Vous êtes sur la page 1sur 12

REPUBLIQUE DU CAMEROUN REPUBLIC OF CAMAROON

Paix-Travail-Patrie Peace-Work-Fatherland
J
UNIVERSITE DE DOUALA UNIVERSITY OF DOUALA

FACULTE DE GENIE INDUSTRIEL INDUSTRIAL ENGINEERING


FACULTY

OBJECTIFS ET AVANTAGES
DE L’EVALUATION DES
COUTS DE NON-QUALITE
DANS UNE ENTREPRISE
Filière : GENIE DES PROCEDES

Réalisé par les étudiants : Sous la coordination académique de :

-NOUNKI FOAGUAM Alida Flora (16G03029) Mme LESSOMO EVOLA Lucile


-DJOLLA EPE Emilie Sarah (16G03173)

-ONDOA Antoine Quentin (16GO3038)

-IPATA MOUKENGUE Agnes Ilaria (16G03201)

-TCHONGWANG TEGHEN Carmel (16G03292)

-KEUBOU YEMAFOUO Willy Stéphane (16G02963)

1
PLAN DE L’EXPOSE

INTRODUCTION…………………………………………………………………………………….1

I. NOTIONS DE QUALITE ET DE DEMARCHE QUALITE………….………………….....2


II. NOTION DE NON-QUALITE……………………………………………....……………....2
1. Facteurs et causes de la non-qualité…………………………………………………….…....3
a. Les causes liées au personnel…………………………………..…….…………….…...3

b. Les causes liées aux équipements et aux matières premières..........................................4

2. Conséquences de la non-qualité………………………………………………….………….4
3. Evaluation du coût de non-qualité……………………………………………….…………..4
a. Généralités sur la notion du coût de non-qualité…………………………...………...…5

b. Sources d’informations, principes et méthodes d’évaluation du coût de non-qualité….5

c. Objectifs de l’évaluation du coût de non-qualité……………………………………….6

d. Avantages de l’évaluation des coûts de non-qualité…………………………………..6

CONCLUSION……………………………………………………………………………………….7

2
INTRODUCTION

Depuis une vingtaine d’années, l’environnement économique et concurrentiel des entreprises


a changé. Cet environnement actuel oblige chaque entreprise à accroître sa performance
globale par l’amélioration du triptype Qualité-Coût-Délai (1) dans le but d’optimiser la
fidélisation de sa clientèle et la survie dans les marchés. L’objectif de l’amélioration continue
de tout programme Qualité est donc de répondre aux exigences du client tout en minimisant
les coûts de production .La démarche qualité doit toujours s’accompagner de la notion de non-
qualité, sinon nous obtenons des surcoûts, ce qui diminue la compétitivité des produits. Selon
la norme ISO 8042, la non-qualité est considérée comme l’écart global constaté entre la
qualité visée et la qualité effectivement obtenue. Elle se traduit en général par un défaut, une
non-conformité, une anomalie.
Selon P. Jocou, « La qualité coûte chère, mais il existe quelque chose de plus coûteux que la
qualité : son absence ». Pour éviter cette absence de qualité, les mesures préconisées se
résument dans la réduction des coûts et ceci n’est possible que s’ils sont identifiés et mesurés.
C’est dans cette optique que s’inscrit le thème soumis à notre réflexion : Objectifs et
avantages de l’évaluation des coûts de non-qualité dans une entreprise.
Après avoir brièvement décrit les notions de qualité et de démarche qualité, nous nous
pencherons sur la notion de non-qualité notamment ses objectifs et ses avantages.

3
I. NOTIONS DE QUALITE ET DE DEMARCHE QUALITE

Selon la norme ISO 9000 :2015 la qualité se définie comme « l’aptitude d’un ensemble de
caractéristiques intrinsèques d’un objet à satisfaire des exigences » (2). Elle est donc la
réponse à un objectif de conformité du produit à des spécifications, c’est-à-dire des
documents précisant clairement les caractéristiques du produit aux différentes étapes de son
élaboration.

Pour une entreprise, la qualité est le résultat d’un mécanisme en deux étapes :

-Ce qu’elle conçoit (qualité conçue) : les spécificités établies lors de la conception doivent
correspondre aux attentes du client transmises par le marketing ;

-Ce qu’elle réalise (qualité réalisée) : le produit réalisé doit respecter les spécifications de
conception.

La qualité ne concerne pas seulement le produit ou le service, mais toute la politique


stratégique de l’entreprise ; Ainsi, un système de management de la qualité (SMQ) qui est
l’ensemble des actions mises en place par une entreprise qui souhaite avoir une démarche
qualité, doit être mis sur pied pour améliorer de façon continue ses performances.

La démarche qualité qui est l’une des composantes du management de la qualité est une
dynamique de progression qui a pour objectif une grande satisfaction de la clientèle. Elle
porte non seulement sur le cœur du métier, mais aussi sur la culture et les valeurs de de
l’organisme, son management et son organisation, sa stratégie et son positionnement sur le
territoire, ses ressources humaine et financière.

Par ce qu’elle s’attaque aux ressources humaine et financière de l’entreprise, la démarche


qualité se veut très souvent coûteuse mais en vaut la chandelle car comme dit P-Jocou, « La
qualité coûte chère, mais il existe quelque chose de plus coûteux que la qualité : son
absence ».

II. NOTION DE NON-QUALITE

Selon la norme ISO 8402 : la non-qualité est considérée comme l’état global par rapport à la
qualité visée, c’est-à-dire qu’elle relève aussi bien du produit directement (ou du service) que
des actions associées à ce produit et qui intervient dans la satisfaction du client. Elle peut donc
être définie comme étant l’écart global constaté entre la qualité visée et la qualité
effectivement obtenue.
La non-qualité ¨Disqualité¨ débute à partir du moment où la première anomalie apparait sur
une pièce. C’est à ce moment que commence la démarche de recherche de la qualité.

4
1. Facteurs et causes de non-qualité

Le professeur Joseph Kelada dans son ouvrage « La gestion de la qualité et la qualité totale »
souligne que les causes de la non-qualité se retrouvent à 40% à la phase de réalisation du
produit, 30% à la phase de préparation, 20% à la phase de réalisation du produit et 10% lors
de la phase du maintien de la qualité. Les causes les plus connues de la ¨disqualité¨ dans les
entreprises à caractère industriel sont en général classées en deux catégories notamment :

a) Les causes liées au personnel

Nous pouvons citer entre autres :

- L’inattention ;
- L’indifférence ;
- La distraction ;
- La fatigue qui accroît le risque de commettre les erreurs ;
- La carence en matière de norme et de réglementation ;
- Le manque d’information ;
- Le manque d’initiatives ;
- Le manque d’animation et de concentration entre les entreprises et autres opérateurs ;
- Le système de rémunération trop rigide ;
- La prime accordée à la quantité produite et non à la qualité ;
- L’absence de commerce ;
- L’existence d’un marché ¨éponge¨ ;
- Un manque de sensibilité du producteur ;
- Les insuffisances en matière de répression des fraudes ;
- Le non-respect des procédures à suivre lors de la production ;
- L’ignorance des conséquences de la non-qualité.

b) Les causes liées aux équipements et aux matières premières

- La mauvaise qualité des matières premières et des semi-produits ;


- Le manque de fiabilisation des équipements ;
- Le manque d’entretien préventif des équipements ;
- Un manque en termes de documentation ;
- Le manque de pièces de rechange ;
- Des mauvais réglages ;
- L’obsolescence des équipements ;

5
2. Conséquences de la non-qualité

La non-qualité génère une multitude de problèmes parmi lesquels (3) :

- Elle engendre des coûts qui influencent négativement les bénéfices espérés ;
- Elle porte atteinte à l’image de marque du service ;
- Elle fait naître un manque de confiance et des réclamations de la part de clients ;
- Elle entraîne la démotivation et le stress pour le personnel ;
- Elle engendre des conflits et nuit à l’esprit d’entreprise ;
- Elle génère une perte de temps considérable.

3. Evaluation des coûts de la non-qualité

a) Généralités sur la notion de coût de non-qualité


Les coûts de la qualité sont la somme de deux montants (NF X50-126) :

- Les coûts d’obtention de la qualité c’est à dire de détection et de prévention ;


- Les coûts de non-qualité dus aux anomalies internes et externes.
En effet, les coûts de la non-qualité représentent les coûts imputables à une mauvaise qualité.

Ces coûts sont défalqués en deux grandes catégories :

 Les coûts de la non-qualité directs


Ils sont subdivisés en :

o Les coûts des anomalies internes (défaillances internes) : frais encourus lorsque le produit
ne satisfait pas aux exigences de la qualité avant d’avoir quitté l’entreprise.
Ils comprennent les pertes dues aux achats des matières inemployables, les produits déclassés
et les pertes pour arrêt de conditionnement.
o Les coûts des anomalies externes (défaillances externes) : frais encourus lorsque le produit
ne répond pas aux exigences de qualité après avoir quitté l’entreprise.
Ils comprennent les remboursements, les dédommagements, et les remplacements des
produits refusés.
 Les coûts de la non-qualité indirects

Ils englobent :

- Assurances : ce coût comprend toutes les augmentations des coûts d’assurances dues au fait
que les produits étaient non-conformes.

6
- Litiges : ce coût comprend tous les frais encourus pour régler les litiges occasionnés par la
non-conformité des produits ou des travaux. Ces litiges coûtent souvent très cher aux
entreprises.
- Gestion des produits défectueux : ce coût comprend tous les frais d’administration nécessaires
pour gérer les produits non-conformes.

b) Sources d’informations, principes et méthodes d’évaluation des coûts de non-qualité


 Sources d’informations
Les différentes sources d’information sont :

- Les documents administratifs, techniques ou commerciaux ;


- Les services de la comptabilité ou de contrôle de gestion ;
- Les estimations ;
- Les enquêtes de satisfaction réalisées auprès des clients.

 Principes d’évaluation
-L’évaluation est minimale ; elle doit être basée sur une quantification des
problèmes reliés à la non-qualité.

-L’évaluation prend pour référence une situation théorique idéaliste sans problèmes
de qualité, c’est-à-dire le niveau ¨Zéro Défaut¨.

 Méthodes d’évaluation
Dans son ouvrage intitulé ¨Le grand livre de la qualité¨, Roger ERNOUL montre qu’on
distingue deux méthodes de calcul à savoir la méthode analytique et la méthode globale. Nous
résumons ces deux approches dans le tableau suivant (4) :

7
Approche Analytique Globale

Objectifs L’amélioration La gestion, la motivation

Types de calcul Par catégorie de défauts par Par catégories (anomalies, détection,
cause, par thème (ex : processus prévention)
d’un retour client), etc…

Modes de calcul Comptabilité analytique, prix de Comptabilité générale


revient, estimation (p%, bons de
retouches …)

Tableau 1 : Méthode d’évaluation des coûts de non qualité

c) Objectifs de l’évaluation des coûts de non-qualité


Le chiffrage du coût de l’ensemble des défaillances, anomalies, erreurs, … est un aspect
fondamental du système de gestion de l’entreprise car il conduit par la mise en œuvre
d’actions pour l’amélioration de la qualité à :

-Evaluer les coûts de dysfonctionnement dû à une mauvaise qualité au sein de


l’entreprise ;

-Maintenir ou développer le chiffre d’affaire de l’entreprise ;

-Réduire les coûts de l’entreprise ;

-Crédibiliser la démarche qualité en démontrant le retour sur investissement de celle-ci ;

- Sensibiliser les managers à la valeur ajoutée du système qualité en parlant le même


langage que la direction.

d) Avantages de l’évaluation des coûts de non-qualité


En fonction des différentes catégories de coût de la non-qualité, nous avons :

 Avantages du coût de non-qualité direct


-Déterminer et montrer le gain de perte que génère l’entreprise (anomalie interne) ;

- Montrer le taux de perte que génère les retours clients afin d’améliorer ses performances
(anomalie externe).

 Avantages du coût de non qualité indirect

8
-Connaître les dépenses engagées pour vérifier la conformité des produits aux exigences de la
qualité, c’est-à-dire pour financer la recherche des anomalies. Il est important de savoir
combien on gagne sur ce qu’on a investi (coût de détection) ;

-Connaître les investissements humain et matériel engagés pour vérifier, prévenir, réduire les
anomalies, c’est-à-dire pour financer les actions menées au niveau des causes des anomalies
(coût de prévention).

Les coûts de non-qualité permettent donc à l’entreprise de connaître les pertes et


d’améliorer son rendement.

CONCLUSION

9
En guise de synthèse, on peut dire que tout évènement qui écarte l’entreprise de son
fonctionnement idéal est source de non-qualité. La surconsommation de matières premières
ou d’énergie, les rebuts et retouches, les retards ou les pertes de clientèle entraînent des coûts
supplémentaires ou des manques à gagner. Réduire les coûts de non-qualité de l’entreprise en
envisageant une démarche qualité conduira à une meilleure exploitation du potentiel de
productivité de l’entreprise et permettra de libérer les forces vives qui, autrefois, étaient
affectées au traitement des défauts liés à un manque de qualité. Les ¨économies¨ ainsi
réalisées pourront être réinjectées dans l’entreprise où elles seront utilisées à d’autres fins. En
outre, l’entreprise réduira ses coûts de non-qualité augmentant ainsi son chiffre d’affaire.

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

(1) Sénéchal, 2004

(2) 2. ISO/FDIS, « « ISO 9000 Système de management de la qualité-principes essentiels et


vocabulaire, », » 2015

(3) Leçon 1 de Florence DUCREAU et Michel BOUTRY

(4) Mémoire de fin de cycle filière HSSI/FGI de DJOLA EPE Simone Ingrid

10
LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1 : Méthode d’évaluation des coûts de non-qualité…………………………………6

11
Année Académique 2019/2020

12

Vous aimerez peut-être aussi