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LA GNOSE

CONNAISSANCE UNIVERSELLE ET ATEMPORELLE

Bienvenue à cette conférence sur la Gnose. Ce qu’il faut comprendre, c’est que de tous temps, il
a existé différentes connaissances… Il existe une connaissance commune, qui est la connaissance de
toutes les choses de la vie ; c’est-à-dire des différents métiers, la cuisine, la plomberie… une
connaissance qui peut se passer de père en fils, de mère en fille, etc.
Il existe aussi une connaissance intellectuelle, la connaissance que l’on retrouve à l’école. Cette
connaissance intellectuelle, bien qu’elle soit très estimée dans la société et qu’elle ait une certaine
importance (parce que l’éducation est importante), elle n’est pas la Sagesse. Il faut faire la distinction
entre la connaissance intellectuelle et la Connaissance supérieure. La Connaissance supérieure répond
aux grandes questions de la vie… ces questions qui ont été posées par les grands philosophes et qui
sont toujours d’actualité, telles que :
- Qui suis-je ?
- D’où viens-je, où vais-je ?
- Y a-t-il quelque chose après la mort ?
- Où étais-je avant de naître ?
- Est-ce que Dieu existe ?
- Pourquoi est-ce qu’on vit ?
- Est-ce que la réincarnation existe ?...
Toutes ces questions, ni la connaissance commune, ni la connaissance intellectuelle ne peuvent
y répondre, c’est évident. Ce n’est pas parce que quelqu’un a un doctorat, ce n’est pas parce que
quelqu’un est médecin ou avocat, ou ce n’est pas non plus parce que quelqu’un est plombier ou
architecte qu’il va avoir une réponse, plus qu’un balayeur de rue ou un travailleur social ; ça n’a pas
d’importance. Le métier qu’on fait, le nombre d’années d’études que l’on a, ne nous donneront pas
nécessairement plus de réponses. Et même ceux qui font des études en philosophie ou en religion…
Ils étudient les différentes croyances du monde, mais ne vont pas nécessairement avoir plus de
réponses à ces questions parce que, pour avoir des réponses à ces questions, on a besoin de ce dont
on a parlé plus tôt : l’Éveil de la Conscience.
À travers les âges, donc, différents Maîtres, des Maîtres de Sagesse, hommes et femmes, sont
venues nous parler de ces grandes questions de la Vie, sont venues donner des réponses à ces
questions. On parle d’un Jésus, d’un Bouddha, chez les anciens Égyptiens on parle d’un Hermès
Trismégiste ; on parle d’un Quetzalcóatl chez les Aztèques, d’un Rama, d’un Krishna chez les Hindous,
et ainsi de suite. Ces Êtres de toutes les latitudes et de toutes les époques ont évidemment créé des
mouvements, des mouvements religieux pour la plupart, des mouvements philosophiques, des
courants de sagesse qui sont restés jusqu’à aujourd’hui.
Malheureusement, l’être humain moyen n’étant pas éveillé, ces mouvements, ces religions
modernes, n’enseignent plus les véritables réponses à ces questions. Mais au moins elles tentent d’y
répondre...
À l’époque où l’on vit, les gens ne s’intéressent pas nécessairement à ces choses. On vit dans un
monde déchiré entre le matérialisme et les fausses religions, ou le fanatisme religieux. D’un côté
comme de l’autre, de nos jours, les gens sont convaincus… les gens sont CON-VAIN-CUS que leur
manière de vivre est la bonne, que leur philosophie de vie est correcte, qu’ils ont compris ce qui est
important dans la vie, ce à quoi il faut croire ou ne pas croire.
Les matérialistes vous diront qu’on a une seule vie, qu’il ne faut pas la perdre en pensant à des
bêtises comme la spiritualité et l’ésotérisme ; qu’il faut en profiter, qu’il faut être ambitieux, réussir,
être président de compagnie ou avoir sa propre compagnie, ou avoir des biens matériels en grand
nombre (maison, voiture, prêts bancaires, etc.).
Et de l’autre côté, les religions modernes vous diront qu’il faut croire en leur sauveur, croire en
leurs livres, en leur philosophie, si vous voulez être sauvés ; si vous voulez une place au paradis, au
nirvana ou peu importe où. Les religions, bien qu’elles aient été fondées par des Êtres éveillés, sont
tombées dans l’ignorance, elles aussi, comme le matérialisme. On n’a qu’à voir toutes les guerres qui
ont été propagées au nom de la Vérité ; tout le sang qui a coulé au nom des religions… on voit
aujourd’hui des gens qui sont prêts à mourir pour leur religion. On pense que ça appartient seulement
à une religion que l’on croit très fanatique, mais on n’a qu’à penser aux croisades chez les Chrétiens,
on n’a qu’à penser aux guerres qui ont lieu encore en Inde, entre les Musulmans et les Hindous, pour
comprendre qu’il est très facile, par un discours religieux, d’encourager les gens à aller mourir pour
une cause, pour gagner leur ciel ; c’est quelque chose qui appartient à toutes les religions. Les
religions chutées se font la guerre pour contrôler les biens matériels de la terre, pour avoir du pouvoir,
pour contrôler les individus…
Les religions modernes, fanatiques, ainsi que le matérialisme ne sont que les deux faces d’une
même médaille. Cette médaille, c’est malheureusement l’ignorance. Quand on parle comme ça, vous
devez comprendre qu’on ne juge pas les individus qui en font partie ; soit les matérialistes, soit les
religieux. Nous ne cherchons pas à nous penser meilleurs que notre frère ou notre sœur humains.
Nous voulons simplement élucider un point, expliquer une situation. Tous, à l’intérieur de nous-
mêmes, portons les germes du fanatisme et du matérialisme, cela est clair. Ce que nous cherchons à
faire, je répète, c’est de vous expliquer la situation actuelle pour que vous compreniez éventuellement
ce qu’est la Gnose.
La Gnose, ce n’est pas quelque chose qui nous appartient, ni à moi, ni à vous. La Gnose
n’appartient à personne, la Gnose a toujours existé. À certains endroits on la retrouve un peu, à
d’autres endroits beaucoup et à d’autres endroits encore, pas du tout. La Gnose est quelque chose de
très difficile à expliquer parce qu’elle n’appartient à personne, elle n’appartient à aucune doctrine, elle
n’appartient à aucun livre. Personne dans ses livres et ses écrits ne pourra résumer toute la Gnose,
c’est impossible. La Gnose, c’est plutôt un processus, des clés qui nous sont données pour découvrir
ce qu’est la Vérité. Qu’est-ce que la Vérité ? On ne peut pas la mettre en mots. C’est sûr, personne ne
peut prétendre avoir la vérité. Nous ne pouvons pas prétendre avoir la vérité, c’est sûr. Quelqu’un qui
prétend détenir la vérité serait, selon Ramakrishna, le grand mystique hindou, comme une fourmi qui
voudrait manger toute la montagne de l’Himalaya si elle était faite en sucre ! Une fourmi arrivant au
pied de l’Himalaya (disons qu’elle est faite en sucre) et qui prétend vouloir toute la déplacer pour
pouvoir l’amener à son nid, cela serait la comparaison avec un être humain qui voudrait appréhender
toute la Vérité. « Les grands maîtres », disait Ramakrishna (Jésus, Bouddha), « sont tout au plus de
grosses fourmis qui sont capables de prendre dix ou douze morceaux de sucre, comparé aux autres
qui n’en prennent qu’un ou deux ». Donc, jamais nous n’aurons la prétention de vous donner LA
Vérité.
La Vérité, c’est quelque chose qui ne peut s’exprimer en mots. Quand ils ont demandé à Jésus :
Qu’est ce que la Vérité ?, Jésus s’est tu, au risque de perdre sa vie. Quand ils ont posé la même
question à Bouddha, Bouddha s’est retourné et il est parti, il a fait demi-tour et il est parti. Quand
Samaël Aun Weor, le fondateur de nos études (nous en parlerons plus tard), des études
anthropologiques gnostiques, a voulu décrire ce qu’est la Vérité, il n’a pu dire autre chose que ces
mots : « La Vérité, c’est ce qui nous échappe d’instant en instant », c’est ce qui est méconnu, c’est le
méconnu d’instant en instant.
Donc, cela nous amène à un aspect de la Gnose qu’il faut comprendre. La Gnose, si nous
avons bien compris ce que nous sommes en train de dire, écoutez-moi bien…, c’est la Vie qui palpite
en chaque atome, c’est la fleur qui sort du bourgeon, c’est l’oiseau qui chante, c’est la nature elle-
même, c’est la Mère Divine qui a créé cette nature, c’est le ruisseau qui coule, c’est le voleur autant
que la bonne personne, c’est l’Univers qui a été créé et que nous connaissons à peine, c’est l’océan,
c’est la planète, c’est le fonctionnement de toute chose.
La Gnose est un mot qui vient du grec Gnosis et qui veut dire connaissance ; la connaissance
inspirée des grands Mystères. Le mot mystère est un mot qui a été sur-utilisé. Que veut dire le mot
mystère ? Mystère vient du fait que nous ne connaissons pas les choses telles qu’elles sont. À partir du
moment où nous projetons la lumière de la Conscience sur les choses, elles ne sont plus des mystères.
Les mystères sont faits pour être dévoilés. Ainsi, la Gnose est la connaissance inspirée des mystères.
« Connaissance inspirée » parce que ce n’est pas une connaissance intellectuelle, comme nous
avons dit au début, ce n’est pas une connaissance universitaire, ce n’est pas quelque chose que l’on
peut étudier en laboratoire – malgré que le laboratoire pourra découvrir des principes gnostiques –, ce
n’est pas quelque chose que le botaniste pourra découvrir s’il dissèque les plantes avec son intellect.

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Mais s’il apprend à découvrir les choses grâce à la Connaissance inspirée, oui, il pourra découvrir les
mystères des plantes et les mystères de toute chose.
Ainsi, la Gnose c’est la connaissance de toute chose.
La Gnose existe dans la chimie du cosmos autant que dans la chimie organique. La Gnose
existe dans la physique, dans la physique de l’univers, dans la mécanique universelle, comme dans la
mécanique quantique des atomes. La Gnose existe dans les Arts, la Gnose existe dans les Sciences,
dans la Philosophie et dans la Mystique, qui sont les quatre piliers dont nous parlerons plus tard.
Donc, la Gnose, qu’est-ce que c’est ? C’est toute chose. C’est la tentative que nous faisons pour
découvrir les choses. C’est l’étude du fonctionnement du Cosmos ainsi que de l’être humain. La
Connaissance de soi comme de tout l’Univers. C’est la phrase qui pourrait résumer le mieux la
Gnose, même si c’est impossible de la résumer en une phrase, comme vous avez pu voir plus tôt.
C’est la Connaissance de soi comme de tout l’Univers – on pourrait remplacer le mot univers par
cosmos, ou tous les cosmos, tous les Éons, toutes les dimensions ; c’est cela que l’on entend par
univers.
Donc, on peut bien imaginer que la Gnose existe à l’état pur chez les Êtres éveillés, à un état
dilué chez les êtres moins éveillés, et à un état presque inexistant chez la personne commune et
courante qui n’est pas du tout éveillée.
Il existe des principes gnostiques dans différents courants ; tant dans des courants religieux et
des courants philosophiques, que dans des courants comme le yoga et la méditation. On va retrouver
là des principes gnostiques. On va retrouver aussi des principes gnostiques chez la bonne personne
qui tente d’avoir des bonnes relations avec les autres et avec elle-même ; on retrouve là des valeurs
gnostiques, parce que la Gnose c’est la Connaissance de soi et de tout l’Univers. Donc, ceux qui
cherchent à se connaître, ceux qui cherchent à découvrir le chemin, ceux qui cherchent à découvrir le
fonctionnement des choses, vont découvrir certains principes gnostiques. Tous les grands chercheurs,
tous les grands artistes, tous les grands scientifiques et les grands philosophes étaient dans leur âme et
conscience des gnostiques.
Toutes les grandes religions, toutes les grandes civilisations du passé, ont étudié la Gnose. Les
grandes civilisations solaires appartenaient à la Gnose (les Mayas, les Incas, les Aztèques, les Druides,
les civilisations africaines, amérindiennes, égyptiennes, asiatiques, etc.) toutes ont participé à la Gnose.
Il est faux de croire que la Gnose est un mouvement purement Chrétien, des premiers Chrétiens…
Le mot Gnose aujourd’hui est associé aux premiers Chrétiens, aux Gnostiques qui ont écrit les
évangiles dit apocryphes. Il y a deux mots pour ces évangiles, parfois on les appelle les évangiles
apocryphes, c’est-à-dire qui ne sont pas reconnus par l’Église, et parfois on les appelle les évangiles
gnostiques. La Gnose des premiers Chrétiens, c’est une tentative que les premiers Chrétiens ont faite
pour transmettre la Gnose des anciens sous une forme nouvelle… un message adapté à l’époque, aux
premiers siècles de notre Ère.
Il est difficile pour nous de croire qu’anciennement il existait une religion unique. C’est très
difficile pour nous de croire cela… une connaissance unique. Quand on étudie l’anthropologie, quand
on étudie les différentes cultures du passé, on peut avoir l’impression, à cause des différents symboles,
qu’elles avaient des connaissances différentes. Mais les véritables anthropologues, comme Mircea
Eliade (un roumain), comme Carl Gustav Jung, comme Samaël Aun Weor, ont tous dédié leur vie (et
leurs écrits encore le prouvent) à démontrer, anthropologiquement, la racine commune de tous les
peuples… que tous leurs symboles, que tout leur art, leur architecture, leurs constructions
transmettaient un message unique et universel, atemporel. Cela est démontré aujourd’hui.
Quiconque prend la peine d’étudier les grandes Cultures se rend compte qu’elles ont toutes
enseigné la même chose. Elles ont transmis cet enseignement gnostique à travers quatre grands
piliers : l’art, la philosophie, la science et la mystique. Dans l’antiquité, ces quatre grands piliers ont
toujours été unis, alors que malheureusement aujourd’hui ils sont dissociés.
Les arts dans l’antiquité, par exemple, avaient pour but unique de transmettre la Gnose, la
Connaissance inspirée. J’étais en Egypte, l’année dernière, et on est allé voir un spectacle de
Derviches tourneurs. Ces Derviches qui ont l’air de simples danseurs avec de beaux habits colorés,
savent très bien que chaque mouvement, chaque habit, chaque son de la musique, sont destinés à
enseigner une Vérité cosmique.

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Trois Derviches sont arrivés sur scène, l’un avait trois jupes, l’autre avait quatre jupes et le
troisième avait aussi trois jupes. Ensemble, ils avaient dix jupes qui sont les dix Sephiroth de la
Kabbale, c’est-à-dire notre monde physique plus les neuf cieux. Les mêmes neuf cieux dont les
Aztèques ont parlé, dont les druides ont parlé et dont les Kabbalistes ont parlé. Les Vikings ont un
arbre kabbalistique qui explique les dimensions de la nature. Donc les Derviches nous ont montré sur
scène, la création, depuis l’Absolu jusqu’à nous, avec la loi du trois et la loi du sept, parce que tout est
créé par la loi du trois et tout est organisé selon la loi du sept : les fameux sept jours de la semaine,
sept couleurs, sept notes de la gamme. Et le fameux trois, la Trinité, la Trinité chrétienne, le Père, le
Fils, le Saint-Esprit. Aujourd’hui, tout le monde sait que cette Trinité est commune à toutes les
cultures, les Hindous les appellent Brahmâ, Vishnou et Shiva-Shakti, qui est un couple positif-négatif.
Chez les Égyptiens c’est Osiris, Isis et Horus le fils. Chez les Vikings c’est Thor le fils, Freyja la mère et
le père c’est Odin, l’ancien des jours avec la barbe. Chez les Kabbalistes, c’est Kether le père, Chomak
le fils et Binah le Saint-Esprit.
Pourquoi cette Trinité a toujours existé dans toutes les cultures ? Si on l’explique d’une manière
atemporelle et aculturelle, c’est-à-dire loin du temps et de l’espace, d’une manière non teintée de
croyances, de culture ou de symboles, cette Trinité n’est autre que les trois grandes forces qui existent
dans l’univers : l’Affirmation, la Négation et la Conciliation (qui réunit les deux forces, l’affirmation et
la négation). Ces trois forces existent en toutes choses, aucun point mathématique ne peut exister,
aucun atome, aucun objet, personne, rien dans l’univers ne peut exister si ces trois forces ne s’unissent
pas. Nous sommes le produit d’un père : masculin, d’une mère : féminine, et d’une force qui les
concilie, l’amour et le sexe, le désir sexuel qui n’a pas de sexe. L’amour est asexué, il est masculin-
féminin, Shiva-Shakti, la force neutre, conciliante. L’atome est constitué d’une force négative, positive
et neutre : le proton, l’électron et le neutron.
Donc les anciens par leur art étaient capables de nous montrer quelque chose de
scientifiquement démontrable. Ils étaient capables de nous démontrer une philosophie de vie et ils
étaient capables aussi d’élever la mystique, le niveau vibratoire, par la musique, par les chants, par les
danses sacrées, comme des hymnes à la divinité. Jamais ils n’auraient pensé, dans l’antiquité, faire
une pièce de théâtre ou une danse, ou une peinture, ou une sculpture ou une pièce musicale, jamais
ils n’auraient créé, si ce n’est dans un but à la fois spirituel, philosophique et scientifique. Dans la
Babylonie par exemple, il était interdit de jouer de la musique, si ce n’était dans le but d’élever le
niveau vibratoire et émotionnel des personnes, de les rapprocher de Dieu ou de la Divinité.
Chez les Grecs, il était interdit d’inventer des pièces de théâtre. Un acteur arrivait sur scène,
racontait quelque chose qu’il avait vécu, la crise que cela avait provoquée en lui, le processus qu’il
avait vécu. Quelqu’un d’autre arrivait, et racontait ce qu’il avait ressenti pendant que l’autre racontait
son vécu ou comment il avait vécu quelque chose de semblable et ainsi de suite. Ils faisaient de
l’improvisation réelle. Et à la fin tout le monde avait vécu quelque chose, tous les spectateurs avaient
appris, avaient cheminé avec les acteurs et en étaient sortis grandis psychologiquement. C’est ce qu’ils
appelaient la Catharsis. Jamais ils n’inventaient d’histoires.
Nous sommes très loin de l’art véritable. L’art moderne, malheureusement, est un art
matérialiste. Un art qui s’inspire plutôt du bas que du haut, plutôt de ce qu’il y a de plus instinctif et
passionnel chez l’être humain que ce qu’il y a de plus élevé. Nous expliquerons pourquoi dans une
autre conférence, lorsque nous parlerons des chakras et de la conscience.
C’est la même chose pour la science. La science moderne est divorcée de la religion et la
religion est divorcée de la science, c’est évident. Rabelais, grand poète ésotériste français, disait que
« science sans conscience n’est que ruine de l’âme », et Einstein, le grand scientifique, un des esprits
les plus ouverts du siècle dernier, disait que la science sans religion est déroutée et que la religion sans
science est aveugle. Depuis qu’il y a eu ce divorce entre la religion et la science, la science n’a pas
vraiment de direction précise, sinon des intérêts bien humains comme l’argent. Les plus grands
progrès scientifiques sont faits par les recherches de l’armée ou des compagnies pharmaceutiques, etc.
La religion, de son côté, est remplie de dogmes et de fanatisme, de croire et de ne pas croire, parce
qu’elle n’est pas basée sur une science objective.
La véritable science objective des anciens, celle qu’ils nous ont transmise par leur art, peut
expliquer non seulement les phénomènes physiques mais aussi les phénomènes métaphysiques. Et
c’est là sa grandeur. Parce que dans toute sa simplicité cette science ne cherche pas à comprendre
uniquement le comment des phénomènes mais aussi le pourquoi, la cause réelle de toutes les choses,

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la cause spirituelle, la cause multidimensionnelle (parce que les dimensions parallèles existent, Einstein
l’a prouvé). Les anciens les connaissent depuis longtemps, et ils les visitaient. Ces dimensions sont
scientifiquement prouvables et scientifiquement visitables. Mais malheureusement, encore
aujourd’hui, beaucoup de personnes ne sont même pas au courant que l’existence de ces dimensions
a été prouvée. Les anciens ont expliqué que nous avons tout le matériel psychique et animique pour
aller visiter ces dimensions comme nous le faisons pendant la nuit en rêve. Nous parlerons des sorties
astrales dans une autre conférence ; elles nous permettent d’aller visiter les mondes parallèles.
De même pour la philosophie… La philosophie d’aujourd’hui est une philosophie matérialiste.
Chacun est convaincu de détenir sa propre vérité. Chacun a créé sa propre philosophie de vie. Les
anciens avaient une philosophie de vie extrêmement poussée, scientifiquement prouvée. Ils étudiaient
la philosophie de la momentanéité. Un des plus grands philosophes qui est venu dans le monde était
Bouddha Sakyamuni, le Gautama Bouddha. Il a expliqué aux gens comment ils pouvaient se libérer
des entraves psychologiques, ce qu’il a appelé les agrégats psychologiques.
Il a fait comprendre aux gens que les états intérieurs que nous avons sont des obstacles au
bonheur véritable… que l’être humain cherche éperdument le véritable bonheur, comme un chien qui
court derrière sa queue… que l’être humain cherche le bonheur dans l’argent, le sexe, dans ses
projets, etc., dans une foule de choses. Mais c’est une recherche qui est vaine. Jamais il n’atteint le
véritable bonheur, ce n’est jamais assez, il n’en a jamais assez, il a toujours besoin d’autre chose pour
son bonheur.
Le Bouddha a expliqué que la seule façon d’atteindre le bonheur c’est de se découvrir soi-
même, d’annuler à l’intérieur de nous les sources du malheur qui sont nos égos, les je, les Moi, les
agrégats psychologiques, l’identification à la matière, l’hypnotisme, le besoin insatiable de satisfaction
des sens, le plaisir.
Il a appris aux gens, donc, à vivre le moment présent, à être conscient ; et dans cet état de
conscience, sans s’oublier soi-même, sans penser à mille choses en même temps, sans avoir 50
émotions à tout instant, en relaxant le corps en observant nos pensées, en dénouant les émotions et
les pensées négatives, on peut atteindre le véritable bonheur. Mais ce n’est pas purement
psychologique, c’est aussi scientifique parce que l’être humain, lorsqu’il prend conscience du moment
présent, accumule des énergies de haut voltage, des énergies supérieures, ce que le maître Gurdjieff a
appelées des hydrogènes supérieurs, des énergies qui appartiennent à des dimensions supérieures.
C’est curieux, n’est-ce pas ? Tout cela est scientifiquement démontrable, mais avec une science
qui accepte l’existence des autres dimensions et qui pourrait développer des appareils pour sonder les
autres dimensions, pour sonder les corps internes que nous avons, les corps astral, mental, causal.
Pour sonder les énergies invisibles comme l’aura, il y a un appareil qui a été inventé il y a
plusieurs années par le couple russe Kirlian. Ce couple a inventé un appareil pour photographier
l’aura. N’importe qui, ne croyant pas à l’aura aujourd’hui, est ridiculisé. Combien d’appareils n’ont
pas encore été inventés qui prouveraient la réalité de tellement de choses? Mais la science ne cherche
pas à découvrir ces choses. Le jour où ils inventeront des télescopes pour capter la quatrième
dimension, ils rapporteront des images des choses qui existent dans la quatrième dimension et tous les
sceptiques seront confondus.
Donc, on parle d’une philosophie supérieure, réelle, qui amène des outils concrets pour arriver
à des résultats concrets.
On a parlé des arts, de la philosophie, de la science, parlons donc un peu de la mystique ou la
religion, le quatrième pilier. Les religions anciennement étaient toutes unies, elles étaient toutes reliées
au même principe. Pouvez-vous croire qu’il existe au moins une quinzaine de traditions dans
lesquelles un sauveur est né d’une vierge et a été crucifié ? Bouddha est né 600 ou 700 ans avant
Jésus. Dans la tradition bouddhiste, il y a des textes qui ont été écrits avant le Christ, où il est
mentionné que Bouddha est né d’une vierge, qui avait reçu le message en rêve (de l’Esprit Saint sous
la forme de l’éléphant Ganesha) pour l’avertir d’une naissance divine. La tradition bouddhiste est très
belle, elle est magnifique. Mais Bouddha n’est pas unique, il existe des dizaines de vierges qui ont
donné naissance à un enfant divin, et cela avant le Christ. Si vous dites cela à un Chrétien fanatique,
il vous verra comme un démon ou Satan, parce qu’il pensera que vous essayez de le sortir de sa
religion. Pourtant, c’est la vérité. Il y a un livre qui a été écrit par Kersey Graves, qui s’appelle les 16
Christs crucifiés (on peut d’ailleurs trouver ce livre gratuitement sur Internet).

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Personne ne peut plus croire aujourd’hui que les religions n’ont pas une source commune, et
pourtant les gens se battent encore. Toutes les religions ont eu une kabbale scientifiquement
expliquée. Toutes les religions ont eu des techniques pour rehausser le niveau vibratoire de l’être
humain et pénétrer dans les autres dimensions, pour les visiter, pour communiquer et parler avec les
Anges. Les Chrétiens et les Musulmans ont dit que les religions anciennes étaient polythéistes et ils se
sont moqués de leur piété, de leur adoration des différentes divinités. Pourtant, ces mêmes Chrétiens
et Musulmans adorent les anges, les archanges, les séraphins, les chérubins et toute une panoplie de
divinités. Ils ont seulement changé les noms. Les Hindous les appellent les Dévas, les Chrétiens les
appellent les Anges, les mystiques Musulmans les appellent les Djinns (ce sont des entités qui
apparaissent aux humains et dont on parle dans le Coran).
Ce sont les principes de la nature, la nature ne peut fonctionner sans principes intelligents. Il y a
une grande intelligence derrière la nature et il y a des recteurs des énergies, des forces, ce sont les
fameux Esprits des Amérindiens. Toutes ces choses, les anciens en avaient conscience. Les anciens
étaient en contact avec toutes ces choses.
Vous connaissez cette histoire que l’anthropologue Samaël nous raconte ? Lorsque les prêtres
espagnols sont arrivés chez les Aztèques, ils ont commencé à leur parler d’Anges et d’Archanges. Les
prêtres aztèques sont restés muets, ils ont invité les prêtres chrétiens à un repas dans lequel ils avaient
mélangé cette plante bien connue au Mexique, un cactus appelé le peyotl. Quand les prêtres chrétiens
ont mangé le cactus, leur glande pinéale s’est activée, excitée, et ils se sont mis à voir l’ultra des
choses. Vous savez que l’on a un troisième oeil qui nous permet de voir au-delà des choses. Mais il est
atrophié, il faut le développer. C’est ce que les gens appellent la clairvoyance. Quand les prêtres
catholiques ont commencé à être clairvoyants, sous l’effet du peyotl, ils ont commencé à voir des
anges et des archanges, des entités qui vivent dans les autres dimensions, dans les mondes parallèles,
qui sont autour de nous, bien qu’on ne les voit pas. Quand les prêtres catholiques ont commencé à
voir ces entités, les anges et archanges, les prêtres aztèques leur ont dit : « Vous voyez, ces anges et
archanges dont vous nous parlez, nous, ça fait des milliers d’années qu’on les connaît, qu’on converse
avec eux, qu’on les voit ». Évidemment les prêtres catholiques ont dit : C’est l’oeuvre de Satan, et ils
ont fait tuer les prêtres aztèques. C’est là le fruit de l’ignorance. Les prêtres aztèques leur disaient :
« Notre religion est la même que la vôtre, elle l’a toujours été. Nous avons des éléments qui
permettent d’entrer en contact avec vos anges et archanges, nous ne sommes pas différents de vous ».
Mais ils ont été tués…
Quetzalcóatl, le grand Christ aztèque a été gravé sur la pierre et dessiné dans les codex aztèques
portant une croix, exactement comme le Christ porte sa croix. Quetzalcóatl, c’est le Christ Aztèque,
Quetzal veut dire oiseau, et coatl veut dire serpent. C’est le serpent à plumes, le même mythe du
serpent emplumé que l’on trouve chez les Égyptiens. Le serpent Oureret qui déploie les ailes de
l’esprit ; c’est la Kundalini des Hindous. C’est ce que Jésus a dit aux apôtres dans Jean : « Celui qui
veut me connaître doit élever le serpent comme Moïse l’a élevé dans le désert et croire en moi. »
Malheureusement, cette phrase n’est pas comprise. Jésus incite les gens à travailler avec l’énergie
serpentine, celle-là même dont les civilisations serpentines nous ont parlé. Élever le serpent
correspond à travailler avec cette énergie serpentine que les Hindous ont appelé la Kundalini. Toutes
ces choses nous les enseignerons dans nos cours. Toutes ces choses faisaient partie de la religion
unique.
À quoi cela nous mène-t-il ? À chercher le chemin que nous ont tracé les anciens. Un chemin
qui mène où ? Non pas en un lieu extérieur, un paradis extérieur, un nirvana, mais un chemin qui
nous mène à la découverte de nous-mêmes, à rompre les barrières à l’intérieur de nous-mêmes, à
vaincre les obstacles à l’intérieur de nous-mêmes. Toute cette connaissance de l’univers, des mystères
de nous-mêmes et du cosmos, toute la bibliothèque infinie de sagesse, nous l’avons à l’intérieur de
nous. Le but de la Gnose aujourd’hui, le but de nos cours, c’est d’enseigner les méthodes, les moyens,
les techniques, les pratiques précises grâce auxquelles nous pourrons éveiller nos facultés latentes,
éveiller notre conscience, éveiller l’intuition, éveiller la clairvoyance, entrer en contact avec l’Ultra des
choses, avec l’au-delà… des pratiques précises pour expérimenter les réalités dont nous ont parlé les
anciens. Apprendre à méditer, faire des mantras, éveiller nos facultés. Faire sortir la lumière de notre
intérieur, enlever les obstacles afin que cette lumière que nous avons à l’intérieur brille. Développer les
facultés de notre coeur pour connaître l’amour, développer les facultés de notre cerveau que nous
n’utilisons pas. Devenir une personne meilleure, une bonne personne.

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Je vous invite donc à réfléchir sur ce qu’est l’Autognose. Samaël Aun Weor nous parle de
l’Autognose. C’est très simple à comprendre, c’est-à-dire que, au lieu de recevoir toujours un
enseignement, comme nous le faisons ici (nous vous donnons un enseignement), le but véritable c’est
d’arriver à le générer par vous-mêmes, de l’intérieur de vous-mêmes. Au lieu que quelqu’un vous
dise, « l’univers fonctionne de telle manière », vous-mêmes deviendrez capables de le comprendre.
C’est un mensonge de croire que lorsque nous éveillons nos facultés, nous devenons tous des
zens bouddhistes ou des yogis hindous qui s’enferment dans une caverne et méditent jusqu’à ce que
leur corps se dessèche, qu’on va tous avoir les cheveux longs et la barbe.
C’est un faux concept de croire que pour être sage, il faut porter une toge ou une tunique, avoir
une longue barbe blanche et un bâton. Il y a eu des grands maîtres de l’humanité qui étaient du rayon
de la médecine, comme le maître Paracelse qui est reconnu aujourd’hui par l’Ordre des médecins des
États-Unis comme étant un des plus grands médecins de tous les temps. C’était un Être éveillé. Il y a
eu des hommes et des femmes qui sont venus du rayon de la politique, comme Cagliostro. Il y a eu
des hommes et des femmes du rayon de la politique et de la guerre, comme Jeanne D’Arc. Il y a eu
des maîtres qui sont venus du rayon de la connaissance, comme la maîtresse Blavatsky, etc.
Chacun de nous a un mystère et ce mystère correspond à un des rayons de la création. C’est-à-
dire que l’un d’entre vous peut être du rayon des arts ou de la science, de la mystique, de la
médecine, de l’enseignement, de la religion, ou être un mélange de plusieurs de ces rayons, ou de
tous. Pourquoi ne peut-on pas imaginer un maître du rayon de la science? Newton, même s’il n’était
pas maître (par maître on entend quelqu’un qui a éveillé sa conscience à 100%), Newton, malgré qu’il
n’avait pas toutes ses facultés éveillées, était un maître en devenir, parce qu’il connaissait le chemin. Il
était du rayon de la science. Et plus il éveillait sa conscience, plus il découvrait des phénomènes
scientifiques formidables : la gravité, la lumière, les atomes. Il a parlé de l’amour qui unit les atomes
lorsqu’ils s’unissent sexuellement. Mais les Anglais n’ont pas voulu écouter ce message de Newton. Ils
ont eu honte, lorsqu’ils ont ouvert son œuvre posthume. Ils ont tout vendu parce qu’ils pensaient
trouver là d’autres découvertes scientifiques et ils ont découvert que Newton passait 90% de son
temps à étudier les anciennes civilisations et presque tout ce qui lui restait à faire des expériences
d’alchimie. Il passait à peine 1% de son temps à écrire les résultats de ses découvertes spirituelles en
langage scientifique. C’est la pointe de l’iceberg que nous connaissons de Newton. Chacun de nous
vient d’un rayon qu’il peut découvrir et apprendre à développer.
Cela fait partie du mystère de notre Être. L’Être, c’est la partie divine que nous avons en nous.
L’ego, le « Je », les défauts que nous avons en nous, dont nous avons parlé lorsque nous avons parlé
de la philosophie (la gourmandise, la paresse, l’envie, la luxure, l’orgueil, la colère, ce que Jésus a
appelé les 7 péchés capitaux) sont le non-être de la philosophie de Shakespeare. L’Être et le non-être.
Notre Être appartient à un rayon particulier de la création. Le jour où nous arriverons à détruire le
non-être, à détruire nos défauts, jaillira en nous l’Être avec son propre rayon de la création, que ce
soit les arts, les sciences... Et ainsi nous découvrirons l’Autognose, c’est-à-dire que nous-mêmes, nous
serons une source de connaissance. C’est là l’adeptat, l’adepte, l’initié… toutes ces choses dont vous
avez entendu parler. C’est la personne qui elle-même génère la connaissance et peut instruire les
autres au lieu de répéter comme un perroquet ce que les autres lui ont dit. Si je dis : « va tuer un tel et
tu iras au paradis » et vous le faites, c’est un geste mécanique et fanatique. Si je vous dis : « crois en
un tel et tu seras sauvé » et vous le faites, c’est un geste mécanique. Si on vous dit : « rien n’existe,
tout ce qui importe c’est de sauver ta peau, être le plus riche que tu peux et en profiter tant que tu es
en vie parce qu’il y a rien après » et vous nous croyez, vous répétez mécaniquement ce qu’on vous a
enseigné.
Vous êtes le produit d’une éducation, vous êtes le produit de votre inconscience, de votre
sommeil de la conscience. Chacun doit être amené à réfléchir par lui-même, et à générer les arcanes
de la nature, les secrets de la nature, par lui-même. C’est là le chemin gnostique, l’enseignement que
nous avons. Dépasser le croire ou ne pas croire, pour un jour être vous-même une source de lumière ;
par l’annihilation, la destruction des défauts que nous avons à l’intérieur de nous ; par l’émancipation
de la conscience ; pour que la partie la plus divine que nous avons en nous qui est l’âme,
s’épanouisse et que notre Être, notre esprit, notre père, notre mère divine, puissent un jour prendre
place à l’intérieur de nous.
Ainsi le Mouvement Gnostique International, qui existe sous différentes formes à travers le
monde, n’est pas une secte, il n’amène pas une nouvelle religion ou une nouvelle philosophie. Il ne

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fait que transmettre un enseignement millénaire, un enseignement universel et atemporel. Nous ne
prétendons pas, je le répète, détenir la vérité, mais nous désirons enseigner les moyens et les
méthodes pour que chacun puisse expérimenter des parcelles de cette vérité. Nous ne prétendons pas
non plus avoir été les seuls à travers les siècles à transmettre ce message. Ce message a été amené par
différents courants à différentes époques… on a parlé des Soufis, des Templiers, il y eu aussi les
constructeurs de cathédrales qui sont des mouvements du Moyen-âge. Mais cette connaissance a aussi
été véhiculée avant l’Ère chrétienne, par les grandes Civilisations. Donc, nous n’inventons rien, nous
ne prétendons rien, nous désirons seulement une chose, c’est de transmettre la connaissance, parce
que la connaissance est un droit fondamental de tous et de toutes.
Ainsi nous vous invitons avec plaisir à suivre les cours, nous vous donnerons une petite
brochure après le cours pour vous donner la liste des thèmes que nous offrons.

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