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COURS ASSURÉ PAR MM FAGES & PINEAU

INGÉNIEURIE DES AFFAIRES : DROIT DES CONTRATS

OBJECTIF DU COURS

LE 6 JANVIER 2001

Le droit est de plus en plus présent dans les activités économiques et techniques. Il devient un facteur de
décision et influence nombre de décisions des entreprises.

A ce titre il devient essentiel pour un manager de prendre conscience de son environnement juridique et
des conséquences, sur le plan juridique, de ses décisions.

Au terme des séances d’ingénierie des affaires, on devrait :

1. Connaître la dimension juridique de l’activité des entreprises afin de l’intégrer dans nos décisions.

2. Etre capable de comprendre et de se faire comprendre de nos interlocuteurs juridiques (juristes


d’entreprise, avocats…) afin de les interroger avec pertinence et de mieux exploiter leurs conseils.

L’approche juridique de la création d’entreprise est également étudiée.

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par Jassem AJAKA
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INGÉNIEURIE DES AFFAIRES : DROIT DES CONTRATS

1ÈRE SÉANCE : PRÉSENTATION DE L’ENVIRONNEMENT JURIDIQUE DES ENTREPRISES

LE 6 JANVIER 2001

L’environnement juridique de l’entreprise est divisé en deux : légal (règles) et humain (les gens qui
mettent en œuvre ses règles). Le droit régie l’ensemble des relations sociales au sein d’une collectivité au
niveau personnel (ex : naissance) et professionnel (ex : contrat de travail). D’où la nécessité de connaître
l’environnement juridique En effet :
 Nul ne peut ignorer la loi
 Chaque citoyen est censé connaître ses droits et ses obligations
 Quand on travaille dans une entreprise, on doit connaître l’environnement juridique pour ne pas
commettre des erreurs.

Entreprise : l’entreprise n’est pas un terme juridique. C’est l’ensemble de moyens destinés au service d’une
activité économique

Société : la société est un terme juridique. Exemple : SA, SARL, personnalité morale…

Activité économique : plusieurs formes

Personnalité morale : la personnalité morale est comme les différentes entités. Elle a des droits et des
obligations. Elle peut contracter, avoir un patrimoine et Ester 1

GIE  (Groupement d’Intérêt Economique) : C’est plusieurs sociétés qui se mettent ensemble (prolongation
d’activité). Exemple Airbus, carte bancaire

GEIE (Groupement européen d’Intérêt Economique) : c’est une forme juridique unique d’une société dans
l’ensemble des pays européens

Association : …

Environnement légal:

 Le droit français est basé sur des Principes / exceptions


 Droit : le mot droit comporte deux concepts :
o Objectif : ensemble des règles de droit (le droit en singulier)
o Subjectif : droits et obligations qu’on a (j’ai le droit de … ) (les droits en pluriel)

Règles de droit :
Caractéristiques générales des règles de droit :
1
agir en justice

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 Une règle de droit peut être Générales et abstraites


Elle ne vise pas une personne bien déterminée. Elle est générale et elle vise les décisions
de justice essentiellement. Elle vise des catégories de gens.
Exception : Il y a des règles de droit qui ne sont pas générales (exemple : une loi qui vise la
caisse des dépôts, considérée comme une personne du point de vue du droit).
 Une règle de droit peut être Obligatoire
Elle le partage avec la décision. Règle de droit qui est accompagnée d’une sanction. Toutes
les règles de droit ne sont pas impératives.
Remarque : impératif veut dire obligatoirement à se conformer et supplétif veut dire qu’on
considère un contrat comme une force de loi. Les règles de droit supplétives ne peuvent
pas être contrariées (trafic de stupéfiant, organes humains…)

Sanctions des règles de droit :


 Sanction pénale : Amende, emprisonnement…
 Sanction administrative : délit sur la diffusion d’information (COB…)
 Sanction civile et commerciale : dommage et intérêt (somme d’argent en termes de
réparation…).
 Sanction nullité de l’acte : contrat annulé (trafic d’organes…)
 Sanction exécution forcée : le juge oblige la personne X à exécuter le contrat

Règles de droit (source de droit) :


 Ses règles sont classées de façon hiérarchique (hiérarchie des normes).
 L’’hiérarchie :
1. Constitution La constitution est la norme fondamentale
Chaque règle inférieure doit être conforme
Le conseil constitutionnel est chargé de
vérifier cette conformité
La constitution = la constitution de 1958 +
déclaration des droits de l’homme et du
citoyen de 1789 + préambule de la
constitution de 1946
Les principes fondamentaux sont reconnus par
la loi de la république qui sont dégagés par
le conseil constitutionnel.
Censurer une loi : la rejeter dans son état
2. Traités Droit communautaire européen (de Masstrich) et tous les organes qui
en découlent :
Directives : doit être transposées dans la
constitution pour qu’elles soient ratifiées
Règlements : droit de portée générale
applicable directement. Le règlement est
supérieur à la loi française.
Recommandations : invitent les états membres
à aller dans telle ou telle direction
Décisions : cours de justice
3. Lois Faites par le parlement
3’. Ordonnances Le parlement donne le droit au gouvernement de faire une loi qui est

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hors de ses compétences ce qu’on appelle règlement d’ordonnance.


4. Décrets/Règlements Le règlement est fait par le gouvernement. Il est divisé en deux :
Autonome : indépendamment d’une loi
D’application : Il y a des lois qui ne voient pas le jour parce que le
décret d’application n’arrive jamais
5. Arrêtés Pris par les ministres, préfets et maires
6. Coutumes & Usages Coutumes : elles doivent avoir un élément matériel (usage prolongé)
et un élément moral. La conviction de l’usage a une force contraignante
exemple servitude, changement de nom quand on se marie
 Usage : dans le milieu professionnel, l’ensemble des pratiques qui
deviennent un usage. Exemple : le prix hors taxe. Ses usages sont
publiés par la chambre de commerce.
7. Circulaires et réponses Circulaire : un papier envoyé dans les ministères pour dire aux
ministérielles employés qu’il faut interpréter le règlement comme ceci.
Réponse : c’est une réponse du ministre qui ne s’impose pas dans les
tribunaux (sauf fiscal) et qui est prise comme une interprétation du
règlement.
8. Jurisprudence L’ensemble des décisions de la justice (application d’une règle
générale).
Théoriquement elle n’a pas de portée juridique.
Pratiquement elle a une influence importante, En effet les mémoires
des avocats sont remplis de jurisprudence.
9. Doctrine C’est l’ensemble des écrits sur un sujet de loi (professeur de droit…)

Domaines juridiques:
Droit public : qui met en présence une personne publique
 droit administratif
 droit constitutionnel (comment est votée une loi ?)
 droit international public (entre états et organisations internationales)
Droit privé :
 droit civil
 droit de la famille
 droit des contrats
 droit des biens
 droit social
 droit commercial

Droit pénal :
 entre le public et le privé
 régit la relation publique – civil

Droit fiscal  Droit communautaire  (marché public,…)

Les procédures attachées à chaque famille lui sont propres. L’entreprise est concernée par les trois
familles. Exemple : pénal social, publique, civil (droit des biens…) droit commercial…

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Environnement humain, les interlocuteurs:

Phase non contentieuse (95%) :


 service juridique
 droit en interne (rattachement du service juridique au patron)
 externalisation (les anglo-saxons rédigent des tonnes de contrats)
 les juristes qui travaillent dans les entreprises ne sont pas tenus au secret professionnel
 trois types de rémunération : forfait, par heure et sur résultat
 lobbying : rassemblement des avocats qui a une influence importante (loi…)
 les huissiers
 les notaires : droit privé et droit des affaires
Phase contentieuse :
 avocats à la cour2 : inscrits à un barreau, rattachés à un tribunal. Ce qu’on appelle avocats
postulants
 avocats aux conseils : on a 60 cabinets. Ils ont le monopôle de représentation devant la
cour de cassation ou au conseil de l’état
 médiateur
 Remarque : Le rapport écrit est appelé : mémoire : en cas de la cour de cassation et
conclusion : dans les autres cas.

Les tribunaux

La figure ci-contre montre l’hiérarchie des tribunaux en France


Elle se divise en deux parties : juridique et administratif.
Dans la partie juridique, on distingue la partie
civil et pénal. TGI C 1er civil
C C O
I TI o U
On a 3 degrés de tribunaux : J V u R
2eme civil
1er degré comporte TGI, TI, TC, Conseil de U I TC r
3eme civil
Prud’homme, Tribunal de police, Tribunal R L D
ID Conseil Prud’homme d’ E
correctionnel, cour d’assises et TA. IQ ap commerce
2ème degré : cour d’appel et CAA U pe C
E P T de Police l
3ème degré : cour de cassation et conseil d’état. E
A
S social
N T correctionnel S
A
La cour de cassation est composée de plusieurs L criminel
chambres qui s’occupent des différents droits: Cour d’assises

civil, commerce, social et criminel


A TA C
D A Conseil d’Etat
Les décisions rendues par les tribunaux du 1 er
M A
degré s’appellent jugement. Si on n’est pas
satisfait du jugement, on peut faire appel 1er degré 2ème 3ème degré
Chaque tribunal a ses compétences. Dans ce qui
suit on détaille chaque tribunal

2
Terme utilisé à Paris essentiellement

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Juridique
a) Civil
1er degré
1. TGI : il y en a 181 en France. Il règle les affaires de droit commun
2. TI : 470. C’est une juridiction de proximité (litiges dont les préjudices sont inférieurs à 50KF).
Pour des sommes inférieurs à 25KF, on n’a pas le droit de faire appel (1 ère exception)
3. TC : il règle les affaires entre les commerçants, actes de commerces, sociétés. En dessous de 13KF,
on ne peut pas faire appel.
RMQ : Les juges de ses tribunaux sont des professionnels (ils sont des commerçants).
4. Conseil des Prud’homme : Il règle les problèmes du contrat de travail (3 personnes qui ne sont pas
des professionnels dont 2 représentent les salariés et 1 représente les patrons). En France, on a 280
conseils à peu près.

2ème degré
Cour d’appel : On en a 35 en France. Ils sont dirigés par des magistrats. Leurs décisions s’appellent
Arrêts

3ème degré
Cour de cassation : Si on estime qu’il y a une erreur de droit, on peut se pourvoir en cassation. Ceci
pour voir si un article est mal interprété. Si la cour estime qu’il n’y a pas de violation du droit, elle
rejette le pourvoi. Si par contre, elle estime qu’il y a eu violation, elle casse la décision et le renvoi à la
cour d’appel. Après la 2ème décision de la cour d’appel, on a la possibilité de se pourvoir en cassation.
Dans ce cas, il y a une assemblé plénière 3 qui rend un arrêt. Si cette arrêt casse l’arrêt de la cour
d’appel, l’affaire est renvoyé devant la cour d’appel mais ne peut plus revenir à la cour de cassation.

b) Pénal
1er degré
1. Tribunal de Police : délits les moins graves : amendes, contraventions…
2. Tribunal correctionnel : délits intermédiaires
3. Cour d’assises : crimes4. Il y a un juré(populaire tiré au hasard), un président et un assesseur. On
peut faire appel du jugement de la cour d’assises et aussi à la cour de cassation 5. Pour aller en cour
d’assises, le juge d’instruction instruit le dossier et décide si la personne va aller en cour d’assises
ou pas6.

3
toutes les chambres
4
Pas nécessairement un meurtre
5
avec la chambre criminelle
6
On dit : on instruit la charge et la décharge

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INGÉNIEURIE DES AFFAIRES : DROIT DES CONTRATS

2ÈME SÉANCE : LES RÉLATIONS EXTRA-CONTRACTUELLES (RÉSPONSABILITÉ CIVILE & PÉNALE)

LE 13 JANVIER 2001

Ce sont toutes les relations qui vont se créer entre les personnes sans contrat.

La responsabilité délictuelle ou extra-contractuelle:

1) De la théorie de la faute à la théorie du risque

 Responsabilité = se porter garant = du latin respondere


 On est responsable vis-à-vis d’un tiers pour le préjudice qu’on peut lui porter
 Un même fait entre deux personnes ne peut pas être contractuel et extra-contractuel en même
temps
 Le code civil a été créé en 1804 par Napoléon. La majorité des articles n’ont pas changé.
 La responsabilité est jugée par le TGI en général.

La faute est une notion centrale. En effet, on est responsable de tous ses agissements

Le risque est une notion qui est apparue avec le temps. Le préjudice peut être supporté par une
personne qui n’a pas commit de fautes. Dans ce cas le rôle de la victime est important.

2) La responsabilité du fait personnel


Pourquoi dois-je être responsable des préjudices causés par les autres ?
Article 1382
Tout fait quelconque de l'homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il
est arrivé, à le réparer

 Responsabilité délictuelle du fait personnel


Pour que cette responsabilité délictuelle du fait personnel ait lieu, il faut qu’il y ai : une faute, un
préjudice et un lien de causalité.

La faute
Article 1383
Chacun est responsable du dommage qu'il a causé non seulement par son fait, mais encore par sa
négligence ou par son imprudence

 Donc la faute est une notion protéiforme7 : du fait à la négligence


 La violation d’un texte est une faute, s’abstenir de faire quelque chose est une faute (renseigner
quelqu’un…)
 La faute est définie par la jurisprudence parce qu’elle est très large.
7
plusieurs formes

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 Mais la faute ne suffit pas

Le préjudice

Le préjudice doit être certain, direct et personnel.

 Le caractère certain induit la question « jusqu’où on doit s’arrêter pour le préjudice ? »


 Le préjudice doit être directe mais le préjudice indirecte est pris en compte par la
jurisprudence. Exemple : accident de la route

Le lien de causalité

 Il faut montrer que le préjudice est lié à la faute commise


 C’est celui qui fait la demande qui établit ce lien

La réparation

La réparation8 du préjudice couvre tout : matériel, moral, pretium doloris

3) La responsabilité du fait des choses et du fait d’autrui


Bibliographie : www.legifrance.gouv.fr

Article 1384
On est responsable non seulement du dommage que l'on cause par son propre fait, mais encore de
celui qui est causé par le fait des personnes dont on doit répondre, ou des choses que l'on a sous sa
garde.
Toutefois, celui qui détient, à un titre quelconque, tout ou partie de l'immeuble ou des biens
mobiliers dans lesquels un incendie a pris naissance ne sera responsable, vis-à-vis des tiers, des
dommages causés par cet incendie que s'il est prouvé qu'il doit être attribué à sa faute ou à la faute
des personnes dont il est responsable.
Cette disposition ne s'applique pas aux rapports entre propriétaires et locataires, qui demeurent
régis par les articles 1733 et 1734 du code civil
Le père et la mère, en tant qu'ils exercent le droit de garde, sont solidairement responsables du
dommage causé par leurs enfants mineurs habitant avec eux.
Les maîtres et les commettants, du dommage causé par leurs domestiques et préposés dans les
fonctions auxquelles ils les ont employés ;
Les instituteurs et les artisans, du dommage causé par leurs élèves et apprentis pendant le temps
qu'ils sont sous leur surveillance.
La responsabilité ci-dessus a lieu, à moins que les père et mère et les artisans ne prouvent qu'ils
n'ont pu empêcher le fait qui donne lieu à cette responsabilité.

Choses

8
dommages-intérêts

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 On est responsable des choses qui sont sous sa garde. Sous sa garde comporte : usage, contrôle et
direction
 La notion de garde est très large. Exemples : un enfant qui choute une bouteille ou quelqu’un qui
prête son arme à feu
 La présomption de responsabilité est le cas où on peut prouver son innocence :
o En cas de force majeure : tempête
o En cas de préjudice causé par les faits de la victime : un garçon qui provoque un chien

Personnes

 L’article 1384 est appliqué dans ce cas


 En cas de sports, on a la théorie d’acceptation de violence (la boxe…)
 Les parents sont responsables des actes de leurs enfants mineurs : responsabilité objective !
 Dans le cas des parents divorcés, les deux sont responsables 9
 On peut s’exonérer de la présomption de responsabilité comme c’est indiqué ci-dessus
 Dans le cas de personne, on a la notion de risque plutôt que faute et donc tendance à dédommager
la victime . Exemple : marche cassée dans un magasin donc responsabilité du responsable du
magasin

Commettant et préposés

 En cas de faute de l’employé, l’employeur est responsable dans la mesure où l’employé agit dans le
cadre de ses fonctions. Exemple : cadre qui fait détourné de l’argent dans une banque.

Remarque : Il n’y a pas de possibilité de cumuler responsabilité contractuelle et délictuelle, par


contre on peut cumuler civil et pénal.
 L’employeur peut démontrer qu’il n’est pas responsable si au moins un de ce qui suit n’est pas
rempli :
1) Hors fonction
2) Sans autorisation
3) A des fins étrangères à ses attributions10

Instituteurs
Pas intéressant

4) Les régimes autonomes de responsabilité

Qui ne s’attachent pas aux articles 1382, 1383, 1384 du code civil
Exemple :
 accidents de la route gérés par la loi du 5 juillet 1985
 produits défectueux : articles 1386.1 à 1386.18 du code civil (producteur responsable du
dommage d’un
produit défectueux qu’il soit ou non lié à la victime.)

9
cour de cassation et article 1384 alinéa 4
10
exemple : article 1384

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La responsabilité pénale:

1) Les responsables
Qui peut être responsable ? Personnes physiques et Personnes morales11
On ne peut être responsable que de son propre fait. Exception : chef d’entreprise qui pousse son
camionneur à conduire sans repos.
Possibilité de cumule de responsabilité entre personnes physiques et morales
Intention de commettre le délit sauf disposition claire : en cas de négligence, imprudence et dispositif de
sécurité.

2) Les infractions

 Article 111-3
Nul ne peut être puni pour un crime ou pour un délit dont les éléments ne sont pas
définis par la loi, ou pour une contravention dont les éléments ne sont pas définis par
le règlement
Nul ne peut être puni d'une peine qui n'est pas prévue par la loi, si l'infraction est un
crime ou un délit, ou par le règlement, si l'infraction est une contravention.
 Pas de délit pénal s’il n’y a pas un texte qui le définit. Exemple abus de biens sociaux
(loi de 1966 article 137)
 Théoriquement les infractions sont limités
 Les tentatives et complices peuvent être jugés comme responsables.

3) Les peines

 Contravention : jusqu’à 20KF d’amendes (tribunal de police)


 Délit : emprisonnement jusqu’à 10 ans + travaux (tribunal correctionnel)
 Criminel : réclusion criminel, de 10ans à perpétuité (cour d’assises)

11
très récent

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INGÉNIEURIE DES AFFAIRES : DROIT DES CONTRATS

3ÈME SÉANCE : LES RÉLATIONS CONTRACTUELLES

LE 20 JANVIER 2001

Références :
- code civil
- Droit de l’entreprise Edition Lamy

I. Présentation générale:

1) Définition du contrat

Article 1101 du code civil


Le contrat est une convention par laquelle une ou plusieurs personnes s’obligent mutuellement à donner, à
faire ou à ne pas faire quelque choses

Donc il y a :
- un accord de volonté
- des obligations qui sont de natures juridiques.
Les obligation sont de trois types : donner, faire et ne pas faire.

2) Classifications des contrats

Articles 1102 et 1103 du Code civil


Les contrats sont synallagmatique (bilatéral donc obligations de deux parties) ou unilatérale (une seule
partie s’engage ex. donation).

Le contrat peut être commutatif ou aléatoire


- commutatif : dans lequel chaque partie s’engage à faire quelque chose définie.
- Aléatoire : dans lequel une partie s’engage à faire ou pas faire quelque chose. Exemple : contrat
d’assurance.

Le contrat peut être nommé ou innommé


- nommé : vente, engagement, sont régie par la loi civile. L’intérêt réside dans le fait qu’il est moins
détaillé.
- Tout ce qui n’est pas régie par la loi civile est innommé.
Remarque : il n’y a pas de limite sur le champ contractuel.

3) Principe de l’autonomie de la volonté


 Il découle du principe de la liberté.
 Les personnes, sauf avis contraire, peuvent choisir les personnes avec qui elles veulent contracter
ainsi que le contenu du contrat.

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 Le contrat n’a pas la même valeur qu’une loi, mais la loi lui donne la force d’une loi entre les
parties contractantes. (Article 1134 du code civil).

II. La conclusion du contrat:

1) Conditions relatives aux contractants

Dans ce paragraphe, on va exposer les règles générales qui s’appliquent à tous les contrats.

On dispose de deux types de conclusions :


- contractants
- contenu du contrat
L’article 1108 du code civil pose quatre conditions à la formation d’un contrat :
- consentement
- capacité
- objet certain
- cause licite12

a) capacité :
qui peut passer un contrat ? personne morale et personne physique
Personne physique : (article 1123 du code civil)
Toute personne peut contracter sauf si elle est déclarer « incapable » par la loi.
Que-ce que ça veut dire incapable ?
- Incapacité de jouissance : personne qui a perdu ses droits civiques, ni lui , ni personne interposée.
Exemple : faillite personnelle (qui peut entraîner des suites pénales), liquidation judiciaire.
- Incapacité d’exercice : On ne prive pas la personne du droit mais elle sera représentée par
quelqu’un d’autres. Exemple : mineurs, majeurs sous tutelle13 ou sous curatelle14.
Personne morale : (société)
- Immatriculée au RCS (Registre du Commerce des Sociétés)
- Le signataire du contrat n’est pas engagé personnellement mais c’est sa société.
- Le signataire doit avoir le pouvoir
- Le signataire peut être mandaté par le conseil d’administration ou par le gérant.
- La théorie de l’apparence permet à une société d’obliger l’autre société à respecter la loi même si le
signataire n’as pas le pouvoir (série de contrat…)
- Le pouvoir du président du conseil d’administration est incontestable.

b) Volonté :
- Il suffit qu’il y ait une vocation de volonté
- S’il y a accord orale  le contrat formé
- Le simple échange de consentement suffit
- Négotium : contrat
- Instrumentium : enveloppe physique du contrat
- Rencontre du consentement :

12
légale
13
dire représentée par quelqu’un (mineurs, majeurs)
14
assistée par un curateur (majeurs).

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Offre :
1. la rencontre entre une offre et une acceptation
2. la formation du contrat est différente de la négociation du contrat
3. l’offre (policitation) : doit être une proposition ferme de conclure un contrat déterminé dans des
conditions déterminées.
Exception : L’appel d’offre n’est pas considéré comme une offre ainsi que l’invitation pour des
pourparlers n’est pas une offre ferme, on négocie 
Remarque : Une Offre ferme veut dire objet déterminé et le prix est ferme.
La signature électronique engage le signataire Article ??? du code civil.
4. l’offre adressée à une personne déterminée ou à un public. Exemple : publicité, vitrine, taxi… donc
n’importe qui peut accepter. Mais on peut faire une offre sous réserve acceptable c’est à dire sans
connaître l’autre partie. Une annonce d’emploie n’est pas une offre.
5. institu perssonae : la personne est aussi importante, si la personne change le contrat tombe.
6. le juge peut re-qualifier le contrat en changeant un appel d’offre en offre ou offre en appel d’offre.
7. une offre est limitée :
 soit elle est indiquée clairement
 soit elle est raisonnable (déterminée par la jurisprudence)

Acceptation :

1. l’acceptation doit être identique à l’offre ( pas de « sous-réserve », « sous-condition »…)


2. les accords de principes : les parties se mettent d’accord sur un objectif d’accord sur un contrat.
3. contrat entre absents : les personnes négocient mais elle ne sont pas face à face. Donc on demande
le lieu, l’heure et la date du contrat.
Théorie de l’émission : le contrat n’est formé qu’au moment où l’acceptation est postée.
Lieu : L’endroit est très important pour savoir qu’elle est la forme applicable au contrat.
4. la charge de risque :
 si l’objet est détruit (ex. tempête, incendie…)
 s’il y a acceptation donc c’est l’acheteur qui supporte le risque
 s’il n’y a pas d’acceptation c’est le vendeur qui supporte le risque
 Exception : contrat de bail en cas d’incendie de l’immeuble, le locataire ne paye pas le
loyer
 En terme de contrat, il y a toujours des obligations : débiteur de l’obligation, créancier de
l’obligation.
 Il faut prévoir dans le contrat de faire supporter au vendeur les risques de transport…
5. contrat d’adhésion :
 il y a une des deux parties qui n’a pas négocié. Exemple : billet SNCF
 toujours oui ou non
 le juge peut toujours faire tomber les clauses abusives.
- Vices du consentement :
1. ce sont les cas où il n’y a pas eu de consentement
2. il y en a trois types (Article 1109 du code civil):
 l’erreur au moment de la conclusion du contrat:
 assez proche du sens commun
 mauvaise interprétation de la réalité
 l’erreur porte sur l’objet du contrat (substance) pour qu’il y ait un vice de
consentement (article 1110 du code civil)
 l’erreur peut porter sur la personne (cas très particulier)

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 la difficulté de prouver la qualité substantielle


 tout dépend de l’appréciation de la jurisprudence
 l’erreur doit être déterminante pour annuler le contrat
 l’erreur sur la personne (contrat avec incertitude de l’intervenant)
 l’erreur ne doit pas être excusable

 le dol :
 le dol conduit à une erreur à cause des manœuvres des cocontractants
 Manœuvres : positifs, silences…
 Le dol est plus large
 Il peut aboutir à l’annulation du contrat.
 Exemple : compteur de voiture trafiqué par le vendeur, villa avec une vue sur la mer…
 Ça vient des romains
a. la violence
 elle peut faire annuler le contrat
 c’est une contrainte exercée sur la volonté d’une personne pour la faire contracter
 elle peut être physique ou morale
 elle peut ^être sur l’individu cocontractant ou sur ses proches.
 La violence doit être illégitime
 Illégitime contient la violence physique
 Elle dépend des critères psychologiques que seul le juge maîtrise.

2) Conditions relatives au contrat

a) Contenu du contrat :
- Objet du contrat :
 Les articles 1126 à 1130 du code civil définissent l’objet du contrat
 L’’objet du contrat peut être : donner, faire ou ne pas faire
 Dans un contrat il y a toujours au moins deux créanciers et deux débiteurs. En effet une
personne est créancier et débiteur en même temps :
créancier créancier
OBLIGATIONS
débiteur débiteur
 Pour que le contrat soit valable, il faut que l’objet soit :
o Existant (présent ou futur). Exemple : on ne peut pas vendre le ciel
o Dans le commerce :
 Le corps humain est hors commerce
 Le médecin ne peut pas vendre sa clientèle mais la présentation de son cabinet
 Droit à l’image
 Licite :
o Il ne faut pas qu’il y ait une disposition interdisant la vente de l’objet
o Dans le code pénal, il est interdit de vendre ou prédire
o La clause de non concurrence (contrat de travail) doit être limitée en temps et en
espace

- Cause du contrat :
 La cause du contrat est la contre prestation. C’est pourquoi chacune des deux parties contracte

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 Si la cause est licite, on peut annuler le contrat


Exemple : local commercial à louer alors on se rend compte que c’est un local d’habitation 
je ne peux pas exercer mon métier  cause licite
Un autre exemple est celui d’un architecte qui a envoyé par chronoposte une réponse à un
appel d’offre. Le pli est arrivé trois jours après la fermeture. L’architecte attaque chronoposte
qui a réussi à démontrer qu’il y avait une clause précisant que la responsabilité ne peut pas
excéder le prix du coli. La jurisprudence a annulé cette clause parce que la cause est licite.

b) Forme du contrat :
- Formalisme : conditions de forme qui viennent valider le consentement du contrat
- Consensualisme : liberté dans la forme du contrat
- Validité du contrat : c’est ici qu’on trouve le consensualisme et le formalisme
- Preuve du contrat : la preuve du contrat est faite dans le cas d’un contrat formel mais pas dans le cas
consensualisme
- Pour que le contrat soit valide, il faut qu’il ait une forme bien spécifique.
- Dans le cas d’un litige, il faut qu’il y ait une validité et une preuve du contrat.
- Validité :
 un acte authentique est un acte dressé par un professionnel (notaire, huissier de justice, maire).
C’est un jugement écrit (juge et gréfié). Il est très difficile de contester la validité de cet acte
Remarque : le notaire authentifie ce qu’il voit et pas le contenu
 l’acte de promesse de vente immobilier (obligatoirement devant le notaire)
 l’acte de logement « à construire » (devant le notaire)
 l’acte de mariage (devant le notaire)
 le contrat de donation (article 9311 du code civil) doit être obligatoirement devant le notaire. En
effet tout ce qui est gratuit est louche du point de vue du droit fiscal

- preuve :
 l’acte sous – seing privé
 le contrat entre commerçant : liberté de preuve (article ??? du code civil). Donc je suis obligé
d’avoir un contrat écrit. Mais il est préférable d’avoir un contrat pour éviter les litiges. En effet,
dans le cas d’une litige, tout papier et toute preuve peut être présentée au juge.
 Les autres (qui ne sont pas commerçants et entre particuliers et commerçant ) : Une personne qui
exerce une activité commerciale est considérée comme commerçant dans le cadre de son activité.
Exigence d’un contrat écrit pour une valeur supérieur à 50 KF (article 1340 et 1341 du code civil).
Pour une somme inférieur à 50 KF, il faut essayer d’avoir des preuves pour prouver l’existence
d’un contrat.

III. La portée du contrat:

1) Etendue des obligations créées par le contrat


a) Force obligatoire du contrat (article 1134 du code civil):
 elle n’a d’effet que sur les parties
 on ne peut modifier le contrat qu’avec l’accord des deux parties
 obligation d’exécuter le contrat : faire, ne pas faire, donner

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Remarque : le paiement est l’exécution de l’obligation à laquelle on est tenu dans le contrat
 exemple d’une obligation de « ne pas faire » : la concurrence
 l’« imprévision » : c’est les hypothèses économiques qui étaient en vigueur au moment de la
signature du contrat et qui ont changées. Exemple contrat en francs qui perd de sa valeur face au
dollar. Le juge ne peut pas modifier le contrat en cas d’imprévision. Dans ce cas il faut prévoir
dans le contrat une clause d’indexation qui nous permet de réviser le contrat en cas d’imprévision.
L’indexation doit porter sur quelque chose de matériel.

Remarques Importantes :
1) le juge n’a pas le pouvoir de réviser le contrat !!! sinon on
a deux effets :
1. insécurité juridique du modèle économique en place
2. déresponsabilisation des parties.
Exceptions : les clauses pénales (au sens pénalité) exemple clauses abusives.
2) la force majeure est définie par l’article 1148 du code civil.
Il y a trois aspects de cette force majeure : imprévisible,
irrésistible et caractère extérieur

b) Effet relatif du contrat


 L’effet relatif du contrat n’oblige que les parties contractantes
 L’effet est indirecte sur les autres intervenants économiques… Exemple exclusivité
 Différents catégories des tiers :
1. tiers absolus (penitus Extranei)
2. Ayants cause à titre particulier (lié par un contrat à une des deux parties
contractantes avec l’autre contrat. Exemple la sous-traitance)
3. Ayants cause à titre universel ( il a les droits sur le patrimoine d’une des parties.
Exemple héritier)

c) Opposabilité du contrat
S’il n’a pas d’effet direct, un contrat peut être opposé par des tiers (exemple les ayants cause à titre
universel)

d) Le contrat et le juge (interprétation, révision)

3) Le non respect du contrat


a) Non – respect des conditions de validité : nullité
- Deux nullités qui portent sur des champs différents :
1. Nullité relative : protéger un intérêt particulier (une des deux parties)
2. Nullité absolue : protéger un intérêt général15 au delà du contrat.
- Les conditions de validation entraînant une nullité relative sont :
1. vices de consentement (erreur, dol , violence)
2. incapacité
- Les conditions de validation entraînant une nullité absolue sont :
1. objet (inexistant, hors commerce…)
2. la cause
3. défaut de forme de l’acte
- l’effet de nullité est le même dans les deux cas mais c’est la mise en œuvre qui change

15
Ordre public

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1. relative :
a. c’est la victime seule qui peut demander la nullité exemple violence
b. la possibilité de confirmer le contrat qui n’est possible que quand la violence
disparaît
c. délai pour agir en nullité est de 5ans à compter du jour où la cause a disparu
2. absolue :
a. la victime, les tiers…peuvent demander la nullité du contrat
b. si la personne ne confirme, le contrat reste en place
c. délai de demande de nullité est de 30 ans à compter du jour de la signature du
contrat (difficulté de se mettre dans les mêmes conditions !!!)

b) Impossibilité d’exécution : Force majeure…

c) Défaillance d’exécution
En cas de non-exécution du contrat par une partie :
1. on peut voir le juge pour constater la non-exécution : demande de résolution judiciaire,
demander au juge d’obliger le contractant à s’exécuter (en général difficile à faire). La
faute est la non-exécution. Le préjudice étant lié à la faute, la difficulté est d’estimer le
préjudice.
2. on peut envoyer une lettre recommandée avec accusé de réception où on dit : à compter de
15 à 30 jours et en cas de non-exécution, le contrat sera résilié.
Remarque :La mise en demeure est un avertissement lancé à l’autre partie cocontractante
(réveille toi mon gars…). Elle peut se faire par fax, lettre recommandée avec accusé de
réception, avocat… En général, elle est prévue dans le contrat.
3. Exception d’inexécution :
 si une partie ne s’exécute pas, l’autre partie fait valoir qu’elle ne s’exécute pas (pas de
livraison  pas de paiement)
Attention : il faut que la livraison et le paiement soient proportionnés !

IV. Etude de cas : contrat de regroupement:

1.Vocabulaire :
- affectio societatis : regroupement de plusieurs sociétés en une seule société
- pour que le juge qualifie une société il faut qu’il y ait : partage des bénéfices, partage des pertes et
affectio societatis
- Article 3 de ce contrat montre qu’il n’y a pas de société
- Ce contrat ne contient pas de nom donc il ne faut pas le signer dans son état.
- Pas de marchés, pas de délais ?!! rôles MOE, MOA…
- Un avenant est une modification du contrat
- Ne jamais signer si on ne connaît pas le terme juridique. Exemple solidarité
- Responsabilité conjointe : on a un créancier et plusieurs débiteurs de l’obligation. Chaque débiteur
paye la somme de 1/nombre de débiteurs de la somme globale
- Responsabilité solidaire : le créancier peut demander la totalité de la somme à n’importe quel débiteur.
Et c’est ce dernier qui va se retourner contre les autres débiteurs ( ce qu’on appelle recours créanciers).
- Le créancier a intérêt à avoir ce mot solidaire dans le contrat : solidaire = porter garant
- Le MOE est, dans ce cas, le mandataire
- Stipulation pour autrui : une partie qui s ‘engage envers une autre pour faire ou donner quelque chose
pour une troisième partie.

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- L’article 12 de ce contrat montre le mot nautissement 16 qui est une garantie


- Dans l’article 5 on a le mot vocation qui signifie que c’est cette personne qui est prioritaire
- Questions :
1. quelles attitudes adopter en cas de doute sur la solvabilité du client avant la signature du
contrat ?
- tout client est douteux
- réputation du client
- volume du contrat  plus de précaution
- vérifier les bilans
- dispositions judiciaires :
 régler la somme à la commande
 garantie financière (exemple lettre d’intention à la maison mère)
 assurances
 caution (souvent le dirigeant qui se porte garant pour son entreprise, ou caution
bancaire)
 nautissement
 clause de réserve de propriété
 vendre la créance à des sociétés spécialisées

2. quelles attitudes adopter en cas de doute sur la solvabilité du client après la signature du
contrat ?
 il n’y a pas encore d’ouverture de procédure judiciaire
 mise en demeure
 suspendre l’exécution (faites attention à ce qui est abusive !)
 assigner (procédures) :
 en référé : voie de huissier, urgence et caractère urgent, 2 semaines à 6
mois
 au fond : au delà de 6 mois
 requête en ordonnance d’injonction de payer : demander au juge de
rendre une
ordonnance  décision de justice  possibilité de saisie. Le danger de
cette
procédure est qu’une seule partie réclame. On a un mois pour s’opposer
à
cette injonction de payement  ça devient au fond.
 on a la possibilité de revendre la créance
 faire jouer la caution, la garantie (exemple garantie à première demande)

 client insolvable officiellement


 négociation
 assigner en redressement judiciaire
 redressement judiciaire : le tribunal nomme un administrateur pour redresser la
boite. A la fin de la période on a trois possibilités :
 liquidation  judiciaire où un liquidateur vend tous les actifs de la boite
et

16
Nautissement pour meuble et hypothèque pour immeuble

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rembourse par ordre de priorité les impôts, l’état,… et enfin les


créanciers !!
 poursuite de l’activité
 cession de l’entreprise.

3. quelles attitudes adopter en cas où le prix dans le contrat s’avère insuffisant avant la
signature du contrat ?
Pourquoi y–a–t–il insuffisance de prix ? En fait plusieurs raisons sont à l’origine : frais
financiers sous-estimés, surestimation de la capacité à fournir les services, changements
économiques (prix matières premières…), prix des sous-traitants …
Ce qu’il faut faire dans ce cas : ajouter un clause d’indexation (en rapport avec l’objet),
clause de renégociation (tout en limitant l’objet), provisions et modalités de paiement
( gestion de trésorie intelligemment ex ; grande distribution…)
4. que se passe-t-il en cas de retard avant et après la signature du contrat ?
Pourquoi y–a–t–il un retard ? En fait plusieurs raisons sont à l’origine : sous-estimation
du temps, retard approvisionnement…
Remarque : Bien différencier aléas et force majeure
Ce qu’il faut faire : s’assurer, prévoir le retard dans le contrat…
Remarque : On ne peut pas mettre la faute sur le sous traitant en cas de retard ( le MOA
n’accepte jamais sauf s’il impose le sous traitant)

Conclusion : Il faut essayer de transférer le risque sur les autres, prévoir des clauses
pénales (dissuasives…), prévoir une clause de force majeure (élargir le champ…)

- Questions ou remarques à bien noter au moment de la signature :


 vocabulaire : avant de signer un contrat, il faut s’assurer de bien comprendre le vocabulaire à
utiliser dans le contrat
 objet du contrat : poser les choses le plus clairement possible.
Remarque : deux écoles de droits s’opposent : romaines et commonwealth. Donc selon le droit
appliqué,
un contrat français peut faire quelque pages alors qu’un contrat anglais est très long ! Il faut
bien préciser
le rôle de chaque membre ou partie pour l’objet du contrat.
 obligations : il faut lister les obligations à notre charge (obligations principales 17, obligations de
non-concurrence…)
 le terme18 du contrat : il s’agit de définir les conditions de « sortie » du contrat : terme
classique, sortie sans faute, sortie avec faute. Le terme du contrat est toujours le dernier article
du contrat. Exemple : dans un CDI, on sort quand on veut alors qu’en CDD la date est fixée
 règlement « différents19 » (bien préciser les procédures à suivre pour régler les litiges) :
 négociation : entre les deux parties. Souvent ça marche si les deux parties sont de bonne
foi
 médiation20 : la finalité d’une médiation en cas de réussite est une transaction (article 2044
du code civil). On dispose des centres de médiations spécialisés. Cette médiation a plus de

17
objet du contrat
18
dans le sens fin du contrat
19
litiges
20
se réunir en présence d’un tiers qui pose des questions sur les points de blocage

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chance de réussir si on commence le plutôt possible. La médiation est une phase non
contentieuse. Le médiateur est tenu au secret professionnel.
 Arbitrage : on peut le prévoir dans le contrat21. Elle est prévue entre professionnels mais
pas entre professionnels et particuliers. Les arbitres choisis connaissent bien les usages
professionnels du secteur. Les décisions de ses arbitres sont équivalentes aux décisions du
juge. Mais pour que ces décisions soient effectives, il faut un tampon appelé
« Exequatur22 ». Il existe des cours d’arbitrage où les arbitres sont tenus au secret
professionnels. Les clauses d’arbitrage en compétences ne sont pas valables entre
particuliers et professionnels.
 Tribunal de commerce : les tribunaux de commerce ont des réputations variées donc on
peut désigner le tribunal (clauses attributives).
Remarque importante :Donc, il faut dans un contrat trouver le bon scénario. En matière internationale, il
faut absolument mettre une clause d’arbitrage. Le centre international ou la cour international d’arbitrage
se trouve à Paris.

Résumé : Les clauses importantes dans le cadre d’un contrat entre professionnels :
1) clause attributive compétence (territoriale pour désigner le tribunal)
2) clause compromissoire (arbitrage)
3) responsabilité (ne doit pas toucher l’obligation essentiel du contrat…)
4) pour les particuliers : suspensive (suspension du contrat) / résolutoire (arrêt du contrat)
5) clause pénale (article 1226 du code civil) : le juge a le pouvoir de modifier cette clause
6) clause de réserve de propriété
7) clause de non-concurrence (par exemple : ne pas débaucher un salarié de l’autre société )
8) clause dite « 4 coins » : au moment de la négociation donc trop de documents
contradictoires. « 4 coins » dit on oublie tout et on ne garde que le contrat. Donc on ne
peut faire référence à aucun document pendant les pourparlers.
9) Clauses de confidentialité : les deux parties s’engagent en même temps. Il faut prévoir une
échéance dans le temps (exemple : un employeur qui impose la confidentialité à son
salarié…)
10) Terme : échéance du contrat (date, événement…)

21
clause compromissoire
22
sentence arbitrale

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INGÉNIEURIE DES AFFAIRES : DROIT DES CONTRATS

5ÈME SÉANCE : LES DIFFÉRENTS TYPES DE CONTRATS

LE 3 FÉVRIER 2001

I. le contrat de vente:

c’est un contrat nommé  règles spéciales. L’article 1582 du code civil définit la vente

a) Eléments de la vente :
 la chose existe et elle est vendable
 le vendeur possède la chose (usu fruit23, nu propriété24)
 le prix est obligatoire dans le contrat de vente : prix déterminé dans le contrat ou prix déterminable à
condition de ne pas dépendre d’une seule partie25. Exemple prix d’indexation.

b) Formation de contrat de vente : pas de règles particulières.


 refus de vente : le refus de vente entre professionnel est possible si ce n’est pas une pratique d’anti-
concurrence. Entre un professionnel et un particulier il est impossible.
 liberté de choix de son cocontractant : ça peut être assimilé à un refus de vente. Exemple les pactes
d’agrément et les pactes de session. En effet les parts SARL ne peuvent pas être vendus comme on le
souhaite.

c) Effet de la vente
 sur le transfert de la chose : clause de réserve de propriété exemple si on paye la moitié de la somme.
Cette clause a un intérêt parce que la propriété se transfert au moment de l’échange de consentement.
Sinon c’est l’article 2279 du code civil qui est appliqué : « en fait de meuble possession vaut titre ».

d) Garanties
 les garanties de paiement n’existe pas dans la loi mais les juges en fassent jurisprudence
 des obligations de conseil et d’informations vis-à-vis de l’acheteur.
 clauses de styles : En préambule, les parties se sont vus accordées
 l’article 1625 du code civil définit les garanties après ventes.
 « possession paisible » signifie que l’acheteur ne peut pas être contrarié sur la propriété de cette chose.
Exemple si on vend un terrain, il faut mettre l’acheteur au courant du droit de passage de quelqu’un sinon
restitution du prix plus les dommages.
 vices cachés : articles 1641 à 1649 du code civil. Il faut la faire jouer rapidement : « bref délai ».

II. le contrat d’entreprise:

a) Eléments du contrat:

23
résultat de l’utilisation de la chose exemple donation-partage
24
résulte de la propriété
25
Le prix peut être fixé par une partie à condition qu’il soit proposé à l‘ensemble des contractants.

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- ce n’est pas un contrat de société (contrat de statut de la société)


- c’est un contrat de louage d’ouvrage (contrat de service)
- une personne qui va s’obliger contre une rémunération à exécuter un travail déterminé et indépendant.
- Différence entre le contrat de travail 26 et le contrat d’entreprise27
- Exemple contrat de construction, de service, avec le médecin, avec le plombier avec l’avocat, avec le
garagiste…
- Le plus important c’est que le fournisseur de service soit un professionnel
- Dans un contrat d’entreprise, l’entrepreneur est libre d’exécuter comme il le souhaite à condition de
respecter l’objectif
- Exemple : installer un moteur nouveau sur un bateau est un contrat d’entreprise parce que l’installation
de ce moteur est un travail spécifique même s’il y a une vente dedans.

b) validité du contrat :

- le prix ne peut pas être déterminé ou déterminable au moment de la signature du contrat. Ce n’est pas
le cas du contrat de vente qui aboutit à une annulation du contrat.
- le transfert de la propriété se fait au moment de la réception de la chose entre temps tout est à la charge
du fournisseur. Dans le contrat de vente le transfert se fait au moment de l’échange du consentement.
- La clause de non-responsabilité : on peut limiter les responsabilités facilement dans ce type de contrat
alors que dans un contrat de vente la limitation de la responsabilité n’est pas possible entre
professionnel et particulier.
- Prescription de l’action : on a pas de limite particulière. Dans un contrat de vente la limite d’annulation
du contrat est de 2 ans.

III. le contrat de mandat:

a) Définition:

- Instrument juridique essentiel sur le plan économique


- Trois acteurs : mandataire, mandat et cocontractant
- C’est un contrat par lequel une personne (mandant) Mandant Mandataire
donne à une autre personne (mandataire), le pouvoir cocontractant
Contrat de
d’accomplir en son nom et pour son compte des actes Mandat
juridiques (article 1984 et suivant du code civil).
- exemple : président de la société est un mandataire de la
Contrat principal
société (mandant), agent immobilier qui peut être
mandaté par un vendeur, avocat sous certains aspects
peut agir comme mandataire vis-à-vis de son client
- représentation légale en cas d’incapacité
- Prête nom : c’est une personne qui promet d’agir pour le compte d’autrui mais en son nom car elle
dissimule sous sa propre personnalité le véritable
intéressé.
Exemple :achat d’un terrain appartenant à un voisin par
un tiers (cas licite) ou fraudes fiscales (cas illicite)
Mandant prête nom cocontractant
26
Lien de subordination juridique Contrat Contrat
27
l’entrepreneur dispose d’une certaine liberté

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- En cas d’un mandat, la responsabilité est entre mandant et cocontractant


- En cas de prête nom la responsabilité est double entre mandant-mandataire et mandataire-
cocontractant
- Prête nom est un cas du mandat
- Il y a un risque pour le prête nom et pour le dissimulé
- L’inconvénient de la convention de prête nom est la double vente, en effet le fisc prend 2 fois des
impôts sauf vente aux enchères (téléphone…) où le fisc accepte le délai pour déclarer une seule vente
ce qu’on appelle « déclaration de commande »
- Un organisme ou établissement financier achète des actions et s’engage à les revendre au bout d’un
certain temps ce qu’on appelle « mécanisme de portage »
- Le contrat de commission : le commissionnaire agit en son nom propre et il promet de revendre à la
personne le bien (ce n’est pas le cas de prête nom)
- Le contrat de courtage : c’est le fait de mettre en rapport deux futurs cocontractants. Il négocie le
contrat mais il ne le signe pas lui même.
- Le mandat est un vieux contrat, il vient des romains. Sa vocation initiale est à titre gratuit : confiance
 amitié  gratuit. Aujourd’hui il est plutôt onéreux (article 1986 du code civil).

b) Formation:

- Capacité : le mandant doit être capable par rapport à l’acte principale. Le mandataire doit être capable
par rapport à l’acte de mandant. Ex. interdiction de gestion on ne peut pas être mandant mais on peut
être mandataire.
- Objet du contrat : c’est un acte juridique
- Forme du contrat : consentement, cause… et tout ce qui s’applique à un contrat en général. En plus il
faut un certain nombre de points particuliers à savoir le consensualisme sauf si la forme demandée est
la même que le contrat principale (jurisprudence). Ex : acte authentique

c) Effets du contrat de mandat :

- obligation du mandataire par rapport au mandant :


1. exécuter sa mission (article 1991 du code civil) sinon sa responsabilité est engagée. Exemple :
agent immobilier à qui on a confié la vente d’un bien.
2. rendre obligatoirement des comptes de sa gestion au mandant (article 1993 du code civil)
3. devoir du conseil
- obligation du mandant par rapport au mandataire
1. remboursement des frais engagés par le mandataire dans la mesure où ceci a été prévu dans le
contrat (article 1999 du code civil) même si l’affaire n’a pas eu lieu.
2. exécuter les engagements contractés par le mandataire
3. payer les honoraires au mandataire même si le contrat est résilié.

IV. le droit de la consommation28:

- ensemble de règles qui organisent les relations individuelles et collectives qui vont dans le sens du
consommateur.

28
mouvement de consumérisme

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- Consommateur : il n’y a pas de définition légale. Mais la jurisprudence donne la définition suivante
« la personne qui achète des biens de consommation29 ou recours à une prestation de service pour son
usage privé ».

a) la protection du consommateur par l’information

- régit par l’article 111.1 du code de la consommation


- l’information doit être claire et simple, : prix, conditions particulières…
- information sur le prix (+++)
- engagement de la responsabilité du vendeur qui peut être suivi par les associations des consommateurs,
la concurrence et la DGCCRF
- les clauses abusives peuvent tomber ( article L123.1 du code de la consommation)

b) la protection du consommateur contre l’information

- Interdiction de publicité sur des produits dangereux . ex : tabac, alcool …


- Interdiction de la publicité trompeuse (article L121.1 du code de la consommation) sous peine d’une
amende de 25OKF et 2ans d’emprisonnement.
- Interdiction de la publicité comparative sauf dans certain cas : obligation d’information de la personne
à qui on se compare et on doit englober toute l’offre.

c) la protection du consommateur face aux pratiques commerciales « agressives »

on a plusieurs pratiques :

 l’encadrement juridique de certaines techniques de promotion des ventes 30 :


Les promotions par le prix31 sont autorisées sous certaines conditions :
1. sur des articles qui existent
2. sur des quantités qui doivent être annoncées à l’avance
3. tout service demandé pendant la promotion doit être au prix de la promotion
4. les réductions doit être réelles : pas d’augmentation avant la promotion
5. les deux prix doivent figurés
6. interdiction de vente à perte

 cadeaux et ventes avec primes :


1. le cadeaux doit être gratuit et ne doit pas être lié à un achat
2. le cadeaux doit être proposé à tout le monde
3. la vente avec prime est interdite par la loi (article L 121.35 du code de la consommation) sous
peine d’une amende de 10KF.
Tolérances :
 la prime doit correspondre au produit Exemple 12 œufs + 1 gratuit
 l’objet doit être de faible valeur (< 7%) et on doit marquer « cadeaux bonus »
 prime échantillon : mention « échantillon gratuit »

 loteries, jeux, concours commerciaux :


29
il ne doit pas y avoir de revente
30
prix, crédit…
31
loi du 1er décembre 1986 sur la libération des prix

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On n’a pas le droit de faire des loteries commerciales (loi datant de 1936). Quatre conditions
doivent exister et cumulativement pour que cette interdiction n’ait pas lieu :
 le hasard n’intervient pas dans le résultat. Exemple concours pour renforcer la vente.
 loterie pour gagner quelque chose (espérance de gain)
 sacrifice pécuniaire si minimum soit-il. Exemple achat suivi d’un remboursement
 publicité doit être faite obligatoirement

Si ses conditions ne sont pas réalisées on tombe sous la peine d’une amende qui peut aller jusqu’à
200KF.
Remarque : il y a des textes spéciaux pour la française de jeux et PMU (protection)

 ventes liées et subordonnées


La loi interdit de vendre des produit liés (article L121 du code de la consommation). Ex une
boîte d’allumette de 50 allumettes au lieu de une.
Exception :
 si on peut acheter séparément
 consacrés par les usages. Ex costume et chemise…
 si la vente dans un conditionnement unique est faite dans l’intérêt du seul
consommateur
jusqu’à 1996, elle était interdite entre professionnels. Maintenant tout est permis.

 soldes et liquidations
 soldes : autorisés seulement deux fois par an pour une durée de 6 semaines. Cette autorisation
est faite par un arrêt préfectoral. La vente promotionnelle est autorisée.
 liquidation : doit être inférieure à 2 mois, autorisée par un arrêt préfectoral. En cas d’infraction,
on est sanctionné pénalement.

 ventes par démarchages


 quelqu’un qui vous démarche
 quelqu’un qui vous dit vous avez gagner … pour acheter
 obligation d’un contrat écrit (formalisme imposé et délai de rétractation de 7 jours)
 abus de faiblesse (article L122.8 du code de la consommation) : sous peine de 5 ans
d’emprisonnement et 60 KF d’amende.

 ventes multiniveaux :
 la vente de tupperwares autorisés
 vente à la boule de neige interdit (article L122.6 du code de la consommation)
 interdit d’inscrire quelqu’un sur une liste en lui donnant une espérance de gain

 protection du consommateur face au VPC :


 ventes par Internet sont considérées comme VPC
 droit sans condition de renvoyer l’objet reçu.
 d’autres dispositions aussi viennent protéger la consommation (suppression de la mailing list…)

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INGÉNIEURIE DES AFFAIRES : DROIT DES CONTRATS

6ÈME SÉANCE : LA ROTECTION DES DROITS : PROTECTION INTELLECTUELLE

LE 10 FÉVRIER 2001

I. la propriété industrielle

a) brevets :
 pour déposer un brevet, il faut déposer une invention qui doit être :
 industrielle : fabriquée d’une façon industrielle
 nouvelle : ne doit pas être prise dans le public
 inventive : pour une homme du métier, elle ne doit pas être aussi évidente
 le droit de protection des brevets est pour 20 ans maximum
 la déposition est faite à l’INPI  protection en France uniquement. On peut faire appelle au conseil
en
propriété industrielle
 coût : France ~ 10 à 50 KF + redevance annuel
Etranger ~200 à 500 KF
 convention de Paris (entre pays), brevets européens
b) marques :
 c’est le signe distinctif d’un produit
 protection maximum de 10 ans renouvelable à vie
 elle peut prendre n’importe quelle forme sous certaines limites :
 domaine distinctif
 licite32 : ne doit pas contenir des signes interdites par la loi…
disponible

II. la propriété commerciale

a) nom commerciaux et enseigne :


 il n’y a pas de système de dépôt
 basé sur le droit civil33 (droit antérieur à l’autre)
 concurrence déloyale34
 parasitismes commerciaux
Remarque : le juge, en cas de litige, regarde 3 points
 notoriété
 activité
 zone de rayonnement géographiques

b) dessins et modèles :
32
légale
33
article 1384 du code civil
34
On dit contrefaçon si il existe en dépôt et concurrence déloyale si il n’existe pas en dépôt

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 25 ans renouvlable une fois (50 ans maximum)


 pareil il y a des conditions…
 plus souple que la marque
 ex : flacon de parfum

III. la propriété littéraires et artistique ou PLA

a) droits d’auteurs (on traite le cas des logiciels seulement) :


 70 ans après la mort de l’auteur (personne morale ou physique)
 présomption si le logiciel appartient à la société
 il existe deux types :
 droit moral
 il a le droit de modifier son œuvre
 il a le droit de dire pas de vente à cette personne
mais tout ça sous certaines conditions limites (qui ne servent à rien en réalité)
 en cas de conflit, il faut pré-constituer une preuve :
enveloppe solo (INPI)
déposer chez un huissier de justice ou notaire
sociétés de protection de logiciel : logitas et APP
 droit patrimonial
 en cas de vente, il faut bien spécifier qu’on vend une licence et pas les droits d’auteurs
Remarque : le droit reconnaît la signature électronique en cas de licence logiciel…

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INGÉNIEURIE DES AFFAIRES : DROIT DES CONTRATS

7ÈME SÉANCE : CREATION D’ENTREPRISE

LE 17 FÉVRIER 2001

I. Introduction

 224.703 créations d’entreprises en 1998


 258.000 en 1997
 41 % dans le domaine de l’industrie
 13 % dans le NTIC
 tendance à la hausse pour le secteur des services
 aspects juridiques : fiscaux et sociaux
 choix de la forme de juridique :
 Entreprise individuelle (SASV, EVRL) où elle est confondu avec le patrimoine personnel
 SA, SARL, SAS où il y aune séparation avec le patrimoine personnel

 Personnalité morale ou absence de personnalité morale

II. Les différentes types de sociétés

Une fois qu’on décide de lancer une société, il faut choisir une forme juridique. La plus populaire est la
SARL qui ne coûte pas cher et ça va coûter encore moins cher 35.

a) Société sans personnalité morale

 société sans participation : le statut d’une société est un contrat qui suit les mêmes règles que les
contrats en général avec quelques particularités :
 associés
 apports : numéraire (cash), nature (matériel), industrie (savoir faire)
 intention de partager les bénéfices et/ou les pertes
 société « créée de fait » : trois conditions précédentes
 société avec participation : c’est un contrat de statut avec des charges mais cette société ne sera pas
immatriculée ! ! !

b) Société avec personnalité morale :

 elle est immatriculée au RCS


 son statut est enregistré
35
Projet de loi en cours pour baisser à 10 KF le capital minimum de la SARL

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 publicité dans un journal annonçant officiellement la création


 l’enregistrement est fait auprès du greffe du tribunal du commerce
 simplicité dans la création : s’adresser au Centre de Formalité d’Entreprise
 on dispose de deux types :
 société de capitaux
 apports en numéraires et nature (capital = apport)
 la responsabilité limitée aux apports36
 Exemple : SA, SARL, SAS utilisée essentiellement pour les lancements d’entreprise
 le capital a deux fonctions :
 garantir les droits et les obligations entre les associés
 les tiers ont la possibilité de mettre un gage sur le capital (rembourser les dettes)
 il ne faut pas choisir seulement le capital comme seul critère

Type Capital37 Observations
SA 250 (KF)  Libéré immédiatement la moitié et le reste dans 5 ans
 la SA coûte plus cher au fonctionnement que la SARL parce
qu’elle est plus développer économiquement
 Le patron s’appelle PDG
 7 associés au minimum
 on peut vendre sa part comme on veut
 plus de crédibilité vis-à-vis des acteurs économiques
SAR 50  Libéré immédiatement
L  Le patron s’appelle gérant
 2 associés au minimum
 on ne peut pas vendre sa part comme on veut. Il faut
absolument un agrément
SAS 250  SAS = SA + liberté statutaire
 2 associés au minimum
 plus de souplesse que la SA
 il faut plus de prudence en cas de nouveau associé sinon on
se
retrouve facilement dépossédé de ses droits
 En cas de création d’une SAS, il vaut mieux se faire assister
par un juriste

 société de personnes
 responsabilité indéfinie (on est responsable des dettes)
 société civile : responsabilité indéfinie mais conjointe (1/n de la somme)
 SNC38 : responsabilité indéfinie et solidaire (statut déconseillé). L’intérêt réside
dans le
montage des groupes(donc questions de fiscalités).

36
A condition de ne pas signer de caution personnelle
37
Le capital n’a aucun intérêt économique mais c’est seulement au plan juridique
38
Société Non Collectif

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c) Association :

 ça se fait à la préfecture
 but lucratif donc on ne peut pas réaliser des bénéfices
 les membres d’une association s’appellent sociétaires
 si je lance mon association et j’ai des bénéfices :
 il faut payer l’IS
 on ne peut pas partager les bénéfices
 on ne peut pas transférer le patrimoine à une autre personnalité morale autre qu’une
association qui a le même but.
 le fisc peut re-qualifier l’association en société
 on n’a pas intérêt à commencer le business par une association

 mais on peut monter une société à côté et utiliser l’association comme marché de test. Exemple Club
Med

III. Le statut du créateur d’entreprise

 si il est minoritaire, il peut cumuler son activité avec un autre travail


 gérant :
 majoritaire : pas de contrat spécifique, une rémunération
 minoritaire (favorable comme statut) : gérant assimilé à un salarié

IV. Quelques remarques

On peut opter pour deux types d’impôt :

 IS : impôt sur les sociétés (33% ?)


 IR : impôt sur le revenu

Attention : le coût de la masse salarial est le plus important au début ! !

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