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Xinyue WEI

MASTER 1
MENTION « SCIENCES DU LANGAGE »
SPECIALITE « DIDACTIQUE DES LANGUES ET DES CULTURES
FRANCAIS LANGUE ETRANGERE ET LANGUE SECONDE »
UFR « HUMANITES »
UNVERSITÉ DE LILLE

Rapport de stage

UPE2A au Collège Charles Baudelaire & FLEA à l’École supérieure d’art du Nord-Pas-de-
Calais

Période de stage
06 février - 20 juin

12 avril - 08 juin

Année Universitaire 2017-2018


Session Juin
SOMMAIRE

INTRODUCTION 2
CONTEXTE DES STAGES 2
1.CONTEXTE DE LA CLASSE UPE2A AU COLLÈGE CHARLES BAUDELAIRE 2

1.1 Identification du Collège Charles Baudelaire 2

1.2 Environnement général du stage 3

1.3 La présentation du public 3

1.4 La nature du stage à la classe UPE2A 4


2.CONTEXTE DE LA CLASSE FLEA À ESA 4
2.1 L’identification de l’ESA 4
2.2 Environnement général du stage 5
2.3 La présentation du public 5
2.4 La nature du stage à la classe FLEA 6
LE DÉROULEMENT DES STAGES
3.RÉFLEXIONS À PROPOS DES THÉORIES SUR LA PRATIQUE DE 6
L’ENSEIGNEMENT
4.L’OBSERVATION 9
4.1 Descriptif global des activités 9
4.2 Réflexion sur l’observation 10
5. L’ENSEIGNEMENT 11
5.1 Difficultés avant l’enseignement 11
5.2 Le déroulement d’une séance détaillée 11

CONCLUSION 13
ANNEXES 14

1
INTRODUCTION
Pour le stage de ma première année de master de Didactique du Français Langue
Étrangère, j’ai effectué deux stages, l’un à la classe UPE2A au collège Charles Baudelaire à
Roubaix, et l’autre à l’École supérieure d’art du Nord-Pas-de-Calais au site tourcoing (ci-
après ESA). sur lesquels j’ai établi ce rapport de stage. Mais c’était également l’occasion de
m’initier au travail de recherche pour mon mémoire en m’intéressant à une question
spécifique.
Dans un premier temps, Je présenterai les deux lieux ainsi que les publics auxquels
j’ai eu l’occasion d’enseigner. Je parlerai également des tâches qui m’ont été assignées. Dans
un second temps, je présenterai synthétiquement ce que j’ai observé sur ces deux classes
différentes. Je détaillerai la manière dont j’ai abordé l’enseignement du FLE; et, afin
d’illustrer cette partie, je me concentrerai sur un cours en particulier choisi pour sa
pertinence vis-à-vis de la problématique de la partie théorique. Enfin, à partir de ces deux
expériences de stage, je donnerai également ma réflexion sur la pratique dans le domaine
FLE.

CONTEXTE DES STAGES


1. CONTEXTE DE LA CLASSE UPE2A AU COLLÈGE CHARLES BAUDELAIRE
1.1 Identification du Collège Charles Baudelaire
Le Collège Charles Baudelaire se situe 23 Avenue Le Nôtre, 59100, ROUBAIX, son
proviseur est Monsieur HUGUE. C’est un collège public qui a été fondé en 1973 et une cité
scolaire qui rassemble le lycée et le collège sur le même site. Le collège propose
l’enseignement de disciplines normales comme l'éducation physique et sportive, les
mathématiques, les langues, etc. Toutes les semaines, l’école propose diverses activités
sportives aux élèves. Dans ce collège, la classe Unité Pédagogique pour les Élèves
Allophones Arrivants ( ci-après UPE2A) a été établie il y a un peu près 15 ans. À l’heure
actuelle Monsieur TROCHU s’en occupe, il est aussi le tuteur professionnel pour mon
premier stage.

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1.2 Environnement général du stage
La classe UPE2A au collège Baudelaire n’est pas équipée de projecteur ni de grand
écran. L’enseignant déroule de préférence son cours de la manière “ classique ” en employant
le tableau pour montrer aux élèves. Mais dans la classe, il y a un ordinateur connecté à
Internet sur lequel on peut chercher les images pour les montrer aux élèves. La classe dispose
d’une vingtaine places, c’est suffisant pour les élèves, car ils ne sont pas nombreux.
L’objectif de la classe UPE2A est d’aider les enfant de 11-15 ans à maîtriser la langue
française afin qu’ils s’adaptent à la vie scolaire et s'intègrent dans la vie authentique. À cause
des niveaux hétérogènes de la maîtrise du français des élèves, chaque séance de cours se
sépare en deux parties (niveau A1, niveau A2 selon CECR ). L’enseignement se passe
alternativement selon le niveau, c’est-à-dire, quand Monsieur TROCHU s’occupe du niveau
A2, les élèves de niveau A1 font les exercices que le professeur leur a donnés avant.
Cependant, il y a avait deux ou trois exceptions durant mon observation du cours, les activités
collectives comme apprendre un chanson française, ou les exercices faits à deux en binôme
( un de A1, l’autre de A2 ).

1.3 La présentation du public


Dès le début, dans ma classe, il y avait 9 élèves venant de Russie-Tchétchénie (4), du
Maroc (3), d'Algérie (1) et de Bulgarie (1), qui sont tous âgés de 11 ans à 15 ans, dont la
langue maternelle est soit le russe soit l’arabe. Ils suivent les cours normaux du collège
ensemble avec leurs camarades français. La plupart d’entre eux s’inscrit aussi au collège
Baudelaire, et le reste suit les cours dans les autres collèges à Roubaix. Le nombre d’élèves
n’est pas stable, parce qu’il y a toujours de nouveaux élèves qui arrivent dans la classe, et
durant mon stage 3 nouveaux élèves ont rejoint la classe au fur et à mesure. Quand les élèves
réussissent l’examen DELF niveau B2, ils n’ont plus besoin d’étudier dans cette classe. De
plus, l’adaptation à la vie scolaire en France est le besoin principal pour tous les apprenants
dans la classe UPE2A, mais il est dommage que, par rapport au public à la FLEA de ESA, je
n’ai pas eu beaucoup de temps pour connaître tous les apprenants dans la classe pour analyser
les besoins de chacun. Comme mentionné précédemment le cours se sépare en deux niveaux
(A1, A2), mais dans les faits, il existe une grande divergence entre les niveaux de chaque

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élève. Trois élèves sont grandes débutantes, Un élève de niveau A1.1, trois élèves sont A1, un
élève est A2 et un élève est B1.

1.4 La nature du stage à la classe UPE2A


J’ai effectué mon stage à la classe UPE2A au collège Baudelaire du 6 février au 20 juin
tous les lundis après-midi de 14h à 17h et tous les mercredis matin de 9h à 12h. J’ai présenté
aussi le mardi matin de 8h à 10h de temps en temps selon mon emploi du temps. J’ai
commencé mon stage par l’observation du cours et de l’interaction, et l’assistance lors de la
phase d’activités individuelles selon les besoin des élèves. Quand Monsieur Trochu ne
pouvait pas s’occuper des élèves de deux niveaux en même temps. dans ce cas-là, j’ai aidé les
élèves à faire les exercices en expliquant le vocabulaire ou la consigne, et en corrigeant leurs
réponses. J’ai eu l'occasion d’effectuer un vrai enseignement après 2 mois de l’observation.
Je m’occupais du cours de français de 3h pour niveau A1 avec les matériaux pédagogiques
proposés par Monsieur Trochu ( cf. annexe 1). Parallèlement Monsieur Trochu enseignait le
cours au niveau A2 dans la même salle. Par contre il est évident que les élèves étaient plus
encadrés et profitaient plus de l’attention de l'enseignant,. De plus ils se déconcentraient
moins facilement qu’avant.

2.CONTEXTE DE LA CLASSE FLEA À ESA


2.1 L’identification de l’ESA

J’ai réalisé mon deuxième stage à l’École Supérieure d’Art du Nord Pas de Calais ( ci-
après ESA ) qui se situe au 36 bis rue des Ursulines, 59200, Tourcoing. C’est une école
supérieure d’art, héritière des écoles des beaux-arts, qui fut fondée en 2011 et accueille les
étudiants sur deux sites, Dunkerque et Tourcoing. J’ai effectué mon stage au site Tourcoing
avec mon tuteur Monsieur Virly dans la classe français langue étrangère d’Art ( ci-après
FLEA). La classe FLEA a ouvert ses porte en 2013 et a été conçue à l’intention des étudiants
non francophones désirant étudier aux Écoles Supérieures d’Art françaises. FLEA propose
aux étudiants une double formation combinant un apprentissage de français et une
préparation à l’intégration aux cursus des écoles supérieures d’art sous la forme d’ateliers
pratiques ( dessin, photo, volume, etc ) Monsieur Virly s’occupe non seulement de
l’enseignement du français mais aussi d’évaluer l’entrée des élèves dans la classe.

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2.2 Environnement général du stage

La classe de FLEA est équipée d’un projecteur et d’un ordinateur non connecté à Internet,
mais à l’école il y a un wifi gratuit auquel l’enseignant peut accéder. La formation dure une
année scolaire. Les étudiants FLEA ne suivent pas le cours avec les étudiants natifs de
l’école. Cependant, ils ont beaucoup d'occasions de les rencontrer, car l’école organise
fréquemment des activités, comme le vernissage d’une exposition ou une sortie scolaire. En
somme, la classe FLEA est une classe élaborée comme une phase de préparation des études
pour les étudiants internationaux, afin de leur faire connaître le déroulement de la classe dans
l’école supérieure d’art, de les préparer pour des études à venir et être plus compétitif aux
concours d’entrée aux écoles supérieures d’art.

2.3 La présentation du public


Cette école collabore beaucoup avec deux universités chinoises, même si le public visé
est international à la base, je n’ai eu l’occasion de voir que des chinois durant mon stage de
deux mois. Ce sont des jeunes entre 18 ans et 27 ans désirant étudier l’art en France. Il y a 21
apprenants dans la classe parmi lesquels 12 personnes venus grâce à un programme
d’échange avec leur université en Chine, c’est un peu comme Erasmus en Europe. Neuf
personnes se sont inscrites individuellement. Ils avaient eu 500 heures du cours français en
Chine et réussi le niveau A2 de TCF ou de TEF ( selon CECR).
Comme le public est un peu spécifique à part l’intégration à la vie scolaire à l’école de
beaux-arts en France, les besoins des apprenants sont plus précis, par exemple présenter leurs
oeuvres, aller au musée, voyager, communiquer avec les autochtones, etc. En conséquence,
hors du cursus arrangé par l’école, Monsieur Virly a souvent organisé des activités culturelles
pour que les apprenants comprennent bien l’art contemporain en France, par exemple, en
octobre dernier, ils sont allés visiter l’exposition biennale de Venise. Cependant hors de
l’école, les apprenants n’ont pas beaucoup d’occasions de pratiquer le français, car tous ces
apprenants chinois habitent dans une même résidence de cours et ils ne parlent pas le français
entre eux.
Après une année scolaire de FLEA, les apprenants de programme d’échange rentrent en
Chine, les autres feront l’inscription aux écoles supérieures d’art. Certains entre eux
étudieront à ESA.

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2.4 La nature du stage à la classe FLEA
Mon intention en effectuant mon deuxième stage était d’avoir plus d’occasions de
pratiquer l’enseignement du français langue étrangère, parce que pour mon premier stage,
j’avais fait beaucoup d’observation du cours, d’autant plus que quand j’ai enseigné aux
élèves de niveau A1 dans la classe UPE2A, les matériaux étaient déjà préparés par mon
tuteur. Par contre, pour mon deuxième stage, j’avais plus de liberté pour élaborer la fiche
pédagogique et organiser le déroulement du cours afin que je puisse pratiquer ce que j’avais
appris à la fac .J’ai ainsi effectué mon stage à ESA à partir du 12 avril jusqu’au 08 juin, tous
les lundis matins de 9h à 12h et tous les jeudis de 9h30-12:00, de 14h à 17h. Quand j’étais
disponible, je suis allée pour proposer de l’aide aux apprenants dans leurs autres cours
professionnels ( dessin, photo, sculpture, etc.) ou dans les activités culturelles, lors des sorties
au musée par exemple.
Je n’ai pas eu beaucoup d’occasions d’observer les cours et les 'interactions entre
l’enseignant et les apprenants. Ensuite, j’ai assisté le professeur lors de la phase d’activité
individuelle. J’organisais les cours comme une remplaçante quand mon tuteur était en
déplacement.

LE DÉROULEMENT DES STAGES


3. RÉFLEXIONS À PROPOS DES THÉORIES SUR LA PRATIQUE DE
L’ENSEIGNEMENT
Pour commencer, ce stage m’a permis de mettre en pratique les théories que l’on avait
apprises à l’école et d'analyser telle ou telle pratique pédagogique employée par un autre
enseignant en les observant. Si le retour des apprenants n’est pas conforme à nos attentes ou
correspond à l’exact inverse de ce qu’on attendait, c’est le moment d’avoir une réflexion sur
la stratégie utilisée, et également d’approfondir les connaissances apprises en classe.
Dans mon stage de UPE2A, j’ai fait l’analyse du comportement de l’enseignant dans les
interactions imprévues avec les apprenants et des “ les fausses questions ” proposées par
l’enseignant. Comme on avait appris que pour suivre un plan conçu préalablement,
l’enseignant devrait poser les “ fausses questions ” aux apprenants. Mais parfois la réaction
des apprenants est imprévue et dévie de ce que l’enseignant attend. Cette déviation peut

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inciter les apprenants à participer. D’après mes observations, j’ai constaté que cette déviation
et les fausses questions sont inévitables, car nous sommes dans une classe de langue. Derrière
des activités métalinguistiques telles que des conversations ou des exercices, il y a toujours
un objectif pédagogique. Mais on peut l’inclure dans la fiche pédagogique aussi. et il faudrait
mieux faire preuve de flexibilité pour ne pas les discours des apprenants.
Dans mon stage à FLEA, quand j’ai j’ai conçu la fiche pédagogique, j’ai beaucoup
réfléchi sur comment mettre en oeuvre la perspective actionnelle que j’avais apprise à l’école
cette année scolaire dans mon enseignement. Je me suis libérée de manuel, je possède mon
propre point de vue distinct. J’ai confiance en ma capacité à élaborer un cours sans le manuel.
Le choix des matériaux, les activités en cours, la tâche finale donnée aux apprenants, tous ces
éléments sont conçus autour du besoin des apprenants ( étudiants d’art ), j’ai tenté d’adapter
le cours non seulement à leur apprentissage du français, mais aussi à leurs spécialité. Les
ressources que j’ai utilisées dans mon cours sont authentiques. J’ai quand même tenté
d’utiliser des corpus d’enregistrement comme ressources dans mes cours. En respectant le
rôle social de chaque apprenant, j’ai pris en compte l’acte de langage dans mon
enseignement. J’ai aussi enseigné la culture et les habitudes françaises aux apprenants. De
plus, les jeux de langue de Roeland m’ont donné les idées pour attirer l’attention des
apprenants quand ils étaient fatigués et pour combler les vides.
Ensuite, à la différence de la simulation qu’on avait fait souvent en classe, ce stage m’a
permis d’avoir l’occasion d'organiser indépendamment le cours pour deux genres du public
différents ( enfants/adultes) en s’adaptant à leur niveau et à leurs demandes, Je détaillerai
dans le tableau ci-dessous.

stages UPE2A FLEA


Public Enfants de (11ans à 15ans) adultes
( +18ans)
nationalité hétérogène chinoises
niveau un groupe de A1.1 la plupart est de niveau B1
un groupe de A2-B1

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besoins - être capable de suivre les - être capable de suivre les
cours scolaires au cours à l’école supérieure
collège. d’art
- avoir des connaissances - enrichir les connaissances
de culture génétrale sur la sur l’art
France - besoin de convivialité
- se familiariser avec le
système scolaire du
collège
mon point de vue - La prise en compte de - Concevoir le cours autour
l’âge du public, les de l’art contemporain et
activités pédagogiques l’art moderne.
devraient être plus - Aider les apprenants à
ludiques avec plus établir un répertoire
d’images et de bandes professionnel dans ce
dessinées. domaine. - comme les
- Le choix de ressources apprenants arrivent en
pourraient être lié aux France, hors de leur
autres disciplines telle spécialité, donner des
que la géographie, cours concernant
l’histoire, les l’administration qui
mathématiques, etc. ainsi pourraient les concerner
qu’avec le tel que la CAF, le titre de
fonctionnement de séjour, le récépissé,
l’école. l’OFII.
- On pourrait faire raconter - Enseignement de la
aux apprenants leur vie langue orale, l’acte de
quotidienne et les choses langage, l’habitude de
qu’ils connaissent bien, langue devraient être pris
comme les vacances, les en compte pour que les
personnage de dessins apprenants puissent
animés, pour qu’ils aient s’intégrer à la vie locale
plus envie de pratiquer la et avoir des relations
langue. conviviales avec des
natifs.

D’ailleurs, je comprends mieux le métier d’enseignant FLE, non seulement sur les savoir-
faire, comme le choix et le réglage de méthodes pédagogiques selon la réaction des
apprenants, le ton et la gestion dans l'interaction enseignant-apprenant, etc. Mais aussi sur les
savoir-être, comme l’attitude à adopter en tant qu’enseignant, le contrôle des émotions, etc.
De plus, j’accepte mieux de ne pas toujours connaître la réponse, chacun peut avoir des
choses qu’il ne connaît pas, même s’il est un professeur, le plus important est d’être honnête
envers les apprenants. La méconnaissance est une incitation à nous améliorer.
Avant ce stage, je ne croyais pas qu’en tant qu'étrangère, je puisse enseigner le français
en France, ce stage m’a donné confiance en moi. Mais quand j’étais capable de délivrer un

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enseignement pour mon public, j’ai pu me souvenir de la raison initiale qui m’a poussée à
choisir ce métier, c’est-à-dire, transmettre mes connaissances.

4. L’OBSERVATION
4.1 Descriptif global des activités
L’observation est une partie essentielle de mon stage, je détaille d’abord ici l'observation
que j’ai effectuée dans la classe UPE2A du collège Baudelaire, parce que je l’ai commencé
plus tôt en janvier, d’autant plus que je le considère comme une préparation à la phase
d’enseignement qui m’a permis non seulement d’étudier et d’analyser les comportements, les
attitudes, et les interactions d’un autre enseignant, mais aussi de connaître en avance les
élèves auxquels j’allais enseigner.
Les cours dans la classe UPE2A commençait toujours avec les élèves de niveau A1 par
l’activité sur l’interrogation sur la date, le temps, quoi de neuf, etc comme “ quel jour
sommes-nous aujourd’hui ? ” , “ quel temps fait-il ”, afin de pratiquer la compétence
d’expression en interaction. Dans cette activité, les élèves ont fait beaucoup de progrès: au
début, ils ont passivement répondu les questions et fait des erreurs, mais après deux mois
d’observation, les élèves ont été plus actifs en cours. J’ai l’impression qu’étant donné que
cette activité est toujours la première de la journée, certains élèves avaient préparé une
réponse pour y participer. Les activités menées en général au niveau A1 utilisaient souvent
des images ( Annexe 2) pour enrichir le vocabulaire de la vie quotidienne, concernant les
sentiments, les couleurs, les comportements, les lieux, l’apparence, les animaux, etc.
L’enseignant a expliqué le nouveau lexique dans son contexte en écrivant au tableau et puis a
demandé aux élèves de faire les exercices pour mémoriser ces mots et ensuite de donner leurs
réponses à l’oral. Il fallait remplir des questions à trou, faire correspondre des mots avec les
images, faire des phrases en suivant un exemple, et lire un petit texte. En temps normal les
élèves étaient capables de bien répondre aux questions, mais il n’y avait pas de feed back au
cour d’après pour voir si les élèves avaient bien appris ou pas. L’enseignant a travaillé de
préférence sur la production d’écrits dans ce genre des activités.
Pour le niveau A2, même si les exercices demandés à faire étaient identiques, l’enseignant
s’est concentré sur la compétence provisoire de production d’oral dans l’interaction avec le

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professeur. L’enseignant n’a quasiment pas travaillé sur la compréhension orale, car il
enseignait séparément selon le niveau, s’il lançait un audio, cela pouvait perturber les élèves
de l’autre niveau qui étaient en train de faire des exercices sur papier.
Les activités menées dans la classe FLEA n’étaient pas limitées à l’écrit. De plus, ce que
les apprenants faisaient pendant le cours était lié à leur spécialité. Soit un exposé sur leur
propre oeuvre, sur un artiste, sur un musée. Il était également possible de faire une petite
vidéo en ajoutant les sous-titres ou de faire une sortie dans un musée à Lille ou à Paris. Mais
il n’avait pas de feed back non plus.

4.2 Réflexions sur l’observation


Cette période d’observation m’a permis de me rendre compte des besoins de participation
au cours chez les élèves, même au niveau débutant. Dans la classe UPE2A, il y avait moins
d’interactions enseignant-élèves dans les groupe de niveau débutant. Quand ils connaissaient
la réponse à une question, ils montraient leur envie de participer. Il est incontestable que
inciter les élèves à participer au cours favorise le déroulement élaboré par l’enseignant, et
également que les élèves en ont besoin aussi. En conséquence, il est nécessaire de donner les
questions assez “ simples ” aux élèves du niveau débutant, par exemple, l’enseignant
demande aux apprenants d’écrire au tableau la conjugaison écrite sur le manuel, ou d’imiter
un chat en miaulant. Le deuxième point que j’ai remarqué était l’importance des
encouragements de la part de l’enseignant. D’après moi, tous les élèves adorent être félicités
par l’enseignant. Dans ce cas-là, soit “ très bien, génial ” à l’oral, soit un geste en hochant la
tête ou un sourire simple représente un retour positif pour l’apprenant et lui permet d’avoir
plus de confiance en lui. La classe UPE2A n’est pas une classe de niveau hétérogène, car
l’enseignant enseigne le cours séparément. Mais il est important de noter que quelques fois
l’enseignant a organisé des activités collectives pour mélanger les différents niveaux en
donnant “ une tâche différenciée ”. Même si les élèves de niveau plus haut ont toujours pris
le rôle principal, dans ce cas-là les élèves de niveau débutant pouvaient accéder à la zone
proximale de développement ( selon Vygotski) , c’est-à-dire, qu’ils ont réalisé une tâche d’un
niveau supérieur à leur niveau actuel avec l’aide d’un camarade ( un médiateur) .
L’observation sur la classe FLEA à ESA, était pour moi une expérience très particulière,
comme le public est composé d’étudiants d’art. Donc le contenu pédagogique concerne
souvent leur spécialité. Cependant il n’y a pas de manuel élaboré uniquement pour les

10
étudiants de l’art qui veulent apprendre le français. En conséquence, cela implique que
l’enseignant ait des connaissances pédagogiques, mais aussi des bases générales sur l’art et
l’histoire de l’art pour élaborer la fiche pédagogique et attirer l’intérêt des apprenants.
(Annexe 3 ).
Lors de l’observation, j’ai constaté que à presque tous les cours de la classe UPE2A et de
la classe FLEA, l'enseignant employait des termes métalinguistiques consciemment ou
inconsciemment pour aborder une définition et expliquer un point de grammaire. Je me
demandais toujours si les apprenants pouvaient comprendre ces termes métalinguistiques. À
l’échelle métalinguistique, en comparant la réaction des deux publics, je me suis rendu
compte de l’influence de l’âge et du niveau de maîtrise de la langue maternelle sur
l’apprentissage de la langue étrangère. Normalement on pense que les enfants apprennent une
langue étrangère plus facilement que les adultes. Par contre, d’après mes observations, peut-
être que les adultes de la classe FLEA avaient des connaissances linguistiques qui leur ont
permis de mieux comprendre la construction d’une langue étrangère, quand l’enseignant
utilisait des termes métalinguistiques.

5. L’ENSEIGNEMENT
5.1 Difficultés avant l’enseignement
J’avais deux inquiétudes. D’abord, en tant qu étrangère, bien qu’ayant de l’expérience
dans l’enseignement du français en Chine, c’était la première fois que j'allais organiser le
cours avec deux genres de public particuliers et que j'allais examiner et pratiquer ce que
j’avais appris en formation didactique de FLE pendant cette année, j’étais donc un peu
anxieuse. De plus, enseigner à la classe FLEA, était évidemment un défi pour moi, parce que
mon public m’a forcé à élaborer les cours à partir des ressources sur l’art un sujet qui ne
m’était pas trop familier. Je m’inquiétais de mal expliquer certaines terminologies artistiques.
En revanche, je pensais que si les apprenants n’étaient pas d’accord, ce serait le moment où
ils réagiraient en français.

5.2 Le déroulement d’un séance détaillée

Le plan de départ
Quand j’avais préparé ce cours, j’ai appris que les apprenants feraient une exposition à
l’école, chacun devait écrire une présentation de son oeuvre. Mais les apprenants n’avaient

11
jamais eu l’occasion de rédiger une présentation en français. C’était une bonne occasion de
pratiquer la compréhension écrite et la production écrite. Comme les besoins des apprenants
étaient clairs et la tâche finale était fixée, je voulais laisser les étudiants découvrir les points
communs dans la présentation de l’oeuvre des autres artistes, avant d’établir la fiche
pédagogique ( Annexe 4 ), j’avais décidé d’effectuer une méthodologie déductive permettant
aux apprenants de trouver les formes et les règles de la rédaction par eux-mêmes. Pour
employer les textes non fabriqués, j’ai choisi 5 présentations d’oeuvres rédigées par les
français dans un catalogue de l’exposition ( Annexe 5) qui s’est tenue à cette école afin que
les textes soient plus pertinents pour les apprenants, pour les laisser trouver plus de formes de
construction de phrase et également pour donner des tâches différentes aux apprenants.
J’ai établi trois objectifs pour cette séance:
- maitriser des connecteurs logiques pour justifier l’oeuvre, et des éléments apparus dans la
présentation de l’oeuvre.
- se familiariser avec du vocabulaire qui sert à la construction d’une présentation d’une
oeuvre.
- distinguer et utiliser le temps au passé pour expliquer le processus de création de l’oeuvre.

Ce qui s’est passé et les éléments imprévus


Mon cours a consisté en cinq activités principales:
- PHASE I —— introduire le thème 20 min
- PAHSE II——— mapping mental 25 min
- PHASE III—— Compréhension d’écrit 30 min
- PHASE IV imitation—— Production d’écrit ( 30 min)
- PHASE V production écrite individuelle. ( 40m)
J’ai suivi le plan que j’avais établi dans la fiche pédagogique, je détaillerai ici les
imprévus sont arrivés en cours et ce qui serait à améliorer. D’abord, comme certains
étudiants étaient en retard, pour les attendre j’ai aussi retardé mon cours, cela a retardé
l’organisation de mon plan. Après le cours, je me suis rendue compte que ce n’était pas la
peine de retarder le cours en attendant que tout le monde soit là, parce qu’il est injuste de
laisser les apprenants ponctuels aussi attendre, d’autant plus que si les apprenants savaient

12
quand ils étaient en retard, ils ne manquaient pas le contenu du cours, la prochaine fois
personne ne voudrait être à l’heure.
De plus, en raison de mon manque d’expérience pédagogique, les activités que j’avais
mises dans le plan étaient un peu chargées pour les apprenants, malgré des temps de repos.
Ainsi après deux heures de cours, ils ont commencé à se déconcentrer. À ce moment-là, j’ai
décidé de jouer un jeu linguistique que j’avais appris dans l’intervention de Roeland VZW
pour une pratique active du français et afin que les apprenants puissent se relâcher un peu.
Tout le monde y a participé et j’ai reçu une bonne réaction des apprenants. Mais étant donné
que c’était un jeu dans ma tête et un plan provisoire, je n’avais pas bien préparé le support
dont j’avais besoin pour organiser ce jeu. D’ailleurs, comme j’avais mal calculé le temps pour
chaque activité, je n’ai pas eu le temps à faire la PHASES V. J’ai laissé les apprenants faire la
suite chez eux.
Un autre imprévu s’est passé chez certains étudiants, qui au lieu de me demander
directement de l’aide, préféraient chercher les mots qu’ils ne connaissaient pas sur leur
portable lors de la compréhension écrite. D’un côté, en tant qu’étudiante étrangère à la fac,
j’ai compris qu’ils ne voulaient pas interrompre le discours du professeur uniquement pour
demander des explications, si les autres connaissaient ce mot, ce serait de gaspiller du temps
collectif. Ils ont donc choisi de résoudre leur problème par eux-même. D’un autre côté, en
tant qu’enseignante, j’aime bien profiter de ce bon moment pour avoir plus d’interactions
avec les apprenants et résoudre leurs problèmes avec ma méthode pédagogique. Au lieu
d’attendre que les apprenants me posent une question sur la signification du vocabulaire, je
leur pose la question d’abord et les laisse expliquer les mots.

CONCLUSION
Ces deux expériences de stage m’ont donné beaucoup de confiance en moi, avant les
stages, j’étais parfois plus concernée par ma propre performance que par l’intérêt
pédagogique de mes phrases. Mais au fur à mesure, je me suis rendu compte que la maîtrise
du français n’est pas un critère essentiel pour devenir un bon professeur de français. De plus à
travers les stages, j’ai mieux compris le rôle crucial des besoins de l’apprenant dans
l’enseignement de la langue étrangère, qui détermine le choix des ressources et les activités
élaborées. J’ai aussi appris à abandonner une préparation pédagogique lorsque je me rendais

13
compte qu’elle n’était pas appropriée à mon public. J’ai aussi pris l’habitude de mener une
réflexion sur les cours que j’ai donnés et d’analyser les raisons de mes échec.
En outre, la volonté d’étudier le métalangage dans mon mémoire et l'interaction entre les
apprenants et l'enseignant a émergé de ces stages, vu que la classe est un lieu favorable au
métalangage. Donc je me demande comment peut-on parler français pour parler du français
dans la classe, en se mettant à la fois à la place de l'apprenant et de l’enseignant. J’étudierai
cette question plus profondément dans mon mémoire.

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ANNEXES
Annexe 1 Un exemple de document proposé par le professeur de UPE2A du 18 avril

15
Annexe 2

16
Annexe 3

17
18
Annexe 4

Fiche pédagogique:

Nombre d’apprenants :
Nationalité : chinoise
Niveau : B1-B2 (hétérogène )
Contexte : FLEA dans l’école de beaux arts
Durée de la séance : 2h30-3 heures

Prérequis/présupposés :
● Connaissance de la notion de « la présentation de l’oeuvre »
● Disposition de propre oeuvre
● Connaissance du temps au passé ( le passé composé/ l’imparfait )

Tâche finale de la séance: réalisation une présentation de l’oeuvre

Les objectifs de la séance :


- maitriser des connecteurs logiques pour justifier l’oeuvre, et des éléments apparus dans la présentation de l’oeuvre.
● être familier des vocabulaires qui servent à la construction de la présentation de l’oeuvre
● distinguer et utiliser le temps au passé pour expliquer le processus de création de l’oeuvre.

PHASE I —— introduire le thème 20 min

1. On montre un photo d’une exposition et laisse les étudiants décrire en imaginant cette photo à l’aide de certaines questions
comme

“ pensez-vous à quel endroit qu’on a pris cette photo ? ”

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“ à votre avis, ces deux personne font quoi ? ”
“ qu’est-ce qu’il y a dans cette photo ? ” ( des gens, des oeuvres d’art, la présentation de l’oeuvre)
afin d’accéder le thème de cette séance “ la présentation de l’oeuvre” en introduisant des expressions synonymes
“ l’explication de l’oeuvre ” “la note d’intention (plus longue)”

2. on demande aux étudiants pour rappeler l’importance de la présentation de l’oeuvre.

“ Quand vous visitez une exposition, vous lisez la présentation ou pas ? et pourquoi ? ”
“ Pourquoi on dit que la présentation de l’oeuvre est important pour une oeuvre ? ”
“ Avez-vous déjà écrit la présentation de votre oeuvre ? ”

PAHSE II——— mapping mental 25 min

On demande aux apprenants, en établissant un mapping mental avec la réponse des apprenants sur tableau
“ En quels éléments consistent une présentation de l’oeuvre selon ce que vous avez fait et vous avez vu ? ”

PHASE III—— Compréhension d’écrit

1. Compréhension écrite 15 min : on distribue les textes différents ci-dessous dans l’annexe , un par groupe de 2
personnes, les apprenants lisent le texte en trouvant quelles phrases correspondant les éléments qu’on a écrit sur
tableau.

Le repos 10-15 min

2. Réalisation collective de mapping metal (30 min): chaque groupe doit catégoriser les phases dans le textes selon les
critères ( différents éléments ) et puis l’enseignant note synthétiquement ces phrases sur tableau en expliquant les
vocabulaires

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“ Dans votre texte, quelles phases c’est pour introduire le méthodologie, l’issus de l’idée, etc ”
“ Est-ce qu’il y a les éléments apparus dans votre texte qu’on a pas noté ? ”
remarque : quand on parle du méthodologie, le temps présent et le temps au passé c’est tout possible, selon les sujet.
Les apprenants doivent trouver les connecteurs logiques, l’enseignant note au tableau.

PHASE IV imitation—— Production d’écrit ( 30 min)

1. L’enseignant donne une fiche des informations sur une oeuvre d’art, les apprenants écrivent une présentation de
cette oeuvre d’art avec les informations données en essayant d’employer la construction et le vocabulaire notés
sur le mapping mental.

2. la corrige immédiate au cours

PHASE V production écrite individuelle. ( 40m)

Réalisation de la présentation de l’oeuvre

Annexe 5
Les textes de catalogue de l’exposition Coédition Esä/Espace Croisé: Collisions Programme
de recherche Images, sciences et technologies (2017-2018)

Texte 1 Blouse blanche

Alizée Ségard

L’oeuvre présente plusieurs formes distinctes, suggérées sous une blouse, objet symbolique de l’univers scientifique. Ces
formes et ces corps, sont assis sur un tabouret de travail, et semblent être suspendus dans leur activités de recherche.

une communication peut s’être établie entre ces figures exclusivement féminines, un dialogue sans parole, sans visage.

Dans un désir d’envelopper ce qui a disparu, d’en révéler la présence, la blouse est cristallisée sur ce qui était, qui n’est plus,
mais qui sera toujours, à l’inverse de la recherche en perpétuel mouvement.

Nous pouvons aussi y voir une chrysalide vidée, percée, symbole d’éphémères changements, transition entre deux états.

Ici, l’ensemble des trois pièces. à la fois distinctes dans leur forme, emplacement, position, attribution, à pour lier la fiction
qu’elles engendrent, De quelles scientifiques s’agit-il ? qui sont ces personnages qui semblent travailler ? quel peut être leur
domaine de recherche ? Une scène propre à 特有的stimuler l’imagination de chacun, entre tension et calme.
Susceptible de réveiller en nous le souvenir d’enfance à jouer au fantôme, ou l’angoisse que ceux-ci peuvent
nous procurer, ou encore les séances de travail en laboratoire où nous jouions au chimiste.

À la fois voyeur et envahisseur, le spectateur est libre de passer entre les trois personnages, traversant ainsi le lien invisible
qui les unit, ou d’en faire le tour, sans interrompre la scène, suspendue dans sa propre temporalité.

Texte 2 Vinétarium

Jonathan Paquet

Mon projet a émergé 出现,显露 de l’intérêt pour un liquide, sujet au développement d’une flore microbienne: le vin. Mais
pourquoi le vin ? Parce que dans son processus de création, la lumière y joue un rôle crucial.

Peut-on capturer un corps pour le transformer en lumière ? L’idée a été de réaliser un échantillonnage de différents vins et de
les retranscrire en lumière.

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Dans un premier temps, j’ai sélectionné plusieurs vins rouges avec la collaboration d’un sommelier. Dans un seconde temps,
j’ai photographié un fond uni noir, à l’aide d’un appareil photographique argentine es d’un pellicule noir et blanc. Puis, j’ai
réalisé un processus de développement de la pellicule par le vin.

En repentant le protocole 规则 décrit dans un magazine spécialisé de photographie (Fisheye), j’ai donc utilisé du
vin, mais aussi de la vitamine C et des cristaux de soude. L’ensemble de ces éléments permet d’agir comme un
révélateur. Ce processus capture des dépôts de vin sur la pellicule.

Par la suite j’ai scanner les négatifs photographiques. Le vin apparaît sous forme de petites tâches blanches sur fond noir qui
évoquent 展示提及une constellation. Afin de faire ressortir le vin comme lumière, j’ai imprimé les photographies
sur une toile tendue, au forma carré ( 30*30cm), éclairée à l’arrière par une lumière de type LED. J’ai réalisé ce
processus avec chacun des vins sélectionnés

Le cartel des images identifie l’origine du vin et fournit des données scientifiques ( territoire, ensoleillement …)

Texte 3 Je suis une culture

Lucie Dupont

La collaboration avec le laboratoire TISbio a consisté à 就是(解释) travailler autour de la culture d’un échantillon de
cellules issus de mon tissu buccal. Cette manipulation, réalisée à partir du microscope Biostation, a permis aux cellules de se
développer pendant 48 heures. Il en résulte près de cent vidéos effectuées par un balayage de zone.

Cette volonté de mettre en place une rencontre entre les cellules cancéreuses et mes propres cellules a émergé lors des
recherches que j’ai effectuées sur la provenance des différents types de cellules humaines utilisées en laboratoire. Je me suis
particulièrement intéressée à l’histoire tragique et bouleversante d’Henrietta Lacks (1920-1951). Cette afro-américaine est
morte d’une tumeur cancéreuse située sur le col de l’utérus.⼦宫。 Prélevées sans son accord ni celui de son mari,
les cellules de cette femme sont pourtant les premières à avoir pu être cultivées in vitro 在实验室. Connus sous
le nom de HeLa, ces échantillons appartiennent désormais à l’une des contribué à de nombreux progrès dans le domaine de
ma médecine.

Cette expérience démontre que le cancer ne fonctionne pas comme un virus. Seul notre propre cancer peut nous toucher. Le
système immunitaire d’un corps auquel on aurait injecté le cancer détruirait automatiquement celui-ci. Mais que se passe-t-il
lorsque mes cellules, prélevées, qui ne font donc plus partie de mon corps, rencontrent des cellules cancéreuses ?
L’installation réalisée, qui donne à voire cette rencontre, questionne notre rapport intime au cancer et présente les vidéos,
dessins et recherches de l’expérience.

Texte 4 Raconter l’histoire ( exposition collision )


L’Univers a-t-il des limites ? Un trou noir aspire-t-il vraiment tout ce qui y pénètre ? Les mondes parallèles existent-ils ? Je
montre divers graphismes et images illustrant plusieurs théories de l’Univers, du égocentrisme à nos jours, illustrations que
j’agence sur un puzzle composé de cubes. En participant à la conférence dAurélien Barrau à l’ESA, je me suis familiarisée
avec les dernières théories du cosmos.
En jouant avec le puzzle, le spectateur construit une évolution spatio-temporelle de l’Univers selon différents
paradigmes规范 et retrace ainsi une histoire des représentations du monde. J’ai configuré 做出了le puzzle de
manière à ce que l’on ne puisse pas le terminer, afin de montrer que notre connaissance sur l’Univers est toujours en
devenir. En effet, selon Karl Popper, philosophe des sciences, notre connaissance sur le monde, pour être scientifique, se doit
toujours d’être réfutable. C’est-à-dire que chaque théorie scientifique peut être invalidée à tout moment par de nouvelles
découvertes. Dans ma proposition plastique, j’interroge l’image que nous construisons du monde et particulièrement la parte
de vérité et d’incertitude de nos théories. Le puzzle confronte 对⽐对照des connaissances réfutées de l’Univers par
nos dernières découvertes afin d’interroger nos convictions dans une collision de possibilité.

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Annexe 6 tableau de bord sur l’enseignement à Roubaix
Je préciserai ici la tableau de bord de mon enseignement dans la Classe FLEA. Même si j’ai
enseigné aussi à la classe UPE2A, la fiche pédagogique des cours FLEA ont été conçu par
moi-même. Alors les prévus et les imprévus des cours FLEA, ainsi que la réactions des
apprenants m’ont donnée beaucoup de réflexions.
date Classe et l’horaire activités remarques généraux/
principales problèmes posés
jeudi 19 .04 FLEA 9:00-12:00 - compréhensio - Ça fonctionne
n d’écrit sur très bien quand
les textes de l’enseignant
catalogue emploie à la
d’expo manière
- production déductive pour
d’écrit de la organiser un
présentation cours sur la
de l’oeuvre. production
d’écrit.
- Puisque on
laisse les
apprenants
trouver les
points
communs
parmis les
présentations de
l’oeuvre, il
faudrait bien
distinguer la
fonction de
chaque phrase,
bien que parfois
une phrase
serve à
plusieurs
fonctions

lundi 07.05 matin FLEA 9:00-12:00 - à partir des - Pour les


trois corpus apprenants qui
concernant le ont toujours
sujet appris la langue
vacances, les d’écrit ou
apprenants standard, ils
imitent la devraient avoir
conversation besoin d’un
local en processus à
parlent de apprendre la
leurs langue orale. Et
vacances. pratiquer est un
moyen plus
symple.

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jeudi 10.05 FLEA 9:00-12:00 - production - comme le
orale : faire dernier cours,
un les apprenants
documentaire avait écrit sur
collectif pour papier, certains
présenter l’ont retenu par
l’oeuvre de coeur pour
chacun faciliter le
travail. Mais ce
n’est pas le but
pédagogique au
départ.

lundi 14.05 matin FLEA 9:00-12:00 - compréhensio - les apprenants


n orale se se concentrent
base sur la plus avec la
vidéo d’un vidéo
reportage - Au départ, je
d’un artiste voulais que les
apprenants
écoute que la
partie du artiste.
Mais comme je
n'avais pas
coupé le vidéo,
les apprenants
avaient posé la
questions sur
les autres
parties qui a un
peu tardé mon
déroulement.

jeudi 17 05 FLEA 9:00-12:00 - la préparation - Tous les


de la sortie à apprenants
paris pour étaient motivé à
visiter des faire l’exposé,
expositions. parce que c’est
chaque leur spécialité
groupe a fait et ils ont décidé
un expo pour de leur voyage
présenter un entre eux.
expo
temporaire à
paris

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lundi 21.05 matin FLEA 9:00-12:00 - la préparation - Enseigner les
de la sortie à règles de le
paris: utiliser conditionnel
le avec le corpus.
conditionnel Mais parfois à
pour acheter langue orale, il
un billet, y a la différence
réserver d’emploi. Dans
l'hôtel et le ce cas-là,
restaurant j’explique la
différence mais
enseigner de
préférence la
langue orale,
parce que la
tâche final c’est
une activité à
orale
- Il faudrait bien
profiter de ce
genre de cours
pour enseigner
l’acte de
langage en
français et
comparer avec
la langue
maternelle.
- pour enseigner
la grammaire, la
langue
maternelle est
efficace pour
faire
comprendre aux
apprenants

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jeudi 24.05 FLEA 9:00-12:00 - exposé sur - quand
une oeuvre l’enseignant
des s'exprime avec
expositions à les erreurs, il
paris faudrait mieux
que
l’enseignant ne
le rupture pas.
L’enseignant
pourrait les
noter et les
donner à
l'apprenant
après l’exposé
- Si l’on avoir
plus
d’interaction
verbale en
cours,
l’enseignant
devrait
concentrer sur
le contenu au
lieu de la forme
grammaticale
du discours
d'apprenant

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lundi 28.05 matin FLEA 9:00-12:00 - des formules - ce cours est très
administrative approprié au
s ( titre de besoin des
séjour ), étudiants
- la formule étrangers,
pour écrire les presque tous les
expérience de apprenants ont
formation fait la tâche
- la production finale
d’écrit sur la - Il faudrait
lettre de remarquer que
motivation de les apprenants
titre de séjour chinois n’ont
pas la même
notion de la
lettre de
motivation
- Enseigner avec
un plan indiqué
par le
professeur
fonctionne bien
- On pourrait
donner les
fausses
informations à
partir
desquelles les
apprenants font
l’exercice en
cour sans
toucher les
informations
intimes de
chacun.

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