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CHAPITRE 3 - Unité 1

CHAPITRE 3 : GRANDEURS ET MESURES


UNITÉ 1 : INTRODUCTION AUX GRANDEURS ET À LEUR MESURE
Les grandeurs au programme de mathématiques de l’école élémentaire sont : les longueurs, les aires, les
volumes (les capacités), les angles, les durées, les masses.
Dans ce chapitre, nous traiterons de manière approfondie les grandeurs utilisées en géométrie plane, nous
ne ferons que quelques rappels sur les durées.

1. Généralités sur les grandeurs


Nous avons tellement l’habitude de mesurer des longueurs, calculer des aires, exprimer des durées en
heures, minutes et secondes, que nous avons du mal à penser ces grandeurs autrement qu’en termes de
nombres, autrement que de manière quantifiée.
Des expressions comme « calculer le périmètre d’un rectangle ou d’un cercle », « appliquer une formule pour
trouver l’aire d’un disque ou d’un triangle » signalent des liens profonds, une parenté très forte entre la notion
de grandeur et celle de nombre.
En effet, ces expressions évoquent la possibilité de calculs avec des grandeurs alors que classiquement les
opérations s’effectuent entre nombres. L’un des buts de ce chapitre est, avant les rappels indispensables
sur les formules et les unités, d’expliciter ces liens.
Or une grandeur n’est pas un nombre. Pour comparer les longueurs de deux bouts de ficelle, il n’est pas
toujours nécessaire de mesurer ces longueurs. Il suffit de rapprocher les deux ficelles, de s’arranger pour
qu’elles aient une extrémité commune, de les juxtaposer, de les accoler avec la main et de regarder si des
deux autres extrémités, l’une dépasse l’autre. En procédant ainsi, on modifie la forme de chacune des deux
ficelles mais on ne change pas leur longueur.
De même pour comparer les aires de deux surfaces en papier, il n’est pas nécessaire de calculer ces aires.
Parfois en superposant les deux surfaces, on parvient à inclure l’une dans l’autre. Si ce simple procédé ne
permet pas toujours de conclure aussi vite, il suffit de découper l’une en morceaux et de les agencer diffé-
remment pour constater que la nouvelle surface obtenue peut être superposée avec une partie de celle qui
n’a pas été découpée.

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Ce procédé apparaît moins simple, moins direct que celui évoqué pour les ficelles, mais il ne fait pas non
plus varier les aires des surfaces manipulées et il permet de les comparer sans les mesurer. On pourrait
aussi expliciter des procédés de comparaison de volumes, de durées, qui n’utilisent ni les nombres, ni les
mesures.
• Une grandeur est une qualité commune à certaines catégories d’objets : la longueur pour les lignes ;
l’aire pour les surfaces ; l’angle pour les secteurs de plan ; le volume pour les solides ; la masse pour les
objets matériels ; la durée pour les événements ; etc. La grandeur apparaît comme un invariant attaché
à un objet : malgré certaines transformations ou modifications appliquées à l’objet, cette grandeur ne
change pas.
— Cette qualité doit avoir deux propriétés particulières : elle doit permettre de classer les objets en
catégories disjointes et elle doit permettre d’ordonner les objets de manière transitive.
– Pour expliquer ces deux propriétés, prenons l’exemple des lignes.
La longueur possède ces deux propriétés.
Cela a du sens de dire que deux lignes ont la même longueur et chaque catégorie de lignes contient
toutes les lignes ayant la même longueur.
Cela a aussi du sens de dire qu’une ligne est plus longue qu’une autre.
– D’autre part si une ligne ℒ1 est plus longue qu’une ligne ℒ2,elle-même plus longue qu’une ligne
ℒ3, alors ℒ1 est plus longue que ℒ3, c’est la propriété de transitivité.
– Toutes les qualités que l’on peut attribuer aux objets n’ont pas de telles propriétés. En effet, consi-
dérons la qualité pour une ligne d’être brisée ou non. On peut constituer deux catégories de lignes :
celle des lignes brisées et celle des lignes non brisées. En revanche, cette qualité ne permet pas
d’ordonner les lignes.
— Une grandeur peut avoir une troisième propriété, elle peut être additive ou sommable. C’est une
grandeur pour laquelle la notion de somme a du sens.
– Prenons des exemples. L’idée de somme de deux longueurs (deux aires, deux masses, deux volumes)
est assez naturelle, il suffit de mettre deux lignes bout à bout (de juxtaposer deux surfaces, deux
objets, deux solides).
La somme des deux longueurs (deux aires, deux masses, deux volumes) est la longueur (l’aire, la
masse, le volume) de la réunion des deux lignes (deux surfaces, deux objets, deux solides).
Il n’est donc pas nécessaire de passer par les nombres ni de passer par les mesures pour donner
du sens à des expressions comme ajouter deux grandeurs sommables ou pour écrire des égalités
comme G = G1 + G2 dans lesquelles G, G1 et G2 sont des grandeurs sommables de même nature.
— Toutes les grandeurs n’ont pas cette propriété.
– Examinons un contre-exemple, celui de la température.
Considérons divers récipients remplis de liquides, à des températures variées. Cela a du sens de
dire que deux liquides ont la même température ou qu’un liquide a une température supérieure à
celle d’un autre liquide.
Toutefois la température n’est pas une grandeur sommable. En effet, si on mélange deux liquides
ayant la même température, le mélange a encore la même température.
Si on mélange deux liquides ayant des températures différentes, le mélange a une température
comprise entre les deux températures.
La température est une grandeur d’une autre nature que la longueur, l’aire, la masse, le volume
ou la durée qui sont des grandeurs sommables.

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2. Mesurer une grandeur
Les grandeurs que l’on qualifie de mesurables possèdent les propriétés évoquées ci-dessus. Cela est
nécessaire, nous allons le voir en rappelant en quoi consiste l’activité de mesure.
• Pour mesurer une grandeur G, on choisit une unité u, c’est-à-dire la grandeur d’un étalon U de référence.
Si la grandeur est sommable, ajouter deux, trois, quatre unités, etc., cela a du sens.
On peut même définir les multiples de u, c’est-à-dire les grandeurs 2 u, 3 u, plus généralement n u comme
étant respectivement égales à u + u, u + u + u, u + u + u …. + u, somme dans laquelle u est répété n fois.
• Mesurer la grandeur G revient à comparer G avec les multiples successifs de u.
— Il se peut que G soit égale à un multiple particulier de u, on écrit alors G = n u, ou que G soit comprise
entre deux multiples successifs de u, on écrit alors n u < G < (n + 1) u.
— On a un encadrement de G que l’on peut affiner en choisissant une autre unité u’, inférieure à u et
en comparant l’écart entre n u et G, avec les multiples de u’. Il se peut que cet écart soit égal à un
multiple de u’ ou qu’il soit encadré par deux multiples successifs de u’.
— Dans le premier cas, on peut écrire G = n u + n’ u’,
dans le second cas, on peut écrire n u + n’ u’ < G < n u + (n’+ 1) u’.

—Faisons quelques remarques


• Si la grandeur n’était pas sommable, ajouter des unités, parler des multiples de l’unité, écrire les
égalités ou inégalités comme ci-dessus n’auraient pas de sens.
• Dans la pratique, la mesure conduit à une mesure exacte ou à un encadrement, cela dépend des unités
dont on dispose.
• Les écritures utilisées ci-dessus rappellent bien sûr les mesures de durées en heures, minutes,
secondes ou les mesures de longueurs quand elles sont exprimées à l’aide de plusieurs unités comme
par exemple 3 m 25 cm 3 mm.
• Depuis la généralisation du système métrique, on s’arrange pour que les unités successives aient des
rapports entre elles égaux à 10, 100, ou plus généralement 10 n. L’intérêt de ce choix est que l’écriture
du résultat de la mesure peut se faire en utilisant les écritures à virgule.
— Par exemple, si avec des unités u, u’, u’’ telles que u = 10 u’ = 100 u’’, la mesure d’une grandeur G
conduit à G = 5 u + 7 u’ + 8 u’’, alors on convient d’écrire G = 5,78 u et l’on dit que u est comprise 5,78
fois dans G.
Est-ce qu’avec un tel système, toute mesure exacte peut s’exprimer à l’aide d’un nombre décimal ?
La réponse est non, comme on le verra dans les séances suivantes.

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3. Apports sur les préfixes de Nano à Giga
Concernant les longueurs, les aires, les volumes (les capacités), les angles, les durées, les masses, voici
les principaux préfixes que vous devez connaître :

giga G 109 = 1 000 000 000

méga M 106 = 1 000 000

kilo k 103 = 1 000

hecto h 102 = 100

déca da 101 = 10

déci d 10-1 = 0,1

centi c 10-2 = 0,01

milli m 10-3 = 0,001

micro μ 10-6 = 0,000 001

nano n 10-9 = 0,000 000 001

Exemples :
1 Gm = 1 × 109 m = 1 000 000 000 m
1 Gm² = 1 Gm × 1 Gm = 109 m × 109 m = 1018 m2 (extrêmement rare)
1 nm = 10-9 m
1 nA (nanoAmpère) = 10-9 A

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CHAPITRE 3 - Unité 2
CHAPITRE 3 : GRANDEURS ET MESURES
UNITÉ 2: LONGUEURS ET DISTANCES DANS LE PLAN

1. Généralités
La longueur est une grandeur attribuée aux lignes. Ces lignes peuvent être composées de segments ou de
courbes.
La longueur d’une ligne fermée s’appelle son périmètre.
Pour un cercle, on dit indifféremment : périmètre d’un cercle, longueur d’un cercle ou circonférence d’un
cercle.

—Mesure d’une longueur


Supposons que l’on ait choisi une longueur de référence u.
— La mesure l de la longueur L d’une ligne avec l’unité u est par définition le nombre de fois que u est
comprise dans L.
— On dit « la mesure de L avec l’unité u est égale à l », on dit aussi « la mesure de L est égale à lu ».
On écrit mesu L = l ou plus simplement L = l u.
— Ce nombre peut être entier, décimal ou même non décimal.

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2. Pratique des mesures
A. Unités
• Voici la liste des unités du système métrique(1)

Gigamètre Gm 1 000 000 000 m 109 m


Mégamètre Mm 1 000 000 m 106 m
kilomètre km 1 000 m 103 m
hectomètre hm 100 m 102 m
décamètre dam 10 m 10 m
mètre m 1m 1m
décimètre dm 0,1 m 10–1 m
centimètre cm 0,01 m 10–2 m
millimètre mm 0,001 m 10–3 m
micromètre (micron) μm (μ) 0,000 001 m 10–6 m
nanomètre nm 0,000 000 001 m 10–9 m
picomètre pm 0,000 000 000 001 m 10–12 m

Chaque unité, du kilomètre au millimètre, est 10 fois plus petite que celle qui la précède dans le tableau.
• Il peut être utile de connaître une unité utilisée en astronomie : l’année lumière (a.l.) qui équivaut à la
distance parcourue par la lumière en une année, soit environ 9,46 × 1012 km.

B. Changement d’unités
Quand on change d’unités pour mesurer une longueur, ce n’est pas la longueur qui change mais sa mesure.
Ainsi, on peut parfaitement écrire 30 cm = 0,3 m = 3 dm = 300 mm.

C. Comment trouver une mesure de longueur ?


—En mesurant avec un instrument
On peut, si l’on dispose d’une figure à l’échelle, mesurer la longueur de ce segment à l’aide d’une
règle graduée. On obtient alors une valeur approchée de la mesure. Cette valeur n’est qu’approchée
pour au moins deux raisons  : d’une part les graduations sont plus ou moins précises, au mieux au
demi-millimètre ; d’autre part la figure elle-même peut ne pas être tout à fait exacte. En fait, dans les
exercices du concours, la méthode consistant à mesurer des longueurs directement sur un dessin n’est
pas considérée comme valide, sauf indication contraire (plan ou carte).

—Par calculs 
Il faut essayer de déduire ou calculer cette mesure à partir des données du problème. Il faut parfois
utiliser les propriétés des triangles ou quadrilatères particuliers, il faut parfois faire intervenir les
théorèmes connus ou la trigonométrie, ou calculer directement à partir de formules, dont nous vous
donnons la liste à retenir (paragraphe 3).

Dans le souci d’harmoniser les divers systèmes de mesures en vigueur sous l’Ancien Régime, l’Académie des sciences proposa le
1 
mètre comme unité de mesure de longueur en 1791. Il était défini comme le dix millionième du quart du méridien terrestre. Cette
unité devint obligatoire en 1840.

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D. Remarques sur la distinction entre valeur exacte et valeur approchée
d’une mesure
• Pour exprimer le résultat d’une mesure physique, il est préférable d’utiliser le symbole ≈ signifiant « est
à peu près égal à », ou de fournir un encadrement.
Par exemple, si en mesurant un segment de longueur L avec une règle graduée au demi-millimètre,
on trouve 3,2 cm, on écrira L ≈ 3,2 cm ou mieux, puisque la précision est connue 3,15 cm < L < 3,25 cm.
• Quand des calculs permettent d’obtenir la mesure exacte d’une longueur, en supposant exactes les
données de l’énoncé, on donne cette valeur exacte comme réponse et on donne une valeur approchée
si l’énoncé le demande et indique avec quelle précision la donner. Cette valeur approchée est obtenue
en tronquant ou en arrondissant convenablement le développement décimal de la valeur exacte fournie
par les calculs. Ce type d’approximation inhérente au calcul ne doit pas être confondu avec l’imprécision
de toute mesure physique.
Exemples
5√3
– Soit les deux mesures de L1 et L2 trouvées après calculs : L1 =  cm et L2 = 7π  m.
2
– Si l’énoncé demande la mesure en centimètres de L1 arrondie à 10–1 près et celle de L2 en mètres
arrondie à 10–3 près, on peut écrire :
L1 ≈ 4,3 cm et L2 21,991 m.

3. Formules
A. Rappel de quelques mesures obtenues en utilisant le théorème de
Pythagore
Si le côté d’un carré mesure a, sa diagonale mesure a√2 avec la même unité.
a√3
Si le côté d’un triangle équilatéral mesure a, sa hauteur mesure avec la même unité.
2

B. Mesure du périmètre d’un polygone


La mesure du périmètre d’un polygone est égale à la somme des mesures des longueurs de ses côtés.

C. Mesure du périmètre d’un cercle


La mesure de la circonférence d’un cercle de rayon R est égale à 2πR.

D. Circonférence de la Terre
• Dans les programmes de mathématiques du cycle 4 (B.O. n° 30 du 26 juillet 2018), il est mentionné que
« les élèves doivent disposer de références concrètes (savoir, par exemple, que la circonférence de la
Terre est environ 40 000 km) ».
• On peut également retrouver ce résultat par le calcul.
Exemple
– Sachant que le rayon de la Terre est 6 371 km, déterminer la circonférence de l’équateur.

– On en déduit donc sa circonférence : 2 × π × R = 2 × π × 6 371 soit environ 40 000 km.


– L’équateur étant un cercle de centre correspondant à celui de la Terre, il a donc pour rayon 6 371 km.

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4. Cas particulier de la mesure de la longueur d’un arc de
cercle
• Soit un cercle de centre O, de rayon R.
— Prenons sur ce cercle deux points A et B ; appelons L la mesure de la
longueur d’un des arcs AB et α la mesure de l’angle au centre intercep-
B

tant cet arc. α
— Comment calculer L ? O
Le calcul repose sur le fait que la longueur d’un arc de cercle est A
proportionnelle à l’angle. À un angle de 360° (angle plein) correspond le
périmètre complet du cercle, 2πR.

— Donc, à un angle de 1° correspondrait une longueur d’arc égale à 2πR et à un angle α correspond
une longueur d’arc égale à α 2πR .
360
360
La formule n’est pas à connaître, mais la démarche est à retenir. Elle est analogue pour calculer
l’aire d’une portion de disque.

5. Notion de distance

A. Distance de deux points A et B

DÉFINITION

La distance de deux points A et B est la mesure de la longueur du segment [AB].


On peut la noter d(A,B) mais en pratique, on utilise plus simplement AB.

—Propriété
Si l’on considère toutes les lignes de l’espace dont les extrémités sont A et B, elles ont toutes une
longueur supérieure ou égale à AB. On a en particulier ce que l’on appelle l’inégalité triangulaire :
d(A,B) ≤ d(A,C) + d(C,B) ou AB ≤ AC + CB, quels que soient les trois points A, B et C.
L’inégalité est stricte, sauf si A, B et C sont alignés avec C entre A et B. En langage courant, on dit :
« la ligne droite est le plus court chemin d’un point à un autre ».

C A
B C
A

C
B
B
A

136  CNED  CRPE MATHÉMATIQUES – Chapitre 3 - Unité 2 Réf. 5MA68TEPA0022


B. Distance d’un point M à une droite 𝒟

𝒟’
DÉFINITION

• Par un point M extérieur à une droite 𝒟, on peut mener une seule droite 𝒟’
M
perpendiculaire à 𝒟.
Soit H le point d’intersection de 𝒟 avec 𝒟’.
N
𝒟
• On appelle distance de M à 𝒟 la mesure de la longueur de [MH].
H

N.B. : si le point M est sur 𝒟, alors H = M, et la distance de M à H est nulle.

—Propriété

𝒟, alors leur longueur est supérieure ou égale à MH. En particulier, on a MH ≤ MN. L’inégalité est stricte
Si l’on considère toutes les lignes du plan dont une extrémité est M et l’autre un point N quelconque de

sauf si N est confondu avec H.


En langage courant, on dit : « [MH] est le plus court chemin du point M à la droite 𝒟 ».

C. Distance de deux droites parallèles


La distance entre deux droites parallèles correspond à la longueur du plus court segment de droite qui
les sépare. Ce segment leur est perpendiculaire.

Réf. 5MA68TEPA0022 CNED  CRPE MATHÉMATIQUES – Chapitre 3 - Unité 2  137


CHAPITRE 3 - Unité 3
CHAPITRE 3 : GRANDEURS ET MESURES
UNITÉ 3 : AIRES DANS LE PLAN

1. Généralités

A. Définition
DÉFINITION

• L’aire est une grandeur(1) attribuée aux surfaces (régions) du plan. Toute surface occupe une étendue ;
cette étendue est ce qu’on appelle « l’aire ». Les mots « aire » et « superficie » sont synonymes en
mathématiques.
• Dans le plan, les seules surfaces que nous allons considérer seront composées d’une seule région
ou d’un nombre fini de régions délimitées chacune par un nombre fini de lignes fermées.

1  Voir l'unité « Introduction aux grandeurs et à leur mesure ».

Réf. 5MA68TEPA0022 CNED  CRPE MATHÉMATIQUES – Chapitre 3 - Unité 3  139


B. Mesure d’une aire
• Supposons que l’on ait choisi une aire de référence u.
— La mesure a de l’aire A d’une surface avec l’unité u est par définition le nombre de fois que u est
comprise dans A.
On dit « la mesure de A avec l’unité u est égale à a », on dit aussi(2) « la mesure de A est égale à a u ».
On écrit mesu A = a ou plus simplement A = a u.
— Ce nombre peut être entier, décimal ou même non décimal.

C. Remarques sur le langage utilisé


Les contenus mathématiques travaillés dans cette séance mettent en relation trois notions différentes,
celles de surface (c’est un objet géométrique), d’aire (c’est une grandeur), de mesure (c’est un nombre). Il
faudrait donc, dans les expressions et les notations utilisées, éviter de confondre ces trois notions.
En particulier, il vaudrait mieux ne pas utiliser le mot « surface » quand on veut parler « d’aire ».
Il faudrait aussi éviter de dire ou d’écrire que deux surfaces sont égales sous le prétexte qu’elles ont la
même aire.
Exemples :
2 cm E H
A B
2√2 cm
2 cm

F G
D C 4 cm I J
Les aires de ces trois figures sont toutes égales à 4 cm2, mais les trois surfaces ne sont pas égales
entre elles, elles ne sont même pas superposables.

2. Pratique des mesures

A. Unités
• Voici la liste des unités les plus usitées du système métrique.

kilomètre carré km2 1 000 000 m2 106 m2


hectomètre carré hm2 10 000 m2 104 m2
décamètre carré dam2 100 m2 102 m2
mètre carré m2 1 m2 1 m2
décimètre carré dm2 0,01 m2 10 –2 m2
centimètre carré cm2 0,000 1 m2 10 –4 m2
millimètre carré mm2 0,000 001 m2 10 –6 m2

• Chaque unité est 100 fois plus petite que celle qui la précède dans le tableau.

Cette tournure que nous adoptons parce qu’elle est très courante, est moins rigoureuse que la précédente, car la mesure est un
2 
nombre et « a u » représente une grandeur, a fois la grandeur u.

140  CNED  CRPE MATHÉMATIQUES – Chapitre 3 - Unité 3 Réf. 5MA68TEPA0022


• On dit souvent qu’un cm2 c’est un carré de 1 cm de côté. Cette phrase est maladroite. Elle laisse à
penser que l’unité d’aire, ici le cm2, est une surface de forme carrée. Il vaut mieux dire « 1 cm2, c’est
l’aire d’un carré de 1 cm de côté » et ne pas oublier que 1 cm2, c’est aussi l’aire des diverses surfaces
dessinées ci-après. 1 cm

√2 cm
1 cm 2 cm 2 cm

• Il peut être utile de connaître les unités du système agraire.

hectare ha 100 a 1 hm2 10 000 m2 104 m2


are a 1a 1 dam2 100 m2 102 m2
centiare ca 0,01 a 1 m2 1 m2 1 m2

B. Changement d’unités
• Quand on change d’unités pour mesurer une aire, ce n’est pas l’aire qui change mais sa mesure.
Ainsi, on peut parfaitement écrire :
30 cm2 = 0,003 m2 = 0,3 dm2 = 3 000 mm2
• Plus l’unité choisie est petite, plus le nombre qui exprime la mesure augmente, mais l’aire ne change pas.

C. Comment trouver la mesure de l’aire d’une surface ?


• Pour certaines surfaces, il existe des formules. Attention ! Dans les exercices du concours, les dimen-
sions utilisées dans les formules doivent soit être données dans l’énoncé, soit être calculées. Il n’est
possible d’utiliser des dimensions mesurées sur le dessin que si le sujet l’autorise explicitement.
• Pour les surfaces planes quelconques, il est souvent commode de les décomposer en surfaces plus
simples pour lesquelles il existe une formule de calcul. On peut aussi procéder par soustraction.
Exemples :

√2 cm
A B A B

H C H C
1 cm
G D G D

F E F E

– La décomposition de l’octogone en cinq carrés et quatre triangles isocèles rectangles permet d’en
calculer l’aire :
Mescm2 (Aire de l’octogone) = 5 + 4 × 0,5.
L’aire de l’octogone est égale à 7 cm2.

Réf. 5MA68TEPA0022 CNED  CRPE MATHÉMATIQUES – Chapitre 3 - Unité 3  141


K P 2 cm K Q

N L N L

M S R
M

– Si du carré PQRS, on retire quatre quarts de disques, on obtient la figure KLMN.


Mescm2 (Aire de KLMN) = 16 − 4 × � 1 × π × 22�.
L’aire de KLMN est égale à (16 − 4π) cm2.
4

• Si le contour de la surface 𝒮 est absolument quelconque, et en l’absence de formules, les procédés de

contour de 𝒮, l’un intérieur à 𝒮 et l’autre extérieur.


calcul consistent le plus souvent à encadrer l’aire cherchée par celles de deux polygones proches du

taire. Supposons que la surface 𝒮 soit dessinée sur du papier quadrillé à mailles carrées. L’unité
— Donnons un exemple de procédé que l’on rencontre dans la plupart des manuels de l’école élémen-

𝒫1, dont le contour suit les lignes du quadrillage, intérieure à 𝒮 et qui s’en approche le mieux possible.
d’aire choisie u est l’aire d’une maille carrée du quadrillage. On peut trouver une surface polygonale

De même on peut trouver une surface polygonale 𝒫2, dont le contour suit les lignes du quadrillage,
extérieure à 𝒮 et qui s’en approche le mieux possible.

Contour de 𝒮

Contour de 𝒫2

Contour de 𝒫1

— Comme 𝒫1 ⊂ 𝒮 ⊂ 𝒫2, alors aire de 𝒫1 ≤ aire de 𝒮 ≤ aire de 𝒫2.


— Intuitivement, on imagine bien que plus l’unité choisie est petite, c’est-à-dire, plus la maille du

l’aire de 𝒮.
quadrillage est petite, plus l’encadrement est serré, meilleure est l’approximation de la mesure de

142  CNED  CRPE MATHÉMATIQUES – Chapitre 3 - Unité 3 Réf. 5MA68TEPA0022


3. Formules d’aires pour des surfaces planes

A. Tableau des formules


Surfaces Mesure de l’aire Signification des lettres
Rectangle
L est la mesure de la longueur.
L×l
l est la mesure de la largeur.

Carré
c² c est la mesure de la longueur du côté.

Triangle rectangle
c1 × c2
2 c1 et c2 sont les mesures des longueurs
La formule ci-dessous peut des deux côtés de l’angle droit.
aussi être utilisée.

Triangle
b est la mesure de la longueur d’un
b× h côté.
2 h est la mesure de la hauteur corres-
pondant à ce côté.

Parallélogramme
b×h
b est la mesure de la longueur d’un
côté.
Cette formule peut être h est la distance des deux côtés
aussi utilisée pour un correspondants.
losange.

Losange
D× d
2 D et d sont les mesures des longueurs
Cette formule peut être des deux diagonales.
utilisée pour un carré.

Trapèze
(B + b) × h B et b sont les mesures des longueurs
2 des bases, h est la distance des deux
bases.

Disque

π R2 ou π D
2
R est le rayon.
4 D est le diamètre.

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B. Remarque sur la formule de l’aire d’un triangle
La formule de l’aire d’un triangle est utile pour prouver que deux triangles ont la même aire.
En effet, si deux triangles ont la même base et les hauteurs correspondantes de même mesure, alors les
aires des deux triangles sont égales.

𝒟
Ainsi :
A1 A2 A3 A4

B C

Les points A1, A2, A3, A4 sont tous sur une droite 𝒟 parallèle à (BC). Ils sont tous à la même distance de (BC).
Donc, les hauteurs issues de A1, A2, A3, A4 dans les triangles A1BC, A2BC, A3BC, A4BC ont la même mesure h.
Comme ces triangles ont une base commune, [BC], tous les triangles A1BC, A2BC, A3BC, A4BC ont la même
aire.

144  CNED  CRPE MATHÉMATIQUES – Chapitre 3 - Unité 3 Réf. 5MA68TEPA0022


CHAPITRE 3 - Unité 4
CHAPITRE 3 : GRANDEURS ET MESURES
UNITÉ 4 : VOLUMES

1. Généralités

A. Définition

DÉFINITION

• Le volume est une grandeur attribuée aux solides de l’espace. Plus un solide « occupe de l’espace »,
plus son volume est grand.
• La capacité d’un récipient, grandeur étudiée à l’école élémentaire, est le volume de l’intérieur du
récipient.

B. Mesure d’un volume


Supposons que l’on ait choisi un volume de référence u. La mesure V du volume 𝒱 d’un solide avec l’unité
u est par définition le nombre de fois que u est compris dans 𝒱. On écrit mesu 𝒱 = V ou plus simplement
𝒱 = Vu.
Comme pour les mesures de longueur ou d’aire, dans la pratique, les nombres qui expriment des mesures
de volumes sont toujours des nombres décimaux, mais en mathématique, rien n’interdit qu’une mesure
soit exprimée à l’aide d’un nombre réel positif quelconque.
Comme pour les mesures de longueurs ou d’aires, en cours de calcul, dans le souci d’alléger les écritures,
il est bien sûr tout à fait accepté de ne pas faire mention de l’unité si l’on fait bien attention à utiliser la
même dans l’ensemble des calculs.

Réf. 5MA68TEPA0022 CNED  CRPE MATHÉMATIQUES – Chapitre 3 - Unité 4  145


2. Unités couramment utilisées pour la mesure des volumes

A. Unités dérivant du m3
• Voici la liste des unités les plus usitées concernant les volumes :

kilomètre cube km3 1 000 000 000 m3 109 m3


hectomètre cube hm3 1 000 000 m3 106 m3
décamètre cube dam3 1 000 m3 103 m3
mètre cube m3 1 m3 1 m3
décimètre cube dm3 0,001 m3 10 –3 m3
centimètre cube cm3 0,000 001 m3 10 –6 m3
millimètre cube mm3 0,000 000 001 m3 10 –9 m3

• Chaque unité est 1 000 fois plus petite que celle qui la précède dans le tableau.
• On dit souvent qu’un cm3, c’est un cube de 1 cm de côté.
Cette phrase est maladroite. Elle laisse à penser que l’unité de volume, ici le cm3, est un solide de forme
cubique. Il vaut mieux dire « 1 cm3, c’est le volume d’un cube de 1 cm de côté » et ne pas oublier qu’un
cm3, c’est aussi le volume des divers solides dessinés ci-après.
0,5cm
1 cm

1 cm 1 cm 1 cm 1 cm
• Dans le commerce du bois, une autre unité est parfois utilisée, il s’agit du stère (st). Un stère est la
quantité de bois entassé correspondant à un volume extérieur de 1 m3.

B. Voici la liste des multiples et sous-multiples du litre (L)


kilolitre kL 1 000 L 1 m3 1 m3
hectolitre hL 100 L 10 –1 m3 100 dm3
décalitre daL 10 L 10 –2 m3 10 dm3
litre L 1L 10 –3 m3 1 dm3
décilitre dL 0,1 L 10 –4 m3 100 cm3
centilitre cL 0,01 L 10 –5 m3 10 cm3
millilitre mL 0,001 L 10 –6 m3 1 cm3

• Chaque unité est 10 fois plus petite que celle qui la précède dans le tableau.
Attention aux conversions entre les unités des deux systèmes.
Il faut retenir que 1 m3 est égal à 1 000 L, ou que 1 dm3 est égal à 1 L, ou que 1 cm3 est égal à 1 mL.

146  CNED  CRPE MATHÉMATIQUES – Chapitre 3 - Unité 4 Réf. 5MA68TEPA0022


C. Changement d’unités
• Quand on change d’unité pour mesurer un volume, ce n’est pas le volume qui change mais sa mesure.
Ainsi on peut parfaitement écrire : 30 cm3 = 0,000 03 m3 = 0,03 dm3 = 30 000 mm3.
• Plus l’unité choisie est petite, plus le nombre qui exprime la mesure augmente, mais le volume ne
change pas.

3. Formules des volumes de certains solides


Attention ! Dans ces formules, toutes les longueurs sont mesurées avec la même unité u.
Les volumes sont alors mesurés avec l’unité u3, c’est-à-dire le volume d’un cube d’arête u.

—Polyèdres
Mesure
Solides Signification des lettres
du volume
Parallélépipède rectangle

L1, L2, et L3 sont les mesures des longueurs des


V = L1 × L2 × L3
trois arêtes partant d’un sommet.

Cube

V = c3 c est la mesure de la longueur d’une arête.

Prisme droit

B est la mesure de l’aire d’une base et h est la


V=B×h
distance des plans contenant les bases.

Prisme oblique

B est la mesure de l’aire d’une base et h est la


V=B×h
distance des plans contenant les bases.

Pyramide

B est la mesure de l’aire de la base et h la mesure


B× h de la hauteur (c’est-à-dire la distance du sommet
V=
3 au plan de la base).

Réf. 5MA68TEPA0022 CNED  CRPE MATHÉMATIQUES – Chapitre 3 - Unité 4  147


—Corps « ronds »
Mesure du
Solides Signification des lettres
volume

Boule

V = 4 π R3 R est la mesure du rayon de la sphère.


3

Cylindre de révolution

V = πR2 × h
R est la mesure du rayon de la base ; h est la mesure
d’une génératrice.

Cylindre oblique

B est la mesure de l’aire de la base et h la distance


V=B×h
des deux plans contenant les bases.

Cône de révolution

V = 1 π R2 × h
R est la mesure du rayon de la base et h celle de la
3 hauteur.

Cône quelconque

B est la mesure de l’aire de la base et h la distance


V=1 B×h du sommet au plan contenant la base.
3

148  CNED  CRPE MATHÉMATIQUES – Chapitre 3 - Unité 4 Réf. 5MA68TEPA0022


4. Comment trouver la mesure du volume d’un solide ?
• Pour certains solides, on l’a vu, il existe des formules (cf. § 3 précédent).
 ttention ! Dans les exercices du concours, les dimensions utilisées dans les formules devront soit être
A
données dans l’énoncé soit être calculées. Il est très imprudent de prendre les dimensions sur les
dessins, car sur les dessins en perspective, les dimensions ne sont en général pas exactes.
• Pour les solides quelconques, il est souvent commode de les décomposer en solides plus simples pour
lesquels il existe une formule de calcul.
— Considérons par exemple le tétraèdre ABCD dont les quatre faces ont les mêmes dimensions telles
que AB = AC = DC = DB, AD = BC = 6 cm, I est le milieu de [BC], J celui de [AD], IJ = 4 cm, AI = ID = 5 cm.

— Pour trouver la mesure du volume du tétraèdre ABCD, on est embarrassé car les hauteurs sont
inconnues. La solution consiste à remarquer que ce tétraèdre se décompose en deux pyramides de
mêmes dimensions AIDB et AIDC de base ADI et de hauteurs respectivement [BI] et [CI].
En effet, les triangles ABC et DBC sont isocèles respectivement de sommet principal A et D.
Donc, (BC) est perpendiculaire aux droites (AI) et (DI), donc au plan (AID).
— Le triangle ADI est isocèle avec I comme sommet principal, donc [IJ] est la hauteur issue de I dans
ce triangle.
— Donc, la mesure en cm3 du volume de ABCD est égale au double de la mesure en cm3 du volume de
AD × IJ × BI
2
AIDB, soit 2 × .
3
On a AD = 6 cm ; IJ = 4 cm ; BI = 3 cm. Donc, le volume du tétraèdre ABCD est égal à 24 cm3.

• On peut aussi procéder par soustraction.


— Considérons par exemple le prisme droit à base octogonale ABCDEFGHH’A’B’C’D’E’F’G’ de 5 cm de

AB = CD = EF = GH = 2 cm et BC = DE = FG = HA = √2 cm.
longueur, de base octogonale ABCDEFGH tel que :

Les quatre arêtes [AB], [CD], [EF], [GH] sont incluses dans les côtés d’un carré MNPQ de 4 cm de
longueur.

Réf. 5MA68TEPA0022 CNED  CRPE MATHÉMATIQUES – Chapitre 3 - Unité 4  149


— Pour trouver la mesure du volume du prisme droit octogonal ABCDEFGHH’A’ B’C’D’E’F’G’, on peut
partir du volume du prisme MNPQQ’M’N’P’ et ôter quatre fois le volume du prisme AMHH’A’M’
puisque les prismes de bases AMH, BNC, EPD et GQF ont les mêmes dimensions.
La mesure en cm3 du volume du prisme octogonal est donc égale à 4 × 4 × 5 − 4 × 1 × 1 × 5.
2
— Le volume du prisme octogonal est égal à 70 cm3.
• Pour les capacités, quand on ne dispose pas de formules, on utilise dans la pratique un verre doseur
gradué. La mesure trouvée n’est donc qu’approchée.
• Un verre doseur peut servir aussi à trouver le volume approché d’un petit solide. Il suffit d’immerger
complètement le solide dans le verre doseur contenant un volume V1 d’eau. Après immersion, le niveau
d’eau indique un nouveau volume total V2.
Le volume du solide est égal à V2 – V1.

5. Lien entre agrandissement ou réduction et mesures de


grandeurs dans l’espace
Il s’agit ici de généraliser à l’aire des surfaces non planes et au volume des solides, ce qui a été dit précé-
demment pour les longueurs et les aires dans le plan.

A. Des exemples pour comprendre


• Imaginons un pavé droit P dont les arêtes mesurent 2 cm, 3 cm et 4 cm et un autre pavé droit P’dont les
arêtes mesurent 3,6 cm, 5,4 cm et 7,2 cm. Ce sont les dimensions de P multipliées par 1,8.
— L’aire de la surface bordant P est égale à 2 × (2 × 3 + 2 × 4 + 3 × 4) soit 52 cm2.
L’aire de la surface bordant P’ est égale à 2 × (3,6 × 5,4 + 3,6 × 7,2 + 5,4 × 7,2) soit 168,48 cm2.
Or 168,48 = 1,82 × 52.
— Le volume de P est égal à 2 × 3 × 4 cm3, soit 24 cm3.
Le volume de P’ est égal à 3,6 × 5,4 × 7,2 cm3, soit 139,968 cm3. Or 139,968 = 1,83 × 24.
En conclusion, en passant de P à P’, les dimensions sont multipliées par 1,8, l’aire est multipliée par 1,82
et le volume est multiplié par 1,83.
• Considérons une sphère S de rayon 4 cm et une sphère S’ de rayon 6 cm, soit 1,5 fois plus grande que S.
— L’aire de la surface sphérique bordant S est égale à 4 × π × 42 cm2, soit environ 201,62 cm2.
L’aire de la surface sphérique bordant S’ est égale à 4 × π × 62 cm2, soit environ 452,39 cm2.
Or 4 × π × 62 = 4 × π × (4 × 1,5)2 = 4 × π × 42 × 1,52.

— Le volume de la sphère S est égal à 4 × π × 43 cm3, soit environ 268,083 cm3.


3
Le volume de la sphère S’ est égal à 4 × π × 63 cm3, soit environ 904,779 cm3.

Or × π × 6 = × π × (4 × 1,5) × π × 43 × 1,53.
3
4 3 4 3= 4
3 3 3
En conclusion, en passant de S à S’, les dimensions sont multipliées par 1,5, l’aire est multipliée par 1,52
et le volume est multiplié par 1,53.

150  CNED  CRPE MATHÉMATIQUES – Chapitre 3 - Unité 4 Réf. 5MA68TEPA0022


B. Notion de solides semblables
Nous ne donnerons pas une définition générale des solides semblables car nous n’avons pas étudié les
transformations (isométries et homothéties) dans l’espace.
Nous dirons qu’intuitivement, deux solides S et S’ sont semblables si S’ est un agrandissement (ou une
réduction) sans déformation de S ou de l’image de S dans un miroir.
Ainsi quand deux solides S et S’ sont semblables, les dimensions de S’ sont celles de S multipliées par un
nombre réel strictement positif k (k > 1 pour un agrandissement, k < 1 pour une réduction).

—Exemples
• Deux cubes quelconques sont semblables.
Deux polyèdres réguliers quelconques ayant le même nombre de faces sont semblables.
Deux sphères quelconques sont semblables.
— Considérons deux cylindres de révolution ou deux cônes de révolution de rayons R et R’, de hauteurs
h et h’ respectivement.
R h
Si , = alors ces cylindres et ces cônes de révolution sont semblables.
R' h'
— Considérons deux prismes de bases ℬ et ℬ' semblables et de hauteurs h et h’.
Si le rapport entre les dimensions de ℬ et ℬ' est égal au rapport entre h et h’, alors les deux prismes
sont semblables.
— Considérons deux pyramides de bases ℬ et ℬ'semblables et de hauteurs h et h’.
Si le rapport entre les dimensions de ℬ et ℬ'est égal au rapport entre h et h’, alors les deux pyramides
sont semblables.

—Contre-exemples
• Premier contre-exemple


— Considérons le prisme droit ABCDD’A’B’C’ tel que toutes ses arêtes mesurent 2 cm et tel que l’angle
BAD soit égal à 80°.


— Considérons le prisme droit EFGHH’E’F’G’ tel que toutes ses arêtes mesurent 4 cm et tel que l’angle
FEH soit égal à 10°.

Bien que toutes les mesures des arêtes de EFGHH’E’F’G’ soient le double de celles de ABCDD’A’B’C’,
on ne peut pas dire que ces deux prismes sont semblables.

Réf. 5MA68TEPA0022 CNED  CRPE MATHÉMATIQUES – Chapitre 3 - Unité 4  151


• Autre contre-exemple
— Considérons la pyramide régulière de 4 cm de hauteur, de sommet S et de base le carré ABCD de
2 cm de côté.
— Considérons la pyramide régulière de 5 cm de hauteur, de sommet S’ et de base le carré A’B’C’D’ de
3 cm de côté.

La pyramide S’A’B’C’D’ est plus grande que la pyramide SABCD.


Mais le rapport entre les côtés des carrés ABCD et A’B’C’D’ est égal à 1,5 alors que le rapport des
hauteurs est égal à 5 , soit 1,25. Ces deux pyramides ne sont pas semblables.
4

C. Relations entre les aires et les volumes de deux solides semblables


• Soient deux solides S et S’ semblables, si le rapport des dimensions de S et S’ est égal à k, alors le
rapport des aires est k2, et le rapport des volumes est k3.
Autrement dit, si on passe de S à S’ en multipliant (ou divisant) les dimensions par un nombre réel
strictement positif k, et en conservant la forme, alors l’aire de la surface délimitant S’ est égale à celle
délimitant S multipliée (respectivement divisée) par k2 ; de même le volume de S’ s’obtient en multi-
pliant (respectivement divisant) celui de S par k3.
• C’est bien ce que nous avons trouvé pour les deux pavés P et P’ et les deux sphères S et S’ décrits dans
les exemples étudiés dans le point A.
• En revanche, dans le cas des deux prismes droits ABCDD’A’B’C’ et EFGHH’E’F’G’ décrits plus haut, les
mesures des longueurs des arêtes sont dans le rapport 2, mais le rapport des volumes n’est pas égal
à 23, soit 8.
— L’aire du losange ABCD est égale à environ 3,9 cm2, celle de EFGH à 2,8 cm2.
— Le volume du prisme ABCDD’A’B’C’ vaut environ 7,8 cm3 et celui de EFGHH’E’F’G’ vaut 11,2 cm3, ce
qui est très loin de 8 × 7,8 cm3.
— De même pour les deux pyramides SABCD et S’A’B’C’D’, les mesures des longueurs des arêtes des
bases sont dans le rapport 1,5, mais le rapport des volumes n’est pas égal à 1,53, soit 3,375.
En effet, le volume de SABCD est égal à 1 × 2 × 2 × 4, soit 16 cm3, environ 5,333 cm3.
3 3
Celui de S’A’B’C’D’ est égal à 1 × 3 × 3 × 5 cm3, soit 15 cm3.
3
Or 16 × 3,375 ≠ 15.
3

152  CNED  CRPE MATHÉMATIQUES – Chapitre 3 - Unité 4 Réf. 5MA68TEPA0022


D. Exemples d’utilisation
—Cas des échelles
Si l’échelle d’une maquette d’une construction est 1  , alors le volume de la maquette est égal à celui de
la construction divisé par x3. x

Application aux pyramides et aux troncs de pyramides


• On considère une pyramide régulière de sommet S, de base carrée ABCD.
Toutes ses arêtes mesurent 5 cm.
Un plan parallèle à la base coupe [SA] en A’, [SB] en B’, [SC] en C’ et [SD] en D’.
On appelle O le centre de ABCD et O’ celui de A’B’C’D’.
On suppose que la distance de S au plan (A’B’C’D’) est égale à h cm.
• Trouver le volume, l’aire totale, et l’aire latérale du tronc de pyramide ABCDA’B’C’D’.
On admettra que les pyramides SA’B’C’D’ et SABCD sont semblables (cf. remarque in fine).

• Ces calculs demandent plusieurs étapes :


— Mesure de la hauteur SH du triangle SAB.
2√3
Comme SAB est un triangle équilatéral de 5 cm de côté, sa hauteur SH mesure .
2

5 × 5 × √3
— Aire du triangle SAB.

25√3
Elle est égale à AB × SH , soit 2 cm2, soit cm2.
2 2 4
— Aire latérale de la pyramide SABCD.

est égale à 25 × √3 cm2.


Puisque cette pyramide est régulière, l’aire latérale est égale à 4 fois l’aire du triangle SAB, donc elle

— Aire totale de la pyramide SABCD.

Donc, l’aire totale de la pyramide SABCD est égale à 25�1 + √3� cm2.
À l’aire précédente, il suffit d’ajouter l’aire de la base, égale à 25 cm2.

— Mesure de la hauteur SO de la pyramide SABCD.


Le triangle SOA est rectangle en O, on peut donc appliquer le théorème de Pythagore. SA2 = AO2 + SO2.
5√2
On sait que SA = 5 cm et que AO = cm. (En effet, [AO] est une demi-diagonale du carré ABCD

dont le côté mesure 5 cm). Il vient en reportant ces valeurs dans l’égalité, 52 = � � + SO2.
2
5√2 2
2
5 5√2
√2
25 – 25 × 2 = SO2 , donc SO2 = 25, d’où SO = = cm.
4 2 2

Réf. 5MA68TEPA0022 CNED  CRPE MATHÉMATIQUES – Chapitre 3 - Unité 4  153


— Volume de la pyramide SABCD.
En appliquant la formule donnant le volume d’une pyramide, on trouve que ce volume est égal à
1 × 25 × 5√2 = 125√2 cm3.
3 2 6
Comme les deux pyramides SABCD et SA’B’C’D’ sont semblables, le rapport k de leurs dimensions
SO' h h√2
est égal au rapport de leurs hauteurs, soit = .
5
√2
SO 5

2h 2 2h3√2
 e carré k2 de ce rapport est égal à
L . Le cube k3 de ce rapport est égal à .
25 125
2h2
— L’aire du carré A’B’C’D’ est égale à k2 fois l’aire du carré ABCD, soit 25 × cm2, soit 2h2 cm2.
25
— L’aire totale de la pyramide SA’B’C’D’ est égale à k2 fois l’aire totale de la pyramide SABCD, soit
× 25�1 + √3� cm2, soit 2�1 + √3�h2 cm2.
2h2
25
— L’aire latérale de la pyramide SA’B’C’D’ est égale à k2 fois l’aire latérale de la pyramide SABCD, soit
× 25 × √3 cm2, 2h2√3 cm2.
2h2
25

— L’aire latérale du tronc de pyramide ABCDA’B’C’D’ est égale à l’aire latérale de la pyramide SABCD
diminuée de l’aire latérale de la pyramide SA’B’C’D’, soit 25 × √3 – 2h2√3 cm2, soit�25 – 2h2�√3 cm2.
— L’aire totale du tronc de pyramide est égale à l’aire latérale du tronc augmentée de l’aire de ses deux
bases ABCD et A’B’C’D’, soit�25 – 2h2�√3 + 25 + 2h2 cm2 ou 25�1 + √3� + 2h2 �1 – √3� cm2.

2h3√2 125√2
— Le volume de la pyramide SA’B’C’D’ est égal à k3 fois le volume de la pyramide SABCD,
2h3
soit × ou cm3.
125 6 3

— Le volume du tronc de pyramide est égal à la différence des volumes des deux pyramides SABCD et
125√2 2h3
SA’B’C’D’, soit – cm3.
6 3
Remarque
Le fait que les deux pyramides SABCD et SA’B’C’D’ sont semblables résulte du fait que les plans
contenant les bases sont parallèles et du théorème de Thalès.

E. Compléments liés aux nouveaux programmes 2018 du Cycle 4


Concernant le thème « Grandeurs et mesures », il est précisé en objectif que « les élèves doivent avoir
mémorisé et automatisé les formules donnant les longueurs, aires, volumes des figures et solides figurant au
programme, ainsi que les procédures de conversion d’unités ».
En matière de procédures de conversion d’unités, on rappellera, notamment, deux exemples parmi d’autres :
— Il est possible d’utiliser un tableau de conversion ;
— On peut également revenir au sens en faisant le lien avec les préfixes et la numération décimale :

a. 3,8 nm = 3,8 × 1 nm = 3,8 × 10-3 µm = 3,8 ×


1 3,8
µm = µm = 0,0038 µm
1 000 1 000
b. 0,15 kg = 0,15 × 1 kg = 0,15 × 100 dag = 15 dag
18
c. 18 cm3 = 18 cm ×1cm × 1 cm = 18 × 1 dm × 1 dm × 1 dm = dm3 = 0,018 dm3
10 10 10 1 000

154  CNED  CRPE MATHÉMATIQUES – Chapitre 3 - Unité 4 Réf. 5MA68TEPA0022


CHAPITRE 3 - Unité 5
CHAPITRE 3 : GRANDEURS ET MESURES
UNITÉ 5 : ANGLES DANS LE PLAN

1. Généralités

A. Définition
DÉFINITION

L’angle est une grandeur (1) attribuée aux secteurs du plan, régions délimitées par deux demi-droites
de même origine(2).

1  Voir, dans ce chapitre, ll'unité 1 « Introduction aux grandeurs et à leur mesure ».


2 Si besoin, concernant les distinctions entre angle et secteur, entre saillant et rentrant, pour les notations et les définitions, nous
vous renvoyons à l'unité 2 du chapitre 4.

La notion d’angle correspond


à l’idée intuitive d’ouverture.
Sur la figure ci-contre, les
secteurs, numérotés dans
l’ordre croissant sont de plus
en plus ouverts, les angles
associés à ces secteurs sont
de plus en plus grands.

Réf. 5MA68TEPA0022 CNED  CRPE MATHÉMATIQUES – Chapitre 3 - Unité 5  155


B. Mesure d’un angle
• Supposons que l’on ait choisi un angle de référence u.
— La mesure a de l’angle A d’un secteur avec l’unité u est par définition le nombre de fois que u est
comprise dans A.
— On écrit mesu A = a ou plus simplement A = a u.
— Quand l’unité est le degré (°), on dit que la mesure de A est égale à a° ou que A est égal à a° ; on écrit
A = a°.
— Ce nombre peut être entier, décimal ou même non décimal. Il est compris entre 0° et 360°.

2. Pratique des mesures

A. Unités
L’unité utilisée dans ce cours est le degré ; son abréviation est °.
Pour les angles dont la mesure en degrés n’est pas un nombre entier, on peut utiliser deux notations.
— La notation décimale, par exemple 23,6° ; 13,18°.
— La notation sexagésimale, par exemple 23° 12′ 43″, ce qui se lit « 23 degrés 12 minutes 43 secondes ».
On a les égalités suivantes : 1° = 60′ = 3 600″ ;
1′ = 60″.

—Passage de la notation décimale à la notation sexagésimale


• On veut trouver l’écriture sexagésimale de 23,18°.
— On remarque que 23,18° = 23° + 0,18°. On peut convertir 0,18° en minutes. Il suffit de calculer 60 × 0,18.
On trouve 0,18° = 10,8’.
— Donc 23,18° = 23° + 10,8′ = 23° + 10′ + 0,8′. Il reste donc à convertir 0,8′ en secondes en calculant 60 × 0,8.
On trouve 48″.
Conclusion : 23,18° = 23° 10′ 48″.

—Passage de la notation sexagésimale à la notation décimale


• On veut trouver l’écriture décimale de 37° 25′13″.
— Comme 1′ = 1° et 1″ = 1°  , on peut exprimer la mesure de l’angle donné en degrés à l’aide de
fractions. 60 3 600
25° 13°
37° 25′ 13″ = 37° + + .
60 3 600
— En réduisant les deux fractions au même dénominateur, il vient 37° 25′ 13″ = 37° + 1513° .
3 600
— Donc 37° 25′ 13″= 37° + 0,42…°
Conclusion : 37° 25′ 13″ ≈ 37,42°.

• Il existe d’autres unités :


— Le grade (abréviation gr). Certains rapporteurs sont gradués en grades. Un angle droit mesure 100 gr.
Certains rapporteurs comportent encore les deux unités, mais les grades ne sont plus utilisés en
mathématiques.
— Le radian (abréviation rd). Cette unité n’est pas introduite au collège. Mais attention, certaines calcu-
latrices peuvent vous donner des résultats en radians. Voir l'unité 9 sur la trigonométrie, chapitre 4.

156  CNED  CRPE MATHÉMATIQUES – Chapitre 3 - Unité 5 Réf. 5MA68TEPA0022


B. Comment trouver la mesure d’un angle ?
On peut, si l’on dispose d’une figure à l’échelle, mesurer l’angle à l’aide d’un rapporteur. On obtient alors
une valeur approchée de la mesure.
Dans les exercices du concours, mesurer des angles directement sur une figure n’est pas considéré comme
valable. Il faut essayer de déduire ou calculer cette mesure à partir des données du problème. Il faut parfois
utiliser les propriétés des triangles, des quadrilatères particuliers, ou du cercle.
Il y a d’autres méthodes comme la trigonométrie.

Réf. 5MA68TEPA0022 CNED  CRPE MATHÉMATIQUES – Chapitre 3 - Unité 5  157


CHAPITRE 3 - Unité 6
CHAPITRE 3 : GRANDEURS ET MESURES
UNITÉ 6 : LES DURÉES

1. Comparaison et mesure des durées

A. Généralités
• La durée est une grandeur attribuée aux phénomènes, aux événements qui se déroulent dans notre vie,
dans notre environnement.
• Pour comparer les durées de deux phénomènes, il y a deux cas théoriquement simples :
– si les deux phénomènes débutent en même temps, le plus long est celui qui s’achève en deuxième ;
– si les deux phénomènes s’achèvent en même temps, le plus long est celui qui a débuté en premier.
• Dans les autres cas, on compare le plus souvent leurs mesures.
— Pour cela, il faut disposer d’un étalon de durée, c’est-à-dire, d’un phénomène qui se déroule toujours
avec la même durée et qui puisse se reproduire indéfiniment.
— Ce phénomène peut être naturel – la rotation de la Terre autour de son axe, la révolution de la Terre
autour du Soleil  – ou artificiel, créé par l’homme, comme par exemple l’oscillation d’un pendule
entretenue par des poids dans une horloge. Les premières civilisations dont les connaissances
en astronomie étaient parfois assez développées, ont pour la plupart défini les unités de durées à
partir de l’observation de phénomènes comme le passage du Soleil dans le plan méridien d’un lieu,
les phases de la Lune, les équinoxes de printemps, phénomènes qui se reproduisent à intervalles
réguliers respectivement d’un jour, d’un mois (en fait environ 29,5 jours) et d’un an.
— Malheureusement, à cause du caractère elliptique de l’orbite terrestre, de l’inclinaison de son axe
par rapport au plan de son orbite, du fait aussi que la direction de cet axe varie un peu au cours des
siècles, les périodes des phénomènes observés ne sont pas rigoureusement constantes. L’unité de
base pour la mesure des durées, la seconde, est actuellement définie à partir de phénomènes se
passant au niveau des électrons de l’atome de césium.

Réf. 5MA68TEPA0022 CNED  CRPE MATHÉMATIQUES – Chapitre 3 - Unité 6  159


B. Les unités
• Voici la liste des unités communément utilisées.

semaine sem. 7 jours = 168 h = 604 800 s


jour j 24 h = 86 400 s
heure h 3 600 s
minute min 60 s
seconde s
milliseconde ms 0,001 s = 10 –3 s
microseconde μs 0,000 001 s = 10 –6 s
nanoseconde ns 0,000 000 001 s = 10 –9 s
picoseconde ps 0,000 000 000 001 s = 10 –12 s

• On remarque qu’en dessous de la seconde, la logique est décimale alors qu’au dessus, les équivalences
obéissent à un principe sexagésimal jusqu’à l’heure.
• Au-delà du jour et de la semaine qui sont des multiples fixes(3) de la seconde, on a coutume d’utiliser le
mois, l’année, le siècle comme autres unités, mais celles-ci sont variables.
— Les mois à 31 jours sont janvier, mars, mai, juillet, août, octobre et décembre.
— Ceux à 30 jours sont avril, juin, septembre et novembre.
— Le mois de février compte 29 jours ou 28 selon que l’année est bissextile ou non.
— Sont bissextiles les années des centenaires multiples de 400, donc 2000, 2400, 2800 mais pas 1900,
2100, 2200.
— Parmi les années autres que celles de ces centenaires, sont bissextiles les années multiples de 4,
donc 1996, 2004, 2008 mais pas 2002, 2003, 2005.

C. Quelques informations sur les calendriers(4)


• L’année tropique, c’est-à-dire le temps qui sépare deux passages consécutifs du soleil à l’équinoxe de
printemps, équivaut à 365 j 5 h 48 min 46 s (pas tout à fait 365 j et 1 j, environ 365,2422 j).
4
• Le mois lunaire dure 29 j 12 h 44 min 3 s (environ 29,5306 j).
On peut vérifier que dans une période de 19 années tropiques on compte pratiquement 235 mois lunaires.
• Comme l’année tropique n’est pas un multiple entier du mois lunaire, les astronomes qui ont élaboré
des calendriers ont parfois dû raisonner sur des périodes plus longues que l’année et avec des mois de
durées variables.
• Ainsi, dans le calendrier musulman basé sur les mois lunaires, les mois sont alternativement de 30
jours et de 29 jours.
Une année ordinaire contient donc 354 jours  ; certaines années contiennent 355 jours parce qu’on
rajoute un jour au douzième mois. Sur un cycle de 30 années, 19 sont à 354 jours et 11 à 355 jours.

Certaines journées ont 23 h ou 25 h quand nous passons de l’heure d’été à celle d’hiver ou réciproquement, mais le jour comme
3 
unité de durée équivaut à 24 h.
Sources de ces informations : L’encyclopédie Hachette 2000, DVD Rom ; J-C. Carrega, Temps et périodes, in Revue de l’Association
4 
des Professeurs de Mathématiques de l’Enseignement Public, n° 443, nov. - déc. 2002.

160  CNED  CRPE MATHÉMATIQUES – Chapitre 3 - Unité 6 Réf. 5MA68TEPA0022


• Le calendrier israélite est construit pour une période de 19 années ; certaines années (12) ont douze
mois de 29, 30 ou 31 jours, d’autres (7) en ont treize.
• Les durées de ces 12 × 12 + 7 × 13 mois (soit 235 mois) sont ajustées de telle manière que la moyenne
de la durée d’une année, sur cette période de 19 années, est proche de l’année tropique.
• La solution du calendrier grégorien (1582) que nous utilisons est décrite ci-dessus (cf. § B. Les unités).
La référence au mois lunaire n’y est plus que lointaine.
• Le calendrier républicain comprenait douze mois de 30 jours et six ou cinq jours supplémentaires selon
que l’année était bissextile ou non. Il n’y avait plus de semaine de 7 jours mais des décades de 10 jours.

2. Calculs sur les durées


a. Convertir en secondes une durée donnée en jours, heures, minutes, secondes
– Soit la durée 2 j 15 h 6 min 13,07 s.
– Exprimée en secondes cette durée vaut 2 × 24 × 3 600 + 15 × 3 600 + 6 × 60 + 13,07
soit 227 173,07 secondes.
b. Convertir en jours, heures, minutes, secondes une durée donnée en secondes
– Soit la durée 647 318,5 s. On laisse provisoirement de côté 0,5 s.
– On effectue une suite de divisions euclidiennes à partir de 647 318, d’abord par 60 pour obtenir des
minutes, puis par 60 pour obtenir des heures, puis par 24 pour obtenir des jours.
Cela donne :

Calculs Interprétation
647 318 = 60 × 10 788 + 38 647 318 s = 10 788 min + 38 s
10 788 = 60 × 179 + 48 10 788 min = 179 h + 48 min
179 = 24 × 7 + 11 179 h = 7 j + 11 h
Conclusion : 647 318,5 s = 7 j 11 h 48 min 38,5 s.
c. Trouver l’écriture en jours, heures, minutes, secondes d’une durée donnée sous forme décimale
– Soit la durée 53,14 h.
– On peut déjà chercher les nombres de jours entiers et d’heures entières en divisant 53 par 24.
– On obtient 53 h = 2 j 5 h.
– On convertit 0,14 h en secondes en multipliant 0,14 par 3 600, on trouve 504 s, durée que l’on
convertit en minutes et secondes. On trouve 504 s = 8 min 24 s.
Conclusion : 53,14 h = 2 j 5 h 8 min 24 s.
d. Trouver l’écriture sous forme décimale d’une durée donnée en jours, heures, minutes et secondes
– Soit la durée 3 j 2 h 27 min 34,15 s à exprimer sous la forme d’un nombre décimal d’heures.
– Comme 3 j = 72 h, la partie entière du nombre cherché est égale à 72 + 2 soit 74 h.
1 34,15
– Par ailleurs, on sait que 27 min = 27 × 1 h = 27 h et que 34,15 s = 34,15 × h= h.
60 60 3 600 3 600
34,15
– Donc 3 j 2 h 27 min 34,15 s = 74 h + 27 h + h.
60 3 600
– Nous calculons la partie fractionnaire en prenant 3600 comme dénominateur commun.
34,15 27 × 60 + 34,15 1 654,15
– Il vient 27 + = soit ce qui vaut 0,459 486 1…
60 3 600 3 600 3 600
Conclusion : 3 j 2 h 27 min 34,15 s = 74,46 h (valeur arrondie au centième d’heure près).

Réf. 5MA68TEPA0022 CNED  CRPE MATHÉMATIQUES – Chapitre 3 - Unité 6  161


e. Technique opératoire de calcul des sommes et différences de durées
Donnons deux exemples.
– Soit à calculer 2 h 37 s + 1 h 59 min 46 s.
On pose les calculs en colonne en faisant attention d’aligner les unités de même ordre.
On effectue les calculs entre unités de même ordre puis on réalise des conversions.

2h 37 s
+1h 59 min 46 s
3h 59 min 83 s
Comme 3 h 59 min 83 s = 3 h 60 min 23 s = 4 h 23 s,
il en résulte que 2 h 37 s + 1 h 59 min 46 s = 4 h 23 s.

– Soit à calculer 2 h 12 min 15 s – 1 h 25 min 45 s.


On dispose les calculs comme précédemment, mais on effectue certaines conversions pour que
les calculs soient possibles entre unités du même ordre.

2 h 12 min 15 s est remplacé par 1 h 72 min 15 s puis par


−1 h 25 min 45 s −1 h 25 min 45 s
  1 h 71 min 75 s
−1 h 25 min 45 s
  0 h 46 min 30 s

Conclusion : 2 h 12 min 15 s – 1 h 25 min 45 s = 46 min 30 s.

162  CNED  CRPE MATHÉMATIQUES – Chapitre 3 - Unité 6 Réf. 5MA68TEPA0022


CHAPITRE 3 - Unité 7
CHAPITRE 3 : GRANDEURS ET MESURES
UNITÉ 7 : LONGUEURS ET AIRES DANS L'ESPACE

1. Compléments sur les longueurs et les distances dans l’espace

A. Distance de deux points


La distance de deux points A et B dans l’espace est, comme en géométrie plane, la mesure de la longueur
du segment [AB]. Elle se note d(A,B) ou le plus souvent AB comme la longueur.
Pour calculer une distance, on essaie en général de travailler dans un plan pour appliquer les théorèmes
de la géométrie plane.

B. Plus court trajet entre deux points sur un solide


—Exemple n°  1, sur un cube
• Considérons un cube ABCDEFGH d’arête 3 cm.
— Un point P se déplace sur la surface du cube.
— On suppose qu’il part du sommet A pour arriver au sommet H. E H
— On cherche un trajet, le plus court possible, qui ne traverse pas le cube.
La solution ne vient pas immédiatement à l’esprit. F G

D C

A B

Réf. 5MA68TEPA0022 CNED  CRPE MATHÉMATIQUES – Chapitre 3 - Unité 7  163


On peut penser à une ligne brisée comme ABCH (elle mesure 9  cm) ou à une autre ligne brisée
comme AGH (celle-ci mesure �3 + 3√2�, soit 7,2 cm environ). En fait, si on développe le cube, on peut
trouver un trajet plus court.

F G H

A B C

E H
— Se déplacer sur la surface du cube ou sur son développement
n’allonge pas les trajets. K
F G
Pour aller de a à h sur le patron, le plus court est d’emprunter

√45 cm, soit 6,7 cm environ.


le segment [ah] qui coupe [gb] en son milieu i ; ce trajet mesure
I

D C
J
A B
En conclusion, sur le cube, il n’y a pas de trajet plus court que celui qui consiste à suivre la ligne brisée
AIH, I étant le milieu de [GB].
Il y a d’autres trajets aussi courts, nous avons représenté la ligne brisée AKH (K est le milieu de [FG]) et
la ligne brisée AJH (J est le milieu de [BC]).
Il y en a d’autres passant par les milieux de [EF], [ED] ou encore [DC].
Tous ces trajets ont la même longueur.

—Exemple n°  2, sur une sphère


• Considérons une sphère de centre O, de rayon R et deux points A et B situés sur cette sphère.
— On suppose qu’un point P se déplace à la surface de la sphère, en
partant de A pour arriver en B.
— On cherche un trajet, le plus court possible.
— Nous admettrons le résultat suivant. Le trajet le plus court pour aller
de A à B, dans ces conditions, c’est-à-dire sans pouvoir pénétrer à
l’intérieur de la sphère, est l’un des arcs du cercle de centre O, de
rayon R, passant par A et B.
— Un tel cercle s’appelle un grand cercle de la sphère. Si les deux

des deux arcs �


points A et B ne sont pas diamétralement opposés sur la sphère, un
AB est plus court que l’autre ; si les deux points sont
diamétralement opposés sur la sphère, les deux demi-cercles de
diamètre [AB] conviennent, il y a alors deux trajets possibles.

164  CNED  CRPE MATHÉMATIQUES – Chapitre 3 - Unité 7 Réf. 5MA68TEPA0022


Remarque 
Si les deux points A et B ont la même longitude, le trajet le plus court de A vers B emprunte le
méridien commun, mais si les deux points A et B ont la même latitude sans être à l’équateur, le
trajet le plus court ne suit pas le parallèle passant par A et B.

2. Développement ou patron d’un cône


A. Passage d’un cône à son patron
• Soit un cône de révolution de sommet S.
— Sa base est un disque de centre O, de rayon R. Considérons deux points A
et M placés sur le cercle 𝒞 de la base.
— Posons h = SO, a = AS (a est l’apothème, c’est la longueur commune de
toutes les génératrices, et h celle de la hauteur).
— De quoi se compose le patron de ce cône ?
– Il y a d’une part un disque de rayon R, provenant de la base du cône.

En aplanissant la surface latérale, nous obtenons une surface 𝒮, délimitée par deux segments [sa]
– D’autre part, supposons que nous découpions la surface latérale du cône, le long de [AS].

et [sa'] correspondant à [SA] sur le cône et un arc �


aa' correspondant à 𝒞.

– Cette surface 𝒮 est un secteur de disque de centre s, de rayon a.


– En effet, pour tout point M de 𝒞, nous avons sm = a. En développant la surface latérale du cône,

– Donc �
cette égalité est préservée : M devient m et nous avons sm = a pour tout point m de la ligne aa'.

Comme cet arc est obtenu en développant le cercle 𝒞, il en résulte que la longueur de �
aa' est un arc de cercle de rayon a.

à la longueur du cercle 𝒞.
aa' est égale

— Calcul des dimensions du patron


– Le rayon du disque est tout simplement égal au rayon R de la base du cône.
– Le rayon du secteur du disque est égal à a.
– La mesure de l’angle au centre s’obtient en appliquant le raisonnement utilisé pour trouver la

– La longueur de l’arc �
mesure de la longueur d’un arc de cercle.
aa' est égale d’une part à la longueur du cercle 𝒞 et d’autre part à la propor-
tion α de la longueur du cercle de rayon a.

Il vient : 2πR = α × 2πa donc α = 360 × R .


360

360
— Application : a = 5 cm ; R = 3 cm ; α = 360 × 3 = 0,6 × 360 donc α = 216°.
a

Les figures ci-dessus sont à l’échelle 1/2, mais cela ne change pas la valeur de α.
5

Réf. 5MA68TEPA0022 CNED  CRPE MATHÉMATIQUES – Chapitre 3 - Unité 7  165


B. Passage inverse d’un patron au cône correspondant
Étant donné un disque 𝒟 de rayon R et un secteur de disque de rayon R’, d’angle au centre α, il s’agit de
trouver les dimensions du cône de révolution dont ces surfaces sont le patron.

délimitant le secteur, autrement dit si 2πR = α × 2πR', donc si α = 360 × R .


Remarquons que la question n’a de sens que si le périmètre du disque est égal à la longueur de l’arc

C’est bien le cas sur la figure : R = 1,5 cm, R’ = 7,5 cm, α = 72°.
360 R'

—Recherche des dimensions du cône

Le rayon de la base est tout simplement égal au rayon R du disque 𝒟.


L’apothème a du cône (longueur d’une génératrice) est égale à R’, donc a = R’.
• Calcul de la hauteur h.
— Appelons O le pied de la hauteur du cône et A un point du cercle de base.
— Comme le cône est un cône de révolution, (SO) est perpendiculaire au plan de la base. Nous pouvons
donc appliquer le théorème de Pythagore dans le triangle SAO, rectangle en O.
— Il vient : SA2 = SO2 + AO2 soit R’2 = h2 + R2.
Donc h2 = R’2 – R2.
Conclusion, h = √R' 2 - R2.
Avec les données indiquées plus haut, h2 = 54, donc h ≈ 7,3 cm.

SAO ou �
• Recherche de la mesure des angles � ASO .

En général, une telle recherche ne sera pas proposée dans les exercices du concours, car elle suppose
des connaissances en trigonométrie.
L’application suivante fournit un exemple de cas où ces angles peuvent être trouvés simplement.

166  CNED  CRPE MATHÉMATIQUES – Chapitre 3 - Unité 7 Réf. 5MA68TEPA0022


—Cas particulier
• Considérons un disque 𝒟 de rayon R et un demi-disque 𝒟' de rayon 2R.

Pour cela, vérifions que le périmètre du disque 𝒟 est égal à la longueur du demi-cercle délimitant 𝒟'.
— Montrons que ces deux surfaces constituent le patron d’un cône.

En effet, le périmètre du disque 𝒟 est égal à 2πR.


Quant à la longueur du demi-cercle en question, elle est égale à π × (2R), soit 2πR également.

— Imaginons le cône reconstitué.


Appelons S son sommet, A un point du cercle de base, O le centre de sa base et h sa hauteur.
Cherchons les dimensions de ce cône.
– Le rayon de sa base est R.
– Son apothème (la longueur commune de ses génératrices) est égale
à 2R.
– Comme le cône est un cône de révolution, (SO) est perpendiculaire
au plan de la base, donc le triangle SAO est rectangle en O.
D’après le théorème de Pythagore, il vient :
   SO2 + OA2 = SA2.
Or  OA = R et SA = 2R.

   h2 = 4R2 − R2 = 3R2.


   h2 + R2 = (2R)2 = 4R2.

Donc h = R√3.

— Cherchons la mesure des angles � ASO et �SAO .


Le triangle SAO est un demi triangle équilatéral. En effet, soit B le point diamétralement opposé à A.
Nous avons donc AB = 2R. Comme [SA] et [SB] sont deux génératrices du cône, nous avons aussi SA

Conclusion, �SAO = 60° et �


= SB = 2R. Le triangle SAB est donc équilatéral.
ASO = 30°.

Réf. 5MA68TEPA0022 CNED  CRPE MATHÉMATIQUES – Chapitre 3 - Unité 7  167


3. Compléments sur les aires dans l’espace

A. Considérations terminologiques
• Les objets de l’espace auxquels nous avons l’habitude d’attribuer une grandeur sont les lignes, les
surfaces et les solides : aux lignes, la longueur, aux surfaces, l’aire (l’étendue) et aux solides, le volume
(l’encombrement).
Or, il nous arrivera souvent de parler de « l’aire d’un solide ».
Bien que non rigoureuse, cette expression renvoie assez clairement à « l’aire de la surface délimitant
le solide  », expression plus juste mais nettement plus longue à dire ou écrire. L’emploi de l’expres-
sion « aire d’un solide » vient aussi du fait que pour la plupart des objets de l’espace (cube, pyramide,
cylindre…), le même terme désigne le solide (« objet plein ») et sa surface (cette « pellicule sans épais-
seur séparant l’intérieur et l’extérieur du solide »).
• Pour certains solides, les cylindres, les pyramides, les prismes, etc. nous parlerons d’aire latérale.
De quoi s’agit-il ?
— Certaines parties de la surface délimitant ces solides sont distinguées des autres et appelées bases.
— La surface latérale d’un tel solide est par définition la surface délimitant ce solide privée de sa base
dans le cas d’une pyramide ou d’un cône, de ses deux bases dans le cas d’un cylindre, d’un prisme,
d’un tronc de cône ou de pyramide. Pour ces solides, l’aire latérale est l’aire de la surface latérale.
– Ainsi, l’aire latérale d’une pyramide est égale à la somme des aires de ses faces autres que la base.
– De même, pour mesurer l’aire latérale d’un cylindre, d’un prisme, on ne tient pas compte de l’aire
des deux bases.

B. Formules d’aires
—Pour des aires totales
Formule donnant
Surface Signification des lettres
la mesure de l’aire
Parallélépipède rectangle

L1, L2, et L3 sont les mesures des


2(L1 × L2 + L1 × L3 + L2 × L3) longueurs des trois arêtes partant d’un
sommet.

Cube

c est la mesure de la longueur d’une


6c2
arête.

Sphère

4πR2 R est la mesure du rayon de la sphère.

168  CNED  CRPE MATHÉMATIQUES – Chapitre 3 - Unité 7 Réf. 5MA68TEPA0022


Remarque 
Il faut retenir la formule pour la sphère, son aire est égale à quatre fois l’aire d’un grand disque ;
les autres formules sont très simples à retrouver, l’aire de tout polyèdre étant égale à la somme
des aires de ses faces.

—Pour des aires latérales


Formule donnant la mesure
Surface latérale Signification des lettres
de l’aire latérale
Cylindre de révolution

R est la mesure du rayon et h celle de la


2πRh
hauteur.

Prisme droit

p est la mesure du périmètre d’une base


ph
et h celle de la hauteur.

Remarque
Pour le cylindre de révolution et pour le prisme droit, l’aire latérale est égale au produit du périmètre
de la base par la hauteur. Cela est facile à comprendre à partir de leurs développements.

En effet, le développement de la surface latérale d’un cylindre de révolution ou d’un prisme droit est
un rectangle dont l’une des dimensions est la hauteur du solide et l’autre dimension le périmètre
de la base. Bien sûr cela est vrai pour tout prisme droit, sa base peut avoir 3, 4, 5, un nombre
quelconque de côtés.

Réf. 5MA68TEPA0022 CNED  CRPE MATHÉMATIQUES – Chapitre 3 - Unité 7  169


—Aire latérale d’un cône de révolution
Nous ne donnons pas de formule à retenir. Nous allons montrer sur un exemple comment calculer une
telle aire latérale.
• Reprenons le cas du cône décrit plus haut (cf. §2, A.).
— Il s’agit d’un cône de révolution de sommet S, de hauteur h, d’apothème a (longueur commune des
génératrices), R est le rayon de sa base.
Nous avons pris a = 5 cm et R = 3 cm.

— Rappelons que la mesure de l’angle au centre α a été obtenue en écrivant que la longueur de l’arc

Nous avons trouvé α = 216°.
aa' était égale à la longueur du cercle de la base.

— L’aire latérale du cône est égale à l’aire du secteur de disque.


Comme α, angle au centre, mesure 216°, l’aire du secteur est égale à la fraction 216 de l’aire du
360
disque complet.

170  CNED  CRPE MATHÉMATIQUES – Chapitre 3 - Unité 7 Réf. 5MA68TEPA0022

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