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Thème : Etude d’une mini-centrale ou pico-centrale hydroélectrique adaptée au

rapide de Dang

Table des matières


Avant-propos ........................................................................................................................................... 2
Introduction ............................................................................................................................................. 3
I- Estimation des besoins en énergie électrique des populations locales ............................................ 4
I-1- Caractéristique hydrologique, hydraulique et géométrique du site .............................................. 5
I-2- dimensioning of the drop height dam, choice of groups and sizing of the supply penstocks of
the groups. ........................................................................................................................................... 6
I-2-1 dimensioning of the drop height dam ..................................................................................... 6
I-2-2- choice of groups (generators) .............................................................................................. 10
I-2-3- Dimensionnement et choix des conduites forcées d’alimentation des groupes
hydroélectriques ............................................................................................................................ 14
II- Vérification de la stabilité du barrage poids .............................................................................. 14
II-1- Vérification de stabilité ............................................................................................................. 14
II-2- Sécurité vis-à-vis du glissement ................................................................................................ 14
II-3- Vérification de la stabilité au renversement : ............................................................................ 15
III- Régulation automatique de la mini-centrale ou de la pico-centrale .......................................... 16
IV- Devis estimatif des travaux relatifs à la mini-centrale ou pico-centrale .................................... 21
IV-1- Génie civil ............................................................................................................................... 21
IV-1-1- Le barrage......................................................................................................................... 21
IV-1-2- Les conduites d’eau .......................................................................................................... 21
IV-1-3- La centrale ........................................................................................................................ 22
IV-2- Equipements hydrauliques....................................................................................................... 22
IV-2-1- Présentation ..................................................................................................................... 22
IV-2-2- Description technique ....................................................................................................... 23
IV-3- Equipements électriques .......................................................................................................... 23
IV-3-1- les génératrices ................................................................................................................. 24
IV-3-2- les pylônes ........................................................................................................................ 24
IV-3-3- Les lignes de transport...................................................................................................... 25
IV-4- Imprévus .................................................................................................................................. 26
Conclusion ............................................................................................................................................. 27

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Rédigé par : MOUGOU Aymard, TOKO Yves, KONEH Dulas, TSAKAM Ludovic et DJIGHEN Eddy
Thème : Etude d’une mini-centrale ou pico-centrale hydroélectrique adaptée au
rapide de Dang

Avant-propos

Il nous a été demandé de faire l’étude d’une pico-centrale ou mini-centrale hydroélectrique


adaptée au rapide de Dang. Pour cela nous avons eu à former des groupes de recherche de cinq
(05) étudiants. Notre groupe est constitué des étudiants avec des compétences différentes dont
quatre (04) s’exprime en français et un (01) en anglais. Et notre travail a été reparti aux membres
suivants :
 DJIGHEN Eddy Jordan : d’expresion française
 TOKO Yves Livingstones : d’expression française
 MOUGOU NOUZEZAM Aymard Ornel ; d’expression française
 KONEH Dulas KULUI : d’expression anglais
 TSAKAM GUEPKAM Ludovic ; d’expression française
Chaque membre a eu à traiter une partie de ce travail

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Introduction

De nos jours, l’énergie est devenue un ensemble de notre système de production et par
conséquent, un jeu économique de la plus haute importance. Il ne se passe pas un jour sans que
nous utilisions l’énergie électrique, c’est un moyen indispensable pour notre développement
présent et futur. Malheureusement, la population Camerounaise croupis toujours dans le noir,
hors le pays regorge d’innombrable potentialité électrique. Ainsi, il y a lieu d’observer même
dans les villages et grandes villes du Cameroun une coupure intempestive du courant électrique
qu’on appelle dans le jargon Camerounais « délestage » qui est devenu monnaie courante. C’est
le cas de notre village Dang d’étude, situé dans la ville de Ngaoundéré dont la région est
l’Adamaoua, elle aussi, ces ressources restent toujours non exploitée. En effet, le village Dang,
qui fait l’objet d’étude a une population de 33 000 d’habitants selon les recensements de l’an
2022 qui sont des consommateurs potentiels, étant donné que le courant est quasi inexistant
dans le village Dang.
De ce fait, nous avions voulu faire une étude d’une mini-centrale ou pico-centrale
hydroélectrique adaptée au « rapide de Dang ». Pour apporter notre contribution intellectuelle
à notre chère patrie qui est le Cameroun, pour améliorer le service électrique.

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I- Estimation des besoins en énergie électrique des populations


locales
Nous pouvons estimer la population du village de Dang selon la figure suivante :

Estimation de l'évolution de la population a


DANG
2030 35000
30000
2020
25000
2010 20000
2000 15000
10000
1990
5000
1980 0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28
Evolution estimatif des etudiants et autothotone du village DANG année

Evolution estimatif des etudiants et autothotone du village DANG effectif de


la populations

Figure 1 : courbe d’évolution de la population de Dang


Ce qui nous donne en 2022 sur une période de 28 ans une population de 33000 habitants
Pour pouvoir généraliser la consommation en énergie de la population du village de DANG,
nous avons effectué un prélèvement de 5 échantillons dans sa population pour calculer leur
consommation en électricité moyenne comme le tableau ci-dessous le montre :
Tableau 1 : Consommation des populations

Echantillon Consommation Consommation


moyenne sur un moyenne sur un an
mois(W.h) (w.h)
Echantillon 1 143 1716
Echantillon 2 3500 42000
Echantillon 3 158 1896
Echantillon 4 850 10200
Echantillon 5 129 1548
Echantillon 6 2500 30000
Echantillon 7 1200 14400
Total 101760

Tenant compte des puissances spécifiques des ménages, des églises, des écoles, des universités,
des marchés et des bureaux nous pouvons estimer la puissance demandée de Dang à une valeur
de 101760Wh soit une puissance de 101,76Wh.

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A base de cette demande actuelle, l’on peut estimer la demande future par la formule
statistique des intérêts composés ci-après :
𝒕 𝒏
𝑬𝒇𝒓 = 𝑬𝑸 (𝟏 + )
𝟏𝟎𝟎
D’où :

 𝑬𝒇𝒓 : demande future


 𝑬𝑸 : demande annuelle
 𝒕: taux de croissance annuelle de la demande en énergie électrique
 𝒏: 𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑′𝑎𝑛𝑛é𝑒
Ainsi le besoin énergétique sur une période allant à 28 ans vaut 520,165Kwh

I-1- Caractéristique hydrologique, hydraulique et géométrique du site

Notre pico-centrale ou mini-centrale se trouve à Dang non loin des environs universitaires plus
précisément à une rivière surnommé « rapide de Dang ». En supposant la longitude et de la
l’attitude, les cours d’eau approximatif sont le lac de Dang et le lac de Mbdjoro.
Caractéristique hydrologique du site
Malgré les nombreuses études effectuées par les hydrologues, les statisticiens et les ingénieurs
sur les crues des cours d’eau, il n’existe pas de doctrine universellement admise pour la
prédétermination du débit maximum de crue à prendre en compte. Les méthodes existantes
peuvent être classées en trois groupes :
 Les méthodes dites empiriques : dans lesquelles on trouve celles basées sur le débit des
grandes crues historiques ; les méthodes et formules empiriques utilisant les
caractéristiques principales du bassin versant.
 Les méthodes statistiques : basées sur l’analyse de la fréquence des crues par le calcul de
la probabilité pour qu’un débit supérieur à une valeur donnée survienne un nombre de fois
données pendant une durée donnée, cela exige des données sur une longue période.
 Les méthodes déterministes : desquelles on peut citer les méthodes analytiques (hydro
gramme unitaire), la méthode rationnelle, les méthodes synthétiques. Comme il n’y a pas
de donnée sur le régime des débits de la rivière.
Comme il n’y a pas de donnée sur le régime des débits de la rivière « Rapide de Dang » par
manque de stations de jaugeage, nous avons utilisé la méthode consistant à faire faire un
déversoir en bois.
Caractéristique géométrique du site
Nous avons effectué plusieurs visites sur terrain, ces visites nous a permis également de faire
certaines observations notamment sur la configuration du terrain et d’avoir une première idée
sur la nature des terrains rencontrés. Nous avons constaté que les conditions géologiques du site
qui allait accueillir les différents ouvrages nous permettaient de faire des essais géotechnique.

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Le site mise sur pied sur le « Rapide de Dang » est composé par des conglomérats, des
quartzites généralement grossiers, de teinte généralement blanche à rose et rougeâtre par
altération. Les roches ont une stratification entrecroisée fréquente.
En bas de l’endroit où on va mettre notre barrage, le quartzite a une structure massive. Les
quelques diaclases que présente la roche sont fermées, ce qui ne laisse à avoir une hypothèse
que cette structure des roches se prolongent jusqu’à l’endroit du Barrage, d’où on peut supposer
qu’il n’y aura aucune possibilité d’infiltration en dessous de notre ouvrage de retenue. Le canal
d’amenée pourra être aménagé sur la rive gauche dans une zone rocheuse et la salle de machine
dans de blocs quartzitiques mélangés au limon sablonneux.

I-2- dimensioning of the drop height dam, choice of groups and sizing of the
supply penstocks of the groups.
I-2-1 dimensioning of the drop height dam
I-2-1-1 Hydropower plants
Hydropower plants can be classified into three groups based on technology and application.
They are usually categorized by size, head, and source of water. These classifications are
described as follows:
a. Classification based on size (capacity of power generation): Depending on the level of
electricity generation capacity, hydropower plants can be divided into large, small, micro-,
and Pico hydropower plants. Based on size difference, this division is different in various
countries. According to the guide from the course “Energy Hydrolique” master two research
IEA 2022, offers by Prof Ndjya Ngasop we are able to have knowledge about the flowing
power plants capacities with respect to our own counter Cameroon. Which are; large
hydropower has a capacity of more than 10 MW. Small hydropower has a capacity at the
range of 500 KW to 10 MW and micro-hydropower has a capacity of at least 20 KW to
500KW, and Pico hydropower has a capacity of less than 20KW.

b. Classification based on head: This is the difference between the inlet (intake) and outlet
(out flow) levels of a hydropower installation as shown on figure 1 below. Since the head
reveals the pressure of water acting on turbines and the output power, it is an important
parameter in the design. There is no standard for the classification of hydropower plants for
the head, and it varies in different countries.

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Figure 2 : an image of the internal part of hydropower plant

b.1 Energy of Hydropower


 Hydro Power Generation
(1) Hydropower
The waters of lakes, reservoirs located at high elevation and water flowing in a river all provide
potential energy or kinetic energy. The energy produced by water is termed waterpower. Power
generation methods which produce electric energy by using water power are called hydropower
generation.
(2) Water cycle and hydropower
Figure 1 shows a schematic figure of water cycle which consists of cloud, rainfall, river flow,
ground water, evaporation from oceans and lakes, transpiration from vegetation. The raindrops
fall from clouds and reach to the earth, and then the water returns to the atmosphere.
Hydropower generation is renewable energy utilizing the phenomenon of water cycle.

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Figure 3 : Schematic Figure of Water cycle

To determine the power potential of the water flowing in a river or stream it is necessary to
determine both the flow rate of the water and the head through which the water can be made to
fall. The flow rate is the quantity of water flowing past a point in a given time. Typical flow
rate units are litres per second or cubic meters per second. The head is the vertical height, in
meters, from the turbine up to the point where the water enters the intake pipe or penstock.

c. Classification based on source of water: This includes the following: (1) Run of river,
where a river’s natural flow or drop in water height is utilized for electricity generation. (2)
Storage hydropower is obtained from the water that is stored as a resource behind the dam
to use its potential energy to generate electricity. One of the advantages of this power plant
is the production of electricity during peak consumption times. (3) Pumped storage—
storage pump plants are not an energy source, but they are a hydraulic energy storage
system. In these plants, water is pumped from a lower source to a higher source using
additional electricity generated from the power plant in off-peak or low consumption times.

1) Run-of-river type
This type takes water from the natural runoff directly to generate electricity; therefore it has
no reservoir or pond to adjust river runoff to the generation. Most of the small scale
hydropower adopts a run-of-river type as shown on Figure 2 below.

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Figure 4 : Run-of-river type

2) Pondage type
A pond type has a pond which can regulate the river runoff for one to several days. Power
demand changes in a day depending on time, and hydropower of a pond type can follow the
change in power demand.

Figure 5 : Pondage Type and Reservoir Type

3) Reservoir type
A power plant with a reservoir which can regulate annual or seasonal river runoff is called a
reservoir type. Since river runoff changes depending on seasons, a reservoir stores water in a
rainy season and releases it in a dry season. The reservoir will release an even flow throughout
the year as much as possible. This type has the same function as a pond type to be able to follow
the change in power demand and is used for large scale hydropower plants.
A well-designed and adequately operated hydropower plant can be one of the cheapest power
plants to generate electricity because its fuel (water) is naturally available and hence no need
for fuel purchase. In addition, hydropower technology by electricity generation from direct
mechanical work is an efficient energy conversion process. Compared with other power
generations, these power plants can behave much faster in response to the power demand
fluctuations.
4) Dam and waterway type
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This is a combination of the two types described above to create an increased head of both a
dam (intake weir) and a waterway. This type is commonly used with a reservoir type or a
pondage type.

Figure 6 : Dam and waterway type


I-2-2- choice of groups (generators)

Water into Watts


 Electric Power Output: Hydro power plants are equipped with turbines and generators
which are turned by water power to generate electric power. Here, the water power is first
converted into mechanical energy then into electric energy. In this form of energy
conversion process, there is a certain amount of energy loss due to the turbine and generator.
Calculation of the available power at the site using the following equation:

Power (watts) = Head (m) x Flow (litres/sec) x 9.81 (gravitational constant ‘g’) A typical water
to wire efficiency is around 50%, so we will multiply the result by 0.50 to get the actual amount
of electricity that you can expect from the site. You can easily calculate the available power at
your site using the following equation:

P=ρ9.8QHeη

Where :

P : Power output (kW)


ρ : Water density = 1,000 kg/m3

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(1,000 kg/m3 at 4°C, elevation 0m and 1atm) 9.8 : Approximate value of gravity acceleration
(m/sec2)
Q : Plant discharge (m3/sec)
He : Effective head (m) or the vertical height, in meters, from the turbine up to the point where
the water enters the intake pipe or penstock.
η : Combined efficiency of turbine and generator
The MW unit is also used to express the power output. 1,000 kilowatt (kW) is equal to
1megawatt (MW).
Installed capacity, maximum output, rated capacity, firm output, and firm peak output are used
to express the performance of the power plant.

Determination of the potential power of the mhp

Small water turbines rarely have efficiency better than 80%. Generators' efficiency of ~ 90%
and power will also be lost in the pipe carrying the water to the turbine, due to frictional losses.
A rough guide used for small systems of a few kW rating is to take the overall efficiency as
approximately 50%. Thus, the theoretical power must be multiplied by 0.50 for a more realistic
figure.

The potential power (Pp) can be calculated: A location with a head of 14 metres, flow of
300 liter / sec (= 0.3 m3/s) 10m/s2 * 0.3m3/s * 14m * 0.50 = 21m5/s3

Pp = 21m5/s3 * 1000 kg/m3 (density of wate

= 21000 J/s

= 21000 W

= 21kW

Will have a potential power of 21 kW


Power in kW (P); Flow rate in m3 /s (Q); Head in m (H); Gravity constant = 9.81 m/s2 (g);
Efficiency factor (η) => 0.4 - 0.7
The Electric power (Pe) can be calculated as follow:
Choosing of generator using catalogue
From we choose the power from the catalogue which close and greater than or equal to the
calculated power. So the new potential power (Pe) is 62KW and the generator power (Pg) is
60KW

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HL220-WJ-35 turbine performance data and supporting table


Turbine Parameters Generator Parameters Water Intake
Under the
design head Design Rated
Model Design The power Driving mode
speed speed(r/mi Diameter (mm)
head(m) Flow The of generator
rate output(k (r/min) n)
(m3/s) w)
Direct
14 0.5 62 748 60 750 500
connection
15 0.52 69 775 65 750
16 0.54 76 800 75 750
17 0.56 83 825 80 750
18 0.57 91 849 90 750
19 0.59 99 872 100 750
20 0.6 106 894 100 1000
21 0.62 114 917 110 1000
22 0.63 123 938 120 1000
23 0.65 131 959 130 1000

HL220-WJ-35 24 0.66 140 980 140 1000


25 0.67 149 1000 150 1000
26 0.69 158 1020 155 1000
27 0.7 167 1039 165 1000
28 0.71 176 1058 175 1000
29 0.73 186 1077 185 1000
30 0.74 195 1095 195 1000
31 0.75 205 1114 200 1000
32 0.76 215 1131 215 1000
33 0.77 226 1149 220 1000
34 0.79 236 1166 230 1000
35 0.8 246 1183 245 1000

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36 0.81 257 1200 255 1000

Figure 7 : synchronous generator of Micro hydroelectric Generator


Table 2 : The characteristics of the Generator

Application Francis Water Turbine Generator


Water head 14 ~ 65m
Output 50KW-30MW
Voltage 380v
Phase 3
Frequency 50/60HZ
Runner diameter 0.5 ~ 10m
Frequency 50Hz/60Hz
Efficiency 86.5-91.7%
Life Span 30-50years

Sizing and choice of penstocks for hydroelectric units

Figure 8 : penstocks combine with Francis turbine


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From the catalogue, the size of the penstocks is 500mm and the length is 14m long.
I-2-3- Dimensionnement et choix des conduites forcées d’alimentation des groupes
hydroélectriques
La conduite forcée à dimensionner sera en acier galvanisée, d’une longueur de 25m mène de la
chambre de mise en charge au bâtiment de la centrale. Ces conduites seront reliées entre elles
par des brides à joints bien serrés sur chaque emboîtement, il y aura un massif d’encrage en
maçonnerie qui jouera le rôle de support. Une vanne d’arrêt sera placée à l’entrée de la centrale,
du côté droit de la façade gauche de la salle des machines pour secourir en cas d’accident de
fonctionnement à l’intérieur de la centrale. Un réducteur DN 200 sera placé en emboîtement de
la conduite forcée et de la turbine. La détermination du diamètre de la conduite forcée se fait à
partir de la formule (II.22). Comme la résolution de cette équation n’est pas facile, nous avons
procédé par itération successive de Newton-Raphson pour trouver le diamètre de la conduite
forcée. La méthode de résolution se résume comme suit : Une conduites forcée est un ensemble
de tuyaux permettant d’amener l’eau sous pression d’un réservoir (barrage) jusqu’aux turbines
installées dans la centrale hydroélectrique

II- Vérification de la stabilité du barrage poids


II-1- Vérification de stabilité
En ce qui concerne la stabilité de l’ouvrage, le terrain de fondation doit présenter les qualités
essentielles suivantes :
 Faible degré de broyage et d’altération ;
 Faible compressibilité ;
 Grande résistance à l’écrasement.
La recherche de ces caractéristiques est réalisée grâce aux moyens suivants :
 Travaux de reconnaissance ;
 Procédés géophysiques.

II-2- Sécurité vis-à-vis du glissement


Si on désigne par P0 le force verticale due au poids du barrage et par P1 les sous-pressions, la
stabilité au glissement est assurée si :
∑𝑄
≤𝑓
∑𝐺
f : coefficient de frottement
ΣQ : forces horizontales
ΣG : forces verticales
B : surface de contact entre le barrage et sa fondation
C : la cohésion
Avec : ΣQ = Q1+Q2
ΣG = P0-P1

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Figure 9 : Forces agissantes sur la stabilité d’un barrage poids


Le coefficient de sécurité au glissement F est alors :
∑ 𝐺𝑓
Ks(glissement) = ∑𝑄

On admet habituellement Ks (glissement) ≥ 1,5


On adopte en général un coefficient de frottement f = 0,75 valeur utilisée pour le frottement
béton sur béton et béton sur rocher de qualité. Si la fondation est constituée de de roche plus
tendre (calcaire, marne), on peut être amené à adopter une valeur inférieure de l’ordre de 0,6.
Le coefficient de frottement f est donné en fonction de la nature des sols de fondation :
f = 0,7 fondation rocheuse
f = 0,3 - 0,6 fondation sableuse
f = 0,2 - 0,25 fondation argileuse
Si on tient compte également de la cohésion des fondations, le coefficient de sécurité au
glissement devient :
𝐶𝐵 + ∑ 𝐺𝑓
𝐾𝑠(𝑔𝑙𝑖𝑠𝑠𝑒𝑚𝑚𝑒𝑛𝑡) =
∑𝑄
Dans ce cas, compte tenu de l’incertitude sur la cohésion, on adopte en général une valeur de
KS = 2,5 en fonctionnement normal.Pour le rocher de qualité, la valeur admise pour la cohésion
est généralement prise entre 0,5 et 2 MPa. La cohésion C s’annule dès qu’il y a fissuration ou
joints. Si le terrain comporte des plans de faiblesse horizontaux (stratification schistosité, fissure
de décompression), l’étude de stabilité au glissement devra se faire au niveau de faiblesse.

II-3- Vérification de la stabilité au renversement :


Le barrage est soumis à :
 la force de poussée de l’eau qui entraîne un mouvement de rotation autour du pied aval,

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 son propre poids qui tend à le stabiliser en s’opposant à cette rotation, diminuant l’effet
de frottement.
 les sous pressions,
 La force de poussée de la vase déposée au fond.

Comme tout mouvement de rotation, le renversement de l’ouvrage est déterminé par le


moment des forces, c’est-à-dire le produit des forces par leur bras de levier :
Ms = moment due au poids et à la poussée aval = (𝑝𝑜.𝑑𝑜 ) + (𝑄3. 𝑑3 )

Md = moment des poussées et des sous-pressions = (𝑝1. 𝑑′ ) + (𝑄1 . 𝑑1) + (𝑄2. 𝑑2 )

Théoriquement, l’ouvrage est en équilibre si : Ms = Md ; mais en pratique on applique un


coefficient de sécurité et on considère que l’ouvrage est stable si Ms = 2. Md Etudier la stabilité
au renversement d’un barrage revient donc à comparer le moment stabilisateur (Ms) et le
moment de renversement (Md)
∑ 𝑀𝑆
𝐾𝑐 = ∑ 𝑀𝑑

III- Régulation automatique de la mini-centrale ou de la pico-


centrale
1. Système de Régulation
Plusieurs facteurs sont à réguler dans la production de l’énergie électrique :
◼ La fréquence du courant alternatif ;
◼ La tension ;
◼ Le décalage entre la sinusoïde de la tension et celle du courant (déphasage) ;
◼ L’adaptation du débit turbiné au débit disponible de la rivière.
La régulation peut être assurée de deux manières distinctes :

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◼ Régulation du débit d’eau absorbé (régulation hydraulique). Cette solution est réalisable avec
des turbines à débit variable, en agissant à différents niveaux : injecteurs, distributeurs, pales
réglables…
◼ Régulation de la charge (régulation par absorption d’énergie). Dans ce système, l’eau est
constamment turbinée et l’électricité non consommée est déchargée dans une batterie de
résistances, grâce à un régulateur électronique de charge. Les techniques actuelles permettent,
au moindre coût, d’automatiser presque intégralement le fonctionnement des microcentrales. Il
existe sur le marché des automates programmables qui assurent la régulation et la protection de
démarrage et d’arrêt avec contrôle sur place ou à distance.
2. Système de contrôle –commande
a) La fonction de manœuvre automatique
Elle comporte un certain nombre d’opérations parmi lesquelles on met en relief des
« séquences » de fonctionnement (par exemple : séquence de démarrage, séquence de couplage,
séquence d’arrêts divers, etc.) Ces opérations, réalisées depuis quelques dizaines d’années par
un automatisme à relais électromécanique, sont maintenant centralisées dans un automate
programmable ou réalisées par un micro-ordinateur.
b) La fonction de surveillance
Elle consiste à comparer des mesures fournies par des capteurs avec les seuils préréglés et
fournir les réactions prévues pour chaque type de défauts. Cette surveillance pleut porter sur
des points très divers : contrôle de niveau, de débit, de pression d’huile; de débit d’eau de
refroidissement, de température de paliers ou de bobinage de générateur, de vibrations, de
tension des alimentations d’auxiliaires, de courant, etc.
c) La fonction de télécommande
Cela implique l’installation dans la microcentrale d’un système capable de transformer les
informations acquises localement en signaux transmissibles, les messages pouvant être reçu sur
PC.
3. Mode de Régulation des turbines
Il y a trois manières de maintenir constante la vitesse de rotation d’une turbine :
a. Au moyen du réseau électrique
Lorsqu’une petite centrale fonctionne en parallèle sur le réseau de distribution électrique, c’est
ce dernier qui fixe la fréquence du courant produit par le générateur, et donc la vitesse de
rotation de la turbine. Dans ce cas, le régulateur de niveau adapte l’ouverture de la turbine en
vue de maintenir le niveau amont constant. La totalité de l’eau captée passe à travers la turbine
et est transformée en électricité, ce qui permet une valorisation optimale du potentiel
hydraulique du site.

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Thème : Etude d’une mini-centrale ou pico-centrale hydroélectrique adaptée au
rapide de Dang

Figure 10 : PCH en parallèle sur le réseau avec régulation niveau-débit


Cc : chambre de mise en charge
Cf : conduite forcée
Tu : turbine
Dt : distributeur (ou pointeau) turbine
Ge : générateur
Ae : armoire électrique
Rnd : régulateur niveau débit
z: niveau mesuré
zr: niveau référence (consigne)
su: signal arrêt d’urgence
Zg: hauteur géodésique
b. Au moyen d’un régulateur électronique à charge ballast
Dans ce cas de fonctionnement hors réseau (îlotage), la turbine travaille à un débit, donc une
puissance fixe, dictée par l’eau disponible. Un régulateur électronique dit « charge-fréquence »
règle la fréquence en répartissant l’énergie produite par la turbine entre le consommateur et une
résistance ballast qui en détruit l’excédent. Si la consommation diminue, la turbine produit trop,
et sa vitesse augmente. Le régulateur électronique rétablit la fréquence en dérivant un peu plus
d’énergie vers la résistance ballast. Si la consommation augmente, la fréquence baisse et le
régulateur va diminuer la charge sur la résistance et libérer le supplément de puissance demandé
par le consommateur. Le régulateur de niveau adapte l’ouverture de la turbine pour maintenir
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Thème : Etude d’une mini-centrale ou pico-centrale hydroélectrique adaptée au
rapide de Dang

le niveau amont constant. La puissance à disposition du consommateur variera donc en fonction


du débit capté par la prise d’eau. Ce type de régulation est actuellement le plus répandu dans
les petites centrales fonctionnant en îlot, ceci jusqu’à des puissances de l’ordre de 100 kW (voir
aussi brochure PACER « Générateurs et installations électriques »). Il a l’avantage de corriger
très rapidement la fréquence en cas de fluctuation brusque de consommation, grâce à
l’électronique, sans devoir modifier le débit turbiné. Ce dernier, comme dans le cas du
fonctionnement en parallèle sur le réseau, ne sera ajusté que pour le maintien du plan d’eau
amont et variera donc lentement.

Figure 11 : PCH en îlot avec régulation électronique charge-fréquence et niveau-débit


Rcf : régulateur charge-fréquence
Rnd: régulateur niveau-débit
n : vitesse de rotation (ou fréquence) mesurée par le régulateur
nr: vitesse de rotation (ou fréquence) de référence intégrée dans le régulateur
Pc : puissance consommée (variable)
Pb: puissance excédentaire dissipée dans résistance ballast (variée par régulateur)
Pt: puissance turbine (fonction du débit, env. constante)
z : niveau mesuré
zr : niveau référence (consigne)
su : signal arrêt d’urgence
c. Au moyen d’un régulateur vitesse-débit

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Thème : Etude d’une mini-centrale ou pico-centrale hydroélectrique adaptée au
rapide de Dang

Il s’agit du mode de régulation traditionnel des centrales électriques de moyennes et hautes


puissances travaillant en îlot. La vitesse de rotation de la turbine est maintenue constante en
réglant l’arrivée d’eau par le distributeur ou le pointeau; le débit varie avec la puissance
demandée au générateur. Le régulateur de niveau a pour fonction de limiter l’ouverture de la
turbine et, en conséquence, la puissance disponible, en vue de maintenir le niveau amont au-
dessus d’une cote minimale. La régulation vitesse-débit en régime isolé est plus complexe à
traiter que la régulation charge-fréquence décrite précédemment. Du fait que le débit doit être
adapté quasi instantanément à la puissance, il pourra varier rapidement selon les fluctuations de
la consommation. Ces variations de débit ne manquent pas de poser des problèmes au moment
de la conception des installations, car elles induisent des coups de bélier qu’il s’agit de contrôler
de diverses manières (volant d’inertie, amortisseur hydropneumatique, chambre d’équilibre,
etc.)

Figure 12 : PCH en îlot avec régulation vitesse-débit et limitation de l’ouverture en fonction


du niveau
Tu : turbine
Dt : distributeur (ou pointeau) turbine
Ge : générateur
Rvdn : régulateur vitesse-débit avec limitation d’ouverture par niveau
n : vitesse (fréquence) mesurée
nr: vitesse (fréquence) de référence
z : niveau mesuré
zmin: niveau minimum limite
Pc : puissance consommée (= puissance turbine Pt)
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Pd: puissance disponible (fonction du débit)

IV- Devis estimatif des travaux relatifs à la mini-centrale ou


pico-centrale
On distingue trois types de travaux pour la réalisation d’une petite centrale hydraulique : les
ouvrages de génie civil, les équipements électriques et les équipements hydrauliques. La figure
suivante détaille les différents éléments d’une centrale.

Figure 13 : principe d’une mini-centrale électrique

IV-1- Génie civil


Les principaux ouvrages de génie civil d’une petite centrale hydraulique sont : le barrage de
dérivation, les conduites d’eau et la centrale en elle-même
IV-1-1- Le barrage
Le barrage de dérivation dirige l’eau dans un canal, un tunnel ou directement dans une conduite
forcée. L’eau passe ensuite dans la turbine qu’elle fait tourner avec suffisamment de force pour
créer de l’électricité par le biais d’une génératrice, après quoi elle retourne à la rivière par le
canal de fuite. D’ordinaire, la petite centrale hydroélectrique construite pour alimenter le village
Dang sera une installation au fil de l’eau (Rapide de Dang). L’eau n’est pas stockée dans un
réservoir et elle est utilisée que lorsqu’elle est disponible.
Le coût de gros barrage de retenue avec accumulateur n’est normalement pas justifié pour les
petits projets hydroélectriques et par conséquent, un simple barrage de dérivation de faible
hauteur sera utilisé pour notre cas d’étude. Cet ouvrage peut être en béton, en bois en
maçonnerie ou en une combinaison de ces matériaux. Le coût des travaux de génie civil ayant
trait à l’installation d’un vrai barrage est souvent un obstacle qui rend le projet financièrement
non viable.
IV-1-2- Les conduites d’eau
De façon générale les conduites d’eau d’une petite centrale hydroélectrique sont les suivantes :
 Une entrée d’eau munie d’une grille crapaudine alimentant un canal, suivit du bassin
de mise en charge et de la conduite forcée. L’entrée est généralement en béton armé, la
grille en acier et la vanne en bois ou en acier.
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Thème : Etude d’une mini-centrale ou pico-centrale hydroélectrique adaptée au
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 Une conduite forcée (figure ci-après), qui peut parfois prendre la forme d’un tunnel
souterrain, qui amène l’eau jusqu’à la turbine de la centrale. Elle est généralement en
acier galvanisé, en fer et plus rarement en fibre de verre, en plastique ou en béton

Figure 14 : conduite forcée et centrale


 L’entrée et la sortie de la turbine, qui incluent les soupapes et les vannes nécessaires
pour arrêter l’arrivée d’eau lors de la fermeture pour l’entretien. Ces composants sont
généralement en acier
 Un canal de fuite, qui transporte l’eau de la sortie de la turbine jusqu’à la rivière. Ce canal
est en général excavé, muni de vanne en bois qui permettent les opérations d’entretien.
IV-1-3- La centrale
La centrale en elle-même contient la ou les turbines et la plupart des équipements mécaniques
et électriques. Les petites centrales hydroélectriques sont généralement d’une taille minimale
tout en assurant une infrastructure, un accès pour l’entretien et un niveau de sécurité adéquats.
La centrale est construite en béton et autres matériaux locaux.
Afin de limiter les coûts, une conception simple mettant l’accent sur des structures pratiques et
facile à construire est la principale préoccupation dans cette étude de pico-centrale ou mini-
centrale sur le rapide de Dang.

IV-2- Equipements hydrauliques


Ces équipements sont centrés sur les turbines et leur régulation.
Les deux types de turbine recommandés en micro hydraulique sont la turbine Pelton et la
turbine Crossflow, notamment pour des raisons de rendement et de facilité de conception. Elles
font chacune l’objet d’une fiche technique descriptive. Pour ces deux turbines, on peut
distinguer deux systèmes de régulation de la vitesse de rotation.
IV-2-1- Présentation
Pour faire fonctionner une turbine correctement, un système de régulation doit être mis en place.
Ce dernier doit permettre d’adapter le régime de vitesse de la turbine en fonction de la
consommation électrique et du débit à l’entrée de la prise d’eau. Cette régulation doit permettre
de maintenir la vitesse de rotation la plus constante possible afin que le réseau reste calé sur sa
fréquence propre, en l’occurrence 50 Hz.

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IV-2-2- Description technique


Il existe deux types de régulation :
La régulation « vitesse débit » :
Elle consiste à adapter le débit de l’eau afin de réguler la vitesse de rotation. Le contrôle du
débit se fait par l’intermédiaire de pointeaux amovibles dans les injecteurs de la turbine Pelton
et par un ou deux volets rotatifs au niveau de l’injection d’eau dans la turbine Crossflow. En
général, le contrôle des vannes se fait par l’intermédiaire de vérins qui sont commandés sur le
principe de la rétroaction. La vitesse de rotation en sortie de turbine est mesurée à l’aide d’un
capteur ou de la fréquence de réseau, l’information étant ensuite transmise à un microcontrôleur
qui calcule la course à donner aux vérins pour adapter le débit. Les meilleures régulations sont
de type PID, c’est-à-dire Proportionnelle Intégrale Différentielle qui assurent une correction à
la fois précise et rapide.

Figure 15: principe de régulation « vitesse débit »


La régulation «charge fréquence » :
Elle agit afin de garder constante la charge électrique du réseau, sans système de contrôle du
débit. La régulation s’effectue par dissipation du surplus d'énergie dans des charges résistives.
Toute l'énergie non consommée est redirigée dans une batterie de résistance. La centrale tourne
donc toujours au maximum de sa capacité, produisant sa puissance nominale.

Figure 16 : principe de régulation « charge fréquence »

IV-3- Equipements électriques


Les équipements électriques que nous retrouvons généralement dans les centrales électriques
sont : les génératrices, les pylônes, les lignes de transport, les transformateurs

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IV-3-1- les génératrices


Un générateur électromécanique convertit l’énergie mécanique qu’il reçoit à son arbre (turbine)
en énergie électrique distribuée au consommateur. Le consommateur peut être:
 le réseau interconnecté qui fixe la tension et la fréquence;
 un réseau isolé auquel le producteur doit garantir une tension ainsi qu’une fréquence qui
doit être toutes les deux fixes et stables dans une fourchette admissible pour les appareils
du consommateur
Les génératrices utilisées dans les petites centrales hydroélectriques sont de deux grands types
: synchrones ou à inductions (asynchrones), comprises entre 10 et 1000 kW pour
l‘électrification rurale. La génératrice synchrone peut fonctionner isolément, tandis que la
génératrice asynchrone doit normalement fonctionner de concert avec d’autres ou être
raccordée au réseau principal. Les premières sont utilisées comme principale
source d’énergie par les compagnies d’électricité et pour les petites centrales hydrauliques
isolées en milieu rural. Les génératrices à induction d’une capacité inférieure à
500 kW sont généralement préférées pour les petites centrales hydroélectriques qui fournissent
l’électricité à un important réseau de distribution existant.
IV-3-2- les pylônes
Le rôle des pylônes est de porter les câbles électriques dans un réseau aérien. Ils doivent être
capables de supporter le poids de ces câbles ainsi que celui des composants installés en haut de
poteau, tout en résistant aux contraintes mécaniques et aux agressions chimiques du milieu
extérieur.
Les pylônes en bois :
Le bois présente de nombreux avantages qui en font un matériau privilégié lors de la réalisation
de petits réseaux ruraux. Il permet entre autre :
 d’être produit et exploité avec des moyens locaux ;
 de présenter une excellente résistance et une bonne flexibilité d’utilisation, tant durant
son exploitation que lors de son transport et de son installation. Cependant, le bois peut
également pourrir ou subir des attaques par les insectes. Pour éviter ce genre de
désagrément, il peut être traité en conséquence. Mais cela nécessite la mise en œuvre de
technologies plus complexes, qui ne sont pas forcément disponible localement.
Les pylônes en béton armé :
Le béton armé est une alternative envisageable lorsque l’on ne peut pas se procurer de bois. Il
peut être fabriqué localement pour un coût relativement faible. De conception robuste, il
possède un bon comportement face aux intempéries et présente une longévité exceptionnelle.
Cependant, la qualité du poteau dépend pour beaucoup du soin apporté à la conception. Les
facteurs qui influent sur la résistance du pylône sont :
 la qualité du béton employé, et notamment le dosage ciment – sable ;
 la qualité de l’armature métallique utilisée pour l’ossature du pylône. La résistance du
pylône est grandement améliorée si on réalise une précontrainte de l’acier avant
moulage.
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 Le degré de qualification de la main d’œuvre est également important, puisque la


technique de fabrication n’est pas à la portée de tous.
Les pylônes en acier :
L’acier permet de réaliser des pylônes relativement légers et qui peuvent être scindées en deux
ou trois morceaux. Cette option permet de faciliter le transport et de monter les pylônes sur le
site pour des réseaux peu accessibles. De plus, les caractéristiques physiques de l’acier étant
bien connues, le dimensionnement est optimal et aisé. Néanmoins, l’acier est particulièrement
sensible à la corrosion. Le minimum est donc de peindre les pylônes, ou mieux, de galvaniser
l’acier. A noter tout de même que le coût de fabrication est plus élevé que celui de pylônes en
bois.
IV-3-3- Les lignes de transport
Lorsque la centrale de production de l’électricité est trop éloigné du lieu de consommation, il
est indispensable de prévoir une ligne moyenne tension afin d’acheminer l’énergie. Une ligne
moyenne tension (MT) permet de limiter les pertes par effet Joule de façon considérable par
rapport à ligne basse tension (BT). Une ligne MT a un voltage moyen se situant aux alentours
de 5000V. En général, ce sont des lignes triphasées, qui permettent un équilibrage en puissance
aisé. Cependant, il existe une autre technologie, plus simple à mettre en œuvre et qui diminue
les coûts d’implantation: les lignes SWER.
Les lignes SWER :
La ligne SWER ou Single Wire Earth Return, est une ligne moyenne tension qui a la
particularité de n’être composée que d’un seul fil électrique : le retour s’effectue par la terre.
Le schéma technique est présenté à la figure suivante :

Figure 17 : Schéma électrique d’une ligne SWER


L’emploi d’un seul fil permet de réaliser des économies substantielles. En effet en comparaison
avec un système triphasé classique, on a besoin de moins de câble, une ligne seulement au lieu
de trois. Les composants en haut de poteau, tels que les éléments de protection, sont divisés
également par trois. De plus, le diamètre des poteaux peut être réduit, étant donné que la charge
qu’ils doivent supporter est moindre.
Cependant, ce système peut poser certain problème au niveau du contrôle de la tension. Le prix
actuel est aux alentours de 600€ par kilomètre.

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IV-4- Imprévus
Les autres composants constituants une centrale hydraulique sont les suivants :
 Système électrique de protection et de contrôle, tableau de commande avec coffret de
puissance ;
 Dispositif de commutation électrique ;
 Transformateurs auxiliaires et de transport de l’énergie ;
 Services auxiliaires, notamment l’éclairage, ainsi que l’énergie pour alimenter les
systèmes de contrôle et le dispositif de commutation électrique ;
 Système de ventilation.
Récapitulatif du devis estimatif des travaux relatifs à la mini-centrale ou pico-centrale
N° Désignations unités quantités Prix unitaire Prix total
Partie génie civil
01 Barrage - - 8 000 000
02 Conduite d’eau (conduite forcée) - - 18 000 000
03 Centrale - - 30 000 000
Total 1 : 56 000 000
Partie équipement hydraulique
04 Turbine - - 40 000 000
05 Régulateur - - 15 000 000
Total 2 : 55 000 000
Partie équipement électrique
06 Génératrice synchrone (alternateur) - - 12 000 000
07 Pylônes (en bois et en béton) - - 35 000 000
08 Transformateurs poste et transport - - 50 000 000
Total 3 : 97 000 000
Partie imprévu
09 Accessoire divers - - 30 000 000
TOTAL MATERIELS (FCFA) 238 000 000
Ressources et montant (30%) 71 400 000
Transport matériels (FCFA) 8 000 000
COUT GLOBAL 317 400 000
ARRETE/PROPOSITION LE PRESENT DEVIS A LA SOMME DE : 317 400 000 FCFA
(TROIS CENT DIX-SEPT MILLIONS QUATRE CENT MILLE (FCFA)
NB : Ce devis provient du cahier de charges ci-dessus et peut être modifié pour des raisons
financières néanmoins la qualité et la conformité de certains équipements et appareillages
restent à prendre en compte.

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Conclusion

Il était question pour nous dans ce projet de faire une étude d’une mini-centrale ou pico-centrale
hydroélectrique adaptée au « rapide de Dang » afin de conférer dans le cadre du servie
électrique, un projet permettant d’électrifier tout d’un village.
Pour y parvenir, nous avons dans un premier temps parlé d’une estimation en besoin
énergétique de la population. Cette phase nous permettait de connaitre le nombre de population
et la puissance demandée par elle.
Par la suite nous avons dimensionnés le barrage ainsi que les équipements hydraulique et
électrique de notre petite centrale hydroélectrique.
Il était question de suivre une démarche qui reposait sur l’organisation interne des centrales en
générale pour notre conception. Au terme de notre étude, nous ne saurons prétendre avoir mis
sur pieds un guide complet menant atteindre l’objectif qui nous était assigné.
Nous pouvons dire avec certitude que, ce travail nous a permis non seulement de mieux
appréhender la notion d’énergie hydraulique. Toutefois, dans le cadre de nos perspectives, nous
prévoyons dans un futur de passer à la réalisation réelle de ce travail tout en mettant sur pieds
des techniques de commande et de contrôle nécessaire pour un fonctionnement optimal dans
toute la ville de Ngaoundéré et les autres villages associés..

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