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Production et commercialisation du miel

RESUME DU PROJET

Nom de l’entreprise :
Nom du responsable :

Secteur d’activités : Agropastoral


Commerce☐
Service☐
Manufacture☐
Artisanat☐
But du projet :
Nous élaborons ce projet afin de produire et commercialiser du miel naturel sans addictifs,
promouvoir la production du miel tout en sensibilisant la population sur les avantages
nutritionnels et économique du miel. Ce projet aura pour points clés la création de plusieurs
unités de production du miel destiné à la commercialisation.

Lieu d’implantation
Le projet sera mis en place dans la région des plateaux plus précisément dans la préfecture de
Danyi.
Nature juridique : Entreprise individuelle☐
SARL
Coopératives☐
GIE☐
Autres☐

Nombre d’emplois créés : 02 directes et des emplois indirects pour la commercialisation

Chiffre d’affaires (1ère année) : 4 765 000 F CFA


Bénéfice net (1ère année) : 950 600 F CFA
Coût totale du projet : 4568000 FCFA
Apports personnels : 541 000 F CFA
Crédit sollicité : 4 027 000 F CFA

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PRESENTATION DU PROMOTRICE (*)
Nom  :

Prénom  :

Date et lieu de naissance  :

Nationalité  :

Situation familiale  :

Formation professionnelle  :

Expérience professionnelle :

Adresse du promoteur :
Tél :
BP :
Email :
Rue :
Quartier :

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I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION

L’apiculture est une branche de l’agriculture qui consiste en l’élevage d’abeilles à miel pour
exploiter les produits de la ruche, principalement du miel, mais également la cire.
Concernant la production mondiale, entre 1961 et 2018, la production de miel en Chine a été
multipliée par 8,6. Mais la palme de la progression revient à la Turquie, dont la production de
miel a été multipliée par 14,3 et qui est désormais le 2é plus gros producteur de miel au
monde. A l’inverse, la production de miel des Etats-Unis a été divisée par 1,8 sur la même
période. L'Europe connait la plus forte consommation de miel par habitant dans le monde, et
l'UE représente environ 20-25% de la consommation mondiale de miel.
L’apiculture est pratiquée dans toutes les régions du Togo par 1 658 hommes et femmes. Leur
répartition selon les régions montre que la région des Plateaux détient la plus grande
proportion d’apiculteurs (41,8%), suivie par les régions des Savanes (20,6%), de la Kara
20,3%, de la Centrale (12,5%) et de la Maritime (4,8%). La production du miel pour le
compte de l’année 2018 est 37 727 litres et de 59 833,8 litres en 2019 soit une hausse de
58,6%. Ceci dénote de l’ampleur que prend le secteur apicole au Togo.
La vente du miel et de la cire ont permis aux apiculteurs de tirer un revenu de 190,8 millions
de F CFA en 2019 contre 123,2 millions de F CFA en 2018 soit une hausse de 54,5%.
La consommation du miel pourrait avoir été utile à l'évolution de l'homme, notamment au
développement de son cerveau, le miel contient aussi des protéines et graisses.
Le miel fait partie de la tradition culinaire et est associé aux goûts : sucré pur, sucré-salé, avec
ou sans viande, avec ou sans acidité, avec ou sans produit laitier élaboré. Le miel fournit la
base de boissons alcoolisées. Le miel est associé aussi à l'odeur dégagée qualifiée selon la
culture culinaire d'agréable ou désagréable.
Malgré cette hausse de l’offre, la demande des consommateurs ne cesse de croître au niveau
national et international à cause des bienfaits du miel, et aussi le miel fait partie des aliments
dont le nombre d’adultérations à motivation économique est des plus élevés, car le miel est
une substance difficile à tester. Il est souvent considéré comme le deuxième ou le troisième
produit le plus fraudé, après l’huile d’Olive et le poisson. » Cette fraude est un fléau qui
fragilise le secteur apicole et décrédibilise les apiculteurs. En plus, la filière apicole est
confrontée à d’autres contraintes, notamment les difficultés d’approvisionnement ; une qualité
des produits à renforcer et à améliorer (bonne pratiques d'hygiène, emballage, étiquetage); des
équipements et techniques de transformations simple, une manque de formation

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professionnelle, des débouchés locaux limités, l'absence d'une véritable politique de la filière
apicole et le manque d'une règlementation adaptée. Localement, le marché du miel « artisanal
» est diffus, la commercialisation se faisant de bouche à oreille, au bord des champs, étant
donné qu’il n’est pas considéré comme un aliment mais plutôt comme un complément
alimentaire voire un médicament.
Dans un tel contexte, il conviendrait tout d'abord de penser à minimiser les contraintes ci-haut
citées et de promouvoir ensuite l'accroissement de la filière apicole. Ainsi, le projet de
création d'une unité de production de miel et de cire représente la première voie d'approche
pour accroître la production locale de miel et de cire et pour améliorer l'apiculture en général.

Les points forts


La coopérative sera composée des apiculteurs. Tous ont déjà une large expérience dans le
domaine et la majorité d’eux sont toujours en activité.
La préfecture de Danyi se situe à l'ouest du Togo, entre la préfecture de Wawa, au nord et la
préfecture du Kloto, au sud et à l’ouest le Ghana. Sa population estimée est de 38 742
habitants. Cette préfecture est la moins peuplée de la Région et même du Togo (RGPH4,
2010). Elle est caractérisée par son climat doux et par sa végétation luxuriante. Le climat
soudano-guinéen, est chaud et humide avec une température moyenne annuelle de 26°c, une
humidité relative moyenne annuelle de 81,5%, une évaporation moyenne de 1891mm. La
préfecture se caractérise par de grandes parcelles et une flore diversifiée très propice à
l’apiculture.
La population de Danyi dispose d’une main d’œuvre abondante constituant donc pour elle un
atout.

I. ETUDE TECHNIQUE

I.1. Description du projet

Nous élaborons ce projet afin de produire et commercialiser du miel naturel sans addictifs,
promouvoir la production du miel les avantages nutritionnels et économique. Ce projet vise
non seulement à augmenter la production du miel au Togo, mais aussi la réduction du
chômage. Ce projet aura pour points clés la création de plusieurs unités de production du miel
destiné à la commercialisation.

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Phase de mise en coopérative des apiculteurs

 Cadre institutionnel
L’Acte Uniforme de l’OHADA relatif aux Sociétés Coopératives (AUSCOOP) définie la
coopérative comme « un groupement autonome de personnes volontairement réunies pour
satisfaire leurs aspirations et besoins économiques sociaux, culturels communs, au moyen
d’une entreprise dont la propriété et la gestion sont collectives et où le pouvoir est exercé
démocratiquement et selon les principes coopératifs »

Il ressort de cette information trois points important :

- Un groupement autonome de personnes


Il s’agit des personnes unis pour satisfaire un besoin commun. L’accent est mis sur la
personne et non sur le capital investi. C’est une forme de société qui redonne sa place à
l’homme dans la gestion de l’entreprise.

- Une entreprise dont la propriété et gestion sont collectives


Il s’agit d’une entreprise. L’entreprise coopérative investit un capital, recherche des
ressources pour financer ses activités, supporte des charges d’exploitations, prend des risques
dans la gestion de ses actifs, propose des produits et services qui satisfont un besoin
économique. Etant une entreprise, elle doit être viable et surtout rentable, ce qui nécessite un
plan d’affaire, une analyse de marché, une analyse de rentabilité.

- Un pouvoir exercé démocratiquement


Le caractère démocratique se situe au niveau des prises de décisions. Chaque membre a le
droit d’exprimer son opinion et les décisions sont prises selon le principe « un membre, une
voix » sans tenir compte de l’apport ou du capital investi par le membre.

La DFDTOPA du Ministère de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pèche, est l’organe en


charge de l’accompagnement, de l’enregistrement et du suivi des coopératives. La coopérative
des apiculteurs de Danyi travaillera avec cet organe en plus des appuis reçus auprès de l’ICAT
et de l’ITRA et de diverses structures d’accompagnement.

 Cadre juridique
La structure choisie pour la coopérative de Danyi est une coopérative de producteurs, sous
une forme de société coopérative simplifiée avec pour objet social la production, la
transformation et commercialisation du miel. Il est mis en place un Comité de Gestion chargé
de la gestion des activités courantes de la coopérative, une Commission de Surveillance dont
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la mission sera la sensibilisation et le suivi du respect strict du calendrier des activités de la
coopérative.

I.2. Fonctionnement de l’entreprise


 Cadre organisationnel
Une coopérative a deux grandes composantes : une composante associative et une
composante entreprise. La composante associative représente l’ensemble des membres qui ont
créé la coopérative et tous ceux qui ont adhéré plus tard. Elle a le pouvoir de décision à
travers ses organes mis en place à cet effet. L’association mobilise les moyens nécessaires à la
réalisation des activités de la coopérative.
La composante entreprise est l’ensemble des activités mises en place et réalisées par la
coopérative pour atteindre ses objectifs. Selon le modèle de coopérative retenu, la réalisation
des activités sera faite par les membres sous la responsabilité d’un responsable chargé de
comité.
Souvent, c’est la composante associative qui est plus visible alors que les activités
indispensables à l’atteinte des objectifs de la coopérative sont marginales. Ce genre de
coopérative n’est pas durable car les membres finissent par démissionner un à un. Le schéma
ci-dessous illustre les deux grandes composantes d’une coopérative.

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RESSOURCES

ASSOCIATION ENTREPRISES

Les associés Exécute les différents


Ensemble des sociétaires avec ses programmes (services) de l’OP
différentes organes Aide à la mobilisation des
(AG, CG, Com.S&C) ressources pour l’exécution des
activités de l’OP
Rend compte régulièrement aux
membres à travers les organes
mis en place
Etc.
Fait fonctionner l’entreprise
Pouvoir législatif et décisionnel (service technique de l’OP)

Anime la vie associative de la


société coopérative :
Prend des lois et des décisions Pouvoir exécutif
Met les moyens à la disposition
de la gérance pour la réalisation Ensemble des employés de la
des programmes (services) de la société coopératives coiffée par
coopérative un gérant (Gérant et autres
Contrôle l’exécutif ou la gérance techniciens recrutés en fonction
Peut décider de rompre le contrat des services de l’OP en faveur de
des employés au niveau de la ses membres)
gérance en fonction résultats
Etc.

La Gérance

Ainsi, pour la bonne marche de l’entreprise, une bonne organisation s’impose. Dans le cas
de l’entreprise coopérative, l’accent doit être mis sur la bonne entente et l’acceptation
d’entreprendre ensemble. La coopérative sera organisée comme suit :
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- L’Assemblée Générale
Les membres de la coopérative constituent l’assemblée générale. Elle est la plus haute
instance de décision de la coopérative. Chaque membre a droit à un vote. L’assemblée
générale a en charge l’élection des membres des autres instances ; l’adoption des budgets, des
programmes d’activité, des rapports financiers et d’activités ; la prise des décisions
stratégiques importantes. Les conditions de réunion de l’assemblée générale sont définies
dans les statuts. Cependant, compte tenu des habitudes et pratiques des habitants, il est
préférable de tenir les réunions dans la soirée à cause des travaux champêtres qui s’effectuent
la matinée. La journée du dimanche étant considérée comme Jour de recueillement à l’église
et jour de repos dans cette localité, certains habitants expriment qu’ils ne sont pas aptes à faire
des réunions ce jour.

- Le Comité de Gestion
Il s’agit de l’instance d’exécution des décisions de l’assemblée générale. Il est responsable de
la bonne gestion des ressources de la coopérative et de la conduite de ses activités. Il élabore
les rapports d’activité, les états financiers, le programme des activités de la coopérative. Les
dispositions concernant le nombre de membres du Comité de Gestion, leur éligibilité, leur
mandat sont définies dans les statuts.

- Le comité de crédit
Il s’agit d’un comité autonome mis en place pour le suivi de l’acquisition et du
remboursement du crédit. Il s’agit d’un comité indépendant et il rend directement compte à
l’assemblée générale, laquelle peut l’autoriser à se faire aider par une structure externe
d’audit. Les dispositions concernant le nombre de membres du Comité de Crédit, leur
éligibilité, leur mandat sont définies dans les statuts.

- La Commission de Surveillance
Elle est responsable du contrôle interne. Les membres sont élus par l’assemblée générale. Il
s’agit d’une Commission indépendante et il rend directement compte à l’assemblée générale,
laquelle peut l’autoriser à se faire aider par une structure externe d’audit. Les dispositions
concernant le nombre de membres du Conseil de Surveillance, leur éligibilité, leur mandat
sont définies dans les statuts.

 Cadre fonctionnel
Après des séances de travaux avec les agents de la DFDTOPA et du CIC, il a été élaboré un
modèle de coopérative agricole adapté au contexte du projet. Le modèle retenu se présente
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comme suit : les acteurs regroupés en maillon au sein d’une coopérative dont l’objet social
serait : la production, la transformation et la commercialisation du miel. Il y aura
principalement un seul maillon au sein de la coopérative, celui des apiculteurs.

La coopérative aura pour rôle principale d’agréger les besoins en crédits ; de prévoir la
construction d’un magasin pour le stockage du miel, et des matériels de production.

L’accent sera mis sur le capital social pour le financement principal de la coopérative.
Comme autres source de financement, nous prévoyons le captage sur les récoltes, les
cotisations périodiques par les membres et des pénalités.

Les services que la coopérative compte rendre à ses membres sont :

- Service de matériels de production


En cas de besoin pour une activité apicole, l’intéressé introduit une demande auprès du comité
de gestion qui analyse et satisfait sa demande. Les frais de prestation seront réduits pour les
membres de la coopérative par rapport aux autres producteurs de la localité. Les Coopérateurs
seront tenus de respecter les principes coopératifs et devront travailler ensemble pour le
développement de la coopérative.

- Service commerciale
Les membres producteurs de la coopérative seront privilégiés par rapport aux autres
producteurs de la localité dans la vente groupée et à un prix très intéressant quelque soient la
saison et /ou l’état du marché.

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I.3. Description des produits/services

Le miel est une substance sucrée élaborée par les abeilles à miel à partir de nectar ou de
miellat, comme bienfaits le miel : favorise la récupération du sommeil ; favorise le traitement
de la constipation ; améliore la fonction cérébrale ; répare les blessures, les brûlures et les
ulcères ; est hydratant pour la peau, booste le système immunitaire.
Le Pollen : rapporté à la ruche sur les pattes postérieures des ouvrières. De retour à la ruche,
elles amassent le pollen dans des cellules préparées à cet effet à proximité du couvain. Les
jeunes abeilles se chargent de le tasser dans les cellules. Elles s'en servent pour préparer une
bouillie avec de l'eau et du miel pour nourrir les larves (couvain) pendant les deux derniers
jours précédant l'opérculation. Pour récupérer le pollen, l'apiculteur place devant l'entrée de la
ruche une trappe à pollen composé d'une grille calibrée, et d'un panier. En passant au travers
des trous de la grille, les pelotes de pollen se décrochent et tombent dans le panier.
Le pollen est un super aliment pour l'homme, c'est un rééquilibrant et un désintoxiquant. Le
pollen est un actif de la ruche indispensable pour les abeilles, car il contribue à l’élevage des
jeunes larves, grâce à sa concentration en protéines. En effet, il est considéré comme le “pain
des abeilles”, car c'est leur nourriture principale, avant le miel.
Cire : La cire est produite par les glandes cirières des abeilles âgées de 13 à 18 jours, elle sert
à la fabrication des alvéoles qui abriteront les larves et les stocks. La cire sert entre autres à la
fabrication des cires gaufrées (utilisées dans les cadres des ruches modernes) et des
encaustiques. Normalement la cire possède plusieurs usages (encaustique, cirage, moulage,
cosmétique, bougies, cire gaufrée) mais ceux qui ont été mis en œuvre sur une petite échelle
nationale sont : la transformation de la cire en cire gaufrée et en bougies.

I.4. Processus de production


Phase prévernale
- C'est la visite de printemps, elle se caractérise par une mobilité normale des abeilles.
- Le climat est peu propice à une activité intense de recherche de pollen et de nectar.
- Dans la ruche, c'est la période de développement des abeilles.
- Lors de cette première ouverture de la ruche, l'apiculteur évalue l'état sanitaire de la
colonie (maladies, vérification de la présence d'une reine, réfection).
- Il choisit les individus les plus à même de la développer.
- Le début de l'élevage des reines se fait vers mi-avril.

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Phase vernale
- L'éleveur procède aux travaux d'orientation en vue de la miellée.
- Les abeilles butinent peu.
- Au sein de la ruche, la colonie témoigne d'un fort accroissement et s'active beaucoup.
- L'apiculteur doit être vigilant en raison du début de l'essaimage.
- Il doit disposer les hausses dans la ruche au fur et à mesure et procéder à la pesée.
Période estivale
- Elle correspond à la phase de miellée de printemps (fin juin) et d'été (fin juillet).
- Dans la nature, pollen et nectar sont abondants, mais la collecte dépend du climat.
- Les individus s'activent dans la ruche pour assurer la production de miel.
- Toutefois, la phase de diminution de la population se prépare déjà.
- L'intervention de l'éleveur devient moins importante, mais régulière.
- Il peut procéder à l'introduction des jeunes reines pour renouveler l'espèce.
- La qualité du miel obtenu à cette époque est différente de celui de la phase précédente.
Phase été-automne
- C'est la période de la visite d'automne : l'apiculteur vérifie les provisions de la ruche
afin de préparer la ruche à l'hivernage.
- C'est la fin de la miellée : les abeilles collectent du nectar malgré la rareté des fleurs et
stockent le pollen, la mobilisation dans la ruche a décru, le taux de ponte de la reine
est faible, engendrant une diminution des individus.
- Les manipulations de l'apiculteur sont aisées grâce à l'absence de hausses : il régule
l'approvisionnement en pâte ou en sirop en fonction des provisions disponibles dans le
nid, c’est le moment de la prévention contre la varroase et de la réalisation des divers
examens.
Période hivernale (hivernage)
- Dans le nid, la mobilité des individus est réduite.
- Des envols sont tout de même assurés pour veiller à la propreté de l'habitat.
- Les individus consomment le stock et les apports.
- L'apiculteur nettoie le matériel, renouvelle les cadres et dresse le bilan et le plan de
travail annuels : il vend également du miel.
Apres récolte :
La récolte du produit : La récolte se fait généralement pendant l’été. Quand les températures
le permettent, il est possible de faire deux récoltes pendant une année. Pour récolter, il faut
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extraire les cadres de la hausse ou partie supérieure de la ruche et laisser les cadres du corps
ou partie inférieure qui constituent la réserve des abeilles pendant l’hiver.
Au moment de récolter, il faudra enfumer les cadres pour calmer les abeilles et les empêcher
d’être agressives. Ensuite, l’apiculteur doit enlever le toit et décoller délicatement les cadres
afin de récolter le miel.

La désoperculation : En possession des cadres gorgés de miel, l’apiculteur passe à la


désorperculation. Concrètement, cela consiste à enlever la couche de cire avec laquelle les
alvéoles sont bouchées pour récupérer le miel. Celui-ci soit se servir d’un couteau ou d’une
herse à désoperculer.

L’extraction : Après avoir ouvert délicatement les alvéoles, vient le moment d’enlever le
miel des cadres. L’apiculteur va se servir dans ce cas d’un extracteur qui est une cuve pouvant
contenir des cadres de hausse. Lorsque les cadres sont placés à l’intérieur d’un extracteur et le
couvercle refermé, il suffit d’actionner la manivelle. En tournant, la force centrifuge fera
sortir le miel pour l’envoyer dans la cuve.

La filtration : L’extraction permet d’obtenir du miel, mais celui-ci est encombré d’impuretés
comme la cire. Il faut alors éliminer les impuretés en filtrant le miel à l’aide d’un grand tamis.

Le conditionnement et la maturation : Une fois filtré, le miel est placé dans de grands
récipients pour y être conservé. Il doit rester au repos à une température avoisinant les 20°C
pendant plusieurs jours, même si certains attendent moins d’une semaine. Pendant cette
période de repos, de l’écume va se former au-dessus du miel. Il convient de l’enlever pour des
raisons de goût et d’esthétique. Le miel peut désormais être consommé.

I.5. Moyens humains et organisationnels

Nombr Salaire Type de contrat


Poste Expériences Tâches
e
Promoteur 1 Disposer au moins 80 000 S’occupe de la récolte du miel, de la
(apiculteur) de 1 an récupération de la cire et de la gelée Permanent
d’expérience royale.
Vétérinaire 1 Au moins 3 ans Planifier et gérer les activités de
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d’expérience 30 000 l’apiculture ; Organiser les systèmes
de production de miel ; Coordonner Temporaire
et suivre les activités du projet

I.6. Lieu d’implantation de l’entreprise

I.6.1. Adresse précise :


Le projet sera mis en place dans la région des plateaux plus précisément dans la préfecture de
Danyi.

Etes-vous :
 Terrain : Propriétaire ☐ Locataire
 Bâtiment (local) : Propriétaire ☐ Locataire ☐

I.6.2. Distance approximative par rapport à la clientèle cible :

Le projet vise à commercialiser ces produits finis sur le territoire togolais de même que dans
la zone de libres échanges continentale africains et aussi à l’exportation grâce à l’accord de
l’AGOA vers les Etats-Unis.

I.6.3. Avantages de l’emplacement choisi

La zone de production est choisie grâce à des observations faites par rapport aux conditions
naturelles qui sont favorables à l’apiculture. Le constat nous révèle que selon les régions du
Togo, la région des Plateaux détient la plus grande proportion d’apiculteurs.

I.6.4. Inconvénients de l’emplacement choisi


Il faut noter que dans la zone choisie nous rencontrons des apiculteurs expérimentés qui sont
une source de concurrence pour la production.

I.6.5. Mesures de contournement/d’atténuation des inconvénients (si possible)


Lors de la commercialisation de nos produits il est prévu un accord de partenariats avec les
partenaires commerciaux locaux et internationaux afin de diminuer le risque de concurrence
et d’augmenter la rentabilité.

I.7. Besoins en infrastructures, équipements et matériels

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Désignation Quantité Utilité pour le projet

Ruche 50 Servira de logement des abeilles et de récolte du miel

Vêtement de l'apiculteur qui couvre la moitié haute du


Combinaison 1
corps de l'apiculteur.

Gants 1 Protéger les mains des apiculteurs

Lève-cadres 1 Servir à ouvrir la ruche

Cire gaufrée 100 Cadre sur laquelle les abeilles construisent le rayon

Trappes à pollen 3 Décrocher les pollens sur les abeilles

Outil de l'apiculteur qui produit de la fumée dans le but de


Enfumoir 1
prévenir les piqûres d'abeilles.
Une cuve que l’on utilise pour conserver le miel à sa sortie
Un maturateur 1
de ruche

Un extracteur à miel 1 Sollicité pour extraire le miel contenu dans les alvéoles.

Bottes 1 Protéger les pieds de l’apiculteur

Fils métalliques transformateur 1 Une mise en place de la cire gaufrée sur le cadre.

Abreuvoir pour abeille 20


Récipient destiné à faire boire les abeilles

Spatule pour grattage de propolis 1


Sert à racler le propolis

Brosse à abeille 1 Permet de balayer délicatement les abeilles des cadres afin
de les inspecter
Bidon de 25 l 3
Stocker le miel

Peigne à désoperculer 1 Il permet de retirer les petits bouchons de cire (les


opercules) placés sur les alvéoles par les abeilles.
Couteau à désoperculer en inox 1
Il permet une découpe de la cire soignée

Chevalet à désoperculer 1 Permettant de désoperculer les cadres plus facilement sans


les tenir en main.
Seau de 5l avec couvercle 2
Stockage du miel et l’approvisionnement en eau
Seau de 20l 2

Chaudière à cire 1 Prévue pour fondre les brèches en vrac, les opercules ou
les cadres complets sans avoir à les démonter permettant

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ainsi de fondre la cire
Bac à cire 1
Stockage de la cire

Hygromètre 1
Un appareil qui sert à mesurer l'humidité de l'ai

Balance 1
Un appareil qui sert à mesurer le poids

I.8. Besoins en matières premières et fournitures

Désignation Unité Utilité/Avantages


Servira dans l’alimentation
Sucre Kg
artificielle des abeilles
Servira de logement des
Ruches
abeilles et de récolte du miel
Servira à alimenter l’unité de
Electricité KWh
production

I.9. Analyse des forces et faiblesses, opportunités et menaces (risques)

Forces Faiblesses
- Technologies : partage d’expérience dans la - Non fixation des prix planchers
production et la commercialisation - humain : le non-respect des contrats par
- Réduction des coûts de transaction les acheteurs ou les producteurs
- Humain : formation du promoteur, disponibilité
de ressource informationnelles
- Marketing : bonne promotion et visibilité du
miel de Danyi, forte capacité de Négociation
Opportunités Menace
-politique légale : politique de promotion de la -l’entrer facile des nouveaux producteurs
production locale dans le secteur
- forte demande dans la sous-région et à - méthode de production conventionnel.
l’international - marché : la concurrence sur le marché
- socioculturel : promotion du made in Togo - demande : difficultés à trouver des
Technologie : existence des techniques de partenaires pour la commercialisation.
production à moindre coût et à rentabilité élevé.
- marché : existence de marchés (marché sous
régional et marché international)
Demande : système de contractualisation qui
permet de garantir le marché
- Frontière ente le Ghana et la prefecture de danyi

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I.10. Mesures d’atténuation des risques inhérents au projet
Acquérir une formation adéquate en apicultures, et signer contrat avec des partenaires
commerciaux pour atténuer la concurrence.

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I.11. Planning ou calendrier d’exécution du projet d’entreprise

Périodes
Mo Mo Mo Mo Mo Mo Mo Mo
ACTIVITES Mois Moi Mois Mo
is is is is is is is is
1 s2 3 is 8
4 5 6 7 9 10 11 12
Recherche des fonds et
acquisition des
investissements.
Aménagement de l’espace
de production et achat des
équipement
Démarrage de la production
Récolte
Conditionnement et
commercialisation

II. ETUDE DE MARCHE

2.1. Clientèle
Ils sont localisés sur tous l’étendue du territoire togolais et dans la sous-région. Nos clients
sont principalement des grossistes dans la Zone de libre-échange continentale africaine, et des
grossistes aux Etats-Unis.
2.2. Concurrence
Nom Adresse Ses points forts Ses points faibles

Miel des Savanes 99 91 24 24 Son ancienneté, sa Pas reconnue, bases uniquement sur le
disponibilité marché locale
La ruche 91 44 84 84

 Leurs Forces :
La plupart de nos concurrents sont anciens sur le marché et ont une part du marché local
 Leurs Faiblesses :
Bon nombre se limite seulement au marché local, et ne disposent pas d’une unité de
production définie.

2.3. Stratégie commerciale


Le projet optera pour une stratégie de distribution intensive qui consiste à distribuer le produit
dans le plus grand nombre de points de vente possible de la localité de Virunga donc à tous
les intermédiaires, en vue de rendre disponible le produit et de profiter d'un chiffre d’affaire
important et d'une notoriété renforcée par une publicité intensive.
La stratégie marketing est particulièrement basée sur la théorie des 4p :

 Politique de produit
Pour une bonne politique de marketing, il est nécessaire de prendre les pouvoirs d'achat et les
prédispositions des consommateurs. Le projet est en face d'une population qui consomme
beaucoup des produits importés.
Le premier objectif sera donc axé sur ce niveau par l'utilisation des meilleures techniques
d'exploitation apicole afin de garantir la qualité du produit.
Qu'ils soient directement écoulés sur le site de production ou bien acheminées sur les points
de vente, nos produits ne subissent aucune altération après la récolte grâce notamment à un
système de conservation les plus rigoureux. Nos produits conservent ainsi leur goût naturel et
leur propriété nutritionnelle.
Afin de garantir la stabilité des produits, nous réalisons notre propre conditionnement et
étiquetage aux goûts des consommateurs.

 Politique de prix
Concernant la politique des prix, le projet va appliquer la stratégie de pénétration : il faut
appliquer des prix en dessous des prix du marché pendant la première année par mesure de
prudence. Lorsque la clientèle sera fidélisée, le projet va s'aligner aux prix du marché.
Cependant, seuls les prix pratiqués par le projet dès le début d'exploitation seront pris en
compte.
 Politique de place
La distribution est l'un des moyens d'action qui permet de rapprocher le produit au
consommateur afin de le rendre plus accessible.
La politique de distribution du projet de création d'une unité de production de miel, cire des
pollens est basée sur la mise en place d'un circuit de distribution : producteur-intermédiaire-
détaillant-consommateurs, qui permet de garder un bon contact avec le marché.
Un service de gestion des stocks sera mis en place, ce qui permettra de mieux gérer
l'approvisionnement de produit chez les détaillants afin d'éviter tout rupture de stocks dans les
points de vente à travers un système qui prendra en compte leurs besoins et le suivi des
commandes.
 Publicité et promotion
Au cours de la première année, qui sera l'année de lancement du produit, une campagne
publicitaire axée sur une distribution de dépliants sera effectuée. En outre, des affiches
publicitaires sur papier seront posées aux différents endroits de grandes fréquentations comme
dans les villes urbaines du Togo de la sous-région et au niveau de nos partenaires
commerciaux aux Etats-Unis
Des instructions seront données au fabricant de nos pots de conditionnement, afin qu'il
inscrive sur l'étiquette des mentions de publicité de notre miel, cire, et des pollens.
A la première récolte, la publicité consistera à repartir le miel en petites bouteilles de 33g. Ces
différents lots vont alors servir de dégustation dans les différents hôtels et restaurants.
A ces 4P nous ajoutons les 2P qui sont :
Partenaire : les partenaires mobilisent et vises constituent une garantie pour la réussite du
programme
Personnel : l’équipe mise ne place pour développer le projet à des compétences nécessaires
pour travailler sur le projet et avoir les résultats escomptés

III. ETUDE FINANCIERE

I.12. Evaluation des besoins en investissement


Désignations Unité Quantité Coût Montant
unitaire

A. INVESTISSEMENTS

A1. Charges immobilisées


Frais de constitution FCFA 1 30000 30000
Avance sur location de terrain Mois 3 20000 60000
A3. Immobilisation corporelle [1]

Lève-cadre FCFA 1 10000 10000


Ruches 50 30000 1500000
L’enfumoir FCFA 1 15000 15000

Cire gaufrée FCFA 100 7000 700000


Trappes à pollen 5 25000 125000

Combinaison 1 15000 15000


Gants 1 10000 10000

Bottes 1 8000 8000


Fils métalliques transformateur 1 25000 25000
Entonnoir filtre 1 8000 8000
Maturateur 1 20000 20000
Extracteur de miel 1 20000 20000
Abreuvoir pour abeille 20 5000 100000
Spatule pour grattage de propolis 1 2000 2000
Brosse à abeille 1 2000 2000
Bidon de 25 l 3 2000 6000
Peigne à désoperculer 1 5000 5000

Couteau à désoperculer en inox 1 7000 7000


Chevalet à désoperculer 1 70000 70000
Seau de 5l avec couvercle 2 2500 5000
Seau de 20l 2 3000 6000
Chaudière à cire 1 100000 100000
Bac à cire 1 3000 3000
Hygromètre 1 10000 10000
Balance 1 7000 7000
A4. Immobilisation financière 0
A.    TOTAL INVESTISSEMENT 2869000

I.13. Evaluation des besoins en fonds de roulement (BFR) sur 6 Mois

N° Désignation
Unité Quantité Coût Montant
Unitaire annuelle
(b)

B1.Matières premières (MP)[1] ou intrants

Achat de Kg 50 520 26000


sucre
6 Electricité kWh 100 100 10000
 Autres besoins d’exploitation
3 Location de terrain 1 hect 12 20000 240000
2 Emballages en bouteille N 1250 100 125000
Charge Salariale FCFA 1 104000 1248000
Marketing FCFA 1 50000 50000
B. TOTAL 1699000

I.14. Coût total du projet


Désignations Montants

A : Besoins d’Investissement et 2869000


Equipement
B : Besoins en Fonds de Roulement 1699000

Coût total projet 4568000

Apport personnel 541000

Crédit sollicité 4027000

I.15. Schéma de financement

INVESTISSEMENTS
Charges immobilisées 30000 90000 0 0
Immobilisations
2779000 0 0 2779000
corporelles
Immobilisations
0 0 0 0
financières
Total
INVESTISSEMENT 2869000 90000 0 2779000
S
Sources de
financement invest. 100% 3,136981527 0 96,86301847
en %
BESOIN EN FONDS DE ROULEMENT
Besoins en matières
36000 0 0
premières
Autres besoins 415000 1248000
Total BFR 1699000 451000 0 1248000
Sources de
financement du BFR 100% 27% 0 73%
en %
TOTAL PROJET 4568000 541000 0 4027000
Sources de
financement du projet 100% 11,84325744 0 88,15674256
en %

I.16. Bilan d’ouverture

BILAN

ACTIF Montant PASSIF Montant

Actif Capitaux propres,


immobilisé ressources assimilées
et emprunt
Charges
90000 Capitaux propres 541000
immobilisées
Immobilisations
2779000 Subvention 0
corporelles
Immobilisation
Résultat net 0
financières

Actif circulant Emprunt 4027000

Stocks mat.
26000 Passif circulant
1ères
Stocks produits
0 Fournisseurs 0
finis
Encours de
0
production

Marchandises 0
Etat, TVA 0
Clients avance
0
reçue

Trésorerie-actif

Banque 1673000 Trésorerie passif


Caisse Découvert bancaire 0
CCP Facilité de caisse 0
TOTAL
4568000 TOTAL PASSIF 4568000
ACTIF
I.17. Estimation des ventes
Mois1 Mois2 Mois3 Mois4 Mois5 Mois6 Mois7 Mois8 Mois9 Mois10 Mois11 Mois12 Total
annu
el
Miel Unité Litre Litre Litre Litre Litre Litre Litre Litre Litre Litre Litre Litre Litre

Quantité 104,166667 104,167 104,167 104,1667 104,1667 104,1667 104,1667 104,1667 104,1667 104,1667 104,1667 104,1667 1250

PVU 3500 3500 3500 3500 3500 3500 3500 3500 3500 3500 3500 3500 3500
Montant 364583,333 364583 364583 364583,3 364583,3 364583,3 364583,3 364583,3 364583,3 364583,3 364583,3 364583,3 43750
00
Cire Quantité 2,5 2,5 2,5 2,5 2,5 2,5 2,5 2,5 2,5 2,5 2,5 2,5 30

PVU 2500 2500 2500 2500 2500 2500 2500 2500 2500 2500 2500 2500 2500

Montant 6250 6250 6250 6250 6250 6250 6250 6250 6250 6250 6250 6250 75000

polen Quantité 5,83333333 5,83333 5,83333 5,833333 5,833333 5,833333 5,833333 5,833333 5,833333 5,833333 5,833333 5,833333 70

PVU 4500 4500 4500 4500 4500 4500 4500 4500 4500 4500 4500 4500 4500

Montant 26250 26250 26250 26250 26250 26250 26250 26250 26250 26250 26250 26250 31500
0
Total 397083,333 397083 397083 397083,3 397083,3 397083,3 397083,3 397083,3 397083,3 397083,3 397083,3 397083,3 47650
00

I.18. Charge salarial


Poste Nombre a Rémunération Salaires mensuel c Charges Charges salariales masses salariales
mensuelle/poste b patronales d mensuelles annuelle

12
Promoteur 1 80000 80000 14000 94000

Technicien 1 10000 10000 10000

TOTALE 104000 1248000

I.19. Amortissement technique


Valeur
Désignation NBRE d'acquisition Durée de vie ANNEE Valeur résiduelle
1 2 3
Ruches 50 1 500 000 5 300 000 300 000 300 000 600 000
Chaudière à cire 1 100 000 5 20 000 20 000 20 000 40 000
Cire gaufrée 100 700 000 5 140 000 140 000 140 000 280 000
TOTAL 30 2 300 000 15 460 000 460 000 460 000 920 000

I.20. Amortissement financier

Taux d'intérêt annuel6 10% 4027000


Année 1 Année 2 Année 3

Remboursement intérêt(a) 402700 268466,6667 134233,3333

Remboursement Emprunt(b) 1342333,333 1342333,333 1342333,333

ANNUITE 1745033,333 1610800 1476566,667


I.21. Compte d’exploitation prévisionnel sur trois (03) ans
A partir de la deuxième année nous comptons augmenter notre chiffre d’affaires de 50%,
pour ce fait nous allons augmenter 25 ruches sur l’initiale de la première année ce qui revient
à 75 ruches pour la deuxième année. Les charges d’exploitation augmenteront au niveau des
matières premières de 5% et les autres charges de 10%.
ANNEES
RUBRIQUES 1 2 3
A – RECETTES

Vente du miel, cire et du pollen 4765000 7147500 7147500

Total des recettes (chiffre d’affaires) = A 4765000 7147500 7147500

B - DEPENSES
Matières premières/Marchandises (MP) 36000 37800 37800
Valeur ajoutée (VA= CA-Mat 1ières/Mrchd) 4729000 7109700 7109700
Charge salariales (CS) 1248000 1248000 1248000
Excédent brut d’exploitation EBE (EBE= VA-Charges
3481000 5861700 5861700
Salariales.)

Amortissement technique (AT) 460 000 690 000 690000

Autres charges (AC) 1663000 1829300 1829300


Total des dépenses (B = MP+CS+AT+AC) 3407000 3805100 3805100
Résultat brut d'exploitation (C = A-B) 1358000 3342400 3342400
Impôt et taxe = D (suivant les régimes d’imposition) 30% 407400 1002720 1002720
Résultat net d'impôt (E = C-D) 950600 2339680 2339680
Amortissements technique = G 460000 690000 690000
Capacité d'autofinancement (cash-flow) = E + G 1410600 3029680 3029680
Cash-Flow cumulé (flux financier) 1410600 4440280 7469960
Fux actualisé 1282363,636 2503867,769 2276243,426
VAN 1494474,831
DRCI 2,042156267
TRI 26%
IP 1,327161741

I.22. Commentaire du critère de rentabilité


Au niveau du tableau d’exploitations prévisionnelles, nous observons les fais suivant : Valeur
actuelle net est positif (V.A.N > 0). Le taux de rentabilité interne est supérieur au taux de
rentabilité exigé lors de l’emprunt (TRI>10%), de même que l’indice de profitabilité (IP) > 1
donc nous pour conclure que l’investissement est rentable Et la durée de récupération du
capital investi (DRCI)< durée de l’investissement. Tous ces indicateurs de rentabilité calculé
au niveau du compte d’exploitation nous permettent de dire avec certitude que le projet est
rentable dans les conditions normales de production d’escargot. Il faut noter aussi que le
chiffre d’affaires de la première année (4765000 FCFA) est supérieur au chiffre d’affaires du
seuil de rentabilité (1675660 FCFA) et donc nous pouvons dire que nous serons rentables à
partir de la première année
I.23. Plan de trésorerie

Mois 1 Mois 2 Mois 3 Mois 4 Mois 5 Mois 6 Mois 7 Mois 8 Mois 9 Mois 10 Mois 11 Mois 12 Total
annuel
ENCAISSEMEN
TS
VENTES 397083,33 397083,33 397083, 397083, 397083, 397083, 397083, 397083, 397083, 397083, 397083, 397083, 4765000
33 33 33 33 33 33 33 33 33 33 33 33
Emprunts 4027000 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 4027000
Subventions 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Mise de fonds 541000 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 541000
(apport
personnel)
A-TOTAL DES 4965083,3 397083,33 397083, 397083, 397083, 397083, 397083, 397083, 397083, 397083 397083, 397083, 9333000
ENCAISSEME 3 3 3 3 3 3 3 3 3 3 3
NTS
DECAISSEMEN
TS
Achats effectués : 3000 3000 3000 3000 3000 3000 3000 3000 3000 3000 3000 3000 36000
Paiement
marchandises,
approvisionneme
nt, matières
premières
Charges salariales 104000 104000 104000 104000 104000 104000 104000 104000 104000 104000 104000 104000 1248000
Impôt et taxe 33950 33950 33950 33950 33950 33950 33950 33950 33950 33950 33950 33950 407400
Location de 20000 20000 20000 20000 20000 20000 20000 20000 20000 20000 20000 20000 240000
terrain
Acquisition des 2869000 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2869000
immobilisations
Achat des 10416,666 10416,666 10416,6 10416,6 10416,6 10416,6 10416,6 10416,6 10416,6 10416,6 10416,6 10416,6 125000
emballages 67 67 67 67 67 67 67 67 67 67 67 67
bouteilles
Intérêts sur 33558,333 33558,333 33558,3 33558,3 33558,3 33558,3 33558,3 33558,3 33558,3 33558,3 33558,3 33558,3 402700
emprunt 33 33 33 33 33 33 33 33 33 33 33 33
Marketing 4166,6666 4166,6666 4166,66 4166,66 4166,66 4166,66 4166,66 4166,66 4166,66 4166,66 4166,66 4166,66 50000
67 67 67 67 67 67 67 67 67 67 67 67
Remboursements 111861,11 111861,11 111861, 111861, 111861, 111861, 111861, 111861, 111861, 111861, 111861, 111861, 1342333,3
d’emprunts à 11 11 11 11 11 11 11 11 11 11 11 11 33
court, moyen et
long terme
B-Total des 3189952,7 320952,77 320952, 320952, 320952, 320952, 320952, 320952, 320952, 320953 320952, 320952, 6720433,3
décaissements 8 8 8 8 8 8 8 8 8 8 8 33
C-Mouvement de 1775130,5 76130,555 76130,5 76130,5 76130,5 76130,5 76130,5 76130,5 76130,5 76130,5 76130,5 76130,5 2612566,6
liquidité 56 56 56 56 56 56 56 56 56 56 56 56 67
(Excédent ou
déficit) du
mois(A-B)
D-Encaisse 0 1775130,5 1851261 1927391 2003522 2079652 2155783 2231913 2308044 2384175 2460305 2536436 2612566,6
d’ouverture (en 56 ,1 ,7 ,2 ,8 ,3 ,9 ,4 ,6 ,1 67
début du mois)
E– Encaisse de 1775130,5 1851261,1 1927391 2003522 2079652 2155783 2231913 2308044 2384175 2460305 2536436 2612566 5225133,3
fermeture ou en 56 11 ,7 ,2 ,8 ,3 ,9 ,4 ,6 ,1 ,7 33
fin du mois(C+D)
I.24. Seuil de rentabilité

INDICATEURS CLES DU PROJET VALEURS


A.     Chiffre d'affaires année1 4765000

B.     Coût variables année1 36000

C.     Coût fixes année1 1663000

D.     Marge sur coût variable=A-B 4729000

E. Taux de marge sur coûts variables = (D/A)x100 99%

F. Seuil de rentabilité (SR) en F : (A*C)/D 1675659,759

Le point mort (date d'atteinte du seuil de rentabilité) en mois : 4,219919645


(SR/A)*12
Délai de récupération en année (à partir de quelle année le 2ans 15 jours
cash-flow cumulé dépasse pour la première fois
l’investissement de départ).
II. IMPACTS DU PROJET

II.1. Impacts économiques


Le développement de l’apiculture et la production de miel est une voie vers l’éradication de la
pauvreté des agriculteurs. Ce projet va créer des emplois et apporté un revenu complémentaire
non négligeable aux divers acteurs intervenants. Par a pollinisation qu’assureront les abeilles,
les agriculteurs verront de hauts rendements agricoles assurés et donc des revenus
conséquents.

II.2. Impacts environnementaux


Les abeilles sont un maillon essentiel de notre écosystème. Contribuant à 80 % de la
reproduction des plantes à fleurs, elles sont au cœur de l’équilibre entre la faune et la flore. Le
développement de l’apiculture garanti donc l’extension du paysage agricole et la
pérennisation des cultures vivrières et des forêts.

II.3. Impacts sociaux


Grâce au développement de l’apiculture et à la commercialisation de miel sur le territoire, les
populations seront encouragées à consommer du miel à la place du sucre dans un souci de
protection de leur santé. On assistera donc à la prise de conscience des divers acteurs des
bienfaits d’une alimentation saine.

III. CONCLUSION
Le Togo offre des potentialités apicoles non encore pleinement exploitées et la politique
agricole du Pays préconise le développement de l'apiculture par la stratégie d'intervention par
filière dans ce secteur, c'est-à-dire, par le développement des activités allant de la production à
la commercialisation des produits apicoles en passant par leur transformation.
L'apiculture est une spéculation très ancienne mais telle qu'elle est menée actuellement, elle
n'arrive pas à générer suffisamment des revenus à ceux qui la pratiquent. Parmi les six
produits de la ruche seuls le miel et la cire sont exploités à l'heure actuelle. Les quantités
obtenues de ces deux produits sont importantes mais n'arrivent pas à couvrir la demande
locale. C'est dans ce cadre que notre projet de création d'une unité de production de miel et de
cire intervient pour satisfaire la demande locale en produits apicole.
Notre projet est un projet rentable et porteur. L'étude du plan de sa mise en œuvre à travers
l'analyse des aspects techniques, financiers et économiques atteste un succès certain qui sera
conforté par les aptitudes de gestionnaire du promoteur.
Sur le plan financier le projet dégage à travers les principaux critères d'évaluation de
rentabilité financière c'est-à-dire une VAN d'une valeur de 1494474,831 F CFA un TRI à
26% qui dépasse le taux d'emprunt de 10%, l'IP de 1,32 d’un DRCI de 2 ans et 15 jours.
En définitive, ce projet présente des perspectives innovantes à savoir :
 Son extension envers une unité de traitement de miel et de cire pour le groupement des
apiculteurs des autres zones ;
 Formation des apiculteurs en technique de gestion de rucher ;
 Faire un bureau d'étude et conseil en gestion agricole

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