Constitution et transformation de la
matière
STRASBOURG
CHIMIE GENERALE
Pr. Kellenberger – Livret n°1
Lundi 07 septembre
9h à 10h
SOMMAIRE.
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I. CONSTITUTION DE L’ATOME
A. Introduction
• L’atome est la plus petite quantité de matière qui a la propriété de l’élément (substance chimique
élémentaire).
• Pour comprendre le comportement d’un atome, il faut faire intervenir des notions de physique et de
mathématiques.
• Un atome est la plus petite unité de matière possible (terme introduit dès
l’antiquité).
• Dans une réaction chimique, les atomes ne sont pas détruits ou créés, ils sont
simplement échangés.
• Au 19ème siècle, les atomes étaient imaginés comme étant des sphères de
masse différents selon les éléments.
C. Découverte de l’électron
• L’électron a été mis en évidence par Thomson grâce à une expérience déterminante grâce au tube de
Crookes :
- c’est un tube en verre contenant des plaques métalliques,
- l’atmosphère à l’intérieur du tube est plus basse que la pression atmosphérique (= vide partiel) afin
d’intensifier l’intensité du champ électrique,
- la plaque C est la cathode, les plaques A et B sont l’anode,
- l’extrémité de droite est un détecteur par phosphorescence, ce qui permet de visualiser le faisceau de
courant qui a été émis par la plaque C puis qui s’est dirigé vers les plaques A et B (les plaques A et B
possèdent une fente afin que le faisceau de courant puisse atteindre e détecteur).
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• Thomson a montré qu’en plaçant deux plaques horizontales au milieu du tube (afin de créer un champ
électrique), le faisceau est dévié :
• Thomson a démontré que le faisceau électrique est dévié par un champ électrique. Le faisceau est
systématiquement dévié vers le côté positif (vers le bas par rapport au schéma). Ce prouve que le faisceau
est constitué de particules chargées négativement.
• Conclusion 1 : la déflection (différence entre le point d’impact du faisceau dévié et le point d’impact du
faisceau non dévié) est identique quel que soit la nature du gaz présent dans le tube.
• Conclusion 2 : en utilisant différent type de plaque métallique (cuivre, fer), la déflection reste aussi la même
donc le faisceau est constitué de la même particule élémentaire.
• Conclusion 3 : la déflection dépend du rapport charge sur masse. En effet, le faisceau électrique en passant
à travers les plaques horizontale est soumis à une force : la force de Coulomb.
Comme la vitesse n’est pas connue, Thomson a eu l’idée de placer un aimant afin de créer un champ magnétique.
La particule est alors soumise à la force de Lorentz qui dépend du champ magnétique B. Ainsi on obtient la relation :
Thomson est arrivé à la conclusion que le rapport masse/charge de la particule est 1000 fois inférieur au rapport
m/q du plus léger de tous les ions caractérisés (l’hydrogène).
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D. Découverte du noyau
- en 1897 : Il est possible d’arracher des particules à un atome. Ces particules sont
John Joseph chargées négativement. (Autrement dit, c’est la découverte des électrons).
Thompson (1856- ➢ Ainsi, étant donné que l’atome est électriquement neutre, Thompson a proposé
1940) que les électrons baignaient dans une « soupe » de charge positive. Il s’agit du
modèle « Prune Pudding – pudding aux prunes ».
- en 1909 : l’existence d’un noyau et que la charge positive n’était pas diffuse autour
des électrons mais très localisée.
- Rutherford a fait une expérience : il a mis une source émettant des faisceaux
(rayonnements alpha) dans le vide. Il a ensuite placé une feuille d’or très fine qui devait
arrêter les rayonnements, en plaçant derrière un capteur afin de vérifier si la feuille
stoppait bien les particules. Il a observé que non seulement les particules du faisceau
traversaient la feuille d’or mais se dispersaient également.
- Comme une toute petite partie du faisceau est dévié, cela prouve que les particules
positives du faisceau sont très localisés et occupent un espace très petit dans le
faisceau.
Ernest Rutherford
➢ Conclusion 1 : la feuille d’or est constituée en partie de vide, autrement les
(1871-1937)
particules ne passeraient pas.
➢ Conclusion 2 : le fait que la particule soit dispersée et puisse « rebondir » sur
quelque chose mettrait en évidence l’existence d’un noyau.
- Ainsi, il imaginait les électrons tourner autour du noyau tels les satellites tournant
autour de la Terre. Autrement dit, les électrons suivraient une orbite c’est à dire une
trajectoire en forme de cercle.
- Cependant, cette notion de satellite a été démenti par les lois d’électromagnétismes,
déjà très connues à l’époque : en effet, si un électron tourne constamment de manière
circulaire, il émettrait alors de l’énergie qui changerait sa trajectoire. L’électron
ralentirait au point de s’écraser sur le noyau.
• La taille du noyau est 105 fois plus petite par rapport à celle de l’atome
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E. Structure de l’atome
- Un électron est presque 2000 fois plus léger qu’un proton ou un neutron.
- Les protons et les neutrons possèdent la même masse.
Numéro - Par définition il est égal au nombre de protons de l’élément, il indique aussi le nombre
atomique Z d’électrons car l’atome est électriquement neutre.
- Remarque : le nombre de neutrons est le seul qui peut varier, ce qui donne cette notion
d'isotope. Pour un même élément, 2 isotopes vont avoir un nombre de neutrons
Le nombre de
différents.
masse A
- La plupart des éléments sont constitués d’atomes qui diffèrent uniquement par le
nombre de neutrons, ce sont les isotopes de cet élément.
- Exemple :
L’hydrogène peut avoir trois isotopes différents :
- 1H → Z = 1 : 1 proton, 1 électron, 0 neutron (99,99% d’abondance)
- 2H → Z = 2 : 1 proton, 1 électron, 1 neutron (Deutérium ; 0,01% d’abondance)
- 3H → Z = 3 : 1 proton, 1 électron, 2 neutrons (Tritium ; traces)
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• Représentation spatiale de l’atome :