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CAPTEURS

Cours préparé par HERGLI Mounir


Qu’est ce qu’un Capteur ??
Quel est son rôle ?

Grandeur Physique Grandeur Electrique


Capteur

Acquisition
Traitement
Processus
du signal

Commande et régulation
Actionneur
Différents types
Un capteur est un système capable de fournir une image sous forme en
général électrique, d'une grandeur physique

m (mesurande) s (Sortie) - Tension


Capteur -Courant
-Charge électrique
- Impédance

Progrès de l’électronique + • Capteurs Actifs


• Capteurs passifs
• Dispositifs semi-conducteurs discrets
• Circuits intégrés
• Microprocesseurs
Capteurs intelligents
• Microcontrôleurs
Principes et effets
utilisés
• Thermoélectricité
• Pyroélectricité
• Piézoélectricité
• Induction
• Photoélectricité
• Effet Hall
• Electrodynamique
Thermoélectricité
• Principe utilisé pour les thermocouples.
• Le plus utilisé en industrie pour la mesure de la température
• Couplage de 2 conducteurs de nature chimique différente
(jonction chaude ou de mesure).
• L’autre extrémité ou on mesure la tension s’appelle jonction
de référence ou froide.
• Il apparaît aux bornes de ce circuit une tension e (force
électromotrice) qui dépend de:
– la différence de température (T1-T2).
– Métaux utilisés
T1
Jonction
Jonction e
T2 de référence
De mesure
Pyroélectricité
• Certains cristaux présentent une polarisation
électrique proportionnelle à leur température.
• En absorbant un flux de rayonnement, le cristal
pyroélectrique s’échauffe
• Sa polarisation se modifie
• Variation de la tension à ces bornes.

E(t)
Piézoélectricité
• L’application d’une contrainte mécanique sur ce type de matériau
engendre l’apparition de charges électriques crées par la
déformation du matériau: effet piézoélectrique direct
• C’est un phénomène réversible: l’application d’un champ électrique,
déforme ce matériau: effet piézoélectrique inverse.
• Les deux effets sont indissociables.
• Très grand nombre d’applications dans l’industrie et la vie
quotidienne.
• L’effet direct peut être mis à profit dans la réalisation de capteurs
(capteur de pression, microbalance…)
• L’effet inverse permet de réaliser des actionneurs (injecteurs à
commande piézoélectrique en automobile, nanomanipulateur…).
• Les matériaux piézoélectriques sont très nombreux. Le plus connu
est le quartz
• La première application de la piézoélectricité fut le sonar
Induction
Ω B
e

r r
ΦM = ∫ B.dS

• la variation d’un flux magnétique engendre l’apparition d’une force


électromotrice e.
• Approcher un aimant d’une bobine connectée sur un galvanomètre
• Détection d’un courant électrique
• Le sens de ce courant dépend de la façon dont on déplace l’aimant
• Approcher le pôle sud Reculer le pôle nord
• Le courant I crée un champ b qui s’oppose à la variation du champ
magnétique que tend à provoquer le déplacement de l’aimant au sein de la bobine .
Photoélectricité
• L'effet photoélectrique (EPE) désigne en premier lieu l'émission d'électrons par
un matériau sous l’influence d’un rayonnement lumineux.

• Il s’accompagne d’une modification de la conductivité du matériau


(photoconductivité, effet photovoltaïque lorsqu'il est en œuvre au sein d'une cellule
photovoltaïque, effet photoélectrochimique, effet photorésistif).

• Les électrons ne sont émis que si la fréquence de la lumière est suffisamment


élevée et dépasse une fréquence limite appelée fréquence seuil

• La fréquence seuil dépend du matériau et est directement liée à l'énergie de liaison


des électrons qui peuvent être émis.

• Le nombre d'électrons émis lors de l'exposition à la lumière, qui détermine


l'intensité du courant électrique, est proportionnel à l'intensité de la source
lumineuse.

• L'énergie cinétique des électrons émis dépend linéairement de la fréquence de la


lumière incidente.

• Le phénomène d'émission photoélectrique se produit dans un délai inférieur à 10-9


s après l'éclairage, ce qui rend le phénomène quasi instantané.
Effet Hall

• Les électrons sont déviés par le champ magnétique, créant une différence de potentiel
appelée tension de Hall.

• Un semi-conducteur de type parallélépipède rectangle, placé dans une induction B


et parcouru par un courant I, voit l’apparition, dans la direction perpendiculaire au
courant et à l’induction, d’une différence de potentiel qui a pour expression :
• UH = KH.I.B.sin θ
• KH est fonction du matériau, θ est l’angle entre I et B.
Electrodynamique
• sont des dispositifs convertisseurs d'énergie utilisant le couplage
électromécanique par l'effet du champ magnétique ou du champ électrique,
ce sont essentiellement des capteurs de vitesse.
Caractéristiques métrologiques
• Classification des capteurs en fonction de leurs
performances.
• Définition des paramètres permettant de les sélectionner
en fonction de l’application:
– Etendue de la mesure
– Résolution
– Caractéristique d’entrée-sortie d’un capteur
– Sensibilité
– Finesse
– Linéarité
– Erreurs et incertitudes
– Caractéristiques statistiques d’un capteur
– Rapidité
Etendue de la mesure
• Elle définit la zone dans laquelle les caractéristiques du capteur sont
assurées par rapport à des spécifications données. On peut classer
cette zone en trois familles :
• Zone nominale d’emploi
– Zone dans laquelle le mesurande peut évoluer sans modification des
caractéristiques du capteur.
• Zone de non-détérioration
– Valeurs limites des grandeurs influençant le capteur (mesurande, température
environnante, etc…) sans que les caractéristiques du capteur ne soient modifiées
après annulation de surcharges éventuelles.
• Zone de non-destruction
– Elle définit les limites garantissant la non-destruction du capteur mais dans
laquelle il peut y avoir des modifications permanentes des caractéristiques du
capteur.
Caractéristique d’entrée-sortie
d’un capteur
• Relation d’évolution de la grandeur de sortie en fonction de la grandeur
d’entrée en régime permanent.
• Ne donne pas d’informations sur les caractéristiques transitoires du capteur.
• Le relevé de cette caractéristique nécessite un appareil de mesure de la
grandeur s plus précis que le capteur à étalonner.
• Lorsque cette caractéristique est une fonction continue, sa linéarité est
considérée comme une qualité
• Une relation entrée-sortie de type logarithmique est avantageuse pour des
mesures où la grandeur d'entrée possède un large domaine de variation
(exemple : mesures acoustiques).
Sensibilité
• Elle détermine l’évolution de la grandeur de sortie en fonction de la
grandeur d’entrée en un point donné. C’est la pente de la tangente à la
courbe issue de la caractéristique du capteur.
• Dans le cas d’un capteur linéaire, la sensibilité du capteur est constante.
• Il faut noter que la sensibilité d’un capteur peut être fonction du
conditionneur auquel il est associé.
• La sensibilité aux grandeurs d'influence est définie comme la dérivée
partielle de la sortie du capteur par rapport à des grandeurs qui l'affectent
de manière parasite.
Résolution
• Lorsque la caractéristique statique d’un capteur est discontinue, comme
c’est notamment le cas pour les capteurs digitaux, on parle de pouvoir de
résolution ou de résolution du capteur

• Elle correspond à la plus petite variation du mesurande que le capteur est


susceptible de déceler (entraîne une modification de la sortie du capteur)
Finesse
• C’est la qualité d’un capteur à ne pas venir modifier par sa présence la
grandeur à mesurer. Cela permet d’évaluer l’influence du capteur sur la
mesure. On la définit non seulement vis à vis du capteur mais aussi vis à
vis de l’environnement d’utilisation du capteur.
• Par exemple, dans le cas d’une mesure thermique, on cherchera un capteur
à faible capacité calorifique vis à vis des grandeurs l’environnant.
• Finesse et sensibilité sont en général antagonistes. Il peut y avoir un
compromis à faire.
• Pour un capteur d’induction B, un capteur à forte perméabilité sera très
sensible, par contre sa présence aura tendance à perturber les lignes de
champ et la mesure de l’induction ne sera pas celle sans capteur, d’où une
mauvaise finesse. Mais cette erreur peut être évaluée en vue d’une
correction post-mesure et ainsi faire abstraction de la présence du capteur.
Linéarité
• Zone dans laquelle la sensibilité du capteur est indépendante de la valeur
du mesurande.
• Cette zone peut être définie à partir de la définition d’une droite obtenue
comme approchant au mieux la caractéristique réelle du capteur, par
exemple par la méthode des moindres carrés.
• On définit à partir de cette droite l’écart de linéarité qui exprime en % l’écart
maximal entre la courbe réelle et la droite approchant la courbe.
Erreurs et Incertitudes
• Le défaut de linéarité est défini comme l'écart maximum entre la
caractéristique réelle et une caractéristique linéaire idéale.
• L'hystérésis correspond à l'écart maximum entre les grandeurs de sortie
relevées à g croissant et à g décroissant.
• Le décalage de zéro est la valeur de la grandeur de sortie pour une valeur
nulle de g.
• La température est une grandeur d'influence qui affecte souvent le fonctionnement
de capteurs destinés à mesurer une autre grandeur physique.
• L'incertitude de mesure est l'écart entre la valeur vraie du mesurande et la mesure
effectuée par le capteur.
• Les seuls mesurandes connus sont les étalons dont la valeur est fixée par
convention.
• On distingue les erreurs systématiques des incertitudes aléatoires car elles ont des
origines et des conséquences sur la mesure très différentes.
Erreurs Systématiques
• L'erreur systématique est toujours due à une mauvaise connaissance ou à
une mauvaise utilisation du capteur.
• L'erreur systématique se détecte par comparaison des valeurs moyennes
d'un même mesurande, données par deux capteurs différents.
• Les causes les plus fréquentes d'erreurs systématiques sont les suivantes :

– étalonnage incorrect ou non effectué au delà de la durée de vie ou après une altération du
capteur.
– Emploi incorrect. Par exemple, non attente du régime permanent, erreur sur l'un des
éléments d'un conditionneur, modification du mesurande par le capteur lui-même.
– exploitation inadéquate des données. Par exemple, erreur de linéarisation dans la chaîne de
mesure, saturation d'un amplificateur de la chaîne de mesure…

• Il est clair que la détection de l'erreur systématique conduit toujours à son


élimination.
Incertitudes Aléatoires
• Ce sont les erreurs dont on peut connaître la cause sans que cette
connaissance permette de prévoir la valeur de la mesure.
• Leur évaluation ne peut être que statistique.
• La cause principale de ces incertitudes est la présence de signaux ou
d’influences « parasites » dont l'amplitude est aléatoire « bruit » :
– La fluctuation des sources d'alimentation de la chaîne de mesure ou du conditionneur
(fluctuation de la force électromotrice dans un pont…).
– les signaux électromagnétiques produits dans l'environnement et captés par un élément de
l'ensemble capteur, conditionneur, chaîne de mesure
– la fluctuation thermique (agitation thermique des porteurs de courant…).
– la fluctuation des grandeurs d'influence…
• Autres causes: les erreurs de lecture, les défauts de mobilité du capteur, les
phénomènes d'hystérésis...
• Contrairement aux erreurs systématiques, les erreurs aléatoires ne peuvent
pas être annulées.
• Réduire ces erreurs:
– En utilisant des dispositifs de protection (régulations des f é m, stabilisation de la
température, isolation mécanique, blindage électromagnétique...),
– En mettant en œuvre des procédures adaptées (filtrage, détection synchrone, traitement du
signal...).
Caractéristiques statistiques
• Ces paramètres permettent de prendre en compte la notion d’erreurs
accidentelles qui peuvent survenir sur un capteur.
• Soit n mesures effectuées sur un mesurande, on définit à partir de ces n
mesures : n

∑m i
• la valeur moyenne : <m>= i =1
n

• l’écart type (dispersion des résultats autour de la valeur moyenne) :

∑ i
( m − < m > ) 2

σ= i =1
= V
n −1

• Avec V la variance
Caractéristiques statistiques
• Fidélité:
– Définie la qualité d’un capteur à délivrer une mesure répétitive sans erreurs.
– L’erreur de fidélité correspond à l’écart type obtenu sur une série de mesures
correspondant à un mesurande constant.

• Justesse
– C’est l’aptitude d’un capteur à délivrer une réponse proche de la valeur vraie et ceci
indépendamment de la notion de fidélité.
– Liée à la valeur moyenne obtenue sur un grand nombre de mesures par rapport à la
valeur réelle.

• Précision
– Définie l’écart en % que l’on peut obtenir entre la valeur réelle et la valeur obtenue en
sortie du capteur.
– Un capteur précis aura à la fois une bonne fidélité et une bonne justesse.
Mesures et précision
• Une valeur vraie du mesurande n’est pas nécessairement proche de la
valeur moyenne puisqu’une erreur systématique, due peut être à un défaut
d'étalonnage, pourrait produire, un écart sur toutes les valeurs et donc sur
la valeur moyenne
• On peut classer les valeurs obtenues par mesures successives pour un
même mesurande suivant leur probabilité d’occurrence.
• Pour un grand nombre de mesures du même mesurande, si l'incertitude est
vraiment aléatoire, on montre que la probabilité d’occurrence obéit à une loi
unique qu'on appelle la distribution de Gauss.
• On exprime, en fonction de la valeur moyenne et de l'écart type, la densité
de probabilité de trouver la valeur s d'une mesure.
• Avec cette loi, la probabilité élémentaire de trouver s à ds près est donnée
par dp = p(s) ds (où p(s) est appelée densité de probabilité) telle que :

( s −s )2
dp 1 −
= p( s) = e 2σ 2
ds 2π σ
• La probabilité de trouver n’importe quelle valeur pour s est évidemment
égale à 1:

+∞ ( s−s )2
1 −


−∞ 2π σ
e 2σ 2
ds = 1

-3σ -σ σ 3σ

Pour s − s = ±3σ Représentation du produit de l'écart-type


par la densité de probabilité Gaussienne.

s + 3σ ( s −s )2 s + 3σ
1 −

∫ 2σ
ds = ∫ p(s) ds ≥ 0,99
2
e
s −3σ 2π σ s −3σ

Plus de 99% des mesures conduisent à une valeur de s telle que s − s ≤ 3σ


• Pour un nombre infini de mesures, on obtient la valeur moyenne théorique μ.

• Puisque le nombre de mesures est nécessairement limité, s est différent de μ .

• Plus n devient grand plus s s’approche de μ.

• Pour préciser cette notion, on introduit Δ μ l'intervalle de confiance.


1 . 65 σ
Δμ =
n
• On montre que la probabilité de trouver μ dans l'intervalle [ s − Δμ , s + Δμ ]

est de 90%.

• s ayant été calculé pour les n mesures considérées


Incertitude aléatoire
& limites ???
• Au cours d'une série de mesures sur un même mesurande, peut se
produire un résultat qui s'écarte notablement de la valeur moyenne
obtenue à l'aide des mesures précédentes.
• Le problème posé par un tel événement est de savoir la raison
– Une augmentation, très rare mais très importante, de l'incertitude aléatoire
– Un phénomène non prévu qui est venu modifier de façon causale le mesurande
lui-même.

• Il faut alors prendre une décision : doit-on ou non considérer que le


mesurande a été modifié?
• On utilise des critères statistiques pour cette prise de décision
(Critère de Chauvenet, ..)

– Un phénomène non aléatoire est venu modifier le mesurande si sa probabilité


d'obtention, calculée à l’aide de la distribution de Gauss, est inférieure à 1/2n, n
étant le nombre de mesures faites jusqu'au moment où l'anomalie est apparue.
Critère de Chauvenet
• le nombre d'écart types (tk) par lesquels la valeur suspecte s'éloigne de la
moyenne :
mk − < m >
tk =
σ
• Calculer la probabilité (Pk) d'obtenir la valeur mk à l'aide du tableau:

• Pk , Probabilité d'obtenir une valeur entre ± tk écarts types

• Pk = 1 - lecture du tableau / 100.

• D'après le critère de Chauvenet, mk peut être éliminée si Pk < 1/2n.

• nk = n × Pk : le nombre théorique de valeurs correspondant que l'on devrait


avoir dans l'échantillon
• nk < 0,5
Calcul de Pk
Tk 0,00 0,01 0,02 0,03 0,04 0,05 0,06 0,07 0,08 0,09

0,0 0,00 0,80 1,60 2,40 3,20 3,98 4,78 5,58 6,38 7,18

0,1 7,96 8,76 9,56 10,34 11,14 11,92 12,72 13,50 14,28 15,06

0,2 15,86 16,64 17,42 18,20 18,96 19,74 20,52 21,28 22,06 22,82

0,3 23,58 24,34 25,10 25,86 26,62 27,36 28,12 28,86 29,60 30,34

0,4 31,08 31,82 32,56 33,28 34,00 34,72 35,44 36,16 36,88 37,58

0,5 38,30 39,00 39,70 40,38 41,08 41,76 42,46 43,14 43,80 44,48

0,6 45,14 45,80 46,48 47,14 47,78 48,44 49,08 49,72 50,34 50,98

0,7 51,60 52,22 52,84 53,46 54,08 54,68 55,28 55,88 56,46 57,04

0,8 57,62 58,20 58,78 59,34 59,90 60,46 61,02 61,56 62,12 62,66

0,9 63,18 63,72 64,24 64,76 65,28 65,78 66,30 66,80 67,30 67,78

1,0 68,26 68,76 69,22 69,70 70,16 70,62 71,08 71,54 71,98 72,42

1,1 72,86 73,30 73,72 74,16 74,58 74,98 75,40 75,80 76,20 76,60

1,2 76,98 77,38 77,76 78,14 78,50 78,88 79,24 79,60 79,94 80,30

1,3 80,64 80,98 81,32 81,64 81,98 82,30 82,62 82,94 83,24 83,54

1,4 83,84 84,14 84,44 84,72 85,02 85,30 85,58 85,84 86,12 86,38

1,5 86,64 86,90 87,14 87,40 87,64 87,88 88,12 88,36 88,58 88,82

1,6 89,04 89,26 89,48 89,68 89,90 90,10 90,30 90,50 90,70 90,90

1,7 91,08 91,28 91,46 91,64 91,82 91,98 92,16 92,32 92,50 92,66

1,8 92,82 92,98 93,12 93,28 93,42 93,56 93,72 93,86 93,98 94,12

1,9 94,26 94,38 94,52 94,64 94,76 94,88 95,00 95,12 95,22 95,34

2,0 95 44 95 58 95 66 95 76 95 86 95 96 96 06 96 16 96 24 96 34
Exemple
Mesure n° i Valeur xi

1 35,9 °C

2 36,0 °C

3 36,0 °C

4 36,2 °C

5 36,1 °C

6 35,2 °C

Peut-on éliminer la valeur x6 = 35,2 °C ??

On commence par calculer la moyenne et l'écart type :

< x >= 35,9°C


x6 − < x >
σ x = 0,36°C t6 = = 1,94
σx
ce qui permet de déduire, d'après le tableau: P6 = 1 - 94,76 / 100 = 0,0524 .
n6 1 1
P6 = = 0,0524 < = = 0,083 Donc n6 = 0,3 < 0,5
n 2 X 6 12

Par conséquent, la mesure peut être éliminée.


Rapidité
• C’est la qualité d’un capteur à suivre les variations du mesurande. On peut
la chiffrer de plusieurs manières :
• Bande passante du capteur. (à –3 dB par exemple).
• Fréquence de résonance du capteur.
• Temps de réponse (à x%) à un échelon du mesurande.
• Capteur de 1er ordre ou de 2ème ordre
Etalonnage
• L'étalonnage est l'opération qui établit la relation entre le mesurande et la
grandeur électrique de sortie.
• Cette relation peut dépendre non seulement du mesurande mais aussi des
grandeurs d'influence.
• S’il n'y a pas de grandeurs d'influence, l'étalonnage est simple, dans le cas
contraire il est multiple.
• Les pays industriels sont dotés de chaînes d’étalonnage, c’est-à-dire d’une
organisation hiérarchisée de laboratoires établissant par opérations
successives le raccordement des mesures à des étalons primaires.
• La traçabilité, c’est à dire les étalonnages successifs lorsque l’on passe du
laboratoire primaire à l’utilisateur industriel, est assurée par des étalons ou
des instruments de transfert.
• Déterminer l’incertitude avec laquelle tout capteur effectue une mesure.
• Aspect légal de certaines de ces opérations
• Les processus certifiés par les normes ISO 9000, 9001, .. exigent
également la traçabilité (connaissance et maintien des étalonnages) des
capteurs qui sont utilisés pour leurs mises en œuvre.
Etalonnage simple
• 2 méthodes possibles :

– l'étalonnage direct dans lequel les valeurs du mesurande sont issues


d'étalons ou d'objets de référence pour lesquels le mesurande est
connu avec une incertitude donnée.

– l'étalonnage par comparaison dans lequel on compare les mesures


du capteur à étalonner avec celles provenant d’un autre capteur lui-
même préalablement étalonné et considéré comme étant la référence,
ce qui signifie que son étalonnage est raccordé à des étalons et que
l’incertitude correspondante est connue
Etalonnage multiple
• L’existence de grandeurs d'influence susceptibles de varier au cours des
mesures oblige à paramétrer l'étalonnage pour différentes valeurs de ces
grandeurs : c’est l’étalonnage multiple.
• Pour les capteurs présentant une hystérésis, il est nécessaire de procéder à
l'étalonnage par une succession ordonnée et spécifiée des valeurs du
mesurande.
• Pour les capteurs de grandeurs dynamiques, il faut relever la réponse en
fréquence pour un mesurande d'amplitude fixée et la réponse en amplitude
pour une fréquence fixée.
• Dans certains cas, lorsque le constructeur ne donne pas d’indication
relative à l’usage du capteur, il est souvent souhaitable d’effectuer
l'étalonnage après son installation sur le site.

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