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MS11 - Mesure physique et instrumentation UTT

Table des matières


1 Erratum (corrections) et addendum (compléments). Pour commencer à écrire dans le livre !
Mesure Physique et instrumentation, version 1 (2003). La version 2 intègre les corrections 2

2 Les 10 commandements en mesure physique 5

3 Calcul des incertitudes de mesure 6

4 Présentation des résultats de mesure suivant la norme 7

5 Test du χ2 , livre p. 48 8

6 Test de Smirnov-Kolmogorov, livre p. 50 10

7 Intervalles de confiance 12

8 Grandeur dépendante du temps : Signaux 13


8.1 Analyse spectrale et série de Fourier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
8.2 Propriété d’un signal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
8.3 Fonction de transfert et Filtre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13

9 Tables 15
9.1 Tables d’unités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
9.2 Table : loi de Gauss, loi normale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
9.3 Table : loi du χ2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
9.4 Table : loi de Smirnov-Kolmogorov . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
9.5 Table : loi de Student . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27

10 Exercices supplémentaires 29

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1 Erratum (corrections) et addendum (compléments). Pour commen-


cer à écrire dans le livre ! Mesure Physique et instrumentation, ver-
sion 1 (2003). La version 2 intègre les corrections
— p. 5. Erreur : « fi : ... nombre de mesures divisé par le nombre total de mesures. » (supprimer « par
classe »).
— p. 6. Forme : enlever le numéro 11, numéroter les suivants à la suite (jusqu’à 15).
— p.9. Complément : Ajouter à la définition : « la dimension est l’expression d’une relation existant
entre une grandeur dérivée et les grandeurs fondamentales dont elle dépend (Larousse). »
— p. 11. Correction : conductivité thermique M.L1 .T −3 .Θ−1 .
— p. 20. Complément : l’excitation magnétique s’appelle aussi champ magnétique.
— p. 21. Complément : l’induction magnétique se note B. ~
— p. 37. Complément : justification des expressions de uB lorsque la loi est supposée gaussienne : on
assimile uB à l’écart-type estimé σ de cette distribution (Cf. p. 47). Pour une probabilité choisie P ,
on cherche donc Φ(mni ) = P/2 dans le tableau p. 168 et on trouve k grâce à la valeur de la ligne et
de la colonne correspondant :
a+ − a− 1 a+ − a−
= kσ ⇒ uB = σ =
2 k 2
— La probabilité d’avoir une mesure dans l’intervalle [a− ; a+ ] est de 50%, alors uB ≈ 1, 48(a+ −
a− )/2.
— La probabilité d’avoir une mesure dans l’intervalle [a− ; a+ ] est de 67%, alors uB ≈ (a+ −
a− )/2.
— La probabilité d’avoir une mesure dans l’intervalle [a− ; a+ ] est supérieure à 99%, alors uB ≈
(a+ − a− )/6.
— p. 37. Complément : préciser dans l’exercice d’application directe IV.1 : « le calibre c indique une
incertitude que l’on suppose être en ±c%, c’est le cas le plus défavorable qui est choisi ici. »
— p. 39. Correction : solution : 1.
r s
U2 2 1 2 42 52 1 (0, 01.5)2
uc (I) = 4
uB (R) + 2 uB (U ) = 4 √ 2+ √ 2 ≈ 0, 28mA
R R 100 3 1002 3
— p. 41. Complément : réponse en haut de la page : préciser que l’incertitude est élargie d’un facteur
2. En bas de la page, supprimer l’unité VA dans le coefficient de corrélation. Il est sans unité (Cf. p.
164).
— p. 42. Complément : après l’étape 5., préciser : si une seule mesure est faite pour chaque réglage,
m̄j devient mj .
— p. 44. Amélioration : Réponse 1. en milieu de page, élargir l’incertitude d’un facteur 2 : « L =
(22, 32 ± 0, 11)mm, le nombre suivant le signe ± étant une incertitude-type élargie d’un facteur
2. ». (Théorème IV.2 après 1.), « On peut trouver x% et k à partir du tableau 13 p. 168, car si la
distribution des mesures est gaussienne, alors k est obtenu à partir des lignes et colonnes du tableau
dans lequel on cherche x%. »
— p. 45. Amélioration : « On peut trouver x% et k à partir des tableaux 13 p. 168 et 18 p. 174 car si
la distribution des mesures est gaussienne, alors la moyenne suit une loi de Student... »
Amélioration : « I = (59, 9988 ± 0, 0116)mA, le nombre suivant le signe ± étant une incertitude-
type élargie d’un facteur 2 : U = 2uA , calculée à partir d’une incertitude-type de type A déterminée
à partir de 9 mesures. »
Correction : pour l’obtention d’une nouvelle valeur de mesure (bas de la page) « Les intervalles de
confiance correspondant à l’obtention d’une nouvelle valeur de mesure sont par exemple :
— k = 1, 96 pour P = 0, 95 ... [... − 1, 96..., ... + 1, 96...].
— En prenant k = 3 on est presque ... dans l’intervalle [m̄9 (I) − 3σ9 (I); m̄9 (I) + 3σ9 (I)] =
[59, 9459; 60, 0051].
» Supprimer la phrase suivante « En prenant k = 4, 28... »
Amélioration : Et éventuellement remplacer par : « Dans ce cas, il faut chercher la valeur de P/2
(la probabilité souhaitée dans l’intervalle symétrique par rapport à l’origine étant P ) dans le tableau
13 page 168 et en déduire k en lisant ses deux premiers chiffre à la ligne correspondante et le suivant
dans la colonne. »

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— p. 49. Correction typographique : en haut de la page, remplacer tous les "FN (0,1) " par des Φ
(valeur du tableau p. 168). Ajouter N en facteur de la somme des termes dans la formule (IV.20).
— p. 49. Correction, incohérent avec la définition du glossaire : fréquence relative. Équation
(IV.20) :
ncl
X (fic − fict )2
χ2 = N
i=1
fict
de même p. 162.
— p. 50. Précision : dans "DN = ...", remplacer "xi " par mni (G).
— p. 53. Correction : « ...des éléments de la dernière colonne multipliée par N : 0,46 (resp. 2,5584)...
On conclut que l’on a une probabilité minimale de 70 % (resp. entre 10% et 70%) de commettre
une erreur... »
— p. 54. Précision : dans le tableau ligne somme : 0, 01779 et 0, 0984. Dans la légende du tableau
II.5. Préciser : « χ2 = 26 × 0, 0984 = 2, 5558. ». Correction : remplacer le premier « supérieure à
90% » par « comprise entre 10% et 70% » et le deuxième : « supérieure à 99% » par « inférieure à
70 % ».
— p. 62. Correction typographique : formule (V.3), borne supérieure : T + t0 et de même pour la
formule de la ligne suivante.
— p. 66. Forme : mettre des espaces après MHz. Amélioration :Remplacer l’appellation « fréquence »
par pulsation dans la section 6.2.
— p. 69. Corrections : formule (V.16), mettre un facteur T2 devant l’intégrale. Ajouter un signe −
devant sin(Φ) dans b1 .
— p. 78. Précision : à la fin de la définition de la classe, préciser : «(cours page 32, 37-38). L’incertitude
associée à la classe c est supposée être ±c. C’est le cas le plus défavorable qui est considéré ici. »
— p. 92. Erreur typographique : en bas de la page : phi0 doit être écrit φ0 .
— p. 105. Correction : exercice 2, après « la température T », ajouter « , n, le nombre de moles de
gaz ».
— p. 109. Amélioration : exercice 18, inverser les questions 1 et 2. Ajouter éventuellement un exercice
type partiel 2, P2003 : « on donne λ = 2d/N , avec N = 100. d = 2µm, convertir d pour obtenir λ
en nanomètres. »
— p. 110. Amélioration : exercice 22 dans la parenthèse, ajouter « Aide p. 127, solution p. 137 »
— p. 111. Amélioration : après « zéro de graduation », ajouter « si la mesure de la hauteur de chute
est erronée et ne correspond pas au temps de chute mesuré, »
— p. 112. Amélioration : question 3, exercice 28, ajouter « type » pour l’incertitude. Enlever l’espace
avant la virgule qui est passée à la ligne.
— p. 114. Correction : « Quelle serait l’incertitude... »
— p. 115. Amélioration : exercice 38 : « supérieure à 95% de trouver la valeur mesurée... »
— p. 117. Correction : exercice 46, 3., « Un signal sinusoïdal... »
— p. 123 . Erreur typographique : « d’impédance d’entrée 1 MΩ... »
— p. 126. Amélioration : aide 18, ajouter « et 67. » à la fin pour avoir la définition du décibel. Aide
19, remplacer 25 par 18. √
— p. 133 Amélioration : bas de la page, fin de la solution 8, nF = v/ g.LA, avec A une constante
sans dimension. En réalité A = 1.
— p. 134. Amélioration : «... de la fonction logarithme et d’un signe moins ». Solution 11, rajouter à
la fin : « - [a] = Θ[x]−2 , [b] = Θ[x]−1 , [c] = Θ ».
— p. 135. Correction : rajouter un s à thermocouple, solution 14, 3. [U ] = ..., pour plus de clarté, on
peut introduire des indices 1 et 2 pour les coefficients a et b des deux systèmes.
— p. 136. Amélioration : solution 19, numéroter les questions. Mettre [E] dans l’équation de [cp ].
Rajouter : « P = Aqm cp (TB − TA )... avec A une constante sans dimension. En fait A = 1. »
— p. 137. Amélioration : remplacer points d’application par droites d’application.
— p. 138 Amélioration : solution 26, I = 445, 020 ± 0, 020)A, l = (5, 0000 ± 2.0, 0028)m. Correc-
tion : solution 27, 3. ρ = 1/46, 4101.10−6 = (21, 547, 0 ± 4, 0)kg · m−3 ., 4. : ... = 46, 4317cm3.
ρfaux = 1/(46, 4317.10−6 = 21 536966kg · m−3 . Insérer un espace après ◦ C.
— p. 139. Correction typographique : majuscule à « On » ligne avant le bas de page.
— p. 140. Amélioration : solution 32 : « R = ...3, 54W »
— p. 141. Correction : solution 35, « inférieure à 0, 0201 × 28 (resp. voisine de 0, 115 × 28) ... en
réalité est inférieure à 70% et supérieure à 10%. Il y a de fortes chances pour que la distribution des

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mesures suive une loi normale, mais le test ne permet pas de conclure.
— p. 143. Correction : solution 36, « Le χ2 est égal à 11,58, le nombre de degrés de liberté... » p. 144,
haut de page, « comprise entre 10% et 70%. Visuellement, la répartition des mesures est très proche
d’une gaussienne. »
— p. 144. Correction : solution 36, « Le χ2 est égal à 3,94, le nombre de degrés de liberté... est
supérieur à 10%. Visuellement, la répartition des mesures p est très proche d’une... »
— p. 144. Correction typographique : solution 37 « t = 2z/g... »
— p. 146. Correction : solution 37 : « La valeur du χ2 est 1,5519, le degrés de liberté... entre 10% et
70% de commettre... »
— p. 146. Amélioration : solution 38 : « 95% de chances de trouver la valeur mesurée : (si l’on
suppose... »
— p. 147. Amélioration : solution 39, ajouter : « Attention : calculer la régression linéaire de m en
fonction de x, ou de x en fonction de m ne donne pas des coefficients directeurs équivalents. »
— p. 148. Correction : solution 44, 4. ν0 = 1Hz, 6. ... b1 = −0, 5W.
— p.149. Remarque : solution 46, les graphes correspondent aux fonction sinus (Cf correction de la
question 3).
— p. 150. Amélioration : solution 50, ajouter E0 dans a2 et b2 .
— p. 151. Correction : solution 52, 2. e = 663, 6mV.
— p. 154. Correction : 4. ... ≈ 3 01 savarts par octave.
— p. 159. Amélioration : rajouter la loi triangulaire σ = a+2√
−a−
6
.
— p. 162. Correction
√ : même correction que pour la formule (IV.20) p. 49. p. 163 : première ligne
rajouter N devant la formule.
— p. 164. Correction typographique : 5eligne « le tableau » »
— p. 166. Correction typographique : algorithme changer ln en Log.
— p. 168. Amélioration : rajouter des colonnes avant 0, 10. Sous le tableau, on peut rajouter :
R mni R0 R mn R 0 R −mn
« si mni < 0, −∞ = −∞ + 0 i = −∞ − 0 i = 0, 5 − Φ
R mni R0 R mn
si mni > 0, −∞ = −∞ + 0 i = 0, 5 + Φ. »
— p. 169 Correction typographique : dans le commentaire du tableau 14, changer L = N − 3 par
L = Ncl − 3, correspondant au nombre de classes.
— p. 170. Correction : « en réalité est inférieure à 10% »
— Correction typographique : dans la bibliographie, majuscule à « Graw-Hill »

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2 Les 10 commandements en mesure physique


1. Tu laisseras suffisamment de chiffres significatifs sur les résultats de calcul de moyenne et d’écart
type.
2. Tu indiqueras les unités de la moyenne et de l’écart type.
3. Tu distingueras incertitude de type A 1 et de type B 2 .
4. Tu distingueras incertitude 3 et incertitude type 4 .
5. Tu donneras les unités de l’incertitude type.
6. Dans le cas de mesures multiples, tu sauras faire une régression linéaire avec une calculatrice, donner
les unités aux coefficients calculés et choisir judicieusement x et y.
7. Pour une présentation des résultats suivant les normes, tu tronqueras à deux chiffres significa-
tifs sur l’incertitude type.
8. Tu préciseras par une phrase qu’elle est élargie à "kσ", k=1, ou plus souvent 2.
9. Pour calculer une incertitude de type B, tu considéreras
√ un écart maximal em à la valeur lue m
comme étant en plus√ou en moins, donc σB = em / 3. Si le constructeur donne un écart total 5 , tu
écriras σB = em /(2 3).
10. La répétition des mesures permet une statistique et permet parfois de s’affranchir de l’incertitude
évaluée ou constructeur (de type B). Dans ce cas, σA remplacera σB .

1. Liée à la statistique des mesures...


2. Non liée
à la
statistique des mesures...
∂f
3. ∆z = ∂x ∆x + ..., vieille définition des physiciens.
r 
2
∂f
4. σzT = ∂x
(σxT )2 + ..., plus proche des statistiques, préconisée par les normes.
5. Largeur totale de l’intervalle autour de m.

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3 Calcul des incertitudes de mesure


Faire l’inventaire des incertitudes de type B (liées à une loi de probabilité) et de type A (liées à la
répétition des mesures, c’est-à-dire à une statistique).
1. Incertitude-type de type B : on a a+ et a− , les deux valeurs extrêmes admissibles des mesures :
l’estimation de la grandeur mesurée et la moyenne des ces valeurs extrêmes : a+ +a 2

. Estimons
l’incertitude : uB dépend de la probabilité supposée d’avoir une mesure dans l’intervalle [a+ ; a− ].
(a) Si on précise : « la répartition des mesures est supposée gaussienne ». Si on estime α (ex. 70%),
on cherche α/2 (ex. 0,35) dans le tableau p.168 du livre (ou table 4 du poly) et on déduit la
valeur de k (ex. 1,04), on en déduit l’incertitude type de type B :
a+ − a−
uB = σLG = ,
2k
c’est l’estimation de l’écart-type sans biais σLG de la répartition gaussienne. exemples p. 37
pour α égal à 50%, 67% et 99%.
(b) Si on précise : « la répartition des mesures est supposée triangulaire » alors uB dépend de l’écart-
type σLT de ce type de distribution, calculable à l’aide de la formule p.159 (ou équation 2 du
poly). La norme précise que si la mesure est presque sûrement dans l’intervalle [a+ ; a− ], alors
a+ − a−
uB = σLT = √
2 6
(c) Si on ne précise rien, on considère par défaut « la répartition des mesures est supposée uni-
forme », les mesures sont presque sûrement dans l’intervalle [a+ ; a− ] alors uB est l’écart-type
de la distribution uniforme σLU .
a+ − a−
uB = σLU = √
2 3
2. Incertitudes-type de type A : on calcule l’écart-type sans biais des N mesures, σn−1 .
σn−1
uA = √
N
3. Incertitude-type composée : s’il y a plusieurs incertitudes sur la grandeur mesurée directement,
incertitude-type combinée : qX X
uc = u2a + u2B
4. Incertitude-type composée sur une mesure indirecte : s’il y a plusieurs mesures faites, on calcule
l’incertitude-type sur la mesure indirecte G = f (G1 , ..., GN ) :
v
uN  N X
uX ∂G 2
   
2
X ∂G ∂G
uc (G) = t u (Gi ) + 2 ρ(Gi , Gj ) u(Gi )u(Gj ),
i=1
∂Gi i=1 j<i
∂Gi ∂Gj

ρ(Gi , Gj ) étant le coefficient de corrélation entre les grandeurs (variables) Gi et Gj à travers la loi
choisie. Par exemple, ρ(Gi , Gj ) est le coefficient de corrélation linéaire entre Gi et Gj pour Gi et
Gj liés par une loi linéaire : Gj = AGi + B, A et B étant respectivement la pente et l’ordonnée à
l’origine de la loi linéaire.
— Cas de la régression linéaire
Le coefficient de corrélation linéaire ρ(X, Y ) peut être évalué en faisant une régression linéaire
à partir d’un ensemble de N couples de mesures (Xi , Yi ) (c.à.d. qu’on suppose une relation
linéaire entre les variables X et Y : Y = AX + B). La pente A et l’ordonnée à l’origine B ainsi
que le coefficient de corrélation ρ(X, Y ) seront donnés par la calculatrice. On doit également
pouvoir calculer la précision (ou l’incertitude-type) sur la pente A et l’ordonnée à l’origine B :
P 2
2 j (Am̄j (X) + B − m̄j (Y )) N
u (A) = 2
N −2 P 2 P
N j m̄j (X) − j m̄j (X)
P 2 P 2
j (Am̄j (X) + B − m̄j (X)) j m̄j (X)
u2 (B) = 2
N −2

N j m̄2j (X) −
P P
j m̄j (X)

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4 Présentation des résultats de mesure suivant la norme


Calculer l’incertitude-type sur la mesure, en laissant un maximum de chiffres significatifs pour le calcul.
1. Élargir l’incertitude-type.
(a) Si l’incertitude-type est de type A seulement, pour N mesures et si on sait au préalable ou que
l’on vérifie par un test que la répartition des mesures est probablement gaussienne (ou normale),
on déduit le facteur d’élargissement k du tableau de la loi de Student p. 174 du livre (ou ta-
bleau 12 du poly) pour un seuil β choisi et un nombre de degrés de liberté égal à N − 1.
(b) Si on ne sait rien, ou si l’incertitude-type est combinée ou de type B, alors on prend un coefficient
d’élargissement égal à 2.
2. Limiter le nombre de chiffres significatifs sur l’incertitude-type élargie en n’en donnant que
2.
Méthode :
— on repère le premier chiffre non nul en partant de la gauche
— on précise le suivant même si c’est un zéro
— On n’arrondit pas !
3. Limiter le nombre de chiffres en conséquence sur la valeur mesurée.
4. Préciser les unités.
5. Préciser par une phrase l’incertitude-type indiquée.

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5 Test du χ2 , livre p. 48
Les tests statistiques ne permettent pas d’être sûr qu’une distribution des mesures est normale.
Ils fournissent une probabilité de se tromper en rejetant l’hypothèse gaussienne (ou normale) sachant
qu’elle l’est : On teste donc l’Hypothèse H0 . En effet, si la distribution des mesures est gaussienne, alors
la théorie des statistiques permet de connaître la probabilité d’obtenir un écart d’un échantillon de mesures
à la distribution théorique.
Plus l’écart entre la distribution des mesures et la distribution théorique est petit, plus la probabilité de
se tromper en considérant que la distribution n’est pas gaussienne augmente.
Plus la probabilité de se tromper en rejetant l’hypothèse gaussienne sachant qu’elle l’est aug-
mente, plus on est amené à accepter la distribution comme gaussienne. Par contre, plus le risque
d’accepter l’hypothèse gaussienne par erreur augmente... On se contente donc de petites valeurs de
α.
1. Ordonner les N mesures par ordre croissant.
2. Calculer la valeur moyenne m̄ et l’écart-type sans biais σn−1 . Préciser leurs unités 6 .
3. Calculer les valeurs centrées réduites (elles sont sans unité et centrées autour de 0, typiquement
entre -3 et 3). On obtient les valeurs centrées réduites en soustrayant la moyenne aux mesures et en
divisant le résultat par l’écart-type sans biais.

4. Calculer le nombre de classes ncl . C’est un entier proche de N ou de 1 + 3, 3 log10 (N ) (loi de
Sicard-Max). Le résultat final dépend de ce choix.
5. Calculer les bornes des classes. Soit a+ le maximum des valeurs centrées réduites et a− le mini-
mum : bj = a− + j a+n−acl

avec j entier compris entre 0 et ncl .
6. Compter le nombre de mesures dans chaque intervalle : population 7 .
7. Diviser chacun de ces nombres par N : Fréquences relatives fic .
8. À l’aide du tableau p. 168 du livre (ou tableau 4 du poly), calculer la probabilité théorique d’être
dans l’intervalle [bj ; bj+1 ], notée fit = FN (0,1) (bj+1 ) − FN (0,1) (bj ) : 8
— Noter les valeurs lues dans le tableau pour les bornes bj et bj+1 . On localise la valeur en trouvant
l’intersection entre la ligne correspondant aux deux premiers chiffres de la borne considérée
(unité et dixième), et de la colonne correspondant au troisième chiffre (centième).
— Si bj+1 < 0, alors on doit soustraire les valeurs notées.
— Si bj+1 > 0 et si bj < 0, alors on doit additionner les valeurs notées.
— Si bj > 0, alors on doit soustraire les valeurs notées.
N (fi −fit )2
9. Calculer le χ2 (se dit « ki 2 » ou « ki carré ») pour chaque classe : fit
.
10. Effectuer la somme des χ2 de chaque classe.
11. Déterminer le nombre de degrés de liberté du χ2 : L = ncl − 3.
12. Dans le tableau du χ2 , p. 169 du livre (ou tableau 7 du poly), localiser la valeur obtenue à l’étape pré-
cédente dans la ligne correspondant à L. En général, cette valeur est entre celles de deux colonnes.
En déduire deux valeurs α1 et α2 encadrant la valeur réelle de α.
13. Conclure. Deux conclusions sont possibles suivant la valeur de α.
— Si α est petit (partie droite du tableau), « la probabilité de se tromper en rejetant l’hypothèse
gaussienne sachant qu’elle l’est, est comprise entre α1 et α2 ».
— Si α est grand (partie gauche du tableau), « la probabilité de se tromper en rejetant l’hypothèse
gaussienne sachant qu’elle l’est, est comprise entre α1 et α2 . Par contre, la probabilité d’accepter
par erreur l’hypothèse de répartition gaussienne des mesures augmente. Le test du χ2 ne permet
pas de conclure de manière certaine. ».
6. À ce stade, on peut donner la valeur de la mesure en précisant une incertitude-type élargie d’un facteur k = 2. L’étude suivante
permet de préciser une valeur de k associée à un intervalle de confiance donc à une probabilité β d’avoir la grandeur mesurée dans
σn−1 σn−1
l’intervalle [m̄ − k √ ; m̄ + k √ ]
N N
7. On pourra regrouper une classe contenant moins de 5 mesures avec la suivante. Dans ce cas, les largeurs des classes ne sont
plus toutes égales...
8. La fonction FN(0,1) est la fonction de répartition de la loi normale centrée réduite (ou loi gaussienne centrée réduite).

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14. Si l’on choisit, à tord ou à raison, d’accepter l’hypothèse gaussienne :


Choisir un seuil β pour déterminer l’intervalle de confiance de trouver la valeur moyenne mesurée
(c.à.d. l’ensemble statistique des N valeurs mesurées). En déduire le facteur d’élargissement k, à
partir du tableau de la loi de Student p.174 du livre (ou tableau 12 du poly), en fonction du degré de
liberté L′ = N − 1 de l’échantillon.
Écrire le résultat de la mesure suivant les normes : « G = (m̄±k σ√n−1
N
préciser les unités, le nombre
suivant le signe ± étant une incertitude-type élargie U = kuA , avec uA = ..., une incertitude-type
de type A obtenu à partir de N mesures et k = ... un facteur d’élargissement correspondant à un
intervalle de confiance à β. Un test du χ2 sur l’échantillon a fourni une probabilité α de se tromper
en rejetant l’hypothèse gaussienne sachant qu’elle l’est en réalité. »
15. Si l’on choisit, à tord ou à raison, de rejeter l’hypothèse gaussienne :
Le facteur d’élargissement k = 2. Écrire le résultat de la mesure suivant les normes : « G =
(m̄ ± k σ√n−1
N
préciser les unités, le nombre suivant le signe ± étant une incertitude-type élargie
U = kuA , avec uA = ..., une incertitude-type de type A obtenu à partir de N mesures et k = 2 un
facteur d’élargissement.
Pour présenter les résultats, au cours de cette étude, on pourra utiliser le tableau suivant :
(fi −fit )2
classe centrée réduite fréq. fic fréquence théorique fit = χ2i = N fit
n n
[m1 , m2 ] FN (0,1) (mn2 ) − FN (0,1) (mn1 )

PN
Somme χ2 = i χ2i

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6 Test de Smirnov-Kolmogorov, livre p. 50


Les tests statistiques ne permettent pas d’être sûr qu’une distribution des mesures est normale.
Ils fournissent une probabilité de se tromper en rejetant l’hypothèse gaussienne (ou normale) sachant
qu’elle l’est : Hypothèse H0 . En effet, si la distribution des mesures est gaussienne, alors la théorie des sta-
tistiques permet de connaître la probabilité d’obtenir un écart d’un échantillon de mesures à la distribution
théorique.
Plus l’écart entre la distribution des mesures et la distribution théorique est petit, plus la probabilité de
se tromper en considérant que la distribution n’est pas gaussienne augmente.
Plus la probabilité de se tromper en rejetant l’hypothèse gaussienne sachant qu’elle l’est aug-
mente, plus on est amené à accepter la distribution comme gaussienne. Par contre, plus le risque
d’accepter l’hypothèse gaussienne par erreur augmente... On se contente donc de petites valeurs de
α.
1. Ordonner les N mesures par ordre croissant.
2. Calculer la valeur moyenne m̄ et l’écart-type sans biais σn−1 . Préciser leurs unités 9 .
3. Calculer les valeurs centrées réduites (elles sont sans unité et centrées autour de 0, typiquement
entre -3 et 3). On obtient les valeurs centrées réduites en soustrayant la moyenne aux mesures et en
divisant le résultat par l’écart-type sans biais.
4. Compter et identifier les mesures de même valeur ni . En déduire sa fréquence relative : ni /N .
5. Calculer les cumulants ou cumuls associés en additionnant le cumulant précédent (Fm (i − 1)) avec
la fréquence relative :Fm (1) = n1 /N , Fm (i − 1) + ni /N.
6. Vérifier que le dernier cumulant est bien égal à 1. Le cumulant est sensé estimer la fonction de
répartition des mesures. Si la distribution des mesures est gaussienne, on la note FN (0,1) et sa
valeur pour la mesure centrée réduite mnj est FN (0,1) (mnj ).
7. Calculer FN (0,1) (mnj ) à partir du tableau p. 168 du livre (ou tableau 4 du poly). Pour cela, on localise
la valeur en trouvant l’intersection entre la ligne correspondant aux deux premiers chiffres de la
mesure centrée réduite considérée (unité et dixième), et de la colonne correspondant au troisième
chiffre (centième). Il fournit Φ :
— Si mnj est négative : FN (0,1) (mnj ) = 0, 5 − Φ,
— Si mnj est positive : FN (0,1) (mnj ) = 0, 5 + Φ.
8. Calculer la valeur absolue des écarts entre le cumulant et la fonction de répartition. Trouver le
maximum de ces écarts.
9. Situer ce maximum entre deux colonnes sur tableau p.171-173 du livre (ou tableaux 9,10,11 du
poly), à la ligne correspondant au nombre de mesures N . En déduire un encadrement de α, la
probabilité de se tromper en rejetant l’hypothèse gaussienne sachant qu’elle l’est.
10. Conclure. Deux conclusions sont possibles suivant la valeur de α.
a) Si α est petit (partie droite du tableau), « la probabilité de se tromper en rejetant l’hypothèse
gaussienne sachant qu’elle l’est, est comprise entre α1 et α2 ».
— Si on décide, à tord ou à raison d’accepter l’hypothèse de la distribution :
Choisir un seuil β pour l’intervalle de confiance. En déduire le facteur d’élargissement k, à
partir du tableau de la loi de Student p.174 du livre (ou tableau 12 du poly), en fonction du
degré de liberté L′ = N − 1 de l’échantillon et du seuil de confiance β fixé. Écrire le résultat
de la mesure suivant les normes : « G = (m̄ ± k σ√n−1 N
, le nombre suivant le signe ± étant
une incertitude-type élargie U = kuA , avec uA = ..., une incertitude-type de type A obtenu
à partir de N mesures et k = ... un facteur d’élargissement correspondant à un intervalle de
confiance à β. Un test du χ2 sur l’échantillon a fourni une probabilité α de se tromper en
rejetant l’hypothèse gaussienne sachant qu’elle l’est en réalité. »
— Si on décide, à tord ou à raison de rejeter l’hypothèse de la distribution :
Le facteur d’élargissement k = 2. Écrire le résultat de la mesure suivant les normes : « G =
(m̄ ± k σ√n−1
N
, le nombre suivant le signe ± étant une incertitude-type élargie U = kuA , avec
uA = ..., une incertitude-type de type A obtenu à partir de N mesures et k = 2 un facteur
d’élargissement.
9. À ce stade, on peut donner la valeur de la mesure en précisant une incertitude-type élargie d’un facteur k = 2. L’étude suivante
permet de préciser une valeur de k associée à un intervalle de confiance donc à une probabilité β d’avoir la grandeur mesurée dans
σn−1 σn−1
l’intervalle [m̄ − k √ ; m̄ + k √ ]
N N

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b) Si α est grand (supérieur à la première colonne à gauche du tableau), « le test de Smirnov-


Kolmogorov ne s’applique pas. La probabilité de se tromper en rejetant l’hypothèse gaussienne
sachant qu’elle l’est, est supérieure à 20%. En effet, la probabilité d’accepter par erreur l’hypo-
thèse de répartition gaussienne des mesures augmente. » Dans ce cas, prendre k = 2. Écrire le
résultat de la mesure suivant les normes : « G = (m̄ ± 2 σ√n−1 N
) préciser les unités, le nombre
suivant le signe ± étant une incertitude-type élargie U = 2uA , avec uA = ..., une incertitude-
type de type A obtenu à partir de N mesures. Un test de Smirnov-Kolmogorov sur l’échantillon
n’a pas pu permettre de conclure sur la probabilité α de se tromper en rejetant l’hypothèse gaus-
sienne sachant qu’elle l’est en réalité. »
11. Pour présenter les résultats, au cours de cette étude, on pourra utiliser le tableau suivant :
Valeur centrée ré- Fréquences rela- Cumulants FN (0,1) Écart
duite tives

Cumul MAX(Ecart)

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7 Intervalles de confiance
Les tests statistiques ne permettent pas d’être sûr qu’une distribution des mesures est normale.
Ils fournissent une probabilité de se tromper en rejetant l’hypothèse gaussienne (ou normale) sachant
qu’elle l’est. En effet, si la distribution des mesures est gaussienne, alors la théorie des statistiques permet
de connaître la probabilité d’obtenir un écart d’un échantillon de mesures à la distribution théorique.
Compte-tenu de cette information, il est possible de trouver une valeur du coefficient d’élargis-
sement k qui peut être différente de 2, associant une probabilité à l’intervalle ainsi construit. Deux
problèmes se posent :
1. La distribution des mesures n’est probablement pas gaussienne ou les tests ne peuvent permettre de
conclure. Dans ce cas, on prend par défaut :

k = 2.

L’incertitude élargie est U = 2.uA .


2. La distribution des mesures est supposée gaussienne (ou normale). On a testé à l’aide d’un test
du χ2 ou d’un test de Smirnov-Kolmogorov, la probabilité de se tromper en rejetant l’hypothèse
gaussienne est grande.
(a) On s’intéresse à l’échantillon. On cherche à connaître un intervalle dans lequel on a une
probabilité β donnée d’obtenir une nouvelle valeur de mesure. Objectif : évaluer le rapport
précision/coût du rajout de mesures supplémentaires.
L’écart-type des mesures est σn−1 .
L’intervalle de confiance au seuil β est [m̄ − k.σn−1 ; m̄ + k.σn−1 ]. Comme la loi normale est
symétrique par rapport à l’axe x = 0, le tableau p. 168 du livre (ou table 4 du poly) fournit la
moitié de la probabilité recherchée. On cherche donc la valeur la plus proche de β/2 dans le
tableau et on en déduit k en lisant la ligne et la colonne. L’intervalle de confiance est :

[m̄ − kσn−1 ; m̄ + kσn−1 ]


(b) On s’intéresse à la grandeur mesurée, objectif de la mesure. Elle est estimée par la valeur
moyenne de la distribution des mesures. On fixe β. La moyenne suit une loi de Student puis-
qu’on suppose normale la répartition des mesures. Le nombre de degrés de liberté de cette loi est
N − 1. On cherche dans le tableau p. 174 du livre (ou tableau 12 du poly) la colonne L = N − 1
et on déduit k dans le tableau fonction du seuil β choisi (noté P dans le tableau) :
σn−1 σn−1
[m̄ − k √ ; m̄ + k √ ]
N N
3. En toute généralité et pour toute distribution, caractérisée par sa densité de probabilité f (m), la
définition d’un intervalle de confiance à la probabilité β est donnée par :
Z m̄+ku
β= f (m) dm
m̄−ku

où m̄ et u = σ sont respectivement la valeur moyenne de la densité de probabilité de la distribution


et l’écart-type σ (incertitude-type) de cette densité de probabilité avec :
Z amax
m̄ = mf (m)dm, (1)
amin
Z amax 1/2
σ = (m − m̄)2 f (m)dm . (2)
amin

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8 Grandeur dépendante du temps : Signaux


8.1 Analyse spectrale et série de Fourier
Tout signal périodique est caractérisé par une période T et sa fréquence fondamentale associée ν0 =
1/T .
Tout signal périodique peut toujours se réécrire sous la forme d’une superposition de signaux simples pé-
riodiques sur toute la période du signal : décomposition en série de Fourier d’un signal :
∞ ∞
a0 X X
S(t) = + an cos(2πnν0 t) + bn sin(2πnν0 t) = cn exp(j2πnν0 t)
2 n=1 n=−∞

les an et bn correspondant aux amplitudes des composantes cosinus et sinus oscillant aux fréquences nν0
multiples entières de la fréquence fondamentale ν0 . Ces amplitudes an et bn sont les composantes du
spectre réel tandis que les cn correspondent au spectre complexe. De manière générale, on peut calculer
ces amplitudes an , bn et cn :

2 T 2 T
   
t t
Z Z
an = S(t) cos 2πn dt, et bn = S(t) sin 2πn dt,
T 0 T T 0 T
1 T
 
t
Z
cn = S(t) exp −j2πn dt.
T 0 T

8.2 Propriété d’un signal


¯ sa puissance P (t) (ou son intensité
A partir d’un signal S(t) on peut calculer sa valeur moyenne S(t),
I(t), qui par définition est la moyenne sur une période du carré du signal) et sa valeur efficace Sef f (t) de
la manière suivante :

1 T 1 T 2

a0 a20 1X 2
Z Z
¯
S(t) = S(t)dt = ; et P (t) = I(t) = S (t)dt = + [a + b2n ];
T 0 2 T 0 4 2 n=1 n
s
1 T 2
Z
1/2 1/2
Sef f = P (t) = I (t) = S (t)dt.
T 0

La moyenne d’un signal et sa valeur efficace ont donc les dimensions du signal tandis que la puissance et
l’intensité d’un signal ont les dimensions du carré du signal.

8.3 Fonction de transfert et Filtre


Un appareil de mesure n’est pas parfait, dépendant de ses composants il peut affecter la mesure. Un
moyen de caractériser cet appareil de mesure est sa fonction de transfert. La fonction de transfert est ici
la fonction qui relie l’amplitude du signal transmis en fonction de sa fréquence, à l’amplitude du signal
incident.
Ss (t)
H(ν) =
Se (t)

Dans le cas de filtres, les fonctions de transfert associées aux filtres réels [passe-haut (PH), passe-bas (PB)
et passe-bande (HB)] sont données respectivement par :
1
HP H (ν) = ;
1 − j νPνH
1
HP B (ν) = ;
1 + j νPνB
HHB (ν) = HP H (ν) · HP B (ν).

La connaissance de la fonction de transfert permettra de prévoir la mesure fournie par l’appareil, à partir
de n’importe quel signal d’entrée. Pour un signal périodique en entré, le signal de sortie sera également

13/39 D. B. et T. G.
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périodique et pourra s’écrire :


∞ ∞
ã0 X X
Ss (t) = + ãn cos(2πnν0 t) + b̃n sin(2πnν0 t) = c̃n exp(j2πnν0 t)
2 n=1 n=−∞

Les relations liant les coefficients cn , an , bn (série de Fourier du signal périodique non flitré entrant)
aux coefficients c̃n , ãn , b̃n (série de Fourier du signal périodique mesuré : signal filtré sortant) sont :

c̃0 = H(0)c0
c̃n = H(nν0 )cn

ã0 = ℜ(H(0))a0
ãn = +ℜ(H(nν0 ))an + ℑ(H(nν0 ))bn
b̃n = −ℑ(H(nν0 ))an + ℜ(H(nν0 ))bn

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9 Tables
9.1 Tables d’unités

Grandeur Unité dérivée Symbole


Aire mètre carré m2
Volume mètre cube m3
Vitesse mètre par seconde m/s = m · s−1
Accélération mètre par seconde carrée m/s2 = m · s−2
Nombre d’onde inverse du mètre m−1
Masse volumique kilogramme par mètre cube kg/m3 = kg · m−3
Volume massique (volume spéci- mètre cube par kilogramme m3 /kg = m3 · kg−1
fique)
Densité de courant j ampère par mètre carré : I = jdS A/m2 = A · m−2
R

Excitation magnétique H ampère par mètre : rot (H) = j A/m = A · m−1


Concentration volumique mole par mètre cube mol/m3 = mol · m−3
Luminance d’une source candela par mètre carré cd/m2 = cd · m−2
Fraction massique kilogramme par kilogramme kg/kg = kg · kg−1

TABLE 1 – Exemples d’unités directement dérivées du système international.

Grandeur Unité dérivée Symbole Expression en SI


Angle plan radian rad m · m−1
Angle solide stéradian sr m2 · m−2
Fréquence hertz Hz s−1
Force newton N kg · m · s−2
Pression, contrainte pascal Pa kg · m−1 · s−2
Énergie, travail joule J · ou N · m kg · m2 · s−2
Puissance, flux énergétique watt W · ou J.s−1 kg · m2 · s−3
Charge électrique coulomb C s·A
Potentiel ou tension électrique volt V kg · m2 · s−3 · A−1
Capacité électrique farad F kg−1 · m−2 · s4 · A2
Résistance électrique ohm Ω kg · m2 · s−3 · A−2
Conductance électrique siemens S kg−1 · m−2 · s3 · A2
Flux magnétique weber Wb kg · m2 · s−2 · A−1
Induction magnétique tesla T kg · s−2 · A−1
Inductance henry H kg · m2 · s−2 · A−2
Température Celsius degré Celsius ◦
C K
Flux lumineux lumen lm cd · sr = cd
Éclairement lux lx m−2 · cd · sr = cd · m−2
Activité d’un radionucléide becquerel Bq s−1
2
Dose absorbée, énergie massique communiquée, gray Gy m · s−2
kerma
Équivalent de dose (ou équivalent de dose ambiant, sievert Sv m2 · s−2
directionnel, individuel), dose équivalente dans un
organe
Activité catalytique katal kat mol · s−1

TABLE 2 – Unités dérivées du système international. Les unités radet srsont couramment utilisées pour
montrer la dépendance angulaire. Le degré Celsius (◦ C) peut être associé aux préfixes SI ; exemple :
1m◦ C = 10−3◦ C.

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Grandeur Unité dérivée Symbole Expression en SI


Viscosité dynamique pascal seconde Pa · s kg · m−1 · s−1
Moment d’une force newton mètre N·m kg · m2 · s−2
Tension superficielle newton par mètre N · m−1 kg · s−2
Vitesse angulaire radian par seconde rad · s−1 s−1
Accélération angulaire radian par seconde carrée rad · s−2 s−2
Flux thermique surfacique, watt par mètre carré W · m−2 kg · s−3
éclairement énergétique
Capacité thermique, entropie joule par kelvin J · K−1 kg · m2 · s−2 · K−1
Capacité thermique mas- joule par kilogramme kelvin J · kg−1 · K−1 m2 · s−2 · K−1
sique, entropie massique
Énergie massique, joule par kilogramme J · kg−1 m2 · s−2
Conductivité thermique watt par mètre kelvin W · K−1 · m−1 kg · m · s−3 · K−1
Énergie volumique joule par mètre cube J · m−3 kg · m−1 · s−2
Champ électrique volt par mètre V · m−1 kg · m · s−3 · A−1
Charge électrique volumique coulomb par mètre cube C · m−3 m−3 · s · A
Déplacement électrique coulomb par mètre carré C · m−2 m−2 · s · A
Permittivité farad par mètre F · m−1 kg−1 · m−3 · s4 · A2
Perméabilité henry par mètre H · m−1 kg · m · s−2 · A−2
Énergie molaire joule par mole J · mol−1 kg · m2 · s−2 · mol−1
Entropie molaire, capacité joule par mole kelvin J · mol−1 · K−1 kg · m2 · s−2 · K−1 · mol−1
thermique molaire
Exposition (rayons x et γ) coulomb par kilogramme C · kg−1 kg−1 · s · A
Débit de dose absorbée gray par seconde Gy · s−1 m2 · s−3
Intensité énergétique watt par stéradian W · sr−1 m2 · kg · s−3
Luminance énergétique watt par mètre carré stéradian W · m−2 · sr−1 kg · s−3
Concentration de l’activité katal par mètre cube kat · m−3 m−3 · mol · s−1
catalytique

TABLE 3 – Exemples d’unités dérivées du système international, utilisant des unités SI dérivées et des
symboles spécifiques.

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9.2 Table : loi de Gauss, loi normale

Loi normale centrée réduite Loi gaussienne centrée réduite


(Laplace-Gauss) N(0,1) 0,4
1 0,35
0,9
0,8 0,3
F (1)=0,500+0,341 0,25
0,7 N(0,1)
0,6 Fonction de 0,2
0,5 répartition 0,15
0,4 Densité de
0,3 0,1
probabilité 0,05
0,2
0,1 0
0 -5 -2.5 0 2.5 5
-5 -2,5 0 1 2,5 5 mn
variable centrée réduite i

F IGURE 1 – Densité de probabilité et fonction de répartition de la loi normale centrée-réduite (Loi de Gauss
de moyenne 0 et d’écart-type 1). La partie noircie représente la surface comprise entre la courbe et l’axe
des abscisses, cette surface correspond à l’intégrale de la densité de probabilité entre −∞ et 1 et donc à la
valeur de la fonction de répartition en 1. La figure de droite représente la quantité donnée dans le tableau 4.

Le tableau 4 donne les valeurs de l’intégrale de 0 à mni > 0 de la loi normale centrée réduite. C’est la
probabilité pour une valeur de mesure centrée réduite, d’être comprise entre 0 et mni .
Ce tableau permet de calculer la probabilité fit d’avoir une mesure dans l’intervalle [mni , mni+1 [. On
utilise les propriétés de linéarité de l’intégrale.
Exemple d’application : si la distribution des mesures est gaussienne, on cherche la probabilité d’avoir
une mesure centrée réduite dans les intervalles suivants :
— [−0, 21; −0, 05[ : on utilise les deux premiers chiffres pour déterminer la ligne (0, 2, troisième ligne),
le suivant pour déterminer la colonne (0, 21 deuxième colonne). P (mni ∈ [−0, 21; −0, 05[) =
0, 0832 − 0, 0199 = 0, 0633.
— [−0, 05; +0, 11[ : P (mni ∈ [−0, 05; +0, 11[) = 0, 0199 + 0, 0438 = 0, 0637.
— P (mni ∈ [+0, 11; +0, 27[) = 0, 1064 − 0, 0438 = 0, 0626.

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mn
i x,y0 x,y1 x,y2 x,y3 x,y4 x,y5 x,y6 x,y7 x,y8 x,y9
0 0,0000 0,0040 0,0080 0,0120 0,0160 0,0199 0,0239 0,0279 0,0319 0,0359
0,1 0,0398 0,0438 0,0478 0,0517 0,0557 0,0596 0,0636 0,0675 0,0714 0,0753
0,2 0,0793 0,0832 0,0871 0,0910 0,0948 0,0987 0,1026 0,1064 0,1103 0,1141
0,3 0,1179 0,1217 0,1255 0,1293 0,1331 0,1368 0,1406 0,1443 0,1480 0,1517
0,4 0,1554 0,1591 0,1628 0,1664 0,1700 0,1736 0,1772 0,1808 0,1844 0,1879
0,5 0,1915 0,1950 0,1985 0,2019 0,2054 0,2088 0,2123 0,2157 0,2190 0,2224
0,6 0,2257 0,2291 0,2324 0,2357 0,2389 0,2422 0,2454 0,2486 0,2517 0,2549
0,7 0,2580 0,2611 0,2642 0,2673 0,2704 0,2734 0,2764 0,2794 0,2823 0,2852
0,8 0,2881 0,2910 0,2939 0,2967 0,2995 0,3023 0,3051 0,3078 0,3106 0,3133
0,9 0,3159 0,3186 0,3212 0,3238 0,3264 0,3289 0,3315 0,3340 0,3365 0,3389
1 0,3413 0,3438 0,3461 0,3485 0,3508 0,3531 0,3554 0,3577 0,3599 0,3621
1,1 0,3643 0,3665 0,3686 0,3708 0,3729 0,3749 0,3770 0,3790 0,3810 0,3830
1,2 0,3849 0,3869 0,3888 0,3907 0,3925 0,3944 0,3962 0,3980 0,3997 0,4015
1,3 0,4032 0,4049 0,4066 0,4082 0,4099 0,4115 0,4131 0,4147 0,4162 0,4177
1,4 0,4192 0,4207 0,4222 0,4236 0,4251 0,4265 0,4279 0,4292 0,4306 0,4319
1,5 0,4332 0,4345 0,4357 0,4370 0,4382 0,4394 0,4406 0,4418 0,4429 0,4441
1,6 0,4452 0,4463 0,4474 0,4484 0,4495 0,4505 0,4515 0,4525 0,4535 0,4545
1,7 0,4554 0,4564 0,4573 0,4582 0,4591 0,4599 0,4608 0,4616 0,4625 0,4633
1,8 0,4641 0,4649 0,4656 0,4664 0,4671 0,4678 0,4686 0,4693 0,4699 0,4706
1,9 0,4713 0,4719 0,4726 0,4732 0,4738 0,4744 0,4750 0,4756 0,4761 0,4767
2 0,4772 0,4778 0,4783 0,4788 0,4793 0,4798 0,4803 0,4808 0,4812 0,4817
2,1 0,4821 0,4826 0,4830 0,4834 0,4838 0,4842 0,4846 0,4850 0,4854 0,4857
2,2 0,4861 0,4864 0,4868 0,4871 0,4875 0,4878 0,4881 0,4884 0,4887 0,4890
2,3 0,4893 0,4896 0,4898 0,4901 0,4904 0,4906 0,4909 0,4911 0,4913 0,4916
2,4 0,4918 0,4920 0,4922 0,4925 0,4927 0,4929 0,4931 0,4932 0,4934 0,4936
2,5 0,4938 0,4940 0,4941 0,4943 0,4945 0,4946 0,4948 0,4949 0,4951 0,4952
2,6 0,4953 0,4955 0,4956 0,4957 0,4959 0,4960 0,4961 0,4962 0,4963 0,4964
2,7 0,4965 0,4966 0,4967 0,4968 0,4969 0,4970 0,4971 0,4972 0,4973 0,4974
2,8 0,4974 0,4975 0,4976 0,4977 0,4977 0,4978 0,4979 0,4979 0,4980 0,4981
2,9 0,4981 0,4982 0,4982 0,4983 0,4984 0,4984 0,4985 0,4985 0,4986 0,4986
3,0 0,4987 0,4990 0,4993 0,4995 0,4997 0,4998 0,4998 0,4999 0,4999 0,5000
4,0 0,5000 0,5000 0,5000 0,5000 0,5000 0,5000 0,5000 0,5000 0,5000 0,5000

√ R mn
TABLE 4 – Table des Φ(mni ) = 1/ 2π 0 i exp(−u2 /2)du = FN (0,1) (mn1 > 0) − 0, 5, permettant de
calculer les fréquences théoriques (fit ) à partir de la fonction de répartition de la loi normale centrée réduite
FN (0,1) (mn1 ). Les lignes correspondent aux deux premiers chiffres significatifs de mni , les colonnes au
troisième.
Les tables 5 et 6 permettent le calcul direct d’un intervalle de confiance en reliant la valeur du coefficient
d’élargissement k et la probabilité 1 − 2α (probabilité pour la mesure mni d’être dans l’intervalle [−k; k]).
On a :
1 − 2α = FN(0,1) (mn n
i = k) − FN(0,1) (mi = −k)
= 2(FN(0,1) (mn
i = k > 0) − 0, 5)
= 2FN(0,1) (mn
i = k > 0) − 1
= 2Φ(mn
i ).

Loi normale centrée réduite


0.4
N(0,1) (densité de probabilité)

0.35

0.3

0.25

0.2

0.15

0.1

0.05 1−2 α = 0.949


0
−5 0 5
k

18/39 D. B. et T. G.
MS11 - Mesure physique et instrumentation UTT

1 − 2α 1,000 0,995 0,990 0,985 0,980 0,975 0,970 0,965 0,960 0,955
k Inf 2,807 2,576 2,432 2,326 2,241 2,170 2,108 2,054 2,005
1 − 2α 0,950 0,945 0,940 0,935 0,930 0,925 0,920 0,915 0,910 0,905
k 1,960 1,919 1,881 1,845 1,812 1,780 1,751 1,722 1,695 1,670
1 − 2α 0,900 0,895 0,890 0,885 0,880 0,875 0,870 0,865 0,860 0,855
k 1,645 1,621 1,598 1,576 1,555 1,534 1,514 1,495 1,476 1,457
1 − 2α 0,850 0,845 0,840 0,835 0,830 0,825 0,820 0,815 0,810 0,805
k 1,440 1,422 1,405 1,388 1,372 1,356 1,341 1,326 1,311 1,296
1 − 2α 0,800 0,795 0,790 0,785 0,780 0,775 0,770 0,765 0,760 0,755
k 1,282 1,267 1,254 1,240 1,227 1,213 1,200 1,188 1,175 1,163
1 − 2α 0,750 0,745 0,740 0,735 0,730 0,725 0,720 0,715 0,710 0,705
k 1,150 1,138 1,126 1,115 1,103 1,092 1,080 1,069 1,058 1,047
1 − 2α 0,700 0,695 0,690 0,685 0,680 0,675 0,670 0,665 0,660 0,655
k 1,036 1,026 1,015 1,005 0,994 0,984 0,974 0,964 0,954 0,944
1 − 2α 0,650 0,645 0,640 0,635 0,630 0,625 0,620 0,615 0,610 0,605
k 0,935 0,925 0,915 0,906 0,896 0,887 0,878 0,869 0,860 0,851
1 − 2α 0,600 0,595 0,590 0,585 0,580 0,575 0,570 0,565 0,560 0,555
k 0,842 0,833 0,824 0,815 0,806 0,798 0,789 0,781 0,772 0,764
1 − 2α 0,550 0,545 0,540 0,535 0,530 0,525 0,520 0,515 0,510 0,505
k 0,755 0,747 0,739 0,731 0,722 0,714 0,706 0,698 0,690 0,682
1 − 2α 0,500 0,495 0,490 0,485 0,480 0,475 0,470 0,465 0,460 0,455
k 0,674 0,667 0,659 0,651 0,643 0,636 0,628 0,620 0,613 0,605
1 − 2α 0,450 0,445 0,440 0,435 0,430 0,425 0,420 0,415 0,410 0,405
k 0,598 0,590 0,583 0,575 0,568 0,561 0,553 0,546 0,539 0,532
1 − 2α 0,400 0,395 0,390 0,385 0,380 0,375 0,370 0,365 0,360 0,355
k 0,524 0,517 0,510 0,503 0,496 0,489 0,482 0,475 0,468 0,461
1 − 2α 0,350 0,345 0,340 0,335 0,330 0,325 0,320 0,315 0,310 0,305
k 0,454 0,447 0,440 0,433 0,426 0,419 0,412 0,406 0,399 0,392
1 − 2α 0,300 0,295 0,290 0,285 0,280 0,275 0,270 0,265 0,260 0,255
k 0,385 0,379 0,372 0,365 0,358 0,352 0,345 0,338 0,332 0,325
1 − 2α 0,250 0,245 0,240 0,235 0,230 0,225 0,220 0,215 0,210 0,205
k 0,319 0,312 0,305 0,299 0,292 0,286 0,279 0,273 0,266 0,260
1 − 2α 0,200 0,195 0,190 0,185 0,180 0,175 0,170 0,165 0,160 0,155
k 0,253 0,247 0,240 0,234 0,228 0,221 0,215 0,208 0,202 0,196
1 − 2α 0,150 0,145 0,140 0,135 0,130 0,125 0,120 0,115 0,110 0,105
k 0,189 0,183 0,176 0,170 0,164 0,157 0,151 0,145 0,138 0,132
1 − 2α 0,100 0,095 0,090 0,085 0,080 0,075 0,070 0,065 0,060 0,055
k 0,126 0,119 0,113 0,107 0,100 0,094 0,088 0,082 0,075 0,069
1 − 2α 0,050 0,045 0,040 0,035 0,030 0,025 0,020 0,015 0,010 0,005
k 0,063 0,056 0,050 0,044 0,038 0,031 0,025 0,019 0,013 0,006

TABLE 5 – Table de la loi normale, fournit la demi largeur de l’intervalle de confiance pour une probabilité
PN0,1 (−k < mni < k) = (1 − 2α) = 2Φ(k), α étant le seuil de tolérance. α est la probabilité qu’une
nouvelle mesure soit supérieure à k.

19/39 D. B. et T. G.
MS11 - Mesure physique et instrumentation UTT

k 0,000 0,015 0,030 0,045 0,060 0,075 0,090 0,105 0,120 0,135
1 − 2α 0,000 0,012 0,024 0,036 0,048 0,060 0,072 0,084 0,096 0,107
k 0,150 0,165 0,180 0,195 0,210 0,225 0,240 0,255 0,270 0,285
1 − 2α 0,119 0,131 0,143 0,155 0,166 0,178 0,190 0,201 0,213 0,224
k 0,300 0,315 0,330 0,345 0,360 0,375 0,390 0,405 0,420 0,435
1 − 2α 0,236 0,247 0,259 0,270 0,281 0,292 0,303 0,315 0,326 0,336
k 0,450 0,465 0,480 0,495 0,510 0,525 0,540 0,555 0,570 0,585
1 − 2α 0,347 0,358 0,369 0,379 0,390 0,400 0,411 0,421 0,431 0,441
k 0,600 0,615 0,630 0,645 0,660 0,675 0,690 0,705 0,720 0,735
1 − 2α 0,451 0,461 0,471 0,481 0,491 0,500 0,510 0,519 0,528 0,538
k 0,750 0,765 0,780 0,795 0,810 0,825 0,840 0,855 0,870 0,885
1 − 2α 0,547 0,556 0,565 0,573 0,582 0,591 0,599 0,607 0,616 0,624
k 0,900 0,915 0,930 0,945 0,960 0,975 0,990 1,005 1,020 1,035
1 − 2α 0,632 0,640 0,648 0,655 0,663 0,670 0,678 0,685 0,692 0,699
k 1,050 1,065 1,080 1,095 1,110 1,125 1,140 1,155 1,170 1,185
1 − 2α 0,706 0,713 0,720 0,726 0,733 0,739 0,746 0,752 0,758 0,764
k 1,200 1,215 1,230 1,245 1,260 1,275 1,290 1,305 1,320 1,335
1 − 2α 0,770 0,776 0,781 0,787 0,792 0,798 0,803 0,808 0,813 0,818
k 1,350 1,365 1,380 1,395 1,410 1,425 1,440 1,455 1,470 1,485
1 − 2α 0,823 0,828 0,832 0,837 0,841 0,846 0,850 0,854 0,858 0,862
k 1,500 1,515 1,530 1,545 1,560 1,575 1,590 1,605 1,620 1,635
1 − 2α 0,866 0,870 0,874 0,878 0,881 0,885 0,888 0,892 0,895 0,898
k 1,650 1,665 1,680 1,695 1,710 1,725 1,740 1,755 1,770 1,785
1 − 2α 0,901 0,904 0,907 0,910 0,913 0,915 0,918 0,921 0,923 0,926
k 1,800 1,815 1,830 1,845 1,860 1,875 1,890 1,905 1,920 1,935
1 − 2α 0,928 0,930 0,933 0,935 0,937 0,939 0,941 0,943 0,945 0,947
k 1,950 1,965 1,980 1,995 2,010 2,025 2,040 2,055 2,070 2,085
1 − 2α 0,949 0,951 0,952 0,954 0,956 0,957 0,959 0,960 0,962 0,963
k 2,100 2,115 2,130 2,145 2,160 2,175 2,190 2,205 2,220 2,235
1 − 2α 0,964 0,966 0,967 0,968 0,969 0,970 0,971 0,973 0,974 0,975
k 2,250 2,265 2,280 2,295 2,310 2,325 2,340 2,355 2,370 2,385
1 − 2α 0,976 0,976 0,977 0,978 0,979 0,980 0,981 0,981 0,982 0,983
k 2,400 2,415 2,430 2,445 2,460 2,475 2,490 2,505 2,520 2,535
1 − 2α 0,984 0,984 0,985 0,986 0,986 0,987 0,987 0,988 0,988 0,989
k 2,550 2,565 2,580 2,595 2,610 2,625 2,640 2,655 2,670 2,685
1 − 2α 0,989 0,990 0,990 0,991 0,991 0,991 0,992 0,992 0,992 0,993
k 2,700 2,715 2,730 2,745 2,760 2,775 2,790 2,805 2,820 2,835
1 − 2α 0,993 0,993 0,994 0,994 0,994 0,994 0,995 0,995 0,995 0,995
k 2,850 2,865 2,880 2,895 2,910 2,925 2,940 2,955 2,970 2,985
1 − 2α 0,996 0,996 0,996 0,996 0,996 0,997 0,997 0,997 0,997 0,997

TABLE 6 – Table de la loi normale, fournit 1 − 2α probabilité qu’une nouvelle mesure soit dans l’intervalle
[−k; k] : PN0,1 (−k < mni < k) = (1 − 2α) = 2Φ(k), α étant la probabilité PN0,1 (mni > k).

20/39 D. B. et T. G.
MS11 - Mesure physique et instrumentation UTT

9.3 Table : loi du χ2


Le test du chi2 fait partie des tests non paramétriques (on ne cherche pas à tester les paramètres tels la
moyenne ou l’écart-type, que l’on évalue à partir de l’échantillon de mesure), robustes (il peut être utilisé
quelle que soit la loi de probabilité vérifiée par la distribution des mesures). Il peut donc être appliqué si
la répartition des mesures suit une loi autre que normale. La définition de la loi est la suivante, avec les
notations choisies dans cet ouvrage :
ncl n
X (fic − fit )2 X cl
(ni − nti )2
χ2 = N t = , (3)
i=1
fi i=1
nti

avec fic = ni /N la fréquence relative pour chaque classe i, ni l’effectif de la classe dans l’échantillon de
mesures, fit la fréquence théorique et nti l’effectif théorique de cette classe : nti = N fit = N (FN (0,1)(bni+1 ) −
FN (0,1) (bni )).
Souvent, en probabilités et statistiques, on introduit deux hypothèses dont une seule est vraie H0 et H1 :
— Hypothèse H0 : la répartition des mesures centrées réduites suit une loi gaussienne N (0, 1).
— Hypothèse H1 : la répartition des mesures centrées réduites ne suit pas une loi gaussienne N (0, 1).
On introduit alors les probabilités α et β, conditionnées à ces hypothèses :
— α est la probabilité (ou risque) de choisir H1 alors que H0 est vraie,
— β est la probabilité (ou risque) de conserver H0 alors que H1 est vraie.
On définit donc α comme la probabilité de se tromper en rejetant l’hypothèse gaussienne sachant
que la mesure suit cette loi (probabilité d’erreur de première espèce) ; et β comme la probabilité de
se tromper en jugeant gaussienne la répartition des mesures alors qu’elle ne l’est pas (probabilité
d’erreur de deuxième espèce). Dans le domaine de la mesure, on évalue la valeur mesurée à partir de
la moyenne de l’échantillon.
L = 10
0.1
χ (densité de probabilité)

0.08

0.06

0.04

0.02
2

1−α = 0.866 α = 0.134


0
0 5 10 15 20 25 30
k
De même l’écart-type de l’échantillon sert à évaluer l’incertitude sur cette moyenne. Le degré de liberté utile
pour le test du χ2 est donc égal au nombre de classes moins trois. On devrait estimer ces paramètres, non
directement, mais à partir des classes, par maximum de vraisemblance. Si le nombre de classes est faible,
l’estimation directe des paramètres sur l’échantillon peut conduire à accepter inconsidérément H0 . . . Une
autre particularité de l’exploitation des données de mesurage mérite d’être soulignée : on cherche α à partir
de l’échantillon pour conclure. En statistiques, on fixe α puis on déduit le rejet ou l’acceptation de l’hypo-
thèse.
Commentaire : plus la valeur du χ2 est petite, plus la distribution des mesures ressemble à la dis-
tribution théorique. Donc plus le risque α de rejeter H0 par erreur est grand. On doit toujours vérifier
graphiquement l’accord, les tests n’étant pas fiables à 100%. . . 10
10. Le risque de commettre une erreur de seconde espèce c’est à dire d’accepter l’hypothèse gaussienne alors qu’elle ne l’est pas
en réalité augmente en effet dans ce cas.

21/39 D. B. et T. G.
vérifiée) est α.
qu’elle est vérifiée est α ou encore le risque de rejeter l’hypothèse gaussienne par erreur (alors qu’elle est
Si χ2 ≥ χα

MS11 - Mesure physique et instrumentation


TABLE 7 – Table de la loi du χα
2
, le risque d’erreur en rejetant l’hypothèse « la répartition des mesures est gaussienne » sachant
α
L 0,995 0,99 0,98 0,975 0,97 0,96 0,95 0,94 0,93 0,92 0,91 0,9 0,8 0,7 0,6 0,5
1 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,01 0,01 0,01 0,01 0,02 0,06 0,15 0,27 0,45

2
2 0,01 0,02 0,04 0,05 0,06 0,08 0,10 0,12 0,15 0,17 0,19 0,21 0,45 0,71 1,02 1,39

en fonction du degré de liberté L = ncl − 3, α est le seuil de tolérance.


3 0,07 0,11 0,18 0,22 0,25 0,30 0,35 0,40 0,45 0,49 0,54 0,58 1,01 1,42 1,87 2,37
4 0,21 0,30 0,43 0,48 0,54 0,63 0,71 0,79 0,86 0,93 1,00 1,06 1,65 2,19 2,75 3,36
5 0,41 0,55 0,75 0,83 0,90 1,03 1,15 1,25 1,35 1,44 1,53 1,61 2,34 3,00 3,66 4,35
6 0,68 0,87 1,13 1,24 1,33 1,49 1,64 1,76 1,88 2,00 2,10 2,20 3,07 3,83 4,57 5,35
7 0,99 1,24 1,56 1,69 1,80 2,00 2,17 2,32 2,46 2,59 2,72 2,83 3,82 4,67 5,49 6,35
8 1,34 1,65 2,03 2,18 2,31 2,54 2,73 2,91 3,07 3,22 3,36 3,49 4,59 5,53 6,42 7,34
22/39

UTT
9 1,73 2,09 2,53 2,70 2,85 3,10 3,33 3,52 3,70 3,87 4,02 4,17 5,38 6,39 7,36 8,34
10 2,16 2,56 3,06 3,25 3,41 3,70 3,94 4,16 4,35 4,54 4,70 4,87 6,18 7,27 8,30 9,34
11 2,60 3,05 3,61 3,82 4,00 4,31 4,57 4,81 5,02 5,22 5,40 5,58 6,99 8,15 9,24 10,34
12 3,07 3,57 4,18 4,40 4,60 4,94 5,23 5,48 5,71 5,92 6,12 6,30 7,81 9,03 10,18 11,34
13 3,57 4,11 4,77 5,01 5,22 5,58 5,89 6,16 6,41 6,63 6,84 7,04 8,63 9,93 11,13 12,34
14 4,07 4,66 5,37 5,63 5,86 6,24 6,57 6,86 7,12 7,36 7,58 7,79 9,47 10,82 12,08 13,34
15 4,60 5,23 5,98 6,26 6,50 6,91 7,26 7,57 7,84 8,09 8,33 8,55 10,31 11,72 13,03 14,34
16 5,14 5,81 6,61 6,91 7,16 7,60 7,96 8,28 8,57 8,84 9,08 9,31 11,15 12,62 13,98 15,34
17 5,70 6,41 7,26 7,56 7,83 8,29 8,67 9,01 9,31 9,59 9,84 10,09 12,00 13,53 14,94 16,34
18 6,26 7,01 7,91 8,23 8,51 8,99 9,39 9,74 10,06 10,35 10,61 10,86 12,86 14,44 15,89 17,34
19 6,84 7,63 8,57 8,91 9,20 9,70 10,12 10,48 10,81 11,11 11,39 11,65 13,72 15,35 16,85 18,34
20 7,43 8,26 9,24 9,59 9,90 10,42 10,85 11,23 11,57 11,88 12,17 12,44 14,58 16,27 17,81 19,34
D. B. et T. G.
risque d’erreur en rejetant l’hypothèse « la répartition des mesures est gaussienne ».

MS11 - Mesure physique et instrumentation


TABLE 8 – Table de la loi du χα
α
L 0,4 0,3 0,25 0,2 0,15 0,1 0,09 0,08 0,07 0,06 0,05 0,04 0,03 0,025 0,02 0,01 0,005
1 0,71 1,07 1,32 1,64 2,07 2,71 2,87 3,06 3,28 3,54 3,84 4,22 4,71 5,02 5,41 6,63 7,88
2

2 1,83 2,41 2,77 3,22 3,79 4,61 4,82 5,05 5,32 5,63 5,99 6,44 7,01 7,38 7,82 9,21 10,60
en fonction du degré de liberté L = ncl − 3, P (χ2 ≥ χα

3 2,95 3,66 4,11 4,64 5,32 6,25 6,49 6,76 7,06 7,41 7,81 8,31 8,95 9,35 9,84 11,34 12,84
4 4,04 4,88 5,39 5,99 6,74 7,78 8,04 8,34 8,67 9,04 9,49 10,03 10,71 11,14 11,67 13,28 14,86
5 5,13 6,06 6,63 7,29 8,12 9,24 9,52 9,84 10,19 10,60 11,07 11,64 12,37 12,83 13,39 15,09 16,75
6 6,21 7,23 7,84 8,56 9,45 10,64 10,95 11,28 11,66 12,09 12,59 13,20 13,97 14,45 15,03 16,81 18,55
7 7,28 8,38 9,04 9,80 10,75 12,02 12,34 12,69 13,09 13,54 14,07 14,70 15,51 16,01 16,62 18,48 20,28
8 8,35 9,52 10,22 11,03 12,03 13,36 13,70 14,07 14,48 14,96 15,51 16,17 17,01 17,53 18,17 20,09 21,95
23/39

UTT
9 9,41 10,66 11,39 12,24 13,29 14,68 15,03 15,42 15,85 16,35 16,92 17,61 18,48 19,02 19,68 21,67 23,59
10 10,47 11,78 12,55 13,44 14,53 15,99 16,35 16,75 17,20 17,71 18,31 19,02 19,92 20,48 21,16 23,21 25,19
11 11,53 12,90 13,70 14,63 15,77 17,28 17,65 18,07 18,53 19,06 19,68 20,41 21,34 21,92 22,62 24,72 26,76
12 12,58 14,01 14,85 15,81 16,99 18,55 18,94 19,37 19,85 20,39 21,03 21,79 22,74 23,34 24,05 26,22 28,30
13 13,64 15,12 15,98 16,98 18,20 19,81 20,21 20,66 21,15 21,71 22,36 23,14 24,12 24,74 25,47 27,69 29,82
14 14,69 16,22 17,12 18,15 19,41 21,06 21,48 21,93 22,44 23,02 23,68 24,49 25,49 26,12 26,87 29,14 31,32
15 15,73 17,32 18,25 19,31 20,60 22,31 22,73 23,20 23,72 24,31 25,00 25,82 26,85 27,49 28,26 30,58 32,80
16 16,78 18,42 19,37 20,47 21,79 23,54 23,98 24,46 24,99 25,59 26,30 27,14 28,19 28,85 29,63 32,00 34,27
17 17,82 19,51 20,49 21,61 22,98 24,77 25,21 25,71 26,25 26,87 27,59 28,44 29,52 30,19 31,00 33,41 35,72
18 18,87 20,60 21,60 22,76 24,16 25,99 26,45 26,95 27,50 28,14 28,87 29,75 30,84 31,53 32,35 34,81 37,16
19 19,91 21,69 22,72 23,90 25,33 27,20 27,67 28,18 28,75 29,40 30,14 31,04 32,16 32,85 33,69 36,19 38,58
20 20,95 22,77 23,83 25,04 26,50 28,41 28,89 29,41 29,99 30,65 31,41 32,32 33,46 34,17 35,02 37,57 40,00
2
) = α, α est le
D. B. et T. G.
MS11 - Mesure physique et instrumentation UTT

9.4 Table : loi de Smirnov-Kolmogorov

α
N 0,5 0,4 0,3 0,2 0,1 0,05 0,025 0,02 0,01 0,005
1 0,750 0,800 0,850 0,900 0,950 0,975 0,987 0,990 0,995 0,997
2 0,500 0,553 0,613 0,684 0,776 0,842 0,888 0,900 0,929 0,950
3 0,435 0,473 0,515 0,565 0,636 0,708 0,768 0,785 0,829 0,864
4 0,382 0,412 0,447 0,493 0,565 0,624 0,674 0,689 0,734 0,776
5 0,343 0,370 0,403 0,447 0,509 0,563 0,613 0,627 0,669 0,705
6 0,314 0,341 0,372 0,410 0,468 0,519 0,564 0,577 0,617 0,653
7 0,293 0,317 0,346 0,381 0,436 0,483 0,526 0,538 0,576 0,610
8 0,276 0,298 0,324 0,358 0,410 0,454 0,494 0,507 0,542 0,574
9 0,261 0,282 0,307 0,339 0,387 0,430 0,468 0,480 0,513 0,544
10 0,248 0,268 0,292 0,323 0,369 0,409 0,446 0,457 0,489 0,519
11 0,237 0,256 0,279 0,308 0,352 0,391 0,426 0,437 0,468 0,496
12 0,227 0,246 0,268 0,296 0,338 0,375 0,409 0,419 0,449 0,477
13 0,219 0,237 0,258 0,285 0,325 0,361 0,394 0,404 0,432 0,459
14 0,211 0,229 0,249 0,275 0,314 0,349 0,380 0,390 0,418 0,444
15 0,205 0,221 0,241 0,266 0,304 0,338 0,368 0,377 0,404 0,429
16 0,198 0,214 0,233 0,258 0,295 0,327 0,357 0,366 0,392 0,416
17 0,193 0,208 0,227 0,250 0,286 0,318 0,347 0,355 0,381 0,405
18 0,188 0,203 0,221 0,244 0,279 0,309 0,337 0,346 0,371 0,394
19 0,183 0,197 0,215 0,237 0,271 0,301 0,329 0,337 0,361 0,384
20 0,178 0,193 0,210 0,232 0,265 0,294 0,321 0,329 0,352 0,375
21 0,174 0,188 0,205 0,226 0,259 0,287 0,313 0,321 0,344 0,366
22 0,170 0,184 0,200 0,221 0,253 0,281 0,306 0,314 0,337 0,358
23 0,167 0,180 0,196 0,216 0,247 0,275 0,300 0,307 0,330 0,350
24 0,163 0,176 0,192 0,212 0,242 0,269 0,294 0,301 0,323 0,343
25 0,160 0,173 0,188 0,208 0,238 0,264 0,288 0,295 0,317 0,337
26 0,157 0,170 0,185 0,204 0,233 0,259 0,283 0,290 0,311 0,330
27 0,154 0,167 0,181 0,200 0,229 0,254 0,277 0,284 0,305 0,324
28 0,152 0,164 0,178 0,197 0,225 0,250 0,273 0,279 0,300 0,319
29 0,149 0,161 0,175 0,193 0,221 0,246 0,268 0,275 0,295 0,313
30 0,147 0,158 0,172 0,190 0,218 0,242 0,264 0,270 0,290 0,308
31 0,144 0,156 0,170 0,187 0,214 0,238 0,259 0,266 0,285 0,303
32 0,142 0,154 0,167 0,184 0,211 0,234 0,255 0,262 0,281 0,299
33 0,140 0,151 0,165 0,182 0,208 0,231 0,252 0,258 0,277 0,294
34 0,138 0,149 0,162 0,179 0,205 0,227 0,248 0,254 0,273 0,290
35 0,136 0,147 0,160 0,177 0,202 0,224 0,245 0,251 0,269 0,286
36 0,134 0,145 0,158 0,174 0,199 0,221 0,241 0,247 0,265 0,282
37 0,133 0,143 0,156 0,172 0,196 0,218 0,238 0,244 0,262 0,278
38 0,131 0,141 0,154 0,170 0,194 0,215 0,235 0,241 0,258 0,275
39 0,129 0,140 0,152 0,168 0,191 0,213 0,232 0,238 0,255 0,271
40 0,128 0,138 0,150 0,165 0,189 0,210 0,229 0,235 0,252 0,268

TABLE 9 – Table des dn du test de Smirnov-Kolmogorov : P (DN > dn ) = α, avec DN = maxi |F (xi ) −
Fm (i)| et N le nombre de mesures.

24/39 D. B. et T. G.
MS11 - Mesure physique et instrumentation UTT

α
N 0,5 0,4 0,3 0,2 0,1 0,05 0,025 0,02 0,01 0,005
41 0,126 0,136 0,148 0,163 0,187 0,208 0,226 0,232 0,249 0,265
42 0,125 0,135 0,146 0,162 0,185 0,205 0,224 0,229 0,246 0,262
43 0,123 0,133 0,145 0,160 0,183 0,203 0,221 0,227 0,243 0,259
44 0,122 0,132 0,143 0,158 0,181 0,201 0,219 0,224 0,241 0,256
45 0,121 0,130 0,142 0,156 0,179 0,198 0,216 0,222 0,238 0,253
46 0,119 0,129 0,140 0,155 0,177 0,196 0,214 0,219 0,235 0,250
47 0,118 0,127 0,139 0,153 0,175 0,194 0,212 0,217 0,233 0,248
48 0,117 0,126 0,137 0,151 0,173 0,192 0,210 0,215 0,231 0,245
49 0,116 0,125 0,136 0,150 0,171 0,190 0,208 0,213 0,228 0,243
50 0,115 0,124 0,134 0,148 0,170 0,188 0,205 0,211 0,226 0,240
51 0,113 0,122 0,133 0,147 0,168 0,187 0,203 0,209 0,224 0,238
52 0,112 0,121 0,132 0,146 0,166 0,185 0,202 0,207 0,222 0,236
53 0,111 0,120 0,131 0,144 0,165 0,183 0,200 0,205 0,220 0,234
54 0,110 0,119 0,130 0,143 0,163 0,181 0,198 0,203 0,218 0,232
55 0,109 0,118 0,128 0,142 0,162 0,180 0,196 0,201 0,216 0,229
56 0,108 0,117 0,127 0,140 0,160 0,178 0,194 0,199 0,214 0,227
57 0,107 0,116 0,126 0,139 0,159 0,177 0,193 0,198 0,212 0,225
58 0,107 0,115 0,125 0,138 0,158 0,175 0,191 0,196 0,210 0,224
59 0,106 0,114 0,124 0,137 0,156 0,174 0,189 0,194 0,208 0,222
60 0,105 0,113 0,123 0,136 0,155 0,172 0,188 0,193 0,207 0,220
61 0,104 0,112 0,122 0,135 0,154 0,171 0,186 0,191 0,205 0,218
62 0,103 0,111 0,121 0,134 0,153 0,170 0,185 0,190 0,203 0,216
63 0,102 0,110 0,120 0,133 0,151 0,168 0,183 0,188 0,202 0,215
64 0,102 0,110 0,119 0,132 0,150 0,167 0,182 0,187 0,200 0,213
65 0,101 0,109 0,118 0,131 0,149 0,166 0,181 0,185 0,199 0,211
66 0,100 0,108 0,117 0,130 0,148 0,164 0,179 0,184 0,197 0,210
67 0,099 0,107 0,117 0,129 0,147 0,163 0,178 0,183 0,196 0,208
68 0,099 0,106 0,116 0,128 0,146 0,162 0,177 0,181 0,194 0,207
69 0,098 0,106 0,115 0,127 0,145 0,161 0,175 0,180 0,193 0,205
70 0,097 0,105 0,114 0,126 0,144 0,160 0,174 0,179 0,192 0,204
71 0,097 0,104 0,113 0,125 0,143 0,159 0,173 0,177 0,190 0,202
72 0,096 0,103 0,112 0,124 0,142 0,158 0,172 0,176 0,189 0,201
73 0,095 0,103 0,112 0,123 0,141 0,156 0,171 0,175 0,188 0,200
74 0,095 0,102 0,111 0,122 0,140 0,155 0,170 0,174 0,187 0,198
75 0,094 0,101 0,110 0,122 0,139 0,154 0,168 0,173 0,185 0,197
76 0,093 0,101 0,110 0,121 0,138 0,153 0,167 0,172 0,184 0,196
77 0,093 0,100 0,109 0,120 0,137 0,152 0,166 0,170 0,183 0,195
78 0,092 0,099 0,108 0,119 0,136 0,151 0,165 0,169 0,182 0,193
79 0,092 0,099 0,107 0,119 0,136 0,151 0,164 0,168 0,181 0,192
80 0,091 0,098 0,107 0,118 0,135 0,150 0,163 0,167 0,179 0,191

TABLE 10 – Table des dn du test de Smirnov-Kolmogorov : P (DN > dn ) = α, avec DN = maxi |F (xi )−
Fm (i)| et N le nombre de mesures.

25/39 D. B. et T. G.
MS11 - Mesure physique et instrumentation UTT

α
N 0,5 0,4 0,3 0,2 0,1 0,05 0,025 0,02 0,01 0,005
81 0,091 0,098 0,106 0,117 0,134 0,149 0,162 0,166 0,178 0,190
82 0,090 0,097 0,106 0,116 0,133 0,148 0,161 0,165 0,177 0,189
83 0,089 0,097 0,105 0,116 0,132 0,147 0,160 0,164 0,176 0,187
84 0,089 0,096 0,104 0,115 0,131 0,146 0,159 0,163 0,175 0,186
85 0,088 0,095 0,104 0,114 0,131 0,145 0,158 0,162 0,174 0,185
86 0,088 0,095 0,103 0,114 0,130 0,144 0,157 0,161 0,173 0,184
87 0,087 0,094 0,103 0,113 0,129 0,144 0,157 0,161 0,172 0,183
88 0,087 0,094 0,102 0,112 0,129 0,143 0,156 0,160 0,171 0,182
89 0,086 0,093 0,101 0,112 0,128 0,142 0,155 0,159 0,170 0,181
90 0,086 0,093 0,101 0,111 0,127 0,141 0,154 0,158 0,169 0,180
91 0,085 0,092 0,100 0,111 0,126 0,140 0,153 0,157 0,168 0,179
92 0,085 0,092 0,100 0,110 0,126 0,140 0,152 0,156 0,168 0,178
93 0,085 0,091 0,099 0,109 0,125 0,139 0,151 0,155 0,167 0,177
94 0,084 0,091 0,099 0,109 0,124 0,138 0,151 0,155 0,166 0,176
95 0,084 0,090 0,098 0,108 0,124 0,137 0,150 0,154 0,165 0,175
96 0,083 0,090 0,098 0,108 0,123 0,137 0,149 0,153 0,164 0,175
97 0,083 0,089 0,097 0,107 0,122 0,136 0,148 0,152 0,163 0,174
98 0,082 0,089 0,097 0,107 0,122 0,135 0,148 0,151 0,162 0,173
99 0,082 0,089 0,096 0,106 0,121 0,135 0,147 0,151 0,162 0,172
100 0,082 0,088 0,096 0,106 0,121 0,134 0,146 0,150 0,161 0,171
101 0,081 0,088 0,095 0,105 0,120 0,133 0,145 0,149 0,160 0,170
102 0,081 0,087 0,095 0,105 0,119 0,133 0,145 0,148 0,159 0,169
103 0,080 0,087 0,094 0,104 0,119 0,132 0,144 0,148 0,158 0,169
104 0,080 0,086 0,094 0,104 0,118 0,131 0,143 0,147 0,158 0,168
105 0,080 0,086 0,093 0,103 0,118 0,131 0,143 0,146 0,157 0,167
106 0,079 0,086 0,093 0,103 0,117 0,130 0,142 0,146 0,156 0,166
107 0,079 0,085 0,093 0,102 0,117 0,130 0,141 0,145 0,156 0,165
108 0,079 0,085 0,092 0,102 0,116 0,129 0,141 0,144 0,155 0,165
109 0,078 0,084 0,092 0,101 0,116 0,128 0,140 0,144 0,154 0,164
110 0,078 0,084 0,091 0,101 0,115 0,128 0,139 0,143 0,153 0,163
111 0,078 0,084 0,091 0,100 0,115 0,127 0,139 0,142 0,153 0,162
112 0,077 0,083 0,091 0,100 0,114 0,127 0,138 0,142 0,152 0,162
113 0,077 0,083 0,090 0,099 0,114 0,126 0,138 0,141 0,151 0,161
114 0,077 0,083 0,090 0,099 0,113 0,126 0,137 0,140 0,151 0,160
115 0,076 0,082 0,089 0,099 0,113 0,125 0,136 0,140 0,150 0,160
116 0,076 0,082 0,089 0,098 0,112 0,125 0,136 0,139 0,149 0,159
117 0,076 0,082 0,089 0,098 0,112 0,124 0,135 0,139 0,149 0,158
118 0,075 0,081 0,088 0,097 0,111 0,124 0,135 0,138 0,148 0,158
119 0,075 0,081 0,088 0,097 0,111 0,123 0,134 0,138 0,148 0,157
120 0,075 0,081 0,088 0,097 0,110 0,123 0,134 0,137 0,147 0,156

TABLE 11 – Table des dn du test de Smirnov-Kolmogorov : P (DN > dn ) = α, avec DN = maxi |F (xi )−
Fm (i)| et N le nombre de mesures.

Explication : soit H0 l’hypothèse : « la répartition des mesures est gaussienne 11 ». Trouver un écart
grand entre deux lois identiques est peu probable si H0 est vérifiée. La région de rejet 12 de H0 comporte
toutes les valeurs de DN qui sont si fortes que la probabilité associée à leur obtention, sous l’hypothèse H0 ,
est égale ou inférieure à une petite valeur α. Dans ce cas, il semble justifié de rejeter H0 . La probabilité de
se tromper 13 en rejetant à tort H0 est supérieure ou égale à α.
Exemple d’application : le nombre de mesures est N = 100. On calcule les valeurs centrées réduites,
les fréquences relatives associées fj pour chaque valeur de mesure 14 , les cumulants Fm (j) et les valeurs
de la fonction de répartition pour les valeurs centrées réduites F (mnj ). On calcule le maximum des écarts :
DN = maxj |F (mnj ) − Fm (j)|. On suppose dans cet exemple que cet écart est égal à 0, 125. On situe cette
valeur dans le tableau 11 : ligne 100, entre 0, 121 (α = 10%), 0, 134 (α = 5%). On déduit donc que la
11. Ce test fonctionne avec n’importe quelle loi de probabilité. . .
12. La distribution des mesures n’est pas gaussienne.
13. De commettre une erreur de première espèce. . .
14. Donc max(j) ≤ N . Le nombre de valeurs différentes de mesure est inférieur au nombre de mesures en général : on retrouve
parfois la même valeur de mesure.

26/39 D. B. et T. G.
MS11 - Mesure physique et instrumentation UTT

probabilité d’avoir un écart égal à 0, 125 est proche de 10%, si les mesures se répartissent suivant la loi
de probabilité théorique supposée. Conclusion : la probabilité de commettre une erreur de première
espèce en rejetant l’hypothèse gaussienne sachant qu’elle l’est en réalité est comprise entre 5% et
10%.
Remarques :
— Plus l’écart entre les lois est important plus la probabilité de rejeter à tort l’hypothèse gaussienne est
petite.
— Le test du χ2 dépend du nombre de classes choisies. Il peut donner un résultat différent du test de
Smirnov-Kolmogorov. . .
— Le tableau ne comporte pas de probabilité supérieure à 50%. Souvent, au-dessus de 20%, on consi-
dère que le test n’est plus significatif. . . En statistique, les seuils de rejets sont inférieurs à 10%,
voire 1%. On a tendance à accepter facilement l’hypothèse de répartition gaussienne.

9.5 Table : loi de Student


Application : supposons que l’on ait 6 mesures. La moyenne suit une loi de Student de degré de liberté
5 (= N − 1). On cherche dans la ligne 5, la valeur de k pour une probabilité de 0,9545 par exemple. Cette
valeur est 2, 65. On peut en déduire un intervalle de confiance à 95 % pour la valeur mesurée donné par :

σN (A) σN (A)
[m̄N (A) − 2, 65 √ , m̄N (A) + 2, 65 √ ]
N N
Commentaire : comme la loi de Student est un peu plus étalée que la loi normale, l’intervalle pour une
probabilité de 95% fait intervenir k > 2 (valeur obtenue pour une loi gaussienne), notamment pour un
faible nombre de mesures (< 30, < 50 suivant les ouvrages. . .). La détermination de la grandeur mesurée
à partir d’un petit nombre de mesures est imprécise.
Loi de Student, L = 10
0.4
Student (densité de probabilité)

0.35

0.3

0.25

0.2

0.15

0.1

0.05 1−2 α = 0.921


0
−5 0 5
k

27/39 D. B. et T. G.
MS11 - Mesure physique et instrumentation UTT

α
0,001 0,00135 0,01 0,02 0,02275 0,03 0,04 0,05 0,1 0,15865 0,2
1 − 2α
L 0,998 0,9973 0,98 0,96 0,9545 0,94 0,92 0,9 0,8 0,6827 0,6
1 318,31 235,78 31,82 15,89 13,97 10,58 7,92 6,31 3,08 1,84 1,38
2 22,33 19,21 6,96 4,85 4,53 3,90 3,32 2,92 1,89 1,32 1,06
3 10,21 9,22 4,54 3,48 3,31 2,95 2,61 2,35 1,64 1,20 0,98
4 7,17 6,62 3,75 3,00 2,87 2,60 2,33 2,13 1,53 1,14 0,94
5 5,89 5,51 3,36 2,76 2,65 2,42 2,19 2,02 1,48 1,11 0,92
6 5,21 4,90 3,14 2,61 2,52 2,31 2,10 1,94 1,44 1,09 0,91
7 4,79 4,53 3,00 2,52 2,43 2,24 2,05 1,89 1,41 1,08 0,90
8 4,50 4,28 2,90 2,45 2,37 2,19 2,00 1,86 1,40 1,07 0,89
9 4,30 4,09 2,82 2,40 2,32 2,15 1,97 1,83 1,38 1,06 0,88
10 4,14 3,96 2,76 2,36 2,28 2,12 1,95 1,81 1,37 1,05 0,88
11 4,02 3,85 2,72 2,33 2,25 2,10 1,93 1,80 1,36 1,05 0,88
12 3,93 3,76 2,68 2,30 2,23 2,08 1,91 1,78 1,36 1,04 0,87
13 3,85 3,69 2,65 2,28 2,21 2,06 1,90 1,77 1,35 1,04 0,87
14 3,79 3,64 2,62 2,26 2,20 2,05 1,89 1,76 1,35 1,04 0,87
15 3,73 3,59 2,60 2,25 2,18 2,03 1,88 1,75 1,34 1,03 0,87
16 3,69 3,54 2,58 2,24 2,17 2,02 1,87 1,75 1,34 1,03 0,86
17 3,65 3,51 2,57 2,22 2,16 2,02 1,86 1,74 1,33 1,03 0,86
18 3,61 3,48 2,55 2,21 2,15 2,01 1,86 1,73 1,33 1,03 0,86
19 3,58 3,45 2,54 2,20 2,14 2,00 1,85 1,73 1,33 1,03 0,86
20 3,55 3,42 2,53 2,20 2,13 1,99 1,84 1,72 1,33 1,03 0,86
21 3,53 3,40 2,52 2,19 2,13 1,99 1,84 1,72 1,32 1,02 0,86
22 3,50 3,38 2,51 2,18 2,12 1,98 1,84 1,72 1,32 1,02 0,86
23 3,48 3,36 2,50 2,18 2,11 1,98 1,83 1,71 1,32 1,02 0,86
24 3,47 3,34 2,49 2,17 2,11 1,97 1,83 1,71 1,32 1,02 0,86
25 3,45 3,33 2,49 2,17 2,11 1,97 1,82 1,71 1,32 1,02 0,86
26 3,43 3,32 2,48 2,16 2,10 1,97 1,82 1,71 1,31 1,02 0,86
27 3,42 3,30 2,47 2,16 2,10 1,96 1,82 1,70 1,31 1,02 0,86
28 3,41 3,29 2,47 2,15 2,09 1,96 1,82 1,70 1,31 1,02 0,85
29 3,40 3,28 2,46 2,15 2,09 1,96 1,81 1,70 1,31 1,02 0,85
30 3,39 3,27 2,46 2,15 2,09 1,95 1,81 1,70 1,31 1,02 0,85
31 3,37 3,26 2,45 2,14 2,08 1,95 1,81 1,70 1,31 1,02 0,85
32 3,37 3,25 2,45 2,14 2,08 1,95 1,81 1,69 1,31 1,02 0,85
33 3,36 3,24 2,44 2,14 2,08 1,95 1,81 1,69 1,31 1,02 0,85
34 3,35 3,24 2,44 2,14 2,08 1,95 1,80 1,69 1,31 1,01 0,85
35 3,34 3,23 2,44 2,13 2,07 1,94 1,80 1,69 1,31 1,01 0,85
40 3,31 3,20 2,42 2,12 2,06 1,94 1,80 1,68 1,30 1,01 0,85
45 3,28 3,18 2,41 2,12 2,06 1,93 1,79 1,68 1,30 1,01 0,85
50 3,26 3,16 2,40 2,11 2,05 1,92 1,79 1,68 1,30 1,01 0,85
100 3,17 3,08 2,36 2,08 2,03 1,90 1,77 1,66 1,29 1,01 0,85
1000 3,10 3,01 2,33 2,06 2,00 1,88 1,75 1,65 1,28 1,00 0,84

TABLE 12 – Loi de Student TL (k) : valeur de k pour une probabilité α et un degré de liberté L donnés. α
représente la probabilité (P (TL > k) = α).

28/39 D. B. et T. G.
MS11 - Mesure physique et instrumentation UTT

10 Exercices supplémentaires
Exercice 1 (Loi de Planck) La théorie du corps noir trouvée par Max-Planck donne la densité d’énergie
ρ du rayonnement émis par un corps à la température T , en fonction de la longueur d’onde λ.
8πhc
ρ(λ, T ) = ! ! (4)
hc
λ5 exp −1
λkT
h est la constante de Planck en J · s, c est la vitesse de la lumière dans le vide, k est une constante
dimensionnée.
1. À l’aide d’une analyse dimensionnelle, donnez la dimension de k.
La dimension de h est obtenue à partir de ses unités SI : [h] = M.L2 .T −2 .T .
La dimension de k est notée [k]. L’argument d’une fonction étant sans dimension, on a :

[h][c] M.L2 .T −1 .L.T −1 M.L2 .T −1 .L.T −1


=1⇔ = 1 ⇔ [k] = = M.L2 .T −2 .Θ−1 .
[λ][k][T ] L.[k].Θ L.Θ

C’est une énergie par unité de température, fait confirmé par des relations de type E = kT .
2. Donner les dimensions de ρ. Que signifie cette densité d’énergie ? Indication : la densité volumique
d’énergie est obtenue par : Z
ρ(λ, T )dλ (5)

[h][c]
[ρ] = = M.L2 .T −2 .T.L.T −1.L−5 = M.L−2 .T −2
[λ]5
La densité volumique d’énergie ci-dessus exprimée en fonction de ρ permet de trouver facilement
que [ρ] vérifie :

[ρ].L = [E].L−3 , donc [ρ] = [E].L−4


Il s’agit d’une densité volumique d’énergie par unité de longueur d’onde. Elle ne dépend pas de la
température.

Exercice 2 (Dimensions et unités) La loi de Stefan est M = σT 4 . M étant l’émittance c’est à dire la
puissance totale émise par unité de surface du corps noir. T étant la température.
1. Quelles sont les dimensions de σ ?

M.L2 .T −2 .T −1 −4
[σ] = Θ = M.T −3 .Θ−4
L2
2. Quelles sont les unités SI de σ ?
Il suffit de remplacer les dimensions des grandeurs fondamentales dans l’expression ci-dessus :
kg.s−3 .K−4 .
On peut aussi obtenir ces unités directement à parti de la définition : W.m−2 .K−4 = kg.s−3 .K−4 .

Exercice 3 (Equations aux dimensions (1)) Dans le modèle de l’atome d’hydrogène, on montre la for-
mule de Balmer suivante :
 
1 1 1
=R − 2 (6)
λnm n2 m
Cette formule donne l’inverse de la longueur d’onde du rayonnement permettant la transition d’un
électron du niveau énergétique En au niveau énergétique Em et n et m sont des entiers sans dimension.
Déterminer la dimension de la constante de Rydberg R.
C’est très simple : [R] = L−1 .

29/39 D. B. et T. G.
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Exercice 4 (Unités) L’intensité lumineuse dΦ émis dans un angle solide dΩ par un objet lumineux de
luminance L, de surface ∆S, dans une direction α vérifie :

= L∆S cos α (7)
dΩ
Donnez la dimension de L.

[L] = Iv .L−2
Donnez l’unité SI de la luminance L.
C’est le cd · m−2 .

Exercice 5 (QCM : le diapason) Avertissement préalable :

10 questions à traiter : 1 point par réponse juste / 0 point si absence de réponse / -1 point par réponse
fausse. Si par exemple vous avez 5 réponses justes et 5 réponses fausses, votre note sera de 0 ! ! ! Par
conséquent, si vous n’êtes pas sûr à 100 % de votre réponse, il est préférable de ne rien indiquer. C’est le
principe, et la difficulté, d’un QCM. Notez qu’il n’y a qu’une seule réponse juste parmi celles proposées sur
chaque question.
1. Une voiture passe devant vous, en émettant un bruit de 61 dB. Le bruit qui serait émis par 4 voitures
identiques passant au même endroit au même moment à la même vitesse serait de :
(a) 64 dB ,
(b) 67 dB X ,
(c) 73 dB ,
(d) 183 dB .
2. Le son se transmet de quelle façon ?
(a) C’est une onde électro-magnétique qui se propage à la vitesse (ou célérité) c ,
(b) C’est un ébranlement périodique des molécules contenues dans l’air X ,
(c) C’est un ensemble de particules sonores qui frappent l’oreille externe ,
(d) C’est une impression (artéfact) qu’on ne peut pas décrire par les lois de la physique .
3. Par une chaude soirée d’été, l’orage s’abat dans un champ proche de chez vous. Vous observez
l’éclair, puis 3 secondes après vous entendez le tonnerre. À quelle distance de vous la foudre est elle
tombée ? Rappel : célérité de la lumière c = 300 000km · s−1 .
(a) 900 000 km ,
(b) environ 2064 m ,
(c) environ 2 km ,
(d) 1 km X .
4. S(t) = S0 (cosp + cosq) peut se mettre sous la forme :
" ! !#
p+q p−q
(a) S(t) = S0 cos . cos ,
2 2
" ! !#
p+q p−q
(b) S(t) = S0 cos + cos ,
2 2
" ! !#
p+q p−q
(c) S(t) = 2S0 cos . cos X ,
2 2
" ! !#
p+q p−q
(d) S(t) = 2S0 cos + cos .
2 2
5. Pour enregistrer deux périodes d’un signal périodique complexe de période 6 ms, quel échantillon-
nage dois-je choisir ? (n est le nombre de points et ∆t l’intervalle de temps entre chaque point.)

30/39 D. B. et T. G.
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(a) n = 1000 et ∆t = 12ms ,


(b) n = 4 et ∆t = 3ms ,
(c) n = 1000 et ∆t = 12µs X ,
(d) n = 4 et ∆t = 3µs .
Soit la représentation d’un courant mesuré en fonction du temps suivante :

I (A) 1

−1

−2

−3

0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2


t (s) x 10
−3

6. L’allure de cette fonction est du type :


(a) y = a sin(ωt) ,
(b) y = sin(ω.t + φ) ,
(c) y = a sin(z.t + b) X ,
(d) y = a + sin(ωt + φ) .
7. L’amplitude du signal est de :
(a) 1 V ,
(b) 1 A ,
(c) 4 V ,
(d) 4 A X ,
(e) 8 V ,
(f) 8 A .
8. La pulsation de ce signal est :
(a) 9 424 Hz X ,
(b) 1500 Hz ,
(c) 0,6667 ms ,
(d) 1500 rad .
9. La phase de ce signal sinusoïdal est :
(a) positive, mesurée en rad, ,
(b) négative, mesurée en rad, X ,
(c) nulle, mesurée en rad, ,
(d) positive, mesurée en rad/s ,
(e) négative, mesurée en rad/s, ,
(f) nulle, mesurée en rad/s, .
10. Cette phase vaut, en valeur absolue :
(a) 0 SI ,
(b) 0,3 SI X ,

31/39 D. B. et T. G.
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(c) 0,6 SI ,
(d) 0,9 SI, .

Exercice 6 (Dimensions et unités) La force de Lorentz qui s’applique sur une particule de charge q ani-
~ et une induction magnétique B
mée d’une vitesse ~v dans un champ électrique E ~ est définie par :

F~ = q(E
~ + ~v ∧ B)
~ (8)

~ un champ électrique, B
q est une charge électrique, E ~ une induction magnétique et ~v une vitesse.
~
1. À partir de l’équation 8, déterminer la dimension de E.

[F ] = M LT −2
[q] = IT
donc [E] = MLT
−2

IT = M LT −3I −1
~ Donnez les unités dérivées.
2. À partir de ce qui précède, déterminer les unités SI de E.

kgms−3 A−1 et Vm−1 .


~
3. À partir de l’équation 8, déterminer la dimension de B.

[F ] = M LT −2
[q] = IT
[v] = LT −1
MLT −2
donc [B] = IT LT −1 = M T
−2 −1
I
~ Donnez les unités dérivées.
4. À partir de ce qui précède, déterminer les unités de B.

kgs−2 A−1 et tesla (T).

Exercice 7 (Dimension et unités, incertitudes) Des ouvrages d’électromagnétisme donnent la loi de Biot
et Savart qui fournit le « champ magnétique » créé par des éléments de conducteur d~l parcourus par un
courant I, en fonction de la distance ~r et d’une constante dimensionnée µ0 , ∧ étant le produit vectoriel :

~ = µ0 Id~l ∧ ~r
Z
B (9)
4π C r3

1. À partir de la définition 9, donner la dimension de µ0 .

[B] = [µ0 ][I][l][r][r]−3 = [µ0 ]IL−1 donc


[µ0 ] = MIIL−1
T
−1 −2
= M LI −2 T −2
2. En déduire les unités SI de µ0 .

kgmA−2 s−2

Exercice 8 (Incertitudes) Pour mesurer la résistance R d’un composant, on mesure la tension U aux
bornes du composant et le courant I qui le traverse. Le voltmètre et l’ampèremètre sont des multimètres
numériques dont l’incertitude totale relative indiquée par le constructeur est ±1%. L’affichage numérique
indique les valeurs de mesure suivantes U = 221, 3V et I = 12, 56A.
1. On suppose que la distribution des valeurs mesurées de tension suit une loi triangulaire. Donner
l’incertitude-type relative et absolue sur la mesure de U :

0,01.221,3
Incertitude absolue : uB (U ) = √
6
≈ 0, 903 4V
0,01 0,90
Incertitude relative : ur (U ) = √ ≈
6 221,3 ≈ 0, 004 08 ≈ 0, 004 0 ≈ 0, 40%

32/39 D. B. et T. G.
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2. On suppose que la distribution des valeurs mesurées du courant suit une loi uniforme. Donner
l’incertitude-type relative et absolue sur la mesure de I :
0,01.12,56
Incertitude absolue : uB (I) = √
3
≈ 0, 072 5A
0,01
Incertitude relative : ur (I) = √ ≈ 0, 005 77 ≈ 0, 005
3
7 ≈ 0, 57%

3. Calculer l’incertitude-type relative sur la mesure indirecte de R en fonction des incertitudes-types


relatives sur U et I. On supposera nulle la corrélation (ρ) entre la mesure de la tension et du
courant. Faire une application numérique.

R = U/I,p ∂R/∂U = 1/I, ∂R/∂I = −U/I 2


ur (R) = u2r (U ) + u2r (I)
A.N. : ur (R) ≈ 0, 696%
4. Donner le résultat de la mesure suivant les normes, avec cette dernière incertitude.
R = (17, 61 ± 0, 24)Ω, le nombre suivant le signe ± étant une incertitude-type combinée de type B,
élargie d’un facteur 2.
5. Calculer l’incertitude-type relative sur la détermination de R en fonction des incertitudes-types
relatives sur U et I, en supposant la corrélation entre la mesure de la tension et du courant égale à
0, 3. Faire une application numérique.

ur (R) ≈ 0, 59%
6. Donner le résultat de la mesure suivant les normes, avec cette dernière incertitude.
R = (17, 61 ± 0, 21)Ω, le nombre suivant le signe ± étant une incertitude-type combinée de type B,
élargie d’un facteur 2.

Exercice 9 (Norme)
1. Donner le résultat de la mesure de longueur suivante, suivant les normes : l = 126, 354 787 9m,
avec une incertitude-type composée (ou combinée) uc = 0, 013 91m.

l = (126, 354 ± 0, 027)m, le nombre suivant le signe ± étant une incertitude-type élargie d’un
facteur 2.
2. Donner le résultat de la mesure de temps suivante, suivant les normes : t = 526, 354s, avec une
incertitude ∆t = 13, 917s.

t = (526, 3 ± 8, 0)s, le nombre suivant le signe ± étant une incertitude-type élargie d’un facteur 2.

Exercice 10 (Cours)
1. Expliquer en une phrase ou deux à quoi sert un test du χ2 dans le domaine de la mesure. En
particulier, suivant les résultat du test quelle conclusion peut-on en tirer ?

Le résultat du test est une probabilité de se tromper en rejetant l’hypothèse gaussienne sachant
qu’elle l’est. Si cette probabilité est grande (côté gauche des tableaux du livre), on ne peut pas
conclure, le risque de se tromper en acceptant l’hypothèse gaussienne étant trop grand.
Le test sert à pouvoir choisir un facteur d’élargissement plus précis que le facteur 2 par défaut,
pour les intervalles de confiance associés à la grandeur mesurée.
2. Pourquoi choisit-on, par défaut, sans information, un coefficient d’élargissement égal à 2 ?

Coefficient de sécurité souvent choisi dans l’industrie, correspondant au cas asymptotique d’une
répartition gaussienne pour un niveau de confiance de 95% environ.

Exercice 11 (TP diapason)


1. Une voiture passe devant vous, en émettant un bruit de 61 dB. Le bruit qui serait émis par 10
voitures identiques passant au même endroit au même moment à la même vitesse serait de :
(a) 62 dB ,

33/39 D. B. et T. G.
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(b) 71 dB ∗,
(c) 122 dB ,
(d) 610 dB ,
(e) Autre : dB .
2. Par une chaude soirée d’été, l’orage s’abat dans un champ proche de chez vous. Vous observez
l’éclair, puis 3 secondes après vous entendez le tonnerre. À quelle distance de vous la foudre est elle
tombée ? Rappel : célérité de la lumière c ≈ 300 000km · s−1 .
(a) environ 900 000 km ,
(b) environ 2064 m ,
(c) environ 2 km ,
(d) environ 1 km ∗,
(e) Autre : km .
3. Soit un courant électrique (en ampère) mesuré en fonction du temps (en secondes) : I(t) =
4 sin(9 424t + 0, 3) Donner ci-dessous la valeur de son amplitude, sa période et de son déphasage.

A=4A T = 6, 7.10−4s φ = 0,3 rad

4. On enregistre le son produit par deux diapasons, dont l’un est désaccordé (à l’aide d’une masse-
lotte). Nous obtenons un signal qui peut s’écrire comme la somme de deux cosinusoïdes :
s(t) = s0 (cos(ω1 t) + cos(ω2 t))
(a) Écrivez la somme s(t) sous la forme d’un produit de fonctions (développez le calcul).
Formule 7 page 6 du livre.
   
ω1 + ω2 ω1 − ω2
s(t) = 2s0 cos t cos t
2 2
(b) Représentez succintement le signal dépendant du temps que nous observerions sur l’écran d’or-
dinateur (ou d’oscilloscope), avec une légende explicite. On indiquera notamment les périodes
importantes.
C’est la représentation d’un battement. On remarque une période haute fréquence et une
enveloppe de période basse fréquence.
2

1.5

0.5
Signal

−0.5

−1

−1.5

−2
0 0.02 0.04 0.06 0.08 0.1
t (s)

34/39 D. B. et T. G.
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(c) Application numérique : déterminez la fréquence du diapason désaccordé, la haute fréquence


observée est 430Hz, la basse fréquence mesurée est 10 Hz.
f1 +f1 f1 −f1
fHF = 2 = 440Hz et fBF = 2 = 420Hz

Exercice 12 (Mesure de la résistance d’un fil)


1. Appliquer la méthode de réduction pour évaluer R et son incertitude type.
U (mV) 1,01 2,00 3,04 4,02 5,00 6,03 6,97 7,99 9,01 10,00
I(mA) 49 101 150 201 251 301 350 398 453 501
R(Ω) 0,02061 0,0198 0,02027 0,02000 0,01922 0,02003 0,01991 0,02008 0,01989 0,01996

Réponse :
R = 0, 02004738Ω σn−1 = 2, 349884.10−4Ω uA (R) =
−5
7, 43.10 Ω.
Il faut donner les bonnes valeurs numériques, accompagnées des unités adéquates, sinon, 0pt
2. Régression linéaire.
(a) Calculer le coefficient directeur, l’ordonnée à l’origine et le coefficient de corrélation linéaire
de la droite de régression linéaire passant par tous ces points.
Réponse : U = A.I + B,
A = 0, 01990577Ω B = 0, 022959mV ρ = 0, 99996,
Le modèle linéaire est bien vérifié car le coefficient de corrélation est voisin de 1.
Il faut donner les bonnes valeurs numériques et les unités adéquates, sinon, 0pt
(b) En déduire R
Réponse : R ≈ 0, 01990Ω, il faudrait évaluer l’incertitude pour conclure.
Il faut donner les bonnes valeurs numériques et les unités adéquates, sinon, 0pt
Évaluation de l’incertitude : si elle est effectuée et juste +1pt
Éventuellement on peut évaluer l’incertitude sur le coefficient directeur à l’aide de la formule
(IV.12) p. 42.
sP
(AI + B − U )2 10
u(R) = = 6, 101.10−5Ω
10 I 2 − ( I)2
P P
8

R = (0, 01990 ± 0, 00012)Ω, le nombre suivant le signe ± étant une incertitude-type élargie,
U = 2uA , uA étant une incertitude-type de type A, obtenue à partir d’une régression linéaire
sur 10 mesures.
Éventuellement on peut aussi écrire suivant la norme à partir de la première question mais cela
n’est pas demandé :
R = (0, 02004 ± 0, 00014)Ω, le nombre suivant le signe ± étant une incertitude-type élargie,
U = 2uA , uA étant une incertitude-type de type A, obtenue à partir de 10 mesures, par une
méthode de réduction.
(c) Peut-on estimer avoir commis une erreur systématique lors des mesures de U et I ?
Réponse :
Pour répondre, il faut évaluer l’incertitude sur l’ordonnée à l’origine B à partir de la formule
(IV.13) :
sP
(AI + B − U )2
P 2
(I )
u(B) = = 1, 8964.10−5V
10 (I ) − ( I)2
P 2 P
8

u(B) = 1, 8964.10−2mV
u(B) est donc du même ordre de grandeur que B = 0, 022959mV. on peut donc conclure qu’il
n’y a pas d’erreur systématique. Autrement dit, l’origine U = 0 appartient à un intervalle de
confiance raisonnable autour de B.
Il faut donner les bonnes valeurs numériques, accompagnées des unités adéquates, sinon, 0pt. Si
le calcul d’incertitude sur B n’est pas fait, 0pt

35/39 D. B. et T. G.
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Exercice 13 (Série de Fourier) Soit un signal électrique d’amplitude U0 = 10Volts et de fréquence ν0 =


105 Hz. Ce signal peut s’écrire sous la forme :

X 1
s(t) = U0 sin(2π(2l + 1)ν0 t).
2l + 1
l=0

1. Donnez la valeur de la fréquence fondamentale de ce signal.


ν0 = T0−1 = 105 Hz
2. Donnez les valeurs des coefficients réels an et bn du spectre de Fourier de s(t).
an = 0 pour tout n
U0 U0
b2l+1 = 2l+1 pour l entier naturel ou bn = n pour n impair, nul sinon.
3. Donnez les valeurs des coefficients complexes cn du spectre de Fourier de s(t).
Pour tout n impair :
U0
cn>0 = −bn /2 = −
2n
U0
cn<0 = +b−n /2 = 
−2n

donc pour tout n impair : cn = − U U0


2n , ou encore : c2l+1 = − 2(2l+1) pour tout l entier relatif.
0

Exercice 14 (Filtre passe-bande) On considère le signal suivant :

se (t) = sin(2π100t) + sin(2π2000t)

Ce signal passe dans différents filtres supposés parfaits : la fonction de transfert est nulle hors de la bande
passante et égale à 1 dans la bande passante. Donnez l’expression du signal de sortie ss (t) pour les filtres
suivants :
1. filtre passe-haut, fréquence de coupure fc = 1kHz
ss (t) = sin(2π2000t)
2. filtre passe-bas, fréquence de coupure fc = 1kHz
ss (t) = sin(2π100t)
3. filtre passe-bande constitué d’un filtre passe-haut et d’un filtre passe-bas de fréquences de coupure
respectives fcH = 500Hz et fcB = 3kHz
ss (t) = sin(2π2000t)
4. filtre bouchon constitué d’un filtre passe-haut et d’un filtre passe-bas de fréquences de coupure res-
pectives fcH = 3kHz et fcB = 500Hz
ss (t) = 0

Exercice 15 (Savoir-faire en vrac.) Toutes les questions sont indépendantes les unes des autres.
1. Donner le résultat de la mesure de longueur suivante, suivant les normes : l = 126, 354 787 9m,
avec une incertitude-type composée (ou combinée) uc = 0, 013 91m.
l = (126, 354±0, 027)m, le nombre suivant le signe ± étant une incertitude-type élargie U = 2∗uc,
uc étant une incertitude-type combinée.
2. Pour mesurer la résistance R d’un composant, on mesure la tension U aux bornes du composant
et le courant I qui le traverse. Le voltmètre et l’ampèremètre sont des multimètres numériques dont
l’incertitude totale relative indiquée par le constructeur est ±1%. L’affichage numérique indique
les valeurs de mesure suivantes U = 221, 3V et I = 12, 56A. Calculer l’incertitude-type relative
sur la mesure indirecte de R en fonction des incertitudes-types relatives sur U et I. On supposera

36/39 D. B. et T. G.
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nulle la corrélation (ρ) entre la mesure de la tension et du courant. Faire une application numérique.
C’est une incertitude-type calculée sur une loi multiplicative :
s 2  2   
∂R ∂R ∂R ∂R
u(R) = u2 (U ) + u2 (I) + ρ u(U )u(I)
∂U ∂I ∂U ∂I
s 
2  2
1 2
U
= u (U ) + − 2 u2 (I) + 0
I I

Donc :
u(R)
ur (R) =
pR √ √
= u2r (U ) + u2r (I) + 0 = 2.(0, 01/ 3) ≈ 1, 1547.10−2 ≈ 1, 1%
3. On a vérifié que la répartition des mesures était gaussienne. Donnez le facteur d’élargissement dé-
finissant un intervalle de confiance à environ 80 % sur l’obtention d’une nouvelle valeur de mesure.
Deux réponses approchées acceptables : On cherche 0,40 dans le tableau p. 168. On trouve
0, 39973, la plus proche de 0,40. On trouve alors k = 1, 28.
4. Un signal de tension quantifié est mesuré grâce à une carte d’acquisition 16 bits. Sur combien de
niveaux la mesure est-elle répartie ?
N = 21 6 = 65 536 niveaux.
5. L’échantillonnage de la mesure est réglé en fixant le temps total de mesure (1 ms), et le nombre
de mesures (128), donner la valeur limite de la fréquence mesurable ? Est-ce un maximum ou un
minimum ?
∆tmin = 2 10
128 = 1, 5625.10 s et donc : ∆νmax =
128
= 6, 4.104Hz, c’est un maximum.
−3
−5
210−3

6. Deux incertitudes-types de type A : uA et uB doivent être combinées. Donner l’expression de leur


combinaison.
p
uc = u2A + u2B .

7. Le vecteur de Poynting peut être écrit : P~ = E


~ ∧ H,
~ avec ∧ le signe du produit vectoriel à considérer
comme une multiplication au niveau dimensionnel. E ~ est un champ électrique, H ~ est un champ
magnétique.
(a) Donner la dimension du vecteur de Poynting
[E] = M.L.T −3 .I −1 (livre p. 11)
[H] = I.L−1 .
(b) Donner les unités SI du vecteur de Poynting
[P ] = [E].[H] = M.L.T −3 .I −1 .I.L−1 = M.T −3 , donc kg.s−3 .
(c) Relier ses dimensions à celle de l’énergie et en déduire la signification physique du vecteur de
Poynting.
[P ] = M.T −3 = M.L2 .T −2 /(L2 T ) = [Énergie]/(L2 T ), c’est donc une puissance par unité
de surface,
Non demandé : on pourrait l’exprimer en W.m−2

Exercice 16 (Incertitudes) On mesure la température T d’un solide en fonction de la distance z à une


source de chaleur située à son extrémité. On fera successivement deux hypothèses. La première est une
relation linéaire entre T et z de la forme T = αz + β. La seconde est une relation linéaire entre le
logarithme népérien de T et z : ln(T ) = α′ z + β ′ . On obtient les mesures suivantes.

37/39 D. B. et T. G.
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T (◦ C) 91,4 81,8 72,6 67,0 60,0 54,9 49,1


ln(T ) 4,5152 4,4043 4,2850 4,2047 4,0943 4,0055 3,8939
z(cm) 0,9 2,0 3,2 4,0 5,1 6,0 7,1
T /z (◦ C · cm−1 ) 101,56 40,900 22,688 16,750 11,765 9,1500 6,9155
ln(T )/z 5,0169 2,2021 1,3391 1,0512 0,80281 0,66759 0,54843

Les incertitudes sur les mesures de T et z sont respectivement ±0, 1◦ C et ±0, 1cm.
1. Complétez le tableau ci-dessus.
2. Utiliser la méthode de réduction pour évaluer le rapport α = T /z et l’incertitude-type associée.
Donnez la valeur mesurée de α conformément à la norme.

ᾱ = 29, 96046...◦C · cm−1 uA (α) = 33, 58614/ 7 = 12, 69437◦C · cm−1
α = 29 ± 12◦ C · cm−1 , le nombre suivant le signe ± étant une incertitude-type non élargie de type
A, calculée à partir de 7 mesures indirectes. ou 29 ± 25◦ C · cm−1 , le nombre suivant le signe ±
étant une incertitude-type de type A élargie d’un facteur 2, calculée à partir de 7 mesures indirectes.

3. Utiliser la méthode de réduction pour évaluer le rapport α′ = ln(T )/z et l’incertitude-type asso-
ciée. Donnez la valeur mesurée de α conformément à la norme.

ᾱ′ = 1, 66116...◦C · cm−1 uA (α′ ) = 1, 58071/ 7 = 0, 59745◦C · cm−1
α′ = 1, 66 ± 0, 59kg, le nombre suivant le signe ± étant une incertitude-type non élargie de type
A, calculée à partir de 7 mesures indirectes. ou 1, 6 ± 1, 0kg, le nombre suivant le signe ± étant
une incertitude-type de type A élargie d’un facteur 2, calculée à partir de 7 mesures indirectes.

4. Comparez les résultats des deux questions précédentes et conclure. La méthode de réduction donne-
t-elle de bons résultats ? Pourquoi ?

Les deux modèles ne conviennent pas pour l’utilisation de la méthode de réduction. L’incertitude
est trop grande.
5. À l’aide d’une régression linéaire, déterminer les paramètres α et β ainsi que le coefficient de
corrélation ρ.

α = −11, 80841◦C · m−1 β = −0, 033427762J ρ = 0, 999667

6. À l’aide d’une régression linéaire, déterminer les paramètres α′ et β ′ ainsi que le coefficient de
corrélation ρ′ .
α′ = −0, 10008◦C · m−1 β ′ = 4, 60504J ρ′ = −1, 00000

7. Comparez les résultats des deux questions précédentes et conclure. Expliquez la différence entre les
résultats de la méthode de réduction et ceux de la régression linéaire. Quelle est la méthode la plus
précise et pourquoi ? Donnez le meilleur modèle de la fonction T (z).

C’est la régression linéaire sur le logarithme qui est la plus précise car elle fournit l’ordonnée à
l’origine et la pente du modèle. La loi de dépendance est de la forme T (z) = 100 exp(−z/10) ou
encore ln(T ) = ln(100) − z/10.

Exercice 17 (Série de Fourier) Un sonomètre a un filtre passe-bande intégré qui permet la mesure entre
31,5Hz et 8kHz. On suppose que ces valeurs sont les fréquences de coupure du filtre.
1. Écrire directement la fonction de transfert du sonomètre en fonction de la fréquence du signal
acoustique et des données numériques.
1 1
H(ν) = ν ·
1 +  8000 1 −  31,5
ν
avec ν la fréquence en Hz.

38/39 D. B. et T. G.
MS11 - Mesure physique et instrumentation UTT

2. Un signal acoustique test s’écrit :


s(t) = 1 exp (−2π440t)+3 exp (−2π220t)+2 exp (−2π5t)+2 exp (2π5t)+3 exp (2π220t)+1 exp (2π440t)

Donner son développement en série de Fourier complexe. 1 pt


Réponses :
ν0 = 5Hz, c1 = c−1 = 2, c44 = c−44 = 3, c88 = c−88 = 1.

3. Donner son développement en série de Fourier réelle. 1 pt


Réponses :
s(t) = 4 cos(2π5t) + 6 cos(2π220t) + 2 cos(2π440t)
ν0 = 5Hz, a1 = 4, a44 = 6, a88 = 2, bn = 0.

4. Calculer la puissance de ce signal. 1 pt


Réponses :
a2
P = 40 + 12 an + b2n = 12 (16 + 36 + 4) = 28.
P 2 

5. Donner littéralement le développement en série de Fourier complexe du signal mesuré. Conclure


sans calcul supplémentaire sur la capacité de ce sonomètre à mesurer correctement le signal acous-
tique test. 1 pt
Réponse :
n=+∞
P
s′ (t) = (H(nν0 )cn exp(2πnν0 t))
n=−∞
La contribution de l’harmonique de fréquence 5Hz est très atténuée. Par contre, les deux compo-
santes à 220Hz et 440Hz sont dans la bande passante du sonomètre.

Exercice 18 (Interférences) Sur une bras d’un dispositif interférentiel optique de type fentes d’Young. La
distance entre les fentes est d = (10 ± 1)µm, la distance des fentes à l’écran est D = (1, 000 ± 0, 001)m, et
la longueur d’onde est (632, 8 ± 0, 1)nm (longueur d’onde rouge du laser Hélium-Néon). Les incertitudes
fournies sont des incertitudes-types non élargies.
1. Calculer l’interfrange de la figure d’interférences et son incertitude-type. Quelle est l’incertitude-
type dominante dans cette expression ?2 pt

q ≈ 0, 06328m (p. 68, interfrange dans


i = λD/d l’index)
D 2 λ 2 λD 2

u(i) = d u(λ) + d u(D) + − d2 u(d)2 ≈ 0, 006328m
2 2

Remarque : l’incertitude-type dominate est celle sur la distance entre les fentes (10%) et, comme i
est donné par une relation multiplicative, l’incertitude-type relative sur est aussi d’environ 10%.
2. On insère une lame de verre d’épaisseur e et d’indice optique n. On observe un déplacement des
franges sur l’écran de d = (6, 34 ± 0, 04)µm, le nombre suivant le signe ± étant une incertitude-
type non élargie. Donnez l’expression de ce déplacement d en fonction de l’indice n et de l’épaisseur
e de la lame. 1 pt

Le déplacement des franges est donné dans l’exercice p. 119, repéré dans l’index au mot clé inter-
frange : d = (n − 1)e
3. On suppose connu l’indice de la lame : n = 1, 51 ± 0, 01, le nombre suivant le signe ± étant
une incertitude-type non élargie. Calculer l’incertitude-type relative sur l’épaisseur e. Faire une
application numérique. 1 pt

On
q connaît l’incertitude sur l’indice et sur la mesure de d et on a e = d/(n − 1) donc ur (e) =
n2
ur (d)2 + (n−1) 2
2 ur (n) ≈ 2, 0598%.

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