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AUDIT BANCAIRE

ISPP-MASTER II
CCA
Juin 2015

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L’ENCADREMENT LÉGAL ET LA DÉMARCHE
D’AUDIT
1. La mission d’audit légal

• La mission d’audit légal est définie par des textes légaux qui précisent les conditions de la
désignation des commissaires aux comptes.

• La mission doit être exercée dans le strict respect des règles déontologiques et légales en matière
d’indépendance et d’incompatibilités.

• La mission est règlementée par les dispositions:


– de droit commun: AUSCG de l’OHAHA
– De la loi bancaire
– Circulaire N°004-2011/CB/C du 04/01/2011.

• « ……Les banques doivent désigner au moins deux commissaires aux comptes et deux
suppléants, ainsi que les établissements financiers à caractère bancaire faisant publiquement
appel à l'épargne.

• Les commissaires aux comptes, nommés par l'assemblée générale ordinaire, disposent d'un
mandat de trois (3) ans. Leur mandat est renouvelable….. » (Article 51de la loi bancaire).
. 2
L’ENCADREMENT LÉGAL ET LA DÉMARCHE
D’AUDIT

1. La mission d’audit légal

• Les comptes des établissements de crédit doivent être certifiés réguliers et


sincères par un ou plusieurs commissaire (s) aux comptes, choisis sur la
liste des commissaires aux comptes agréés par la Cour d'appel ou tout
autre organisme habilité en tenant lieu.

• Cette certification doit avoir lieu avant le 30 juin de l'année suivante, date
avant laquelle comptes annuels doivent être communiqués à la Banque
Centrale et à la Commission Bancaire.

Le choix du Commissaire aux comptes est soumis à l'approbation de la


Commission Bancaire. qui a compétence pour donner et rapporter cette
approbation.
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L’ENCADREMENT LÉGAL ET LA DÉMARCHE
D’AUDIT
2. Statut des Commissaires aux comptes

• Peuvent être désignées en qualité de commissaires aux comptes, les personnes physiques et les
sociétés d'expertise comptable régulièrement inscrites sur le tableau de l'ordre des experts
comptables et comptables agréés de l'Etat d'implantation de l'établissement.

• En cas d'inexistence d'une profession réglementée des experts comptables et comptables agréés
dans un Etat, la Commission Bancaire statue sur la base des propositions alternatives qui lui sont
soumises , dans l'espace communautaire.

• Les personnes proposées ne peuvent appartenir à la même société d'expertise comptable ou à des
structures ayant des liens entre elles, quelles que soient les qualités (titulaire ou suppléant).

• Les commissaires aux comptes sont désignés :


– par l'Assemblée Générale Ordinaire, pour une durée de trois (3) ans, en cours de vie
sociale ;
– dans les statuts ou par l'Assemblée Générale Constitutive, pour une durée de deux (2) ans,
couvrant les deux (2) premiers exercices sociaux .

• Le CAC est astreint à l’obligation du secret professionnel dans le cadre de sa mission. Il doit être
indépendant tant à l’égard de l’emetteur que du récepteur de l’information objet de son analyse. 4
L’ENCADREMENT LÉGAL ET LA DÉMARCHE
D’AUDIT
2. Statut des Commissaires aux comptes
Activités et fonctions interdites au Commissaire aux Comptes
Il est interdit au CAC :
• D'accomplir des actes de gestion ou d'administration, directement ou par substitution aux dirigeants ;
De défendre leurs intérêts ou agir pour leur compte dans le cadre de négociation ou de recherches
de partenaires pour des opérations sur capital ou de recherche de financement ;
• De procéder à des recrutements de personnel ;
• De représenter ses clients devant une juridiction de l’ordre judiciaire ou administratif ou participer en
tant qu'expert à une situation contentieuse dans laquelle ces personnes seraient impliquées ;
• De tenir la comptabilité, élaborer les comptes ou l'information financière ;
• D'effectuer des valorisations, actuarielle ou non, d'éléments destinées à faire partie des comptes ou
de l'information financière ;
• De participer à un processus de prise de décision, au travers de missions de conception ou de mise
en place de systèmes d'informations financières ;
• D'élaborer des montages juridiques, financiers et fiscaux ou des modalités de financement,
notamment dans le cadre d'opérations d'ingénierie financière ;
• De rédiger des actes ou assurer le secrétariat juridique. 5
L’ENCADREMENT LÉGAL ET LA DÉMARCHE
D’AUDIT
2. Statut des Commissaires aux comptes
Activités et fonctions interdites au Commissaire aux Comptes

Les fonctions de commissaire aux comptes sont incompatibles :

1 ) avec toute activité ou tout acte de nature à porter atteinte à son


indépendance ;

2 ) avec tout emploi salarié. Toutefois, un commissaire aux comptes peut


dispenser un enseignement se rattachant à l'exercice de sa profession ou
occuper un emploi rémunéré chez un commissaire aux comptes ou chez un
expert-comptable;

3 ) avec toute activité commerciale, qu'elle soit exercée directement ou par


personne interposée.
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L’ENCADREMENT LÉGAL ET LA DÉMARCHE
D’AUDIT
3. Les commissaires aux comptes dans les établissements financiers Approbation
• La désignation et le renouvellement des CAC des comptes des établissements de crédit doivent être approuvés par la
Commission Bancaire(CB).

• Cette approbation de la CB est un préalablement à l'exercice des fonctions du CAC .

• L'exercice des fonctions de commissaire aux comptes, sans l'approbation de la Commission Bancaire, expose l'établissement
de crédit et ses dirigeants aux sanctions disciplinaires et pénales prévues par la réglementation bancaire.

• Les établissements de crédit doivent déposer, auprès de la Direction Nationale de la BCEAO pour l'Etat concerné, une
demande formelle d'approbation de désignation ou de renouvellement de mandats de leurs commissaires aux comptes,
adressée au Président de la Commission Bancaire .

• La demande doit être accompagnée des documents et informations ci-après :


– PV de l'AGO des actionnaires ayant désigné ou reconduit les CAC . La résolution idoine doit mentionner de manière
précise l'identité des CAC retenus et, le cas échéant , celle des personnes physiques appelées à représenter les
sociétés d'expertise comptable dans le cadre de leurs missions ;
– une note de présentation des sociétés d'expertise retenues et/ou le curriculum vitae daté et signé des personnes
physiques ;
– l'attestation d'inscription au tableau de l'Ordre National des Experts Comptables et Comptables Agréés (ONECCA) ;
– un engagement écrit des CAC de n'exercer directement ou indirectement aucune activité ou fonction incompatible, de
ne disposer d'aucune créance douteuse ou litigieuse dans l'établissement de crédit et d'éviter tout conflit d'intérêt.
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L’ENCADREMENT LÉGAL ET LA DÉMARCHE
D’AUDIT
3. Les commissaires aux comptes dans les établissements financiers

Incompatibilités
Sont incompatibles avec l'exercice du mandat de commissaire aux comptes
auprès d'un établissement de crédit de I'UMOA :

 la fonction d'administrateur provisoire de l'établissement de crédit concerné ;


 les activités d'apporteur d'affaires, d'intermédiaire par commission, courtage ou
autrement ;
 les fonctions de conseil, d'assistance et d'audit auprès de l'établissement de
crédit lorsque celles-ci ne sont pas liées à la mission de commissariat aux
comptes ou à une requête des Autorités monétaires et de contrôle ;
 la participation au capital de l'établissement de crédit.

Ces incompatibilités s'appliquent aux personnes physiques représentant les


sociétés d'expertise.
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L’ENCADREMENT LÉGAL ET LA DÉMARCHE
D’AUDIT
3. Les commissaires aux comptes dans les établissements financiers
Diligences requises
Les travaux de certification des documents de fin d'exercice doivent s'appuyer
sur les prescriptions du Plan Comptable Bancaire de I'UMOA (PCB) en vigueur.

Les commissaires aux comptes doivent examiner notamment:

→ l'organisation interne,
→ le fonctionnement des organes sociaux,
→ l'exercice du contrôle interne,
→ la qualité du système d'information et comptable,
→ la gestion et la qualité des risques,
→ le respect de la réglementation prudentielle .

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L’ENCADREMENT LÉGAL ET LA DÉMARCHE
D’AUDIT
3. Les commissaires aux comptes dans les établissements financiers

Rapports attendus

Rapport général: les commissaires aux comptes doivent, dans leur rapport à l'assemblée générale ordinaire:
 soit certifier la régularité et la sincérité des états financiers de synthèse ;
 soit assortir leur certification de réserves , ou la refuser , en précisant les motifs de ces réserves ou de ce
refus.

La certification assortie de réserves doit constituer l'exception . Toutefois , lorsqu'elle intervient, les réserves
émises doivent faire l'objet d'un rapport circonstancié adressé à la Commission Bancaire .

Rapports spécifiques:
 Les commissaires aux comptes sont tenus de produire chaque année un rapport sur l'évaluation des
cinquante (50) plus gros risques.

 rapport sur l'évaluation du contrôle interne , le fonctionnement des organes sociaux, l’exercice du
contrôle interne, la qualité du système d'information et comptable, la gestion et la qualité des risques,
ainsi que le respect de la réglementation prudentielle .

Ces rapports doivent être transmis par l'établissement à la Commission Bancaire , dans les mêmes délais que
les documents de fin d'exercice. 10
L’ENCADREMENT LÉGAL ET LA DÉMARCHE
D’AUDIT
3. Les commissaires aux comptes dans les établissements financiers
Rapports avec la CB
Les commissaires aux comptes doivent être en mesure de présenter à la Commission
Bancaire, leurs plannings de vérification et leurs dossiers de travail ainsi que tous autres
documents ou informations dont ils ont eu connaissance concernant l'établissement de crédit.
Les dossiers de travail susvisés doivent contenir les justificatifs des diligences accomplies ainsi
que, le cas échéant , le relevé des inexactitudes, irrégularités et infractions constatées .

A l'occasion des missions de vérification de la Commission Bancaire, les commissaires aux


comptes sont tenus de participer aux séances de travail auxquelles ils sont invités par la
mission et de fournir tous documents ou renseignements sollicités. Ils peuvent se faire assister
par leurs collaborateurs .

Les relations entre les commissaires aux comptes et la Commission Bancaire doivent être
entretenues , par ailleurs , par des contacts ponctuels ou la communication par écrit
d'informations. Dans ce dernier cas, une ampliation des documents contenant les informations
transmises est faite à l'établissement concerné par le (s) commissaire (s) aux comptes .
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L’ENCADREMENT LÉGAL ET LA DÉMARCHE
D’AUDIT
4 Conditions d’exercice de la mission
a) La lettre de mission (NEP 210)
Pour favoriser le bon déroulement de sa mission, il est nécessaire que le
CAC définisse les termes et conditions de ses interventions. À cet effet, il doit
les consigner dans une lettre de mission.

La lettre de mission initiale doit être établie par le commissaire aux comptes
la première année de son mandat et communiquée à la personne ou à
l'entité préalablement à la mise en œuvre de ses travaux de vérification et
de contrôle.

Dans le cas où la mission est dévolue à plusieurs commissaires aux


comptes, ceux-ci établissent soit une lettre de mission commune, soit des
lettres de mission individuelles. 12
L’ENCADREMENT LÉGAL ET LA DÉMARCHE
D’AUDIT
4 Conditions d’exercice de la mission
a) La lettre de mission
Le contenu de la lettre de mission est fixé par la norme comme suit :

 nature et étendue des interventions à mener ;


 façon dont seront portées à la connaissance des organes dirigeants les
conclusions issues de ses interventions ;
 dispositions relatives aux signataires, aux intervenants et au calendrier ;
 nécessité de l’accès sans restriction à tout document comptable, pièce
justificative ou autre information demandée dans le cadre de ses interventions ;
 rappel des informations et documents à communiquer ou à mettre à sa disposition;
 souhait de recevoir une confirmation écrite des organes dirigeants de la personne
ou de l’entité pour ce qui concerne les déclarations faites au CAC en lien avec sa
mission ;
 budget d’honoraires et les conditions de facturation.

Le CAC doit demander à la personne ou à l’entité d’accuser réception de la lettre


et de confirmer son accord sur les termes et conditions exposés. 13
L’ENCADREMENT LÉGAL ET LA DÉMARCHE
D’AUDIT
4 Conditions d’exercice de la mission

b) Le programme de travail et le plan de mission

• Le programme de travail définit :


– la nature et l’étendue des diligences estimées nécessaires, au cours de l’exercice, à la mise en
œuvre du plan, compte tenu des prescriptions légales et des normes professionnelles ;
– le nombre d’heures de travail affectées à l’accomplissement de ces diligences ;
– les honoraires correspondants selon un barème fixé en fonction du total du bilan augmenté du
montant des produits d’exploitation et des produits financiers.

• Le montant de la vacation horaire doit être fixé préalablement à l’exercice de la mission d’un
commun accord entre le commissaire aux comptes et la personne contrôlée.

• La documentation des dossiers de travail a pour but de faciliter et matérialiser l’organisation de la


mission, la centralisation des papiers de travail, la transmission des informations entre les
membres de l’équipe, le suivi de l’avancement du dossier, la supervision ainsi que la revue, puis la
formalisation d’une synthèse sur la mission. Cela constitue une preuve du travail du commissaire
aux comptes.

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L’ENCADREMENT LÉGAL ET LA DÉMARCHE
4 Conditions d’exercice de la mission D’AUDIT
C) Les missions permanentes
• Les commissaires aux comptes ont pour mission permanente, à l’exclusion de toute immixtion dans
la gestion, de vérifier les valeurs et les documents comptables de l’entité dont ils sont chargés de
certifier les comptes et de contrôler la conformité de sa comptabilité aux règles du PCB.

• La mission du CAC est permanente et comporte également la vérification :


– de la sincérité et de la concordance avec les comptes annuels des informations données dans le
rapport de gestion du conseil d’administration, du directoire ou de tout organe de direction, et
dans les documents adressés aux actionnaires ou associés sur la situation financière et les
comptes annuels ;
– de la sincérité et la concordance avec les comptes consolidés des informations données dans le
rapport sur la gestion du groupe.

• La mission d’intérim s’effectue à mis parcours(au 30 juin, au 30 septembre). Les travaux à mettre en
œuvre sont limités par rapport à un audit :
– prise de connaissance des pratiques et règles comptables applicables au client ;
– compréhension des particularités de l’organisation et de la nature des opérations ;
– entretiens avec les dirigeants et les opérationnels de l’entreprise ;
– appréhender les revues analytiques pour valider la cohérence des comptes;
– revue des dossiers de crédits
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– préparer des dossiers de travail suffisamment documentés.
L’ENCADREMENT LÉGAL ET LA DÉMARCHE
D’AUDIT
4 Conditions d’exercice de la mission

d) Le secret professionnel

• Le secret professionnel des commissaires aux comptes est levé à l’égard de la


Commission bancaire.

• Il en découle un pouvoir général d’échange d’informations entre la Commission


bancaire et les commissaires aux comptes des établissements soumis à son contrôle.

• Il est fait obligation pour tout CAC d’un établissement bancaire de répondre aux
observations écrites de la Commission bancaire.

• Le CAC a un devoir d’alerte des à l’égard de la Commission bancaire. Celle-ci a


la possibilité de recourir elle-même aux services d’un commissaire aux comptes.

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L’ENCADREMENT LÉGAL ET LA DÉMARCHE
D’AUDIT

5. Rédaction des rapports


Le rapport général et le rapport spécial
• Le rapport général est divisé en deux parties.
– Dans la première, le CAC formule son opinion sur les comptes: certification
sans réserves, avec réserves ou refus de certifier.
– Dans la seconde, il fournit des observations relatives aux vérifications
spécifiques qu’il a eu en charge de réaliser.

• Les CAC sont tenus, par ailleurs, de rédiger annuellement un rapport


spécial sur les conventions conclues entre la société et ses dirigeants, et le
cas échéant sur la procédure d’alerte, sur certaines opérations particulières
(augmentation du capital, fusions, réduction du capital…).

• Les établissements doivent communiquer le rapport spécial à la CB.

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L’ENCADREMENT LÉGAL ET LA DÉMARCHE
D’AUDIT
6 La démarche d’audit

• Lors de sa mission l’auditeur examine les comptes à partir de balances


fournies par le client. Après validation des comptes, il vérifie qu’ils sont
correctement repris dans les états de synthèse (bilan, compte de résultat
et annexe).

• L’auditeur doit déterminer quelles vont être les techniques et outils à utiliser durant
la mission. Les principales techniques d’audit sont les revues
analytiques, les observations physiques, les confirmations directes, les
sondages et l’informatique.

• Afin de faciliter la matérialisation de la mission de certification et la tenue des


dossiers de travail, instituions de normalisation(IFAC, CNCC) éditent des exemples
de questionnaires de contrôles des comptes.

• Ces questionnaires sont une aide dans l’établissement des programmes de travail.
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L’ENCADREMENT LÉGAL ET LA DÉMARCHE
D’AUDIT
6 La démarche d’audit
a) La stratégie d’audit
• Dans sa démarche, le CAC doit prendre connaissance des principes, règles et méthodes
comptables appliqués par l’établissement de crédit, et apprécier leur pertinence et leur
conformité avec le référentiel propre aux établissements de crédit.

• Les règles et méthodes comptables qui sont différentes des pratiques dominantes, ou
qui sont complexes de par leur nature (traitement de certaines opérations de marché,
traitement des opérations internes à l’établissement, modes de provisionnement…), ou
qui sont sujettes à discussion ou relèvent d’un traitement optionnel doivent être
identifiés et leur incidence examinée.
En outre, il convient de mesurer la capacité de l’établissement à appliquer la
réglementation.

• De ces constats, il ressort que doivent être privilégiés dans la stratégie de l’audit :

– la correcte application des principes comptables ;


– le bon fonctionnement du contrôle interne ;
– la cohérence de la formation du résultat par un examen analytique détaillé ;
– l’analyse des systèmes d’information.
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L’ENCADREMENT LÉGAL ET LA DÉMARCHE
D’AUDIT
6 La démarche d’audit
a) La stratégie d’audit

• Les établissements de crédit présentent des caractéristiques liées à leurs activités et à


leur environnement général. Celles-ci peuvent avoir un impact sur le risque d’audit.

• Les points présentant un risque doivent faire l’objet d’un contrôle approfondi.
L’identification des risques s’opère par une identification des erreurs potentielles (risque
inhérent), une identification des erreurs possibles en cas d’absence de contrôle (risque
de non maîtrise), ainsi que la détermination du caractère significatif des erreurs
possibles (risque de non-détection).

• Une approche par les risques axée sur les zones spécifiques de risque préalablement
identifiées, et s’appuyant sur les forces et faiblesses du contrôle interne pour orienter les
travaux est la méthode recommandée pour atteindre les objectifs d’un audit de façon
pertinente et efficace.

• La stratégie d’audit doit être matérialisée dans une note d’orientation. 20


L’ENCADREMENT LÉGAL ET LA DÉMARCHE
D’AUDIT
6 La démarche d’audit
b) Le risque d’audit dans la banque

• Les spécificités bancaires à prendre en compte dans l’approche d’audit d’une banque sont :
– la multiplicité des transactions et des contreparties ;
– la complexité de certaines opérations ;
– l’informatisation nécessairement importante pour l’exécution des tâches ;
– la multiplicité des implantations géographiques ;
– l’existence de dispositions législatives réglementaires et professionnelles nombreuses.

• Diminution du risque d’audit


– Existence d’une « fonction de contrôle interne » réglementée sur laquelle les travaux d’audit pourront s’appuyer ;
– existence de contrôles externes permanents et approfondis exercés par la Commission bancaire.
– Existence de procédures usuelles de confirmations systématiques entre établissement de crédit et d’envoi
d’extraits de compte aux tiers.
– Existence de principes comptables particuliers édictés par des autorités bancaires compétentes, en charge d’en
vérifier par ailleurs la correcte application.

Augmentation du risque d’audit


• Décentralisation de la fonction comptable
• Importance des engagement
• Répétitivité des opération
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L’ENCADREMENT LÉGAL ET LA DÉMARCHE
D’AUDIT
7. Approche du contrôle interne
Le CAC peut s’appuyer sur un environnement réglementaire fort qui résulte, d’une part, de l’existence
de contrôles externes exercés par la Commission bancaire et, d’autre part, de l’application de la
circulaire N°003/2011/CB/C règlementant le contrôle interne dans les établissements de crédit.

Au cours de cette phase, le CAC doit prendre connaissance des rapports semestriels sur le contrôle
interne, des éventuels rapports de la Commission bancaire, des rapports de l’audit, des textes de droit
commun et spécifiques (AUSCG, instructions de la BCEAO et de la CB…).

Le CAC doit apprécier l’efficacité du contrôle interne au regard des facteurs suivants:
– la structure organisationnelle de l’établissement, l’existence d’un suivi administratif des
opérations et des risques (middle-office) ;
– l’implication des dirigeants dans la définition des délégations de fonctions et de la limite des
pouvoirs de chacun ;
– l’existence d’un contrôle de gestion ;
– la mise en place d’outils de supervision et de suivi des activités.
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L’ENCADREMENT LÉGAL ET LA DÉMARCHE
D’AUDIT
7. Approche du contrôle interne

L’évaluation du contrôle interne dans les établissements de crédit doit prévoir:


• l’identification des points de contrôles clé: ces contrôles, communs à la plupart des transactions revêtent les formes
suivantes :
– procédures d’autorisation des opérations, de suivi du respect des limites assignée à chaque intervenant ;
– procédures d’analyse de l’activité ;
– procédures de confirmation systématique ;
– procédures de rapprochement bancaire et de suivi des comptes de suspens ;
– procédures de restriction d’accès aux moyens de paiement.

• la programmation de contrôles informatiques: la dépendance des établissements de crédit vis-à-vis de l’informatique doit
conduire le CAC à identifier et à vérifier, chaque année, les contrôles généraux informatiques qui contribuent à la fiabilité des
systèmes comptables(contrôles relatifs à la sécurité de l’information, à l’acquisition, au développement et à la maintenance des
systèmes, aux procédures d’exploitation et d’administration des systèmes d’information ).

• la revue des procédures de supervision(procédures de suivi des risques sur la clientèle, procédures de suivi des risques de
marché et du risque de contrepartie interbancaires)

• la revue des procédures d’inspection ou d’audit interne.

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PRINCIPAUX CYCLES DE CONTRÔLE

Les principaux cycles dans le domaine bancaire sont les


suivants :

– moyens de paiement ;
– crédits et engagements ;
– dépôts de la clientèle ;
– opérations de marché ;
– opérations financières pour le compte de la clientèle ;
– capitaux propres et assimilés et provisions pour risques
et charges.
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PRINCIPAUX CYCLES DE CONTRÔLE
1. Les moyens de paiements

• Sont considérés comme moyens de paiement selon la loi bancaire, « tous les
instruments qui, quel que soit le support ou le procédé technique utilisé,
permettent à toute personne de transférer des fonds. Il s’agit notamment des
chèques bancaires, chèques de voyage, cartes de paiement et de retrait,
virements ou avis de prélèvement, cartes de crédit et transferts
électroniques de fonds ».

• Les moyens de paiement regroupent donc toutes les opérations permettant un


transfert de fonds: chèques, cartes de paiement, effets, virements, prélèvement
et opérations de caisse.

• Un système de paiement peut se définir comme un ensemble d’instruments, de


règles et de procédures, destiné à réaliser des transferts de fonds entre
établissements bancaires et financiers.
• Les risques attachés au cycle des moyens de paiement concernent la fonction
informatique, les ressources humaines ou la fraude.
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PRINCIPAUX CYCLES DE CONTRÔLE
1.Les moyens de paiements

• Trois types de comptes liés aux opérations de moyens de paiement doivent faire l’objet
d’une analyse: les comptes de confrères et correspondants (nostri et lori) et les comptes
de suspens, au sens large.
– Les comptes nostri sont les comptes ouverts par la banque auprès d’autres établissements
financiers, où se dénouent les opérations de moyens de paiement. Leur revue passe par une
analyse des rapprochements bancaires et des contrôles réalisés par la banque sur ces
rapprochements, et notamment les analyses d’antériorité, de nature et de montant des
suspens en rapprochement.
– Les comptes lori sont les comptes ouverts par d’autres établissements financiers auprès de la
banque ; les opérations de moyens de paiement se dénouent également sur ces comptes. La
revue de ces comptes passera par l’analyse des réclamations reçues des correspondants.
– L’analyse des comptes de suspens, d’encaissement ou de passage se fait en liaison avec la
compréhension et l’analyse des schémas comptables effectués lors de la revue du contrôle
interne.

• Les comptes de trésorerie (caisse) doivent également faire l’objet d’une revue fondée sur
l’obtention et l’analyse des états d’inventaire et des soldes atypiques (caisses créditrices
notamment).
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PRINCIPAUX CYCLES DE CONTRÔLE
2. Crédits et engagements

• Constitue une opération de crédit, selon la loi bancaire,


« tout acte par lequel une personne, agissant à titre onéreux :

1) met ou promet de mettre des fonds à la disposition d'une autre


personne ;

2) prend, dans l'intérêt de celle-ci, un engagement par signature tel


qu'un aval, un cautionnement ou une garantie.

• Sont assimilés à des opérations de crédit, le crédit-bail et, de


manière générale, toute opération de location assortie d'une option
d'achat ».
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PRINCIPAUX CYCLES DE CONTRÔLE
2. Crédit et engagements

On peut regrouper les différents types de crédit à partir de leurs caractéristiques essentielles :
– le crédit par signature correspond à un engagement de la banque envers son client sans
mouvement de trésorerie sur le principal. Il sera, par conséquent, comptabilisé au hors-bilan
de la banque ;
– le crédit « classique », par opposition au crédit par signature, se caractérise par des
mouvements de trésorerie auprès des clients : il est de ce fait comptabilisé à l’actif du bilan
de l’établissement qui l’a consenti ;
– les créances commerciales représentent une forme spécifique de l’activité de crédit des
banques dans le refinancement des entreprises. Les crédits à l’exportation, peuvent aussi
être inclus dans cette catégorie ;
– les comptes ordinaires débiteurs intègrent aussi bien les découverts que les facilités de
caisses permettant d’une manière générale de financer l’exploitation courante des
sociétés.

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PRINCIPAUX CYCLES DE CONTRÔLE
2. Crédit et engagements
• Comptabilisation d’un crédit classique :
Elle s’effectue en trois étapes :
 Ouverture du crédit confirmé par la banque : Dès que
la banque donne son engagement irrévocable

• D 903 Engagements de financement donnés en faveur de


la clientèle X

• C 9803 Contrepartie des engagements donnés en faveur de


la clientèle X

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PRINCIPAUX CYCLES DE CONTRÔLE
2. Crédit et engagements

 L’utilisation du crédit par le client: Dès la mise à disposition des fonds, le


hors-bilan est extourné :

– D 9803 Contrepartie des engagements donnés en faveur de la clientèle X


– C 903 Engagements de financement donnés en faveur de la clientèle X

Puis les comptes de la classe 2 du bilan entrent en jeu

– D 20 Crédits à la clientèle
– C 251 Comptes ordinaires du client
707 Commissions d’engagement

Remarque: En matière d’audit, le montant total du crédit accordé doit être égal au solde
du compte 20 « crédits à la clientèle », plus le solde du compte « engagements de
financement donnés à la clientèle » correspondant à la fraction du crédit non encore
utilisée par le client au moment de l’arrêté des comptes.
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PRINCIPAUX CYCLES DE CONTRÔLE
2. Crédit et engagements

 Le remboursement du crédit: À chaque remboursement du client, la banque doit passer une écriture
dans laquelle on différencie la part des intérêts et celle du remboursement du capital.

– D 251 Compte ordinaire du client X

– C 20 Crédits à la clientèle X
332 Créditeurs divers (TVA collectée) X
702 Produits d’exploitation bancaire, intérêts X

• Si l’échéance est impayée, elle est alors imputée au compte « Créances impayés »:

– D 251 Compte ordinaire du client X

– C 291 Créances impayées X

• Lors des arrêtés de comptes, on calcule la part des intérêts courus non échus ainsi que le niveau des
provisions nécessaires compte tenu du risque lié au crédit

– D 203 Créances rattachées X

– C 702 Produits d’exploitation bancaire, intérêts X


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PRINCIPAUX CYCLES DE CONTRÔLE
2. Crédit et engagements

 Les créances douteuses doivent être provisionnées comme suit:

D 664 Dotations aux provisions

C 299 Provisions sur créances douteuses

 Lorsque les provisions deviennent sans objet, elles doivent être reprises:

D 299 Provisions sur créances douteuses

C 764 Reprises de provisions

Lorsque la créance est devenue irrécouvrable, elle doit être passée en perte

D 669 Pertes sur créances irrécouvrables

C 251 Compte ordinaire du client


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PRINCIPAUX CYCLES DE CONTRÔLE
2. Crédit et engagements
Comptabilisation d’un crédit d’escompte
Elle s’effectue en quatre étapes :
1 Ouverture d’une autorisation d’escompte: La banque ouvre une ligne d’escompte au
client. Le contrat fixe le plafond d’escompte, le taux, la durée, les sûretés. Cette autorisation
entraîne une écriture en hors bilan :

– D 903 Plafond escompté, engagements donnés X

– C 98 Contrepartie des engagements X


(Donnés – Plafond d’escompte)

2 Entrée en portefeuille: Dès réception des effets endossés à son ordre, la banque
enregistre les produits d’exploitation bancaires : agios représentent l’intérêt du capital,
commissions et TVA, ce qui entraîne l’écriture suivante :

– D 20 Crédits à la clientèle – effets de commerce X

– C 251 Compte ordinaire client X


70 Produits d’exploitation bancaire - agios
70 Produits taxables - commissions X
33 TVA à reverser X
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PRINCIPAUX CYCLES DE CONTRÔLE
2. Crédit et engagements
Comptabilisation d’un crédit d’escompte

On ajuste le hors bilan pour le montant exploité dans le cadre du plafond :

– D 98 Contrepartie des engagements donnés – plafond d’escompte X

– C 903 Engagements donnés – plafond d’escompte X

3 Sortie pour recouvrement et échéance des effets escomptés

– D 114 Compte ordinaire Banque Domiciliatrice X

– C 20 Crédits à la clientèle, effets commerciaux X

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PRINCIPAUX CYCLES DE CONTRÔLE
4 Impayés à l’échéance de l’effet

Si l’effet est impayé à l’échéance, la banque comptabilise, si le compte de son client le


permet, l’écriture suivante :

– D 251 Compte ordinaire client X

– C 70 Commissions X
36 TVA à reverser X
114 Compte ordinaire Banque domiciliataire X

Le « compte ordinaire client X » est débité des frais dus à l’impayé en sus du principal.

Si le compte du client ne permet pas de lui comptabiliser en débit, on comptabilise alors :

• D 209 Valeurs non imputées – effets impayés X

• C 114 Compte ordinaire Banque domiciliataire X

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PRINCIPAUX CYCLES DE CONTRÔLE
2. Crédits et engagements
Le cycle Crédit est l’un des plus risqué des processus bancaires du fait :
– des risques potentiels élevés très dépendants des facteurs économiques externes et difficilement
mesurables en instantané . Les risques de crédit ou de contrepartie sont liés à la détérioration de la
situation de l’emprunteur ou de la valeur des garanties obtenues par l’établissement entraînant le
non-remboursement partiel ou total de la créance (et par assimilation, lorsque l’établissement est
appelé en garantie au titre d’engagements donnés). Ces risques peuvent être intensifiés par la
situation de certains marchés ou secteurs d’activité mais aussi par la politique d’octroi et de
diversification des encours retenue par l’établissement;

– d’une volumétrie généralement considérable qui rend insuffisante l’approche traditionnelle fondée sur
la revue des stocks ;

– d’un éloignement géographique entre les Front – Offices, Back – Offices et le siège qui oblige à un
contrôle interne très structurant et à un dispositif de pilotage et filtrage de l’information complexe ;

– d’un cadre contractuel difficile à appréhender dans sa globalité (nature et tarification de l’offre 36
commerciale, prestations internes, gestion des partenariats).
PRINCIPAUX CYCLES DE CONTRÔLE
2. Crédits et engagements

Les principales zones de risque devant attirer l’attention de l’auditeur sont :

– les procédures d’engagement et d’octroi des prêts. Ces procédures doivent respecter
la réglementation prudentielle. Le rôle du contrôle interne est de s’assurer que le niveau
de prise de risque est compatible avec la politique de risques définie par l’établissement ;

– les procédures d’identification des créances compromises et de leur déclassement


en créances douteuses. Les systèmes de gestion doivent permettre un déclassement
automatique des échéances impayées immobilisées et douteuses et un provisionnement
systématique des intérêts rattachés.

• En pratique, l’analyse des procédures relatives aux crédits peut se dérouler en 3 étapes :
– Analyse des procédures d’engagement
– Revue de procédures de gestion de créances saines
– Examen du dispositif de suivi des risques.
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PRINCIPAUX CYCLES DE CONTRÔLE
2. Crédits et engagements

L’audit des crédits doit prendre la forme de rapprochement entre les données de gestion et
celles de la comptabilité. Il s’agit de s’assurer :
– du correct rapprochement entre les bases de gestion et les bases comptables concernant
l’encours des crédits;
– du rapprochement entre toutes les chaînes de gestion et les chaînes comptables ;
– du cadrage entre les comptabilités auxiliaires et la comptabilité générale ;
– de l’analyse des états d’anomalies ;
– de l’analyse des suspens « informatiques ».

• La sélection des principaux encours doit répondre à une couverture optimale des crédits
vérifiés. Les critères de sélection retenus peuvent se décliner de la façon suivante :
– sélection des principaux crédits en montant brut ;
– sélection des principaux dossiers présentant un risque net fort (le risque net s’entend comme
la différence entre le montant du crédit et les provisions déjà constatées) ;
– sélection des principaux crédits en fonction de l’antériorité des impayés;
– sélection de dossiers choisis aléatoirement. 38
PRINCIPAUX CYCLES DE CONTRÔLE
2. Crédits et engagements

• À partir de la sélection effectuée, l’auditeur devra se prononcer sur le


niveau de provisionnement de l’ensemble de l’encours du client à partir de :

– l’analyse de la situation financière du client (états financiers, cotations…) ;


– l’analyse de la situation juridique du dossier (correspondances échangées,
assignations, décisions des tribunaux…) ;
– le niveau des garanties et sûretés détenues par la banque (états hypothécaires,
nantissements, cautions…).

• Des fiches de crédit par dossier sont généralement constituées, présentant


la nature de l’opération, les montants en jeu, les éventuelles procédures
judiciaires en cours, l’évaluation des garanties et les conclusions en terme
de couverture de risques.
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PRINCIPAUX CYCLES DE CONTRÔLE
3. Dépôts de la clientèle

• Les dépôts de la clientèle sont définis comme suit : « ……les fonds qu'une personne recueille
d'un tiers, notamment sous forme de dépôts, avec le droit d'en disposer pour son propre compte,
mais à charge pour elle de les restituer…. ».

• Les dépôts de la clientèle peuvent se présenter sous plusieurs formes :

– comptes ordinaires créditeurs (dépôts à vue). Ces comptes peuvent à tout moment être
retirés sans préavis. Ils permettent de bénéficier des services de caisse et autres services
de la banque ;
– comptes d’épargne à régime spécial (livrets ordinaires, CEL et PEL). Ils permettent au
client de disposer de leur épargne alors que celle-ci est rémunérée ;
– comptes à terme : les dépôts sont bloqués pour une durée librement négociée entre le déposant
et l’établissement. Les intérêts sont payables à terme échu. Ces comptes sont soumis à un
prélèvement obligatoire au titre de l’impôt sur le revenu et autres prélèvements sociaux.

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PRINCIPAUX CYCLES DE CONTRÔLE
3. Dépôts de la clientèle
Dépôts à vue

– D 10 Caisse X
– 251 Compte ordinaire client A X
(Dépôt d’espèces)

– 37 Chèques à encaisser X
– 251 Compte ordinaire client A X
(Dépôt d’espèces)
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PRINCIPAUX CYCLES DE CONTRÔLE
3. Dépôts de la clientèle
Dépôts à terme ou Epargne
D 10/37 Caisse/Chèque X
C 252/253 DAT/Epargne X
(Dépôt)

D 602 Intérêts dus X


C 252/253 DAT/Epargne X
(Intérêts de la période)

D 602 Intérêts dus X


C 252/253 Dettes rattachées X 42
PRINCIPAUX CYCLES DE CONTRÔLE
3. Dépôts de la clientèle
Les risques associés à ce cycle se répartissent comme suit:
• Les risques financiers comprennent :
– le risque de liquidité(capacité de répondre à des retraits significatifs des dépôts de la clientèle) ;
– le risque de change(lorsque les dépôts ne sont pas replacés dans la même devise) ;
– le risque de taux.
• Le risque de contrepartie peut se décomposer en :
– un risque de défaillance : impossibilité pour le client de rembourser ses crédits à l’échéance ;
– un risque d’exposition qui est lié aux caractéristiques du crédit consenti et notamment son profil
de remboursement.
L’évaluation a priori de ce risque suppose une estimation de la date à laquelle la défaillance du
client interviendra.
• Les risques opérationnels ou administratifs sont de plusieurs natures :
– défaillance dans les systèmes d’information ;
– erreurs d’enregistrement ;
– sous-évaluation des produits (intérêts débiteurs ou créditeurs) ;
– utilisation frauduleuse de dépôts ;
– erreurs déclaratives auprès de l’administration fiscale.
• Les autres risques( comptes dormants, personnels, comptes de passage, de valeurs non
imputées)
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PRINCIPAUX CYCLES DE CONTRÔLE
3. Dépôts de la clientèle
• L’évaluation des procédures d’ouverture de comptes peut reposer sur le contrôle du respect
des points suivants :
– existence de critères de sélection à l’ouverture ;
– existence d’une procédure écrite d’ouverture de comptes comprenant notamment : un système
d’autorisations par le responsable compétent, une séparation des fonctions distinguant les personnes
habilitées à enregistrer les mouvements sur le compte des personnes habilitées à ouvrir les comptes,
la constitution d’un dossier sur le futur client permettant par la suite d’alimenter les systèmes de
notation interne (identité, revenus ou capacité, domicile, etc.) et, dans le cas des sociétés, le contrôle
de la validité des pouvoirs des mandataires sociaux ;
– existence d’une procédure de mise à jour des informations permanentes (adresses, conditions de
rémunération, etc.).

• L’auditeur devra toutefois effectuer à chaque clôture :


– un contrôle des rapprochements entre les chaînes de gestion et les chaînes comptables ;
– une analyse des comptes de suspens ;
– un contrôle des rapprochements entre bases de réescompte des revenus en gestion et en
comptabilité générale ;
― une confirmation directe sur un échantillon de clients.

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AUDIT BANCAIRE

FIN
MERCI DE VOTRE PATIENCE

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Bibliographie
 DOV Ogien Comptabilité et audit bancaire, édition DUNOD
2e édition
 BERNET-ROLLANDE Luc Principes de technique bancaire,
édition DUNOD 25e édition
 Loi bancaire UMOA
 PCB UMOA
 Dispositif prudentiel UMOA
 Recueil des instructions relatives à la comptabilisation et à
l’évaluation des opérations
 Circulaire CB N°003/2011
 Circulaire CB N°004/2011

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