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ECOLE SUPERIEURE POLYTECHNIQUE D’ANTANANARIVO

BATIMENT ET TRAVAUX PUBLICS


FORMATION INGENIORAT

Mémoire de Fin d’Etudes en Vue de l’Obtention du Diplôme


D’INGENIEUR EN BATIMENT ET TRAVAUX PUBLICS

RECONNAISSANCE
GEOTECHNIQUE ET
INFORMATISATION DU
DIMENSIONNEMENT DES
FONDATIONS EN BETON ARME
D’UN PONT

Présenté par : Mademoiselle RAMAROKOTO Henintsoa Margot Lusia


Encadré par : Monsieur RAHELISON Landy.
Soutenu le : 01 Mars 2011 à 8h (Bloc Technique Ankatso)
Promotion 2010
ECOLE SUPERIEURE POLYTECHNIQUE D’ANTANANARIVO
BATIMENT ET TRAVAUX PUBLICS
FORMATION INGENIORAT

Mémoire de Fin d’Etudes en Vue de l’Obtention du Diplôme


D’INGENIEUR EN BATIMENT ET TRAVAUX PUBLICS

RECONNAISSANCE
GEOTECHNIQUE ET
INFORMATISATION DU
DIMENSIONNEMENT DES
FONDATIONS EN BETON ARME
D’UN PONT

Présenté par : Mademoiselle RAMAROKOTO Henintsoa Margot Lusia


Président : Monsieur RANDRIANTSIMBAZAFY Andrianirina
Rapporteur : Monsieur RAHELISON Landy
Examinateurs : Monsieur RABENATOANDRO Martin
Monsieur RAJOELINANTENAINA Solofo
Monsieur Patrick POLVERELLI
Promotion 2010
DEDICACE

Je dédie le présent mémoire:


- AU BON DIEU :
Qui m’a donnée la force et le courage de réaliser mon souhait,
« Par la grâce de Dieu, je suis ce que je suis, et sa grâce envers moi n’a pas été vaine »
I Corinthien 15 :10
« Car je connais les projets que j’ai formés pour vous... »
(Jérémie 29 :11) ;
- A MA MERE, A TSIORY, A NOTRE FAMILLE :
« Ma réussite est la vôtre » ;
- A TOUS MES AMIS, CAMARADES, CONNAISSANCES :
« Pour les joies et les peines conjuguées, pour le bien-être et la prospérité de notre pays ».

I
REMERCIEMENTS

C’est un projet qui a nécessité plusieurs mois de travail intense et beaucoup de


recherches, mais qui n'aurait jamais pu être accompli sans le concours, le soutien et l'assistance
de nombreuses personnes.

Certes, rédiger un mémoire est un travail de recherche individuel mais des encadrements,
des services et des documents m’ont été apportés.
Chers enseignants et amis, tout ce que vous avez fait est un symbole de votre patriotisme car
aider les jeunes c’est investir pour notre pays. Je vous assure que vos efforts ne seraient pas
vains; je suis prête à relever le défi de toujours me surpasser dans tout ce que j’entreprendrai,
pour ma réussite, pour la réussite de l’ESPA et pour notre nation.

Par conséquent, je ne peux pas me taire devant tous ces grands dévouements et je
remercie tous ceux qui m’ont, de près ou de loin, aidée durant ces plusieurs mois de labeur et de
persévérance, mes mentions particulières vont à l’endroit de :

 DIEU Tout Puissant, pour toute ses bénédictions envers nous tous, et ses réponses à nos
prières afin d’accomplir nos tâches ;
 Monsieur ANDRIANARY Philippe, Directeur de l’Ecole Supérieure Polytechnique
d’Antananarivo, pour son dévouement de diriger notre Ecole;
 Monsieur RANDRIANTSIMBAZAFY Andrianirina, Chef de Département Bâtiment et
Travaux Publics, et Président de jury de ce mémoire ; qui ne cesse d’améliorer la formation
au sein de ce Département. Je vous suis très reconnaissante ;
 Monsieur RAHELISON Landy, Maître de Conférences à l’Ecole Supérieure Polytechnique
d’Antananarivo, et Encadreur pédagogique de ce mémoire, pour son encadrement
minutieux, calme et efficace, qui a consacré son temps pour me guider lors de l’élaboration
de ce mémoire;
 Monsieur Patrick POLVERELLI, Directeur de Service Technique et Laboratoire de la
Société COLAS MADAGASCAR, qui m’a proposée ce sujet et m’a donnée de précieux
conseils et documentations dans la conception de ce mémoire ;
 Tous les examinateurs qui ont voulu accepter de juger mon travail, malgré leurs multiples
occupations ;

II
 Tous nos enseignants, en reconnaissance de leur abnégation ;
 Tous les personnels Administratifs et Techniques de l’ESPA ;
 Tous les personnels Techniques de la Société COLAS Madagascar.

A eux tous, je voudrais réitérer mes vifs remerciements et leur exprimer ma profonde
reconnaissance.
Merci à toutes et à tous!
Margot

III
SOMMAIRE

DEDICACE
REMERCIEMENTS
SOMMAIRE
LISTE DES TABLEAUX
LISTE DES FIGURES
LISTE DES PHOTOS
LISTE DES GRAPHES
NOTATIONS
SIGLES ET ABREVIATIONS
INTRODUCTION
PARTIE 1: GENERALITES SUR LA RECONNAISSANCE GEOTECHNIQUE
CHAPITRE I : LES NECESSITES DE LA RECONNAISSANCE GEOTECHNIQUE
CHAPITRE II: TRAVAUX DE RECONNAISSANCE
CHAPITRE III: LES ESSAIS IN SITU
CHAPITRE IV: LES ESSAIS DE LABORATOIRE
PARTIE 2: UTILISATION DES ESSAIS SUR LE DIMENSIONNEMENT DES
FONDATIONS DES PONTS
CHAPITRE V: GENERALITES SUR LES OUVRAGES D’ART
CHAPITRE VI: METHODES DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES
FONDATIONS SUPERFICIELLES D’UN PONT
CHAPITRE VII : METHODE DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES
FONDATIONS PROFONDES D’UN PONT
PARTIE 3: PROGRAMMATION DES CALCULS
CHAPITRE VIII: PRESENTATION DU PROGRAMME
CHAPITRE IX: SIMULATION DU PROGRAMME
CONCLUSION GENERALE
BIBLIOGRAPHIE
WEBOGRAPHIE
ANNEXES
TABLE DES MATIERES

IV
LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1 : Période d'étude de sols en pratique --------------------------------------------------------- 5


Tableau 2 : Nature des moyens à mettre en œuvre en fonction des ouvrages à exécuter ----------- 8
Tableau 3: Principales caractéristiques des moulinets ------------------------------------------------ 31
Tableau 4 : Constantes K de forme du moulinet ------------------------------------------------------ 31
Tableau 5 : Tableau comparatif des essais in situ ----------------------------------------------------- 36
Tableau 6 : Facteur de temps Tv en fonction de U ---------------------------------------------------- 54
Tableau 7 : Coefficient de pondération des surcharges à l’ELU ------------------------------------ 73
Tableau 8 : Coefficient de pondération de l’action de l’eau à l’ELU ------------------------------- 74
Tableau 9 : Correspondance des notations/symboles en Mécanique des sols et BAEL ---------- 74
Tableau 10 : Facteurs de portance selon MM. CAQUOT-KERISEL ------------------------------- 76
Tableau 11 : Valeurs de Nc (υ’) , Nq (υ’) et N (υ’) -------------------------------------------------- 77
Tableau 12 : Coefficients de forme λ c et λd ------------------------------------------------------------ 92
Tableau 13 : Coefficient rhéologique α ---------------------------------------------------------------- 92
Tableau 14 : Coefficient de pondération des surcharges à l’ELU ---------------------------------- 116
Tableau 15 : Coefficient de pondération de l’action de l’eau à l’ELU ----------------------------- 116
Tableau 16 : Coefficient de pondération des poussées latérales à l'ELU -------------------------- 117
Tableau 17 : Coefficient de pondération du frottement négatif à l'ELU --------------------------- 117
Tableau 18: Choix des courbes pour le calcul du frottement unitaire qs --------------------------- 121
Tableau 19 : Valeurs des coefficients  et qsmax ------------------------------------------------------ 123
Tableau 20 : Détermination de Qmax ------------------------------------------------------------------- 124
Tableau 21 : Symboles utilisés dans les algorigrammes--------------------------------------------- 141
Tableau 22 : Sondage pressiométrique pour une pile ------------------------------------------------ 177
Tableau 23 : Paramètres d'entrée d'une fondation superficielle pour l'essai pressiomètre Ménard
------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 178
Tableau 24 : Vérification au poinçonnement d'une fondation superficielle pour l'essai
Pressiomètre Ménard ------------------------------------------------------------------------------------ 179
Tableau 25 : Dimensions de la fondation superficielle optimisées pour l'essai Pressiomètre
Ménard ---------------------------------------------------------------------------------------------------- 179
Tableau 26 : Vérification du tassement d'une fondation superficielle pour l'essai Pressiomètre
Ménard ---------------------------------------------------------------------------------------------------- 179
Tableau 27 : Vérification au renversement d'une fondation superficielle pour l'essai Pressiomètre
Ménard ---------------------------------------------------------------------------------------------------- 180

V
Tableau 28 : Vérification au glissement d'une fondation superficielle pour l'essai Pressiomètre
Ménard ---------------------------------------------------------------------------------------------------- 180
Tableau 29 : Vérification à l'affouillement d'une fondation superficielle pour l'essai Pressiomètre
Ménard ---------------------------------------------------------------------------------------------------- 181
Tableau 30 : Calcul des armatures de la semelle filante pour l'essai pressiométrique ----------- 181
Tableau 31 : Sondage penétrométrique CPT pour une culée --------------------------------------- 182
Tableau 32 : Paramètres d'entrée d'une fondation superficielle pour l'essai CPT ---------------- 183
Tableau 33 : Vérification au poinçonnement d'une fondation superficielle pour l'essai CPT --- 184
Tableau 34 : Dimensions de la fondation superficielle optimisées pour l'essai CPT ------------- 184
Tableau 35 : Vérification du tassement d'une fondation superficielle pour l'essai CPT --------- 184
Tableau 36 : Vérification au renversement d'une fondation superficielle pour l'essai CPT ----- 185
Tableau 37 : Vérification au glissement d'une fondation superficielle pour l'essai CPT -------- 185
Tableau 38 : Vérification à l'affouillement d'une fondation superficielle pour l'essai CPT ----- 186
Tableau 39 : Calcul des armatures de la semelle filante pour l'essai CPT ------------------------- 186
Tableau 40 : Sondage penétrométrique SPT pour une pile------------------------------------------ 187
Tableau 41 : Paramètres d'entrée d'une fondation superficielle pour l'essai SPT ----------------- 189
Tableau 42 : Vérification au poinçonnement d'une fondation superficielle pour l'essai SPT --- 190
Tableau 43 : Dimensions de la fondation superficielle corrigées pour l'essai SPT --------------- 190
Tableau 44 : Vérification du tassement d'une fondation superficielle pour l'essai SPT---------- 190
Tableau 45 : Vérification au renversement d'une fondation superficielle pour l'essai SPT ----- 191
Tableau 46 : Vérification au glissement d'une fondation superficielle pour l'essai SPT --------- 191
Tableau 47 : Vérification à l'affouillement d'une fondation superficielle pour l'essai SPT ------ 192
Tableau 48 : Calcul des armatures de la semelle isolée pour l’essai SPT ------------------------- 192
Tableau 49 : Paramètres d'entrée d'une fondation superficielle pour les paramètres « c-υ »---- 193
Tableau 50 : Vérification au poinçonnement d'une fondation superficielle pour les paramètres «
c-υ » ------------------------------------------------------------------------------------------------------- 194
Tableau 51 : Dimensions de la fondation superficielle optimisées pour les paramètres «c-υ» - 194
Tableau 52 : Vérification du tassement de la semelle isolée pour les paramètres «c-υ» -------- 194
Tableau 53 : Vérification au renversement d'une fondation superficielle pour les paramètres «c-
υ» ---------------------------------------------------------------------------------------------------------- 195
Tableau 54 : Vérification au glissement d'une fondation superficielle pour les paramètres «c-υ»
------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 195
Tableau 55 : Vérification à l'affouillement d'une fondation superficielle pour les paramètres «c-
υ» ---------------------------------------------------------------------------------------------------------- 196

VI
Tableau 56 : Calcul des armatures de la semelle isolée pour les paramètres «c-υ» -------------- 196
Tableau 57 : Sondage pressiométrique pour une pile ------------------------------------------------ 197
Tableau 58 : Paramètres d'entrée d'une fondation profonde pour l'essai pressiomètre Ménard - 198
Tableau 59 : Vérification au poinçonnement d'une fondation profonde pour l'essai Pressiomètre
Ménard ---------------------------------------------------------------------------------------------------- 199
Tableau 60 : Dimensions de la fondation profonde corrigées pour l'essai Pressiomètre Ménard
------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 199
Tableau 61 : Vérification à l'affouillement d'une fondation profonde pour l'essai Pressiomètre
Ménard ---------------------------------------------------------------------------------------------------- 200
Tableau 62 : Vérification des matériaux du pieu en BA pour l’essai pressiométrique ----------- 201
Tableau 63 : Vérifications diverses de la semelle de liaison pour l’essai pressiométrique ------ 201
Tableau 64 : Calcul des armatures de la semelle de liaison pour l’essai pressiométrique ------- 202
Tableau 65 : Calcul des armatures du pieu pour l'essai pressiométrique -------------------------- 202
Tableau 66 : Sondage penetrométrique pour une pile ----------------------------------------------- 203
Tableau 67 : Paramètres d'entrée d'une fondation profonde pour l'essai CPT -------------------- 204
Tableau 68 : Vérification au poinçonnement d'une fondation profonde pour l'essai CPT ------- 205
Tableau 69 : Dimensions de la fondation profonde corrigées pour l'essai CPT ------------------ 205
Tableau 70 : Vérification à l'affouillement d'une fondation profonde pour l'essai CPT --------- 206
Tableau 71 : Vérification des matériaux du pieu en BA pour l’essai CPT ------------------------ 207
Tableau 72 : Vérifications diverses de la semelle de liaison pour l’essai CPT ------------------- 207
Tableau 73 : Calcul des armatures de la semelle de liaison pour l’essai CPT -------------------- 208
Tableau 74 : Calcul des armatures du pieu pour l'essai CPT ---------------------------------------- 208
Tableau 75 : Paramètres d'entrée d'une fondation profonde pour l'essai Penetromètre Dynamique
------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 209
Tableau 76 : Vérification au poinçonnement d'une fondation profonde pour l'essai Penetromètre
Dynamique ----------------------------------------------------------------------------------------------- 210
Tableau 77 : Dimensions de la fondation profonde optimisées pour l'essai Penetromètre
Dynamique ----------------------------------------------------------------------------------------------- 210
Tableau 78 : Vérification à l'affouillement d'une fondation profonde pour l'essai Penetromètre
Dynamique ----------------------------------------------------------------------------------------------- 211
Tableau 79 : Vérification des matériaux du pieu en BA pour l’essai Pénetromètre Dynamique 212
Tableau 80 : Vérifications diverses de la semelle de liaison pour l’essai Pénetromètre Dynamique
------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 212

VII
Tableau 81 : Calcul des armatures de la semelle de liaison pour l’essai Pénetromètre Dynamique
------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 213
Tableau 82 : Calcul des armatures du pieu pour l’essai Pénetromètre Dynamique -------------- 213

VIII
LISTE DES FIGURES

Figure 1 : Emplacement des sondages à vérifier -------------------------------------------------------- 6


Figure 2 : Profondeur d'investigation pour les fondations superficielles ----------------------------- 9
Figure 3 : Profondeur d'investigation pour les fondations profondes ------------------------------- 10
Figure 4 : Profondeur des sondages pour les remblais de grande hauteur -------------------------- 10
Figure 5 : Cas d'un ouvrage large ----------------------------------------------------------------------- 11
Figure 6 : Cas d'un ouvrage long ------------------------------------------------------------------------ 11
Figure 7 : Pressiomètre ----------------------------------------------------------------------------------- 14
Figure 8 : Eléments constitutifs d'un SPT -------------------------------------------------------------- 18
Figure 9 : Description du tube carottier d’un SPT ---------------------------------------------------- 18
Figure 10 : Pénétromètre électrique--------------------------------------------------------------------- 22
Figure 11 : Pénétromètre mécanique ------------------------------------------------------------------- 22
Figure 12: Scissomètre et bâti d’enfoncement dur ---------------------------------------------------- 26
Figure 13 : Couplemètre et adaptateur de tubage ----------------------------------------------------- 26
Figure 14 : Moulinets et coupe d'un moulinet (4 palets) --------------------------------------------- 26
Figure 15 : Profil d'un palet du scissomètre ------------------------------------------------------------ 30
Figure 16 : Limites d’Atterberg ------------------------------------------------------------------------- 41
Figure 17 : Degré d'argilosité par l’Indice de plasticité ---------------------------------------------- 41
Figure 18 : Représentation schématique d'un sol ------------------------------------------------------ 43
Figure 19 : Schéma de l'appareil de Cisaillement ----------------------------------------------------- 45
Figure 20 : Appareil Triaxial ---------------------------------------------------------------------------- 48
Figure 21 : Schéma d'un oedomètre -------------------------------------------------------------------- 51
Figure 22 : Ponts métalliques ---------------------------------------------------------------------------- 59
Figure 23 : Coupe transversale d'un pont -------------------------------------------------------------- 67
Figure 24 : Coupe longitudinale d'un pont ------------------------------------------------------------- 68
Figure 25 : Différence entre semelle de liaison et semelle pour fondation superficielle ---------- 69
Figure 26 : Semelle Isolée ------------------------------------------------------------------------------- 70
Figure 27 : Semelles continues -------------------------------------------------------------------------- 71
Figure 28 : Méthode de la semelle fictive -------------------------------------------------------------- 80
Figure 29 : Définition de De ----------------------------------------------------------------------------- 82
Figure 30 : Définition de Ple* dans le cas d'une couche porteuse homogène ---------------------- 83
Figure 31 : Fondation en crête de talus ----------------------------------------------------------------- 84
Figure 32 : Inclinaison vers l'extérieur d'un talus ----------------------------------------------------- 86

IX
Figure 33 : Inclinaison vers l'intérieur d'un talus ------------------------------------------------------ 86
Figure 34 : Définition de qce ----------------------------------------------------------------------------- 87
Figure 35 : Charge à l'intérieur du tiers central -------------------------------------------------------- 89
Figure 36 : Charge à l'extérieur du tiers central ------------------------------------------------------- 90
Figure 37: Charge à la limite du tiers central ---------------------------------------------------------- 90
Figure 38 : Modules pressiométriques à prendre en compte pour le calcul de tassement -------- 93
Figure 39 : Calcul du tassement par la méthode dans le cas d’une couche molle intercalaire --- 94
Figure 40 : Surcharge uniformément répartie---------------------------------------------------------- 95
Figure 41 : Surcharge triangulaire ---------------------------------------------------------------------- 95
Figure 42 : Position du point O pour une culée-------------------------------------------------------- 96
Figure 43 : Position du point O pour une pile --------------------------------------------------------- 96
Figure 44 : ELU de renversement et ELS de décompression du sol -------------------------------- 97
Figure 45 : Protection contre l'affouillement --------------------------------------------------------- 100
Figure 46 : Dimensions d'une fondation superficielle ----------------------------------------------- 101
Figure 47 : Homothétie de la semelle et pilier -------------------------------------------------------- 102
Figure 48 : Armatures d'une semelle isolée rectangulaire ------------------------------------------- 102
Figure 49 : Semelle supportant un effort normal et un moment de flexion ----------------------- 104
Figure 50 : Armatures d'une semelle circulaire ------------------------------------------------------- 105
Figure 51 : Voile ou mur sur semelle continue ------------------------------------------------------- 108
Figure 52 : Arrêt des barres ----------------------------------------------------------------------------- 109
Figure 53 : Comportement d’une fondation profonde ----------------------------------------------- 112
Figure 54 : Géomètrie des pieux ----------------------------------------------------------------------- 113
Figure 55 : Entre-axe des pieux ------------------------------------------------------------------------ 114
Figure 56 : Courbe de chargement axial d’un pieu--------------------------------------------------- 118
Figure 57 : Frottement latéral qs en fonction de Pl* ------------------------------------------------- 120
Figure 58 : Armatures d'une semelle sur deux(2) pieux --------------------------------------------- 127
Figure 59 : Charge excentrée pour semelle sur deux (2) pieux ------------------------------------- 129
Figure 60 : Semelle sur trois (3) pieux ---------------------------------------------------------------- 130
Figure 61 : Armatures d'une semelle sur trois pieux ------------------------------------------------- 131
Figure 62 : Dispositions des armatures Ac et Ad ------------------------------------------------------ 133
Figure 63 : Charge excentrée pour Semelle sur quatre (4) pieux ----------------------------------- 133
Figure 64 : Valeurs de K -------------------------------------------------------------------------------- 136
Figure 65 : Fenêtre d'Accueil ou Menu principal ---------------------------------------------------- 146
Figure 66 : Interface d’accueil du module Fondations Superficielles ------------------------------ 147

X
Figure 67 : Interface d'entrée des paramètres géométriques pour une fondation superficielle -- 148
Figure 68 : Interface d'entrée des charges pour une fondation superficielle ---------------------- 149
Figure 69 : Interface d’entrée des paramètres matériaux pour une fondation superficielle------ 150
Figure 70 : Interface pour montrer la validité exacte des valeurs ---------------------------------- 151
Figure 71 : Interface pour la vérification du poinçonnement --------------------------------------- 152
Figure 72 : Interface de calcul de la capacité portante pour l'essai Pressiomètre Ménard ------- 153
Figure 73 : Interface de calcul de la capacité portante pour l'essai CPT --------------------------- 154
Figure 74 : Interface de calcul de la capacité portante pour l'essai SPT --------------------------- 154
Figure 75 : Interface de calcul de la capacité portante pour l'essai Equilibre Limite C-Phi ----- 155
Figure 76 : Interface pour la vérification du poinçonnement --------------------------------------- 156
Figure 77 : Interface pour le calcul de tassement selon la méthode oedomètrique --------------- 157
Figure 78 : Interface de calcul du tassement selon la méthode pressiomètrique ------------------ 158
Figure 79 : Interface de calcul de vérification au renversement ------------------------------------ 159
Figure 80 : Interface de calcul pour la vérification au glissement ---------------------------------- 160
Figure 81 : Interface de calcul pour la vérification à l’affouillement ------------------------------ 161
Figure 82 : Interface de calcul des armatures d'une semelle isolée--------------------------------- 162
Figure 83 : Interface pour le calcul des armatures d'une semelle filante -------------------------- 163
Figure 84 : Interface d’accueil du module Fondations Profondes ---------------------------------- 164
Figure 85 : Interface pour les paramètres geomètriques pour les fondations profondes --------- 165
Figure 86 : Interface d'entrée pour les charges appliquées ------------------------------------------ 166
Figure 87 : Interface d'entrée des données des matériaux utilisés ---------------------------------- 167
Figure 88 : Interface de données pour la vérification au poinçonnement -------------------------- 168
Figure 89 : Interface d'entrée du nombre de pieux et calcul de Ce --------------------------------- 169
Figure 90 : Interface de calcul de la capacité portante d'un pieu selon l'essai Pressiométrique - 170
Figure 91: Interface de calcul de la capacité portante d'un pieu selon l'essai Pénetrométrique - 171
Figure 92 : Interface de calcul de la capacité portante d'un pieu de l'essai Pénétromètre
Dynamique ----------------------------------------------------------------------------------------------- 171
Figure 93 : Interface de calcul pour la vérification de l'affouillement pour une fondation profonde
------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 172
Figure 94 : Interface de calcul des armatures de la semelle de liaison ----------------------------- 173
Figure 95 : Interface de calcul des armatures d'un pieu --------------------------------------------- 174
Figure 96 : Interface du menu fichier ------------------------------------------------------------------ 175
Figure 97 : Fenêtre récapitulative des données d'entrée et des résultats --------------------------- 176

XI
LISTE DES PHOTOS

Photo 1 : CPT Portable ----------------------------------------------------------------------------------- 21


Photo 2 : CPT sur chenilles ------------------------------------------------------------------------------ 22
Photo 3 : Pénétromètre Dynamique --------------------------------------------------------------------- 33
Photo 4 : Boite de CASAGRANDE -------------------------------------------------------------------- 45
Photo 5 : Appareil triaxial ------------------------------------------------------------------------------- 47
Photo 6 : Banc oedométrique ---------------------------------------------------------------------------- 51
Photo 7 : Nom particulier d’un pont selon sa forme -------------------------------------------------- 57
Photo 8 : Classification des ponts selon matériaux constitutifs -------------------------------------- 60
Photo 9 : Classification des ponts selon la coupe longitudinale ------------------------------------- 61
Photo 10 : Classification des ponts selon la voie portée ---------------------------------------------- 62
Photo 11 : Classification des ponts selon la coupe transversale ------------------------------------- 63
Photo 12 : Classification des ponts suivant le procédé d’exécution --------------------------------- 65

XII
LISTE DES GRAPHES

Graphe 1 : Exemple d'une courbe SPT ---------------------------------------------------------------- 19


Graphe 2 : Exemple de courbes CPT (qc et fs en fonction de Z) ------------------------------------ 24
Graphe 3 : Courbe effort-déformation ----------------------------------------------------------------- 29
Graphe 4 : Exemple de courbe Pénétromètre dynamique ------------------------------------------- 34
Graphe 5 : Interprétation des différents types d'essais triaxiaux ------------------------------------ 50
Graphe 6 : Valeurs de N’c, N’q et N’ recommandées par Terzaghi et Peck. Les valeurs de N
sont dues à Meyerhof ------------------------------------------------------------------------------------- 78

XIII
NOTATIONS

MAJUSCULES LATINES
A’ surface comprimée d´une semelle
AB armatures suivant la largeur B
Ai armatures inférieures d’une semelle de liaison
Ah cadres horizontales d’une semelle de liaison
AL armatures suivant la longueur L
A(l) surcharges de la chaussée statiques et uniformes
As armatures supérieures d’une semelle de liaison
Av cadres verticales d’une semelle de liaison
Aint paramètre de pression interstitielle
Amin armatures minimales d’un pieu
Apieu armatures longitudinales d’un pieu
Atige section de la tige
B base de la semelle, diamètre d´un pieu
Bc surcharges de convois
B0 longueur de référence utilisée dans la méthode pressiométrique (0,60 m)
Br section réduite du béton
Bt surcharges dues aux trottoirs
Cc indice de compression
Cc coefficient de courbure
Ce coefficient d´efficacité d´un groupe de pieux
Cg indice de gonflement
Cu coefficient d’uniformité
Cv coefficient de consolidation
D hauteur contenue dans le sol ou encastrement
Dmo diamètre du moulinet d’un scissomètre
De hauteur d´encastrement équivalente
Dn diamètre du tamis où passent n% des grains
Dmin diamètre minimum des enrochements
E module d´Young
E module pressiométrique
Ec module pressiométrique équivalent du domaine volumétrique

XIV
Ed module pressiométrique équivalent du domaine déviatorique
F forces
F coefficient de sécurité
FA actions accidentelles
Fw actions hydrodynamiques du courant
F coefficient de sécurité au grand glissement et à la charge admissible
G actions permanentes
Gmax actions permanentes défavorables
Gmin actions permanentes favorables
Gsf frottement négatif
Gsp actions de poussées latérales
Gw action des pressions statiques de l´eau
H hauteur totale de la semelle
Hc hauteur de chute du mouton
Hd composante de calcul horizontale de l´effort appliqué à la fondation
HL profondeur due à l’affouillement local
Hmo hauteur de moulinet d’un scissomètre
HN profondeur normale d’affouillement
HR profondeur d’affouillement due au rétrécissement du lit
Ip indice de plasticité
K coefficient de forme du moulinet
Kc facteur de portance de l’essai pénétromètrique
Kp facteur de portance de l’essai préssiomètrique
L longueur d´une semelle
La largeur du lit
Lo longueur du remblai de grande hauteur
M moment
Mm masse du mouton
Ma masse de l’air
MM couple maximal
Ms masse des particules solides
Ms moment stabilisateur dû aux forces verticales
Mr moment renversant dû aux forces horizontales
Mt masse totale

XV
Mt couple de torsion
Mw masse de l’eau
N nombre de coups
No nombre de pieux
Nc terme de cohésion, c’est un facteur de la capacité portante pour un sol frottant et cohérent
mais non pesant
Nm nombre de coups moyen
Nq terme de surcharge et de profondeur, c’est un facteur de la capacité portante pour un sol
uniquement frottant et chargé latéralement
Nu effort normal sur chaque pieu
N terme de surface, c’est un facteur de la capacité portante pour un massif pesant et frottant
Nulim effort limite sur chaque pieu ou effort normal résistant
P masse de l’enclume, mouton, guide, tiges enfoncées, pointe
P périmètre
Pf pression de fluage
Pl pression limite
Ple pression limite nette
Ps poids des particules solides
Pt poids total
Pw poids de l’eau
Q effort total
Q actions variables
Qi charges d´exploitation à considérer pour l´application des règles simplifiées
Qo débit de crue du projet
Qp effort limite mobilisable sous la pointe d´un élément de fondation profonde
Qs effort limite mobilisable par frottement latéral sur le fût d´un élément de fondation
profonde
Qc charge de fluage d´un élément de fondation profonde
Qtc charge de fluage en traction d´un élément de fondation profonde
Ql charge limite d´un élément de fondation profonde
Qtl charge limite en traction d´un élément de fondation profonde
Qmax limite supérieure de la charge axiale de calcul d´un élément de fondation profonde
Qsl effort pour enfoncer le manchon CPT
Qw actions hydrodynamiques autres que l´action du courant

XVI
Rd résistance dynamique du pénétromètre dynamique
S tassement
Sc tassement sphérique
Sc Section maximale de la pointe conique
Sd tassement déviatorique
So aire du pieu
Sp aire de l’appui
Sq, Sc, S coefficients de forme
Sr degré de saturation
Ss surface latérale du manchon CPT
Tv facteur de temps
U pression interstitielle
Vd composante de calcul verticale de l´effort appliqué à la fondation
Va volume de l’air
Vmax vitesse maximale d’écoulement
Vs volume des particules solides
Vt volume total
Vu valeur de calcul de l´effort tranchant vis-à-vis de l´état-limite ultime
Vw volume de l’eau
Z profondeur

MINUSCULES LATINES
a longueur de l’appui
a longueur intervenant dans le calcul de la pression limite nette équivalente et de la
résistance de pointe équivalente
b largeur de l’appui
b longueur intervenant dans le calcul de la pression limite nette équivalente et de la
résistance
b’ entre-axe des pieux
d distance horizontale entre l´arête aval d´une semelle et un talus
c enrobage
c cohésion
c’ cohésion effective
cu cohésion non-drainée

XVII
ccu cohésion consolidée – non-drainée
cuu cohésion non-consolidée – non-drainée
cur cohésion remaniée
d hauteur utile
e indice des vides
e enfoncement sous un coup de mouton
e excentricité
eo indice des vides initial
fe limite d’élasticité d´un acier pour armature passive
fc résistance conventionnelle à la compression du béton
fcj résistance caractéristique à la compression du béton âgé de j jours
fc28 résistance caractéristique à la compression du béton âgé de 28 jours
fcmax résistance limite conventionnelle à la compression du béton
fs résistance unitaire du frottement latéral
ftj résistance caractéristique à la traction du béton âgé de j jours
ft28 résistance caractéristique à la traction du béton âgé de 28 jours
h hauteur, hauteur d´une semelle
h épaisseur de la couche intéressée en essai oedomètrique
h2 hauteur du sable pur
h1 hauteur du floculat
iq, ic, i coefficient de réduction de Meyerhof
iδ coefficient minorateur de la portance tenant compte de l´inclinaison de la charge et de la
géométrie du sol de fondation
k1 coefficient réducteur de la résistance du béton
k2 coefficient réducteur de la résistance du béton
lf longueur de flambement
lp longueur du pieu
n porosité
p0 contrainte horizontale totale dans le sol au moment de l´essai pressiométrique
qad portance admissible
qc résistance unitaire de pointe
qcm résistance moyenne de pointe
qc(z) diagramme de résistance de pointe lissé
qcc(z) diagramme de résistance de pointe lissé et corrigé

XVIII
qce résistance de pointe équivalente
qd capacité portante à la rupture
qs frottement latéral unitaire limite sur le fût d´un élément de fondation profonde
qu contrainte de rupture sous la pointe d´un élément de fondation profonde
qo contrainte verticale totale
qref contrainte conventionnelle de référence = q(3/4l)
q1 contrainte maximum
q2 contrainte minimum
t temps de consolidation
w teneur en eau
wp limite de plasticité
wL limite de liquidité

MINUSCULES GRECQUES
α coefficient caractérisant le sol dans la méthode au pressiomètre Ménard
 coefficient de frottement latéral utilisé dans la méthode pénétrométrique
 angle d´une pente ou d´un talus par rapport à l´horizontale
´ angle entrant dans la détermination de iδ
δ angle de la résultante des efforts par rapport à la verticale
b coefficient de sécurité relatif au béton égal à 1,5
h poids volumique humide du sol
d poids volumique sec du sol
s poids volumique des grains du sol
s coefficient de sécurité relatif à l’acier égal à 1,15
w poids volumique de l´eau
sp coefficient f1 relatif aux actions de poussées latérales
fw coefficient f1 relatif aux actions hydrodynamiques du courant
Gw coefficient f1 relatif à l´action des pressions statiques de l´eau
g1 coefficient m relatif à tg f´

g2 coefficient m relatif à la cohésion


λc coefficient de forme intervenant dans le calcul des tassements
λd coefficient de forme intervenant dans le calcul des tassements
μ coefficient de Poisson

XIX
ϕ angle de frottement interne

f´ angle de frottement interne effectif

fu angle de frottement interne non-drainé

fcu angle de frottement interne consolidé - non-drainé

fuu angle de frottement interne non-consolidé – non-drainé

ρp coefficient réducteur de l´effort limite mobilisable dû au terme de pointe pour les pieux
tubulaires métalliques battus ouvert s, les pieux H et les palplanches
ρs coefficient réducteur de l´effort limite mobilisable par frottement latéral pour les pieux
tubulaires métalliques battus ouver ts, les pieux H et les palplanches
ρs masse volumique des pierres
ρw masse volumique de l´eau
σ contrainte normale
σb i contrainte de cisaillement au niveau de la tête du pieu
σb s contrainte de cisaillement au niveau de la base de l’appui
σ´c contrainte de consolidation
σadm contrainte limite de compression
σb contrainte de calcul du beton
σs contrainte de traction de l’acier
σbc contrainte limite de compression
σbu contrainte de calcul du beton
σ´vo contrainte verticale totale
θ angle de rotation d’un train de tiges d’un scissomètre
θ inclinaison de l’axe des bielles
τ contrainte au cisaillement
τu contrainte tangente conventionnelle des règles B.A.E.L.

MAJUSCULES GRECQUES
Δh tassement
Δσ contrainte due à la charge appliquée
Φ diamètre de trains de tiges d’un scissomètre
Φ diamètre du pieu
Φl diamètre des armatures longitudinales
Φt diamètre des armatures transversales

XX
Φ1(δ) fonction entrant dans la détermination de iδ
Φ2(δ) fonction entrant dans la détermination de iδ

XXI
SIGLES ET ABREVIATIONS

BA Béton Armé
BAEL Béton Armé aux Etats Limites
BP Béton Précontraint
CD Consolidated - Drained
CPT Cone Penetration Test
CU Consolidated - Undrained
DCE Dossiers de Consultation des Entreprises
DTU Dossiers Techniques Unifiés
ELS Etats Limites des Service
ELU Etats Limites Ultimes
ES Equivalent de Sable
ESV Equivalent de Sable Visuel
GTR Guide des Terrassements Routiers / Recommandations pour les Terrassements
Routiers
HRB Highway Research Board
LCPC Laboratoire Central des Ponts et Chaussées
LPC Laboratoire des Ponts et Chaussées
NF Norme Française
PHEC Plus Hautes Eaux Connues
RN Route Nationale
SPT Standard Penetration Test
TN Terrain Naturel
USCS Unified Soil Classification System
UU Unconsolidated - Undrained
VBS Valeur au Bleu du Sol

XXII
INTRODUCTION

Un pont ne peut être bien érigé sans une fondation bien étudiée et bien adaptée aux
conditions externes qui le sollicitent. De plus, cette étude tend à être complexe et demande
beaucoup de temps pour un bon résultat.

Or, dans ce nouveau millénaire, pour que ce facteur « temps » ne soit pas un obstacle,
l’informatisation occupe une grande place dans tous les domaines y compris le génie civil. Donc,
l’ingénieur se doit de suivre cette tendance technologique afin d’améliorer les études qu’il
entreprenne.

Ainsi, le présent mémoire intitulé «Reconnaissance géotechnique et Informatisation du


dimensionnement des fondations d’un pont en Béton Armé », précise la simplicité des
interprétations des résultats obtenus lors des essais in situ pour aboutir à une optimisation des
fondations adoptées pour un pont dont les fondations sont en Béton Armé.

Pour entrer dans le vif du sujet, trois (3) parties ont été abordées :
 En premier lieu, les généralités sur la reconnaissance géotechnique, exposent les différents
types d’essais à faire : principe, résultats obtenus et interprétations de ces derniers;
 En second lieu, l’influence des essais sur le dimensionnement des fondations des ponts, se
rapporte aux méthodes à utiliser pour chaque essai : dimensionnement proprement dit ;
 Et dernier lieu, la présentation de la programmation des calculs illustrée par des exemples
sera développée.

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PARTIE 1
GENERALITES SUR
LA
RECONNAISSANCE
GEOTECHNIQUE
Département Bâtiment et Travaux Publics

CCHHA
APPIITTRREE II
LES NECESSITES DE LA RECONNAISSANCE GEOTECHNIQUE

I. Le sol : matériau de construction imposé

Contrairement à la plupart des matériaux de construction utilisés par l’Ingénieur, qui sont des
produits manufacturés, le sol est un matériau naturel imposé au constructeur. Un massif de sol se
présente généralement sous la forme d’une série de couches plus ou moins horizontales aux
propriétés distinctes.
De plus, la plupart du temps, une couche de sol n’est pas complètement homogène, et les
propriétés du matériau sont dispersées autour d’une valeur moyenne. Il est donc absolument
nécessaire de procéder à une reconnaissance géotechnique avant d’entreprendre l’étude d’un
ouvrage de génie civil. Une telle reconnaissance, dont l’ampleur variera en fonction de
l’importance de l’ouvrage projeté, mais qui doit toujours être réalisée, fera appel à plusieurs
spécialistes : géologues et géophysiciens ; sondeurs et géotechniciens.

II. Objectifs

L’objectif d’une reconnaissance de sols est avant tout de fournir la meilleure réponse qui soit
à l'adéquation du projet à son environnement immédiat.
Pour les ouvrages d’art, la reconnaissance géotechnique permet de mettre en évidence la
structure du site au voisinage de l’ouvrage, et permet aussi le dimensionnement complet des
fondations en chiffrant le comportement mécanique des sols qu’elles sollicitent.
De plus, la reconnaissance doit permettre de dimensionner et de minimiser le prix global de
l'ouvrage.
Sinon, elle permet de dresser la liste aussi exhaustive qui soit des techniques et méthodes à
mettre en œuvre pour garantir :
 La stabilité de l’ouvrage ;
 Sa faisabilité ;
 Le dimensionnement d’ouvrages ;
 et sa pérennité dans le temps.
A l’issue de la reconnaissance, un rapport géotechnique est établi.

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Département Bâtiment et Travaux Publics

III. Sondages

Exécuter un sondage consiste à recueillir une information locale (ponctuelle ou continue le


long d’une verticale) sur la nature et les propriétés physiques et mécaniques du sol. La plupart du
temps, un sondage nécessite l’exécution d’un trou dans le sol par forage. On ne donnera ici que
quelques indications succinctes. On est amené à distinguer les types suivants.

3-1. Les reconnaissances superficielles

Ce sont les tranchées et puits, exécutés en général à la pelle mécanique, qui permettent de
reconnaitre visuellement le sol et de prélever des échantillons remaniés ou non. Ce type de
reconnaissance est limité à une profondeur de 4 à 5 m.

3-2. Les reconnaissances par sondage mécanique profond

Elles correspondent au forage des trous généralement verticaux et de faible diamètre (de
5cm à 1m) par rapport à leur profondeur (de l’ordre en général d’une dizaine de mètres). Il y a
lieu de distinguer :
 les forages destructifs :
Généralement exécutés à l’aide d’une tarière qui désagrège le sol et fournit des échantillons
remaniés ;
 les forages non destructifs :
Ils sont réalisés à l’aide d’un carottage continu ou non du terrain. L’échantillon ainsi obtenu,
ou carotte, est placé dans un étui étanche immédiatement scellé à la paraffine pour éviter toute
diminution de la teneur en eau et transporté avec précautions (en évitant les vibrations et les
chocs) jusqu’au laboratoire où les essais seront effectués. En réalité, le prélèvement d’une carotte
remanie toujours plus ou moins l’échantillon sur sa périphérie et les carottes doivent être
retaillées avant les essais de laboratoire de manière à éliminer les zones marginales remaniées.
Toutefois, on appelle ces échantillons « Echantillons Intacts ».
On retiendra que le prélèvement d’échantillons intacts est toujours une technique très
délicate, à réserver à des spécialistes compétents.
On notera de plus que les graves et les gros sables ne sont pas carottables et les
échantillons prélevés sont toujours fortement remaniés, leur granulométrie étant de plus modifiée
par la perte d’éléments fins pratiquement inévitable surtout s’ils sont remontés sous l’eau.

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IV. Organisation d’une campagne de reconnaissance de sol

Pour organiser une campagne de reconnaissance ou en juger la pertinence, on doit en premier


lieu s’adresser à un géotechnicien qui a la responsabilité de la définition de la reconnaissance
géotechnique. Ainsi, des moyens et matériels sont mis en œuvre pour élaborer cette dernière, leur
gérance est sous le rôle du géotechnicien.
Ensuite, cette campagne doit être faite le plus tôt possible, l'idéal étant avant l'acquisition du
terrain par le maître d’ouvrage par un simple examen visuel et une bonne connaissance de la
géologie générale de la région pour identifier, par exemple : des zones de glissements de terrain
anciens ou actifs, la présence connue de cavernes ou poches karstiques, des risques d’inondation,
des anciennes décharges.
En général, des reconnaissances, même sommaires, permettraient de ne pas engager des
projets sur des terrains inadaptés (tourbe, sols compressibles, sols gonflants, …).
Par la suite, on peut faire aussi une autre reconnaissance avant la définition du projet
architectural, car la nature et l’état des sols et sous-sols ne sont pas modifiables contrairement au
bâti.
Dans la pratique on dispose parfois d’une étude de sols. Les situations du Tableau 1 sont
constatées :

Tableau 1 : Période d'étude de sols en pratique

Pendant ou après
Marchés Publics Marchés Privés
Phase
Avant Projet
Souvent Rarement
Détaillé
Appel d’Offres Parfois Parfois
Source : Colas Madagascar

Vis-à-vis de l'implantation des sondages, elle est liée à l'implantation des ouvrages, à
l’intensité des charges appliquées, à la topographie …
Pour cela, il faut vérifier que l’implantation des sondages soit en adéquation avec les dernières
évolutions du projet ou l’implantation même de celui-ci, voir Figure 1.

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Figure 1 : Emplacement des sondages à vérifier

Il en est de même pour l’étude géotechnique faite, on doit vérifier si elle correspond à
l’implantation du projet, et non à celui d’un projet voisin.

Enfin, la nature des sondages ou essais est liée à la nature de l'ouvrage.


Exemple :
- sondage carotté + essais labo (essai triaxial) = stabilité talus ;
- essai triaxial = capacité portante de fondation ;
- essai oedométrique = tassement d’ouvrage.

V. Conclusion Partielle

Pour la pérennité d’une construction donnée, on est toujours amené à faire dans une
reconnaissance du sol qui la supporte. On ne doit pas faire une simple analogie des résultats sur
un chantier voisin.
En effet, une bonne reconnaissance du terrain s’avère un atout majeur pour éviter les risques qui
peuvent se produire et aussi de prévoir les coûts global de l’ouvrage.
Cependant, on ne fera pas cette reconnaissance n’importe comment, un programme de
reconnaissance doit être établi clairement.

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CCHHA
APPIITTRREE IIII
TRAVAUX DE RECONNAISSANCE

Un programme de reconnaissance géotechnique pose plusieurs questions au préalable :


- Quelle sera la nature des investigations ;
- Quel peut être le nombre de sondage à faire ;
- A quelle profondeur devra- t- on descendre pour obtenir des résultats fiables.

I. Nature des investigations

La nature des investigations sera définie en fonction du contexte général et des ouvrages à
réaliser.
On procédera à partir de méthodes d’investigations connues :
 sondage géologique ;
 essais de laboratoire ;
 essai pressiométrique ;
 …
Certains dossiers nécessiteront l'intervention de moyens spécialisés comme la géophysique
ou la diagraphie …
Le Tableau 2 ci-après précise la nature des moyens à mettre en œuvre en fonction du type
d’ouvrages à exécuter et du problème géotechnique posé.

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Tableau 2 : Nature des moyens à mettre en œuvre en fonction des ouvrages à exécuter

Sujet Géotechnique Problème posé Essais à mettre en œuvre


Types d’ouvrage
Extraction Sondages géologiques
Réemploi de (Pelle/Carotté/Destructif)
Matériaux Essais de laboratoire
Terrassements
Mesure de perméabilité in-situ
Assainissement
Données Hydrogéologiques (Piézométrie)
Traitement de sols Essais de laboratoire
Essais préssiométriques
Stabilité Essais pénétrométriques dynamiques ou
d’ensemble et statiques
Fondations Capacité Essais de laboratoire : Identification –
Cisaillements
Essais Pressiométriques
Tassements
Essais Oedométriques
Essais Pressiométriques
Stabilité Essais Pénétrométriques dynamiques et
d’ensemble et statiques
Soutènement Capacité Portante Essais de laboratoire : Identification-
Cisaillements
Essais de laboratoire : Identification-
Poussée des Terres
Cisaillements
Essais de laboratoire : Identification-
Stabilité externe
Cisaillements
Essai de laboratoire : Identification-
Pentes de talus
Cisaillements
Adaptation au site
Essais de laboratoire : Identification-
Stabilité Générale
Cisaillements-Scissomètre
Essais de laboratoire: Identification-
Stabilité de parois
Cisaillements
Condition d’exécution
Stabilité de fonds Essais préssiométriques
de fouilles
Source : Colas Madagascar

II. Densité des sondages et essais

Elle dépend essentiellement :


 du site ;
 de la nature des sols ;
 du phasage à l'étude …

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Plus le site est hétérogène, plus la densité des sondages et essais sera importante, il ne faut jamais
se contenter d’un seul sondage, faire exécuter au moins trois (3) sondages au minimum.
On effectuera les sondages suivant une trame régulière qui facilitera ultérieurement la
construction des coupes géotechniques.
En phase d’avant projet, la densité des sondages et essais est moins importante qu’à celle du
projet définitif c'est-à-dire plus détaillée.

III. Profondeur d’investigation

Il est toujours difficile d'estimer "a priori" la profondeur d'investigation, car elle est
fonction du site et du type d’ouvrage projeté (intensité et densité des charges). Mais il y a un
principe essentiel à respecter : il faut impérativement reconnaitre le sol sur tout le volume
pouvant être influencé de manière notable par les charges exercées.

3-1. Pour les fondations superficielles

Sa profondeur se situe à cinq (5) fois la largeur présumée des semelles, sauf cas de couches
incompressibles et suffisamment épaisses : dalles rocheuse – substratum (par expérience).

Figure 2 : Profondeur d'investigation pour les fondations superficielles

3-2. Pour les fondations profondes

Sa profondeur se situe à 5 mètres sous la base supposée des pieux ou sept (7) fois diamètres.

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Figure 3 : Profondeur d'investigation pour les fondations profondes

3-3. Pour les remblais de grande hauteur

Sa profondeur se situe à 1,5 fois la largeur de la base du talus

Figure 4 : Profondeur des sondages pour les remblais de grande hauteur

Si on considère une chaussée de 10 m d’emprise, construite sur un remblai de 5 m de hauteur,


avec des pentes de talus à 3/2, nous avons une emprise de remblai Lo = 25 m. La profondeur de
reconnaissance sera de 37m, (ou jusqu’à la couche de sol incompressible).
Cela s’applique aussi aux radiers et dallages.

IV. Implantation

Le nombre et l'implantation des essais nécessaires varient en fonction de la forme générale de


l'ouvrage envisagé. En gros, on distinguera :

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 les ouvrages longs (portées supérieures à 15 m environ) ;


 les ouvrages larges (largeur utile biaise d'un tablier supérieur à 15 m environ).
Si l'implantation est définie, les essais seront effectués dans l'axe d'un ouvrage long et de
préférence centrés sur les appuis ; par exemple trois sondages, au droit des appuis extrêmes (qui,
en général, posent plus de problèmes : stabilité, tassement) et d'un appui intermédiaire.
Dans le cas d'un ouvrage large on sera amené le plus souvent à l'encadrer aux quatre angles par
quatre sondages en place pour obtenir un profil transversal du terrain (voir figures ci-après).

Figure 5 : Cas d'un ouvrage large

Figure 6 : Cas d'un ouvrage long

V. Conclusion partielle

Les reconnaissances géotechniques se font selon la nature de l’ouvrage à construire. Pour


plus de sécurité, il est à conseiller de faire plus de deux (2) sondages sur un terrain donné. Pour
la profondeur d’investigation, on se contentera de se référer à la future nature de la fondation qui
supportera l’ouvrage.

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CCHHA
APPIITTRREE IIIIII
LES ESSAIS IN SITU

I. Généralités

En ce qui concerne le comportement à court terme du sol, le géotechnicien dispose de deux


(2) possibilités :
- Prélever des échantillons remaniés et intacts et effectuer des essais de laboratoire ;
- Effectuer des essais in situ.
On a souvent tendance à opposer ces deux voies d’approche du comportement mécanique du sol.
En fait, ces deux types d’essais sont complémentaires.
Les avantages des essais de laboratoire :
- application des sollicitations qui conduit à des champs de contraintes et de déformations à
peu près homogènes, et qui peut fournir des caractéristiques mécaniques (c, υ, E) du
matériau ;
Leurs inconvénients sont :
- essais ponctuels et relatifs à un faible volume de sol donc peu représentatifs de
l’hétérogénéité des couches ;
- longs et couteux d’où leur nombre doit être réduit.
Pour les essais in situ, leurs avantages sont :
- les propriétés mécaniques du sol sont intégrées sur un grand volume de matériau, on peut
prendre en compte l’hétérogénéité ;
- connaissance complète des caractéristiques des couches pour certains types d’essais
(pénétromètre) ;
- moins onéreux donc en plus grand nombre.
Leurs inconvénients sont comme suit :
- ne fournissent pas directement les caractéristiques mécaniques c et υ du matériau ;
- ils ne sont pas bien adaptés aux problèmes de compressibilité.

Voyons en premier lieu les essais in situ qui sont les essais préssiométrique (Ménard),
pénétrométriques (CPT, SPT, Dynamique) et scissométrique, et dans le chapitre suivant les
essais de laboratoire nécessaires.

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II. Le pressiomètre Ménard (Norme NF –P 94-110-1)

Le principe du pressiomètre a été trouvé dès 1930 par Kögler et Scheidig. C’est à partir de
1957 que Ménard a donné un large essor à ce procédé de reconnaissance.
L’essai est un essai perfectionné, dont le mode opératoire rigoureux permet d'obtenir des
résultats fidèles. Il est de plus en plus rapide et peut facilement être exécuté dans des forages, ce
qui conduit à recommander son utilisation pour traiter les problèmes dans tous les types de
fondations (semelles, pieux, radier).

2-1. Objectif

A partir des résultats de cet essai, et à l’aide de formules semi-empiriques, il a pour but
d’obtenir une évaluation de la force portante du sol des fondations superficielles et profondes.
Une méthode de calcul des tassements existe également.

2-2. Principe de l’essai

Le pressiomètre est constitué essentiellement d’un cylindre dilatable, ou sonde, que l’on
introduit dans un trou de forage et dont on mesure la dilatation en fonction de la pression qu’il
exerce horizontalement sur le sol pour trouver les pressions : pression limite Pl et pression de
fluage Pf ainsi que le module pressiométrique E.

2-3. Description de l’appareil

L’appareil comprend deux éléments principaux :


- Une sonde cylindrique, recouverte d’une membrane et une gaine déformable constituant
trois cellules juxtaposées et indépendantes, deux cellules de garde et une cellule de mesure
centrale.
Un boîtier métallique contient tous les manettes de la manipulation et les tableaux de contrôle.
- Le contrôle pression volume est relié à la sonde par un tube flexible, extérieurement unique,
mais constitué en fait de deux tubulaires coaxiales ou jumelles.

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Figure 7 : Pressiomètre

2-4. Description de l’essai

L’essai courant est effectué avec une sonde de diamètre 60 mm. On applique une pression
croissante par paliers suivant une progression arithmétique (en principe 10 paliers, tolérance de 6
à 14 paliers). A chaque palier, on mesure le volume de la cellule centrale, 15 secondes, 30
secondes et une minute après la fin de la mise en pression.
Dans les roches fracturées, la sonde est descendue à l’abri d’un tube fendu afin de limiter les
risques d’éclatement en cours d’essai ou de perte de sonde par blocage dans le sondage lors de la
remontée.
L'essai est en principe terminé lorsque le volume d'eau injecté atteint 700 a 750 cm3.
Le résultat de l’essai se traduit par deux courbes de chargement, l’une dite courbe
pressiomètrique corrigée qui donne la variation de volume V60 mesurée à une minute en fonction
de la pression, l’autre, dite courbe de fluage qui correspond aux variations différées V60-V30 en
fonction de la pression, selon les graphes suivantes.

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Graphe 1 : Courbe pressiométrique corrigée

Graphe 2 : Courbe de fluage

2-5. Interprétation des courbes pressiométriques

On distingue habituellement sur le diagramme pressiométrique quatre (4) phases :


 Une phase initiale ou phase de recompression (P ≤ Po) :
Elle correspond à la recompression du terrain qui s’était décomprimé autour du trou lors du
forage. A la fin de cette phase, la pression atteint la valeur Po correspondant à la pression latérale
des terres au repos ;
 Une phase pseudo-élastique (Po ≤ P ≤ Pf) :
Au cours de cette phase, le volume injecté, varie approximativement de façon linéaire en
fonction de la pression appliquée. A la fin de cette phase, la pression atteinte est appelée pression
de fluage ;
 Une phase plastique (P > Pf) :
Correspond à l’apparition autour du trou de surfaces de rupture. La déformation ne varie plus
linéairement en fonction de la pression, mais augmente plus rapidement ;

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Département Bâtiment et Travaux Publics

 Une phase de grands glissements :


Assez mal définie. Les déformations deviennent très grandes, tandis que la pression tend vers
une limite appelée Pression limite Pl (asymptote verticale de la courbe pressiométrique).
La détermination de l’asymptote n’étant pas très aisée, on définit arbitrairement la pression
limite Pl comme étant la pression qui, pour la vitesse standard d’essai, provoque une variation de
volume ΔV > Vo.

2-6. Résultats des courbes

Le diagramme pressiométrique et la courbe de fluage fournissent donc directement les


valeurs de Pf et Pl (Pf se détermine mieux à partir de la courbe de fluage). La partie linéaire de la
courbe pressiométrique permet de définir une caractéristique de déformation du sol. En
considérant la phase pseudo-élastique de la courbe pressiométrique, Ménard introduit le module
pressiométrique E du sol étudié.
Faisant l’hypothèse que la théorie de l’élasticité linéaire est applicable et que l’on a affaire à
un problème de déformation plane (pas de déformation verticale du sol), on se ramène au
problème classique de Lamé (équilibre d’un cylindre à parois infiniment épaisses, soumis à une
pression intérieure uniforme).
On a:
E = 2 (1 + μ) (Vo + Vm) ΔP/ΔV
Avec : Vo : volume de la sonde de mesure au repos ;
Vm : volume injecté dans la sonde, depuis le début de l'essai jusqu'au milieu de la phase
AB ;
μ: coefficient de Poisson, pris par convention égal à 0,33 ;
ΔP/ΔV: c'est la pente de la partie linéaire pseudo-élastique de la courbe pressiométrique.

D’où E = 2,66 (Vo + Vm) ΔP/ΔV

Les caractéristiques E et Pl obtenues à chaque niveau seront reportés sur un graphique en


fonction de la profondeur. Sur le même graphique, on donne des informations relatives au
matériel de forage utilisé, ainsi que la nature des terrains rencontres et le niveau de la nappe.
L’étude des diagrammes de chargement permet d’obtenir les caractéristiques essentielles du
terrain à la profondeur où l’essai a été exécuté.

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Le Tableau I-1 dans l’ANNEXE I indique l’ordre de grandeur de E et Pl pour les principaux
types du sol.

III. Le SPT «Standard Penetration Test» (Norme NF P 94-116)

L’essai de pénétration standard fut développé aux Etats-Unis grâce à l’intérêt que lui porte
Terzaghi.
L’essai SPT constitue avec l’essai de chargement, l’un des essais géotechniques in situ les plus
anciens pour l’étude des sites de fondations.

3-1. Objectif

Il a pour but de déterminer la portance et la compressibilité du sol, ainsi que de vérifier


l’homogénéité des couches.

3-2. Description de l’appareil

L’appareil de SPT est constitué, d’après la Figure 8, de :


 1 : crochet de levage ;
 2 : tube extérieur ;
 3 : came de levage avec ressorts ;
 4 : Mouton ;
 5 : Tige guide ;
 6 : Enclume ;
 7 : Bouton de sécurité.
Et enfin le tube carottier qui sera détaillé dans la Figure 9 ci-dessous.
• La tige guide (5) permet au mouton (4) de coulisser sans résistance et de frapper l'enclume (6)
sans déviation. Elle est fixée à l'enclume.
• Le tube extérieur (2) est levé par la corde du cabestan grâce au crochet (1), jusqu'à ce que les
cames (3) soient ouvertes, relâchant ainsi le mouton.
• Le mouton peut être fixé à la tige guide grâce au boulon de sécurité (7), notamment lors du
transport ou en dehors des essais.
• La longueur totale du battage est de 1,8 m en position basse et 2,6 m en extension complète.
Le poids total du système est de 105 kg.

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Figure 8 : Eléments constitutifs d'un SPT

Figure 9 : Description du tube carottier d’un SPT

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3-3. Description de l’essai

Tout d’abord, la procédure d’essai est la suivante : on exécute d’abord un forage et l’on
descend ensuite au fond du trou un carottier standard qui est d’abord enfoncé par battage de
15cm dans la couche à étudier. On enregistre alors le nombre de coups N nécessaire pour
enfoncer à nouveau le carottier d’une hauteur de 1 pied (≈ 30,5 cm). L’énergie de battage (poids
du mouton : 64 Kg - hauteur de chute : 75 cm) est normalisée.
Si l’enfoncement n’est pas obtenu après 50 coups, le battage de mise en place doit être arrêté
pour éviter que la trousse coupante du carottier standard soit fortement endommagée.
Pour s’assurer que l’on ne soit pas à l’interface de deux couches de terrain, on recommande
d’enregistrer le nombre de coups en deux fois N1 et N2 pour chaque demi-pied. Le paramètre
mesuré est N = N1 + N2. Si ces deux valeurs sont très différentes, cela implique qu'on se trouve
en présence de deux couches. Les valeurs de N doivent subir des corrections empiriques.
Apres avoir réalisé l’essai, on remonte le tube à la surface et on l’ouvre. Les échantillons
prélevés serviront aux essais d’identification, notamment aux analyses ultérieures en laboratoire.

3-4. Résultats des essais

On obtient alors une courbe mettant en exergue le nombre de coups N et la profondeur Z en cm.

Graphe 1 : Exemple d'une courbe SPT

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3-5. Interprétation des résultats

Divers auteurs ont donné des corrélations entre le nombre de coups N et certaines
caractéristiques mécaniques du sol (par exemple la densité relative des sables et l’angle de
frottement des terrains sableux) ou entre N et les coefficients de capacité portante des fondations.

3-5-1. Corrections à apporter à la valeur de N

- Dans les terrains pulvérulents immergés :


On apporte la correction suivante pour tenir compte la présence de la nappe.
N' = 0,5N + 7,5
N : valeur du nombre de coups mesurée ;
N’: valeur corrigée de la résistance à la SPT qui sera arrondie à l’entier inférieur.
- Pour les faibles profondeurs :
35
N =N
7
D : Profondeur ;
: densité apparente du sol en kN/m3 (ou ' déjaugée, sous la nappe) ;
D sera limité supérieurement à 18 kN/m2.

IV. Le CPT « pénétromètre statique » (Norme NF P 94-113)

4-1. Objectif

L’essai CPT permet de déterminer la résistance de pointe et la résistance au frottement


latéral.
Ces paramètres permettent de déterminer directement la force portante et la compressibilité du
sol de fondations.

4-2. Principe

L’appareil est constitué d’une pointe conique enfoncée par vérinage à vitesse lente. La pointe
correspond à l’extrémité d’une tige centrale coulissant à l’intérieur d’un tube de protection

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éliminant le frottement latéral. Par contre, le frottement latéral peut être mesuré à l’aide d’un
manchon spécial placé au-dessus de la pointe.

4-3. Description de l’appareil

Il existe un grand nombre de modèles de pénétromètre statique. Cela dépend de certaines


caractéristiques afférentes à l’appareil telles que : diamètre de pointe, effort total d’enfoncement.
Son mode d’utilisation caractérise la différence d’un CPT à un autre, on peut trouver :
 CPT manuel : il offre une accessibilité sur un site facile mais l’essai est peu profond ;
 CPT sur camion : l’accessibilité sur un site est assez difficile tandis que la profondeur de
l’essai est grande ;
 CPT sur chenilles : l’accessibilité et la profondeur sont moyennes.

Photo 1 : CPT Portable

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Photo 2 : CPT sur chenilles

Généralement, on distingue deux types de manchon pour la mesure de frottement latéral. Il


existe donc des appareils à manchon fixe (électrique) (voir Figure 10) dont les mesures de la
résistance unitaire de la pointe conique qc et de la résistance unitaire de frottement fs sont
continues et ceux à manchon mobile (mécanique) (voir Figure 10) où la lecture est manuelle.
Les principes des pénétromètres statiques sont représentés schématiquement sur la figure
suivante.

Figure 10 : Pénétromètre électrique Figure 11 : Pénétromètre mécanique


1) Enfoncement du manteau+cône = mesure
de Qp = Qc ;

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2) Enfoncement du manteau + cône +


manchon = mesure de Qs ;
3) Enfoncement du tube puis de
l’ensemble : tube + manchon.

4-4. Résultats des essais

Avec ces appareils, on peut mesurer séparément ou simultanément l’effort Qp de la réaction


du sol sur la pointe et l’effort total Q d’enfoncement de l’ensemble du tube et de la pointe.
On définit la résistance unitaire de la pointe conique qc comme le rapport de réaction Qp sur le
cône avec la section maximale de la pointe conique Sc :
Qp
=
Sc
La résistance unitaire de frottement fs est définie comme le rapport de l’effort Qsl nécessaire pour
enfoncer le manchon par avec sa surface latérale Ss :

sl
fs =
s

Les résultats de l’essai de pénétration sont représentés sur des feuilles d’essai où sont indiqués :
o Des graphiques sur lesquelles sont inscrites, en fonction de la profondeur, les valeurs de la
résistance de cône qc, le frottement latéral unitaire fs et éventuellement l’effort total Q ;
o des indications relatives qu’a la nature des sols au niveau de la nappe ;
o des renseignements concernant le type d’appareil utilisé.

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Graphe 2 : Exemple de courbes CPT (qc et fs en fonction de Z)

4-5. Conclusion partielle

Le pénétromètre statique est un moyen moins coûteux et rapide de reconnaissance


géotechnique. Son principal avantage est qu’il donne une mesure quasi-continue des propriétés
mécaniques du terrain. On peut trouver dans le diagramme de pénétration, l’hétérogénéité des
couches traduites par l’aspect de la courbe dentelé.
On notera toutefois que le pénétromètre statique ne peut être utilisé que dans les sols fins et qu'il
ne faut pas sous-estimer les risques de refus prématuré.

V. Le scissomètre (Norme NF P 94-112)

5-1. Objet

L’essai au scissomètre permet de mesurer en place la résistance au cisaillement des sols fins.
C’est un appareil qui permet de déterminer la cohésion non drainée Cu des sols « mous » saturés
purement cohérents (argiles, vases, tourbes) avec le moins de risques de remaniement (Cu ≤ 40 à
50 kPa).

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5-2. Principe

La première opération consiste à introduire le moulinet dans le sol jusqu'au niveau où l’on
veut exécuter la mesure. Un couple de torsion Mt par l’intermédiaire d’une tige est alors appliqué
au moulinet, lequel, par rotation, cisaille le sol suivant la surface circonscrite au moulinet de
hauteur Hmo et de diamètre Dmo. Pendant la rotation du moulinet, on note, en fonction de l’angle
θ de rotation du train de tiges, les valeurs du couple de torsion. On suppose qu’il y a rupture du
sol lorsque le couple maximal MM est atteint. Il lui correspond la résistance au cisaillement τM.
Aucun drainage de l’eau n’est possible, l’essai est un essai rapide, non drainé.

5-3. Appareils utilisés à l’essai

5-3-1. Matériels spécifiques à l’essai

Le scissomètre, voir Figure 12, comprend :


- Un (1) couplemètre avec sa caisse de transport, voir Figure 12 ;
- Trois (3) moulinets de diamètre Dmo = 100 ; 70 et 60 mm et de hauteurs Hmo = 215 ; 140 et
125mm, constitué de 4 palets trapézoïdaux, voir Figure 14 ;
- Un train de tiges extérieures ou tubes de fonçage de 1 m de long et de diamètre Ф = 34,5 mm /
44,5 mm ;
- Un train de tiges hexagonales de 1m de long et de Ф = 18mm
- Un (1) frein de tige anti-couple ;
- Un (1) frein de tige 445 mm.

5-3-2. Matériels de mise en place du scissomètre

On peut y constater :
- Un (1) bâti d’enfoncement (service léger ou dur) ;
- Quatre (4) hélices d’ancrage spire Ф 210 mm et Ф 330 mm ;
- Quatre (4) rallonges pour hélices d’ancrage ;
- Deux (2) traverses de fixation ;
- Un (1) adaptateur de tubage pour le couplemètre.

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5-3-3. Matériels divers

Ils comprennent :
- Un (1) chronomètre ;
- Un (1) niveau à bulle ;
- Un (1) burette d’huile ;
- Une (1) tige d’extension pour tarière (jeu de quatre (4)) ;
- Un (1) carnet de mesures scissométriques.

Figure 12: Scissomètre Figure 13 : Couplemètre


et bâti d'enfoncement dur et adaptateur de tubage

Figure 14 : Moulinets et coupe d'un moulinet (4 palets)

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5-4. Mise en œuvre du scissomètre

5-4-1. Montage du bâti

Dans le cas le plus général, le socle est fixé horizontalement par l’intermédiaire de deux
traverses reposant sur les têtes de quatre hélices d’ancrage, l’ensemble constituant le massif de
réaction.

5-4-2. Choix du moulinet

Dans un terrain donné, la dimension choisie pour le moulinet doit être compatible à la fois
avec la capacité du couplemètre (M < 120 Nm) et la résistance maximale du terrain. En effet :
 Si la résistance au cisaillement du terrain est supérieure à la valeur limite du couple de
l’appareil, le moulinet est dès lors trop grand et le maximum de résistance au cisaillement
dans le terrain ne peut être atteint ;
 En revanche, si la résistance au cisaillement du sol est très faible devant la valeur du couple
limite de l’appareil de mesure, le moulinet est trop petit et la résistance mesurée est alors peu
précise.
Dans la majorité des cas, c’est le moulinet moyen Dmo = 70 mm qui devra être utilisé en premier
lieu.
Le moulinet Dmo = 100mm est réservé à des mesures sur les sols très mous dont la cohésion peut
descendre au-dessous de 10 kPa et ne risque pas de dépasser 30 kPa.
Le petit moulinet Dmo = 60 mm, au contraire, est utilisé sur des profils d’argile consistance, là où
la cohésion moyenne peut souvent être élevée.
On pourra l’utiliser pour des essais de surface lorsqu’il s’agit de déterminer les variations de
résistance au cisaillement dans la couche sur consolidée par dessiccation.

5-4-3. Fonçage du scissomètre

Cette opération consiste à :


- Visser un premier élément de tube sur le pied porte-moulinet ;
- Introduire dans le tube la première tige et l’emboîter sur la sortie hexagonale mâle du pied ;

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- Foncer l’ensemble ainsi constitué au moyen du bâti hydraulique en s’aidant du frein de tiges,
les vitesses de fonçage possibles sont 0,8 à 1,3 cm/s pour le fonçage lent et 8,5 à 13 cm/s
pour le fonçage rapide ;
- Le fonçage est d’abord fait à la vitesse rapide, quand le sol s’offre plus de résistance
automatiquement la vitesse de fonçage devient lente, ce qui a pour effet d’augmenter la
puissance de pénétration.
Précisons que la vitesse de fonçage, dans ces limites, n’a pas d’influence sur les résultats d’essais
- Ramener le bâti de fonçage (position vérin haut) ;
- Visser et emboîter un nouvel ensemble « tube-tige » sur le précédent ;
- Répéter ces opérations autant de fois que nécessaire pour réaliser les essais à tous les
niveaux choisis ;
- En principe, dès le fonçage du premier élément, le moulinet est en place pour effectuer un
essai.

5-5. Exécution de l’essai

5-5-1. Préparation de l’essai

Le moulinet étant descendu dans le sol au niveau désiré en veillant bien à son centrage, et le
tubage solidarisé au bâti par le boîtier de serrage anti-couple, les extrémités supérieures du
tubage et des tiges hexagonales sont prêtes à recevoir le couplemètre :
 Disposer alors le couplemètre de façon à ce que soient assurés avec soin l’emmanchement
des tiges hexagonales dans la partie femelle du barreau de torsion et l’emboitement sur le
haut du tubage ;
 Bloquer ce second assemblage à l’aide de la vis prévue à cet effet sur l’embase du
couplemètre ;
 Remettre à zéro le comparateur par l’orifice du boîtier du couplemètre.

5-5-2. Déroulement de l’essai

L’essai scissométrique doit être pratiqué aussitôt après l’introduction du moulinet et


l’installation de la tête de mesure, de façon à éviter toute consolidation du sol avant son
cisaillement, consolidation qui augmenterait arbitrairement la résistance au cisaillement mesurée.

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Pour cette même raison, le cisaillement doit être rapide, l’essai doit être pratiqué à une vitesse de
rotation en tête d’environ 18 degrés par minute (3/10 degré par seconde), ce qui correspond à une
vitesse de rotation de la manivelle d’entrainement de trois tours par minute.
Les lectures se feront à chaque demi-tour de manivelle et seront poursuivies afin que la courbe
L= f(θ) comporte au moins six points de mesure au-delà du maximum.
Le maximum devra être noté systématiquement, même s’il se produit entre deux lectures
définies ci-dessus.

Graphe 3 : Courbe effort-déformation

5-6. Résultats de essais

On trace la courbe effort-déformation qui donne les variations de Mt en fonction de θ. On


observe un pic correspondant au couple de torsion maximum, qui est obtenu pour une rotation θ
du moulinet généralement inférieure à 10 o. Il correspond à la rupture par cisaillement du sol
suivant un cylindre de révolution correspondant à un moulinet de dimensions données.
Pour calculer Cu, on suppose que sur toute la surface latérale et les bases du cylindre, s’exerce en
tout point une contrainte de cisaillement τ = Cu.
Si Mt est le couple de torsion à calculer, et Mti, les différents moments correspondants aux
surfaces partielles Si du moulinet, on a :
4

t ti
i=1

Les différentes surfaces de cisaillement Si sont :


 Cylindre vertical S1 ;

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 Cône inférieur S2 ;
 Troncs de cône supérieur S3 ;
 Surface lisse et continue en contact avec le sol remanié par l’introduction du noyau du
moulinet S4.

Figure 15 : Profil d'un palet du scissomètre

Calcul des moments partiels Mti :


 Cylindre vertical :
En posant Dmo = 2R, on a :
2
t1 =2 u
 Cône Inférieur :

t2 = 2 x2 dl u
0
3
dx 2
Avec dl = d’où t2 = u
cos α 3 cos α

 Troncs de cône supérieur :

t3 2 x2 dl u
r0

Avec d’où

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 S4 sera affecté d’un coefficient minorateur de 0.6 :

dx 2 3 3
Avec dl d’où t4 0,6 3 cos θ o -ro
cos θ

Les différents paramètres ( , ro, o, α, θ) peuvent être lus dans le tableau suivant :

Tableau 3: Principales caractéristiques des moulinets

Dmo Hmo h2 h3 h4 L 2Ro 2ro 2r1 dm θ α


o
(mm) ()
60 121 16 8 55 63 38 21 30 30 80 30
70 140 19,7 11,1 55 66,1 38 21 30 30 80 30
100 214 28 20 55 75 38 21 30 30 80 30
Source : Essai au scissomètre de chantier LPC, Ministère de l’équipement, du logement, de
l’aménagement du territoire et des transports LCPC.

On peut en tirer : t τ
K étant un coefficient de forme du moulinet. C’est le moment statique de la surface cisaillée par
rapport à l’axe de rotation du moulinet.
On peut en déduire après calcul :

Tableau 4 : Constantes K de forme du moulinet

Dmo (mm) 60 70 100


K (cm3) 850 1325 4000
Source : Essai au scissomètre de chantier LPC, Ministère de l’équipement, du logement, de
l’aménagement du territoire et des transports LCPC.

D’où :

τ ou u

Avec M : moment de torsion correspondant à L (lecture) ;


K : coefficient de forme du moulinet utilisé.

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VI. Pénétromètre Dynamique (Norme NF-P 94-115 B)

6-1. Objet

Il a pour objet de vérifier l’homogénéité des couches sous la construction. Il permet d’établir
la portance du sol de fondation.

6-2. Principe

L’essai consiste à faire un forage dans le sol avec un train de tiges dont une pointe a été
placée à l’extrémité inférieure de ce dernièr. Elles sont enfoncées dans le sol par battage à l’aide
d’un mouton tombant en chute libre. Selon l’énergie de battage, les appareils sont dits de type
léger ou lourd.

6-3. Description des matériels utilisés

Le pénétromètre dynamique utilisé est composé de :


1- une tige guide du mouton : fixée sur l’enclume, et qui va servir à guider le mouton lors de sa
chute sur l’enclume.
2- Mouton de battage : accroché au guide et qui permet, par sa chute sur le mouton, d’enfoncer
petit à petit la tige dans le sol.
3- Enclume de battage non fendue : placée entre le guide et la tige. Elle reçoit et arrête le mouton
lors de sa chute et transmet cette pression à la tige qui va s’enfoncer.
4- Tige de battage : présentant des graduations de 10 cm. Fixée en dessous de l’enclume, elle
reçoit la pression de la chute du mouton et, par ses graduations, permet de connaître la
profondeur déjà atteinte.
5- Lève-tige à levier : pour extraire la/les tige(s) du sol une fois l’essai terminé.
6- Pointe fixe : placée en dessous de la tige. Elle facilite l’enfoncement de la tige dans le sol.

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a) Eléments constitutifs d’un pénétromètre dynamique

b) Eléments constitutifs complets d’un pénétromètre dynamique


Photo 3 : Pénétromètre Dynamique

6-4. Résultats des essais

Ainsi, un graphe sera dessiné dans laquelle on appréciera la mesure de la résistance


dynamique Rd en fonction de la profondeur Z.

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Rd (Mpa)
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18
0

0,1

0,2

0,3

0,4

0,5

0,6
Z (m)

0,7

0,8

0,9

1,1

1,2

1,3

1,4

Graphe 4 : Exemple de courbe Pénétromètre dynamique

6-5. Interprétation des résultats

La résistance dynamique du sol à l’enfoncement du train de tiges appelée aussi résistance de


pointe au battage déduite de la formule des HOLLANDAIS est donnée par cette formule :
2
1 1
d
e +P
Avec M = masse du mouton en Kg;
Hc = hauteur de chute du mouton en m ;
0.
e = enfoncement sous un coup du mouton ;
N

N = nombre de coups pour enfoncer le train de tiges de 0,10 m ;

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Atige : section de la tige en m² ;


P = masse du guide de mouton, masse de l’enclume, masse de tiges enfoncées avec la
pointe, en Kg.
D’une manière générale, on peut noter cette formule par :
Rd = βN [MPa]
Avec :
1 1
β= 10 5
0,1 P+

6-6. Exploitation des résultats

Plus Rd augmente, plus la portance d’un sol est bonne. Ensuite, lorsque le nombre de
coups est égal à 0, on est en présence d’une couche molle, la tige se met à glisser pour traverser
cette couche. Pour connaitre la profondeur d’enfoncement, il faut compter le nombre de barres
qui reste sur la tige utilisée. De plus, en sachant que dix chutes du mouton équivalent à une
pression de 1bar, le refus est localisé là où le nombre de coups est supérieur à dix coups et
commence à être constant. Après, pour savoir si le refus atteint une couche résistante, le mouton
rebondit sur l’enclume. Le problème qui se pose, c’est la nature de la couche, elle peut être une
roche ou de l’argile compacte. Enfin, des propriétés mécaniques des différentes couches peuvent
être déterminées par corrélation entre l’enfoncement sous N coups (indice de pénétration) et
l’indice CBR, la résistance de cisaillement Cu ou le module de déformation E, paramètres utilisés
en conception de chaussée. (Voir ANNEXE IX ).

VII. Comparaison des différents essais in situ

A partir des détails ci-dessus, un tableau comparatif (et récapitulatif) des essais peut être
dressé. Les points suivants ont été inclus: objectifs, domaines d’application, avantages,
inconvénients, durée de l’essai, coût de l’essai, précision des données obtenues.

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Tableau 5 : Tableau comparatif des essais in situ

Essai sur
Essai Essai
Essai CPT Pénétromètre Essai SPT
Scissométrique Préssiométrique
Dynamique
Mesure in situ Mesure d’un couple Mesure de la Mesure de la Même que
de la résistance « effort/déformation » résistance à la résistance celui du
de cisaillement pour déterminer le résistance à la dynamique, pénétromètre
des sols fins module pour le pénétration pour savoir dynamique.
non drainés prédimensionnement statique d’un l’homogénéité
pour déterminer des ouvrages et les sol (qc), du verticale et
Objectif de
la cohésion non tassements primaires frottement horizontale
l’essai
drainée (Cu) et latéral (fs) et d’un sol, pour
la cohésion la cohésion déduire le
résiduelle ou non drainée taux de travail
remaniée (Cur) (Cu) admissible du
sol de
fondation
 La mesure  Appréciation de  Evaluation  Facilité de Pour les sols
de Cu permet la succession des de mise en cohérents et
d’effectuer des couches de sols ; l’homogénéité œuvre, adapté pulvérulents
calculs de  Orientation du verticale d’un à de comme le
stabilité d’un choix des fondations sol et de la nombreux sable
ouvrage. d’ouvrages suivant profondeur du sols.
 Pour sols l’aptitude des substratum ;
cohérents terrains ;  Calcul de
(argiles,  Evaluation des la portance
limons, vases, déplacements des d’une
marnes) ou structures ; fondation
argiles  il n’est pas limité profonde ;
sableuses ; aux sols cohérents et  Quantifier
 Valables son emploi est le risque de
pour les travaux conseillé dans les frottement
routiers. formations peu négatif sur les
Domaines
compressibles. pieux de
d’application
fondation
 Cu permet
d’apprécier la
stabilité à
court terme
des remblais
routiers
 Calcul de
la
portance
d’une
fondation
superficielle
 Pour sols
fins et
cohérents.

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Tableau 5 : Tableau comparatif des essais in situ

Essai sur
Essai Essai
Essai CPT Pénétromètre Essai SPT
Scissométrique Préssiométrique
Dynamique
Il n’est pas Les sols Les sols très Pour les
adapté aux sols résistants ou résistants ou argiles
sableux et rocheux et rocheux ne molles, il
graveleux ainsi sols graveleux sont pas trop peut se
qu’aux sols très sont inadaptés adaptés former des
résistants Il ne doit pas frottements
Limites (marnes raides) être utilisé en parasites qui
d’application Inadapté pour milieu peuvent
la construction cohérent fausser les
d’un bâtiment. saturé et en résultats
sol fin Inadapté
immergé. pour graves
ou sols
rocheux
Plus la  E et Pl sont Il existe de Présence de
compacité des augmentés dans les nombreux la nappe
sols en place matériaux granulaires types de phréatique
est élevée plus denses au dessus de pénétromètres
Cu sera grande la nappe phréatique qui diffèrent
 Pl et E sont par leur
Facteurs
réduits pour des forme, section
susceptibles
essais effectués à de la pointe et
d’influencer
faible profondeur et dispositifs de
les résultats
au dessous de la mesures, et
nappe phréatique qui ne sont
pas toujours
conformes à
la norme NFP
94-113
Durée de Environ de 1 à quelques heures
l’essai deux (2) heures (suivant nature du
terrain)
Moins cher Mise en station de 7 (sept) à 8 15 Le moins
qu’un essai de l’atelier : 55 à 75 €/U (huit) /jour : pénétromètres coûteux
laboratoire Sondage en ml : 46 a 400 €/U dynamiques à
Coût de
50 €/ml moins de 5m :
l’essai
Essai 3000 €/jour
Préssiométriques : 40  Rapide et
€/U peu coûteux.
Précision ++ +++ ++ + +
des données
obtenues
Source : Direction Technique et Developpement-Campus Scientifique et Technique-Magny

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VIII. Conclusion Partielle

Pour conclure, les essais in situ permettent dans la plupart des cas de procéder au
prédimensionnement de la fondation d’un ouvrage donné. Avant d’y parvenir, on peut d’abord
déterminer la valeur de la capacité portante du sol étudié. Parmi les essais in situ, seuls les essais
pressiométrique et pénétromètre dynamique sont les plus utilisés à Madagascar. L’essai
pressiométrique donne plus de précisions sur l’évaluation de l’homogénéité verticale d’un
terrain, c'est-à-dire la succession des strates de sol qui aboutit à la coupe géologique du terrain
même. Mais son coût relatif s’avère être plus élevé par rapport aux essais pénétrométriques et
scissométrique.

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CCHHA
APPIITTRREE IIVV
LES ESSAIS DE LABORATOIRE

I. Généralités

Les essais de laboratoire permettent de déterminer les propriétés physiques, mécaniques et


chimiques d’un sol.
 Prélèvements d’échantillons dans le sol
La mesure des caractéristiques physiques nécessaires à l’identification des sols s’effectue sur
des échantillons prélevés in situ par sondage.
Il existe deux (2) types de sondages (cf. Partie I ChapitreI I 3-2):
- destructif : qui fournit des échantillons remaniés;
- non destructif : qui fournit des échantillons intacts.
On répartit ces échantillons selon les essais comme suit :
 Pour la teneur en eau w, les limites d’Atterberg Ip, wL et wP, l’analyse granulométrique, le
poids volumique sec, poids volumique sec spécifique, on utilise des Echantillons remaniés ;
 Pour le poids volumique humide, l’essai de cisaillement à la boîte, essai triaxial et essai
oedométrique (compressibilité), on utilise les Echantillons Intacts.
 Transport et stockage avant essai
Il faut éviter les chocs, vibrations, pertes d’eau par conservation dans les containers étanches
(enveloppes métalliques et paraffines) pour les échantillons intacts.

II. Essais d’Identification

On peut citer comme essai d’identification de la nature de sol :

- L’analyse granulométrique ;
- L’Equivalent de sable ;
- Les limites d’Atterberg ;
- La VBS ;
- Les poids volumiques ou densités ;
- La teneur en eau.

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Les méthodes de classification faisant références aux résultats de ces essais sont LPC, HRB,
GTR, USCS.

2-1. Analyse granulométrique par tamisage (Norme NF P 94-056)

Elle a pour but de déterminer la proportion des particules de dimensions données se


trouvant dans une fraction d'un matériau comprise entre 80 μm et 50 mm.
Il existe des abaques pour classifier les sols, tels que la classification LPC, HRB,
Diagramme de CASAGRANDE, et Classification GTR. Elles seront exposées dans l’ANNEXE
II .
D’abord, selon LPC, pour déterminer la présence de la répartition des grains, on a défini
trois (3) coefficients :
60
 coefficient de HAZEN ou d’uniformité u = ;
10
2
30
 coefficient de Courbure c = ;
60 10
 Pourcentage de fines %, c'est-à-dire inférieur à 80μm.

Ensuite, la classification HRB, qui est définie par quelques paramètres qui sont :
 Pourcentage de fines % ;
 Indice de plasticité ;
 Pourcentage passant par quelques tamis.

Après, le diagramme de CASAGRANDE est utilisé pour les sols fins, on déterminera l’indice de
plasticité Indice de plasticité et la limite de liquidité wL afin de classifier le sol.

Et enfin, on trouvera en premier la Valeur au Bleu du Sol VBS, l’Indice de plasticité Ip, le
pourcentage des vides et les tamisât de 2 mm, pour classifier le sol selon la classification GTR

2-2. Equivalent de sable (Norme NF P 18-598)

Cet essai a pour but d’évaluer la propreté des sables. Il concerne les sols sableux ou
grenus ou les sables utilisés dans la composition des bétons.
On trouve pour chaque éprouvette ESV (Equivalent de Sable Visuel) et ES (Equivalent de Sable
au piston) et on retient les moyennes arithmétiques arrondies chacune à l’entier le plus proche.

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h2
E = 100
h1
On a donc théoriquement :
 ES = 0, Argile Pure ;
 ES = 20, Sol Plastique ;
 ES = 40, Sol non-plastique ;
 ES = 100, Sable pur et propre.
En pratique : Pour le béton : ES < 85 ;
Pour les sols routiers : ES est compris entre 35 et 75

2-3. Limites d’Atterberg (Norme NF P 94-051)

Cet essai a pour objet de déterminer l’état de consistance et la plasticité d'un sol. Il
s'applique généralement sur les sols comportant un pourcentage de fines (80 μm) supérieur à
35%.
La détermination de l'argilosité d'un sol par les limites d'Atterberg plutôt que par l'essai VBS est
à privilégier dès que le sol est argileux à très argileux.
On trouvera par la suite :
 WL : limite de liquidité (%) ;
 WP : limite de plasticité (%) ;
 indice de plasticité IP = WL– WP.

Figure 16 : Limites d’Atterberg

Le GTR retient les seuils suivants :

Figure 17 : Degré d'argilosité par l’Indice de plasticité

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Plus IP est grand, plus le matériau est argileux.

2-4. Valeur au Bleu de Méthylène « VBS » (Norme NF P 94-068)

Cette valeur caractérise l’« argilosité » d’un matériau. Cet essai concerne les sols et certains
matériaux rocheux. Toutefois, pour les matériaux les plus argileux, on privilégiera la réalisation
des limites d’Atterberg (IP).
La VBS est une grandeur qui exprime globalement la quantité et l’activité de l’argile
contenue dans le matériau étudié.
La valeur du bleu du sol est donnée par :

V = 100
ms
Avec B : masse de bleu introduite (solution à 10g/l) ;
ms : masse sèche de la prise d’essai ;
C : proportion du 0/5mm (soumis à l’essai) dans la fraction 0/50 mm du matériau sec.
Le GTR a retenu 6 seuils :
 0,1 : seuil d’insensibilité à l’eau (si tamisât à 80 μm ≤ 12 %) ;
 0,2 : seuil au dessus duquel apparait à coup sur la sensibilité à l’eau ;
 1,5 : seuil entre les sols sablo-limoneux et sablo-argileux ;
 2,5 : seuil entre les sols limoneux peu-plastiques et les sols limoneux de plasticité moyenne ;
 6 : seuil entre les sols limoneux et argileux ;
 8 : seuil entre les sols argileux et très argileux.

2-5. Essais sur les caractéristiques d’état : poids volumiques

Un sol est constitué de grains « les particules solides » dont les interstices appelés «
vides » sont remplis d’eau et de gaz. La figure suivante montre une représentation schématique
du sol :

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Figure 18 : Représentation schématique d'un sol

[(Ms, Mw) ; (Vs, Vw) ; (Ps, Pw)] représentent respectivement les masses, les volumes et les poids
des grains solides et de l’eau.
Va : le volume occupe par l’air ;
Vv : le volume du vide avec Vv = Va + Vw ;
[Mt ; Vt ; Pt] représentent respectivement la masse, le volume et le poids total.

2-5-1. La teneur en eau w (Norme NF P 94-050)

Pw
La teneur en eau w est égale à : w = exprimée en
Ps

2-5-2. Poids volumique spécifique des particules solides d’un sol γs (Norme NF P 94-
054-Méthode du pycnomètre à eau)
P
V
Cet essai s’applique à tout échantillon de sol dont la dimension des plus gros éléments est
inférieure à 2 mm.
Le poids volumique des particules solides d’un sol est aussi utilisé pour déterminer l’indice des
vides e, degré de saturation Sr et la porosité n.

2-5-3. Poids volumique humide d’un sol


Pt
h
=
Vt
L’échantillon utilisé est dit intact.
Il y a une relation entre le poids volumique sec et le poids volumique humide, qui est :
h
d
=
1 w

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Les termes suivants pourront être employés pour désigner l’état du sol :
 Lâche : d< 16 kN/m3 ;
 Dense : 16 < d< 18 kN/m3 ;
 Très dense : d> 18 kN/m3.

III. Essais mécaniques de laboratoire

3-1. Essai de cisaillement simple à la Boite de CASAGRANDE (Norme NF P 94-071)

3-1-1. Objet

Cet essai sert à déterminer les caractéristiques mécaniques des sols : C : cohésion et υ : angle
de frottement interne.

3-1-2. Description de l’appareil

Le matériel comporte :
 Un moule carré de 60 ou 100 mm de coté, constitué de deux demi-boîtes ;
 Deux pierres poreuses pour assurer le drainage de l’échantillon ;
 Un piston de chargement ;
 Un mécanisme de déplacement de la demi-boîte supérieure ;
 Un système de mesure de l’effort T.

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Figure 19 : Schéma de l'appareil de Cisaillement

Photo 4 : Boite de CASAGRANDE

3-1-3. Principe

L’essai consiste à soumettre le sol à un cisaillement direct et rectiligne, suivant un plan de


glissement imposé constitué par le plan de séparation des deux demi boites de l’appareil.
L’échantillon est soumis à :
 Une contrainte normale σ constante appliquée par le piston (effort N) ;
 Une contrainte de cisaillement τ, appliquée par le déplacement, à vitesse constante, des deux
demi boites (effort T).
N
τ= et σ =

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On relève la contrainte de cisaillement en fonction du déplacement.


L’essai est réalisé pour au moins trois valeurs de contraintes normales.

3-1-4. Expression des résultats

A la fin de l’essai, on trace une courbe de déformation sur laquelle on retient les valeurs pics
(contraintes de cisaillement provoquant la rupture). On augmente N pour les deux autres essais et
on refait la même opération.
Pour la détermination de C et υ, on doit construire la droite de COULOMB d’équation :
τ = c + σ tanυ

3-2. Essai Triaxial

3-2-1. Objet

Outre le module d’Young E, cet essai permet aussi de trouver les caractéristiques
mécaniques c : cohésion (bar) et υ : angle de frottement (en degré) d’un sol donné.

3-2-2. Description de l’appareil

On a trois (3) éprouvettes pour faire l’essai. Elles sont préparées en même temps.
L’échantillon cylindrique de section h = 2d est limité par :
- Une membrane élastique étanche et déformable ;
- Deux pierres poreuses pour drainage ;
- Des plateaux aux deux extrémités.
L’ensemble est enfermé dans une cellule appelée cellule triaxiale ou chambre hydrostatique qui
est remplie d’eau soumise à une pression (hydrostatique) σ3 et le plateau supérieur est en contact
avec un piston à l’aide duquel l’éprouvette est comprimée sous une charge axiale P = (σ1- σ3) S,
dans laquelle (σ1- σ3) est le déviateur de contrainte.

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a) Appareil assisté par ordinateur b) Une éprouvette pour faire l’essai

c) Composants de l’appareil triaxial


Photo 5 : Appareil triaxial

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Figure 20 : Appareil Triaxial

3-2-3. Principe

On place les trois 3 échantillons de forme cylindrique entre deux pistons dont l’un est
mobile, on fixe de façon hermétique la cellule triaxiale en plexyglass dans laquelle on introduit
de l’eau avec une pression donnée qu’on garde constante pour un essai. On augmente
progressivement la contrainte de cisaillement par l’intermédiaire du piston mobile.
A la fin de l’essai, on trace une courbe de déformation sur laquelle on détermine les contraintes
principales à la rupture avec ces contraintes, on trace les trois (3) cercles de MOHR. La droite de
COULOMB est tangente aux cercles obtenus.

3-2-4. Expression des résultats

On a les contraintes principales à la rupture :


- σi1 = pir + σi3
- σi3 = cte
σi1 +σi3 σi1 -σi3
Cercle de MOHR de centre et de rayon
2 2
υ υ
σ 1 = σ 3 t n2 2c t n
4 2 4 2

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Ou σ1 1 - sin υ = σ3 1+ sin υ 2c cos υ

On peut effectuer trois 3 types d’essais avec cet appareil :

 Essai Consolidé-Drainé CD :
L’échantillon saturé est d’abord soumis à une pression hydrostatique σ 3 par compression de l’eau
de la cellule triaxiale. Lorsqu’on applique P, l’échantillon est ensuite drainé, on ouvre le robinet
de drainage de façon à annuler la pression interstitielle. Ensuite le déviateur de contrainte (σ1 -
σ3) = P est augmenté lentement pour garder U = 0. On obtient les caractéristiques
correspondantes aux contraintes effectives notées ’ et υ’ avec σ1 = σ’1 et σ3 = σ’3.

 Essai Consolidé non-Drainé CU :


Quand la pression hydrostatique σ3 est établie, on ouvre le robinet de drainage pour consolider
l’échantillon sous σ3 (U = 0), lorsqu’on applique P, on ferme le robinet et on mesure la pression
interstitielle. Les caractéristiques obtenues correspondent aussi aux contraintes effectives
mineures
σ’3 = σ3 – Uf et majeures σ’1 = σ1 – Uf, notées c’cu et υ’cu.

 Essai Non-Consolidé Non-Drainé UU :


σ3 établie, on provoque directement la rupture de l’échantillon en augmentant P, le robinet de
drainage étant toujours fermé. Les caractéristiques obtenues correspondent aux contraintes
totales Cu et υu = 0.

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Graphe 5 : Interprétation des différents types d'essais triaxiaux

3-2-5. Remarques

Les caractéristiques obtenues par l’essai CD correspondent aux comportements à long terme
du sol (vérification de la stabilité de la fondation d’un ouvrage après la construction), mais
comme cet essai dure plus longtemps, on utilise dans ce cas les caractéristiques de CU pour
vérifier la stabilité du sol pendant la construction ou juste après la construction, on utilise juste
les caractéristiques de l’essai UU.

3-3. Essai oedométrique (Norme NF P 94-090)

3-3-1. Objet

C’est un essai proposé par TERZAGHI, qui permet de trouver le tassement et le temps
de réalisation de ce dernier.

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3-3-2. Description de l’appareil

Le matériel comporte :
 Un bâti de chargement ;
 Un moule cylindrique de 70 mm de diamètre et de 20 mm de hauteur ;
 Deux pierres poreuses pour assurer le drainage de l’échantillon ;
 Une réserve d’eau ;
 Un piston de chargement ;
 Un (ou deux) comparateur pour mesurer le déplacement du piston.

Figure 21 : Schéma d'un oedomètre

Photo 6 : Banc oedométrique

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3-3-3. Principe

L’échantillon d’essai est placé dans un cylindre à paroi très rigide qui ne permet aucune
déformation latérale.
L’échantillon est comprimé par une charge qui est appliquée à travers une barre de levier, qu’on
augmente après stabilisation du tassement due à la charge précédente. Le tassement est mesuré
sur un comparateur.
Les particules sont considérés comme incompressibles et le tassement est dû à la variation des
vides.
Le résultat de l’essai est porté sur un graphique appelé courbe oedométrique montrant la
variation de l’indice des vides en fonction de la contrainte appliquée et du temps.
La courbe de consolidation est obtenue par application d’une charge constante, et on lit sur un
comparateur, le tassement qui se produit au bout de 5 s, 10 s, 20 s, 30 s, 1 mn, 2 mn, 5 mn, 10
mn, 4 h, 8 h, 10 h, 24 h.
Cette courbe reliant le tassement en fonction du temps, montre que la réalisation du tassement du
sol s’effectue en 3 phases :
 Consolidation initiale ;
 Consolidation primaire ;
 Consolidation secondaire.

3-3-4. Expression des résultats

Une courbe de compressibilité sera établie à la fin de la consolidation primaire. Elle est
tracée à l’échelle semi-logarithmique (e = f(logσ))

a. Détermination de σ’c : contrainte de consolidation

C’est la contrainte maximale que le sol a subi au cours de son histoire géologique. Elle est
obtenue après avoir tracée la courbe de compressibilité.
 Identifier la courbure maximale de la courbe ;
 Tracer la droite horizontale au point de la courbure maximale ;
 Tracer la bissectrice entre horizontale et la tangente au point de la courbure maximale ;
 Prolonger la tangente à la partie linéaire de la 2ème partie de la courbe ;
 σc correspond au point d’intersection de la 2 ème tangente et la bissectrice.

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b. Indice de compression Cc et Indice de gonflement Cg

Cc est la pente de la 2ème portion droite de la courbe de compressibilité alors que Cg est la
1ère portion droite de la courbe de compressibilité.
e
c=
log σ'
e
Cg = σ
log( σ2 )
1

c. Evaluation du tassement

c-1- Sol surconsolidé (σ’vo : contrainte géotechnique < σ’c): le sol a déjà été soumis à
des contraintes plus importantes dans son histoire géologique

c-1-1- σ’vo + Δσ ≤ σ’c

h + σ
h g log
1+eo

c-1-2- σ’vo + Δσ ≥ σ’c

h h
h g log c log
1+eo 1+eo

c-2- Sol normalement consolidé (σ’vo : contrainte géotechnique = σ’c)

h + σ
h c log
1 eo
Avec :
h : épaisseur de la couche intéressée ;
Δσ : contrainte due à la charge appliquée, au point d’évaluation de tassement de la couche.
(cf. ANNEXE V )
σ’vo : contrainte géotechnique appliquée au point d’évaluation ;
σ’c : contrainte de consolidation appliquée au point d’évaluation ;
Généralement si Δσ ≤ 20 % σ’vo et Δh ≤ 5cm, il n’y a pas de tassement.

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d. Durée de tassement

Le temps de réalisation des U% des tassements calculés est telle que :


2
v
t=
V

Avec :

Tableau 6 : Facteur de temps Tv en fonction de U

U% 10 20 30 40 50 60 70 80 90
Tv 0,008 0,031 0,071 0,125 0,197 0,287 0,403 0,567 0,848
Source : Cours de Mécanique des sols à l’ESPA

1 em
v = km
cm ρw

ki hi
km avec ki : coefficient de perméabilité ;
hi
ei
em avec ei : indice des vides ;
n
ci
cm avec Cci : indice de compression.
n

IV. Conclusion partielle

Il existe différentes classifications pour l’identification d’un sol donné, telles que : HRB,
LPC, GTR. Ces classifications dépendent des paramètres trouvés en laboratoire.
De ce fait, ces essais demandent une bonne expérience que seuls peuvent avoir des ingénieurs
et/ou techniciens compétents de laboratoire.
En effet, les essais de laboratoire sont d’importance particulière pour les problèmes de fondation
d'ouvrages à plusieurs titres :
 Bonne idée de la qualité des sols rencontrés ;
 Orientation de la campagne de reconnaissance et de la recherche du sol porteur.
Toutefois, ils ne sont pas suffisants pour la détermination du type de fondations adéquat à une
construction donnée, il faut toujours faire appel aux essais in situ exposés dans la Partie I-
chapitre III.

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PARTIE 2
UTILISATION DES
ESSAIS SUR LE
DIMENSION-
NEMENT DES
FONDATIONS DES
PONTS
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CCHHA
APPIITTRREE VV
GENERALITES SUR LES OUVRAGES D’ART

I. Définition

Un ouvrage d’art est une construction de grande dimension dont l’étude et la réalisation
nécessitent des moyens exceptionnels. Parmi ces ouvrages d’art, le pont particulièrement est
considéré dans cette partie. Le terme pont est utilisé pour qualifier une construction qui permet
de franchir une dépression ou un obstacle (cours d'eau, voie de communication, vallée, etc.) en
passant par-dessus cette séparation. Le franchissement supporte le passage d'hommes et de
véhicules dans le cas d'un pont routier ou d'eau dans le cas d'un aqueduc.

Selon sa forme, un pont peut porter un nom particulier :


- Une passerelle : pont léger livrant passage à des faibles charges ;
- Un ponceau : petit pont d’une seule travée de l’ordre de 5 à 8 m ;
- Un radier : tablier (dalle) construit sur sol ;
- Un viaduc : pont de grande longueur ou de grande hauteur, parfois les deux, constitué de
plusieurs travées et situé à hauteur élevée par rapport à la brèche 1.

1
Site de l’obstacle à franchir : vallée

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a) Passerelle b) Ponceau

c) Viaduc
Photo 7 : Nom particulier d’un pont selon sa forme

II. Classifications des ponts

La classification d’un pont est difficile car il existe de très nombreux critères de classement.
Toutefois, on peut retenir les critères suivants :
Les matériaux constitutifs ;
La coupe longitudinale ;
La nature de la voie portée ;
La coupe transversale ;
Et enfin le procédé de construction.

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2-1. Classification des ponts selon les matériaux constitutifs

On peut y trouver :
 Ponts en maçonnerie
Certes il y a quelques inconvénients tels qu’un risque de rupture et de fissure de la structure,
de plus leurs portées et charges sont limitées ;

 Ponts en bois
Même remarque que pour ci-dessus, associée de leur faible durée de vie et que
l’environnement aussi peut être mis en jeu ;

 Ponts métalliques (Figure 22)


Les différents types de ponts métalliques qui existent actuellement sont les suivants :
 Pont Paindavoine : est formé de poutre en treillis, portique transversale en cadre
 Pont Schneider : formé de deux volées métalliques qui peuvent tourner autour de l’axe
des culées ;
 Pont Bailey (à éléments démontables) qui sont des ponts provisoires ;
 Pont Bow-String qui est en forme d’arc (câble métallique qui retient le tablier) avec des
suspentes qui travaillent à la traction ;
 Pont suspendu : formé aussi de câbles métalliques et de suspentes ;
 Pont à haubans avec pylône central, et des câbles.

 Ponts en Béton Armé : ce sont des ponts dont un des éléments de la structure porteuse
(tablier, arc ou poutre) est en béton armé ;

 Ponts en Béton Précontraint : ce sont des ponts dont un des éléments de la structure
porteuse (tablier, arc ou poutre) est en béton précontraint ;

 Ponts mixtes : les poutres sont en acier et la bande de roulement en bois ou une dalle en
BA.

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Figure 22 : Ponts métalliques

a) Pont en maçonnerie b) Pont en bois

c) Pont métallique d) Pont en BP

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e) Pont mixte f) Pont en BA


Photo 8 : Classification des ponts selon matériaux constitutifs

2-2. Classification des ponts selon la coupe longitudinale

Il existe trois classes :


 Ponts à poutre
Ils sont souvent des ponts à poutres sous-chaussée c'est-à-dire que la voie roulable est portée
par des poutres. A travées indépendantes ou continues, ils sont en général à réaction d’appui
vertical;

 Ponts en arc
Métalliques en général, ils sont des ponts à poutres sur chaussée. Les réactions d’appui sont
inclinées. Le tablier doit être buté verticalement et horizontalement. Il existe aussi des ponts en
arc sous chaussée c'est-à-dire la portée en arc se trouve au dessous du tablier, qui sont en général
en BA ou en BP comme par exemple les ponts béquilles.

 Ponts à câbles ou à suspentes


Ils sont constitués par un réseau de lianes et regroupent les ponts suspendus et les ponts à
haubans.

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a) Pont en arc b) Pont suspendu

c) Pont à poutre
Photo 9 : Classification des ponts selon la coupe longitudinale

2-3. Classification des ponts suivant la nature de la voie portée

On peut y constater :
 Ponts-routes désignent les ouvrages portant une route ;
 Ponts ferroviaires désignent les ouvrages portant une voie ferrée ou un tramway ;
 Ponts-canaux désignent les ouvrages portant un canal ;
 Ponts aqueducs2 .

2
Ponts qui portent une buse d’adduction d’eau

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a) Pont route b) Pont ferroviaire

c) Pont canal
Photo 10 : Classification des ponts selon la voie portée

2-4. Classification des ponts suivant la coupe transversale

On en distingue cinq sortes de ponts :


 Ponts dalles
La dalle peut être pleine ou évidée (il existe des trous pour rendre plus légers la dalle) ;

 Ponts à dalle nervurée


Les nervures sont utilisées pour augmenter l’inertie de la dalle, et pour avoir un tirant d’eau
important. L’épaisseur de la nervure dépend de la stabilité élastique du pont ;

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 Ponts à poutre (en simple T ou en I)


La forme de la poutre a été prise pour avoir plus d’espace sous le pont, même que pour les
nervures. Les ponts en T sont en BA coulé sur place et ceux en I, préfabriqués en BA et en BP en
général ;

 Ponts à nervures épaisses


C’est l’intermédiaire entre les ponts à dalle nervurée et les ponts à poutre en T ou en I, mais il
existe des goussets aux abouts. Ils sont en général en BP ;

 Ponts tubulaires ou ponts caissons


On peut voir des caissons monotubulaires et celles bitubulaires. Un élément de caisson est
appelé voussoir qui a une longueur de 3 à 5 m et qui est préfabriqué en BP.

a) Pont dalle b) Pont à caisson

c) Pont à poutre
Photo 11 : Classification des ponts selon la coupe transversale

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2-5. Classifications des ponts suivant le procédé d’exécution

On peut citer quatre modes de construction :


 Construction sur étaiements à l’aide des échafaudages porteurs, si on rencontre du bon
sol et que la hauteur de l’ouvrage est inférieure 10 m, ou cintres métalliques enfoncées dans le
sol si le sol est médiocre en portance.
Ce procédé permet à chaque travée le réemploi du coffrage et les phases de construction
dépendent de la portée du pont ;

 La préfabrication
C’est la structure porteuse, notamment la poutre en BA ou en BP, qui est préfabriquée. Cette
technique est utilisée quand la hauteur au dessus du TN dépasse les 10 m.
De plus, on peut dire que la qualité géométrique et technique est plus fiable. L’aire de la
préfabrication se trouve dans l’ace longitudinal du pont et les poutres sont tirées ou poussées pas
une bulle.

 Ponts sur cintre auto lanceur


Cette technique est utilisée pour des ouvrages de grande portée > 200 m.
On construit d’abord les appuis et l’orientation de lancement consiste à tirer à l’aide d’une
machine prévue à cet effet, en faisant roulée la poutre préfabriquée sur des galets.

 Ponts en encorbellements
C’est un procédé très onéreux, il ne s’utilise qu’en cas de grands ouvrages. L’encorbellement
successif se fait par des éléments préfabriqués qui ne sont autres que les voussoirs. Il consiste à
construire le tablier par morceau à partir de ce qu’on appelle « Voussoir sur pile ». Voici les cinq
(5) étapes qu’on doit suivre :
 Construction des appuis ;
 Mise en place du voussoir sur pile grâce à une grue ;
 Installation des matériels mobiles (machines pour l’encorbellement) ;
 Mise en place des voussoirs sur deux fléaux en conservant l’équilibre de la pile par symétrie,
assemblage par câble de précontrainte ;
 Assemblage des deux fléaux par clavage (bétonnage des interstices entre deux fléaux) ;

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 Construction du tablier par rotation


C’est une technique utilisée lorsque l’on souhaite limiter le survol de la brèche en phase de
construction : voie ferrée. Ce procédé permet de travailler sans gêne, la rotation se fait en une
journée. Par ailleurs, la stabilité de l’ouvrage est remise en compte au cours de la rotation.

a)Pont construit par pose b) Poutre sur cintre


de poutres préfabriquées

c) Pont en encorbellement
Photo 12 : Classification des ponts suivant le procédé d’exécution

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III. Etat des lieux sur les ponts à Madagascar

D’après une source auprès du Ministère des Travaux Publics, il semble que des ouvrages
d’arts ont été quelques peu délaissés. Aucune mesure n’a jamais été prise concernant leur
entretien et leur réhabilitation. Ceci explique le fait que le dernier recensement des ponts date de
l’année 1987. Or, comme toute chose, les ouvrages d’art vieillissent et se dépérissent dans le
temps. Ce n’est que récemment qu’on a constaté un regain d’intérêt pour les ponts et une prise de
conscience générale sur leur importance.
En ce qui concerne les ponts en Béton Armé, ils constituent près de 43 % des ponts à
Madagascar. En 1999, sur la RN1, 15 ponts en BA ont été réhabilités tels que celui
d’Ampitatafika, celui d’Alakamisy, et les treize (13) autres des ponts dalles.

IV. Eléments constitutifs d’un pont

Comme tous les ouvrages, les ponts se composent d’une superstructure et une infrastructure.
La superstructure est composée de :
tablier : il s’agit de l’élément résistant qui supporte la voie portée. Les faces supérieures du
tablier sont appelées extrados et celles inférieures appelées intrados ;
dispositifs de sécurité : constitués, suivant le degré de protection souhaité, par des garde-
corps, des glissières ou des barrières de sécurité ;
joints de chaussée ou joints de trottoir qui permettent la libre dilatation des tabliers et
assurent le pontage des zones circulées au-dessus des joints de structure (entre la culée et le
tablier ou deux tabliers élémentaires) ;
étanchéité mise en œuvre sur l’extrados du tablier et qui le protège contre les agressions des
eaux ;
couche de roulement généralement réalisée en enrobés bitumineux ;
assainissement qui assure l’évacuation des eaux de pluie jusqu’à des exutoires prévus à cet
effet ;
drainage des joints de chaussée et de la couche de roulement qui assure l’évacuation des
eaux de percolation jusqu’à ces exutoires ;
corniches qui habillent les rives de l’extrados du tablier ;
signalisations ;
l’éclairage des voies portées ou de l’intérieur de l’ouvrage pour l’entretien.

RAMAROKOTO Henintsoa Margot Lusia -Promotion 2010 Page 66


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On peut trouver dans l’infrastructure :


des appuis qui supportent le tablier et qui assurent le transfert des charges jusqu’au sol.
On distingue comme corps d’appui :
 les culées qui sont les appuis d’extrémité ;
 les piles qui sont les appuis intermédiaires si le pont comporte plus de deux appuis ;
 les piles-culées ou piles d’arrêt qui assurent la transition entre deux tabliers successifs si
l’ouvrage est constitué de plusieurs ouvrages indépendants adjacents.
Chaque appui est constitué :
 d’appareils d’appuis : organes de transition entre le tablier et les appuis permettant les
éventuels mouvements relatifs ;
 d’un corps d’appui cité ci-dessus ;
 d’une fondation : partie de l’appui qui transmet les charges au sol.
Suivant la qualité du sol et l’intensité des réactions d’appui il peut s’agir :
 d’une fondation superficielle ;
 d’une fondation profonde.

Figure 23 : Coupe transversale d'un pont

RAMAROKOTO Henintsoa Margot Lusia -Promotion 2010 Page 67


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Figure 24 : Coupe longitudinale d'un pont


Dans le cas du présent mémoire, l’étude est plutôt axée sur la partie fondations des ponts.

V. Conclusion partielle

Ainsi, la construction de cet ouvrage d’art va permettre le passage d’une zone à une autre.
Les principaux éléments de ce dernier sont le tablier, et les appuis. Parmi les éléments des appuis
se trouvent le chevêtre, les appareils d’appuis, les piles, et les fondations. Celles-ci permettent de
transmettre directement les charges venant de la superstructure au sol. En outre, la défaillance de
ces dernières encourra à de grandes catastrophes. Pour cela, une étude bien posée sera faite pour
assurer la stabilité de l’ouvrage.

RAMAROKOTO Henintsoa Margot Lusia -Promotion 2010 Page 68


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CCHHA
APPIITTRREE VVII
METHODES DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES
FONDATIONS SUPERFICIELLES D’UN PONT

I. Définitions et types de fondations superficielles

Tout d’abord, il faut distinguer la fondation superficielle proprement dite de l’appui qu’elle
supporte et semelle de liaison. Cette dernière est placée en tête suivie par puits ou pieux en
fondation profonde.

Figure 25 : Différence entre semelle de liaison et semelle pour fondation superficielle

On considère qu’une fondation est superficielle quand la profondeur (ou ancrage) D du


TN jusqu’ à la base de l'ouvrage est inferieure à 5 fois la largeur B de la fondation. Ces
fondations superficielles transmettent l’effort directement sur les couches proches de la surface.

RAMAROKOTO Henintsoa Margot Lusia -Promotion 2010 Page 69


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On les utilise quand les strates de la zone étudiée sont assez bonnes et peuvent supporter
l’ouvrage.
On distingue deux types de semelles dans les ponts:
 Semelles isolées ;
 Semelles filantes.
Par ailleurs, selon la disposition, on peut en citer trois :
 Semelles dans le cas général ;
 Semelles sur massif de béton non-armé ;
 Semelles en tête de talus.

1-1. Semelles isolées

On peut y trouver des semelles carrées, rectangulaires et circulaires. En coupe, elles sont
identiques mais en plan, leurs différences se distinguent par les bases. Les dimensions en plan B
et L sont toutes deux au plus de quelques mètres ; cette catégorie inclut les semelles carrées
(B/L= 1) et les semelles circulaires (de diamètre B). Pour les ponts, lorsque la superstructure de
la pile est constituée par des éléments largement espacés, il peut être avantageux, sur un très bon
sol, de prévoir des semelles isolées au droit des chacun des éléments verticaux.

Figure 26 : Semelle Isolée

RAMAROKOTO Henintsoa Margot Lusia -Promotion 2010 Page 70


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1-2. Semelles filantes

Ces semelles sont continues. Pour les ponts, quel que soit le type de pile et quelque soit le
nombre d’éléments verticaux, la fondation comporte une semelle unique pour l’ensemble. La
longueur de la semelle L est fixée en fonction de la largeur des fûts à la base. La largeur B est
modeste (au plus quelques mètres) par rapport à la longueur L (L/B ≥ 10) et habituellement, elles
sont plus larges que l'organe à supporter.

Figure 27 : Semelles continues

A part leurs formes, on peut aussi expliciter leurs dispositions durant une construction.
Dans le cas général, lorsqu’on a un très bon sol loin d’une nappe phréatique, on utilise les
fondations superficielles.
On a recours à des semelles sur massif de béton non-armé dans le cas où la couche
d’appui se trouve assez proche du TN mais à quelques mètres sous la nappe. Particulièrement en
franchissement de cours d’eau où le recours normal à des fondations profondes ne serait pas
acceptable (sinon parafouilles importants donc onéreux) en raison de problèmes
d’affouillements. Ce sont des semelles normales implantées non pas sur le TN avec interposition
d’un Béton de propreté mais sur un massif de béton non armé et coffré. Ces semelles peuvent
être coulées à sec et le batardeau peut être plus sommaire. L’épaisseur d’un tel massif sera
souvent entre 3 et 6 m, il peut couler entièrement ou partiellement sous l’eau.
Pour les semelles en tête de talus, elles sont implantées dans une pente (éventuellement sur une
risberme3 ou encore d’un about de travée simplement posé sur un chevêtre répartiteur reposant
sur un talus amélioré).

3
Ensemble de branchages de protection placés en bas d’un pont, d’un ouvrage hydraulique

RAMAROKOTO Henintsoa Margot Lusia -Promotion 2010 Page 71


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II. Les actions appliquées aux fondations et sollicitations de calcul

2-1. Actions appliquées aux fondations

Le dimensionnement d’une fondation suppose une connaissance aussi parfaite que possible
de la valeur des efforts à transmettre au sol.
Pour les fondations superficielles des ouvrages d’arts en génie civil, on distingue les actions
suivantes :
 Actions permanentes G y compris Gmin et Gmax4 ;
 Actions dues à l’eau Fw ;
 Actions Variables Q ;
 Actions accidentelles FA.

On peut citer comme actions permanentes :


- une fraction du poids du tablier et de ses équipements transmise aux appuis ;
- le poids propre des appuis ;
- l’effort dû au poids des terres sur la semelle ;
- l’effort dû aux poussées des terres sur appui ;
- le poids propre de la fondation elle même.

Les actions dues à l’eau Fw dans le cas des fondations superficielles sont :
- La poussée d’Archimède pour les calculs en contraintes effectives (déjaugeage) ;
- Les effets hydrodynamiques du courant sur les appuis en rivière et en mer.

Pour les actions variables Q, il s’agit essentiellement :


- Des charges d’exploitation telles que les surcharges routières dites de A, Bc et Bt et de
trottoir ;
- Des charges dues aux effets climatiques tels que le vent, …
On peut constater ces actions variables dans les combinaisons d’actions, soit comme action
variable de base Q1, soit comme variable d’accompagnement Qi (i >1).

4
Gmin : ensemble des actions permanentes favorables (effet de sens contraire que celui de l’action variable de
base) ;
Gmax : ensemble des actions permanentes défavorables (effet de même sens que celui de l’action variable de base).

RAMAROKOTO Henintsoa Margot Lusia -Promotion 2010 Page 72


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Pour le premier type d’action variable, sa valeur fréquente est ψ1Q1. Lorsque Q est une action
variable d’accompagnement, on distingue :
- ψ0iQi : valeur de combinaison;
- Ψ2iQi valeur quasi-permanente.
Qi est fixée par des textes réglementaires.

Pour les ouvrages d’arts, l’action accidentelle FA peut être un choc de bateau, un choc de
véhicule sur un appui, un séisme, …

2-2. Combinaisons d’actions et sollicitations de calcul

Pour chaque combinaison d´actions, il y a lieu de considérer la ou les situations pouvant


s´avérer les plus défavorables vis-à-vis de l´effet recherché.
On admet comme combinaisons les cas suivants.

2-2-1. Etats limites Ultimes : ELU

Il s’agit d’éviter des ruptures catastrophiques. On admet de les éviter.

1,35 m x et/ou min 1,125 fw w


1,125 f1 1 1
1 3ψ0i i
i >1

Les coefficients de pondération 1,125f1Q1 et 1,125fw sont résumés respectivement dans les
tableaux suivants :

Tableau 7 : Coefficient de pondération des surcharges à l’ELU

Actions 1,125f1Q1 pour ponts 1,125f1Q1 pour bâtiments


Trottoir 1,07 1,50
Bc et Bt 1,07 1,50
A(l) 1,07 1,50
Source : Règles du BAEL 91 modifié 99 – Règles techniques de conception et de calcul des
ouvrages et construction en beton armé suivant la methode des états limites. Edition Eyrolles

RAMAROKOTO Henintsoa Margot Lusia -Promotion 2010 Page 73


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Tableau 8 : Coefficient de pondération de l’action de l’eau à l’ELU

Coefficient Pression de l’eau Pression de Partie relative aux forces hydrodynamiques de


défavorable l’eau favorable courant afin d’obtenir l’effet le plus défavorable
1,125fw 1,2 1,125 1,35 ou 1,00
Source : Fascicule 62 V (1993)

Avec ψ0i = 0,77 dans les cas courants des charges d’exploitation et des effets du vent.

2-2-2. Etats limites de service : ELS

Il s’agit d’éviter une dégradation de l’ouvrage (fissuration et flèche).

m x et ou min w 1
ψ0i i
i>1

III. Calcul de la capacité portante et Etude du poinçonnement

Les géotechniciens utilisent des notations et symboles recommandés par la Société


Internationale de Mécanique des sols (9 ème congrès, Tokyo, 1977). Pour le présent mémoire, on
va garder ces notations ou symboles que de s’en référer à celles des règles BAEL.
Un tableau succinct de correspondance est donné ci-après :

Tableau 9 : Correspondance des notations/symboles en Mécanique des sols et BAEL

Mécanique des Règles BAEL et/ou présent


sols texte
Capacité portante ou portance à la rupture qd qu
Portance admissible sous la fondation qad qser
Largeur de la fondation B b’
Longueur de la fondation L l
Encastrement ou ancrage de la fondation D h
Coefficient de sécurité F  avec minuscule
Source : Chapitre 3 du DTU 13-12 [3.1]

3-1. Introduction

On a pu établir deux méthodes de calcul pour trouver la capacité portante, qui sont : les
méthodes à partir des résultats des essais de laboratoire, c’est-à-dire à partir de la cohésion et de
l’angle de frottement (méthodes à l’équilibre limite, dites méthodes « c - φ ») et les méthodes à

RAMAROKOTO Henintsoa Margot Lusia -Promotion 2010 Page 74


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partir des résultats des essais in situ, c’est-à-dire à partir de la pression limite du pressiomètre
Ménard ou à partir de la résistance de pointe qc du pénétromètre statique CPT ou de la résistance
dynamique du pénétromètre dynamique. Il existe bien d’autres méthodes de calcul à partir des
résultats d’essais in situ. En outre, on peut citer la méthode à partir des résultats d’essais de
pénétration au carottier (Standard Penetration Test SPT).
La méthode à partir de SPT, comme celles à partir du pressiomètre Ménard ou du CPT sont
des méthodes empiriques directes (c’est-à-dire qu’elles relient directement, par corrélation, la
portance de la fondation aux résultats de l’essai in situ).

3-2. Evaluation de la portance de rupture et de portance admissible par la méthode « C-φ »

3-2-1. Charge verticale et centrée

a. Sol homogène

a-1- Semelle filante


On a comme expression générale, de la portance de rupture d’une semelle filante rigide
sur sol homogène, soumise à une charge verticale centrée, suivante :
1
qd = N (υ ) Nq (υ) c N (υ)
2

Et la portance admissible est égale à :


1
N (υ) Nq (υ)-1 c N (υ)
q d= 2

Avec qd : Portance de rupture ;


qad : Portance admissible ;
F : Coefficient de sécurité = 3 à l’ELS et coefficient de sécurité = 2 à l’ELU ;
 : Densité du sol en place ;
B : Largeur de la fondation ;
D : Profondeur d’ancrage ;
C : Cohésion du sol en place ;
N : Terme de surface, c’est un facteur de la capacité portante pour un massif pesant et
frottant ;

RAMAROKOTO Henintsoa Margot Lusia -Promotion 2010 Page 75


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Nq : Terme de surcharge et de profondeur, c’est un facteur de la capacité portante pour un


sol uniquement frottant et chargé latéralement.
Nc : Terme de cohésion, c’est un facteur de la capacité portante pour un sol frottant et
cohérent mais non pesant.

Ces derniers coefficients sont les facteurs de capacité portante qui ne dépendent dans la
pratique que de l’angle de frottement interne υ du sol intéressé. Ils ont été obtenus d’abord grâce
à des méthodes semi-empiriques par Terzaghi puis par d’autres auteurs comme CAQUOT-
KERISEL.

Tableau 10 : Facteurs de portance selon MM. CAQUOT-KERISEL

υ (°) 0 5 10 15 20 25 30 35 40 45
N 0 0,20 1,00 2,30 5,00 10,40 21,80 47,90 113 299
Nq 1,00 1,6 2,50 3,90 6,40 10,70 18,40 33,30 64,20 134,9
Nc 5,10 6,50 8,30 11,00 14,80 20,70 30,10 46,10 75,30 133,9
Source : Fondations Superficielles de Roger Frank

Dans l’application pratique de cette méthode, les paramètres c et υ à prendre en compte


dépendent du type de sollicitation (court terme : conditions non drainées ou long terme :
conditions drainées).

 Calcul en conditions non-drainées :


Lorsque le sol porteur est un sol fin et cohérent saturé, on doit faire un calcul à court terme,
en contraintes totales. On prendra : c = cu et υ = 0, alors N = 0 et Nq = 1
D’où :
qd = cu N (0)

La portance admissible est exprimée par :


u N (0)
q d
=

Avec Nc (0) = Π + 2 pour les fondations lisses et Nc (0) = 5.71 pour les fondations rugueuses.

 Calcul en conditions drainées :


Le calcul à long terme pour les sols cohérents et le calcul dans les sols pulvérulents sont
des calculs en conditions drainées, en contraintes effectives. On prendra alors : C = ’ et υ = υ’.

RAMAROKOTO Henintsoa Margot Lusia -Promotion 2010 Page 76


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D’où, pour sol saturé :


1
qd = ' N (υ' ) ' Nq (υ' ) c' N (υ' )
2

La portance admissible est de la forme suivante :

1 '
Nq (υ' )-1 c' N (υ' )
2 ' N (υ ) '
q d
= '

'
Avec = - w

Pour une nappe à grande profondeur (sol sec), on a :

1
N (υ' ) Nq (υ' )-1 cN (υ' )
q d= 2

On utilisera la solution classique de Prandtl pour les facteurs de portance Nq et Nc :

(Π tanυ') Π υ'
Nq = e tan ( 4 ) et Nc = Nq - 1 cotanυ'
2

Pour N, Eurocode 7-1 (1994) préconise l’expression suivante : N = 2 Nq - 1 tanυ'

Ces valeurs sont résumées dans le tableau ci-dessous :

Tableau 11 : Valeurs de Nc (φ’) , Nq (φ’) et N (φ’)

φ’ (°) 0 5 10 15 20 25 30 35 40 45
N 0 0,10 0,50 1,40 3,50 8,10 18,10 41,10 100,00 254,00
Nq 1,00 1,60 2,50 4,00 6,40 10,70 18,40 33,30 64,20 135,00
Nc 5,14 6,50 8,40 11,00 14,80 20.70 30,00 46,00 75,30 134,00
Source : Fondations Superficielles de Roger Frank

 Sols mous, lâches et très compressibles :


Pour les semelles filantes sur sols lâches ou compressibles, Terzaghi et Peck recommandent
2 2
d’utiliser 3 c' et 3 υ' pour tenir compte de la rupture localisée et non généralisée et pour limiter les

RAMAROKOTO Henintsoa Margot Lusia -Promotion 2010 Page 77


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tassements à des valeurs acceptables. Les valeurs des courbes en tirets (N’c, N’q et N’) du
2
Graphe 6 correspondent à 3 υ'.

Graphe 6 : Valeurs de N’c, N’q et N’ recommandées par Terzaghi et Peck. Les valeurs de
N sont dues à Meyerhof

a-2- Semelle quelconque (B x L)


La formule générale de la portance de rupture par unité de surface d’une semelle filante
est modifiée par l’introduction des coefficients de forme, définis par : Sg, Sc et Sq et devient :

1
qd = N (υ) Nq (υ) q N (υ) c
2

Sa portance admissible est alors :


1
N (υ) Nq (υ) 1 q N (υ) c
q d= 2

Avec = 1 – 0,2

c =1 0,2

q =1

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b. Sol hétérogène

Lorsque les caractéristiques géotechniques du sol sous-jacent à la base de la fondation ne


sont plus homogènes, les méthodes de calcul précédentes deviennent inapplicables. Et ce, bien
entendu, d’autant plus que les variations sont nettes et qu’elles sont proches de la base de la
semelle.
Pratiquement, on pourra considérer que le calcul peut être mené dans l’hypothèse du sol
homogène lorsque l’une au moins des conditions ci-dessous est réalisée :
- Le sol est homogène jusqu’à 2,5 fois la largeur de la fondation sous la base de celle-ci. La
résistance au poinçonnement ne sera pas modifiée ;
h1
> 2,5

- La variation des propriétés géotechniques est faible (moins de 30 % en valeur relative).


Les cas contraires, on doit vérifier le poinçonnement de la 2 ème couche par la « méthode de la
semelle fictive ».
Elle revient à supposer que les charges s’épanouissent suivant un angle connu vers le bas. Cet
angle est pris égal à 30° ou à υ.
Pour la couche porteuse, on considère la semelle réelle avec sa largeur B et son encastrement D.
On considère ensuite la semelle fictive de largeur ’ et d’encastrement ’ = D + h1 qui s’appuie
directement sur la couche 2 et transmet au sol la même charge totale que la semelle réelle. On a
alors :

 Semelle filante :
q
q' = h
1 1
'
 Semelle quelconque :
q
q' = h
1 1
'

Avec S = B x L pareil pour ’

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Figure 28 : Méthode de la semelle fictive

On calcule la contrainte admissible correspondant à la semelle fictive et on doit vérifier :


q’ < q’ad

3-2-2. Charge verticale et excentrée

En cas d’excentrement e non nul de la charge, on considère à la place de la largeur B, une


largeur Be égale à B - 2e selon la méthode de Meyerhof.
On a donc comme portance admissible :

0,5 e N Nq -1 cNc
q d
=

Si la charge est excentrée suivant les deux (2) axes, on pourra faire la même correction avec
la longueur de la semelle. On n’oublie pas de multiplier les facteurs de portance par les
coefficients de forme si la semelle n’est pas filante.

3-2-3. Charge inclinée et centrée

Si la charge appliquée à la fondation est inclinée de δ par rapport à la verticale, il y a lieu


d’appliquer la relation suivante :

RAMAROKOTO Henintsoa Margot Lusia -Promotion 2010 Page 80


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N i Nq -1 q iq cNc c ic
q d
=

Avec ic, iq et i : coefficients de réduction de Meyerhof définis par :


2
ic = iq =

δ 2
i = 1- υ

A part la vérification de non-poinçonnement, on doit vérifier le non-glissement de la


fondation.
Il y aurait glissement le long de la fondation si l’inclinaison était telle que :
c
tanδ ≤ tanυ
qd

Il faudra vérifier l’inégalité suivante pour qu’il n’y ait pas glissement :
1 c
tanδ ≤ tanυ
1,5 q d
δ ≤ 30

3-2-4. Charge inclinée et excentrée

Les influences de ces deux facteurs vont dans le même sens. Ici à la place de la largeur B, on
prend Be pour l’excentrement et on introduit les coefficients de réduction dus à l’inclinaison.

3-3. Evaluation de la portance de rupture et de portance admissible par la


méthode pressiométrique

Pour le calcul de la portance à partir du pressiomètre Ménard et du pénétromètre statique, on


distingue les catégories de sols (détaillées dans l’ANNEXE I ) suivantes :
Argiles ;
Limons ;
Sables ;
Graves ;
Craies ;
Marnes ;

RAMAROKOTO Henintsoa Margot Lusia -Promotion 2010 Page 81


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Marno-calcaires ;
Roches altérées ou fragmentées.

3-3-1. Charge verticale centrée

La portance de rupture sous charge verticale centrée est donnée par la formule suivante :
*
qd = q0 p Ple

Avec qd : portance de rupture ;


qo : contrainte verticale totale après travaux au niveau de la base de la fondation en faisant
abstraction de celle-ci. S´il existe une nappe de niveau variable, cette contrainte est à
calculer dans la situation dans laquelle la fondation est justifiée ;
Kp : facteur de portance ;
Ple* : pression limite nette équivalente.

 La valeur de qo est calculée comme suit q0 = h


hi i
:

 La valeur de Kp dépend de la nature du sol, de la longueur de la fondation, de la largeur B de


la fondation, et de la hauteur d’encastrement équivalente De, définie ultérieurement. Elle est
donnée par le Tableau VI- 1 de l’ANNEXE VI .

 On calcule la profondeur d’encastrement équivalente De comme suit :


D
1
e= P*l z dz
Pl*e 0

Avec Pl*(z), les valeurs mesurées.

Figure 29 : Définition de De

RAMAROKOTO Henintsoa Margot Lusia -Promotion 2010 Page 82


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 Pour le calcul de Ple*, on procède comme suit :

Couche porteuse homogène :


Si son épaisseur est au moins égale à 1,5B au dessous de la base de la fondation, constituée
d´un même sol, ou de sols de même type, on établit un profil linéaire de la pression limite nette
Pl* = Pl - Po et l’on prend pour pression limite nette équivalente Ple* la valeur à la profondeur
2
+ . Ceci est illustré par la figure qui suit :
3

Figure 30 : Définition de Ple* dans le cas d'une couche porteuse homogène

2
P*le = P*l ( )
3
Sols de fondation non homogènes
Ayant toutefois des valeurs de pression limite du même ordre de grandeur jusqu’au moins
1,5B au dessous de la base de la fondation, mais de sols de nature différents et résistances
mécaniques différentes, la valeur de Ple* pour les sols non homogènes s’écrit comme ci-après :
n
n
P*le = P*li
i=1

Avec Pli* étant des valeurs de la pression limite dans les couches situées de D à D + 1,5B.

RAMAROKOTO Henintsoa Margot Lusia -Promotion 2010 Page 83


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3-3-2. Cas de charge inclinée et influence de la proximité d’un talus

Lorsque les charges sollicitant une fondation superficielle sont inclinées par rapport à la
verticale ou lorsque cette fondation est implantée en crête de talus, un coefficient minorateur iδ
est lié à l’évaluation de la portance de rupture du sol de fondation.
Toutefois, ce paragraphe ne concerne que le cas d’un sol de fondation homogène.
La portance de rupture devient alors :

*
qd = q0 p Ple iδβ

a. Valeurs de iδ, influence de l’inclinaison de la charge

Figure 31 : Fondation en crête de talus

 Cas d’une fondation sur sol horizontal soumise à une charge centrée et inclinée
 Sols cohérents
iδ est pris égal à :
2
δ
iδβ = 1 δ = 1
90

Avec δ l’inclinaison par rapport à la verticale de la charge sur la fondation en degré.

 Sols frottants ou pulvérulents


iδ est pris égal à :
2 2
δ - e δ - e
iδβ = 2 δ = 1 1 e Max 1 ;0 e
90 45

RAMAROKOTO Henintsoa Margot Lusia -Promotion 2010 Page 84


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b. Valeurs de iδ, influence de la proximité d’un talus

Il peut s’agir de semelles implantées en tête de talus, dans une pente ou encore d’un about de
travée simplement posé sur un chevêtre répartiteur reposant sur un talus amélioré.

 Cas d’une fondation en crête de talus soumise à une charge verticale centrée

De plus, ce cas n’est réservé qu’aux sols pulvérulents dotés d’un angle de frottement interne
suffisant pour que la pente soit naturellement stable. On limitera leur application à des pentes
inférieures ou égales à 1/1.

 Encastrement nul (peu rencontré en pratique)


iδ est pris égal à la valeur proposée par CORTE et GARNIER :

2
d d
iδβ = ψ β, = 1 – 0,9 tanβ 2 tanβ Max 1 ;0
8

Avec d : la distance entre l’arête avale de la fondation et le talus en m ;


 : l’angle de la pente par rapport à l’horizontal en degré.

 Encastrement quelconque
Le coefficient minorateur iδ est égal à :

2 2
β' e β' - e
iδβ = 2 β' = 1 1 e- Max 1 ;0 e
90 45

d 2
Avec β' = 45 1 - 1-0,9 tanβ 2-tanβ Max 1- 8 ;0

 Cas d’une fondation en crête de talus soumise à une charge centrée inclinée

 Inclinaison dirigée vers l’extérieur du talus


Le coefficient minorateur iδ est égal à :

RAMAROKOTO Henintsoa Margot Lusia -Promotion 2010 Page 85


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2 2
δ β' - e δ β' - e
iδβ = 2 δ β' = 1 1–e Max 1 ;0 e
90 45

’déjà défini antérieurement.

Figure 32 : Inclinaison vers l'extérieur d'un talus

 Inclinaison dirigée vers l’intérieur du talus

iδβ = min 1 δ ; 2 δ ; 1 β' δ

Figure 33 : Inclinaison vers l'intérieur d'un talus

3-4. Evaluation de la portance de rupture et de portance admissible par la méthode CPT

Les résultats se prêtent à des calculs de portance de la même manière que le pressiomètre
Ménard.
qd = q0 c qce

Où qce est la résistance de pointe équivalente ;


Kc est le facteur de portance.

 La valeur de Kc est lue dans le Tableau VI- 2 de l’ANNEXE VI

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 On calcule la profondeur d’encastrement équivalente De comme suit :


1
e = qc z dz
qce 0

 qce est la résistance de pointe moyenne autour de la base de la fondation définie, à partir
d’une courbe qc(z) lissée et se calcule comme suit :
+3
1
qce = qcc z dz
3 b -b

Où qcc est la résistance de pointe corrigée que l’on obtient en écrêtant le diagramme des
qc(z) mesurés à 1,3qcm :
3
1
qcm = qc z dz
3 b b

Avec = Si B > 1m
2

a = 0,5 m Si B < 1m
b = min , h Où h est la hauteur de la fondation dans la couche porteuse.

Figure 34 : Définition de qce

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En ce qui concerne l’influence de l’inclinaison de la charge, l’influence de la proximité


d’un talus et l’influence de l’excentrement, leur prise en compte est identique à celle indiquée
pour le pressiomètre Ménard (§ 3-3-2).
Les capacités portantes unitaires sont affectées d’un facteur de sécurité (2 à l’ELU, 3 à l’ELS)
pour qu’on puisse avoir les capacités admissibles.
Les formules préssiométriques et pénétrométriques sont déduites du Fascicule 62, titre V (1993).

3-5. Evaluation de la portance de rupture et de portance admissible par la méthode SPT

L’essai de pénétration au carottier (Standard Penetration Test : SPT) est un essai de


reconnaissance et de détermination des caractéristiques géotechniques des sols pulvérulents le
plus répandu aux Etats-Unis.
Pour le calcul de la portance de rupture, on utilisera la méthode de Meyerhof.
Cette méthode de calcul de capacité portante implique le calcul d’une valeur moyenne Nm de N
(nombre de coups), défini ci-dessous :
2
1
Nm = N z dz
2 – 0,5 0.5

Où N(z) sont les nombres de coups mesurés

Alors :
2
2Nm 0.3
qd = 1 0,33
0,08

qd en kPa,
B et D en m.
Les portances admissibles à l’ELS et à l’ELU sont données respectivement par qd/3 et qd/2.

3-6. Vérification au non-poinçonnement

Dans ce cas, on compare qad avec q(3/4l) qui est la contrainte déterminée au ¾ de la longueur
comprimée l du sol de fondation appelée contrainte de référence au poinçonnement.
On peut rencontrer les cas ci-dessous :

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3-6-1. Cas où charge à l’intérieur du tiers central de la semelle (e < B/6)

Posant qo = avec Q : composante verticale appliquée, B et L : respectivement largeur et

longueur de la fondation.
Le diagramme de répartition de la contrainte appliquée est trapézoïdal de grande base q1 et de
petite base q2 définis par les formules suivantes :

6e
q1 = (1 ) et -

Avec q1 : contrainte maximum et q2 : contrainte minimum


e : excentrement

3 3q1 q2 e
On a: q l = = (1 3 )
4

Avec l = B

Figure 35 : Charge à l'intérieur du tiers central

3-6-2. Cas où charge à l’extérieur du tiers central de la semelle (e >B/6)

Le diagramme de répartition de la contrainte appliquée est linéaire des contraintes mais on


n’admet pas de traction.
3
On a: q l =(
4 – 2e)

Avec l = 1,5 Be et Be = B – 2e

Ce qui donne l= 3 -e
2

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Dans le cas où l’on a également un excentrement e’ dans la direction parallèle à L, L devient


L - 2e’.

Figure 36 : Charge à l'extérieur du tiers central

3-6-3. Cas où charge à la limite du tiers central de la semelle (e = B/6)

Le diagramme de répartition de la contrainte appliquée est triangulaire.


3 3
On a: q l =
4 2

Avec l = B

Figure 37: Charge à la limite du tiers central

La vérification est à l’ELS et la condition de non-poinçonnement pour tous ces cas s’écrit :

q q

IV. Etude de tassement

Il existe deux manières pour l’évaluation du tassement de la fondation superficielle, qui


sont :

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 les méthodes à partir des essais de laboratoire : il s’agit essentiellement de l’essai


oedométrique, surtout utilisé pour les sols fins cohérents ;
 les méthodes à partir des essais en place (essai de pénétration au carottier SPT, essai de
pénétration statique CPT et essai pressiomètre Ménard), très utilisées notamment pour les sols
pulvérulents, à cause des difficultés évidentes de prélèvement et d’essai de laboratoire.

4-1. Méthode oedométrique

Le tassement est dû à la variation des vides.


L’essai de laboratoire le plus utilisé pour la détermination du tassement des fondations
superficielles sur sols fins cohérents est l’essai oedométrique. Il s’agit d’un essai de
consolidation uniaxiale (déformations latérales nulles).
Comme on a pu voir dans la partie précédente, le tassement peut se faire en trois (3) étapes :
 Tassement instantané qui est la déformation élastique d’un sol sec ou saturé mais il sera le
plus souvent négligeable dès que l’on aura par ailleurs du tassement de consolidation ;
 Tassement de la consolidation primaire qui résulte des variations de volume provoquées par
le drainage du sol, c’est celui-ci qui produit en général le tassement le plus élevé ;
 Tassement de la consolidation secondaire qui correspond au tassement dû à l’arrangement
des particules solides.

À partir de la courbe de compressibilité déterminée par l’essai, on peut définir dans le cas des
sols fins, l’indice de compression Cc, lorsqu’on linéarise la variation de l’indice des vides en
fonction du logarithme décimal de la contrainte effective (diagramme semi-logarithmique), dans
le domaine normalement consolidé (et surconsolidé).
L’amplitude du tassement Δh se calcule comme suivant les formules dans la Partie I ChapitreIV
3-3-4 c-
Pour l’évaluation du temps de tassement t, on se réfèrera au paragraphe de la Partie I Chapitre IV
3-3-4 d.

4-2. Méthode pressiométrique

Le tassement final Sf se calcule de la façon suivante :


f = c d

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Où Sc : le tassement sphérique
Sd : le tassement déviatorique
Ces tassements se calculent comme suit :

q σV λc α
c=
9Ec
α
2 q σV o (λd )
o
d =
9Ed

Avec q = q(3/4l) : contrainte verticale appliquée sous la fondation ;


σv : contrainte verticale totale avant travaux ;
λc et λd respectivement des coefficients de forme (voir Tableau 12);
α : coefficient rhéologique dépendant de la nature du sol (voir Tableau 13);
Ec et Ed : modules préssiométriques ;
B : largeur de la fondation ;
Bo : dimension de référence égale à 0,60 m

Tableau 12 : Coefficients de forme λc et λd

L/B Cercle Carrée 2 3 5 20


λc 1,00 1,10 1,20 1,30 1,40 1,50
λd 1,00 1,12 1,53 1,78 2,14 2,65
Source : Fondations Superficielles par Roger Frank et Fascicule 62 V (1993)

Tableau 13 : Coefficient rhéologique α


Sable et
Tourbe Argile Limon Sable Roche
Type gravier Type
α E/Pl α E/Pl α E/Pl α E/Pl α α
Surconsolidé ou >16 1 >14 2/3 >12 1/2 >10 1/3 Très peu 2/3
Compact fracturé
Normalement 1 9à16 2/3 8à14 1/2 7à12 1/3 6à10 1/4 1/2
consolidé ou
Normal
normalement
compact
7à9 1/2 5à8 1/2 5à7 1/3 Très 1/3
Surconsolidé ou fracturé
remanié ou lâche
2/3 Très altéré
Source : Fondations Superficielles par Roger Frank et Fascicule 62 V (1993)

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Le calcul des modules préssiométriques Ec et Ed nécessite la connaissance des modules


préssiométriques Ei, valeurs moyennes de E(z) mesurés dans la ième tranche d’épaisseur B/2 sous
la base de la fondation.
On définit par ailleurs les Ei,j : moyennes harmoniques mesurées, par :
j–i 1 j 1
=
Ei,j k=i Ek

Figure 38 : Modules pressiométriques à prendre en compte pour le calcul de tassement

Ec est pris égal au module E1 mesuré dans la tranche d’épaisseur B/2 située sous la
fondation alors :
Ec = E1
Ed s’obtient par l’expression ci-après :
4 1 1 1 1 1
=
Ed E1 0,85E2 E3,5 2,5E6, 2,5E ,16

4-3. Prise en compte d’une couche molle pour les tassements

Lorsqu’une couche molle est définie, les caractéristiques pressiométriques saisies à


l’intérieur de cette couche sont ignorées pour le calcul des tassements. Elles sont remplacées par
des valeurs du même ordre de grandeur que celles des autres couches.
On ajoute en revanche un tassement Sm, tassement spécifique de la couche molle.

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Figure 39 : Calcul du tassement par la méthode dans le cas d’une couche molle intercalaire

Ce tassement Sm est donné par la relation suivante :

1 1
m = αm Δqm
Em Ed

Où αm est la moyenne du coefficient rhéologique de la couche molle ;

4 1 1 1 1 1
=
α1 0,85α2 α3.5 2,5α6. 2,5α .16

αi sont les coefficients rhéologiques des couches correspondantes ;


Em est le module pressiométrique moyen de la couche molle ;
Ed est calculé comme expliqué au paragraphe précédent mais en substituant aux valeurs
de la couche molle Em, des valeurs E du même ordre de grandeur que pour les autres
couches ;
Δqm est la contrainte exercée par la fondation au niveau de la couche molle ;
H est l’épaisseur de la couche molle.

Δqm est évaluée par la manière qui suit :

 Pour une surcharge uniformément repartie (b < 3a)


Δqm = q
b
= f( = m, = n)

m et n sont lues dans une abaque dans l’ANNEXE V

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 Pour une surcharge uniformément répartie, de valeur q :

sinα

Figure 40 : Surcharge uniformément répartie

 Pour une surcharge triangulaire :


q x
Δqm = α - sin(2δ)
2Π b

Figure 41 : Surcharge triangulaire

V. Etude de stabilité au renversement

Cette étude est souvent faite dans la partie intermédiaire de l’infrastructure d’un pont c’est à
dire les appuis Pile. Pour que la pile soit stable au renversement dans le sens transversal et
longitudinal du pont, il faut vérifier la stabilité de l’ensemble par rapport au point O de la
semelle (voir Figure 42 et Figure 43) en respectant la condition suivante :

> 1,5

Avec MS : moment stabilisateur dû aux forces verticales à l’ELU ;


MR : moment renversant dû aux forces horizontales à l’ELU.

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Figure 42 : Position du point O pour une Figure 43 : Position du point O pour une
culée pile

Dans le sens transversal, voici les forces verticales qui produisent le moment stabilisateur :
- La réaction du tablier ;
- Le poids du chevêtre ;
- Le poids des appuis (piles) partie déjaugée (s’il existe de l’eau) ;
- Le poids de la semelle ;
- Surcharges : max (Bc, A(l)) et trottoirs.
Celles qui induisent au moment renversant sont :
- Le vent sur le tablier ;
- Le vent sur le chevêtre ;
- Le vent sur appuis ;
- L’effet du courant.
Dans le sens longitudinal, les forces verticales pour le moment stabilisateur sont :
- La réaction du tablier ;
- Le poids du chevêtre ;
- Le poids des appuis (piles) partie déjaugée (s’il existe de l’eau) ;
- Le poids de la semelle ;
- Surcharges : max (Bc, A(l)) et trottoirs.
Celles qui induisent au moment renversant sont :
- Effet du freinage ;
- Effet du raccourcissement du tablier.

Entre autre, pour les ELU de renversement, on doit s’assurer qu’au moins 10 de la surface
de base de la fondation reste comprimée ; pour ELS de décompression du sol, pour les

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combinaisons ELS rares au moins 75 % de cette surface doit rester comprimée et pour les
combinaisons ELS fréquentes toute la surface doit rester comprimée [Fascicule 62-V, 1993].

Figure 44 : ELU de renversement et ELS de décompression du sol

VI. Etude de stabilité au glissement

Les forces horizontales doivent entièrement être reprises par frottement sauf par butée
justifiée :
- Par un terrain soigneusement compacté s’il est rapporté ;
- A condition qu’il n’y ait aucun affouillement ultérieur.
Cette vérification consiste à s’assurer que les efforts horizontaux appliqués à la fondation ne
provoqueront pas un glissement sur la base. Cette condition s’écrit :

Vd tan υ' c'A'


d ≤
g1 g2

Où Hd et Vd sont respectivement les efforts horizontaux et verticaux minimaux calculés pour


les combinaisons ELU fondamentales ;
A’ est l’aire de contact de compression sol-semelle ;
υ’ et ’ nt r tiv nt l’angl d fr tt nt t la hésion effective du sol à la
base de la fondation non supérieure à 75 kPa;
g1 et g2 sont des coefficients de sécurité partiels sur les paramètres tan υ’ t ’ ; on
prend g1 =1,2 et g2 = 1,5.

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L´attention est attirée sur le fait que la mobilisation totale de la cohésion est incertaine, alors
posons c = 0.
On a alors :
Vd tan υ'
d ≤
g1

VII. Etude de l’affouillement

L'affouillement est un phénomène qui touche les lits des rivières et qui reste parmi les actions
d'origine naturelle les plus mal connues et les plus dangereuses vis-à-vis de la stabilité des
appuis.
En effet, le départ de matériaux entraîne un abaissement graduel du lit, mettant en péril, par
les fondations, la stabilité de l'ouvrage. Ainsi tout projeteur doit en tenir compte en situant le
niveau des fondations sous la profondeur maximale de l'affouillement.

7-1. Profondeur d’affouillement normal HN

L'affouillement général est une mise en suspension du sol du fond du cours d'eau avec
emportement et apport éventuel du sol.

Il existe plusieurs formules permettant d'estimer la profondeur normale d'affouillement dont


on retiendra une, celle de LEVI :
5/6
o 1/4
N = 0,234 50

Avec Q5o (m3/s) : débit de crue du projet avec une période de crue de 50ans ;
L (m) : largeur du lit ;
D50 (mm) : dimensions des mailles laissant passer 50 du poids de l’échantillon.

7-2. Profondeur d’affouillement due au rétrécissement du lit HR

Elle est donnée par la relation :

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3
1 7
3 6
0.02V21 d osurf mA 7
= 0 1 1 1
3 3 mo
0
d o

Les remblais d’accès ne provoquent pas un rétrécissement de la section d’eau, du fait que
ceux-ci affleurent les bords de la rivière. Ainsi la profondeur d’affouillement due à ce dernier ne
sera pas considérée et aussi que l'ouvrage enjambe la totalité du lit majeur, cette composante
d'affouillement est donc nulle où l’on a :
=0

7-3. Profondeur due à l’affouillement local HL

L'affouillement local est l'entonnoir qui se creuse dans le sol autour des piles du fait des
mouvements tourbillonnaires de l'eau. Son importance dépend de plusieurs facteurs :
 La vitesse de l'eau.
 La forme des piles et leur disposition par rapport à la direction du courant.
 La nature du sol.
Il existe plusieurs formules permettant d'estimer la profondeur d'affouillement local dont on
retiendra une, celle de M. BRENSERS :
= 1,4 b
Avec b : le diamètre de la pile

L’affouillement total est la somme de l’affouillement normal, local et l’affouillement dû


au rétrécissement du lit pour les piles.

= N

7-4. Protection contre l’affouillement

La protection par enrochement contre l’affouillement des piles est la plus utilisée et aussi la
plus économique. On met en œuvre autour du soubassement de la pile des gros blocs de granite
avec une résistance mécanique très élevée.

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Figure 45 : Protection contre l'affouillement

 La vitesse de l’écoulement correspondant au débit de crue du projet est donnée par :

ρ -ρ
Vm x = 0
= 0,6 2g en [m/s]
0 ρ

Vmax : vitesse d’écoulement correspondant à Q50 ;


S0 : Surface mouillée ;

 Le diamètre minimal Dmin des enrochements sera déterminé à partir de la formule


d’IZBASH :
ρ V2m x
min = en [m
0,72 g(ρ ρ)

Avec : ρ : masse volumique des pierres égale à 2650 Kg/m3 ;


ρ : masse volumique de l’eau égale à 1000 Kg/m 3.

VIII. Calcul des armatures d’une fondation superficielle

Il est à noter que les méthodes de calcul utilisées pour le calcul de ferraillage sont issues du
BAEL 91.

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8-1. Semelle rectangulaire isolée sous pilier rectangulaire

8-1-1. Charges centrées

Lorsqu’on applique une force au dessus de la fondation, il se crée dans la fondation des
bielles de béton qui vont s’écarter et créer de la fissuration dans le béton.
Il est donc nécessaire de placer des aciers afin que les bielles de béton ne s’écartent pas et, ainsi
éviter la fissuration du béton de la fondation.
Pour que les contraintes soient uniformément reparties sur le sol et pour que les efforts dans
les bielles de béton, que nous serons amenés à considérer, soient convenablement transmis aux
armatures, les dimensions de la semelle doivent satisfaire aux conditions suivantes :
 Pour la hauteur utile d :
b
d ≥ Max (0,60; )m
4

 Pour la hauteur e au bord libre


e≥6 6 cm

Avec:
b et a : les dimensions du pilier (b ≤ a) ;
B et L : les dimensions de la semelle a la base.
Φ : diamètre des armatures en cm ;
c : enrobage, en infrastructure pris égal à 5cm ;

Figure 46 : Dimensions d'une fondation superficielle

Pour que la semelle et le pilier soient homothétiques, prenons l’égalité suivante :

=
b

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Figure 47 : Homothétie de la semelle et pilier

Dans le cas d’une semelle isolée les aciers sont porteurs dans les deux (2) sens.

Figure 48 : Armatures d'une semelle isolée rectangulaire

Soit :
P : la charge à transmettre au sol (à l’ELU);
σs : contrainte de traction de l’acier à l’ELU :
fe
σs =
s

Avec fe : limite d’élasticité en MPa


s = 1.15 pour les combinaisons fondamentales et 1 pour les combinaisons accidentelles.
En utilisant la méthode des bielles comprimées, les armatures AL parallèles au côté L auront donc
pour valeur :
P( )
A =
8 d σs

Et AB, celles parallèles au côté B auront donc pour valeur :


P( b)
A =
8 d σs

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8-1-2. Charges excentrées

Les hauteurs utiles dL et dB seront choisies de manière que :


-b
– ≥ d et d ≥ 4

Deux cas peuvent se présenter :


Soit eo la distance de la charge P et de l’axe du pilier

b
 Si eo ≤ et eo ≤ ou , on utilise encore la méthode des bielles en remplaçant P par P’
6 24 18
3eo
une charge fictive égale à P 1 et on aura :

3eo ( - ) 3eo ( - b)
A =P 1 et A = P 1
b 8 d σs 8 d σs

 Si l’une de deux conditions précédentes n’est pas remplie, les armatures AB seront calculées
pour équilibrer le moment M1 défini ci-après :

2
σ1 2σ
1 = – 0,35b
2 6
Où σM et σ1 sont respectivement la contrainte maximale due à l’excentricité de la charge définie
suivant le diagramme de contraintes et la contrainte située à une distance de 0.35b de l’axe du
pilier, définies comme suit :

 Dans le cas du diagramme trapézoïdal eo ≤ :


6

P 6eo
σ = 1

P 4,2eo b
σ1 = 1

 Dans le cas du diagramme triangulaire eo > :


6

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2P
σ =
3 2 eo

0,35b 3eo
σ1 = σ
3( 2 eo )

Figure 49 : Semelle supportant un effort normal et un moment de flexion

1
Donc A = zσs

Comme il n’existe pas de moment dans le sens L, les armatures AL seront obtenues par :
3eo ( )
A =P 1
8d σs

8-2. Semelle circulaire isolée sous pilier circulaire

Une semelle circulaire peut être armée par un quadrillage de deux nappes orthogonales ou
par des cerces.

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Figure 50 : Armatures d'une semelle circulaire

8-2-1. Charges centrées

Soient :
BP : Diamètre du pilier ;
B : Diamètre de la semelle à sa base.
La hauteur utile est égale à :
P
dx ou d ≥
4
Lorsque la semelle est armée par deux nappes orthogonales :
e≥6 6 cm
Lorsque la semelle est armée par des cerces :
e≥m 3(m 1) cm
Avec m : nombre de cerces
Dans ce dernier cas, on dispose généralement des armatures verticales liées aux cerces, qui
assurent, pendant le bétonnage, le maintien des cerces aux positions prévues et qui constituent,
en outre, une butée efficace pour les bielles de béton comprimées.
On dispose la cerce supérieure de manière que son axe se trouve sur une droite passant par le
collet de la semelle et faisant un angle de 45° avec la verticale.
Par la méthode des bielles comprimées, on aura donc :

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a. Armatures constituées par deux nappes de barres orthogonales

 Pour la section des armatures du lit inférieur :


P( P)
A1 =
3 dx σ s

 Pour la section des armatures du lit supérieur :


P( P) dx
A2 = =A1
3 dy σs dy

Les armatures sont munies de crochets et disposées comme indique ci-après :

 Si B < 1 m, on admet que l’effort est uniformément reparti et on dispose les barres avec un
écartement constant dans chaque direction.
Toutefois, comme les barres situées aux extrémités sont souvent trop courtes pour être
efficaces, on ne prend pas en compte dans la valeur trouvée pour A1 (ou pour A2) les deux barres
d’extrémité que l’on considère comme des barres de répartition.

 Si 1 m < B ≤ 3 m, on divise deux diamètres perpendiculaires en trois parties égales et on


place :
 dans la zone centrale : 0,50A1 et 0,50A2 ;
 dans la zone latérale : 0,25 A1 et 0,25A2.

 Si B > 3m, on divise deux diamètres perpendiculaires en cinq parties égales et on place :
 dans la zone centrale : 0,30A1 et 0,30A2 ;
 dans la zone intermédiaire : 0,25A1 et 0,25A2 ;
 dans la zone latérale : 0,10A1 et 0,10A2.

b. Armatures constituées par des cerces

P( P)
A=
6 d σs

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8-2-2. Charges excentrées

On appliquera les mêmes principes que pour la semelle rectangulaire, principe qui conduisent
aux résultats suivants :
Soit eo la distance de la charge P et de l’axe du pilier.

Le diagramme des contraintes sera trapézoïdal si eo ≤ 8

P 8 eo
σ = 1

S : section du cercle avec un diamètre B


P
Par conséquent si, eo ≤ et eo ≤ (ou éventuellement ), on utilise encore la méthode des
8 32 24
4eo
bielles en remplaçant P par P’ une charge fictive égale à P 1 et on aura :

4eo ( P)
A=P 1
b 8 d σs

8-3. Semelle filante sous un voile

8-3-1. Charges centrées

Une semelle continue est constituée par des empâtements destinés à repartir sur le sol de
fondation la charge transmise par les piliers qu’elle supporte.

Soit :
P la charge à transmettre par mètre linéaire dans le sens longitudinal du voile. Elle comprend :
Poids de 1m du voile et de la semelle ;
Les charges permanentes agissant sur 1m du voile ;
Les charges d’exploitation agissant sur 1m du voile.

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Figure 51 : Voile ou mur sur semelle continue

En pratique, le poids propre de la semelle peut être négligé mais dans le calcul à l’ELU, les
charges seront affectées par des coefficients de pondération.
La section des armatures par unité de longueur de semelle aura donc pour valeur :
( b)
A=P
8 d σs

Les armatures principales, déterminées ci-dessus, seront complétées par les armatures de
répartition, parallèles à l’axe longitudinal et dont la section totale pour la largeur B aura pour
valeur :

A
Ar = , en m
4

Pour déterminer la longueur des barres, en pratique, on compare la longueur de


scellement :
f
l

Si :

ls > : toutes les barres doivent être prolongées jusqu’aux extrémités de la semelle et
4

comporter des ancrages courbes ;

l ≤ : toutes les barres doivent être prolongées jusqu’aux extrémités de la semelle mais
8 s 4

peuvent ne pas comporter de crochets ;

ls ≤ : on n’utilise pas de crochets et on peut arrêter une barre sur deux à la longueur 0.71B,
8

ou alterner des barres de longueur 0.86B.

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Figure 52 : Arrêt des barres

8-3-2. Charges excentrées

On calculera de la même façon que pour les semelles isolées en remplaçant la charge réelle P
par P’.
Deux cas peuvent se présenter :
b
 Si eo ≤ 6 et eo ≤ , on aura :
24

Pour les armatures perpendiculaires à la voile :


3eo ( b)
A=P 1
b 8d σs

Les armatures parallèles au voie sont égales à :


Ab
Ar =
4

 Si l’une des conditions n’est pas respectée, on calculera les armatures perpendiculaires au
voile comme pour les semelles isolées.

IX. Conclusion Partielle

En guise de conclusion, on peut dire que les fondations superficielles d’un ouvrage d’art ne
peuvent être que des semelles isolées et filantes. Elles sont utilisées lorsqu’on est en présence

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d’un bon sol. Toutefois, il y a lieu de faire une étude de poinçonnement afin de ne pas mettre en
danger l’ouvrage. Plusieurs méthodes ont été adoptées telles que celles dérivées des essais de
laboratoire et celle des essais in situ : préssiomètriques, pénétrométriques (CPT et SPT rarement
utilisés à Madagascar). Puis, le tassement est un phénomène inévitable qu’on doit limiter pour
que l’ouvrage ne tombe en ruine. Il sera évalué à l’aide des méthodes pressiométrique et
oedométrique (surtout utilisé pour les sols fins et cohérents). Il existe aussi des méthodes
dérivées de l’essai SPT qui n’est pas développé dans ce travail.
A part les deux études citées ci-dessus, on doit faire aussi une vérification au glissement et
renversement. Dans les sites aquatiques, il faut se prémunir contre le risque d’affouillement, la
connaissance de la profondeur d’affouillement est indispensable pour la détermination de
l’ancrage de la fondation.
En outre, on a établi aussi le calcul de ferraillages des semelles avec ou sans moment.
Finalement, les méthodes explicitées précédemment, peuvent être suffisantes pour remplir
les conditions de vérifications au poinçonnement et tassement.
Si on a pu voir la méthode de conception des fondations superficielles, entamons maintenant
celle des fondations profondes.

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CCHHA
APPIITTRREE VVIIII
METHODE DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES
FONDATIONS PROFONDES D’UN PONT

I. Introduction

Si le sol d'assise est situé à une profondeur telle qu'il ne peut pas être atteint par des
moyens classiques, les charges sont reportées sur lui par l'intermédiaire des fondations
profondes.
On considère qu’un élément de fondation est de type profond lorsque le rapport de sa hauteur
d’encastrement D sur sa largeur B est supérieur à 10 (D/B > 10).
Les fondations profondes transmettent les efforts en profondeur. La résistance peut être
fournie par deux critères :
 L’ancrage à la base de la fondation : c'est la résistance de pointe. La charge est transmise
directement dans le bon sol ;
 La qualité des frottements le long des faces latérales de la fondation. Les charges sont
absorbées par le terrain qui entoure le fut des pieux. Le risque majeur avec ce critère est le
frottement négatif : si le terrain tasse, le pieu est entrainé par le sol et s'enfonce.
La stabilité des ouvrages est liée à un recourt partiel ou total à ces deux systèmes de résistance.

Les pieux sont utilisés afin de prendre appui sur le bon sol situé en profondeur. Il présente
une force portante élevée mais reste très sensible à la contrainte horizontale (cisaillement et
flambement).
Ils sont également utilisés dans le cas de bon sol à faible profondeur lorsque les charges sont très
importantes et les tassements différentiels préjudiciables. Cette utilisation s'apparente à un
traitement du terrain.

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Figure 53 : Comportement d’une fondation profonde

1-1. Définitions d’un pieu

Un pieu est une fondation élancée qui reporte les charges de la structure sur des couches de
terrain de caractéristiques mécaniques suffisantes pour éviter la rupture du sol et limiter les
déplacements à des valeurs très faibles.
Le mot pieu désigne aussi bien les pieux, les puits et les barrettes.
Les trois parties principales d’un pieu sont la tête, la pointe, et le fut compris entre la tête et
la pointe. La longueur d’ancrage h est la longueur de pénétration du pieu dans les couches de
terrain résistantes.
D’un point de vue mécanique, on distingue la longueur D du pieu de la hauteur d’encastrement
mécanique De.
Cette valeur de De tient compte du fait que les caractéristiques mécaniques de la couche
d’ancrage sont nettement supérieures a celles des sols de couverture traversés par le pieu.

1-2. Géométrie des pieux

Géométriquement, les pieux sont des systèmes qui ont une structure très allongée.
La longueur est donnée en fonction de la charge prévue (de l'ordre d'une dizaine de mètres), et
des terrains.

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La section est généralement circulaire (plus facile à mettre en œuvre) mais certains pieux
préfabriqués peuvent présenter une section carrée avec des angles abattus, ou octogonale, afin
d'offrir une meilleure résistance aux forces de flexions locales.
Les fondations profondes sont reliées à la structure par l'intermédiaire de fondations
superficielles. Ces structures de liaison peuvent être des semelles filantes ou semelles isolées.
Les liaisons pieu métallique-semelle sont purement métalliques ou mixte acier béton.
La résistance à la compression (fonction du diamètre de la section) est en rapport avec la sévérité
du battage et avec les sollicitations que le pieu supportera.
Les pieux qui ne subissent que des compressions peuvent ne pas être armés. En revanche, les
pieux susceptibles de subir des efforts de flexion, de traction doivent être armés sur toute la
longueur.

Figure 54 : Géomètrie des pieux

1-3. Distance entre les pieux

D'une façon générale, la distance entre axes b’ de deux pieux voisins doit vérifier :
b’ > 2,5 (B1 + B2)
Avec B1 et B2: diamètres des pieux en mètres.
La mise en œuvre d'un pieu à proximité d'un pieu de diamètre B dont le béton n'a pas fait sa prise
ne peut avoir lieu que si la distance entre les pieux est supérieure à 3B.

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Figure 55 : Entre-axe des pieux

1-4. Principes d’exécution des principaux types de pieux

Une description exhaustive est donnée par l’actuelle norme expérimentale P 11-212 /
DTU13-2 de Septembre 1992. Traditionnellement, on classe les pieux :
 Soit, suivant la nature du matériau constitutif : bois, métal, béton ;
 Soit suivant le mode d’introduction dans le sol.
Pieux battus, façonnés à l’avance et mis en place, le plus souvent par battage ;
Pieux forés, exécutés en place par bétonnage dans un forage, à l’abri ou non d’un tube
métallique.
Pour l’évaluation de la force portante, notamment, il est plus important de considérer le type de
sollicitation imposée au sol par la mise en place du pieu. C’est ainsi que l’on distingue :
 Les pieux dont la mise en place provoque un refoulement du sol ;
 Les pieux dont l’exécution se fait après extraction du sol du forage et qui, de ce fait ne
provoquent pas de refoulement du sol ;
 Certains pieux particuliers dont le comportement est intermédiaire.
On détaillera les pieux appartenant à ces groupes à l’ANNEXE III .
Dans le corps de ce mémoire, on ne parlera que des pieux en Béton Armé mais les
paramètres de calcul pour la détermination de la capacité portante pour les pieux métalliques
seront vus à l’ANNEXE IV .

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II. Les actions appliquées aux fondations profondes

2-1. Actions appliquées aux fondations

Pour les fondations profondes des ouvrages d’arts en génie civil, on distingue les actions
suivantes :
 Actions permanentes G y compris Gmin et Gmax ;
 Actions dues à l’eau Fw ;
 Poussées latérales Gsp ;
 Frottement négatif Gsf ;
 Actions Variables Q ;
 Actions accidentelles FA.
On peut citer comme actions permanentes :
- une fraction du poids du tablier et de ses équipements transmise aux appuis ;
- le poids propre des appuis ;
- l’effort dû au poids des terres sur la semelle ;
- l’effort dû aux poussées des terres sur appui ;
- le poids propre de la fondation elle même.

Les actions dues à l’eau Fw dans le cas des fondations superficielles sont :
- La poussée d’Archimède pour les calculs en contraintes effectives (déjaugeage) ;
- Les effets hydrodynamiques du courant sur les appuis en rivière et en mer.

Les poussées latérales Gsp et frottement négatif Gsf sont dus à la traversée du pieu dans une
couche de sol mou compressible, qui ont tendance respectivement à faire déplacer le sol mou
vers l’aval et le sol-pieu vers le bas.

Pour les actions variables Q, il s’agit essentiellement :


- Des charges d’exploitation telles que les surcharges routières dites de A, Bc et Bt et de
trottoir ;
- Des charges dues aux effets climatiques tels que le vent, …
On peut constater ces actions variables dans les combinaisons d’actions, soit comme action
variable de base Q1, soit comme variable d’accompagnement Qi (i > 1).

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Pour le premier type d’action variable, sa valeur fréquente est ψ1Q1. Lorsque Q est une action
variable d’accompagnement, on distingue :
- ψ0iQi : valeur de combinaison;
- Ψ2iQi : valeur quasi-permanente.
Qi est fixée par des textes réglementaires.
Pour les ouvrages d’arts, l’action accidentelle peut être un choc de bateau, un choc de
véhicule sur un appui, un séisme, …

2-2. Combinaisons d’actions et sollicitations de calcul

Pour chaque combinaison d´actions, il y a lieu de considérer la ou les situations pouvant


s´avérer les plus défavorables vis-à-vis de l´effet recherché.
On admet comme combinaisons les cas suivants :

2-2-1. Etats limites Ultimes

Il s’agit d’éviter des ruptures catastrophiques. On admet de réparer.

1,35 m x et ou min 1,125 fw w


1,125 sp sp Max 1,125 sf sf 1,125 1
1,3ψ0i i
f1 1
i>1

Les coefficients de pondération 1,125f1Q1, 1,125fw, 1,125sp et 1,125sf sont résumés


respectivement dans les tableaux suivants :

Tableau 14 : Coefficient de pondération des surcharges à l’ELU

Actions 1,125f1Q1 pour ponts 1,125f1Q1 pour bâtiments


Trottoir 1,07 1,50
Bc et Bt 1,07 1,50
A(l) 1,07 1,50
Source : Règles du BAEL 91 modifié 99 – Règles techniques de conception et de calcul des
ouvrages et construction en beton armé suivant la methode des états limites. Edition Eyrolles

Tableau 15 : Coefficient de pondération de l’action de l’eau à l’ELU

Coefficient Pression de l’eau Pression de Partie relative aux forces hydrodynamiques de


défavorable l’eau favorable courant afin d’obtenir l’effet le plus défavorable
1,125fw 1,2 1,125 1,35 ou 1,00
Source : Fascicule 62 V (1993)

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Tableau 16 : Coefficient de pondération des poussées latérales à l'ELU

Coefficient Poussées latérales défavorables Poussées latérales favorables


1,125sp 1,35 0,68
Source : Fascicule 62 V (1993)

Tableau 17 : Coefficient de pondération du frottement négatif à l'ELU

Coefficient Poussées latérales défavorables Poussées latérales favorables


1,125sf 1,35 1,125
Source : Fascicule 62 V (1993)

Avec ψ0i = 0,77 dans les cas courants des charges d’exploitation et des effets du vent.

2-2-2. Etats limites de service

Il s’agit d’éviter une dégradation de l’ouvrage

m x et ou min w sp Max sf ψ0i i


1
i>1

III. Etude de la charge portante d’un pieu sous charge axiale

3-1.Généralités

On développe ici principalement les méthodes de détermination de la capacité portante des


pieux, basées sur les résultats d’essais pressiométriques et pénétrométriques (statique,
dynamique). Ces méthodes sont jugées opérationnelles et plus fiables.

3-1-1. Charge limite Ql ou Qd

On considère un pieu dont la base est située à la profondeur D dans un sol homogène comme
le montre la figure ci-dessous.

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Figure 56 : Courbe de chargement axial d’un pieu

Si l’on accroit progressivement Q à partir de 0, le pieu s’enfonce en tête, de st, et la


courbe représentant Q en fonction de st, a l’allure indiquée sur la Figure 56, avec une charge
limite Ql correspondant à la rupture du sol. L’enfoncement ne se stabilise plus sous la charge et
la vitesse d’enfoncement est relativement grande. Conventionnellement, Ql sera la charge
correspondant à st = B/10 (B : diamètre du pieu) ou à une vitesse d’enfoncement de 1 à 5mm/mn.
Au moment de la rupture, la charge Ql est équilibrée par les réactions limites du sol
suivantes :
o Résistance unitaire du sol sans la pointe qp, conduisant à la charge limite de pointe Qp :

P
= qp Ap

Ap section droite de la pointe

o Résistance qs due au frottement du sol sur la surface latérale du pieu ; si qs est le frottement
latéral unitaire limite, la charge limite par frottement latéral est :
= qs As
As section latérale du pieu

Et l’on a :

l
= p s
lorsque l’élément est en compression

tl
= s
lorsque l’élément est en traction

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3-1-2. Charge de fluage Qc ou Qad

La courbe représentant la charge appliquée au pieu en fonction de l’enfoncement présente


une partie sensiblement linéaire se limitant à une charge Qc appelée charge de fluage. Pour les
charges supérieures à Qc, l’enfoncement du pieu ne se stabilise plus dans le temps, à charge
constante.
Les nombreux essais de chargement de pieux en vraie grandeur effectués par LPC ont
permis d’établir des corrélations entre la charge de fluage Qc et la charge limite de pointe Qp et
de frottement Qs. ces corrélations sont différentes suivant le mode de mise en place du pieu dans
le sol. On peut retenir les valeurs de la charge limite et :
 c
= 0,7 P
0,7 = 0,7 l
, pour un pieu mis en place avec refoulement du sol en
compression ;
 tc
= 0,7 , pour un pieu mis en place avec refoulement du sol en traction ;
 c
= 0,5 P
0,7 , pour un pieu mis en place sans refoulement du sol en compression ;
 tc
= 0,7 , pour un pieu mis en place sans refoulement du sol en traction ;

3-2. Calcul de la charge limite Ql par la méthode pressiométrique

3-2-1. Calcul de la charge limite de pointe Qp

La charge limite de pointe est donnée par la formule ci-après :

p
=A P P*le = A qu
2
Où A = : section de pointe ;
4

qu : contrainte de rupture relative ;


Ple* : pression limite nette équivalente ;
Kp : facteur de portance donné par le Tableau VI- 3 dans l’ANNEXE VI .

a. Evaluation de la pression limite équivalente Ple*

C’est une pression moyenne autour de la base du pieu. Elle est déterminée de la façon
suivante :
3
1
P*le = l
*
z dz
3 b b

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Avec a = B/2 si B > 1m ;


a = 0,5m si B < 1m ;
b = min h où h est la hauteur de l’élément de la fondation dans la couche porteuse.
Il est à noter que ce calcul n’est valable que dans le cas d’une formation porteuse homogène,
c'est-à-dire une couche pour laquelle les valeurs maximales de Pl n’excèdent pas deux fois les
valeurs minimales de Pl.

3-2-2. Calcul de la charge limite de frottement latéral Qs

L’effort total de mobilisation par frottement latéral sut toute la hauteur h concernée du fût
du pieu est calculé par l’expression suivante :
h

s
=P qs z dz
0

Dans cette relation, P désigne le périmètre du pieu égal à et qs(z) le frottement latéral
unitaire limite à la côte z. Ces termes sont explicités ci-après.

 Calcul du frottement latéral unitaire limite qs

Il est donné en fonction de la pression limite nette Pl* par les courbes de la figure ci-après :

Figure 57 : Frottement latéral qs en fonction de Pl*

Le choix de la courbe à utiliser, en fonction de la nature du sol, et du type de pieu, est indiqué
dans le tableau ci-dessous.

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Tableau 18: Choix des courbes pour le calcul du frottement unitaire qs

Source : Fondations Profondes par Roger Frank et Fascicule 62 V (1993)

Les courbes Q1 à Q7, donnant qs en fonction de Pl sont données par les expressions analytiques
suivantes :
 Courbes Q1 et Q4 (n étant le numéro de la courbe) :
Pl Pl Pl
 qs = qsn 2- pour ≤1;
Pn Pn Pn

Pl
 qs = qsn pour ≥ 1.
Pn

Avec qsn = 0,04n (MPa) et pn = (1 + 0,5n) (MPa), ces courbes étant bornées supérieurement
par la courbe Q5.

 Courbes Q5 et Q7 :
Pl – 0,2 Pl 3,3
 Q5 : qs = min ; Pour Pl ≥ 0,2 MPa ;
9 32

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Pl 0,4 Pl 4,0
 Q6 : qs = min ; (en général : Pl ≥ 1,0 MPa) ;
10 30

Pl 0,4
 Q7 : qs = (en général : Pl ≥ 2,5 MPa).
10

3-3. Calcul de la charge limite Ql à partir du pénétromètre statique

La méthode employée est la même que celle de la méthode pressiométrique. Seuls les calculs
de la contrainte de rupture relative qu et le frottement latéral unitaire limite qs(z) diffèrent d’une
méthode à l’autre.

3-3-1. Calcul de la charge limite de pointe Qp

p
=A c qce = A qu

Avec :

 KC facteur de portance donné par le Tableau VI- 4 dans l’ANNEXE VI ;


 qce est la résistance de pointe équivalente calculée comme pour les fondations superficielles.

3-3-2. Calcul de la charge limite de frottement latéral Qs

Le plan de calcul est pareil que pour la méthode pressiométrique à part le calcul du
frottement latéral limite qs qui est donnée par l’expression suivante :
qc (z)
 Si qc(z) > 1MPa, qs (z) = min ; qs m x
;
β

 Sinon qs(z) = 0

Les coefficients  et qsmax étant déterminés par le tableau suivant :

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Tableau 19 : Valeurs des coefficients  et qsmax

(1) Réalésage et rainurage en fin de forage.


(2) Forage à sec, tube non louvoyé.
(3) Dans le cas des craies, le frottement latéral peut être très faible pour certains types de pieux.
Il convient d’effectuer une étude spécifique dans chaque cas.
Source : Fondations Profondes par Roger Frank et Fascicule 62 V (1993)

3-4. Calcul de la charge limite qad à partir du pénétromètre dynamique

Ces formules, très employées jadis, ne le sont plus guère qu’à titre de vérification, dans le
cas suivants :
o interprétation des mesures lors de la mise en place des pieux battus ;
o interprétation d’essais de pénétration dynamique.
Il est déconseillé de n’utiliser que les formules de battage pour dimensionner une fondation sur
pieux.
D’après la formule des HOLLANDAIS, on a :
qd = d = p

Pour une raison de sécurité, pour les projets de fondations profondes, on pourra prévoir que la
pression admissible qad des pieux battus sera donnée par la fourchette suivante :
d d
≤q d

30 6

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IV. Vérifications à faire

4-1. Vérification de la capacité portante pour le cas d’un pieu isolé

La charge axiale Q appliquée sur le pieu considéré doit être inférieure à la limite suivante :
Qmax : valeur maximale autorisée pour Q, en compression.
Elle est donnée selon les états limites.

Tableau 20 : Détermination de Qmax

Pieux
Etats Limites Ultimes fondamentales l
1.40
Etats Limites de Service fréquentes c
1.40
Etats Limites de Service rares c
1.10

Source : Fondations Profondes par Roger Frank et Fascicule 62 V (1993)

4-2. Vérification de la capacité portante pour le cas d’un groupe de pieux

On vérifie pour chaque combinaison d’actions, pour un groupe de N pieux :


N

j
≤ e N m x
j=1

Avec Qj : charge axiale sur le pieu n° j ;


Ce : coefficient d’efficacité ;
Qmax : charge maximale en compression admise pour le pieu isolé.

La valeur de Ce est défini comme suit :


 Groupe de pieux sur un sol très résistant : Ce = 1 ;
 Groupe de pieux fichés dans un sol homogène :
 Sols cohérents :
 Ce = 1 pour b’ > 3B avec b’ : entre-axe des pieux ;
 Ce = 0,25 (1 + b’/B) pour 1 ≤ b’/B ≤3.

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 Sols pulvérulents :
 Pieux ne refoulant pas le sol : on utilisera la formule CONVERSE-LABARRE qui
est :
2 Arct n /b' 1 1
e =1 2
m n

Avec B : Diamètre d’un pieu ;


m et n respectivement nombre de lignes et colonnes du groupe.
 Pieux refoulant le sol dans les sables lâches ou moyennement compacts : Ce = 1.

Par ailleurs, N peut être aussi trouvé selon la formule suivante :


h rge tr nsmise p r les ppuis (piles)
N
c p cit port nte d' un pieu p

Avec p = coefficient de sécurité égal à 1,4 sous pile et 1,6 sous culée

4-3. Vérification de non flambement d’un pieu

Le non flambement doit être vérifié par la condition suivante :


lf
< 12,5

Avec : lf : longueur de flambement ;


lp
On prendra le cas d’un pieu encastré aux deux extrémités, alors lf = avec lp : longueur
2

du pieu entre deux encastrements.

4-4. Vérification des états limites concernant les matériaux constitutifs des pieux en BA

La vérification des matériaux constitutifs des pieux en BA consistent à :


 Calculer la résistance conventionnelle à la compression du béton fc définie comme suit :
inf (fcj; fc2 ; fcm x )
fc =
k1 k2
Où fcj, fc28, fcmax, k1 et k2 sont données dans l’ANNEXE VIII
 Calculer la résistance à la traction du béton définie par la formule suivante :
fcj= 0,6 fc n a

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 Vérifier :
 A l’ELS : que la contrainte de compression du béton est inférieure 0,6fc ;
 A l’ELU :
 Que la contrainte de calcul du béton est limitée à la contrainte limite de compression
σbu (voir ANNEXE VIII ) ;
 Que la contrainte tangente conventionnelle est limitée à la contrainte tangente limite
(voir ANNEXE VIII ).

V. Etude de l’affouillement

L’etude de l’affouillement pour les fondations profondes est la même que celle pour les
fondations superficielles. On se prête au même schéma de calcul (Voir Partie II Chapitre VI VII).

VI. Calcul des armatures

6-1. Calcul des armatures de la semelle de liaison

L’espacement minimal de deux pieux doit être de 1,5B (soit un entre-axe minimal de
2,5B), et cela pour des questions d’exécution. Bien qu’il n’y ait pas d’espacement maximal à
respecter, il faut éviter une distance entre pieux trop importante qui conduit à une forte épaisseur
de la semelle de liaison.

6-1-1. Semelle reposant sur deux pieux

a. Charges centrées

Appelons :
 P : la charge transmise aux pieux ;
 l et b : les dimensions du pilier (l > b), l si le pilier est circulaire ;
 b’ : la distance entre les axes des pieux ;
 B : la largeur de la semelle ;
 d : la hauteur utile de la semelle.

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Figure 58 : Armatures d'une semelle sur deux(2) pieux

On considère que les charges sont transmises aux pieux par l’intermédiaire de bielles de
béton et de façon à ce que chaque pieu reçoit la charge P/2 suivant la figure ci-dessus.
L’inclinaison de l’axe des bielles θ a pour valeur :
2d
tan θ =
l
b' 2

Pour que le fonctionnement de la bielle soit bien correct, on doit avoir :


45 ≤ θ ≤ 55
C'est-à-dire : comme tan 45° = 1 et tan 55° = 1.4, il en résulte :
l l
0,5(b' ) ≤ d ≤ 0,7(b' )
2 2

On devrait donc avoir pour la section des armatures inférieures Ai mais les essais ont
montré qu’il y avait lieu de majorer ce résultat de 50% et on aura :
l
1,50 P b' 2
Ai =
4 d σs

Ces armatures doivent être ancrées totalement à partir du nu extérieur des pieux.
En dehors des armatures précédentes, il est nécessaire de prévoir, pour équilibrer des
efforts de torsion éventuels :
 Des armatures supérieures As telles que :
Ai
As =
10

 Des cadres verticaux et des cadres horizontaux, de faible diamètre et espacés de 15 à 20cm.
A titre indicatif, on pourra prendre pour les barres de haute adhérence :

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Av Ah 2
= ≥
sv sh 1000

 Des épingles reliant les armatures de deux faces.

b. Charges excentrées

L’équilibre de la construction nous donne, avec les notations de la Figure 59:


1 2 =P
b' b'
2 eo 1 eo = 0
2 2

Comme M = P eo
P P
On aura : 1 = ; 2 = -
2 b' 2 b'

Sauf cas exceptionnel, évidemment, on devra avoir R2 > 0.


l
 Si la base du poteau est entièrement comprimée, c'est-à-dire si eo ≤ 6 , les armatures Ai seront

déterminées par la formule qui suit :


l
1,10 1 b'
Ai = 2
2 d σs

l
 Si eo > , les armatures seront déterminées pour équilibrer le moment M1 existant dans la
6

section (S1) située à 0.35l de l’axe du poteau :


b'
1 = 1( – 0,35l)
2

Dans chacun des cas envisagés, les armatures Ai seront complétées par des armatures As
et des cadres comme lorsque la charge est centrée.

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Figure 59 : Charge excentrée pour semelle sur deux (2) pieux

c. Vérification vis-à-vis du matériau

Il est nécessaire de respecter les conditions suivantes afin que les efforts de compression
dans les bielles dans les bielles et les efforts de cisaillement dans la semelle demeurent dans les
limites convenables.
 A la partie supérieure (au niveau de la base du pilier), l’effort de compression dans la bielle
est :
P P
σsb = ou
b l sin θ p sin θ

2d
Avec θ = arctan l ;
b' -
2

Sp = section du pilier.

 A la partie inférieure (au niveau de la tête du pieu), on aura :


P
σib =
2 o sin θ

Avec So = section d’un pieu


On admet que l’on doit avoir, pour l’ELU, σbs et σbi ≤ 0,9fc28.
Donc si P est la charge transmise aux pieux dans le cas de l’ELU, on devra avoir :

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P P 1 P
≤ 0,9 fc2 ou ≤ 0,9 fc2 et 1,35 o ≤ 0 9 fc2
b l sin θ p sin θ 2 o sin θ

 En ce qui concerne la contrainte de cisaillement, on admet que l’on doit avoir pour l’ELU :
τ ≤ 0,1 fc2

On devra avoir :
V P
τ= = ≤ 0,1 fc2
d 2 d

6-1-2. Semelle reposant sur trois pieux

Dans ce cas, la charge P doit s’appliquer au centre de gravité de la semelle.


Les dimensions en plan sont choisies pour le débord de la semelle par rapport aux pieux soit au
moins égal à la tolérance d’implantation.

Figure 60 : Semelle sur trois (3) pieux

L’application de la méthode des bielles impose une hauteur utile telle que l’inclinaison θ
de la bielle sur l’horizontale soit supérieure à 45° et la limite de bielle à 55° pour le calcul des
armatures.
d 3
tanθ =
' -2

Dans le cas des semelles sur trois pieux, l’équilibre des bielles peut être réalisé soit par
des efforts dirigés suivant les côtés, soit par des efforts dirigés suivant les médianes.
Le système d’armatures disposé suivant les côtés doit équilibrer, en tout état de cause au
moins les deux tiers de la charge totale. L’enchevêtrement des barres, souvent d’un diamètre

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important, qui résulte de la superposition des trois médianes conduit à préférer le système
constitué uniquement d’armatures en cerces.
Les armatures en cerces équilibrent un effort calculé avec un angle θ limité à 55° :
P
A=
fe
3 3 tanθ
s

Ces armatures sont complétées par un quadrillage de répartition représentant dans chaque
sens au moins le tiers de la section des cerces.

Figure 61 : Armatures d'une semelle sur trois pieux

On doit vérifier l’ELU de compression des bielles :

 Au niveau de la base du pilier, S = a b ou (a et b sont les dimensions du pilier) et P étant


4

la charge totale en pied de poteau :


P
≤1,15 fc2
sin θ

 Au niveau de la tête du pieu de section o= 4 et Go étant le poids de la semelle :


1 P
1,35 o ≤ 1.15 fc2
3 o sin θ

6-1-3. Semelle reposant sur quatre pieux

a. Charges centrées

Appelons :
 P : la charge transmise aux pieux ;

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 l : la dimension du pilier si il est circulaire ;


 b’ : la distance entre les axes des pieux ;
 B : la largeur de la semelle ;
 d : la hauteur utile de la semelle.

Pratiquement :
l l
0,7 (b' ) ≤ d ≤ (b' )
2 2

On considère que les charges sont transmises par des bielles de béton équitablement à ces
quatre pieux (P/4 pour chaque pieu).
Parmi les différentes solutions possibles pour le ferraillage, on peut en envisager celle
représentée sur la figure ci-dessous et consiste à équilibrer une partie α des efforts à l’aide de
cerces de section Ac, l’autre partie, soit (1- α), étant équilibrée par des barres de section Ad,
disposées suivant les diagonales et convenablement ancrées à leurs extrémités.
On prend généralement 0.4 ≤ α ≤ 0.6.
Et on a :
αP l
Ac = b'
8 d σs 2
(1 α) P ' l (1 α)
Ad = b = 2 Ac
8 d σs 2 α

On prendra α = 0.5
Donc :
P l
Ac = b'
16 d σs 2
Ad = Ac 2

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Figure 62 : Dispositions des armatures Ac et Ad

b. Charges excentrées

Figure 63 : Charge excentrée pour Semelle sur quatre (4) pieux

L’équilibre de la construction nous donne :


2R1 + 2R2 = P
b' b'
2 2 eo 2 1 e =0
2 2 o

Comme M = P eo
P P
On aura : 1 = ; 2 = -
4 2b' 4 2b'

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Sauf cas exceptionnel, évidemment, on devra avoir R2 > 0.


b
 Si eo ≤ , on peut, parmi d’autres solutions possibles pour le ferraillage, retenir la suivante
6

qui consiste à équilibrer une partie α des efforts à l’aide des cerces de section totale Ac, l’autre
partie, soit (1- α), étant équilibrée par des barres de section Ad, disposées suivant les
diagonales et convenablement ancrées à leurs extrémités. On prend généralement 0.4 ≤ α≤ 0.6
Et on a :
α 1 b' (1 α) 1
Ac = et Ad =
σs tan θ ' b' σs tan θ

Avec :
2d
θ=
1
' b' 2l
2
On doit avoir 1 ≤ θ ≤ 1,4

b
 Si eo > 6 , on calculera la section A des armatures nécessaires pour équilibrer le moment M1 :

b'
1 = 2 1( 0.35 l)
2

La section A pourra être décomposée en :


αA
 Des cerces de section Ac = ;
2

 Des armatures de section Ad, placées suivant les diagonales et telles que :
(1 α) A
Ad =
2 cosβ

c. Vérification vis-à-vis du matériau

Il est nécessaire de vérifier les contraintes de compression dans les bielles de béton
suivantes.
 A la partie supérieure (au niveau de la base du pilier), l’effort de compression dans la bielle
est :
P P
σsb = ou
l sin θ p sin θ

d 2
Avec θ = arctan l ;
b' -
2

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Sp = section du pilier.

 A la partie inférieure (au niveau de la tête du pieu), on aura :


P
σib = (1.35
4 o sin θ

Avec So = section d’un pieu


On admet que l’on doit avoir, pour l’ELU, σbs et σbi ≤ 1.5fc28.
Donc si P est la charge transmise aux pieux dans le cas de l’ELU, on devra avoir :
P P P
≤ 1.5fc2 ou ≤ 1.5fc2 et (1.35 ≤ 1.5fc2
l sin θ p sin θ 4 o sin θ

 En ce qui concerne la contrainte de cisaillement, on admet que l’on doit avoir pour l’ELU :
τ ≤ 0.1fc2

On devra avoir :
V P
τ= = ≤ 0,1 fc2
d 2 d

Dans le cas ou la fissuration est considérée préjudiciable ou très préjudiciable, les


armatures principales sont majorées forfaitairement de 10 % ou respectivement 50 %.

6-2. Calcul des armatures du pieu

6-2-1. Hypothèses de calcul

 On suppose que la semelle est rigide ;


 On suppose que les charges auxquelles sont soumis les pieux sont égales ;
 Les pieux sont soumis à la compression simple ;
 Les pieux sont encastrés aux deux extrémités.

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6-2-2. Calcul des armatures longitudinales

sNu r fc2
≥ -
fe α 0, b
fe r fc2
Nulim ≥ α +
s
0, b

Avec Nu : effort sur chaque pieu ;


Br =p(B-0,01)²/4 : la section réduite du pieu, elle est obtenue en déduisant 1cm aux
dimensions réelles de la section sur sa périphérie ;
K a pour valeurs :

Figure 64 : Valeurs de K

4lf
λ= et lf = l

lp : longueur du pieu ;
α a pour valeur :
0.85
α= λ 2 Pour λ ≤ 50
1 0,2

2
α = 0,6 Pour 50 ≤ λ ≤ 70
λ

b : 1,5
s : 1,15

Si A est négative, on prévoit des armatures minimales :

o
Amin = Max 4P ; 0,2
100

Avec So : la section du pilier pB²/4

P : pB

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6-2-3. Calcul des armatures transversales

 Diamètre des armatures transversales


l
t =
3

 Espacement
st = min{40cm; l 10cm; 15 lmin

VII. Conclusion Partielle

Pour conclure, on a pu évaluer les fondations profondes qui ont leur base située au-dessous
de la profondeur critique. D’abord, on a recours à des fondations profondes lorsque le sol
support a des caractéristiques moins bonnes pour supporter l’ouvrage. Comme pour les
fondations superficielles, on doit évaluer la charge portante d’un pieu, qui met en exergue la
charge limite englobant la résistance de pointe et le frottement latéral et la charge de fluage. Puis,
le phénomène d’affouillement est un phénomène naturel dont l’existence est certaine. Par
conséquent, on doit définir la profondeur d’affouillement et la protection des fondations pour que
l’ouvrage soit stable.
Entre fondations superficielles et fondations profondes, on trouve les fondations semi-
profondes, dont la base se situe au-dessus de la profondeur critique, mais pour lesquelles le
frottement latéral ne peut être négligé. Il n’y a pas de méthode de calcul propre à cette catégorie
de fondations ; on l’adaptera à une étude de fondations profondes. Dans ce chapitre, on restera
dans le domaine classique des pieux, que leur longueur soit ou non supérieure à la longueur
critique.
Après avoir vu les méthodes de dimensionnements des fondations, entamons maintenant
l’informatisation du dimensionnement des fondations d’un pont suivie de quelques exemples
d’application.

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PARTIE 3
PROGRAMMATION
DES CALCULS
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CCHHA
APPIITTRREE VVIIIIII
PRESENTATION DU PROGRAMME

I. Langage utilisé pour le programme

De nos jours, dans le domaine du Génie Civil, l’informatique est devenue un outil de
calcul auquel tout concepteur fait recours dans le but d’obtenir des résultats fiables dans un délai
relativement court.
La programmation consiste à un traitement et analyse de données au moyen
d’instructions traduites dans un langage de programmation déterminé pour finalement obtenir les
résultats attendus après automatisation des procédures de calcul.
L’élaboration du programme suit les étapes suivantes :
 analyse et définition de la finalité du programme ;
 spécification des données essentielles au programme ;
 mise en algorithme des procédures de calcul ;
 traitement des données par codage de l’algorithme sous le langage de programmation voulu.
Le logiciel FONDASOL version 1.0 est réalisé sous le langage de programmation Visual
Basic 6.0.
Visual Basic est un langage de programmation événementiel de troisième génération ainsi
qu'un environnement de développement intégré, créé par Microsoft. Il permet le développement
rapide d'applications et la création d'interfaces utilisateur graphiques.
Un programme en Visual Basic peut être développé en utilisant les composants fournis avec
Visual Basic lui-même.
De plus, c’est un des langages les plus utilisés pour l'écriture d'applications ne faisant que
manipuler des chiffres et des lettres.
Le langage permet de créer des applications graphiques de façon simple, mais également de créer
des applications véritablement complexes. Programmer en VB est un mélange de plusieurs
tâches, comme disposer visuellement les composants et contrôles sur les formulaires, définir les
propriétés et les actions associées à ces composants, et enfin ajouter du code pour ajouter des
fonctionnalités. Comme les attributs et les actions reçoivent des valeurs par défaut, il est possible
de créer un programme simple sans que le programmeur ait à écrire de nombreuses lignes de
code.

RAMAROKOTO Henintsoa Margot Lusia -Promotion 2010 Page 139


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Les formulaires sont créés en utilisant la technique de Glisser-déposer, permettant de disposer


des contrôles (boîte de saisie, case à cocher, bouton, etc.) sur le formulaire. Les contrôles
possèdent tous des attributs et des gestionnaires d’évènements associés. Des valeurs par défaut
sont attribuées, qui peuvent être modifiées par le programmeur. De nombreux attributs peuvent
être modifiés dynamiquement lors de l’exécution, en réponse à des actions de l’utilisateur ou à
des changements dans l’environnement. En ajoutant du code dans le gestionnaire de l’évènement
d'une boîte de saisie, le programme pourrait automatiquement convertir les minuscules en
majuscules ou inversement, ou encore interdire l'insertion de certains caractères.
Ensuite, il permet aussi de créer des exécutables (fichiers .EXE), mais son usage premier est la
réalisation d’applications Windows.
Après, comme il s’agit d’un langage de développement Windows, il convient également de s’être
familiarisé avec l’environnement Windows, il est intégré dans les logiciels bureatique de
Microsoft (Word, Excel, Access, …).
Le fonctionnement de Windows s’articule autour de trois concepts essentiels :
 les fenêtres ;
 les événements ;
 les messages.
Bref, le choix de cet outil de développement est basé, d’une part pour le programmeur, sur la
flexibilité du langage, c’est-a-dire qu’on peut passer d’un langage Visual Basic à un autre ; de
plus, sur la facilité de manipulation des objets directement liés aux programmes en travaillant sur
les interfaces graphiques.
D’autre part, pour l’utilisateur, la manipulation du logiciel s’avère très facile, conviviale et
ludique.

II. Algorigrammes de calcul

Pour la clarté de la lecture des algorigrammes, voici les notations symboliques utilisées:

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Tableau 21 : Symboles utilisés dans les algorigrammes

Symbole Significations Observations


Saisie des données Les données à entrer sont celles inscrits à l’intérieur
Marque le début et la fin d’un module ou d’un sous-
Terminaisons
module
Teste une condition et effectue le branchement
Décision
conditionnel
Manipulation des données pour donner les paramètres
Traitement
intermédiaires et finaux
Tâches à faire Généralement, ce sont les opérations de
manuellement prédimensionnement

2-1. Algorigramme de calcul pour les fondations superficielles

Le processus du programme se présente comme indique les organigrammes suivants :

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DEBUT

- Paramètres géométriques de la semelle ;


- Charges appliquées ;
- Paramètres Matériaux : béton, acier.

Oui Validité des Non


paramètres

Poinçonnement :
- Types de sol ; Ou
Changer
- Types d’essai
en
Fondation
Graphe et calculs Profonde

Non
qref < qad

Oui

Tassement :
- Types d’essai

Non
Tassement
S <= 5cm

Oui
Renversement

Non Revoir les


Ms / Mr >1,5 valeurs de Mr et
Ms
Et Ou

B’ ≤ 0.10 B à l’ELU
B’= B à l’ELS 2

B’
Oui
1

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1 2

Glissement

Non Revoir les


Hd ≤ (Vd tanf/g1) + (cA/g2) Dimensions de
Avec c = 0 la semelle pour
augmenter son Ou
poids

Oui

Affouillement

Non Mise en place des Ou


La fondation est –elle enrochements :
assez profonde ? Calcul Vmax et Dmin

Oui

Mise en place des enrochements : Calcul Vmax et Dmin

Etats limites des matériaux constitutifs de la


fondation (ELU et ELS) Asseoir la
fondation sur un
massif de gros
Non béton non-armé
Semelle Calcul des armatures
de H > 3m avec
Isolée de la semelle filante
ancrage en acier

Oui

Calcul des armatures


de la semelle isolée

FIN

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2-2. Algorigramme de calcul pour les fondations profondes

Le processus du programme se présente comme indique les organigrammes suivants :

DEBUT

- Paramètres géométriques du pieu et mise en oeuvre;


- Charges appliquées venant de la superstructure;
- Paramètres Matériaux : béton, acier.

Oui Validité des Non


paramètres

Nombre de pieux et Calcul


de Ce

Poinçonnement :
- Types de sol ;
- Types d’essai

Graphe et calculs au substratum

Non Ou
ΣQj ≤ Ce N Qmax

Oui

Affouillement

Non Mise en place des Ou


La fondation est-elle enrochements : Calcul
assez profonde? de Vmax et Dmin

Oui

Mise en place des enrochements : Calcul de Vmax et Dmin

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Etats limites des matériaux


constitutifs de la fondation (ELU
et ELS)

Ferraillages de la semelle de
liaison

Ferraillages d’un pieu FIN

III. Structures du programme

Avant tout, ce logiciel a été conçu dans le but de vérifier si la fondation à adopter est
adéquate à l’ouvrage à construire.
Le module Fondations Superficielles permet de calculer la capacité portante à l’ELS, les
tassements par la méthode du Fascicule 62 Titre V.
Le choix de cette méthode est fonction du type d’essais à disposition : pressiomètre MÉNARD,
pénétromètre statique ou dynamique, SPT, ou les paramètres mécaniques C et f. Le module

Fondations Superficielles permet aussi de réaliser des calculs de vérification au renversement, au


glissement et de vérifier si la fondation est protégée de l’affouillement.
Le règlement du BAEL 91 modifié 99 sera utilisé en outre pour les calculs relatifs au béton armé
c'est-à-dire aux ferraillages des fondations.
De même, le module Fondations profondes permet de vérifier si les pieux à ancrer satisfassent
les conditions du sol. La vérification à l’affouillement est systématique pour les ponts car le site
peut être affouillable.

Pour entrer plus en détail, le fondement des différentes étapes de programme s’énonce
sommairement de cette manière :
 Choix de la fondation à adopter ;
 Entrée des données de base ;
 Vérification de la stabilité externe ;
 Calcul de ferraillages.

RAMAROKOTO Henintsoa Margot Lusia -Promotion 2010 Page 145


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Avant d’entrer dans un module, une fenêtre d’accueil sera ouverte.

B
A
C

Figure 65 : Fenêtre d'Accueil ou Menu principal

A- Menu Fichier : sous-menu Nouveau, Ouvrir, Enregistrer et Quitter. Le Microsoft Office Excel
sera un excellent atout pour ces sous-menus ;
B- A propos de : concerne le nom du logiciel et sa version ;
C- Nom du logiciel ;
D- Module Fondations Superficielles ;
E- Module Fondations Profondes ;
F- Quitter pour sortir du programme.

3-1. Fondations superficielles

Ayant choisi comme module, les fondations superficielles, l’interface suivante va


s’afficher.

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A E
E J

B F
K
G
C D
H

Figure 66 : Interface d’accueil du module Fondations Superficielles

A- Entrée des paramètres géométriques ;


B- Entrée des valeurs des charges appliquées ;
C- entrée des paramètres des matériaux: béton et acier ;
D- validation ou non des paramètres mis en jeu, X pour les valeurs erronées et pour les valeurs
acceptables ;
E- Vérification au poinçonnement : calcul de qad et comparaison par rapport à qref ;
F- Calcul du tassement ;
G- Vérification au renversement ;
H- Vérification au glissement ;
I- Vérification à l’affouillement dans les sites aquatiques ;
J- Calcul des armatures de la semelle isolée ;
K-Calcul des armatures de la semelle filante : Le bouton n’apparait pas car le choix par défaut
est une semelle isolée ;
L- Retour au menu principal.

Pour entrer les valeurs géométriques de la fondation, le bouton « Paramètres


Géométriques » sera cliqué, on aura donc :

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A B

C
E

F
G H

Figure 67 : Interface d'entrée des paramètres géométriques pour une fondation


superficielle

Groupe A- C’est un groupe de données de la géométrie de la semelle ;


Groupe B- C’est un groupe de données de choix de l’appui, deux boutons de choix entre
rectangulaire et circulaire ;
C- Cette case à coucher confirme s’il existe un talus ;
Groupe D- c’est un groupe de données des caractéristiques du talus, activé après avoir coché
« Existence d’un talus » ;
Groupe E- c’est un groupe de choix de types de semelle à adopter ;
F- Case de dialogue qui ne s’affiche qu’en cas de valeurs inadéquates ;
G- Retour à l’interface d’accueil de la fondation superficielle avec les conditions de validité ;
H- Passer aux prochains paramètres d’entrée avec les conditions de validité.

Si les paramètres sont acceptables, alors une fenêtre d’entrée des charges sera ouverte.

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F
D E

Figure 68 : Interface d'entrée des charges pour une fondation superficielle

Groupe A- c’est un groupe de données des charges appliquées suivant les états-limites calculées
manuellement ;
Groupe B- c’est un groupe de données d’obliquité et d’excentricité des charges appliquées, s’il
n’en existe pas alors la valeur 0 sera écrite dans les deux cases ;
C- Case de dialogue qui ne s’affiche qu’en cas de valeurs inadéquates ;
D- Retour à l’interface d’accueil de la fondation superficielle avec les conditions de validité ;
E- Retour à l’interface précédente c'est-à-dire : « Paramètres Géométriques » ;
F- Passer aux prochains paramètres d’entrée avec les conditions de validité.

Si les paramètres sont acceptables, alors une fenêtre d’entrée des matériaux utilisés dans
le calcul.

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D F
E

Figure 69 : Interface d’entrée des paramètres matériaux pour une fondation superficielle

Groupe A- C’est un groupe de données du matériau Béton ;


Groupe B- C’est un groupe de données du matériau Acier ;
C- Case de dialogue qui ne s’affiche qu’en cas de valeurs inadéquates ;
D- Retour à l’interface d’accueil de la fondation superficielle avec les conditions de validité ;
E- Retour à l’interface précédente c'est-à-dire : « Paramètres Charges » ;
F- Passer à la «Stabilité Interne » de la fondation superficielle avec les conditions de validité.

Après avoir rempli correctement les paramètres nécessaires pour les calculs ultérieurs, les
vont s’afficher et faire apparaitre la première étape de calcul dans fondation superficielle.

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A B

Figure 70 : Interface pour montrer la validité exacte des valeurs

Groupe A- Valeurs acceptables ;


B- Première étape de calcul dans fondation superficielle

Après avoir effectué l’entrée des différents paramètres qui seront utilisés, la stabilité
externe sera vérifiée.
Pour commencer, comme une étude de fondation est souvent axée sur l’étude du sol, alors, la
vérification au poinçonnement s’impose.

RAMAROKOTO Henintsoa Margot Lusia -Promotion 2010 Page 151


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C
D

Figure 71 : Interface pour la vérification du poinçonnement

Groupe A- c’est un groupe de choix du type de sol ;


Groupe B- c’est un groupe de choix du type d’essai effectué pour faire les calculs ;
C- Retour à l’interface d’accueil de fondation superficielle.
D- Passer à l’essai choisi avec les conditions de validité.

Si le type d’essai choisi est le Pressiomètre Ménard, voilà l’interface pour les calculs de
la capacité portante.

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A D

C E

H
F

K
G
Figure 72 : Interface de calcul de la capacité portante pour l'essai Pressiomètre Ménard

Groupe A- Tableau à trois colonnes ;


Groupe B- C’est un groupe pour manipuler les valeurs du tableau ;
C- Case de dialogue qui ne s’affiche qu’en cas de valeurs inadéquates ;
D- Courbe pressiométrique Z = f(E et Pl) qui ne s’affiche qu’après avoir cliquer le bouton
«Tracer » ;
Groupe E- C’est un groupe de données additives pour le calcul de la capacité portance comme
hauteur de la nappe phréatique si l’ « Existence d’une nappe phréatique » est cochée,
encastrement dans la formation porteuse, poids volumique du sol au dessus de la nappe ;
F- ce bouton permet de lancer le calcul de la capacité portante ;
Groupe G- Affichage des résultats obtenus après calcul ;
H- Commentaires s’affichent en même tant que les calculs ;
I- Retour à l’interface d’accueil de la fondation superficielle.
J- Retour à l’interface de vérification au poinçonnement de la fondation superficielle.
K- Passer à la prochaine vérification avec les conditions de validité.

Si le type d’essai choisi est le CPT, voilà l’interface pour les calculs de la capacité
portante. Les boutons ont les mêmes fonctionnalités que ceux du Pressiomètre Ménard.

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A D

Figure 73 : Interface de calcul de la capacité portante pour l'essai CPT

Groupe A- Tableau à deux colonnes ;


D- Courbe pénétromètrique Z = f (qc) qui ne s’affiche qu’après avoir cliqué le bouton «Tracer » ;

Si le type d’essai choisi est le SPT, voilà l’interface pour les calculs de la capacité
portante.

A D

C G
B

J
H I
Figure 74 : Interface de calcul de la capacité portante pour l'essai SPT

RAMAROKOTO Henintsoa Margot Lusia -Promotion 2010 Page 154


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Groupe A- Tableau à trois colonnes mais la deuxième ou troisième sera inactive si on coche
l’ « existence d’une nappe » ;
Groupe B- C’est un groupe pour manipuler les valeurs du tableau ;
C- Case de dialogue qui ne s’affiche qu’en cas de valeurs inadéquates ;
D- Courbe pressiométrique Z = f(N) qui ne s’affiche qu’après avoir cliquer le bouton «Tracer » ;
E- ce bouton permet de lancer le calcul de la capacité portante ;
Groupe F- Affichage des résultats obtenus après calcul ;
G- Commentaires s’affichent en même tant que les calculs ;
H- Retour à l’interface d’accueil de la fondation superficielle ;
I- Retour à l’interface de vérification au poinçonnement de la fondation superficielle ;
J- Passer à la prochaine vérification avec les conditions de validité.

Si le type d’essai choisi est le Equilibre Limite C-f, voilà l’interface pour les calculs de

la capacité portante.

F
A

C D
E

G B

Figure 75 : Interface de calcul de la capacité portante pour l'essai Equilibre Limite C-Phi

Groupe A- C’est un groupe de paramètres de calcul comme c, f et , cette dernière est fixée

selon la case à cocher « Existence d’une nappe » ;


B- Case de dialogue qui ne s’affiche qu’en cas de valeurs inadéquates ;

RAMAROKOTO Henintsoa Margot Lusia -Promotion 2010 Page 155


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Groupe C- C’est un groupe qui prend en compte l’inclinaison des charges si l’on coche « Prise
en compte de l’inclinaison δ » ;
Groupe D- C’est un groupe qui prend en compte la forme de la semelle si l’on coche « Prise en
compte de la forme » ;
Groupe E- C’est un groupe qui prend en compte l’excentricité de la charge si l’on coche « Prise
en compte de l’excentricité e » ;
Groupe F- Affichage des résultats obtenus après calcul et les boutons de sortie, précédent et
suivant sont pareils que ceux des interfaces précédentes ;
G- Commentaires s’affichent en même tant que les calculs.

Après avoir vérifié s’il existe un risque de poinçonnement, une autre fenêtre s’affichera,
celle du choix de calcul du tassement, qui est :

B C

Figure 76 : Interface pour la vérification du poinçonnement

Groupe A- C’est un groupe de méthodes utilisées pour le calcul du tassement ;


B- Retour à l’interface d’accueil de la fondation superficielle ;
C- Passer à la méthode choisie.
Si le bouton coché est celui de la méthode oedomètrique, telle sera l’interface où se fasse
le calcul de tassement.

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A
B

E
F C

G H
I

Figure 77 : Interface pour le calcul de tassement selon la méthode oedomètrique

Groupe A- C’est un groupe de paramètres de choix de consolidation du sol : ces boutons


d’options sont cochés automatiquement selon les valeurs entrées ;
Groupe B- Ce sont les paramètres d’entrée nécessaires pour le calcul du tassement ;
C- Case de dialogue qui ne s’affiche qu’en cas de valeurs inadéquates ;
D- ce bouton permet de lancer le calcul de tassement ;
E- Affichage du résultat obtenu ;
F- Commentaires s’affichent en même tant que les calculs ;
G- Retour à l’interface d’accueil de la fondation superficielle ;
H- Retour à l’interface de vérification du tassement de la fondation superficielle ;
I- Passer à la prochaine vérification avec les conditions de validité.

Si le bouton coché est celui de la méthode préssiomètrique, telle sera l’interface où de


calcul de tassement.

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E
C

Figure 78 : Interface de calcul du tassement selon la méthode pressiomètrique

Groupe A- C’est un groupe qui renferme les paramètres de calcul du tassement ;


Groupe B- Il n’est actif que lorsqu’on coche la case « Existence d’une couche molle » ;
C- Case de dialogue qui ne s’affiche qu’en cas de valeurs inadéquates ;
Groupe D- ce groupe affiche les résultats de calcul après avoir cliqué sur le bouton « Calculer »,
le tassement spécifique Sm sera activé lorsqu’on coche la case à cocher ;
Groupe E- il renseigne sur les valeurs à prendre de α, λc et λd ;
F- Commentaires s’affichent en même tant que les calculs.

Le tassement est maintenant vérifié, voici l’interface de la vérification au renversement.

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A
D

H
F
B

Figure 79 : Interface de calcul de vérification au renversement

Groupe A- C’est un groupe où on introduit les valeurs déjà calculées manuellement, hors du
programme, il s’agit des moments de stabilité et de renversement ;
B- Case de dialogue qui ne s’affiche qu’en cas de valeurs inadéquates ;
C- Bouton à cliquer pour vérifier la stabilité au renversement de la semelle ;
Groupe D- Affichage des coefficients de stabilité obtenus ;
Groupe E- Commentaires s’affichent en même tant que les calculs ;
F- Affichage des valeurs des contraintes maximale et minimale ;
G- Pourcentage de la surface comprimée ;
H- Commentaire s’affichant en même tant que les calculs

Telle est l’interface de vérification au renversement, maintenant, celle de la vérification


au glissement est telle que :

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A B

Figure 80 : Interface de calcul pour la vérification au glissement

Groupe A- Ce groupe permet de vérifier si Hd est inférieure à Vd tanf / g1 dérivant du

Fascicule 62 V;
B- Case de dialogue qui ne s’affiche qu’en cas de valeurs inadéquates ;
C- Commentaires s’affichent en même tant que les calculs.

La dernière vérification à faire pour la stabilité externe est celle de l’affouillement.

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A D

B
E

F C

Figure 81 : Interface de calcul pour la vérification à l’affouillement

Groupe A- c’est un groupe d’affectation de données calculées manuellement ou hors ce


programme, pour le calcul de la profondeur d’affouillement ;
Groupe B- Affichage des résultats des profondeurs obtenus ;
C- Case de dialogue qui ne s’affiche qu’en cas de valeurs inadéquates ;
Groupe D- c’est un groupe d’affectation de données pour le calcul de Vmax et du diamètre
minimal d’enrochements;
Groupe E- Affichage de Vmax et Dmin obtenus ;
F- Commentaires s’affichent en même tant que les calculs.

Après avoir vérifié la stabilité externe de l’ouvrage, il ne reste qu’à vérifier celle interne.
Il s’agit du calcul des armatures des fondations. L’interface de calcul s’affichera selon la semelle
choisie dans les « paramètres géométriques ».
Donc, la fenêtre qui suivra sera celle optée par défaut.

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B D

F
A

C E G

Figure 82 : Interface de calcul des armatures d'une semelle isolée

Groupe A- Avant tout calcul, ce groupe permet de soutirer des données nécessaires dans le lien
qui se trouve dans la case, pour le calcul des armatures ;
Groupe B- il permet de choisir si le calcul sera fait suivant une charge centrée ou excentrée ;
C- ce bouton permet de calculer théoriquement les armatures d’une semelle isolée ;
D-affichages des résultats des armatures théoriques d’une semelle isolée ;
E- Ce bouton permet de calculer réellement les armatures d’une semelle isolée en utilisant le
lien énoncé précédemment, mais ne marche pas sans avoir choisi le diamètre de l’acier à utiliser ;
Groupe F- ce groupe affiche les résultats des armatures réelles d’une semelle isolée ;
G- Retour à l’interface d’accueil de la fondation superficielle.

Enfin, les armatures d’une semelle filante sera vue dans l’interface qui va suivre.

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B D

G E
A

C F H

Figure 83 : Interface pour le calcul des armatures d'une semelle filante

Groupe A- Avant tout calcul, ce groupe permet de soutirer des données nécessaires dans le lien
qui se trouve dans la case, pour le calcul des armatures ;
Groupe B- il permet de choisir si le calcul sera fait suivant une charge centrée ou excentrée ;
C- ce bouton permet de calculer théoriquement les armatures d’une semelle filante ;
D-affichages des résultats des armatures théoriques d’une semelle filante ;
E- Ce message apparait lorsqu’on ne choisit pas le diamètre de l’acier et qu’on lance directement
le calcul ;
F-Ce bouton permet de calculer réellement les armatures d’une semelle filante en utilisant le
lien énoncé précédemment ;
Groupe G- ce groupe affiche les résultats des armatures réelles d’une semelle filante ;
H- Retour à l’interface d’accueil de la fondation superficielle

3-2. Fondations profondes

Si le module choisi est « Fondations Profondes », l’interface suivante va s’afficher.

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A E G

F
H
D
C

Figure 84 : Interface d’accueil du module Fondations Profondes

A- Entrée des paramètres géométriques ;


B- Entrée des valeurs des charges appliquées ;
C- Entrée des paramètres des matériaux: béton et acier ;
D- Validation ou non des paramètres mis en jeu, X pour les valeurs erronées et pour les
valeurs acceptables ;
E- Vérification au poinçonnement ;
F- Vérification à l’affouillement dans les sites aquatiques ;
G- Calcul des armatures de la semelle de liaison avec toutes les vérifications à faire ;
H- Calcul des armatures d’un pieu ;
I- Retour au menu principal.

Premièrement, dans ce module, il faut entrer le diamètre, l’ancrage, le type et le mode de


mise en œuvre du pieu. Pour cela, la fenêtre suivante s’affichera.

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E
F

Figure 85 : Interface pour les paramètres geomètriques pour les fondations profondes

Groupe A- C’est un groupe où on peut insérer les paramètres géométriques d’un pieu ;
Groupe B- C’est un groupe où on peut choisir le mode de mise en œuvre ;
Groupe C- Le type de pieux sera choisi dans ce groupe par des boutons d’options ;
D- Case de dialogue qui ne s’affiche qu’en cas de valeurs inadéquates ;
E- Passer aux prochains paramètres d’entrée avec les conditions de validité ;
F- Retour à l’interface d’accueil de la fondation profonde avec les conditions de validité.

Après avoir effectué l’entrée des paramètres géométriques, la fenêtre «Charges


Appliquées » va apparaitre.

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E D C

Figure 86 : Interface d'entrée pour les charges appliquées

Groupe A- C’est un groupe de données de charges selon les états limites ;


B- Case de dialogue qui ne s’affiche qu’en cas de valeurs inadéquates ;
C- Passer aux prochains paramètres d’entrée avec les conditions de validité ;
D- Retour à l’interface précédente c'est-à-dire : « Paramètres Géométriques »;
E- Retour à l’interface d’accueil de la fondation profonde avec les conditions de validité.

Si les paramètres de charges sont acceptables, alors une fenêtre d’entrée des matériaux
utilisés dans le calcul sera ouverte.

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Figure 87 : Interface d'entrée des données des matériaux utilisés

Groupe A- C’est un groupe de données du matériau Béton ;


Groupe B- C’est un groupe de données du matériau Acier ;
C- Case de dialogue qui ne s’affiche qu’en cas de valeurs inadéquates.

Après que toutes les données communes soient validées et acceptables, la fenêtre
Vérification au poinçonnement apparait.

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Figure 88 : Interface de données pour la vérification au poinçonnement

Groupe A- ce groupe rassemble les types de sol utiles pour le calcul de la capacité portante ;
B- avant d’entrer dans l’un des types d’essai, il faut faire entrer la valeur du nombre de pieux et
calcul le coefficient d’efficacité Ce ;
Groupe C- il renferme les types d’essai à utiliser pour vérifier si la capacité portante de la
fondation.

Avant d’entrer dans le calcul de la capacité portante, le nombre de pieux doit être saisi
dans la fenêtre qui suivra.

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A
C
B

Figure 89 : Interface d'entrée du nombre de pieux et calcul de Ce

A- C’est là qu’on doit entrer la valeur du nombre de pieux qu’on veut selon les dispositifs de
construction et peut être modifiable selon les conditions de vérification de la capacité portante ;
Groupe B- ce groupe est visible selon le type de sol sélectionné ;
C- C’est là que la valeur de Ce sera inscrite.
D- Case de dialogue qui ne s’affiche qu’en cas de valeurs inadéquates.

Après que l’essai « Pressiomètre Ménard » soit selectionné, voilà l’interface de calcul y
afférente.

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C F
G

E
B

D
H

Figure 90 : Interface de calcul de la capacité portante d'un pieu selon l'essai


Pressiométrique

Groupe A- C’est un outil additif nécessaire pour le calcul de la capacité portante : il s’ouvre
automatiquement ;
Groupe B- Ce groupe permet de manipuler les valeurs dans le groupe C ;
Groupe C- C’est un tableau à 3 colonnes Z = f (Pl et E) ;
D- la valeur à inscrire dans cette case est utile pour le calcul de la capacité portante ;
E- Case de dialogue qui ne s’affiche qu’en cas de valeurs inadéquates ;
F- Ce graphique s’affiche seulement après avoir cliqué sur « Tracer », il exprime les valeurs dans
le tableau énuméré précédemment ;
Groupe G- Affichage des résultats obtenus après avoir cliqué sur « Calculer » ;
H- Commentaires s’affichent en même tant que les calculs.

Si l’essai CPT a été choisi, l’interface de calcul est la même que celle du Pressiomètre
Ménard à part la forme du graphe : Z=f(qc).

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Figure 91: Interface de calcul de la capacité portante d'un pieu selon l'essai
Pénetrométrique

Si l’essai Pénétromètre Dynamique a été choisi, l’interface de calcul sera telle que :

A C

E B

Figure 92 : Interface de calcul de la capacité portante d'un pieu de l'essai Pénétromètre


Dynamique

Groupe A- Ce groupe renferme les données nécessaires concernant l’appareil pénétromètre


nécessaires pour le calcul de la capacité portante ;

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B- Case de dialogue qui ne s’affiche qu’en cas de valeurs inadéquates ;


C- C’est une case pour le résultat de  ;
Groupe D- Ce groupe affiche un tableau qui renferme la valeur de la capacité portante en
fonction du nombre de coups obtenus durant l’essai ;
E- Commentaires s’affichent en même tant que les calculs.

A D

B
E

F C

Figure 93 : Interface de calcul pour la vérification de l'affouillement pour une fondation


profonde

Groupe A- c’est un groupe d’affectation de données calculées manuellement ou hors ce


programme, pour le calcul de la profondeur d’affouillement ;
Groupe B- Affichage des résultats des profondeurs obtenus ;
C- Case de dialogue qui ne s’affiche qu’en cas de valeurs inadéquates ;
Groupe D- c’est un groupe d’affectation de données pour le calcul de Vmax et du diamètre
minimal d’enrochements;
Groupe E- Affichage de Vmax et Dmin obtenus ;
F- Commentaires s’affichent en même tant que les calculs.

Après avoir effectué le calcul de la capacité portante et la vérification à l’affouillement


d’une fondation profonde, place à la stabilité interne c'est-à-dire calcul des ferraillages de la
semelle de liaison.

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B E

J
G
C

K
F
H

D I

Figure 94 : Interface de calcul des armatures de la semelle de liaison

Groupe A- C’est un outil additif nécessaire pour le calcul des armatures : il s’ouvre
automatiquement ;
Groupe B- Ce sont les données concernant a semelle de liaison ;
Groupe C- C’est un groupe de données afférant aux dimensions de l’appui au dessus de la
semelle ;
D- Case de dialogue qui ne s’affiche qu’en cas de valeurs inadéquates ;
Groupe E- Affichage de calculs de la hauteur utile d ;
Groupe F- Résultats s’affichant en même temps que ceux de d. Ils sont nécessaires pour les
vérifications ultérieures.
Groupe G- Affichage des résultats et commentaire de la vérification à l’ELU des bielles de
compression ;
Groupe H- Affichage des résultats et commentaire de la vérification à l’ELU de cisaillement du
béton ;
Groupe I- choix de l’excentricité des charges pour le calcul des ferraillages ;
Groupe J- Affichage des armatures théoriques de la semelle de liaison après avoir cliqué
sur « Calculer théoriquement » ;
Groupe K- Affichage des armatures réelles de la semelle de liaison après avoir cliqué
sur « Calculer réellement ».

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Pour terminer, après avoir effectué le calcul des armatures de la semelle de liaison, voici
l’interface de calcul des armatures d’un pieu.

B D

Figure 95 : Interface de calcul des armatures d'un pieu

Groupe A- C’est un outil additif nécessaire pour le calcul des armatures : il s’ouvre
automatiquement ;
B- Affichage des résultats théoriques des armatures longitudinales d’un pieu ;
Groupe C- Affichage des résultats théoriques des armatures transversales d’un pieu ;
Groupe D- Résultats réels des armatures longitudinales d’un pieu ;
E- Commentaires s’affichent en même tant que les calculs.

3-3. Récapitulatifs des données d’entrée et résultats

A part ces fenêtres de calcul, le menu Fichier, comme il a été dit précédemment, sert à
enregistrer les données d’entrée et les résultats de calcul dans FONDASOL1.0. On a utilisé
Microsoft Excel afin de voir les récapitulatifs.
De plus, dans le menu Fichier, on peut constater le sous-menu Nouveau qui permet de faire des
nouveaux calculs, le sous-menu Ouvrir permet d’extraire les données du fichier Excel dans
FONDASOL et enfin le sous-menu Enregistrer qui permet d’extraire les données de
FONDASOL vers Excel. Le format d’extension est le « .xls ».

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C
D

Figure 96 : Interface du menu fichier


A- Sous-menu Nouveau ;
B- Sous-menu Ouvrir ;
C- Sous-menu Enregistrer ;
D- Ce bouton permet de sortir de cette fenêtre et de revenir à la fenêtre principale.

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Figure 97 : Fenêtre récapitulative des données d'entrée et des résultats

IV. Conclusion partielle

En guise de conclusion, on peut dire que le langage VB est un langage assez utilisé dans
le monde. Il s’avère être facile à manipuler, et peut donner des résultats satisfaisants. Ceci le
prouve dans la présentation du logiciel Fondasol1.0. C’est un logiciel de calcul qui ne nécessite
pas un mode d’emploi complexe et les résultats peuvent être fiables selon les valeurs introduites.
Pour bien confirmer cette affirmation, des exemples d’application seront nécessaires.

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CCHHA
APPIITTRREE IIX
X
SIMULATION DU PROGRAMME

Pour illustrer le guide précédent et pour avoir des résultats concrets de l’étude, des
exemples d’application seront élaborés dans ce chapitre. Ces exemples seront nécessaires afin
que l’utilisateur ait une idée des ordres de grandeurs lors de l’emploi du logiciel.

I. Exemples de fondations superficielles

1-1. Pressiomètre Ménard


Données :
L’essai effectué, sur un point correspondant à une fondation d’un pont, a donné les
résultats représentés dans le tableau ci-dessous :

Tableau 22 : Sondage pressiométrique pour une pile

Module
Profondeur Z Pression Limite Pl
Pressiométrique E
(m) (bar)
(bar)
1 26.4 322
2 28.4 364
3 36.3 394
4 38.5 373
5 37.6 385
6 36.4 427
7 37.1 453
8 38.2 468
9 38.9 499
10 41.3 547
11 40.5 512
12 43.7 536
13 43.9 544
14 50.8 638
15 50.4 628
16 58.1 746
17 59.3 726
18 46.8 688
19 56.3 706
20 46.3 623
21 43.5 524
22 37.6 426

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On pense asseoir la pile sur une semelle filante dont les dimensions sont les suivantes :

Tableau 23 : Paramètres d'entrée d'une fondation superficielle pour l'essai pressiomètre


Ménard

Désignation Symboles Valeurs numériques Unités


Semelle
- Longueur L 7,00 m
- Largeur B 3,00 m
- Hauteur H 1,00 m
- Encastrement D 1,00 m
Hauteur de la nappe
Hnappe 1,50 m
phréatique
Masse volumique du
sol au dessus de la  1,85 T/m3
nappe
Pile
- Longueur a 6,00 m
- Largeur b 1,00 m
- Ou Diamètre d -
Charges
- Charge à l’ELS Qels 148,56 T/ml
- Charge à l’ELU Qelu 150,57 T/ml
- excentricité e 0 m
Paramètres du
matériau béton
- Résistance fc28 25,00 MPa
caractéristique à
la compression à
28jours
- Coefficient b 1,50 -
- Masse volumique ρb 2,50 T/m3
Paramètres du
matériau acier
- Limite d’élasticité fe 500 MPa
- Coefficient s 1,15 -
- Enrobage c 0,05 m

Dans la vérification au poinçonnement, on aura comme sol, du sable et grave C et bien sûr,
l’essai à choisir est le Pressiomètre Ménard.

Résultats :
Après avoir effectué les calculs, on a comme résultats :

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Tableau 24 : Vérification au poinçonnement d'une fondation superficielle pour l'essai


Pressiomètre Ménard

Valeurs Commentaires ou
Désignation Symboles Unités
numériques Observations
1- Vérification au
poinçonnement
Contrainte verticale totale qo 0,19 bar
q(3/4l) < qad : OK
Pression limite équivalente Ple 35,85 bar
Mais, pour raisons
Hauteur d’encastrement
De 0 m économiques, Changeons
équivalente
B = 2 m et D = 0,5 m.
Facteur de portance Kp 1,00 -
B ≥ 2 m pour raison de
Portance admissible qad 12,14 bar stabilité
Contrainte de réference q(3/4l) 0,71 bar

Tableau 25 : Dimensions de la fondation superficielle optimisées pour l'essai Pressiomètre


Ménard

Valeurs Commentaires ou
Désignation Symboles Unités
numériques Observations
Vérification au
poinçonnement
Contrainte verticale totale qo 0,09 bar
Pression limite équivalente Ple 25,72 bar q(3/4l) < qad : OK
Hauteur d’encastrement Il n’y pas risque de
De 0 m
équivalente poinçonnement, B et D
Facteur de portance Kp 1,00 - sont adéquates
Portance admissible qad 8,66 bar
Contrainte de réference q(3/4l) 1,06 bar

Tableau 26 : Vérification du tassement d'une fondation superficielle pour l'essai


Pressiomètre Ménard

Valeurs Commentaires ou
Désignation Symboles Unités
numériques Observations
2- Vérification du
tassement
L/B 3,50 -
Coefficient de forme λc 1,33 -
Coefficient de forme λd 1,87 -
Coefficient rhéologique α 1/4 -
S ≤ 5cm : OK
Module pressiométrique dans Ec 341,71 bar
Le tassement n’est pas à
le domaine sphérique
craindre
Module pressiométrique dans Ed 387,30 bar
le domaine déviatorique
Tassement sphérique Sc 0,02 cm
Tassement déviatorique Sd 0,05 cm
Tassement total S 0,07 cm

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Tableau 27 : Vérification au renversement d'une fondation superficielle pour l'essai


Pressiomètre Ménard

Valeurs Commentaires ou
Désignation Symboles Unités
numériques Observations
3- Vérification au
renversement
Sens longitudinal
Moment renversant Mr 249,47 Tm
Moment stabilisateur Ms 3769,81 Tm
Coefficients > 1,5 : OK
Sens transversal
La stabilité est assurée
Moment renversant Mr 598,83 Tm
Moment stabilisateur Ms 3769,81 Tm
Coefficient longitudinal 15 ,11 -
Coefficient transversal 6,30 -
Pourcentage de surface Pourcentage de surface
100 %
comprimée comprimée > 10% :
Contrainte minimale σmin 0,75 MPa l’ELU de renversement
Contrainte maximale σmax 0,75 MPa est vérifié

Tableau 28 : Vérification au glissement d'une fondation superficielle pour l'essai


Pressiomètre Ménard

Valeurs Commentaires ou
Désignation Symboles Unités
numériques Observations
4- Vérification au glissement
Efforts verticaux Vd 150,57 T/ml
Efforts horizontaux Hd 29,40 T
Aire de la surface comprimée A’ 14,00 m² On n’a pas de problème
Degré de glissement.
Angle de frottement Effectif ’ 35
(°)
Cohésion effective c’ 0 bar

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Tableau 29 : Vérification à l'affouillement d'une fondation superficielle pour l'essai


Pressiomètre Ménard

Valeurs Commentaires ou
Désignation Symboles Unités
numériques Observations
5- Vérification à
l’affouillement
Débit de crue avec une période
Q50 1988 m3/s
de retour de 50ans du projet
Largeur du lit L 148 m
Dimensions des mailles laissant
passer 50% du poids de D50 8 mm
l’échantillon La fondation risque
Surface mouillée So 596,01 m² d’être affouillée, mais
Profondeur de l’affouillement on la protégera avec des
HN 6,82 m
normal blocs d’enrochements de
Profondeur de l’affouillement diamètre minimal égal à
HL 1,4 m
local 95cm
Profondeur de l’affouillement dû
HR 0 m
au retrecissement du lit
Profondeur totale HT 8,22 m
Vitesse maximale Vmax 3,34 m/s
Diamètre maximal de
Dmin 95 cm
l’enrochement

La stabilité externe vérifiée, on passe à la stabilité interne, calcul des ferraillages qui
donne :

Tableau 30 : Calcul des armatures de la semelle filante pour l'essai pressiométrique

Valeurs
Désignation Symboles Unités
numériques
6- Calcul des armatures
Armatures principales
Section A 5,65 ou 5HA12 cm²/ml
Espacement e 20 cm
Armatures de répartition
Section Ar 2,51 ou 5HA8 cm²
Espacement e 20 cm

1-2. CPT

Données :
L’essai effectué, sur un point correspondant à une fondation d’un pont, a donné les
résultats représentés dans le tableau ci-dessous :

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Tableau 31 : Sondage penétrométrique CPT pour une culée

Résistance de pointe qc
Profondeur Z (m)
(bar)
1 48.0
2 52.1
3 80.6
4 124.0
5 105.4
6 134.7
7 75.6
8 52.3
9 89.5
10 42.3
11 64.5
12 111
13 90.1
14 95.4
15 102.5
16 86.4
17 162.6

On pense asseoir la culée sur une semelle filante en tête de talus dont les dimensions sont
les suivantes :

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Tableau 32 : Paramètres d'entrée d'une fondation superficielle pour l'essai CPT

Désignation Symboles Valeurs numériques Unités


Semelle
- Longueur L 8,00 m
- Largeur B 2,50 m
- Hauteur H 0,80 m
- Encastrement D 3,00 m
Talus
- Angle de la pente  54 Degré (°)
par rapport à
l’horizontal
- Distance entre d 1,00 m
l’arête avale de la
fondation et le
talus
Hauteur de la nappe
Hnappe 2,00 m
phréatique
Masse volumique du
sol au dessus de la  1,80 T/m3
nappe
Pile
- Longueur a 7,00 m
- Largeur b 1,20 m
- Ou Diamètre d -
Charges
- Charge à l’ELS Qels 103,58 T/ml
- Charge à l’ELU Qelu 119,73 T/ml
- Excentricité e 0,20 m
Paramètres du
matériau béton
- Résistance fc28 25,00 MPa
caractéristique à
la compression à
28jours
- Coefficient b 1,50 -
- Masse volumique ρb 2,50 T/m3
Paramètres du
matériau acier
- Limite d’élasticité fe 500 MPa
- Coefficient s 1,15 -
- Enrobage c 0,05 m

D’après le sondage et l’ancrage de la fondation, on aura du sable et Grave B.


Résultats :
Après avoir effectué les calculs, on a comme résultats :

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Tableau 33 : Vérification au poinçonnement d'une fondation superficielle pour l'essai CPT

Valeurs Commentaires ou
Désignation Symboles Unités
numériques Observations
1- Vérification au
poinçonnement
Contrainte verticale totale qo 0,44 bar
Pression limite équivalente Ple 93,55 bar q(3/4l) < qad : OK
Hauteur d’encastrement Mais, fondation
De 1,07 m
équivalente surdimensionnée,
Facteur de portance Kc 0,13 - Changeons B = 2 m et
Coefficient minorateur iδ 0,41 - D=1,00 m. Et on aura de
Portance admissible qad 2,10 bar l’Argile et Limon B
Contrainte de réference q(3/4l) 0,64 bar

Tableau 34 : Dimensions de la fondation superficielle optimisées pour l'essai CPT

Valeurs Commentaires ou
Désignation Symboles Unités
numériques Observations
Vérification au
poinçonnement
Contrainte verticale totale qo 0,18 bar
Pression limite équivalente Ple 39,71 bar
q(3/4l) < qad : OK
Hauteur d’encastrement
De 0 m Il n’y pas risque de
équivalente
poinçonnement, B et D
Facteur de portance Kc 0,32 -
sont adéquates
Coefficient minorateur iδ 0,16 -
Portance admissible qad 0,86 bar
Contrainte de réference q(3/4l) 0,84 bar

Tableau 35 : Vérification du tassement d'une fondation superficielle pour l'essai CPT

Valeurs Commentaires ou
Désignation Symboles Unités
numériques Observations
2- Vérification du
tassement
Contrainte due à la charge
Δσ 0,84 bar
appliquée
Contrainte géotechnique σ’vo 0,18 bar
Contrainte de consolidation σ’c 1,52 bar S ≤ 5cm : OK
Indice de compression Cc 0,36 - Le tassement n’est pas à
Indice de gonflement Cg 0,06 - craindre
Hauteur de la couche
h 2,00 m
interessée
Indice des vides initial eo 0,9 -
Tassement S 0 ,05 m

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Tableau 36 : Vérification au renversement d'une fondation superficielle pour l'essai CPT

Valeurs Commentaires ou
Désignation Symboles Unités
numériques Observations
3- Vérification au
renversement
Sens longitudinal
Moment renversant Mr 149,50 Tm
Moment stabilisateur Ms 1679,50 Tm
Coefficients > 1,5 : OK
Sens transversal
La stabilité est assurée
Moment renversant Mr 457,20 Tm
Moment stabilisateur Ms 2687,20 Tm
Coefficient longitudinal 11,23 -
Coefficient transversal 5,88 -
Pourcentage de surface Pourcentage de surface
100 %
comprimée comprimée > 10% :
Contrainte minimale σmin 0,24 MPa l’ELU de renversement
Contrainte maximale σmax 0,96 MPa est vérifié

Tableau 37 : Vérification au glissement d'une fondation superficielle pour l'essai CPT

Valeurs Commentaire ou
Désignation Symboles Unités
numériques Observation
4- Vérification au glissement
Efforts verticaux Vd 119,73 T/ml
Efforts horizontaux Hd 25,19 T
Aire de la surface comprimée A’ 16,00 m² On n’a pas de problème
Angle de frottement Effectif Degré de glissement.
’ 17
(°)
Cohésion effective c’ 0 bar

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Tableau 38 : Vérification à l'affouillement d'une fondation superficielle pour l'essai CPT

Valeurs Commentaire ou
Désignation Symboles Unités
numériques Observation
5- Vérification à
l’affouillement
Débit de crue avec une période
Q50 222,796 m3/s
de retour de 50ans du projet
Largeur du lit L 50 m
Dimensions des mailles laissant
passer 50% du poids de D50 10 mm
l’échantillon La fondation n’est pas
protégée de
Surface mouillée So 100,60 m²
l’affouillement, mais on
Profondeur de l’affouillement
HN 2,57 m la protégera avec des
normal
blocs d’enrochements de
Profondeur de l’affouillement
HL 1,68 m diamètre minimal égal à
local
42cm
Profondeur de l’affouillement dû
HR 0 m
au retrecissement du lit
Profondeur totale HT 4,25 m
Vitesse maximale Vmax 2,21 m/s
Diamètre maximal de
Dmin 42 cm
l’enrochement

La stabilité externe vérifiée, on passe à la stabilité interne, calcul des ferraillages qui
donne :

Tableau 39 : Calcul des armatures de la semelle filante pour l'essai CPT

Valeurs
Désignation Symboles Unités
numériques
6- Calcul des armatures
Armatures principales
Section A 6,79 ou 6HA12 cm²/ml
Espacement e 17 cm
Armatures de répartition
Section Ar 3,14 ou 4HA10 cm²
Espacement e 26 cm

1-3. SPT
Données :
L’essai effectué, sur un point correspondant à une fondation d’un pont, a donné les
résultats représentés dans le tableau ci-dessous :

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Tableau 40 : Sondage penétrométrique SPT pour une pile

Profondeur Z (cm) Nombre de coups N


15 11
30 23
45 18
60 31
75 20
90 28
105 15
120 18
135 27
150 31
165 29
180 38
195 32
210 32
225 46
240 46
255 29
270 19
285 17
300 13
315 13
330 16
345 18
360 19
375 16
390 17
405 17
420 17
435 19
450 23
465 22
480 27
495 32
510 24
525 23
540 15
555 16
570 16
585 15
600 18
615 19
630 12

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Tableau 40 : Sondage penétrométrique


SPT pour une pile

645 9
660 9
675 10
690 18
705 19
720 12
735 9
750 9
765 10
780 18
795 39
810 22
825 26
840 16

On pense asseoir la pile sur une semelle isolée dont les dimensions sont les suivantes :

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Tableau 41 : Paramètres d'entrée d'une fondation superficielle pour l'essai SPT

Désignation Symboles Valeurs numériques Unités


Semelle
- Longueur L 3,00 m
- Largeur B 3,00 m
- Hauteur H 1,00 m
- Encastrement D 1,50 m
Hauteur de la nappe
Hnappe 1,50 m
phréatique
Pile
- Longueur a - m
- Largeur b - m
- Ou Diamètre d 1,20 m
Charges
- Charge à l’ELS Qels 730 T
- Charge à l’ELU Qelu 812 T
- excentricité e 0 m
Paramètres du
matériau béton
- Résistance fc28 25,00 MPa
caractéristique à
la compression à
28jours
- Coefficient b 1,50 -
- Masse volumique ρb 2,50 T/m3
Paramètres du
matériau acier
- Limite d’élasticité fe 500 MPa
- Coefficient s 1,15 -
- Enrobage c 0,05 m

D’après le sondage et l’ancrage de la fondation, on aura du Sable et Grave B.

Résultats :
Après avoir effectué les calculs, on a comme résultats :

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Tableau 42 : Vérification au poinçonnement d'une fondation superficielle pour l'essai SPT

Valeurs Commentaires ou
Désignation Symboles Unités
numériques Observations
1- Vérification au
poinçonnement
Nombre de coups moyen Nm 16 - q(3/4l) > qad : PAS OK
Portance admissible qad 1,80 bar Fondation sous-
dimensionnée, Changeons
Contrainte de réference q(3/4l) 8,11 bar
B =7 m et L=7 m, H=1,5m.

Tableau 43 : Dimensions de la fondation superficielle corrigées pour l'essai SPT

Valeurs Commentaires ou
Désignation Symboles Unités
numériques Observations
Vérification au
poinçonnement
Nombre de coups moyen Nm 16 - q(3/4l) < qad : OK
Portance admissible qad 1,55 bar Il n’y pas risque de
poinçonnement, B et D
Contrainte de réference q(3/4l) 1,49 bar
sont adéquates

Tableau 44 : Vérification du tassement d'une fondation superficielle pour l'essai SPT

Valeurs Commentaires ou
Désignation Symboles Unités
numériques Observations
2- Vérification du
tassement
Contrainte due à la charge
Δσ 1,50 bar
appliquée
Contrainte géotechnique σ’vo 0,26 bar
Contrainte de consolidation σ’c 2,00 bar S ≤ 5cm : OK
Indice de compression Cc 0,40 - Le tassement n’est pas à
Indice de gonflement Cg 0,028 - craindre
Hauteur de la couche
h 2,55 m
interessée
Indice des vides initial eo 0,83 -
Tassement S 0,03 m

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Tableau 45 : Vérification au renversement d'une fondation superficielle pour l'essai SPT

Valeurs Commentaires ou
Désignation Symboles Unités
numériques Observations
3- Vérification au
renversement
Sens longitudinal
Moment renversant Mr 102,00 Tm
Moment stabilisateur Ms 1876,00 Tm
Coefficients > 1,5 : OK
Sens transversal
La stabilité est assurée
Moment renversant Mr 283,00 Tm
Moment stabilisateur Ms 1876,00 Tm
Coefficient longitudinal 18,39 -
Coefficient transversal 6,63 -
Pourcentage de surface Pourcentage de surface
100 %
comprimée comprimée > 10% :
Contrainte minimale σmin 0,17 MPa l’ELU de renversement
Contrainte maximale σmax 0,17 MPa est vérifié

Tableau 46 : Vérification au glissement d'une fondation superficielle pour l'essai SPT

Valeurs Commentaire ou
Désignation Symboles Unités
numériques Observation
4- Vérification au glissement
Efforts verticaux Vd 812 T
Efforts horizontaux Hd 51,3 T
Aire de la surface comprimée A’ 16,00 m² On n’a pas de problème
Angle de frottement Effectif Degré de glissement.
’ 30
(°)
Cohésion effective c’ 0 bar

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Tableau 47 : Vérification à l'affouillement d'une fondation superficielle pour l'essai SPT

Valeurs Commentaire ou
Désignation Symboles Unités
numériques Observation
5- Vérification à
l’affouillement
Débit de crue avec une période
Q50 305 m3/s
de retour de 50ans du projet
Largeur du lit L 70 m
Dimensions des mailles laissant
passer 50% du poids de D50 7 mm
l’échantillon La fondation n’est pas
protégée de
Surface mouillée So 273 m²
l’affouillement, mais on
Profondeur de l’affouillement
HN 2,76 m la protégera avec des
normal
blocs d’enrochements de
Profondeur de l’affouillement
HL 1,68 m diamètre minimal égal à
local
11cm
Profondeur de l’affouillement dû
HR 0 m
au retrecissement du lit
Profondeur totale HT 4,44 m
Vitesse maximale Vmax 1,12 m/s
Diamètre maximal de
Dmin 11 cm
l’enrochement

La stabilité externe vérifiée, on passe à la stabilité interne, calcul des ferraillages qui
donne :

Tableau 48 : Calcul des armatures de la semelle isolée pour l’essai SPT

Valeurs
Désignation Symboles Unités
numériques
6- Calcul des armatures
Armatures suivant la largeur B
Section AB 98,13 ou 20HA25 cm²
Espacement e 37 cm
Armatures suivant la longueur L
Section AL 98,13 ou 20HA25 cm²
Espacement e 37 cm

1-4. Paramètres traditionnels C-f

Données :
L’essai effectué, sur un point correspondant à une fondation d’un pont, a donné les
résultats ci-dessous :
- Argile et limon B ;

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- c = 0.03bar ;
- f = 30° ;

-  = 1.85 T/m².

La fondation de la pile sera une semelle isolée.


Les paramètres concernant les fondations sont les suivantes :

Tableau 49 : Paramètres d'entrée d'une fondation superficielle pour les paramètres « c-φ »

Désignation Symboles Valeurs numériques Unités


Semelle
- Longueur L 4,00 m
- Largeur B 5,00 m
- Hauteur H 1,00 m
- Encastrement D 0,50 m
Pile
- Longueur a - m
- Largeur b - m
- Ou Diamètre d 1,00 m
Charges
- Charge à l’ELS Qels 269 T
- Charge à l’ELU Qelu 310 T
- Excentricité e 0 m
- inclinaison δ 7,5 degré (°)
Paramètres du
matériau béton
- Résistance fc28 25,00 MPa
caractéristique à
la compression à
28jours
- Coefficient b 1,50 -
- Masse volumique ρb 2,50 T/m3
Paramètres du
matériau acier
- Limite d’élasticité fe 500 MPa
- Coefficient s 1,15 -
- Enrobage c 0,05 m

Résultats :
Après avoir effectué les calculs, on a comme résultats :

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Tableau 50 : Vérification au poinçonnement d'une fondation superficielle pour les


paramètres « c-φ »

Valeurs Commentaires ou
Désignation Symboles Unités
numériques Observations
1- Vérification au
poinçonnement
Coefficients de réduction i 0,56 -
iq 14,27 -
ic 14,27 - q(3/4l) < qad : OK
Coefficients de forme S 0,84 - Fondation sur-
Sq 1,16 - dimensionnée,
Sc 1,00 - Changeons B = 2 m
Largeur due à l’excentricité Be 3,00 m et L = 3 m.
Portance admissible qad 13,42 bar
Contrainte de réference q(3/4l) 1,85 bar

Tableau 51 : Dimensions de la fondation superficielle optimisées pour les paramètres «c-φ»

Valeurs Commentaires ou
Désignation Symboles Unités
numériques Observations
Vérification au poinçonnement

Coefficients de réduction i 0,56 -


iq 14,27 -
ic 14,27 -
q(3/4l) < qad : OK
Coefficients de forme S 0,87 -
Il n’y pas risque de
Sq 1,13 -
poinçonnement, B
Sc 1,00 -
et D sont adéquates.
Largeur due à l’excentricité Be 1,00 m
Portance admissible qad 12,77 bar
Contrainte de réference q(3/4l) 8,97 bar

Tableau 52 : Vérification du tassement de la semelle isolée pour les paramètres «c-φ»

Valeurs Commentaires ou
Désignation Symboles Unités
numériques Observations
2- Vérification du
tassement
Contrainte due à la charge
Δσ 4,48 bar
appliquée
Contrainte géotechnique σ’vo 0,09 bar
Contrainte de consolidation σ’c 6,20 bar S ≤ 5cm : OK
Indice de compression Cc 0,24 - Le tassement n’est pas à
Indice de gonflement Cg 0,04 - craindre
Hauteur de la couche
h 1,5 m
interessée
Indice des vides initial eo 1,2 -
Tassement S 0,05 m

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Tableau 53 : Vérification au renversement d'une fondation superficielle pour les


paramètres «c-φ»

Valeurs Commentaires ou
Désignation Symboles Unités
numériques Observations
3- Vérification au
renversement
Sens longitudinal
Moment renversant Mr 210,00 Tm
Moment stabilisateur Ms 1125,00 Tm
Coefficients > 1,5 : OK
Sens transversal
La stabilité est assurée
Moment renversant Mr 321,00 Tm
Moment stabilisateur Ms 1125,00 Tm
Coefficient longitudinal 5,36 -
Coefficient transversal 3,50 -
Pourcentage de surface Pourcentage de surface
75 %
comprimée comprimée > 10% :
Contrainte minimale σmin 0 MPa l’ELU de renversement
Contrainte maximale σmax 1,38 MPa est vérifié

Tableau 54 : Vérification au glissement d'une fondation superficielle pour les paramètres


«c-φ»

Valeurs Commentaire ou
Désignation Symboles Unités
numériques Observation
4- Vérification au glissement
Efforts verticaux Vd 310 T
Efforts horizontaux Hd 46,5 T
Aire de la surface comprimée A’ 4,50 m² On n’a pas de problème
Angle de frottement Effectif Degré de glissement.
’ 32
(°)
Cohésion effective c’ 0 bar

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Tableau 55 : Vérification à l'affouillement d'une fondation superficielle pour les


paramètres «c-φ»

Valeurs Commentaire ou
Désignation Symboles Unités
numériques Observation
5- Vérification à
l’affouillement
Débit de crue avec une période
Q50 2778 m3/s
de retour de 50ans du projet
Largeur du lit L 220 m
Dimensions des mailles laissant
passer 50% du poids de D50 10 mm
l’échantillon La fondation n’est pas
protégée de
Surface mouillée So 1493 m²
l’affouillement, mais on
Profondeur de l’affouillement
HN 6,12 m la protégera avec des
normal
blocs d’enrochements de
Profondeur de l’affouillement
HL 1,40 m diamètre minimal égal à
local
30cm
Profondeur de l’affouillement dû
HR 0 m
au retrecissement du lit
Profondeur totale HT 7,52 m
Vitesse maximale Vmax 1,86 m/s
Diamètre maximal de
Dmin 30 cm
l’enrochement

La stabilité externe vérifiée, on passe à la stabilité interne, calcul des ferraillages qui
donne :

Tableau 56 : Calcul des armatures de la semelle isolée pour les paramètres «c-φ»

Valeurs
Désignation Symboles Unités
numériques
6- Calcul des armatures
Armatures suivant la largeur B
Section AB 47,10 ou 15HA20 cm²
Espacement e 21 cm
Armatures suivant la longueur L
Section AL 16,92 ou 11HA14 cm²
Espacement e 19 cm

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II. Exemples de fondations profondes

2-1. Pressiomètre Ménard


Données :
L’essai effectué, sur un point correspondant à une fondation d’un pont, a donné les
résultats représentés dans le tableau ci-dessous :

Tableau 57 : Sondage pressiométrique pour une pile

Module
Profondeur Z Pression Limite Pl
Pressiométrique E
(m) (bar)
(bar)
1 0 0
2 0 0
3 1.4 13
4 1.8 12
5 2.1 5
6 2.5 18
7 2.8 28
8 2.5 16
9 4.2 23
10 5.5 32
11 6.4 62
12 7.2 49
13 6.5 57
14 6.5 57
15 6.0 46
16 6.9 44
17 8.1 56
18 9.6 68
19 18.9 96
20 26.3 147
21 21.2 166
22 30.6 130
23 14.3 92
24 18.7 103
25 12.3 116
26 13.2 102
27 12.7 64
28 17.6 126
29 20.0 168
30 23.9 204

On pense asseoir la pile sur une fondation profonde dont les dimensions sont les
suivantes :

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Tableau 58 : Paramètres d'entrée d'une fondation profonde pour l'essai pressiomètre


Ménard

Désignation Symboles Valeurs numériques Unités


Pieu
- Diamètre B 0,80 m
- Ancrage D 24,00 m
- Longueur L 22,50 m
Type de pieu Foré à la boue
Mise en oeuvre Sans refoulement du sol
Charges
- Charge à l’ELS Qels 463,20 T
- Charge à l’ELU Qelu 625,60 T
- excentricité e 0 m
Paramètres du
matériau béton
- Résistance fc28 25,00 MPa
caractéristique à
la compression à
28jours
- Résistance ft28 2,10 MPa
caractéristique à
la traction à
28jours b 1,50 -
- Coefficient ρb 2,50 T/m3
- Masse volumique
Paramètres du
matériau acier
- Limite d’élasticité fe 500 MPa
- Coefficient s 1,15 -
- Enrobage c 0,07 m
Nombre de pieux N 4 -

Dans la vérification au poinçonnement, on aura comme sol, des roches altérées et bien sûr,
l’essai à choisir est le Pressiomètre Ménard.

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Résultats :
Après avoir effectué les calculs, on a comme résultats :

Tableau 59 : Vérification au poinçonnement d'une fondation profonde pour l'essai


Pressiomètre Ménard

Valeurs Commentaires ou
Désignation Symboles Unités
numériques Observations
1- Vérification au
poinçonnement
Facteur de portance Kp 1,10 -
Section de la pointe A 0,50 m²
Qels > Ce N Qc/1,4 : PAS
Pression limite équivalente Ple 16,55 bar
OK
Charge limite de pointe Qp 91,03 T
Qelu < Ce N Ql/1,4 : OK
Périmètre du pieu P 2,51 m
Changeons D = 26 m, L =
Charge limite de frottement
Qs 104,75 T 23,5m.
latéral On garde N et B
Charge de fluage Qc 118,84 T
Charge limite Ql 195,78 T

Tableau 60 : Dimensions de la fondation profonde corrigées pour l'essai Pressiomètre


Ménard

Valeurs Commentaires ou
Désignation Symboles Unités
numériques Observations
Vérification au
poinçonnement
Facteur de portance Kp 1,10 -
Section de la pointe A 0,50 m²
Pression limite équivalente Ple 12,96 bar
Charge limite de pointe Qp 71,28 T Qels < Ce N Qc/1,4 : OK
Périmètre du pieu P 2,51 m Qelu < Ce N Ql/1,4 : OK
Charge limite de frottement B et D sont adéquates
Qs 215,02 T
latéral
Charge de fluage Qc 186,15 T
Charge limite Ql 286,30 T

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Tableau 61 : Vérification à l'affouillement d'une fondation profonde pour l'essai


Pressiomètre Ménard

Valeurs Commentaires ou
Désignation Symboles Unités
numériques Observations
2- Vérification à
l’affouillement
Débit de crue avec une période
Q50 410,25 m3/s
de retour de 50ans du projet
Largeur du lit L 43,67 m
Diamètre de la pile d 1,2 m
Dimensions des mailles laissant
passer 50% du poids de D50 10 mm La fondation ne risque
l’échantillon pas d’être affouillée,
Surface mouillée So 358,9 m² mais on la protégera
Profondeur de l’affouillement quand même avec des
HN 4,79 m
normal blocs d’enrochements de
Profondeur de l’affouillement diamètre minimal égal à
HL 1,68 m
local 11cm
Profondeur de l’affouillement dû
HR 0 m
au retrecissement du lit
Profondeur totale HT 6,47 m
Vitesse maximale Vmax 1,14 m/s
Diamètre maximal de
Dmin 11 cm
l’enrochement

La stabilité externe vérifiée, on passe à la stabilité interne, on commencera par la


vérification des matériaux du pieu en BA.

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Tableau 62 : Vérification des matériaux du pieu en BA pour l’essai pressiométrique

Valeurs Commentaires
Désignation Symboles Unités
numériques ou Observations
Résistance limite conventionnelle à la  σbu σbc : OK
fcmax 25 MPa
compression du béton L’ELU de
Coefficient réducteur de la résistance k1 1,2 - résistance vis-à
du béton k2 1,05 - vis des
Valeur de l’effort tranchant Vu 31,2 T sollicitations
Résistance caractéristique à la normales est
fcj 24 MPa
compression du béton agé de j jours vérifié
Résistance conventionnelle à la  τu τulim : OK
fc 19 MPa
compression L’ELU de
Résistance caractéristique à la traction résistance vis-à-
ftj 1,74 MPa
du béton agé de j jours vis des
Contrainte de calcul du beton à l’ELU σbu 3,13 MPa sollicitations
Contrainte limite de compression σbc 10,77 MPa tangentes est
Contrainte tangente conventionnelle τu 0,75 MPa vérifié
Contrainte tangente limite τulim 0,76 MPa  σb σadm :
Contrainte de calcul du beton à l’ELS σb 2,32 MPa OK
L’ELS de
résistance vis-à-
vis des
Contrainte limite de compression σadm 11,40 MPa sollicitations
normales est
vérifié

Tableau 63 : Vérifications diverses de la semelle de liaison pour l’essai pressiométrique

Valeurs Commentaires ou
Désignation Symboles Unités
numériques Observations
Semelle de liaison σb < 0,9fc28 = 22,5
s

- Largeur B 4,00 m MPa : OK


- Longueur L 4,00 m L’ELU de compression
- Angle θ 50 Degré(°) des bielles au niveau de la
- Entre-axe b’ 3,00 m base du pilier est vérifié
Pile
- Diamètre l 1,20 m σbi < 0,9fc28 = 22,5
Hauteur utile de la semelle d 1,44 m MPa : OK
Section du pilier Sp 1,13 m² L’ELU de compression
Section du pieu So 0,50 m² des bielles au niveau de la
Contrainte de compression tête du pieu est vérifié
dans les bielles au niveau σb s 9,44 MPa
de la base de l’appui τu < 0,1fc28 = 2,5 MPa :
Contrainte de compression OK
dans les bielles au niveau σb i 5,74 MPa Le cisaillement du béton
de la tête du pieu n’est pas à craindre
Contrainte tangente τu 0,54 MPa
conventionnellle

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Tableau 64 : Calcul des armatures de la semelle de liaison pour l’essai pressiométrique

Valeurs
Désignation Symboles Unités
numériques
3- Calcul des armatures
de la semelle de liaison
Armatures inférieures
Section Ai 25,13 ou 8HA20 cm²/ml
Espacement e 13 cm
Armatures supérieures
Section As 3,39 ou 3HA12 cm²/ml
Espacement e 34 cm
Armatures verticales
Section Av 1,57 ou 2HA10 cm²/ml
Espacement e 20 cm
Armatures horizontales
Section Ah 2,37 ou 3HA10 cm²/ml
Espacement e 20 cm

Tableau 65 : Calcul des armatures du pieu pour l'essai pressiométrique

Valeurs Commentaires ou
Désignation Symboles Unités
numériques Observations
4- Calcul des armatures
du pieu
Armatures longitudinales Al 12,06 ou 6HA16 cm² Nu = 156,4 T < Nulim =
Armatures transversales 318,64 T : OK
- Diamètre Φt 10 mm La condition de sécurité
- espacement st 24 cm est vérifiée

2-2. CPT
Données :
L’essai effectué, sur un point correspondant à une fondation d’un pont, a donné les
résultats représentés dans le tableau ci-dessous :

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Tableau 66 : Sondage penetrométrique pour une pile

Profondeur Z Résistance de pointe


(m) qc (bar)
1 16.4
2 14.6
3 17.8
4 50.6
5 20.6
6 35.0
7 44.1
8 52.3
9 68.8
10 39.9
11 38.7
12 51.2
13 72.5
14 96.0
15 109.2
16 191.0
17 224.7
18 251.0

On pense asseoir la pile sur une fondation profonde dont les dimensions sont les
suivantes :

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Tableau 67 : Paramètres d'entrée d'une fondation profonde pour l'essai CPT

Désignation Symboles Valeurs numériques Unités


Pieu
- Diamètre B 1,00 m
- Ancrage D 15,00 m
- Longueur L 15,00 m
Type de pieu Foré Simple
Mise en oeuvre Sans refoulement du sol
Charges
- Charge à l’ELS Qels 953,00 T
- Charge à l’ELU Qelu 1023,00 T
- excentricité e 0,60 m
Paramètres du
matériau béton
- Résistance fc28 25,00 MPa
caractéristique à
la compression à
28jours
- Résistance ft28 2,10 MPa
caractéristique à
la traction à
28jours b 1,50 -
- Coefficient ρb 2,50 T/m3
- Masse volumique
Paramètres du
matériau acier
- Limite d’élasticité fe 500 MPa
- Coefficient s 1,15 -
- Enrobage c 0,07 m
Nombre de pieux N 6 -
Entre-axe b’ 3 m
Nombre de lignes m 2 -
Nombre de colonnes n 3 -

Dans la vérification au poinçonnement, on aura comme sol, des sables et graves C et bien sûr,
l’essai à choisir est le CPT.

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Résultats :
Après avoir effectué les calculs, on a comme résultats :

Tableau 68 : Vérification au poinçonnement d'une fondation profonde pour l'essai CPT

Valeurs Commentaires ou
Désignation Symboles Unités
numériques Observations
1- Vérification au
poinçonnement
Facteur de portance Kc 0,15 -
Section de la pointe A 0,79 m²
Pression limite équivalente qce 121,85 bar Qels > Ce N Qc/1,4 : PAS
Charge limite de pointe Qp 144,39 T OK
Périmètre du pieu P 3,14 m Qelu < Ce N Ql/1,4 : OK
Charge limite de frottement Changeons D = L = 18 m.
Qs 97,10 T
latéral On garde N et B
Charge de fluage Qc 140,17 T
Charge limite Ql 241,49 T

Tableau 69 : Dimensions de la fondation profonde corrigées pour l'essai CPT

Valeurs Commentaires ou
Désignation Symboles Unités
numériques Observations
Vérification au
poinçonnement
Facteur de portance Kc 0,15 -
Section de la pointe A 0,79 m²
Pression limite équivalente Ple 183,54 bar
Charge limite de pointe Qp 217,49 T Qels < Ce N Qc/1,4 : OK
Périmètre du pieu P 3,14 m Qelu < Ce N Ql/1,4 : OK
Charge limite de frottement B et D sont adéquates
Qs 179, 51 T
latéral
Charge de fluage Qc 234,40 T
Charge limite Ql 397,00 T

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Tableau 70 : Vérification à l'affouillement d'une fondation profonde pour l'essai CPT

Valeurs Commentaires ou
Désignation Symboles Unités
numériques Observations
2- Vérification à l’affouillement
Débit de crue avec une période de
Q50 1966,88 m3/s
retour de 50ans du projet
Largeur du lit L 150,00 m
Diamètre de la pile d 1,2 m
Dimensions des mailles laissant
passer 50% du poids de D50 8 mm La fondation ne risque
l’échantillon pas d’être affouillée,
Surface mouillée So 587,22 m² mais on la protégera
Profondeur de l’affouillement quand même avec des
HN 6,68 m
normal blocs d’enrochements de
Profondeur de l’affouillement diamètre minimal égal à
HL 1,68 m
local 96cm
Profondeur de l’affouillement dû
HR 0 m
au retrecissement du lit
Profondeur totale HT 8,36 m
Vitesse maximale Vmax 3,35 m/s
Diamètre maximal de
Dmin 96 cm
l’enrochement

La stabilité externe vérifiée, on passe à la stabilité interne, on commencera par la


vérification des matériaux du pieu en BA.

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Tableau 71 : Vérification des matériaux du pieu en BA pour l’essai CPT

Valeurs Commentaires
Désignation Symboles Unités
numériques ou Observations
Résistance limite conventionnelle à la  σbu σbc : OK
fcmax 25 MPa
compression du béton L’ELU de
Coefficient réducteur de la résistance du k1 1,2 - résistance vis-à
béton k2 1,05 - vis des
Valeur de l’effort tranchant Vu 47,6 T sollicitations
Résistance caractéristique à la normales est
fcj 24 MPa
compression du béton agé de j jours vérifié
Résistance conventionnelle à la  τu τulim : OK
fc 19 MPa
compression L’ELU de
Résistance caractéristique à la traction résistance vis-à-
ftj 1,74 MPa
du béton agé de j jours vis des
Contrainte de calcul du beton à l’ELU σbu 2,16 MPa sollicitations
Contrainte limite de compression σbc 10,77 MPa tangentes est
Contrainte tangente conventionnelle τu 0,72 MPa vérifié
Contrainte tangente limite τulim 0,76 MPa  σb σadm :
Contrainte de calcul du beton à l’ELS σb 2,01 MPa OK
L’ELS de
résistance vis-à-
vis des
Contrainte limite de compression σadm 11,40 MPa sollicitations
normales est
vérifié

Tableau 72 : Vérifications diverses de la semelle de liaison pour l’essai CPT

Valeurs Commentaires ou
Désignation Symboles Unités
numériques Observations
Semelle de liaison σb < 0,9fc28 = 22,5
s

- Largeur B 5,00 m MPa : OK


- Longueur L 8,00 m L’ELU de compression
- Angle θ 50 Degré(°) des bielles au niveau de la
- Entre-axe b’ 3,00 m base du pilier est vérifié
Pile
- Diamètre l 1,20 m σbi < 0,9fc28 = 22,5
Moment due à l’excentricité M 35,1 Tm MPa : OK
Hauteur utile de la semelle d 1,44 m L’ELU de compression
Section du pilier Sp 1,13 m² des bielles au niveau de la
Section du pieu So 0,79 m² tête du pieu est vérifié
Contrainte de compression
dans les bielles au niveau de σb s 15,44 MPa τu < 0,1fc28 = 2,5 MPa :
la base de l’appui OK
Contrainte de compression Le cisaillement du béton
dans les bielles au niveau de σb i 4,11 MPa n’est pas à craindre
la tête du pieu
Contrainte tangente τu 0,71 MPa
conventionnelle

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Tableau 73 : Calcul des armatures de la semelle de liaison pour l’essai CPT

Valeurs
Désignation Symboles Unités
numériques
3- Calcul des armatures
de la semelle de liaison
Armatures inférieures
Section Ai 6,79 ou 6HA12 cm²/ml
Espacement e 17 cm
Armatures supérieures
Section As 1,57 ou 2HA10 cm²/ml
Espacement e 25 cm
Armatures verticales
Section Av 1,01 ou 2HA8 cm²/ml
Espacement e 20 cm
Armatures horizontales
Section Ah 1,07 ou 2HA8 cm²/ml
Espacement e 20 cm

Tableau 74 : Calcul des armatures du pieu pour l'essai CPT

Valeurs Commentaires ou
Désignation Symboles Unités
numériques Observations
4- Calcul des
armatures du pieu
Armatures longitudinales Al 14,07 ou 7HA16 cm² Nu = 170,5 T < Nulim =
Armatures transversales 797,98 T : OK
- Diamètre Φt 10 mm La condition de sécurité
- espacement st 24 cm est vérifiée

2-3. Pénétromètre Dynamique


Données :
On pense asseoir la pile sur une fondation profonde dont les dimensions sont les
suivantes :

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Tableau 75 : Paramètres d'entrée d'une fondation profonde pour l'essai Penetromètre


Dynamique

Désignation Symboles Valeurs numériques Unités


Pieu
- Diamètre B 0,80 m
- Ancrage D 7,00 m
- Longueur L 7,00 m
Type de pieu Foré Récuperé
Mise en oeuvre Sans refoulement du sol
Charges
- Charge à l’ELS Qels 200,00 T
- Charge à l’ELU Qelu 235,00 T
- excentricité e 0 m
Paramètres du
matériau béton
- Résistance fc28 25,00 MPa
caractéristique à
la compression à
28jours
- Résistance ft28 2,10 MPa
caractéristique à
la traction à
28jours b 1,50 -
- Coefficient ρb 2,50 T/m3
- Masse volumique
Paramètres du
matériau acier
- Limite d’élasticité fe 500 MPa
- Coefficient s 1,15 -
- Enrobage c 0,07 m
Nombre de pieux N 4 -
Entre-axe b’ 2,5 m

Dans la vérification au poinçonnement, on aura comme sol, de l’Argile et Limon B et bien sûr,
l’essai à choisir est le Pénetromètre Dynamique.

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Résultats :
Après avoir effectué les calculs, on a comme résultats :

Tableau 76 : Vérification au poinçonnement d'une fondation profonde pour l'essai


Penetromètre Dynamique

Valeurs Commentaires ou
Désignation Symboles Unités
numériques Observations
1- Vérification au
poinçonnement
Masse du mouton M 8,00 Kg
Hauteur de chute h 0,60 m
Section du pénetromètre A 3,8.10-4 m²
Masse de la tige guide et de
- 5,50 Kg
l’enclume Qels < Ce N Qc/1,1 : OK
Masse d’une tige - 3,00 Kg Pour raison économique,
Masse de la pointe - 0,50 Kg changeons N = 38 m.
Nombre de tiges - 1 - On garde D et B
Nombre de coups N 40 -
coefficient β 5,94 bar
Charge limite qd 11,88 bar
Charge admissible Qc 59,69 T

Tableau 77 : Dimensions de la fondation profonde optimisées pour l'essai Penetromètre


Dynamique

Valeurs Commentaires ou
Désignation Symboles Unités
numériques Observations
2- Vérification au
poinçonnement
Masse du mouton M 8,00 Kg
Hauteur de chute h 0,60 m
Section du pénetromètre A 3,8.10-4 m²
Masse de la tige guide et de
5,50 Kg
l’enclume
Masse d’une tige 3,00 Kg Qels < Ce N Qc/1,1 : OK
Masse de la pointe 0,50 Kg N est adéquat.
Nombre de tiges 1 -
Nombre de coups N 38 -
coefficient β 5,94 bar
Charge limite qd 11,28 bar
Charge admissible Qc 56,72 T

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Tableau 78 : Vérification à l'affouillement d'une fondation profonde pour l'essai


Penetromètre Dynamique

Valeurs Commentaires ou
Désignation Symboles Unités
numériques Observations
3- Vérification à l’affouillement
Débit de crue avec une période de
Q50 1332,00 m3/s
retour de 50ans du projet
Largeur du lit L 79,00 m
Diamètre de la pile d 1,20 m
Dimensions des mailles laissant
passer 50% du poids de D50 8 mm La fondation ne risque
l’échantillon pas d’être affouillée,
Surface mouillée So 374 m² mais on la protégera
Profondeur de l’affouillement quand même avec des
HN 8,24 m
normal blocs d’enrochements de
Profondeur de l’affouillement diamètre minimal égal à
HL 1,68 m
local 109cm
Profondeur de l’affouillement dû
HR 0 m
au retrecissement du lit
Profondeur totale HT 9,92 m
Vitesse maximale Vmax 3,56 m/s
Diamètre maximal de
Dmin 109 cm
l’enrochement

La stabilité externe vérifiée, on passe à la stabilité interne, on commencera par la


vérification des matériaux du pieu en BA.

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Tableau 79 : Vérification des matériaux du pieu en BA pour l’essai Pénetromètre


Dynamique

Valeurs Commentaires
Désignation Symboles Unités
numériques ou Observations
Résistance limite conventionnelle à la  σbu σbc : OK
fcmax 25 MPa
compression du béton L’ELU de
Coefficient réducteur de la résistance du k1 1,2 - résistance vis-à
béton k2 1,05 - vis des
Valeur de l’effort tranchant Vu 30,1 T sollicitations
Résistance caractéristique à la normales est
fcj 24 MPa
compression du béton agé de j jours vérifié
Résistance conventionnelle à la  τu τulim : OK
fc 19 MPa
compression L’ELU de
Résistance caractéristique à la traction résistance vis-à-
ftj 1,74 MPa
du béton agé de j jours vis des
Contrainte de calcul du beton à l’ELU σbu 1,18 MPa sollicitations
Contrainte limite de compression σbc 10,77 MPa tangentes est
Contrainte tangente conventionnelle τu 0,72 MPa vérifié
Contrainte tangente limite τulim 0,76 MPa  σb σadm :
Contrainte de calcul du beton à l’ELS σb 1,00 MPa OK
L’ELS de
résistance vis-à-
vis des
Contrainte limite de compression σadm 11,40 MPa sollicitations
normales est
vérifié

Tableau 80 : Vérifications diverses de la semelle de liaison pour l’essai Pénetromètre


Dynamique

Valeurs Commentaires ou
Désignation Symboles Unités
numériques Observations
Semelle de liaison σbs < 0,9fc28 = 22,5
- Largeur B 3,00 m MPa : OK
- Longueur L 3,00 m L’ELU de compression
- Angle θ 50 Degré(°) des bielles au niveau de la
- Entre-axe b’ 2,50 m base du pilier est vérifié
Pile
- Diamètre l 1,20 m σbi < 0,9fc28 = 22,5
Hauteur utile de la semelle d 1,14 m MPa : OK
Section du pilier Sp 1,13 m² L’ELU de compression
Section du pieu So 0,50 m² des bielles au niveau de la
Contrainte de compression tête du pieu est vérifié
dans les bielles au niveau de σb s 3,55 MPa
la base de l’appui τu < 0,1fc28 = 2,5 MPa :
Contrainte de compression OK
dans les bielles au niveau de σb i 2,19 MPa Le cisaillement du béton
la tête du pieu n’est pas à craindre
Contrainte tangente τu 0,34 MPa

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Tableau 81 : Calcul des armatures de la semelle de liaison pour l’essai Pénetromètre


Dynamique

Valeurs
Désignation Symboles Unités
numériques
4- Calcul des armatures
de la semelle de liaison
Armatures inférieures
Section Ai 12,32 ou 8HA14 cm²/ml
Espacement e 13 cm
Armatures supérieures
Section As 1,57 ou 2HA10 cm²/ml
Espacement e 25 cm
Armatures verticales
Section Av 1,01 ou 2HA8 cm²/ml
Espacement e 20 cm
Armatures horizontales
Section Ah 1,51 ou 3HA8 cm²/ml
Espacement e 20 cm

Tableau 82 : Calcul des armatures du pieu pour l’essai Pénetromètre Dynamique

Valeurs Commentaires ou
Désignation Symboles Unités
numériques Observations
5- Calcul des
armatures du pieu
Armatures longitudinales Al 12,06 ou 6HA16 cm² Nu = 58,75 T < Nulim =
Armatures transversales 593,55 T : OK
- Diamètre Φt 10 mm La condition de sécurité
- espacement st 24 cm est vérifiée

III. Conclusion Partielle

Les différents exemples vus ci-dessus montrent les différents résultats obtenus lors d’une
étude de fondation d’un pont. En effet, ces résultats dépendent des essais effectués par le
laboratoire chargé du projet. Il élabore les données permettant à l’ingénieur de concevoir son
ouvrage. Il incombe à ce dernier de faire entrer les valeurs qu’il juge adaptées au projet, dans le
programme. Ces valeurs dépendent de sa propre conception, de l’environnement du projet et du
mode d’exécution des travaux. Le logiciel Fondasol1.0 ne l’aide qu’à faire les calculs plus
rapidement.

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CONCLUSION GENERALE

En guise de conclusion, avant de construire un ouvrage d’art tel qu’un pont, un Ingénieur
doit tenir compte du comportement du sol d’assise et de la lithologie des couches. Pour cela, des
essais seront faits tels que : essai pressiométrique qui offre plus de précisions dans les résultats et
reste le plus exploité, et essais pénetrométriques, certes, pas fréquemment utilisés à Madagascar
mais donnent des résultats convenables. Pour trouver les caractéristiques physico-mécaniques
d’un sol, les essais de laboratoire restent toujours indispensables.
Par le biais des résultats obtenus, il peut choisir entre asseoir son ouvrage sur une
fondation superficielle ou profonde.
Les étapes de calculs ont été programmées en Visual Basic 6.0 dans le but d’automatiser
les calculs et d’apprécier de façon rapide les résultats attendus. Dans ce programme, les
paramètres introduits permettent de vérifier la stabilité externe de l’ouvrage par rapport aux
sollicitations externes. A part cela, l’application permet de calculer les ferraillages d’une
fondation superficielle selon le type de semelle choisi et ceux d’une semelle de liaison et d’un
pieu pour une fondation profonde.
Toutefois, il appartient à l’ingénieur d’apprécier si l’outil de calcul FONDASOL est
utilisable pour apprécier le comportement de l’ouvrage envisagé.
L’ingénieur choisit l’outil de calcul qui lui paraît adapté. Il opère seul la modélisation de
l’ouvrage envisagé. Il décide seul de prendre en compte ou non les résultats obtenus dans le
programme pour définir le comportement de l’ouvrage envisagé.
Enfin, certains paramètres comme l’inclinaison des pieux et types de pieux métalliques ne sont
pas inclus dans ce programme. Des améliorations éventuelles peuvent être encore envisagées
pour rendre le logiciel plus fluide.

RAMAROKOTO Henintsoa Margot Lusia -Promotion 2010 Page 214


BIBLIOGRAPHIE

[1] Samuel AMAR, Jean Pierre MAGNAN -Essais de Mécanique des Sols en Laboratoire et
en place-LCPC-Juillet 1980
[2] P. Andrieux – Reconnaissance Géotechnique- COLAS Madagascar –Septembre 2008
[3] P. Andrieux – Fondations des ouvrages- COLAS Madagascar –Septembre 2008
[4] Jean COSTET, Guy Sanglerat – Cours pratique de la Mécanique des sols, Plasticité et
Calcul des Tassements-DUNOD-1981
[5] G. OLIVARI – Mécanique des Sols générale – ENTPE
[6] Département Transport et Génie Civil – Mécanique des sols Appliquée 2ème année
TomeI - ENTPE
[7] Modes Opératoires du laboratoire central des Ponts et Chaussées – DUNOD Paris 1970
[8] LPC – Essai au Scissomètre de Chantier LPC, Méthode d’essai LPC n 22 - Ministère de
l’Equipement du Logement de l’Aménagement du Territoire et des Transports –Février
1987
[9] Gerard Degoutte et Paul Royet – Aide mémoire de mécanique des sols – ENGREF- 2005
[10] Roger FRANK - Fondations Profondes : Techniques de l’Ingénieur, traité Construction
[11] Roger FRANK - Fondations Superficielles : Techniques de l’Ingénieur, traité
Construction
[12] M.F. BAGUELIN, M.A. MILLAN – Fondations courantes d’ouvrages d’art FOND 72 -
Ministère de l’Equipement du Logement de l’Aménagement du Territoire et des
Transports – Octobre 1972
[13] Règles Techniques de conception et de calcul des fondations des ouvrages de Génie Civil
Fascicule N°62 Titre V- Ministère de l’Equipement du Logement de l’Aménagement du
Territoire et des Transports -1993
[14] SETRA – Appuis des tabliers PP73 – Octobre 1977
[15] P. Kirschner – Cours de Ponts – CHEC, CHEBAP – 1990-2000
[16] Henry THONIER- Le Projet de Béton Armé-Annales de l’Institut Technique du Bâtiment
et des Travaux Publics - Septembre 1986
[17] Henry THONIER – CONCEPTION ET CALCUL DE STRUCTURES Tome 1 et 2 –
Presses de l’ENPC-1995
[18] M.R. LACROIX - Règles BAEL91 – CSTB Edition
[19] Pierre CHARON – Calcul des Ouvrages en Béton Armé – Eyrolles – 1983

RAMAROKOTO Henintsoa Margot Lusia -Promotion 2010 Page 215


[20] Règles du BAEL 91 modifié 99 – Règles techniques de conception et de calcul des
ouvrages et construction en beton armé suivant la methode des états limites. Edition
Eyrolles

WEBOGRAPHIE

http://www.google.com
http://www.developpez.com
http://www.wikipédia.org
http://www.lcpc.fr
http://www.colas.fr

RAMAROKOTO Henintsoa Margot Lusia -Promotion 2010 Page 216


ANNEXES
ANNEXE I : CATEGORIES CONVENTIONNELLES DE SOL

Le présent paragraphe propose une classification des différents sols commode vis-à-vis du
dimensionnement des fondations à partir du pressiomètre Ménard ou du pénétromètre statique.
Le tableau ci-après donne des fourchettes indicatives de la pression limite pl et de la résistance
de pointe qc pouvant faciliter le classement. Ce classement ne peut cependant se réduire à ces
seuls critères, mais doit surtout tenir compte de la nature physique et des propriétés des sols.
Dans les cas délicats, il est conseillé que le classement d´un sol dans une catégorie donnée soit
effectué par un spécialiste.

Tableau I-1 : Classifications de sols

PRESSIOMETRE PENETROMETRE
CLASSE DE SOL
Pl (MPa) qc (MPa)
A Argiles et Limons Mous < 0,7 < 3,0
ARGILES,
B Argiles et Limons Fermes 1,2 – 2,0 3,0 – 6,0
LIMONS
C Argiles très fermes à dures > 2,5 > 6,0
A Lâches < 0,5 < 5,0
SABLES,
B Moyennement compacts 1,0 – 2,0 8.0 – 15,0
GRAVES
C Compacts > 2,5 > 20,0
A Molles < 0,7 < 5,0
CRAIES B Altérées 1,0 – 2,5 > 5,0
C Compactes > 3,0 -
MARNES, A Tendres 1,5 – 4,0 -
MARNO-
B Compacts > 4,5 -
CALCAIRES
A Tendres 2,5 – 4,0 -
ROCHES5
B Altérées > 4,5 -

Source : Fondations Superficielles de Roger Frank et fascicule 62, titre V (1993)

5
L´appellation de roches altérées ou fragmentées peut regrouper des matériaux calcaires, schisteux ou d´origine granitique.
S´il est difficile parfois de fixer des limites précises avec les sols meubles qui constituent leur phase finale d´évolution, on
réservera toutefois cette classification aux matériaux qui présentent des modules préssiométriques supérieurs à 50 à 80
MPa.

p. - 1 -
ANNEXE II : CLASSIFICATION DES SOLS

La dénomination « craie » désigne les formations sédimentaires de couleur claire,


généralement blanchâtre à jaunâtre, poreuses et légères, sur lesquelles certains essais de
laboratoire spécifiques, tels que, par exemple, les limites d´Atterberg, peuvent être effectués.
A partir de l’Indice de plasticité Ip, les sols peuvent être classés suivant le diagramme de
plasticité ci-après :

Figure II- 1 : Diagramme de CASAGRANDE

Apparentée à la classification américaine USCS (Unified Soil Classification System), la


classification des Laboratoires des Ponts et Chaussées (LPC) s’appuie essentiellement sur
l’analyse granulométrique et sur les caractéristiques de plasticité de la fraction fine, complétées
par des essais très simples (couleur, odeur, effets de l’eau, etc.).
La classification LPC comporte de ce fait huit classes pour les sols grenus (Erreur ! Source du
envoi introuvable.), huit classes pour les sols fins (Erreur ! Source du renvoi introuvable.).

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Figure II- 2 : Classification des sols grenus selon LPC

Figure II- 3 : Classification des sols fins selon LPC

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Tableau II- 1: Classification H.R.B

Plus de 35% de grains plus


Classification générale Au plus 35% de grains plus petits que 80μ
petits que 80 μ
Pourcentage passant A1 A3 A2 A4 A5 A6 A7
par : A1a A1b A2-4 A2-5 A2-6 A2-7 A7-5 A7-6
Au tamis de 2mm ≤50
Au tamis de 0,40mm ≤30 ≤50 ≥51
Au tamis de 80μ ≤15 ≤25 ≤10 ≤35 ≤35 ≤35 ≤35 ≥36 ≥36 ≥36 ≥36 ≥36
Caractéristiques de la
fraction passant au
tamis de 2mm :
<6 Impossi ≤10 ≤10 ≥11 ≥11 ≤10 ≤10 ≥11 ≥11 ≥11
ble à Ip Ip
- Indice de plasticité <Wl - >Wl -
mesure
r 30 30
Impossibl - ≤40 ≥41 ≤40 ≥41 ≤40 ≥41 ≤40 ≥41 ≥41
- Limite de liquidité eà
déterminer
- Indice de groupe 0 0 0 ≤4 ≤8 ≤12 ≤16 ≤20 ≤20
Mélange de graviers
Cailloux
Sable limoneux ou argileux avec Sols
- Appellation générale Graviers Sols argileux
fin des sables limoneux ou limoneux
Sables
argileux

Source : Essais de Mécanique des Sols en Laboratoire et en place

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Figure II- 4 : Classification G.T.R

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ANNEXE III : CLASSIFICATION DES PIEUX

 Pieux refoulant le sol à la mise en place


Les principaux types de pieux actuels entrant dans ce groupe sont les suivants :
 Pieu battu préfabriqué ;
Ces pieux, préfabriqués en béton armé ou précontraint, sont fichés dans le sol par battage ou
vibrofonçage.
 Pieu en métal battu ;
Ces pieux, entièrement métalliques, constitués d’acier E 24-2 ou similaire avec addition
éventuelle de cuivre (0,2 à 0,5%), sont fichés dans le sol par battage. Leurs sections sont :
(Figure III- 1)
en forme de H ;
en forme d’anneau (tube) ;
de formes quelconques, obtenues par soudage de palplanches par exemple (palpieux).
Ils ne sont classés dans ce groupe que si leur base est obturée.
Sinon, ils font partie des pieux particuliers.
 Pieu en béton foncé ;
Ces pieux sont constitués d’éléments cylindriques en béton armé, préfabriqués ou coffrés à
l’avancement, de 0,50 à 2,50m de longueur et de 30 à 60cm de diamètre. Les éléments sont
foncés dans le sol à l’aide d’un vérin qui prend appui sous un massif de réaction.
 Pieu en métal foncé ;
Ces pieux, entièrement métalliques, sont constitués d’acier E 24-2 ou similaire avec addition
éventuelle de cuivre (0,2 à 0,5 ). Ils sont foncés dans le sol à l’aide d’un vérin qui prend appui
sous un massif de réaction.
 Pieu battu pilonné ;
Un tube, muni à sa base d’un bouchon de béton ferme, est enfoncé par battage sur le
bouchon. En phase finale, le béton ferme est introduit dans le tube par petites quantités,
successivement pilonnées à l’aide du mouton de battage au fur et à mesure de l’extraction du
tube. Suivant les cas, les pieux peuvent être armés.
 Pieu battu moulé (Figure III- 2) ;
Un tube, muni à sa base d’une pointe métallique ou en béton armé, ou d’une plaque
métallique raidie ou d’un bouchon de béton, est enfoncé par battage sur un casque placé en tête
du tube ou par battage sur le bouchon de béton. Le tube est ensuite rempli totalement de béton
d’ouvrabilité moyenne, avant son extraction. Le cas échéant, ces pieux peuvent être armés.

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 Pieu battu enrobé ;
Ce pieu à âme métallique (acier E 24-2 ou similaire) est constitué :
de tubes d’acier de 150 à 500 mm de diamètre extérieur ;
de profilés H ;
de caissons formés de profils ou de palplanches à 2, 3 ou 4 éléments.
La pointe du pieu comporte un sabot débordant qui assure un enrobage du métal du fût du pieu
de 4 cm au minimum. Au fur et à mesure du battage, un mortier est envoyé par un ou plusieurs
tubes débouchant au voisinage du sabot afin de constituer l’enrobage en remplissant le vide
annulaire laissé par le débord de celui-ci.
 Pieu tubulaire précontraint ;
Ce pieu est constitué d’éléments tubulaires en béton légèrement armé, assemblés par
précontrainte, antérieurement au battage. Les éléments ont généralement 1,5 à 3 m de longueur et
0,70 à 0,90m de diamètre intérieur. Leur épaisseur est voisine de 0,15 m. Des passages
longitudinaux de 2 à 4 cm de diamètre sont ménagés pour permettre l’enfilage des câbles de
précontrainte. La mise en œuvre est normalement faite par battage avec base ouverte. Le lançage
et le havage (benne, émulseur) peuvent être utilisés pour la traversée des terrains supérieurs. Ils
sont interdits sur la hauteur de la fiche.

Figure III- 1: Profilés métalliques battus

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Figure III- 2 : Pieux battus moulés (d’après doc. Études et Travaux de Fondation)

 Pieu vissé moulé ;


Ce procédé, qui ne s’applique pas aux sols sableux sans cohésion situés sous la nappe en
raison des éboulements importants qu’il risquerait de provoquer, consiste à faire pénétrer dans le
sol, par rotation et fonçage, un outil en forme de double vis surmonté d’une colonne cannelée.
Cet outil est percé dans l’axe de la colonne cannelée et muni d’un bouchon. Au sommet de la
colonne est disposé un récipient rempli de béton. L’extraction de l’outil est obtenue en tournant
dans le sens inverse de celui de la pénétration.
Le béton prend en continu, sous l’effet de la gravité, la place laissée par l’outil.

 Pieux ne refoulant pas le sol à la mise en place


 Pieu foré simple (et barrette exécutée dans les mêmes conditions) ;
Mis en œuvre à partir d’un forage exécuté dans le sol par des moyens mécaniques tels que
tarière, benne, etc. Ce procédé, qui n’utilise pas le soutènement de parois, ne s’applique que dans
les sols suffisamment cohérents et situés au-dessus des nappes phréatiques.
 Pieu foré à la boue et barrette ;
Mis en œuvre à partir d’un forage exécuté dans le sol par des moyens mécaniques tels que
tarière, benne, etc., sous protection d’une boue de forage. Le forage est rempli de béton de
grande ouvrabilité sous la boue, en utilisant une colonne de bétonnage (Figure III- 3).
Les formes de section des différents types de barrettes exécutées dans ces conditions sont
données à la Figure III- 4.

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 Pieu foré tubé ;
Mis en œuvre à partir d’un forage exécuté dans le sol par des moyens mécaniques tels que
tarière, benne, etc., sous protection d’un tubage dont la base est toujours située au-dessous du
fond de forage. Le tubage peut être enfoncé jusqu’à la profondeur finale par vibration, ou foncé
avec louvoiement au fur et à mesure de l’avancement du forage. Le forage est rempli
partiellement ou totalement d’un béton de grande ouvrabilité, puis le tubage est extrait sans que
le pied du tubage puisse se trouver à moins de 1 m sous le niveau du béton, sauf au niveau de la
cote d’arase (Figure III- 5).
 Puits ;
Fondations creusées à la main. Les moyens de forage employés exigent la présence
d’hommes au fond du forage. Les parois du forage sont soutenues par un blindage.
 Pieu tarière creuse ;
Mis en œuvre avec une tarière à axe creux, d’une longueur totale au moins égale à la
profondeur des pieux à exécuter, vissée dans le sol sans extraction notable de terrain. La tarière
est extraite du sol sans tourner pendant que, simultanément, du béton est injecté dans l’axe creux
de la tarière, prenant la place du sol extrait.

On distingue trois types de matériel :


 type 1 : la tarière creuse continue sans enregistrement spécifique des paramètres de forage et
de bétonnage ;
 type 2 : la tarière creuse continue avec enregistrement spécifique des paramètres de forage et
de bétonnage (profondeur, pression du béton, quantité de béton) ;
 type 3 : la tarière de type 2 équipée d’un tube de bétonnage télescopique rétracté pendant la
perforation et plongeant dans le béton pendant l’opération de bétonnage (exemple : pieu
Starsol, Figure III- 6).
 Micropieux ;
La technique et l’utilisation de micropieux prennent de plus en plus d’importance dans la
géotechnique contemporaine, pour les problèmes les plus variés. On distingue, dorénavant,
quatre types de micropieux :
 type I : c’est un pieu foré tubé, de diamètre inférieur à 250 mm. Le forage est équipé ou non
d’armatures et rempli d’un mortier de ciment au moyen d’un tube plongeur. Le tubage est
récupéré en l’obturant en tête et en le mettant sous pression au-dessus du mortier.
Ces micropieux ne sont pas utilisés pour les ouvrages de génie civil ;

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 type II : c’est un pieu foré, de diamètre inférieur à 250 mm. Le forage est équipé d’une
armature et rempli d’un coulis ou de mortier de scellement par gravité ou sous une très faible
pression au moyen d’un tube plongeur.
Lorsque la nature du sol le permet, le forage peut être remplacé par le lançage, le battage ou le
fonçage ;
 type III : c’est un pieu foré, de diamètre inférieur à 250 mm. Le forage est équipé d’armatures
et d’un système d’injection qui est un tube à manchettes mis en place dans un coulis de gaine.
Si l’armature est un tube métallique, ce tube peut être équipé de manchettes et tenir lieu de
système d’injection. L’injection est faite en tête à une pression supérieure ou égale à 1 MPa.
Elle est globale et unitaire.
Lorsque la nature du sol le permet, le forage peut être remplacé par le lançage, le battage ou le
fonçage ;
 type IV : c’est un pieu foré de diamètre inférieur à 250 mm. Le forage est équipé d’armatures
et d’un système d’injection qui est un tube à manchettes mis en place dans un coulis de gaine.
Si l’armature est un tube métallique, ce tube peut être équipé de manchettes et tenir lieu de
système d’injection. On procède à l’injection à l’obturateur simple ou double d’un coulis ou
mortier de scellement à une pression d’injection supérieure ou égale à 1 MPa.
L’injection est répétitive et sélective.
Lorsque la nature du sol le permet, le forage peut être remplacé par le lançage, le battage ou le
fonçage.
 Pieu injecté, sous haute pression, de gros diamètre ;
Ce type de pieu, par opposition aux micropieux de type III et IV, regroupe les pieux de forts
diamètres, supérieurs à 250 mm. Le forage est équipé d’armatures et d’un système d’injection
constitué par un ou plusieurs tubes à manchettes. Lorsque l’armature est un tube métallique, ce
tube peut faire office de tube à manchettes. Dans certains cas, le tube métallique peut être équipé
d’une succession de clapets spéciaux indépendants ou de rampes spéciales qui permettent
l’injection. L’armature peut être également constituée par des profilés (H ou caissons de
palplanches). Le scellement au terrain est effectué par injection sélective sous haute pression
d’un coulis ou d’un mortier à partir d’un obturateur simple ou double.

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Figure III- 3 : Pieu foré à la boue (d’après doc. Solétanche)

Figure III- 4 : Différents types de barrettes

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Figure III- 5 : Pieu foré tubé (d’après doc. Études et Travaux de Fondation)

Figure III- 6 : Pieu Starsol de Solétanche

 Pieux particuliers
Il s’agit des pieux métalliques (H, tubes, palpieux) étudiés au premier paragraphe (Figure III- 1),
mais qui sont battus sans obturation de la base. Leur section réelle en pointe est faible par rapport
à l’encombrement extérieur du pieu. Pour le calcul de la force portante, ils feront l’objet de
recommandations particulières.

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ANNEXE IV : DETERMINATION DE LA CAPACITE

PORTANTE DES PIEUX METALLIQUES

Dans le cas particulier des tubes métalliques battus ouverts et des profilés métalliques non
obturés à la base (pieux H et palplanches) dont la capacité portante est essentiellement mobilisée
dans des argiles ou des sables, le Fascicule 62, titre V, propose les expressions suivantes :

La valeur du facteur de portance kp pour le calcul de Qp est celle pour un pieu mis en oeuvre avec
refoulement du sol (voir ANNEXE VI ) et la section A à considérer en pointe est la section
enveloppe pour les tubes et les pieux H et la section délimitée par les ailes pour les palplanches
(Figure IV- 1).
La valeur du frottement latéral unitaire limite est celle pour un pieu métallique battu fermé (voir
Tableau 18) et le périmètre P à considérer pour le calcul du frottement latéral total Qs est le
périmètre enveloppe pour les tubes est le périmètre développé pour les pieux H et les palplanches
(Figure IV- 2). Qp et Qs sont affectés des coefficients réducteurs ρp et ρs donnés par le Tableau
IV- 1.

Figure IV- 1: Section A à considérer en pointe

Figure IV- 2 : Périmètre P à considérer

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Tableau IV- 1 : Coefficients ρp et ρs réducteurs pour les profilés métalliques ouverts à la
base

Nature du sol
Type de pieu Argiles Sables
ρp ρs ρp ρs
Tubulaire ouvert 0.50 1.00 0.50 1.00
Pieu H 0.50 1.00 0.75 1.00
Palplanches 0.50 1.00 0.30 0.50

Source : Fondations Superficielles de Roger Frank et Fascicule 62, titre V (1993)

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ANNEXE V : ABAQUE POUR LE CALCUL DE

CONTRAINTE DUE A LA CHARGE APPLIQUEE Δqm

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ANNEXE VI : LES FACTEURS DE PORTANCE Kp ET Kc

POUR LES FONDATIONS SUPERFICIELLES ET

PROFONDES

 FONDATIONS SUPERFICIELLES

Tableau VI- 1 : Facteur de portance pressiométrique Kp

Kpmax Kpmax
Expression de Kp (semelle (semelle
Type de sol
carrée) filante)
Argiles et limons A, craies A 0.8[1+0.25(0.6+0.4B/L)De/B] 1.30 1.10
Argiles et limons B 0.8[1+0.35(0.6+0.4B/L)De/B] 1.50 1.22
Argiles C 0.8[1+0.50(0.6+0.4B/L)De/B] 1.80 1.40
Sables A [1+0.35(0.6+0.4B/L)De/B] 1.88 1.53
Sables et graves B [1+0.50(0.6+0.4B/L)De/B] 2.25 1.75
Sables et graves C [1+0.80(0.6+0.4B/L)De/B] 3.00 2.20
Craies B et C 1.3[1+0.27(0.6+0.4B/L)De/B] 2.18 1.83
Marnes, marno-calcaires, [1+0.27(0.6+0.4B/L)De/B] 1.68 1.41
roches altérées

Source : Fondations Superficielles de Roger Frank et Fascicule 62, titre V (1993)

Tableau VI- 2 : Facteur de portance pénétrométriques Kc

Kcmax Kcmax
Type de sol Expression de Kc (semelle (semelle
carrée) filante)
Argiles et limons A et B, 0.32[1+0.35(0.6+0.4B/L)De/B] 0.60 0.49
craies A
Sables A 0.14[1+0.35(0.6+0.4B/L)De/B] 0.26 0.21
Sables et graves B 0.11[1+0.50(0.6+0.4B/L)De/B] 0.25 0.19
Sables et graves C 0.08[1+0.80(0.6+0.4B/L)De/B] 0.24 0.18
Craies B et C 0.17[1+0.27(0.6+0.4B/L)De/B] 0.29 0.24

Source : Fondations Superficielles par Roger Frank et Fascicule 62, titre V (1993)

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 FONDATIONS PROFONDES

Tableau VI- 3 : Valeurs du facteur de portance Kp

Eléments mis en Eléments mis en


Nature des terrains œuvre sans œuvre avec
refoulement du sol refoulement du sol
A 1.1 1.4
Argiles-
B 1.2 1.5
Limons
C 1.3 1.6
A 1.0 4.2
Sables-
B 1.1 3.7
Graves
C 1.2 3.2
A 1.1 1.6
Craies B 1.4 2.2
C 1.8 2.6
Marnes-Marno- 1.8 2.6
calcaires
Roches altérées6 1.1 à 1.8 1.8 à 3.2

Source : Fondations Profondes par Roger Frank et Fascicule 62 V (1993)

Tableau VI- 4 : Facteur de portance Kc

Eléments mis en Eléments mis en


Nature des terrains œuvre sans œuvre avec
refoulement du sol refoulement du sol
A
Argiles-
B 0.40 0.55
Limons
C
A
Sables-
B 0.15 0.50
Graves
C
A 0.20 0.30
Craies
B 0.30 0.45

Source : Fondations Profondes par Roger Frank et Fascicule 62 V (1993)

6
On utilisera 1.1 pour les éléments mis en œuvre sans refoulement et 1.8 pour ceux avec refoulement du sol

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ANNEXE VII : CONCEPTION D’UNE FONDATION PROFONDE

 CHOIX DU TYPE DE PIEU

En général, le choix précis du type de pieux n’est généralement pas fait au niveau de l’étude
de fondations. C’est le plus souvent l’entreprise qui propose une technologie particulière à partir
de critères qui peuvent être :
 les orientations définies dans le dossier de consultations des entreprises (DCE) ;
 les habitudes locales ou liées au type d’ouvrage considéré (ouvrages terrestres, maritimes,
etc.) ;
 le matériel dont dispose l’entreprise ;
 le coût.
Les grandes orientations définies explicitement ou non dans le dossier de consultation (DCE) :
 pieux, puits ou barrettes ;
 pieux métalliques ou pieux en béton ;
 pieux en béton battus, foncés, battus moulés, forés, etc., sont liées aux conditions de site et
aux caractéristiques de l’ouvrage :
• configuration du site : site terrestre ou aquatique ;
• nature des sols, géométrie des couches et du substratum ;
• circulation d’eau, agressivité des eaux ou des terrains.
Ces conditions sont précisées dans l’étude géotechnique jointe au DCE.
Des considérations plus précises concernant, par exemple, la surface en contact avec le sol ou le
type de pointe, qui influent sur le frottement latéral, le frottement négatif ou la résistance de
pointe peuvent, mais plus rarement, intervenir au niveau du choix du type de pieux.
Il est recommandé de choisir le même type de pieux pour l’ensemble d’une fondation.
Pour information, pour les pieux métalliques, certes, faciles à manipuler, limitent les
frottements négatifs, présentent un frottement latéral unitaire moins élevé, leurs surfaces de base
sont très faibles et il peut y avoir risque de poinçonnement. Le risque de corrosion n’est pas à
écarter, les remèdes à utiliser doivent être la protection cathodique, métallique, peintures, ou des
aciers spéciaux (CORTEN). Les soudures peuvent aussi être fragiles.

 CHOIX DU DIAMETRE DES PIEUX ET DE LEUR NOMBRE

Pour les pieux forés, il est dit que le diamètre pouvait aller jusqu’à 2,50 m. Mais, pour ces
pieux, il convient de ne pas descendre en dessous d’un diamètre minimal de 0,60 m car la qualité

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du béton de périphérie est inferieure à celle du béton de la zone centrale. Si le diamètre des pieux
descend au dessous de 0.60m, on les appelle micropieux.
Dans tous les cas, le choix du nombre et du diamètre des pieux résulte d’une optimisation
globale de la fondation, tant sur le plan mécanique que sur le plan économique.
En règle générale, il est préférable de prévoir un nombre limite de pieux de fort diamètre
plutôt qu’un foret de petits pieux : les pieux de fort diamètre sont d’une qualité meilleure et
mieux contrôlable, et surtout offrent une plus grande robustesse.
Toutefois, l’épaisseur de la semelle de répartition est fonction du diamètre des pieux : s’ils ont un
fort diamètre, la semelle sera également très massive, et l’économie du projet peut s’en ressentir.

 CHOIX DE L’ENTRAXE DES PIEUX

La conception et le dimensionnement d’un appui de pont doivent s’appuyer sur une analyse
correcte du cheminement des efforts, analyse que l’on effectue généralement à partir de modèles
de bielles et de tirants.
Ainsi, lorsque les efforts sont descendus au bas de la pile, on imagine ensuite leur transmission
aux tètes de pieux par des bielles que l’on cherche à ne pas trop incliner sur l’horizontale. On
comprend alors aisément, qu’un espacement trop grand entre pieux a une forte incidence sur le
volume de la semelle de répartition.
En revanche, un espacement trop faible présente des inconvénients majeurs tant à l’exécution
(remontée ou rupture de pieux voisins au battage, dégradation de pieux voisins en cas d’emploi
d’un trépan, incidents résultant d’erreurs ou d’imprécisions d’implantation) que sur le plan du
fonctionnement mécanique (effet de groupe).
C’est pourquoi, il est communément admis qu’un entraxe de trois fois diamètre constitue une
bonne base de départ pour le dimensionnement d’une fondation : l’effet de groupe est quasiment
inexistant pour de faibles sollicitations horizontales et si un pieu a été trop mal exécuté, on
dispose d’une place suffisante pour en forer un autre.

 NOMBRE DE FILES DE PIEUX

Le nombre de files de pieux est essentiellement lie au choix du schéma mécanique de


résistance.
Dans le cas de pieux métalliques battus de faibles dimensions transversales, ces éléments vont
essentiellement travailler à l’effort axial ; on pourra donc disposer des files inclinées.
Dans le cas de pieux forés, dont la résistance aux efforts horizontaux mobilise la butée du terrain,
on prévoit généralement deux files de pieux. Il convient d’éviter un nombre impair de files qui

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conduit à en disposer une dans l’axe de l’appui : cette file risque d’être plus chargée que les
autres, et donc de tasser davantage, la semelle ne pouvant être considérée, dans la réalité, comme
étant infiniment rigide. Dans le cas d’appuis soumis à des efforts horizontaux dont la direction
peut être très variable, il est possible de disposer les pieux, par exemple, aux sommets d’un
polygone plus ou moins régulier. La notion de file disparait alors.
Pour les petits ouvrages, il est possible de fonder certains appuis sur une file unique de pieux
verticaux. Pour qu’une telle fondation ne soit pas trop souple, il faut que les pieux soient d’assez
fort diamètre et que les sols traverses soient susceptibles d’offrir une réaction horizontale assez
raide.
Notamment, cette disposition semble adaptée aux culées enterrées (piles-culées) lorsque le profil
est en déblai. Il faudra alors prévoir un fort chevêtre répartiteur implanté le plus haut possible.

 INCLINAISON

L’inclinaison des pieux varient de 6 à 20 selon le type et le diamètre choisi. Les limitations
sont conseillées. Les difficultés techniques proviennent du fait que les appareils de battage et de
forage ne permettent pas toujours d’obtenir une fidélité de l’inclinaison sur toute la longueur du
pieu.
En fait, on essaye d’incliner les pieux quand on ne peut pas reprendre les efforts horizontaux.

 LA SEMELLE DE LIAISON

Selon les schémas classiques de calcul des fondations sur pieux, les semelles de liaison de
pieux sont toujours considérées comme étant infiniment rigides. Il convient donc de les
dimensionner en conséquence.
Dans le cas des pieux forés de fort diamètre, et dans la mesure où un entraxe de trois diamètres
entre les pieux est respecté, l’épaisseur h de la semelle peut être prise égale a 1,2 fois le diamètre
commun des pieux. Si l’on s’écarte notablement des dispositions courantes, il convient
d’examiner la transmission des efforts de l’appui aux pieux selon un mécanisme de bielles, et qui
doit être étudiée à la fois en élévation et en plan car elle permet de déterminer le ferraillage de la
semelle.
En règle générale, on cherchera à avoir des bielles aussi peu couchées que possible sur
l’horizontale. Le débord de la semelle par rapport aux pieux est fixe par la tolérance
d’implantation.

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La semelle transmet à la fondation des efforts qui induisent dans les pieux des forces axiales et,
le plus souvent, des moments. Pour que ces moments soient transmis, il faut que les pieux soient
mécaniquement encastrés dans la semelle. Ceci s’obtient facilement avec des pieux forés.
Avec des pieux métalliques battus, le problème est moins simple. Dans le cas des pieux
tubulaires ou de caissons de palplanches, ils peuvent être remplis de sables sur leur hauteur
courante, mais il est conseillé de prévoir une partie en béton armé, au voisinage de leur tête, sur
une hauteur de moins égale à 2m. Dans le cas de pieux H, il ne semble guère possible de réaliser
une liaison rigide avec la semelle ; il est alors plus prudent de supposer que ces pieux ne
travaillent qu’à l’effort normal (articulation en tête).
Enfin, signalons que le ferraillage d’une semelle de liaison de pieux comporte toujours des
étriers d’efforts tranchant et qu’un ratio compris entre 120 et 140 kg/m3 de béton est un ratio
normal.

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ANNEXE VIII : VERIFICATION DES MATERIAUX

CONSTITUTIFS DES PIEUX EN BA

 RESISTANCE A LA COMPRESSION DU BETON

Un béton est défini par la valeur de sa résistance caractéristique à la compression à 28jours,


fc28.
Les calculs justificatifs des pieux sont conduits à partir d’une résistance conventionnelle du
béton, notée fc, par application de la formule suivante :
inf (fcj; fc2 ; fcm x )
fc =
k1 k2
Avec fcj : résistance caractéristique à la compression à j jours (j ≤ 28). En première
approximation, on peut prendre : fcj = 0,685 fc2 log (j+1) ;

fc max et k1: donnés par le tableau VIII-1 ci-après ;


k1 : coefficient qui tient compte du mode de mise en place dans le sol ainsi que des
variations possibles des sections, selon le procédé d’exécution adopté,
k2 : coefficient qui tient compte des difficultés de bétonnage liées à la géométrie de la
fondation.
La valeur de k2 est donnée par le tableau suivant :

Tableau VIII- 1 : Valeur de k2

k2
GROUPE A 1,00
GROUPE B
d7 / l8 < 1/20 1,05
d < 0,60 1,30 – d/2
d / l < 1/20 et d < 0,60 1,35 – d/2

Source : Fondations Profondes par Roger Frank et Fascicule 62 V (1993)

7
Plus petit diamètre en mètres
8
Longueur

p. - 22 -
La valeur de k1 est donnée par le tableau ci-dessous :

Tableau VIII- 2 : Valeurs de fcmax et k1

GROUPE A fcmax k1
Semelles Superficielles fc28 1.00
Pieux ou parois préfabriqués mis en place dans un forage fc28 1.00
Pieux tubulaires précontraints 30MPa 1.15
Pieux préfabriqués battus en béton armé 30MPa 1.15
Puits avec béton vibré fc28 1.00
Puits avec béton non vibré fc28 1.20
GROUPE B
Pieux battus pilonnés9 25MPa 1.20
Pieux battus moulés 25MPa 1.20
Pieux et barrettes forés simples 25MPa 1.20
Pieux forés tubés 9: -bétonnés à sec 25MPa 1.10
-bétonnés sous l’eau 25MPa 1.20
Pieux forés à la tarière creuse : -type 1 25MPa 1.50
-type2 25MPa 1.20
-type3 25MPa 1.05
Pieux et barrettes bétonnés sous boue, parois moulées 25MPa 1.20

Source : Fondations Profondes par Roger Frank et Fascicule 62 V (1993)

 RESISTANCE A LA TRACTION DU BETON

La résistance caractéristique ftj à la traction à considérer est donnée par :


fcj= 0,6 fc n a

 ACIER POUR BETON ARME

Ils sont caractérisés par la limite d’élasticité garantie désignée par fe.

 JUSTIFICATION DES ETATS LIMITES DE SERVICE

Les hypothèses de calcul sont celles définies à l’article A 4.5.2 des règles BAEL.
Vis-à-vis de l’État-limite de compression du béton : la contrainte de compression du béton est
limitée à 0,6 fc.

9
Les pieux battus pilonnés et les pieux forés à la tarière creuse de type 1 ne peuvent être utilisés pour les fondations
des ponts.
Les pieux forés à la tarière creuse de types2 et 3 peuvent être autorisés pour les fondations des ponts sous centaines
conditions.

p. - 23 -
La contrainte moyenne de compression du béton sur la seule section comprimée de celui-ci est
limitée à 0,3 fc.
Vis-à-vis de l’État-limite de fissuration : la contrainte de traction des armatures est limitée dans
2
tous les cas à f , lorsque la fissuration est considérée comme peu nuisible.
3 e

 JUSTIFICATION DES ETATS LIMITES ULTIMES DE RESISTANCE

Les justifications vis-à-vis des sollicitations normales sont conduites en conformité avec les
articles A.4.3.1 à A.4.3.4 des règles BAEL. On remplacera la résistance caractéristique fcj du
béton par la résistance de calcul fc.
0 5 fc
On aura alors comme valeur de σbc : σbc=
b

Les justifications vis-à-vis des sollicitations tangentes :


Pour les pieux circulaires, la contrainte tangente τ u sera prise conventionnellement égale à :

1,4 Vu
τu =
bo d
Avec
bo : diamètre du pieu,
d : distance entre la fibre la plus comprimée et l’armature la plus tendue,
Vu : valeur de calcul de l’effort tranchant vis-à-vis de l’état-limite ultime.

p. - 24 -
ANNEXE IX : CORRELATION ENTRE Indice de Pénétration

et Résistance au cisaillement Cu ou Module E

Figure IX- 1: Relation entre l’indice de pénétration et la résistance au cisaillement de


l’argile

Figure IX- 2 : Relations entre l’indice de pénétration et le module de rigidité des sols

p. - 25 -
ANNEXE X : EXTRAITS DE CODE

 TRAÇAGE D’UNE COURBE

Private Sub Command4_Click ()


Dim XO As Double
Dim YO As Double
Dim LX As Double
Dim LY As Double
Dim max As Double
Dim Zmax As Double
Dim Z(100) As Double
Dim Pl(100) As Double
Dim e(100) As Double

'Valeurs de Z dans listview


For i = 1 To ListView1.ListItems.Count
Z(i) = ListView1.ListItems(i).Text
Next i
'Valeurs de Pl dans listview
For i = 1 To ListView1.ListItems.Count
Pl(i) = ListView1.ListItems(i).SubItems(1)
Next i
'Valeurs de E dans listview
For i = 1 To ListView1.ListItems.Count
e(i) = ListView1.ListItems(i).SubItems(2)
Next i
'Position du graphique
XO = 7250
YO = 2000
'Grandeur du graphique
LX = 3500
LY = 6500

p. - 26 -
Dim PG1 As Double
Dim PG2 As Double
Dim PG3 As Double

'Valeur la plus grande parmi PL et E


PG1 = 0
For i = 1 To ListView1.ListItems.Count
If CDbl(ListView1.ListItems(i).SubItems(1)) > PG1 Then
PG1 = CDbl (ListView1.ListItems(i).SubItems(1))
End If
Next i
PG2 = 0
For i = 1 To ListView1.ListItems.Count
If CDbl(ListView1.ListItems(i).SubItems(2)) > PG2 Then
PG2 = CDbl (ListView1.ListItems(i).SubItems(2))
End If
Next i
max = generalites.maxe(PG1, PG2)
'Valeur la plus grande de Z
PG3 = 0
For i = 1 To ListView1.ListItems.Count
If CDbl (ListView1.ListItems(i).Text) > PG3 Then
PG3 = CDbl (ListView1.ListItems(i).Text)
End If
Next i
Zmax = PG3

'Création de l'abscisse
Dim abcisse As Line
Call courbeprefs.ligne(abcisse, "abcisse", 0 + XO, LX + (LX / 10) + XO, YO, YO)
'Création de l'ordonnée
Dim ordonnee As Line
Call courbeprefs.ligne(ordonnee, "ordonnee", XO, XO, YO, YO + LY + 500)

p. - 27 -
'Graduation de l'abscisse
Dim gradX(2000) As Line
Dim gradX2(2000) As Line
Dim gradX3(2000) As Line
Dim LabX(2000) As Label
Dim LabX2(2000) As Label
Dim decalage As Double
Dim echelle As Double
Dim echelon As Double
Dim convert As Integer
Dim gradY(100) As Line
Dim gradY2(100) As Line
Dim LabY(100) As Label
Dim convert2 As Integer
Dim echelle2 As Double
Dim points(100) As Shape
Dim points2(100) As Shape
Dim jointure(100) As Line
Dim jointure2(100) As Line

convert = Int(max / 10)


'Ajout si inferieur à 10
If convert = 0 Then
convert = 1
End If
echelle = LX / (convert + 1)
echelle2 = LY / Int(Zmax)
decalage = 0

'graduation de Z
For i = 1 To Int(Zmax)
decalage = i * echelle2
Call courbeprefs.ligne(gradY(i), "gradY" & i, XO, XO - 100, decalage + YO, decalage + YO)
Next i

p. - 28 -
'Écrire 0 a l'origine des abscisses
Dim OrX As Label
Call courbeprefs.createLabel(OrX, "OrX", "0", XO, YO - 250)
OrX.Width = 100

'Écrire O a l'origine des ordonnées


Dim OrY As Label
Call courbeprefs.createLabel(OrY, "OrY", "0", XO - 200, 0 + YO - 85)

'Nettoyage de toutes les valeurs


Dim AllControls As Integer
AllControls = pressiofs.Controls.Count

For i = 1 To AllControls - 1
Dim CurrentControls As String
CurrentControls = pressiofs.Controls.Item(i).Name

If Mid(CurrentControls, 1, 5) = "gradY" Then


pressiofs.Controls.Item(i).Visible = False
End If
If Mid(CurrentControls, 1, 4) = "LabY" Then
pressiofs.Controls.Item(i).Visible = False
End If
If Mid(CurrentControls, 1, 6) = "gradY2" Then
pressiofs.Controls.Item(i).Visible = False
End If

If Mid(CurrentControls, 1, 5) = "gradX" Then


pressiofs.Controls.Item(i).Visible = False
End If
If Mid(CurrentControls, 1, 6) = "gradX2" Then
pressiofs.Controls.Item(i).Visible = False
End If

p. - 29 -
If Mid(CurrentControls, 1, 6) = "gradX3" Then
pressiofs.Controls.Item(i).Visible = False
End If
If Mid(CurrentControls, 1, 4) = "LabX" Then
pressiofs.Controls.Item(i).Visible = False
End If
If Mid(CurrentControls, 1, 5) = "LabX2" Then
pressiofs.Controls.Item(i).Visible = False
End If

If Mid(CurrentControls, 1, 6) = "points" Then


pressiofs.Controls.Item(i).Visible = False
End If
If Mid(CurrentControls, 1, 8) = "jointure" Then
pressiofs.Controls.Item(i).Visible = False
End If
If Mid(CurrentControls, 1, 7) = "points2" Then
pressiofs.Controls.Item(i).Visible = False
End If
If Mid(CurrentControls, 1, 9) = "jointure2" Then
pressiofs.Controls.Item(i).Visible = False
End If
Next i

For i = 1 To ListView1.ListItems.Count
'Écrire les z dans les labels
Call courbeprefs.createLabel(LabY(i), "LabY" & i, "" & Z(i), XO - 600, echelle2 * Z(i) + YO
- 85)
Controls ("LabY" & i).Height = 175

'Graduer l'axe des ordonnées


Call courbeprefs.ligne(gradY2(i), "gradY2x" & i, XO, XO - 300, echelle2 * Z(i) + YO,
echelle2 * Z(i) + YO)

p. - 30 -
'Pl
'Créer les points
Call courbeprefs.createShape(points(i), "points" & i, 3, Pl(i) * echelle / 10 + XO, echelle2 *
Z(i) + YO)
'Créer les jointures entre les points
If i > 1 Then
Call courbeprefs.ligne1(jointure(i), "jointure" & i, Pl(i - 1) * echelle / 10 + XO, Pl(i) *
echelle / 10 + XO, echelle2 * Z(i - 1) + YO + 30, echelle2 * Z(i) + YO + 30)
End If

'E
'Créer les points
Call courbeprefs.createShape(points2(i), "points2x" & i, 1, e(i) * echelle / 10 + XO, echelle2 *
Z(i) + YO)
'Créer les jointures entre les points
If i > 1 Then
Call courbeprefs.ligne2(jointure2(i), "jointure2x" & i, e(i - 1) * echelle / 10 + XO, e(i) *
echelle / 10 + XO, echelle2 * Z(i - 1) + YO + 30, echelle2 * Z(i) + YO + 30)
End If
Next i

'Flèche axe des abscisses


Dim fO1 As Line
Call courbeprefs.ligne(fO1, "fO1", XO, XO - 150, YO + LY + 500, YO + LY + 500 - 70)
Dim fO2 As Line
Call courbeprefs.ligne(fO2, "fO2", XO, XO + 150, YO + LY + 500, YO + LY + 500 -
70)

decalage = 0
'Graduer les abscisses
Call courbeprefs.ligne(gradX2(0), "gradX2x0", (decalage + XO) + (echelle / 2),
(decalage + XO) + (echelle / 2), YO - 10, YO - 100)

'Graduer par unité

p. - 31 -
If max <= 19 Then
For i = 1 To 19
Call courbeprefs.ligne(gradX3(i), "gradX3x" & i, (((echelle / 10) * i) + XO), (((echelle / 10)
* i) + XO), YO, YO - 50)
Next i
End If

'Graduer l’abscisse par 5


If max <= 25 Then
Call courbeprefs.createLabel(LabX2(0), "LabX2x" & 0, "" & (0 * 10) + 5, (decalage + XO) +
(echelle / 2), YO - 300)
End If

Dim dde As Double


Dim rst As Double
For i = 1 To convert
decalage = i * echelle

If max < 100 Then


Call courbeprefs.ligne(gradX2(i), "gradX2x" & i, (decalage + XO) + (echelle / 2), (decalage
+ XO) + (echelle / 2), YO - 10, YO - 100)
Call courbeprefs.ligne(gradX(i), "gradX" & i, decalage + XO, decalage + XO, YO, YO -
200)
Call courbeprefs.createLabel(LabX(i), "LabX" & i, "" & (i * 10), decalage + XO, YO - 400)
End If

'Abscisse au delà de 100 et 500, graduer abscisse par 50


dde = Int(i / 5)
rst = i - (5 * dde)
If rst = 0 Then
If max >= 100 Then
If max < 500 Then
Call courbeprefs.ligne(gradX(i), "gradX" & i, decalage + XO, decalage + XO, YO, YO -
200)

p. - 32 -
Call courbeprefs.createLabel(LabX(i), "LabX" & i, "" & (i * 10), decalage + XO, YO - 400)
Controls("LabX" & i).Width = 300
End If
End If
End If

’Abscisse au delà de 500, décalage de 100


dde = Int(i / 10)
rst = i - (10 * dde)
If rst = 0 Then
If max >= 500 Then
If max < 1000 Then
Call courbeprefs.ligne(gradX(i), "gradX" & i, decalage + XO, decalage + XO, YO, YO -
200)
Call courbeprefs.createLabel(LabX(i), "LabX" & i, "" & (i * 10), decalage + XO, YO - 400)
Controls("LabX" & i).Width = 300
End If
End If
End If

'Abscisse au delà de 1000, décalage de 250


dde = Int(i / 25)
rst = i - (25 * dde)
If rst = 0 Then
If max >= 1000 Then
Call courbeprefs.ligne(gradX(i), "gradX" & i, decalage + XO, decalage + XO, YO, YO -
200)

Call courbeprefs.createLabel(LabX(i), "LabX" & i, "" & (i * 10), decalage + XO, YO - 400)
Controls("LabX" & i).Width = 300
End If
End If

p. - 33 -
If max <= 25 Then
Call courbeprefs.createLabel(LabX2(i), "LabX2x" & i, "" & (i * 10) + 5, (decalage + XO) +
(echelle / 2), YO - 300)
End If
Next i

Dim fA1 As Line


Call courbeprefs.ligne(fA1, "fA1", LX + (LX / 10) + XO, LX + (LX / 10) - 70 + XO,
YO, YO - 150)
Dim fA2 As Line
Call courbeprefs.ligne(fA2, "fA2", LX + (LX / 10) + XO, LX + (LX / 10) - 70 + XO,
YO, YO + 150)

Dim cadre As Shape


Dim j As Integer
Dim existence As Boolean
existence = False
j = pressiofs.Controls.Count

For i = 1 To j - 1
If (pressiofs.Controls.Item(i).Name) = "FondTout" Then
existence = True
End If
Next i
If existence = False Then
Set cadre = Controls.Add("vb.Shape", "FondTout")
Else
Set cadre = pressiofs.Controls("FondTout")
End If

'Fond blanc du graphique


cadre.ZOrder (1)
cadre.FillColor = vbWhite

p. - 34 -
cadre.BackColor = vbWhite
cadre.BorderColor = vbWhite
cadre.BackStyle = 1
cadre.Width = LX + 1250
cadre.Height = LY + 2000
cadre.Top = YO - 500
cadre.Left = XO - 750
cadre.Visible = True
End Sub

 VERIFICATION DES VALEURS ENTREES

'Vérification valeurs paramètres géométriques


Public Function parageoVerification(Sortir As Boolean)
Dim listerreur As String
listerreur = ""

'Conversion des virgules en points


For i = 1 To 7
Call PointToVirgule(Parageo.Controls ("Text" & i))
Next i
Call PointToVirgule (Parageo.Controls ("Text9"))
Call PointToVirgule (Parageo.Controls ("Text10"))

'Vérification du formulaire s’il est vide ou valeurs non numériques


Dim verif As Boolean
verif = True

For i = 1 To 7
'Pour les 4 premiers qui sont obligatoires
If i < 5 Then
If Parageo.Controls("Text" & i) = "" Or IsNumeric(Parageo.Controls("Text" & i)) =
False Then
verif = False
Parageo.Controls("Lab" & i).ForeColor = vbRed

p. - 35 -
Else
Parageo.Controls("Lab" & i).ForeColor = vbWhite
End If
End If

'Si l’appui est un appui rectangulaire


If fs.type_appui = 1 Then
If i > 4 And i < 7 Then
If Parageo.Controls("Text" & i) = "" Or IsNumeric(Parageo.Controls("Text" & i)) =
False Then
verif = False
Parageo.Controls("Lab" & i).ForeColor = vbRed
Else
Parageo.Controls("Lab" & i).ForeColor = vbWhite
End If
End If
End If

'Sinon appui circulaire


If fs.type_appui = 2 Then
If i > 6 Then
If Parageo.Controls("Text" & i) = "" Or IsNumeric(Parageo.Controls("Text" & i)) =
False Then
verif = False
Parageo.Controls("Lab" & i).ForeColor = vbRed
Else
Parageo.Controls("Lab" & i).ForeColor = vbWhite
End If
End If
End If

Next i

'S’ il existe un talus

p. - 36 -
If fs.existence_talus = True Then
If Parageo.Controls("Text10") = "" Or IsNumeric(Parageo.Controls("Text10")) = False
Then
verif = False
Parageo.Controls("Lab10").ForeColor = vbRed
Else
Parageo.Controls("Lab10").ForeColor = vbWhite
End If
If Parageo.Controls("Text9") = "" Or IsNumeric(Parageo.Controls("Text9")) = False
Then
verif = False
Parageo.Controls("Lab9").ForeColor = vbRed
Else
Parageo.Controls("Lab9").ForeColor = vbWhite
End If
End If

'Vérification de cohérence des paramètres


If fs.type_appui = 1 Then
'S’ils ne sont pas vides et numériques, sinon on risque de fausser le premier test
If Parageo.Text1.Text <> "" And IsNumeric(Parageo.Text1.Text) Then
If Parageo.Text5.Text <> "" And IsNumeric(Parageo.Text5.Text) Then
If CDbl(Parageo.Text1) < CDbl(Parageo.Text5) Then
verif = False
Parageo.Lab1.ForeColor = vbRed
Parageo.Lab5.ForeColor = vbRed

'Rajouter message spécifique


Parageo.erreur.Visible = True
'Parageo.erreur.ListItems.Add.Text = "B doit être supérieur à b"
listerreur = listerreur & "B doit être supérieur à b" & vbCrLf
Else
Parageo.Lab1.ForeColor = vbWhite
Parageo.Lab5.ForeColor = vbWhite

p. - 37 -
'ListView1.ListItems.Remove (3)

End If
End If
End If

'longueur de la fondation L < longueur de l’appui a


If Parageo.Text4.Text <> "" And IsNumeric(Parageo.Text4.Text) Then
If Parageo.Text6.Text <> "" And IsNumeric(Parageo.Text6.Text) Then
If CDbl(Parageo.Text4) < CDbl(Parageo.Text6) Then
verif = False
Parageo.Lab4.ForeColor = vbRed
Parageo.Lab6.ForeColor = vbRed

'Rajouter message spécifique


Parageo.erreur.Visible = True
'Parageo.erreur.ListItems.Add.Text = "L doit être supérieur à a"
listerreur = listerreur & "L doit être supérieur à a" & vbCrLf
Else
Parageo.Lab4.ForeColor = vbWhite
Parageo.Lab6.ForeColor = vbWhite
End If
End If
End If

'Hauteur de la fondation h >= max (0,60, B-b/4)


If Parageo.Text1.Text <> "" And IsNumeric(Parageo.Text1.Text) Then
If Parageo.Text2.Text <> "" And IsNumeric(Parageo.Text2.Text) Then
If Parageo.Text5.Text <> "" And IsNumeric(Parageo.Text5.Text) Then
If CDbl(Parageo.Text2) < generalites.maxe(0.6, (Parageo.Text1 - Parageo.Text5) / 4)
Then
verif = False
Parageo.Lab2.ForeColor = vbRed
'Rajouter message spécifique

p. - 38 -
Parageo.erreur.Visible = True
'Parageo.erreur.ListItems.Add.Text = "H doit être supérieur ou égale à max(0.60 ;
(B-b/4))"
listerreur = listerreur & "H doit être supérieur ou égale à max(0.60 ; (B-b/4))" &
vbCrLf
ElseIf CDbl(Parageo.Text2) >= generalites.maxe(0.6, (Parageo.Text1 - Parageo.Text5)
/ 4) Then
Parageo.Lab2.ForeColor = vbWhite
End If
End If
End If
End If
End If

If fs.type_appui = 2 Then
'S’ils ne sont pas vides et numériques, sinon on risque de fausser le premier test
If Parageo.Text1.Text <> "" And IsNumeric(Parageo.Text1.Text) Then
If Parageo.Text7.Text <> "" And IsNumeric(Parageo.Text7.Text) Then
If Val(Parageo.Text1) < Val(Parageo.Text7) Then
verif = False
Parageo.Lab1.ForeColor = vbRed
Parageo.Lab7.ForeColor = vbRed

'Rajouter message spécifique


Parageo.erreur.Visible = True
'Parageo.erreur.ListItems.Add.Text = "B doit être supérieur à d"
listerreur = listerreur & "B doit être supérieur à d" & vbCrLf
Else
Parageo.Lab1.ForeColor = vbWhite
Parageo.Lab7.ForeColor = vbWhite
End If
End If
End If
'h >= max (0, 60, B-d/4)

p. - 39 -
If Parageo.Text1.Text <> "" And IsNumeric(Parageo.Text1.Text) Then
If Parageo.Text2.Text <> "" And IsNumeric(Parageo.Text2.Text) Then
If Parageo.Text7.Text <> "" And IsNumeric(Parageo.Text7.Text) Then
If CDbl(Parageo.Text2) < generalites.maxe(0.6, (CDbl(Parageo.Text1) – CDbl(Parageo.Text7)) /
4) Then
verif = False
Parageo.Lab2.ForeColor = vbRed

'Rajouter message spécifique


Parageo.erreur.Visible = True
'Parageo.erreur.ListItems.Add.Text = "H doit être supérieur ou égale à max(0.60 ;
(B-b/4))"
listerreur = listerreur & "H doit être supérieur ou égale à max(0.60 ; (B-b/4))" &
vbCrLf
ElseIf CDbl(Parageo.Text2) >= generalites.maxe(0.6, (CDbl(Parageo.Text1) -
CDbl(Parageo.Text7)) / 4) Then
Parageo.Lab2.ForeColor = vbWhite
End If
End If
End If
End If
End If

'Enregistrement des variables


If verif = True Then
fs.fsBa = Parageo.Text1
fs.fsh = Parageo.Text2
fs.fsD = Parageo.Text3
fs.fsL = Parageo.Text4

If fs.type_appui = 1 Then
fs.fsb = Parageo.Text5
fs.fsa = Parageo.Text6
End If

p. - 40 -
If fs.type_appui = 2 Then
fs.fsdi = Parageo.Text7
End If

If fs.existence_talus = True Then


fs.fsbeta = Parageo.Text10
fs.fsdis = Parageo.Text9
End If
'Pas de message d'erreur
Parageo.erreur.Visible = False
'Première étape valide
fs.fs_check = True
fondsup.Picture1.Visible = False
fondsup.Picture4.Visible = True
'S’il ne vient pas du bouton sortir
If (Sortir = False) Then
chargefs.Show
Parageo.Hide
End If

Else
'Message d'erreur
Parageo.erreur.Visible = True

'Deuxième étape valide


fs.fs_check = False
fondsup.Picture1.Visible = True
fondsup.Picture4.Visible = False

listerreur = listerreur & "Certaines valeurs sont incorrectes, veuillez revoir les champs
libellés en rouge" & vbCrLf

End If

p. - 41 -
'S’il vient du bouton sortir
If (Sortir = True) Then
fondsup.Show
Parageo.Hide
End If

'Vérifier si toutes les étapes sont valides et activer les boutons exacts
Call fs.verifier3
Parageo.erreur.Caption = listerreur
End Function

 EXEMPLE DE CALCUL DE LA CAPACITE PORTANTE

Private Sub Command5_Click()


If verif = True Then
pressfp.h = pressiofp.Text4.Text
'Calcul de Kp avec refoulement
If fp.refoulement = 1 Then
Select Case poincofp.Combo1.ListIndex
Case 0
pressfp.Kp = pressfp.Kpavec(0)
Case 1
pressfp.Kp = pressfp.Kpavec(1)
Case 2
pressfp.Kp = pressfp.Kpavec(2)
Case 3
pressfp.Kp = pressfp.Kpavec(3)
Case 4
pressfp.Kp = pressfp.Kpavec(4)
Case 5
pressfp.Kp = pressfp.Kpavec(5)
Case 6
pressfp.Kp = pressfp.Kpavec(6)
Case 7

p. - 42 -
pressfp.Kp = pressfp.Kpavec(7)
Case 8
pressfp.Kp = pressfp.Kpavec(8)
Case 9
pressfp.Kp = pressfp.Kpavec(9)
Case 10
pressfp.Kp = pressfp.Kpavec(10)
Case 11
pressfp.Kp = pressfp.Kpavec(11)
End Select
Else
Select Case poincofp.Combo1.ListIndex
Case 0
pressfp.Kp = pressfp.Kpsans(0)
Case 1
pressfp.Kp = pressfp.Kpsans(1)
Case 2
pressfp.Kp = pressfp.Kpsans(2)
Case 3
pressfp.Kp = pressfp.Kpsans(3)
Case 4
pressfp.Kp = pressfp.Kpsans(4)
Case 5
pressfp.Kp = pressfp.Kpsans(5)
Case 6
pressfp.Kp = pressfp.Kpsans(6)
Case 7
pressfp.Kp = pressfp.Kpsans(7)
Case 8
pressfp.Kp = pressfp.Kpsans(8)
Case 9
pressfp.Kp = pressfp.Kpsans(9)
Case 10
pressfp.Kp = pressfp.Kpsans(10)

p. - 43 -
Case 11
pressfp.Kp = pressfp.Kpsans(11)
End Select

End If
pressfp.Kp = Format(pressfp.Kp, "##,##0.00")
pressiofp.Label10.Caption = pressfp.Kp

'Calcul de A
pressfp.a = (3.14 * (fp.fpdia ^ 2) / 4)
pressfp.a = Format(pressfp.a, "##,##0.00")
pressiofp.Label11.Caption = pressfp.a

'Calcul de ple
Dim Pl(70) As Double
Dim dz(70) As Double
Dim nbrPl As Integer
Dim Bmax As Double
Dim Bmin As Double
Dim diff1 As Double
Dim diff2 As Double
Dim petia As Double
Dim petih As Double

petia = (generalites.maxe(0.5, (fp.fpdia / 2)))


petih = pressfp.h

nbrPl = 0
'Calcul bornes inférieures et maximales de l’intégrale
Bmax = fp.fpD + (3 * petia)
Bmin = fp.fpD - (generalites.mine (petia, petih))

p. - 44 -
'Valeur inférieure égale premiere valeure
For j = 1 To ListView4.ListItems.Count
If Bmin = CDbl(ListView4.ListItems(1).Text) Then
nbrPl = nbrPl + 1
Pl(nbrPl) = CDbl(ListView4.ListItems(j).SubItems(1))
'calcul de dz
dz(nbrPl) = CDbl(ListView4.ListItems(j + 1).Text) - Bmin
End If
Next j

' Valeur inférieure entre 2 mesures de Z


For j = 2 To ListView4.ListItems.Count
If Bmin < CDbl(ListView4.ListItems(j).Text) Then
If Bmin > CDbl(ListView4.ListItems(j - 1).Text) Then
diff1 = CDbl(ListView4.ListItems(j)) - Bmin
diff2 = Bmin - CDbl(ListView4.ListItems(j - 1))
If diff1 = diff2 Then
nbrPl = nbrPl + 1
Pl(nbrPl) = (CDbl(ListView4.ListItems(j).SubItems(1)) + CDbl(ListView4.ListItems(j
-1).SubItems(1))) / 2
dz(nbrPl) = (CDbl(ListView4.ListItems(j).Text) - Bmin)
End If

If diff1 < diff2 Then


nbrPl = nbrPl + 1
Pl(nbrPl) = (CDbl(ListView4.ListItems(j).SubItems(1)))
dz(nbrPl) = (CDbl(ListView4.ListItems(j).Text) - Bmin)
End If

If diff1 > diff2 Then


nbrPl = nbrPl + 1
Pl(nbrPl) = (CDbl(ListView4.ListItems(j - 1).SubItems(1)))
dz(nbrPl) = (CDbl(ListView4.ListItems(j).Text) - Bmin)
End If

p. - 45 -
End If
End If
Next j

' Valeur inférieure superieure derniere valeur de Z


If Bmin > CDbl(ListView4.ListItems(ListView4.ListItems.Count).Text) Then
nbrPl = nbrPl + 1
Pl(nbrPl) = CDbl(ListView4.ListItems(ListView4.ListItems.Count).SubItems(1))
dz(nbrPl) = Bmin - CDbl(ListView4.ListItems(ListView4.ListItems.Count).Text)
End If

'Prendre les pl entre Valeur inférieure et Valeur supérieure


For j = 1 To ListView4.ListItems.Count - 1
If ListView4.ListItems(j).Text >= Bmin Then
If ListView4.ListItems(j).Text < Bmax Then
nbrPl = nbrPl + 1
Pl(nbrPl) = CDbl(ListView4.ListItems(j).SubItems(1))
dz(nbrPl) = CDbl(ListView4.ListItems(j + 1).Text) - CDbl(ListView4.ListItems(j).Text)
End If
End If
Next j

nbrPl = nbrPl - 1

'Valeur supérieure entre 2 mesures de Z


For j = 1 To ListView4.ListItems.Count - 1
If Bmax > CDbl(ListView4.ListItems(j).Text) Then
If Bmax < CDbl(ListView4.ListItems(j + 1).Text) Then
nbrPl = nbrPl + 1
Pl(nbrPl) = (CDbl(ListView4.ListItems(j).SubItems(1))
dz(nbrPl) = (Bmax - CDbl(ListView4.ListItems(j).Text))
End If
Next j

p. - 46 -
'Valeur supérieure égale à une des mesures de Z
For k = 1 To ListView4.ListItems.Count - 1
If Bmax = CDbl(ListView4.ListItems(k + 1).Text) Then
nbrPl = nbrPl + 1
Pl(nbrPl) = CDbl(ListView4.ListItems(k).SubItems(1))
dz(nbrPl)=CDbl(ListView4.ListItems(k+1).Text) - CDbl(ListView4.ListItems(k).Text)
End If
Next k

'Valeur supérieure superieure derniere valeur de Z


If Bmax > CDbl(ListView4.ListItems(ListView4.ListItems.Count).Text) Then
nbrPl = nbrPl + 1
Pl(nbrPl) = CDbl(ListView4.ListItems(ListView4.ListItems.Count).SubItems(1))
dz(nbrPl) = Bmax - CDbl(ListView4.ListItems(ListView4.ListItems.Count).Text)
End If

'Calcul de Pl et dz
Dim EPlDz As Double

For j = 1 To nbrPl
EPlDz = EPlDz + (Pl(j) * dz(j))
Next j
pressfp.ple = (1 / ((generalites.mine(petia, petih) + 3 * (petia)))) * EPlDz
pressfp.ple = Format(pressfp.ple, "##,##0.00")
pressiofp.Label12.Caption = pressfp.ple

'Calcul de Qp
pressfp.Qp = (pressfp.a * pressfp.Kp * pressfp.ple * 10)
pressfp.Qp = Format(pressfp.Qp, "##,##0.00")
pressiofp.Label14.Caption = pressfp.Qp

'Calcul de P
pressfp.P = (3.14 * fp.fpdia)
pressfp.P = Format (pressfp.P, "##,##0.00")

p. - 47 -
pressiofp.Label15.Caption = pressfp.P

'Calcul de qs
Dim ligne As Integer
Dim colonne As Integer
Dim nombre As Integer
Dim qsn As Double
Dim pn As Double
Dim Pli(70) As Double
Dim nbrPli As Integer
Dim dzi(70) As Double
Dim qsi(70) As Double
Dim Aj(70) As Double
Dim Eqsdz As Double
Dim validité As Boolean
Dim a1 As Double
Dim a2 As Double

'Lecture des types de pieux


If paragefp.Option5 = True Then
ligne = 1
ElseIf paragefp.Option6 = True Then
ligne = 2
ElseIf paragefp.Option7 = True Then
ligne = 3
ElseIf paragefp.Option8 = True Then
ligne = 4
ElseIf paragefp.Option9 = True Then
ligne = 5
ElseIf paragefp.Option11 = True Then
ligne = 6
ElseIf paragefp.Option12 = True Then
ligne = 7
ElseIf paragefp.Option13 = True Then

p. - 48 -
ligne = 8
ElseIf paragefp.Option14 = True Then
ligne = 9
ElseIf paragefp.Option15 = True Then
ligne = 10
End If

'Lecture des types de sol


colonne = poincofp.Combo1.ListIndex + 1
nombre = xlFeuille.Cells(ligne + 2, colonne + 1).Value

'Calcul de qs entre Q1 et Q4
'Choix entre Q1 et Q2, Q3, Q4

validité = False
If nombre = 1 Then
validité = True
ElseIf nombre = 2 Then
validité = True
ElseIf nombre = 3 Then
validité = True
ElseIf nombre = 4 Then
validité = True
End If

If validité = True Then


qsn = 0.04 * nombre * 10
pn = (1 + (0.5 * nombre)) * 10

'Lecture de pl de 0 a h (encstrement dans la formation porteuse)


nbrPli = 0
For i = 1 To ListView4.ListItems.Count
'position pour les valeurs entre 0 et H = Z
If CDbl(ListView4.ListItems(i).Text) > 0 Then

p. - 49 -
If CDbl(ListView4.ListItems(i).Text) < pressfp.h Then
nbrPli = nbrPli + 1
Pli(nbrPli) = CDbl(ListView4.ListItems(i).SubItems(1))
dzi(nbrPli)=CDbl(ListView4.ListItems(i+1).Text)- CDbl(ListView4.ListItems(i).Text)
End If
End If
Next i

nbrPli = nbrPli - 1
'Position h par rapport à la derniere valeur pr trouver son Pl
'h entre 2valeurs
For j = 1 To ListView4.ListItems.Count
If pressfp.h < CDbl(ListView4.ListItems(j).Text) Then
If pressfp.h > CDbl(ListView4.ListItems(j - 1).Text) Then
nbrPli = nbrPli + 1
Pli(nbrPli) = CDbl(ListView4.ListItems(j - 1).SubItems(1))
'calcul dZ
dzi(nbrPli) = pressfp.h - CDbl(ListView4.ListItems(j - 1).Text)
End If
End If
Next j

'h égale une des valeurs


For k = 1 To ListView4.ListItems.Count
If pressfp.h = CDbl(ListView4.ListItems(k).Text) Then
nbrPli = nbrPli + 1
Pli(nbrPli) = CDbl(ListView4.ListItems(k - 1).SubItems(1))
dzi(nbrPli) = CDbl(ListView4.ListItems(k).Text) - CDbl(ListView4.ListItems(k -
1).Text)
End If

Next k

p. - 50 -
'h superieure derniere valeur de Z
If pressfp.h > CDbl(ListView4.ListItems(ListView4.ListItems.Count).Text) Then
nbrPli = nbrPli + 1
Pli(nbrPli) = CDbl(ListView4.ListItems(ListView4.ListItems.Count).SubItems(1))
dzi(nbrPli) = pressfp.h - CDbl(ListView4.ListItems(ListView4.ListItems.Count).Text)
End If

'Pl/Pn < ou > 1


Eqsdz = 0
For k = 1 To nbrPli
Aj(k) = Pli(k) / pn
If Aj(k) <= 1 Then
qsi(k) = qsn * (2 - (Aj(k))) * (Aj(k))
End If
If Aj(k) > 1 Then
qsi(k) = qsn
End If

'Calcul de Somme qs
Eqsdz = Eqsdz + (qsi(k) * dzi(k))
Next k
End If

'Si Q5
If nombre = 5 Then
Eqsdz = 0
nbrPli = 0
For i = 1 To ListView4.ListItems.Count
'Position pour les valeurs entre 0 et h = Z
If CDbl(ListView4.ListItems(i).Text) > 0 Then
If CDbl(ListView4.ListItems(i).Text) < pressfp.h Then
nbrPli = nbrPli + 1
Pli(nbrPli) = CDbl(ListView4.ListItems(i).SubItems(1))
dzi(nbrPli)=CDbl(ListView4.ListItems(i+1).Text)- CDbl(ListView4.ListItems(i).Text)

p. - 51 -
End If
End If
Next i

nbrPli = nbrPli - 1
'Position h par rapport à la derniere valeur pr trouver son Pl
'h entre 2valeurs
For j = 1 To ListView4.ListItems.Count
If pressfp.h < CDbl(ListView4.ListItems(j).Text) Then
If pressfp.h > CDbl(ListView4.ListItems(j - 1).Text) Then
nbrPli = nbrPli + 1
Pli(nbrPli) = CDbl(ListView4.ListItems(j - 1).SubItems(1))
dzi(nbrPli) = pressfp.h - CDbl(ListView4.ListItems(j - 1).Text)
End If
End If
Next j
'h égale une des valeurs
For k = 1 To ListView4.ListItems.Count
If pressfp.h = CDbl(ListView4.ListItems(k).Text) Then
nbrPli = nbrPli + 1
Pli(nbrPli) = CDbl(ListView4.ListItems(k - 1).SubItems(1))
dzi(nbrPli) = CDbl(ListView4.ListItems(k).Text) - CDbl(ListView4.ListItems(k -
1).Text)
End If
Next k

'h superieure derniere valeur de Z


If pressfp.h > CDbl(ListView4.ListItems(ListView4.ListItems.Count).Text) Then
nbrPli = nbrPli + 1
Pli(nbrPli) = CDbl(ListView4.ListItems(ListView4.ListItems.Count).SubItems(1))
dzi(nbrPli) = pressfp.h - CDbl(ListView4.ListItems(ListView4.ListItems.Count).Text)
End If

p. - 52 -
'Pl/Pn < ou > 1
For k = 1 To nbrPli
Aj(k) = Pli(k)
If Aj(k) >= 2 Then
qsi(k) = generalites.mine(((Aj(k) - 2) / 9), ((Aj(k) + 33) / 32))
End If

'Calcul de Somme qs
Eqsdz = Eqsdz + (qsi(k) * dzi(k))
Next k
End If

'Si Q6
If nombre = 6 Then
Eqsdz = 0
nbrPli = 0
For i = 1 To ListView4.ListItems.Count
'position pour les valeurs entre 0 et h = Z
If CDbl(ListView4.ListItems(i).Text) > 0 Then
If CDbl(ListView4.ListItems(i).Text) < pressfp.h Then
nbrPli = nbrPli + 1
Pli(nbrPli) = CDbl(ListView4.ListItems(i).SubItems(1))
dzi(nbrPli)=CDbl(ListView4.ListItems(i+1).Text)- CDbl(ListView4.ListItems(i).Text)
End If
End If
Next i

nbrPli = nbrPli - 1
'Position h par rapport à la derniere valeur pr trouver son Pl
'h entre 2valeurs
For j = 1 To ListView4.ListItems.Count
If pressfp.h < CDbl(ListView4.ListItems(j).Text) Then
If pressfp.h > CDbl(ListView4.ListItems(j - 1).Text) Then
nbrPli = nbrPli + 1

p. - 53 -
Pli(nbrPli) = CDbl(ListView4.ListItems(j - 1).SubItems(1))
dzi(nbrPli) = pressfp.h - CDbl(ListView4.ListItems(j - 1).Text)
End If
End If
Next j

'h = une des valeurs


For k = 1 To ListView4.ListItems.Count
If pressfp.h = CDbl(ListView4.ListItems(k).Text) Then
nbrPli = nbrPli + 1
Pli(nbrPli) = CDbl(ListView4.ListItems(k - 1).SubItems(1))
dzi(nbrPli) = CDbl(ListView4.ListItems(k).Text) - CDbl(ListView4.ListItems(k -
1).Text)
End If
Next k

'h superieur derniere valeur de Z


If pressfp.h > CDbl(ListView4.ListItems(ListView4.ListItems.Count).Text) Then
nbrPli = nbrPli + 1
Pli(nbrPli) = CDbl(ListView4.ListItems(ListView4.ListItems.Count).SubItems(1))
dzi(nbrPli) = pressfp.h - CDbl(ListView4.ListItems(ListView4.ListItems.Count).Text)
End If

'Pl/Pn < ou > 1


For k = 1 To nbrPli
Aj(k) = Pli(k)
If Aj(k) >= 10 Then
qsi(k) = generalites.mine (((Aj(k) + 4) / 10), ((Aj(k) + 40) / 30))
End If

'calcul de Somme qs
Eqsdz = Eqsdz + (qsi(k) * dzi(k))
Next k
End If

p. - 54 -
'Si Q7
If nombre = 7 Then
Eqsdz = 0
nbrPli = 0
For i = 1 To ListView4.ListItems.Count
'position pour les valeurs entre 0 et H = Z
If CDbl(ListView4.ListItems(i).Text) > 0 Then
If CDbl(ListView4.ListItems(i).Text) < pressfp.h Then
nbrPli = nbrPli + 1
Pli(nbrPli) = CDbl(ListView4.ListItems(i).SubItems(1))
dzi(nbrPli)=CDbl(ListView4.ListItems(i+1).Text)- CDbl(ListView4.ListItems(i).Text)
End If
End If
Next i

nbrPli = nbrPli - 1
'Position h par rapport à la derniere valeur pr trouver son Pl
'h entre 2valeurs
For j = 1 To ListView4.ListItems.Count
If pressfp.h < CDbl(ListView4.ListItems(j).Text) Then
If pressfp.h > CDbl(ListView4.ListItems(j - 1).Text) Then
nbrPli = nbrPli + 1
Pli(nbrPli) = CDbl(ListView4.ListItems(j - 1).SubItems(1))
dzi(nbrPli) = pressfp.h - CDbl(ListView4.ListItems(j - 1).Text)
End If
End If
Next j

'h = une des valeurs


For k = 1 To ListView4.ListItems.Count
If pressfp.h = CDbl(ListView4.ListItems(k).Text) Then
nbrPli = nbrPli + 1
Pli(nbrPli) = CDbl(ListView4.ListItems(k - 1).SubItems(1))
'calcul dZ

p. - 55 -
dzi(nbrPli)=CDbl(ListView4.ListItems(k).Text)-CDbl(ListView4.ListItems(k- 1).Text)
End If

Next k

'h superieure derniere valeur de Z


If pressfp.h > CDbl(ListView4.ListItems(ListView4.ListItems.Count).Text) Then
nbrPli = nbrPli + 1
Pli(nbrPli) = CDbl(ListView4.ListItems(ListView4.ListItems.Count).SubItems(1))
'calcul de dz
dzi(nbrPli) = pressfp.h - CDbl(ListView4.ListItems(ListView4.ListItems.Count).Text)
End If

'Pl/Pn < ou > 1


For k = 1 To nbrPli
Aj(k) = Pli(k)
If Aj(k) >= 25 Then
qsi(k) = ((Aj(k) + 4) / 10)
End If

'Calcul de Somme qs
Eqsdz = Eqsdz + (qsi(k) * dzi(k))
Next k
End If

pressfp.Qs = (pressfp.P * Eqsdz * 10)


pressfp.Qs = Format(pressfp.Qs, "##,##0.00")
pressiofp.Label7.Caption = pressfp.Qs

'Calcul de Qc
If fp.refoulement = 1 Then
pressfp.Qc = ((0.7 * pressfp.Qp) + (0.7 * pressfp.Qs))
Else
pressfp.Qc = ((0.5 * pressfp.Qp) + (0.7 * pressfp.Qs))

p. - 56 -
End If
pressfp.Qc = Format(pressfp.Qc, "##,##0.00")
pressiofp.Label19.Caption = pressfp.Qc

'Calcul de Ql
pressfp.Ql = pressfp.Qp + pressfp.Qs
pressfp.Ql = Format(pressfp.Ql, "##,##0.00")
pressiofp.Label27.Caption = pressfp.Ql

'Commentaire
pressfp.Qmax = (pressfp.Ql / 1.4)
pressfp.Qmax1 = (pressfp.Qc / 1.4)

If fp.fpQels < (affou.No * affou.Ce * pressfp.Qmax1) And fp.fpQelu < (affou.No * affou.Ce *
pressfp.Qmax) Then
pressiofp.Label33.Caption = "Il n'y a pas de risque de poinconnement"
Else
pressiofp.Label33.Caption = "Changer la valeur de B ou D ou N et refaire le calcul"
End If
'End If

'ΔQ /Q < 50%


Dim lim As Double
lim = 0.5
If pressiofp.Label33.Caption = "Il n'y a pas de risque de poinconnement" Then
If (((affou.No*affou.Ce*pressfp.Qmax1)- fp.fpQels) / (affou.No * affou.Ce * pressfp.Qmax1))
<=lim And (((affou.No*affou.Ce*pressfp.Qmax)-fp.fpQelu)/(affou.No*
affou.Ce*pressfp.Qmax)) <= lim Then
pressiofp.Label33.Caption = pressiofp.Label33.Caption & vbCrLf & "Le diamètre choisi
est approprié pour la charge donnée"
fondprof.com2.Enabled = True
fondprof.Picture8.Visible = True
fondprof.Picture9.Visible = False
Else

p. - 57 -
pressiofp.Label33.Caption = pressiofp.Label33.Caption & vbCrLf & "Pour raison
économique, Changer et Varier le diamètre B ou l'encastrement D ou N pour que la charge
admissible du pieu soit proche de la charge appliquée"
fondprof.com2.Enabled = False
fondprof.Picture8.Visible = False
fondprof.Picture9.Visible = True
End If
End If
End If
End Sub

p. - 58 -
TABLE DES MATIERES

DEDICACE ------------------------------------------------------------------------------------------------- I
REMERCIEMENTS -------------------------------------------------------------------------------------- II
SOMMAIRE ---------------------------------------------------------------------------------------------- IV
LISTE DES TABLEAUX -------------------------------------------------------------------------------- V
LISTE DES FIGURES ----------------------------------------------------------------------------------- IX
LISTE DES PHOTOS ----------------------------------------------------------------------------------- XII
LISTE DES GRAPHES -------------------------------------------------------------------------------- XIII
NOTATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------- XIV
SIGLES ET ABREVIATIONS ---------------------------------------------------------------------- XXII
INTRODUCTION ------------------------------------------------------------------------------------------ 1
PARTIE 1 : GENERALITES SUR LA RECONNAISSANCE GEOTECHNIQUE---------------- 1
CHAPITRE I : LES NECESSITES DE LA RECONNAISSANCE GEOTECHNIQUE --------- 3
I. Le sol : matériau de construction imposé------------------------------------------------------ 3
II. Objectifs ------------------------------------------------------------------------------------------- 3
III. Sondages --------------------------------------------------------------------------------------- 4
3-1. Les reconnaissances superficielles -------------------------------------------------------- 4
3-2. Les reconnaissances par sondage mécanique profond ---------------------------------- 4
IV. Organisation d’une campagne de reconnaissance de sol ---------------------------------- 5
V. Conclusion Partielle ----------------------------------------------------------------------------- 6
CHAPITRE II : TRAVAUX DE RECONNAISSANCE -------------------------------------------- 7
I. Nature des investigations ------------------------------------------------------------------------ 7
II. Densité des sondages et essais ------------------------------------------------------------------ 8
III. Profondeur d’investigation ------------------------------------------------------------------- 9
3-1. Pour les fondations superficielles --------------------------------------------------------- 9
3-2. Pour les fondations profondes ------------------------------------------------------------- 9
3-3. Pour les remblais de grande hauteur ---------------------------------------------------- 10
IV. Implantation ---------------------------------------------------------------------------------- 10
V. Conclusion partielle ---------------------------------------------------------------------------- 11
CHAPITRE III : LES ESSAIS IN SITU ------------------------------------------------------------- 12
I. Généralités -------------------------------------------------------------------------------------- 12
II. Le pressiomètre Ménard (Norme NF –P 94-110-1) ---------------------------------------- 13
2-1. Objectif ------------------------------------------------------------------------------------ 13

p. - 59 -
2-2. Principe de l’essai ------------------------------------------------------------------------ 13
2-3. Description de l’appareil ----------------------------------------------------------------- 13
2-4. Description de l’essai--------------------------------------------------------------------- 14
2-5. Interprétation des courbes pressiométriques ------------------------------------------- 15
2-6. Résultats des courbes --------------------------------------------------------------------- 16
III. Le SPT «Standard Penetration Test» (Norme NF P 94-116) --------------------------- 17
3-1. Objectif ------------------------------------------------------------------------------------ 17
3-2. Description de l’appareil ----------------------------------------------------------------- 17
3-3. Description de l’essai--------------------------------------------------------------------- 19
3-4. Résultats des essais ----------------------------------------------------------------------- 19
3-5. Interprétation des résultats --------------------------------------------------------------- 20
3-5-1. Corrections à apporter à la valeur de N ---------------------------------------------- 20
IV. Le CPT « pénétromètre statique » (Norme NF P 94-113) ------------------------------ 20
4-1. Objectif ------------------------------------------------------------------------------------ 20
4-2. Principe ------------------------------------------------------------------------------------ 20
4-3. Description de l’appareil ----------------------------------------------------------------- 21
4-4. Résultats des essais ----------------------------------------------------------------------- 23
4-5. Conclusion partielle ---------------------------------------------------------------------- 24
V. Le scissomètre (Norme NF P 94-112) ------------------------------------------------------- 24
5-1. Objet --------------------------------------------------------------------------------------- 24
5-2. Principe ------------------------------------------------------------------------------------ 25
5-3. Appareils utilisés à l’essai --------------------------------------------------------------- 25
5-3-1. Matériels spécifiques à l’essai -------------------------------------------------------- 25
5-3-2. Matériels de mise en place du scissomètre ------------------------------------------ 25
5-3-3. Matériels divers ------------------------------------------------------------------------ 26
5-4. Mise en œuvre du scissomètre ---------------------------------------------------------- 27
5-4-1. Montage du bâti ------------------------------------------------------------------------ 27
5-4-2. Choix du moulinet --------------------------------------------------------------------- 27
5-4-3. Fonçage du scissomètre --------------------------------------------------------------- 27
5-5. Exécution de l’essai ---------------------------------------------------------------------- 28
5-5-1. Préparation de l’essai ------------------------------------------------------------------ 28
5-5-2. Déroulement de l’essai ---------------------------------------------------------------- 28
5-6. Résultats de essais ------------------------------------------------------------------------ 29
VI. Pénétromètre Dynamique (Norme NF-P 94-115 B) ------------------------------------- 32

p. - 60 -
6-1. Objet --------------------------------------------------------------------------------------- 32
6-2. Principe ------------------------------------------------------------------------------------ 32
6-3. Description des matériels utilisés ------------------------------------------------------- 32
6-4. Résultats des essais ----------------------------------------------------------------------- 33
6-5. Interprétation des résultats --------------------------------------------------------------- 34
6-6. Exploitation des résultats ---------------------------------------------------------------- 35
VII. Comparaison des différents essais in situ ------------------------------------------------- 35
VIII. Conclusion Partielle ------------------------------------------------------------------------- 38
CHAPITRE IV : LES ESSAIS DE LABORATOIRE ---------------------------------------------- 39
I. Généralités -------------------------------------------------------------------------------------- 39
II. Essais d’Identification ------------------------------------------------------------------------- 39
2-1. Analyse granulométrique par tamisage (Norme NF P 94-056) ---------------------- 40
2-2. Equivalent de sable (Norme NF P 18-598) -------------------------------------------- 40
2-3. Limites d’Atterberg (Norme NF P 94-051) -------------------------------------------- 41
2-4. Valeur au Bleu de Méthylène « VBS » (Norme NF P 94-068) ---------------------- 42
2-5. Essais sur les caractéristiques d’état : poids volumiques ----------------------------- 42
2-5-1. La teneur en eau w (Norme NF P 94-050) ------------------------------------------ 43
2-5-2. Poids volumique spécifique des particules solides d’un sol γs (Norme NF P 94-
054-Méthode du pycnomètre à eau) --------------------------------------------------------- 43
2-5-3. Poids volumique humide d’un sol---------------------------------------------------- 43
III. Essais mécaniques de laboratoire ---------------------------------------------------------- 44
3-1. Essai de cisaillement simple à la Boite de CASAGRANDE (Norme NF P 94-071)
44
3-1-1. Objet ------------------------------------------------------------------------------------- 44
3-1-2. Description de l’appareil -------------------------------------------------------------- 44
3-1-3. Principe --------------------------------------------------------------------------------- 45
3-1-4. Expression des résultats --------------------------------------------------------------- 46
3-2. Essai Triaxial ------------------------------------------------------------------------------ 46
3-2-1. Objet ------------------------------------------------------------------------------------- 46
3-2-2. Description de l’appareil -------------------------------------------------------------- 46
3-2-3. Principe --------------------------------------------------------------------------------- 48
3-2-4. Expression des résultats --------------------------------------------------------------- 48
3-2-5. Remarques ------------------------------------------------------------------------------ 50
3-3. Essai oedométrique (Norme NF P 94-090) -------------------------------------------- 50

p. - 61 -
3-3-1. Objet ------------------------------------------------------------------------------------- 50
3-3-2. Description de l’appareil -------------------------------------------------------------- 51
3-3-3. Principe --------------------------------------------------------------------------------- 52
3-3-4. Expression des résultats --------------------------------------------------------------- 52
a. Détermination de σ’c : contrainte de consolidation -------------------------------- 52
b. Indice de compression Cc et Indice de gonflement Cg ----------------------------- 53
c. Evaluation du tassement--------------------------------------------------------------- 53
c-1- Sol surconsolidé (σ’vo : contrainte géotechnique < σ’c)----------------------- 53
c-2- Sol normalement consolidé (σ’vo : contrainte géotechnique = σ’c) ----------- 53
d. Durée de tassement -------------------------------------------------------------------- 54
IV. Conclusion partielle ------------------------------------------------------------------------- 54
PARTIE 2: UTILISATION DES ESSAIS SUR LE DIMENSIONNEMENT DES
FONDATIONS DES PONTS --------------------------------------------------------------------------- 55
CHAPITRE V : GENERALITES SUR LES OUVRAGES D’ART ------------------------------ 56
I. Définition --------------------------------------------------------------------------------------- 56
II. Classifications des ponts ---------------------------------------------------------------------- 57
2-1. Classification des ponts selon les matériaux constitutifs ----------------------------- 58
2-2. Classification des ponts selon la coupe longitudinale -------------------------------- 60
2-3. Classification des ponts suivant la nature de la voie portée -------------------------- 61
2-4. Classification des ponts suivant la coupe transversale ------------------------------- 62
2-5. Classifications des ponts suivant le procédé d’exécution ---------------------------- 64
III. Etat des lieux sur les ponts à Madagascar ------------------------------------------------ 66
IV. Eléments constitutifs d’un pont ------------------------------------------------------------ 66
V. Conclusion partielle ---------------------------------------------------------------------------- 68
CHAPITRE VI : METHODES DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES
FONDATIONS SUPERFICIELLES D’UN PONT ------------------------------------------------ 69
I. Définitions et types de fondations superficielles ------------------------------------------- 69
1-1. Semelles isolées --------------------------------------------------------------------------- 70
1-2. Semelles filantes -------------------------------------------------------------------------- 71
II. Les actions appliquées aux fondations et sollicitations de calcul ------------------------- 72
2-1. Actions appliquées aux fondations ----------------------------------------------------- 72
2-2. Combinaisons d’actions et sollicitations de calcul ------------------------------------ 73
2-2-1. Etats limites Ultimes : ELU ----------------------------------------------------------- 73
2-2-2. Etats limites de service : ELS--------------------------------------------------------- 74

p. - 62 -
III. Calcul de la capacité portante et Etude du poinçonnement ----------------------------- 74
3-1. Introduction ------------------------------------------------------------------------------- 74
3-2. Evaluation de la portance de rupture et de portance admissible par la méthode « C-
υ» 75
3-2-1. Charge verticale et centrée ------------------------------------------------------------ 75
a. Sol homogène -------------------------------------------------------------------------- 75
a-1- Semelle filante ---------------------------------------------------------------------- 75
a-2- Semelle quelconque (B x L) ------------------------------------------------------- 78
b. Sol hétérogène -------------------------------------------------------------------------- 79
3-2-2. Charge verticale et excentrée --------------------------------------------------------- 80
3-2-3. Charge inclinée et centrée ------------------------------------------------------------- 80
3-2-4. Charge inclinée et excentrée ---------------------------------------------------------- 81
3-3. Evaluation de la portance de rupture et de portance admissible par la
méthode pressiométrique ------------------------------------------------------------------------ 81
3-3-1. Charge verticale centrée --------------------------------------------------------------- 82
3-3-2. Cas de charge inclinée et influence de la proximité d’un talus ------------------- 84
a. Valeurs de iδ, influence de l’inclinaison de la charge ----------------------------- 84
b. Valeurs de iδ, influence de la proximité d’un talus -------------------------------- 85
3-4. Evaluation de la portance de rupture et de portance admissible par la méthode CPT
86
3-5. Evaluation de la portance de rupture et de portance admissible par la méthode SPT
88
3-6. Vérification au non-poinçonnement ---------------------------------------------------- 88
3-6-1. Cas où charge à l’intérieur du tiers central de la semelle (e < B/6) -------------- 89
3-6-2. Cas où charge à l’extérieur du tiers central de la semelle (e >B/6) --------------- 89
3-6-3. Cas où charge à la limite du tiers central de la semelle (e = B/6) ---------------- 90
IV. Etude de tassement -------------------------------------------------------------------------- 90
4-1. Méthode oedométrique ------------------------------------------------------------------- 91
4-2. Méthode pressiométrique ---------------------------------------------------------------- 91
4-3. Prise en compte d’une couche molle pour les tassements ---------------------------- 93
V. Etude de stabilité au renversement ----------------------------------------------------------- 95
VI. Etude de stabilité au glissement ----------------------------------------------------------- 97
VII. Etude de l’affouillement -------------------------------------------------------------------- 98
7-1. Profondeur d’affouillement normal HN ------------------------------------------------ 98

p. - 63 -
7-2. Profondeur d’affouillement due au rétrécissement du lit H R------------------------- 98
7-3. Profondeur due à l’affouillement local HL --------------------------------------------- 99
7-4. Protection contre l’affouillement ------------------------------------------------------- 99
VIII. Calcul des armatures d’une fondation superficielle ------------------------------------ 100
8-1. Semelle rectangulaire isolée sous pilier rectangulaire ------------------------------- 101
8-1-1. Charges centrées ---------------------------------------------------------------------- 101
8-1-2. Charges excentrées-------------------------------------------------------------------- 103
8-2. Semelle circulaire isolée sous pilier circulaire --------------------------------------- 104
8-2-1. Charges centrées ---------------------------------------------------------------------- 105
a. Armatures constituées par deux nappes de barres orthogonales ----------------- 106
b. Armatures constituées par des cerces ----------------------------------------------- 106
8-2-2. Charges excentrées-------------------------------------------------------------------- 107
8-3. Semelle filante sous un voile ----------------------------------------------------------- 107
8-3-1. Charges centrées ---------------------------------------------------------------------- 107
8-3-2. Charges excentrées-------------------------------------------------------------------- 109
IX. Conclusion Partielle ------------------------------------------------------------------------ 109
CHAPITRE VII : METHODE DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES
FONDATIONS PROFONDES D’UN PONT ------------------------------------------------------ 111
I. Introduction ------------------------------------------------------------------------------------ 111
1-1. Définitions d’un pieu -------------------------------------------------------------------- 112
1-2. Géométrie des pieux --------------------------------------------------------------------- 112
1-3. Distance entre les pieux ----------------------------------------------------------------- 113
1-4. Principes d’exécution des principaux types de pieux -------------------------------- 114
II. Les actions appliquées aux fondations profondes ----------------------------------------- 115
2-1. Actions appliquées aux fondations ---------------------------------------------------- 115
2-2. Combinaisons d’actions et sollicitations de calcul ----------------------------------- 116
2-2-1. Etats limites Ultimes ------------------------------------------------------------------ 116
2-2-2. Etats limites de service --------------------------------------------------------------- 117
III. Etude de la charge portante d’un pieu sous charge axiale ----------------------------- 117
3-1. Généralités -------------------------------------------------------------------------------- 117
3-1-1. Charge limite Ql ou Qd --------------------------------------------------------------- 117
3-1-2. Charge de fluage Qc ou Qad ---------------------------------------------------------- 119
3-2. Calcul de la charge limite Ql par la méthode pressiométrique ---------------------- 119
3-2-1. Calcul de la charge limite de pointe Qp --------------------------------------------- 119

p. - 64 -
a. Evaluation de la pression limite équivalente Ple*---------------------------------- 119
3-2-2. Calcul de la charge limite de frottement latéral Q s -------------------------------- 120
3-3. Calcul de la charge limite Ql à partir du pénétromètre statique -------------------- 122
3-3-1. Calcul de la charge limite de pointe Qp --------------------------------------------- 122
3-3-2. Calcul de la charge limite de frottement latéral Qs-------------------------------- 122
3-4. Calcul de la charge limite qad à partir du pénétromètre dynamique --------------- 123
IV. Vérifications à faire ------------------------------------------------------------------------ 124
4-1. Vérification de la capacité portante pour le cas d’un pieu isolé -------------------- 124
4-2. Vérification de la capacité portante pour le cas d’un groupe de pieux ------------ 124
4-3. Vérification de non flambement d’un pieu ------------------------------------------- 125
4-4. Vérification des états limites concernant les matériaux constitutifs des pieux en BA
125
V. Etude de l’affouillement ---------------------------------------------------------------------- 126
VI. Calcul des armatures ----------------------------------------------------------------------- 126
6-1. Calcul des armatures de la semelle de liaison ---------------------------------------- 126
6-1-1. Semelle reposant sur deux pieux ---------------------------------------------------- 126
a. Charges centrées ---------------------------------------------------------------------- 126
b. Charges excentrées-------------------------------------------------------------------- 128
c. Vérification vis-à-vis du matériau--------------------------------------------------- 129
6-1-2. Semelle reposant sur trois pieux ----------------------------------------------------- 130
6-1-3. Semelle reposant sur quatre pieux -------------------------------------------------- 131
a. Charges centrées ---------------------------------------------------------------------- 131
b. Charges excentrées-------------------------------------------------------------------- 133
c. Vérification vis-à-vis du matériau--------------------------------------------------- 134
6-2. Calcul des armatures du pieu ----------------------------------------------------------- 135
6-2-1. Hypothèses de calcul ----------------------------------------------------------------- 135
6-2-2. Calcul des armatures longitudinales ------------------------------------------------ 136
6-2-3. Calcul des armatures transversales -------------------------------------------------- 137
VII. Conclusion Partielle ------------------------------------------------------------------------ 137
PARTIE 3 : PROGRAMMATION DES CALCULS ------------------------------------------------ 138
CHAPITRE VIII : PRESENTATION DU PROGRAMME -------------------------------------- 139
I. Langage utilisé pour le programme --------------------------------------------------------- 139
II. Algorigrammes de calcul --------------------------------------------------------------------- 140
2-1. Algorigramme de calcul pour les fondations superficielles ------------------------- 141

p. - 65 -
2-2. Algorigramme de calcul pour les fondations profondes ----------------------------- 144
III. Structures du programme ------------------------------------------------------------------ 145
3-1. Fondations superficielles---------------------------------------------------------------- 146
3-2. Fondations profondes ------------------------------------------------------------------- 163
3-3. Récapitulatifs des données d’entrée et résultats -------------------------------------- 174
IV. Conclusion partielle ------------------------------------------------------------------------ 176
I. Exemples de fondations superficielles ------------------------------------------------------ 177
1-1. Pressiomètre Ménard -------------------------------------------------------------------- 177
CHAPITRE IX : SIMULATION DU PROGRAMME ------------------------------------------- 177
1-2. CPT ---------------------------------------------------------------------------------------- 181
1-3. SPT ---------------------------------------------------------------------------------------- 186
1-4. Paramètres traditionnels C-υ ----------------------------------------------------------- 192
II. Exemples de fondations profondes ---------------------------------------------------------- 197
2-1. Pressiomètre Ménard -------------------------------------------------------------------- 197
2-2. CPT ---------------------------------------------------------------------------------------- 202
2-3. Pénétromètre Dynamique --------------------------------------------------------------- 208
III. Conclusion Partielle ------------------------------------------------------------------------ 213
CONCLUSION GENERALE -------------------------------------------------------------------------- 214
BIBLIOGRAPHIE --------------------------------------------------------------------------------------- 215
WEBOGRAPHIE ---------------------------------------------------------------------------------------- 216
ANNEXES ----------------------------------------------------------------------------------------------- 217
TABLE DES MATIERES ---------------------------------------------------------------------------- - 59 -

p. - 66 -
UNIVERSITE D’ANTANANARIVO
ECOLE SUPERIEURE POLYTECHNIQUE
DEPARTEMENT BATIMENT ET TRAVAUX PUBLICS

Nom : RAMAROKOTO
Prénoms : Henintsoa Margot Lusia
Adresse : Lot IBF 16 A Ambatomena Tananarivo101
Tel. : 0331440881

Titre :
«RECONNAISSANCE GEOTECHNIQUE ET INFORMATISATION DU
DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS EN BETON ARME D’UN
PONT»

Nombre de pages : 217


Nombre de Figures : 97
Nombre de Tableaux : 82
Nombre de Photos : 12
Nombre de Graphes :6

Résumé :
Le présent mémoire a pour objet le dimensionnement et l’automatisation des calculs des
fondations d’un pont.
Dans tous les cas, soit pour une fondation superficielle, soit pour une fondation profonde,
les paramètres à ajuster sont toujours l’ancrage D, la base ou le diamètre B. Leurs calculs sont
faits par approximation pour satisfaire les conditions de non-poinçonnement et de tassement.
Les interprétations des essais ont été déduites du Fascicule 62 V et le calcul des armatures
ont comme référence le BAEL 91.
Les étapes de calculs sont programmées en Visual Basic afin d’apprécier de façon rapide
les résultats obtenus.

Abstract:
This memory is designed sizing and automation of the foundations’ calculations of a
bridge.
In all cases, either for a shallow foundation, either for a deep foundation, the fitting
parameters are still anchoring the base or the diameter B. They are groping to satisfy the
conditions of non-punching and packing.
Interpretations of tests have been deducted from Issue 62 V and the calculations of the
reference frames have BAEL 91.
The calculation steps are programmed in Visual Basic to quickly appreciate the results.

Mots clés: Reconnaissances, Sol, Fondation, Pont, Poinçonnement, Tassement, Armatures, VB


Rubrique: Ouvrage d’art
Directeur de Mémoire: Monsieur RAHELISON Landy Harivony

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