Vous êtes sur la page 1sur 28

Ecole Nationale Supérieure des Arts et Métiers - Casablanca

Chapitre 2 – Les Liaisons Complètes


Partie 1 – Frettage (shrink assembly)
1ère Année Cycle Ingénieure - Génie Mécanique
Pr. KHATIB Hamza Année universitaire : 2021/2022

1- Introduction

1
I - Introduction 3

Plusieurs éléments de structures ou de machines ne peuvent être réalisés initialement en une seule pièce, cela en raison de plusieurs
contraintes liées à la complexité de la géométrie à réaliser qui peut nécessiter une segmentation en plusieurs parties ou en raison de la taille
importante qui nécessite la segmentation en plusieurs composants (structures métalliques, navales….).
La liaison complète assurant l’assemblage de ces éléments en éliminant tous les degrés de libertés peut être :

➢ Une liaison compète démontable.


➢ Une liaison complète permanente.

Le choix entre les deux solutions dépend de plusieurs critères à considérer. Les liaisons complètes démontables sont généralement
appliquées pour autoriser le remplacement des pièces d’usure ou pour autoriser le montage et le démontage des mécanismes. Les liaisons
permanentes peuvent s’appliquer pour assurer une continuité de la matière ou si le démontage de la liaison n’est pas à prévu.
Les solutions techniques pour assurer ce type de liaison sont nombreuses (Visserie, rivetage, emmanchement, soudage, combinaison des
éléments d’assemblage (clavette, circlips, écrou encoche….)). Pour choisir une solution technologique, plusieurs facteurs seront considérés
(besoin et fréquence du démontage, efforts à transmettre, la nature des surfaces de contact (surface plane ou cylindriques….)).

I - Introduction 4

En analysant la liaison entre la roue et l’arbre, discuter les avantages et les


inconvénients d’une liaison démontable :

Inconvénients :
Discontinuité de la matière conduit à la création des zones de concentration de
contrainte au niveau des éléments d’assemblage (clavette et circlips, vis…).
Usinage supplémentaire sur l’arbre et sur la roue.
Problème de jeu entre les pièces après montage.

Avantages :
Dans le cas de l’endommagement de l’arbre, seule l’arbre sera remplacé.
En cas d’usure de la roue, seule la roue sera remplacée.

La réalisation de l’ensemble en une seule pièce va imposer le même matériau sur les deux pièces alors que la roue doit
présenter un faible coefficient de frottement avec la vis. Le choix de l’arbre en bronze risque de réduire le propriétés
mécaniques de l’arbre provoquant une plasticité prématurée. Le choix de la roue en acier provoquera un endommagement
prématuré de la vis en raison du frottement et de l’usure.

2
I - Introduction 5

Fonctions et cas usuelles d’utilisation


Le frettage est une solution capable d’assurer une liaison complète.
Elle permet de réduire les opérations d’usinage et les éléments
d’assemblage. Cette solution est également appréciée pour
assembler des pièces avec des matériaux différents. Les surfaces de
contact sont généralement cylindriques.

Elingue : Elément souple utilisé pour maintenir


un objet lourd lors de son déplacement par un
système de manutention (palan par exemple)

I - Introduction 6

Principe :

Dans le cas de deux solides présentant deux surfaces de contact, la vitesse de glissement
en un point est annulée lorsque la force tangentielle est inférieure au produit entre la
force normale et le coefficient de frottement. Dans le cas du frettage, la force normale à
la surface de contact est obtenue par la compression et l’insertion de l’arbre à l’intérieure
de l’alésage, la déformation élastique de l’arbre engendre une pression normale à la
surface de contact ce qui permet d’assurer la cohésion entre l’arbre et l’alésage tant que
l’effort tangentielle appliqué entre l’alésage et l’arbre reste faible .

Si l’ajustement présente un jeu(H7g6). L’effort normal est faible voir nul, cela en raison
de l’absence du contact, cela autorise le glissement à faible effort tangentiel.
Dans le cas du frettage, il est important d’imposer une interférence supérieure à zéro
entre l’arbre et l’alésage (ajustement H7p6 par exemple), cette interférence doit être
suffisante pour transférer les efforts axiaux et les moments suivant l’axe.

3
I - Introduction 7

Après fabrication et avant le montage, une différence des rayons (ΔR) aura lieu entre l’arbre (RA) et
l’alésage (RM). Après le montage, les deux rayons se retrouvent identiques à une valeur fixe, ce qui
provoque un état de compression radiale au niveau de l’arbre.
Après la déformation, la composante élastique de la déformation engendrera un état de contrainte radiale
ou pression radiale qui va agir sur l’arbre et l’alésage. L’exploitation de la loi de Coulomb permet
d’estimer les conditions de non glissement entre l’arbre et l’alésage, ces conditions nous permettrons
d’estimer les efforts et les couples limites à transmettre sans engendrer un glissement relatif entre les
éléments.

2- Contraintes et déformations dans un


cylindre à paroi épaisse

4
2- Contraintes et déformations dans un cylindre à paroi épaisse 9

On considère une géométrie cylindrique creuse d’épaisseur non


négligeable, de matériau homogène, isotrope, soumise à l’action d’une
pression interne (pi) et d’une action externe (Po).
On suppose que les pressions sont uniformément réparties sur les
surfaces latérales.
On adopte par la suite un repérage par les coordonnées cylindriques (r, θ
et z) telle que le tenseur de contrainte au point (A) s’exprime sous la forme
suivante :

𝜎𝑟 𝜏𝑡𝑟 𝜏𝑧𝑟
𝜎 A = 𝜏𝑡𝑟 𝜎𝑡 𝜏𝑧𝑡
𝜏𝑧𝑟 𝜏𝑧𝑡 𝜎𝑧

On note :
𝑈: Le vecteur déplacement du point (A)
εr: la déformation suivant la direction radiale
εt: La déformation suivant la direction tangentielle
E: Le module de Young du matériau
ν : Le coefficient de poisson

2- Contraintes et déformations dans un cylindre à paroi épaisse 10

Equations d’équilibre : → → →
  ( M , t ) =  f ( M , t ) + div( ( M , t ))
→ →
En négligeant l’effet des accélérations et des forces de volumes div ( ( A)) = 0
Sachant l’expression de la divergence en système de repérage cylindrique

  rr  rr −  tt
 r + r
=0

  t r  tr
 +2 =0
 r r
   
zr
+ zr = 0

 r r
Sous l’hypothèse de la symétrie du problème par rotation autour de l’axe (z), le tenseur
de contrainte est invariant par changement de la position par rotation.
Sous l’hypothèse de l’invariance du tenseur de contrainte par translation suivant l’axe (z)
(Cette hypothèse est valable lorsque la longueur de la surface de contact est élevée).
  rr  rr −  tt
 r + r
=0
 
→ →   t r   tr 
+ 2 tr = 0 s’écrit :
 tr =
 + 2 tr = 0 La solution de l’équation différentielle r2
div ( ( A)) = 0  r r r r
 
  z r +  zr = 0 La solution de l’équation différentielle  zr 
+ zr = 0 s’écrit :  zr = r

 r r r r
Les constantes (α) et (β) seront identifiées en imposant les conditions aux limites sur les surfaces cylindriques internes et externes

5
2- Contraintes et déformations dans un cylindre à paroi épaisse 11

Sur la face cylindrique externe du cylindre (r=b), la pression appliqué et (p0)


𝜎𝑟
𝜎𝑟 𝜏𝑡𝑟 𝜏𝑧𝑟 1 −𝑝0 𝜎𝑟 𝛼
𝜎 𝑟 = 𝑏, θ, 𝑧 . 𝑒𝑟 = 𝜏𝑡𝑟 𝜎𝑡 𝜏𝑧𝑡 0 = 0 = 𝜏𝑡𝑟 = 𝑏² ⟹ α=0 β=0
𝜏𝑧𝑟 𝜏𝑧𝑡 𝜎𝑧 0 0 𝜏𝑧𝑟 𝛽
𝑏

𝜎𝑟 0 0
𝜎 𝑟, 𝑡, 𝑧 = 0 𝜎𝑡 𝜏𝑧𝑡
0 𝜏𝑧𝑡 𝜎𝑧
Sur la face supérieure plane du cylindre (z=L), l’effort normale externe est nul, l’application de la condition aux limites donne :

𝜎𝑟 0 0 0 0
𝜎 𝑟, θ, 𝑧 = 𝑙 . 𝑧Ԧ = 0 𝜎𝑡 𝜏𝑧𝑡 0 = 0 ⟹ 𝜏𝑧𝑟 𝑟, θ, 𝑧 = 𝑙 =0 𝜏𝑧𝑡 𝑟, θ, 𝑧 = 𝑙 =0 𝜎𝑧 𝑟, θ, 𝑧 = 𝑙 =0
0 𝜏𝑧𝑡 𝜎𝑧 1 0

Ainsi, pour tout point de la surface supérieure (z=l) on a (𝜏𝑧𝑡 =0) pour tout (r) de cette surface. Par invariance de (𝜏𝑧𝑡 ) par
rapport à (θ) et (l) on peut conclure que 𝜏𝑧𝑡 𝑟, θ, 𝑧 =0 de même on peut conclure que 𝜎𝑧 𝑟, θ, 𝑧 =0.
Le tenseur de contrainte doit présenter donc la forme suivante :

𝜎𝑟 0 0  rr
𝜎 𝑟, θ, 𝑧 = 0 𝜎𝑡 0 A partir de l’équation d’équilibre suivant (r)  rr −  tt + r =0
r
0 0 0

2- Contraintes et déformations dans un cylindre à paroi épaisse 12

Le tenseur de contrainte en un point (A) de coordonnées 𝑟, θ, 𝑧 , dans 𝜎𝑟 0 0


𝜎 𝑟, θ, 𝑧 = 0 𝜎𝑡 0
la base (n,t,z) s’exprime sous la forme suivante :
0 0 0
𝜎𝑟 : Contrainte normale radiale ou contrainte radiale, normale au profil circulaire NF E22 − 621 .
𝜎𝑡 : contrainte normale circonferentielle ou contrainte "tangentielle" au profil circulaire NF E22 − 621 .

Remarques :
1- Au niveau de chaque point du cylindre, la base du repère cylindrique et une base principale.
2-La contrainte normale suivant l’axe (z) est nulles et les contraintes de cisaillement sont nulles dans cette
base.
3-A présent, il est utile d’identifier les deux fonctions inconnues (𝜎𝑟 , 𝜎𝑡 ). Chaque fonction ne dépend que de la
position radiale (r); (𝜎𝑟 (r), 𝜎𝑡 (r)).

6
2- Contraintes et déformations dans un cylindre à paroi épaisse 13

Etat des déformations


La relation entre le champ de déformation et le champ de déplacement (H.P.P):

Invariance par variation de (Ɵ et z)

 U r Ut   U r U t U z   U r

U t U t
+
U z 
− 0  2 r
 r r  r r r  r r r 
→  U Ur  → T 
 grad (U )  = − U t Ur  1 U U t Ur 
grad (U ) =  t 0 0   ij = − t + 2 0 
 r r     r r  2 r r r 
U z
 U z 0 0  0 0 0   0 0 
 r     r 

   1 − −  11 
Ur
 11  0 0 0
 

  22    22  Ur
 −
=
−
 tt =
1 0 0 0
     Les contraintes de
 33  = 1  −  − 0   33 
r
1 0 0
 r rr
  E  0 0 0 (1 +  ) 0 0   32  cisaillements sont nulles
 32     
  31   0 0 0 0 (1 +  ) 0  31 
    0 (1 +  )   21 
 21   0 0 0 0
 

2- Contraintes et déformations dans un cylindre à paroi épaisse 14

Application du loi de comportement

1
 =
1
( xx −  ( yy +  zz ))
a : r = ( r −  t ) E
xx E r = ( r +  t )
E Dans le cas du a+νb
1 1− ²
 =
1
( yy −  ( xx +  zz )) repère cylindrique
zz=0
b :  t = ( t −  r ) E
t = ( t +  r )
yy
E E νa+b
1− ²
 zz
=
1
( zz −  ( xx +  yy )) 1
c :  z = (−  ( r +  t ))
E
E

Ur E  dU r u
 = r = 
1 −  ²  dr
+ 
r
r  r
rr
En appliquant
En exploitant On déduit r −t + r =0
E Ur dUr  l’équation d'équilibre r
Ur t =  + 
 tt = 1− ²  r dr 
r

d 2U r 1 dU r U r C2
On trouve + − =0 La solution de cette équation différentielle s’écrit U r = C1r +
dr 2 r dr r² r
Avec C1 et C2 sont des constantes d’intégration

7
2- Contraintes et déformations dans un cylindre à paroi épaisse 15

Sachant que les conditions aux limites sont connues en terme de pression sur les surfaces cylindriques, on
récrit l’expression des contraintes :

E  dU r u E  C (1 −  ) 
r =  +  r =  C1 (1 +  ) − 2 2  = − pi Sur la surface interne r=a
1 −  ²  dr r C 1− ²  a 
U r = C1r + 2
E Ur dUr  r E  C2 (1 −  ) 
t =  +  r =  C1 (1 +  ) −  = − pO Sur la surface externe r=b
1− ²  r dr  1− ²  b2 

1 +   a 2b 2 ( pi − p o ) 
C2 =  
On déduit finalement : E  (b 2 − a 2 ) 
1 −   a 2 pi − b 2 p o 
C1 =  
E  (b 2 − a 2 ) 

2- Contraintes et déformations dans un cylindre à paroi épaisse 16

a 2 pi − b 2 pO ( pi − pO )a 2b 2 B
 r (r ) = − 2 2 = A− 2
b2 − a2 r (b − a 2 ) r
Expression du tenseur de contrainte :
a 2 pi − b 2 pO ( pi − pO )a 2b 2 B
 t (r ) = + 2 2 = A+ 2
b2 − a2 r (b − a 2 ) r

Expression du déplacement radiale :  1 −   a ² pi − b ² p0   1 +   a ²b ²( pi − p0 )  1


Ur =   r +   
 E  (b ² − a ² )   E  (b ² − a ² )  r

8
17

3- Bases de calcul d’un assemblage fretté

3- bases de calcul d’un assemblage fretté 18

Pour le dimensionnement d’un assemblage fretté, il est important de maitriser le chargement à


transmettre. On distingue deux types de chargement :

- Force suivant la direction de l’axe de révolution appliquée sur l’un des éléments (arbre ou alésage).
- Couple suivant la direction de l’axe de révolution .
Rappelant que le glissement relatif aura lieu entre les deux éléments si la force tangentielle sur un élément
de la surface de contact dépasse une valeur limite spécifiée en fonction du coefficient de frottement et la
force normale appliquée à cet élément de surface.

9
3- bases de calcul d’un assemblage fretté 19

Cas de transmission d’un couple (C)

Si (dS) est un élément de la surface de contact tel que : dS = l d d


2

Si on considère que la pression (p) normale à la surface cylindrique due au frettage


est uniformément repartie sur la surface de contact, la force normale appliquée sur
un élément de surface (dS) s’exprime par :
d
dN = pdS = pl d
2

Au niveau d’un élément de surface (dS), l’adhérence est assurée si dT<fdN, avec dT et la force tangentielle
de contact et (f) le coefficient de frottement . Si dT atteint une valeur égale à f dN, le glissement prendra
lieu. Ainsi, à la limite d’apparition du glissement, l’effort tangentiel maximal transmissible.
d
dT = fdN = fpl d
2
f : Coefficient de résistance au glissement
 =2
Couple total d² d²
Le couple élémentaire dC = rdT =
d d²
dT = fpl d C =  dC =  fpl d = fpl 2
transmissible 2 4 transmissible S  =0 4 4

3- bases de calcul d’un assemblage fretté 20

Condition de non glissement : dT<fdN

dC d
dT = 2 fdN = fpl d
d 2

dC d d² 2C
2  fpl d  fpl 2  C p
d 2 4 fd ²l

Ainsi, la pression minimale qu’il faut assurer s’exprime sous la forme suivante en introduisant un
coefficient de sécurité (k) :
2kC
pMin =
fd ²l

C : Couple maximale à transmettre.


k : Coefficient de sécurité de l’assemblage (Généralement entre 1,5 et 3 en fonction de la gravité du risque
et la précision des pièces).
f : Coefficient de résistance au glissement entre les matériaux constituant l’assemblage.
d,l : Dimensions de la zone de contact.

10
3- bases de calcul d’un assemblage fretté 21

Cas de transmission d’un effort axial

𝑑
Soit (dS) un élément de la portée de l’arbre défini par 𝑑𝑆 = 𝑙 𝑑𝜃
2

Sur dS, la pression de frettage uniformément 𝑑


répartie exerce un effort normale élémentaire : 𝑑𝑁 = 𝑝𝑑𝑆 = 𝑝𝑙 𝑑𝜃
2

𝑑
A la limite du glissement, l’effort axial transmissible : 𝑑𝐴 = 𝑓𝑑𝑁 = 𝑓𝑝𝑙 𝑑𝜃
2

𝑑
Ainsi, l’effort axial transmissible est définit par : 𝐴 = ‫ 𝑙𝑝𝑓 = 𝐴𝑑 ׬‬2 2𝜋

Similairement au cas précédent, la pression minimale qu’il faut assurer pour assurer la transmission de
l’effort sans glissement est :
kA
pMin =
fld
k : Coefficient de sécurité de l’assemblage (Généralement entre 1,5 et 3 en fonction de la gravité du risque et
les défauts de fabrication)

3- bases de calcul d’un assemblage fretté 22

Sachant la pression nécessaire au niveau de la surface de contact entre l’arbre et l’alésage, il sera
possible d’identifier la déformation à imposer pour produire cette pression.
La déformation élastique donne au matériau un comportement de ressort presseur créant un
pression de contact normale empêchant le mouvement de glissement.
Cependant, il faut veiller à ne pas déformer plastiquement les surfaces de contact.

11
3- bases de calcul d’un assemblage fretté 23

Hypothèses de calcul :
Les tolérances de réalisation sont généralement négligeables devant les diamètres. Par contre ces tolérances sont importantes
pour le calcul de la pression.
On néglige les pressions (pA) et (pM), seule la pression de contact sera considérée.

On note :
1 −A   1 − M 
a A =   aM =  
 EA   EM 
1 + A   1 + M 
bA =   bM =  
 EA   EM 

On définit le serrage à l’assemblage: UM-UA= rA-rM (UA<0)


Δ=dA-dM>0 = 𝑈𝑀 − 𝑈𝐴
∆ 2
=rA-rM>0
2

La valeur du serrage n’est connue qu’après fabrication. A partir d’un ajustement


sur un dessin, on ne peut connaitre que les valeurs max et Min du serrage

3- bases de calcul d’un assemblage fretté 24

Relation entre déformation de serrage et pression

Mise en situation :
On considère le cas des assemblages de transmission où pA=0 et pM=0.
Dans cette partie on va relier le jeu de serrage à la pression (p) qui sera induite à l’interface.
Ainsi, il sera possible de calculer le jeu de serrage en fonction du chargement à transmettre à
travers la liaison.
 1 −   a ² pi − b ² p0   1 +   a ²b ²( pi − p0 )  1
Ur =   r +   
 E  (b ² − a ² )   E  (b ² − a ² )  r

Si on analyse la surface extérieure de l’arbre soumise à une pression (p), le déplacement d’un point situé à cette position
peut être relié à la pression par l’expression :

 d²   d ² d i2 
 1 −  A  − 4 p  d  1 +  A  4 4 (− p0 )  1
   
 pd 3   pd i2 d 
U A =   + 
 
 U A = − a A  2 
 − bA  2 

 E A   d ² − d i   2  E A   d ² − d i   d  2(d ² − d i )   2(d ² − d i ) 
2 2

 4 4    4 4   2
  

Si on analyse la surface intérieure du Moyeu, le déplacement d’un point de cette surface s’exprime par :
  d 2   D2 d 2  
   p   ( p ) 
 1 −  M   2   d  1 + M   4 4   1  pd 3   pD 2 d 
U M =   U M = aM   + bM  
 +    ( − )  2(D ² − d ) 
 EM   D − d   2  EM   D − d   d  
2 2 2 2 2 2
2 D ² d

 4 
4    4  2
  4 

12
3- bases de calcul d’un assemblage fretté 25

Notant que le déplacement de la surface externe de l’arbre (UA) est négatif, et que (UM) est positif.
Il est possible d’exprimer le serrage en fonction de la somme des valeurs absolues des
déplacement.
  U −U A
= UM −U A =2 M
2 d d

  d 4 ( aM − a A ) + d 2 D 2 ( aA + bM ) + di2 D 2 (bA − bM ) − di2 d 2 (bA + aM ) 


= p 
d  ( D 2 − d 2 )(d 2 − d i2 ) 

Sachant la pression minimale nécessaire pour la transmission du mouvement,


il sera possible de calculer le serrage minimal suffisant pour produire cette
pression.
Rappelant que (Δ) est calculé directement à partir de
la différence des diamètres de l’arbre et l’alésage
mesurés avant le montage. Le serrage obtenu par cette
  d 4 ( aM − a A ) + d 2 D 2 ( aA + bM ) + di2 D 2 (bA − bM ) − di2 d 2 (bA + aM )  expression permettra de choisir le diamètre minimale
= pmin  
d  ( D 2 − d 2 )(d 2 − d i2 )  de l’arbre et le diamètre maximale de l’alésage et par
conséquence l’écart inférieure de l’arbre et l’écart
supérieure de l’alésage.

3- bases de calcul d’un assemblage fretté 26

Synthèse
Sachant le chargement à transmettre, on peut calculer la pression minimale de d’assemblage nécessaire.
kA 2kC
Cas de transmission de force pMin = pMin = Cas de transmission de couple
fld fd ²l
Par la suite il sera possible de calculer la valeur du serrage nécessaire pour produire cette pression au
niveau des surfaces de contact :
  d 4 ( aM − a A ) + d 2 D 2 ( aA + bM ) + di2 D 2 (bA − bM ) − di2 d 2 (bA + aM ) 
= pmin  
d  ( D 2 − d 2 )(d 2 − d i2 ) 

On raison des erreurs de fabrication, la valeur minimale du serrage autorisée doit être cette valeur
calculée à l’aide de la pression minimale. Ainsi

Serrage minimal :  = d AMin − d MMax Serrage Maximal :  max = d AMax − d MMin

 max −  = (d AMax − d AMin ) + (d MMax − d MMin )  max =  + ITA + ITM

Le choix de l’ajustement doit satisfaire le serrage minimal.

13
3- bases de calcul d’un assemblage fretté 27

La valeur calculée du serrage est la valeur minimale qui sera observée sur un lot de pièces. La valeur maximale
du serrage donnera une pression de contact plus importante, cependant, elle ne doit pas produire un état de
déformation plastique sur la surface.
Sachant la valeur de (Δ), le choix des tolérances sur l’arbre et l’alésage doit être ajusté pour obtenir un serrage
maximal (ΔMax) acceptable.

 max =  + ITA + ITM

  d 4 ( aM − a A ) + d 2 D 2 ( aA + bM ) + di2 D 2 (bA − bM ) − di2 d 2 (bA + aM ) 


= pmin  
d  ( D 2 − d 2 )(d 2 − d i2 ) 
 + ITA + ITM  d 4 ( aM − a A ) + d 2 D 2 ( aA + bM ) + di2 D 2 (bA − bM ) − di2 d 2 (bA + aM ) 
= pMax  
d  ( D 2 − d 2 )(d 2 − d i2 ) 

 + ITA + ITM 
pmin = Max pmin = pMax
 
A l’aide de cette expression, il sera possible d’obtenir la pression maximale dans le cas où les erreurs de fabrication vont
induire un serrage maximal.

3- bases de calcul d’un assemblage fretté 28

Vérification de la tenue mécanique de l’assemblage après montage :

L’arbre et l’alésage sont soumis à un état plan de contrainte et les composantes principales sont bien identifiées.
Pour vérifier la tenue mécanique des assemblages contre la plasticité, il est important de calculer le champ de contrainte
lorsque la pression de l’assemblage est maximale. On cherchera dans ce champ, le point présentant la contrainte
équivalente maximale qui sera comparée à la limite à ne pas dépasser.
Cette vérification sera réalisée au niveau de l’arbre et l’alésage.

a 2 pi − b 2 pO ( pi − pO )a 2b 2
 r (r ) = − 2 2
𝜎𝑟 0 0 b2 − a2 r (b − a 2 )
𝜎 𝑟, θ, 𝑧 = 0 𝜎𝑡 0
a 2 pi − b 2 pO ( pi − pO )a 2b 2
0 0 0  t (r ) = + 2 2
b2 − a2 r (b − a 2 )

14
3- bases de calcul d’un assemblage fretté 29

Vérification de l’arbre

Au niveau de l’arbre (2a=di) et (2b=d) et (pi=0) et (po=pmax)

a 2 pi − b 2 pO ( pi − pO )a 2b 2 b 2 pMax pMax a 2b 2 b 2 pMax  a 2 


 r (r ) = − = − + = − 1 − 
b2 − a2 r 2 (b 2 − a 2 ) b 2 − a 2 r 2 (b 2 − a 2 ) b2 − a2  r 2 
a 2 pi − b 2 pO ( pi − pO )a 2b 2 b2 p p a 2b 2 b2 p  a2 
 t (r ) = + 2 2 = − 2 Max2 − 2 Max2 = − 2 Max2 1 + 2 
b −a
2 2
r (b − a ) 2
b − a r (b − a ) 2
b −a  r 

En remplaçant :
2b : diamètre externe de l’arbre (d)
2a : diamètre intérieure de l’arbre (di)
dcA=2r

d 2 pMax  d i2 
 r (r ) = −  1 − 
d 2 − d i2  d CA2 
d 2 pMax  d i2 
 t (r ) = −  1 + 
d 2 − d i2  d CA2 

3- bases de calcul d’un assemblage fretté 30

Si on adopte le critère de Von Mises au niveau de l’arbre :


1
 eA = ( r −   )2 + ( r −  z )2 + ( z −   )2
2
1
 eA = − 2 r  +  r +   +  r +  
2 2 2 2

2
d 2 pMax  d2 
 eA = −  r  +  r +  
2 2
 r (r ) = − 1 − i 
d 2 − d i2  d CA2 
 eA = −  r  +  r +  
2 2

d 2 pMax  d2 
 t (r ) = − 1 + 2i 
2 
d − d i  d CA 
2 2
 d  d   d   d 
2 2
d pMax 2 2 2 2

 eA = − 1 − 2i 1 + 2i  + 1 − 2i  + 1 + 2i 


d − di
2 2
 d CA  d CA   d CA   d CA 
2 2
d 2 pMax  d2   d2 
 eA = − 1 +  2i  + 2 + 2 2i 
d − di
2 2
 d CA   d CA 
2
d 2 pMax  d2 
 eA = 1 + 3 2i  Cette contrainte est maximale si (dcA) est minimale donc (dcA=di)
d − di
2 2
 d CA 

2
d 2 pMax d2  d2 p
 eA ( Max) = 1 + 3 i2  = 2 2 Max2 Le risque de plasticité au niveau de l’arbre
d − di
2 2
 di  d − di se présent au niveau de la surface interne

15
3- bases de calcul d’un assemblage fretté 31

Condition de résistance :  ( Max)   eA Lim Avec :


Re
 Lim = Pour les matériaux ductiles
s
Rp0 , 2
 Lim = Pour les matériaux fragiles (Rp0,2 : Contrainte observée à 0,2% de déformation lors d’un essaie de traction)
s

s : Coefficient de sécurité (s=1,25 d’après la norme NF E 22-621)

Si les limites élastiques en traction et on compression sont différentes, il convient d’utiliser au niveau de l’arbre, la
limite élastique en compression.

3- bases de calcul d’un assemblage fretté 32

Vérification de l’alésage

Au niveau de l’alésage (2a=d) et (2b=D) et (po=0) et (pi=pamx)

a 2 pi − b 2 pO ( pi − pO )a 2b 2 a 2 pMax pMax a 2b 2 a 2 pMax  b 2 


 r (r ) = − = − = 1 − 
b2 − a2 r 2 (b 2 − a 2 ) b 2 − a 2 r 2 (b 2 − a 2 ) b 2 − a 2  r 2 
a 2 pi − b 2 pO ( pi − pO )a 2b 2 a 2 pMax pMax a 2b 2 a 2 pMax  b 2 
 t (r ) = + = + = 1 + 
b2 − a2 r 2 (b 2 − a 2 ) b 2 − a 2 r 2 (b 2 − a 2 ) b 2 − a 2  r 2 

2b : Diamètre externe du Moyeu (D)


2a : Diamètre intérieure du Moyeu (d)
dcM=2r

d 2 pMax  D2 
 r (r ) = 1 − 
2 
D − d  d cM 
2 2

d 2 pMax  D2 
 t (r ) = 1 + 
D 2 − d 2  d cM 
2

16
3- bases de calcul d’un assemblage fretté 33

Si on adopte le critère de Van Mises au niveau de l’alésage :


1
 eM = ( r −   )2 + ( r −  z )2 + ( z −   )2  r (r ) =
d 2 pMax 
1 −
D2 

2 
D − d  d cM 
2 2 2

1
 eM = − 2 r  +  r +   +  r +  
2 2 2 2
d 2 pMax  D2 
 t (r ) = 1 + 
D 2 − d 2  d cM 
2 2

 eM = −  r  +  r +  
2 2

 eM = −  r  +  r +  
2 2

2 2
d 2 pMax  D2  D2   D2   D2 
 eM = −  1
 d2− 1 + 2  + 1 − 2  + 1 + 2 
D2 − d 2  CM  d CM   d CM   d CM 
2 2
d 2 pMax  D2   D2 
 eM = − 1 +  2  + 2 + 2 2 
D2 − d 2  d CM   d CM 

Le risque de plasticité au niveau


2
 D2 
2
d 2 pMax Cette valeur est maximale au d 2 pMax  D2 
 eM = 1 + 3 2 
minimum de dcM (Lorsque dcM =d)  eM ( Max) = 1 + 3 2  du Moyeu se présent au niveau
D −d
2 2
 d CM  D −d
2 2
d  de la surface d’assemblage.

3- bases de calcul d’un assemblage fretté 34

Condition de résistance :  ( Max)   eM Lim Avec :

Re
 Lim = Pour les matériaux ductiles
s
Rp0 , 2
 Lim =
s
s : Coefficient de sécurité (s=1,25 d’après la norme NF E 22-621)

Si les limites élastiques en traction et on compressions présentent une différence, il convient d’utiliser
au niveau du Moyeu, la limite élastique en traction.

17
3- bases de calcul d’un assemblage fretté 35

Remarques Importantes :
1-L’état de contrainte considéré et obtenu comme le résultat de la compression de la matière lors du frettage. Le calcul du
champ de contrainte n’a pas pris en considération les efforts à transmettre. En pratique, le choix d’un coefficient de sécurité
de (s=1,25) est suffisant pour compenser l’augmentation de la contrainte équivalente dans l’arbre et dans le moyeu.

2- Dans les applications pratiques, la porté (l) de l’assemblage est finie et l’état du champ de contrainte varie suivant la
direction (z), produisant des zones de concentration de contraintes au niveau des bords de l’assemblage (Effet
d’encastrement). Des dispositions spécifiques permettent de réduire les effets de concentration de contrainte.

3- Lors de la rotation, la force centrifuge sur le moyeu dépend de la vitesse de rotation, l’effet de cette force n’est pas pris en
considération lors des calculs.

Effet d’encastrement :
Apparition des zones de
concentration de
contraintes sur les bords

36

4- Conception et solutions pour le montage


(NFE 22-621)

18
4- Conception et solutions pour le montage (NFE 22-621) 37

Choix du matériau

Le choix du matériau impact le processus de conception :


- Le calcul de la pression minimale dépend du coefficient (f) de frottement des matériaux ;
- Le calcul du jeux de serrage minimal à imposer dépend de (E et ν);
- La vérification de la tenue mécanique de l’assemblage face à la plasticité dépend de (Re).

Il convient donc de choisir des matériaux offrant une bonne tenue au frottement et aux contraintes pour
conserver dans le temps la qualité de l’assemblage, le choix du matériau peut également être influencé par
les températures de montage et de démontage.

4- Conception et solutions pour le montage (NFE 22-621) 38

Conception de la géométrie

En plus du calcul des paramètres géométriques de l’assemblage capable d’assurer la transmission de l’effort
(l et d) et la résistance mécanique (D, d, di), la conception doit assurer une limitation de la concentration de
contrainte au niveau des bords.
La conception doit tenir compte également des contraintes de montage et de démontage en visant à
simplifier ces opérations.

La partie suivante présente quelques recommandations de conception :

19
4- Conception et solutions pour le montage (NFE 22-621) 39

Dispositions générales

Des études théoriques montrent que l’effet de l’encastrement peut être compensé par l’augmentation du
diamètre de l’arbre de 10%.

Si cette augmentation n’est pas possible suite à des contraintes de


montage, une deuxième disposition est recommandée :
d1 1,01 d
d1Min= d + 2mm
d1-d <r <2d1-d (Recommandation : (r) la plus grande possible)

Il est utile de prévoir cette augmentation de diamètre dans plusieurs cas (Si par exemple l’assemblage sera
au milieu de l’arbre ou dans le cas de l’arbre épaulé) pour faciliter le montage et le démontage. Cependant
cela ne permet pas de réduire l’effet de l’encastrement de façon efficace.

4- Conception et solutions pour le montage (NFE 22-621) 40

Gorge de déconcentration de contrainte

Elle contribue à rendre la pression de contacte progressive.

Valeurs recommandées :

20
4- Conception et solutions pour le montage (NFE 22-621) 41

Prévoir un rayon d’entrée ou évasement du moyeu :

Réduction de l’épaisseur des extrémités du moyeu:

4- Conception et solutions pour le montage (NFE 22-621) 42

Cas de montage contre un épaulement

Dans le cas d’un épaulement sur l’arbre, la disposition à adopter doit remédier au cumul de contrainte dû
à l’effet d’encastrement et la concentration de contrainte produite par l’effet d’entaille (Epaulement).
il sera donc nécessaire de proposer une conception convenable.

Proposition 1 :
L’effet d’entaille dû à l’épaulement est diminué par un rayon d’arrondi
(r).
Le chanfrein sur le Moyeu sépare la section (A-A) affectée par l’effet
d’encastrement et la section (B-B) subissant l’effet d’entaille produit par
l’épaulement.

Sans le chanfrein, la précision de l’emplacement ne sera pas assurée lors du montage vu que le Moyeu risque
d’écraser le rayon de d’arrondi sous l’effet de la force axial de montage ou après le retrait si le moyeu est
chauffé.

21
4- Conception et solutions pour le montage (NFE 22-621) 43

Proposition 2 :

Cette solution propose un raccordement entre la surface cylindrique de l’arbre et la surface plane de
l’épaulement par deux rayons successifs ce qui permet de réduite l’effet d’entaille.
Entre la surface cylindrique et la surface conique, un arrondit (r1) de grand rayon est réalisé. Entre la
surface conique et l’épaulement, une rainure de décharge rentrante est réalisée. Au niveau de l’alésage, la
surface conique simplifie le montage et réduit l’effet d’encastrement.

4- Conception et solutions pour le montage (NFE 22-621) 44

Autres propositions :

22
4- Conception et solutions pour le montage (NFE 22-621) 45

Recommandation pour le démontage

-Déborder la surface de contact du côté de démontage.


-Être en retrait du coté opposé au démontage

4- Conception et solutions pour le montage (NFE 22-621) 46

Tolérance et état de surface

Les qualité des tolérances les plus utilisées :


-Qualité 6 pour un arbre jusqu’à 180 mm de diamètre, qualité 7 au-delà.
-Qualité 6 pour alésage jusqu’a 100 mm, qualité de 7 au-delà.

Les rugosités préconisées par la norme NF-E05-015:


-Ra=0,8µm pour alésage de diamètre ≤180.
- Ra=1,6µm pour alésage de diamètre >180.

La tolérance de cylindricité sur les surfaces est prise égale à IT/4.

Tolérance de cylindricité de l'arbre : tA = ITA/4 et du moyeu tM = ITM/4

23
4- Conception et solutions pour le montage (NFE 22-621) 47

Lissage

Il est dû à l’écrasement des aspérités de surface, cela provoque une baisse du serrage lors du montage et
donc de la pression nécessaire au fonctionnement. Il convient de majorer le serrage théorique calculé d’un
minimum de 3 fois la somme des Ra (Ra arbre + Ra alésage) pour les deux pièces :

Son incidence est faible à des grands diamètres. Elle sera plus importante pour des diamètres à faible
valeurs.

4- Conception et solutions pour le montage (NFE 22-621) 48

Conditions de montage

L’assemblage peut être monté par chauffage de l’alésage ou refroidissement de l’arbre ou une combinaison des deux, cela
dépendra du serrage qui doit être retiré par l’effet de la température pour assurer le montage.
Pour assurer un contact sur la totalité des surfaces, il est important que les surfaces soit exemptes de rayures ou des traces
de chocs.
La température calculée doit engendrée une variation dimensionnelle des pièces, supérieure au serrage maximal possible
Δmax. Ce qui permettra d’éviter le coincement lors du montage.
Cette variation dimensionnelle pourra être prise égale au serrage maximal et majoré par un jeu (j) :

Dans le cas du montage par chauffage, il faut veiller à ce que la température de la pièce ne dépasse pas, même localement,
des niveau produisant des modifications de la structure de la matière ce qui risque d’altérer les propriétés mécaniques. Il
est conseillé de se limiter à une température de 350°C comme valeur maximale pour des pièces en acier qui n’ont subi
aucun traitement thermique.

24
4- Conception et solutions pour le montage (NFE 22-621) 49

Calcul de la température Cas de la dilatation du moyeu par (a)

Calculer la dilatation en prenant en compte le lissage et le jeu (j) de montage : a = j +Δmax + lissage

𝑎
En considérant un relation linéaire entre la déformation et la température : = λΔ𝑇
𝑑𝑀

Avec λ : Coefficient de dilatation thermique

Quelques valeurs des coefficients de dilatation thermique :

5- Etapes de calcul et de vérification 50

5- Etapes de calcul et de vérification

Le processus de calcul suppose que certains paramètres sont connues à priori :


- Chargement à transmettre (C, A)
- Diamètre nominale (d)
- Matériau (E,ν)
- La portée de l’assemblage (l)
- Coefficient de frottement
Ces paramètres peuvent être ajustés

25
5- Etapes de calcul et de vérification 51

1- Calculer la pression minimale requise (p min)


kA 2kC
pMin = pMin =
fld fd ²l
Une vérification peut être faite pour s’assurer si la pression minimale engendre un état de contrainte
excessif. Dans ce cas, il faudra changer les paramètres de départ (Matériau, diamètre, longueur…).

2- Calculer la valeur du serrage minimal (Δ)

  d 4 ( aM − a A ) + d 2 D 2 ( aA + bM ) + di2 D 2 (bA − bM ) − di2 d 2 (bA + aM ) 


= pmin  
d  ( D 2 − d 2 )(d 2 − d i2 ) 

3- Calculer la valeur maximale du serrage

5- Etapes de calcul et de vérification 52

4- Calculer la pression maximale du serrage :

5- Vérification de la condition de résistance sur l’arbre et sur l’alésage

2
d 2 pMax d 2 pMax  D2 
 eA ( Max) = 2  eM ( Max) = 1 + 3 2 
d 2 − d i2 D −d
2 2
d 

Si les conditions de résistance ne sont pas vérifiées, il sera nécessaire de modifier les paramètres
de départ ou renoncer à la solution du frettage

26
5- Etapes de calcul et de vérification 53

6-Identification des éléments du dessin de définition

A-Tolérance de cylindricité

B-Etat de surface

C-Tolérances dimensionnelles

5- Etapes de calcul et de vérification 54

7-Conditions requises pour assurer le montage

A- Jeu nécessaire au montage

B- Dilatation nécessaire pour assurer le montage

C- Calcule de la variation de la température à imposer


𝑎
Δ𝑇 =
λ𝑑

27
55

6- Application

6- Application 56

Travail demandé :
• Calculer la pression minimale nécessaire
• Calculer le serrage minimal
• Calculer le serrage maximal
• Calculer la pression Maximale
• Vérifier la tenue mécanique
• Déduire la variation de la température à imposer sur
l’alésage

28

Vous aimerez peut-être aussi