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Protocole d'entente sur la fiabilité des

télécommunications
À sa date de prise d'effet, ce protocole d'entente est conclu par les
parties suivantes. Énumérées dans l'Annexe D (chacune d'entre elles
désignée séparément comme « partie », et collectivement comme les
« parties »).
Les parties aux présentes conviennent donc de ce qui suit :

I. Introduction
Attendu que les parties reconnaissent la nécessité d'assurer la
fiabilité et la résilience des réseaux de communications, lesquels
constituent un lien essentiel pour les personnes dans le besoin au
moment d'une catastrophe naturelle, d'une défaillance de réseau et
d'autres situations d'urgence qui ont des répercussions;
Attendu que le gouvernement du Canada et tout particulièrement le
ministre de l'Innovation, des Sciences et de l'Industrie ont reconnu
l'importance de la qualité et de la résilience des télécommunications
et ont prié les parties d'en arriver à un accord concernant la
coordination, l'itinérance des communications, l'assistance mutuelle et
les communications au cours d'une situation d'urgence en matière de
télécommunications, y compris des urgences mettant à contribution
un accès sans fil ou filaire;
Attendu que la Federal Communications Commission des États-Unis
d'Amérique a émis un avis de projet de réglementation (Notice of
Proposed Rulemaking) en date du 6 juillet 2022 (FCC-22-50A1), en
guise de réponse au fait que les services mobiles sont un lien
essentiel pour les personnes dans le besoin au moment d'une
catastrophe ou d'une autre situation d'urgence, qui obligent les
fournisseurs de services de communications sans fil à partir
d'installations d'établir une marche à suivre pour (entre autres) a) offrir
des modalités d'itinérance des communications raisonnables en vertu
d'arrangements concernant les catastrophes, là où il est
techniquement possible de le faire; b) conclure des ententes
d'assistance mutuelle advenant une situation d'urgence; et c) prendre
des mesures raisonnables pour améliorer les communications sur la
connaissance qu'ont le public et les intervenants à l'égard du service
et de son rétablissement;
Les parties sont donc convenues, par leur participation aux assises
du CCCST (Comité consultatif canadien pour la sécurité des
télécommunications) au cours d'une situation d'urgence des
télécommunications ou d'une autre catastrophe qui a des
répercussions de même ampleur, de mettre en œuvre des ententes
analogues au projet de réglementation FCC-22-50A1 concernant i)
l'itinérance d'urgence; ii) l'assistance mutuelle; et iii) les
communications avec le public et les autorités gouvernementales.

DÉFINITIONS
1. Dans ce PROTOCOLE D'ENTENTE, les termes que voici, au
singulier ou au pluriel et les termes en majuscules utilisés mais non
définis ailleurs ont dans le contexte le sens qui leur est attribué dans
les annexes.
« accident » désigne un événement fortuit ou qui n'a pas de cause
apparente ou délibérée et qui peut survenir au cours d'une activité
d'entretien prévue ou normale.
« entité affiliée » désigne une entité qui exerce un contrôle ou qui est
contrôlée ou sous la maîtrise ordinaire d'une partie, selon le contexte.
Pour cette définition, un « contrôle » désigne i) la propriété directe ou
réelle à hauteur de 50 p. 100 (50 %) ou plus des valeurs mobilières
avec droit de vote de l'entité; ou ii), la capacité d'élire une majorité des
administrateurs de l'entité;
« droit applicable » désigne les lois et la réglementation d'une
autorité gouvernementale qui a force de loi au Canada;
« entente bilatérale d'itinérance d'urgence » a le sens que lui
confère l'article 4 de l'Annexe A – Protocole d'itinérance d'urgence.
Les « renseignements confidentiels » d'une partie désignent une
partie ou la totalité de la documentation et des renseignements
concernant une partie ou ses entités affiliées (la « partie divulgatrice
») et qu'une autre partie possède ou qui vient à sa connaissance (la
partie « destinataire »), en lien avec la conclusion de ce
PROTOCOLE D'ENTENTE ou suivant sa conclusion (y compris les
clauses de ce PROTOCOLE D'ENTENTE), concernant de
l'information sur des clients, des fournisseurs et des activités
commerciales antérieures et à venir de la partie divulgatrice ou de ses
affiliées. Aux fins de cette définition, « l'information » et « la
documentation » comprennent le savoir-faire, des données, des
brevets, des droits d'auteur, des secrets commerciaux, des procédés,
des techniques, des programmes, des concepts, des formules, de la
commercialisation, de la publicité, des données financières, de
l'information commerciale, des documents de ventes ou de
programmation, des documents écrits, des compositions, des dessins,
des diagrammes, des programmes informatiques, des études, des
travaux en cours, des présentations, des idées, des concepts et
d'autres données sous forme orale, écrite, graphique, électronique ou
sur tout autre type de support. Nonobstant ce qui précède, les
renseignements confidentiels excluent l'information que voici :
a. de l'information qui est du domaine public au moment où le
destinataire la reçoit ou en prend connaissance ou qui devient
par la suite du domaine public sans que cela ne résulte de
l'intervention du destinataire (mais uniquement après être
devenue du domaine public);
b. de l'information dont le destinataire a déjà connaissance au
moment de sa divulgation au destinataire par la partie
divulgatrice et qui n'est assujettie à aucune clause de
confidentialité, quelle qu'elle soit;
c. de l'information reçue de bonne foi par le destinataire sans que
cela ne s'accompagne d'une clause de confidentialité quelle
qu'elle soit de la part d'une tierce partie à l'égard de laquelle le
destinataire n'a aucune raison de croire que l'information en
question était détenue illégalement, sans qu'elle soit assortie de
quelque clause de confidentialité que ce soit, et ce, jusqu'au
moment où le destinataire en vient à établir ultérieurement que
cette information était visée par une clause de confidentialité
d'une quelconque nature au moment de sa transmission;
d. de l'information produite de manière indépendante par le
destinataire, sans mettre en cause ou mentionner des
renseignements confidentiels de la partie divulgatrice, cette
information produite de manière indépendante pouvant être
établie par le fait qu'il serait acceptable de la présenter comme
preuve dans un tribunal compétent;
e. de l'information non visée par des clauses de confidentialité
quelles qu'elles soient au moment de sa communication, de sa
divulgation, où elle est rendue accessible ou transmise par la
partie divulgatrice à une tierce partie.
« coordonnées de contact » désigne le prénom et le nom de famille
des principaux contacts et des contacts secondaires, ainsi que les
adresses de courriel, les numéros de téléphone mobile, les
désignations professionnelles et le titre des postes occupés par
chacune des parties, des autorités gouvernementales, et ISDE, et les
données connexes le cas échéant, susceptibles d'être modifiées de
temps à autre, y compris :
a. un numéro de téléphone mobile à la maison attribué par une
entreprise de télécommunications et un autre numéro de
téléphone mobile attribué par une entreprise de
télécommunications (soit le numéro de téléphone mobile
personnel sur un autre type de réseau de télécommunications,
advenant que le numéro de téléphone mobile à la maison d'une
entreprise de télécommunications soit inaccessible);
b. une adresse de courriel à la maison attribuée par une entreprise
de télécommunications et une adresse de courriel autre que
celle fournie par une entreprise de télécommunications (soit une
adresse de courriel personnelle autre que celle fournie par une
entreprise de télécommunications, si le réseau de l'entreprise de
télécommunications offrant le service résidentiel est en panne ou
si l'adresse de courriel à la maison est inaccessible);
c. toute autre coordonnée de contact ou de communication que la
partie peut juger pertinente, comme le nom d'autres personnes à
contacter, les coordonnées pour communiquer avec le centre
opérationnel du réseau d'une partie.
« liste de contacts » désigne toute l'information pour entrer en
communication et qui est conservée conformément à au paragraphe
7.c. de ce PROTOCOLE D'ENTENTE.
« documents fournis » désignent la totalité de la documentation, de
l'information, des méthodes, des logiciels, du matériel informatique, du
travail, des appareils, des documents, des concepts, des démarches,
des outils et/ou des articles fournis ou mis à la disposition des parties
par une partie en vertu de ce PROTOCOLE D'ENTENTE.
« défaillance de réseau critique » désigne une panne de réseau
involontaire et imprévue provoquée par une urgence accompagnée de
répercussions ou qui survient dans ce contexte.
« CRTC » désigne le Conseil de la radiodiffusion et des
télécommunications canadiennes ou l'organisme qui lui succède.
« CCCST » désigne le Comité consultatif canadien pour la sécurité
dans les télécommunications, ou l'organisme qui lui succède.
« partie divulgatrice » a le sens que lui confère ce document, sous la
définition des « renseignements confidentiels » de cet article 1.
« date de prise d'effet » désigne le 9 septembre 2022.
« entente d'itinérance en vigueur » a le sens que lui confère l'article
4 de l'Annexe A des présentes – Protocole d'itinérance d'urgence.
« autorités gouvernementales » désignent le CRTC, les bureaux du
ministère de la Protection civile ou l'organisme qui lui succède, le
ministre de la Sécurité publique ou le titulaire qui lui succède, le
ministre de l'Innovation, des Sciences et de l'Industrie ou l'entité qui lui
succède, ou leurs substituts dûment nommés, ainsi que le ou la
ministre compétent(e) de la province ou du territoire concerné où
survient un événement déclencheur (chacune de ces entités étant une
« autorité gouvernementale »).
« urgence qui a des répercussions » désigne une situation urgente
et critique qui met gravement en péril la vie, la santé ou la sécurité de
la population canadienne, y compris notamment un accident, une
cyberattaque ou un autre acte malfaisant intentionnel, un incendie,
une inondation, une tempête, un tremblement de terre, une situation
d'urgence découlant d'une menace nationale ou internationale à la
sécurité, un conflit armé mettant en cause le Canada ou ses alliés.
« droits de propriété intellectuelle » désignent 1) la totalité des
droits de propriété accordés en vertu a) de la législation sur les
brevets; b) de la législation sur le droit d'auteur; c) de la législation sur
les marques de commerce; d) de la législation sur les brevets de
conception ou le dessin industriel; e) de la législation sur les puces à
semi-conducteur ou les moyens de masquage ou f) de toute autre
disposition réglementaire ou d'un principe de common law, portant
notamment sur le secret commercial, susceptible de conférer un droit
à l'égard d'idées, de formules, d'algorithmes, de concepts,
d'inventions ou de savoir-faire entendu au sens général, ou encore
concernant l'expression ou l'utilisation de ces idées, de ces formules,
de ces algorithmes, de ces concepts, de ces inventions ou de ce
savoir-faire; et 2), une partie ou la totalité de demandes,
d'enregistrements, de licences, de sous-licences, de franchises,
d'ententes ou de tout fait établissant un droit à l'égard de tout ce qui
précède.
« ISDE » désigne Innovation, Sciences et Développement
économique Canada ou l'entité qui lui succède.
« PROTOCOLE D'ENTENTE » désigne le présent document intitulé «
Protocole d'entente », ainsi que toutes ses annexes à la date de prise
d'effet de ce document (« annexes ») ou adjointes ultérieurement.
« réseau » a le sens que lui confère chacune des annexes
pertinentes de ce document.
« renseignements personnels » désignent l'information concernant
une personne qu'il est possible d'identifier.
« programme » a le sens que lui confère l'article 2 de ce document.
« protocoles » désignent l'une ou l'autre ou la combinaison des
politiques, des façons de procéder, des lignes directrices, des
protocoles, des modèles et/ou des ententes.
« destinataire » a le sens que lui confère la définition de «
renseignements confidentiels » de l'article 1.
« événement déclencheur » désigne une défaillance de réseau
critique assujettie à une déclaration d'événement déclencheur.
« déclaration d'événement déclencheur » désigne l'avis signifié à
une autre partie en vertu du paragraphe 7.d. par une partie qui vit ou
peut vraisemblablement attester d'une défaillance de réseau critique
qui survient chez une ou plusieurs des parties, ce qui donne lieu à
l'activation du protocole d'itinérance d'urgence et/ou au protocole
d'assistance mutuelle connexes.
« durée de l'événement déclencheur » désigne la période comprise
entre le début de l'événement déclencheur et sa conclusion.
« conclusion de l'événement déclencheur » désigne la situation qui
survient le plus tôt en vertu du paragraphe 7.e. des présentes, soit A)
l'avis par la partie qui a émis la déclaration d'événement déclencheur
à l'intention d'une ou plusieurs des autres parties offrant l'itinérance
d'urgence et/ou l'assistance mutuelle, voulant que la déclaration
d'événement déclencheur est dorénavant désactivé; et B) voulant que
la défaillance de réseau critique a été corrigée.
« début de l'événement déclencheur » désigne la publication d'une
déclaration d'événement déclencheur.

III. Objet
2. Ce protocole vise à établir des marches à suivre pour offrir : i) un
service d'itinérance d'urgence entre les parties, le cas échéant; ii) une
assistance mutuelle entre les parties, selon les besoins; et iii) un
service de communication avec le public et les autorités
gouvernementales advenant une défaillance de réseau critique qui
découle d'une situation d'urgence qui a des répercussions (le «
programme »).
IV. Entente entre les
parties
3. Période de validité. Ce PROTOCOLE D'ENTENTE et toutes ses
modifications ultérieures en vertu de la formule de modification
énoncée dans l'article 4 de ce document entrent en vigueur (ou
s'agissant de modifications, à la date dont ces modifications sont
convenues par toutes les parties) à la date de prise d'effet et arrivent à
échéance cinq ans (5) après la date de prise d'effet (la période de
validité initiale du « PROTOCOLE D'ENTENTE ») sous réserve des
clauses de l'article 4 des présentes. À l'échéance de la période de
validité initiale du PROTOCOLE D'ENTENTE, le PROTOCOLE
D'ENTENTE sera automatiquement reconduit pour une période de
validité supplémentaire d'un an, à moins qu'il ne soit résilié par toutes
les parties, en vertu d'un avis écrit d'au moins 30 jours avant la fin de
chaque période de renouvellement. La période de validité initiale du
PROTOCOLE D'ENTENTE et toute autre période de renouvellement
sont collectivement désignées comme la « période de validité du
PROTOCOLE D'ENTENTE ».
4. Modifications.
a. Ce PROTOCOLE D'ENTENTE peut faire l'objet d'une
modification ou d'un ajout, y compris l'ajout de nouvelles parties
à ce PROTOCOLE D'ENTENTE par consentement écrit mutuel
de chacune des parties.
b. En tout temps pendant la période de validité, une partie peut
proposer une modification ou des modifications au
PROTOCOLE D'ENTENTE et de ses protocoles en annexe par
avis écrit aux autres parties. En vertu de cette requête, les
parties conviendront de se rencontrer dans une période de 90
jours suivant la requête pour examiner ces propositions. L'avis
afférent aux modifications proposées devrait établir clairement
l'article ou les articles du PROTOCOLE D'ENTENTE ou de tout
protocole connexe qui sont visés par la demande de modification
d'une partie (le cas échéant), citer la modification ou les
modifications ou les ajouts proposés, et énoncer le bien-fondé
de chaque modification ou ajout proposé, de sorte que les
parties soient en mesure de soupeser comme il se doit la teneur
de la proposition et d'y donner suite.
5. Résiliation. Sous réserve en tout temps de l'article 16 et
nonobstant les clauses de l'article 3, une partie peut décider de mettre
fin à sa participation à ce PROTOCOLE D'ENTENTE au cours de la
période de validité du PROTOCOLE D'ENTENTE, sans frais,
responsabilité ou future obligation de la part de cette partie, suivant un
avis écrit préalable de six mois à chacune des autres parties. Sous
réserve toutefois qu'une telle résiliation ne peut survenir au cours d'un
événement déclencheur. Pour plus de précision, la fin de la
participation d'une partie à ce PROTOCOLE D'ENTENTE ou à toute
autre entente convenue par cette partie n'entraînera pas
automatiquement la résiliation d'une entente bilatérale d'itinérance
d'urgence ou d'une quelconque autre entente que la partie a conclue
en vertu des conditions de ce PROTOCOLE D'ENTENTE. Ce type
d'entente ne peut être résilié par la partie concernée qu'en conformité
avec les conditions afférentes.
6. Mise en œuvre du programme. Pendant la période de validité du
PROTOCOLE D'ENTENTE, les parties exécuteront les protocoles que
voici en regard des conditions de ce PROTOCOLE D'ENTENTE :
a. un protocole d'itinérance d'urgence tel que précisé dans
l'Annexe A de ce PROTOCOLE D'ENTENTE;
b. un protocole d'assistance mutuelle tel que précisé dans l'Annexe
B de ce PROTOCOLE D'ENTENTE; et
c. un protocole de communications d'urgence advenant une
défaillance de réseau tel que précisé dans l'Annexe C de
PROTOCOLE D'ENTENTE.
7. Communications
a. Les parties utiliseront la signalisation de feux de circulation du
Protocole d'échange d'information (« PEI »), définie ci-dessous pour
faciliter l'échange d'information en vertu du programme.
Définition Règles de divulgation Description

PEI : FEU aucune autre divulgation les destinataires ne peuvent divulguer de


ROUGE autorisée, information l'information à une personne non visée par
réservée aux seuls l'échange, la réunion, ou la conversation
destinataires ayant donné lieu initialement à la
communication de l'information.

PEI : FEU divulgation partielle les destinataires ne peuvent partager


ORANGE autorisée, circonscrite à l'information qu'avec des membres de leur
l'entité de la partie partie qui doivent prendre connaissance de
concernée l'information

PEI : FEU Divulgation partielle, les destinataires peuvent échanger de


VERT limitée aux membres de l'information avec des membres de leur
toutes les parties partie ou d'autres parties, mais non par des
concernées voies accessibles au public
PEI : FEU divulgation autorisée Les destinataires peuvent communiquer
BLANC librement l'information reçue

b. Chaque partie désignera une ou plusieurs personnes comme «


expéditeurs » et « destinataires » de l'information à transmettre
en vertu du programme, et communiquera la liste de ses
expéditeurs et destinataires aux autres parties. L'expéditeur
d'une partie obtiendra confirmation de l'information
communiquée avec succès à l'autre partie.
c. Liste de contacts
i. Chacune des parties sera tenue de tenir a) une liste à jour
des coordonnées de ses contacts; et b) une liste des
coordonnées de contact les plus récentes des autres
parties, des autorités gouvernementales et d'ISDE (si cette
information a été communiquée).
ii. À chaque intervalle de six (6) mois au cours de la période
de validité de ce PROTOCOLE D'ENTENTE ou au moment
d'apporter une modification à la liste de contacts, chacune
des parties sera tenue de communiquer ses coordonnées
de contacts au CCCST de manière à ce que l'organisme
puisse tenir sa liste de contacts à jour.
iii. À chaque intervalle de six (6) mois au cours de la période
de validité de ce PROTOCOLE D'ENTENTE ou à une autre
date proposée par le CCCST, chacune des parties est
tenue de prendre part à des vérifications du CCCST dans
le but de confirmer l'exactitude de l'information qui figure
dans la liste de contacts.
d. Déclaration d'événement déclencheur. Une partie ne peut
émettre une déclaration d'événement déclencheur à moins que
la partie en question ne communique par téléphone avec l'une
des personnes à contacter sur sa liste de contacts, à qui une
demande d'itinérance d'urgence et/ou d'assistance mutuelle est
présentée. Dès que possible après avoir reçu cet appel
téléphonique, la partie qui a reçu la demande d'itinérance
d'urgence et/ou d'assistance mutuelle enverra un courriel à la
partie à l'origine de l'appel téléphonique pour confirmer ce qui
suit : A) confirmation de l'appel téléphonique reçu et qui active la
déclaration d'événement déclencheur; B) l'heure et la date de
réception de l'appel téléphonique; C) confirmation pour établir si
l'itinérance d'urgence ou l'assistance mutuelle est requise ou si
les deux formes d'aide sont requises.
e. Avis de révocation de l'événement déclencheur. La partie qui a
activé une déclaration d'événement déclencheur peut révoquer
cette déclaration par l'envoi d'un courriel aux personnes dont le
nom figure sur la liste de contacts de la partie à qui la demande
d'itinérance d'urgence et/ou d'assistance mutuelle a été
présentée.
8. Droits de propriété intellectuelle. Si une partie (le « concédant
de licence ») transmet à une autre partie (« titulaire de licence ») de
la documentation fournie à utiliser pour le programme, alors
conformément aux conditions de ce PROTOCOLE D'ENTENTE, ainsi
qu'aux conditions énoncées par les fournisseurs du concédant ou des
concédants de licences, le concédant accorde ce faisant aux titulaires
de licence un droit non exclusif, sans subordination, non transférable
et exempt de redevance visant l'utilisation de la documentation fournie
aux seules fins de l'exercice des obligations du titulaire de licence ou
de ses droits en lien avec le programme. Le droit au titre, la propriété,
ainsi que tous les droits de propriété intellectuelle à l'égard de toute la
documentation fournie dont fait état ce document demeurent la
propriété du concédant ou de ses fournisseurs et aucune autre partie
ne pourrait faire l'acquisition des droits de propriété intellectuelle dont
il est question ici, si ce n'est qu'en vertu de la seule licence qui est
accordée par les présentes. Le titulaire de licence reconnaît et
convient que la totalité de la documentation fournie est offerte telle
quelle et aucune représentation ou garantie expresse ou implicite,
quelle qu'elle soit, n'est offerte par le concédant.
9. Aucun paiement en contrepartie de l'information reçue en
vertu de ce PROTOCOLE D'ENTENTE. Sans limiter la portée de
toute autre clause de ce PROTOCOLE D'ENTENTE, en aucun cas
une partie qui reçoit de l'information en vertu de ce PROTOCOLE
D'ENTENTE i) ne peut directement ou indirectement consentir à
demander un paiement ou ii), consentir à obtenir un paiement en
contrepartie de cette information de quelque façon que ce soit, y
compris par la vente ou la mise sous licence de cette information,
sans le consentement écrit exprès des autres parties.
10. Exclusivité. Nonobstant toute autre clause de ce PROTOCOLE
D'ENTENTE, les parties reconnaissent et conviennent que ce
PROTOCOLE D'ENTENTE ne limite ou n'interdit de quelque manière
que ce soit l'amorce de discussions par une partie, relativement à un
protocole d'entente ou à une autre entente avec une autre entité,
relativement au contenu de ce document.
11. Frais. À moins d'une mention précise à cet effet dans le
PROTOCOLE D'ENTENTE ou en vertu d'une entente bilatérale
d'itinérance d'urgence en vigueur, chacune des parties paiera ses
propres frais et assumera ses propres dépenses en ce qui concerne
la négociation et l'exécution de ce PROTOCOLE D'ENTENTE, ce qui
s'entend également d'une participation à cette entente.
12. Garanties. Les parties reconnaissent et conviennent qu'aucune
partie ne consent à offrir une garantie quant à l'intégrité ou à
l'exactitude d'un quelconque élément d'information concernant ce
PROTOCOLE D'ENTENTE, tout comme aucune des parties n'offre de
représentation, de garantie, de conditions ou de certitude quant aux
actions ou aux activités (implicites ou réglementaires) envisagées en
vertu de ce PROTOCOLE D'ENTENTE.
13. Responsabilité.
a. Chacune des parties qui se joint à ce PROTOCOLE D'ENTENTE
et utilise l'information communiquée au titre de ce PROTOCOLE
D'ENTENTE le fait à ses propres risques.
b. Exception faite i) d'une mention précise dans une entente
bilatérale d'itinérance d'urgence; et ii) visant les obligations
d'indemnisation d'une partie énoncées dans l'Annexe A et
l'Annexe B; iii) en ce qui concerne le non-respect de l'article 14
par une partie (confidentialité); iv) ou de l'empiétement ou de
l'appropriation illicite des droits de propriété intellectuelle d'une
autre partie; v) en contrepartie des dommages au bien matériel
d'une partie du fait de la négligence ou de la faute intentionnelle
d'une autre partie; vi) d'une blessure corporelle ou du décès
d'une personne du fait de la négligence ou de la faute
intentionnelle d'une autre partie; vi) des dommages causés par
la négligence grossière ou la faute intentionnelle d'une partie; et
viii) des obligations d'une partie à payer des frais, des coûts ou
des dépenses en vertu des présentes, aucune partie ne sera
redevable à une autre partie concernant des dommages, des
coûts, des pertes encourus directement, ou ne logera autrement
contre l'autre partie une réclamation, une action en justice, une
poursuite ou une autre procédure, en vertu du droit contractuel,
en matière délictuelle ou autrement, découlant d'une réclamation
formulée en lien ou en vertu de ce PROTOCOLE D'ENTENTE
ou qui en résulte.
c. Exception faite des i) clauses précises énoncées en ce sens
dans une entente bilatérale d'itinérance d'urgence; ii) des
obligations d'indemnisation d'une partie énoncées dans l'Annexe
A et l'Annexe B et iii) du non-respect de l'article 14
(confidentialité) et iv), des dommages causés par la grossière
négligence ou la faute intentionnelle d'une partie, aucune partie
n'est responsable à l'égard d'une autre partie pour des
dommages indirects, fortuits, particuliers ou en conséquence
d'un fait découlant en vertu ou en lien avec ce PROTOCOLE
D'ENTENTE; ou responsable des dommages suivants
caractérisés comme directs, indirects, fortuits, particuliers ou qui
sont une conséquence : d'une perte de bénéfices, de revenus
anticipés ou perdus, d'une perte de données, de la perte
d'occasions d'affaires, de la perte de l'usage d'un système
informatique, de l'incapacité de réaliser des économies
anticipées, ou d'une autre perte commerciale ou économique,
que cela soit attribuable à de la négligence, à une faute, à une
loi, à un droit sur l'actif, au droit contractuel, au droit de common
law ou toute autre cause d'action ou principe de droit, qu'il
s'agisse d'un litige en droit de common law, en droit des actifs ou
mettant en cause une loi, même si une partie a été informée de
la possibilité de ces dommages.
d. Aucune partie ne sera tenue de se conformer à ce PROTOCOLE
D'ENTENTE, d'exécuter ou d'omettre un acte, ou de se conduire
de manière à enfreindre des lois en vigueur.
e. Dans la mesure où une partie intervenante agit de bonne foi et
en conformité avec ce PROTOCOLE D'ENTENTE et une
entente bilatérale d'itinérance d'urgence, telle que définie dans
l'Annexe A, les parties conviennent que si cette contrepartie
prend part aux activités décrites dans les Annexes A, B ou C de
ce document, il est entendu que ce faisant, les parties ne
présenteront pas une demande en vertu de la Partie 1 ou ne
logeront pas une plainte afférente en vertu des Règles de
procédure du CRTC à l'encontre de cette partie intervenante,
relativement à sa conduite dans le contexte d'un événement
déclencheur, ce qui comprend notamment une plainte en vertu
du paragraphe 27(2) de la Loi sur les télécommunications.
14. Confidentialité
a. De temps à autre, les renseignements confidentiels d'une partie
divulgatrice ou de ses entités affiliées peuvent venir en
possession ou à la connaissance d'un destinataire. Le cas
échéant, le destinataire est tenu :
i. de protéger et de maintenir le caractère confidentiel des
renseignements privilégiés de la partie divulgatrice et d'y
attribuer les mêmes soins à cette fin que ceux que le
destinataire prendrait pour protéger ses propres
renseignements confidentiels de même nature, mais en
tout état de cause non pas avec moins de soin raisonnable;
ii. de ne pas utiliser les renseignements confidentiels de la
partie divulgatrice ou de ne pas en permettre l'accès ou
l'utilisation pour toute autre fin que l'exercice de ses droits
ou de s'acquitter de ses obligations en vertu de ce
PROTOCOLE D'ENTENTE;
iii. de ne pas communiquer des renseignements confidentiels
de la partie divulgatrice à une tierce partie, exception faite :
1) des représentants du destinataire qui doivent prendre
connaissance des renseignements confidentiels
concernant le destinataire pour que ce dernier exerce ses
droits ou s'acquitte de ses obligations en vertu de ce
PROTOCOLE D'ENTENTE et qui sont liés par leur
obligation de protéger les renseignements confidentiels
reçus contre une utilisation non autorisée ou leur
divulgation en vertu d'obligations consignées par écrit de
respecter leur caractère confidentiel et de prendre à cet
égard des mesures de protection non moindres à l'égard
de la partie divulgatrice que celles dont fait état ce
PROTOCOLE D'ENTENTE; et 2) d'autres personnes
auxquelles la partie divulgatrice a accordé un
consentement par écrit. Pour plus de clarté, le destinataire
sera tenu responsable de tout non-respect de ce
PROTOCOLE D'ENTENTE du fait de l'action de l'un ou
l'autre de ses représentants;
iv. nonobstant ce qui précède, les parties communiqueront
ensemble et se consulteront le plus tôt possible, dès
qu'elles sont tenues par la loi de divulguer des
renseignements confidentiels, tels que définis dans ce
PROTOCOLE D'ENTENTE.
b. En plus des obligations énoncées dans l'article 14 ci-dessus, les
parties devront conserver en sécurité les renseignements
personnels, en conformité avec les pratiques du secteur et se
conformeront à toute la législation et à toute la réglementation
concernant la protection et le caractère privé des
renseignements personnels, y compris la Loi sur la protection
des renseignements personnels et les documents électroniques
(Canada). Une partie ne pourra divulguer à une autre partie des
renseignements personnels reçus d'une autre partie quelle
qu'elle soit, exception faite d'une autorisation expresse en vertu
de la Loi ci-dessus ou de cette entente. Les parties ne doivent
pas utiliser des renseignements personnels pour des activités de
mise en marché, de suivi des préférences ou à d'autres fins qui
ne se rapportent pas directement au respect de leurs obligations
en vertu de ce PROTOCOLE D'ENTENTE.
c. Chacune des parties accepte et convient qu'aucune d'entre elles
ou aucun de ses agents, administrateurs ou représentants ne
publiera ou communiquera à une tierce partie quelconque ou
dans un forum public des remarques diffamatoires ou
désobligeantes, des commentaires ou des déclarations
concernant la conduite d'une autre partie en vertu de ce
PROTOCOLE D'ENTENTE, ou de celle de ses agents, des
membres de son personnel, de ses administrateurs et d'autres
tierces parties affiliées.
d. Les parties n'invoqueront pas ce PROTOCOLE D'ENTENTE ou
l'une ou l'autre des clauses aux présentes pour réaliser des
activités de mise en marché ou de promotion.
15. Conservation et destruction de données
a. Les parties comprennent qu'on attend d'elles qu'elles ne
conservent pas de renseignements confidentiels plus longtemps
qu'il n'est nécessaire pour réaliser les fins pour lesquelles ils ont
été communiqués initialement, ou selon ce qui est exigé
autrement selon les lois applicables, la période la plus longue
ayant préséance.
b. À la résiliation ou à l'échéance de ce PROTOCOLE D'ENTENTE
ou lorsque les renseignements confidentiels ne sont plus requis
pour les fins auxquelles ils avaient été recueillis initialement, à la
date la plus proche, une partie remettra ces renseignements
sans tarder à l'autre partie concernée ou détruira en toute
sécurité tous les renseignements confidentiels de l'autre partie,
ainsi que toute information personnelle dont elle est en
possession ou dont elle a le contrôle (exception faite des copies
réalisées aux fins d'archivage ou de conservation de copies de
sécurité, que la partie détruira au plus tard un an après la
résiliation ou l'échéance du protocole). Cette destruction fera en
sorte que les renseignements confidentiels ou l'information
personnelle sont rendus inutilisables ou irrécupérables et le
destinataire fournira rapidement à la partie divulgatrice une
attestation écrite de cette destruction.
16. Pérennité. Advenant l'échéance ou la résiliation de ce
PROTOCOLE D'ENTENTE, les articles 8, 13, 14, 15, 16, 18, 20 et 21
ainsi que toutes les autres clauses leur donnant effet dans les
présentes demeurent en vigueur indéfiniment, au-delà de la date
d'échéance ou de résiliation, le cas échéant.
17. Pouvoir. Chacune des parties confirme par les présentes que son
représentant, par sa signature de ce PROTOCOLE D'ENTENTE, est
habilité à exercer ce pouvoir de signature.
18. Législation applicable et compétence. Ce PROTOCOLE
D'ENTENTE est régi et rédigé en vertu des lois de la province de
l'Ontario et des lois fédérales applicables du Canada dans le contexte
de ce document. Exception faite de ce qui est prévu dans les clauses
de l'article 20 qui suit, chacune des parties s'en remet de manière
irrévocable à la compétence exclusive des tribunaux de l'Ontario,
concernant un litige, une controverse ou une réclamation (y compris
toute question concernant l'existence, la validité ou la résiliation de ce
PROTOCOLE D'ENTENTE) soulevés l'égard de ce PROTOCOLE
D'ENTENTE.
19. Avis. Il faut signifier un avis légal en vertu de ce PROTOCOLE
D'ENTENTE ou transmettre autrement un avis qu'une des parties
souhaite signifier à une autre partie, ou les autres parties doivent
recevoir cet avis par écrit et il doit être signifié convenablement aux
adresses d'envoi correspondantes qui apparaissent dans l'Annexe E,
que ce soit par service de messagerie ou par courriel. Un avis signifié
conformément aux formalités ci-dessus sera réputé avoir été reçu par
le destinataire à la livraison.
20. Règlement de litige
a. Si un litige, une divergence sur un point ou une question survient
(soit, dans cet article, un « litige ») au cours de la période de
validité de ce PROTOCOLE D'ENTENTE, les efforts de
règlement de la part de deux parties ou plus à l'égard de ce
PROTOCOLE D'ENTENTE ou d'une partie du document devront
être consentis de bonne foi, de manière à régler rapidement le
litige, à l'amiable, selon le mécanisme de règlement officieux des
litiges que voici.
i. Si un litige qui survient n'est pas réglé, chacune des parties
au litige nommera un vice-président ou une personne d'un
niveau hiérarchique plus élevé (la « haute direction »)
pour tenter de régler le litige.
ii. Les membres de la haute direction seront tenus de se
réunir dès que possible.
iii. Si les membres de la haute direction ne peuvent régler le
litige dans un délai de 20 jours ouvrables après avoir été
avisés de l'existence d'un litige, le litige sera renvoyé au
chef de la direction de chacune des parties et les chefs de
la direction des parties concernées se rencontreront dans
les 20 jours ouvrables suivant la réception d'un avis
concernant le litige, dans le but de tenter de régler le litige.
iv. Nonobstant ce qui précède, si une des parties en cause
dans un litige estime (alors qu'elle agit de bonne foi) que le
caractère urgent du litige exige un règlement accéléré,
chacune des parties concernées devra désigner un
directeur général/une directrice générale qui rencontrera sa
contrepartie pour régler le litige dans les deux (2) heures
suivant la signification de l'avis, ou autrement le plus tôt
possible, et si les directeurs généraux /directrices
générales ne peuvent régler le litige au bout de 4 heures
après en avoir été avisés, le litige fera l'objet d'un renvoi au
chef de la direction de chacune des parties. Les chefs de la
direction concernés ou leurs substituts se rencontreront
alors dans les 6 heures suivant la réception d'un avis de
litige, ou autrement le plus tôt possible dans le but de
régler le litige.
b. Si les parties ne peuvent régler un litige après avoir rempli les
conditions du paragraphe 20(a) des présentes, sur avis écrit aux
autres parties au litige (« avis de mise en arbitrage »), une
partie peut demander que le différend soit réglé au moyen d'un
arbitrage, conformément à la Loi de 1991 sur l'arbitrage (Ontario,
la « Loi sur l'arbitrage »), sous réserve des clauses du
paragraphe 20(c) ci-dessous.
c. Les clauses que voici régiront chaque litige soumis à l'arbitrage
en vertu du paragraphe 20(b) de ce document.
i. L'arbitrage en question aura lieu à Toronto, en Ontario (des
mesures d'accommodement devant être offertes aux
parties pour leur participation par vidéoconférence).
ii. Les formalités de règlement d'un litige énoncées dans cet
article 20 n'écartent pas la possibilité d'un recours devant
les tribunaux au titre de mesure provisoire ou interlocutoire.
iii. L'arbitrage se déroulera dans la langue anglaise ou en
anglais et en français si l'une ou plusieurs des parties
prenant part à l'arbitrage l'exige.
iv. L'arbitrage se déroulera devant un comité d'un(e) arbitre,
nommé(e) par les parties impliquées dans le litige. Si les
parties ne peuvent convenir d'un(e) arbitre unique, alors
une des parties peut présenter une requête devant la Cour
supérieure de l'Ontario pour nommer un(e) arbitre
conformément à la Loi de 1991 sur l'arbitrage (Ontario).
L'arbitre ainsi nommé(e) sera un ou une juge ou un
avocat(e) à la retraite qui disposera de solides
qualifications et d'une vaste expérience en arbitrage.
v. Une décision arbitrale rendue par l'arbitre nommé a une
valeur définitive et exécutoire par les parties à ce
PROTOCOLE D'ENTENTE, assortie d'un droit d'appel sur
les seules questions de droit. Une décision de l'arbitre peut
être mise en application selon les modalités prévues par la
Loi sur l'arbitrage.
vi. Chacune des parties assumera ses propres frais juridiques
à l'égard de cet arbitrage. Les coûts et les dépens de
l'arbitrage seront assumés à parts égales par les parties à
l'arbitrage, à moins que les arbitres ne rendent une
décision favorable à une des parties. Le cas échéant, les
autres parties déboutées seront tenues de payer à parts
égales tous les coûts et dépens afférents à l'arbitrage.
vii. Sous réserve de la mise en application de la loi
applicable, les parties conviennent que les formalités, les
audiences, les documents et la décision d'arbitrage rendue
auront un caractère strictement confidentiel. Les parties
s'engagent à ne pas divulguer sciemment, à moins que ne
l'exige la loi, toute information concernant ces questions ou
la décision d'une procédure d'arbitrage. La seule exception
à cet égard concernera un conseiller juridique, un
comptable et un conseiller financier, dans la mesure où ces
personnes conviennent de préserver le caractère
strictement confidentiel de cette information.
21.Généralités
a. Ce PROTOCOLE D'ENTENTE s'applique en faveur des parties
et de leurs héritiers, de leurs exécuteurs, de leurs
administrateurs, de leurs représentants légaux individuels, de
leurs héritiers et de leurs ayants droit, et les lie.
b. Dans ce PROTOCOLE D'ENTENTE, les termes au singulier
s'entendent également du pluriel et vice-versa et le masculin
désigne tout autant le féminin, et le mot personne désignera les
individus, les partenariats, les associations, les fiducies, les
organismes non constitués en société, les sociétés par actions,
et vice-versa. Le terme « y compris » signifie « notamment ».
c. À moins d'indication contraire, dans ce document la mention «
d'un jour » désignera un jour civil.
d. L'exécution de ce PROTOCOLE D'ENTENTE peut se faire en
plusieurs exemplaires ou contenir plusieurs pages de signatures,
chacun de ces exemplaires assorti de pages de signature
exécutées devant être réputé être un document original, et ces
exemplaires seront considérés comme un seul instrument
unique. Ce PROTOCOLE D'ENTENTE ne deviendra une
entente valide et exécutoire par les parties uniquement qu'au
moment où chacune des parties aura dûment exécuté et remis
aux autres parties une copie de ce PROTOCOLE D'ENTENTE.
e. Les droits et les recours des parties en vertu de ce document
sont cumulatifs, ils s'ajoutent à d'autres droits et recours en droit
ou en équité ou autrement et ne les remplacent pas. L'exercice
partiel ou complet d'un droit par une partie ou d'un droit ou d'un
recours ou autrement n'a aucune incidence sur l'exercice d'un
autre droit ou recours auquel cette partie peut avoir droit.
f. S'il appert qu'une clause de ce PROTOCOLE D'ENTENTE est
jugée invalide ou ne peut donner lieu à sa mise en application en
partie ou en totalité, cette invalidité ou cette incapacité à mettre
en application ne concernera que la clause ou une partie de la
clause en question et le reste de cette clause et toutes les autres
clauses du document demeureront entièrement en vigueur.
g. Aucune modification d'une clause de ce PROTOCOLE
D'ENTENTE n'entrera en vigueur à moins qu'une telle
modification ne donne lieu à un document écrit signé par toutes
les parties, indiquant qu'elle vise précisément à modifier ce
PROTOCOLE D'ENTENTE. Une renonciation au non-respect
d'une clause de ce PROTOCOLE D'ENTENTE entrera en
vigueur ou sera exécutoire seulement si elle a fait l'objet d'un
document écrit signé par la partie qui l'a rédigé et, à moins
qu'elle soit précisée dans la renonciation écrite, cette
renonciation ne visant uniquement que le non-respect faisant
l'objet de la dérogation. Aucune renonciation ne devra être
réputée ou implicite, du fait de l'incapacité d'agir ou d'un retard à
agir par une des parties, relativement à tout manquement,
non-respect, non-observation ou par tout acte exécuté ou omis
par une autre partie.
h. De pair avec les annexes de ce PROTOCOLE D'ENTENTE et
toute entente et tout document à produire en vertu des
conditions de ce PROTOCOLE D'ENTENTE, les présentes
forment l'entente complète entre les parties, relativement au
contenu de ce PROTOCOLE D'ENTENTE. Elles remplacent
toutes les ententes, conventions, négociations et discussions
antérieures, réalisées de vive voix ou par écrit par l'une ou l'autre
des parties, relativement au contenu de ce document. Il n'y a
aucune condition, représentation, garantie ou d'autres ententes
entre les parties en regard du contenu de ce PROTOCOLE
D'ENTENTE, sous forme écrite ou de vive voix, explicite ou
implicite, réglementaire ou autrement, exception faite de ce qui
est précisé et énoncé dans ce PROTOCOLE D'ENTENTE.
Nonobstant toute indication contraire à cet égard dans ce
PROTOCOLE D'ENTENTE, les parties reconnaissent et
conviennent qu'en aucun cas ce PROTOCOLE D'ENTENTE
sera réputé modifier ou remplacer les conditions d'une entente
d'itinérance en vigueur.
i. Une partie peut céder de son propre chef ce PROTOCOLE
D'ENTENTE en totalité ou en partie à une entité affiliée sur
présentation d'un avis écrit préalable aux autres parties, sous
réserve que la partie en question demeure responsable des
actes et omissions de l'entité affiliée concernée. Exception faite
de ce qui est énoncé dans la phrase qui précède immédiatement
ce qui suit, aucun droit ou intérêt à l'égard de ce PROTOCOLE
D'ENTENTE ne devra être cédé ou confié en sous-traitance par
une des parties sans un consentement écrit préalable des autres
parties; aucune délégation d'exécution d'obligations afférentes à
une partie à l'égard d'une autre partie ne peut avoir lieu sans le
consentement des autres parties, et dans chaque cas, ce
consentement ne devrait pas être raisonnablement retardé ou
refusé.
j. La version originale en anglais de ce PROTOCOLE D'ENTENTE
a été traduite en français. Advenant une incohérence ou une
discordance entre les versions anglaise et française de ce
PROTOCOLE D'ENTENTE, la version anglaise a préséance.
[Les pages de signatures suit]
EN FOI DE QUOI, les parties ont exécuté ce PROTOCOLE
D'ENTENTE à la date de prise d'effet.

BELL CANADA
Nom : Mirko Bibic
Titre du poste : Président et chef de la direction
Date : 6 septembre 2022
[Les page de signatures continue.]

BRAGG COMMUNICATIONS INC.


Nom : Lee Brag
Titre du poste : Vice-président exécutif
Date : 1er septembre 2022
[Les pages de signatures continue.]

COGECO COMMUNICATIONS INC.


Nom : Signataire : Philippe Jetté
Titre du poste : Président et chef de la direction
Date : 6 septembre 2022
[Les pages de signatures continue.]

ROGERS COMMUNICATIONS CANADA INC.


Nom : Anthony Staffieri
Titre du poste : Président et chef de la direction
Date : 1er septembre 2022
[Les pages de signatures continuent.]

SASKATCHEWAN TELECOMMUNICATIONS
Nom : Doug Burnett
Titre du poste : Président et chef de la direction
Date : 2 septembre 2022
[Les pages de signatures continuent.]

SHAW COMMUNICATIONS INC.


Nom : Brad Shaw
Titre du poste : Président exécutif et chef de la direction
Date : 6 septembre 2022

FREEDOM MOBILE INC.


Nom : Brad Shaw
Titre du poste : Président exécutif et chef de la direction
Date : 6 septembre 2022
[Les pages de signatures continuent.]

TBAYTEL
Nom : Daniel Topatigh,
Titre : Président et chef de la direction
Date : 6 septembre 2022
[Les pages de signatures continuent.]

TÉLÉSAT CANADA
Nom : Christopher DiFrancesco,
Titre : Vice-président, avocat général et secrétaire
Date : 1er septembre 2022
[Les pages de signatures continuent.]

TELUS COMMUNICATIONS INC.


Nom : Darren Entwistle
Titre : Président et chef de la direction
Date : 2 septembre 2022
[Les pages de signatures continuent.]

VIDÉOTRON LTÉE
Nom : Pierre Karl Péladeau et Sophie Riendeau
Titre : Président et secrétaire de l’entreprise
Date : 6 septembre 2022
[Les pages de signatures continuent.]

XPLORNET COMMUNICATIONS INC.


Nom : Allison Lenehan
Titre : Président et chef de la direction
Date : 2 septembre 2022
[Les pages de signatures continuent.]

ZAYO CANADA INC.


Nom : Michael Strople
Titre du poste : Directeur général de Zayo Canada
Date : 6 septembre 2022
[Fin des pages de signatures.]

Annexe A
Protocole d'itinérance d'urgence

Objet
1. Ce protocole d'itinérance d'urgence entre en vigueur si l'une ou
plusieurs des parties offre(nt) un service d'itinérance d'urgence à une
autre partie, lorsque cette partie subit un événement déclencheur.

Définitions
2. À moins d'une autre définition dans ce document, les termes en
majuscules ont le sens que lui confère la teneur principale du
PROTOCOLE D'ENTENTE, de l'Annexe B ou de l'Annexe C, le cas
échéant. Dans ce protocole d'itinérance d'urgence, les termes que
voici au pluriel ou au singulier ont le sens que voici :
a. « accès sans fil 9-1-1 » désigne l'accès aux réseaux du service
d'urgence 9-1-1 par un appareil téléphonique sans fil;
b. « itinérance d'urgence » a le sens que lui confère l'article 3 de
ce protocole d'itinérance d'urgence;
c. « protocole d'itinérance d'urgence » désigne le protocole
d'itinérance d'urgence en vertu de cette Annexe A de ce
PROTOCOLE D'ENTENTE, susceptible d'être modifié de temps
à autre;
d. « réseau » désigne le réseau de communications sans fil d'une
partie, y compris, selon le cas, l'ensemble ou une partie de
réseau d'accès, d'un noyau de réseau, des liaisons terrestres,
d'une connectivité de transport et de l'infrastructure;
e. « destinataire » désigne une partie qui reçoit le service
d'itinérance d'urgence en vertu de ce protocole d'itinérance
d'urgence;
f. « partie intervenante » désigne une partie qui offre le service
d'itinérance d'urgence en vertu de ce protocole d'itinérance
d'urgence.

Formes d'itinérance d'urgence


3. En accord avec les principes énoncés dans ce document,
l'itinérance d'urgence se compose de la prestation d'un service
national d'itinérance audio, par le texte et de données dans un
contexte d'urgence, là où la prestation du service est techniquement
réalisable au cours d'un événement déclencheur, par une partie
intervenante à l'intention d'un destinataire pendant la totalité ou une
partie d'un événement déclencheur. Pour plus de précision,
l'itinérance d'urgence comprend la fourniture d'un accès sans fil aux
services d'urgence 9-1-1 et exclut la fourniture d'une assistance
mutuelle (décrite dans l'Annexe B de ce PROTOCOLE D'URGENCE),
de l'aide en vertu d'un protocole de communications d'urgence en cas
de défaillance de réseau (décrite dans l'Annexe C de ce
PROTOCOLE D'ENTENTE) et d'autres formes d'assistance non
fournies expressément en vertu de ce protocole d'itinérance
d'urgence.

Ententes bilatérales d'itinérance d'urgence


4. Dans les neuf (9) mois qui suivent la date de prise d'effet, les
parties concluront des ententes bilatérales d'itinérance d'urgence ou
une ou plusieurs ententes multilatérales d'itinérance d'urgence
confidentielles et réciproques auprès des parties avec lesquelles elles
disposent de réseaux qui se chevauchent, lesquels permettent d'offrir
des services d'itinérance d'urgence (collectivement désignées comme
« des ententes bilatérales d'itinérance d'urgence ») s'ils sont
disponibles, en vertu de ce protocole d'itinérance d'urgence. Nulle
clause de ce PROTOCOLE D'ENTENTE n'empêchera deux parties
qui disposent d'une entente de forfait commercial d'itinérance («
entente d'itinérance en vigueur ») et de réseaux qui se chevauchent
de conclure par écrit (une entente par courriel convient) une entente
avec une autre partie pour modifier cette entente d'itinérance en
vigueur et offrir ce faisant le service d'itinérance d'urgence. Si deux
parties utilisent une entente d'itinérance en vigueur pour offrir un
service d'itinérance d'urgence, les parties conviendront par écrit de
modifier l'entente d'itinérance en vigueur pour donner suite au service
d'itinérance d'urgence dans les 9 mois suivant la date de prise d'effet.
Pour plus de clarté, si les parties visées en conviennent par écrit et
aux fins de ce PROTOCOLE D'ENTENTE et conformément aux
conditions énoncées dans les présentes, dans la mesure où elle vise
la prestation d'un service d'itinérance d'urgence disponible, l'entente
d'itinérance d'urgence modifiée sera considérée au titre d'une entente
bilatérale d'itinérance d'urgence en vertu des présentes, en vertu des
conditions énoncées dans ce document, telles qu'elles s'appliquent
aux ententes bilatérales d'itinérance d'urgence, y compris les
principes directeurs, les autres conditions et l'indemnisation de la
partie intervenante énoncés ci-dessous s'appliquant dorénavant à
cette entente d'itinérance modifiée et en vigueur.

Principes directeurs
Toutes les ententes bilatérales d'itinérance d'urgence conclues
incorporeront les principes directeurs que voici.
● 5. Une partie ne peut invoquer l'itinérance d'urgence qu'en
présence d'une déclaration d'événement déclencheur et après
avoir tenté et consenti à cet égard tous ses meilleurs efforts et
pris toutes les mesures possibles pour rétablir le service de son
propre réseau (ses propres réseaux). Pour plus de certitude, une
partie ne peut demander une déclaration d'événement
déclencheur à une partie au titre de sa réaction à une panne de
réseau en exploitation qui ne correspond pas à la définition
d'une défaillance de réseau critique.
● 6. La prestation d'un service d'itinérance d'urgence par une
partie intervenante est conditionnelle à ce que le destinataire
prenne toutes les mesures possibles au cours de l'événement
déclencheur pour rétablir le service de son propre réseau (ses
propres réseaux), et qu'il y consacre ses meilleurs efforts.
● 7. En tout temps, la conduite du destinataire et de la partie
intervenante à l'égard de ce protocole d'itinérance d'urgence
sera régie par l'obligation d'agir de bonne foi.
● 8. Advenant un événement déclencheur et pendant sa durée,
une partie intervenante consentira des efforts raisonnables pour
offrir le service d'itinérance d'urgence au destinataire. Par
ailleurs, aucune clause de ce protocole d'itinérance d'urgence
n'empêche une partie de venir en aide à une autre partie dans
un autre contexte que celui de ce protocole d'itinérance
d'urgence.
● 9. Si une déclaration d'événement déclencheur est produite et
qu'elle coïncide avec le début d'un événement déclencheur ou
aussitôt après dès qu'il est raisonnablement possible de le faire,
la partie intervenante peut demander au destinataire de fournir
de l'information sur l'événement déclencheur et le destinataire
consentira tous les efforts raisonnables à cet égard. Cette
information comprendra : une description de la défaillance de
réseau critique, son emplacement, sa durée prévue, les nœuds
de réseau touchés, l'identification de toute autre partie qui offre
un service d'itinérance d'urgence et une estimation quant au type
et à l'ampleur d'itinérance d'urgence exigée en termes de
nombre d'abonnés, de séances de communication et de volume
de trafic.
● 10. Un destinataire recevra de l'information sur la portée,
l'étendue et la qualité du service d'itinérance d'urgence fourni par
la partie intervenante, au moment et à l'emplacement voulus.
Pour plus de certitude, en vertu des présentes, il n'y a aucune
obligation imposée à la partie intervenante d'augmenter sa
capacité de réseau ou de la bonifier.
● 11. Une partie intervenante est tenue de n'offrir qu'un service
d'itinérance d'urgence raisonnable d'une ampleur et d'une portée
selon la capacité existante qui ne se traduiront pas, du seul avis
de la partie intervenante, par des répercussions négatives
importantes sur les services normalement et directement offerts
par cette partie à ces clients. La partie intervenante est tenue à
cet égard et dans la mesure du possible de veiller dans un
premier temps à satisfaire ses propres besoins de réseau. Sans
limiter la portée générale de ce qui précède, à son entière
discrétion, une partie intervenante peut refuser d'offrir un service
d'itinérance d'urgence, de mettre en œuvre des méthodes de
gestion du trafic, ou de retirer une partie ou la totalité du service
d'itinérance d'urgence qu'elle avait offert jusqu'alors. La partie
intervenante agira dans ce sens si : a) elle se trouve dans
l'incapacité d'offrir ou de continuer à offrir ce service d'itinérance
d'urgence; b) elle subit elle-même un événement déclencheur;
ou c), elle subit ou anticipe raisonnablement de subir une
détérioration importante du service du fait du volume du trafic, de
considérations quant à la capacité du réseau, d'événements en
matière de sécurité ou d'autres facteurs.
● 12. Une partie peut être confrontée à des répercussions
négatives importantes sur son réseau du fait d'un accroissement
du trafic d'itinérance qui découle d'une défaillance de réseau
critique d'une autre partie ou d'autres parties. Le cas échéant,
une ou plusieurs parties peuvent prendre des mesures
préventives pour gérer le réseau affecté avant qu'une
déclaration d'événement déclencheur ne soit émise par une ou
plusieurs des parties. La partie qui prend des mesures pour
gérer son réseau donnera des précisions sur la gestion de
réseau aux parties touchées dans les 24 heures qui suivent la
mise en place de ces mesures de gestion de réseau.
● 13. S'il advient qu'un événement déclencheur soit suivi d'un ou
de plusieurs autres événements déclencheurs, les parties
conviennent et reconnaissent que chaque partie intervenante,
selon le cas, sera tenue d'effectuer un triage et d'établir à
nouveau l'ordre de priorité quant à l'ampleur et à l'étendue du
service d'itinérance d'urgence, ce qui pourrait occasionner un
redéploiement raisonnable des ressources, compte tenu de
l'importance et de la gravité des divers événements
déclencheurs.
● 14. À moins d'indication contraire précise dans ce protocole
d'itinérance d'urgence, le service d'itinérance d'urgence sera
progressivement désactivé et prendra fin dès que possible, les
parties touchées exerçant à cet égard tous les efforts possibles
pour rétablir le service de leurs clients utilisateurs finaux, au
moment du rétablissement des services en question.
● 15. Si deux parties ou plus vivent le même événement
déclencheur, par exemple en raison d'une même catastrophe
naturelle, ces parties tenteront de coordonner leurs ressources
autant qu'il est possible et raisonnable de le faire.
● 16. Si une partie intervenante met en œuvre des méthodes de
gestion du trafic, refuse d'offrir ou retire en totalité ou en partie
un service d'itinérance d'urgence à l'intention d'un destinataire :
a. la partie intervenante donne des précisions sur les
méthodes de gestion du trafic mises en place dans les 24
heures qui suivent la mise en place de telles méthodes;
b. si possible, la partie intervenante présentera un avis
préalable du retrait du service;
c. le destinataire sera en droit de demander à la partie
intervenante ses motifs de refus ou de retrait du service
d'itinérance d'urgence, et la partie intervenante sera tenue
de fournir ces motifs par écrit dans les 24 heures de la
réception de cette requête.
● 17. Au cours d'un événement déclencheur, un destinataire
prendra toutes les mesures raisonnables pour offrir un accès au
réseau dans toute la mesure du possible à ses clients, dans la
zone géographique touchée par l'événement déclencheur (la «
zone d'itinérance d'urgence »).
● 18. Les considérations relatives au réseau pourraient exiger des
parties qu'elles configurent l'itinérance d'urgence de manière à
permettre ou à diminuer divers types de trafic, selon les besoins.
Les parties reconnaissent et conviennent que l'itinérance
d'urgence ne saurait offrir le même genre ou la même qualité de
service qu'un contexte dans lequel l'itinérance commerciale à
forfait est offerte, qu'il s'agisse d'un service en vertu d'une
entente commerciale ou d'une entente soumise au tarif
d'itinérance à forfait applicable du CRTC.
● 19. Si l'itinérance d'urgence est demandée, le requérant accepte
que le type ou la qualité de service offert par la partie
intervenante en vertu d'une entente d'itinérance commerciale à
forfait ou d'un tarif d'itinérance à forfait applicable du CRTC,
selon le cas, pourrait subir des incidences négatives du fait de la
prestation du service d'itinérance d'urgence.
● 20. Si un service d'itinérance d'urgence est offert au cours d'un
événement déclencheur, la partie intervenante accordera dans la
mesure du possible la priorité à l'accès aux communications
sans fil audio des services d'urgence 9-1-1, comparativement à
l'ensemble du trafic sans fil sur son réseau.

Autres conditions
● 21. En plus des principes directeurs ci-dessus, une entente
bilatérale d'itinérance d'urgence comprendra les éléments que
voici.
a. des définitions claires pour ce qui est de délimiter la zone
d'itinérance d'urgence, de sorte que tous les signataires
des présentes pourront comprendre l'étendue et les limites
de l'événement déclencheur, selon des normes
géographiques universelles de reconnaissance de
l'étendue (par exemple, couches de données de SIG
afférentes aux divisions de recensement);
b. une description des incidences possibles advenant que la
prestation d'un service d'itinérance d'urgence ait une
incidence sur les services d'itinérance commerciaux
généraux à forfait existants qui permettent à la partie
intervenante et au destinataire de communiquer;
c. des clauses raisonnables pour garantir que les réseaux de
la partie intervenante ne subissent ou ne subiront pas des
incidences négatives importantes du fait de la prestation du
service d'itinérance d'urgence;
d. des droits de gestion de réseau et des marches à suivre
afférentes clairement établis, de manière à garantir un
accès au trafic dans les deux sens sur le réseau de la
partie intervenante, ainsi que du point de vue de l'intégrité
et de la résilience globales des réseaux;
e. des clauses :
i. faisant en sorte que les parties effectuent les
préparatifs (pour établir ou modifier les interfaces de
réseau) exigés pour permettre la prestation efficace
de l'itinérance d'urgence;
ii. pour garantir des communications fréquentes, de
manière à faire le point sur la situation au cours d'un
événement déclencheur;
iii. pour offrir dès que possible l'échange de données en
réseau après un événement déclencheur;
iv. de coordination de l'arrêt du service d'itinérance
d'urgence de manière à offrir une période de
transition sans interruption (dans la mesure du
possible) vers le rétablissement du service aux
abonnés touchés du réseau du destinataire;
v. qui feront en sorte d'offrir un service d'itinérance
d'urgence aux clients à forfait du destinataire, le cas
échéant;
f. des tarifs commerciaux et des obligations de paiement
négociés;
g. dans la mesure où ce qui suit ne porte pas atteinte au
réseau d'une partie, un régime de vérification de l'état du
service robuste composé i) d'essais techniques des
capacités; ii) d'essais de contrainte; et iii) de l'introduction
d'enseignements tirés des essais au cours de la phase de
mise au point du service d'itinérance d'urgence.
h. des procédures d'exploitation conjointes, le cas échéant,
élaborées conformément à une entente bilatérale
d'itinérance d'urgence qui feront l'objet d'une révision
annuelle et d'une mise à jour si nécessaire; toutes les
parties seront tenues de faire en sorte que les procédures
d'exploitation conjointes sont partagées et comprises par
les groupes de soutien dans l'organisation de chacune des
parties.

Indemnisation de la partie intervenante


● 22. Un destinataire devra dégager de toute responsabilité,
défendre et protéger un destinataire et ses affiliés et leurs
administrateurs, leurs agents, leurs employés et représentants
(les « indemnitaires de la partie intervenante ») concernant
une perte, des coûts, une réclamation, une poursuite, des
dommages et une décision de quelque nature que ce soit à
l'encontre d'un indemnitaire de la partie intervenante en
conséquence de la réclamation d'une tierce partie («
réclamation ») et découlant de la clause de la partie
intervenante de la présente entente d'itinérance d'urgence, à
l'exclusion de toute réclamation induite par une négligence
grossière ou d'une faute intentionnelle de la partie intervenante.
Les obligations d'indemnisation dont il est question ici sont
assujetties aux conditions que voici :
a. le destinataire a reçu un avis écrit de cette réclamation;
b. le destinataire dispose du droit de contrôler et de diriger la
défense de la réclamation;
c. la coopération de la partie intervenante et du destinataire à
l'égard de cette défense, aux frais du destinataire;
d. la partie intervenante a le droit d'être représentée dans
cette défense à ses frais, et de retenir à cette fin les
services d'un avocat de son choix.

Présentation de rapports
● 23. Dans les trente (30) jours suivant la conclusion de
l'événement déclencheur, le destinataire et la partie intervenante
produiront un rapport (un « rapport sur l'itinérance d'urgence
») sous le sceau de la confidence à l'intention d'ISDE, du CRTC
et du CCC (Centre canadien pour la cybersécurité), chacune des
parties étant ce faisant signifiée.
● 24. Un rapport sur l'itinérance d'urgence fera le point sur les
questions suivantes :
a. l'ampleur et l'étendue des faits qui ont abouti à l'événement
déclencheur;
b. la nature du service d'itinérance d'urgence souhaité par le
destinataire;
c. la nature et l'étendue du service d'itinérance d'urgence
offert par la partie intervenante;
d. les enseignements tirés d'un événement d'itinérance
d'urgence susceptibles d'être utiles ou qu'il serait avisé de
ne pas reproduire, selon le cas, advenant un futur
événement déclencheur;
e. une limite qu'il serait pertinent de retenir pour aider à
circonscrire les circonstances susceptibles de donner lieu à
un futur événement déclencheur ;
f. tout autre fait pertinent associé à l'événement déclencheur.
● 25. Rapports conjoints après un événement. Un destinataire et
une partie intervenante peuvent déposer un rapport conjoint sur
l'itinérance d'urgence, dans la mesure où les deux parties
s'entendent sur le contenu.
● 26. Une partie qui dépose un rapport sur l'itinérance d'urgence
peut demander de protéger le caractère confidentiel d'une
certaine partie du contenu si i) ces renseignements sont un
secret commercial; ii) si le contenu se rapporte à de l'information
financière, commerciale, scientifique ou technique de nature
confidentielle et qu'elle est toujours traitée de manière
confidentielle par la partie concernée; iii) la divulgation de cette
information pourrait de manière raisonnable entraîner une perte
financière importante ou des gains importants à une personne,
porter atteinte à la position concurrentielle d'une personne ou
avoir des incidences contractuelles ou sur les négociations que
mène une personne. De l'information contenue dans un rapport
sur l'itinérance d'urgence qui est désignée comme confidentielle
peut être retenue et ne pas être communiquée à une autre
partie. Par ailleurs, pour une plus grande certitude, l'affirmation
par une partie du caractère confidentiel d'une information est
déterminante et il n'y aura aucun droit d'appel ou autre forme de
contestation à l'égard du caractère confidentiel d'une information
alléguée par une partie.

Examens annuels
27. Les parties examineront collectivement l'efficacité de ce protocole
d'itinérance d'urgence au moins une fois par année, l'objectif étant d'y
apporter au besoin des modifications et des améliorations, compte
tenu des enseignements tirés des événements déclencheurs de la
dernière année et de l'information communiquée dans le rapport sur
l'itinérance d'urgence de l'année précédente, le cas échéant.
Annexe B
Protocole d'assistance mutuelle

Objet
1. Ce protocole d'assistance mutuelle entre en vigueur si une ou
plusieurs des parties offrent de l'aide mutuelle à une autre partie si
l'autre partie subit un événement déclencheur.

Définitions
2. À moins d'une autre définition précise dans les présentes, les mots
en majuscules auront le sens que leur confère le corps du texte du
PROTOCOLE D'ENTENTE, de l'Annexe A ou de l'Annexe C, selon le
cas. Dans ce Protocole d'assistance mutuelle, les mots que voici au
singulier ou au pluriel selon le contexte, ont le sens suivant.
a. « réseau 9-1-1 » désigne les principaux réseaux 9-1-1 exploités
par Bell, TELUS et SaskTel qui permettent d'offrir des services
de télécommunications d'urgence 9-1-1 par le truchement de
services de réponse de la sécurité publique dans les régions
respectives où ces entreprises de télécommunications offrent
leurs services.
b. « assistance mutuelle » désigne ce qui est énoncé à l'article 3
de ce protocole d'assistance mutuelle.
c. « protocole d'assistance mutuelle » désigne cette Annexe B,
intitulée Protocole d'assistance mutuelle du PROTOCOLE
D'ENTENTE, susceptible d'être modifiée de temps à autre.
d. « réseau » désigne le réseau de télécommunications filaire ou
sans fil d'une partie, y compris en totalité ou en partie, selon le
cas, le réseau d'accès, le noyau du réseau, les liaisons
terrestres, la connectivité de transport et l'infrastructure.
e. « destinataire » désigne une partie qui reçoit de l'assistance
mutuelle en vertu de ce protocole d'assistance mutuelle.
f. « partie intervenante » désigne une partie qui répond à une
requête d'assistance mutuelle en vertu de ce protocole
d'assistance mutuelle.

Formes d'assistance mutuelle


3. Une assistance mutuelle peut comprendre en totalité ou en partie
une ou plusieurs des types d'aide temporaire que voici et qu'offre une
partie intervenante à un destinataire pendant la totalité ou un certain
temps d'un événement déclencheur, sous réserve de la possibilité
technique d'offrir cette assistance et des mesures raisonnables de
protection ou des conditions d'utilisation que la partie intervenante
jugera nécessaires dans les circonstances :
a. le partage de biens matériels, comme des immeubles et des
véhicules;
b. le partage de matériel ou du soutien logistique, sous réserve de
certaines conditions de licence existantes;
c. le partage du personnel ou des ressources humaines;
d. la prestation d'un ou de plusieurs services, selon ce que
demandent et ce dont conviennent les deux parties;
e. l'accès aux réseaux des services d'urgence 9-1-1, le cas
échéant;
f. le partage du spectre sous licence, sous réserve de certaines
autorisations exigées et que peut accorder le ministre de
l'Innovation, des Sciences et de l'Industrie;
g. toute autre mise en commun de ressources, selon ce qui peut
être convenu en vertu de ce protocole d'assistance mutuelle.
Pour plus de précision, l'assistance mutuelle exclut la prestation de
l'itinérance d'urgence (décrite dans l'Annexe A de ce PROTOCOLE
D'ENTENTE), une assistance en vertu du protocole de
communications d'urgence en cas de défaillance de réseau (décrite
dans l'Annexe C de ce PROTOCOLE D'ENTENTE), et d'autres
formes d'assistance non précisées de manière explicite en vertu de ce
protocole d'assistance mutuelle.

Principes directeurs
4. Ce protocole d'assistance mutuelle sera invoqué par une partie
advenant un événement déclencheur et uniquement après que tous
les meilleurs efforts auront été consentis et toutes les mesures
possibles auront été prises pour rétablir le service sur les réseaux en
panne. Pour plus de certitude, une partie ne doit pas provoquer un
événement déclencheur au titre de sa réaction à une interruption de
l'exploitation qui ne correspond pas à une défaillance de réseau
critique.
5. La prestation d'une assistance mutuelle par une partie intervenante
est conditionnelle à ce que le destinataire prenne toutes les mesures
possibles au cours de l'événement déclencheur pour rétablir les
services sur ses réseaux, et qu'il y consacre ses meilleurs efforts.
6. Dans le contexte de ce protocole d'assistance mutuelle, la conduite
d'un destinataire et d'une partie intervenante sera régie en tout temps
par l'obligation de faire acte de bonne foi.
7. Une partie intervenante devra s'efforcer d'offrir une assistance
mutuelle au destinataire dans le contexte d'un événement
déclencheur pendant toute la durée de l'événement déclencheur. Par
contre, rien dans ce protocole d'assistance mutuelle n'empêche une
partie d'aider une autre partie d'une autre manière ou selon une autre
ampleur que celle visée par ce protocole d'entente.
8. Si un événement déclencheur est provoqué par un destinataire, et
qu'il survient en même temps que le début de l'événement
déclencheur principal ou peu après, dès qu'il est raisonnablement
possible de le faire, la partie intervenante peut demander au
destinataire (qui consent tous les efforts raisonnables pour donner
suite à cette requête) de l'information sur l'événement déclencheur, ce
qui comprend : une description de la défaillance de réseau critique,
l'emplacement de la défaillance, sa durée anticipée, l'identité d'autres
parties offrant de l'assistance mutuelle, et une estimation quant au
genre et à l'ampleur de l'assistance mutuelle exigée.Au cours d'un
événement déclencheur, le destinataire et la partie intervenante
devront communiquer fréquemment pour faire le point sur la situation.
9. Une partie sera tenue de recevoir une assistance annuelle d'une
ampleur, de la qualité et selon l'étendue de l'assistance mutuelle
qu'offre une partie intervenante, ce qui comprend les biens matériels,
le personnel et les services de cette dernière, au moment et au lieu
voulus. Pour plus de certitude, en vertu des présentes, une partie
intervenante n'est aucunement tenue d'augmenter ses activités ou d'y
suppléer sur le plan de leur nature ou de leur qualité ou encore
d'augmenter la capacité du réseau existant pour offrir cette assistance
mutuelle.
10. Une partie intervenante est tenue d'offrir une assistance mutuelle
selon sa capacité existante et d'une ampleur et d'une portée
raisonnables et uniquement à une échelle qui, de l'avis de la seule
partie intervenante, ne donnera pas lieu à des incidences négatives
sur les services offerts normalement à ses propres clients.
11. La partie intervenante est tenue de donner suite à cette requête
dans la mesure où la chose est possible, dans la mesure où la partie
intervenante a dans un premier temps veillé à combler les besoins de
son propre réseau. Sans limiter la portée générale de ce qui précède,
une partie intervenante peut à sa discrétion refuser d'offrir une
assistance mutuelle, ou retirer une partie ou la totalité des ressources
d'assistance mutuelle offertes jusqu'alors, dans la mesure où la partie
intervenante est a) dans l'incapacité d'offrir ou de continuer à offrir
cette assistance mutuelle; b) en train de subir elle-même un
événement déclencheur; ou c) la partie intervenante vit ou prévoit
raisonnablement subir une détérioration importante du service, en
raison du volume du trafic, de facteurs afférents à la capacité du
réseau, d'événements liés à la sécurité ou d'autres facteurs.
12. Si un événement déclencheur est suivi d'un autre ou de plusieurs
autres événements déclencheurs, les parties conviennent et
reconnaissent que chacune des parties intervenantes, le cas échéant,
sera tenue d'effectuer un triage et d'établir l'ordre de priorité en termes
d'ampleur et d'étendue de l'assistance mutuelle prodiguée et pourra
raisonnablement redéployer des ressources selon l'ampleur et la
gravité des divers événements déclencheurs en cause.
13. L'assistance mutuelle diminuera en importance et prendra fin dès
que possible, en fonction des meilleurs efforts des parties concernées
en vue de rétablir le service de leurs clients et au moment du
rétablissement de ces services.
14. Si une partie intervenante refuse d'offrir ou retire en totalité ou en
partie une assistance mutuelle offerte au destinataire, le destinataire
aura droit de s'enquérir des motifs de ce refus ou de ce retrait et la
partie intervenante devra fournir ces motifs par écrit.
15. Les parties reconnaissent que la prestation d'une assistance
mutuelle est un service offert au destinataire et que la partie
intervenante a droit à une rétribution par le destinataire, en ce qui
concerne les frais et les dépenses raisonnables assumés et
documentés, ce qui comprend tous les taux tarifaires que le CRTC
peut imposer en contrepartie des services offerts.
Paiement
16. La partie intervenante peut facturer au moyen d'une facture
standard le destinataire pour les frais et les coûts raisonnables
documentés et assumés pour la prestation de l'assistance mutuelle en
vertu de ce protocole d'assistance mutuelle.
17. paiement du destinataire deviendra exigible en totalité dans les 90
jours suivant la réception de la facture de la partie intervenante.
18. Un litige de facturation concernant un paiement en vertu des
présentes sera réglé conformément aux modalités stipulées dans
l'article 20 de ce PROTOCOLE D'ENTENTE.

Indemnisation de la partie intervenante


19. Un destinataire indemnisera, défendra et dégagera de toute
responsabilité une partie intervenante et ses entités affiliées et leurs
administrateurs, agents, employés et représentants (les «
indemnitaires de la partie intervenante ») concernant une perte
directe, des coûts, une réclamation, une poursuite, des dommages, et
une décision de toute nature encourus par l'indemnitaire d'une partie
intervenante du fait d'une réclamation de tierce partie (« réclamation
») découlant de la prestation d'une assistance mutuelle par la partie
intervenante, à l'exclusion d'une réclamation induite par un négligence
grossière ou une faute intentionnelle de la partie intervenante. En
vertu des présentes, les obligations d'indemnisation sont assujetties
aux conditions suivantes :
a. le destinataire reçoit un aviés écrit d'une réclamation de cette
nature;
b. le destinataire a le droit d'exercer un contrôle et la défense à
l'égard de la réclamation en question;
c. il y a coopération entre la partie intervenante et le destinataire,
concernant cette défense, aux frais du destinataire;
d. la partie intervenante a le droit d'être représentée à ses frais aux
fins de cette défense et de retenir pour ce faire les services d'un
avocat de son choix.

Présentation de rapports
20. Dans les trente (30) jours suivant la conclusion de l'événement
déclencheur, le destinataire et la partie intervenante produiront un
rapport (un « rapport sur l'assistance mutuelle ») sous le sceau de
la confidence à l'intention d'ISDE, du CRTC et du CCC (Centre
canadien pour la cybersécurité), chacune des parties étant ce faisant
signifiée.
21. Un rapport sur l'assistance mutuelle fera le point sur les questions
suivantes :
a. l'ampleur et l'étendue des faits qui ont abouti à l'événement
déclencheur;
b. la nature et l'étendue de l'assistance mutuelle offerte par la
partie intervenante et reçue par le destinataire;
c. les enseignements tirés d'un événement d'assistance mutuelle
susceptibles d'être utiles ou qu'il serait avisé de ne pas
reproduire, selon le cas, advenant un futur événement
déclencheur;
d. une limite qu'il serait pertinent de retenir pour aider à circonscrire
les circonstances susceptibles de donner lieu à un futur
événement déclencheur ;
e. tout autre fait pertinent associé à l'événement déclencheur.
22. Rapports conjoints après un événement. Un destinataire et une
partie intervenante peuvent déposer un rapport conjoint sur
l'itinérance d'urgence, dans la mesure où les deux parties s'entendent
sur le contenu.
23. Une partie qui dépose un rapport sur l'itinérance d'urgence peut
demander à protéger le caractère confidentiel d'une certaine partie du
contenu, dans la mesure où i) ces renseignements sont un secret
commercial; ii) si le contenu se rapporte à de l'information financière,
commerciale, scientifique ou technique de nature confidentielle et
qu'elle est toujours traitée de manière confidentielle par la partie; iii) la
divulgation de cette information pourrait de manière raisonnable
entraîner une perte financière importante ou des gains importants à
une personne, porter atteinte à la position concurrentielle d'une
personne ou avoir des incidences contractuelles ou sur les
négociations que mène une personne. De l'information contenue dans
un rapport sur l'itinérance d'urgence et qui est désignée comme
confidentielle peut être retenue et ne pas être communiquée à une
autre partie. Par ailleurs, pour une plus grande certitude, l'affirmation
par une partie du caractère confidentiel d'une information est
déterminante et il n'y aura aucun droit d'appel ou d'autre contestation
à l'égard du caractère confidentiel allégué d'une information par une
partie.

Examens annuels
24. Les parties examinent collectivement l'efficacité de ce protocole
d'assistance mutuelle au moins une fois par année, l'objectif étant d'y
apporter au besoin des modifications et des améliorations, à la
lumière des enseignements tirés des événements déclencheurs de la
dernière année et de l'information communiquée dans le rapport sur
l'assistance mutuelle de l'année précédente.

Annexe C
Protocole de communications d'urgence
advenant

Une défaillance de réseau

Objet
1. Ce protocole de communications d'urgence advenant une
défaillance de réseau déclenché au cours d'un événement
déclencheur vise à garantir qu'une partie dispense au public et aux
autorités gouvernementales des renseignements principaux sur la
défaillance de réseau. Les communications réalisées en vertu de ce
protocole de communications d'urgence advenant une défaillance de
réseau se fondent sur les principes devant guider la transmission
d'une information opportune, pertinente et compréhensible de manière
claire et accessible.
2. Ce protocole de communications d'urgence advenant une
défaillance de réseau n'intervient que dans l'éventualité d'un
événement déclencheur. Pour une plus grande certitude, si une partie
subit une défaillance de réseau qui ne correspond pas à un
événement déclencheur, il s'ensuit que ses communications au public
et aux autorités gouvernementales concernant la défaillance
demeureront à sa seule discrétion et ces communications ne seront
pas assujetties à ce protocole de communications d'urgence advenant
une défaillance de réseau.

Définitions
3. À moins d'indication contraire précise dans les présentes, les mots
en majuscules ont le sens que leur confère le PROTOCOLE
D'ENTENTE, l'Annexe A ou l'Annexe B, selon le cas. Dans ce
protocole de communications d'urgence advenant une défaillance de
réseau, les termes suivants au pluriel ou au singulier ont le sens que
voici :
a. « services d'urgence 9-1-1 » désignent les services 9-1-1-
téléphoniques accessibles depuis un appareil sans fil ou un
téléphone filaire, là où le service est offert;
b. « plan d'action » désigne les plans et les protocoles d'une
partie approuvés à l'interne et mis en branle advenant un
événement déclencheur, qui établissent les démarches précises
à observer en matière d'information essentielle à communiquer
sur une défaillance de réseau au public et aux autorités
gouvernementales, conformément à ce protocole de
communications d'urgence advenant une défaillance de réseau;
c. « protocole de communications d'urgence advenant une
défaillance de réseau » désigne cette Annexe C – Protocole de
communications d'urgence advenant une défaillance de réseau,
adjointe à ce PROTOCOLE D'ENTENTE, susceptible d'être
modifié de temps à autre.
d. « information essentielle sur une défaillance de réseau »
désigne l'information essentielle disponible sur les services
touchés par une défaillance de réseau critique (autre que de
l'information très sensible qui pourrait porter atteinte à la sécurité
d'un réseau), l'emplacement géographique approximatif de la
défaillance de réseau, ainsi que le laps de temps qui pourrait
s'écouler avant la remise en service du réseau, cette information
pouvant changer et être connue au cours de la défaillance de
réseau critique;
e. « réseau » désigne un réseau de télécommunications filaire ou
sans fil d'une partie, y compris, en totalité ou en partie et selon le
cas, le réseau d'accès, le noyau de réseau, les liaisons
terrestres, la connectivité et l'infrastructure de transport.

Principes directeurs
4. Les parties conviennent de communiquer au public et aux autorités
gouvernementales l'information concernant la défaillance principale de
réseau, conformément à ce que prévoient leurs plans d'action
respectifs.
5. Les parties devraient s'assurer qu'elles disposent de suffisamment
de systèmes et de procédés d'appoint en place pour permettre leurs
communications au public et aux autorités gouvernementales, dans
l'éventualité d'un événement déclencheur.
6. En tout temps, l'obligation d'agir de bonne foi devra régir la conduite
de chacune des parties à l'égard de ce protocole de communications
d'urgence advenant une défaillance de réseau.

Protocoles
7. Préparatifs en vue d'un événement déclencheur. En prévision
d'un événement déclencheur, chaque partie convient de prendre les
mesures que voici :
a. élaborer un plan d'action qui établit les politiques et les marches
à suivre en matière de communications, qui seront observées
advenant une défaillance de réseau critique, ce plan d'action
devant recevoir l'aval de la direction de la partie en cause dans
les 90 jours de la date de prise d'effet;
b. énoncer les politiques et les marches à suivre particulières
qu'observera la partie advenant une défaillance de réseau
critique;
c. s'assurer que l'accès au réseau de télécommunications est offert
aux représentants de la partie responsables des
communications en vertu de ce protocole de communications
d'urgence advenant une défaillance de réseau, par d'autres
réseaux de manière à garantir qu'ils peuvent utiliser des
systèmes de communications bilatérales et utiliser un moyen de
communication électronique dans l'éventualité d'une défaillance
de réseau critique qui empêche la partie de se connecter à ses
réseaux ou de s'authentifier sur ses propres réseaux;
d. passer en revue ce plan d'action à raison d'au moins une fois
l'an et s'assurer qu'il demeure efficace et conforme à ce
protocole de communications d'urgence advenant une
défaillance de réseau.
Communication d'une défaillance de réseau critique au public.
Pendant toute la durée d'un événement déclencheur, une partie
consentira tous les efforts raisonnables sur le plan commercial pour :
a. aviser le public de la défaillance de réseau critique, toute
communication de cette nature devant comprendre des
précisions sur la continuité ou non des services d'urgence 9-1-1;
b. donner de l'information au public sur la défaillance de réseau
critique dans les deux (2) heures suivant le moment où la partie
émet une déclaration d'événement déclencheur ou le plus
rapidement possible;
c. rendre l'information sur la défaillance de réseau critique
accessible en format électronique, soit par le site Web ou une
autre plateforme électronique, le cas échéant, en conformité
avec le plan d'action et la législation sur la capacité d'accès;
d. s'efforcer de fournir des mises à jour par les outils mentionnés
au point 8 c) ci-dessous, concernant la défaillance, au fur et à
mesure que de nouveaux renseignements sur la défaillance de
réseau critique sont connus;
e. à la conclusion de l'événement déclencheur, aviser par moyen
électronique le public, par les outils mentionnés au point 8 c)
ci-dessus et les aviser que l'événement déclencheur a pris fin.
Communications avec les autorités gouvernementales au cours
d'une défaillance de réseau. Pendant toute la durée d'un événement
déclencheur, une partie consentira tous les efforts raisonnables
possibles de manière commerciale pour :
a. informer les autorités gouvernementales de la défaillance de
réseau critique, toute communication de cette nature devant
comprendre des précisions sur la continuité ou non de l'accès
aux services d'urgence 9-1-1;
b. donner de l'information au public sur la défaillance de réseau
critique dans les deux (2) heures suivant le moment où la partie
est mise au fait de l'événement déclencheur ou le plus
rapidement possible;
c. fournir des communications aux autorités gouvernementales, de
manière à faire en sorte que la partie puisse déterminer le
moyen le plus efficace et le plus raisonnable de communiquer
pour chacune des autorités gouvernementales concernées;
d. s'efforcer de fournir des mises à jour opportunes sur la
défaillance et sur tout changement quant à la situation de
défaillance de réseau critique;
e. à la conclusion de l'événement déclencheur, communiquer cette
information aux autorités gouvernementales de manière à ce
qu'il soit possible de déterminer les moyens les plus efficaces et
les plus raisonnables à prendre dès qu'il sera raisonnable de les
mettre à contribution.

Annexe D
Parties aux protocole d’entente
1. BELL CANADA (« Bell"), une société par actions constituée en
vertu des lois canadiennes et qui a son principal établissement
d'affaires au 1, Carrefour Alexander-Graham-Bell, Édifice A-7,
Verdun (Québec) H3E 3B3;
○ Date de signature : 6 septembre 2022
○ Signataire : Mirko Bibic, président et chef de la direction
2. BRAGG COMMUNICATIONS INC. (« Eastlink »), une société
par actions constituée en vertu des lois de la Nouvelle-Écosse et
qui a son principal établissement d'affaires au 6080, rue Young,
8e étage, Halifax (Nouvelle-Écosse) B3K 5L2;
○ Date de signature : 1er septembre 2022
○ Signataire : Lee Brag, vice-président exécutif
3. COGECO COMMUNICATIONS INC. (« Cogeco"), une société
par actions constituée en vertu des lois canadiennes et qui a son
principal établissement d'affaires au 1, Place Ville-Marie, bureau
3301, Montréal (Québec) H3B 3N2;
○ Date de signature : 6 septembre 2022
○ Signataire : Philippe Jetté, président et chef de la direction
4. ROGERS COMMUNICATIONS CANADA INC. (« Rogers »),
société par actions constituée en vertu des lois canadiennes et
qui a son principal établissement d'affaires au 333, rue Bloor Est,
Toronto (Ontario) M4W 1G9;
○ Date de signature : 1er septembre 2022
○ Signataire : Anthony Staffieri, président et chef de la
direction
5. SASKATCHEWAN TELECOMMUNICATIONS (« SaskTel »),
une société par actions constituée en vertu de sa propre loi et
qui a son principal établissement d'affaires au 2121, promenade
Saskatchewan, Regina (Saskatchewan);
○ Date de signature : 2 septembre 2022
○ Signataire : Doug Burnett, président et chef de la direction
6. SHAW COMMUNICATIONS INC., une société par actions
constituée en vertu des lois de l'Alberta et qui a son principal
établissement d'affaires au 900-630, 3e avenue S.-O., Calgary
(Alberta) T2P 4L4, et sa société affiliée FREEDOM MOBILE
INC., une société par actions constituée en vertu des lois de
l'Alberta et qui a son principal établissement d'affaires au 16 rue
York, Toronto (Ontario) M5J 0E6 (collectivement, « Shaw »);
○ Date de signature : 6 septembre 2022
○ Signataire : Brad Shaw, président exécutif et chef de la
direction
7. TBAYTEL ("Tbaytel"), une entreprise constituée en vertu des
lois canadiennes et qui a son principal établissement d'affaires
au 1046, promenade Lithium, Thunder Bay (Ontario) P7B 6G3;
○ Date de signature : 6 septembre 2022
○ Signataire : Daniel Topatigh, président et chef de la
direction
8. TÉLÉSAT CANADA (« Télésat »), une société par actions
constituée en vertu des lois canadiennes et qui a son principal
établissement d'affaires au 160, rue Elgin, bureau 2100, Ottawa
(Ontario) H2K 4P7;
○ Date de signature : 1er septembre 2022
○ Signataire : Christopher DiFrancesco, vice-président,
avocat général et secrétaire
9. TELUS COMMUNICATIONS INC. (« TELUS »), une société par
actions constituée en vertu des lois de la Colombie-Britannique
et qui a son principal établissement d'affaires au 510, rue
Georgia Ouest, 7e étage, Vancouver (C.-B.) V6B 0M3;
○ Date de signature : 2 septembre 2022
○ Signataire : Darren Entwistle, président et chef de la
direction
10. VIDÉOTRON LTD. (« Vidéotron »), une société par actions
constituée en vertu des lois du Québec et qui a son principal
établissement d'affaires au 612, rue St-Jacques, Montréal
(Québec) H3C 4M8;
○ Date de signature : 6 septembre 2022
○ Signataire : Pierre Karl Péladeau, président
11. XPLORNET COMMUNICATIONS INC. (« Xplornet »), une
société par actions constituée en vertu des lois de l'Ontario et
qui a son principal établissement d'affaires au 300, chemin
Lockhart Mill, Woodstock (N.-B.) E7M 6B5; and
○ Date de signature : 2 septembre 2022
○ Signataire : Allison Lenehan, président et chef de la
direction
12. ZAYO CANADA INC. (« Zayo »), une société par actions
constituée en vertu des lois de l'Ontario et qui a son principal
établissement d'affaires au 5160, promenade Orbitor,
Mississauga (Ontario) L4W 5H2.
○ Date de signature : 6 septembre 2022
○ Signataire : Michael Strople, directeur général de Zayo
Canada

Annexe E
Adresses d'envoi des avis
Partie Adresse d'envoi des avis

Bell Bell Canada

Secrétariat corporatif
1, Carrefour Alexander-Graham-Bell, Building A-7

Verdun (Québec) H3E 3B3

Attention : Secrétariat corporatif

Courriel : secrétariat.corporatif@bell.ca

Courriel : bell.réglementation@bell.ca

Eastlink Bragg Communications Inc.

Service juridique

6080, rue Young, 9e étage

Halifax (Nouvelle-Écosse) B3K 5L2

Courriel : Legal.Matters@corp.eastlink.ca

Courriel : Regulatory.Matters@corp.eastlink.ca
Cogeco Cogeco Communications Inc.

Service juridique

1, Place Ville-Marie, bureau 3301

Montréal (Québec) H3B 3N2

Rogers Rogers Communications Canada Inc.

Affaires réglementaires

333, rue Bloor Est

Toronto (Ontario) M4W 1G9

Attention : V-P, Affaires réglementaires

Courriel : Regulatory@rci.rogers.com

Copie à :

Rogers Communications Canada Inc.


Service juridique

333, rue Bloor Est

Toronto (Ontario) M4W 1G9

Attention : V-P, Service juridique

Courriel : legal.contracts@rci.rogers.com

SaskTel Saskatchewan Telecommunications

2121, promenade Saskatchewan, 13e étage

Regina (Saskatchewan) S4P 3Y2

Attention : Responsable en chef de la technologie

Copie à :

Saskatchewan Telecommunications

2121, promenade Saskatchewan, 13e étage


Regina (Saskatchewan) S4P 3Y2

Attention : V-P – Affaires juridiques et


réglementaires

Shaw Shaw Communications Inc.

Service juridique

900, 630, 3e avenue S-O

Calgary (Alberta) T2P 4L4

Attention : Directeur/Directrice, affaires juridiques

Courriel : sclegal@sjrb.ca

Tbaytel Tbaytel

Affaires réglementaires

1046, promenade Lithium


Thunder Bay (Ontario) P7B 6G3

Courriel : TBTRegulatory@tbaytel.com

Télésat Télésat Canada

Attention : secrétariat corporatif

160, rue Elgin, bureau 2100

Ottawa (Ontario) H2K 4P7

Courriel : contract-notice@telesat.com

TELUS TELUS Communications Inc.

25, rue York, 29e étage

Toronto (Ontario) M5J 2V5

Attention : Service des contrats


Courriel : gt&ps.contracts@telus.com

Copie à :

TELUS Communications Inc.

25, rue York, 29e étage

Toronto (Ontario) M5J 2V5

Attention : Directeur, Produits et services

Courriel : david.morrow@telus.com

Vidéotron Videotron Ltée

612, rue St-Jacques

Montréal (Québec) H3C 4M8

Attention : V-P, Affaires juridiques

Courriel : avislégal@quebecor.com
Copie à :

Vidéotron Ltée

Service de l'itinérance

612, rue St-Jacques

Montréal (Québec) H3C 4M8

Attention : directeur principal

Courriel : coordonnateur.itinérance@videotron.com

Xplornet Xplornet Communications Inc.

625, promenade Cochrane, bureau 1000

Markham (Ontario) L3R 9R9

Attention : Chef, Affaires juridiques et


réglementaires
Courriel : Xplornet.Legal@corp.xplornet.com

Zayo Zayo Group

Attention : Underlying Rights/Legal

1401 Wynkoop Street, Suite 500

Denver, Colorado 80202

legal@zayo.com

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