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Anthropologie chapitre III

Vers un humanisme de l’autre homme : difficile liberté…

Enjeu : comprendre que les problèmes que nous avons rencontré jusque-là viennent
d’une mauvaise manière d’interroger l’expérience que nous avons de l’humain.

Se demander « QUE suis-je, moi qui dis : « Je » » est-ce vraiment la même chose que
de tenter de savoir« QUI suis-je, moi qui dis : « Je » » ? Dans le premier cas, celui d’une
opinion positive quant à la question précédente, la réponse adéquate est la saisie de notre
« quiddité1 », analogue à celle de toute chose qui s’offre comme objet possible à notre
entreprise de connaissance. L’homme serait une chose connaissable, il pourrait être en cela
défini comme objet d’une science possible. Mais nous le verrons en soumettant ce projet à la
critique, cette posture n’est pas sans soulever quelques difficultés majeures.

Dans Les problèmes fondamentaux de la phénoménologie, Heidegger écrit : « ce n’est


pas la quiddité mais, s’il est permis de forger un terme pareil, la Werheit, la quissité2 qui
appartient à la constitution du Dasein (dans sa terminologie : l’être humain). La réponse à la
question : qui ? ne donne pas une res, mais un Je, un Tu, un Nous ». Et « je », ou « tu » ou
« nous », ce n’est pas seulement quelque chose, c’est quelqu’un, que je ne peux sans
malentendu prétendre ramener à ce qu’il me montre ou à ce que je saisis de lui. Celui-ci peut
en effet toujours se révéler autre, incontenable en ce sens ou un concept parfait contiendrait
toutes les déterminations prédicables d’un objet. Répugnant à toute objectivation ou
réification, l’homme alors se proposerait à la reconnaissance, il serait face à moi, un visage…

I – CRITIQUE DE L’OBJECTIVATION EN MATIERE HUMAINE

A partir de l’affirmation freudienne selon laquelle l’hypothèse de l’inconscient serait


nécessaire et légitime. En prenant la psychanalyse pour paradigme de l’entreprise
d’objectivation de l’homme comme objet d’une science possible, analyse critique de cette
prétention. Peut-on, sans se contredire, parler de science de l’homme, ou bien ces deux termes
accolés perdent-ils toute signification ?

A – PSYCHANALYSE ET SCIENTIFICITE
1
De « quid » en latin, qu’est-ce que … ?
2
De « quis » en latin qui est-ce … ?
Anthropologie chapitre III

Qu’est-ce que la science et quel sont les critères de discrimination de la


scientificité d’une démarche de pensée ?

Rq : Un terme ambigu en raison de son histoire

a- L’origine antique de la « science » :


- Platon et l’épistêmê ( ἐπιστήμη)
- La définition aristotélicienne de la science

b- La révolution épistémologique du XVIIème siècle : de la science aux


sciences
- La révolution baconienne
- La révolution galileo-cartésienne
- La formalisation de la démarche expérimentale par Claude Bernard

c- Les trois lieux d’exigence de scientificité : les critères de reconnaissance


de la scientificité d’une démarche de pensée
- L’origine et la matière des connaissances : le rapport à l’expérience,
empirie naïve, empirie scientifique
- Le rapport à la conjecture : supposition doxique et hypothèse
scientifique
- La question du rapport à la certitude : « preuve » du sens commun et
« falsifiabilité » (Popper)

d- Ces critères sont-ils applicables à la réalité humaine

* Les comportements humains sont-ils observables ?

- Jankélévitch et l’argument de la « primultimité »

- Meyr et le « principe d’émergence »

* L’homme peut-il être soumis au calcul ?


- Bergson : vie et nouveauté
Anthropologie chapitre III

Conclusion : peut-il y avoir des sciences de l’homme ?

B – PSYCHANALYSE ET RATIONALITE

1- Alain et l’hypersémantisation des lacunes de la conscience


2- Sartre, il y a dans le mécanisme refoulement censure une contradiction

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