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EElleeccttrroossttaattiiqquuee mmaaggnnééttoossttaattiiqquuee

A.

Le champ électrostatique

4

11

AA1

A

Les sources du champ électrostatique

AA11--11

La charge électrique

AA11--22

Modélisation d’une répartition de charges

AA11--33

Les différentes distributions de charges

AA11--44

Les symétries de distributions de charges

22

AA2

A

Le Champ électrostatique

AA22--11

Interaction entre deux charges ponctuelles: Loi de Coulomb

AA22--22

Le Champ électrostatique créé par une charge ponctuelle

AA22--33

Le principe de superposition

AA22--44

Champ créé par une distribution de charges

AA22--55

La topographie du champ électrostatique

33

AA3

A

Les propriétés du champ électrostatique

AA33--11

La

circulation

AA33--22

Le

flux

44

AA4

A

Le potentiel électrique

AA44--11

Définition

AA44--22

Le potentiel électrique créé par une charge ponctuelle

AA44--33

Potentiel électrique créé par une distribution de charges

AA44--44

Les

surfaces équipotentielles

55

AA5

A

Calcul du champ électrostatique créé par des distributions de charges

AA55--11

A partir de l’expression du champ électrostatique

AA55--22

A

partir

du

potentiel électrique V(x,y,z)

AA55--33

A partir du théorème de Gauss

AA55--44

Exercices d’application

AA6

66

A

Actions d’un champ électrostatique sur des

AA66--11

Action sur une charge ponctuelle

AA66--22

Action sur un dipôle

AA66--33

Equilibre des conducteurs chargés

AA66--44

Exercices

B. Le champ magnétique

11

BB1

B

Les sources du champ magnétique

BB11--11

Courant électrique

BB11--22

Intensité du courant

BB11--33

Les distributions de courants

22

BB2

B

Le Champ magnétique

BB22--11

Action d’un aimant sur une particule chargée en mouvement

4

4

4

5

6

6

6

7

7

7

8

10

10

11

15

15

16

16

16

18

18

18

18

19

22

22

24

25

29

 

31

31

31

31

34

36

36

BB22--22

Le champ magnétique créé par un élément de courant

36

BB22--33

Le champ magnétique créé par un circuit parcouru par un courant

BB22--44

La topographie du champ magnétique

33

BB3

B

Les propriétés du champ magnétique

BB33--11

La circulation du champ magnétique

BB33--22

Le flux du champ magnétique

BB33--33

Le champ magnétique dérive d’un potentiel vecteur

44

BB4

B

Méthodes de calcul du champ magnétique créé par des courants

BB44--11

Calcul en utilisant la formule de BIOT et SAVART

BB44--22

Calcul en utilisant le potentiel vecteur

BB44--33

Calcul à partir du théorème d’Ampère

55

BB5

B

Exercices d’application

BB55--11

Champ

créé

par

un fil

BB55--22

Champ créé par une spire circulaire sur son axe

BB55--33

Champ

créé

par

un solénoïde

BB55--44

Le dipôle magnétique

BB6

66

B

Les actions du champ magnétique

BB66--11

Action sur une particule chargée

BB66--22

Action sur un circuit, travail de la force magnétique

BB66--33

Action sur un dipôle magnétique

BB66--44

Exercices

37

38

39

39

41

42

42

42

43

43

44

44

44

44

45

46

47

47

49

50

AA

LLee cchhaammpp éélleeccttrroossttaattiiqquuee

Après avoir réalisé une balance de torsion très sensible qui permet de décrire l’interaction entre des particules chargées immobiles, Charles Augustin COULOMB (1736-1806) énonce en 1785 la loi qui porte son nom.

F K

q q

1

2

r

2

où q 1 et q 2 sont les deux charges ponctuelles et r la distance qui les sépare.

Le CHAMP ELECTROSTATIQUE est l’objet mathématique qui permet de décrire les effets de charges électriques immobiles sur l’espace qui les entoure. Ainsi pour deux charges ponctuelles, on décrira la force exercée par la charge ponctuelle q 2 sur la charge ponctuelle q 1 à partir du champ électrostatique créé par q 2 au point où se trouve q 1 .

AA1

11

A

Les sources du champ électrostatique

Le champ électrostatique est créé par des charges électriques. Ce premier chapitre recense les principales particularités des distributions de charge.

AA11--11

La charge électrique

La charge électrique élémentaire est la charge portée par l’électron:

--ee == --11

660022

1100 --1199 CCoouulloommbb.

Le proton porte la charge +e.

Les neutrons ne portent pas de charge.

Les particules plus élémentaires (les quarks) portent des charges e/3 mais ils sont rassemblés pour que la charge de l’ensemble soit un multiple de e.

La conservation de la charge électrique:

Toutes les interactions connues ont la propriété de conserver la charge électrique. Si le système est fermé, c’est dire sans échange de matière avec l’extérieur, la charge reste constante. Si le système est ouvert, la variation de la charge est liée aux courants qui résultent de l’échange de particules avec le milieu extérieur.

AA11--22 Modélisation d’une répartition de charges

A1-2.1. Echelle élémentaire Une particule élémentaire a une “dimension” de l’ordre du Fermi. (1 fermi=1 femtomètre=10 -15 m). A l’échelle des particules élémentaires, on peut considérer que les charges sont ponctuelles. Notons qu’à cette échelle, les lois de la physique classique ne s’appliquent plus, il faut utiliser la mécanique quantique et la position d’une particule n’est connue qu’avec une certaine probabilité. Cependant, des modèles très simplifiés utilisant les lois de la mécanique classique permettent d’obtenir des lois macroscopiques en bon accord avec les observations expérimentales.

A1-2.2. Echelle microscopique La distance caractéristique est la distance entre les atomes. d~1Å=0.1 nm=10 -10 m.

A cette échelle, la description est discontinue.

A1-2.3. Echelle mésoscopique

La distance caractéristique l (~ 10 nm) est très grande devant d (l >> d).

Les grandeurs caractéristiques sont moyennées dans un petit volume de matière. Ce sont des grandeurs

locales moyennes. On définit alors des densités locales de charge et la représentation devient continue.

A1-2.4. Echelle macroscopique

C’est une représentation à l’échelle de l’expérience. La distance caractéristique est D~1m (D>> l >> d).

A l’échelle macroscopique, les distributions de charges, qui sont des entités microscopiques, seront représentées à l’aide de la densité de charge, une grandeur moyennée à l’échelle mésoscopique.

AA11--33 Les différentes distributions de charges

A1-3.1. Charges ponctuelles C’est une distribution à l’échelle microscopique (Figure 1).

A1-3.2. Charges linéiques La distribution est filiforme (Figure 2) car on considère que les

dimensions latérales sont négligeables devant la longueur du fil.

(M) est la densité de charge dans un petit volume Sdl où S est la

section du fil. On l’appelle la densité linéique de charge. Une

longueur élémentaire dl porte une charge dq telle que :

longueur élémentaire d l porte une charge dq telle que : Figure 1 Figure 2 d

Figure 1

élémentaire d l porte une charge dq telle que : Figure 1 Figure 2 d d

Figure 2

ddqq ((MM)) ==

((MM))

ddll ((MM))

C

C.m -1

m

A1-3.3. Charges surfaciques C’est une distribution à l’échelle mésoscopique (Figure 3) :

ddqq ((MM)) == ((MM)) ddSS ((MM)) avec dS=d 2 r=dx.dy

C

C.m -2

m 2

( ( M M ) ) avec dS=d 2 r=dx.dy C C.m - 2 m 2

Figure 3

(M) est la densité de charge dans un petit volume d’épaisseur microscopique. h~0.1 nm. C’est le cas des

conducteurs, dont la charge est entièrement à la surface,

contrairement aux isolants qui possèdent une charge volumique.

aux isolants qui possèdent une charge volumique. Figure 4 A1-3.4. Charges volumiques C’est une

Figure 4

A1-3.4. Charges volumiques C’est une distribution à l’échelle mésoscopique (Figure 4).

On définit la densité de charge (M) dans un petit volume autour du

point M telle que ddqq ((MM)) == ((MM))

ddVV avec dV=d 3 r=dx.dy.dz.

C

C.m -3

m 3

AA11--44

Les symétries de distributions de charges

A1-4.1. Symétrie et antisymétrie plane Exemple de symétrie par rapport au plan P.

Symétrie plane (M) = (M)

soit (x, y, z) = (x, y, -z)

=  ( M ’ ) soit  (x, y, z) =  (x, y, -z)

Figure 5

Anti-symétrie plane (M) = -(M)

soit (x, y, z) = -(x, y, -z)

= -  ( M ’ ) soit  (x, y, z) = -  (x,

A1-4.2. Invariance par translation, symétrie cylindrique Exemple: Si la densité de charge dans un fil est indépendante de x, elle est invariante par translation dans la direction Ox (Figure 6):

(x, r, ) = ( r, ) Si le fil a une section circulaire, la symétrie est cylindrique si la densité de

charge est indépendante de : (M) =(r). A1-4.3. Invariance par rotation, symétrie sphérique Si la densité surfacique de charge d’un disque ne dépend que de la

distance au centre, on dit qu’elle est invariante par translation. (r, ) =

Figure 6

est invariante par translation.  (r,  ) = Figure 6 Figure 7  (r). Dans

Figure 7

(r).

Dans la cas d’une sphère, si elle est indépendante des deux angles et , il

s’agit d’une symétrie sphérique (Figure 8): (M) = (r).

AA2

22

A

Le Champ électrostatique

AA22--11 Interaction entre deux charges ponctuelles: Loi de Coulomb

Soit deux charges ponctuelles q 1 et q 2 séparées d’une distance r 12 (Figure 8).

q 2 séparées d’une distance r 1 2 (Figure 8). Figure 8 F 12 La force

Figure 8

F 12 La force exercée par la charge q 1 sur la charge q 2
F
12
La force
exercée par la charge q 1 sur la charge
q 2 est :
1
q q
F
1
2
u
12
4 
0 r
2
12
12

u

12 est le vecteur unitaire porté par O 1 O 2 et

 

0

1

36

9

10

C.V

1

.m

1

est la permittivité du vide.

Si les deux charges ponctuelles ont le même signe, la force est répulsive.

Si elles sont de signes contraires, la force est attractive.

Remarque Force électrostatique entre deux électrons distants de 1mm: F e =2.3 10 -22 N. Force de gravitation entre deux électrons distants de 1mm. F g =5.5 10 -65 N avec m e =9.1 10 -31 kg. F e /F g =4.2 10 42 : On néglige généralement les forces de gravitation.

AA22--22 Le Champ électrostatique créé par une charge ponctuelle

Champ créé par q 1 >0 On définit le champ créé en M par la charge q 1 placée en O en écrivant que c’est la force exercée sur la charge q 2 placée en M divisée par la valeur de cette charge (Figure 9):

1 q  F 12 (M)  1 u E 1(M) 2 q 2 4
1
q
F 12 (M)
1 u
E 1(M)
2
q 2
4 
12
0
r 12
AA22--33 Le principe de superposition
Figure 9
Figure 9

Exemple du champ créé par trois charges q 1 <0, q 2 >0 et q 3 >0 (Figure 10) L’expérience montre que

E   E   E   E  q ,q ,q 1
E 
E 
E 
E 
q
,q
,q
1
2
3
(M)
q 1
(M)
q 2
(M)
q 3
(M)
1
q
q
q
E
(
1 u
2 u
3 u
(M)
3 )
4 
0 r
2
1
r
2
2
r
2
1
2
3
CC’’eesstt llee pprriinncciippee ddee ssuuppeerrppoossiittiioonn

AA22--44

Champ créé par une distribution de charges

Figure 10
Figure 10

Les champs créés par chacune des charges s’ajoutent vveeccttoorriieelllleemmeenntt.

Distribution de charges ponctuelles

Distribution volumique de charges

dq=dV

Distribution surfacique de charges

dq=dS

Distribution linéique de charges

dq=dl

E

 

E

i(M)

 

1

q

i

(M)

 

2

u

i

 

i

i

4



0

r

i

E

1

(P)dV

 
 

(M)

4 

0

2

r

PM

u

PM

E

1

(P)dS

 
 

(M)

4 

0

2

r

PM

u

PM

E

1

(P)dl

 
 

(M)

4 

0

2

r

PM

u

PM

1

4 

0

9

9 10

S.I.

Figure 11
Figure 11
Figure 12
Figure 12

AA22--55 La topographie du champ électrostatique

Elle permet d’imager les variations du champ électrostatique dans l’espace.

A2-5.1. Topographie du champ électrostatique En tout point de l’espace, le champ électrostatique est continuellement tangent à des courbes appelées lliiggnneess ddee cchhaammpp (Figure 11).

E(M)//dl(M)
E(M)//dl(M)

Les lignes de champ sont orientées dans le sens du champ électrostatique

dl(M)E(M)
dl(M)E(M)

L’équation d’une ligne de champ s’obtient en écrivant

On obtient un système d’équations différentielles L’ensemble des lignes champ qui s’appuient sur une courbe fermée forme une surface appelée tube de champ (Figure 12).

forme une surface appelée tube de champ (Figure 12). A2-5.2. Exemples de topographie Les lignes de
forme une surface appelée tube de champ (Figure 12). A2-5.2. Exemples de topographie Les lignes de

A2-5.2. Exemples de topographie Les lignes de champ ne se coupent pas sauf quand:

Le champ est nul au point M

• Le champ n’est pas défini au point M (il existe une charge en M, Figure 13) Deux charges ponctuelles : q 1 =q et q 2 =2q

Figure 13

Deux charges ponctuelles : q 1 =q et q 2 =-2q

13 Deux charges ponctuelles : q 1 =q et q 2 =-2q Figure 14 Figure 15
13 Deux charges ponctuelles : q 1 =q et q 2 =-2q Figure 14 Figure 15

Figure 14

Figure 15

A2-5.3. Les propriétés de symétrie En 1894, dans le Journal de Physique, tome III, Pierre Curie énonce les deux lois suivantes :

Lorsque certaines causes produisent certains effets, les éléments de symétrie des causes doivent se retrouver dans les effets produits.

Lorsque certains effets révèlent une certaine dissymétrie, cette dissymétrie doit se retrouver dans les causes qui lui ont donné naissance.

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Symétrie plane

Exemple de symétrie plane avec 4 charges : q 1 = q 2 =-q et q 3 =q 4 =2q

4 charges : q 1 = q 2 =-q et q 3 =q 4 =2q kk

kk

Figure 16

: q 1 = q 2 =-q et q 3 =q 4 =2q kk Figure 16

Figure 17

LLee cchhaammpp eenn uunn ppooiinntt dduu ppllaann ddee ssyymmééttrriiee eesstt ppaarraallllèèllee àà ccee ppllaann : E

(M')

S(E

(M)

)

Antisymétrie plane Exemple d’antisymétrie plane avec 4 charges : q 1 =-q et q 2 =+q, q 3 =2q et q 4 =-2q

: q 1 =-q et q 2 =+q, q 3 =2q et q 4 =-2q Figure

Figure 18

=-q et q 2 =+q, q 3 =2q et q 4 =-2q Figure 18 Figure 19

Figure 19

LLee cchhaammpp eenn uunn ppooiinntt dduu ppllaann ddaannttiissyymmééttrriiee eesstt ppeerrppeennddiiccuullaaiirree àà ccee ppllaann : E

(M')



S(E

(M)

)

AA3

33

A

Les propriétés du champ électrostatique

AA33--11 La circulation

A3-1.1. Définition La circulation élémentaire du champ électrostatique dC le long d’un

trajet élémentaire dl (M) est le produit scalaire entre

dC

E

(M) .dl

E

(M)

et

dl (M) :

Figure 20
Figure 20

La circulation le long d’un trajet quelconque entre deux points A et B (Figure 20) est définie par :

B  C   E .dl AB (M) A
B
C
E
.dl
AB
(M)
A

A3-1.2. Circulation du champ créé par une charge ponctuelle On choisit l’origine du repère sur la charge située en O (Figure 21).

E

(M)

1

q

4



0

r

2

e

r

dl dr.e rd.e rsind.e

r

 

q dr . dl  2
q
dr
.
dl 
2

dC

E

 

(M)

4



0

r

C

 

q

(

1

1

)

 

AB

4



0

r

A

r

B

LLaa cciirrccuullaattiioonn eesstt iinnddééppeennddaannttee dduu cchheemmiinn ssuuiivvii

C

(1) AB

C

(2) AB

Figure 21
Figure 21

A3-1.3. Circulation du champ créé par une distribution de charges

La circulation dC du champ dE créé par une charge dq est indépendante du chemin suivi. On utilise le principe de superposition.

La circulation du champ électrostatique créé par une distribution de charges est indépendante du chemin suivi (Figure 22).

Figure 22
Figure 22

A3-1.4. Circulation sur un contour (boucle fermée) Prenons un point B quelconque sur ce contour fermé (Figure 23):

C

contourfermé

C

AB

C

BA

C

AB

C

(1) AB

et

C

BA

C

(2) AB

.

Or

chemin suivi. On en déduit que llaa cciirrccuullaattiioonn dduu cchhaammpp éélleeccttrroossttaattiiqquuee ssuurr uunn

puisque la circulation de A à B est indépendante du

C

(1) AB

C

(2) AB

ccoonnttoouurr ffeerrmméé eesstt nnuullllee :

C

E

(M) .

dl

0

Figure 23
Figure 23

Conséquence: une ligne de champ ne peut être fermée sur elle même car la circulation le long d’une ligne de champ est strictement positive.

A3-1.5. Le potentiel électrique La circulation d’un point A à un point B étant indépendante du chemin suivi, on peut écrire C AB = V A -V B , où V A et V B sont les valeurs d’une grandeur électrique au point de « départ » A et au point « d’arrivée » B.

Cette grandeur est appelée le potentiel électrique V. La circulation du champ électrostatique E entre deux points A et B est égale à la différence de potentiel V A -V B entre ces deux points.

B  V  V   E.dl A B A
B
V
V
E.dl
A
B
A

AA33--22

Le flux

A3-2.1. définition

Le flux élémentaire

d

(M) au point M à travers une surface élémentaire orientée (nous verrons plus tard les

conventions d’orientation des surfaces) est égal au produit scalaire au

point M entre le champ électrostatique

(Figure 24).

d  

(M)

E(M).dS(M)

.

E

(M) et le vecteur surface dS(M)

Le flux à travers toute la surface S est la somme de tous les flux élémentaires et s’écrit comme l’intégrale sur la surface S:

  E

S

S

(M)

.dS

(M)

SS eesstt llee fflluuxx dduu vveecctteeuurr E

àà ttrraavveerrss llaa ssuurrffaaccee SS

t e e u u r r E à à t t r r a a

Figure 24

A3-2.2. Flux du champ électrostatique créé par une charge ponctuelle On choisit l’origine du repère sur la charge située en O (Figure 25).

d



d



 1 q  E.dS  e .dS 4  2 r 0 r 
1
q 
E.dS
e .dS
4 
2
r
0 r
q dScos 
E.dS
4 
r
2
0

ddeesstt llaannggllee ssoolliiddee ssoouuss lleeqquueell oonn vvooiitt llaa ssuurrffaaccee ddSS

q d  d  4  0
q
d 
d 
4 
0
r r f f a a c c e e d d S S q d

Figure 25

Définition de l’angle solide Angle solide dS' rd.rsin d dS' d  stéradians r 2
Définition de l’angle solide
Angle solide
dS' rd.rsin d
dS'
d

stéradians
r
2
d sindd avec  [0, ] et  [0, 2]
dScos 
 d 
2
dS' rd.rsin d
r
2

sin
  
d
d
4
stéradians
0
0
Figure 26
Figure 27

A3-2.3. Flux à travers une surface fermée du champ électrostatique créé par une charge ponctuelle

La surface fermée contient la charge (Figure 28) On utilise le résultat qui donne le
La surface fermée contient la charge (Figure 28)
On utilise le résultat qui donne le flux élémentaire
pour une charge ponctuelle :
q
q
2 
q
 
d

sin
 
d
d
S
4

4

0
0
0
0
0
Figure 28
Le flux du champ créé par une charge ponctuelle à
travers une surface fermée qui contient cette charge
est :
q
 
S
0

La surface fermée ne contient pas la charge (Figure 29)

d

d

d







q

4



q

0

4



q

0

4



0

(E'.dS' E".dS")

(E'.dS' E".dS")

(d



'

d

")

Figure 29
Figure 29

D’après les propriétés de l’angle solide : d’=- d

 0
 0

Le flux du champ électrostatique créé par une charge ponctuelle à travers une surface fermée est nul quand cette surface fermée ne contient pas la charge.

A3-2.4. Flux à travers une surface fermée du champ électrostatique créé par une distribution discontinue de charges On utilise le principe de superposition (Figure 30).

Le flux du champ créé par les charges extérieures à la surface fermée est nul

Le flux du champ créé par les charges intérieures à

la surface fermée est

S

i

q

i

0

Figure 30
Figure 30

A3-2.5. Flux à travers une surface fermée du champ électrostatique créé par une distribution continue de charges La surface fermée S entoure un volume V (Figure 31). D’après le principe de superposition,



  Q E.dS  int  0
Q
E.dS
int
0

La charge intérieure est l’intégrale de la distribution de charges sur le volume V.

Q   V  dV int On en déduit:   dV  
Q
 V
dV
int
On en déduit:
 dV
 

E.dS
V
0
Figure 31
Figure 31

Ce qui constitue le tthhééoorrèèmmee ddee GGaauussss. LLee fflluuxx dduu cchhaammpp éélleeccttrroossttaattiiqquuee àà ttrraavveerrss uunnee ssuurrffaaccee ffeerrmmééee eesstt ééggaall àà llaa cchhaarrggee ccoonntteennuuee ddaannss llee

vvoolluummee VV eennttoouurréé ppaarr llaa ssuurrffaaccee ffeerrmmééee ddiivviissééee ppaarr 00

Forme locale du théorème de Gauss

Le théorème d’Ostrogradsky énonce que le flux d’un vecteur à travers une surface fermée est égale à

l’intégrale sur le volume entouré par la surface fermée de la divergence de ce vecteur :

La comparaison avec le théorème de Gauss conduit à une relation locale

divE

0

E.dS

V

divEdV

.

qui est uunnee ddeess

ééqquuaattiioonnss ddee MMaaxxwweellll ppoouurr lleess rrééggiimmeess iinnddééppeennddaannttss dduu tteemmppss. C’est l’équation de MMaaxxwweellll GGaauussss. La relation entre le champ électrostatique et le potentiel électrique conduit à une autre loi locale où intervient le potentiel électrique (voir pages suivantes):

divE

div( gradV)

0

 V  V  V   E gradV  e  e 
 V
 V
 V
  E
gradV
e
e
e
divE 
x
En coordonnées cartésiennes,
 x
x
 y
y
 z
z
et
 x
 E
2
 E
2
 E
2
div(gradV) 
x
y
z
 V
On a donc
 x
2
 y
2
 z
2
qui conduit à la llooii ddee PPooiissssoonn :
 E  E y  y  y  z    V
 E
 E
y
y
 y
 z
 
V
0
0 

.

AA4

44

A

Le potentiel électrique

AA44--11 Définition

Le potentiel électrique est une grandeur électrique scalaire définie à partir de la circulation du champ électrostatique, qui est indépendante du chemin suivi, et qui peut donc s’écrire comme la variation d’une grandeur qui dépend de l’état électrique du point de départ et l’état électrique du point d’arrivée.

Figure 32
Figure 32
B  V  V   E.dl A B A
B
V
V
E.dl
A
B
A

On peut en déduire une relation locale entre le champ électrostatique et le potentiel électrostatique.

Exprimons la circulation élémentaire entre M et M’ séparés de dl (Figure 32) : V

(M)

V

(M')

E.dl

.

Avec V

(M)

V

(M')

V(x,y,z)

V(x

V

x

V

y

V

z

dV

 

dx

dy

dz

dx,y

dy,z

dz)

= dV .

dans une base orthonormée.

 

Dans cette même base, le champ électrostatique est

E

E

x

e

x

E

y

e

y

est

dl

dx e

x

dye

y

dze

z

. La circulation élémentaire s’écrit donc

E

z

e

z

 

E.

dl

E .dx

x

E .dy

y

E .dz

z

.

et le déplacement élémentaire

Par comparaison, on obtient alors une relation entre les composantes du champ électrostatique et les dérivées

partielles du potentiel électrostatique :

E x

Ce qui s’écrit encore

E

(M)

gradV

M



V x

,

E y

 

V y

et

E z



V z

On dit que llee cchhaammpp éélleeccttrroossttaattiiqquuee E(M) ((ggrraannddeeuurr vveeccttoorriieellllee)) aauu ppooiinntt MM

V

M

((ggrraannddeeuurr ssccaallaaiirree)) aauu ppooiinntt MM

ddéérriivvee dduunn ppootteennttiieell

Remarque :

Comme V M est défini à partir d’une différence ou d’un gradient, il est défini à une constante près.

Si on définit un potentiel V’ M =V M +V 0 où V 0 est une constante,

gradV'

M

Alors

E'

(M)

E

(M)

et V’ M et V M caractérisent le même champ électrostatique

grad[V

M

V ] gradV

0

M

.

V 0 est une constante arbitraire. On choisit souvent de prendre V 0 =0 loin des sources du champ électrostatique, c’est à dire à l’infini s’il n’y a pas de charges à l’infini (ce qui n’est pas le cas des distributions de charge illimitées dans l’espace : fil infini, plaque infini…).

AA44--22 Le potentiel électrique créé par une charge ponctuelle

Si on choisit l’origine du repère (coordonnées sphériques) sur la charge placée en O (Figure 33), l’expression du champ électrostatique créé par une

charge ponctuelle placée en O est

dans ce repère sont :

E

E

E

r

q

1

4

0

0



0

r

2

E

(M)

1 q e 4  r 0 r 2
1
q
e
4

r
0 r
2

. Ses trois composantes

Figure 33
Figure 33

En utilisant la relation entre le champ électrostatique et le potentiel électrique, on peut trouver ce potentiel

qui est indépendant de et de puisque les dérivées de V par rapport à et de sont nulles.

E

r

 

V

r



dV

1

q

dr

4



0

r

2

permet d’obtenir

V(r)

1

q

4



0

r

V

0

.

Puisqu’il n’y a pas de charges à l’infini, on peut prendre V 0 =0 et le potentiel créé par une charge ponctuel en

un point M distant de r de la charge est

1 q V(r)  4  . 0 r
1 q
V(r) 
4 
.
0 r

AA44--33 Potentiel électrique créé par une distribution de charges

Les expressions générales du potentiel créé par une distribution de charges se déduisent aisément de l’expression précédente en utilisant le principe de superposition.

Distribution de charges ponctuelles

V

M

 

i

V

i

 

1

q

i

C

te

M

4



0

r

i

V

1

(P)dV

   

M

4



0

 

r

PM

 

V

1

(P)dS

 

M

4



0

 

r

PM

   

V

1

(P)dl

 

M

4



0

 

r

PM

 

Distribution volumique de charges

dq=dV

Distribution surfacique de charges

dq=dS

Distribution linéique de charges

dq=dl

AA44--44

Les surfaces équipotentielles

Ce sont les surfaces d’égal potentiel : tous les points d’une surface équipotentielle ont le même potentiel.

Une surface équipotentielle de potentiel V 0 est définie par l’équation V M =V 0 .

Deux surfaces équipotentielles ne peuvent se couper.

Les surfaces équipotentielles et les lignes de champ

Deux points A et B appartenant à une même surface équipotentielle sont

distants de dl (Figure 34. La circulation du champ électrostatique de A à

B est donc nulle ( C

AB

B

A

E.

équipotentielle. On déduit de

dl

V

A

B

A

E.

dl

0

V

B

0