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Épreuve de CHIMIE

Nom : Examen 1, Décembre 2014


No : Classe : 1SA – 1SB
Durée : 100 min

 L’usage d’une calculatrice programmable est interdit


 Ce sujet comporte 6 pages numérotées de 1/6 à 6/6

Premier exercice (8 points)


Titrage d’une solution de lentilles de contact

Données: M(H) = 1,0 g.mol-1 ; M(O) = 16 g.mol-1.

Le système AOSEPT est une solution désinfectante pour les lentilles de contact. Il est formé d’une
solution à 3% de peroxyde d’hydrogène H2O2.

Au cours d’une séance de travaux pratiques, on souhaite vérifier le pourcentage de peroxyde


d’hydrogène qui figure sur l’étiquette d’une solution de lentilles de contact AOSEPT (noté « S » dans la
suite de l’exercice).

Données :
- Le peroxyde d’hydrogène se décompose selon l’équation (E1):
1
H2O2 (aq) → H2O(l) + O2 (g)
2
- Solution de 3% signifie qu’on a 3g de H2O2 dans 100 mL de solution.

1. La décomposition de l’eau oxygénée


1.1 Montrer que la décomposition de l’eau oxygénée est une réaction d’oxydoréduction.
1.2 Identifier les deux couples oxydant / réducteur mis en jeu.

2. Principe du titrage
La solution « S » est incolore. Pour déterminer le pourcentage de peroxyde d’hydrogène, on
décide de réaliser un titrage.

On fait réagir le peroxyde d’hydrogène contenu dans la solution « S » avec des ions iodure
introduits en excès.
Il se forme du diiode et de l’eau selon l’équation de la réaction (E2):
H2O2 (aq) + 2I - (aq) + 2H+ (aq) → 2H2O (l) + I2 (aq) (E2)

Le diiode formé est titré à l’aide d’une solution de thiosulfate de sodium (2Na+ (aq) + S2O 32 (aq)) de
concentration bien déterminée.
L’équation de la réaction (E3) représentant cette transformation totale s’écrit :
2S2O 32 (aq) + I2 (aq) → 2I - (aq) + S4O 62 (aq) (E3)

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2.1 Le titrage réalisé est-il un titrage direct ou indirect? Justifier.
2.2 La réaction (3) est totale. Citer deux autres caractéristiques que doit posséder la réaction (3)
pour servir de support de titrage.

3. Protocole expérimentale
Verser 10,0 mL de la solution (S) dans un bécher. Ajouter à la spatule de l’iodure de potassium KI
tout en agitant doucement. On admet que l’ajout d’iodure de potassium se fait sans variation du
volume de la solution.
La solution brune obtenue, notée S’, est prête à être titrée.

Réaliser le titrage de la solution (S’) obtenue par une solution de thiosulfate de sodium
(2Na+ (aq) + S2O 32 (aq)). Lorsque la solution (S’) devient jaune pâle, ajouter quelques gouttes d’empois
d’amidon, puis poursuivre le titrage goutte à goutte jusqu'à disparition complète de la coloration
bleue.

3.1 Nommer l’espèce présente dans le bécher, responsable de la coloration brune de la solution.
3.2 Indiquer le rôle de l’empois d’amidon.
3.3 Annoter le schéma ci-dessous du dispositif utilisé pour le dosage.

1
2

3
4
5

4. Exploitation des résultats du dosage


4.1 Etablir la relation entre n(I2) présente dans la solution S’, la concentration en ion thiosulfate de
la solution titrante [S2O 32 ] et le volume versé à l’équivalence VE.
4.2 Exprimer la concentration en peroxyde d’hydrogène en fonction de la concentration en ion
thiosulfate de la solution titrante [S2O 32 ] et le volume versé à l’équivalence VE.
4.3 Sachant que la concentration molaire en ion thiosulfate de la solution titrante est :
[S2O 32 ] = 0,75 mol.L-1 et que le volume versé à l’équivalence est VE = 23 mL, calculer la
concentration de la solution en peroxyde d’hydrogène.
4.4 Déduire le pourcentage de peroxyde d’hydrogène dans cette solution.

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Deuxième exercice (6 points)
Autour d’une transformation dans le domaine de l’oxydoréduction

Données :
- Charge d’une mole d’électrons : 1F = 9,65 x 104 C.mol-1.
- 1 A.h = 3,6 x 103 C
- M(Cu) = 63,5 g.mol-1
- La capacité, noté  , d'une pile est la quantité maximale d'électricité qu'elle peut fournir avant
d'être usée.

A partir de ces deux couples oxydant / réducteur Cu2+(aq)/Cu(s) et Ag+(aq)/Ag(s), on peut envisager deux
transformations dont les réactions peuvent être modélisées par les équations suivantes :
(E1) Cu (s) + 2Ag+ (aq) → 2Ag (s) + Cu2+ (aq)

(E2) 2Ag (s) + Cu2+ (aq) → Cu (s) + 2Ag+ (aq)

1. Transformation chimique spontanée par transfert direct d’électrons.


Un élève réalise une expérience dont le protocole est donné ci-dessous :
- Verser dans un bécher un volume V1 = 50 mL d’une solution de nitrate de cuivre (II)
(Cu2+(aq) + 2NO 3 (aq)) de concentration molaire en soluté apporté C1 = 1,0 mol.L-1 et un volume
V2 = 50 mL d’une solution de nitrate d’agent (Ag+(aq) + NO 3 (aq)) de concentration molaire en
soluté apporté C2 = 1,0 mol.L-1. La solution de nitrate de cuivre (II) est bleue et celle du nitrate
d’argent est incolore.
- Plonger un fil d’argent et ajouter environ une spatule de poudre de cuivre de couleur rouge.
- Attendre quelques minutes et observer.

L’élève note dans son compte rendu de TP les observations suivantes: « on observe un léger dépôt
gris et la couleur bleue de la solution devient plus foncée. »

1.1 Choisir l’équation de la réaction associée à la transformation chimique du système.


1.2 Calculer les quantités de matière initiales des ions cuivre II et argent introduits en solution.
1.3 Cette transformation chimique est totale. Déterminer la concentration finale des ions cuivre II
en solution, sachant que les métaux ont été introduits en excès.

2. Constitution et fonctionnement de la pile cuivre – argent en circuit fermé.


- Dans un petit bécher contenant un volume V1 = 20 mL de solution de nitrate d'argent de
concentration C1 = 1,0.10-1 mol.L-1, on introduit un fil d’argent bien décapé.
- Dans un petit bécher contenant un volume V2 = 20 mL de solution de nitrate de cuivre de
concentration C2 = 5,0.10-2 mol.L-1, on introduit un fil de cuivre bien décapé et de masse
m = 1,0 g.
- On relie les deux béchers par un pont salin contenant une solution ionique saturée de nitrate
de potassium.
- Un ampèremètre en série avec un conducteur ohmique de résistance R = 100  est placé entre
les bornes de la pile.

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Le conducteur ohmique est parcouru par un courant de très faible intensité allant du fil d'argent
vers le fil de cuivre.

2.1 Les ions K+(aq) du pont salin migrent vers le compartiment cathodique. Justifier.
2.2 On laisse fonctionner le système pendant une durée suffisamment longue pour que la pile ne
débite plus.
a) Identifier le réactif limitant.
b) Déterminer la quantité d'électricité qui a traversé la résistance depuis l'instant où la pile a
commencé à débiter jusqu'à l'instant où la pile devient usée.
c) En déduire la valeur de la capacité  de cette pile exprimée en A.h.

Troisième exercice (6 points)


Pourquoi cuisiner dans des casseroles en cuivre ?

Les casseroles en cuivre semblent un luxe. En sont-elles vraiment ? La chose n’est


pas certaine, car le cuivre conduit très bien la chaleur : tout excès de chaleur, en un
point de la casserole, est rapidement dissipé parce que la chaleur se propage
rapidement vers le reste de l’ustensile…
Pour éviter le contact toxique du vert de gris, on doit toutefois recouvrir les
ustensiles en cuivre d’étain pur, aujourd’hui par électrolyse.
D’après Hervé This, les secrets de la casserole

C’est par oxydation que le cuivre se recouvre de « vert de gris ». La couche obtenue donne un aspect
particulier aux statues, mais elle est constituée d’un sel soluble qui est toxique.
L’électrolyse du cuivre consiste dans ce cas à déposer une fine couche d’étain sur toute la surface du
récipient. Ce procédé est appelé étamage. L’électrolyte est constitué d’une solution de sulfate d’étain,
Sn2+(aq) + SO42–(aq). Le récipient à étamer constitue une électrode, l’autre électrode étant de l’étain Sn(s)
pur.

Données :
Masse molaire de l’étain : M(Sn) = 119 g.mol-1
Constante de Faraday : F = 9,65.104 C.mol-1
L’étain appartient au couple : Sn2+(aq)/Sn(s)

1. Étamage d’une casserole


On considère le schéma du montage ci-dessous :

– +
A

électrode B
électrode A
………….
…………..

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Choisir la bonne réponse :
1.1 a) Le courant électrique circule de l’électrode A vers l’électrode B
b) Le courant électrique circule de l’électrode B vers l’électrode A

1.2 a) Les porteurs de charges dans les conducteurs métalliques circulent de A vers B
b) Les porteurs de charges dans les conducteurs métalliques circulent de B vers A

1.3 a) L’électrolyse est une transformation spontanée.


b) L’électrolyse est une transformation forcée.

2. Réactions aux électrodes


On étudie les réactions aux électrodes en considérant que les molécules du solvant
n’interviennent pas.

Choisir la bonne réponse :


2.1 a) La réaction se produisant à l’électrode A est une oxydation
b) La réaction se produisant à l’électrode A est une réduction

2.2 a) L’électrode A est la cathode


b) L’électrode B est l’anode

2.3 La réaction ayant lieu à l’électrode A est :


a) Sn(s) → Sn2+(aq) + 2e-
b) Sn2+(aq) + 2e- → Sn(s)
c) 2H2O(l) + 2e- → H2(g) + 2OH-(aq)

2.4 Le récipient à recouvrir est placé à :


a) L’électrode A
b) L’électrode B

2.5 La concentration en ion étain Sn2+(aq) dans la solution :


a) Reste contante
b) Augmente
c) Diminue

3. L’intensité du courant électrique est maintenue constante pendant toute la durée


t de l’électrolyse et vaut I = 0,250 A.
Montrer que la durée de l’électrolyse peut être exprimée, en fonction de la masse mSn déposée, par
2.mSn .F
la relation t =
. sn
IM

4. On veut étamer une casserole cylindrique, de diamètre D = 15 cm, de hauteur H = 7,0 cm, et
d’épaisseur négligeable. Le dépôt d’étain doit être réalisé sur les faces interne et externe et sur une
épaisseur e = 20 µm.

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Le volume d’étain nécessaire pour le dépôt est donné par la relation V = S x e avec
 D²
S=  2  D H.
2
4.1 Calculer la valeur de V en cm3
4.2 La masse volumique de l’étain est  = 7,30 g.cm-3. Calculer la masse d’étain nécessaire.
4.3 À l’aide de l’expression donnée dans la question 3, calculer la durée minimale de l’électrolyse
pour réaliser ce dépôt.

5. Pourquoi ne pas utiliser un autre métal ?


Le cuivre est cher et l’électrolyse est un procédé coûteux. Le fer, par exemple, est beaucoup moins
onéreux mais il rouille. La rouille apparaissant sur le fer est le résultat d’une réaction
d’oxydoréduction.
Les couples oxydant-réducteur en présence sont (Fe2O3,H2O)(s) / Fe(s) et O2(g)/H2O(l).

On donne la demi-équation électronique associée au premier couple :


2Fe(s) + 4H2O(l) → (Fe2O3,H2O)(s) + 6H+(aq) + 6e–

5.1 Donner la demi-équation électronique associée au second couple (O2(g)/H2O(l)).


5.2 En déduire l’équation de la réaction globale de la formation de la rouille.
5.3 Pour éviter la formation de rouille, on peut utiliser des alliages particuliers dits inoxydables,
comme l’acier inox. On peut aussi protéger le fer par des vernis, des peintures ou des
traitements de surface. Mais le procédé le plus répandu est l’étamage de l’acier. On obtient
ainsi du fer blanc utilisé pour les boîtes de conserves et les canettes de boisson par exemple.
Par analogie avec l’étamage du cuivre, proposer un schéma d’électrolyse d’une boîte de
conserve, en disposant les électrodes de façon à ce que le dépôt d’étain se fasse de façon
uniforme sur la face interne de la boîte.

6/6

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