Vous êtes sur la page 1sur 80

L ' évaluation et la

réévaluation du Bilan
CAS DES IMMOBILISATIONS CORPORELLES

Mouhieddine Afdel
Qui Nous Sommes
Mouhieddine Afdel

Etudiant en M1 cycle grande école à l ' ISCAE Casablanca

Enseignant 2022- présent


Secrétaire général BDA 2022-2023
Coordinateur pole finance 2020-2021
Responsable pédagogique 2020-2021
Fondateur de ENCG-C Drivers 2021 - présent
Co-fondateur de ENCGC Biblio 2021 - présent
Agenda
Les sujets traités
Les immobilisations corps

Evaluation des immobilisations corps

La réévaluation des immobilisations corps

Opérations d ' investissement


Règles d’évaluation
et des imputations
comptables des
immobilisations
Caractéristiques d’une immobilisation

Durée d’utilisation : Propriété du bien : Affectation et l’usage :


Durée supérieure à 12 mois Inscrit au Bilan Utilité économique
1 - Évaluation et
comptabilisation des
immobilisations au bilan

Évaluation des immobilisations


1.1 Immobilisations acquises à titre onéreux:

cas général : Acquisition


A- Le coût d'acquisition est formé :
a)Du prix d'achat augmenté des droits de douane et autres impôts et taxes non
récupérables et diminué des réductions commerciales obtenues et des taxes
légalement récupérables ;

b) Des charges accessoires d'achat y afférentes, tels que :


- transports
- frais de transit
- frais de réception
- assurances
- transport...(à l'exclusion des taxes légalement récupérables).

c) Des charges d'installation qui sont nécessaires pour mettre le bien, en état
d'utilisation
B- Ne sont pas inclus dans le coût d’acquisition d’une
immobilisation :

a) les frais d’acquisition d’immobilisations qui consistent en :


• droits de mutation (enregistrement) ;
• honoraires et commissions ;
• frais d’actes.

b) Les frais d’essais et de mise au point

c) Les frais généraux (e.g., frais de formation) et les charges financières


engagés pour l’acquisition d’immobilisations
B. bis -Traitement préconisé pour les frais exclus :

1)A classer dans les charges de l’exercice.

2) Par décision de gestion , utiliser un compte de transfert de charge pour


immobiliser ces frais ( charges) .

3) Ces frais sont à inscrire en « charges à répartir sur plusieurs exercices » (212
Frais d'acquisition des immobilisations) et à amortir sur cinq exercices au
maximum.
B. bis -Traitement préconisé pour les frais exclus :

Les charges financières engagés pour l' acquisition d'immobilisations sont


exclus du coût d'acquisition de ces immobilisations.

Toutefois, dans le cas exceptionnel d'un délai d'acquisition supérieur à un


an, les frais financiers spécifiques de préfinancement se rapportant à cette
période peuvent être inclus dans le coût d'acquisition de ces
immobilisations ; avec mention expresse dans l' ETIC (AI).
C. Comptabilisation des acquisitions d’immobilisations :

Généralement, la comptabilisation d’une immobilisation se fait par le débit


du compte d’immobilisation par sa valeur HT, le débit du compte TVA sur
immobilisations et le crédit du compte fournisseur d’immobilisations.

L’exemple ci-dessous, montre la comptabilisation selon le plan comptable


marocain de l’acquisition d’un matériel de transport (mini-bus) soumis à
une TVA de 20%
Application:
L’entreprise « ALPHA » a acquis un matériel industriel, le 05/10/N,
aux conditions suivantes : (toutes les opérations sont effectuées
par chèques).

• Prix hors taxe : 140.000 MAD, remise 15 %, Escompte 2 % et la


T.V.A au taux de 20 % (facture n° 110/S).
• Les frais de livraison et d’installation assurés par le fournisseur
de la machine s’élèvent à : 40.000 MAD et T.V.A 20 % (facture
n° 111/S).
• L’entreprise a payé par ailleurs des honoraires à un ingénieur-
conseil, qui a été consulté pour cet investissement :

15.000 MAD et T.V.A 20 % (facture n° 13/F)


T.A.F :

1) Calculer le coût d’acquisition du


matériel industriel.
2) Enregistrer l’opération d’acquisition
et les écritures d’inventaire
relatives au matériel industriel
(amortissable sur 10 ans).
1.2 Ventilation par composants :
(Coût d’acquisition )

cas particuliers
Une immobilisation corporelle peut comporter plusieurs éléments ayant une
durée de vie ou un rythme d’amortissement distincts ( par exemple les murs
d’un immeuble et sa toiture).

Dans ce cas chaque composant doit être comptabilise de manière sépare de


façon à pouvoir associer à chacun son plan d’amortissement.

Exemple: 23211 Bâtiments industriels A (murs).


23211 Bâtiments industriels B (toiture)
1.3 Immobilisations produits par l’entreprise
pour elle-même:

cas général : Production


A- Le coût de production des immobilisations
est formé de la somme :

a) Du coût d'acquisition des matières et fournitures utilisées pour la production


de l'élément ;

b) Des charges directes de production tels les charges de personnel, les services
extérieurs, les amortissements ;

c) Des charges indirectes de production dans la mesure où elles peuvent être


raisonnablement rattachées à la production de l'immobilisation.
B- Ne sont pas inclus dans le coût de production d’une
immobilisation :

Sont exclus du coût de production réel et complet des immobilisations ;

Les charges financières,


Les frais de stockage,
Les frais de recherche et de développement,
Les charges d'administration générale.
B. bis -Traitement préconisé pour les frais exclus :

Le CGNC admet, que dans des cas spécifiques à justifier dans l'ETIC (A1), il peut
être affecté au coût de production une partie des charges d'intérêts des
capitaux empruntés pour le financement d'une immobilisation, dont le cycle de
fabrication dépasse 12 mois, et lorsqu'ils concernent la période de fabrication
allant du "préfinancement spécifique jusqu'à la date normale d'achèvement de
l'immobilisation, ou de sa mise en service, si elle est exceptionnellement
antérieure à cette date".
C- INCIDENCE COMPTABLE :

Lorsque la production du bien est achevée => Débit du compte concerné de


la classe 2.

Si la production est inachevée à la clôture de l'exercice : un compte


d'immobilisation en cours et débité. La contrepartie est enregistrée au
crédit du compte 714 « immobilisations... produites par l'entreprise pour
elle-même ». ( Coût du dépôt inachevé)

Si une fraction d'intérêts est intégrée au coût de l'immobilisation, le compte


7397 « transferts de charges financières » sera crédité.
D- INCIDENCE FISCALE :

La Livraison à soi-même est une opération où l’entreprise joue le rôle du


fournisseur et du client en même temps.

La Livraison à soi-même est soumise obligatoirement à la T.V.A au taux de


20% .

Livraison à soi-même, passible de la TVA => récupérable => opération


blanche sans incidence fiscale pour l'entreprise.
" Fiscalement, la différence entre une immobilisation
et une charge est significative et une mauvaise
comptabilisation pourra avoir un impact important
sur le résultat comptable.Une erreur de
comptabilisation fera l’objet de redressement
(Ré-intégration éventuelle au résultat comptable)
dans le cas d’un contrôle fiscal. "
E- LA COMPTABILISATION DE LA PRODUCTION :

Immobilisations corporelles produites - 7143

Ce compte enregistre la somme des charges consacrées à la production


d’une immobilisation corporelle par l’entreprise pour ses propres besoins.

L’utilisation de ce compte a pour but de transférer les charges de


production en compte d’immobilisation définitif ou provisoire, selon le
nombre d’années nécessaire à l’achèvement de la production.
E.1. Lorsque la production de l’immobilisation porte sur une seule année :

Le compte « 7143. Immobilisations corporelles produites » est


crédité avec le compte « 4455. Etat TVA facturée », par le débit du
compte de l’immobilisation concernée et du compte « 34551. Etat
TVA récupérable sur immobilisations ».
Exemple illustratif
E.2. Lorsque la production de l’immobilisation porte sur plusieurs années :

Pour les années au bout desquelles la production n’est pas encore


achevée, le compte « 7143. Immobilisations corporelles produites »
doit être crédité par le débit d’un compte du poste « 239.
Immobilisations corporelles en cours » (selon l’immobilisation
concernée) pour la somme des charges affectées à la production de
l’immobilisation durant chaque exercice.
Exemple illustratif
1.4 Valeur D'entrée : cas particuliers:

cas particuliers
1- Immobilisations acquises par voie d'échange:
Les immobilisations sont comptabilisées à la valeur actuelle du bien
cédé, présumée égale à celle du bien acquis.

2- Immobilisations acquises à titre gratuit:


La valeur d'entrée est égale à la valeur actuelle, " valeur estimée " à la
date de l'entrée en fonction du marché et de l'utilité économique du
bien pour l'entreprise.
3 - Immobilisations acquises à titre d'apport :
La valeur d'entrée est égale au montant stipulé dans l'acte d'apport.

4 - Immobilisations acquises au moyen de subventions


d'investissement :
Ces immobilisations sont à enregistrer à leur coût d'acquisition ou à
leur coût de production, sans déduction de la subvention (portée au
passif du bilan sous la rubrique "capitaux propres assimilés").
5 - Paiement à terme :
La valeur d'entrée des biens, fondée sur le prix convenu, est
indépendante des modalités futures de règlement en cas de paiement
différé.

6 - Clause d'indexation de la dette


En cas de règlement différé avec indexation de la dette, les variations
de l'indice retenu restent sans influence sur la valeur d'entrée.
7 - Clauses de révision de la dette
Lorsque le prix n'est pas définitivement fixé à la date d'entrée de
l'immobilisation, la valeur d'entrée est modifiée, en hausse ou en
baisse, en fonction des stipulations du contrat, jusqu'à fixation du prix
définitif.

8 - Immobilisations obtenues en "crédit-bail"


Ces biens n'entrant pas dans le patrimoine de l'entreprise ne peuvent
figurer à l'actif de son bilan aussi longtemps que n'est pas levée
"l'option d'achat". En cas de levée de cette option, le bien est inscrit en
"immobilisations" pour le prix résiduel fixé dans le contrat.
9 - Ensembles immobiliers
La valeur d'entrée d'un ensemble immobilier, tel un terrain construit ou
un immeuble acheté, doit être ventilée entre ses deux éléments
constitutifs : - La valeur d'entrée du terrain ; - La valeur d'entrée de la
construction.

10 - Immobilisations acquises conjointement ou produites conjointement


La valeur d'entrée de ces immobilisations est déterminée à partir de leur
coût global d'achat ou de production, proportionnellement à la valeur
relative qui peut être attachée à chacune de ces immobilisations dès
qu'elles peuvent être individualisées.
1.5 LES AMORTISSEMENTS
Loi 9-88

Article 14:
L'amortissement consiste à étaler le montant amortissable de
l'immobilisation sur sa durée prévisionnelle d'utilisation par l'entreprise
selon un plan d'amortissement.

La valeur d'entrée diminuée du montant cumulé des amortissements forme la


valeur nette d'amortissements de l'immobilisation

A la date d'inventaire, la valeur actuelle est comparée à la valeur d'entrée


pour les éléments non amortissables ou à la valeur nette d'amortissements,
après amortissement de l'exercice, pour les immobilisations amortissables.
L'amortissement est la répartition de la différence entre la valeur
d'entrée et la valeur résiduelle (ou montant amortissable) sur la
durée d'utilisation de l'immobilisation.

Cette durée prévisionnelle peut être :


Soit la durée de vie probable de l'immobilisation, laquelle est
appréciée en fonction de facteurs physiques (usure...)
Ou économiques (obsolescence, marché...) qui la conditionnent.
Annuité d’amortissement: (Annuelle )

Montant annuel de la dotation aux amortissements pratiquée en fin


d’exercice:

A = (VO×T×M)/ 12

Avec M nombre de mois


A la fin de la durée de vie, la valeur résiduelle prévisionnelle est
généralement à considérer comme nulle; le montant amortissable est
alors égal à la valeur d'entrée.
2-
LA RÉÉVALUATION DES
BILANS

Immobilisations
2.1 ASPECTS COMPTABLES:
A- Principe du coût historique :

En vertu du principe du coût historique, la valeur d'entrée d'un élément inscrit


en comptabilité pour son montant exprimé en unités monétaires courantes à la
date d'entrée reste intangible quelle que soit l'évolution ultérieure du pouvoir
d'achat de la monnaie ou de la valeur actuelle de l'élément, sous réserve de
l'application du principe de prudence.
Loi 9-88

Article 14 :
(modifié par l'article 1er de la loi n° 44-03 promulguée par le dahir n° 1-05-211 du
14 février 2006 ; B.O. n° 5404 du 16 mars 2006, cette modification prend effet à
compter du premier exercice comptable ouvert après la date de publication de la
loi n° 44-03).

A leur date d'entrée dans l'entreprise, les biens acquis à titre onéreux sont
enregistrés à leur coût d'acquisition, les biens acquis à titre gratuit à leur
valeur actuelle et les biens produits à leur coût de production.
B - Principe du coût historique et la réévaluation :

Par dérogation à ce principe, l'entreprise peut décider à la réévaluation de


l'ensemble de ses immobilisations corporelles et financières, conformément
aux prescriptions du CGNC. La réévaluation des bilans a pour but d’actualiser
la valeur de certains éléments du bilan en vue de donner une image fidèle du
patrimoine de l’entreprise.
C- Écart de réévaluation :

Le CGNC définit l’écart de réévaluation comme étant: « la contrepartie au


bilan de corrections en hausse de la valeur comptable antérieure
d'éléments actifs ou de corrections en baisse de la valeur comptable
antérieure d'éléments passifs ».

La réévaluation ne peut porter que sur les immobilisations corporelles et


financières.
La réévaluation doit porter sur l'ensemble des immobilisations corporelles
et financières. Mais il n'est pas interdit, en pratique, si la réalité le
confirme, de ne réévaluer in fine que certains éléments en indiquant que,
pour les autres, la valeur comptable correspond à la valeur actuelle.
D- La comptabilisation des Écarts de réévaluation :

Pour effectuer une réévaluation, l’entreprise doit porter :

A l’actif, substituer la valeur actuelle à la valeur d’entrée initiale ;


Au passif, créditer le compte 1130 « écart de réévaluation »

Le compte 1130 enregistre les écarts dégagés à l’occasion d’opérations de


réévaluation. En effet, ce compte fait partie des capitaux propres.
Loi 9-88

Article 14 :
(modifié par l'article 1er de la loi n° 44-03 promulguée par le dahir n° 1-05-211 du
14 février 2006 ; B.O. n° 5404 du 16 mars 2006, cette modification prend effet à
compter du premier exercice comptable ouvert après la date de publication de la
loi n° 44-03).

S'il est procédé à une réévaluation de l'ensemble des immobilisations


corporelles et financières, l'écart de réévaluation entre la valeur actuelle et la
valeur comptable nette ne peut être utilisé à compenser les pertes ; il est
inscrit distinctement au passif du bilan.
L’écart de réévaluation, égal à la différence entre :

D’un côté, la valeur réévaluée


De l’autre, la valeur d’entrée historique de l’immobilisation

En effet, cette réévaluation doit se faire à la date de clôture de l’exercice.

L’écart de réévaluation est donc porté dans un compte spécifique des capitaux
propres. Il n'est pas un élément du résultat.
Valeur brute : réévaluée avec le coefficient de l'année de réévaluation
Cumul amortissements : réévalués avec les coefficients année par année
Amortissements futurs calculés sur la base de la valeur brute réévaluée
E- Récapitulatif des modalités de réévaluation :

A- Principes de réévaluation

1. C'est la valeur nette comptable qui est réévaluée pour la porter à la valeur
actuelle
2. L'écart de réévaluation est égal à la différence entre la valeur actuelle et la
valeur nette comptable.
B- Exemple
Qu’est-ce que la
valeur actuelle ?
La continuité d ' exploitation
A- La référence du marché:

Est normalement le prix actuel d'achat de l'immobilisation (à la date de


l'inventaire), majoré des charges accessoires d'achat et d'installation, ou le
coût actuel de production pour les immobilisations produites par l'entreprise
pour elle-même et n'ayant pas d'équivalent sur le marché ; ces coûts sont
corrigés en baisse en fonction de l'usure ou de l'âge de l'immobilisation.
B- L'utilité du bien:

Pour l'entreprise, doit être tout particulièrement prise en considération car


l'immobilisation doit être évaluée dans l'état et le lieu où elle se trouve en
fonction de son utilisation future par l'entreprise.
Tenant compte de ces références, la valeur actuelle de l'immobilisation
peut être considérée comme étant le prix qu'accepterait d'en donner un
acquéreur éventuel de l'entreprise dans l'état et le lieu où elle se trouve.
2.2 Incidences fiscales de la réévaluation des
immobilisations :
A- Historique : Régime abrogé

Le principe de réévaluation était prévu au niveau des articles 21 à 25 de la loi


24-86 relative à l’impôt sur les sociétés qui autorisent les sociétés à procéder à
la réévaluation suivant des coefficients fixé par voix réglementaire.

Ces articles ont été abrogés par la loi des finances pour l’année budgétaire
1997/1998.
A- Historique : Régime Temporaire

La loi de finances transitoire pour l’année budgétaire 2000, a repris la possibilité


pour les sociétés de procéder à la réévaluation libre de l’ensemble de leurs
immobilisations corporelles et financières, au titre des exercices clos en 2000 et
2001, sous réserve que cette réévaluation soit neutre sur un plan fiscal.

Cette neutralité fiscale signifie que l’écart de réévaluation dégagé n’est pas
imposé et les dotations supplémentaires aux amortissement sont, par
conséquent, à réintégrer.
B- Régime fiscal actuel

Sur le plan fiscal, les immobilisations demeurent après réévaluation à leurs


valeurs historiques. En effet, l’entreprise doit utiliser les valeurs historiques
pour :

Le calcul des amortissements et des provisions ;


En tant que base des valeurs nettes d’amortissement en cas de retrait.
En effet, le code général des impôts ne prévoit pas l’imposition de la plus-
value que l’entreprise dégagé par une réévaluation libre.

Le CGI appréhende uniquement les plus-values qu’une entreprise dégage à


l’occasion d’une cession (ou d’un retrait).
2.3 Obligations comptables :
Réévaluation – Information dans l’ ETIC

L’entreprise doit indiquer dans l’ETIC, les techniques qu’elle a utilisées et


l’incidence qu’ils ont sur patrimoine.

Ces informations doivent se porter dans les états suivants :


Premièrement, l’état des méthodes d’évaluation spécifiques à l’entreprise ;
Deuxièmement, l’état des dérogations ;
Troisièmement, l’état des changements de méthodes.
3-
OPÉRATIONS D '
INVESTISSEMENT

Immobilisations
Une entreprise est un organisme financièrement indépendant qui produit des
biens et services afin de répondre aux besoins d’une demande c’est-à-dire un
marché. Elle entretient un ensemble de relations avec les agents qui lui sont
externes. Ces relations sont appelées des opérations d’échange.

Les opérations effectuées par l’entreprise sont de plusieurs types: (achats et


ventes de marchandises, acquisition et cession de machines, paiement des
impôts…).

Elles peuvent être regroupées en deux catégories :


Les opérations d’investissement -financement ;
Les opérations de l’exploitation
A- Les opérations d’investissement -financement:

Pour réaliser ses objectifs économiques, une entreprise doit acquérir des
biens d’équipement durables (Terrains, constructions, matériels…). On
appelle investissement l’acquisition de ces biens. On désigne par
immobilisation ces biens d’équipement.

Les opérations d’investissement ou acquisition d’immobilisation sont


généralement financées:
- soit par les capitaux propres à l’entreprise: le capital
- soit par des dettes envers des prêteurs qu’on désigne par le nom de dettes de
financement .
B- Les opérations d’exploitation

Ces opérations concernent l’achat de marchandises, de matières premières,


les ventes de marchandises ou de biens produits, les règlements d’une dette,
les paiements des salaires,…Elles sont liées à un seul cycle d’exploitation.
Investissement privé : les paradoxes de
l’économie marocaine
L’investissement privé ou domestique est le maillon faible de la politique
économique marocaine. Pour y remédier, le Maroc est appelé
impérativement à changer de paradigme. Quant on se fixe le cap d’une
économie prospère, on a l’obligation de mettre en place les outils nécessaires.

Pour embarquer le train de l’émergence et assurer une croissance durable, le


Maroc a besoin de ses deux jambes (secteur public et privé). Or, l’analyse des
chiffres montre que le secteur privé, malgré les réformes entreprises, ne joue
pas le rôle qui lui est dévolu dans la scène économique notamment en
matière d’investissement.
Une situation qui ne cesse d’interpeller les observateurs, les analystes et les
faiseurs d’opinion qui mettent le doigt sur l’insuffisance de la contribution
du secteur privé dans la croissance économique.
L’investisseur est un homo œconomicus rationnel qui ne décide de prendre le
risque que lorsqu’il est confiant et qu’il va générer un revenu intéressant en
contrepartie. Donc la question est comment mitiger les risques pouvant être
encourus pour aider l’investisseur à franchir le pas.

On définit un ensemble de moyens dont dispose l’Etat pour investir . Les


mesures en question doivent être mises en place d’une manière
concomitante.
Il s’agit de :

La privatisation accélérée de certains EEP parce qu’il y a des secteurs où


la présence de l’Etat n’est pas aussi obligatoire ;
La diversification des sources de financement pour éviter le
surendettement des entreprises. Dans ce cadre le Fonds Mohammed VI
pour l’investissement peut jouer un rôle très important ;
Le renforcement du rôle de l’Etat stratège en orientant l’investissement
vers des secteurs porteurs ;
Il s’agit de :

La révision du cadre incitatif à l’investissement ;


La compétitivité des facteurs de production notamment celui lié à
l’énergie ;
Le développement de notre système de régulation ;
La lutte contre l’informel et la corruption
La refonte de la procédure des appels d’offre et ne plus se baser sur le
moins disant.
" La composition de l’investissement
est donc au cœur de ce paradoxe
Maroc. Bien au-delà, la composition
de l’investissement privée est
également à étudier dans la mesure
où l’on constate une faiblesse de
financement alternatif, et une
concentration de 10 activités, la
prédominance des PME… autant de
nœuds gordiens qu’il est temps de
dénouer. "
COMPTABILITE

Page de APPROFONDIE -
CHAFAI ALAOUI
Nisrine - SAIF
Evaluation des
immobilisations -

Ressources
UnivBM
EDDINE Loubna

Essentiel de la Evaluation
Comptabilité des
Approfondie - kifa immobilisations
epcj corporelles - L.
MOATASSIM

Investissement privé
- S. Es-Siari Loi 9-88
Réévaluation libre
des immobilisations
au Maroc - upsilon
consulting COMPTABILITÉ Loi 44 -03
APPROFONDIE - Pr
Ali KAFOU
E-mail
mafdel_ge24c@groupeiscae.ma

Contactez- Réseaux sociaux

nous
@MouhieddineAfdel

Appelez-nous
06 03 92 48 42

Vous aimerez peut-être aussi