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Etude d'un pont dalle à trois travées en béton armé

 Le tablier du pont est une dalle ayant une travée centrale et deux travées de rive. Les piles sont
constituées de deux fûts. Le tablier repose sur ses piles et culées par l’intermédiaire de 16
appareils d’appuis en néoprène fretté (4 par pile et 4 par culée). (voir plan)
 Des butées transversales de blocage au niveau des culées empêchent le déplacement du tablier
dans le sens Y. (voir détails)
 Le mur garde-grève est dimensionné pour être fusible afin de permettre au tablier de se déplacer
librement sans transmettre d'effort important aux fondations des culées en cas de séisme. (voir
détails).
 L’ouvrage est dimensionné pour rester élastique sous séisme (coefficient de comportement q = 1)
 Caractéristiques mécaniques du béton( tablier, piles et culées) : fc28 = 25 MPa E = 32000 MPa
 La masse du tablier (poids propre de la dalle et des équipements) est prise égale à 822 tonnes.
C'est cette masse qui sera prise en compte pour le calcul sismique.
 La raideur d'un appui néoprène est fonction de leur module de déformation transversal G, de leur
section axb et de leur épaisseur e de néoprène.
Dans notre cas G = 1,2MPa axb = 0,400x0,400 = 0,16 m2 e = 0,05m
d'où kappui néoprène= G.a.b/e = 1,2x0,4x0,4/0,05 = 3,84MN/m

Spectre de dimensionnement du séisme


a(T) [m/s2] Spectre de réponse
en accélération pour
 Ouvrage de classe 1 du titre II du fascicule 61 6,75 les mouvements
 Classe d’ouvrage C horizontaux
 Nice, zone II
 Graves sableuses: catégorie b
 Sol de catég. b sur 21m d’épaisseur : siteS2 4,05./T
 Béton armé
 Terrain à pente régulière
 Coefficient de comportement q=1
T [s]
0,6

1. Etude vis à vis de la composante X du séisme, sollicitation longitudinale.

1.1 Modélisation.
Vis à vis des composantes X et Y le tablier est un diaphragme infiniment rigide dans lequel les
masses sont concentrées. Une seule masse en mouvement sur des porteurs verticaux de
raideur totale k.

1.2 Détermination de la raideur d'une pile en considérant que chacun des deux fûts d’une
pile est surmonté de deux appuis néoprène et constitue un assemblage de ressorts en
série et en parallèle (voir l'annexe jointe sur ces associations de ressort).

Sur un fût, les deux appuis néoprènes sont en parallèle. La partie béton et les deux appuis
sont en série donc:
k2appuis néoprène = 2xkappui néoprène = 2x3,84 MN/m
kfut béton = 3.E.I/L3 = 61,55MN/m car le fût est encastré en pied et articulée en tête avec
E = 32000 MPa L = 5,50m I = 2,50x0,803/12 = 0,107 m4
1/ kfût béton + 2appuis néoprène = 1/ kfût béton + 1/ k2appuis néoprène = 1/ 61,55 + 1/ (2x3,84) d'où
kfût béton + 2appuis néoprène = 6,83 MN/m
kpile = 2xkfût béton + 2appuis néoprène = 2x6,83 = 13,66MN/m

1.3 Pour chaque culée on considère que l'ensemble chevêtre et poteaux enterrés est
infiniment rigide devant la raideur des 4 appuis néoprène. Calcul de la raideur de
chaque culée.

Le chevêtre et les poteaux sont infiniment rigides donc

Gerald.hivin@ujf-grenoble.fr août 2007


kculée = k4appuis néoprène = 4xkappui néoprène = 4x3,84 = 15,36 MN/m

1.4 Détermination la raideur totale du pont

ktotal = 2xkculée + 2xkpile = 2x15,36 + 2x13,66 = 58,04 MN/m

1.5 Valeur de sa période propre

T = 2..(822000/58,04.106)1/2 = 0,75s

1.6 Accélération maximale subie par le tablier

D'après le spectre pour cette période propre, il correspond a = 4,05/0,75 = 5,4m/s2

1.7 Force sismique et le déplacement maximum du tablier.

F = M.a = 822000x5,4 N = 4,44MN et X = F/K = 4,44/58,04 = 0,076 m = 76mm

1.8 Force reprise par chaque appui néoprène.

Fculée = kculée.X = 15,36x0,076 = 1,168 MN d'où F appui néoprène culée = 1,168/4 = 0,294 MN
Fpile = kpile.X = 13,66x0,076 = 1,04 MN d'où Fappui néoprène pile = 1,04/4 = 0,260 MN

294kN 260kN 294kN


260kN
4440kN
294kN 260kN 294kN
260kN

294kN 260kN 294kN


260kN
294kN 260kN 294kN
260kN

2 Etude vis à vis de la composante Y du séisme, sollicitation transversale .

2.1. Modélisation
Le tablier est bloqué transversalement par des butées. Le tablier peut être considéré comme
un diaphragme infiniment rigide. (en fait k = 48EI/L 3 = 3130 MN/m d'où T = 0,1s)

2.2. Analyse modale spectrale : raideur, période, accélération spectrale et force sismique
transversale
La raideur est quasi infinie, la période propre est quasi nulle donc l'accélération est 6,75 m/s 2
F = M.a = 822000x6,75 N = 5,55MN

2.3. Cheminement de cette force dans les piles et culées.

Les appuis néoprène ne sont pas sollicités. Ce sont les butées qui reprennent chacune la
moitié de l'effort sismique, soit 5,55/2 = 2,77MN

2770kN
5550kN 2770kN

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Plans

Z
Y
X

9,70 16,20 9,70

60
Z 80 80

Appui néoprène

Tablier

Chevêtre

Z Butée
transversale
Coupe
Z transversale Y
sur pile
Y Coupe transversale sur culée (détail)

Partie fusible du mur garde-grève

Dalle de
Tablier
transition

Chevêtre
Coupe transversale en Z
tête de culée
X

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Annexe: Association de ressorts en série et en parallèle

X1 X2 X
ke
k1 k2 F
F
X1+X2

F = k1.X1 d'où X1 = F/k1


F = k2.X2 d'où X2 = F/k2
F = ke.[X1+X2] = ke.[F/k1+F/k2] Soit pour des ressorts en série 1/ke = 1/k1 + 1/k2

k1
X
ke
F
F

k2 X
F1 = k1.X
F2 = k2.X
F = F1+F2 = [k1+k2].X soit pour des ressorts en parallèle ke = k1 + k2

X1+X2 X
X2
F F
k2
F = k1.X1 d'où X1 = F/k1
X1 F = k2.X2 d'où X2 = F/k2
ke F = ke.[X1+X2] = ke.[F/k1+F/k2]
Soit pour des ressorts en série
k1
1/ke = 1/k1 + 1/k2

X X
X
F F
F1 = k1.X
F2 = k2.X
F = F1+F2 = [k1+k2].X
ke soit pour des ressorts en parallèle
k1 k2
ke = k1 + k2

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Etude d’un bâtiment sur isolateurs

Z
Y
X

a (T) [m/s2] Spectre de réponse


Le bâtiment étudié est en béton armé (fc28 = 30 en accélération du
MPa) et il est constitué d’un parallélépipède de séisme étudié
50x18x7,20m posé sur 6 poteaux rectangulaire et 5,0
sur un tube cylindrique (voir coupe et plan de
fondation). 1,5/T
La partie basse du parallélépipède est faite de 2
dalles de 25 cm d’épaisseur, espacées de 1,5m
mais liaisonnées par un réseau bidirectionnel de
poutres (voir coupe et plan de coffrage du T [s]
plancher). 0,3

La couverture est un bardage reposant sur une


ossature métallique.

Pour le calcul de la masse sismique M = G+0,25Q


on donne G = 23000 kN et Q = 3600 kN

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position des futurs
appuis néoprènes

Z
X

Plan de
fondation

Y
X

Plan de coffrage du plancher


Y

Isolateur néoprène

Réalisation des poteaux

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Le maître d’ouvrage a installé 2 stations accélérométriques dans la bâtiment. L’une des stations est
installée dans un local au niveau du sol (local réserve), l’autre est installée à l’étage du bâtiment
(centre pédagogique). Le pic d’accélération du séisme est élevé : 0,08g. En haut du bâtiment le signal
est radicalement différent suivant les composantes horizontales.

Composante
Verticale

Composante
Nord Sud

Composante
Est Ouest

Accélérogramme a=f(t) Mesures au niveau du sol

Composante
Verticale

Composante
Nord Sud

Composante
Est Ouest

Accélérogramme a=f(t) Mesures à l’étage du bâtiment

Spectres de
Fourier des
accélérations

Mesures à l’étage
du bâtiment

Mesures au
niveau du sol

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Initialement le parallélépipède est supposé lié mécaniquement aux poteaux et au tube par des
encastrements.

1. Modélisation.

Le parallélépipède de 50x18x2m à la base du bâtiment est une


boîte infiniment rigide vis-à-vis des efforts horizontaux. Les
murs de 5,20m de haut participe aussi à en faire une boîte
rigide sur des porteurs verticaux (6 poteaux et un tube) souples
suivant X et Y

2. Calcul des raideurs de chaque porteur dans le sens X et dans le sens Y


k = nEI/L3 avec n = 12 car porteurs bi-encastrés, L = 7,90m

Ix poteaux = 2,50x13/12 = 0,2083 m4 kx poteaux = 173,3 MN/m


Iy poteaux = 2,503x1/12 = 1,3021 m4 ky poteaux = 1083,2 MN/m
Itube = π(7,74-6,34)/64 = 95,23 m4 ktube = 79222 MN/m

3. Analyse modale spectrale suivant la composante X du séisme déterminer la période propre


de la structure et la force sismique agissant sur le bâtiment. En déduire la force sollicitant
chaque porteur verticaux (poteau et tube). Les représenter sur un croquis.

kx total = 6x173,3 + 79222 = 80262 MN/m


M = G + 0,25.Q = (23000 + 0,25x3600).1000/9,81 = 2436.10 3 kg
T = 2.π.(2436.103/80262.106)1/2 = 0,035s
a = 5 m/s2
F = 2436.103x5 N = 12,18 MN
Cette force est quasi totalement reprise par le tube du fait de sa grande raideur.

4. Comportement suivant Y
Suivant Y il y un fort risque de torsion car le barycentre des
raideurs est à peu près au centre du tube, alors que le centre
de gravité (point d’application de la force sismique) est au
milieu de la dalle
L’excentricité de torsion est de 25 – (10,2+3,5) = 3,5m
e

5. Comportement suivant Z
Suivant Z les deux dalles liées par les poutres forment un caisson qui doit résister à la flexion
simple. Attention à l’importance du porte à faux au-delà du tube.

Solution finalement adoptée : Le parallélépipède est posé sur 27 isolateurs dont l’épaisseur de
néoprène vaut 120mm et le module de déformation transversal G = 0,67MPa :
 2 appuis néoprène de surface 670x670mm en tête de chacun des 6 poteaux
 15 appuis néoprène de surface 550x550mm répartis sur le pourtour et au sommet du
tube.

6. Raideurs de chaque appui néoprène. Conclusion sur la nouvelle raideur du bâtiment dans
le sens X et dans le sens Y.

Les appuis néoprène se déforment au cisaillement donc


k = GS/e avec G = 0,67 MPa et e = 0,120m

pour un appui sur poteau 670x670 k1 = 0,67x0,67x0,67/0,12 = 2,506 MN/m et


pour un appui sur le tube 550x550 k2 = 0,67x0,55x0,55/0,12 = 1,689 MN/m

Les appuis néoprène sont beaucoup plus souples que les poteaux et le tube. On calcule donc
seulement la raideur de ces appuis, soit :
ktotal = 12 k1 + 15 k2 = 55,41 MN/m dans les deux sens X et Y

7. Excentricité de torsion

Gerald.hivin@ujf-grenoble.fr août 2007


Avec l’origine au centre du tube :
xT = Σkixi/Σki = [0 + 4x2,506.(12,10 + 20,7 + 29,3)]/55,41 = 11,23m
D’où l’excentricité de torsion e = 25 – (11,23 + 10,20 +3,50) = 0,07 m
Soit une excentricité très faible et donc un risque de torsion très faible.

8. Analyse modale spectrale dans le sens X et dans le sens Y

T = 2.π.(2436.103/55,41.106)1/2 = 1,32s
a = 1,5/1,32 = 1,14 m/s2 5cm
F = 2436.103x1,14 N = 2,774 MN 12cm
x = F/K = 2,774/55,4 = 0,05m = 5 cm
Les isolateurs divisent par 4 la force sismique et le déplacement reste acceptable.

9. Schéma des efforts repris par chaque poteau et par


le tube vis-à-vis de la composante X du séisme

La force sur chaque appui néoprène est : 251 kN


appui de poteau 2774x2,506 / 55,4 = 125,5 kN
1269 kN
appui sur le tube 2774x1,689 / 55,4 = 84,6 kN
Soit 2x125,5 = 251 kN pour chaque poteau et 2774 kN
15 x 84,6 = 1269 kN pour le tube.

10. En fait il est


prévu d’équiper
l’ouvrage réel
non seulement
d’appui
néoprène mais Position des 16 amortisseurs
aussi
d’amortisseurs
visqueux.

Isolateur à déformation Photos E. Augustin Lucile

Réalisation des poteaux .


Densité de ferraillage

Remarque : Calcul de la raideur de l’association porteur en béton + appuis néoprène.


La raideur des poteau et tube est alors du type 3EI/L3 (au lieu de 12EI/L3) soit 4 fois moins et
l’association en série donne :
pour le poteau 1/ke = 1/(173,4/4) + 1/(2x2,506) d’où ke = 4,49MN/m (au lieu de 2x2,506 = 5,01 )
pour le tube 1/ke = 1/(79222/4) + 1/(A5x1,689) d’où ke = 25,30MN/m (au lieu de 15x1,689 =
25,33)
Soit k total = 6x4,49 + 25,3 = 52,2 MN/m (au lieu de 55,4) soit T = 1,36 s d’où a = 1,11m/s 2 et F =
2692 kN soit 232 kN sur chaque poteau et 1303 kN sur le tube

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Etude du bâtiment à deux étages

Zone
étudiée

Joint
parasismique
- L’ensemble du bâtiment fait 35.000m2.

- Le rez-de-chaussée est à usage de parking

- Compte tenu de la nécessité de grandes


portées ‘ouvertes’ pour la circulation aussi
bien au RdC que dans les zones
commerciales, la structure est de type
poteaux- poutres.
Joint : 25cm
- L’ensemble de la structure est séparé en
quatre parties par des joints de dilatation
parasismiques (10cm autour des noyaux et Joint :
10cm
à +5,30m, 15cm à +10,60 et 25cm à
+15,90). Joint : 15cm

- Notre étude ne portera que sur l’une de ces Joints parasismiques


4 parties : la zone dite LSM (libre service
meuble).

Structure
poteau poutre

Zone
Modélisation de la zone LSM LSM

Type de structure
- Structure sur deux niveaux de type poteaux
poutres en béton armé fc28 = 40MPa
- La structure poteaux, poutres, dalles
alvéolaires est désolidarisée de tous les
noyaux rigides (cages d’escalier et cages
d’ascenseurs).
- Fondations superficielles : semelles isolées
- Dallage au niveau 0 Z
- Dalle alvéolaire au niveau +5,30m. Y X
- Toiture en charpente bois lamellé collé à +15,90m
- Poteau du RdC : section 70cmx70cm, hauteur 5m Ferraillage
- Poteau de l’étage : section 60cmx60cm, hauteur 9,5m semelle

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Nature des liaisons +15,90

- Poteaux de rive considérés articulés dans Z


+5,30 X
les semelles de fondation, du fait de leurs
dimensions plus faibles.
- Poteaux intermédiaires encastrés dans
les semelles de fondation supposées très 8m 5x16m
rigides.
- Les liaisons poteaux poutres au niveau Z
+5,30 sont des encastrements Y
- Les liaisons tête de poteau – charpente
bois sont des articulations
9x8m

Encastrement
Articulation
poteau poutre
poteau- charpente

Bilan des charges


- Les charges au niveaux +5,30 sont G = 9,5 kN/m2 (poids du plancher à dalles
alvéolaires, des poutres et des demi poteaux) et une charge d’exploitation Q = 30
kN/m2 correspondant au stockage des meubles
- Les charges au niveau de la toiture sont G = 1 kN/m2 (poids de la charpente en bois
lamellé collé, de la couverture et des demi poteaux) et Q = 1 kN/m2
- Le calcul de la masse sismique est fait en prenant G+0,8Q au niveau +5,30 et G
seulement au niveau +15,90m
- Les combinaisons pour le calcul des sollicitations sont 1,35G+1,5Q à l’ELU normal, et
G+0,8Q+E à l’ELU accidentel.

Spectre de réponse en accélération du séisme. Spectre élastique normalisé

St Martin d’hères : zone de sismicité Ib an = 2 m/s2


Bâtiment de classe C
Type de sol : groupe c (sol de faible résistance Site S3 :
mécanique) TB = 0,45s, TC = 0,90s, TD = 4,44s
Sol du groupe c, sur plus de 10m d’épaisseur
Correction d’amortissement : ρ = (5/ ξ)0,4 = 1,093
béton armé, amortissement relatif ξ = 4%,
Coefficient d’amplification topographique (effet τ = 1,1
de site) 

a(T) = an. τ. ρ. RE(T) a


B C
Branche AB : RE(T) = 0,8+8T/3
Branche BC : RE(T) = 2 A D
Branche CD : RE(T) = 1,8/T

TB TC TD T

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Analyse modale spectrale de la structure suivant X
1. Cette structure peut être assimilée à un oscillateur double.
Cette structure peut être assimilée à un oscillateur double car le plancher et la toiture
sont en première approximation des diaphragmes rigides et les masses sont
concentrées dans les planchers
2. Calcul des masses sismiques m1 et m2 à considérer.
Masses sismiques m1 et m2 à considérer pour le calcul des modes propres :

Surface du bâtiment = (8+5x16).(9x8) = 6336m2


Charge surfacique à prendre en compte pour le calcul de la masse :
- au niveau +5,30m : G+0,8Q = 9,5+0,8x30 = 33,5 kN/m2
- en toiture : G = 1 kN/m2
Soit M1 = 6336x1000/9,81 =0,646.106 kg
M2 = 6336x33500/9,81 =21,64.106 kg M=
.106kg
3. Calcul des raideurs :

E = 11000.40 1/3 = 37620 MPa


Poteau intermédiaire du RdC : I = 0,74/12 m4 L = 5m k =12EI/L3 = 72,26MN/m
Poteau de rive du RdC : I = 0,74/12 m4 L = 5m k =3EI/L3 = 18,065MN/m
Poteau de l’étage I = 0,64/12 m4 L = 9,5m k = 3EI/L3 = 1,42MN/m
Raideurs des 4x7 = 28 poteaux de l’étage : k1 = 28x1,42 = 39,8MN/m
Raideurs des 30+40 poteaux du RdC : k2 = 30x18,065 +40x72,26 = 3432,3MN/m
4. Matrice des raideurs.

k1
K= = .106 N/m
k2

5. Périodes propres de la structure.

Det (K-Mω2) = (39,8-0,646 ω2).(3472,1-21,64 ω2)-39,82 = 0


Soit ω12=7,782 et ω22=12,71 2 d’où
T1 = 2.pi/7,78 = 0,81s et T2 = 2.pi/12,71 = 0,49s

Remarque : si on avait considéré chaque étage comme un oscillateur simple (ce qui
est faux) T1 = 2pi.(0,646/39,8)1/2 = 0,80s et T2 = 2.pi.(21,64/3432)1/2 = 0,50s

Analyse modale spectrale


Mode 1 Mode 2
Pour T1 et T2 les accélérations lues sur le spectre sont sur la branche BC

D’où a1 = a2 =2x1,1x1,093x2 = 4,81 m/s2

Les vecteurs propres sont i = ci.Di

avec Di = [Di,j] solutions de et

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Calcul du vecteur D dans notre cas :

D’où x = 0,018 et
On calcule alors la constante c1

Le vecteur propre est donc

6. Les accélérations sur chaque masse sont 

 m/s2 m/s2
8. La force maximale subie par chaque poteau
(du RdC et de l’étage) est F = M.a

8. Les déplacements maximums de chaque plancher s’obtiennent par : x = a/ω2


7.69/7,782 2,88/12,712 14,5cm
= 0,127m = 0,018m

4,67/12,712 3cm
0,14/7,782
= 0,029m
= 0,002m
Superposition
Mode 1 Mode 2 arithmétique

(1,42/39,8).4966 (1,42/39,8).1859
9. Représentation des = 177 kN = 66 kN
Forces sur chacun des 40
poteaux  intermédiaires (72,26/3432).3061 (72,26/3432).101027
(répartition au prorata des = 64 kN poteau courant = 2127 kN poteau courant
raideurs)
(18,06/3432).3061 (18,06/3432).101027
=16 kN poteau de rive =532 kN poteau de rive
Mode 1 Mode 2

24x16x( 1+ 0,8x1)
= 691kN 0,3x189kN
10. Combinaison de charges agissant sur
un poteau intermédiaire sous l’action des (1772+662)1/2 = 189kN
différents modes, des différentes directions 8x16x( 9,5+ 0,8x30)
horizontales du séisme et pour la = 4288kN 0,3x2128kN
combinaison G+0,8Q+E
(21272+642)1/2 = 2128 kN

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Pour information :
Comportement suivant Y

Identique au comportement suivant Y car les poteaux sont de section carrée et les
liaisons sont de même nature

Le bureau d’études a souhaité désolidariser les noyaux


rigides de la structure poteaux poutres

Pour d’une part éviter la torsion due aux noyaux rigides.


Efforts qui auraient certainement été trop importants

Choix du béton armé plutôt que du béton précontraint pour les poutres
Pas de possibilité de fissuration et de rotule plastique dans le béton
précontraint. Coefficient de comportement meilleur pour le béton armé
(souvent q béton précontraint = 0,3.q béton armé. Pour les structures de type
poteau poutre en béton armé dont le contreventement est assuré
uniquement par les portiques celui peut prendre couramment des
valeurs comprises entre 3 et 5.

Modèle réel de calcul

Compte tenu des masses importantes supportées par les racks de stockage, ils ont
été intégrés à la modélisation de la structure. Ceci afin de prendre en compte leur
propre comportement dynamique et leur interaction avec la structure en béton.
Initialement trop souples, ils ont été rigidifiés et leurs positions ont été modifiées pour
ne pas risquer l’entrechoquement avec les poteaux. Les efforts d’arrachement en
pied de rack ont nécessité le remplacement par endroit de la dalle alvéolaire par une
dalle pleine en béton armé d’épaisseur 30cm.

Poutre à inertie variable


Ferraillage de poutre
Les poutres à inertie variable ont permis de pouvoir localiser les
rotules plastiques dans les poutres (à 1,5m des appuis) et non dans
les poteaux. Cela respecte le principe de conception parasismique
‘poteau fort- poutre faible’ garantissant une meilleure stabilité en cas
de séisme. De plus l’encastrement au nœud poteau- poutre est plus
facile à garantir et à les dispositions constructives de ferraillage à
réaliser.

Joints de dilatation parasismiques 

Ils ont en fait une largeur de 10cm autour des noyaux et à +5,30m, 15cm à +10,60m
et 25cm à +15,90m.

Gerald.hivin@ujf-grenoble.fr août 2007


Fondations
Renforcement de sol
Les fondations ne sont pas liaisonnées
par des longrines. Donc les effets des
déplacements différentiels ont été pris Semelle 3x3x1m
en compte dans le calcul sismique (art
4.33 PS92). Sous chaque semelle,
une vingtaine de colonnes ballastées Graves compactées
de diamètre 30 ont été réalisées. La 4x4x3m
contrainte de calcul du sol est
d’environ 5 bars (au lieu de 1b avant Colonnes ballastées
renforcement). En terme de Φ = 30cm
développement durable, les colonnes
ballastées permettent de rendre un terrain après déconstruction sans inclusion de
béton dans le sol.

Sous certains poteaux très chargés, les colonnes ballastées ont été remplacées par
des inclusions rigides en béton surmontées d’un massif de sol vibré et compacté (dit
massif induit). C’est ce qui distingue ces inclusions des pieux.

Second œuvre

Pour satisfaire le critère E1 du chapitre 15 du PS 92 « objectif


sécurité : façades légères pour lesquelles il suffit de prévenir les
risques d’effondrement et de chute d’éléments dangereux pour les
vies humaines », les panneaux de façade légère (sandwich métal,
laine de roche, métal) ont nécessité une étude sismique spécifique.
De même au dessus des zones circulables, les vitrages sont en
verre feuilleté.

Cloisons courantes sont en ‘Siporex’ mais pour des problèmes de poids Façade légère
les cloisons de grande hauteur (10m) sont en ‘Placostyl’. La pose de
ces cloisons intègre les déformations possibles de la structure et surtout de la toiture.

Gerald.hivin@ujf-grenoble.fr août 2007

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