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Chapitre I

Introduction à l’informatique
Sommaire
Dans ce chapitre, nous introduisons l’informatique en commençant par
définir les concepts de base de cette science, et donnant ensuite une brève
histoire de son évolution, en fonction des technologies utilisées. Nous finirons
par donner, de manière non exhaustive, quelques domaines d’applications de
l’informatique.

Ce chapitre est subdivisé en trois points suivants :

I.1 Définition de l’informatique


I.2. Historique de l’informatique
I.3. Domaines d’applications de l’informatique

I.1 Définition de l’informatique

I.1.1. Informatique

L’informatique est la science du traitement rationnel, notamment à l’aide


des machines automatiques, de l’information, considérée comme support des
connaissances et des communications dans les domaines scientifique, économique
et social (Définition de l’académie Française).

L’informatique est à la fois une science (Savoir) et une technique (savoir-


faire). Donc, c’est la Science et la technique du traitement automatique et rationnel
de l’information. Dans la définition de l’académie française de l’informatique, le
mot « notamment » veut dire « surtout », « particulièrement », et non
« exclusivement», « uniquement » ou « strictement ». Nous pouvons bien faire de
l’informatique sans ordinateur.
Ainsi, le traitement de l’information se fait grâce à des systèmes concrets
(machine ou ordinateur) ou abstraits.

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Un système abstrait de traitement de l’information est un système formel
définissant des objets qui peuvent représenter ce qu'on appelle de procédures de
calcul, des algorithmes ou des programmes. Ils définissent ensuite un moyen
systématique d'appliquer ces procédures, c’est-à-dire de calculer.

Exemples

– Machine de Turing

– Lambda-calcul

– Complexité algorithmique

– Théorie des langages

– Traitement du signal

– calculabilité

– Théorie de l'information,

– définition de concepts et modèles

– description des ordinateurs et méthodes de programmation

– etc.

C’est ainsi qu’on parle de l’informatique théorique et cette science ne se résume


pas à l’étude et la manipulation technique de l’ordinateur. Un penseur a dit à
ce sujet :

« L’informatique n’est pas plus la science des ordinateurs que l’astronomie


n’est celle des télescopes »

Edsger Dijkstra

Le mot informatique est une contraction de « information » et


« automatique ». Mot créé par Philippe Dreyfus dans les années 50. Intégré dans
la langue française en 1967 par l’académie. En anglais, on préfère l’expression
2
« Computer Science ». Cette expression est utilisée pour désigner à la fois la
science fondamentale (informatique) et la science appliquée (ainsi que l’étude de
sa mise en œuvre).

I.1.2. Information et donnée

Une information est une idée, un concept, un schéma, un signal, etc.


L’information est le support formel d’un élément de connaissance humaine
susceptible d’être représentée à l’aide de conventions afin d’être conservée,
traitée ou communiquée.

Une information est tout renseignement sur quelqu’un, sur un événement ou


sur quelque chose. C’est un élément de connaissance qui se transmet et s’inscrit
dans la mémoire de celui qui le reçoit. Une information est souvent appelée
« donnée ».

Une donnée est la représentation d’une information sous une forme


conventionnelle (codée) destinée à faciliter son traitement.

L’information est immatérielle, mais pour la stocker, il faut un support


physique. Exemple : Grottes peintes, Pierre gravée, Tablettes d’argile, Tablettes de
cire, Papyrus, Parchemin, Papier, Bande magnétique, Photo, Film, Disque dur, CD-
ROM, DVD, etc.

I.1.3. Traitement

Le traitement d’une information consiste principalement aux actions


suivantes : lire, saisir (écrire), modifier, stocker, rechercher, trier, calculer,
ajouter et supprimer.

Un traitement est dit rationnel lorsqu’il est fondé sur de la logique c.-à-d.
un semble de règles ou des lois conduisant à une suite d’opérations pour un
traitement performant ou efficace. Un tel traitement possède les caractéristiques
recherchées suivantes : pérennité, accessibilité, rapidité, cohérence, partage,
sécurité, sur des grandes tailles des données.

Un traitement est dit automatique (opposé au traitement manuel), lorsqu’il


s’effectue sur une machine électronique appelée ORDINATEUR. Ce traitement se
déroule sans intervention humaine, en dehors de la tâche de lancement. Il permet
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de résoudre des problèmes complexes avec une grande rapidité d’exécution et
de stocker une grande quantité d’informations.

I.1.4. Ordinateur

Un ordinateur est un équipement informatique qui permet de traiter des


informations selon des séquences d’instructions prédéfinies ou programmes. Il
interagit avec l’environnement grâce à des périphériques (écran, clavier,
modem...).

Dans cette définition « ordinateur » = « processeur » (Voir le chapitre 2). Un


ordinateur est formé des circuits électroniques permettant de manipuler des
données sous forme binaire, c’est-à-dire sous forme de bits.

Un ordinateur est une machine à traiter de l’information. L’information est


fournie sous forme de données traitées par des programmes et exécutés par des
processeurs.
L’ordinateur est capable d’exécuter des algorithmes qu’on lui fournit sous
forme de programme et sur n’importe quelle donnée discrète, qu’on lui fournit
également. Il se distingue ainsi fondamentalement d’une simple machine à calculer
par sa capacité à enchaîner plusieurs opérations en suivant des instructions
paramétrables, permettant la réalisation d’opérations complexes. Une machine à
calculer calcule tandis qu’un ordinateur traite les informations.

Le mot « ordinateur » provient de la société IBM France. François Girard, alors


responsable du service promotion générale publicité de l’entreprise IBM France,
eut l’idée de consulter son ancien professeur de lettres à Paris, afin de lui demander
de proposer un mot caractérisant le mieux possible ce que l’on appelait
vulgairement un « calculateur » (traduction littérale du mot anglais « computer
»).

Ainsi, Jaques Perret, agrégé de lettres, alors professeur de philologie latine à la


Sorbonne, proposa le 16 avril 1955 le mot « Ordinateur » en précisant que le mot
« Ordinateur » était un adjectif provenant du Littré signifiant « Dieux mettant de
l’ordre dans le monde ». Ainsi, il expliqua que le concept de «mise en ordre» était
tout à fait adapté.

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Rôle de l‘ordinateur : Stocker, gérer, traiter, échanger et transmettre
l’information. Nous pouvons donc dire : « pas d’informatique technique sans
ordinateur ».
I.2. Historique de l’Informatique

I.2.1. Origine de l’ordinateur

L’histoire de l’informatique est conjointement liée à l’évolution


technologique (ordinateur). L’histoire de l’ordinateur provient du fait que
l’homme, par nature paresseux, a toujours cherché à améliorer sa façon de calculer,
afin de limiter ses erreurs et pour économiser son temps.

D’où vient l’ordinateur ? C’est l’usage qui est à l’origine de la machine.


Les usages ou les besoins ont justifié la conception et la mise en œuvre des
machines.

L’origine de l’ordinateur remonte à très loin dans l’histoire des technologies.


Il y avait d’abord les abaques qui sont des instruments mécaniques plans qui
facilitent des calculs (ici c’est l’homme qui calcule) :
– apparus en Grèce
– utilisés en Chine vers 500 av. J. C.
– importés chez les romains vers le 1er siècle av. J. C.

Fig.1. Exemple d’un abaque

Une forme particulière d’abaque, appelée bouclier, est apparue un peu plus
tard. Il y avait plusieurs différentes versions :
– chinoise (XIIème siècle)
– japonaise (XIVème siècle)

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– russe, française
Ces boucliers avaient les fonctionnalités suivantes :
– 4 opérations arithmétiques (+, -, *, /)
– racines carrés et cubiques

Fig.2. Exemple d’un bouclier

Plus tard, les machines à calculer, comme La Pascaline (Figure 3 b),


inventée au 17ème siècle (1642) par Blaise Pascal (figure 3 a) pour les calculs de
son père (un percepteur de taxes), sont apparues. La Pascaline effectuait l’addition
et la soustraction seulement.

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a) b)

Fig.3. Blaise Pascale et sa Pascaline

Au cours de ce même siècle (Exactement en 1673), Gottfried Wilhelm Von


Leibniz (Figure 3 a) améliore la machine de Pascal pour avoir les quatre
opérations de base (+,-,*, /). On l’appelle, La machine multiplicatrice de Leibniz
(Figure 3 b). Cette machine effectuait aussi le calcul des racines carrées.

7
a) b)

Fig.4. Leibniz et sa multiplicatrice

D’un autre côté, il y a eu des automates (sorte des machines qui fonctionnent sans
intervention de l’homme, avec des manivelles, elles peuvent effectuer certains
mouvements répétitifs), souvent des simples jouets, sont apparus (Figure 5).

Fig. 5. Exemple d’un Automate

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Les automates ont été améliorés pour donner des machines appelées « métier »
capables de réaliser une tache spécifique (Exemple le tissage). Le métier à tisser de
Jacquard (Figure 6 a) en 1801, inaugure les machines programmables à l’aide
de cartes perforées (Figure 6 b). La tache à effectuer dépend de la disposition des
troues sur les cartes.

a) b)

Fig.6. Le métier de Jacquard et la carte perforées

Les machines à calculer ont été par la suite combinées aux automates pour donner
les calculateurs. Le travail mécanique des machines est effectué par des automates
programmables. Exemple : Calculateur de Babbage (Fig.7 a et b). Le travail
intellectuel de l’homme est réalisé par les programmes.

Charles Babbage invente (1834) la première machine (Calculateur) analytique


programmable (permet d’évaluer des fonctions).

9
a) b)

Fig.7. Babbage et son calculateur analytique

En 1885, les calculateurs mécaniques à quatre fonctions (addition, soustraction,


multiplication et division sont agrémentés de clavier pour saisir les données. Des
moteurs électriques viennent rapidement remplacer les manivelles.

1936, Alan Turing propose un concept qui permettrait à une machine d’interpréter
un code et donc d’effectuer des calculs de type différents. Ce qu’on appelle la
machine de Turing n’est alors qu’un modèle théorique et non une réalisation
complète mais elle sera la base du développement informatique et du
fonctionnement par algorithme.

En 1938, Konrad Zuse invente un ordinateur qui fonctionne grâce à des relais
électromécaniques: le Z3. Cet ordinateur est le premier à utiliser le binaire au lieu
du décimal.

En 1937, Howard Aiken met au point un ordinateur programmable mesurant 17m


de long et 2.5 mètres de hauteur, permettant de calculer 5 fois plus vite que
l'homme: C'est le Mark I d’IBM. Il est alors constitué de 3300 engrenages, 1400
commutateurs reliés par 800km de fil électrique.

En 1947, le Mark II voit le jour, ses engrenages sont remplacés par des
composants électroniques.

En 1943, le premier ordinateur ne comportant plus de pièces mécaniques est créé


grâce à J.Mauchly et J.Presper Eckert: l'ENIAC (Electronic Numerical Integrator
And Computer). Il est composé de 18000 lampes à vide, et occupe une place de

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1500 m2. Il fut utilisé pour des calculs ayant servi à mettre au point la bombe H.
Alan Turing travaille dans le service anglais de décryptage des messages secrets
allemands (codés suivant le système appel´e «Enigma») : il réalise une machine à
décrypter qui contribuera `a la victoire des alliés.

John Von Neumann, travaille sur les calculs de balistique nécessaires au projet
Manhattan (conception et réalisation de la première bombe atomique américaine).

1945 : John Von Neumann écrit un rapport où il propose l’architecture interne d’un
calculateur universel (ordinateur), appelée désormais «architecture de Von
Neumann».

En 1948, le transistor est créé par la firme Bell Labs (grâce aux ingénieurs John
Bardeen, Walter Brattain et William Shockley). Il permet dans les années 50 de
rendre les ordinateurs moins encombrants, moins gourmands en énergie électrique
donc moins coûteux: c'est la révolution dans l'histoire de l'ordinateur!

1948 : Claude Shannon publie sa Théorie mathématique de l’information, où est


introduite la notion de quantité d’information d’un objet et sa mesure en bits.
Toute information devient représentable par des nombres, d’où la numérisation. La
manipulation des nombres devient la manipulation de l’information, les
calculateurs deviennent des ordinateurs.

A partir de cette date, l’ordinateur existe et son histoire matérielle se réduit donc à
l’´evolution des progrès technologiques, qu’on découpe habituellement en termes
de «générations». Les avancées conceptuelles les plus spectaculaires concernent,
principalement la conception de nouveaux langages de programmation évolués.

1.2.2. Les générations de matériels et l’évolution de l’informatique

a) Première génération 1945 – 1956 : les monstres

A cet époque il y a nécessité de résoudre les problèmes des calculs répétitifs. Il y a


création de langages avec succès et échecs dans le but de résoudre les problèmes
précédents. La technologie utilisée est lourde (Tube à vide), et pose des problèmes
de place et de consommation électrique.

La construction de l’EDVAC, premier ordinateur construit suivant l’architecture de


Von Neumann et stockant ses données sur disques magnétiques. Turing argumente
que le modèle des ordinateurs peut réaliser tout ce que fait l’esprit humain.

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Les premiers essais de programmation avec le langage FORTRAN (FORmula
TRANslator), encore utilisé de nos jours pour le calcul scientifique.

Les premiers ordinateurs à lampes et à tubes à vide sont commercialisés par IBM.
L’informatique est d’usage scientifique et militaire (Astronomie, météorologie,
balistique, décryptage, etc.). Seules les très grandes nations possèdent l’outil
informatique.
b) Deuxième génération 1958-1960 : intégration du transistor

La technologie basée sur le transistor et le circuit imprimé est utilisée, l’IBM 7044,
64 K octets de mémoire, est le premier ordinateur intégrant des transistors. Le
langage Fortran règne en maître incontesté. Le langage de programmation Cobol
(Common Business Oriented Language) orienté gestion et domaine bancaire,
devient un concurrent de Fortran. L’informatique cesse d’être un simple outil de
calcul, il ya naissance de l’informatique de gestion.
Les nations riches et les très grandes entreprises accèdent à l’outil informatique

c) Troisième génération 1961-1971 : les circuits intégrés

Le circuit intégré (circuit électronique miniature) est mis au point en 1958 par
Texas Instruments, il permet de réduire encore la taille et le coût des ordinateurs en
intégrant sur un même circuit électronique plusieurs transistors sans utiliser de fil
électrique.

Conception du langage BASIC (Beginners’ All-purposes Symbolic Instruction


Code) et du langage PL/1 (Programming Language 1)

Dans les années 1960, l'informatique devint une discipline à part entière. Le
premier département d'informatique fut créé en 1962 à l'Université de Purdue; le
premier Ph.D. d’informatique fut délivré à Richard Wexelblat par l’Université de
Pennsylvanie, en décembre 1965
1968 : Doug Engelbart et son équipe font la démonstration pour la première fois de
la souris d'ordinateur à l'université de Stanford en Californie.
1969 : premier essai de transfert de fichier à distance par le réseau Arpanet,
Ancêtre d’Internet ; invention du langage PASCAL par Nicklaus Wirth
1971 : introduction des disquettes pour l’IBM 370.
1971 : La société américaine "Intel" lance sur le marché informatique l'invention
de Marcian Hoff, le microprocesseur. Baptisé "Intel 4004"

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Les ordinateurs occupent moins de volume, consomment moins d’électricité et sont
plus rapides. Les ordinateurs sont utilisés le plus souvent pour des applications de
gestion. Les PME et PMI de tous les pays peuvent se procurer des matériels
informatiques.

d) Quatrième génération à de 1972-1980 : les micro-ordinateurs

Conception du langage C, particulièrement adapté à la programmation et à


l’utilisation de systèmes d’exploitation.

En 1972 Ray Tomlinson mit au point un nouveau mode de communication : le


courrier électronique. Le contenu de ce premier email était le suivant :
QWERTYUIOP
Apparition des premiers micro-ordinateurs munis d’un clavier et d’un écran.
– 1975 : Bill Gates commercialise le langage BASIC et crée la société Microsoft
avec Paul Allen.
– 1977 : création de la société Apple par Steve Jobs et Steve Wozniak et
commercialisation de l’Apple II, premier micro-ordinateur largement diffusé.
Steve Jobs (Apple) invente un nouveau concept vers la fin des années 70 à travers
le MacIntosh et son interface graphique.

La création des microprocesseurs permet la naissance de la micro-informatique. Un


individu peut actuellement acheter son micro-ordinateur dans un supermarché.

e) Cinquième génération à partir de 1981 : l’interface graphique et les


réseaux
 1981 Le constructeur américain IBM (international business machines)
lance son ordinateur individuel PC (personal computer). C'est un ordinateur
doté de 16 à 64 Ko de mémoire vive et fonctionnant avec un processeur
8088 Intel et le système PC/Dos Microsoft
 Les premiers virus informatiques apparurent en 1981 (leur nom est dû à
Leonard Adleman).
 1984 : Le McIntosh d’Apple introduit pour la première fois une interface
graphique (menus, icônes...) et la souris ;
 Conception du langage C++
 Fin 1990, Tim Berners-Lee met au point le protocole HTTP (Hyper Text
Tranfer Protocol), ainsi que le langage HTML (HyperText Mark-up
Language) permettant de naviguer à l'aide de liens hypertextes, à travers les
réseaux. Le World Wide Web est né.
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 1992 : création de Mosaic au CERN de Genève, premier navigateur
permettant de visualiser des pages Web (et donc ancˆetre de Netscape,
Mozilla, Firefox...)
 1995 : Windows 95 généralise l’interface graphique sur les PCs.
 1998 : naissance de Google.
Conclusion

En conclusion nous dirons que la démocratisation d’une science (informatique)


s’est effectuée à travers un outil (Ordinateur). L’informatique qui à ses débuts était
une affaire de spécialistes, est aujourd’hui devenue l’affaire de tous; d’où
l’importance d’une solide formation de tous aux différentes techniques utilisées par
la science informatique, car la banalisation d’un outil ou d’une science a son revers
: l’assoupissement de l’attention envers les inconvénients inhérents à tout progrès
technique.
I.3. Domaines d’application de l’informatique

L’informatique actuellement utilise plusieurs outils ou matériels et est


omniprésente dans tous les domaines d’activités. Les réseaux informatiques
notamment l’internet, permettent de connecter le monde et facilitent ainsi les
échanges. L’informatique intervient dans plusieurs domaines parmi lesquels on
peut citer : les Systèmes de calcul, la conception assistée par ordinateur C.A.O,
l’instrumentation et l’automatisme, la gestion de données diverses, le traitement
des textes et la publication assistée par ordinateur (PAO), l’enseignement assisté
par ordinateur (E.A.O), l’expérimentation assistée par ordinateur (Ex.A.O), la
télématique, le domaine médical et l’informatique domestique

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Chapitre II.

Structure d’un système


informatique

Sommaire

Dans ce chapitre, nous présentons la structure d’un système


informatique, ses différentes composantes et leurs fonctionnalités. Il
s’agit des matériels et des logiciels utilisés pour le traitement rationnel et
automatique de l’information.

II.1. Définition d’un système informatique


II.2. Les matériels
II.3. Les logiciels

II.1. Définition d’un système informatique

a) Système

Un système est une collection d’éléments, bien distincts de l’environnement, qu’on


regroupe pour réaliser un objectif commun et précis.

b) Système informatique

L’informatique ayant pour but le traitement rationnel des informations, le système


informatique peut se définir comme un ensemble d’éléments ou composantes
regroupées pour le traiter rationnel et automatiquement les informations.

L’ensemble des éléments constituant un système informatique est regroupé en


deux grandes parties ou composantes. La première partie contient tous ce qui est
matériel et est appelée HARDWARE. La deuxième partie est constituée de tous ce
qui est immatériel. On l’appelle SOFTWARE.

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II.1. Les matériels
II.1.1. Définition

Le matériel est constitué de tous les éléments physiques de l’ordinateur : l’écran, la


souris, le clavier, l’unité centrale, etc. En anglais on utilise le mot HARDWARE
c.-à-d. « la partie dure » du système informatique. Elle représente la
« quincaillerie ».
II.1.2. Type de matériels ou famille d’ordinateurs

a) Les mainframes

Les mainframes ou ordinateurs centraux, sont des ordinateurs surpuissants


utilisés pour les calculs très lourds ou les traitements des données très
volumineuses (Météo, calculs scientifiques, recherche spatiale, génétique,
physique).

b) Le Pc de bureau

Le PC (Personnal computer ou ordinateur personnel) de bureau ou desktop


computer. Il est constitué d’une carte mère placée dans un boitier raccordé à un
écran, un clavier et une souris (Figure 8).

Fig.8. Exemple d’un PC de Bureau

c) L’ordinateur portable

Le PC portable : Lap top ou notebook. Composé d’un boîtier qui intègre tous les
composants, carte mère, écran, clavier,… il est aussi équiper de plusieurs sorties
pour diverses périphériques. Dans la famille des PC portables on distingue :

 Les netbooks (Figure 9)

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Fig.9. Exemple d’un Lap top

 Les tablettes PC: petits PC portables à écran tactile (Figure 10)

Fig.10. Exemple d’une tablette (Deux faces +Profile)

 Les assistants personnels (PDA pour Personal Digital Assistant) :


ordinateur de poche destiné à une utilisation d’organisation ou entreprise
(Figure 11).

Fig.11. Exemple d’un PDA

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II.1.3. Composition minimale d’un ordinateur

Un ordinateur se compose d’une unité centrale, des périphériques, des mémoires de


masses, et des connections appelées BUS :

a) Unité centrale

C’est la partie essentielle de l’ordinateur ; elle comprend :

 Le processeur ou unité de traitement (unité centrale de traitement)


 La mémoire dite centrale

a1) Le processeur

Le processeur, en anglais on l’appelle C.P.U (Central Processing Unit). Elle est


généralement constituée d’un ou de plusieurs circuits intégrés (ensemble des
composantes électroniques encastrées dans une même matière). Le CPU permet de
réaliser les fonctions essentielles. Il opère généralement de la manière suivante :

 Il va chercher les informations dans la mémoire centrale,


 Il interprète ces informations,
 Il traite l’information,
 Il stocke enfin les résultats dans la mémoire centrale

a2) La mémoire centrale

On appelle « mémoire » tout composant électronique capable de stocker


temporairement des données. La mémoire centrale (appelée également mémoire
interne) permettant de mémoriser temporairement et rapidement les données lors
de l’exécution des programmes. Cette mémoire est volatile, c’est-à-dire qu’elle
permet uniquement de stocker des données tant qu’elle est alimentée
électriquement. Ainsi, à chaque fois que l’ordinateur est éteint, toutes les données
présentes en mémoire sont irrémédiablement effacées. Ces mémoires sont de faible
capacité.

La mémoire vive est appelée RAM (Random Access Memory, traduisez mémoire
à accès direct ou aléatoire).

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b) Périphériques

On distingue parmi les périphériques, les périphériques d’entrée/sortie et les


périphériques de pointage.

Les périphériques d’entrée-sortie sont chargés d’effectuer des tâches d’entrées


et/ou de sortie de l’information. Parmi les périphériques d’entrée nous pouvons
citer :

 le Clavier : unité d’entrée standard. Constituer d’un boitier indépendant, à


touches électroniques
 la souris : la souris est un périphérique sous la forme d’un petit boitier en
plastique que l’on peut facilement prendre en main et faire rouler sur une
surface plane
 le crayon optique : élément d’entre muni d’une cellule à son extrémité et
synchronisé avec le balayage de l’écran, et qui permet de pointer
directement à l’écran un élément qu’on veut manipuler.
 l’écran tactile : permet de sélectionner des choses dessus en appuyant avec
les doigts ou tout autre objet.
 le stylo à code barre : appelé aussi douchette, mini scanner permettant de
lire les codes barres
 le microphone : permettant d’entrer les sons
 le scanner : permet de numériser des documents
 le lecteur : dispositif permettant de lire les disques, les disquettes, etc.
 la caméra : dispositif permettant l’entrée des vidéos
 la tablette graphique : périphérique d’entrée qu’on manipule en écrivant
dessus avec un stylet, ce qui est plus pratique qu’une souris.
 etc.

Parmi les périphériques de sortie, citons :

 l’Ecran : unité de sortie classique d’un ensemble informatique


 l’imprimante : Elle permet de sortir sur papier des textes, des graphiques et
des images.
 la table traçante : organe permettant d’effectuer des tracés ou imprimer sur
des grades surfaces (A1 ou A0).

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 le haut parleur : organe de sortie des données sonores.
 la télécopie : photocopie à distance.
 le graveur : périphérique permettant d’écrire des données sur les CD ou
DVD, etc.
c) Les mémoires de masses

La mémoire centrale stocke les informations tout au log du travail. A l’arrêt de la


machine, toutes ces informations sont perdues. Pour conserver et pouvoir réutiliser
des informations, il convient de les enregistrer sur les mémoires de masse ou
mémoires auxiliaires. Sur ces supports elles ne disparaissent pas.

La mémoire de masse (appelée également mémoire physique ou mémoire externe)


permettant de stocker des informations à long terme, y compris lors de l’arrêt de
l’ordinateur. La mémoire de masse correspond aux dispositifs de stockage
magnétiques, tels que le disque dur, aux dispositifs de stockage optique,
correspondant par exemple aux CD-ROM ou aux DVD-ROM, ainsi qu’aux
mémoires mortes.

La mémoire morte, appelée ROM pour Read Only Memory (traduisez mémoire
en lecture seule) est un type de mémoire permettant de conserver les informations
qui y sont contenues même lorsque la mémoire n’est plus alimentée
électriquement. A la base ce type de mémoire ne peut être accédé qu’en lecture.
Toutefois il est désormais possible d’enregistrer des informations dans certaines
mémoires de type ROM.

La mémoire flash est une mémoire à semi-conducteurs, non volatile et


réinscriptible, c’est-à-dire une mémoire possédant les caractéristiques d’une
mémoire vive mais dont les données ne se volatilisent pas lors d’une mise hors
tension. Ainsi la mémoire flash stocke les bits de données dans des cellules de
mémoire, mais les données sont conservées en mémoire lorsque l’alimentation
électrique est coupée.

En raison de sa vitesse élevée, de sa durabilité et de sa faible consommation, la


mémoire flash est idéale pour de nombreuses applications - comme les appareils
photos numériques, les téléphones cellulaires, les imprimantes, les assistants
personnels (PDA), les ordinateurs portables, ou les dispositifs de lecture ou
d'enregistrement sonore tels que les baladeurs mp3. De plus ce type de mémoire ne
possède pas d'éléments mécaniques, ce qui leur confère une grande résistance aux
chocs.

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Il existe plusieurs types de mémoire auxiliaires :

Le Disque dur : c’est un support mémoire où le temps d’accès est indépendant de


l’emplacement des données. Il est formé d’un ensemble de 7 à 8 disques coaxiaux
semblable aux disques d’un phonographe. Entre deux disques, il y a de l’espace
dans lequel l’organe de lecture/écriture peut s’insérer. Il est généralement
inamovible on retrouve actuellement de disque dur externe (Figure 12).

Fig.12. Schéma d’un disque dur

Un disque est une surface circulaire magnétisée capable d’enregistrer des


informations numériques.

La surface magnétisée peut être située d’un seul côté (simple face) ou des deux
côtés (simple face) du disque. Les disques sont divisés en secteurs, un secteur
constituant la plus petite surface d’adressage. En d’autres termes, on sait lire ou
écrire des zones débutant sur un secteur et couvrant un nombre entier de secteurs.
La taille d’un secteur est le plus souvent de 512K.

La petite information stockée sur un disque est un bit qui peut valoir 0 ou 1. Les
bits sont groupés par 8 pour former des octets, et une suite d’octets forme un cercle
ou piste sur la surface du disque.

Un disque est entraîné dans un mouvement de rotation régulier par un axe. Une tête
de lecture (deux si le disque est double-face) vient se positionner sur une des pistes
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du disque et y lit ou y écrit les données. Le nombre minimal d’octets lus par une
tête de lecture est physiquement défini par la taille d’un secteur (en général 512K).
Cela étant le système d’exploitation peut choisir, au moment de l’initialisation du
disque, de fixer une unité d’entrée/sortie supérieure à la taille d’un secteur, et
multiple de cette dernière. On obtient des blocs, dont la taille est typiquement
512K (un secteur), 1024K (deux secteurs) ou 4096K (huit secteurs).
Chaque piste est donc divisée en blocs (ou pages) qui constituent l’unité
d’échange entre le disque et la mémoire principale.
Les disques souples (floppy disk) ou disquettes. Ils sont déplaçables. On
distingue : la disquette 5 pouces ¼ (environ 13,5 cm de coté) et la disquette 3
pouces ½ (environ 9 cm). Les disquettes ne sont plus utilisées actuellement.
Les mémoires amovibles (mémoire flash): CD-Rom, CD+R, DVD, les Blu-Ray,
les clef USB, les cartes mémoires ou la SD Card (Secure Digital card) (également
utilisée dans les appareils photo-numériques, Caméoscopes digitaux, PDA, ... Les
dimensions sont normalisées: 24 mm de haut, 32 mm de large et 2,1 mm
d'épaisseur), les Carte microSD, les cartes MMC (MultiMedia Card) ou cartes
mémoire multimédia ( généralement, pour le stockage des clichés numériques dans
les appareils photo numériques), la SDHC (Secure Digital High Capacity) (Figure
13).

Carte MMC Carte SDHC Lecteur DVD

Carte SD Clé USB

Fig.13. Quelques mémoires de masse

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d) Les Bus

Un bus est un dispositif destiné à assurer le transfert simultané d’informations


entre les divers composants d’un ordinateur.

A l’origine les bus ne concernaient que les connexions à l’intérieur de l’UC(bus


d’adresse, bus de données et bus de commande), avec le développement des
ordinateurs de type PC, on a étendu la dénomination bus à tous les connecteurs
internes et parfois externes reliés au système microprocesseur (y compris à ses
circuits d'interfaçage) permettant d'insérer des cartes informatiques (carte
graphique, séries, parallèle, SCSI, son, USB, réseau, ...).

Un bus interne est un connecteur permettant d'insérer des cartes électroniques


périphériques.

Pour les bus externes, il existe des « Bus série » qui transportent les bits les uns à
la suite des autres, et les « bus parallèles » qui transportent parallèlement les bits
d’un octet. Les deux plus récents concurrents équipent les matériels de grande
consommation : USB et Firewire.

Les connecteurs ou ports permettent de brancher les bus. L’image suivante


reprend plusieurs types de connecteur (figure 14).

Fig.14. Quelques connecteurs

Connecteur RJ45 (appelé LAN ou port Ethernet) permettant de connecter


l'ordinateur à un réseau. Il correspond à une carte réseau intégrée à la carte mère ;

Connecteur VGA, permettant de connecter un écran. Ce connecteur correspond à


la carte graphique intégrée ;

Prises audio (entrée Line-In, sortie Line-Out et microphone), permettant de


connecter des enceintes acoustiques ou une chaîne hi fi, ainsi qu'un microphone.
Ce connecteur correspond à la carte son intégrée.
23
II.2. Les logiciels
II.2.1. Introduction

La deuxième composante de l’ordinateur est la composante logique qu’on appelle


« logiciel », ou software. Elle représente tout ce qui n’est pas physique : c'est un
ensemble de programmes informatiques.

L’automatisme du traitement des ordinateurs repose sur la notion fondamentale du


programme enregistré. L’ordinateur doit exécuter les instructions stockées dans la
mémoire principale.

L’ensemble des instructions nécessaires à l’exécution d’une tâche constitue un


programme. Un ensemble des programme très élaboré s’appelle logiciel.

On peut citer trois grands groupes de logiciels : les logiciels de base, les logiciels
outils et les logiciel d’application.
II.2.2. Les logiciels de base

Ils comprennent un ensemble de programmes destinés à simplifier et améliorer


l’utilisation du matériel. Cet ensemble de programme est mis au point par le
constructeur de l’ordinateur et livré avec la machine. Dans la série des ces
programme on peut distinguer:

Le système d’exploitation (operating system), les programmes utilitaires, les


programmes de traduction et les pilotes.

a) Le système d’exploitation (SE)

Le système d’exploitation est un ensemble de programmes qui réalise l’interface


(intermédiaire) entre le matériel de l’ordinateur et les utilisateurs, d’une part afin
de construire au dessus du matériel une machine virtuelle plus facile d’emploi et
plus conviviale, d’autre part afin de prendre en charge la gestion des ressources de
la machine et le partage (entre différents programmes) celles-ci.

Cette gestion doit assurer l’équité d’accès aux ressources matérielles et assurer
également que les accès des programmes à ces ressources s’effectuent
correctement. Chaque ressource a ses propriétés et son mode de gestion déterminé
par le constructeur de la machine. Le SE doit assurer la communication entre ces
ressources.

24
Par ressources, on entend :
- Le processeur
- La mémoire principale
- Les mémoires de masse
- Les données
- Les autres périphériques

Les SE possèdent plusieurs caractéristique, on distingue :

Le SE monoprogrammation : un seul programme tourne dans la mémoire


centrale. Les programmes non encore exécutés sont stockés sur la mémoire
auxiliaire.
Le SE multiprogrammation : Dans ce cas, il existe plusieurs programmes en
mémoire. Ces programmes peuvent être complètement indépendants ou coopèrent
pour réaliser un travail en commun en échangent des informations.

De plus on ajoute un troisième contexte : le contexte multiutilisateur. Dans ce


contexte, plusieurs utilisateurs utilisent un même matériel. Il existe 3 cas
d’espèces :

 Multiposte : les utilisateurs disposent des terminaux différents et exécutent


le même programme. Ex : le système de réservation de places d’avion.
 Multitâches : chaque utilisateur doit avoir l’impression qu’il est le seul à
utiliser la machine. Le système d’exploitation assurera une répartition
équitable des ressources entre les utilisateurs de façon à ce que l’exécution
de chaque programme soit possible assez souvent, la solution consiste à
allouer une tranche de temps CPU de façon périodique aux différentes
tâches.
 Multitraitement ou Multiprocessing : dans ce cas, le système informatique
comprend plusieurs unités de traitement (CPU) à l’intérieure de la même
unité centrale ou connectés en réseau.

Le rôle du système d’exploitation consiste à gérer au mieux l’utilisation des


ressources matérielles. Il facilite utilisateur à accomplir une série d’opérations
pouvant être regroupées en fonctions essentielles :

La gestion des travaux : lancement et exécution des programmes, réponses aux


commandes utilisateurs.

25
La gestion des entées et sorties : les unités d’I/O sont fort divers et fonctionnent à
des vitesses très différentes de celle de l’unité centrale. Les transferts
d’informations entre les périphériques et l’unité centrale ont lieu par
l’intermédiaire des unités d’échanges (canal, mémoire tampons,…).
La gestion des fichiers : Elle se fait par des gestionnaires des fichiers qui offrent :
 La gestion des fichiers dont ceux des utilisateurs enregistrés sur la mémoire
auxiliaire.
 La protection des données
 La gestion de la bibliothèque des programmes

La communication avec l’utilisateur : Elle est assurée par la partie externe du


système d’exploitation. Après avoir été éventuellement identifié (cas d’un système
multiutilisateur), l’utilisateur va pouvoir spécifier ses besoins par l’intermédiaire
des commandes.

Parmi les systèmes d’exploitation les plus rependus, on peut citer :

 Windows XP, Windows 7, Windows 8, Windows BLUE


 L’OS/2 disponible sur les petits ordinateur IBM
 Le MAC sur les petits ordinateurs de la famille macintosh.
 L’UNIX utilisé dans les ordinateurs moyens particulièrement appelés
station de travail.
 La série OS/370-MVS système d’exploitation des grands ordinateurs
IBM.

Système d’exploitation des Smartphones :


 Android de Google pour Smartphone
 OS3 les iPad d’Apple
 Symbian OS de Symbian
 iOS de Apple Inc.
 BlackBerry OS de RIM
 Palm webOS
 Symbian chez Motorola et Nokia
 iPhone OS d'Apple
 Bada de Samsung.

26
Voici les logos de quelques systèmes d’exploitation (Figure 14) :

Tux la Mascotte de Linux Logo de Windows 7

Fig.15. Logos de quelques SE


b) Les Utilitaires

Ces sont des logiciels qui ont pour but d’aider le système d’exploitation à mieux
remplir son rôle. On peut citer :

 Les éditeurs

Ce sont des programmes qui permettent à l’utilisateur de saisir son texte.

 Les utilitaires systèmes

Ce sont des programmes d’emploi facultatif correspondant à des fonctions que l’on
retrouve sur toutes les machines. Parmi ceux-ci on peut retrouver des :

- Utilitaires des commandes de l’OS (Norton commandes, pc-tools…).


- Utilitaire pour travailler en BATCH.
- Utilitaire permettant de travailler en ligne.
- Utilitaire de tri (classement des données).
- Utilitaire de sélection des données d’un fichier.
- Utilitaire de nettoyage du disque, etc.

27
c) Les programmes de traduction et les pilotes

Un ordinateur de part sa technologie ne comprend qu’un langage très particulier


appelé « langage binaire », ou « langage machine » basé sur deux symboles (0 et
1). Ce langage étant difficile à utiliser par l’homme, des langages de
programmation artificiels on été développés et sont plus proche du langage
humain. Les programmes écrits dans ces langages doivent être traduit en langage
machine. Cette traduction est exécutée par la machine elle-même grâce à des
programmes spéciaux de traduction.
Il existe deux techniques de traduction :
 La compilation assurant une traduction complète du programme, une foi
pour toute avant son exécution. Le programme qui effectue ce travail
s’appelle compilateur.
 L’interprétation effectuant une traduction au fur et à mesure des besoins de
l’exécution du programme. Le programme qui s’occupe de cette tâche
s’appelle interpréteur.

Les pilotes ou Drivers sont des programmes qui permettent de gérer les
périphériques, c’est-à-dire lui envoyer les bonnes commandes au bon moment. Ils
prennent en charge les spécificités techniques particulières d’un périphérique par
rapport aux autres périphériques.

Un pilote est un logiciel qui indique à votre ordinateur comment communiquer


avec un composant matériel. Chaque composant d’un ordinateur nécessite un pilote
pour fonctionner, que ce soit l’imprimante, le lecteur DVD, le disque dur ou la
carte graphique.
II.2.2 Les logiciels outils
Les logiciels outils classiques sont :
 Le traitement des textes pour l’élaboration des lettres, notes, rapport et
documents.
 Le tableur pour la création et la manipulation des tableaux.
 Le logiciel de présentation
 Le lecteur audio et vidéo
 Le logiciel de gravure
 Le navigateur,
 Le logiciel de messagerie, etc.
28
Un logiciel outil intégré est un logiciel qui regroupe des programmes réalisant
plusieurs des fonctions précédentes. Exemple : Microsoft Office (Traitement de
texte, tableur, présentation, base de données, etc.)

II.2.3. Les logiciels d’applications

Ces logiciels permettent de réaliser les tâches d’une application particulière


donnée. Exemple :

 Logiciel de gestion des ressources humaines


 Logiciels de comptabilité
 Logiciel de cartographie,
 Logiciel d’analyse chimique,
 etc.

29
Chapitre III.

Le Système d’Exploitation
Sommaire

Ce chapitre introduit les techniques de base de manipulation des


systèmes d’exploitation et des logiciels de traitement des textes. Il s’agira
des SE Windows, Unix et Android. Deux logiciels de traitement des textes
seront présentés : Microsoft Word et Openoffice.

Ce chapitre est organisé en sept points :

III.1. Système d’exploitation Windows


III.2. Système d’exploitation Linux
III.3. Système d’exploitation Android
III.4. Traitement des textes avec Microsoft Word
III.4. Traitement des textes avec Open Office

III.1. Système d’exploitation Windows


III.1.1 Définition et présentation

Nous avons décrit au chapitre 2 la structure d’un système informatique, système


qui comprend deux grandes parties : le hardware et le software. Dans la partie
software, partie logicielle d’un système informatique, nous avons présenté le
système d’exploitation (SE) qui est le logiciel le plus important et indispensable.
Dans ce sous-chapitre, nous allons parcourir les grandes fonctionnalités d’une
famille des SE appelés WINDOWS.

Windows est une gamme de systèmes d’exploitation produit par Microsoft (Société
Américaine créée par Bill Gates et Paul Allen en 1975), principalement destinés
aux PC. Il possède un statut de quasi-monopole.

30
Il existe plusieurs versions de Windows. Dans le cadre de ce cours, seule la version
Windows 7 sera considérée à titre illustratif.

Les versions de Windows ont des noms plus ou moins étranges qui ne répondent
pas forcément à une logique inflexible. Nous pouvons citer :
Windows 95 (août 1995), Windows 98 (juin 1998), Windows NT, Windows 2000
(février 2000), Windows Me (septembre 2000), Windows XP (octobre 2001),
Windows Vista (janvier 2007), Windows 7 (octobre 2009), Windows 8 (Octobre
2012), Windows BLUE (juin 2013).

Comme caractéristiques principales, Windows est un système d’exploitation


multitâche, multiutilisateur à interface graphique qui utilise des images pour
entrer des commandes à la machine essentiellement à l’aide de la souris. L’activité
principale se réduit à cliquer sur la souris. On peut, toute fois, réaliser toutes les
actions avec le clavier. Windows est un SE propriétaire.
III.1.2. Les objets utilisés dans WINDOWS

Le SE Windows utilise plusieurs éléments graphiques qu’il convient de connaitre


pour une bonne et facile utilisation. Les plus importants sont les suivants :

Le Bureau

Le bureau est la zone de travail de l’écran dans laquelle apparaissent les fenêtres,
les icônes, les menus et les boîtes de dialogue. C’est la première zone qui apparait
une fois Windows chargé.

Les Menus

Un Menu est un ensemble des commandes de même nature ou des commandes


applicables à un même objet dans un environnement donné. Exemple : menu
Affichage (Commande liées à l’affichage des documents), menu Editer, etc.

Une Commande est une instruction donnée au programme de l’ordinateur par


l’utilisateur, pour exécuter une action spécifique. Exemple : Couper, Coller,
Enregistrer, etc.

Le menu est en fait un mode d’organisation des commandes qui facilitent leur
repérage et donc leur utilisation. Un menu peut comporter des sous-menus,
indiqués par des petites flèches. Certaines commandes d’un menu s’exécutent
directement et d’autres passent par des étapes intermédiaires (qu’on va appelées

31
boîte de dialogue) qui proposent des plus amples options et ou de spécifications
supplémentaires avant de s’exécuter. Dans un menu, ces commandes sont suivies
par trois points. Selon les circonstances, certaines commandes d’un menu peuvent
être indisponibles, elles prennent dans ce cas, une couleur pale.
Menu contextuel
Un Menu contextuel est un menu dont le contenu dépend du contexte, c’est-à-dire
de l’endroit où il est ouvert.

Commandes indisponibles

Commandes qui
ne s’exécutent
pas directement

Sous-menu

Fig.20. Exemple d’un menu contextuel et Menu contextuel de mise ne forme rapide

Le menu démarrer

Le Menu démarrer est le menu le plus important dans Windows. Il permet de


démarrer, comme son nom l’indique, l’application. Le menu Démarrer est
composé de trois parties :
 à gauche, sur fond blanc, une liste de programmes ;
 à droite, sur fond gris, une liste de liens (c’est-à-dire de boutons dotés de
textes) ;
 en bas à gauche, un champ de recherche.

La partie blanche permet d'accéder à tous les programmes installés sur le système.
La liste visible est constituée des programmes que vous utilisez le plus souvent,
elle évoluera donc automatiquement.

La partie grise contient également une liste de noms. Mais celle-ci n'évoluera pas
avec le temps. Les différents liens tels que « Documents », « Images », «jeux » ou
« Musique » permettent d'accéder à vos documents, vos images, etc.

32
Ordinateur : ce lien sert à accéder aux différents lecteurs de votre ordinateur
(disque dur, lecteur CD/DVD, carte mémoire d'appareil photos, etc.).
Panneau de configuration : il vous permettra de faire tout un tas de réglages sur
votre ordinateur.

En bas de la partie grise, vous pouvez voir le bouton « Arrêter ». Il sert, bien
entendu, à arrêter correctement votre ordinateur.

Le champ de recherche, en bas à gauche du menu Démarrer. Il sert à trouver un


fichier ou un programme qui peut être situé n'importe où sur l'ordinateur. C'est un
élément très pratique que vous utiliserez probablement très souvent.

En
permanence

Liens vers les


places
importantes

Programmes
récemment
utilisés

Tous les programmes


Zone de recherche Bouton
d’arrêt

Fig.20. Menu Démarrer

Pour ouvrir le menu démarrer cliquer sur le bouton ou le bouton


Windows disponible sur le clavier.

33
Les Fenêtres

Une fenêtre est une portion de l’écran dans laquelle les programmes peuvent
s’exécutés. Vous pouvez ouvrir plusieurs fenêtres à la fois. Par exemple, vous
pouvez consulter vos messages électroniques dans une fenêtre, travailler sur une
feuille de calcul ouverte dans une autre fenêtre. Les fenêtres peuvent être fermées,
redimensionnées, déplacées, réduites en bouton dans barre des tâches ou affichées
en plein écran.

Zone pour le déplacement

Fermer

Barre de recherche

Réduire
Panneau de
navigation

Glisser les
Ascenseur bordures
pour
redimension
ner la
Barre de défilement
fenêtre

Défilement

Fig.21. Exemple d’une fenêtre

Tout ce que vous allez utiliser sur votre ordinateur sera dans une fenêtre, que ce
soit la navigation dans Windows ou bien l’utilisation d’un programme. D’où le
nom du système : Windows (fenêtre, en anglais).

Les icônes

Petite image affichée à l'écran qui représente un objet pouvant être manipulée par
l'utilisateur. Les icônes servent de moyens mnémotechniques visuels et permettent
aux utilisateurs de contrôler certaines actions de l'ordinateur sans avoir à se
souvenir des commandes ou à les taper au clavier.
Les barres et les boutons

Barre : boite rectangulaire sur laquelle se trouvent plusieurs boutons.


34
Bouton : icône qui exécute une fonction spécifique qu’on active en y cliquant.

Barre des tâches


Barre qui contient le bouton Démarrer et qui apparaît par défaut au bas du Bureau.
Vous pouvez cliquer sur les boutons de la barre des tâches pour permuter les
programmes. Vous pouvez aussi masquer la barre des tâches et la déplacer vers les
bords ou le sommet du Bureau. Vous avez également la possibilité de la
personnaliser de nombreuses manières. Elle comprend les boutons de tous les
programmes et dossiers ouverts.

Fig.22. Barres des tâches et Boutons


Barre de défilement
Le long du coté droit ou inferieur (horizontal ou verticale) d’une fenêtre. Cette
barre vous permet de faire défiler le contenu de la fenêtre ou d’une liste qui n’est
pas entièrement visible en cliquant sur les flèches ou en glissant l’ascenseur.
Liste déroulante
Boîte de liste d’une seule ligne que l’on peut dérouler pour obtenir une liste des
choix.

Case à cocher
Petite case carré apparaissant dans une boîte de dialogue. Elle contient une coche
lorsqu’elle est activée. Elle permet de faire des choix.

Bouton radio ou case d’option


Petite case circulaire apparaissant dans une boite de dialogue et servant à
sélectionner une option. Lorsqu’elle est activée elle comprend un point à
l’intérieure.

Zone de notification
Zone de la barre des tâches située à droite des boutons de la barre des tâches. La
zone de notification affiche l’heure et peut aussi contenir des raccourcis permettant
35
d'accéder rapidement à des programmes tels que le Contrôle du volume et les
Options d'alimentation. D’autres raccourcis peuvent s'afficher temporairement dans
cette zone et fournir ainsi les informations sur l’état de certaines activités. L'icône
de raccourci de l’imprimante, par exemple, apparaît dès qu'un document a été
envoyé à l'imprimante et disparaît lorsque son impression est terminée.
Fig. 23. Zone de notification
dialogue

Connexion au réseau, (Batterie) seulement pour le portable,


afficher les éléments cachés. FR langue du système.

Boîte de dialogue et onglet


Boîte de dialogue : Fenêtre secondaire qui contient des boutons et divers types
d’options qui vous permettent d’exécuter une commande ou une tâche particulière.
(Cliquer sur les boutons commandes, OK, Annuler, Suivant, Précédant).Elle est
interactive lorsque elle exige une réponse de l'utilisateur.

Fig. 24. Boîte de dialogue

Onglet : Elément d’une boîte de dialogue, présent en plusieurs exemplaires dans


cette boîte de dialogue et réunissant divers options. Quand il est recouvert par un
autre onglet, on ne voit plus que le titre de l’onglet. On peut ainsi réunir plus d’une
centaine d’options dans une même boîte de dialogue.

36
Onglets

Fig. 25. Boîte de


dialogue et onglets

Boutons

Fichiers et dossiers
Le fichier est unité basique de stockage en Windows. Tout document traité par
l’ordinateur avec Windows est un fichier. (Photo, vidéos, audio, texte, base de
données, page web, etc.)

Les fichiers sont caractérisés par un nom et une extension. Les deux sont séparés
par un point. L’extension permet à Windows de sélectionner le logiciel qui
permet d’ouvrir le fichier souhaité (exemple : Photo.jeg, musique.mp3,
syllabus.doc, etc.). Chaque type de fichier porte un icône conformément au logiciel
utilisé pour le traiter.

Fichier .doc avec Présentation avec


Microsoft Word Power Point
Fichier .mp3 avec Fichier compressé
VLC WinRar
Fichier .pdf avec Fichier tableur avec
Acrobat Reader Excel
Dossier

Les fichiers sont souvent regroupés en Dossier. Les dossiers sont aussi
placer dans d’autres dossiers et forment ainsi une Hiérarchie ou arborescence des

37
dossiers. Chaque dossier ou fichier porte un nom. Dans un dossier les fichiers
portent des noms différents s’ils ont le même format ou type.

L’Arborescence des dossiers

Le disque dur est la mémoire de votre ordinateur. Quand vous enregistrez quelque
chose, c'est inscrit sur le disque dur. Cela permet à l'ordinateur de se souvenir de
vos fichiers, même lorsqu'il est éteint.

Le disque dur contient l’arborescence des fichiers et dossiers. En d’autres termes,


l’ensemble des dossiers est organisé sous forme d’arbre dont la racine est le disque
dur. Ceci permet de naviguer ou d’explorer le disque sans beaucoup de peines
lorsque qu’on y cherche des informations qui sont soit dans des fichiers ou soit
dans des dossiers.

Fig. 26. Exemple d’arborescence


Les bibliothèques
Windows 7 propose une fonctionnalité plus adaptée aux dossiers : les
bibliothèques. Ce sont elles qui sont affichées par défaut lors de l’ouverture de
l’explorateur Windows. Les bibliothèques sont des dossiers qui regroupent
plusieurs autres dossiers à un seul et même endroit. Sur l’image suivante on
apercevoir les bibliothèques (Librairies) Mes livres, Mes Logos, Mes
programmes que j’ai créées et les autres sont par défaut.

38
Bibliothèques créées

Bibliothèques par
défaut

Fig. 27. Exemple des bibliothèques

Mes documents et Corbeille

Mes document est un dossier spécial dans lequel on stocke des documents, des
graphismes ou d'autres fichiers auxquels on peut accéder rapidement. Lorsque
vous enregistrez un fichier dans un programme, ce fichier est automatiquement
placé dans Mes documents, à moins que vous ayez spécifié un emplacement
différent. C’est la zone de stockage par défaut de Windows.
La corbeille est la une zone de stockage des documents supprimés. Pour des
raisons de sécurité un élément supprimé est temporairement conservé dans la
corbeille pour prévenir des suppressions accidentelles. On peut donc récupérer ou
restaurer un fichier de la corbeille. Lors qu’on vide la corbeille, les éléments
supprimés sont définitivement perdus (en théorie).

Autres éléments importants


Terminons ce point par dire un mot sur certains éléments qui ne sont pas propres à
Windows, mais qui sont importants pour ce SE :
La souris
La souris et un périphérique très important pour Windows. La plus part des tâches
dans ce SE est réalisable grâce aux commandes de la souris. Il existe des souris
avec ou sans fil, à boule ou optique.
Le pointeur de souris
Le pointeur de souris est l'objet qui se déplace sur l'écran lorsque vous déplacez la
souris. Il peut rendre des formes différentes suivant sa position sur l'écran ou le
programme utilisé.

39
Le point d’insertion
Le point d’insertion est un trait vertical clignotant qui indique l’emplacement où
s'insérera le prochain caractère qui sera frappé au clavier. Pour déplacer le point
d’insertion vous pouvez agir soit : sur les flèches droite, gauche, basse et haute du
clavier ou positionner le pointeur de souris là où vous désirez placer le point
d’insertion, puis cliquez.

Bouton principal de la souris


Bouton de la souris qu’on utilise le plus souvent pour cliquer et double-cliquer.
Le bouton principal de la souris est le bouton gauche sur la plupart des souris, mais
vous pouvez modifier le rôle des boutons dans les Propriétés de la souris du
Panneau de configuration.

Bouton secondaire de la souris


Bouton que vous utilisez pour afficher les menus contextuels ou d'autres
fonctionnalités spécifiques aux programmes. Le bouton secondaire de la souris est
le bouton droit sur la plupart des souris et périphériques de pointage, mais vous
pouvez changer les fonctions des boutons dans le panneau de configuration de la
souris.

a) b) c)
Fig. 28. Souris, pointeur de souris et Point d’insertion

Info bulle
Information qui apparait dans une bulle indiquant les spécifications de l’icône sur
laquelle vous pointez.
Exemple d’info
bulle

Le clavier
Selon l’arrangement des lettres latines sur le clavier, on distingue la disposition
AZERTY (Francophone) ou la disposition QWERTY (anglophone).

40
Fig. 29. Clavier AZERTY

Fig. 30. Clavier QWERTY


Les Touches de saisie de texte

A B C
, , , etc. : Lettres courantes sans diacritique des différents alphabets (latin,
cyrillique, grec, etc.)

é à ç é
, , , , etc. : Lettres avec diacritiques (accents, cédille, etc.), caractères
spécifiques d’un alphabet.
: , ! , #, $, etc. : Ponctuation, caractères spéciaux, symboles
(disposition variable en fonctions des langues)
1 , 2, 3, etc. : Chiffres

+ - * /
, , , ,: Opérateurs mathématiques

Entrée ou Enter ou : Touche entrée (Valider les commandes).

41
Ensert ou Ens : Touche insertion

Suppr. ou Delete ou Del : Touche supprimer (caractère à droite


nsert du point d’insertion)

Tab ou : Touche tabulation

: Retour arrière ou Backspace (supprime un caractère à gauche du point


d’insertion)

: : Barre d’espace

Les Touches mortes

Elles modifient l’effet produit par la prochaine touche enfoncée (par exemple, sur
un clavier azerty français ou belge : ^ pour saisir â, î ou ï).
^
Les Touches de combinaison

Alt : Touche alternative

Alt Gr : Touche Alternate Graphic (Troisième fonction des touches)

Ctrl : Contrôle

Maj ou Shift ou : Touche majuscule temporaire et deuxième


fonction des touches

: Touche Windows (sur la plupart des ordinateurs personnels), elle permet


d’ouvrir le menu démarrer.

Les Touches directionnelles et de défilement

ou Home ou
Début ↖ : Touche début

Fin ou End ou ↘ : Touche fin


42
↑ ,
↓ ,
← , → : Flèches directionnelles haut, bas, gauche, droite

Ou Pg UP et ou Pg Down : Touche page précédente et


DVDEnd page suivante

Les Touches de verrouillage

oudéfil ou Scroll lock : Touche Arrêt défilement


Arrêt
Down
DVDEnd
Verrou num ou Num lock : Verrou numérique
défil
Verr
Downoumaj ou Caps Lock :Touche de verrouillage des majuscules
DVDEnd num défil
f1 , f2 ,…, Down
f1 : Touches de fonction
DVDEnd
2
Les Touches systèmes
Attn Pause
ou : Touche pause

Echap ou ESC : Touche échappement

Fn : Touche fonction des ordinateur portable (ne pas confondre avec les
touches F1, F2, etc.) ;
Impr. écran ou Print scrn : Impression écran

Système ou SysReq ou SysRq : Requête système

43
III .1.3. Les manipulations de base

Pointer un objet : placer le pointeur de l’écran sur un objet à l’aide de la souris ou


du clavier. Lorsque vous pointer un objet, il se distingue automatiquement des
autres.
Cliquer : appuyer et relâcher une fois le bouton gauche de la souris sur un élément
pointé.
Cliquer deux fois (double-cliquer) : appuyer rapidement deux fois le bouton
gauche de la souris et le relâcher.
Cliquer avec le bouton droit : appuyer et relâcher une fois le bouton droit de la
souris. Un menu contextuel apparaît.
Déplacer un objet : pointer sur un objet, appuyer sans relâcher le bouton gauche
de la souris, déplacer la souris jusqu’à l’endroit voulu et relâcher ensuite le bouton.
Ouvrir un document (programme, dossier, fichier):
- Double clic sur son icône
- Simple clic + la touche entrée du clavier
- Clic droit, puis choisir la commande ouvrir

Fermer un document :

- Clic sur le bouton de la barre des titres


- Alt + F4

III.1.4. Activités évoluées

III. 1.4.1. Navigation

Explorer l’arborescence du disque dur pour accéder, afficher et utiliser les


ressources de l’ordinateur (dossiers, programmes et fichiers). Il existe trois
principales manières de naviguer dans l’ordinateur :

a) Bouton démarrer et la barre des tâches

Vous pouvez accéder à toutes les ressources de l’ordinateur en utilisant le bouton


Démarrer (logo Windows).

- Cliquer sur le bouton Démarrer, le menu Démarrer s’ouvre et vous


donne accès à tous vos programmes et documents.
44
- Les boutons de tous les documents ouverts (fenêtres) apparaissent sur la
barre des taches. Vous pouvez ainsi basculer d’une fenêtre à une autre en
cliquant sur leurs boutons ou en utilisant la combinaison Alt+TAB. Vous
pouvez aussi utiliser la combinaison Windows+ TAB. Lorsque vous avez
plusieurs fenêtres ouvertes, garder ALT ou Windows enfoncé et appuyer
plusieurs fois la touche TAB et lâcher ces touches une fois qu’on atteint la
fenêtre du document recherché.

b) Poste de travail

Cliquer sur le bouton démarrer, puis sur Poste de travail

Poste de travail est aussi directement disponible sur le bureau et affiche les
ressources ou les informations dans différents lecteurs ou zone de stockage : disque
local (C ou D), disquette (A), CD-ROM (D), flash (E, F, G, …), document
partagés…

Pour ouvrir un lecteur la procédure est la même que pour un document.

c) Explorateur Windows

Cliquer sur Démarrer, pointer sur tous les programmes, puis sur accessoires,
choisir enfin Explorateur Windows.

La fenêtre de l’explorateur Windows a deux parties. La partie de gauche contient


les dossiers et les lecteurs, la partie de droite affiche les contenus du dossier ou
lecteur sélectionné.

Pour XP, certains dossiers ou lecteurs sont précéder des signes + ou - . Cliquer sur
le signe + pour afficher le contenu d’un dossier ou d’un lecteur toujours dans la
partie gauche.

Pour Windows 7 les dossiers sont précédés des flèches pour le même rôle.

NB : vous pouvez explorer vos disques à partir de n’importe quel dossier ouvert.

Utiliser le panel gauche de la fenêtre du dossier, la barre d’adresse, les flèches qui
précédent les dossiers, les flèches précédent et suivants.

45
III.1.4.2. Travail dans les documents

Créer un nouveau dossier : clic droit sur le lecteur ou dossier, choisir nouveau,
puis dossier. Donner ensuite un nom à votre nouveau dossier et valider.
Modifier le nom : clic droit sur le dossier, choisir renommer, taper un nouveau
nom et valider.
Sélectionner un document : cliquer sur l’icône du document.
Sélectionner tout les éléments d’un document ou dossier : utilisez la
combinaison CTRL+A

Sélectionner une partie du document :

 Eléments adjacents : cliquer sur le premier élément et balayer la zone en


gardant le bouton gauche de la souris enfoncé, puis relâcher le bouton.
 Eléments non adjacents : cliquer sur le premier élément, appuyer la touche
CTRL et sans la relâcher, cliquer sur les autres éléments à sélectionner.

Ou utiliser les raccourcis : SHIFT+touches de direction pour le premier cas et


SHIFT+CTRL+ barre d’espacement pour le deuxième cas.

Désélectionner un élément : cliquer sur un élément déjà sélectionné ou sur un


espace blanc ou le bureau pour le désélectionner.

Déplacer ou copier un fichier ou un dossier : on peut utiliser le menu contextuel


(clic droit) et choisir les commandes copier, couper ou coller. On peut également
utiliser les raccourcis :

- CTRL+C : pour copier le fichier dans le presse papier.


- CTRL+V : pour coller le contenu du presse papier
- CTRL+X : pour couper et mettre le fichier dans le presse papier.

On peut déplacer ou copier un fichier ou un dossier en le faisant glisser d’un


endroit à un autre. Pour copier appuyer la touche CTRL en glissant la souris.

Supprimer un fichier ou un dossier : sélectionner le fichier ou dossier et appuyer


sur DELETE ou SUPPR ou encore clic droit sur le fichier ou dossier, choisir la
commande supprimer.

NB : lorsque vous supprimer un dossier ou un fichier, Windows vous demande de


confirmer cette action, question d’éviter des suppressions accidentelles. Si vous

46
supprimer un fichier ou un dossier, Windows le place dans la corbeille. Si vous
voulez supprimer directement un fichier ou un dossier sans passer par la corbeille,
appuyer sur Shift et supprimer.

III.1.4.3. Configuration

Vous pouvez changer la configuration ou les paramètres de Windows et les adapter


à vos préférences.

Démarrer, Panneau de configuration

Double clic sur l’icône qui contient les paramètres que vous recherchez (apparence
et thème pour modifier l’arrière plan du bureau, l’écran d’éveille, la couleur…)

III.1.4.4. Lancer et arrêter un logiciel

La grande majorité des logiciels fonctionne sur le même principe. Évidemment ils
ne fonctionnement pas tous exactement de la même manière, mais un certain
nombre d'éléments sont similaires d'un logiciel à l'autre :
 Ils se démarrent et s'arrêtent de la même façon ;
 On enregistre notre travail de la même façon ;
 On accède aux options de configuration de la même façon ;
 On imprime son travail de la même façon ;
 Certains menus sont identiques ;
 etc.
Vous trouverez toujours des logiciels qui ne fonctionnent pas comme les autres...
Mais c'est plutôt rare. Bref, quand on en connait un, on en connait cent

Méthode 1 : en le sélectionnant dans la liste

Lorsqu'on clique sur le menu Démarrer, une liste apparait. Elle contient les
logiciels les plus couramment utilisés (très pratique). Si vous n'avez pas encore
beaucoup utilisé votre ordinateur, vous aurez une liste sans grand intérêt, mais peu
importe.
Cliquez sur le bouton Tous les programmes pour accéder à la liste complète de vos
logiciels, dans laquelle certains sont rangés par catégories.

47
Méthode 2 : avec le champ de recherche
Ouvre le menu Démarrer et tapez les premières lettres du nom du programme que
vous voulez lancer dans le champ de recherche :
Au fur et à mesure que vous tapez le mot, la liste est filtrée et seuls les éléments
correspondant à ce que vous tapez sont affichés. Vous avez alors très vite accès au
logiciel désiré. Essayez par exemple avec le mot "Bloc-notes" (nous allons nous en
servir dans la sous-partie suivante.

Méthode 3 : Raccourci du bureau


Certains programmes proposent à leurs installations la possibilité de placer un
raccourci sur le bureau de manière à les accéder rapidement.
Fermer un logiciel
On ferme un logiciel comme on ferme une fenêtre d'explorateur Windows : avec la
croix rouge en haut à droite de la fenêtre.
Cela dit, si vous avez effectué des changements dans le logiciel, un petit message
vous invitera à enregistrer votre travail.

III.1.4.5. Allumage de l’ordinateur

Appuyez sur le bouton d’allumage du boîtier (appelé « unité centrale ») et


attendez le chargement du système d’exploitation. Si vous avez plusieurs systèmes
d’exploitation sur votre machine, c’est au cours de l’allumage qu’il vous sera
demandé de choisir. Si aucun choix n’est fait, au bout d’un certain temps, le
système d’exploitation par défaut sera installé.

Si en plus vous avez plusieurs sessions sur votre ordinateur (Plusieurs utilisateurs),
cliquer sur le nom de la session que vous voulez ouvrir, entrez le mot de passe
(éventuel), appuyez sur la touche entrée ou cliquer sur le bouton OK. Attendre de
nouveau le chargement des vos paramètres personnels. Le processus d’allumage se
termine lorsque le bureau apparaît.

III.1.4.6.Fermeture de l’ordinateur

Cliquer sur démarrer, puis sur arrêter l’ordinateur, et enfin sur le bouton arrêter.
Au lieu d’arrêter l’ordinateur, vous pouvez le mettre en Veilleuse ou en
hibernation. La veille est le mode de fonctionnement d’un équipement dans lequel
tous les sous systèmes sont éteints sauf un circuit qui permet de le réveiller
rapidement. L’hibernation est l’état dans lequel passe un ordinateur (portable)
48
quand on doit économiser son énergie, avant de s’éteindre l‘ordinateur sauvegarde
tout son environnement (applications ou fenêtres ouvertes, etc.) qu’on retrouvera
tel quel au rallumage.

III.2. Introduction au système d’exploitation Linux Ubuntu

III .2.1. Présentation de Linux/Ubuntu

a) Le système Linux

Linux ou GNU-Linux est la gamme des systèmes d’exploitation open source et


libre à noyau UNIX. Un logiciel Open Source est un logiciel dont le code source
est ouvert aux utilisateurs pour pouvoir le modifier ou l’améliorer. Un logiciel libre
est un logiciel gratuit selon la nature de sa licence (Souvent GPL).

b) Histoire d’Unix et de Linux

À la fin des années 1960, les constructeurs d’ordinateurs proposaient chacun de


leur côté un système d’exploitation propre à leur machine et incompatible avec les
autres. C’est dans ce contexte qu’aux Bell Labs de New York, une poignée de
chercheurs ont entrepris de réfléchir à un système d’exploitation idéal. Unix est né.
Chaque utilisateur pouvant modifier le système, il est vite devenu incompatible. Il
est apparu nécessaire de normaliser le comportement du système Unix. La norme
POSIX était née.

Les systèmes Unix étaient encore, au début des années 1980, propriétaires. Le
besoin a pour ainsi dire suscité des initiatives alternatives, dont la première fut en
1983 le lancement du projet GNU par Richard Stallman. En 1984, ce dernier a
créé la Free Software Foundation (FSF, fondation du logiciel libre), cadre juridique
au projet GNU. L’objectif de ce projet était d’écrire un système Unix complet en
repartant de zéro, de manière compatible avec les systèmes existants, et sous forme
de logiciel libre.

Au début des années 1990, tous les éléments du système GNU étaient prêts. Seul
manquait le noyau, cœur assurant la liaison de l’ensemble, couche intermédiaire
entre le matériel et les éléments du système.

Le cœur qui manquait a été écrit par un étudiant finlandais du nom de Linus
Torvalds. C’est noyau a été appelé LINUX en hommage de son concepteur
(Linux= Unix de Linus). Son projet, initié en 1991, est rapidement devenu

49
fonctionnel. Dès 1993, les premières solutions complètes intégrant le noyau Linux
et le système GNU, ainsi que quelques applicatifs, ont vu le jour. Elles n’ont
depuis pas cessé de se développer en volume, qualité, et base installée.

Par la suite la FSF a demandé qu’on lui rende hommage en réservant le mot «
Linux » au seul noyau et en utilisant l’expression « GNU/Linux » ou « GNU-Linux
» pour le système complet.

Il ne faut pas confondre distribution Linux et noyau Linux, a fortiori système


GNU et noyau Linux.

c) Les distributions Linux

Pour faciliter la diffusion et l’installation de ces systèmes, des projets et sociétés


ont vu le jour et proposaient des « distributions Linux », offres intégrées
comprenant le noyau, le système, et un certain nombre d’applicatifs.

Ces distributions sont légion et diffèrent principalement par leurs méthodes


d’installation, de mise à jour, et par les choix par défaut qu’elles font. Mais toutes
utilisent largement les mêmes codes. Elles sont libres.

Dans la pratique, les distributions Linux constituent une alternative mondiale dans
le domaine du système d’exploitation face au géant Windows et le particulier Mac
OS.

Il existe des distributions principales (ou majeures, moins d’une dizaine) et des
distributions secondaires (ou mineures, plus de trois cents). Parmi les principales,
citons :
 Debian : la distribution de référence.
 Red Hat : l’autre distribution de référence maintenant commerciale et pour
les serveurs d’entreprise.
 Gentoo : la distribution à partir des sources.
 Slackware : la distribution la plus ancienne.
 Ubuntu : la distribution la plus aboutie basée sur la distribution Debian.
 Fedora : la version communautaire et grand public de la distribution Red
Hat.
 Centos : la version communautaire strictement équivalente à la version
commerciale de la Red Hat Entreprise recompilée à partir des sources.

50
 OpenSuse : au préalable basée sur une distribution Slackware, maintenant
autonome et passée sous contrôle de l’entreprise Novell.
 Mandriva, la distribution d’origine française basée sur une distribution Red
Hat.
 Knoppix : Distribution basée sur Debian, la Knoppix connaît un succès
grandissant ! Cette distribution s’amorce directement depuis un CD-Rom,
sans installation ni partitionnement, et offre un système Linux complet, prêt
à l’emploi, abritant environ 2 gigaoctets de logiciels utilisables.

d) La distribution Ubuntu

La distribution Ubuntu est née en 2005 par la Ubuntu Fondation (dont le but
avéré est de contribuer à la popularisation du système d’exploitation Linux). Cette
fondation appartient au multimillionnaire sud africain Mark SHUTTLEWORTH.

e) Philosophie d’Ubuntu

Le mot Ubuntu, d’origine africaine (bantou du sud de l’Afrique), a pour


signification « humanité aux autres » : ce qui place d’emblée cette distribution
dans une optique communautaire. Il peut être décrit comme un moyen de se
connecter aux autres personnes vivant au sein d’une même communauté, où vos
actions affectent l’humanité entière. Ubuntu est plus qu’un système d’exploitation :
c’est une communauté d’individus qui se but d’offrir la meilleure expérience
utilisateur possible. Ubuntu est sympathique avec son logo représentant
schématiquement trois personnes se tenant la main :

Fig.31. Logo d’Ubuntu

f) La promesse d’Ubuntu :
 Ubuntu sera toujours gratuit, ainsi que ses versions pour les entreprises et
ses mises à jour de sécurité.
 Ubuntu est accompagné d’un support commercial de Canonical et des
centaines de prestataires dans le monde.

51
 Ubuntu propose les meilleures traductions et la meilleure accessibilité que la
communauté des logiciels libres puisse offrir.
 Les principales applications d’Ubuntu sont gratuites et leurs sources sont
disponibles.
g) Ubuntu sur le plan technique

Au niveau technique, Ubuntu se base sur la distribution majeure Debian dont la


popularité et la robustesse ne sont plus à démontrer.

A l’inverse de ses concurrents (que sont Fedora, Mandriva, OpenSUSE,etc)


Ubuntu apporte :
 une procédure d’installation facile et impressionnante par sa qualité, les
matériels sont bien reconnus comme par exemple sur les ordinateurs
portables,
 un bureau classique mais ergonomique, apportant un ensemble de bases
cohérent et immédiatement fonctionnel (exemple : la suite bureautique),
 une mise à jour simple et accessible, même pour le non-initié,
 un système rapide et sécurisé,
 une documentation agréable et complète,
 une communauté active et parfaitement dans l’esprit du monde libre.

Ubuntu devient la distribution de référence dans le monde Linux.

III.2.2. Arborescence des fichiers de Linux-Ubuntu

À la différence du système Windows, la structure de fichiers sous Linux ne se base


pas par rapport aux périphériques : les lecteurs C, D, etc. englobés dans un
ensemble à la tête duquel on trouve un bureau. Avec Linux et Ubuntu, le point de
départ de la structure s’appelle tout simplement la racine et est noté par une barre
oblique (/). Tout le reste est contenu dans cette racine : les fichiers de données, les
fichiers répertoires ou les périphériques ; ces derniers étant considérés comme des
fichiers spéciaux. Devant la multiplicité des distributions Linux la dernière
normalisation de 2004 tente d’uniformiser cette structure :
La plupart des distributions Linux comme Ubuntu suivent l’essentiel du standard :
 / : répertoire racine, base du système de fichiers.
 /bin : contient les fichiers binaires exécutables.

52
 /boot : contient les fichiers nécessaires au démarrage.
 /cdrom : lien vers le répertoire /media/cdrom.
 /dev : contient les fichiers spéciaux descripteurs de périphériques.
 /etc : contient les fichiers de configuration utilisés par les programmes.
 /home : contient les données propres à chaque utilisateur du type
/home/nom_utilisateur.
 /initrd : répertoire utilisé par le système pour le démarrage du noyau et des
modules via un disque virtuel en RAM.
 /lib : contient les bibliothèques du système et des binaires.
 /lost+found : répertoire contenant les fichiers orphelins ou endommagés
après une vérification, il indique que le répertoire courant est sur une
partition dédiée.
 /media : répertoire de montage des périphériques temporaires comme le
CDRom,les clés USB, etc.
 /mnt : répertoire ayant autrefois le rôle de /media, sert maintenant d’espace
de montage de test pour l’administrateur.
 /opt : contient les paquetages logiciels supplémentaires et particuliers
(comme la taille) nécessitant un espace d’installation différent.
 /proc : interface contenant un système de fichiers virtuel pour les
informations sur le noyau et les processus.
 /root : répertoire spécifique et séparé de l’administrateur.
 /sbin : contient les fichiers binaires exécutables plus spécialement pour
l’administrateur.
 /srv : contient les données des services offertes par le système, comme par
exemple le système LTSP.
 /sys : contient les informations en provenance de /proc donc de la part des
gestionnaires de périphériques sous la forme d’un pseudo-système de
fichiers.
 /tmp : espace de stockage des fichiers temporaires.
 /usr : contient les données statiques exploitées par les utilisateurs : sources,
exécutables, documentation, bibliothèques, etc.
 /var : contient des fichiers à variables comme par exemple les journaux, les
bases de données...

53
L’arborescence s’obtient sur la distribution live par les menus Raccourcis Poste
de travail. L’item Système de fichiers affiche les icônes des répertoires de
l’arborescence.
III.2.3. Utilisation d’Ubuntu

a) Le bureau d’Ubuntu 12.04

Comme sur Windows, on utilise la souris pour naviguer sur le bureau, ouvrir des
applications, déplacer des fichiers et réaliser la plupart des autres tâches. En
résumé, les choses sont orientées visuellement. Lorsque vous lancer le système,
l’interface suivant s’ouvre :

Fig.32. Bureau d’Ubuntu 12.04

Plusieurs environnements de bureau sont disponibles. Ubuntu utilise Unity comme


environnement de bureau par défaut. Après l’installation et la connexion à Ubuntu,
vous verrez le bureau Unity. Cette vue initiale se compose de « L’arrière plan » du
bureau et de deux barres — l’une horizontale située en haut de votre bureau,
appelée « La barre de menus », l’autre orientée verticalement, située à gauche,
dénommée « Le lanceur d’applications ».
La barre de menus incorpore les fonctions courantes utilisées dans Ubuntu 12.04.
Les icônes à l’extrême droite de la barre de menus se trouvent dans une zone
54
appelée « zone des indicateurs ». Chaque Installation d’Ubuntu peut apporter de
légères différences quant au type ou au nombre Les indicateurs les plus courants
sont (à partir de la gauche) :

 L’indicateur de clavier : vous permet de choisir l’agencement du clavier qui


vous convient ainsi que vos préférences au sujet du clavier.
 Indicateur de messagerie : englobe toutes vos applications de vie en société
(messagerie instantanée, courriel, UbuntuOne, votre dépôt personnel en
ligne !)
 Indicateur de réseau : permet de gérer les connexions réseau et de vous
connecter rapidement et facilement à un réseau avec ou sans fil.
 Indicateur audio : fournit une manière aisée d’ajuster le volume sonore et
également d’accéder à votre lecteur de musique et aux réglages liés au son.
 Horloge : montre l’heure courante et permet un accès rapide à votre
calendrier et aux Réglages de la date et de l’heure.
 Menu utilisateur : permet de passer rapidement à un autre nom d’utilisateur
et d’accéder à vos comptes en ligne ou comptes d’utilisateur.
 Indicateur de session : fournit une manière aisée d’accéder aux Paramètres
système, Mises à jour, imprimantes, ainsi que des options de session telles
que verrouiller votre ordinateur, fermer la session, redémarrer l’ordinateur
ou l’arrêter complètement.
Le lanceur permet un accès aisé aux applications, aux périphériques montés et à la
corbeille. Toute application présente sur votre système ajoutera sa propre icône
dans le lanceur pendant son fonctionnement.

La première icône au haut du lanceur est le « tableau de bord » (parfois appelé «


dash »). Par défaut, il y a d’autres applications qui apparaissent dans le lanceur,
comme LibreOffice et Firefox, la lentille sélecteur d’espace de travail, les
périphériques éventuellement montés ainsi que, naturellement, corbeille au pied du
lanceur.

55
Tableau de bord

Autres applications

Lentille sélecteur
d’espace de travail
Zone des indicateurs

Corbeille

a) b)

Fig.33. Lanceur d’application (a) et Zone des indicateurs (b)

b) Espaces de travail et fenêtres

Les espaces de travail sont également considérés comme des bureaux virtuels. Ces
vues distinctes de votre bureau vous permettent de regrouper des applications, et ce
faisant de réduire l’encombrement et améliorer la navigation dans votre bureau.
Par exemple, vous pouvez ouvrir toutes vos applications multimédia dans un
espace de travail, votre suite bureautique dans un autre, votre navigateur internet
dans un troisième. Ubuntu dispose par défaut de quatre espaces de travail.
Pour basculer entre les espaces de travail, cliquez sur le sélecteur d’espace de
travail, que vous trouverez dans le lanceur. Cet outil vous permet d’afficher un
aperçu des espaces de travail (que ceux-ci contiennent ou non des applications
ouvertes) et de choisir celui désiré.
Lorsque vous ouvrez un programme dans Ubuntu une fenêtre apparaît sur votre
bureau. Dans Ubuntu, les fenêtres sont très similaires à celles que l’on trouve avec
Microsoft Windows ou Mac OS X
Dans Ubuntu il y a de nombreuses façons de passer d’une fenêtre ouverte à une
autre :

56
 Si la fenêtre est visible sur votre écran, vous pouvez cliquer sur n’importe
quelle partie de celle-ci pour la porter au-dessus de toutes les autres fenêtres.
 Utilisez Alt+Tab pour choisir votre fenêtre de travail. Maintenez la touche
Alt enfoncée tout en appuyant successivement sur Tab jusqu’à ce que la
fenêtre recherchée apparaisse au-dessus des autres.
 Cliquez sur l’icône correspondante sur le Lanceur. Déplacez votre souris sur
le côté gauche de l’écran pour afficher le Lanceur, et cliquez droit sur
l’icône de l’application. Si plusieurs fenêtres de l’application sont ouvertes,
double-cliquez sur l’icône afin de sélectionner la fenêtre que vous voulez.

C) Parcourir les fichiers de votre ordinateur


Il y a deux façons de rechercher des fichiers sur votre ordinateur soit les rechercher
directement, soit y accéder depuis le dossier où ils se trouvent. Vous pouvez
rechercher un fichier via le tableau de bord ou via Dossier personnel dans le
lanceur. Vous pouvez également utiliser l’outil Dossier personnel pour atteindre
les dossiers habituels (comme les dossiers Documents, Musique ou
Téléchargement), ou également les derniers fichiers auxquels vous avez accédé.

Menu Aller à
Pour accéder au menu Aller à, déplacez votre souris au-dessus de la barre de titre
et choisissez Aller à. Vous pouvez parcourir les fichiers de votre ordinateur en
choisissant Poste de travail dans ce menu. Si vous avez paramétré un réseau
domestique, vous trouverez un élément de menu pour accéder aux fichiers ou
dossiers partagés.
Votre dossier personnel
Le dossier personnel vous sert à stocker vos fichiers personnels. Son nom
correspond à votre nom d’utilisateur. Lorsque vous ouvrez votre dossier personnel,
vous verrez qu’il contient plusieurs dossiers supplémentaires, à savoir le Bureau
(qui contient tous les fichiers visibles sur le bureau), les dossiers Documents,
Images, Modèles, Musique, Public, Téléchargements et Vidéos. Ces dossiers sont
créés automatiquement pendant le processus d’installation. Vous pouvez ajouter à
votre guise et à tout moment des fichiers ou dossiers supplémentaires.

57
d) Gestionnaire de fichiers Nautilus

Tout comme Windows a l’Explorateur Windows pour parcourir les fichiers et les
dossiers, Ubuntu utilise par défaut le gestionnaire de fichiers Nautilus. Lorsque
vous choisissez le raccourci Dossier personnel dans le lanceur, que vous cliquez
sur un dossier dans le tableau de bord ou que vous double-cliquez sur un dossier de
votre bureau, la fenêtre du gestionnaire de fichiers Nautilus s’ouvre. Par défaut, la
fenêtre contient les fonctions suivantes : La barre de menus, la barre de titre et la
barre

Fig. 34. Gestionnaire de fichiers Nautilus montrant votre dossier personnel.

e) Recherche de fichiers et dossiers sur votre ordinateur

Vous pouvez rechercher des fichiers et dossiers à l’aide du tableau de bord ou de


Nautilus.
Recherche en utilisant le Tableau de bord : Saisissez simplement les termes de
votre recherche dans la barre de recherche en haut du tableau de bord.
Rechercher à l’aide de Nautilus : Dans Nautilus, cliquez sur Aller à
Rechercher de fichiers …, ou tapez Ctrl+F. Ceci ouvre une zone de texte où
vous pouvez taper le nom du fichier ou du dossier que vous recherchez.

58
f) Options de session

Grâce à l’Indicateur de session (tout à fait à droite dans la barre de menus), vous
pouvez Fermer la session, Mettre en veille, Redémarrer ou Éteindre votre
ordinateur. Dans l’Indicateur de session, vous pouvez choisir de Verrouiller
l’écran (demande un mot de passe pour pouvoir à nouveau utiliser l’ordinateur).
III.2.4. Travailler avec Ubuntu
Si vous effectuez une migration à partir d’une plate-forme Windows, vous pouvez
vous demander si les programmes que vous avez déjà utilisés sont disponibles pour
Ubuntu. Certains des programmes que vous utilisez déjà ont des versions natives
Linux. Et, pour ceux qui n’en ont pas, il existe des applications libres et open
source qui couvriront vos besoins. Le tableau suivant, reprends les logiciels les
plus utilisés :
Catégorie logiciel Ubuntu Windows

Suites bureautiques LibreOffice, KOffice, Microsoft Office,


Gnome Office, Kexi. LibreOffice
Applications de Mozilla Thunderbird, Microsoft Outlook,
Messagerie Électronique Evolution, KMail Mozilla Thunderbird
Navigateurs web Mozilla Firefox, Opera, Microsoft Internet
Chromium, Google Explorer, Mozilla
Chrome, Epiphany Firefox, Opera,
Google Chrome
Lecteurs PDF Adobe Reader, Evince, Adobe Reader
Okular
Lecteurs multimédia Totem, VLC, MPlayer, Windows Media Player,
Kaffeine VLC
Lecteurs de musique et Rhythmbox, Banshee, Windows Media Player,
agrégateurs de podcasts Amarok, Audacity, Miro iTunes, Winamp
Gravure de CD/DVD Brasero, K3b, Gnome- Nero Burning ROM,
baker InfraRecorder
Gestion de Photos Shotwell, gThumb Microsoft Office, Picasa
Gwenview, F-Spot
Édition & Retouche GIMP, Inkscape Adobe Photoshop, GIMP
graphique
Messagerie instantanée Empathy, Pidgin, Kopete, Windows Live
aMSN Messenger, AIM, Yahoo !

59
Messenger, Google
Talk

Applications de Voix sur Ekiga, Skype, Google Skype, Google Video


IP Video Chat Chat

LibreOffice(anciennement OpenOffice). Inclus :


 Writer : traitement de texte
 Calc : tableur
 Impress : gestionnaire de présentations
 Draw : programme de dessin
 Base : base de données
 Math : éditeur d’équation

III.3. Introduction au système d’exploitation mobile Android


III.3.1. Présentation d’Android

Android est un système d’exploitation Open Source pour smartphones, PDA et


terminaux mobiles conçu par Android, une startup rachetée par Google en 2007.
C’est un système open source utilisant le noyau Linux.

Le logiciel, a été proposé gratuitement aux fabricants de téléphones mobiles, ce qui


devrait faciliter son adoption. L’opportunité d’intégrer un système d’exploitation
puissant, gratuit et pouvant s’enrichir d’applications tierces à son matériel
électronique a ouvert la route à plusieurs projets.
Android équipe maintenant des cadres photos, des tablettes tactiles,
des netbooks, des voitures, des smartbooks, des téléviseurs, des radioréveils, des
autoradios et même des Walkman Sony.
III.3.2. Structure du système Android

Le système Android est défini comme un ensemble de logiciels destinés à fournir


une solution simple pour les appareils mobiles. Cet ensemble comporte :

 un système d’exploitation (comprenant un noyau Linux, Plus des pilotes),


 les applications standards
 des logiciels intermédiaires entre le système d’exploitation et les
applications

60
 une machine virtuelle et des bibliothèques permettant d'exécuter des
programmes prévus pour la plate-forme Java
 un framework - kit de développement d'applications
III.3.3. Les applications d’Android

 Logiciels clés : Le navigateur web, le téléphone et le carnet d’adresse


 Logiciels d’exploitation des réseaux de télécommunications : GSM,
Bluetooth, Wifi et UMTS.
 Logiciels de manipulation de médias : la vidéo, de l’audio et des images.
 Logiciels d’exploitation des capteurs tels que les capteurs de mouvements, la
caméra, la boussole et le récepteur GPS.
 L’utilisation de l’écran tactile,
 Le stockage en base de données
 Le rendu d’images en 2D ou 3D
 Un agenda électronique
 Une application de messagerie instantanée
 L’application Messaging pour envoyer des messages SMS ou MMS
III.3.4. Utilisation d’Android

a) Premier démarrage d’Android


Lorsque vous allumez votre téléphone pour la première fois (après la mise en route
décrite dans le guide de l'utilisateur de votre téléphone), vous êtes tout d'abord
invité à appuyer sur le logo Android.

Vous êtes ensuite invité à créer un compte Google ou à vous connecter à votre
compte Google, puis à prendre des décisions initiales sur l’utilisation des
fonctionnalités d’Android et de Google.

Fig. 35. Logo d’Android

61
b) Présentation de l’écran d'accueil

Lorsque vous vous connectez, l'écran d'accueil s'affiche. Il s'agit du point d'accès à
toutes les fonctionnalités disponibles sur votre téléphone. Il présente des icônes
d'applications, des widgets, des raccourcis et d'autres fonctionnalités. Vous pouvez
personnaliser l'écran d'accueil en y affichant le fond d’écran et les éléments de
votre choix.

Fig. 36. Ecrans d’Android

Pour afficher les autres parties de l’écran d’accueil, faites glisser l'écran d’accueil
vers la gauche ou la droite avec votre doigt. Les extensions de l’écran d’accueil
offrent plus d'espace pour les widgets, les raccourcis et les autres éléments.
c) Utilisation de l’écran tactile

Appui : Pour agir sur les éléments affichés, saisir des lettres et des symboles à
l'aide du clavier à l’écran, ou appuyer sur les boutons à l’écran, il suffit de les
toucher avec votre doigt.

Appui prolongé : Pour effectuer un appui prolongé, touchez un élément à l’écran


et attendez qu’un événement se produise pour relever votre doigt. Par exemple,
pour ouvrir un menu permettant de personnaliser l'écran d'accueil, appuyez sur un
espace vide de l'écran d’accueil jusqu'à ce que le menu apparaisse.

62
Action de glisser : Effectuez un appui prolongé sur un élément, puis déplacez
votre doigt sans le décoller de l’écran jusqu'à la destination souhaitée. Cette action
permet de déplacer des éléments sur l'écran d'accueil.

Défilement : Faire défiler signifie effectuer un mouvement rapide avec le doigt à la


surface de l’écran sans marquer de pause après avoir posé le doigt afin de ne pas
faire glisser des éléments.

Appui double : Appuyez deux fois rapidement sur une page Web, une carte ou un
autre écran pour zoomer.
Pincer : Dans certaines applications (Google Maps, Navigateur et Galerie, par
exemple), vous pouvez effectuer un zoom avant et arrière en plaçant deux doigts
en même temps sur l'écran et en les pinçant (zoom arrière) ou en les écartant (zoom
avant).
Rotation de l’écran : Sur la plupart des écrans, l’affichage pivote si vous inclinez
le téléphone sur le côté. L’affichage reprend sa position initiale lorsque le
téléphone est de nouveau droit. Pour savoir comment activer ou désactiver cette
fonctionnalité, voir la section "Paramètres d'affichage" à la page.

d) Utilisation des menus


Menus d’options
Les menus d’options contiennent des outils liés aux activités de l’application ou de
l’écran actuel, qui n’ont pas de lien avec un élément précis de l’écran. Pour ouvrir
les menus d’options, appuyez sur le bouton MENU. Certains écrans n’ont pas de
menus d’options. Le menu de certains écrans contient trop d’options pour pouvoir
les afficher toutes à la fois. Il suffit alors d’appuyer sur Plus pour faire apparaître
les autres options du menu.
Menus contextuels
Les menus contextuels contiennent des outils en rapport avec un élément précis de
l’écran. Pour ouvrir un menu contextuel, appuyez de manière prolongée sur un
élément affiché à l’écran. Tous les éléments ne disposent pas de menu contextuel.

e) Utilisation du clavier à l’écran


Certaines applications l’ouvrent automatiquement. Dans d’autres, il faut appuyer
sur le champ de saisie à remplir pour afficher le clavier.
Le clavier à l’écran comprend un certain nombre de paramètres. Vous pouvez
ouvrir les paramètres du clavier Android en appuyant de manière prolongée sur la

63
touche Microphone, puis en la faisant glisser vers l’icône Paramètres dans la
petite fenêtre qui s’ouvre.

Saisir manuellement du texte : Appuyez sur un champ de saisie. Le clavier à


l’écran s’ouvre

Fig. 37. Clavier à l’écran d’ Android

Saisir des chiffres, des symboles et d’autres caractères : Appuyez de manière


prolongée sur l'une des touches de la rangée supérieure, puis levez votre doigt sans
le déplacer pour saisir le chiffre indiqué en noir sur cette touche. Une ellipse ( ... )
s’affiche au-dessous du caractère pour les touches permettant la saisie de symboles
supplémentaires.
Appuyez de manière prolongée sur une voyelle ou sur la touche C, N ou S pour
ouvrir une petite fenêtre dans laquelle vous pouvez déplacer la voyelle accentuée,
ou l’autre lettre ou chiffre que vous souhaitez saisir.
Appuyez sur la touche Symboles pour afficher le clavier des chiffres et des
symboles. Appuyez sur la touche Alt du clavier des symboles pour afficher les
autres symboles. Appuyez de nouveau sur celle-ci pour revenir au clavier
précédent.
f) Activer la saisie vocale
Si le clavier à l’écran n’affiche pas de touche Microphone, cela signifie que la
saisie vocale n’est pas activée ou qu’elle est configurée pour apparaître sur le
clavier des symboles.

64
Lorsque la saisie de texte à l’aide du clavier à l’écran est possible, la saisie vocale
l’est également.
1. Appuyez sur ACCUEIL, MENU, puis sur Paramètres > Langue et clavier >
Clavier Android.
2. Appuyez sur Saisie vocale.
3. Appuyez sur l’option permettant de définir l’emplacement de la touche
Microphone (sur le clavier principal ou le clavier des symboles). De même, vous
pouvez appuyer sur Désactivée pour désactiver la saisie vocale.

g) Saisir vocalement du texte


1. Appuyez sur une zone de texte ou sur un emplacement dans un texte que vous
avez déjà saisi.
2. Appuyez sur la touche Microphone du clavier (si vous avez configuré la touche
Microphone afin qu'elle apparaisse sur le clavier des symboles, appuyez d’abord
sur la touche Symboles).
3. Lorsque l’invite "Parlez maintenant" s’affiche, dictez le texte à saisir. Dites
"virgule", "point", "point d’interrogation" ou "point d’exclamation" pour saisir la
ponctuation.

65
Chapitre IV. Microsoft WORD
IV.1. Présentation générale des logiciels de traitement de
texte
IV.1.1. Définition et concepts clés

Un logiciel de traitement de texte ou tout simplement un traitement de texte


est un logiciel servant à éditer du texte, de manière plus puissante et plus complète
(complexe) qu’un simple éditeur.

Un traitement est toute opération effectuée sur les données. Exemple : La


saisie ou l’action de numériser les données avec les doigts grâce au clavier. Il
existe aussi des méthodes de numérisation par reconnaissance de la forme ou de la
voix (Saisie vocale).
Un Editeur de texte est un programme dont la fonction est de permettre
l’édition (Création/ajout/modification/suppression) des textes simples et sans
enrichissement.
Un traitement de texte fait parti le plus souvent d’un kit ou d’une suite
bureautique comprenant d’autres types de logiciels. On appelle bureautique
l’ensemble des moyens et méthodes appliqués aux activités de bureau permettant
de traiter informatiquement (c’est-à-dire, à l’aide d’un système informatique) des
informations écrites, visuelles ou sonores.
Les logiciels de bureautique sont des logiciels utilisés pour réaliser les tâches
de traitement les plus courantes et les plus communes aux différents domaines
d’application de l’informatique

Le mot bureautique (de Louis Naugès, apparu en 1976) vient de la traduction


de l’expression anglaise « office automation » qui voulais dire : automatisation des
tâches de bureau.
Le but de la bureautique est ainsi de fournir des éléments permettant de
simplifier, d’améliorer et d’automatiser l’organisation des activités d’une
entreprise ou d’une organisation (gestion des données administratives, échange
d’informations, manipulation de données numériques, synchronisation des rendez-
vous, ...).
La plus part des données stockées dans des systèmes informatiques sont sous
forme de textes. Les textes son aussi les premiers médias à être utilisés dans les
systèmes informatique. Le traitement de texte prend donc une place de choix dans
une suite bureautique.
66
Un fichier texte dans un traitement de texte est appelé « document ».
IV.1.2. Exemples
Nous citerons deux exemples traitements de texte Microsoft Word et Writer.

Fig.1. Les logos de Microsoft Word et de LibreOfiice Writer.

IV.1.3. Fonctionnalités importantes


Les fonctionnalités principales attendues d’un traitement de texte sont :
 La saisie ou l’édition (création, ajout, modification et suppression) des
données textes.
 La sauvegarde des données textes sous forme des fichiers textes.
 La recherche des textes et des fichiers textes (accès facile).
 La mise en forme des documents textes (amélioration de la présentation).
 La mise en page et l’impression de textes et des fichiers textes.
 L’insertion d’autres éléments (liens, équations, images, graphiques, etc.).
Ces fonctionnalités permettre donc un traitement rationnelle et automatisée des
données textes.

IV.1.4. Interface utilisateur


Les logiciels sont constitués de plusieurs parties qu’on appelle couche.
Chaque couche est chargée de réaliser une ou plusieurs tâches. Il y a souvent une
couche qui permet à l’utilisateur de passer ses commandes au logiciel et à celui-ci
d’afficher les résultats des commandes à l’utilisateur. Tout cela est fait pour
facilité la communication entre les deux et rendre l’utilisation du logiciel simple et
convivial. Cette couche est appelée « interface utilisateur ».
Dans les SE graphiques, les interfaces utilisateurs ont des fenêtres. Les
fenêtres des interfaces utilisateurs des traitements de textes sont constituées des
éléments suivants :
 Une feuille de papier virtuelle sur laquelle la saisie s’effectue.
 Une barre des titres qui indique le nom et le format du fichier utilisé.
 Plusieurs barres d’outils qui contiennent des boutons permettant de réaliser
plusieurs traitements sous forme d’action ou fonction qu’on déclenche sur
ces boutons.
67
 Une barre ou plusieurs onglets permettant d’effectuer la mise en
forme, l’insertion, configuration de l’affichage, personnification des options
du logiciel, etc.
 Une ou plusieurs barres des défilements.
 Une barre de recherche (pour chercher et trouver rapidement un mot ou une
phrase dans le texte).
 Une barre d’états ou des statuts.

IV.2. Microsoft Word

Microsoft Word est un logiciel de traitement de texte du Kit bureautique


« Microsoft office » produit par la société Américaine Microsoft. Ce logiciel
fonctionne sur le SE Microsoft Windows. C’est un logiciel propriétaire fourni en
plusieurs versions : 1998, 2000, 2002, 2003, 2007, 2010 et 2013. Seule la version
2007 sera considérée dans ce cours.
IV.2.1. Interface utilisateur de Word 2007

L’interface utilisateur de Word 2007 se présente de la manière suivante (Figure 2) :


Bouton Office Barre d’accès rapide Onglets

Ruban

Boutons Groupes

Zone de
saisie
Barre d’état Barres de défilement
D’éta Barre affichage

Fig.2. Interface utilisateur du logiciel Microsoft Word 2007

Le Ruban est composé de plusieurs onglets :


Accueil : il reprend les commandes les plus couramment utilisées. Ces commandes
sont disponibles dans les autres onglets.
68
Insertion : contient les commandes liées aux objets et autres éléments que nous
pouvons ajouter au texte (tableaux, dessins, symboles, numéro et autres types de
texte).
Mise en page : contient les commandes qui permettent de préparer ou de présenter
le document ou texte sous forme de page (orientation, marge, taille de la page,
paragraphes, couleurs, etc.
Référence : contient les commandes permettant de lier les éléments du texte pour
faciliter leur recherche et leur accès (Table des matières, citations, index, légendes)
Publipostage : contient les commandes qui permettent de fusionner et publier des
textes sous forme des lettres à envoyer à plusieurs destinataires (création
d’enveloppe, création d’étiquette, etc.)
Révision : contient les commandes permettant le suivi, la vérification de textes et
de leurs traitements ou la protection du document (correction de la grammaire,
orthographe, commentaires, modifications, etc.)
Affichage : contient les commandes permettant de paramétrer l’affichage du
document à l’ordinateur et non pas sur papier (Taille d’affichage ou Zoom, mode
d’affichage, règle, organisations des fenêtres, etc.)

Chaque onglet contient plusieurs commandes ou contrôles. Les contrôles


disponibles dans chaque onglet sont organisés en groupes. Les groupes au sein de
chaque onglet permettent de diviser une tâche en sous-tâches. Exemple : dans
l’onglet Accueil, on retrouve les groupes suivants: Presse-papiers, Police (Fig.3.
a), Paragraphe, Style, Modification. Dans l’onglet Insertion, on retrouve les
groupes suivants : Pages, Tableaux, Illustrations (Fig.3. b), Liens, En-tête et pied
de page, Texte, Symboles.

Fig.3. a) Groupe Police de l’onglet Accueil b) Groupe Illustration de l’onglet Insertion

Les boutons au sein de chaque groupe permettent d’exécuter une commande ou


d’afficher un menu de commandes ou une boîte de dialogue, etc.
Exemples :

Boutons qui exécutent directement une tâche :

69
Boutons qui affichent un menu : ,

Boutons qui ouvrent des boîtes de dialogues :

Le bouton Office se trouve dans le coin supérieur gauche de la fenêtre Word. Son
icône est : . Il permet d’afficher le menu qui comporte les commandes de base
à savoir celles permettant d’ouvrir, d’enregistrer et d’imprimer, d’envoyer, de
Préparer, ou de Publier votre fichier

Par défaut, la barre d’outils Accès rapide se trouve dans la partie supérieure
de la fenêtre Word . Elle permet d’accéder rapidement aux outils
que vous utilisez fréquemment. Vous pouvez personnaliser la barre d'outils Accès
rapide en y ajoutant des commandes.
La barre de statuts donne des informations sur la position du curseur, le
nombre de page, le nombre des mots, la langue du document, la section se
rapportant au document actif.
La zone de saisie représente virtuellement une feuille de papier (avec les
dimensions paramétrables). Par défaut, la dimension de la feuille est A4. C’est
dans cette zone que se fait la saisie proprement dite.
IV.3. Quelques manipulations de bases

IV.3.1. Ouvrir un document


a) Nouveau document
Lancer le logiciel pour ouvrir un nouveau document vide. Pour Word
2007 suivez la procédure suivante : Démarrer, tous les programmes, Microsoft
office, Microsoft Word.
Ce chemin peut être écourté si Word est directement disponible sur le bureau
(Raccourci) ou sur le menu Démarrer

b) Document existant
Pour ouvrir un document qui a déjà été enregistré, vous pouvez cliquer sur la
commande Ouvrir. Cela ouvre une boîte de dialogue dans laquelle il vous faut
70
spécifier l’endroit où se trouve le document. Vous pouvez entrer dans le dossier
qui contient votre fichier et faire un double clic sur votre document. Le bouton
ouvrir se trouve dans le menu Office.

IV.3.2. Enregistrement d’un document


La Commande « Enregistrer » du bouton office, enregistre le fichier actif
avec son nom, son emplacement et son format en cours. La commande «
Enregistrer sous… » du même bouton, enregistre le fichier actif sous un nom, un
emplacement ou un format de fichier différent. Par défaut, le format d’un fichier
Word 2007 est docx.
Lorsque vous avez terminé de taper votre texte, ou mieux encore, dès que
vous avez travaillé 5 ou 10 minutes, vous devez enregistrer votre document
(CTRL+S ou clic sur le bouton « Enregistrer » de la barre d’accès rapide).
Word dispose d’un mécanisme d’enregistrement automatique des documents
après un temps paramétrable. Ceci pour permettre la récupération des documents
après panne ou arrêt anormale et brusque du système.

IV.3.3. Déplacement dans le document


Pour déplacer le curseur dans le document vous avez plusieurs possibilités :
 Glisser les ascenseurs.
 Cliquer sur les flèches de direction se trouvant aux extrémités des barres de
défilement.
 Cliquer dans la zone de saisie.
 Utiliser les flèches de direction situées sur le clavier
 Utiliser aussi les touches de déplacement suivantes, disponibles sur le
clavier:
[Pg Up] & [Pg Dn] pour le défilement de page en page, ce qui correspond à
cliquer sur les flèches du bouton suivant (Ce bouton se trouve en bas et droite de la
fenêtre, entre la barre de défilement et le zoom).
[Home] & [End] positionnement du curseur en début ou fin de ligne.
[Ctrl] + [Home] & [Ctrl] + [End] positionnement du curseur en début ou fin de
document.

IV.3.4. Activer une commande

71
Pour activer une commande, il faut cliquer sur le bouton de cette commande.
Certaines commandes présentent des sous-commandes, des listes déroulantes ou
même des boîtes de dialogues. On les remarque par une petite flèche. Pour
retrouver les commandes, commencer par cliquer sur l’onglet qui contient cette
commande.

IV.3.5. La Saisie du texte dans un document


Les caractères tapés au clavier apparaissent directement dans la zone de
saisie et sera à peu près ce que vous aurez sur papier (Mode WYSIWYG : What
You see Is What You Get). La saisie du texte dans un document se fait aussi en
mode dit « saisie au Km », c’est-à-dire que, c’est le traitement de texte qui gère
pour vous les retours lignes. Word dispose des mécanismes de vérification
d’erreurs et fautes. Les fautes d’orthographes sont soulignées au rouge et les
fautes de grammaire sont souligner au vert. Vous pouvez ainsi les corriger ou les
ignorer lorsqu’il s’agit des fausses erreurs.

IV.3.6. Traitement des textes


Après la saisie d’un texte, on peut avoir besoin de réaliser certains traitements
supplémentaires pour améliorer sa présentation, ajouter d’autres effets, imprimer,
etc.
a) Sélection des données
Avant d’effectuer tout traitement d’un texte, il faut au préalable le
sélectionner. Tout élément sélectionné (mot, phrase, paragraphe, etc.) change de
couleur, on dit qu’il est en « surbrillance ».
 Pour sélectionner un mot, double cliquer sur le mot ou placer le curseur
devant le mot, appuyer et garder la touche Shift et survoler, sans lâcher
Shift, le mot avec la touche de déplacement gauche.
 Pour sélectionner une ligne, placer le pointeur de souris dans la marge du
document au niveau de la ligne, le pointeur change de forme et cliquer.
 Pour sélectionner un paragraphe, cliquer trois fois quelque part dans ce
paragraphe.

b) Copier et Coller du texte dans un document


La fonction de copie dans l’environnement Windows se fait en 2 étapes :
 Sélectionner la zone à influencer et la stocker dans la mémoire (Presse
papier) en faisant CTRL+C ou Clic droit/Copier.

72
 Positionner le curseur à l’endroit d’insertion et activer la commande clic
droit droit/Coller pour restituer le contenu de la mémoire.
Remarque
Le contenu de la mémoire tampon reste actif jusqu’à ce que vous la
remplaciez par une autre zone en cliquant de nouveau sur le bouton copier. La
mémoire tampon contient l’information et celle-ci peut être restituée dans
n’importe quel document Word ou même dans n’importe quel programme office.
La notion de Copier/Coller est une fonction essentielle de l’environnement
de Windows, qui vous permettra de mélanger ou de récupérer un grand nombre
d’informations tout au long de votre travail.
La notion de Couper/Coller fonctionne exactement de la même façon que la
commande Copier/Coller à la différence près que dans un cas vous déplacez la
zone sélectionnée et dans l’autre cas vous la recopiez.
c) Effacer du texte
La zone sélectionnée étant toujours influencée par la ou les commande(s)
activée(s), il en va de même pour les touches claviers. Si vous sélectionnez un mot
et que vous appuyez sur la touche [Del] le mot sera effacé.
Remarque : Pour remplacer un texte, il n’est pas nécessaire d’appuyer sur la
touche [Del] après avoir sélectionné votre zone, étant donné que le 1er caractère
saisi au clavier remplacera votre sélection.
d) Mise en forme d’un texte
Pour modifier un texte on peut changer la police des caractères, la taille, la
couleur de la police, la couleur de surbrillance. Le texte peut être centré, justifié,
aligné à gauche ou à droite, on peut appliquer un style de textes pré définit. Toutes
ces fonctionnalités sont des commandes disponibles dans l’onglet Accueil, groupe
Police, Paragraphe, ou Style.
Exemple de mise en forme de texte :
Police de caractère Times New Roman
Police de caractère Arial
Police de caractère Courier New
Police de caractère Comic Sans MS
Police de caractère Lucida Calligraphy
Police de caractère Tahoma
Police de caractère Segoe Script

73
Taille de police 20
Taille de police 11

Taille de police 36
Taille de police 12
Texte gras, Texte en italique, Texte souligné, Texte Barré

e) Insertion d’objet
Dans Word 2007 l’onglet insertion vous permet d’ajouter d’autres objets à
votre texte. C’est le cas des tableaux, des illustrations (images, graphiques, formes,
etc.), des numéros de pages, des en-têtes et pied de pages, des symboles ou
caractères spéciaux, des équations mathématiques, etc.

IV.3.7. Mise en page d’un document


Dans Word 2007 l’onglet «Mise en page» permet de définir les marges,
l’arrière plan, la taille, la couleur et l’orientation de la feuille de papier, etc. Tout
se fait dans cet onglet.

IV.3.8. Impression d’un document


Avant d’imprimer votre document utilisez la commande « Aperçu avant
impression» (Bouton office /Imprimer/ Aperçu avant impression). Elle vous
économisera du temps, de l’ancre et du papier. Pour lancer l’impression, choisissez
la commande « Imprimer » ou CTRL+P, vous aurez accès à la fenêtre ci-dessous
(figure 4).

Fig.4. Boîte de
dialogue impression

74
Choisissez la plage ou l’étendue de page à imprimer, le nombre de copie, le
nombre de page par feuille, l’imprimante puis cliquer sur OK.
IV.4. Quelques manipulations avancées

IV.4.1. Insertion d’équations


Pour insérer une équation dans Word 2007, placez le curseur sur l’endroit du
texte où l’équation doit être insérée et cliquez sur le bouton pour ouvrir
son onglet.
Cliquez sur la petite flèche en bas du bouton « Equation », bouton qui se
trouve à l’extrême droite de l’onglet. Choisissez le type d’équation prédéfinie que
vous voulez insérer. Vous pouvez utiliser la barre de défilement pour afficher les
autres équations.

Les équations insérées peuvent être modifiées. Pour insérer une nouvelle
équation, cliquer dans ce même menu sur la commande « Insérer une nouvelle
équation » ou cliquer directement sur le bouton « équation » du groupe Symbole
de l’onglet Insertion. Cela va ouvrir un nouvel onglet « Outils d’equation » et va
placer un élément indiquant l’endroit où placer l’équation.

Fig.5. Onglet outils d’équation

Utilisez les différentes structures d’équations (intégrale, limite, matrice, fraction,


radical, etc.) et les différents symboles pour insérer toute forme d’équations.

IV.4.2. Insertion de la table des matières


Il est courant de trouver en début ou en fin d’un long texte ou document une
table des matières. Par exemple dans les livres, les thèses, les mémoires, les TFC
et autres TP. La table des matières permet d’accéder directement à la page du
document qui contient un point spécifique pour ne pas obliger au lecteur de
parcourir tout le texte. Word 2007 dispose des fonctionnalités permettant de
générer automatiquement la table des matières d’un document.

75
Pour placer une table des matières, le document doit être numéroté de
préférence (Word compte les pages par défaut). Les titres, sous titres et points du
texte doivent être configurés en style. Utiliser donc le groupe Style de l’onglet
Accueil (figure 6) pour configurer les différents titres qui doivent faire parti de la
table des matières. Vous n’avez plus qu’à sélectionner un titre et ensuite cliquer sur
son style. Répéter l’opération sur tout le document. Exemple de configuration de
style (Taille, couleur, type de la police et le nom du style):

Fig.6. Styles des titres


Pour placer la table de matière, placer le curseur à l’endroit souhaité, ouvrez
l’onglet Références, utiliser la commande Table des matières, du groupe qui porte
le même nom.

Fig.7. Groupe « Table des matières »

Cliquez sur la commande Table de matières pour ouvrir un menu (Figure 8 a)


permettant de choisir le type de Table prédéfini. Choisissez un type et vous aurez
votre table des matières.

Fig.8.a) Menu du bouton Table des matières b) Menu du bouton Table des matières

76
Choisissez le type de table de matières que vous voulez insérer. Word
générera automatique une table des matières comme celle illustrée par la figure 8.
Si vous n’avez pas configuré les titres, Word utilisera les numérotations des
titres et les numéros de pages implicites. Ceci ne donne pas toujours des résultats
satisfaisants. C’est pourquoi, il faut recourir à la méthode évoquée ci haut.
A partir de la table des matières vous pouvez directement vous rendre sur la
page qui contient un titre en effectuant CTRL plus clic sur le titre en question.

IV.4.3. Insertion des citations et des références

Un travail ou document scientifique, digne de ce nom et qui n’est pas un


plagiat, comporte toujours des citations et une notice bibliographique qui montrent
les sources documentaires consultées dans l’élaboration du document.
Les citations sont placées directement dans le texte et la référence est placée en
fin de document. Le texte suivant comporte trois citations (figure 9) : (REIX,
2002), (AUDIBERT, 2007) et de nouveau (REIX, 2002).

« Un système d'information (SI) est un ensemble organisé de


ressources (matériels, logiciels, personnel, données et procédures) qui
permet de regrouper, de classifier, de traiter et de diffuser de
l'information sur un environnement donné » (REIX, 2002). En d’autres
termes, c’est l'ensemble des éléments participant à la collecte, à la
gestion, au traitement, au transport et à la diffusion de l'information
au sein d’une organisation.
« Une base de données est un ensemble des données
rassemblées et stockées d’une manière organisée, quelque soit le
support utilisé pour rassembler et stocker les données, dans un but
spécifique » (AUDIBERT, 2007). Elle est donc au centre du système
d’information.
« En informatique, une base de données (BD) est un lot d'informations
organisé et stocké dans un dispositif informatique » (REIX, 2002).

Fig.9. Exemple d’un texte avec trois citations

77
Il existe plusieurs formes de citations. On les appelle styles ou standard. Elles
reprennent pour la plus part le nom ou les initiales de l’auteur ou des auteurs et
l’année de publication ou d’accès. De fois on trouve seulement des numéros entre
Crochets ou entres parenthèses.

La bibliographie correspondant à ces citations sera par exemple :

Fig.10. Exemple de la bibliographie correspondant au texte de la figure précédente

Pour placer automatiquement une référence, commencer par fournir toutes les
informations en rapport avec chaque source d’informations utilisée. Pour cela,
placer le curseur à l’endroit où sera la citation, ouvrez l’onglet Références, dans le
groupe citations et bibliographie, cliquer sur la commande Insérer une citation,
un menu s’ouvre (les sources déjà utilisées dans le document apparaissent dans ce
menu), choisir la commande Ajouter une nouvelle source…(Figure 11).

Insertion

Style
Sources
Créer la biblio déjà
utilisées

Nouvelle
source

Fig.11. Insertion des citations

Une boîte de dialogue s’ouvre et vous permet de compléter les informations


nécessaires (Figure 12).

78
Utiliser la liste déroulante pour choisir les types de document

Fig.12. Boîte de dialogue source de données

Les types de sources peuvent être : ouvrage, journal, article d’un journal,
rapport, compte rendu de conférences, site web, article d’un site web, document
électronique, document audio,…
Les autres informations dépendent du type du document : les noms des
auteurs, le titre du document, institution qui l a produit, l’année de publication,
l’année de consultation, le nom de la page web, l’URL de la page, etc.
Vous pouvez les informations à tout moment, utiliser la commande Gérer les
sources pour cela.
Pour placer la bibliographie, utiliser la commande « Bibliographie ». Vous
pouvez choisir le style de la bibliographie en utilisant sa liste déroulante. La
commande style modifier le style de la citation et non de la bibliographie.

79
Chapitre V. Internet et Web
V.1. La technologie Internet.

V.1.1. Notion de réseau et de protocole réseau

a) Définition du réseau

Un Réseau ou Network est un ensemble d’objets interconnectés les uns


avec les autres. Il permet de faire circuler des éléments entre chacun de ces objets
selon des règles bien définies.

Un réseau informatique est un ensemble d’ordinateurs (y compris leurs


périphériques) reliés entre eux grâce à des lignes physiques et échangeant des
informations. C’est donc un ensemble des moyens techniques et logiciels mis en
œuvre pour assurer les communications entre ordinateurs.
Un réseau permet:
 Le partage de fichiers, d’applications, des matériels.
 La communication entre personnes (grâce au courrier électronique, la
discussion en direct, ...)
 La communication entre processus (entre des machines industrielles)
 La garantie de l’unicité de l’information (bases de données)

Il existe plusieurs types de réseaux informatiques. Selon leurs tailles on retrouve :


 Le LAN (Local Area Network, en français Réseau Local). Il s’agit d’un
ensemble d’ordinateurs appartenant à une seule organisation et reliés entre
eux dans une petite aire géographique par un réseau
 Les MAN (Metropolitan Area Network) : interconnectent plusieurs LAN
géographiquement proches (au maximum quelques dizaines de km) à des
débits importants.
 Les WAN (Wide Area Network ou réseau étendu) interconnectent
plusieurs LANs à travers de grandes distances géographiques

80
b) Définition et exemple des protocoles réseau

Pour mettre en œuvre un réseau, il faut en plus d’une connexion physique, un


langage de communication pour qu’il puisse y avoir un réel échange. Puisque les
équipements d’un réseau son généralement hétérogènes du point de vue de la
technologie.
Les matériels et les logiciels mis en réseau doivent respecter un ensemble des
règles standards pour bien communiquer. C’est ensemble des règles est appelée
protocole.
Un protocole est donc une méthode standard qui permet la communication
entre des processus (s'exécutant éventuellement sur différentes machines), c’est-à-
dire un ensemble de règles et de procédures à respecter pour émettre et recevoir des
données sur un réseau.
Il existe plusieurs protocoles utilisables selon ce que l’on veut échanger, la
manière de communiquer et selon la taille du réseau. Citons par exemple :
 TCP/IP (Transmission Control Protocol/Internet Protocol) : contrôle des
transmissions des données, repérage de chaque ordinateur par une adresse et
acheminer les données à la bonne adresse internet.
 FTP (File Transfert Protocol) : spécialisés dans l’échange de fichiers.

c) Transmission des données dans un réseau


Dans un réseau les données sont transmises sur des supports physiques. Les
supports physiques de transmissions sont les éléments permettant de faire circuler
les informations entre les équipements de transmission. On classe généralement ces
supports en trois catégories :
 Les supports filaires permettent de faire circuler une grandeur électrique
sur un câble généralement métallique (Coaxial, paire de cuivre torsadées,
etc.).
 Les supports optiques permettent d’acheminer des informations sous forme
lumineuse (Fibre optique en verre ou en plastique).
 Les supports aériens (air ou vide) : ils permettent la circulation d’ondes
électromagnétiques ou radioélectriques diverses.
Les réseaux qui utilisent les deux premières méthodes de transmission sont
dits réseaux filaires et les autres sont dits réseau sans fil.

81
Les données sont généralement numérisées et codées sur le support. Par
exemple la différence de tensions (ou courant) du courant électrique alternatif est
utilisée pour transmettre un 0 ou un 1. Une horloge mesure le temps pendant
lequel une tension est maintenue.

Fig.13. Transmission numérique et analogique

Pour la fibre optique, les ondes lumineuses changent de fréquence chaque fois
pour transmettre un 1 ou un 0.
Les transmissions sans fil utilisent les ondes porteuses pour transmettre des 0
et des 1. On utilise une variation des caractéristiques de l’onde porteuse
(amplitude, fréquence ou de phase). On parle de transmission par modulation
d’onde porteuse (Figure 61).

V.1.2. Le réseau internet

a) Présentation du réseau Internet

Le réseau internet ou Internet est un réseau de réseaux associant des sous-


réseaux de structures hétérogènes et étendu sur toute la surface de la terre.
Ce qui le caractérise, c’est un ensemble de protocoles de communication
permettant à ces structures de communiquer entre elles, au-delà de leurs
différences techniques.
Le réseau Internet est formé des nœuds des serveurs, des routeurs et des
clients. Les notions de nœud, serveur, client, service, adresse IP, DNS, nom de
domaine sont nécessaire pour comprendre le réseau internet.

82
Un nœud est un point de rattachement à un réseau. L’Internet est composé
d’équipements interconnectés entre eux par différents types de liaisons au niveau
des nœuds. Un nœud peut être un ordinateur ou un routeur.
On trouve principalement deux classes d’équipements : des équipements
terminaux, tel qu’un simple micro-ordinateur, et des routeurs, destinés à relayer
les informations entre les équipements terminaux. Tous ces équipements sont
qualifiés de nœuds du réseau.
Certaines machines du réseau contiennent (hébergent) des logiciels
répondant à des requêtes en provenance d’autres nœuds. On qualifie ces machines
de serveurs, et les logiciels qu’elles hébergent sont appelés logiciels serveurs.
Un client est tout ordinateur du réseau demandant des services un serveur.
Il faut dispose également d’un logiciel client.
Un service est une fonctionnalité offerte par le logiciel hébergé sur un
serveur. A chaque service correspond des logiciels de type client, des logiciels de
type serveur, et un protocole leur permettant d’échanger des informations.
Exemple de services: téléphonie, télévision, messagerie, etc.
Toute machine sur l’Internet possède un code d’identification unique, appelé
adresse IP. C’est un numéro de genre 137.194.168.13.
Les adresses IP sont utilisées par les logiciels clients et serveurs. Quand un
utilisateur veut accéder à un serveur, il doit utiliser le nom de domaine du serveur.
Donc à chaque adresse IP correspond un et un seul nom de domaine.
b) Historique du réseau internet

Le réseau considéré comme l’ancêtre d’Internet est né aux États-Unis en


1969, il s’est appelé « ARPANET ». Ce réseau a appartenu à la DARPA (Defense
Advanced Research Project Agency) que l’on peut traduire en français par
« Agence pour les Projets de Recherche Avancée de la Défense ». C’est une
agence du Département de la Défense des États-Unis. Cette agence s’appelais à
l’époque ARPA, d’où le nom ARPANAT.

Au départ, il n’y avait que deux ordinateurs reliés par ARPANET. Puis,
d’autres ont été inclus au réseau. Tous faisaient parti de centres de recherche ou
d’Universités. En 1970, ARPANET raccordait 4 universités américaines de Santa
Barbara, de l'Utah, de Stanford et de Los Angeles.

83
Le réseau s’est agrandi pour accueillir des centres du département de défense
américain, des sites universitaires et des centres de recherche. Au fil des années, ce
sont de plus en plus d'ordinateurs qui se sont connectés...
En 1980, les protocoles TCP/IP (Transmission Control Protocol/Internet
Protocol) sont créés et sortent du secret militaire et entrent dans le domaine public
; n’importe qui peut les utiliser gratuitement. L’ARPANET devint au fur et à
mesure de ses évolutions notre Internet. Ce réseau est désormais public et
n’appartiens à personne.

c) Fonctionnement du réseau internet

L’Internet est maintenant constitué d’une dorsale vBNS (very high speed
Backbone Network Service) qui fait le tour des Etats-Unis, interconnectant des
réseaux régionaux ainsi que d’importants centres de calcul. Elle est reliée en cinq
nœuds principaux à des points d’échange de trafic commercial situés dans les
régions de Chicago, Los Angeles, New York, San Francisco et Washington
(Figure 14).
Les fournisseurs Internet du monde entier viennent se connecter chacun sur
plusieurs de ces points ou sur leurs sous nœuds (Qui peuvent être à l’extérieur des
Etats-Unis).

Fig.14. Les 5 principaux


nœuds du réseau Internet.

De part cette architecture, 70% des informations qui circulent sur le réseau
internet passe par le territoire Américain. Ce qui leur donne une grande capacité de
surveillance et d’espionnage.

De nombreux organismes internationaux néanmoins sont chargés de gérer et


d’administrer le réseau internet. On peut distinguer trois fonctions administratives
de base :
 la gestion de l’arbitre de routage ;
 l’attribution des numéros (adresses IP, numéros de ports, etc.) ;

84
 l’attribution des noms de domaines.

Nous pouvons citer les organismes tels que : Merit, Information Sciences Institute
(ISI), Internet Society, Iana (Internet Assigned Numbers Authority), RIPE,
APNIC, InterNIC, etc.)

d) Applications circulant sur le réseau internet

Plusieurs applications ou services circulent sur Internet :


Le transfert de fichiers : première application d’internet. Elle consiste à utiliser
des protocoles (FTP : File Transfer Protocol) pour transférer des fichiers d’un
nœud du réseau à un autre.
Le courrier électronique : Le message quitte donc la machine de l’expéditeur,
traverse le réseau jusqu’à la machine du destinateur. Les adresses IP sont utilisées
par des routeurs pour le cheminement des courriers. Des logiciels spécialisés
doivent être sur les deux machines. Exemple : Outlook Express. Ce service est très
différent des emails envoyés avec Yahoo, gmail et autres. Voir la partie sur le web.
La messagerie instantanée : La communication s’effectue en presque simultanée.
Lorsqu’on envoie un courrier à un correspondant, on s’attend logiquement à
recevoir une réponse, qui peut arrivée au bout d’un certain temps. La messagerie
instantanée est venue pour réduire ce temps d’attente.
Le contrôle à distance d’une machine : lancer des commandes à une machine
distante. Par machine on entend ici, tout appareil électronique ou mécanique
disposant d’une capacité intelligente (Processeur). Il peut s’agir d’ordinateurs, des
sémaphores des trains, des régulateurs de température dans les usines, etc.
La voix sur IP et vidéo conférence : communiquer en utilisant la voix et les
vidéos et pas seulement les textes. Ce service utilise des protocoles pour
transmettre des voix et des vidéos en quasi instantanée. Ces protocoles sont
implémentés par des logiciels spécialisés.
Le Web : service le plus utilisé en termes du nombre de paquets qui transitent sur
le réseau. Il permet d’accéder à des documents multimédias sur des serveurs.

85
V.2. La technologie Web

V.2.1. Définition et présentation du web

a) Définition du web

Le Web est avant tout une méthode d’exploitation des données basée sur les
liens hypertextes.
Un lien hypertexte est un moyen de navigation dans un ensemble
d’informations : celles-ci sont reliées les unes aux autres par l’intermédiaires des
liens. Lorsqu’on clic sur un lien dans un document, on aboutit directement au
point correspondant dans un autre document, et ainsi de suite.
Les hypertextes sont généralement mis en relief (gras, souligné, en
couleur, etc.) pour les distingués des autres textes. Lorsqu’on utilise d’autres
icônes ou images comme lien, on parle d’hypermédia.
Le texte que cache un lien peut se trouver sur un autre ordinateur connecté
par n’importe quel réseau. Ce mode de fonctionnement permet ainsi d’afficher le
contenu d’un ordinateur distant. C’est-à-dire utiliser les liens pour charger dans
la mémoire vive d’un ordinateur, le contenu se trouvant dans la mémoire
secondaire d’un autre ordinateur.

C’est le britannique Tim Berners-Lee (du CERN en suisse) qui inventa le Web.

b) Le web et le WWW

Le web a été implémenté sur le réseau internet pour faire le « World Wide
Web » ou WWW qu’on pourrait traduire par « Grande toile d'araignée mondiale ».
La toile fait bien sûr référence à l'immense réseau qu’est Internet. Le WWW est
souvent appelé Web. Donc web +Internet = WWW.

86
Il se présente comme est une gigantesque base de données multimédia
stockée sur des serveurs dits « serveurs web » accessibles sur le réseau internet.

La caractéristique principale de ce service est qu’un utilisateur du WWW se


balade de serveur en serveur, au fil de son utilisation ; l’expression en vogue pour
ce type d’activité est « Surfer sur le Web ».

Par abus de langage le WWW est aussi appelé « web ». Ce grand Web est
un système d’information multimédia fondé sur un protocole (HTTP : HyperText
Transfer Protocol) et un standard de formatage des pages (HTML : HyperText
Services Markup Language). Ses principales caractéristiques sont les suivantes :
 Une délocalisation totale du contenu, puisque les documents sont accessibles
indifféremment depuis n’importe quel nœud du réseau.
 La possibilité de faire référence à n’importe quel objet ou document au sein
d’un autre document (c’est la notion de lien hypertexte ou hypermédia).
 La capacité à acheminer l’information vers des applications externes, ce qui
en fait un outil complètement extensible.

On peut comparer l’ensemble du Web à une gigantesque base de données


internationale, distribuée sur plus de 300 000 machines, dans laquelle il serait
possible de mettre tous les documents en relation les uns avec les autres.

c) Structure des données et des pages du Web

Un document web est un ensemble des ressources web. Une ressource web
est un fichier multimédia (Texte, image, son, vidéo, graphiques, etc.) stocké sur un
serveur web. Un serveur web est un ordinateur puissant connecté en permanence à
internet et proposant les fonctionnalités du web.
Chaque ressource du web possède une adresse unique qui le distingue des
autres. Cette adresse est appelée URL (Uniform Resource Locator). Les différentes
ressources du web sont regroupées souvent en dossiers qui possèdent à leur tour
des URL et sont appelés Pages Web.
Les pages web d’une organisation sont aussi regroupées dans un dossier qui
doit lui aussi posséder une URL. Ce grand dossier est appelé Site web. Il est erroné
de parler de « site internet ». Un site web est donc une arborescence des pages web
et des ressources.

87
L’adresse d’un site web se présente de cette façon : http://www.radiookapi.net
 http:// : Protocole utilisé. La plupart du temps, on ne l’écrit pas car il est
implicite. Autrement dit, il est ajouté automatiquement par l’ordinateur.
 www : Ces trois www signifient... « World Wide Web ». Notez que tous les
sites n’ont pas forcément ces « www » dans leur adresse.
 radiookapi : Le nom du site. C’est la partie centrale qui, en général,
correspond au nom de la société ou de l’organisme en question.
 net : le domaine de premier niveau. Il donne une première indication sur le
contenu du site.

Le domaine de premier niveau donne une première indication sur le site :


son emplacement géographique ou son activité. Par exemple, les sites finissant en
« .fr » sont des sites d’entités (entreprises ou personnes) qui se trouvent en France
et « .cd » les entités se trouvant en ère décès, pardon RDC !!
Mais il existe aussi des domaines de premier niveau renseignant l’activité du site :
« .com » pour les sites commerciaux (aujourd’hui beaucoup de sites non-
commerciaux finissent en « .com ») ;
« .org » pour les associations/organisations à but non lucratif ;
« .coop » pour les coopératives ;
".edu" pour l'éducation ;

d) Le Web 2.0 et le Web 3.0

Le Web 1 est vue comme un ensemble de pages statiques, élaborées par des
professionnels, à des internautes qui les visionnaient. Il s’agissait de donner des
informations descendantes de celui qui les possède vers celui qui les consulte.
Le Web 2.0 démocratise la création des contenus. Il marque l’évolution d’une
consommation passive à une participation active où l’internaute, tout en demeurant
consommateur, est aussi auteur et évaluateur.
Le Web 3.0 désigne, pour sa part, différentes possibilités d’évolutions futures
du Web. La vision la plus courante est d’un Web sémantique où des ordinateurs
utilisent des programmes intelligents pour analyser toutes les données sur le Web
(contenu, liens, transactions), qu’elles soient en langage naturel ou non.

88
V.2.2. Navigation et Recherche sur le web

a) La navigation et les navigateurs

La navigation consiste à explorer le contenu du web ou visiter les sites web ou


passer d’une page à une autre. Pour le faire, il faut disposer sur son ordinateur d’un
logiciel spécial appelé Navigateur et être bien sûr connecté à l’internet.
Le navigateur est le logiciel qui vous permet de visiter les sites. Il permet
aussi de gérer la façon dont on navigue. Il existe plusieurs navigateurs sur le
marché dont la plupart sont gratuits. Les plus utilisés sont : Mozilla FireFox,
Internet Explorer, Opera, Safari et Chrome.

b) Les moteurs de recherche à mots clés

Il y a plusieurs façons d’atteindre un site Web. Bien sûr vous pouvez taper
son adresse dans la barre prévue à cet effet de votre navigateur. Mais bien souvent,
on atteint un site Web l’en ayant cherché depuis un moteur de recherche : un site
d’un genre particulier qui permet, comme son nom l’indique, de chercher sur le
Web.
Les moteurs de recherche sont des sites Web un peu spéciaux qui permettent
de chercher d’autres sites. Cela dit, ils restent des sites comme les autres : on peut
donc par exemple les mettre en favoris pour ne pas avoir à taper leur adresse à
chaque recherche.

Le moteur de recherche le plus utilisé reste Google (Créé en Septembre


1998, du terme mathématique « Googol » qui représente le nombre 1 suivi de 100
zéros).
Pour commencer une recherche, rendez-vous sur le site du moteur de votre
choix. Pour cela, tapez par exemple www.google.fr dans la barre d’adresse de
votre navigateur (Figure 15).

89
Onglet du navigateur

Barre d’adresse

Ajouter un
Onglets du moteur
onglet au
navigateur (Types de recherche et Nom du site
services (moteur de
recherche)

Barre de recherche

Boutons de recherche
Fig.15. Moteur de recherche Google lancer avec FireFox

Lors d’une recherche sur le Web, la plus grande « difficulté » est de bien
définir ses mots-clés. Les moteurs de recherche associent les sites Web (ou toute
autre ressource du web) à des mots-clés. Le but du jeu est de trouver ces mêmes
mots-clés. Prendre le temps de trouver de bons mots-clés est très important. Cela
permet non seulement de cadrer la recherche, mais aussi de réduire le nombre de
résultats possibles.
NB : Google n’est pas la source des informations qu’il vous propose après vos
requêtes. Il ne faut jamais donc dire : « j’ai tiré ces informations dans Google ».
La plus part des moteurs de recherche, bien que disposant des moyens de
corrections orthographiques et de reconnaissance typographique (suggestions au
cours de la frappe), ne sont pas intelligents et ne comprennent pas par conséquent
les questions qui leurs sont posés. Il ne sert donc à rien de taper dans la barre de
recherche toute votre question. Vous n’aurez pas de réponse à votre question mais
des références vers les sites qui contiennent vos mots clés indexés.
Les résultats d’une recherche se présentent sous la forme d’une liste de
liens. Chacun de ces liens mène potentiellement vers le site qui vous intéresse. Ils
sont accompagnés d’un petit texte descriptif ainsi que de l’adresse exacte du site en
question. Sur certains sites très fréquentés, un plan plus ou moins détaillé peut
même être affiché :

90
 le titre du site ;
 un petit texte descriptif ;
 l’adresse web du site (en vert) ;
 un plan du site (ce dernier n’apparaît que sur certains gros sites)

Mot clé de la recherche

Nombre des Temps de la recherche


documents trouvés

Titre des sites

Petits textes
descriptifs

Adresse des
sites

Fig.16. Résultat d’une recherche

Il est souvent difficile d’afficher tous les résultats sur une seule page. Le
moteur vous propose des résultats sur plusieurs pages. On y accède soit en cliquant
sur le numéro de la page soit en cliquant sur suivant. Le moteur vous propose
également des recherches qui peuvent être associées à votre recherche. Cette
fonctionnalité est très utile la figure suivante le montre :

91
Cliquer sur un lien
pour démarrer une Le mot clé
nouvelle recherche d’origine
avec les mots clés
proposés

Numéros des
pages

Fig.17. Recherche associées et pages suivantes

Effectuer une recherche avec Google est en apparence très simple. La


plupart de ses utilisateurs se contentent d’inscrire quelques mots-clés relatifs à
l’objet de leurs recherches, avant d’appuyer sur le bouton Rechercher ou
d’appuyer sur la touche Entrée (sur le clavier). Après quelques secondes, ils
obtiennent des milliers de résultats et tentent de trouver parmi eux la perle rare.
Certes, cette façon de faire permet de trouver des sites pertinents à une requête,
mais l’usager constate rapidement que les résultats obtenus ne le sont pas tous.
Une question mieux formulée dans Google permettra d’obtenir de bien
meilleurs résultats et par conséquent des informations bien plus pertinentes. Savoir
comment effectuer des recherches efficaces et précises est un avantage sérieux.
Pour obtenir des résultats plus précis, Google offre, comme bien d’autres
moteurs de recherche, la possibilité d’utiliser des fonctions de recherche avancée.
Ces possibilités sont offertes par plusieurs opérateurs :

92
Les opérateurs de base

Votre requête devrait Commentaires


Si vous cherchez:
avoir la forme suivante:
Des sites contenant Google ne fait pas de distinction
terme1 terme2 terme3
indifféremment entre les mots inscrits dans une
l’ensemble ou l’un des requête lorsqu’aucun opérateur n’est
exemple :
termes inscrits dans utilisé.
Bourses banque action
votre requête…
L’utilisation de l’opérateur OR (écrit
terme1 OR terme 2
en majuscule) ou du trait verticale ( |
terme1 | terme2
Des sites contenant ) indique au moteur de recherche
exemple :
l’un ou l’autre des d’afficher les sites traitant d’un ou
Charest OR Dumont
deux termes inscrits l’autre des termes inscrits dans la
Charest | Dumont
dans la requête… requête
Des sites contenant “ terme de la requête” L’utilisation des guillemets anglais
l’expression exacte (“ ”) pour encadrer les termes d’une
inscrite dans la requête exemple requête indique à Google de
rechercher les sites contenant
“Libérez-nous des libéraux” l’expression exacte indiquée entre
les guillemets
Des sites traitant d’un terme1 –terme2 L’utilisation du signe – (moins)
terme, mais pas d’un placé juste avant un mot indique à
autre qui lui est exemple : Google de rechercher les sites
souvent associé… drogue –légalisation contenant seulement la première
expression, mais non la seconde
Seulement les sites terme1 +terme2 +terme 3 L’utilisation du signe + (plus) placé,
traitant de tous les juste avant un mot indique, à Google
termes inscrits dans la exemple : d’afficher seulement les sites
requête… toxicomanie +traitement contenant les deux termes.
Seulement les sites ~terme1 L’opérateur (~ ) placé juste avant un
traitant d’un terme terme invite Google à afficher les
similaire à celui de la exemple : sites contenant des termes similaires
requête… ~cure à celui inscrit dans la requête. Il peut
(N.B. une telle requête être utilisé quand l’orthographe d’un
permet de trouver des sites terme est incertaine ou lorsqu’on
traitant de curé, de cure, de souhaite trouver des sites traitant de
postcure etc. ) sujet similaire ou associé au terme
inscrit.
Des sites traitants des terme1*terme 2 L'utilisation de l'astérisque (*) entre
deux termes séparés deux termes indique à Google qu'il
par un ou plusieurs exemple doit rechercher seulement des sites
mots contenant les deux mots de la
les*dessinées requêtes et qui sont séparé par un ou
plusieurs autres mots.

93
Les opérateurs avancés

Si vous Votre requête devrait Commentaires


cherchez : avoir cette forme:
La définition define:terme1 Dans une recherche avec Google, l’utilisation de
d’un terme… exemple : define: placé juste avant un mot ordonne de
define:délinquance rechercher les sites contenant une définition du
mot, ainsi que l’adresse du lien Internet où se
trouve cette définition
Des pages d’un terme1 site: adresse du site L’utilisation de l’opérateur site: suivi d’une
site particulier exemple : adresse internet limite la recherche à l’intérieur
contenant le Admission site:www.uqar.qc.ca du site
terme (permets de trouver toutes les
recherché… pages du site Internet de l’UQAR
traitant de l’admission)
Des pages traitant Terme1 valeur1..valeurs2 Méthode à privilégier notamment pour trouver
d’un terme dont exemple : des aubaines sur le net. de la fourchette de
la valeur est à Lecteur de DVD 100..150$ prix.
l’intérieure d’une (affiche tout le site offrant des
fourchette de lecteurs de DVD dont le prix se Notez que les deux valeurs doivent être séparées
chiffres… situe entre 100.00 $ et 150.00 $) par deux points (..)sans aucun autre espace.
Des fichiers terme1 filetype: L’utilisation de l’opérateur filetype: ou ext:
contenant un ou suivi d’un type de format limite les résultats aux
terme donné dans terme1 ext: adresses Internet contenant un document dans le
un format précis exemple : format précisé
toxicomanie filetype:pdf
ou
toxicomanie ext:pdf
Des sites Internet link:adresse du site L’utilisation de l’opérateur link: suivit de
qui font un lien exemple :link:www.etape.qc.ca/ l’adresse Internet d’un site connu et apprécié
avec un site (affiche seulement les sites permet souvent d’en trouver d’autres de nature
donné Internet qui font un lien avec le similaire.
site du Centre L’étape)
Une liste de liens safesearch:terme1 L’opérateur safesearch: devrait être utilisé
excluant des sites exemple: seulement quand les termes mentionnés peuvent
pour adulte safesearch:éducation +sexuelle prêter à confusion quant aux intentions de
seulement l’internaute.

94
Un site Internet cache:adresse du site Lorsqu’un site est répertorié sur Google, ce
dont je connais moteur de recherche en sauvegarde une copie
l’adresse, mais exemple : complète.
qui ne semble De ce fait, si le serveur hébergeant un site donné
plus être en ligne cache: www.googleguide est en panne, fermé, ou non accessible, il peut
être encore possible de consulter la copie
sauvegardée sur le serveur de Google.
Pour ce faire, inscrivez dans votre requête
cache: suivi de l’adresse du site ou encore,
cliquez sur le lien «cache» qui apparaît sous le
résultat concerné.

Autres opérateurs avancés:


recherche forme de la requête Commentaires
Des sites related: adresse du site Internet L’opérateur related: peut être très utile lorsque
similaires à celui apprécié l’on a trouvé un site pertinent à notre requête et
d’un autre site exemple : qu’on souhaite en trouver d’autres semblables.
fort apprécié… related:www.etape.qc.ca
Des sites dont le allintitle:terme1 terme2 Google restreint les résultats aux sites dont le
titre inclut tous exemple: titre contient les termes inscrits.
les termes de allintitle:googler aide
votre recherche
Des sites dont le allintext: terme1 terme2 Google restreint les résultats aux sites dont le
texte inclut tous exemple: texte contient les termes inscrits dans la
les termes de allintext:radio canada requête.
votre recherche
Des sites dont le allinurl: terme1 Google restreint les résultats aux sites dont
l'adresse Internet exemple: l'adresse Internet contient le(s) terme(s) inscrits
inclut tous les allinurl:IMDB dans la requête. Un opérateur très utiles
termes de votre lorsque l’on tente de retracer un site dont on se
recherche rappelle partiellement l’adresse
Des sites dont le allinanchor:terme1 Google restreint les résultats aux sites dont le
texte inclut tous exemple: texte contient les termes de la requête tout en
les termes de allinanchor: Rimouski constituant des liens vers un autre site.
votre recherche
Des sites qui link:adresse Internet Un peu comme l’opérateur related: cet
vous redirigeront exemple: opérateur peut être très utile pour trouver des
vers un site link:http://www.googleraide.net sites similaires à un site déjà connu et apprécié.
donnée Les webmestres ont en effet tendance à
répertorier leurs sites sur d'autres qui
s'apparentent ou complètent le leur.

Des informations location: nom de l'endroit Un opérateur pratique lorsque l'on veut se tenir
provenant d'une exemple : informer de ce qui se dit ou se passe ailleurs sur
région location:France notre belle petite planète.
particulière du
globe.
Des informations terme1 terme2 source:nom du Cet opérateur fonctionne seulement avec les

95
concernant un média médias qui ont site d'information en ligne.
sujet particulier et exemple:
provenant d'un scandale commandite
média précis. source:cyberpresse
(avec Google
News)
Des sites book:titre du livre Avec cet opérateur, Google vous proposera une
présentant ou liste de sites offrant des critiques, des analyses
diverses books:titre du livre et des extraits du livre choisi.
informations exemple :
relatives à un book:la guerre des mondes
livre dont vous ou
connaissez le books:la guerre des mondes
titre…

Remarque
 Ces opérateurs peuvent bien entendu être combinés entre eux pour obtenir
une précision de recherche encore plus accrue.
 Lors de la recherche, si vous tapez un calcul, Google vous renvoie le
résultat. Par exemple, la recherche 10*23 renvoie 230.
 Vous pouvez accentuer la précision de la recherche. Ceci signifie que vous
avez une idée très précise de ce que vous recherchez et que vous savez plus
ou moins où chercher. Cela veut aussi dire que si vous entrez trop de
précision dans votre requête et que celle-ci n’est pas formulée exactement de
la même manière à c’elle répertoriée dans Google, vous risquez de n’avoir
aucun résultat.
c) Les moteurs de recherche sémantique

Il existe actuellement des moteurs de recherche intelligents ou sémantiques


qui, au lieu de donner des liens vers des sites, répondent directement à votre
réponse. Ces moteurs on la capacité de comprendre votre question et d’y répondre.
Le plus aboutit de ces moteurs est WolframAlpha ou Wolfram|Alpha
www.wolframalpha.com. Il s’agit d’un service internet qui répond directement à
la saisie de questions en « anglais » par le calcul de la réponse à partir d’une base
de données, au lieu de procurer une liste de documents ou de pages web pouvant
contenir la réponse.
Lancé publiquement depuis le 15 mai 2009 , WA prend en charge quelques
domaines des sciences : mathématiques (résolutions des exercices), chimie,

96
géologie ou science de la terre, physique, géographie, ingénierie, informatique et
nouvelles technologies, alimentation et nutrition, histoire, etc.
La seule difficulté avec ces moteurs est de « comment rédiger sa question
pour qu’elle soit compréhensible pour les moteurs ? » En effet, ils ont une façon
de poser des questions. Il faut connaitre avant tout ce langage.

V.2.3. Quelques types de sites Web

a) Les sites vitrines

Les sites vitrines sont des sites de présentation ou de publicité sur le net d’une
entreprise.

b) Les sites portails

Les portails sont des sites web destinés à accueillir les internautes d’un de leur
début de surf.

c) Les blogs

Le mot « Blog » est une abréviation de « Web log » ou journal du net. La


version francisée est « blogue ».
C’est un site Web généralement publié par un seul individu, centré sur un
sujet particulier et régulièrement mis à jour. Les articles ou billets d’un blogue
paraissent en ordre chronologique inversé et chacun peut être commenté.

Les blogues sont qualifiés de la réflexion personnelle partagée. Ils sont


utilisés pour diffuser largement et facilement ses opinions, réflexions ou activités

Un « Blogger » est toute personne adonné aux blogs, version francisée :


« blogueur ». La « Blogosphère » est l’univers des blogs. Le verbe « Bloguer » :
veut dire « tenir un blog ».

On peut créer facilement un blog sur la plateforme Blogger de Google ou


WordPress.
d) Les Wiki

Les wikis ou la construction collaborative de connaissances. Il s’agit un


type particulier de site Web permettant à une communauté de créer et de modifier
97
collectivement un contenu publié en ligne. Utilisé pour co-construire des
connaissances. Il est surtout utilisé pour l’élaboration, en mode collaboratif, de
documents de référence principalement textuels et souvent libres de droits.

Exemple : Wikipédia et Wikimapia,

Le mot wiki vient due l’expression hawaïen « WikiWiki » qui veut dire « rapide
».

e) Les micros blogs

Les microblogues ou l’actualité nomade sont des outils servant à envoyer et


recevoir rapidement de brefs messages (appelés gazouillis ou tweets),
généralement d’au plus 140 caractères. Ces sites sont utilisés pour publier de
courtes nouvelles et commentaires ou des hyperliens, destinés à une communauté
qui peut les recevoir sur des équipements portables (SMS/ texto) ou sur le Web
(site personnel, messagerie instantanée, courriel, etc.).

La communauté qui suit un utilisateur des micros blogs est appelée « Followers ».
Exemple : Twitter

f) Les réseaux sociaux

Les réseaux sociaux ou la toile à visage humain sont des espaces Web
conçus pour le partage de renseignements entre un individu et son réseau de
relations sociales, directes et indirectes. Utilisés pour retrouver des relations,
connaître leur réseau social et échanger avec les personnes choisies des
renseignements sur soi (profil : état d’esprit, activités, photos, etc.) ou sur un sujet
d’intérêt.

Exemple : Linkedin, Facebook, etc.

g) Les sites de partages

Ces sites sont des sites où l’on peut héberger et partager des médias divers
(vidéo, photo, audio ou autres). Ces sites sont utilisés pour diffuser largement des
médias que l’on a produits, les regrouper, les partager avec d’autres, les indexer,
les commenter ou les utiliser dans la formation.

Exemple : Slideshare, YouTube, Flickr et Wikimedia


98
Chapitre VI. Microsoft Excel
VI.1. Présentation générale des logiciels tableurs

VI.1.1. Définitions

Un Tableur est un logiciel outil qui permet d’effectuer des calculs répétitifs
de façon massive. Un tableur traite les données représentées sous forme de
tableau à deux dimensions. Le mot « tableur » vient donc du mot tableau. Les
tableurs ont été également appelés « Chiffrier électronique ».

Un document tableur est appelé « classeur ». Un classeur est souvent


constitué de plusieurs feuilles ou sheets. Une feuille est un tableau en deux
dimensions formé des plusieurs lignes et de plusieurs colonnes.

VI.1.2. Exemples des logiciels tableurs

Il existe de nombreux tableurs développés par les grands éditeurs. Les principaux
tableurs sont :
 Microsoft Excel, de la suite bureautique Microsoft Office
 StarOffice Calc, de la suite StarOffice
 Calc de la suite libre Office.
 IBM/Lotus 1-2-3 de la suite SmartSuite.
 Corel Quattro Pro de la suite WordPerfect.
 KSpread de la suite libre KOffice sous Linux.

Dans ce cours nous allons considérer simultanément les tableurs Excel et


Calc. Les autres tableurs possèdent les mêmes fonctionnalités. Pour les détails des
deux tableurs retenus consulter les traitements de textes de leurs suites
bureautiques.

Fig.18. Logos de tableurs Excel et Calc

99
VI.1.3. Fonctionnalités importantes

Un tableur possède les fonctionnalités importantes suivantes :

 Effectuer des calculs simples et directs grâce aux formules et fonctions.


 Automatiser les calculs complexes.
 Créer facilement des représentations graphiques à partir des données saisies.
 Rechercher, trier et filtrer les données.
 Sauvegarder les données.
 Mettre en forme et en page les classeurs.

VI.1.4. Interface utilisateur

Elle est composée généralement de divers éléments dont :

2. Une barre de titre.


3. Une barre de menu permettant d’accéder aux différentes fonctions du
tableur.
4. Une ou plusieurs barres d’outils proposant sous forme d’icônes des accès
direct aux principales fonctionnalités.
5. Une barre de formules donnant l’adresse de la cellule sélectionnée et
indiquant son contenu. La barre de formule vous permet ainsi de saisir les
données à insérer dans les cellules.
6. Une Zone de Nom, située à gauche de la barre de formule, juste au-dessus
de la feuille de calcul, affiche le nom de la cellule active
7. Une feuille de calcul est l’élément clé du tableur, c’est le tableau contenant
toutes les cellules.
8. Une barre d’état donne des informations sur les actions à entreprendre.

100
VI.2. Présentation de Microsoft Excel

VI.2.1. Description de l’interface utilisateur d’Excel


L’interface utilisateur ou l’écran d’Excel est la zone de travail du logiciel,
c'est-à-dire la fenêtre où l’on réalise tous les traitements. C’est la première fenêtre
qui s’ouvre lorsque vous lancez le logiciel (figure 19). Elle se présente de la
manière suivante :
Bouton Office et barre d’accès rapide
Barre de titre

Ruban Barre d’onglets

Zone de nom et Barre de formule


et we

En-tête de
Cellule
colonne
active
Classeur
Cellules
Numéro Barre de
des défilement
lignes Feuilles du
Barre d’état,
classeur
affichage et zoom

Fig.19. Interface d’Excel

Remarquer que le ruban prend la place des barres d’outils. Un classeur


Excel est constitué de feuilles de calcul (trois par défaut), ayant chacune un onglet.
On peut en rajouter, le nombre maximal étant 255 feuilles. Par défaut, le nom de la
feuille, écrit sur le premier onglet, est « Feuil1 ». On peut renommer et même
supprimer une feuille d’un classeur.
Une feuille de calcul est organisée en « Colonnes » et « lignes ». Une feuille
de calcul Excel comporte 16 384 colonnes, dont les cases d’en-tête sont nommées
de A à Z, puis de AA à AZ, puis de BA à BZ, de CA à CZ, et ainsi de suite jusqu’à
XFD et 1 048 576 lignes, dont les cases d’en-tête sont numérotées de 1 à 1
048 576.

101
VI.2.2. Notions de cellules et de références des cellules
On appelle « cellule » l’intersection entre une ligne (horizontale) et une
colonne (verticale) de la feuille de calcul. Ainsi le nom de la ligne combiné au nom
de la colonne donne les coordonnées ou adresse d'une cellule.
On distingue deux styles de référence des cellules :
 Le mode dit L1C1 (Ligne 1, Colonne 1) où la cellule est repérée par le
numéro de ligne précédé de la lettre L et le numéro de la colonne précédé de
la lettre C.
 Le mode dit A1 où les numéros de ligne sont repérés par des chiffres et les
colonnes par des lettres.

VI.3. Quelques manipulations de base

VI.3.1. Ouvrir un classeur


Identique aux traitements de texte.

VI.3.2. Enregistrement d’un classeur


Identique à aux traitements de texte

VI.3.3. Déplacement dans le classeur


A beaucoup d’égards le déplacement dans un classeur est identique à celui
dans un document. Sauf que dans un classeur, on déplace le carré gras entourant
la cellule active et nom un curseur. On peut donc utiliser les touches de
déplacement du clavier ou la souris.
Quelque soit l’endroit ou vous vous retrouver dans le classeur, pour atteindre :
 La cellule A1 : Ctrl + Home.
 La dernière cellule de la zone active (la plage commençant par A1 et qui
contient toutes les données) : Ctrl + Fin (End)
 La première cellule de la ligne active (ligne de la cellule active) : Home
 Une cellule en bordure de la zone de cellules (zone entourée de cases d’en-
tête de lignes ou de colonnes, ou de cellules vides) : pointez sur la bordure
de la cellule active, en direction de la cellule à atteindre. Quand le pointeur
se transforme en croix fléchée, double-cliquez.

102
VI.3.4. La Saisie des données

a) Saisie des textes et nombres


Déplacer l’encadrer gras jusqu’à la cellule ou vous voulez saisir vos
données. Taper vos données (nombre ou texte) au clavier. Par défaut, un texte est
aligné à gauche, un nombre est aligné à droite (Figure 20).

Fig.20. Alignement des textes et nombres, débordement et date


b) Validation et passage à une autre cellule
Pour valider la saisie, et passer :
 A la cellule d’en dessous : Entrée ou touche
 A la cellule de droite : Tab  ou touche
 A la cellule du haut ou à celle du bas : touches fléchées du clavier ou
 A une cellule quelconque : cliquez dessus.
Par défaut, taper Entrée pour sélectionner la cellule d’en dessous (option « Bas »).
On peut paramétrer différemment cette option Excel.

c) Le débordement des données dans les cellules


Quand un texte déborde sur la cellule suivante, une saisie dans celle-ci masque le
texte de la cellule précédente. Quand une date déborde, la validation transforme
l’affichage de la date en une suite de dièses (#).
Quand un nombre déborde, il est affiché en notation scientifique, c’est-à-dire sous
la forme du produit d’un nombre décimal compris entre 1 inclus et 10 exclus par
une puissance de 10.
Que ce soit un texte, une date ou un nombre qui déborde, le contenu exact de la
cellule demeure, même si l’affichage est différent. En sélectionnant la cellule
(cliquez dessus), son contenu exact apparaît dans la zone de contenu de cellule
(barre de formule).

103
d) Saisie semi-automatique de données de type texte
Lorsqu’on effectue des saisies de type texte dans une colonne, Excel les
mémorise. Après avoir tapé une ou plusieurs lettres dans une nouvelle cellule de la
colonne, dès qu’Excel reconnaît une saisie précédente, celle-ci est
automatiquement proposée. Il ne doit pas y avoir de cellule vide entre la cellule
active et la cellule reconnue. Tapez sur Entrée pour valider la saisie proposée et
passer à la cellule suivante.

Fig.21. Saisie automatique d’un texte reconnu


On peut également afficher une liste de choix : faites un clic droit dans la
cellule juste au-dessus ou juste au-dessous des valeurs déjà saisies. Dans le menu
contextuel qui s’ouvre, cliquer sur « Liste déroulante de choix ». Il va apparaitre
dans cette liste tous les contenus de type texte de la colonne. La liste s’arrête dès
qu’il y a une cellule vide (en dessus ou en dessous). Cliquez sur un élément de la
liste affiche son contenu dans la cellule (Figure 22).

Fig.22. Menu contextuel et Liste de choix


e) Saisie d’une date ou d’une heure
 Séparez le jour, le mois et l’année par les caractères / ou –
 Sinon, si vous écrivez le mois en toutes lettres, vous pouvez aussi utiliser des
espaces.
 Si le jour n’est pas mentionné, Excel le considère comme étant le 1er jour du
mois.
104
 Séparez les heures, les minute et secondes par :
 Les dates et les heures, reconnues en tant que telles par Excel, sont des
données numériques. Elles sont donc alignées à droite dans les cellules.

f) Modification des données


Avant validation, si on souhaite recommencer la saisie dans la cellule,
utiliser le bouton de la barre de formule. Cela permet d’annuler la saisie en
cours. L’équivalent par le clavier est la touche Echap (Esc).
Après validation :
Soit vous modifiez le contenu de la cellule dans la zone située juste au-
dessus de la feuille de calcul. Soit vous double-cliquez dans la cellule, puis vous
rectifiez.
Soit, la cellule étant active, vous tapez F2, puis vous modifiez.
g) Suppression de données
Sélectionnez la ou les cellules, puis appuyez sur la touche Suppr. Après
sélection, si vous souhaitez bénéficier d’options d’effacement : sous l’onglet
Accueil, dans le groupe « Edition », activez le bouton « Effacer ».
Il faut bien distinguer la suppression du contenant et celle du contenu.
Quand on supprime la donnée d’une cellule, on ne supprime pas la case qu’est
cette cellule. Quand on supprime les données d’une colonne, la colonne devient
vierge, mais elle reste.
La suppression du contenant entraîne celle du contenu, mais on n’a pas l’inverse.
Les contenants sont : colonnes, lignes et cellules.

VI.3.5. L’insertion et suppression d’objets


Une insertion ou une suppression de contenant entraîne un décalage. Dès
qu’il y a insertion (ou suppression) du contenant, il y a décalage de cellules pour
insérer (ou supprimer) les nouvelles cellules. Les cellules qui ont été décalées,
changent de références (sauf si leurs références sont liées à des références d’autres
cellules.
Pour insérer ou supprimer des cellules, on peut utiliser :
 Les options du menu contextuel qui s’affiche après clic droit sur la sélection.
 Ou bien le ruban : boutons « Insérer » ou « Supprimer » du groupe «
Cellules » de l’onglet Accueil.
Pour insérer ou supprimer une plage de cellules :
105
 Sélectionnez la plage de cellules à côté de laquelle sera effectuée l’insertion
ou la suppression de cellules.
 Clic droit sur la sélection, commande « Insérer » ou « Supprimer ».
 Choisissez l’option souhaitée dans la boîte de dialogue qui s’affiche.

Options pour l’Insertion de cellules : Décalage vers la droite, Décalage vers le


bas, Ligne entière et Colonne entière. Options pour la suppression de cellules :
Décalage vers la gauche, Colonne entière, Décalage vers le haut et Ligne entière.
L’insertion des colonnes s’effectue à gauche :
 Sélectionnez le nombre de colonnes à gauche desquelles vont être insérées
les nouvelles colonnes. Le nombre de colonnes insérées correspondra au
nombre de colonnes sélectionnées.
 Clic droit sur la sélection, commande « Insertion ».
L’insertion des lignes s’effectue au dessus :
 Sélectionnez le nombre de lignes au-dessus desquelles vont être insérées les
nouvelles lignes. Le nombre de lignes insérées correspond au nombre de
lignes sélectionnées.
 Clic droit sur la sélection, commande « Insertion ».
La démarche est la même pour la suppression des lignes ou colonnes.

VI.3.6. La Sélection
a) La sélection d’une Cellule
Pour sélectionner une cellule :
 Pointez sur la cellule. Le pointeur ayant l’aspect d’une croix blanche,
cliquez.
 Ou bien, atteignez la cellule avec les touches fléchées du clavier.
 Si vous êtes en cours de saisie, validez (par exemple, en tapant Entrée),
avant de sélectionner cette cellule en cliquant dessus.
b) La sélection d’une Plage de cellules
Tout rectangle de cellules est appelé « plage de cellules », ou « plage ».
Dans une plage, la cellule active par défaut est la cellule située en haut à gauche.

106
On désigne une plage par la référence de sa première cellule en haut à
gauche, suivie d’un double-point, puis de la référence de sa dernière cellule en bas
à droite (exemple : B2:D9).
Pour sélectionner une plage de cellules :
 Cliquez-glissez de la première à la dernière cellule.
 Ou bien sélectionnez la première cellule, puis appuyez sur la touche Maj et
sélectionnez la dernière cellule de la plage.
Lorsque plusieurs cellules sont sélectionnées, le fond de la cellule active reste
blanc, tandis que les autres cellules sélectionnées changent de couleur (Figure 23).

Fig.23. Plage de cellules

c) La sélection d’une d’ensemble de cellules non adjacentes


Pour sélectionner un ensemble de cellules non adjacentes :
 Sélectionnez le premier élément,
 Puis appuyez sur la touche Ctrl et
 Sélectionnez les autres en cliquant, ou en cliquant-glissant, dessus.
La dernière cellule de l’ensemble est sur fond blanc et les autres sont sur fond
coloré.

Fig.24. Sélection des cellules non adjacentes


d) Une colonne ou une ligne 
Pour sélectionner une ligne ou une colonne :
 Pointez sur la bordure externe de la case de l’en-tête,

107
 Le pointeur ayant l’aspect d’une flèche, cliquez.

Toute la colonne ou toute la ligne de la feuille est sélectionnée.


Pour sélectionner :
 La colonne de la cellule active : Ctrl + Espace. 
 La ligne de la cellule active : Maj (Shift) + Espace. 

 

Fig.25. Ligne et colonne sélectionnée

Pour sélectionner des colonnes ou des lignes adjacentes :


 Cliquez-glissez sur les cases d’en-tête des colonnes ou des lignes à


sélectionner. 
 Ou bien : sélectionnez la 1ère, puis faites Maj (Shift) + clic sur la dernière.
Pour sélectionner des colonnes ou des lignes non adjacentes :

 Sélectionnez la première.
 Puis Ctrl + clic pour sélectionner chacune des autres.

Pour sélectionner toutes les cellules de la feuille :


 Avec la souris : pointez la case de l’intersection entre les deux lignes d’en-
têtes (horizontale et verticale). Le pointeur se transforme en croix blanche ;
cliquez.
 Avec le clavier : Ctrl + A. 

VI.3.7. Mise en forme et mise en page

La mise en forme et la mise en page sont identiques à celles d’un traitement


de texte.

VI.3.8. Impression
Idem au traitement de texte. Il faut préciser que les lignes de quadrillages ne
sont pas des caractères imprimables par défaut. Lorsque vous voulez les imprimer,

108
il vous faudra le paramétrer dans l’onglet « Mise en page », groupe « Options de la
feuille de calcul ». Activer la case à cocher « imprimer » dans la partie
Quadrillage.

VI.4. Quelques activités évoluées

VI.4.1. Travail rapide


a) les séries de données
La procédure de création d’une série évite de saisir une à une les données.
Elle est plus rapide et plus fiable que la saisie individuelle de chaque élément
d’une série. On peut créer une série dans tous les sens (vers le bas, le haut, la droite
ou la gauche).

Série linéaire
Une série linéaire est une suite de nombres, chacun (à partir du 2ème) étant
obtenu en ajoutant un nombre fixe à l’élément précédent. Le nombre ajouté est
appelé « incrément » ou « pas ».
Exemple : 2, 4, 6, 8,10. Le pas de cette série linéaire est 3. Figure

Pour créer une série linéaire, procédez ainsi :


 Saisissez les 2 premiers éléments de la série, sur deux cellules adjacentes, en
ligne ou en colonne (Excel en déduit le pas de la série).
 Sélectionnez les 2 cellules ainsi remplies (le pointeur revêt l’aspect d’une
croix noire +), puis cliquez-glissez à partir de la poignée de la sélection sur
les cellules à remplir avec les termes suivants de la série (Figure 26).
Les saisies étant effectuées à l’horizontal, on peut étendre la série vers la
gauche ou vers la droite. Deux saisies étant effectuées à la verticale, on peut
étendre la série vers le bas ou vers le haut.

Pendant le cliqué-glissé, une info-bulle indique le nombre qui s’affichera


dans la cellule. Par cliqué-glissé sur la poignée en sens inverse, on peut réduire la
série.

109
Fig.26. Exemple d’une
série linéaire

Plage sélectionnée Cliqué-glissé

Poignée Info-bulle

Fig.27. Série linéaire (Générée à la verticale)

Pour créer une suite de nombres de valeur constante (exemple : 10, 10, 10) :
saisissez ce nombre. Après validation, sélectionnez la cellule et effectuez un
cliqué-glissé sur la poignée. Une seule cellule étant sélectionnée, Excel applique un
pas nul (Figure 28).

Fig.28. Série d’une valeur constante (Générée à l’horizontale)

Vous pouvez aussi ouvrir le menu de la balise (cette balise s’ouvre à la


fin du cliqué-glissé) pour incrémenter de 1, ou bien afficher la fenêtre « Série de
données » pour incrémenter du pas souhaité. Pour afficher cette fenêtre : sous
l’onglet Accueil, dans le groupe « Edition », activez le bouton « Remplissage »
, sélectionner la commande « Séries », spécifier le pas dans la boîte de
dialogue qui s’affiche.
110
Fig.29. La
commande
série du
bouton
Remplissage

Fig.30. boîte de dialogue


Série de données

Dans la fenêtre, l’option « Tendance » aboutit au même résultat qu’un cliqué-


glissé.

Série géométrique
Une série géométrique est une suite de nombres, chacun (à partir du 2ème)
étant obtenu en multipliant par un nombre fixe l’élément précédent.
Exemple : 4, 8, 16, 32, 64. Le pas de cette série géométrique est 2.
Pour créer une série géométrique, procédez ainsi :
 Saisissez le premier élément. Validez.
 Puis, au choix, sélectionnez :
o Soit toutes les cellules à remplir,
o Soit uniquement la cellule du premier élément. Indiquez alors la
dernière valeur (exacte ou approximative) de la série. Le nombre de
termes sera fonction de cette dernière valeur.
 Affichez la fenêtre « Série de données »
 Choisissez vos options. Si vous n’avez sélectionné que la cellule du premier
élément, indiquez la dernière valeur de la série.

111
Fig.31. Série géométrique de 7 termes à partir de 2 et de pas 3

Série chronologique
Une série chronologique est une suite de dates, chacune (à partir de la 2ème)
étant obtenue en ajoutant la même durée à la date précédente. La durée ajoutée est
le « pas » de la série.
Exemple : 10/05/2013, 17/05/2013, 24/05/2013. Le pas de cette série
chronologique est 7.
Comme pour la création d’une série linéaire, on peut utiliser pour créer une
série chronologique : cliqué-glissé sur la poignée de la sélection, balise active et
fenêtre « Série de données ».

Fig. 32. Série chronologique

Nous pouvons aussi générer les séries avec les jours de la semaine, les mois de
l’année, etc.

112
Fig. 33. Série sur les jours de la semaine

Série alphanumérique
Les valeurs d’une série alphanumérique sont constituées d’un texte fixe et
d’un nombre qui peut être incrémenté.
Pour créer une série alphanumérique, procédez ainsi :
 Saisissez le 1er élément (exemple : Interro 1) ou les deux premiers éléments
(exemple : forme 5 et forme 7). Validez (cliquez dans une autre cellule).
 Etendez le contenu de la cellule, ou des deux cellules, par cliqué-glissé sur la
poignée de la sélection (on obtient dans le premier exemple : Interro 2,
Interro 3... et dans le second exemple : forme 9, forme 11...).
La fenêtre « Série de données » n’est pas utilisable pour une série alphanumérique.
Dans l’incrémentation, Excel ne prend en compte que le nombre situé le plus à
droite (c’est-à-dire la dernière décimale).

Exemple : saisissez hauteur 1,84. Validez. Cliquez-glissez sur la poignée de


la cellule. Vous obtenez hauteur 1,85 puis hauteur 1,86…
Série générée à partir d’une liste personnalisée
Vous pouvez générer automatiquement une série à partir d’une liste enregistrée.
Pour créer une liste personnalisée, procédez ainsi :
 Affichez la fenêtre « Listes pers. » : « bouton Office », « Options Excel »,
« Standard », « Meilleures options pour travailler avec Excel », puis
cliquez sur le bouton « Modifier les listes personnalisées ».
 Dans la zone « Listes personnalisées », choisissez « Nouvelle liste ».
113
 Pour entrer les éléments dans la liste :
o Soit vous les écrivez : dans la zone « Entrées de la liste », tapez
chaque élément, en validant avec Entrée après chaque saisie. Pour
terminer, cliquez sur le bouton Ajouter.
o Soit vous les importez : cliquez dans la zone à côté du bouton
Importer. Sélectionnez la plage contenant les éléments que doit
contenir la liste. Cliquez sur le bouton Importer.
 Validez.

Exemple : La liste des provinces du Congo : Katanga, Equateur, Kinshasa, Nord


Kivu, Sud Kivu, Maniema, Kasai Oriental, Kasai Occidental, Bas-Congo, Province
Oriental et Bandundu.
La liste est triée par ordre alphabétique :

Fig.34. Liste triée des provinces

Ouvrez ensuite la fenêtre des options comme indiquer ci-haut, cliquer sur le bouton
, sélectionner la plage des cellules de B3 à B13. Cliquer de nouveau sur le

bouton .Cliquer ensuite sur le bouton « Importer » .

114
Fig.35. Fenêtre des options « listes pers »

Cliquer sur OK pour valider et la liste est ajouter. Cliquer de nouveau sur OK.

Pour générer automatiquement une série de cette liste, Saisissez dans une cellule
une province. Validez. Faire glisser la poignée de la sélection :

Fig. 36. Création de la série à partir d’une liste personnalisée des provinces du Congo

b) Copier, Coller et Presse-papiers

115
Les opérations de copier, couper et coller d’Excel sont identiques à celles de
Word. Déplacer, copier ou coller ne changent pas généralement les références des
cellules existantes. Ces actions n’entraînent aucun décalage de cellules, sauf dans
le cas où ces elles nécessitent une insertion.

Les données copiées ou coupées sont enregistrées dans le presse-papiers.


Celui-ci peut stocker jusqu’à 24 éléments. A volonté, un élément du Presse-papiers
peut être collé par simple clic dans le volet presse-papiers. Pour afficher le volet
Presse-papiers : sous l’onglet Accueil, cliquez sur le lanceur du groupe « Presse-
papiers » .

Pour effectuer ces opérations, on peut utiliser au choix, soit les raccourcis
clavier (CTRL+C, CTRL+X, CTRL+V), soit les boutons du groupe « presse-
papiers » de l’onglet Accueil, soit les commandes du menu contextuel.

Une manière d’effectuer rapidement ces opérations dans Excel est d’utiliser le
cliqué-glissé :
 Pour déplacer (couper et coller) une cellule ou une plage (Contenant et non
contenu), sélectionner la cellule, pointer une bordure de la cellule (pas la
poignée) de manière à avoir comme pointeur . Glisser jusqu’à l’endroit
souhaité.
 Pour copier et coller une cellule ou une plage, maintenir la touche la touche
Ctrl enfoncée pendant que vous pointez sur la bordure de la sélection.
Lorsque le pointeur se transforme en pointeur de copie , faites glisser la
cellule ou la plage de cellules vers un autre emplacement.
 Pour déplacer des valeurs de colonnes ou de lignes, procédez ainsi :
Sélectionnez les valeurs en cliquant-glissant sur les cases d’en-tête. Ou bien
sélectionnez la 1ère, puis en appuyant sur Maj, sélectionnez la dernière.
Pointez sur le contour de la sélection, et cliquez-glissez jusqu’à
l’emplacement souhaité.

Un élément copié ou coupé devient entouré des pointillées avec illusion de


mouvement:

116
Fig. 37. Cellule copiée ou coupée
Excel dispose des fonctionnalités supplémentaires de collage. Avant de coller un
élément, on peut choisir la forme de collage qu’on souhaite utiliser selon nos
besoins.
Dans le menu déroulant du bouton « Coller », situé dans le groupe « Presse-
papiers », onglet Accueil.

Options proposées dans le menu du bouton Coller :


 Coller : il s’agit du coller simple, on obtient une copie conforme.
 Formules : collage des formules, sans la mise en forme.
 Coller des valeurs : il y a collage des valeurs sans élément de mise en forme.
Les valeurs, et non les formules, sont collées.
 Aucune bordure : collage de tout, sauf des bordures.
 Transposer : collage avec inversion des colonnes et des lignes.
 Coller avec liaison : il y a collage des références des cellules copiées. Si on
modifie le contenu d’une cellule originale, le contenu de la cellule résultant
de sa copie sera changé en conséquence.
 Coller comme lien hypertexte : pour que le lien soit disponible, le classeur
doit avoir été enregistré. Un lien est collé vers la première cellule de la plage
copiée.
 Copier comme image : cette option affiche la fenêtre du même nom. Après
validation, on peut coller la plage comme une image. Les données, insérées
dans l’image, ne sont plus modifiables.
 Coller l’image : il y a directement collage des données sous forme d’image
 Coller l’image avec liaison : collage des données sous forme d’image. Si les
données changent, l’image collée est mise à jour.

117
Dans la fenêtre « Collage spécial ».
 Pour afficher cette fenêtre, choisissez l’option « Collage spécial » du bouton
Coller du groupe Presse-papiers, ou bien choisissez cette même option après
avoir fait un clic droit sur cellule de destination (Figure 38).

Fig. 38. Fenêtre « Collage


spécial »

Rubrique « Coller »
Cette rubrique permet de choisir les éléments qui seront collés.
 Tout : c’est l’option par défaut. Il y a collage de « tout », excepté des
largeurs de colonnes.
 Formats : collage uniquement de la mise en forme. C’est l’équivalent du
bouton « Reproduire la mise en forme », situé dans le groupe Presse-papiers.
 Largeurs des colonnes : collage uniquement des largeurs des colonnes des
cellules.
 Commentaires : collage des seuls commentaires.
 Validation : collage des seuls paramètres de validation.
Rubrique « Opération »
Il est possible d’effectuer des opérations entre les données à coller et les
données contenues dans les cellules de destination : addition, soustraction,
multiplication et division.
Il existe d’autres options disponibles après collage. Il faut dérouler le bouton
qui s’affiche après collage pour voir les autres options.
c) Le tri
Pour trier une colonne de cellules :
 Cliquez sur une cellule quelconque de la colonne : avec cette méthode, le tri
s’arrêtera à la première cellule vide trouvée.
 Ou bien sélectionnez la colonne de valeurs à trier. Dans un ordre croissant,
les cellules vides seront placées en dernier.

118
 Sous l’onglet Accueil, dans le groupe « Edition », activez le bouton « Trier
et filtrer », puis choisissez l’option souhaitée. Pour afficher la fenêtre « Tri
», cliquez sur l’option « Tri personnalisé » (Figure 38 a et c)
 Ou bien : sous l’onglet Données, dans le groupe « Trier et filtrer », activez
le bouton « Trier de A à Z » ou le bouton « Trier de Z à A ». Pour afficher
la fenêtre « Tri », cliquez sur le bouton « Trier » (Figure 39 b).

a) Bouton trie et filtrer b) Groupe Trier et filtrer de l’onglet Données

c)Fenêtre de Tri d) Options de tri


Fig. 39. Les fenêtres de tri

La fenêtre de tri est principalement utilisée pour un tableau de données. Elle


permet de classer les données sur plusieurs niveaux de critères.
Exemple d’un tableau comportant deux colonnes : noms et prénoms. Un
premier critère de classement peut être l’ordre alphabétique des noms. On peut
ajouter un second critère (ou « niveau »), l’ordre alphabétique des prénoms
(intéressant quand il y a des homonymes).
Pour trier une ligne de cellules : L’ouverture de la fenêtre « Tri » est
nécessaire. Sélectionnez la case d’étiquette qui sera exclue. Activez le bouton «
Options », activer le bouton radio « De la gauche vers la droite » (Figure 38 d).
Précisez dans la rubrique « Trier » la ligne concernée.

NB :

119
 En ordre croissant, les chiffres sont placés avant les lettres.
 Si les données sont des dates, il est proposé comme ordre de tri : « Du plus
ancien au plus récent » ou « Du plus récent au plus ancien ».

VI.4.2. Liste ou base de données Excel

Les bases de données sont appelées en Excel des listes ou des tableaux de
données. Une liste est une plage de données comportant des en-têtes et les données
dans une ligne sont de même nature. Une liste se termine soit par une ligne ou une
colonne vide, soit par les lignes ou les colonnes d’en-tête d’une feuille. Une liste
de doit donc pas contenir des lignes ou des colonnes vides. Un exemple est donné
pour illustration :

Fig. 40.
Exemple
d’une liste

Pour créer un tableau de données :


 Sélectionnez une plage de cellules, vide ou contenant déjà des données.
 Puis : sous l’onglet « Insertion », activez le bouton « Tableau ».
Le tableau reçoit la mise en forme prédéfinie par Excel 2007.

Fig.41. Création d’un tableau


Cliquer sur OK pour avoir le tableau prédéfini par Excel (Bien venu dans monde
professionnel).
120
Fig. 42. Tableau prédéfini

Soit vous souhaitez choisir un style applicable dès sa création : sous l’onglet
Accueil, dans le groupe « Style », activez le bouton « Mettre sous forme de
tableau » et choisissez un style. La fenêtre « Créer un tableau » s’affiche.
Modifiez-la si nécessaire, puis validez.
On peut sélectionner une colonne de la liste en pointant sur la bordure
supérieure de sa case d’en-tête, puis quand le pointeur se transforme en flèche
noire, cliquez. La méthode est similaire pour sélectionner une ligne (pointez sur la
bordure gauche de sa case d’en-tête).
L’intitulé de chaque colonne est doté d’un menu déroulant, permettant de
trier et de filtrer les données. La dernière ligne est une ligne supplémentaire qui
permet d’ajouter les données d’un nouvel enregistrement. A sa droite, une poignée
de dimensionnement permet d’agrandir ou de réduire le tableau par cliqué-glissé.
NB : Plusieurs tableaux peuvent être créés sur une même feuille.

Opérations sur le tableau :


a) Supprimer les doublons

On supprime les doublons pour que les lignes en double n’apparaissent


qu’une fois. La fenêtre « Supprimer les doublons » permet de spécifier les
doublons ne portant que sur certaines colonnes.

121
Fig.43. Bouton Trier et Filtrer et fenêtre Supprimer les doublons

b) Trier les données


On peut trier les données en utilisant un ou plusieurs critères (appelés aussi «
clés »), chacun correspondant à un en-tête de colonne. Après application d’un tri,
une flèche apparait dans la case du menu déroulant de la colonne concernée.
Dirigée vers le haut, elle indique un tri croissant ; vers le bas, un tri décroissant.
On peut effectuer un tri en fonction des valeurs, également en fonction de la
couleur de cellule ou de police, ou de l’icône de la cellule. Le tri étend
automatiquement la sélection dans une liste. Ce qui n’est pas vrai pour le cas d’une
plage quelconque. Dans ce cas, il faut le préciser.

c) Filtre automatique
Le filtre automatique est par défaut activé, d’où la présence d’un menu
déroulant dans la case d’en-tête de chaque colonne. Sinon, pour passer en mode «
Filtre automatique » : activez le tableau en cliquant dans l’une de ses cellules, puis
sous l’onglet « Données », cliquez sur le bouton « Filtrer » (Figure 43).

Cliquer sur la liste déroulante dans la case d’en-tête de la colonne sur


laquelle vous voulez placer le filtre. Décocher des cases permet de masquer les
enregistrements correspondants. Après avoir cliqué dans le cadre où sont listées les
données de la colonne (Figure 43), taper l’initiale d’une donnée permet de la
mettre en évidence, ce qui peut être utile lorsque la liste est longue.

Fig.44. Bouton Filtrer et menu filtrer sur la colonne nom.

En fonction des données de la colonne, il est proposé un type de filtre :


textuel, numérique ou chronologique. Si une cellule au moins se distingue par sa
122
couleur, il est également proposé un filtre par couleur. Chaque type de filtre
propose un menu (Figure 45) :

Fig.45. Filtres textuels et numériques


L’application d’un filtre est indiquée par un symbole filtre dans la case d’en-tête de
la colonne concernée ( ).
Pour supprimer tous les filtres du tableau, et afficher ainsi toutes les données : sous
l’onglet « Données », dans le groupe « Trier et filtrer », activez le bouton «
Effacer ».
Pour quitter le mode filtre automatique (masquer les listes déroulantes dans
les en-têtes des colonnes), désactivez le bouton « Filtrer ».
Plusieurs filtres peuvent être appliqués sur une même colonne. Activer la
commande « Filtre personnalisé… » située à la fin du menu d’un filtre quelconque
(Textuel, numérique ou chronologique). La boite de dialogue « Filtre automatique
personnalisé » s’ouvre. Utiliser les listes déroulantes et les boutons radios pour
combiner les critères. Exemple les employé dont l’âge est différent de 20 et
inferieur à 40. (Figure 46)
Fig. 46. Boîte de dialogue Filtre
automatique personnalisé.

123
d) Filtre avancé
Un filtre avancé combine des critères sur plusieurs données, permettant
d’obtenir des filtres qu’il serait impossible d’obtenir en mode « Filtre automatique
». Pour activer la fenêtre « Filtre avancé », clique sur le bouton avancé dans le
groupe « Trier et Filtrer » de l’onglet « Données » (Figure 47).
Dans cette fenêtre, commencer par définir la zone de critères, avant
d’appliquer le filtre. Il s’agit de définir d’abord la zone de critères. La zone de
critères est une plage de cellules dont :
 La première ligne contient des en-têtes du tableau de données. Il suffit de
saisir ceux sur lesquels porteront les critères. Il peut y avoir duplication
d’en-tête.
 Les lignes suivantes contiennent les définitions des critères. Les critères qui
sont précisés sur une même ligne doivent être respectés simultanément (cela
correspond à l’opérateur « et »).

Fig.47. Bouton et fenêtre


Filtre Avancé.

VI.4.3. Les formules et les fonctions

a) Les formules

Excel permet de faire énormément, simplement et rapidement des calculs. Il


est connu pour ça. Les calculs se font dans des formules. Une formule est une
expression qui, saisie dans une cellule, après validation, affiche une valeur
(résultat) dans cette cellule.
Une formule peut contenir des opérandes, des opérateurs, des références à
des cellules et des fonctions. Toute formule doit commencer par le signe égal =. Le
signe égal indique qu’un résultat doit être donné, contrairement à une saisie simple,
sans résultat attendu.

124
L’onglet « Formules » regroupe les commandes spécifiques aux formules.
On utilise également la barre des formules pour traiter les formules. On peut
remplacer le signe = par le signe +, ou par le signe – si la formule débute par un
nombre négatif.

Pour afficher toutes les formules de la feuille de calcul :


Dans le groupe « Audit de formules », activez le bouton « Afficher les
formules ». Ou bien, appuyez sur : Ctrl + touche guillemets (utilisez à nouveau ces
touches pour masquer les formules).
Si une formule est longue, pour que son affichage soit plus lisible, insérez un
ou plusieurs sauts de ligne : Alt + Entrée.

Une formule est dite indépendante lorsqu’elle n’utilise pas la valeur d’une
autre cellule (exemple = 8 * 6 -5). Dans le cas contraire, on dit qu’elle est
dépendante (exemple = B3 + B4). Voir les figures 48 et 49.

Fig.48. Exemple d’une formule indépendante

Fig.49. Exemple d’une simple formule dépendante


Remarquer les couleurs des encadrés des cellules et les couleurs des références
dans la formule. C’est magnifique !

125
Si vous changez la valeur dans l’une des cellules d’une formule dépendante
(par exemple 63 au lieu de 83), le résultat change automatiquement (de 139 à 119).
C’est pour cette raison qu’une telle formule est dite dépendante.
On peut utiliser plusieurs opérateurs dans une même formule. Les opérateurs
possibles sont (par ordre de priorité):
 puissance ^ (saisi en tapant Alt Gr + touche 9 du pavé lettres) (exemple
=3^2)
 multiplication * et division /
 addition + et soustraction -
Exemple : la saisie =3^2*4+1 affiche comme résultat 37 (est calculé
d’abord 3^2, puis 9*4, puis 36+1).
On peut utiliser des parenthèses pour préciser la priorité des calculs. Le
nombre de parenthèses ouvrantes doit être égal au nombre de parenthèses
fermantes. La formule de l’exemple précédent peut également être écrite
=((3^2)*4)+1.

NB : Une formule peut générer des erreurs. Exemple une division par 0 (Une

cellule vide vaut 0). Excel affiche dans ce cas le message d’erreur : .

Dans une formule dépendante, on peut désigner une cellule soit par sa
référence Colonne-Ligne (exemple : = 6+A3), soit par son nom (Exemple :
=6*quantité, si la cellule A3 a été nommée quantité).

Pour insérer une référence d’une cellule dans une formule, nous pouvons :
 Soit saisir avec le clavier : on tape la lettre de colonne suivi du n° de ligne,
 Soit sélectionner avec la souris, méthode particulièrement intéressante quand
il s’agit de sélectionner des plages de cellules.
Une référence de cellule peut être, dans une formule, soit une référence relative,
soit une référence absolue et soit une référence mixte.
Une formule faisant appel à une cellule avec sa référence relative, mémorise
la position de cette cellule par rapport à celle dans laquelle la formule est saisie. Si
une telle formule est déplacée, elle se déplace avec les références. Exemple soit la
formule =A3+B3, saisie dans la cellule C3.Son résultat sera 10 soit 4+6. Si on
copie et on colle cette formule dans la cellule C4, le résultat sera 8 c'est-à-dire 5+3
et non plus 4+6 (Figure 50).

126
Fig.50. Exemple de copie d’une formule avec références relatives
On utilise fréquemment des références relatives en effectuant la copie d’une
formule sur plusieurs cellules d’affilée. Pour une recopie verticale, on peut glisser
la poignée d’une formule ou on peut faire un double clic sur la poignée pour
recopier rapidement la formule sur l’ensemble de la plage (Traitement qui s’arrête
dès qu’une cellule vide est rencontrée) (Figure 51).

Fig.51. Copie d’une formule avec références relatives sur une plage

Pour une recopie horizontale, seule la méthode du glissé est d’application (Figure
52).

Fig.52. Copie d’une formule avec références relatives sur une plage en horizontale

127
Lorsque la référence à une cellule est absolue, il convient de le préciser sous
la forme : $colonne$ligne. Dans ce cas, même si la cellule est recopiée, la valeur
reste celle de la cellule d’origine. Le symbole $ fige la colonne ou la ligne qui le
suit.
Pour placer les symboles $, en fin de rendre une référence absolue, nous
pouvons soit taper ces symboles dans la barre de formules, soit appuyer sur F4
après avoir cliqué dans cette même barre à l’endroit voulu (Figure 53).

Fig.53. Copie d’une formule


avec références absolues sur
une plage

Les références absolues sont utiles lorsqu’on doit faire référence à une
cellule qui contient une valeur qui doit être conservée quelque soit l’endroit de la
feuille où l’on place une formule qui l’utilise. C’est le cas du taux de change, taux
de TVA, la valeur d’une constante (Pi, k, etc.), etc.

Une référence peut aussi être figée sur la colonne et non la ligne ou sur la
ligne et non la colonne. Une telle référence est dite mixte. Exemple : $B3 et B$3.

NB : Une même formule peut avoir les trois types de références.

b) Les fonctions
Les fonctions sont des formules prédéfinies. Excel vient avec un grand
nombre des fonctions (300), permettant de réaliser des calculs dans plusieurs
domaines.
Sauf exceptions, une fonction requièrent des données, appelées arguments,
pour retourner un résultat. Les arguments sont mis entre parenthèses. On place des
parenthèses même en l’absence d’argument, afin d’indiquer qu’il s’agit d’une
fonction (et non d’un nom de cellule). Quand il y a plusieurs arguments, ils doivent
être séparés par un point-virgule.
128
Une formule peut comporter plusieurs fonctions. Si la fonction est en début
de formule, elle doit être précédée du signe égal.
Exemples des fonctions :
=AUJOURDHUI() renvoie la date courante.
=MOYENNE (3:3) renvoie la moyenne des valeurs de la ligne 3. Les valeurs qui ne sont pas
numériques sont ignorées.
=ENT(SOMME(E6:G8)) renvoie la partie entière de la somme des valeurs de la plage E6:G8.

Pour utiliser une fonction dans une formule, deux cas se présentent : si vous
connaissez le nom de la fonction, saisissez-le directement. Une info-bulle vous
aidera si nécessaire pour l’écriture des arguments (Figure 54 et 55).

Explication sur la fonction choisie

Autres fonctions
commençant avec so

Fig. 54. Saisie d’une fonction

Les valeurs sont séparées par ; ou :


s’il s’agit d’une plage en colonne
ou en ligne. On peut soit taper les
adresses des cellules qui
contiennes des valeurs, soit cliquer
dessus.

Aide sur les arguments


de la fonction

Fig. 55. Saisie d’une fonction avec info sur les arguments

129
Si vous ignorez le nom de la fonction à utiliser mais vous savez ce que vous
voulez obtenir, Il vous faut alors passer par la fenêtre « Insérer une fonction ».

Taper ce que vous rechercher et


cliquer sur OK.

Choisir une catégorie des


fonctions dans la liste.

Sélectionner une fonction. Les


fonctions sont présentées selon
la catégorie choisie
précédemment. Utiliser la barre
de défilement pour afficher plus
des fonctions.

Syntaxe sur les arguments et explication de la


fonction choisie

Fig.56. Fenêtre Insérer une fonction

Cette fenêtre peut être ouverte soit en cliquant sur le bouton fx de la barre
des formules, soit en cliquant sur le bouton fx du groupe « bibliothèque de
fonctions » dans « l’onglet Formules ».

Fig.57. Groupe Bibliothèque de fonctions et Catégorie des fonctions

VI.3.4. Insertion des graphiques


Les tableurs permettent de générer automatiquement des graphiques à partir
des données. Ces graphiques peuvent être de plusieurs types : les histogrammes,
les courbes, les secteurs, les barres, les aires, les nuages des points, les surfaces, les
anneaux, les radars, etc.

130
En Excel il suffit d’utiliser les boutons du groupe « Graphiques » de l’onglet
« insertion » (Figure 58) :

Fig.59. Groupe
graphiques de
l’onglet insertion.

Il vous faut en suite choisir le type de graphique et la plage des données. Il


est préférable de cliquer sur une cellule contenant les données du graphique pour
que le logiciel sélectionne la plage des données. Cliquez par exemple dans Excel
sur « Colonne », dans le menu qui s’ouvre choisir « Histogramme 2D » et Excel va
générer le graphique suivant (figure 60):

Fig. 60. Histogramme 2D d’Excel

131
Table des matières
Chapitre I .................................................................................................. 1
Introduction à l’informatique .................................................................... 1
I.1 Définition de l’informatique................................................................................................... 1
I.1.1. Informatique ................................................................................................................... 1
I.1.2. Information et donnée .................................................................................................... 3
I.1.3. Traitement ...................................................................................................................... 3
I.1.4. Ordinateur....................................................................................................................... 4
I.2. Historique de l’Informatique ................................................................................................. 5
I.2.1. Origine de l’ordinateur.................................................................................................... 5
1.2.2. Les générations de matériels et l’évolution de l’informatique .................................... 11
I.3. Domaines d’application de l’informatique .......................................................................... 14
Chapitre II. .............................................................................................. 15
Structure d’un système informatique ...................................................... 15
II.1. Définition d’un système informatique ................................................................................ 15
II.1. Les matériels ....................................................................................................................... 16
II.1.1. Définition ..................................................................................................................... 16
II.1.2. Type de matériels ou famille d’ordinateurs ................................................................. 16
II.1.3. Composition minimale d’un ordinateur....................................................................... 18
II.2. Les logiciels ......................................................................................................................... 24
II.2.1. Introduction ................................................................................................................. 24
II.2.2. Les logiciels de base .................................................................................................... 24
II.2.2 Les logiciels outils.......................................................................................................... 28
II.2.3. Les logiciels d’applications ........................................................................................... 29
Chapitre III. ............................................................................................. 30
Le Système d’Exploitation ....................................................................... 30
III.1. Système d’exploitation Windows ...................................................................................... 30
III.1.1 Définition et présentation........................................................................................... 30
III.1.2. Les objets utilisés dans WINDOWS ............................................................................ 31
III .1.3. Les manipulations de base ......................................................................................... 44
III.1.4. Activités évoluées ....................................................................................................... 44
III.2. Introduction au système d’exploitation Linux Ubuntu ...................................................... 49
III .2.1. Présentation de Linux/Ubuntu................................................................................... 49
III.2.2. Arborescence des fichiers de Linux-Ubuntu ............................................................... 52

132
III.2.3. Utilisation d’Ubuntu.................................................................................................... 54
III.2.4. Travailler avec Ubuntu ................................................................................................ 59
III.3. Introduction au système d’exploitation mobile Android .................................................. 60
III.3.1. Présentation d’Android ................................................................................................... 60
III.3.2. Structure du système Android .................................................................................... 60
III.3.3. Les applications d’Android .......................................................................................... 61
III.3.4. Utilisation d’Android ................................................................................................... 61
Chapitre IV. Microsoft WORD .................................................................. 66
IV.1. Présentation générale des logiciels de traitement de texte ............................................ 66
IV.1.1. Définition et concepts clés ......................................................................................... 66
IV.1.2. Exemples ..................................................................................................................... 67
IV.1.3. Fonctionnalités importantes....................................................................................... 67
IV.1.4. Interface utilisateur .................................................................................................... 67
IV.2. Microsoft Word ................................................................................................................. 68
IV.2.1. Interface utilisateur de Word 2007 ............................................................................ 68
IV.3. Quelques manipulations de bases ..................................................................................... 70
IV.3.1. Ouvrir un document ................................................................................................... 70
IV.3.2. Enregistrement d’un document ................................................................................. 71
IV.3.3. Déplacement dans le document ................................................................................. 71
IV.3.4. Activer une commande............................................................................................... 71
IV.3.5. La Saisie du texte dans un document ......................................................................... 72
IV.3.6. Traitement des textes ................................................................................................. 72
IV.3.7. Mise en page d’un document ..................................................................................... 74
IV.3.8. Impression d’un document ........................................................................................ 74
IV.4. Quelques manipulations avancées ................................................................................... 75
IV.4.1. Insertion d’équations .................................................................................................. 75
IV.4.2. Insertion de la table des matières .............................................................................. 75
IV.4.3. Insertion des citations et des références.................................................................... 77
Chapitre V. Internet et Web .................................................................... 80
V.1. La technologie Internet. ..................................................................................................... 80
V.1.1. Notion de réseau et de protocole réseau .................................................................... 80
V.1.2. Le réseau internet ........................................................................................................ 82
V.2. La technologie Web ............................................................................................................ 86
V.2.1. Définition et présentation du web .............................................................................. 86
V.2.2. Navigation et Recherche sur le web ........................................................................... 89

133
V.2.3. Quelques types de sites Web ...................................................................................... 97
Chapitre VI. Microsoft Excel .................................................................... 99
VI.1. Présentation générale des logiciels tableurs ..................................................................... 99
VI.1.1. Définitions................................................................................................................... 99
VI.1.2. Exemples des logiciels tableurs .................................................................................. 99
VI.1.3. Fonctionnalités importantes..................................................................................... 100
VI.1.4. Interface utilisateur .................................................................................................. 100
VI.2. Présentation de Microsoft Excel ...................................................................................... 101
VI.2.1. Description de l’interface utilisateur d’Excel ........................................................... 101
VI.2.2. Notions de cellules et de références des cellules ..................................................... 102
VI.3. Quelques manipulations de base ................................................................................... 102
VI.3.1. Ouvrir un classeur ..................................................................................................... 102
VI.3.2. Enregistrement d’un classeur ................................................................................... 102
VI.3.3. Déplacement dans le classeur .................................................................................. 102
VI.3.4. La Saisie des données ............................................................................................... 103
VI.3.5. L’insertion et suppression d’objets........................................................................... 105
VI.3.6. La Sélection ............................................................................................................... 106
VI.3.7. Mise en forme et mise en page ............................................................................... 108
VI.3.8. Impression ................................................................................................................ 108
VI.4. Quelques activités évoluées ............................................................................................ 109
VI.4.1. Travail rapide ............................................................................................................ 109
VI.4.2. Liste ou base de données Excel ................................................................................ 120
VI.4.3. Les formules et les fonctions ................................................................................... 124
VI.3.4. Insertion des graphiques .......................................................................................... 130

134

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