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Club de londre

En réponse à la crise d'endettement de 1982 qui ne cesse de s’aggraver, les créanciers


privés, principaux , créanciers des pays émergents en crises ne restent pas les bras croisés .
D'abord dans le cadre du Club de Londres, ils ont pu trouver un trouver des consensus quant
aux mesures à prendre. Le plan Baker de 1985 et surtout celui de N BRADY en 1989 vont
renforcés cette initiative, tout ca , afin d'apporter une solution adéquate à la crise 

Le Club de Londres est un consortium de banques regroupées afin de restructurer la dette


privée. Ce club n'a pas d'existence formelle mais constitue des comités ad hoc réunissant
les principales banques créditrices et le pays débiteur Il vise à restructurer surtout la dette
du secteur privé. Un comité -conseil des banques (Bank Advisory Committee-BAC) composé
d'environ une douzaine de représentants des banques et présidé par le représentant du
banquier le plus important, négocie un accord de principe avec le pays débiteur. Cet accord
une fois conclu, doit être signé par chacune des banques créancières.

Ce club collabore étroitement avec le FMI en lui demandant des informations précis sur la
situation des pays endettés ou en les incitant à payer leur dettes le plus rapidement
possible .En effet nombreuses banques ont été gravement menacées par le défaut de
paiement des pays touchés par la crise Malgré les mesures prises à travers l'augmentation
des provisions pour risques des créances douteuses , elles étaient toujours dans une
situation critique .La collaboration avec le FMI est alors incontournable pour eux , sinon
, c'est la faillite .....

Le Fonds refuse tout d'abord de communiquer aux banques les rapports établis sur la
situation des pays membres et refuse également d'agir au nom des banques, afin de ne pas
apparaitre comme le défenseur d'intérêts privés. En 1984 , cette position est quelque peu
assouplie :le Fonds accepte , lorsqu'il entreprend une surveillance renforcée d'un pays
endettées conclusions aux banques , sous réserve d'accord du pays concerné. Quant aux
banques , elles acceptent de restructurer le service de la dette sur un horizon pluriannuel
dans le cadre d'une surveillance renforcée par le Fonds .L'approche consiste donc à
rééchelonner les remboursements , à les différés ans le temps et non pas à réduire la dette
Elle consiste aussi à payer des nouveaux crédits pour payer les anciennes

Dans une telle situation les pays endettés sont confrontés deux grand problème. D'abord,
par l'accumulation des remboursements, la charge de la dette augmente considérablement.
D'autre part, pas question de réduction de la dette. Il est évident que , les pays endettés ne
trouveront jamais une porte de sortie dans une telle situation. Non seulement, ils ont essayé
d'honorer leur engagement envers les créanciers mais victimes aussi de la manipulation de
ces derniers, ceci, à travers des jeux de taux d'intérêts et jeux comptables. De l'autre coté, la
condition de vie de leur population ne cesse de se dégrader, leur économie stagnent et ils
Face à toutes ces situations les banques deviennent de plus en plus reticentes vis à vis des
PED.Les provisions pour risques de créances douteuses en est une preuve.

Quoi qu'il en soit le ces banques groupées dans le Club de Londres ont toujours apporte des
sommes considérables dans le financement des PED , en fait ce sont des sommes destines
à rembouser les dettes deja contactées .,mais aussi pour leur refinancement .
Le fonctionnement du club de Londre :

1°La constitution du comité consultatif :

1- Initiative : constitution du comité consultatif des banques créancières à la


demande d’un Etat débiteurs.

2- Composition : les représentants des 5 banques les plus exposées en plus de


conseillers juridiques et financiers.

3-Présidence : Le comité est généralement présidé par la principale banque


créancière

2°La conduite des négociations:

- Exposé de la proposition du pays débiteur.


- Elaboration de la contre proposition du comité consultatif par un sous comité
économique (examen du plan d’ajustement envisagé par le pays débiteur)
- Présentation du rapport du sous comité au comité consultatif pour l’élaboration de
sa contre proposition .
- Exposé de la contre proposition devant le pays débiteur.
- Etude de la contre proposition par le pays débiteur et préparation de sa proposition
révisée .
- Réunions régulière entre le comité consultatif et la délégation du P.D pour examen
de la proposition révisée.

3°La conclusion d’un accord de restructuration :

- Signature d’un accord de principe(sous réserve) entre le comité consultatif et


la délégation du pays débiteur.
- Envoi de cet accord de principe à toutes les banques créancières pour
approbation .
- Approbation.
- Mise en œuvre de l’accord .

REALISATION

Au total, de 1981à 1992 ,le club de Londres a rééchelonné l'équivalent de 333,5 milliards de
dollars et a refinancé 66,2 milliards .A noter que les efforts financiers apportés par le club de
Londres(1981à1989) , estimés à 400 milliards de dollars ont largement dépassé ceux
apportés par le club de Paris qui étaient 175 milliards de dollars sur la même période. Cela
ne veut pas forcement à dire que les banques ont fait plus d'effort que les membre du club
de Paris . Face à L1 crise d'endettement de grande envergure , le Trésor Américain à travers
le plan Baker en 1985 et le plan Brady en 1989 a joué aussi un trole capital dans la gestion
de la crise . par ces pays dans le cadre de coopération bilatérale .
 Plan bakar

Le plan comporte trois volets principaux à savoir :l'application de l'économie de l'offre ;


renforcer la coopération avec le FMI et la Banque mondiale ; accroitre les crédits bancaires à
destination des pays fortement endettés .Les deux premiers volets ne posent pas problème
mais le troisième en est .En effet , l'économie de l'offre n'est autre que l'outil principal des
institutions de Bretton woods dans leur intervention (maitrise de l'inflation , stabilisation
macroéconomique , reformes structurelles ,etc.). Le FMI quant a lui a déjà fait son preuve à
travers la création de la FAS en mars1986 , doté de 2,6 milliards de dollars et la FASR en
décembre 1987 pour un montant de 6 milliards de dollars. Le troisième volet qui consiste à
augmenter davantage les prêts bancaire n'était pas au rendez vous . En effet, si le plan
suggère un montant de 20 milliards de dollars de nouveaux prêts en trois ans envers les
pays les plus endettés, le transfert a été même négatif (-18 milliards de dollars en 1985 et 19
milliards en 1986).Dembinski conclu que les banques ont fat la sourde oreille au plan Baker.

Toutefois, la mise en place de ce plan avait nécessité le recours aux créanciers privés qui
sont de plus en plus réticents envers les pays endettés

Les banques ont déjà commencé à se désengager de ces pays. C'est ainsi que le plan
Baker n'a pas rencontré beaucoup d'écho dans les milieux bancaires et n'a pas été appliqué
aux yeux de certains observateurs. Le plan est resté lettre morte malgré les efforts consentis
par les IFI à l'exemple du FMI et la Banque mondial.

 Plan brady
Le 10 mars 1989, le nouveau secrétaire au Trésor américain, NICHOLAS BRADY annonce
une novelle approche dans le cadre de résolution du problème d'endettement des PED en
particulier les dettes bancaires. Le plan vise à la fois la réduction du stock de la dette et du
service de la dette des pays à revenus intermédiaire et devenu l'instrument principal dans les
stratégies de réaménagement de la dette des banques. Depuis 1990, d'ailleurs, la majorité
des accords signés sont des accords de réduction de la dette et du service de la dette.

L'initiative prime deux principaux objectifs. Le premier propose aux banques commercial un
engagement substantiel en négociant avec les pays endettés avec une période de grace.Il
s'agit ici de forcer un peu la main des banquiers. Le deuxième objectif du plan Brady appelle
le FMI et la Banque mondiale à contribuer davantage soit en garantissant de nouvelles
obligations en échanges des dettes existantes, soit en accordant de nouveaux prêts.

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