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Projet de renforcement de la chaine de valeur riz dans la vallée

du fleuve Sénégal (PAPRIZ3)

COMPTE-RENDU
ATELIER D’EXPLICATION DES ACTIVITES
DU PROJET PAPRIZ3
Date et Lieu Mardi 26 Juillet 2022 / Salle de Réunion de la Délégation de Matam (SAED)

Horaire 10h : 30mn – 14h : 00mn

Participation - Se référer à la liste de présence en Annexe

- Photos
- Termes de référence / Agenda
Pièces jointes
- Support de présentation
- Liste de présence

MARDI, 26 JUILLET, 2022


Projet de renforcement de la chaine de valeur riz dans la vallée
du fleuve Sénégal (PAPRIZ3)

MOTS D’OUVERTURE

La séance a été présidé par le Directeur de la DRDR, M. Abdoulaye Camara, à la place de M.


Le Gouverneur de la région de Matam empêché. Après la prière d’ouverture sur demande du
M. Camara (DRDR), la parole fut donnée au Directeur de la délégation de Matam en
l’occurrence M. Abou SALL.

Après les salutations et mots de bienvenus, M. SALL exprimé sa joie d’accueillir le PAPRIZ3
dans la délégation de Matam. Il a, par la même occasion, fait un petit rappel sur l’intervention
du PAPRIZ à travers ses phases 1 et 2 dans les délégations de Dagana et de Podor et que la
présence du PAPRIZ3 à Matam résulte d’une forte demande de la SAED. Il est revenu sur la
place qu’occupe la délégation de Matam dans la riziculture au niveau de la vallée du fleuve
Sénégal Le Projet a réalisé d'importants progrès à Podor et à Dagana d’où les fortes attentes
de la délégation par rapport au Projet notamment dans l'amélioration des techniques de
culture. M. SALL a assuré que la SAED et l'ensemble de son dispositif seront à part entière la
disposition du Projet pour une meilleure réussite de ses activités. Pour finir, il a remercié le
DRDR et toute l'assistance pour leur participation effective à cet atelier.

A la suite du Directeur, la parole fut donnée au président Mamadou Kane. Ce dernier a aussi
souhaité la bienvenue à l’assistance après les avoir salués et a remercié la SAED et la JICA au
nom de tous les producteurs de la délégation pour le choix porté sur Matam concernant cette
troisième phase du PAPRIZ. Selon M. Kane, le Projet vient à son heure dans la mesure où les
producteurs ont besoin d'être accompagnés davantage pour assurer une meilleure production.
Il souhaite ainsi au Projet une bonne réussite avant de remettre la parole au président de
séance.

M. UCHINO, en sa qualité d'expert de l'équipe d'Irrigation, s'est exprimé au nom du Projet en


saluant l'assistance et en exprimant sa satisfaction par rapport à la tenue de l'atelier. Il a
rappelé la longue collaboration entre la Gouvernement Japonais et le Gouvernement
Sénégalais avec plusieurs projets à la clé et ce dans différents domaines notamment
l'agriculture (PAPRIZ 1 et 2). Il espère ainsi que de probants résultats seront obtenus lors de
cette troisième phase. Il a terminé ses propos en remerciant toute l'assistance.
Projet de renforcement de la chaine de valeur riz dans la vallée
du fleuve Sénégal (PAPRIZ3)

En sa qualité de Président de séance, M. Abdoulaye CAMARA a repris la parole pour


déclarer ouvert l’atelier. Il est revenu par la suite sur l’importance la riziculture au Sénégal en
ce sens que le riz est la principale culture vivrière au Sénégal et que le pays peine toujours
dans l'atteinte de l'autosuffisance. Il affirme que d'importants efforts ont été faits par le
Gouvernement du Sénégal à travers ses bras techniques (SAED, DRDR...) pour l'atteinte de
cette autosuffisance. Selon lui, la région de Matam a un important rôle à jouer dans
l'agriculture du fait de son assiette foncière et de son potentiel cultivable. Il est revenu sur les
contraintes majeures de la riziculture à Matam notamment les problèmes d'aménagement, la
réalisation de la double culture, l'adéquation du matériel agricole, les difficultés de
fonctionnement des unités de transformation en précisant les efforts et réalisations effectués
par le PAPRIZ durant ses deux premières phases en apportant des proposants des solutions. Il
affirme que les techniciens de la région s'engageront à accompagner le Projet dans ces
différentes activités et exhorte les producteurs à redoubler d'efforts et à appliquer les
recommandations du Projet pour de meilleurs résultats. Pour terminer il a demandé à tous
l'assistance de participer activement à l’atelier afin de mieux restituer les différents points
discutés et ainsi faciliter l'appropriation du Projet par les bénéficiaires.

Après les présentations de tous les participants, la parole fut ainsi donnée à l'équipe du Projet
PAPRIZ3 (M. SYLLA - Post-récolte et Finance & M. Ibrahima DIOP KHALIL -
Maintenance et Gestion de l'Eau) pour assurer respectivement la présentation du Projet dans
son ensemble et la présentation des activités du Projet à Matam.
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DISCUSSIONS

A la suite des différentes présentations, le Président séance a repris la parole pour ouvrir les
discussions et ainsi permettre à l’assistance de se prononcer.

M. Mamoudou TALL, président de l’Union de BOSSEA 1 est le premier à prendre la


parole pour exprimer sa joie mais aussi dire un grand merci pour choix porté sur son
Union comme site pilote. Il s’est engagé à faire de son mieux pour la réussite du projet.

M. Amadou DIOP, par ailleurs Président de Woudourou 3 aussi a pris la parole afin de
remercier la SAED et le Projet car Woudourou, tout comme BOSSEA1, est un site
pilote. Il a rassuré l’ensemble de l’assistance concernant l’engagement et la volonté de
son organisation pour la réussite du Projet.

A sa suite le Président Arona DIOP (Sinthiou Mogo) aussi a magnifié la tenue de cet
atelier d’explication car lui ayant permis de comprendre que les choix portés sur
Woudourou et BOSSEA 1 sont pour la phase teste. Il a affirmé que les producteurs
attendent beaucoup du projet et prient tous pour sa réussite pour leur grand bonheur.

Mme NDIAYE, présidente du GIE Bamtaaré Soukabé d’Orkadiéré, quant à elle après
avoir remercié vivement la SAED et le DRDR pour le soutien et l’assistance, a
souligné le problème d’approvisionnement en riz dans zone. Elle a également souligné
que l’unité de transformation dont elles ont bénéficié du PGIRE, rencontre toujours des
problèmes techniques pour sa fonctionnalité et que des solutions méritent d’être
apportées.

M. DIA, Directeur du CGER, après avoir magnifié la collaboration entre la CGER, la


SAED et les producteurs, a beaucoup insisté sur la nécessité de la mise à jour des
commissions vu le changement fréquent des bureaux, pour un meilleur suivi de
l’activité des organisations de producteurs. A cela s’ajoute le renforcement de capacité
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des unions pour les aider à tendre vers l’autonomie. Il a soulevé la question relative aux
magasins de stockage, éléments essentiels pour renforcer la chaine de valeur à Matam.

M. Abou THIOUB lui a pointé du doigt le besoin pressant de formation pour des
opérateurs, machines agricoles et rizeries y compris. Selon lui, la réussite du projet
repose l’amélioration des rendements et une main d’œuvre qualifiée. Il a par la même
occasion magnifié la qualité de la présentation.

Après les différentes interventions M. CAMARA a fait la somme des points évoqués
sans manquer de demander des éclaircissements de la part de Projet sur la présentation
(Approche 1 – Défi 1) car le travail a connu, semble-t-il, un blocage compte-tenu des
défauts de prérogatives de la SAED. Selon M. CAMARA, il urge d’adresser ce
problème afin d’éviter toute entrave dans le futur. Il est revenu par la suite sur les
différents points de stagnation cités dans la présentation (Slide 11 – Processus de
production et points de stagnation), selon le remboursement du crédit reste le goulot
d’étranglement de la riziculture à Matam. Ce qui fait que Matam est hors du calendrier
cultural recommandé avec les retards accusés et le chevauchement des campagnes. Le
problème lié au remboursement n’est rien d’autre que la destination finale du paddy : la
consommation. M. CAMARA a affirmé que la plupart du paddy produit et destiné à la
consommation, rendant ainsi difficile tout remboursement.
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REPONSES ET CLARIFICATIONS DE L’EQUIPE DU PROJET

M. SYLLA a précisé d’emblée que les enquêtes ont en grande partie confirmées par
les remarques des uns et autres. L’un des soucis majeurs constaté dans la région, est
le gap existant entre la capacité de transformation des rizeries existantes dans la
région et la production de paddy. Ceci a comme conséquence l’arrêt de la plupart
des rizeries installées.

Mr SECK quant à lui est revenue sur les problèmes des rizeries par rapport aux
questions posées par M. Abou THIOUB et Mme Doroga NDIAYE sur le déficit de
formation des opérateurs de rizeries dans la région obligeant à faire recours aux
techniciens venants de Dagana. Pour apporter des solutions aux problèmes des
rizeries, le PAPRIZ3 a prévu des formations appelées “LEARNING BY DOING”
dès Novembre 2022. Durant ces formations le focus sera mis sur les bonnes
pratiques.

M. Ibrahima DIOP est revenu sur le but du Projet à Matam qui est de vulgariser de
manière efficiente les bonnes pratiques. Il a précisé par la même occasion que le
renforcement de la chaine de valeur ne s’opère que dans les délégations de Dagana
et de Podor où le Projet a passé cinq années pour des résultats probants dans ces
différentes composantes. Concernant la question soulevée par M. CAMARA sur les
prérogatives et sur les possibles entraves, M. DIOP a affirmé que le Projet dispose
d’une année de planification détaillée, période dans laquelle toutes les craintes
pourront être étudiées et discutées entre les différentes parties prenantes afin que le
Projet puisse être mis en œuvre de manière efficiente.

M. MBODJ a remercié les participants pour l’intérêt porté à l’atelier et les a


exhortés vivement à plus de professionnalisme allant dans le sens du strict respect
du calendrier cultural. A cela s’ajoute les stratégies visant à amoindrir le coût
hydraulique que le projet compte mettre en œuvre à travers des formations
(théoriques et pratiques). Pour M. MBODJ, une bonne gestion de l’eau peut aider à
baisser le coût hydraulique jusqu’à 30%. Podor est un exemple dans ce sens.
L’objectif est d’aider les producteurs à être autonome pour ainsi passer de
producteurs à entrepreneurs agricoles

CLOTURE
M. BADJI (SAED) a tenu à rappeler que le problème majeur des producteurs de la région de
Matam est lié au manque d’organisation de ces derniers. Selon lui, il urge de renforcer la
gestion organisationnelle des OP de sorte à ce que chaque membre soit en mesure d’effectuer
les tâches qui lui incombe et ainsi éviter de tout mettre sur le dos du président.
Projet de renforcement de la chaine de valeur riz dans la vallée
du fleuve Sénégal (PAPRIZ3)

M. Abou SALL a tenu à revenir sur les problèmes auxquels la délégation fait face et a exhorté
les bénéficiaires à s’approprier du Projet. Selon lui, le Projet peut beaucoup apporter à la
riziculture de la délégation notamment dans les bonnes pratiques et dans la planification.
M. CAMARA se dit satisfait de l’atelier à trois niveaux : premièrement sa satisfaction par
rapport au bon déroulement de l’atelier, deuxièmement sur la démarche participative du Projet
et en fin par rapport à la motivation montrée par les différentes bénéficiaires.” Pour finir il a
remercié toute l’assistance et a clôt la séance.
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