Vous êtes sur la page 1sur 58
Dédicace SUPCOM
Dédicace
SUPCOM

Cycle de formation des ingénieurs en Télécommunications

Option :

Réseaux et services mobiles

Thème :

Développement d’une chaîne de mesure pour l’évaluation de couverture GSM

Elaboré par : M. Houcine NAJI

Encadrants :

M.

Mohamed AYADI

M.

Hatem BOULABIAR

Travail proposé et réalisé en collaboration avec GET Wireless (Global Expertise Telecom Wireless)

et réalisé en collaboration avec GET Wireless (Global Expertise Telecom Wireless) Année universitaire : 2005/2006 1

Année universitaire : 2005/2006

Dédicace

SUPCOM

Dédicace

A mes très chers parents

Dont leurs mérites, leurs sacrifices, leurs qualités humaines m’ont permis de vivre ce jour :

Les mots me manquent pour exprimer toute la reconnaissance, la fierté et le profond amour que je vous porte pour les sacrifices qu’ils ont consenti pour ma réussite, qu’ils trouvent ici le témoignage de mon attachement ma reconnaissance, gratitude et respect, que dieu leur préservent bonne santé et longue vie. Tous mes sentiments de reconnaissance pour vous.

A mes frères&soeurs

J’espère atteint le seuil de vos espérances. Que ce travail soit l’expression de ma profonde affection Je vous remercie pour le soutient moral et l’encouragement que vous m’avez accordés .Je vous souhaite tout le bonheur que vous méritez En leur souhaitant un brillant avenir.

A mes oncles et ma famille

Que je ne pourrais nommer de peur d’en oublier mon attachement et mes affections les plus sincères

A mes ami(e) s

A tout ceux qui ont su m’apporter aide et soutient aux moments propices, Je dédie ce travail, reconnaissant et remerciant chaleureusement.

1

Remerciements

SUPCOM

Remerciements

Avant de présenter mon rapport du projet de fin d étude, je tiens à remercier tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à sa réalisation. Ce travail est l’agrégat des résultats des trois années de formation `a SUP’COM en ce sens que c’est grâce aux connaissances acquises durant toutes ces années de formation que j’ai pu réaliser ce travail.

A cet effet, le minimum de justice impose que l’apport de chacun des acteurs soit reconnu ne serait-ce que par de remerciements :

J’adresse mes remerciements les plus sincères à Mr. Mohamed Ayadi, enseignant è Sup’Com, pour son encadrement, sa disponibilité et ses conseils fructueux qu’il m’a prodiguées le long de mon projet.

J’adresse aussi mes remerciements à Mr. Hatem Boulabiar le directeur général du GET Wireless, qui, malgré ses multiples engagements, a accepté de se mettre à mon service en dirigeant avec d’extrême magnanimité mes travaux ;

Je remercie également tout le staff de l’école plus particulièrement le Directeur et le Secrétaire Général de l’école, tout le corps enseignant pour leurs connaissances qu’il a bien voulu me les partager ; Je ne saurais terminer sans adresser un mot de reconnaissance à toute ma famille pour son soutien sans faille.

2

Liste des tableaux

SUPCOM

Table des matières

Dédicace

1

Remerciements

2

Table des matières

3

Liste

des figures

5

Liste

des tableaux

6

Liste

des abréviations

7

Introduction Générale

8

Introduction au réseau GSM

9

I-

Introduction

9

II-

Architecture du réseau GSM

9

II

.1-Les entités de base d’un réseau GSM

10

II.1.1-La BTS (Base station Transceiver System)

10

II.1.2-Le BSC (Base Station Controller)

10

II.1.3-Le MSC (Mobile Switching Center)

11

II

.2-Les interfaces du réseau GSM

13

III-

Caractéristiques de l’interface radio

14

III

.1-La transmission dans le GSM

14

III

.2-Structures temporelles du système GSM

15

III

.3-Canaux logiques du système GSM

16

IV- Gestion de la mobilité dans le GSM

IV.1-Mécanismes de gestion de l’interface radio

17

17

IV.1.1-Mécanisme de saut de fréquence

17

IV.1.2-La transmission discontinue (DTX)

18

IV.1.3-Le modèle bicouche

18

IV.1.4-Le modèle des cellules concentriques

19

IV.1.5-La sectorisation

19

IV.2-Procédures de gestion de la mobilité

20

IV.2.1-La gestion de localisation

20

IV.2.2-Processus de sélection / résélection

20

IV.2.3-Procédure du handover

21

V-

Conclusion

24

Suivi et supervision de la QoS

25

I-

Introduction

25

II-

Concepts de la QoS

25

III

-Les paramètres de réseau

26

III

.1-Définition

26

III

.2-Exemples de paramètres

27

3

Liste des tableaux

SUPCOM

IV-

Indicateurs de QoS

28

V-Les techniques de supervision de la QoS

28

V.1-Drive test

29

V.1.1-Chaîne de mesure (équipements utilisés)

29

V.1.2-Indicateurs mesurés

30

V.2-Compteurs OMC-R

32

V.3-Processus d’analyse

33

VI-

Conclusion

35

Développement d’un outil d’acquisition des données du mobile à trace

36

I-

Introduction

36

II- Principe du téléphone de trace

37

III-

Analyse des trames

38

IV.

Les commandes AT

38

V

– Développement de l’application

39

V.1. Présentation du Visual Basic

V.1.1 Critères de choix du Visual Basic

39

39

V.2.L’environnement de travail

39

V.3 Conception de la solution

40

V.4 La programmation de l’interface série RS232

40

V.5 fonctionnement de l’outil

42

V

.5.1 Menu « fichier »

42

V

.5.1 Menu « connexion »

42

V

.5.2 Menu « mesure »

43

V

.5.3 Menu « Affichage »

46

V

.5.4 Menu « A propos »

47

VI.

Conclusion

47

Développement d’une chaîne de mesure GSM

48

I.

Introduction

48

II. Le système GPS

48

II.1 Principe du GPS

49

III. Le SIG

50

IV. Réalisation d’un parcours

51

IV.1 Choix d’un

parcours

51

IV.

2 Evaluation de la couverture

53

IV.

3 Evaluation de la qualité

55

V. Conclusion

55

Conclusion et perspectives

56

Bibliographie

57

4

Liste des tableaux

SUPCOM

Liste des figures

Figure 1.1 : Structures des trames GSM…………………………………………………………….14

Figure 1.2 : Saut de fréquence

18

Figure 1.3: Le modèle bicouche

18

Figure 1.4: Le modèle de cellules concentriques

19

Figure 1.5 : Processus du handover

22

Figure 2.1: Chaîne de mesure

29

Figure 2.2 : Montage des équipements de mesure

30

Figure

2.3

: Processus d’analyse

34

Figure

3.1

: Les différents liaisons du mobile

36

Figure 3.2: Principe de l’application

37

Figure 3.3 : Exemple de la trame IDLE récupérée

38

Figure

3.4

: Menu

connexion

42

Figure 3.5 : Menu mesure

43

Figure 3.6 : Menu information cellule_courante

44

Figure 3.7 : Menu paramètres RF cellule_courante

45

Figure 3.8 : Menu cellule voisines

45

Figure 3.9: Menu messages et trames

46

Figure 3.10 : Menu affichage

46

Figure 3.11 : Menu à propos

47

Figure 4.1 : Localisation du récepteur par trois satellites

49

Figure 4.2 : Récepteur GPS utilisé

50

Figure 4.3 : Le parcours du test

52

Figure 4.4: Evaluation de la couverture

54

Figure 4.5 : Evaluation de la qualité du signal

55

5

Liste des tableaux

SUPCOM

Liste des tableaux

Tableau 1.1 : Les caractéristiques de l’interface radio

14

Tableau 1.2 : les canaux logiques du réseau GSM

17

Tableau 2.1 : Correspondance ente RXQUAL et BER

31

Tableau 2.2 : Exemples d’indicateurs de l’OMC -R

33

Tableau 2. 3: Seuils de la QoS

34

Tableau 4.1: fichier de mesures global

53

6

Liste des abréviations

SUPCOM

Liste des abréviations

AuC

Authentification Center

BSS

Base Station Sub-System

BTS

Base Transeiver Station

BSC

Base Station Controller

FDMA

Frequency Division Multiple Access

GPS

Global Positionner System

GSM

Global System for Mobile Communication

HLR

Home Location Register

MS

Mobile Station

MSC

Mobile-service Switching Center

NSS

Network Sub System

QoS

Quality of Service

TCH

Trafic CHannel

TDMA

Time Division Multiple Access

OSS

Operation Sub-System

OMC

Operation and Maintenance Center

VLR

Visitor Location Register

7

Introduction générale

SUPCOM

Introduction Générale

L 'interface radio représente le maillon critique de la chaîne de transmission qui permet de

relier un utilisateur mobile au réseau. C'est sur cette interface que le système doit faire face aux différents problèmes que pose le médium radio (atténuation, évanouissement rapides, interférences). Pour remédier à ces types de problèmes, il faut prévoir un certain nombre de fonctions de contrôle de nature variée afin que le mobile puisse se rattacher à une station de base favorable et ceci pour établir une communication, surveiller son déroulement et assurer des

commutations de cellules en cours de communication. La maîtrise de ces fonctions reste la clé essentielle à tout opérateur pour pouvoir assurer une certaine qualité de service à ses abonnés. Pour cela les opérateurs ont généralement recours à plusieurs opérations de mesure qui leur permettront, ultérieurement, d'analyser l'état du réseau, découvrir ses défaillances et ses points de faiblesse et proposer des solutions alternatives aux divers problèmes recensés. C’est dans ce cadre se déroule notre projet intitulé « développement d’une chaîne de mesure pour l’évaluation de la couverture d’un réseau GSM » Ce projet a été effectué au sein de GET Wireless (Global Expertise Telecom Wireless). Le présent projet est composé de quatre chapitres .Le premier est intitulé « Introduction au réseau GSM » dans lequel nous avons détaillé l’architecture, les différents procédures ainsi que les canaux du GSM. Le second est consacré au suivi et supervision de la QoS dans lé réseau GSM .Le troisième et après cette étude théorique nous avons passé au développement d’un outil permettant d’acquérir les différents paramètres nécessaires pour la caractérisation de la QoS d’un réseau GSM. En effet, nous avons donné le principe du mobile à trace ainsi que l’analyse des trames échangées entre le mobile et le réseau. L’acquisition des ces paramètres se fait en utilisant des commandes AT après la configuration de l’interface série. Dans ce troisième volet, nous avons détaillé le fonctionnement de l’outil développé tout en présentant le langage utilisé ainsi que ses critères du choix. Le quatrième volet est consacré au test de l’outil en l’intégrant à une autre application développé au sein de l’entreprise accueillante pour évaluer la couverture du réseau GSM d’une zone choisie(cité El Khadra Tunis) en utilisant un système d’information géographique(MapInfo).

8

Introduction au réseau GSM

SUPCOM

Chapitre I

Introduction au réseau GSM

I- Introduction

Dans ce chapitre, nous allons présenter le réseau GSM, en insistant sur :

son infrastructure, ses interfaces, la structure de ses trames, ses canaux logiques, ses procédures de gestion de mobilité ainsi que quelques mécanismes de gestion de l’interface radio.

II- Architecture du réseau GSM

Un réseau de radiotéléphonie a pour premier rôle de permettre des communications entre abonnés mobiles et abonnés du réseau téléphonique commuté RTC. Il s’interface avec le RTC et comprend des commutateurs. Il est caractérisé par un accès très spécifique: la liaison radio. Enfin, comme tout réseau, il doit offrir à l'opérateur des facilités d'exploitation et de maintenance. L’architecture de base du système GSM prévoit, alors, quatre sous-systèmes principaux dont chacun dispose d'un certain nombre d'unités fonctionnelles et est connecté à l’autre à travers des interfaces standard qui seront décrites ultérieurement. Les principaux sous-systèmes du réseau GSM sont [1] :

MS (Mobile Station)

BSS (Base Station Sub-System)

NSS (Network Sub-System)

OSS (Network Management Center)

9

Introduction au réseau GSM

SUPCOM

II .1-Les entités de base d’un réseau GSM

II.1.1-La BTS (Base station Transceiver System)

La station de base (BTS) contient tous les émetteurs reliés à la cellule et dont la fonction est de recevoir et émettre des informations sur le canal radio en proposant une interface physique entre le Mobile Station et le BSC. La BTS réalise une série de fonctions décrites ci-après:

La gestion des antennes de diversité, autrement dit l'utilisation de deux

antennes de réception afin d'améliorer la qualité du signal reçu. Les deux antennes reçoivent le même signal, indépendamment l'une de l'autre et sont atteintes différemment par le fading. La probabilité qu'elles soient atteintes en même temps par un fading important est presque nulle, La supervision de Rapport des Ondes Stationnaire (ROS) en antenne,

Le saut de fréquence (FH): la variation de fréquence utilisée dans un canal radio à des intervalles réguliers, afin d'améliorer la qualité du service à travers la diversité dans la fréquence,

Le Contrôle Dynamique de la Puissance (DPC) de la MS et des BTS: le BSC détermine la puissance optimale avec laquelle la MS et le BTS effectuent la transmission sur le canal radio (grâce à l'exploitation des relevés effectués

par la MS et le BTS), dans le but d'améliorer l'efficacité du spectre, La gestion des algorithmes de chiffrage: l’information de l'utilisateur est cryptographiée afin de garantir à l'abonné une certaine réserve sur le canal du trafic et sur celui de codage.

La capacité de gérer les canaux Full Rate et Half Rate,

La transmission discontinue (DTX) sur le Up-link, et sur le Down-link,

II.1.2-Le BSC (Base Station Controller)

Le contrôleur de station de base (BSC) gère les ressources radio pour une ou plusieurs

BTS, à travers le monitorage de la connexion entre la BTS et les MSCs (il s'agit de centrales de commutation qui offrent la liaison au réseau fixe ou à d'autres réseaux, et aussi, à travers les canaux radio, le codage, le FH et les handovers. Il permet plus précisément:

La gestion et la configuration du canal radio: il doit opter pour chaque appel

10

Introduction au réseau GSM

SUPCOM

la cellule la mieux adaptée et doit sélectionner à l'intérieur de celle-ci le canal radio le plus adapté à la mise en route de la communication, La gestion de handover: Il décide, sur la base des relevés reçus par la BTS, le moment d’effectuer le handover, autrement dit, le changement de cellule

lors des déplacements de l'utilisateur pendant une conversation, à l'intérieur de la surface de couverture de sa compétence, Les fonctions de décodage des canaux radio Full Rate (16 kbps) ou Half Rate

(8 kbps) pour des canaux à 64 kbps.

II.1.3-Le MSC (Mobile Switching Center)

Le commutateur du service mobile (MSC) est l’élément central du NSS. Il gère grâce aux informations reçues par la HLR et la VLR, la mise en route (routing) et la gestion du codage de tous les appels directs et en provenance de différents types de réseau. Il développe aussi la fonctionnalité du Gateway face aux autres composants du système et la gestion des processus de handover. Il assure la commutation des appels en cours entre des BSC différents ou vers un autre MSC. D’autres fonctions fondamentales du MSC sont décrites ci-après:

L’authentification de l’appelant : l’identification de la MS à l'origine de l’appel est nécessaire pour déterminer si l'utilisateur est en droit de bénéficier du service, La discrétion quant à l’identité de l'utilisateur, pour pouvoir garantir la réserve sur son identité sur le canal radio. Même si toutes les informations sont cryptographiées, le système se garde toujours de transmettre l'IMSI attribué lors de la signature du contrat par l'usager, par contre l'on attribue le Temporary Mobile Subscriber Identity (TMSI) au moment de l'appel car il ne présente qu'une utilité temporaire.

Le processus de handover : Il a lieu, quand un utilisateur, sur le réseau GSM, franchit les limites de la cellule dans laquelle il se trouve. Il peut se présenter dans deux cas:

La MS se déplace dans une cellule contrôlée toujours par le même MSC, dans ce cas le processus de handover est géré par le même MSC, La nouvelle cellule dans laquelle la MS évolue, est sous le contrôle

11

Introduction au réseau GSM

SUPCOM

d'un autre MSC. Dans le cas présent le processus de handover est

effectué par deux MSC sur la base des relevés du signal effectué par

les BTSs récepteurs de la MS.

II.1.4-La HLR (Home Location Register)

Lorsqu'un utilisateur souscrit à un nouvel abonnement au réseau GSM, toutes

les informations qui concernent son identification sont mémorisées sur la HLR. Elle a pour

mission celle de communiquer au VLR, dont on parlera après, quelques données relatives aux

abonnés, à partir du moment où ces derniers se déplacent d'une LA à une autre.

La HLR contient toutes les données relatives aux abonnés et ses informations sont

les suivantes :

L’International Mobile Subscriber Identity (IMSI), information qui identifie exclusivement

l’abonné à l’intérieur de tout réseau GSM et qui se trouve aussi bien dans la carte SIM,

Le Mobile Station ISDN Number (MSISDN),

Tous les services auxquels l’abonné a souscrit et auxquels il est capable d'accéder (voix,

service de donnés, SMS, éventuels verrouillages des appels internationaux, et d'autres services

complémentaires),

La position courante de la station mobile MS, autrement dit l’adresse de la VLR sur lequel

elle a été enregistrée.

II.1.5-La VLR (Visitor Location Register)

La base de données VLR est une base de données qui mémorise de façon temporaire

les données concernant tous les abonnés qui appartiennent à la surface géographique qu'elle

contrôle. Ces données sont réclamées au HLR auquel l’abonné appartient. Généralement pour

simplifier les données réclamées et ainsi la structure du système, les constructeurs installent la

VLR et le MSC côte à côte, de telle sorte que la surface géographique contrôlée par le MSC et

celle contrôlée par la VLR correspondent.

Plus précisément il contient les informations suivantes:

Temporary

Mobile

Subscriber Identity

(TMSI) :

il

est

employé comme

garant de la sécurité du IMSI et il est attribué à chaque changement de LA,

La condition de la MS (en veille, occupée, éteinte),

 

L’état des services complémentaires,

 

Les types de services auxquels l’abonné a souscrit et auxquels il a droit

d'accès (voix, service de données, SMS, d'autres services auxiliaires),

La Location Area Identity (LAI), qui comprend la MS, faisant partie du

12

Introduction au réseau GSM

SUPCOM

groupe contrôlé par le MSC/VLR.

II.1.6-L’OMC (Operating and Maintenance Center)

Le système d’exploitation et de maintenance OMC se connecte aux MSC et BSC à travers le réseau X25, et il possède les fonctions suivantes:

L’accès à distance à tous les éléments qui composent le réseau GSM (BSS,

MSC, VLR, HLR…), La gestion des alertes et de l’état du système avec la possibilité d'effectuer

différentes sortes de test permettant l’analyse des prestations et la surveillance de la qualité de fonctionnement de ce dernier,

Le

stockage

de

toutes

les

données

relatives

au

trafic

des

abonnés,

nécessaires à la facturation,

 

La

supervision du flux du trafic dans les centrales et l’introduction de

changements éventuels dans le même flux, La visualisation de la configuration du réseau avec la possibilité d'effectuer des changements à partir d'endroits éloignés,

La gestion des abonnés et la possibilité de localiser leur position à l’intérieur de l’aire de couverture. Dans des systèmes très importants, peuvent exister plusieurs OMC. Dans ce cas on prévoit la mise en place d'un OMC général d'où l'on peut contrôler la totalité de opérations (OMC- N) et d'autres OMC qui se bornent à effectuer le contrôle de quelques zones (OMC- R) seulement.

II .2-Les interfaces du réseau GSM

Les différents éléments du réseau GSM assurent des fonctions complémentaires et chacun obéit à des normes spécifiques. En effet chaque lien entre deux équipements

adjacent forme une interface. Les interfaces sont des composantes importantes du réseau GSM car elles assurent le dialogue entre les équipements et permettent leur inter fonctionnements. Ces interfaces sont [2] :

L’interface radio " Um " est localisée entre la station mobile et la station de base

(MS /BTS). C’est l’interface la plus importante du réseau.

L’interface " A-bis " relie une station de base à son contrôleur (BTS / BSC),

L’interface "A-ter" qui relie le BSC par le transcodeur, dans le cas où ce dernier ne se trouve pas intégré dans le BSC (BSC / TRAU),

13

Introduction au réseau GSM

SUPCOM

L’interface " A " se situe entre un contrôleur et un commutateur (BSC /MSC),

L’interface " X.25 " relie un contrôleur au centre d’exploitation (BSC / OMC),

L’interface entre le commutateur et le réseau public (MSC /RTC/RNIS) est définie par le protocole de signalisation n°7 du CCITT.

III- Caractéristiques de l’interface radio

III .1-La transmission dans le GSM

La bande allouée au système GSM est séparée en 2 sous bandes d'égales importances (voir

TabI.1) :

La bande : 890-915 MHz pour le lien montant (station mobile / station de base),

La bande : 935-960 MHz pour le lien descendant (station de base / station mobile).

Paramètres

Valeurs

Bande de fréquence

890-915(lien montant) 935-960(lien descendant)

 

Largeur du canal

200 KHz

Nombre de slots par trame TDMA

8

 

Ecart duplex

45 MHz

Type de modulation

GMSK

Rapidité de modulation

271 Kbit/s

 

Accès multiple

TDMA/FDMA-FDD(Frequency Division Duplex)

 

Rayon des cellules

0à 30 Km

Puissance des terminaux

2 à 8 W

 

Débit de voix

13 Kbit/s

Tableau 1.1 : Les caractéristiques de l’interface radio

L’interface radio du GSM met en œuvre les deux techniques d’accès multiples TDMA et FDMA pour partager la bande de fréquence allouée en canaux physiques élémentaires susceptibles d’écouler les différentes communications. La technique FDMA divise les deux plages de fréquences (en lien montant et lien descendant) en 124 canaux de 200 KHz chacun, pour offrir 124 voies de communication duplex en parallèle. La technique TDMA reprend cette division en fréquence mais chaque fréquence est divisée

14

Introduction au réseau GSM

SUPCOM

dans le temps en 8 intervalles différents appelés slots. Lors de l’établissement d’une communication, une fréquence est allouée à l’utilisateur selon le FDMA, de même qu’une slot selon le TDMA. On peut donc avoir 8 communications simultanément sur une même fréquence.

III .2-Structures temporelles du système GSM

Les slots ou "Time slot" sont groupés par huit afin de définir l’élément essentiel du système GSM qui est la trame TDMA, sa durée est de 8 x 0,5769 = 4,6152 ms. Chaque utilisateur utilise un slot par trame TDMA, ces slots sont numérotés avec un indice TN (Time slot Number) allant de 0 à 7. Le système GSM est constitué principalement de canaux logiques, ces canaux sont la résultante d'une répétition périodique de slots dans la trame TDMA, on l’appelle la multi-trame. Tous les canaux logiques n'ont pas les mêmes besoins, certains se contentent de faibles débits alors que d'autres sont beaucoup plus gourmands en ressource. Afin de gérer les débits et de définir une périodicité sur les canaux logiques, on a créé deux structures de Multi- trames. La Multi-trame 26 composée de 26 trames TDMA, d'une durée de 120 ms, et la Multi-trame 51, composée de 51 trames TDMA, d'une durée de 235,8 ms (voir Figure I.1). Pour gérer ces deux multi-trames, on a créé la Super-trame, structure rassemblant 26 Multi- trame 51 ou indifféremment 51 Multi-trame 26 et l’Hyper trame, qui est composée de 2048 super-trames

26 Multi- trame 51 ou indifféremment 51 Multi-trame 26 et l’Hyper trame, qui est composée de

15

Introduction au réseau GSM

SUPCOM

III .3-Canaux logiques du système GSM

On distingue 2 sortes de canaux dans le système GSM, le canal physique et le canal logique. Le premier peut être une porteuse modulée sur une fréquence ou l'association de 2 canaux logiques TCH + SACCH duplex, qui peut être vue comme un circuit téléphonique classique. Le second est une suite de slots de différentes trames TDMA (modulé sur un ou plusieurs canaux GSM) qui mis bout à bout, forme un canal logique (voir Tab I.2). On distingue deux types de canaux logiques : les dédiés, qui allouent une ressource réservée à un mobile afin qu'il puisse communiquer avec le réseau, et ceux, dans les deux sens (duplex). Et les non-dédiés qui sont des canaux partagés par plusieurs mobiles, ils sont diffusés à l'ensemble des mobiles en veille dans la cellule, ces canaux sont unidirectionnels (simplex).

[2]

Type de canal

 

Canal logique

Slot

Multi

Fonction

 

possible

trame

 

Broadcast Channel

 

FCCH

0

51

Calage du mobile sur la fréquence porteuse

Simplex

Non

-

Frequency

Correction

dédiés

Channel

 

SCH Synhronization Channel

0

51

Synchronisation du mobile avec la cellule

BCCH Brodcast Control Channel

0

.2.4.6

51

au informations de la cellule

Diffusion

mobile

des

Common

Control

PCH

0

.2.4.6

51

Canal par lequel le mobile reçoit les appels en provenance du réseau

Channel

Paging Channel

 

RACH Random Access Channel

0

.2.4.6

51

Canal par lequel le mobile accède au réseau de façon aléatoire pour répondre ou lancer un appel

AGCH Access Grant Channel

0

.2.4.6

51

Le réseau communique par ce canal pour informer le mobile ou, quand et comment il doit établir une communication

CBCH Cell Broadcast Channel

0

.2.4.6

51

Diffusion des messages courts de type info routières, météo, etc.

Dedicated

Control

SDDCH

0

à 7

51

Canal de signalisation, mise à jour

16

Introduction au réseau GSM

SUPCOM

Chanel

Stand

Alone

Dedicated

   

de localisation, etc.

Duplex Dédié

Control Channel

 

SACCH

 

0

à 7

51.26

Canal de supervision d’une liaison, control de puissance, de la qualité, remonté des mesures

Slow

Associated

control

 

Channel

FACCH

 

0

à 7

26

Canal de supervision d’une liaison. lors d’une communication, il sert à exécuter le HO. Ce canal n’existe que par vol des slots du canal TCH

Fast

Associated

Control

 

Channel

Trafic Channel

TCH

0

à 7

26

Canal supportant le trafic voix ou data

Duplex Dédié

Trafic Channel

   

Tableau 1.2 : les canaux logiques du réseau GSM

IV- Gestion de la mobilité dans le GSM

IV.1-Mécanismes de gestion de l’interface radio

IV.1.1-Mécanisme de saut de fréquence

C’est la technique de la variation de fréquence utilisée dans un canal radio à des intervalles réguliers (voir Figure I.2). Ainsi, le mécanisme de saut de fréquence se base sur le changement de fréquence à chaque émission de burst et à l’utilisation d’un plan de fréquence classique et fractionnaire afin d'améliorer la qualité de service à travers la diversité en fréquence (protection contre les évanouissements) et la diversité des brouilleurs (protection contre les interférences). La procédure de saut de fréquence est mise en place afin d’améliorer la qualité et d’augmenter la capacité. Mais ces mécanismes présentent un inconvénient qui se manifeste dans la nécessité de l’utilisation d’un nombre de fréquences plus grand à chaque BTS [3].

17

Introduction au réseau GSM

SUPCOM

Introduction au réseau GSM SUPCOM Figure 1.2 : Saut de fréquence IV.1.2-La transmission discontinue (DTX) Dans

Figure 1.2 : Saut de fréquence

IV.1.2-La transmission discontinue (DTX)

Dans le réseau cellulaire, on cherche, toujours, à minimiser les interférences. Lors d’une communication, l’appelant et l’appelé ne peuvent se communiquer simultanément, ainsi, il apparaît des silences courts entre les mots, dans ce cadre que la méthode de la transmission discontinue (DTX) profite du fait qu'une personne parle moins que 40 % du temps dans la conversation normale, et par suite, permettre à l’émetteur d’être inactif la plupart du temps et à diminuer l’énergie émise par le mobile.

IV.1.3-Le modèle bicouche

Ce modèle consiste à déployer un réseau micro cellulaire sous un réseau macro cellulaire existant afin d’absorber le trafic (voir Figure I.3). On parle de densification du réseau ou de la couverture. Les caractéristiques d’une macro -cellule bicouche, la dite « parapluie », s’explique par la couverture importante en indoor, au-dessus des toits pour éviter les obstacles à la propagation des ondes, et elle ne doit pas souffrir de la saturation. Les caractéristiques d’une microcellule bicouche se manifestent par la couverture réduite au niveau des murs des bâtiments pour confiner son rayonnement, mais, pas par une couverture en indoor et peut souffrir d’une saturation [6].

mais, pas par une couverture en indoor et peut souffrir d’une saturation [ 6 ]. Figure

Figure 1.3: Le modèle bicouche

18

Introduction au réseau GSM

SUPCOM

Les mobiles « lents »sont forcés, par handover, à descendre de la couche macro-cellulaire vers la couche micro-cellulaire. Par contre, les mobiles « rapides » sont gardés sur la couche macro- cellulaire. Les mobiles remonteront vers la couche macro-cellulaire, par handover, dans le cas où ils s’éloigneraient trop de la couche micro -cellulaire ou si la qualité de la communication se dégrade.

IV.1.4-Le modèle des cellules concentriques

Ce modèle consiste à diviser la cellule en deux sous-cellules concentriques, afin de mieux partager le trafic, dans les milieux à haute densité de trafic (voir Figure I.4).

les milieux à haute densité de trafic (voir Figure I.4). Couverture de la zone inner Couverture

Couverture de la zone inner

Couverture de la zone outer

Figure 1.4: Le modèle de cellules concentriques

L’avantage de l’architecture en cellules concentriques, c’est de permettre une couverture importante en indoor par l’intermédiaire de la couronne extérieure. Et permettre, aussi, une réduction du recouvrement entre les cellules, et par la suite : une réduction de puissance, une réduction de l’interférence, une réduction du motif de réutilisation, une concentration du trafic dans la zone intérieure, par l’intermédiaire, de la couronne intérieure [6] .

IV.1.5-La sectorisation

La sectorisation, permet

une réduction de l’interférence, une augmentation de la capacité

et une amélioration de la qualité [4]. Pour réaliser la sectorisation, on peut utiliser les down tilt : type d’antenne qui consiste à réduire l’interférence, par :

L’amélioration de la couverture proche par la réduction du rayonnement à travers les cellules voisines.

La concentration du rayonnement à l’intérieur de l a cellule serveuse,

19

Introduction au réseau GSM

SUPCOM

IV.2-Procédures de gestion de la mobilité

IV.2.1-La gestion de localisation

Cette procédure, permet au système de connaître à tout moment la position du mobile avec plus ou moins de précision. Deux mécanismes fondamentaux sont utilisés dans la gestion de la localisation : la localisation qui permet la localisation du mobile à chaque instant et la recherche qui permet au système de chercher le mobile et de le trouver [3]:

Il y a plusieurs méthodes de gestion de localisation d’abonné, dont les plus importants sont :

La méthode de localisation manuelle : c’est une méthode utilisée dans les systèmes sans cordon CT2 à borne publique. Elle consiste, à la recherche en priorité auprès de la borne où l’abonné s’est enregistré, et s’il n’y a pas de réponse, la recherche sera étendue aux bornes voisines. Ainsi, l’avantage de cette méthode est la simplicité, mais, en contre partie il y a une faible ergonomie, La méthode de l’utilisation de la zone de localisation : c’est la méthode la plus répondue à l’heure actuelle, elle permet : de définir les zones de localisations (ensemble de cellules optimisées en fonction de différentes variables), la gestion de la localisation sans l’intervention de l’usager et le suivi des usagers dans le réseau. Ainsi, la recherche a lieu dans la zone de localisation courante de l’abonné. L’avantage de cette méthode se manifeste dans l’obtention des ressources consommées limitées à la zone de localisation de l’abonné,

identité périodiquement au réseau, c’est une méthode simple,mais elle nécessite une consommation plus élevée de ressources, qui sont indépendantes de la mobilité de l’usager, La méthode de localisation sur changement de zone : le principe de cette méthode, consiste en premier lieu à l’écoute du mobile des informations diffusées par le réseau (sur le canal BCCH), puis à l’enregistrement du mobile de sa zone de localisation, si ce numéro est différent du dernier numéro stocké, il y aura une mise à jour de localisation, le principal avantage de cette méthode, est de ne permettre une mise à jour de localisation que si le mobile se déplace, et par la suite, pas de gaspillage de puissance.

La méthode de localisation périodique : dans cette méthode, le mobile envoie son

IV.2.2-Processus de sélection / résélection

En mode veille, le mobile doit lui-même trouver la meilleure cellule dans chaque zone.

20

Introduction au réseau GSM

SUPCOM

La sélection se fait à l’aide de deux critè res nommés C1 et C2 [6]

Critère de sélection C1 : Il raccorde le mobile à la meilleure cellule en terme de niveau de champ, juste après la mise sous tension du mobile.

C1= RXLEVEL – RXLEVEL_ACCESS_MIN – Max ((MS_TXPWR_MAX_CCH – MsTxPwr_Max),0 ) Avec :

• RXLEVEL_ACCESS_MIN : niveau de champs minimum d’accès sur la cellule,

• RXLEVEL : niveau du champ mesuré par le mobile,

• MS_TXWPWR_MAX_CCH : puissance maximum autorisée des mobiles sur le canal

d’accès RACH, et donc, c’est la puissance nécessaire que doit émettre le mobile pour que

la station de base reçoive correctement ce dernier dans n’importe quelle position dans la cellule et surtout sur la bordure de celle-ci,

MsTxPwr_Max: puissance maximum autorisée en communication sur la cellule. Critère de resélection C2 : Il permet la resélection de cellule, il est implémenté en deuxième phase. Il a pour fonction de favoriser ou de défavoriser une cellule candidate à la re-sélection pendant un temps donné. Lorsqu'il est présent, le critère C2 remplace le critère C1 pour la re-sélection de cellule, le critère C1 fait partie de l’équation du critère C2 :

Si T< Penalty_T i me : Penalty_T i me:

Temporary_Offset ,

C2

=

C1

+

Cell

_Reselect_Offset

-

Si T>Penalty_Time; C2 = C1 - Cell_Reselect_Offset, - Cell_Reselect_Offset,

Avec :

Cell _Reselect Offset : Val eur de 'offset permanent aj outé à C1, Temporary_Offset : Offset temporaire servant à défavoriser une cellule le temps du Penalty_Time, Penalty_Time : Durée pendant laquelle le Temporary_Offset va être appliquée.

IV.2.3-Procédure du handover

IV.2.3.1-Définition du handover Le but de handover appelé également ‘transfert automatique inter ou intra-cellulaire est d’allouer un autre canal dédié à un mobile dédié. On distingue généralement deux types de handover [2] :

21

Introduction au réseau GSM

SUPCOM

Le handover intracellulaire

Lorsque les mesures montrent une qualité du signal reçue faible avec un niveau de champs du signal élevé dans la cellule de service, il est probable que cette mauvaise qualité du signal soit due aux interférences sur le canal et non à l’éloignement de la MS (voir Figure I.5). Il est peut être intéressant de transférer les communications sur un autre canal. Le handover intra-cellulaire ne se fait pas sur les mêmes critères que le handover inter-cellulaire. De plus il ne modifie le circuit de parole qu’au niveau de la BTS,

il ne modifie le circuit de parole qu’au niveau de la BTS, Figure 1.5 : processus

Figure 1.5 : processus du handover

Le handover intercellulaire Un handover entre deux cellules différentes se produit normalement quand les mesures effectuées montrent un niveau de champ et/ou une qualité du signal reçu faible sur la cellule courante et un niveau de champ du signal meilleur sur la cellule voisine. Ce type du handover, peut aussi se produire quand une cellule voisine permet la communication avec un niveau de puissance plus faible. Ceci indique typiquement que la MS est sur le bord de la cellule, Si un grand nombre d’appels est généré sur une cellule donnée, un handover inter -cellulaire serait alors nécessaire pour l’équilibrage du trafic dans cette cellule, par un transfert de certaines Communications à d’autres cellules qui sont moins congestionnées que la première cellule. Ainsi, dans ce type du handover, on peut trouver d’autres types de handovers :

Handover intercellulaire /intra-BSC : ce handover est géré par le même BSC, il est effectué entre deux cellules du même BSC, quand la qualité de communication se dégrade dans l’une de ces deux cellules, mais elle est élevée dans l’autre.

22

Introduction au réseau GSM

SUPCOM

Handover inter-BSC /intra-MSC : c’est un handover entre deux BSC qui sont gérés par le même MSC

Handover inter-MSC : dans ce type du handover, le mobile change de cellule, de BSC et de MSC

IV.2.3.2-Procédure du handover La procédure de handover comprend les opérations suivantes (voir Figure I.6):

La

suspension

des

opérations

normales

sauf pour la

couche de

gestion des

ressources,

 

La déconnexion du lien de signalisation et du TCH éventuel,

 

La déconnexion et la désactivation des canaux alloués précédemment et leur libération,

L’activation de nouveaux canaux si nécessaire,

 

Le déclenchement de l’établissement d’une connexion de liaison de données sur les

nouveaux canaux. a- Phase d’observation Pendant cette phase, la MS et la BTS effectuent des mesures sur les canaux radio. Les mesures effectuées par la MS sont sur le canal SACCH au plus toutes le 480 ms. Sur le canal courant, la MS effectue les mesures suivantes

Le niveau de signal reçu (RXLEVEL),

La qualité du signal de la cellule courante (RXQUAL).

b- Phase de déclenchement Avant la phase d ‘exécution du handover, il y a des critères à ajuster par l’opérateur lors de la phase d’ingénierie du système, pour assurer la meilleure qualité de communication et le minimum de consommation des ressources, ces critères sont :

Diminution du nombre du handover par distance parcourue,

Le handover doit être déclenché le plus prés possible de la bordure de la cellule,

La cellule cible doit être choisie correctement,

La qualité de communication doit être maintenue pendant la phase de handover.

23

Introduction au réseau GSM

SUPCOM

V- Conclusion

Dans ce chapitre, nous avons présenté l’infrastruc ture du réseau GSM, en insistant sur ses principaux caractéristiques et en citant ses différents mécanismes de gestion de l’interface radio

et ses procédures de gestion de la mobilité (handover, sélection / resélection,

Dans le suivant chapitre, nous allons présenter les différents critères de qualité de service dans le réseau GSM, ainsi que, les principaux techniques qui permettent leur supervision.

).

24

Suivi et supervision de la QoS

SUPCOM

Chapitre II

Suivi et supervision de la QoS

I- Introduction

Une fois que le réseau cellulaire déployé est mis en service, intervient la phase d’exploitation et de maintenance, cette phase fait entrer l’opérateur dans un nouveau cycle qui comprend le suivi de la qualité de service, ainsi, que l’optimisation du réseau. Dans ce chapitre, nous nous intéressons dans une première partie à définir les différents paramètres logiques du réseau GSM, à citer les indicateurs qui permettent la détection des anomalies agissant sur la dégradation de la QoS. Et dans une seconde partie, nous allons présenter les techniques principales appliquées à la surface radio et qui permettent l’obtention des indicateurs (décrits dans la première partie), pour la supervision de la QoS.

II- Concepts de la QoS

La qualité de service dans le réseau GSM est l’effet global produit par la qualité de fonctionnement de ses services. Elle détermine un degré de satisfaction de l’usager de ces services. Pour permettre une QoS acceptable, il y a plusieurs critères à ajuster, dont les plus importants sont [4]:

La couverture : la détection de ce problème s’explique par l’inexistence des barrettes sur l’écran du terminal, ainsi, ce problème ne peut pas être détecté par le système mais évalué par les plaintes des abonnées et par les mesures radio, les actions peuvent être : une diminution dans le nombre des sites, mauvaise configuration du réseau (position des sites, types d’antennes, direction et hauteur), problèmes d’installation (pertes des puissance s dans les câbles) ou problèmes de maintenance,

25

Suivi et supervision de la QoS

SUPCOM

Le taux d’appels réussis : la diminution de cette valeur implique que les utilisateurs ne peuvent pas établir une communication, ce problème est évalué par l’opérateur grâce aux mesures radio. Les actions de l’échec d’établissement d’appels s’expliquent par : le niveau d’accès minimum dans la cellule, l’incohérence entre dimensionnement des ressources et trafic réel, l’interférence et par la mauvaise couverture radio. La qualité de la voix : qui s’explique par la mauvaise qualité de communication, l’opérateur évalue ce problème par les mesures système et par les analyseurs de la qualité vocale, les causes de dégradation de la qualité de la voix sont : les interférences externes, les interférences co-anal ou sur canal adjacent,la hors couverture,la mauvaise installation, le réseau de transmission et la qualité des terminaux.

Les coupures d’appels : la coupure de communication peut être due à : la mauvaise couverture, les interférences, les problèmes de handover, l’ajustement local des paramètres de handover et les batteries du mobile.

III -Les paramètres de réseau

III .1-Définition

L’ajustement des paramètres de travail est une tâche essentielle lors de la mise en exploitation du réseau. Elle permet l’activation ou la désactivation de certaines fonctionnalités pour le maintien de la qualité et l’optimisation du réseau [6]. Il y a deux types de paramètres :

Les paramètres constructeurs (ou fournisseur d’équipement) : Ce sont des paramètres système (activation de certaines fonctionnalités telles que le chiffrement, le contrôle de puissance…) préconisés par le constructeur et sont, aussi, relatifs à l’équipement (version de logiciel…),

Les paramètres ingénierie : ces paramètres sont à l’initiative des opérateurs, ils sont modifiés au niveau de l’OMC

L’optimisation de ces paramètres est un processus délicat mais une tâche essentielle pour le maintien de qualité de service acceptable surtout suite à des modifications de certaines fonctionnalités ou services.

26

Suivi et supervision de la QoS

SUPCOM

III .2-Exemples de paramètres

Il y a plusieurs paramètres logiques, mais les plus important parmi eux et qui agissent directement sur la QoS, sont :

RXLEVEL_ACCESS_MIN : Il définit le niveau de puissance minimale requis lors de l’accès à une cellule donnée, il permet l’ajustement de la surface de la cellule. Ce paramètre joue un rôle important dans l’ajustement de la charge de trafic dans une cellule. Ainsi, si la cellule est très congestionnée une augmentation de valeur de ce paramètre permet la diminution de sa zone de service ( délimiter le nombre des utilisateurs qui peuvent accéder à cette cellule) et si la cellule elle n’est pas congestionnée, elle va augmenter sa zone de service par diminution de la valeur de RXLEVEL_ACCESS_MIN (augmenter le nombre d’abonnées qui peuvent accéder à cette cellule), mais en contre partie, l’augmentation de la zone de service de la cellule va engendrer des problèmes d’interférences, et par la suite, une dégradation de la qualité de service. Une modification de 3 dB de la valeur de RXLEV_ACCESS_MIN correspond à 21% du rayon de la cellule et 46% de sa surface, L_RXLEVEL_XX_H (XX=DL ou UP) : ce paramètre présente le seuil de déclenchement de handover sur les deux liens (DL ou UP), suite à l’affaiblissement du niveau de champ sur ces deux liens. Le RXLEVEL_XX_H permet le déclenchement de handover le plus proche possible de la bordure de la cellule, dans le cas où il n’y a, ni un trou de couverture, ni d’interférences à l’intérieur de cette cellule. L’augmentation de la valeur de ce paramètre diminue le nombre d’exécution des handovers, et par la suite, attente de déclenchement du handover jusqu’au dégradation de la qualité de communication. Par contre, une diminution de la valeur de ce paramètre entraîne une augmentation du nombre du handovers ping-pong, valeur par défaut comprise entre -101 dB et –110 dB, L_RXQUAL_XX_H (XX=DL ou UP) : c’est le paramètre qui spécifie le seuil de déclenchement du handover sur qualité sur l’un des deux liens (DL ou UP). Il maximise la qualité de communication et minimise le taux de handover suite, respectivement, à l’élévation et à la diminution de sa valeur, ainsi, si la valeur de ce paramètre est très faible, alors le nombre de handover augmente, mais une augmentation de la valeur de RXQUAL_XX_H entraîne une diminution du nombre du handover jusqu’au dégradation de la qualité de communication, valeur typique de 1,6% à 3,2%, HO_MARGIN : c’est l’hystérésis permettant d’obtenir un compromis entre le taux de handovers ping-pong et la qualité de service. L’augmentation de sa valeur entraîne un retard dans le déclenchement du handover, et par la suite une dégradation de la qualité de service (avec

27

Suivi et supervision de la QoS

SUPCOM

un nombre de handover ping-pong faible), par contre, la diminution de sa valeur augmente le

nombre du handover ping-pong (avec une qualité satisfaisante),

Cell_RESELECT_Offset : favorise les cellules d’une bande,

Temporary_Offset : évite la réselection ping-pong,

Cell_Reselect_Hystéris: évite la réselection de cellules appartenant à des LACs différents et

réduit le taux de pagings infructueux. Exemple de valeur : 6 dB,

L_RXLEVEL_ZONE : c’est un seuil utilisé dans le motif à cellules concentriques, il présente

le seuil permettant le changement de zone (de la zone inner vers la zone outer ou vice versa),

de l'accès initial à une cellule, c’est donc, la puissance maximum autorisée des mobiles sur le

MS_TXPWR_MAX_CCH : Paramètre fixant la puissance à laquelle le mobile doit émettre lors

canal d’accès RACH,

L_RXLEVEL_CPT_HO : c’est le seuil permettant le changement de couche (de la couche

micro cellulaire vers la couche macro cellulaire et vice versa), l’augmentation de la valeur de ce

paramètre entraîne la diminution de la charge de trafic dans les couches micro cellulaires et

l’augmentation de cette charge dans les couches macro -cellulaires.

IV- Indicateurs de QoS

L’analyse des indicateurs permet le suivi de la qualité de service. En effet, ces indicateurs

permettent la localisation des anomalies dans le réseau et par la suite, l’identification des causes de

ces problèmes afin de faire les actions correctives nécessaires [6].

Il y a deux types d’indicateurs :

Les indicateurs globaux : Ils résument l’efficacité de tout le réseau. Ils sont employés pour la

quantification globale du réseau, pour l’estimation de l’impact d’une mauvaise qualité sur le

client et permettent aussi la comparaison entre les réseaux (concurrence…),

Les indicateurs intermédiaires : Ils nous renseignent sur l’efficacité des services intermédiaires

du réseau, et par conséquent, ils impliquent les indicateurs globaux. Ces indicateurs permettent :

la détection, l’identification et la localisation des problèmes dans le réseau, ainsi que

l’identification des causes.

Dans ce qui suit, nous allons présenter les techniques de supervision de la QoS, qui permettent

l’obtention de ces indicateurs.

V-Les techniques de supervision de la QoS

Pour la mise à jour de l’état de fonctionnement du réseau, plusieurs outils d’analyses de la

QoS, sont mis en place. La comparaison des indicateurs obtenus par ces techniques et les

28

Suivi et supervision de la QoS

SUPCOM

paramètres du seuil (cités dans le paragraphe précédent), permet l’identification des origines des

problèmes (échec de handover, coupure de communication, mauvaise qualité due à l’interférence

Ces techniques se font à partir des analyses de l’interface radio (drive test) et à partir des analyses de systèmes (compteurs OMC-R) [5].

).

V.1-Drive test

La méthode de mesure du drive test consiste à la caractérisation précise des canaux radio. Cette technique d’analyse permet la récupération d’une trace de mesure faite par le mobile à différents instants (voir Figure II.1). Ceci est utile pour l’investigation de l’environnement radio.

est utile pour l’investigation de l’environnement radio. Figure 2. 1: Chaîne de mesure V.1.1-Chaîne de mesure

Figure 2. 1: Chaîne de mesure

V.1.1-Chaîne de mesure (équipements utilisés)

La méthode du drive test consiste à embarquer sur une voiture les équipements suivants (voir Figure II.2) :

Une MS : un mobile de test équipé d’un logiciel spécial. Il est appelé généralement Mobile à trace, Un système de localisation GPS (Global Positionner System): utilisé pour la localisation exacte de la position où on désire faire l’étude de l’environnement radio. Une précision du GPS est demandée. Elle est de l’ordre de quelques mètres. Un PC portable : permet d’automatiser l’acquisition et le stockage des données. Le PC doit être équipé d’une carte interface RS 232 pour assurer le lien entre la sortie série de la MS et le port série du PC.

29

Suivi et supervision de la QoS

SUPCOM

Tout le long du trajet, la MS fait des mesures instantanées. Les données sont présentées

en temps réel et seront stockées dans des fichiers.

M GPS MS
M
GPS
MS
réel et seront stockées dans des fichiers. M GPS MS Câble RS 232 Figure 2. 2
réel et seront stockées dans des fichiers. M GPS MS Câble RS 232 Figure 2. 2
réel et seront stockées dans des fichiers. M GPS MS Câble RS 232 Figure 2. 2

Câble RS 232

Figure 2. 2 : Montage des équipements de mesure

V.1.2-Indicateurs mesurés

Le drive test nous offre une série d’indicateurs, dont les principaux sont:

Longitude, Latitude (X, Y) : le système de localisation GPS nous donne

les coordonnés de chaque point de mesure,

RXLEVFULL : niveau de puissance reçu par le MS, obtenu par moyennage

du niveau du signal pendant une période SACCH (environ ½ secondes), cette

valeur de RXLEVEL est codée sur 6 bits (de 0 à 63). La puissance du signal

reçue par le mobile varie de – 110 dBm à – 48 dBm, en effet, pour une

valeur "a" de RXLEVEL (comprise entre 0 et 63), la puissance reçue est

donnée par "- 110 + a " dBm,

RXQUALFUL : c’est un indicateur de niveau de qualité. Il est obtenu

par moyennage du taux d’erreurs binaires BER pendant une période de

mesure SACCH, ce BER est quantifié sur 8 niveaux (codé sur trois bits, et

donc, varie de 0 à 7). Chaque niveau de qualité (de 0 à 7) correspond à un BER

donné, (voir TabII.1),

30

Suivi et supervision de la QoS

SUPCOM

RXQUAL

BER

0

0.2 %

1

DE 0.2 % à 0.4 %

2

DE 0.4 % à 0.8%

3

DE 0.8 % à 1.6 %

4

DE 1.6 % à 3.2 %

5

DE 3.2 % à 6.4 %

6

DE 6.4 % à 12.8 %

7

12.8 %

Tableau 2.1 : Correspondance ente RXQUAL et BER

T_ADV : sert à calculer

la distance ente la BTS et le point de mesure. Il

varie entre 0 et 63. Exemple, pour T_ADV=1, correspond un rayon égal à

environ 550m,

RXFREQ : c’est le numéro du canal radio alloué en réception. En effet, si

le nombre du canal est N, la fréquence reçue sera 935+0.2*N ( en MHz),

BCCH: Broadcast control Channel,

MSPWR: Cet indicateur permet le contrôle de la puissance émise par la MS.

La puissance émise est égale à 43 – 2 * MSPWR ( en dBm ). Pour

MSPW=5, la puissance émise maximale par la MS est égale à 2w (33 dBm),

BSIC : Base Station Identification Code : identificateur de cellule. En effet,

La même fréquence peut être utilisée pour supporter la voie balise de deux

stations suffisamment éloignées. Les deux stations ne se brouillent pas sur

leur zone de service respective mais un mobile situé à mi-distance peut

recevoir alternativement l’une ou l’autre station avec un niveau de champ

suffisant. Afin de différencier les deux stations, on utilise le code de

couleur BSIC. Le couple (fréquence, BSIC) permet sur une zone donnée de

déterminer parfaitement une cellule. A l’intérieur d’un motif, on utilise le

même BSIC. Ainsi, les cellules voisines (cellules de fréquences de voie

Cell_Id : numéro d’identification de la cellule,

balise identique) ne font pas partie du même motif.

TIMESLOT : numéro de l’intervalle de temps,

31

Suivi et supervision de la QoS

SUPCOM

Time : le temps des mesures,

Speed : vitesse de la voiture,

Mode : IDLE or DEDICATED (veille ou fonctionnement).

Le drive Test permet, aussi, la mesure de certains indicateurs des cellules voisines (RXFRQ, RXLEVFULL, BSIC). Le nombre maximal de ces cellules voisines peut aller jusqu’à six.

V.2-Compteurs OMC-R

Dans cette partie, nous allons présenter, l’audit radio, par l’analyse des différents compteurs mesurés au niveau de l’ OMC (remontés par les BSCs à l’OMC -R). En effet, ces mesures, qui sont faites sur un intervalle de temps précises et liées à un événement survenu dans le réseau, servent aux calculs des indicateurs de qualité ce service (par combinaison de ces compteurs) . Ces indicateurs donnent une mesure représentative de la performance du réseau. L’analyse de ces indicateurs (données issues de l’OMC et transformées en des pourcentages) est très essentielle pour la supervision de la qualité de service. Il y a plusieurs indicateurs calculés à partir des mesures OMC-R, mais, on ne va s’intéresser, qu’aux indicateurs liés à la détection d’une dégradation de la qualité de communication due à l’échec d’appel ou à l’échec du déclenchement de la procédure de handover.

Dans le tableau suivant, nous allons citer les principaux indicateurs, obtenue par les mesures

OMC-R, ainsi que la série des problèmes qui permettent leur détection.

Indicateurs

Problèmes

-Taux d’échec d’accès, -Taux de coupures des communications, -Taux élevé de handover sur niveau de champ

Couverture

-Taux élevé de handover sur qualité, -Taux de rupture TCH (call drop) élevé, -Taux de handover sur interférence élevé

Interférence

32

Suivi et supervision de la QoS

SUPCOM

-Taux d’échec de handover intra-cellulaire élevé, -Taux d’échec de handover inter- cellulaire/intra BSC élevé, -Taux d’échec de handover inter-BSC/intra MSC élevé, -Taux d’échec de handover inter-MSC élevé, -Taux de blocage élevé

Capacité

-Taux de demande de handover élevé -Taux de handover sur distance

Handover Ping-Pong

Tableau 2.2 : Exemples d’indicateurs de l’OMC -R

V.3-Processus d’analyse

Après l’obtention des différents indicateurs, la phase d’analyse combinée entre ces indicateurs commence et le processus de détection des anomalies se déclenche. Cette étape consiste à la synthèse des différentes sources d’informations et la transmission de cette synthèse pour action vers le bon intervenant : maintenance, ingénierie et optimisation. Dans le schéma ci- dessous, on va présenter les étapes de ce processus (voir Figure II.3),

33

Suivi et supervision de la QoS

SUPCOM

Suivi et supervision de la QoS SUPCOM Figure 2. 3 : Processus d’analyse Dans la phase

Figure 2. 3 : Processus d’analyse

Dans la phase d’analyse de la performance du réseau et de la détection des anomalies, il y a une comparaison entre les indicateurs obtenus et les paramètres seuils (fixés par l’opérateur) qui présentent les seuils d’une qualité de service acceptable. Le tableau ci -dessous, présente quelques seuils de QoS,

Indicateurs

Paramètres seuils

Taux de coupures d’appels

2%

Taux de blocage

2%

Taux de congestion TCH

2%

Taux de handover sur niveau sens descendant

20%

Taux de handover sur niveau sens montant

20%

Taux de handover sur qualité sens descendant

25%

Taux de handover sur qualité sens montant

10%

Taux de handover sur interférence

1%

Taux d’échec de handover

2%

Taux de handover sur distance

0.1%

RXLEV

77dBm

RXQUAL

4

Tableau 2. 3: Seuils de la QoS

34

Suivi et supervision de la QoS

SUPCOM

VI- Conclusion

Dans ce chapitre, nous avons défini la QoS, en insistant sur les indicateurs et les paramètres logiques qui permettent la décision de l’état de la performance du réseau et nous avons aussi présenté les différents outils d’analyse qui servent à l’obtention de ces indicateurs de qualité.

35

Développement d’un outil d’acquisition des données du mobile à trace

SUPCOM

Chapitre III

Développement d’un outil d’acquisition des données du mobile

à trace

I- Introduction

Afin d’évaluer la couverture d’un réseau GSM nous devons tout d’abord acquérir certains paramètres radio en utilisant un mobile à trace. Le mobile est relié à l’ordinateur par une liaison série. Il permet théoriquement de récupérer l’ensemble des trames de signalisation et les en-têtes des trames de données qui circulent sur la voie radio au cours d’une communication. Le mobile remonte également des informations concernant son environnement radio, et en particulier les mesures des niveaux de réception des signaux émis par les stations voisines.

de réception des signaux émis par les stations voisines. Figure 3. 1 : Les différents liaisons

Figure 3. 1 : Les différents liaisons du mobile

Le schéma permet de voir le principe général de mon étude avec l’échange de trame entre le réseau et le GSM.

36

Développement d’un outil d’acquisition des données du mobile à trace

SUPCOM

II- Principe du téléphone de trace

Les informations remontées par le mobile sont généralement composées de deux parties. Il y a d’une part des informations remontées par le mobile et dont le format exact dépend du mobile utilisé et d’autre part les trames normalisées qui circulent effectivement sur la voie radio. La réception de ces trames n’est utile que si l’utilisateur est capable de les interpréter. Le format binaire n’est pas très convivial et ne permet pas de mettre en évidence les aspects les plus importants des procédures radio. Notre outil permet donc d’automatiser ce décodage, d’interpréter le contenu des trames et surtout de présenter le résultat de façon à permettre à l’utilisateur de comprendre le fonctionnement du système GSM/GPRS.

de comprendre le fonctionnement du système GSM/GPRS. Figure 3.2: Principe de l’application Sagem OT75 M :

Figure 3.2: Principe de l’application

Sagem OT75 M :

Figure 3.2: Principe de l’application Sagem OT75 M : C'est le téléphone que nous avons utilisé.

C'est le téléphone que nous avons utilisé. informations nécessaires pendant ce projet [9].

37

Il nous a permis de récupérer toutes les

Développement d’un outil d’acquisition des données du mobile à trace

SUPCOM

III- Analyse des trames

Les données renvoyées par le téléphone sont de la forme suivante:

Idle_Mode_Rpt : 31 25, 45 17 06, 36 13 06, 50 12 99, 12 7 99, 9 7 99, 553 7 99

31

25 : Fréquence et puissance de réception de la cellule utilisée

45

17 06 : Fréquence et puissance de réception- BSIC des 6 autres cellules

et puissance de réception- BSIC des 6 autres cellules Figure 3. 3 : Exemple de la

Figure 3. 3 : Exemple de la trame IDLE récupérée

Pour récupérer les différentes trames nécessaires, nous allons lancer des commandes spéciales appelées : commandes AT.

IV. Les commandes AT

La quasi-totalité des modems sont configurables, et surtout les plus récents, qui reconnaissent un grand nombre de protocoles. La configuration de ces modems peut se faire à travers une liaison RS-232, qui permet de transmettre des commandes vers le modem. Le logiciel de communication communique avec le modem dans un langage de commande spécial souvent appelé jeu de commandes AT : c’est le langage Hayes. Les commandes AT sont organisées en lignes et sont entrées en mode commande (c'est le mode par défaut) où le microprocesseur du modem reçoit des caractères au travers de sa liaison RS-232, les interprète comme des commandes et retransmet les résultats au travers de cette même liaison. Il ignore alors totalement ce qui se passe sur sa connexion au RTC, qui est le plus souvent raccrochée. Elles ont le point commun (à l’exception d’une seule) de commencer par « AT » et se terminer par un retour chariot , après ces deux lettres ,un certain nombre de commande juxtaposées est écrit.

Parmi ces commandes, on distingue :

38

Développement d’un outil d’acquisition des données du mobile à trace

SUPCOM

La commande ATA : elle permet de décrocher et engager une connexion (sans appel)

La commande ATB : elle permet la détection automatique de terminal.

La commande ATDT ou ATDP : elle permet d’engager une connexion (avec appel).

La commande ATH : elle est utilisée pour le raccrochage.

La commande ATZ : Elle est utilisée pour l’initialisation du modem

La commande AT+CSQ : elle permet d’afficher la qualité du signal son niveau et le taux d’erreur binaire Les commandes AT+CREG=2 et AT+CREG ? permettent de visualiser l’identité de la cellule serveuse ainsi que le LAC. Afin de récupérer les paramètres nécessaires pour l’évaluation d’un réseau GSM, nous devons utiliser ces commandes AT et interpréter les trames échangées entre le mobile et le réseau. L’application développé va permettre de visualiser en temps réel et en temps différé ces différents paramètres.

V – Développement de l’application

V.1. Présentation du Visual Basic

Le mot « Visual » fait référence à la méthode utilisée pour créer l’interface graphique utilisateur. En effet, au lieu de rédiger de multiples lignes de code pour décrire la position des éléments de l’interface, il suffit d’ajouter des objets prédéfinis à l’endroit adéquat sur l’écran. Le mot « Basic » fait référence au langage BASIC (Beginners All-Purpose Symbolic Instruction Code). Il constitue une évolution par rapport au BASIC initial.

V.1.1 Critères de choix du Visual Basic

Le Visual Basic représente une nouvelle approche en ce qui concerne la rédaction de programmes. En effet, nous ne sommes pas obligés de rédiger des multitudes de lignes pour définir l’emplacement des objets de l’interface puisque il existe déjà des objets prédéfinis. En outre, il est l’un des outils les plus efficaces pour la réalisation des applications performantes. Les fonctionnalités avancées de Visual Basic 6.0 tel que la compilation du code, la rapidité de l’affichage des formulaires et l’accès amélioré à la base de données permettent au développeur de créer des applications ayant des performances élevées.

V.2 L’environnement de travail

Pour le développement de notre application, nous avons utilisé le Visual Basic. L’environnement de programmation de ce logiciel est composé de nombreuses fenêtres permettant de définir

39

Développement d’un outil d’acquisition des données du mobile à trace

SUPCOM

l’apparence des dialogues et des fenêtres de l’application, de saisir le code source, d’insérer des contrôles, d’influer sur la présentation et le comportement des objets ou de gérer confortablement des projets. Lors du développement d’un projet, plusieurs fenêtres sont ouvertes : une fenêtre de création des feuilles, de création de menu, la fenêtre des propriétés ainsi que la boite à outils elles sont utilisées à tour de rôle. La fenêtre d’édition de code source et les fenêtres de test ne sont requises que pour la saisie de code et pour la correction d’erreur. L’activation d’un objet par un double clic dans une feuille en création permet de passer instantanément à la fenêtre d’édition de code.

V.3 Conception de la solution

La conception représente une phase sensible et primordiale dans le cycle de développement d'une application. Dans le cas des modèles objets, la conception joue un rôle plus important dans la mesure où elle vise à réutiliser des composants générés. Ce rôle est encore plus éminent lorsqu'il s'agit d'une application gérant beaucoup de flux de données entre diverses entités. En effet, les objets métiers génériques doivent assurer une réutilisation au sein d'une même application et même d'une application à l'autre. De ce fait nous avons attaché une attention particulière à cette phase. Dans ce chapitre, nous allons présenter, dans un premier temps, la modélisation des différents objets dont nous aurons besoin dans notre application pour passer, par la suite, à la présentation et à la conception du logiciel que nous devons réaliser. Afin de récupérer les informations nécessaires, nous devons tout d’abord réaliser la communication entre le mobile à trace et le PC.

V.4 La programmation de l’interface série RS232

La programmation de l’interface série est simplifiée par l’utilisation du composant MSComm de Visual Basic. En effet, il suffit de le déclarer dans le logiciel et le paramètre en utilisant la boite à outils qui est habituellement située le long de la bordure gauche de l’écran. Elle contient les contrôles des images, étiquettes, boutons, zones de liste, barre de défilement, menus et autres formes géométriques. Chaque contrôle ajouté à une feuille devient un objet c’est à dire un élément programmable de l’interface utilisateur. Ces éléments seront visibles par l’utilisateur lors de l’exécution du programme. L’ajout de l’objet MSComm (Contrôle des communications séries) permet sous Visual Basic une gestion efficace de la liaison série. Il faut l’intégrer dans la boite à outils. Il est chargé dans le projet en cochant la case correspondante de la boite de dialogue qui s’ouvre par le choix du menu «

40

Développement d’un outil d’acquisition des données du mobile à trace

SUPCOM

Projet/Composants… » sous le nom de MSComm. Le contrôle MSComm offre des fonctionnalités de communications série en autorisant la transmission et la réception des données par l’intermédiaire d’un port série. Le contrôle communication permet d’ajouter des fonctionnalités simples ou évoluées de

communications pour le port série afin de créer un outil de communications complet géré de manière évènementielle. Il donne accès à une série de commandes de communications standards. Il permet de se connecter à un port série ou à un autre périphérique de communication (un modem par exemple), d’émettre des commandes, d’échanger des données et de contrôler et traiter divers évènements et erreurs pouvant se produire au cours d’une connexion série. Chaque contrôle MSComm utilisé correspond à un port série spécifique. Si on utilise plusieurs ports série dans l’application, on doit utiliser plusieurs contrôles MSComm. Bien que MSComm possède de nombreuses propriétés importantes, il nous suffit d’en connaître au départ quelques unes :

Comm. Event : C’est un entier qui renvoie le code de l’événement qui vient de se produire.

Cette propriété n’est pas disponible de la création et elle est en lecture seule au moment de l’exécution. On Comm. : Elle détecte et gère les erreurs de communications.

Settings : Elle définit et renvoie la vitesse en bauds, la parité, les bits utiles et les bits d’arrêt sous forme de chaîne.

Port Open : Booléen, ouvre et ferme un port de communication. Cette propriété n’est pas disponible au moment de la création.

Input : Chaîne, renvoie et supprime les caractères provenant du tampon de réception.

Output : Ecrit une chaîne de caractères dans le tampon de transmission.

SThreshold : Même propriété que précédemment, mais elle est destinée pour la

transmission. Voici quelques instructions courantes en VB :

MS Comm.Commport = 1 « utilisation du port série COM1 ».

MSComm. setteings = « 9600, N, 8, 1 » ‘9600 bauds, pas de parité, 8 bits de données et un

bit d’arrêt. MSComm.Sthreshold =1 ‘OnComm est appelé à chaque réception d’un caractère.

MSComm.InputLen = 0 ‘lire tout le tampon de réception lors d’un Input.

MSComm.PortOpen = True ‘ouverture du port.

MSComm1.Output = "AT" & Chr $(13) ‘ emission d’ une commande AT

MSComm.PortOpen = False ‘fermeture du port.

41

Développement d’un outil d’acquisition des données du mobile à trace

SUPCOM

V.5 fonctionnement de l’outil

Cette application a été développée à l’aide de l’outil de programmation Microsoft visual Basic avec l’utilisation du Microsoft EXCEL (qui va sert pour l’enregistrement d’un fichier de mesure nécessaire lors d’un parcours pour l’évaluation du réseau). Dans ce qui suit, nous allons présenter les différents menus de cette application [10].

V .5.1 Menu « fichier »

Ce menu contient deux autres sous-menus un qui permet d’enregistrer les différents paramètres mesurés dans un fichier Excel lors d’un parcours. L’autre sous menu permet de quitter l’application

V .5.1 Menu « connexion »

Afin de permettre de communiquer avec le mobile à trace il faut tout d’abord ouvrir une connexion via le port série et introduire les paramètres de la connexion

le port série et introduire les paramètres de la connexion Figure 3.4 : Menu connexion Si

Figure 3.4 : Menu connexion

Si nous choisissons pas le numéro du port ou est connecté le mobile un message apparaît

42

Développement d’un outil d’acquisition des données du mobile à trace

SUPCOM

d’acquisition des données du mobile à trace SUPCOM Après l’ouverture d’une connexion, nous passons à

Après l’ouverture d’une connexion, nous passons à afficher et récupérer les paramètres nécessaires.

V .5.2 Menu « mesure »

Ce menu comporte quatre sous menus

V .5.2 Menu « mesure » Ce menu comporte quatre sous menus Figure 3. 5 :

Figure 3. 5 : Menu mesure

V .5.2.1 Sous Menu « information cellule_courante »

Il permet d’afficher en temps réel les informations relatives à la cellule courante dans laquelle le mobile est enregistré. Ces informations sont essentiellement l’identité de la cellule (CELLID) et l’identité de la zone de localisation (LAI).

43

Développement d’un outil d’acquisition des données du mobile à trace

SUPCOM

d’acquisition des données du mobile à trace SUPCOM Figure 3.6 : Menu information cellule_courante V .5.2

Figure 3.6 : Menu information cellule_courante

V .5.2 .2 Sous Menu « Paramètres RF cellule_courante »

IL permet d’afficher en temps réel les paramètres radio (RF) suivant l’état de mobile :

En mode veille : il permet de visualiser le niveau du champs et la fréquence BCCH de la cellule courante

Nous avons choisi 3 niveaux du RxLev (respectivement RxQual) et nous avons associé à chaque

niveau une couleur significative

En mode dédié : il permet de visualiser en plus la qualité du signal (RxQual)

Niveau du signal important (en vert) : RxLev supérieure ou égale à -80 dbm

Niveau du signal moyen (en bleu) : RxLev compris entre -80 et -95 dbm

Niveau du signal mauvais (en rouge) : RxLev compris entre -95 et -110 dbm

Pour RxQual

Bonne qualité du signal (en vert) : RxQual supérieure ou égale à 3

Moyenne qualité du signal (en bleu) : RxQual compris entre 4 et 5

Mauvaise qualité du signal (en rouge) : RxQual compris entre 6 et 7

44

Développement d’un outil d’acquisition des données du mobile à trace

SUPCOM

d’acquisition des données du mobile à trace SUPCOM Figure 3.7 : Menu paramètres RF cellule_courante Dans

Figure 3.7 : Menu paramètres RF cellule_courante

Dans la norme GSM, le mobile écoute non seulement les informations système de la cellule courante mais aussi celles des six cellules voisines. Les principaux paramètres des ces cellules seront affichées dans le menu suivant.

V .5.2.3 Sous Menu « cellules voisines »

IL permet d’afficher pour chaque cellule voisine la fréquence, RxLev et le BSIC .Dans la norme GSM on trouve 6 cellules voisines associés à la cellule courante.

.Dans la norme GSM on trouve 6 cellules voisines associés à la cellule courante. Figure 3.8

Figure 3.8 : Menu cellule voisines

45

Développement d’un outil d’acquisition des données du mobile à trace

SUPCOM

V .5.2.4 Sous Menu « messages et trames »

réseau.

Ce sous

menu permet de voire les différents messages échangées entre le mobile et le

les différents messages échangées entre le mobile et le Figure 3.9: Menu messages et trames V

Figure 3.9: Menu messages et trames

V .5.3 Menu « Affichage »

IL permet de visualiser en temps réel l’évolution du niveau du signal pour la cellule serveuse ainsi que les 6 cellules voisines. Il faut noter que pour avoir le niveau en dbm noud devons soustraire de la valeur 110 dbm.

niveau en dbm noud devons soustraire de la valeur 110 dbm. Figure 3. 10 : Menu

Figure 3. 10 : Menu affichage

Comme le montre la figure III-9 la cellule qui offre le niveau du champ le plus fort est la cellule serveuse.

46

Développement d’un outil d’acquisition des données du mobile à trace

SUPCOM

V .5.4 Menu « A propos »

Ce menu donne une idée sur le thème de l’application, sa version ainsi que son auteur.

thème de l’application, sa version ainsi que son auteur. Figure 3.11 : Menu à propos VI.

Figure 3.11 : Menu à propos

VI. Conclusion

Dans ce chapitre, nous avons tout d’abord donné le principe d’un mobile à trace ainsi que l’analyse des trames échangées entre le mobile et le réseau. L’objectif était de concevoir un outil permettant d’acquérir les différents paramètres nécessaires pour la caractérisation de la QoS d’un réseau GSM. L’acquisition des ces paramètres se fait en utilisant des commandes AT après la configuration de l’interface série. Dans ce troisième volet, nous avons détaillé le fonctionnement de l’outil développé tout en présentant le langage utilisé ainsi que ses critères du choix.

47

Développement d’une chaîne de mesure GSM

SUPCOM

Chapitre IV

Développement d’une chaîne de mesure

GSM

I. Introduction

Le présent projet fait partie d’un grand projet de développement d’une chaîne de mesure. Comme c’est déjà décrit dans le 2 ème chapitre la chaîne de mesure comprend à coté du mobile à trace et du logiciel d’acquisition des données un récepteur GPS ainsi q’un système d’information géographique qui fait l’objet d’un projet de fin d’études d’un étudiant de SUP’COM au sein de GET Wireless. Nous allons tout d’abord définir le GPS ainsi que le SIG puis nous entamons l’analyse de couverture et de la qualité du signal de la zone choisie

II. Le système GPS

Le système GPS (Global Positioning System) a été conçu pour permettre d’obtenir, partout dans le monde et rapidement, des données de navigation tridimensionnelles, avec une précision de l’ordre de centaine de mètres. Il se base sur une constellation de satellites, qui émettent en permanence un signal daté, et un réseau de stations au sol qui surveillent et gèrent les satellites. Les récepteurs sont passifs et le nombre d’utilisateurs est donc illimité. La localisation est possible dès lors que quatre satellites sont visibles : il y a en effet quatre inconnues à déterminer, les trois coordonnées spatiales, ainsi que le temps, puisque le récepteur au sol n’est pas synchronisé avec les satellites. Pour ce faire, les 24 satellites du système sont répartis sur six orbites de façon à garantir qu’au moins quatre satellites soient visibles en permanence et ce, partout sur la Terre.

48

Développement d’une chaîne de mesure GSM

SUPCOM

Le système GPS a de nombreuses applications, aussi bien civiles que militaires, telles que la navigation (air, terre, mer) ou le relevé de positions géographiques, par exemple. Les dates qui ont marquées la réalisation :

1965: Premier concept du GPS. 1972: Étude préliminaires de faisabilité du GPS. 1974 - 1979: Validation du concept (1er tir Février 1978). 1979-1986: Évaluation développement. 1986-1994: Mise en place opérationnelle Phase interrompue entre janvier 1986 et février. 1989. Les lancements des satellites BLOCK II.

II.1 Principe du GPS

Le système GPS est un système de radionavigation fonctionnel en tout temps, dans toute condition météorologique et dans tout lieu. Un utilisateur peut déterminer sa position qu’il soit sur terre, en mer, dans les airs, voire dans l’espace, à partir de la position connue de plusieurs satellites. Chaque satellite émet en permanence un signal daté. Un récepteur synchronisé peut alors mesurer le temps de propagation de ce signal et en déduire la distance le séparant du satellite. A partir de trois satellites, un tel récepteur est capable d’effectuer une triangulation pour déterminer son positon. Cette position est déterminée instantanément d’où la possibilité de poursuivre des cibles mobiles. Chaque mesure représente le rayon R d’une sphère centrée sur un satellite particulier. Le récepteur GPS est sur cette sphère. Avec trois mesures, donc trois satellites, la position du récepteur se réduit à l’intersection de deux points dont l’un est très éloignée dans l’espace

deux points dont l’un est très éloignée dans l’espace Figure 4. 1 : Localisation du récepteur

Figure 4. 1 : Localisation du récepteur par trois satellites

49

Développement d’une chaîne de mesure GSM

SUPCOM

L’horloge du récepteur n’est pas synchrone avec l’horloge du système GPS, ce décalage de synchronisation est appelé biais d’horloge T qui se traduit par une erreur de mesure du temps de propagation des signaux GPS et donc par une erreur sur les distances satellites utilisateur. Cette erreur se retrouve sur toutes les distances mesurées par le récepteur. Pour remédier à cette erreur, ce biais de temps, a priori inconnu, doit être déterminé. Il existe donc une quatrième inconnue en trois dimensions. Les paramètres à déterminer sont : La longitude, la latitude, l’altitude et le biais d’horloge T. Les calculs s’effectuent dans un repère cartésien dans lequel les inconnus sont X, Y, Z et T. Il est nécessaire de mesurer une distance supplémentaire, donc de disposer de quatre mesures effectuées sur quatre satellites pour résoudre un système de quatre équations à quatre inconnues. Ainsi le système GPS est composé de satellites et de récepteurs. Ces deux parties du système GPS sont appelés respectivement, segment spatial et segment utilisateur. Un troisième segment, le segment de contrôle, veille à la bonne marche du système. Le récepteur utilisé est GPS 76 GARMIN

marche du système. Le récepteur utilisé est GPS 76 GARMIN Figure 4. 2 : récepteur GPS

Figure 4. 2 : récepteur GPS utilisé

III. Le SIG

Pour visualiser le parcours en temps réel et en temps différé on a besoin d’un système d’information géographique. Le logiciel de SIG utilisé est Map info 6.0 Tout d’abord un SIG peut être défini comme un outil informatique permettant de stocker, de gérer, de traiter et de représenter l’information géographique.

50

Développement d’une chaîne de mesure GSM

SUPCOM

L’information est stockée et gérée dans une base de données géographiques, qui combine des données géométriques (localisation et forme) et thématiques. Chaque thème d’information est représenté par une couche, ensemble d’objets élémentaires de même nature. Une couche associe la représentation cartographique des objets spatiaux et la table d’information statistique qui leur est associée. L’information y est stockée et représentée au niveau du pixel (on est alors en mode raster) ou au niveau d’objets spatiaux élémentaires qui sont alors soit des points, des lignes ou des polygones (mode vecteur). La plupart des SIG permet une combinaison de ces deux modes de gestion. Parmi les logiciels de SIG, on trouve MapInfo. C’est un outil de type SIG bureautique généraliste, il est très largement utilisé et il sert à :

Créer de l’information géographique

Manipuler/traiter l’information géographique

Requêtes spatiales

La cartographier

Cartes

Graphes

Cartes thématiques

IV. Réalisation d’un parcours

Afin d’évaluer la couverture ainsi que la qualité d’un réseau GSM, des mesures terrains Drive Test sont à réaliser en utilisant l’outil que nous avons développé.

IV.1 Choix d’un parcours

Les mesures sont effectuées dans la zone de cité El Khadra Tunis.

51

Développement d’une chaîne de mesure GSM

SUPCOM

Développement d’une chaîne de mesure GSM SUPCOM Figure 4.3 : le parcours du test Un fichier

Figure 4.3 : le parcours du test

Un fichier de mesures global est réalisé qui sert ensuite d’analyse du réseau.

52

Développement d’une chaîne de mesure GSM

SUPCOM

Développement d’une chaîne de mesure GSM SUPCOM Tableau 4.1: fichier de mesures global Comme le montre

Tableau 4.1: fichier de mesures global

Comme le montre le tableau précédent les trois premières colonnes sont récupérées par l’interface des communications entre le récepteur GPS et le PC alors que les autres colonnes proviennent de l’outil que nous avons développé.

IV. 2 Evaluation de la couverture

Afin d’analyser la couverture d’un réseau GSM de la zone choisie et lors des mesures le mobile doit être en mode veille et il suffit d’observer l’évolution du niveau du champs (RxLev) suivants les positions géographiques données par Global GPS.

53

Développement d’une chaîne de mesure GSM

SUPCOM

Développement d’une chaîne de mesure GSM SUPCOM Figure 4.4: évaluation de la couverture Comme le montre

Figure 4.4: évaluation de la couverture

Comme le montre la figure précédente, la couleur verte représente un bon niveau du signal alors que la couleur jaune représente un niveau moyen et la couleur rouge désigne un mauvais signal.

54

Développement d’une chaîne de mesure GSM

SUPCOM

IV. 3 Evaluation de la qualité

Afin d’analyser la qualité d’un réseau GSM de la zone choisie et lors des mesures le mobile doit être en mode dédié et il suffit d’observer l’évolution du niveau du qualité (RxQual) suivants les positions géographiques données par Global GPS

les positions géographiques données par Global GPS Figure 4.5 : évaluation de la qualité du signal

Figure 4.5 : évaluation de la qualité du signal

Dans la figure précédente, une bonne qualité du signal (RxQual supérieure ou égale à 3) est représentée par la couleur verte alors qu’une mauvaise qualité du signal(RxQual comprise entre 6 et 7).

V. Conclusion

Dans ce chapitre, nous avons intégré notre outil avec une application Global GPS développé par un étudiant de Sup’com au sein de GET Wireless pour enfin obtenir un fichier des mesures complet contenant les paramètres du GSM ainsi que les positions géographiques. Ce fichier sert pour évaluer aussi bien la couverture que la qualité du réseau en utilisant un SIG.

55

Conclusion et perspectives

SUPCOM

Conclusion et perspectives

C oncevoir un logiciel d'analyse de la qualité de service sur l'interface radio GSM était l'objectif principal de notre projet. En effet l'accomplissement de cette tâche a nécessité

l'approfondissement de nos connaissances du réseau GSM et une étude détaillée des divers enjeux de la qualité de service dans un tel réseau ainsi que les différents problèmes que nous puissions rencontrer. Ainsi dans le premier chapitre, nous avons présenté l’architecture du réseau GSM ainsi que les différents paramètres radio qui influes sur sa qualité de service. Dans le second, nous avons détaillé les différentes techniques permettant à un opérateur de superviser la qualité de service ce de son réseau à savoir les compteurs OMC et les mesures Drive Test qui fait l’objet de notre travail. Nous sommes passés par la suite au développement d’un outil permettant d’acquérir les différents paramètres nécessaires pour la caractérisation de la QoS d’un réseau GSM. En effet, nous avons donné le principe du mobile à trace ainsi que l’analyse des trames échangées entre le mobile et le réseau. L’acquisition des ces paramètres se fait en utilisant des commandes AT après la configuration de l’interface série. Dans ce troisième volet, nous avons détaillé le fonctionnement de l’outil développé tout en présentant le langage utilisé ainsi que ses critères du choix. Le quatrième volet est consacré au test de l’outil en l’intégrant à une autre application développé au sein de l’entreprise accueillante pour évaluer la couverture du réseau GSM d’une zone choisie en utilisant un système d’information géographique. Pour ce qui est de l'avenir de ce projet, de nombreuses choses sont encore à faire dans ce projet. Les possibilités sont multiples comme par exemple à l'intégration des indicateurs du réseau GPRS, qui a d’autres spécifications autre que le GSM, ainsi que d’autres formes de transmission. Les données récupérées ne seront pas analysées de la même manière.

56

Bibliographie

SUPCOM

Bibliographie

[1] Xavier Lagrange, "Les réseaux radio mobiles", IC2 (Information-Commande-Communication),

Edition Hermès, Paris, Mai 2000.

[2] Sami Tabbane, "Réseaux Mobiles", Edition Hermès, Paris, 1997.

[3] Sami Tabbane, "Réseaux cellulaires", cours INDP3

[4] Sami Tabbane, "Planification et dimensionnement du réseau mobile", cours INDP3, 2006

[5] Mohamed Tahar MISSAOUI, " Ingénieries de réseaux cellulaires ", cours INDP3, 2006.

[6] Séminaire de Formation, Sup’Com-Cifode’Com, "Ingénierie radio GSM/GPRS 2003 et

évolution vers le 3G", Janvier 2003.

[7] http://www.gpspassion.com/

[8] http://www.widermind.com/courses/gsm cell/

[9] http://www.sagem.com

[10] http://www.vbfrance.com

Ingénieries de réseaux cellulaires, 2006.

57