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2. SCPO1001.1/Introduction à la Science Politique / Prof.

Deniz Vardar

Le cadre politique de la vie en société / Analyse des phénomènes politiques

Science de la nature et science humaines.


La science politique est une science humaine.

Les frontières de la science politique sont floues et donc elle sont subjectives.

Le droit (constitutionnel, publique, administratif, international) et la science politique


sont complémentaires :

Selon l'hypothèse méthodologique les deux disciplines ont un territoire identique, ils
différent par le regard qu'ils portent sur lui.

Selon l'hypothèse d'inclusion, les deux disciplines ont un territoire partiellement


commun, partiellement différent. La Science politique est plus vaste que le droit
constitutionnel.

L'optique juridique, vise à distinguer, un ensemble de règles en vigueur. Elle


détermine les modes de formation de ces règles et de leur transformation, les critères
de validité. Le droit cherche ce qui devrait être, il est normatif.

La science politique cherche à établir, découvrir ce qui est. Elle n'est pas normative.
Elle s'intéresse aux institutions aux phénomènes à travers leurs démentions réelle.

La philosophie et la science politique sont complémentaires :

La philosophie est normative aussi. La philosophie politique peut être définie en


quelque sorte, comme étant les principes et les recettes du bon gouvernement. Elle
entend à transformer le monde et non plus seulement à l'expliquer (Marx). La
philosophie n'étudie pas le monde mais l'homme dans sa relation avec le monde. C'est
un savoir réflexif. (Normative)

La science politique a comme but la connaissance. Elle analyse la réalité politique


sans la juger.

La sociologie et la science politique sont complémentaires :

La sociologie étudie l'ensemble des phénomènes sociaux. Tout comme la science


politique, elle n’est pas normative.
Science des phénomènes politiques et science des phénomènes sociales.
La thèse de l’indistinction des deux disciplines :
Pour Marx, les faits politiques ne sont ni spécifiques ni autonomes : ils sont
déterminés, comme tous les faits sociaux, par l'infrastructure économique ---> C'est
l'appartenance d'un individu à une classe sociale qui détermine ses opinions
politiques. Ce sont les rapports de force entre classes au sein d'une société qui
détermine la nature du gouvernement.

La spécificité du politique. Tous les phénomènes sociaux ne sont pas politiques mais
ils peuvent être politisés.

L'histoire et la science politique :

Il y a une solidarité entre les deux domaines d'études.


L’histoire traite des faits dans leur spécificité, les sciences sociales les conceptualisent
et les analysent (sans être normative).

L'économie et la science politique sont complémentaires


La frontière de leur espace est identifiable plus facilement, Ils no sont pas normative.

La linguistique et la sémiotique et la science politique


La science est un discours, portant sur le réel, elle doit être contrôlable objectivement,
mais elle reste inachevée et révisable. Le discours scientifique est systématique,
ayant une cohérence interne. Elle construit une vérité relative. Le discours politique
incarne, des contradictions. C'est la science politique qui le décortique et qui l'analyse.
C'est là que la linguistique et la sémiologie interviennent.

** L'idée de politique

Qu'est-ce que la politique ?


La politique, c'est le choix !

/ La politique c’est la lutte et la gestion :


La gestion c’est l'ensemble des objectifs définit et des moyens retenus dans ce
domaine. La politique se fait à travers des représentations et c’est ce qui joue dans
l'univers politique.

Exemples : "Politique du lait", "politique de l'énergie", la "politique du personnel" (la


gestion) ou "politique de l'entreprise", "politique du parti libéral" etc.

.Les phénomènes naturels excluent la politique parce qu'ils excluent le choix politique
.Les phénomènes sociaux n'excluent pas le choix mais ils excluent le choix politique.

Est-ce que les catastrophes naturelles n'ont pas de dimension politique ? Ceci dépend
de l'organisation de la société et de la capacité de gestion des gouvernements, donc si
les catastrophes naturelles n’ont pas de dimension politique en soi, leurs gestions être
politisé. Tout comme les décisions prises par des autorités non politiques peuvent
l’être. La politisation des phénomènes sociaux comment les affaires classées non
politiques deviennent politique.

> La politisation c’est présenter un choix de gestion, d'une lutte, concernant un


phénomène sociale, économique, juridique, linguistique, philosophique, éthique,
naturel etc.
Le régime politique ---> C'est une affaire politisée en cas de crise politique.

La conquête du pouvoir ----> C'est un affaire politisé et toujours politisé.

L'exercice du pouvoir ----> C'est un affaire politisé si la technocratie ne l'emporte.

Notons aussi que "le consensus" peut dépolitiser une affaire. Tout ceci dépend des
relations du pouvoir, de l'opposition et de l'opinion publique. Donc l'exercice du
pouvoir reste généralement politique.

* La politique (et/ou la politisation) implique le conflit, comme affrontements,


rivalités politiques.

** La politique est réductrice (et/ou la politisation). N’oublions pas que la politisation


peut conduire au totalitarisme. Si tout est politique, tout peut être contrôlable par le
pouvoir politique = la politisation totale de la vie politique. Dans les sociétés
totalitaires même la musique peut devenir un utile de propagande idéologique. Par
exemple la musique classique ou le Jazz sont-ils des musiques bourgeoises? Ray est-
elle une musique « occidentale » ? etc.

On peut utiliser le mot politique dans un sens péjoratif aussi comme : « c'est de la
politique » = mensonge, magouille. (Jugement de valeur).
Ou on peut l'utiliser dans un sens approbatif “cette décision n'est pas politique juste
avant les élections” ; cette attitude est politique dans le sens d'habileté ... etc.
Le problème de dépolitisation de la politique - la technocratie ou la négation de la
politique.

La stratégie politique :
La politique d'un groupe d'homme ou d'une personne. La stratégie politique serait
ainsi des efforts d'un individu ou d'une collectivité pour atteindre un but par
l'utilisation judicieuse des moyens dont ils disposent.

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Le politique, c’est l’objet de réflexion des philosophes, de l'ordre de l’essence par
rapport à la politique qui est de l'ordre du commun.
Suivons la classification de Philippe BRAUD : le politique renvoie à un champs
social complexe régulé par l'Etat ou ses substitues / l'Etat, le pouvoir, le politique. Par
contre la politique est la scène où s'affrontent les acteurs pour la conquête et l'exercice
du pouvoir.

Le pouvoir politique :
Les chemins du pouvoir nous donne le régime politique. Il s'agit là, d'une organisation
et réorganisation de la vie collective.
/// Le phénomène du pouvoir : A exerce un pouvoir sur B, pour obtenir de B ce que
désire A. B doit agir autrement qu'il ne l'aurait fait sans l'intervention du détenteur du
pouvoir.

Dans une perspective interactionniste, le pouvoir est une relation qui se caractérise par
la mobilisation de ressource pour obtenir d'un tiers qu'il adopte un comportement
auquel il ne serait pas résolu en dehors de cette relation. (Dict. de sc. pol.)

L'univers politique est un univers de représentations, par opposition à l'univers


physique. On ne peut pas y utiliser les méthodes applicables à l'univers physique.
L'univers politique est médiatisé par le langage. Le langage a un caractère normatif,
véhiculant les connotations (apologie, mépris, critique, manipulation, ...).
L'acquisition de représentations politiques, est assurée par l'éducation, la culture
(environnement), l'information, la connaissance. Le capital culturel conditionne la
perception des représentations, le habitus. Des abstractions comme la nation turque,
française, les classes sociales, sont des faits de conscience et ils sont des objets de
représentations politiques.

Qu'est-ce qu'il arrive si le système de valeurs repose sur l'erreur et le mensonge ?


Il s’agit de la réaménagement partiel de la croyance (du à la stabilité des systèmes de
représentations). Notons que les représentations politiques sont intéressées donc
structurée par l'intérêt. L'univers politique n'a pas besoin de recourir à la notion de
vérité. Vérité et mensonge coexistent dans ce monde. Les préférences ne sont pas
mesurables dans l'univers politique c’est plutôt les subjectivités individuelles qui y
figurent. C’est l'extrême complexité des phénomènes politiques qui rend difficile la
détermination du l'univers politique. Notons avec Denquin que la rationalité des choix
politiques est totalement illusoire et que la science politique est une science de
l'univers politique. La science politique est une description précaire et révisable ; un
discours sur un discours, donc une analyse subjective, mais le discours scientifique ne
doit pas devenir sentimental et normatif.

Le discours politique ne peut pas être réduit au discours scientifique non plus, si non,
il devient objectiviste, il prétend imposer aux réalités politiques des concepts
théoriques en contradiction avec la subjectivité politique.

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Le passage à l'acte politique :


C'est l'existence d'un univers imaginaire, d'un monde meilleur et le décalage du
monde réel par rapport à ce monde qui engendre la dynamique politique.

Les trois composants de la représentation des intérêts /


Trois relations sociales de base : l'influence, le contrôle, le conflit.

C'est la psychologie, les codes culturels qui conditionne le déclanchement d'un


conflit. La frustration ....
La stratégie des acteurs dans l'arène politique qui fait affronter le projet politique qui
se présentent comme une possibilité d'éliminer l'écart existant entre les attentes et le
degré de bien-être réel. C'est ce qui construit le potentiel pour la formation des
mouvements sociaux.
Le déclanchement d'un conflit :
BÉLANGER, André-J. ; LEMINEUX, Vincent, Introduction à l’analyse politique,
Les Presses de l’Université de Montréal, Montréal, 1996, 326p. (p.45-47)

La science n'a pas pour objectif premier d'expliquer la totalité des choses, ni encore
leur singularité, au contraire, elle n'aborde que les fragments du réel, que des aspects
de la réalité. Si ces aspects se représentent suffisamment souvent pour pouvoir établir
une règle de fréquence, il y aura une construction du réel.

Abstraction + Comparaison = Règles générales

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