une application de '& dans '& qui conserve le coefficient de colinéarité.
• Une application de'& dans '& est une application affine si et seulement si elle vérifie l'une ou l'autre
des conditions suivantes :
- elle conserve le barycentre ;
X. = Q."t' + by + cz + d
- son expression analytique est de la forme: y '= ax + b'y + c'z + d ' .
{
z' = a-x + b"y + c"z + d" t

• Les propriétés des applications affines du plan s'étendent à l'espace ; en particulier :


- une application affine de '& est déterminée par la donnée d 'un repère de % et de son image ;
- l'ensemble des points invariants par une application affine est 0, un singleton, une droite, un plan
ou '& ;
- l'image d'une droite par une application affine est un singleton ou une droite ;
- l'image d'un plan par une application affine est un singleton, une droite ou un plan ;
• À toute application affine f de '& est associée une application linéaire <p de "W dans lui-même telle que
---+ = f(A)f(B).
pour tous points A et B, on a : <p(AB) -

• Toute isométrie de '& est une application affine.


Une isométrie conserve l'alignement, le parallélisme et l'orthogonalité.
Une isométrie conserve les aires et les volumes.

Pr:ojectioris
--= -
, ,. t~t Définitions et propriétés
Lorsqu'une droite et un plan ne sont pas parallèles, leur intersection est réduite à un singleton.
Ce résultat justifie les définitions suivantes.

Soit (0'>) un plan de '& et (Li) une droite non paral- Soit (2ll) une droite de '& et (II) un plan non
lèle à (0'>). parallèle à (2D).
On appelle projection sur -(0'>) parallèlement à On appelle projection sur (9li) parallèlement à
(Li) l'application p de '& dans lui-même qui à tout (TI) l'application q de '& dans lui-même qui à tout
point M associe M', point d'intersection de (0'>) point M associe M', point d'intersection de (<21>)
avec la parallèle à (L1) passant par M. · avec le plan parallèle à (TI) passant par M.

, { M' E (0'>) - , { M' E (2ll)


On a ; p(M) =M <=> (MM') // (Li) . On a: q(M) = M <=> (MM') // (TI).

124 Applications de l'espace


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Vocabulaire
M'est le projeté de M sur (0'>) parallèlement à (~). M' est le projeté de M sur (2il) parallèlement à (TI).

Remarg~~
• Lorsque {A) ..L {0'> }, p est la projection orthogo, a 1P • :_o::sqne ITTJ .l (<!v}, q est la projection orthogonale
sur (0'>) et M' est le projeté orthogonal de M s ur & __ ~ a.1 et ~1' est le projeté orthogonal de M sur (2il).

Soit p la projection sur un plan (QP) p arailèl:e- Soff'q 1a projection sur une droite (92l) parallèle-
ment à une droite (il).
- L'image de% par p est (QP).
~ à. an plan cm.
- L"bage de ~ par q est (%1. ]
- L'ensemble des antécédents par p d'un point - J_\!nc:e:::Jf>œ des antécédents par q d'un point M'
M' de (QP) est la parallèle à (A) p assant par } 'r . de ;!) es: 1'e :plan parallèle à (TI) passant par M'.
-L'ensemble des points invariants par p est (~}. - J."ensernhœ des points invariants p ar q est (2il).
Ces propriétés découlent des définitions.

_ 1~--2~Autres propriétés
Di!~~¼"!.12 Conservation du coefficient de colinéarité

- - - -
Soit A, B, C trois points de %et A', B', C' leurs images respectives par une projection.
S'il existe un nombre ré~l k tel que AC = kAB, alors on a : A'C' = kA'B'.

D émonstration
• Considérons la projection sur un plan (QP) parallèlement à
une droite (A).

- -
-+
- Lorsque AB est un vecteur directeur de (A), on a : .
A'= B' = C'; donc: A'C' = kA'B'.
-+
- Lorsque AB n'est pas un vecteur directeur de (A) , les points
A, B, C, A', B', C' sont coplanaires et on est ramené à une pro-
-+ -+
jection dans le plan. Donc : A'C'- = k A'B '.
• Considérons la projection sur une droite (<7v) parallèlement à
un plan (TTL,_

-- -
- Lorsque AB est un vecteur de (Il), on a : A' = B' = C' ;
donc: A'C' = kA'B'.
-Lorsque AB n'est pas un vecteur de (Il), la parallèle à (21)) pas-
sant par A coupe les plans parallèles à (Il) passant par B et C
en B1 et C1 tels que :
(BB 1 ) Il (CC1 ) et (AA') Il (B 1 B') Il (C1C').
Dans le plan contenant les points A, B, C, B1 et C1 , on a:
-+ -+
ACl = kABl.
-+ -+
Dans le plan contenant A, B1 , C1 ,"A', B' et C', on a: A'B' = AB,1
-+ - .
etA'C' =AC.
1 -+ -
On en déduit que: A'C' = kA'B'.

Remar ~
Soit A, B, C, D, Ides points de% et A', B', C', D', l' leurs images respectives par une projection.
• Si I est le milieu de[AB], alors l' est le milieu de [A 'B'].
• Si ABCD est un parallélogramme, alors A'B'C'D' est un parallélogramme. .

Applï°cations de l'espace 125


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Toute projection de l'espace est une application affine.

, emargues
( - .
Toute projection de i admet une application linéaire associée~ appelée projection vectorielle.
• Si p est la pr<!jection sur un plan de vecteurs • Si q est lu projection sur une droite de vecteur
directeurs il et v, parallèlement à une droite de diiecletL ~ parollèlement à un plan de vpcteurs
vecteur directeur ~, alors l'application linéaire direct:aL.r-s -:;etw, alors l'application linéaire asso-
associée est l'application n de '-W dans 'W telle que : cire~ :·application y de W dans '-W telle que :
v
n{Û) = Û, n(v) = et nÏw) = Ô. -fil) = Û., y( v) = Ô et yÎW) = â.

œ ~ Image d'une droite, d'un plan

Soit p une projection, (AB) une droite, N et B' les images respectives de A et B par p.
*
• Si N B', l'image de (AB) par p est la droite {NB').
• Si N = B', l'image de (AB) par p est le singleton {N}.
La démonstration de cette propriété est analogue à celle donnée pour l'image d'une droite par une appli-
cation affine du plan.
, _emargues
• L'image d'un segment [AB] est le segment [A'B'] ou le singleton {A'}.
• L'image d 'une demi-droite [AB) est la demi-droite [A'B') ou Je singleton {A'}.

Soit p une projection, (AB) et (CD) deux droites parallèles.


Si l'image de (AB) par p est une droite (NB'), alors l'image de (CD) par p est une droite (C'D') paral-
lèle à (NB').

D émonstration
-+ -+ -+ -►
Les vecteurs AB et CD sont colinéaires ; donc, il existe un nombre réel le non nul tel que : CD = k AB.
-+ -+
p est une application affine ; donc p conserve le coefficient de colinéarité et on a: C'D' = k A'B'.
-+
L'image de (AB) est une droite ; donc A'B' O.
-+
*
-4

*
-4
On en déduit que C'D' 0 et que l'image de (CD) par p est une droite (C'D') parallèle à (A'B').

Nous admettons les propriétés suivantes.

Soit p la projection sur un plan (Qll) parallèle- Soit q la projection sur une droite (21)) parallèle-
ment à une droite (~). ment à un plan (II).
L'image par p d'un plan parallèle à (.ô.) est la L'image par q d'un plan p arallèle à (II) est le
droite d'intersection de ce plan avec (Qll). point d'intersection de ce plan avec (2li).

126 Application~ de l'espace


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• L'image par p d'un plan non parallèle à (ô.) est le • L'image pic: ç f!•rm p!a11 non parallèle à (TI) est
plan (CJ> ). la droite ;;..,_

Expression analytique d'une proiection


On ne donne l'expression analytique d'une projection que dans les cas partiCll...'.!=- ~ :e ,?lan (ou lc!+droi-
te) de projection et la direction de projection sont parallèles aux plans ou axes c~ ~ O. t j, k ) .
• Soit p la projection sur un plan (CJ>) d'équation • Soit q la projection SUI one ~:uE;:e c~n de systè-
z = c, parallèlement à une droite (ô.) de vecteur

b'
me d'équations { ~ ~ pa.rallèlcü":ert à un pl~ (TT)
directeur k . de vecteurs directeurs f et 7

Soit MG) un point dei et M'(f) son image par p. Soit M(î) un point de ~ et . r(f)son ~oe par q.
On a : M' E (QP) ~ z' = c ;
On a: M' E (~ ) ~ { ~;: b:
(MM') // (ô.) ~{ ~'. =~ : 8. (MM')// (fl) ~ z' - z = O.

TI

a
X - ---·-

On en déduit la propriété suivante .

. ..+ ..+ -·►


L'espace est muni du repère (0, 1, J, k ).
• L'expression analytique de la projection sur le • L'expression analytique de la projection sur la
plan (eP) d'équation z = c, parallèlement à une droite (2b) de système d'équations {;: paral- i,
droite(~) de vecteur directeur k est:
--..
{y'z' = y.
x' =X

= C
lèlement à un plap. .(n) de vecteurs directeurs Ï
x' = a
etJ...-► est: { y ' = b.
z' = z

.., . .1.3.. Travaux dirigés


Le repère (0, f, J k) est orthono~mé.
x' = ~ (2x + y - z - 3)
Soit p l'application de~ dans ~ d'expression analytique: y'= ! (x + 2y + z + 3).
z' =
{
! (- x +y+ 2z- 3)
1 °) a) Déterminer l'image N par p du point A de coordonnées (1 ; - 2 ; 3).
b) Déterminer l'ensemble des antécédents de A' par p.
2°) Démontrer que l'ensemble des points invariants par p est un plan (QJ>).
3°) Soit M un point de ~ et M' son image par p.
a) Démontrer que M' appartient à (QJ>).
b) Démontrer que si M n'appartient pas à (0'>), la droite (MM') est orthogonale à (QJ>).
4°)' En déduire la nature de p.

Applications de l'espace 127


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S olution
1 °) a) L'image de A par p est le point A' de coordonnées (- 2 ; 1 ; 0) .
/~) { Zx + y - z - 3 = - 6 { 2x + y - z = - 3
b) Soit M\¾ un antécédent de A; on a: x + 2y + z + 3 = 3 x + 2y + z = 0 .

-x+y + 2z - 3 = 0 -x+y+2z = 3 _
Ce système est équivalent à un système de deux équations : { 2x + y - z = - 3 , c'est-à-dire un système
x + 2 y + z= 0
d'équations cartésiennes de la droite passant par A' et d e ~ drrecteur ït(-:1)-
2x + y - z - 3 = 3x { - .:c - y - z - 3 = 0
2°) On a: M' =M ⇒ =
x + 2y + z + 3 3y
{ - x + y + 2z - 3 = 3z
~ r - y - .x - 3 = 0 <=:> x - y+ z + 3 = o.
. -x - g - z - 3 = 0 ·
Donc, l'ensemble des points invariants par p est le plan '~) o.·iiqiœ:aon: x - y + z + 3 = O.
3°) a) On vérifie que : x ' - y'+ z' + 3 = O ; donc : YI. E (~],.
1
(- x + y - z - 3)
3
b) On a : MM' ~ (;- y + z + 3) ; d e plus zt(-:1) est un \~ecteur n ormal au p lan (~ ).

~ (-x + y- z - 3)

-
MM' et Û sont colinéaires ; donc, la· droite (MM') est or thogon ale au plan(~).
4°) On en déduit que p est la projection orthogon ale sur le plan (~ ).

1.a Soit ABCD un carré et ((il>) un plan non per- pectives de A, B, Cet D par la projection ortho-
pendiculaire au plan (ABC). gonale sur (Q"J>) .
On désigne par N, B', C' et D' les images res- 1. Déterminer la nature du quadrilatère A'B 'C'D'.
pectives de A, B, C et D par la projection ortho- 2. On suppose que : (AC) 1- (BD). À quelle
gonale sur ((il'). condition NB'C'D' est-il un losange?
1. Quelle est la nature du quadrilatère NB'C'D' ? 3. On supp9se que ABCD est un tétraèdre régu-
2. À quelle condition le quadrilatère NB'C'D' lier. Quelle est alors la nature du quadrilatère
est-il un losange? un rectangle? Ùn carré? NB'C'D'?

1.b Soit ABCDEFGH un cube et p la projection 1.e Le repère (0, --C J: k) est orthonormé.
orthogonale sur le plan (HFC). Soit (Q"J>) le plan d'équation x - 2y + 3z = 1 et le
1. Démontrer que : p(A) = p(G). point A(- }).
2. Démontrer que p(A) est le centre de gravit é
du triangle HFC. 1. Déterminer les coordonnées de l'image N de
A par la projection orthogonale p sur ((il').
2. Déterminer une représentation paramétrique
1.c Soit ABCDEFGH u n cube et p la projection de l'ensemble des antécédents de A' par p.
orthogonale sur la droite (EC).
1. Démontrer que les points A, F et H ont
même image I par p. . 1.f Le repère (0, --C J: k) est orthonormé.
2. Déterminer l'ensemble des antécédents par Soit (S!ll) la droite de représentation paramé-
p du milieu J de [IC]. trique{~ : 2~ t À(À E IR) et le point A( j ).
z = 1- ZÀ - 1
1.d Soit ABCD un tétraèdre, 1 et J les milieux res- 1. Déterminer les coordonnées de l'image A' de
pectifs de [AC] et [BD], (Q"J>) un plan orthogonal A par la prdjection orthogonale p sur (S!ll).
à (IJ). 2. Déterminer une équation cartésienne d e
On désigne par N , B', C' et D' les images res- l'ensemble des antécédents de A' par p.

128 Applications de l'espace


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~ Translations et bomotbéties _ _~-~


=~,2. t._Translations
Définition et propriété caractéristique

Soit "il un vecteur de "W.


On appelle translation de vecteur "it, et on note t 2 . I'ap:pliration de <& dans lui-même qui à tout iioint
-+ ·-
M associe le point M' tel que : MM' = ti.

• Si "il = â, tû est l'application identique ; tous les pc:::~ è.2 i: sont invariants.
• Si "il* Ô, aucun point n'est invariant.
Exemples H
Soit AllCD.l.<;J:<'GH un pavé.
--- - - - - -- ----= G
--4 ~ - ~ - - -- - - , , . -
• Les points E, F, G et H sont les images respectrras. .!es
-+-
points A, B, C et D par la translation d e vecteur _\L -
• Les points B, C, G et F sont les images respecii,es des
-+-
points A, D, H et E par la translation de vecteur AB. A

Soit f une application de cg dans lui-même.


f est une translation si et seultment si, pour tous points M et N
. ---+ -+
d'images respectives M' et N', on a: M'N' == MN.

La démonstration de cette propriété est analogue à celle faite dans le plan en classe de première .

.R~ma1:.qu.,.e s 2

• Toute translation de cg est une isométrie.


• L'application linéaire associée à une translation est l'application identique de "W.

t::'..~F""_f;i3 Translations et configurations


Soit t une translation.
• L'image de la droite de repère (A, "il) est la droite de repère ( t(A), "il).
• L'image du plan de repère (A, "il, VJ est le plan de repère (t(A), "il, v} .
• L'image d'une figure plane est une figure de même nature et de mêmes dimensions.
• L'image d'un solide de l'espace est un solide de même nature et de mêmes dimensions.
Par exemple, l'image de la sphère de centre I et de rayon R est la sphère de centre t(I) et de rayon R.

, ~~ Expression analytique d'une translation


Soit tune translation de v~cteur t(!), M(i) un point de cg et M'(i:) son image part.
On a : MM'
-+
=
->
u <=}
{x-x=a
y' - y b .
=
.
z' -z =C
On en déduit la propriété suivante.
.Proprjété

L'espace est muni du repère (O, T, 1, k ). a {x' = x + a


L'expression analytique de la translation de vecteur "il(b) est: y'= y+ b.
C z' = Z + C

Applications de l'espace 129


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ll■U~ Composée de deux tra nslations

Soit ïl et vdeux vecteurs de 'W.


La composée tû o tû des translations de vecteurs respectifs Û et estv
1~ translation de vecteur "il+ 1.i. M

La démonstration de cette propriété est analogue à œlle faite dans le plan en classe de première.
U = t-
On a •· t-V ot- U +-
V .

Remar ues

• Pour tous vecteurs ~➔ -- ~-J


• La loi o est une loi de composition interne dŒ1S r~se:=ihJe 5"" des translations de~-
u et v de 'W, on a: v + u = u - r: Gonc: ~otë= t-;0t~ .
La composition des translations est commutam-e.
• La composition des translations est associati.e.
• t0 est l'élément neutre de <fr pour la loi o .
• Pour tout vecteur Û de W , on a : t_ïJ o tïi = l(¼ ; tü est donc une transformation de~ et (tûJ- 1 = t_û.
On en déduit que: {<fr,o) est un groupe commutatif

_ 2.2 Homothéties
Définition et propriété caractéristique

Soit O un point de ~ .et k un nombre réel non nul.


On appelle homothétie de centre O et de rapport k, et on note hco, kl ou h, l'application de %dans lui-
---+ -
même qui à tout point M associe le point M' tel que : OM' = k OM.
• Si k = 1, h est l'application identique et tous les points de % sont invariants.
• Si k -:f:. 1, 0 est le seul point invariant.
• Si k = - 1; h est la symétrie de centre O.
Exemples
Soit OABCD une pyramide et ABCDEFGH le tronc de pyramide
tel que E, F, G et H sont les milieux respectifs des arêtes [OA],
[OB). [OC] et [OD].
• Les points E, F, G et H sont les images respectives des points A,
B, Cet D par l'homothétie de centre O et de rapport ~.
• Les points A, B, Cet D sont l es images respectives des points E,
F, G et H par l'homothétie de centre O et de rapport 2.

Soit f une application de % dans lui.même, k un nombre réel diffé-


rent de O et de 1. N'~ o M

- -
f est une homothétie si et seulement si, pour tous points M et N
d'images respectives M' et N', on a: M'N' = kMN.
M' ~

La démonstration de cette propriété est analogue à celle faite dans le plan en classe de première.
N

,Remargues
• Toute hom othétie de 'g est une application affine.
• L'application linéaire associée à une homothétie h de rapport k (k cf:. 1) est l 'application de "W dans "W,
appelée homothétie vectorielle, qui à tout vecteur Û associe le vecteur kil.
• Une homothétie de rapport k multiplie les distances par Ik 1, les aires par k 2 et les volumes par Ik 13 •

130 Applications de l'espace


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é'=es e. co ...figurations
Soit hune t.n:::.o:.::.è:ie de rapport k.
• L'image de lz droite de repère (A, Ü) est la droite de repère {h(A), û).
• L'image du plan de repère (A, Û, v) est le plan de repère {h(A), Û, v).
• L'image d'une figure plane est une figure de même nature.
• L'image d 'un solide est un solide de même nature.
Par exemple, l'image de la sphère de centre I et de rayon R est la sphère de centre h(I) et de rayon Ik IR.

e;z;ur-.:a Èxpression analytique d'une homothétie


La démonstration des propriétés suivantes est analogue à celle faite dans le plan en classe de première.

L'espace est muni du repère (0, t, j, k). , kx (l k)


a) {x = + - ·a
L'expression analytique de l'homothétie de centre n (b et de rapport k est: y ' = ky + (1 - k)b
c z' = kz + (1 - k)c
Exemple _1 { x' = _ zx _ 3
L'homothétie de centre n( 2 ) et de rapp ort - 2 a pour expression analytique:
O
y := - 2y + 6.
z = - 2z

-+
L'espace est muni du repère (0, t, j, k ).
Soit p, q et r trois nombres réels, k un nombre réel non nul et f l'application de cg dans lui-même qui

à tout point M/:)


\j
associe le point M'(~;) tel que : {
z
; ', :
z ' = kz
t:~
+r
• Si k = 1, f est la translation de vecteur ü(~)-
. . r
• Si k ;/:. 1, f ést une homothétie de rapport k.

Exemple { x' = 3x _ 4
L'application ayant pour expression an alytique y '= 3y est une h omothétie de rapport 3 ;
z' = 3z + 2

son centre est l'unique point invariant, c'est-à-dire : n(}J·


.:::-~·- ''""!l Composées de translations et d'homothéties
La démon stration des propriétés suivantes est analogue à celle faite dans le plan en classe de première.

Soit h et h' deux homothéties de centre 0 et de rapports


respectifs k et k'.
h' oh est l'homothétie de centre 0 et de.rapport k 'k.

On a : h '(O,k')oh(O,k) = h(O.lck')'
• Si k 'k = 1, alors h'oh est l'application identique.
• Si k 'k = - 1, alors h'oh est la symétrie de centre O.

Remar ues
• La loi o est une loi de composition interne dans l'ensemble °df 0 des homothéties dei de centre O.
• Pour tous nombres réels k et k', on a : k'k = kk'; donc : hoh' = h'oh,
La composition des h omothéties de centre O est commutative.

Applications de l'espace 131


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• La composition des homothéties de centre O est associative.


• h(O,iJ est l'élément n eutre de "Je0 pour la loi o.
• Pour tout nombre réel k non nul, on a : hfo.k 0 h o.41 = I~ ; h {O,kJ est donc une transformation de ~ et
h (0,k)-1 = h (0,
!J· ~

On en déduit que ('Je 0 , o) est un groupe commutatif

Soit h eth' deux homothéties de rapports respectifs k et k'.


• Si k'k -:t:. 1, alors h' oh est une homothétie de rapport k 1c.
• Si k'k = 1, alors h'oh est une translation.

Le centre de l 'homothétie est le point invariant de h"z b_.


Le vecteur de la translation est déterminé en chercha::-;:. ·image d·un point par h'oh.

Exemples _
Soit les points Q 1
1
(-a1),Q 2(
1 0
~ ) , Q 3 (_1 J et les homothéties ~ en1, ~ 3, h cn
2 2
, 21 et h 3 cn3 , _ 4 i-

• h 1 o h 3 est une homothétie de rapport - 2.

Son expression analytique est : { :: : =: : } ;le c,entre de c;;~ homothétie est le point 1
z' = - Zz - ~

• h 2 oh 1 est une translation.


x ' =X+~
Son expression analytique est : i'
y ' = y - 1 ; h 2 oh 1 est donc la translation de vecteur
{ z' = z -1
: ---+(
u 2½) . =

Soit h une homothétie de rapport k différent de 1 et t une translation.


hot et toh sont des homothéties de rapport k. ·

Exemples _ z
0
Soit h l'homothétie de centre n(_1 J et de rapport - 4, t la translation de vecteur it(
_
i ).
ho t et toh sont des homothéties de rapport - 4.

=:::;
8
5
1
• L'expression analytique de ho t est: { :: : le centre de cette homothétie est le point 1 5
9
z' = - 4z - 9 -5

• L'expression analytique de toh est: { : : : =:::;


z' = - 4z - 4
le centre de cette homothétie est le point J -~
2
5

!
Remarg~
L'ensemble des homothéties èt translations de%, muni de la loi de composition des applications, est un
groupe non commutatif.

132 Applications de l'e space


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wz~E xercices ~~//~~/4:%~~~.z~~~~ -


2.a Soit ABCDEFGH un cube. 2.d Soit ABCDEFGH un cube, h 1 l'homothétie de
Déterminer les coordonnées dans le repère centre A et de rapport 2, h 2 l'homothétie de
(A, B, D, E) des images des points C, F, G m H centre C et de rapport ~ .
par chacune des transformations suivantes : 1. Construire les images des points A, B, Cet G
----,..
a) translation de vecteur EG par h 2 ohr
----,.. 2. Déterminer la nature et les éléments caracté·
b) translation de vecteur BH
ristiques de cette transformation.
c) homothétie de centre A et de rapport - 1
d) homothétie de centre F et de _rappo..--t ~ • 2.e Cb consid ère les transformations f et g d'ex·
~ o n s analytiques respectives :
r .r·= - 2.r - 4 {x'=x+1 •
2.b Soit ABCD un tétraèdre, I et J les mi1;?ITX =es-
~- = - 2g + 1 et y' = y - 2 .
pectifs de [AB] et [CD].
1. Construire l'image du tétraèdre par la trans·
l x· =- 2% ~ 3 z ' =z-1
L Is:=-::=;=:n: la nature et les éléments caracté-
-►
lation de vecteur IJ. ri...~ de: a g.
2. Déterminer les coordonnées dans le repère 2. Déta:m.ina r~ n analytique, la natu-
(A, B, C, D) des images des points A, B, Cet D re et les élémE1is œ.._-acœristiques des transfor-
par cette translation. mations gof et fcg.

2.c Soit ABCDEFGH un cube, h l'homothétie de 2.f Soit les points Ac2:) et B({1). ~ l'homothé-
centre A et de rapport 2, t la translation de vec- tie de centre A et de rapport - h l'homothé-
3,
tie de centre B et de rapport 1·
----,.. 2
teur HD.
1. Construire les images des points E, B, Cet G 1. Déterminer les expressions analytiques de
par toh. h 2 oh1 et h 1 oh2 •
2. Déterminer la nature et les éléments caracté· 2 . En déduire la nature et les éléments caracté-
ristiques de cette transformation. ristiques de ces transformations.

~ Syméfiies:_rirthogonales
Dans cette leçon, le repère (0, tJ;k) est orthonormé.

=3~1 - Réflexions
~ ~ Plan médiateur d'un segment
On a établi en classe de première la propriété suivante.

Soit A et B deux points distincts de~ et Ile milieu de [AB].


L'ensemble des points équidistants de A et B est le plan (Il)
orthogonal à la droite (AB) en I. ~/4\----+-Î:~7
Ce plan est appelé plan médiateur de [AB].

,R emargyes
Soit Ile milieu d ' un segment [AB] et (TI} le plan médiateur de [AB].
• Toute droite de {[I) passant par I est une médiatrice de [AB].
• Pour tout plan (<!P) contenant la droite (AB} :
- (<fi') et {[I) sont perpendiculaires ;
- la droite d'intersection de (<!P) et {[I) est la médiatrice de [AB] dans (<fi').

Applications de l'espace 133


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Exemples
• Soit ABCDEFGH un cube, I et J les milieux res- • Soit PQRS un tétraèdre régulier et K le milieu de
pectifs de [ÀD] et [FG]. [PQ].
Le plan (BEH) est le plan médiateur de [IJ], de [DG] Le plan (RKS) est le plan médiateur de [PQ].
et de [AF].
p

s
C

A R

~~IE~ Définition et propriétés

Soit (Il) un plan de '&.


On appelle réflexion de plan (Il), et on note sn, l'application de
'& dans lui-même qui à tout point M associe le point M' tel que :
• si M E (Il), alors M' = M ;
• si M $. (II), alors (Il) est le plan médiateur de [MM'].

Une réflexion de plan [IT) est aussi appelée symétrie orthogonale par rapport à [ITJ.

,Remargy_~
• L'ensemble des points invariants par sn est le plan {TI). ----+ ----+
• Si H est le projeté orthogonal de M sur {fIJ et si M' = sn(M}, alors : MM'= 2 MH.
• Si M' = sn(M}, alors M = sr/M'J ; on dit que Met M' sont symétriques par rapport à (IT).
• Pour tout plan (IT}, on a : snosn = Id<Q, ; sn est donc une transformation de '& et (snJ- 1 = Sn-

Soit (Il) un plan et sn la réflexion de plan (II).


• Si (<,JJ>) est un plan perpendiculaire à (Il) et(~) • Si (0)) est une droite orthogonale à (Il) en mr
leur droite d'intersection, alors : point I, alors :
- (<,Jl>) est globalement invariant par Sn ; - (<2ll) est globalement invariant par sn ;
- la restriction de s 0 à(~) est la symétrie ortho- - la restriction de sn à (9)) est la symétrie de
gonale d'axe (~). centre I.

M M

TI
M'

Ces propriétés se déduisent des propriétés du plan médiateur d'un segment.

Toute réflexion de '& est une isométrie.

134 Applications de l'e space


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D émonstration
Soit A et B deux points dei, A' et B' leurs images respectives par une réflexion de plan (IT).
• Si (AB) 1- (IT), alors A, B , A' et B' appartiennent à une même droite orthogonale à (TI) ;
donc : A'B' = AB, d'après les propriétés précédentes.
• Si (AB) n'est pas orthogonale à (IT), alors A, B, A' et B' appartiennent à un même plan orthogonal à (TI) ;
donc : A'B' = AB , d 'après les propriétés précédentes.
,Remar _ues
• Toute réflexion de~ est une application affine.
• Soit s la réflexion de plan {fl] de vecteurs directeurs Û et v, w
un vecteur normal à {TI).
L'application linéaire associée à s est l'app lication a de "W dans 'W telle que :

v
cr(ÜJ = û, a(v1 = et ari1J = - ~-

r-;7::•-=::::::1 Réflexions et configurations


• Toute réflexion transforme les droites (respecth·ement les plans) en droites (respectivem ent en plans)
en conservant parallélisme et orthogonalité.
• L'image d'une figure plane par une réflexion est une figure de même nature et de mêmes dimensions.
• L'image d'un solide de l'espace par une réflexion est un solide de même nature et de mêmes dimensions.
Par exemple, l'image d'un cube par-une réflexion est un cube de même arête.

n::.s ··. ~; Expression analytique d'une réflexion


On ne donne l'expression analytique d'une réflexion de plan (TI) que
z
lorsque celui-ci est perpendiculaire à l'un des axes du repère ortho-
,,. ---.--> _+ --+
norme (0, z, J, k ). M
'
(TI) est le plan d'équation z = c ; on désigne par srr la réflexion de
plan (TI).
TI
Soit MŒ) un point de%, M'({) son image par sn et Ile point d'in-
--+
tersection de (MM') et de (TI). M'
k 0 y

On a : (MM;) 1- (TI) <=> MM' = Àk (À E IR) <=> { x' - x


y' - y
=O
=0 X
i
-- ----- --- ---- ,
z + z'
I E (TI) <=> -z-= C.
On en déduit la propriété suivante.

--+
L'espace est muni du repère orthonormé (0, t, J; k ). { x' =x
L'expression analytique de la réflexion de plan (TI) d'équation z = c est: y'= y
z' = -z + 2c
On obtient des résultats analogues lorsque {TI) est perpendiculaire à la droite de repère (0, t J ou à la
droite de repère (0, TJ.

c-"::;;:;;-;:::_• Composée de deux réflexions de plans parallèles


• (TI1) et (I1 2 ) sont deux plans parallèles ; on désigne par s 1 et s 2 les
réflexions de plans respectifs (TI1 ) et (Tiz). ' ·
~
--
Si A 1 est un point de (TI1 ) et A 2 son projeté orthogonal sur (TI2 ),
A1A2 est un vecteur normal à (I1 1 ) et (TI2), indépendant du choix
de A 1 . M H, M,
Soit M un point de ~. M 1 son image par s 1 et M 2 l'image de M 1
par s 2 •
On désigne par H 1 et H 2 les milieux respectifs de [MM1 ] et [M1 M 2 ].

Applications de l'espace 135


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- -
= 2H1H 2 = 2A1 A 2 •
-
Donc, s2 °s1 est la translation de vecteur 2A1 A 2 •
• Réciproquement, soit t une translation de vecteur Û non nul, (TI) un plan de vecteur normal Û et (TI')
l'image de (TI) par la translation de vecteur ~ Û. On a: t = sn,osn .

On en déduit les propriétés suivantes.

• La composée de deux réflexions de plans parallèles est une translation de vecteur normal à ces
deux plans.
• Toute translation de vecteur il non nul est la composée de deux réflexions de plans parallèles ayant

u pour vecteur normal.

Exemples H J G
Soit ABCDEFGH un cube, I, J, K et L les milieux respectifs de [EF], [HG], 1
E,,___...__.,.....,,_
[DC] et [AB]. F
• La composée des réflexions de plans (ADE) et (IJK) est la translation
~
• j
de vecteur AB.
~

• La translation de vecteur 2AE est la composée des réflexions de plans


_ ..?·· - ~:~--t · ··-· · \
,• ,/

(ABC) et (EFG). A L B

_ J.2. Demi-tours
-=-w~ Introduction
Considérons deux plans perpendiculaires (I11 ) et (I12 ) , sécants suivant une droite (Ll).
Soit Mun point de <&, M 1 le symétrique de M par rapport à (Ili) et ~ le symétrique de M 1 par rapport à (I12 ).
On désigne par :
(QI>) le plan orthogonal en M à (Ll) ;
(~ ) la droite d'intersection des plans (QI>) et (I1 ) ;
1 1
(~ 2) la droite d'intersection des plans (QI>) et (I12 ).

Dans le plan (qJ>), on a :


(~ ) et (~ ) perpendiculaires en un point I, qui est le
1 2
projeté orthogonal de M sur (M ;
M et ~ symétriques par rapport à (2b1 ) ;
M1 et M 2 symétriques par rapport à (2h 2).
On en déduit que dans le plan (QI>) :
d'une part, M et M 2 sont symétriques par rapport à I ;
d'autre part, (Ll) est une médiatrice de [MMil-

Cette étude justifie la définition suivante.

Soit (Ll) une droite de <&.


On appelle demi-tour d'axe (l'l), et on note Sa, l'application de <&
dans lui-mêine qui à tout point M associe le point M' tel que :
• si M E (.Il), alors M' = M ;
• si M fl. (Ll), alors (.Il) est une médiatrice de [MM'].
Un demi-tour d 'axe (Ll) est aussi appelé symétrie orthogonale par rapport à (Ll). •

136 Applications de l'espace


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Exemples
Soit ABCDEFGH un cube, I, J, K et L les milieux resepctifs de [EF],
[HG], [DC] et [AB].
H
~---~
1
Ef-------+-+---.,._,,._
J G

F
• La composée des réflexions de plans (ADE) et (CGH) est le demi-
tour d'axe (DH).
• La composée des réflexions de plans (ABC) et (IJK) est le demi-tour D.L ---------.L ~----·· C
d'axe (LK). ___.__,.- _,.-···-··· K
A L B
.Remar ues
• L'ensemble des points invariants par s11 est la droite (A). -+- -+
• Si I est le projeté orthogonal de M sur (t.) et si M' = s,l"A,f), alors : MM' = 2MI.
• Si M' = siMJ, alors M = siM') ; on dit que Met M ' sont symé:nques par rapport à (t.J.
• Pour toute droite (t,,J, on a : s11 os11 = Id'& ; s11 est donc une trmbfo:mation de ~ et (s11r 1 = s •
6

., ,
~Œf' 1::!3 Proprietes
Les propriétés suivantes se déduisent de l'étude faite en introduction.

Soit (A) une droite de i, s11 le demi-tour d'axe (~) et (~ ) un plan


orthogonal à (A) en un point I.
• (21>) est globalement invariant par sa.
• La restriction de s6 à (0>) est la symétrie de centre I.

'
• La composée· de deux réflexions de plans perpendiculaires suivant une droite (A) est le demi-tour
d'axe (t,,).
• Tout demi-tour d'axe (A) est la composée de deux réflexions de plans perpendiculaires suivant la
droite (A).

Remar ues
• Tout demi-tour de ~ est une application affine.
• Tout demi-tour de ~ est une isométrie.
• Soit s le demi-tour d'axe {A) de vecteur directeur il, ï! et iit deux vecteurs non colinéaires et orthogo-
naux à li. r
L'application linéaire associée à s est l'application cr de "W dans "W telle que :
v
aîuJ = 'il, a(v) = - et afwJ = - w.

~~r:.:.."'.'::Dl Demi-tours et configurations


• Tout demi-tour transforme les droites (respectivement les plans) en droites (respectivement en plans)
en conservant parallélisme et orthogonalité.
• L'image d'une figure plane par un demi-tour est une figure de même nature et de mêmes dimensions.
• L'image d'un solide de l'espace par un demi-tour est un solide de même nature et de mêmes dimensions.
Par exemple, l 'image d'un tétraèdre régulier par un demi-tour est un tétraèdre régulier de même arête.

~~-;.;, :3 Expression analytique d'un demi-tour


On ne donne l'expression analytique d'un demi-tour d'axe (A) que lorsque celui-ci est parallèle à l'un des
axes du repère orthonormé (0, -C1:k). ·
(A) est la droite ayant pour système d'équations : { x: ~; on désigne par s6 le demi-tour d'axe(~). · ·
Soit M(i) un point de l'espace, M'(f) son image !ar s 11 et Ile point d'intersect~on de (MM') et de (A).

Applications de l'espace 137


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_,
On a: (MM') ..L (4) <=> .-·z' - z = 0 ; M

I E (A) .' { x + x ' = 2a


.<=>
- y+y =2
, b

On en déduit la propriété suivante. X

L'espace est muni du repère orthonormé (0, t, T, k ).


. -
L'expression analytique du demi-tour d'axe (A) ayant po1II' système d'équations {; : i est :
x', = -x + 2a
{ y =-y+ 2b.
z' = z
On obtient des résultats analogues lorsque (A) est parollèle à la droite de repère (0, f) ou à la droite de
repère {O,JJ.

~ Composée de deux demi-tours

• La composée de deux demi-tours d'axes parallèles est une trans-


lation de vecteur orthogonal à ces deux axes. ,
• Toute translation de vecteur Û non nul est la composée de deux
demi-tours d'axes parallèles ayant Û pour vecteur orthogonal.

Ces propriétés se démontrent de la même façon que celles relatives à la composée de deux réflexions de
plans parallèles.

• La composée de deux demi-tours d'axes CL\) et(~ ) perpendiculaires en un


point A est le demi-tour dont l'axe (2ll) est la perpendiculaire commune à (A1 ) et
(A2) en A.
• Tout demi-tour de ~ est la composée de deux demi-tours d'axes perpendiculaires.

D émonstration
• (A1 ) et (A2 ) sont deux droites perpendiculaires et sécantes en un point A.
On désign e par :
(QP) le plan contenant (A1 ) et (A2 ) ;
(TI) et (TI2) les plans perpendiculaires à (QP) contenant respecti-
vement (A1 ) et (~) ;
(2ll) la droite d'intersection de (TI1 ) et (TI2).
On a: s61 = sn os~ et s6 2 = s0'osn2 ; donc : s61 os62 = sn os02 .
1 1
De plus : (TI1 ) ..L (II2) ; donc : s61 °s62 = s~ .
On démontrerait de même que: s6 2 °s61 = sqJ).
• Réciproquement, soit (2h) et (A) deux droites p erpendiculaires en un point A, (A') la droite orthogo-
nale en A au plan défini par (2h) et (A). On a : s6 , 0s6 = s~ .

138 Applications de l'espace


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- - Composée d'un demi-tour et d 'une réflexion \

.Proprié~s

• La composée d'un demi-tour d'axe (d) et d'une J"éflffric::: œ ~


(Il), tel que (d) est orthogonale à (Il) en un point A. est •
de centre A. A
• Toute symétrie centrale de ~ est la composée d'un dem:i-tc::!r ( ..l)
d'une réflexion dont l'axe et le plan sont orthogonaux.

D émonstration
• (d) est une droite et (TT) un plan orthogonal à (d) en un p oint A.
Soit Mun point de~. M 1 son image par Sn et M2 l'image de~½ par s.1.
- Si M E (d), alors M 1 E (d) et M 2 = ~-
Donc : M 2 est le symétrique de M par rapport à A.
- Si M fi. (d), on désigne par:
M ----+---+---➔ M1
1~)
(0'>) le plan contenant M et (d) ;
(22l) la droite d'intersection de (0'>) et (Il).
La restriction de Sn à (qJ>) est la symétrie S2i1 d'axe CZ!J.
Dans le plan (qJ>), qn a : s.,. oscq, = sA; donc : M 2 est le symétrique de
(.6.)
'
M par rapport à A.
On en déduit que : s.,. osn = SA"
On démontrerait de même que: snos.,. = sA.
• Réciproquement, soit A un point e l (II) un plan contenant A.
Si on désigne par (d) la droite orthogonale à (II) en A, on a : s.,. 0 sn = sn°s.,. = sA.
Exemples
Soit ABCDEFGH un cube.

de vecteur 2AB.-
• La composée des demi-tours d'axes (AE) et (BF) est la translation

• La composée des demi-tours d'axes (AD) et (CD) est le demi-tour


E F

d'axe (DH). Q,L········--···· ----··--· C


• La composée du demi-tour d'axe (AB) et de la réflexion de plan ....·--·/
(BCG) est la symétrie de centre B. A B

3J_.3. Travaux dirigés


ut. . L .-d 1. Expression analytique d'une réflexion, d'un demi-tour
1 °) Soit Cm le plan d'équation cartésienne : 2x - y + z = 1.
Déterminer l'expression analytique de la réflexion s de plan (Il).

S olution ·
Soi~M(i) un point de l'espace et M'(f) son image par la réflexion s de plan (Il).
On désigne par I le milieu de [MM']. n(-:1) est un vecteur normal à (II).

Applications de l'espace 139


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On a : M' = s(M) <=> {


MM' ➔ = -0
--+ An
ë:::,
J .r - .r
J} - y
21
- 1
l y'- y
z'- Z
- 11 = 1z',-z
1 X - X

I E (II) 2 ·..r..- x 1 - (y+ y;+ (z + z ') =2

x'-x x'- x = 2(z'- z)


On a: , <=> .
l y -y { y' - y = -(z' - z) '

J .r- = .r - 2z + 2z'
donc: M' = s(M ) .ç= l :;,- = y -.- z- z '
z· =- Zx+ y-z-2x'+y' + 2
x' = 31 (- x + 2y - 2z + 2)
· En procéda::r ~ ::,::rhstitution , on obtient l'expression analytique des : y' = } (2x + 2y + z - 1)
{
z' = 3 (- 2x + y + 2z + 1)

x' ! (- x -
= + 2y - 2z 6)

2°) Soit f l'application de ~ dans~ d'expression analytique : { y'= ! (- y+ 2z- 6)


2x -

z' =! (- + + 2x 2y - z 12)
Démontrer que f est un demi-tour dont on précisera l'axe (L1).

Solution ,
Soit M(î) un point de l'espace et M'(f) so:ri image par f.
• Déterminons l'ensemble des points invariants par f.
4x + 2y + Zz = 6 { 2
On a : f(M) = M <=> { Zx + 4y - 2z = - 6 <=> x +Y+z =3 .
2x - 2y + 4z = 12 x + 2Y -z =- 3
On obtient un système d 'équations cartésiennes de la droite (L1) de repère (A, it) tel que :

A(-:1) et zt(-{).
• Démontrons que f est le demi-tour d 'axe (L1).
--+ ➔
On a: MM'.u = - (x' - x) + (y ' - y)+ (z' - z) = 0 ; donc les droites (MM') et (L1) sont orthogonales.

De plus, le point I d e coord années ( -x' +- x ; ~ ., -z' +


- z) appartient
. a, (L1).
2 2 2

Donc, f est le demi-tour d'axe (L1).

Pour démontrer qu'un e application de <&, dans 'ig, est une symétri e ·orthogonale .(réffexion ou
demi-tour), on peut utiliser le J?fOCédé suivant:
• déterminer l'ensemble (E) des points invariants;
• démontrer que pour tout point M et son image M' :
- la droite (MM;) est.orthogQnàle à (E} ; "
- le mifüm I de [Mfyf'] appartient à (EJ.

140 Applications de l'espace


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œr;;r~ 2. Éléments de symétrie du cube, du tétraèdre régulier

1 °) Déterminer les plans et axes de symétrie d'un cube ABCDEFGH de centre O.

Solution
0 est l'isobarycentre du cube ; donc O est sa propre im<=~ ~ F =- ~ ormation laissant globalemenl
invariant le cube.
On en déduit que tout plan ou axe de symétrie du cuhe pE5S:? ~ 8-

Recherche des plans de symétrie du cube


Soit (Il) un plan de symétrie du cube et s 0 la réflexion dP- p,- J]). •
Au moins un des sommets du cube n'appartient pas à (Il) ffi ë. ~..;.,_;. - ~ ~ 5:: ~ ~ sommet.
Donc tout plan de symétrie du cube est nécessairement lep - . •q - :i ~ ~ , e ::!e sommets.
Il ne peut donc y avoir que 3 types de plans de symétrie: ".'.3s :-'l- . . - =r-:-;:-=r-o;; i..'i§. ~ - les plans
médiateurs des diagonales des faces et les plans méd.iateo::s ra; ~- -:Y, = ~ ~ ~
- Les plans médiateurs des arêtes
On obtient 3 plans distincts : les plans médiateurs de [_:\RJ ':5.gI!Œ 1.). [_I D] et [_-\E] qr..:i 50Ilî tous des plans
de symétrie du cube.
- Les plans médiateurs des diagonales des faces
On obtient 6 plans distincts : les plans médiateurs de [AC], [BD], [AF], [BE], [AH] et [DE] (figure 2) qui
sont tous plans de sym~trie du cube.
- Les plans médiateurs des diagonales du cube
.On obtient 4 plans : les plans médiateurs de [AG], [BH] (figure 3), [CE] et [DF].
On vérifie qu~ ces 4 derniers pl~s ne sont pas des plans de symétrie du cube.
En effet, l'image G' de G par la réflexion de plan le plan médiateur de [BH] (figure 3) appartient à la paral-
lèle à (BH) passant par G ; donc, G n'est pas un sommet du cube.
Il existe donc 9 plans de symétrie du cube.

H H G H G

E E E
F

• G'

oi 0

C / D)--------·····--····-- ... ......... C


--~--j __, /.)
,.,.., /.-----------
A B A B A B

figure 1 figure 2 figure 3

Recherche des axes de symétrie du cube


Soit (Il) un plan de symétrie du cube, donc passant p ar 0 , et (~) la perpendiculaire à (Il) en O.
On a : s 0 os,., = s0 <=} s 0 os0 = s,.. (figure 4).
sn et s 0 laissent globalement invariant le cube ; donc (~) est un axe de symétrie du cube.
On en déduit qu'il existe au moins 9 axes de symétrie du cube.
Démontrons qu'il n'en existe pas d 'autres.
Soit (Qîl) un axe de symétrie du cube, donc passant par 0, et (QJ>) le plan perpenclic.11laire à (0;) en O.
On a : si'J'os0 = s9> <=} s~= s!:llos0 ;
donc, s~ est une réflexion et (QJ>) est un plan de symétrie du cube.

Applicatio ns de l'espace 141


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H G
M' G

E = E
: : \.._ 0

A
/~
L\,,;·· ···
A ~:-·_
·· - -- - ~,
C

figure 4 figure 6

Le cube possède 9 axes de ~~,::. :


- les droites joignant les œ:::..L..."'::S è.ë ..:e:zc -_ '..!__..._icsé.es ,2c71:'e 5; . ~ :10:::: ilire de 3 ;
- les droites joignant les ::::±:;z.::x ::f ë.22X ë...~es o;:posées (fÏoaure 6). au nombre de 6.

2°) Déterminer les p lans et axes de symétrie d'un tétraèdre régulier ABCD de centre O.

S olution
0 est l'isobarycentre du tétraèdre (figure 1) ; donc O est sa propre image par toute transformation lais-
sant globalement invariant le tétraèdre.
On en déduit que tout plan ou axe de symétrie du tétraèdre passe par O.
Recherche des plans de symétrie du tétraèdre régulier
Soit (Il) un plan de sym~trie du tétraèdre. ,
Au moins un des sommets du tétraèdre n'appartient pas à (Il) et a pour image par Sn un autre sommet.
Donc tout plan de symétrie du tétraèdre est nécessairement le plan médiateur d'une paire de sommets.
On sait que dans un tétraèdre régulier, deux arêtes opposées sont orthogonales ; donc, tout plan média-
teur d'une arête contient les deux autres sommets.
On désigne par I, J, K, L, Met N les milieux respectifs des arêtes [AB]. [CD], [AC], [BD], [AD] et [BC].
On obtient 6 plans distincts : (ICD) (figure 2), (JAB), (KBD), (LAC), (MBC) et (NAD) qui sont ta.u s plans
de symétrie du tétraèdre.

A A A

C C C

figure 1 figure 2 figure 3

Recherche des axes de symétrie du tétraèdre régulier


Les p lans de symétrie se répartissent en trois paires de plans perpendiculaires :
- les plans médiateurs de [AB] et [CD], perpendiculaires et sécants suivant la droite (IJ) (figure 3) ;
- les plans médiateurs de 1AC] et [BD], perpendiculaires et sécants suivant la droite (KL) ;
- les plans médiateurs de [AD] et [BC], perpendiculaires et sécants suivant la droite (MN).

142 Applications de l'espace


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Or, la composée de deux réflexions de plans perpendiculaires est le demi-tour ayant pour axe la droite
d'intersection de ces plans.
Ces réflexions laissent invariant le tétraèdre: donc. le èemi-tour laisse également invariant le tétraèdre
et en est un axe de symétrie.
Il y a donc au moins 3 axes de symétrie : f!i]_ K:..) et (MN).
Nous admettons que ce sont les seuls axes de symétrie du tétraèdre.

~~ E xercices ~ / / A
L'espace est muni èu repère orthonormé Déterminer les plans et axes de symétrie de ce
fo, tJ:kJ. tétraèdre.

3.a Soit ABCDEFGH un cube de centre O et les


réflexions s 1 = s OE:-n· s2 = s(oFc)·
3.e Soit les points A(g), B(i), c(~) el G le centre
1. Déterminer les images des sommets du cube de gravité du triangle ABC.
par les transformations s 1 , s 2 et s 2 °s1 . 1. Déterminer les coordonnées de G et démon-
2. Conjecturer la nature de s 2 os1 • Démontrer trer que la droite (OG) est orthogonale au plan
cette conjecture. ' (ABC).
2. Déterminer les coordonnées de 1'image de 0
3.b Soit ABCDEFGH un cube. par la réflexion s(ABCJ'
3. Déterminer les coordonnées des images de
1. Construire l'image de ce cube par la trans-
0, A, B et C par le demi-tour s(oci·
formation f = slAEJ0 s(ADJ 0 s 1AB)'
2. Conjecturer la nature de f. Démontrer cette
conjecture. 3.f Soit(~) le plan d'équation Zx -y+ z = 3 et A
le point de coordonnées (3 ; 2 ; 2).
1. Déterminer les coordonnées des images res-
3.c Soit OABC un tétraèdre td que les triangles
pectives O' et A: des points O et A par la
OAB, OBC, OCA sont rectangles et isocèles en O.
On désigne par I, J et K les milieux respectifs réflexion de plan (0>).
2. Démontrer que les droites (OA) et (O'A') sont
de [BC], [CA] et [AB].
1 . Démontrer que les plans (OIA), (OJB) et
sécantes en un point de (0>) dont on précisera
les coordonnées.
(OKC) sont des plans de symétrie du tétraèdre.
2. Déterminer les transformations s(OJAJ 0 sroscJ•
s(OJB) 0 SrocA) et s(OKCJ 0 S(OAB)' 3.g Soit (qj}) la droite de représentation paramétri-
3. Le tétraèdre OABC admet-il un axe de symé- x =- 2+À
trie? que y = 2 - À. (À. E IR) et A le point de coor-
{ z = 1 - 2À.
3.d Soit ABCD un tétraèdre tel que les triangles données (2 ; 2 ; - 1).
CAD et CBD sont rectangles et isocèles respec- Déterminer les coordonnées des images res-
tivement en A et B, les plans (CAD) et (CBD) pectives O' et A' des points O et A par le demi-
sont perpendiculaires. tour d'axe (qj}).

Applications de l'espace 143


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I Exercices-
Sauf indication contraire, l'espace est muni du repère 8 Soit le plan (9.J>) d'équation : x +y + z = 3.
orthonormé direct (0, T; J;k). Déterminer l'expression analytique de la projection
orthogonale sur ((ï)>)_

9 La droite(~ ) a pour système d'équations:


x=y .
{ y=z
P rojections de l'espace Déterminer l'expression analytique de la projection
orthogonale sur(~).
1 Soit ABCDEFGH un pavé.
Construire l'image du parallélogramme EFGH pa:- ~ ~ T ranslations, homothéties
jection sur le plan {ABC) parallèlement à la drone (DF).

1 ABCD est un tétraèdre, G est son isoha,,- ycentre


10 Soit les plans (9>) et (QJ>') d'équations r espec-
et A' est le centre de gravité du triangle BCD. tiYes : :?-t + 3y + z + 2 = 0 et 2x + 3y + z - 2 = O.
1 . Vérifier que ces deux plans sont parallèles.
Soit p la projection sur le p lan (BCD} parallèlement à la
droite (AA'). 2. En déduire qu'il existe une translation, dont on
détermin era Je vecteur, qui transforme (g>) en (9.J>') .
1. Utiliser la propriété de conserration du barycentre
d 'une projection pour démontrer que : GE (AA'). 11 Soit ABCDEFGH un cube.
2. En déduire que les droites joignant chaqu e sommet
On désigne par Ile milieu du segment [BC] et J le centre
d'un tétraèdre au centre de gravité de la face opposée sont de la face BCGF.
concourantes en un point, isobarycentre de ce tétraèdre. Déterminer les coordonnées dans le repère (A, B, D, E) ·-
3 Soit ABCD un losange et (g>) un plan non per-
.eendiculaire au plan (ABC).
A quelle condition le projeté orthogonal de ABCD sur
-
des images des sommets du cube par la translation t de
vecteur IJ.

(g>) est-il un losange ? 11 Soit ABCDEFGH un cube et f l'application


qui, à tout point M de~. associe le point M ' tel que :
-+ --,.. -+ -4-- --J-,
4 Soit ABC un triangle équilatéral et (g>J u n plan MM' = MA+ MH - MB - ME.
non perpendiculaire au plan (ABC). Démontrer que f est une translation.
Préciser la condition pour que le projeté orthogonal de
ABC sur ((ï)>) soit : 13 Soit ABCD un tétraèdre et I, J, K les milieux
a) un triangle isocèle ; respectifs de [AB], [AC]. [ADJ.
b) un triangle équilatéral. 1. Calculer l 'aire du triangle IJK en fonction de celle du
triangle BCD.
5 Soit ABC un triangle équilatéral et ((ï)>) un plan 2. Calculer le volume du tétraèdre ABCD en fonction de
tel que le projeté orthogonal A'B'C' de ABC sur ((ï)>) soit celui du tétraèdre AIJK.
un triangle rectangle et isocèle en A.
1. Démontrer que la droite (BC) est parallèle à (9JI). 14 Un tronc de cône
2. Soit I le milieu de [BC] et l ' le projeté o~onal de de révolution est tel que
-->- -► l'aire de la grande base (03)
I sur ((ï)>). Calculer une mesure de l'angle ( l' A', IA). est le double de celle de la
petite base (\l13').
6 Soit ABC un triangle rectangle isocèle en A et
(g>) un plan non perpendiculaire au plan (ABC). Démontrer qu 'il existe deux homothéties, dont on préci-
Préciser la condition pour que le projeté orthogonal sera les centres et les rapports, transformant ((JA) en (03').
A'B'C' de ABC sur (g>) soit :
aJ un triangle rectangle en A' ; 15 Soit (~ ) une sphère et A un p oint de (~).
Déterminer le lieu des symétriques de A par rapport
b) un triangle rectangle et isocèle en A' ;
aux points de WJ.
c) un triangle isocèle en A' et non rectangle.
16 ABCD est un tétraèdre.
7 Soit le plan (g>) d 'équation x - 2y + z = 1 et la
droite (9)) de représentation paramétrique :
Soit h 1 l'homothétie de centre A et de rapport 1
et h 2
l'homothétie de centre C et de rapport 2.

{
~
; : : ; 2À (À. E IR) et le point A(- \) .
1 . Construire l'image de ABCD par h 2 oh1 •
2. Pr éciser la nature et les éléments caractéristiques d e
z=2+Â 1
h 2 oh 1 •
1. Démontrer que (2b) est orthogonale à ((ï)>) en un point
I dont on précisera les coordonnées.

Bc~1), N(î)_.
17 Soit les points :
2. Déterminer les images respectives A 1 et A 2 de A par 4
les projections orthogonales sur ((ï)>) et(~ )-
3. Vérifier que AA1 IA2 est un rectangle.
A(-:2), B'(=i).

144 Applications de l'espace


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1. Démontrer qu'il existe une homothétie h, d ont on


précisera le centre et le rapport, telle que :
N. = h(A) et B' = h(B).
" {~) est nn plan, (A) une droite sécante avec (QI'>)
2. Déterminer l'image du point O par h.
en un poîct O. I cn pomt e.xtérieur à {0") et à (t.). ·
Soit p 1 la p ~ si:::: •~ ) pruallèlement à (t.) et p 2 la
S ymétries orthogonales :erojection su:- (~, ~ -.;,·~ : ; "' '~l-
A tout point ~t: è.e i". ü::?SS 1 ;.:- :es ::mms ~ et M., tels
que:M 1 = p 1 0-,1)et1-~ =- :'_ ,- • • -
18 Soit ABCDEFGH un cube. On se propose de dke i - e::zse::::~"'7 CE) des points
--+ --+ --+
Le plan est muni du repère (A, AB, AD, AE}. M de ~ tels que les poin.s.:. _ =- :sc=t alignés.
Dans chacun des cas suivants, déterminer l'expression 1. Démontrer que si I, ~L e.: _;!.. :::- -:. ;;: ·-;;;-~. alors M
analytique des réflexions de plans (QI'>}. appartient au plan (TI) coÎltm:c ; : E'.i .:...+, -
a) (Ql>) = (EFG) b) (QI'>) = (CDE) 2. On désigne par 11 et 1z les ~ ""ei;:e.Lces t.le I par
c) (0") = (BCH) d) (0") = (EDF). P1 et P2·
a) Déterminer une équation de (E) &:r:s--=< ~ (O. J., Iz)
de (TI).
19 1. Démontrer que la composée d'une réflexion b) En déduire la nature de (E) .
de plan (Il) et d 'une translation est une réflexion de
plan parallèle à (TI). 15 Soit ABCD un tétraèdre et M un poiL: de l'es-
2. Démontrer que la composée d'un demi-tour d'axe (L'l) et pace n 'appartenant à aucune arête d u téœèdre et tel
d'une translation est un demi-tour d 'axe parallèle à (L'l). que:
- le plan (ABM) et la droite (CD) sont sécants en IlD.
10 Soit SABCD une pyramide régulière dont la point P;
base ABCD est un carré de centre I. - le plan (BCM) et la droite (DA) sont sécants en rm
Déterminer les plans et axes de symétrie de cette pyra- point Q;
mide. - le plan (CDM) et la droite (AB) sont sécants en un
point R;
11 Soit SABCD une pyramide régulière, dont la - le plan (DAM) et la droite (BC) sont sécants en un
base ABCD est un carré de centre I de côté 1 et telle que point S.
les plans (SAB) et (SCD) sont perpendiculaires. On se propose de démontrer que les points P, Q, R et S
sont coplanaires.
1. Déterminer les coordonnées de S dans le repère
1. Démontrer qu'il existe quatre nombres réels a , b, c et
t➔
orthonormé direct (A, J; k) tel que : •
d tels que : --+ --+ --+ _____,.
--+ ~ --+ ~
AB = i et AD = j. *
a+ b + c + d 0 et aMA + bMB + cMC + dMD = Ô.
2. Déterminer les coordonnées des images de S, A, B, C 2. a) En utilisant la projection s ur la droite (CD) paral-
et D par les transformations suivantes : lèlement au plan (ABM), démontrer que:
a) réflexion de plan (SAB) cPC + dPD = Ô.
b) demi-tour d'axe (SA) b) Démontrer de façon analogue que:
c) homothétie de centre Set de rapport - 2. -► ----► ----+ ___.:_+ -;;l' --+ -►
bQB + cQC = Ô ; aRA + bRB = u ; aSA + dSD = Ô.
3. Déduire des questions précédentes que :
I l Soit ABCD un tétraèdre dont la face BCD est --+ --+
(a+ b)MR + (c + d)MP = u ;
~

un triangle équilatéral et les faces ABC, ACD, ADB sont


des triangles rectangles et isocèles. (a+ d)MS + (b + c)MQ = Ô.
1. Démontrer que la droite (AB) est orthogonale au plan 4. Conclure.
(ACD).
16 Soit ABCDEFGH un cube.
2. Déterminer les plans et axes de symétrie de ce
Construire l'intersection de ce cube avec le plan média-
tétraèdre. teur de [AG].
2. Préciser les images des points A, B, C et D par les
Quelle est la nature du polygone obtenu ?
transformations suivantes :
a) réflexion de plan (BCD) 17 Soit ABCDEFGH un cube de centre O. I le
b) réflexion de plan (ABC) centre de gravité du triangle BCG.
c) demi-tour d'axe (AB) On se propose de déterminer et construire les points
d) demi-tour d'axe (CD). d'intersection de la droite (OI) avec les plans des faces
du cube.
I l ABCD est un tétraèdre régulier. On désigne 1. Démontrer que le point d'intersection de la droite
par I, J, K, L, M et N les milieux respectifs des arêtes (OI) avec le plan (ADH) est le centre de gravité J du tri-
[AD], [DC], [CB], [BA], [AC] et [BD]. angle AEH, ·
1. Démqntrer que IJKL est un carré et que la droite (MN) Placer le point J. --+ --+
est orthogonale au plan (IJK). · t 2. a) Démontrer que : DJ = ZCI.
2. Soit d 1 et d 2 les dem i-tours d'axes respectifs (IK) et b) En déduire que les droites (CD) et (IJ) son t sécantes
(JL), s la réflexion de p lan (IJK). On pose : d = d 2 °d1 . en un point K que l'on précisera.
a) Déterminer d eux réflexions s 1 et s 2 telles que : Placer le point K.
d 1 = sos1 et d 2 = s2 os. c) Démontrer de même que les droites (EF) et (IJ) sont
b) En déduire que d est un demi-tour dont on précisera sécantes en un point L que l'on précisera.
l'axe. Placer le point L.

Applications de l'espace 145


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18 Soit ABCDEF un 31 1. Démontrer que toute symétrie centrale de cg


octaèdre régulier tel que A est la composée de trois réflexions.
BCDE soit un carré de centre 2. Soit ABCDEFGH un cube de centre O. On désigne
0 et dont les faces sont des par s0 la symétrie de centre 0 , s!AOCJ la réflexion de
triangles équilatéraux. B plan (AOC) et s!AGJ le demi-tour d 'axe (AG).
1. Déterminer les plans de Déterminer les transformations suivantes :
symétrie de cet octaèdre. a) So O s(AOC) et s(AOC) 0 So
2. a) Démontrer que (AF) est
= b) s 0 os(AGJ et s(AGl os0 .
un axe de symétrie de cet
octaèdre.
b) Démontrer que les axes de symétrie du carré BCDE 31 Déterminer, en fonction de n , le n ombre de
sont des axes de symétrie de l'octaèdre. réflexions laissant invarian t une p yram ide régulière
c) Soit I et J les milieux respectifs de [AB) et [DF]. dont la base est un polygone à n côtés.
Démontrer que (IJ) est un axe de symétrie de l'octaèdre.
Préciser les axes de sym étrie analogues de l'octaèdre. - 33 Soit (TI) un plan, 0 un point extérieur à (TI) et •
3. Soit G et G' les centres de gravité respectifs des tri- H le projeté orthogonal de O sur (TI).
angles ABE et CDF. On désigne par d le demi-tour d'axe (OH), r la réflexion
a) Démontrer que O est milieu de [GG'] et que la droite de plan (TI), s la symétrie de centre O et t la translation
-,►

(GG') est orthogonale aux plans (ABE) et (CDF). de vecteur 2 OH .


b) La droite (GG') est-elle un axe de symétrie de l'oc- 1. Comparer ros et tod.
taèdre? 2. Déterminer sor; y a-t-il commutativité?

19 ABCDEFGH est un cube et I est le centre de la 34 Soit ABCDEFGH un cube de ce~tre O.


face EFGH. ~ -► -►
Les plans médiateurs des arêtes découpent ce cube en _
L'espace est muni du repère (A, AB, AD, AE). huit cubes (KA), (KB), ... , (KH) contenant resp ectivement
Soit s la réflexion de p lan (ACE) et s' la réflexion de les sommets A, B, ... , H.
plan (CFH). On désigne par s1 , s 2 et s 3 les réflexions transformant A
1. Déterminer les expressions analytiques des et des'. respectivement en B, D et E.
2. a) Démontrer que les plans (ACE) et (CFH) sont p er- 1. Déterminer les images de (KA) p ar s 1 , s 2 et s 3 .
pendiculaires. 2. Déterminer la .n ature de s1 o s 2 , s 2 o s 3 et s 3 os 1 , ainsi
b) En déduire l'expression analytique du demi-tour que les images de (KA) par chacu ne de ces transforma-
d'axe (CI). tions.
3. aJDéterminer l'image de (KA) par s = s 1 os 2 os:r
30 Soit (TT) le plan d'équation Zx + y - z = 3 et (L-.) b) Détermin er les images de A, B, Cet O pars.
la droite orthogonale à (TI) passant par O.
c) En déduire la n ature de s.
1. Déterminer l'expression analytique des transforma-
tions suivantes : 4. On désigne par cr1 et cr2 les réflexions de plans res-
a) réflexion Sn pectifs (AGH) et (GCF).
b) demi-tour sil a) Déterminer les images de OABC par cr1 et cr2 .
c) sil osn. b) Déterminer là nature et les éléments caractéristiques
2. Détermin er la nature et les éléments caractéristiques de cr2 ocr1 ; déterm iner l'image du tétraèdre OABC par
de la transformation sil osn- cr2 ocrr

146 Applications de l'espace


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C oniques
ln oduction

Définies comme m-'ersec:6cra c! ~ a d'un plan, l'étude des coniques par les
Grecs remonte au~ sëde c-,,o:n;· J_--C problème de fa duplication du cûbe
{construction géomo..bique de /'cuâ;-e cl• œd:lnt le volume est le double de celui
d'un cube donné} ayant cond rr A'.ened--.e. iL:ve d'Eudoxe et contemporain de
Platon, sur leur piste.
Un peu plus tard, Euclide et Archimède se sont égcr1emait intéressés à ces sections.
Le grand maître fut cependant le géomètre grec Apollonius de i'ergo {vers 262 · vers
180 av. J.-C.) qui fut le premier à publier un ouvrage en huit YOlu-mes sur ces courbes.
Dix-huit siècles plus tard, ces courbes ont été identifiées comme tra;ectoires de
corps célestes.
Le mathématiden Pierre Dandelin {1794- 1847) fut le premier à utiliser des sphères
en contact avec le cône et le plan de section pour mettre en évidence les éléments
caractéristiques des sections coniques (foyers, directrices).
1 1
Sections planes d'un cône : 1 1

sphères de DANDELIN

Ellipse Hyperbole
MF + MF' = MP + MP' = PP' = k MF - MF' = MP - MP' = PP' = k

1. Étude générale des coniques ......... ... .. ..... .. ............ 148


2. Étude de la parabole .. .. ...... ..................... ....... ........ 154
3. Étude de l'ellipse .................................................... 157
4. Étude de l'hyperbole 163

Coniques 147
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-=-~:t,~t·~Cqnique définie par foyer et directrice


Introduction
=
Soit (0l) une droite, Fun point n'appartenar:: _ 2 (~) et e un nombre réel strictement positif.
Si M est un point du plan, on désigne pa:- ~ 5.~ r -o~em orthogonal sur (0l).
On appelle (re) l'ensemble des points ~f Gn ~ 1:01 21.s que,: :::Ji =e.
On désigne par K le projeté orthogonal œ F ::,2.., :zt., a: par(~) la droite (FK).
• Justifier que (il) est un axe de syruéùle ce ~ :r
On se propose de construire (r J pour l::s dams ~ de e : 1 , ! et 2.
1er cas: e = 1
• Démontrer que le milieu S de [FK] est élément de (r1).
• Démontrer que tout point de (r1) appartient au demi-plan
contenant F, délimité par la droite (T) passant par S et paral-
lèle à (0l). (On pourra démontrer que tout point M de {tiJ véri-
fie : MF s MK.) K
p (A)
Soit P un point de [SF), distin ct de S, et (0lp) la perpendicu-
laire à (il) en P.
• Justifier qu'il existe deux points de (0lp) appartenant à crl).
• En déduire une construction point par point de (f1 ).
(2v) (T)
On obtient une parabole.
2e cas: e = !
• Construire le cercle(~). ensemble des points M tels que : t;; = ~.
• Justifier qu'il existe deux points A et A' de (il), appartenant à (r314).
Soit Mun point de (r314), distinct de A et A'.
'
• D emontrer MF < 3 ; en d,e d une
que : MK . que M est m . t,eneur
.
4
à(~).
Soit P un point de [A.A'], distinct de A et A', et (2bp) la per-
pendiculaire à (il) en P.
• Construire les points M de (®p) appartenant à (r314 ).
(On pourra remarquer que : FM= !
KP.)
(2v)
• En déduire une construction point par point de (r314).
On obtient une ellipse.
3e cas: e = 2
• Construire le cercle ('f6), ensemble des points M tels que : tii = 2.
• Justifier qu'il existe deux points A et A' de (il), appartenant à (rz).
Soit P un point de (il), distinct de A et A', et (0lp) la perpendi-
culaire à (il) en P.
On suppose que: P E [AA'].
:, • Démontrer que PF > 2 PK.
: En déduire que : V M E (®p), MF > 2 MH ;
: (2bp) n (rz) = 0.
On suppose désormais que P est extérieur à [A.A'].
• Construire les points M de (®p) appartenant à (f'2 ).
(On pourra remarquer que : FM = 2 KP.)
• En déduire une construction point par point de (r2 ).
On obtient une hyperbole.

148 Coniques
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Soit e2ll) une droite, Fun point n'appartenant pas à f-i') et e nn nombre réel strictement positif.
On appelle conique de foyer F, de directrice (Ç,t) et d"exœntricité e l'ensemble en
des points M du plan
tels que ~ = e, où H désigne Je projeté orthogonal de _ 1 sur (::l).
• Si e= 1, en est une parabole.
• Si O < e < 1, en est une ellipse.
• Si e> 1, en est une hyperbole.
La propriété suivante a été démontrée dans l'introdnRo:::;

en
Soit une conique de foyer F et de directriœ F-l-
. La droite e.1.) passant par F et perpendiculaire à F ) est c::: m de s_y minh: ~ (0.
(A) est appelée axe focal de la conique {fJ_

Soit en une conique d'excentricité e et d"axe focal e~J.


• Si e = 1, (r) coupe (A) en un point S.
• Si e* 1, encoupe (A) en deux points distincts A et A'.
Le p oint S est appelé sommet de la parabole.
Les points A et A' sont les sommets de la conique situés sur l'axe focal.
D émonstration
On désigne par K le projeté orthogonal du foyer F sur la directrice (2D).
Les points de (r) situés ·s ur (A) sont les points M de (A) tels que : ~ _= e.
• Si e= 1, il existe un unique point de (r) situé sur (A) : le milieu S de [FK].
• Si e* 1, il existe deux points de (r) situés sur (A) : A = bar{(F, 1) ; (K, e)},
A'= bar{(F, 1) ; eK, - e)}.

Régionnement du plan par une conique

Soit (r) une conique de foyer F, de directrice (0>) et d'excentricité e.


Pour tout point M du plan dont le projeté orthogonal sur (2v) est H, on a:
• M est intérieur à en
si MF < e MH ;
• M est extérieur à en
si MF > e MH.

Remarqu~s
• Le.foyer F d 'une conique est intérieur à cette conique.
• Tout point de la directrice (21)) d'une conique est extérieur à cette conique.
Toute conique (r) partage le plan en deux régions : l'intérieur et l'extérieur de (r).
Sur les figures ci-dessous, on a colorié l'intérieur de chacune des-.coniques.
en_______

Ellipse

Coniques 149
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......_.t .2,., Équation réduite d'une conique


mffi~~ Équation réduite d' une parabole
Soit (QJ>) la parabole de foyer F et de directrice (Çt).
On désigne par K le projeté orthogonal de F sur (9J) ; le milieu de [FK] est le sommet S de (QJ>).
On munit le plan d'un repère orthonm:mé (S, t n tel que : r = SlF SF.
Onpose:KF=p;ona F(f) et (~) : x=-f. .

Soit M{;) un point du plan ; H(-


y
"i) est le projeté orthogonal de Msur (9J). H

K
On a : M E (~) ~ MF = ~lli

~ (x - ~ r + y2 = (X + ~ r
~ y2 = 2px.

On en déduit la propriété suivante.

Soit (QJ>) la parabole de foyer F, de directrice (2b) et de sommet S.


Dans un repère orthonormé (S, t n tel que t = s~ SF, (QJ>) est la courbe d'équation y 2
= 2px, où p est
la distance de F à (2b). ·

Cette équation est appelée équation réduite de la parabole.


Le nombre réel_ strictement positif p est appelé paramètre de la parabole.

,Remargues
• Un échange des axes de repères (8, r Jet (8, 1) r:ond11it à ,;ne P.fJIIOfinn
réduite de la forme : x 2 = 2py. F ('!P)
-►
L'axe focal de la parabole est alors la droite de repère (S, T }, le foyer est j

F{i) _e t la directrice (9J): y= - f· s -►


i
(:!JJ)

• Dans le repère orthonormé (0, -CTJ, la courbe d'équation y 2 = 2ax (a=t= 0) est une parabole (QJ>). de som-
met 0, d'axe focal la droite de repère {O, f J et de paramètre I a 1. .

Le foyer de (~) est F( !) et sa directrice (CZI,J : x = - ~.

Exemples
• La courbe d'équation y 2 + 4..l: = o est une parabole de sommet 0, d'axe focal la droite de repère (0, ·n
et de paramètre 2. Son foyer est F(- 1) et sa directrice (CZI,) : x = 1. ·
0
• La courbe d'équation x2 - 8y = 0 est une parabole de sommet 0, d'axe focal la droite de repère (O, Tl
et de paramètre 4 . Son foyer est F(~) et sa directrice (CZI,) : y = - Z.

!...!,j;::m~ Équation réduite d'une conique à centre (e -:t- 1)


Soit (r) la conique de foyer F, de directrice (2îl), d'excentricité e (e -:t:- 1) et d'axe focal (.1.).
(r) admet deux sommets A et .A: sur (.1.).
On munit le plan d'un repère ~rthonormé (O, f Tl tel que O est le milieu de [_A.A:] ·et f = ~A OA.

150 Coniques
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1er cas : 0 < e < 1 2e cas: e > 1

(9J)

--+
j
M_ __. H
-
j H ,.___ __.M

A' 0 i F A K
01 i K A F

---+ ---+ -
On a: A= bar{(F, 1) ; (K, e)} <=> OF + eOK = (1 ..,,.. e1 Q_.!_ :
-+ -+
A: = bar{(F, 1); (K, - e)} <=> OF - eOK =(1 - e_O.i".
---+ •
-+ ---+ ---+ ---+
On en déduit que : OF = eOA et OA = eOK.
On pose : a = OA et c = OF. cil
On a : OF = eOA et OA = eOK ; on en dédni: que : e =~ et OK = c·
De plus, F{g) et (~ ) : x= a:. a
H(i )
2

Soit M(;) un point du p lan; est le projeté orthogonal de Msur (9i).


On a : M E: (r) ~ MF = eMH
c2 ( x - a2 )2
(x - c)2 + y 2 = a2 c
x2
az + y2 - (a2 - c2)
(a2 - c2)- =0
x2 yz
a + a 2 -c2 = l.
2

On en déduit ·la propriété suivante.

Soit Cn une conique de foyer F, de directrice ('!JJ) et d'excentricité e (e -::1:- 1).


On désigne par A et A' les sommets de en
situés sur son axe focal.
·Dans un repère orth~normé (0, T,J) tel que O est le.milieu de [AA'J et t= JA OA., Cn est ia courbe .,
d'équation i + al- c2 = 1, où a= OA etc= OF.
Cette équation est appelée équation réduite de la conique .

.R~m§cg~~~
• Un échange des axes de repères (O, f Jet (0, J) conduit à une équation· de la form e : b 2X:.. c2 + z; .= 1.

L'axe focal de la conique est alors la droite de repère (O, J ), est un foyer, ('!JJ J : y = ~ une directri-
F(~)
ce,B(g) B'(_
et
0
b) sont les sommets'de la conique situés sur l'ax e focal. ·
.
• Dans le repère orthonormé (0, -cr}, la courbe d'équation a X2
2
+ l
a -c
2
2 = 1 (a> 0, C > 0 et a* c) est la

conique de foyer FŒ), de directrice ('!JJ) : x =: 2


et d'excentricité e = ~.
L'équation réduite d'une conique lorsque e -::1:- 1 permet de déduire des propriétés de symétrie.

Soit Cn une conique d'excentricité e (e -::1:- 1) et d'axe focal(~).


On désigne par A et A' les sommets de en
situés sur (~).
• La médiatrice de [AA') est un axe de symétrie de Cn.
• Le milieu O dé [AA'] est centre de symétrie de en. ·
De tell(;s coniques sont appelées coniques à centre ; le centre de symétrie est appelé centre de la ·
conique.

Coniques 151
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.Remargues
• F' et (<!l;'}, images respectives de F et {Cfl) par la symétrie de centre 0, sont également un foyer et une
directrice de (r). (r) est parfaitement di?terminée par la donnée de F', (<!1; ') et e.
• On a : FF' = 2c ; FF' est appelée di.stance focale de la conique à centre.

Le tableau suivant précise l'équation réduite de (r) suivant la nature de cette conique.
Ellipse Hyperbole
·co < e < 1) (e > 1)
On a: c <a ; on p ose: b2 = a 2
- c 2
• On a: c >a; on pose: b2 = c2 - a 2• •

L'équation réduite de l'ellipse est :


r2
~2
1f.
+ b 2 = 1. 'L'équation réduite de l'hyperbole est: a 2
x2
-
1f. ,
b 2 = 1 .•

0 F A F' F

_ __ J l

Exemples
2 y2
• Soit (~) la courbe d'équation: ~ + = 1. On a: a= 5 et b = 3 ; donc: c = Ja2 - bZ = 4.
5 9
(t:g) est l'ellipse de centre 0, de foyers F(ci) et F'(-04), de sommets A{g) et A'(-05) situés sur l'axe focal,
de directrices (2li) : x f
= 2 et (2li') : x = - 1, d'excentricité
2 : .
2
• Soit(~ ) la courb~ d'équation: ~ - y 2 = 1. On a: a= 2 et b = 1 ; donc: c = Ja 2 + b2 = /5.
(~) est l'hyperbole _de centre 0, de foyers F(1) et F'(-/5 ), de sommets AŒ) et A'(-02) situés sur l'axe
focal, de directrices (<!t;) : x = ~
,5
et (2li') : x =- i, d'excentricité 1-
~5

.:;,...J.-t.3 Courbes d'équations Ax2 + By2 + 2Cx + 2Dy + E = O


Dans ce paragraphe, le plan est muni du repère orthonormé (0, tf ).
On considère l'équation Ax2 + By2 + 2Cx + 2Dy + E = 0, où A et B sont non tous nuls.
On se propose de déterminer, sur quelques exemples, la nature de l'ensemble (r) des points M du plan
dont les coordonnées (x; y) vérifient cette équation.

1. Déterminer la nature de l'ensemble (ï) d'équatio~ : y 2 - 4x + 2y +9 = O.


On a : M E (r) <=> (y+ 1)2 = 4(x - 2).
Soit s(_
2
1
) et (X; Y) les coordonnées de M dans le repère (S, tf).
On a : M E (r) <=> Y 2 = 4X.
Donc, (r) est une parabole de sommet S, d'axe focal la droite de repère (S, f) et de paramètre 2.
2. Déterminer la nature de l'ensemble (r) d'équation: 4.;t,.Z + y 2 + 16x + 7 = 9.
(x + 2)2 yz
On a, : M E (ï) <=> g + g = 1.
4
Soit o•(-02) et (X; Y) les coordonnées de M dans le repère (O', -C.1).
xz yz
On a : M E (r) <=> --- +
9 9
= 1.
4
Donc, (r) est une ellipse de centre O' et d'axe focal la droite de repère (0', f ).

152 Coniques
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3. Déterminer la nature de l'ensemble (r) d'équation : x.2- 3y2 + 12y - 3 = O.


x2
+ ''Y
~
2)2
On a : M E (r) ç:} -
9 3 = 1.

Soit O'(~) et (X ; Y) les coordonnées de M dans le repà...re (0', -C J).


X2 yz
On a : M E (r) ç:} - + = 1.
9 3
Donc, (r) est une hyperbole de centre O' et d 'axe foœI lE. è....-oite de repère (O', J).
4. Uéterminer, suivant les valeurs du nombre réel m. la nànre de l'ensemble (rm) d'équation :
(m + 2)x.2 + m 2 y 2 + 2(m + 2):r - - 2 )(m-2 - 1) = O.
•Sim= - 2, on a: ME (r_2 ) <==} y 2 = O. Donc. fr~ a::::.: 2:xBdes abscisses.
0

• Si m = 0, on a : M E (r0) <==} (x + 1)2 = O. Dœic. (le- aE:: ~ m:oÏte d'équ ation : x = - 1.


(x + 1)2
• Si m *- 2 et m * 0, on a : M E (rm) ç:}
m 2
.,,.::.
+ --
""r - -
=:_
- Si m < - 2, (rrn) est une hyperbole de centre o·(-n-
- Sim> - 2, (rm) est une ellipse de centre o·(-l}:
en particulier: (r_1 ) est le cercle d 'équatio:i (r - 1 - - If = 1.
(f2 ) est le cercle d 'équatin::! .r - lr - !f = ~-

Le plan est m uni du repère orthonormé (0, -C J ). a) F(6)• (91) : x = 5 et e = ~


1.a Soit (.QP) la parabole de foyer F et de directrice b} F(_\ ), (2ll) : y= 1 et e = ~
(0:l) ; on désigne par d la distance de F à ('2ll).
Dans chacun des cas suivants, déterminer c} F(i), (2îl) : x '= - 1 et e = 2
l'équation réduite de (Ql>) dans un repère conve-
nablement choisi. d) F(_\), (2îl): y = o et è = 3.
a) d = 2 b}d = 5 c)d = 8 d)d = 1 .
2
1.e Dans chacun des cas suivants, déterminer le
1.b Soit (r) la conique de foyer F, de directrice (2tl) foyer et la directrice de la parabole (~).
et d'excentricité e; on désigne par d la distan- a) [QJ>) : y 2 -= ·4x b) [QJ>) : x 2 + 4x + 4y = 0
ce de F à ('2il). c) (?P) : 2y 2 = 4x + 3 d) [QJ>) : y= 1-x2 - x + 2.
2
Dans chacun des cas suivants :
• construire les sommets A et A: de (r) ;
• déterminer l'équation réduite de (ï) dans un 1.f Dans chacun des cas suivants, préciser la natu-
repère convenablement choisi. re et les éléments caractéristiques (centre, axe
focal; sommets situés sur l'axe focal, foyers,
a} d et e = 1.._
= 5 b) d = 3 et e = 1- directrices et excentricité) de la conique (r).
3 2
_xz yz_ .x2 y2 _
c) d = 3 et e = 2 d) d = 4 et e = 3 . a) (r) . 4 + z- 1 b) (r) . g + 12 - 1
. xz yz _ . . x2 yz _
l .C Dans chacun des cas suivants, déterminer une c) (r) · 12 - 8 - 1 d) (r) . - 4 + 12 - 1.
équation de la parabole de foyer F et de direc-
trice (2b). 1.g Dans chacun des cas suivants, démontrer que
a) FŒ) et (0:l): x = 1 b} F(-/) et (2b): x = 1 (E) est une équation d'une conique à centre
don t on précisera le centre, l'axe focal et les
sommets situés sur cet axe focal.
c) F(_01) et (0:l): y= 3 d) F(}) et ('2il): y= -4. a) (El : x2 + 2y2 - 2x - 3 = o
b) (El : 3x2 + y 2 + 6x - 4y + 4 = o
l .d Dans chacun des cas suivants, déterminer une
équation de la conique de foyer F, de directrice cJ (El : 2x2 - y 2 - 4y - 12 = o
(91) et d'excentricité e. d) (El : - x 2 + y 2 + Bx + 2y - 16 = o.

Coniques 153
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Étude de la p
Dans cette leçon , le plan est muni du repère or...honormé (0, t ;► ).
2.1. Étude analytique
L.. Tracé de la parabole
La parabole (<3') d 'équation réduite y2 = "l.pr p > 0 est la réunion des courbes représentatives (QP 1) et (Ql> 2)
des fonctions fi : x ~ Jzpx et J; : x - - :pr .
(<3'1 ) et (071 2) sont symétriques p ar rappo:_ ~ ·"' c_-nt!e de repère (0, f ).
Étudions la fonction fi : x ~ , ~ .
On a : D;; = [O ; + oo[ ;
\t ~ E ]O ; + oo[, f; (x ) = p .
2p.r

On en déduit le tableau de \·ariation c!e Îi et la co11=--be (~). j

X 0 - oc

f ;Cx ) 1 -
J;(x )
_______.+=
0

Éléments caractéristiques de la parabole


.,
Équation 1 y2 = 2ax x2 = 2ay
'
1Paramètre lal

!Sommet 0

Axe focal La droite de repère (0, t ) La droite de repère (0, ;► )

Foyer
.
F( ~)0
a a
Directrice (~ ) :x = - 2 (~ ) : y =- 2

j
a>O

'(Ç!l,)
\.
Courbe

-►
j -+
-► i
j
a <O ->
F i

(Ç!l,)
'-----'------.J~-.=...- ----- ------'------- - ·~ - - - - -
154 Co niques
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~~fii~fi Équation de la tangente en un point de la parabole


Soit (\lJ>) la parabole d'équation y 2 = 2ax (a"#- 0) et Mo(;;) un point de (0J>).
• La tangente en 0, sommet de (\lJ>), a pour équation .: r = O.
• Si y 0 > 0, une équation de la tangente à (~1) en - 1., est :
y - jzax0 = a (x - x 0) ⇒ YYa - !È: = a(r - x 0)
Jzaxo ⇒ YYa = a(x 7 IJ-
• Si y 0 < 0, une équation de la tangente à (~~} e:::!. ~ est :
y + Jzax 0 =- r.!!- (x - x0) ⇒ YY- = $ - xJ-
,1Zax0

:Propriété
Soit (\lJ>) la parabole d'équation : y2 =2.cŒ (a = O}.
La tangente en un point Mo(.l'Yo.o) de ,( ~) a pour équation : yy 9 = a.(x + x 0).

Lorsque (\lJ> J a pour équation x 2 = 2ay (a* 0), la tnngeirœ a pour équation : xx0 = a(y + y 0 ).
E)(.emples
• Soit (0J>) la parabole d'équation: y 2 = - 4x.
Le point Mo(- 1) appartient à (\lJ>); la tangente en M 0 à (0Jl) a pour équation: x + y -1 = O.
2
• Soit (0JI) la parabole d'équation : x 2 - By = O.
Le point M 0(~) appartient à (0JI) ; la tangente en M 0 à (0JI) a pour équation : x - y - 2 = O.

Régionnement du plan par la parabole


Soit (\lJ>) la parabole d'équation : y 2 = Zax (a* 0).

Le foyer de (0J>) est F( !) et sa directrice (~) : x = - ~.

Pour tout point M du plan dont le projeté orthogonal sur(~) est H, on a :


• M est intérieur à (0J>) ⇒ MF2 < MH2 ⇒ ;r
(x - + y 2 < (x + ~)2 ⇒ y 2 < Zax;

• M est extérieur à (0JI) <==> MF2 > MH2 <==> (x- ;)2 + y > (x + ~)2
2
⇒ y 2 > Zax.

~ .-,2,2., Étude géométrique


Soit (~) une droite du plan et Fun point n'appartenant pas à (Sïi).
On se propose de construire point par point la parabole (0JI) de foyer F et de directrice (2b), ainsi que la
tangente en chacun de ces points.
• Soit H un point de (Sïi) et (~H) la perpendiculaire à (2b) en H.
Un point M de (~H) appartient à (0JI) si et seulement si: MF = MH.
Donc, le point d'intersection de (AH) et de la médiatrice de [FH]
est l'unique point de (~H) appartenant à (0JI).
Réciproquement, tout point M de (0JI) qui se projette orthogona-
lement en H sur (2b), est tel que MF= MH, c'est-à-dire appartient (AH)
à la médiatrice de [FH]. (TM)
• Démontrons que la médiatrice de [FH] est la tangente (TM) en - ---+---+--'if'---------+-------
M à (\lJ>). . --------- (A)
Soit M' un point de (TM), distinct de M, et H' le projeté orthogo-
nal de M' sur (Sïi).
On a: M'H = M'F et M'H > M'H'. (2b)
Donc : M'F > M'H' ; c'est-à-dire M' est extérieur à (Ql>).
Tout point M' de (TM), distinct de M, est extérieur à (\lJ>) ; donc (TM) est la tange:ote à (0JI) en M.

Coniques 155
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Soit (QP) la parabole de foyer F et de directrice (2ll).


Pour construire un point de (QP) et sa tangente, on peut utiliser le procédé suivant :
• par un point H de (21)), tracer la droite (~H) perpendiculaire à (S!h) ;
• tracer la médiatrice de [FH] .
Ces deux droites se "cgupent en un point M de (QJI).
La médiatrice de [FH] est la tangente en M à (QP).

R~SI~
La parabole((!}>)
,
gents a (CZb).
de foyer F et de directrice (9.) ~ l'ensemble d es centres des cercles passant par F et tan- .
- .2~3~ Travaux dirigés
Soit (QP) la parabole d'équation : y 2 = 2a.x (a -:t= 0).
1 °) a) m étant un nombre réel non nul, démontrer qu'il existe une unique tangente à (QP) de coefficient
directeur m.
b) Démontrer que cette tangente a pour équation: y= + mx z°'m .
2 °) Soit P(i) un point du plan. Déterminer, suivant la position de P, le nombre de tangentes à (QP) pas-
sant par ce point. ·
3°) a) Déterminer l'ensemble des points M du plan d 'où l'on peut mener deux tangentes perpendicu-
laires à (QI>).
b) ·Démontrer que ·dans ce cas, si on désigne par M1 et M2 les points de contact de ces tangentes avec
(QP), la droite (M1 M2 ) passe par un point fixe.

Solution
1°) a) La tangente en un poiul M 0 (;~) de la parabole ((!}>) d'équation y 2 = Zax [a -:t= 0) a pour équation:

yy0 = a(x + x 0 ) ; donc, si y 0 -:t= 0, elle a pour coefficient directeur : .Q...


· Yo-
On a : m = .Q. <=> Yo = .Q. •
Yo m
Donc, si m -:t= o,·il existe une unique tangente à (QP) de coefficient directeur m.
2
b) Cette droite est la tangente à (QI>) en M0 (x0 ) tel que : y 0 = .Q.. et x 0 = Yo = a 2 .
. Yo m 2a 2 m
Cette tangente a pour équation: y- ::i = m( x - 2 ::-i_ 2
); c'est-à-dire: y= mx + 2~.

2°) Une tangente à (QP), de coefficient directeur m: passe par le point P(i) si et seulement si :
(3 = ma + 2~ ; c'est-à-dire : 2am2 - 2(3m +a= O (1).
Le discriminant réduit de l'équation (1) est : ~• = (32 - 2aa.
On en déduit que :
• si (32 - 2aa > 0, c'est-à-dire si P est extérieur à (0>), il existe deux tangentes à (QP) passant par P.
• si (32 - 2aa = à, c'est-à-dire si P appartient à (0>), il existe une tangente à (0>) passant par P.
• si (32 - 2aa < 0, c'est-à-dire si P est intérieur à (QP), il n'existe pas de tangente à(~) passant par P.

3°) a) Les tangentes à (0>) issues d 'un point M sont perpendiculaires si et seulement leurs coefficients
directeurs m 1 et m 2 sont tels que : m 1m 2 = - 1.
Or:m1 m 2 = 2~ ;donc :m1 m 2 =-1 ç::> a=-~-
Donc, l'ensemble des points M d'où l'on peut mener deux tangentes perpendiculaires à (QP) est la droite
d'équation x = - ~, c 'est-à-dire la directrice (S!n) de (QJI).

156 Coniques
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b) Soit Mun point de (2v), ~ et Mz les points de contact h


des tangentes à (?Ji) issues de M, H 1 et H 2 les projetés
orthogonaux respectifs de_ 1i et M 2 sur (0:i). On a :
• (MM1) est la médiatrice de [FH1 ] ;
donc, p ar symétrie : (MF) ..1 (FM);
• (MM2 ) est la m édiatrice de [FH2 ] ;
donc, par symétrie : (MF) ..1 (FM2 ) ;

On en déduit que la droite (M1M 2 ) passe par le point F.

2.a Tracer la parabole (QP) d'équation : y 2 = Bx. 2.d Soit (QI>) une parabole de sommet S et M un
Déterminer le point A de (QI>) où la tangente est point de (QI>). La tangente (TM) en M à (QP) coupe
parallèle à la droite d'équation : 2x + 3y- 3 = O. l'axe focal en un point T.
Déterminer une équation de cette tangente. Démontrer que le symétrique de T par rapport
à S est le projeté orthogonal de M sur l'axe
2.b Tracer la parabole (QP) d'équation: y 2 = 36x. focal.
Déterminer les tangentes à (QI>) passant par le
point P(~)ainsi que les coordonnées des 2.e Soit (\iP) une parabole, M un point de (QI>) et
points de contact de ces tangentes avec (QI>). (TM) la tangente en M à (QI>). La perpendiculai-
re en M à (TM) coupe l'axe focal en N.
Démontrer que le symétrique de N par rapport
2.c Tracer la parabole (QP) d'équation y 2 + Zx = O et au foyer F appartient à (TM).
déterminer une équation de la tangente aux
points de (QI>) d'abscisse - 1.

Dans cette leçon, le plan est muni du repère orthonormé (O, T;_T ).

3.1 .~. Étude analytique


Tracé de l'ellipse
Soit(~ ) l'ellipse d'équation : ; 2 +
2
t=
2
2
1 (a > 0 , b > 0).
(~ ) est la •réunion des courbes représentatives ('ïf:: 1 ) et (<jgz) des fonctions fi x - ~ Jaz - x 2 et
fz : x.....,.,. - ~ Jaz -x2 .
(%1 ) et (i 2) sont symétriques par rapport à la droite de repère (O, f ).
Étudions la f~nction fi : x .....,.,. ~ Jaz - xz.
On a : Dr, = [- a ; a] ; fi est une fonction paire, on p eut réduire son étude à [O ; a ].
\:j X E [O ;· a[. J;(x) =- .f2_ X
a Jaz - x z
l'1 (a)
1' .(x) - 11
11 b Ja - x r (x ) - I' (a)
De plus, - -
x-a
1
- -- - Ja + x ; donc : lim
= -a - --
x -a x➔a
h
x - a
11
= - ~.
(%1 ) admet une demi-tangente verticale au point A(~).

Coniques 157
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On en déduit le tableau de variation de fi et la courbe(~). b


('&)
-,.
j
X 0 a
-,.
J;(x) 0 - Il -a 0 i a

f,(x) b-------. 0
-b

Éléments caractéristiques de l'ellipse

1er eus : a > b 2e eus: a< b

_t:2 y2
Équation a- .... b2 = 1
----,;
-
= , a 2 -b2 c= Jbz - az
Demi-distance focale c
l
C
Excentricité e = s_ e = 1i
a
1

Sommets A(~) A'Coa) B(~) B'(_ob)


1

Axes

Foyers .1
!
axe focal : (AA')
grand axe : [AA']
petit axe : [BB']

F(~) et F'Co c)
axe focal : (BB ')
grand axe : [BB']
petit axe : [AA']

Fe) et F'(~ c)
7 !
l

Directrices (Sl):
az
X= -
C
az
et ('Zll') : X = - -C .
bz
(0i):. y = -C et ('Zll') : y = - cbZ
cercle principal : ~(O ; a) cercle principal : ~ (O ; b)
Cercles remarquables cercle secondaire : ~(O ; b) cercle secondaire : ~(O ; a)
i - -·«<,.,,,.,.,.,..__..,.., . "·'"··· ·--
1
! 1
1 i
Bb (9l) j
!!
7F\ en
i
' !
l ! i
i 4 l
1
i
'
!'

l A'({:
sb~ ; l
l
1 A' A
11
i
Courbe ' a 0 a 1

1
1
1(Qb')
-a ~

~
C

-b

-~
}" (Qb)
l

'-J
\F
1

B' -b ('2tl')
l 1
1 i
!
l
1
~-···-

C(l,(Q ; a) désigne le cercle de centre O et de rayon a.

R~ar_g~
Lorsque a = b, t~J est le cercle ~ (O; a).

158 Coniques
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~~ Équation de la tangente en un point de l'ellipse


On démontre la propriété suivante de façon analogue à celle con cernant la parabole.

Soit('&) l'ellipse d'équation : ;z t:+ = 1.

La t~gente en un point M0 (;~) de ('&) a pour éqll.ail.Gil :_ ~ + y~ = 1.

Exemples
• Soit ('ifn l'ellipse d'équation : f5 + 9
2 y2
= 1.

Le point M 0 (1~) appartient à ('&) ; la tangente à fl, ~ ~ =-~ a::_nation : 9x+ 20y - 75 = O.
• Soit('&) l'ellipse d'équation: 4x2 + y 2 = 4.
[3 ) appartient à("&) ; la tangente à
Le point M 0 _2 OC ,e:= _!., ~ ~ -=-----=-
a::_:se: ~;,: 2 -3x - y - 4 = O.
( 1

_ J..2.. Ellipse et cercle


~l'!'J~ Représentation paramétrique de l'ellipse
xz yz
Soit('&) l'ellipse d 'équation : a Z + bz = 1.
Pour tout point M(;), on a : ME (%) <:::>

<:::> 3 8 E ~. ~ = cos8 et 1 = sin8


<:::> 3 8 E ~ . x = acos8 et y = bsin0.

On en déduit la propriété suivante.

L,e Ilipse d',equa•.10n 2a.r + Y


2
,
bz = 1 a pour representati'on parametnque
, . : { xy=
= ab cos0
. 8 (0 E Ill))
.Slil Il\\ •

(x - a)2 (y - ~)2
Plus généralement, l'ellipse d'équation -'---- ~ + b2 = 1 a pour représentation paramétrique :
a2
= a c?s6 + a (0 E Ill).
{ xy= bsm8 + ~

Exemples
• L' e11·1pse d',equat10n
. - (x -+ 1)2 (y - 2)2
- + -=---- , .
= 1 a pour representat10n parame'tr·1que :
16 8
x = 4cos~ - 1 ( E ~).
{ y= 2fzsm8+ 2 0
, .
• Le système {x = c o~ee+ 3 (0 E Ill) est une représentation paramétrique de l'ellipse d 'équation :
y= 2 Slll - 1

(x - 3)2 + (y + l)2 = 1 ; c'est-à-dire : 4x2 + y 2 - 24x + 2y + 33 = O.


4

Coniques 159
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c.,m:::.:-==.:i Cercle principal et affinité


Soit a et b deux nombres réels (a> b > 0) et('~) l'ellipse de représentation paramétrique : { x = ah c?se (0 E Ill).
sm9 y=
On désigne par A et A' les sommets de (~ ) situés sur l'axe focal et par (c«) le cercle de diamètre [AA'].
(w)
"\<)
·
a pour , .
representat10n parame'tr·1que : { x = a cose
. (e rn,) •
E If\\
y= asrn0
Soit f l'affinité orù10gunale d'axe (AA') et de rapport ~ .·
x' = x
L'image d'un point
.
M(x)
y
par f est le point t.r(x:) tel que :
y { , b .
y =a:Y
On a : M E (c«)
<=>
{x = a cos0 (0 E ~-~)
y= asin0
x' = a cose •
<=> { y'= b sine (e E :2)

<=> M' E (~ ).

Donc(~) est l'image de (c«) pàr f. On en déduit lë propriété suivante.

Soit ('iln l'ellipse d'équation ;z + ~ =1 (a > b > 0). de sommets A et N situés sur l'axe focal.
(~) est l'image du cercle de diamètre [AA'J par l'affinité orthogonale d 'axe (AA') et de rapport l!....
a

. .R~mé!rQI!~
• La tangente en M ' à {"&) est l'image de la tangente en M à (c«J par l'affinité orthogonale ; donc, ces deux
tangentes se coupent en un point de (AA').
• Si on désigne pdr B et B' les sommets de (&) non situés sur l'axe focal, fil,) est l'image du cercle de dia-
mètre [BB'] par l'affinité orthogonale d'axe (BB') et de rapport i.
De ce qui précède, on déduit une construction point par point de l'ellipse.

Soit(~) l'ellipse de représentation paramétrique { ~: ~ ~:: (0 E ~), teI que_ : a> b > O.
Pour construire un·point de (~l, on
peut utiliser le procédé suivant :
• tracer les cercles (~·1 ) et (c«2 ) de centre O et de rayons
respectifs a et b ; · (c«,)
• tracer un diamètre [AA'] de (<f61 ) ;
• tracer _u ne demi-droite d'origine O ; cette demi-droi-
te coupe («< 1 ) et (c« 2) respectivement en P 1 et P 2 ;
- a..___-+---,-ll'--+----a
~ tracer la perpendiculaire' à (AA') passant par P1 et la A' A
parallèle à (AA') passant par P2 •
Le point d'intersection M -de ces deux droites est un
point de(~).
[AA'] est le grand axe de (~);

~ 3.3 .. Définition bifocale de l'ellipse


Soit (~) l'ellipse d'équation : ;
,.2

2 + 1= 1
2
2 (a> b > 0).
2 a2
(~) a pour foyers F(~) et F'(~c), où c = Ja 2 - b2 ; ses directrices sont (0)) : x =~ et (0)') : X = - -C ;
son excentricité est : e = ~.

160 Coniques
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Soit M un point du plan, H et H' les projetés orthogonaux res-


pectifs de M sur (2b) et (2b').
• Si ME('&), on a: MF= eMH et MF'= eMH'.
2
Donc : MF + MF' = e HH' = ...f... x Za = 2a.
a C
• Si M est intérieur à(%), on a: MF< eMH et MF'< e MH' .
Donc : MF + MF' < e HH' ; c'est-à-dire : MF + MF' < 2a.
• Si M est extérieur à (<g), on a : MF > e MH et MF' > e MH'. B' -b
Donc : MF + MF' > e HH' ; c'est-à-dire : MF + MF' > 2a.

On en déduit la propriété suivante.

x2 y2
Soit(~) l'ellipse d'équation réduite 'a2 + 1r = 1 (a> b > 0), de foy ers F et F'.
(%) est l'ensemble des points M du plan tels que : MF + ~IF' = 2a.
Cette propriété, parfois donnée comme définition de l'ellipse, est appelée définition bifocale.
Dans cette définition, on a FF' = 2c tel que : c < a.
~

E3M
.R~mar..gy~
• Les points M vérifiant MF+ MF'< 2a (respectivement MF + MF' > 2a} sont intérieurs (respectivement
extérieurs) à ('?,}.
• Cette propriété permet une construction de l'ellipse par la « métho- - - - 1--=":;__-- --,-,...+--
de du jardinier » : un fil, de longueur 2a, tendu entre deux points F F' F
et F'.
• Lorsque a = b, F = F' et{'&) est le cercle de centre F et de rayon a.

Exemples
• Soit (cg) l'ellipse d'équation réduite : + ~ = 1.f 2

On a: a= 2[2 et b = 2 ; donc : c = Ja2 - b 2 = 2. _


('f!,) est l'ensemble des points M du plan tels que MF + MF' = 4[2, 2 2
où F( ) et F'( ).
0 0
• Soit F et F' deux points tels que : FF' = 4.
Déterminer l'équation réduite de l'ellipse('~) définie par: MF+ MF'= 8. _.
1
On munit le plan d 'un repère orthonormé (0, Z: f) tel que O est le milieu de [FF'] et f = OF OF.
On a : c = 2 et a = 4 ; donc : b = Ja2 - cz = 2/i
yZ
('f!,) a pour équation réduite : f6 2
+
12
= 1.

De sa définition bifocale, on déduit une nouvelle construction point par point de l'ellipse .

... Sôit ('&) l'ellipse défiiµe par : MF+ MJ:' ,= 2a (0 < FF' < 2a).
Pour construire ttrl point de('&) el sa tangente, on peut uti-
. liser le procédé suivant :
• tracer le cercle (<(JJ de centre F' et de rayon 2a ;
• tracer un rayon [F'K] de (<(J) .;
., tracer la médiatrice de [FI<].,
Cette médiatrice coupe (F'K} en un point M de ('&let est
, tangente en M à (<&). , .

Une justification de cette construction est proposée en fin de chapitre (cf. exercice n° 44). -~

Coniques 161
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_ .4.. Travaux dirigés


On appelle corde d'une ellipse tout segment joignant •p
deux points de cette ellipse.
Soit ('&) une ellipse de centre O et P un point du plan,
extérieur à ('~).
Déterminer le lieu des milieux des cordes de ('~) pas- 0
sant par P.
Solution
Une droite (L\) passant par P coupe (cg) en deux points r_..,.-- · ~-.-~ )
M et N ; on désigne par I le milieu de [MN]. ~.~.
Soit f l'affinité orthogonale qui transforme (cg) en son
cercle principal («l).
• f-transforme P en P' et [MN] en une corde [M'N'] de ·
(«l) dont le milieu l' est l'image de I par f.
Or, (OI') est la médiatrice de [M'N'] ; donc l' appartient
au cercle (r') de diamètre [OP'].
Réciproquement, tout point de (î'), intérieur à (~). est
le milieu d'une corde de («l) passant par P '.
Donc, le lieu de I' est l'ensemble des points de (r ) inté-
rieurs à («l).
• I est l'antécédant del' par f ; donc, le lieu de I est l'an-
técédant par f du lieu de I'.
L'antécédant d e (r') par f est un e ellipse (r) dont le grand axe est l'antécédant du diamètre de (r') paral-
lèle à l'axe de l' affinité orthogonale.
Le lieu de I est l'ensemble des points de (r) intérieurs à (cg) _
Sur la figure ci-dessus, le ~apport de l'affinité orthogonale est 1-

3.a Tracer l'ellipse (<:g) d'équation : x 2 + 4y2 = 25. 3 .d Soit F et F' deux points du plan tels que : FF' = 6.
1. Déterminer une équation des tangentes à('&) Déterminer, dans un repère convenablement
aux points de (<:g) d'abscisse 4. choisi, l'équation réduite de l'ellipse défin_ie
2. Déterminer une équation des tangentes à ('&) par : MF + MF' = 8.
ayant pour coefficient directeur ~.
3.e Dans chacun des cas suivants, donner la défi-
3.b Dans chacun des cas suivants, déterminer une nition bifocale de l'ellipse ('i).
représentation paramétrique de l'ellipse ('&).
2 y2 2 y2
a] (<g) : ~ + b] (cg) : ~ + = 1.
a] ("g) : x 2 + 2y2 + 4x - 4y == 10 2 == 1 25
b) (~) : 4x2 + y 2 - Bx + 6y - 3 = 0
c] ('&) : 3x2 + y 2 + 6x - 2y = O. 3.f 2
1. Soit A(_ ) et
1 A'(-/).
Déterminer une équa-
tion de l'ensemble (~ ) des points M du plan
---+ ---+
3.c Dans chacun des cas suivants, déterminer une tels que: MA. MA' = 1.
équation de l'ellipse dont on donne une repré- 2. Déterminer une équation de l'i.mage de (~) :
sentation paramétrique.
a) par l'affinité orthogonale d'axe la droite de
1
x = 2 case - 1 (e E !Rl) repère (0, f) et de rapport ; ;
a) { y = l... sine + 2 b} par l'affinité orthogonale d'axe la droite d e
' 4
repère (0, J'J et de rapport 2.
b) {Xy==2c?se - 3
3sm0 + 1
(0 E IR).
·

162 Coniques
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Dans cette leçon, le plan est m uni du repère orthonormé (O, -C J ).

~~"l;i~ Tracé dè l'hyperbple 2


Soit (~) l 'hyperbole d'équation : : 2 - = 1. 1p.
(~) est la réunion des courbes représentatives (~1 ) et (~ 2 ) d~s fonctions fi : x ~ ~ Jx 2
- '1-
2
et
f 2 : x ~ - ~ Jx2 - a2.

(~ )
1
et (~C2 ) sont symétriques par rapport à la droite de repère (0, f ).
Étudions la fonction fi: x ~ ~ Jx:2 - a2.
On a : D ~ = ]- a] U [a ; + oo[ ; fi est une fonction paire, on peut réduire son étude à [a ; +
00 ; - 00
(.
1
V x E ]a ; + =[, J;(x) = l!... x
a Jxz - az
t;_(x)-t;_(a) _ b Ja-x ~ -- . fi(x) - fi(a)
De plus, - - - - - - - - -- ,,a+ x , donc : hm - - - - -
x-a a x-a x➔ a x -a
= + =.

(~ )
1
admet une demi-tangente verticale au point A(~)-
On démontre également que la droite d'équation y= l!...x
a est asymptote
. à (~1 ) en+=.

On en déduit _le tableau de variation de fi et la courbe (~).

X a +
00

f;Cx) Il +
f,(x)
_______.+=
0

,~.rgues
• I:hyperbole d'équation - ~ 2 +
2
1 2
2 = 1 est l'image de l 'hyperbole d'équation i2
2 -
2
~ 2 = 1 par la symé-
trie orthogonale d'axe la première bissectrice.
• La réunion des asymptotes de l'hyperbole d'équation :
-2
2 - 1=2
2 1 a pour équation : : 2
2
- 1= 2
2 O.

• Si a= b, les asymptotes sont orlhogonales et e = [2; on dit que ('~e} est une hyperbole équilatère.

Coniques 1.63
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Éléments caractéristiques de l'hyperbole

Équation

Demi-distance focalt:! c = )a2 + b 2

Excentricité e = s_
a e=f

Sommets A(~) A'Ca)


,0 -Ba) B'(_ob)
Axe focal (AA')

(BB')

Foyers F(g) et F'(~ c) F(~) et F'(~c)


Directrices
az
(21J) : X= C et (21J') : X= - -
a2 bz
(21J) : y= -
bz
et (21J') : y= - -
C C C

Asymptotes (Li) : y= kx et (Li') : y


a
= _ l!._x
a

Courbe

!
.___ _ ______L.f _____

Équation de la tangente en un point de l'hyperbole


On démontre la propriété suivante de façon analogue à celle concernant la parabole.

Soit ('f/f,) l'hyperbole d'équation:


. a
X: - Yb:= 1 .
La tangente en un point M0 (x0 ) de ('f/f,) a pour équation:
Yo a
.u:f -
YYo
bz = 1.

Lorsque {'fff,) a pour équation - ;: + i:= 1, la tangente a pour équation : - "':J+ yiJ = 1.
Ex emples '------
• Soit ('f/f,) l'hyperbole d' équation: x2 - y 2 = 1. ·
4
Le point M
,(1) appartient à (:if) ; la tangente à (:if) en Mo a pour équation: 3x - 2[sy - 4 = O.
• Soit ('f/f,) l'hyperbole d'équation : - 2x 2 + 3y 2 = 1.
Le point M 0 ( _ \ ) appartient à ('f/f,) ; la tangente à ('f/f,) en M 0 a pour équation: 2x + 3: + 1 = O.

Équation de l'hyperbole rapportée à ses asymptotes


Nous avons rencontré dan s les classes précédentes des hyperboles, courbes représentatives des fonctions
homographiques. Démontrons que l'hyperbole définie maintenant est également la courbe r eprésentati-
ve d'une fonction homographique.

164 Coniques
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Soit ('JC) l'hyperbole d'équation réduite : ::- i:= 1.


On se propose de déterminer l'équation de ('JC) dans un repère dont les axes sont les asymptotes de ('JC),
par exemple le repère (0, Ü, v) tel que : û(:) et v(~b).
Soit M un point du plan, de coordonnées (x ; y) dans le reœ-=-e (0 , -C J) et de coordonnées (X ; Y) dans
le repère (0, Û, ~ ). -
---+ ----.+ ----.+ ➔ ➔
On a: OM =xi+ YJ = Xu + Yv
= X(af + bJ) + Y(af- bJ)
= a(X + Y)f+ b(X- Y)J.
x = a(X+ Y)
Donc: { y= b(X- Y)"
On en déduit une équation de ('JC) dans le repère (0 , Û. r .. y- = .1__
~ "'{ -
On obtient ainsi l'expression d'une fonction homograpœq!!.a.
Exemple
2 y2
Soit ('JC) l'hyperbole d'équation~ - 12 = 1 dans le rnpère :o. Ê.J,.
On a: a= 2 et b = 2Ji Soit le repère (0 , Û, ê) tel qne: û( } ) et 9_~3)-
0 n en d e'dm·t 1es 1ormu
i: l es d e ch angement d e repere:
' { ry =
= X+
, J(Xy _ Yl
1
Dans le repère (0, Ü, v), ('JC) a pour équation : 3(X + Y)2 - 3(X - Y)2 = 12 ; c'est-à-dire : Y = x ·

=-4,2._Définition bifocale de l'hyperbole


. Soit ('JC) l'hyperbole d'équation réduite : :: - i = 1 (a> o, b > 0).
('JC) a pour foyers F(~) et F'(~ c), o~ c = Ja2 + b 2 ;
2 2
ses directrices sont (0l) : x = ~ et (<])') : x = - ~ ;
C C
son excentricité est : e = ~-
a
('JC) est la réunion de deux courbes ('JC1 ) et ('Jt:2 ) situées resp ectivement dans les demi-plans où les points
ont des abscisses positives et n égatives.
Soit M un point du demi-plan défini par x;?: 0, H et H' les pro- ('J{2)
jetés orthogonaux respectifs de M sur(<])) et (0l'). 1-r--H-+-.---.r--c:,-<'-:~
• Si ME ('Jt:1 ), on a : MF = eMH et MF'= eMH'.
Donc : MF' -MF= eHH' = 2a.
• Si M est intérieur à ('JCJ, on désigne par N le point d'inter- F'
section de (MF') et ('Jt:1 ).
On a : MF < MN + NF et NF' - NF = 2a.
Donc: MF'-MF > MF' -(MN+ NF);
c 'est-à-dire : MF' - MF > NF' - NF ou MF' - MF> 2a.
• Si M est extérieur à ('JC1 ), on démontre de même que : MF' - MF < 2a.
On a un résultat analogue dans le demi-plan défini par x :::; O.
On en déduit la propriété suivante.

Soit ('Je) l'hyperbole d'équation réduite ::- ~ =1 (a > 0, !:> > 0), de foyers F et F'.
('Je) est l'ens~mble des points M du plan tels que :/ MF - MF' 1 = 2a.

Cette propriété, parfois donnée comme définition de l'hy perbole, est appelée définition bifocale.
Dans cette définition, on a FF' = 2c tel que : c > a .

Coniques 165
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Remarg~~
Les points M vérifiant I MF - MF' 1 > 2a (respectivement I MF - MF' 1 < 2a) sont intérieurs (respective-
ment extérieurs) à (';Jf,).
Exemples
• Soit (';Jf,) l'hyperbole d'équation : %- { = 1.

On a : a = 2 et b = [5 ; donc : c = Ja2 + b2 = 3. 3
(';Jf,) est l'ensemble des points M du plan tels qi:e l~fF - MF' 1 = 4, où F(~) et F'(- 0 )-
• Soit F et F' deux points tels que : FF' = 4. .
Déterminer l'équation réduite de l'hyperbole (}O tléfinie par : 1MF - MF' 1 = z/i
r
. On munit le plan d'un repère orthonormé (O . j ) rel que O est le milieu de [FF'] et t = iF OF.
On a : c = 2 et a = [3 ; donc : b = , c 2 - a= = 1 .
(:J"f) a pour équation réduite : -f - y2 = : .
De la définition bifocale, on déduit une construction point par point de l'hyperbole.

Soit (';Jf,) l'hyperbole définie par:


1MF - MF' 1 = 2a (FF' > 2a > O).
Pour constnùre un point de (~ et sa tangente, on
peut utiliser le procédé suivant :
• tracer le-cercle ('<6) de centre F' et de rayon 2a;
• tracer un rayon [F'K] de (~ ) ;
F
• tracer la médiatrice de [FK]. .
Cette médiatrice coupe (F'K) en un point M de
(';Jf,) et est tangente en M.à ('à'e). K'

Une justification de cette construction est proposée en fin de chapitre (cf. exercice 45).

.Remar ue
Si (FK) est tangente au cercle, la médiatrice de [FK] est parallèle à (F'K); donc le point M n'existe pas et
cette médiatrice est l'une des asymptotes de l'hyperbole.

4.a Tracer l'hyperbole ('JC) d'équation: .l..,.z - 2y2 = 2. 4.d Dàns chacun d es cas suivants, déterminer une
1. Détenniner une équation des tangentes à ('JC) équation de l'hyperbole dans le repère (0, û, v)
aux points de ('Je) d'abscisse z[z. tel que ➔(1)
u et -►(
v _ .
1
11)
2 . Déterminer une équation des tangentes à (X )
ayant pour coefficient directeur 1. a) x 2 - y2 + 4 =0
b) ·'-,.z - y 2 + zx - 4y = o
4. b Soit F et F' deux points du plan tels que : FF' = 6. c) x 2 - y 2 - 6x + Zy + 24 = O.
Déterminer, dans un repère convenablement
choisi, l'équation réduite de l'hyperbole défi-
nie par : 1MF - MF' 1 = 4. 4.e 1. Construire sur un même graphique les
h yperboles (X ) et (;JC') d'équations respectives
x2 - 3y2 - 1 = 0 et 3x2 - y 2 + 1 = O.
4.c Dans chacun des cas suivants, donner la défi- 2. Démontrer que ('JC') est l'image de (X ) par:
nition bifocale de l'hyperbole ('JC). a) la rotation r de centre O et d'angle ~- ;
_x2 y2_ . x2 y2_ b) la symétrie orthogonale s d'axe la première
a}('JC) . - 2 - 1 b)('JC) . - !Ï + 2 - 1.
4 bissectrice.

166 Coniques
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Le plan est muni du repère orthonormé (0, I; ]' }. Soit (r) l'ensemble des points M(;) tels que:
y 4 - 9 = 9x4 - 18x2 .
Dén::o=::::::e... que (r) est la réunion de deux coniques dont
on d..~ inffl"a la nature et les éléments caractéris-
tiques. ~en.
:::lë.::s chacun des cas suivants, déterminer et
C onstruction d'une conique ~ ~·e:::<c:rhla (r) des points M(:) tels que : •
a} .;.r'- g =9 b} 25x \x \ + 16y2 = 64
1 Soit F un point et ('2ll) une droite du plan telle c} ~I - Yy g l =144 d) 9y2 = \4x2 -16x \.
que la distance de F à (0!) est égale à 4.
Dans chacun des cas suivants, construire 10 points de la
conique de foyer F, de,directdce ('2ll) et d'excentricité e.
a) e = 1 b} e = 1 c} e = 3.
eprésentations
paramétriques d'une conique
1 Déterminer le sommet, l'axe focal et l e foyer,
puis tracer les paraboles d'équations : 10 Démontrer que le système
a) 2y2 + 3x = O bj 3x2 - 4y + 4 = 0
x = cos(8 + -¾}
c) 2y2 4y =x - 3 d} x2 - 2x = - 3y - 1. 3 (8 E IR)
-
{
y = 2cos(8 - f
3 Déterminer le centre, l'axe foèal et les soIIl.IIlets, est une représentation paramétrique d'une conique dont
puis tracer les ellipses d'équations : on précisera la nature et les éléments caractéristiques.
x2 , . y2
a} 9 + 4 = 1 b} (x - 1) 2 + 4(y + 2) 2 = 4 11 · le système
Démontrer que {x--- cos28
. (0 E ~)
y= sm0
x2 y2 . (x+ 1)2 (y - 2)2 _ est une représentation paramétrique d'une partie de
c} 9 + 16 = 1 dl 4 + 9 - 1. parabole que l'on précisera.
4 Déterminer le centre, l'axe focal et les sommets,
puis tracer les hyperboles d 'équations : 11 Démontrer que le système
x2 y2
9 - 4
a} =1 b} 2
(x - 1) 2 4(y + 2) = 4
- x = co~20 - 1 (0 E (0 ; : []

c) d) -
(x-1)2 (y+ 2)2 =
1.
{ y=2 + rz tan20
4 + 9
est une représentation paramétrique d'une partie d'hy-
., perbole que l'on précisera.

E quation d'une conique 13 Soit (r) l'ensemble des points M dont les coor-
données (x; y) vérifient:
2 y2 x = 2et + e- t [t E ~ )-
5 Soit ('&) l'ellipse d'équation : ~ + 4 = 1. { Y= zet- e-t
Déterminer une équation de l'hyperbole ayant pour Démontrer que (f) est une partie d'hyperbole que l'on
sommets les foyers de ('&) et pour foyers les somm ets de précisera. Tracer (r).
('&) situés sur l'axe focal.
2 y2
6 Soit(~ ) l'hyperbole d'équation: ~ - 4 = 1.
D éfinition bifocale·
Déterminer une équation de l'ellipse ayant pour foyers
les sommets de (~ ) et pour excentricité J3 . des. coniques à centre
7 Soit (Ç!l>) la parabole d'équation: 14 Soit F et F' deux points tels que : FF' = 3.
y 2 - 4x + 2y + 9 = O. Déterminer, dans un repère convenablement choisi, une
1 . Déterminer les éléments caractéristiques de (Ç!l>) et équation réduite de l'ensemble des points M tels que:
tracer (Ç!J>)_ a} MF+ MF' = 5 b) \ MF - MF'\ = 2.
2. Déterminer une équation de l'image de(~ ) par cha-
cune des transformations suivantes : 15 Soit les points F(-22 ) et F'(i)-
a} la symétrie orthogonale d'axe la droite de repère Déterminer une équation de l'ensemble des points M
(O, ;►); tels que:
b} la symétrie de centre O; a) MF+MF'=10 b) IMF - MF' I =4.
c) la symétrie orthogonale par rapport à la droite (On pourra au préalable déterminer l'équation réduite
d'équation : y = x. dans un repère convenablement choisi.)

.,.
Coniques 167
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2. Démontrer que l'image d'une conique par une simili-


16 Soit les points F(_\) et F'(-/ ). · tude plane est une conique de même nature et de même
u = -1 (---;>
0 Il pose : -> ... ) et ->
l - J
1 r:> - ) .
V = ---= l l + J excentricité.
[z ,2
1. Déterminer dans le repère (0, ï!. ê) une équation de 24 Soit(%) l'ellipse d'équation 4x2 + y 2 = 36 et les
l'ensemble des points M tels que:
a) MF + MF' = 4 b) 1~[F - M::F' 1 = 2.
points A(6) BŒ)·
et
Soit M un point de (~) et M' l'isobarycentre des points
2. En déduire une équation de ces ensembles dans le
A, B et M.
t
repère (0, J).
1. Démontrer que M'est l'image de M par une transfor-
mation que l'on précisera.
C oniques 2. En déduire une équation de l'ensemble (%') des points
M' lorsque M décrit (~).
et lieux géométriques Tracer (~) et (~') sur un même graphique.
17 Soit (Cf!,) un cercle de Œ:Iii:'e O et de rayon R, 25 Soit f la transformation du plan qui à tout
(L'i.) une droite non sécante à f€}.
Démontrer que le lieu des pob::75 . L œ:1tres des cercles point M(~) associe le point M'(~:) tel que :
(ï) tangents à (L'i.) et à (<t). est u:::2 ~àiole de foyer 0 x ' =X+ fJy
dont on précisera la direci:riœ. { y ' = - ,'it: + y.
On distinguera deux cos :
1. Préciser la nature et les éléments caractéristiques de f.
- (f') et (Cf!,) sont tangents e ~ :
2. Soit (t) !"ellipse d 'équation : 4x2 + y 2 = 4.
- (Cf!,} est intérieur à (f}.
Déterminer une équation de (%'), image de (%) par f.
18 Soit (<fs) un cercle de centre O et de rarnn R, F 3. Déterminer la nature et les éléments caractéristiques
un point intérieur à (~) et distinct de O. · de(%').
Démontrer que le lieu des points M, centres des cercles Tracer (%) et (~') sur un même graphique.
passant par F et tangents à (<fs), est une ellipse dont on
précisera les foyers.
16 Soit (X ) l'hyperbole d'équation : x 2 -
3y2 = 3.
1. Déterminer une équation de (X'), image de (;Je) par la
1fSoit (Cf!,) un cercle de centre O et de rayon R, F rotation de centre O et d'angle ~.
un point extérieur à (Cf!,). 2. Déterminer la nature et les éléments caractéristiques
Démontrer que le lieu des points M, centres des cercles de (X').
(r) passant par F et tangents à (Cf!,), est une hyperbole. Tracer ('Je) et (X') sur deu~ graphiques distincts.
On distinguera deux cas :
- (f) et MJ sont tangents extérieurement;
- (Cf!,) est intérieur à (fJ.
C oniques
20 Soit (Cf!,) et (Cf!,') deux cercles de rayons dis-
tincts, tels que (<'.€') est intérieur à (c~l- et nombres complexes
Déterminer le lieu des points M, centres des cercles tan-
gents à (Cf!,) et (Cf!,'). Dans cette rubrique, le plan complexe est muni du
e;,
repère orthonormé direct (0, ë;J.
21Soit (Cf!,) et (Cf!,') deux cercles extérieurs l'un par
rapport à l'autre, de rayons R et R' tels que: R > R'. 17 1. Déterminer la nature et les éléments carac-
Déterminer le lieu des points M, centres des cercles téristiques de la courbe (;Jf) d'équation :
tangents à (<fs) et (Cf&') . 3x2 - y 2 + Zx + 1 = O.
On distinguera quatre cas : 2. a) Démontœr que les points A, M et M' d'affixes res-
-(r) extérieur à MJ et (Cf!,'); pectives 1 , z et z4 sont alignés si et seulement si
-{Cf!,) et Ni') intérieurs à (r) ; 1 + z + z 2 + z 3 est un nombre réel.
-(Cf!,) intérieur à (r}, (Cf!,') extérieur à (f') ; b) En déduire que l'ensemble de tels points M est la
-{Cf!,') intérieur à {r), (C(!, j extérieur à (ï). réunion de ('3C) et d'une droite que l'on précisera.
22 Soit (21l) une droite et A un point n'apparte- 28 On désigne par z l'affixe d'un point M.
nant pas à (21l). On considère les paraboles passant par
A et de directrice (21l). Soit le nombre complexe z' = ; z - 1
z- 1.
1. Démontrer que le lieu des foyers de ces paraboles est Dans chacun des cas suivants, déterminer et construire
un cercle (privé d'un point) que l'on précisera. l'ensemble des points M tels que :
2. En déduire le lieu des sommets de ces paraboles. a) 1 z'I = 1 ;
b) la partie réelle de z 12 est égale à 1 ;
c) la partie imaginaire de zr2 est égale à 1.
C oniques
29 Soit a un nombre réel tel que : a E ]- ~ ; -½{-
et transformations 1 . Résoudre dans C l'équation (E):
23 1.Démontrer que l'image d'une conique par z 2 cos2 a - zsin2a + 2 - cos2 a = O.
une isométrie plane est une conique d e m ême équation 2. Soit M l'image dans le p lan complexe de la solution
réduite. de (E) dont la partie imaginaire est positive.

168 Coniques
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a) Démontrer que M appartient à une hyperbole (~ )


dont on donnera une équation.
b) Tracer (~C) e t déterminer la partie de (~) décrite par
M lorsque a décrit l'intervalle ]- ~ ; -½f-·

30 1. Soit (<&) l 'ensemble des points M du plan


complexe dont l'affixe z vérifie : 10zz + 3(z2 + z2) = 4.
Démontrer que (<&) est une ellipse dont on précisera les
éléments caractéristiques. 0 B
2. Déterminer une équation de (i'), image de (~ ) par la '(b pmnro poser : m es OBA = a.)
similitude directe de centre 0 , de rapport 2 et d'angle : .
3. Déterminer la nature de('& '), ses axes e t ses sommets. 3 7 L'espace est muni du rep ère orthonormé
Tracer (%) et (<tn sur un même graphique.
ro. t .J:k).
A(g). B(g1) et F(~).
cfi:.eci
31 Soit M le point d 'affixe z. Soit ::5 points
1. a) Démontrer que l'ensemble des points M tels que
z + z + 4 = 0 est une droite (2tl). L a ~ i n er l'ensemble des points M du plan de
b) Démontrer que pour tout point M, la distance de M à
(2tl) est : ~ [z + z + 4).
r e ~ :o_j:k) tels que: IIMÀ Â MB
Il = Il MFIl
. Démontrer que l'ensemble des points M tels que
z-1-i 12
bj R.et:mt,e:: œ résultat en interprétant Il MA /\
œ=,o u=3 aire.
MB Il
= ~ est une ellipse dont on précisera un 2.. } . . ~ questions en remplaçant le plan de repère
Î _
z+z+4 4
foyer, une directrice et l'excentricité.
{O .j. - . !J8r le p lan de repère (0, f 1 ).

38 Soit k un nombre réel strictement positif, (21J)


31 À tout point M d'affixe z non nulle du plan et (:l°) deu..x droites sécantes.
complexe, on associe le point M' d 'affixe z ' telle que : 1. Déte:rminer le lieu des points M dont la somme des
z' = 1- (z + 1-). carrés des distances à (Çt) et (91') est égale à k.
2 z [On pourra utiliser un repère dont les axes sont les bis-
1. Déterminer l'ensemble des points M tels que z ' soit
un nombre réel. sectrices de l'angle des deux droites.)
2. On suppose que M décrit le cercle de centre O et de 2. Déterminer le lieu des points M dont la différence
rayon 2. . des carrés des distances à (2tl) et (2tl') est égale à le.
a) Vérifier que : z = zei0 (8 E IR). 3 . Application numérique
b) Démontrer que M' décrit une conique dont on d éter- Déterminer et con struire les lieux précédents lorsque
minera les éléments caractéristiques. k = 3, (2tl) et (2tl') ont p ~ur coefficients directeurs
respectifs 1- et - 1- .
[3 [3 2
39 Soit la fonction f: x +,,? et (r) sa cour-
- x
amilles de coniques be représentative. x ,; 3
1. Étudier f et tracer (f).
33 Déterminer, suivant les valeurs du nombre 2. On pose : û = [3 r-r
et = + [3 v r r.
réel m , la nature et les éléments caractéristiques de la a) Déterminer une équation de (r) dans le repère (0, Û, v').
courbe (rm) d'équation : x 2 + my 2 - Zmx = O. b) En déduire que (r) est une hyperbole et détermin er
les coordonnées de ses foyers dans le repère (0, J'). t
34 Déterminer, suivant les valeurs du nombre
réel m, l'ensemble des points M(;)
tels que : 40 Le repère orthonormé (0, f 1) est direct.
Soit (r) l'ensemble des points M du plan dont les coor-
y 2 + 4y - (m - 2)x + m - 1 = O. données vérifient l'équation :
35 1. Déterminer, suivant les valeurs du nombre x 2 + 11y2 -10xy[3 + 16 = O.
réel m, la nature de l'ensemble (rm) des p oints M(;) 1. Soit 8 un nombre réel et (0, Û, ti) le repère orthonor-
tels que : 2mx2 + 8mx - (m - i)y2 + 7m - 2 = O. mé image du repère (0, 11) par la rotation de centre 0
2. Déterminer m pour que (rm) soit : et d'angle 8. On désigne par (X; Y) les coordonnées de
a) un cercle ; M dans ce repère.
b) une hyperbole équilatère. Déterminer e pour que l'équation d e (r) dans le repère
3. Tracer (fm) pour m = ~ et m = 2. (0, Û, v)
soit de la forme : aX2 + ~Y 2 = y.
2 . En déduire la nature de (r) et ses éléments caracté-
ristiques. Tracer (r).

41 1. Résoudre dans IR l'équation différentielle


~~~ ►t•Jt•J::l•J~iim~::• ra y " + 4y = 0 et déterminer les solu tions particulières f et
g vérifiant f(O) = 3 et f'(O) = 0, g(O) = 0 et g'(O) = 4.
36 Le problème de l'échelle 2. Soit (r) la courbe de représentation paramétrique :
Sur la figure ci-après, l 'échelle AB a une longu eur x =f(S) (8 E IR).
constante l et le point M est tel que : AB = 3 AM. { y= g(8)
Déterminer le lieu des points M lorsque A décrit (01) et Déterminer la nature de (r) et ses éléments caractéris-
B décrit (21J'). tiques. Tracer (ï).

Coniques 169
,
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41 Soit (<~) un cercle de diamètre [AB], M un (On pourra utiliser les résultats démontrés dans l'exer-
point de (~) et M' le symétrique de M par rapport à (AB). cice 44.)
Soit P le point défini par :
• (Pl = (AM) n (BM'), si M -#- M' ; 48 Soit F et F' deux points distincts, a un nombre
réel tel que 2a > FF' et (~) l'ellipse définie p ar :
• P =M, si M =M'.
Déterminer et tracer le lieu de P lorsque M décrit (~). YiF + YIF' = 2a.
(On pourra utiliser une méthode analytique.) Soit Mun point de ('t), ff) la tangente en M à('&), H et
H' les projetés orthogonaux de F et F' sur (T).
43 Soit (?J>) la parabole de foyer F et de directrice 1. Démontrer que le symétrique de F par rapport à H
(qJJ), Mun point de (?J>) et (TM) la tangente en M à (?J>). appartient au cercle de œntre F ' et de rayon 2a.
Déterminer le lieu du projeté orthogonal de F sur (TM) 2. En déduire que le limr des points H et H', lorsque M
lorsque M décrit (?J>). décrit ('&), est le œrcl.e principal de ('&).

44 Soit ('€) un cercle de centre O et de rayon R. O' 49 Soit (~) la per--ebole d'équation : y 2 = 2px (p > 0).
un point intérieur à (~) et distinct de O. Étant donné un porr:l A de (2?), soit M et N deux points
À tout point P de (~), on associe M, point d'intersection de (?J>) tels que : (_-\}.j) - (_-\l\1.
de (OP) et de la médiatrice de [O'P]. On désigne par a. et n les ordonnées respectives des
1. Démontrer que le lieu de M lorsque P décrit (~ ) est points A, M et _-
une ellipse('&) dont on donnera la définition bifocale. 1. a] Démontrez qn_e les droiies (AM) et (AN) sont per-
2. Démontrer que la tangente en tout point M de ('&) est pendicnlaires si et seulement si :
la médiatrice de [O'P]. ~p2 + a 2 + a (m + n) + mn = O.
bJ Détem:riner une équation de la droite (MN) et utiliser
45 Soit(~) un cercle de centre O et de rayon R. ff la relation précédente pour démontrer que ces droites
un point extérieur à (~). T 1 et T 2 les points de contact passent par un point fixe 1.
des tangentes à (~ ) passant par O' . 2. Déterminer le lieu de I lorsque A décrit (?J>).
À tout point P de ('t5), distinct de T 1 et T 2 , on associe M,
point d 'intersection de (OP) et de la médiatrice de [O'P]. 50 Soit le point F(~) 1.
et la droite (qJJ) : y=
1. Démontrer que le lieu de M lorsque P décrit ('€) est une 1. Déterminer une équation et tracer l'hyperbole (;le) de
hyperbole {~ dont on donnera la définition bifocale. foyer F, de directrice (q]J) et d'excentricité 2.
2. Démontrer que la tangente en tout point M de (1C) est On désigne par B et B' les sommets de (1C), B étant le
la médiatrice ·de [O'P]. sommet relatif au foyer F.
3. Démontrer que les médiatrices de [OT1 ] et de [OTzl 2. Soit w un point de (q]J) et ('€) le cercle de centre w et
sont les asymptotes de (;le). · passant par F.
On se propose de démontrer que (~) coupe (~) en B' et
46 1. Démontrer que la tangente en tout point M en trois autres points formant un triangle équilatéral.
-
d'une ellipse de foyers F et F ' est la bissectrice exté-
rieure de l'angle FMF'.
.· Soit M un point du plan. On désigne par Z et a, les
affixes dans le repère (w, e;, i;) des points Met F.
1
2. Démontrer que la tangente en tout point M _<:bine a) Démontrer que les points de ('€) et (~) vérifient res-
hyperbole de foyers F et F ' est la bissectrice de FMF'. pectivement les relations :
(~): zz =na;
4 7 Soit ('&) une ellipse, F et F ' ses foyers, A et A' (~) : (Z - a)(Z - a) + (Z - Z)2 = o.
les sommets de ('&) situés sur l'axe focal. b) Démontrer que ('€) n (;le) est l'ensemble des points
Soit M un point de ('&), (T) la tangente en M à ('&), H et du plan dont les affixes Z vérifient: (Z -ci)(Z3 - k) = 0,
H' les projetés orthogonaux de F et F' sur (T). où k est un nombre complexe dont on donnera le
La perpendiculaire à (T) en M coupe (AA') en P. module et un argument en fonction du module r et d'un
Démontrer que les droites (HF') et (H'F) se coupent au argument 8 de a.
milieu de [MP]. c) Conclure.

170 Coniques
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P robabilités
Introduction
« Ce que nous appab-.s .e hasard n'est et ne peut être
que la ro::rse ~ d'un effet connu. »
.<d:=re (Dictionnaire philosophique)

1. Analyse combinatoire ..... ............. .. . .. .. .. . .. . .. .... .. ...... 172


2. Calculs de probabilités .... .. ..... .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. ..... 176
3. Variable aléatoire .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. . .. ... .. .... 184

Probabilités 171
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Analyse combinatoire
j . 1 . J Formule du binôme

• Soit n un entier naturel non nul.


On désigne par factorielle n le produit de tous~ e:i:iers naturels de 1 à n et on note :
n! = n x (n - 1) x (n - 2) x ... x 2 x 1.
Par convention, on a : O! = 1.

• Soit n et p deux entiers naturels tels que : p ~ n..
On a vu en classe de première que le nombre dè combinaisons (ou parties) de p éléments d'un ensembl~
a' n e' l emen
' t s est ·. c.P -- ( n! ) •
n p.1 n -p.1
Ex emples
• c 0n = Cnn = 1
1 ·, Cn = n ·

• C 1998
2000
= 2 000! = 2 000 X 1 999 X 1 998 !
=1 999 000.
1 998! 2! 1 998! 2!

Le triangle de Pascal 1
·,P.ropriété
Soit n et p deux entiers naturels tels que p ~ n. On a :
• Cn-p = CP . .
_ n . n '
. . 1
• si de plus O < p < n , alors: c~l + c:_1 = c:.
D émonstration
• CP _ _ _n_!_.,.... et cn""'.p = n! donc : c:-p = C! .
n-- p!(n - p)! n (n-p)! [n-(n-p)]!
(n -1)! (n - 1)!
• cp--1
n-1
+ cPn-1 =
(p -1)! (n- p)!
+
p! (n - p - 1)!
IX 1 2 3 4 5 6 1 8 ... 1
0 1
p(n- 1)! (n - p)(n - 1)! 1
= +
p! (n-p)! p! (n-p)! 2 2 1
3 1 3 3 1
n!
= --CP
n . 4 1 4 6 4 1
p! (n - p )! 5 1 5 10 10 5 1

Les résultats précédents permettent de cal- p--1 p 6 1 6 15 20 15 6 1


C n- 1 + C n- 1
culer les nombres C~ de proche en proche, Il 7 1 7 21 35 35 21 7 1
· en formant le triangle de Pascal à l 'aide du c! 8 1 8 28 56 70 56 28 8 1
· schéma suivant : .

g .:.i::z:.-.3 La formule du binôme de Newton2

Soit a et b deux nombres complexes et n un entier naturel non nul.


n .
. On a : (a+ b)n = v"foC! a n-p bP.

! Cette égalité est appelée formule du binôme de Newton.


1 Blaise Pascal, mathématicien, physicien et philosophe français - 1623 - 1662
z Isaac Newton, matl1ématicien, physicien et astronome anglais - 1642 - 1727

172 Probabilités
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D émonstration
Faisons un raisonnement par récurrence.
• L'égalité est vraie pour n = 1.
k
• Supposons l'égalité vraie pour un entier naturel nOI! nul k. c'est-à-dire : (a+ b)k = P
"f0Cf ak-p 1JP ; ·
on a : (a+ b)k+l = (a+ b)(CZak + ctak- 1b1 + C!ak-~ - ... - C:ak-pbP + .. . + czbk)

= cZak+1 + c ! akb1 + c!ak- 1b2 + ... - ~~=l,? + ... + c t abk


+ cZakb1 + cta k-1b2 + c!ak-2b3 + ... - ~a<;;jy-1 + ... + C~bk+1

= C~ak+l + (C~ + C!)akbl + (C! + ~ )a-<-!Jr - ... - (c.r1 + cf)ak-p+llJP


+ (Cf + c r1)ak-p]JP+1 + ... + (CZ-1 - . - ~ - 1

k+1
= p=O
L cP ak+l-p bP ·
k+1 '
donc, l'égalité est vraie pour k + 1.
Elle est donc vraie pour tout entier naturel non nul n.

& rxiar,_q~
Cette formule explique le nom de coefficients binomiaux donné aux nombres "è! .
Exemples
• (1 + i)4 = 1 + 4i + 6i2 + 4i3 + i4 = 1 + 4i - 6 - 4i + 1 =- 4.
• (1 - [z)5 = 1 + 5(- [z) + 1 0(- [z)2 + 10(- ✓2) 3 4
+ 5(- ,2) + (,2)5
= 1 - 5{2 + 20 - 2o[z + 20 - 4/2
= 41- zg[z_ .

Soit E un ensemble à n éléments.


Le nombre de parties de E est égal à 2".

D émonstration
zn = (1 + _1)" = c~ + c! + c! + . .. + c~-l + c;-

~---"1.2.. Outils de dénombrement


Modèles de base
Soit n et p deux entiers naturels.
Les tirages de p boules, dans une urne qui en contient n , modélisent de nombreux problèmes de dénom-
brement. ·
~

Modélisation Les p éléments Les p éléments Outil · Nombre de tirages


sont ordonnés sont distincts
Tirages successifs
avec remise oui non p -uplet de E nP

Tirages successifs Arrangement de p P n!


oui oui
sans remise éléments de E 1¾= (n - p)!

Tirages simultanés non oui Combin aison de p CP= n!


éléments de E Tl p!(n _ p)!

Probabilités 173
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Exemples
• En informatique, on appelle octet une suite de 8 chiffres pris dans l'ensemble {0 ; 1 ).
(Exemples d'octets: 10010110; 01110011 ; 00000111)
. Combien y a-t-il d'octets possibles?
Les tirages successifs avec remise de 8 éléments dans l'ensemble {0 ; 1) modélisent ce problème ; donc
le nombre d 'octets possibles est égal à : 2 8 = 256.
• Dix coureurs s'affrontent pour 3 médailles (or. m-gent et bronze). Quel est le nombre de podiums pos-
sibles, si l'on suppose qu'il ne peut pas y aYoir d'ex aequo?
Un podium est un arrangement de 3 éléments d"un ensemble en contenant 10 ;
1
donc le nombre de podiums possibles est égal à : -~..:0 = ~; = 720.
• 8 projecteurs sont disponibles pour éclairer- 1m ë:Bphithéâtre.
De combien de façons peut-on l'éclairer avec @ë?Ge:::ient 5 projecteurs?
il s'agit de trouver le nombre de parties de 5 él~P=r-:-, d'un ensemble en contenant 8 ;
c'est-à-dire : C~ = _fil_ = 56.
5! 3!

E~ Principe multiplicatif

Si un ensemble fini E se décompose en on produit cartésien d'ensembles ~. E2 , E3 , ••• , EP,


alors o·n a: Card(E) = Card(~) x Ca:rd{F;) x Card~) x ... x CardCEJ:

Exemples
• ·Combien de nombres de quatre chiffres, tous pairs, peut-on écrire?
Les chiffres de ces nombres sont choisis dans l 'ensemble {0 ; 2 ; 4 ; 6 ; 8).
Pour le chiffre des milliers, qui doit être non nul, quatre choix sont possibles ; pour chacun des +rois
autres chiffres, cinq choix sont possibles.
Donc il y a 4 x 5 3 , c'est~à-dire 500 nombres de quatre chiffres, tous pairs.
• Une classe de terminale SM comprend 8 filles et 12 garçons. Combien d'équipes, composées de 3 fil1es
et 2 garçons, peut-or. former ?
Une équipe n'est autre qu'un élément du produit cartésien de deux en sembles : l'un constitué de 3 filles,
prises parmi 8, et l 'autre constitué de 2 garçons, pris parmi 1 2.
Donc il y a c! x C~2 , c'est-à-dire 3 696 équipes composées de 3 filles et 2 garçons.

Si E1 , Ez, E3 , ••• , EP forment une partition d'un ensemble fini E,


alors on a : Card(E) = Card(E1 ) + Card(E2 ) + Card(E3 ) + ... + Card(EP).

Exemple
On veut choisir deux personnes de n ationalités différentes parmi 5 Camerounais, 10 Malgaches et 6
Sénégalais. Combien y a-t-il de choix possibles ?
Les deux personnes peuvent être choisies :
- l'une Camerounaise et l'autre Malgache; le nombre de choix est alors égal à: C~ x c!0 ;
- l'une Camerounaise et l'autre Sénégalaise; le nombre de choix est alors égal à: c! x c !;
- l'une Malgache et l'autre Sénégalaise ; le nombre de choix est alors égal à: c!0 x C!.
Donc le nombre de choix possibles est égal à : c! x c~o + c! x c! + c!o X c!; c'est-à-dire : 140.
Les propriétés suivantes découlent de la propriété précédente.

Soit A et B deux parties d'un ensemble fini E. On a :


• Card(A) + Card(A) = Card(E) ;
• Card(A U B) = Card (A) + Card(B) - Card(A n B).
Dans cette propriété, A désigne le complém entaire de A dans E.

1 74 Probabilités
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Exemple
On effectue une enquête auprès des lecteurs de trois revues a, b etc.
Sur 100 personnes interrogées : 55 lisent la revue a, 44 la revue b, 33 la revue c :
20 lisent les revues a et b, 15 les revues b et c. 17 les ren.ies a et c ;
10 lisent les revues a, b et c.
Déterminer le nombre de personnes :
• qui ne lisent que a et b, que b et c, que a et c ;
• qui ne lisent que a, que b, que c ;
• qui ne lisent aucune des trois revues.
Sur le diagramme ci-contre, E représente l'ensemble des 100 per-
sonnes interrogées, A, B et C les sous-ensembles de ces personnes,
lecteurs respectifs des revues a, b et c.
• Le nombre de personnes qui ne lisent que a et b est égal à :
20 -10 = 10;
le nombre de personnes qui ne lisent que b et c est égal à : C
15 - 10 = 5; E
le nombre de personries qui ne lisent que a et c est égal à :
17 - 10 = 7. -
• Le nombre de personnes qui ne lisent que a est égal à : 55 - (10 + 10 + 7) = 28;
le nombre de personnes qui ne lisent que b est égal à: 44 - (10 + 10 + 5) = 19 ;
Le nombre de personnes qui ne lisent que c est égal à: 33 - (5 + 10 + 7) = 11.
• Le nombre de personnes qui ne lisent aucune des revues est égal à :
100 - (28 + 1 9 + 11) - (10 + 5 + 7) - 10 = 10.

l .a Simplifier les expressions suivantes. l .e Développer :


(3 + 2.x)4 ; (2 - 3x)7 ; (3 - .l'."2 ) 6 ; (2x2 + 7y)4 •
21! b) fil_- 71 c) 7! 5! dJ 1 42
a J 18! 7! 6! 4! sr- 7!
l .f À l'aide des chiffres o, 1, 2, ... 9 on forme des
(n- 2)! (Zn -1)! numéros de téléphone à six chiffres.
e ) n!
-n f) (n + 1)! g)
(Zn+ 1 )! 1 . Déterminer le nombre de numéros que l'on
peut former. ·
h)(n-1)! n! 2. Déterminer le nombre de numéros :
n! (n + 1)! · a} formés de deux 1 , trois 2 et un 7;
b} formés avec deux chiffres distincts et deux
seulement;
l .b En utilisant la notation factorielle, donner une c} comportant exactement trois fois le chiffre 1.
autre écriture des nombres suivants.
a) 5 X 6 X 7 X 8 X 9 b) n(n2 - 1) l .g On lance cinq fois de suite un dé dont les faces
C) 8 X 7 X 6 X 5
d) (n + 3)(n + 2)(n + 1).
sont numérotées de 1 à 6. Déterminer le
2x3 nombre de résultats :
a) où tous les chiffres sont inférieurs ou égaux
l.c Démontrer que pour tous entiers naturels a et à 2;
a a b
b non nu1S, On a : Ca+b = Ca+b-1 + C,i+b-J· b) où tous les chiffres sont pairs ;
c) où ne figure pas le chiffre 1 ;
l.d Résoudre dans N les équations suivantes. d) où figure au moins une fois le chiffre 1 ;
2 2 e) où figure au plus une fois le chiffre 1 ;
a) Cn = 36 b} c"-
n
= 28
f) où le chiffre 6 figure exar:temimt trois fois
d} C:,n = 1 7C4.
n consécutives.

Probabilités 175
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- ,Citlcul ·- è~;:~pro abilités----'


· -___. .. . . ..
-..... . .: a.= -
w;;,,n· 2 ..t ., Vocabulaire des événements
c~~1 •..:...~,:.J Expérience a léatoire _
• On lance un dé et on observe le numéro tiré ; six résulrats sont possibles : 1, 2, 3, 4, 5 et 6.
On dit qu'on a réalisé une expérience aléatoire (ou ép.rez:n-e) comportant six éventualités et que l'uni-
vers associé a cette expérience aléatoire est: Q = Il ; 2-: 3: 4 ; 5 ; 6}.
• On lance un dé et on observe la parité du numéro tiré ; deux résultats sont possibles : P (le numéro est
pair) et I (le numéro est impair).
On a cette fois réalisé une expérience aléatoire comportant deux é'\-entualités ; l'univers associé à cette
épreuve est : Q = {P ; I}.
• Une urne contient des boules blanches, rouges et noires. On tire une boule dans cette urn e et on note
la couleur obtenue; trois résultats sont possibles : B (la boule est blanche), R (la boule est rouge) et N (la
boule est noire).
On a maintenant réalisé une expérience aléatoire comportant trois éventualités ; l'univers associé à cette
épreuve est : Q = {B ; R ; N}. -

Dans ce chapitre, les univers considérés sont des ensembles finis non vides.

Événements liés à une expérience aléatoire

Soit Q l'univers associé à une expérience aléatoire.


• On appelle événemen.t toute partie de Q,
• On appelle événement élémentaire tout singleton de Q.
Ex emples
On lance un dé et on observe le numéro tiré.
• « Obtenir un nombre pair » est l'événement {2 ; 4 ; 6).
• « Obtenir un nombre premier pair » est l'événement élémentaire {2}.
Dans une épreuve, un événement est réalisé s'il contient le résultat de l'expérience-.
Par exemple, si on obtient 4 lors du lancer d'un dé, l'événement « Obtenir un nombre pair » est réalisé.
Le tableau suivant indique la signification des diverses expressions utilisées dans le langage des événe-
ments.
Vocabulaire des événements Signification ensembliste Notation
Univers Ensemble Q Q

Éventualité Élém ent d e Q ro (ro E Q)


Événement Partie de Q A (A CQ)
Événement élémentaire Singleton {ro} (ro E Q)
Événement certain Partie pleine Q
Événement impossible Partie vide 0
Événement « A ou B » Réunion des parties A et B AUB
Événement « A et B » Intersection des parties A et B .A n B
Événements A et B incompatibles Parties A et B disjointes AnB= 0
Événement contraire de A Complémentaire de A dans Q A

Exemples
On lance un dé et on observe le numéro tiré.
On considère les événements A : « Obtenir un nombre p air »,
B : « Obtenir un nombre premier »,
C : « Obtenir 6 » .

176 Probabilités
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• On a: AU B = {2; 3 ; 4 ; 5 ; 6} ; AU Best l'événement« Obtenir un nombre pair ou premier ».


• On a: A n B = {2) ; An B est l'événement « Obtenir un nombre pair et premier».
• Les événements B et C sont incompatibles.
• On a : A= 11 ; 3 ; 5) ; A est l'événement « Obtenir un nombre impair ».

~ 2.2 Probabilité d'un événement


c : J - - Introduction
On lance un dé bien équilibré et on note le numéro tiré l'univers associé à cette épreuve• est
n = 11 ; 2 ; 3 ; 4 ; s ; 6}.
La chance d'apparition est la même p our chaque face.
• L'événement {2} a une chance sur six d'être réalisé; on dit que la probabilité de cet événement est !.
• L'évén ement {1 ; 5) a deux chances sur six d'être réalisé ; on dit que la probabilité de cet événement
est 1 .
3
• « Obteni; un nombre pair » est l'événement {2 ; 4 ; 6 ), dont la probabilité est ~.
• L'événement certain a six ch ances sur six d'être réalisé ; sa probabilité est 1.
• L'événement impossible n'a aucune chance d'être réalisé ; sa probabilité est O.

Soit .Q l'univers associé à une expérience aléatoire.


Une probabilité sur l'univers .Q est une application P de QJl(.Q) vers [O ; 1], qui à toute partie A de .Q asso-
cie le nombre réel P(A) appelé probabilité de l'événement A et qui vérifie les conditions suivantes:
• la probabilité d'un événement est la somme des probabilités des événements élémentaires qui le
constituent ;
• la probabilité de l'événement certain est 1 ;
• la probabilité de l'événement impossible est O.

Rernarg~
• La probabilité de l'événement élémentaire {roi} est notée P(oo/ 1 oo I oo1 00
1
oon
• Une probabilité P est parfaitement déterminée par la donnée 1-P--,- (oo....,.)--1-p- - -- ------t----1-- -1
des probabilités des événements élémentaires. ...._ _ ...._1_....__ __.__P_i__.__ _..._P_n__,

Exemples
On lance un dé pipé, dont les faces sont numérotées de 1 à 6 , et on note le numéro tiré.
La probabilité d'apparition d'un nombre pair est le double de la probabilité d'apparition d'un n ombre
impair et les probabilités d'apparition de deux n ombres de même parité sont égales.
• Calculer la probabilité d 'apparition de ch aque face du dé.
L'univers est : n = {1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 5 ; 6).
Soit p la probabilité d'apparition d'un nombre pair et q celle d 'un nombre impair.
On a : p = 2q.
Or : P(.Q) = 1 ; donc : 3p + 3q = 1.
On en déduit que : q = !
et p =· !. 0) 1 2 3 4 5 6
Le tableau ci-contre donne la probabilité d 'apparition
de chaque face du dé. 1 2 1 2 1 2
P(oo)
• Quelle est la probabilité d'apparition d 'un nombre 9 9 9 9 9 9
inférieur ou égal à 4 ?
La probabilité cherch ée est celle de l'événement: A = {1 ; 2 ; 3 ; 4}.
On a : P(A) = P (l) + P (2) + P(3) + P(4) = ~.

Probabilités 177
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aam~ Propriétés

Soit P une probabilité définie sur un u:nive-rs Q. A et B deux événements. On a :


• si An B = 0, alors P(A U B) = P(A.) + F(B) ;
• P(A) + P(A) = 1 . .
Ces propriétés sont des conséquences immédiates de la définition.

Soit P une probabilité définie sur un univers n, A et B deux événements.


On a : P(A U B) = P(A) + P(B) - P{rt r B).

D émonstration
Notons: A' le complémentaire de A n B dans A,
B' le cornplémentrure de A n B dans B.
On a: A= (An B) u A', a,ec (A n B) n A'= 0;
donc : P(A) = P(A n B) T P(_\').
On a : B =(A n B) u B ', avec (An B) n B' = 0;
B'
donc : P(B) = P(A n B ) + P(B ').
En additionnant membre à membre, on obtient :
P(A) + P(B) = 2P(A n B) + P(A') + P(B')
= 2P(A n B) + P(A' u B') ( puisque A' n B'= 0)
= P(A n B) + P(A n B) + P(A' u B')
= P(A n B) + P(A U B).

Donc : P(A U B) = P(A) + P(B) - P(A n B).

Exemples
Une urne contient 15 boules, numérotées de 1 à 15. On tire au hasard une boule et on note son numéro
N. Les boules ont la même probabilité d'être tirées.
On désigne respectivement par A et B les événements « N est pair » et « N est multiple de trois ».
• Calculer la probabilité des événements A , B et An B.
On a: Q = {1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 5 ; 6 ; 7 ; 8 ; 9 ; 10 ; 11 ; 12 ; 13 ; 14 ; 15}.
1
De plus : \/ ro E Q, P(co) = ;
15
donc: P(A) = P({2; 4; 6 ; 8 ; 10; 12 ; 14}) = { 5 ;
1
P(B) = P({3 ; 6 ; 9 ; 12 ; 15}) = ; 3
2
P(A n B) = P({6 ; 12}) = 15 .
• Calculer la probabilité des événements A, B et A U B.
- 8
On a: P(A) = 1 - P(A) = ;
15
- 2
P(B) = 1 - P(B) = ;
3
7 1 2 2
P(A U B) = P(A) + P(B) - P(A n B) = 15 +3 - 15 = 3·

5~~ç;t,,>1,w1 Événements indépendants - Expériences aléatoires indépendantes

Soit P une probabilité définie sur un univers Q.


Deux événements A et B sont indépendants lorsque : P(A n B) = P(A) x P(B).
Ainsi, tout événement est indépendant de l'événement impossible. ·

178 Probabilités
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Ex emples.
• Dans une classe de 60 élèves, on aimerait savoir
Littéraires on littéraires Total
si les élèves littéraires sont m eilleurs en sport que
les élèves non littéraires. Un élève est déclaré lit- Sportifs 24 1 16 40
téraire lorsqu'il a obtenu la moyenne en français,
Non sportifs 12 8 20
sportif lorsqu&#