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PLAN D’ACTION PROPOSE POUR LA GERANCE DE L’ARRONDISSEMENT

DE LA GESTION DES RESEAUX D’IRRIGATION ET DE DRAINAGE DU PERIMETRE DES BENI AMIR

INTRODUCTION
Le présent document relate les travaux de réflexion au sujet d’un plan d’action proposé pour une
gérance d’une manière efficiente de l’Arrondissement de la Gestion des réseaux d’irrigation et de drainage
du périmètre des Beni Amir (AGBM).
Ce plan d’action s’articule sur les axes suivants :
 Modalités de la programmation des irrigations en situation normale et en situation difficile de
pénurie sévère en disponibilités des ressources en eau d’irrigation ;
 Organisation de l’opération de distribution de l’eau d’irrigation ;
 Processus de facturation-recouvrement de la redevance eau ;
 Procédés de la maintenance des infrastructures hydro-agricoles ;
 Contribution à la sauvegarde de l’environnement à l’échelle de ce périmètre ; et
 Gestion adaptée des ressources humaines ;

En guise de traitement des aspects précités, il est objet de suggérer entre-autres des mesures
d’amélioration de la fonctionnalité de l’AGR en question, tout en veillant à la conformité avec les
orientations et les directives tracées par l’établissement ORMVA du Tadla dont relève cette entité.

I-INDICATIONS SUR LES INFRASTRUCTURES HYDRO-AGRICOLES DU PERIMETRE DES BENI AMIR :


Le périmètre des Beni Amir s’étend sur une superficie de 139 000 ha dont 28 700 ha concerne la zone
équipée en infrastructures hydro-agricoles pour l’irrigation en grande hydraulique ; quant au reste d’une
superficie de 110 000 ha constitue la zone bour limitrophe.
IL est à noter que l’infrastructure de la zone du réseau comporte les composantes essentielles
suivantes :
 Un canal tête morte en commande par l’amont qui dérive les eaux de l’Oum Erabia à Kasba Tadla
après leurs régularisations et stockages au niveau du barrage Ahmed El Hansali.
 Un bassin de Zidania, les canaux principaux 1E et 2R en commande par amont et un canal
coursier, le tout avec dispositif conjoint de régulation hydro-mécanique des débits.
 Réseau de canaux de transport-distribution d’eau avec les équipements en matériels hydro-
mécaniques annexes.
 Réseau de collecteurs et drains.

Aussi le périmètre est doté d’une zone réservée au pompage à l’externe du réseau, d’une étendue de
3 300 ha, ainsi que l’existence de superficies irriguées par le biais de centres pivots sur un total de 2 500 ha.

Dans le cadre du Programme National d’Economie d’Eau d’Irrigation (PNEEI), le périmètre des Beni
Amir a connu les dernières années un développement accéléré de l’irrigation localisée, qui atteint
actuellement une superficie de plus de 6 000 ha dont les 2 000 ha concernant des opérations de
reconversions individuelles au sein de la zone réseau, depuis l’irrigation gravitaire à l’irrigation au goutte à
goutte.

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II-MODALITES DE LA PROGRAMMATION DES IRRIGATIONS DANS LES BENI AMIR:
II-1-Objectifs stratégiques de la programmation des irrigations :
L’opportunité d’appréhender une approche stratégique cohérente de programmation des irrigations
pour le périmètre des Béni Amir se justifie par les trois argumentaires clés suivants:
 La fluctuation irrégulière annuelle des ressources en eau de surface pour l’irrigation des cultures au
niveau de ce périmètre mérite une caractérisation plus conséquente;
 Le besoin d’asseoir une démarche de programmation des irrigations répondant aux prérogatives de
l’intensification requise des filières de la production végétale.

 La conformité des assolements et des pratiques culturales avec les objectifs du Plan Agricole Régional
(PAR) tout en visant la contribution effective pour la concrétisation des attentes du Plan Maroc Vert
(PMV) à l’échelon local en harmonie avec la politique nationale commanditée par le ministère de
tutelle.
A cet effet, et conformément à la procédure de l’office « programmation annuelle prévisionnelle
d’irrigation » (P1 : rapporté en annexe), il est objet d’évaluer et de caractériser les ressources en eau de
surface, suivi de l’opération de cerner les filières stratégiques de production végétale, lesquelles seront
affectées de modalités adaptées de pilotage des irrigations à l’échelle de la parcelle selon circonstances des
disponibilités en eau d’irrigation. En dernier lieu, l’approche sera bouclée par la détermination des
assolements culturaux optimaux associés aux volumes d’eau prévisionnels pour la distribution.
II-2-Evolution de tendance de disponibilité des ressources du périmètre en eau de surface :
La tendance d’évolution durant les deux dernières décennies des dotations au périmètre des Beni Amir en
eau de surface, originaires de l’Oued Oum Er Rabia est illustrée dans le graphique suivant:

Evolution des dotations en eau pour le périmètre irrigué des Beni Amir
Période : de 1978-79 à 2014-15
Mm ( 37 campagnes; moyenne : déficit au PDAIRE: -29%)
3
350 PDAIRE: 320 Mm3/an

300
Moyenne: 227 Mm3/an
250 f(x) = − 2.5592697961119 x + 275.436936936937
R² = 0.311582741269567
200
150
100
50
0
79

89

93

95

99

01

03

05

09

15
81

83

85

87

91

97

07

11

13
19

19

19

19

19

19

19

19

19

19

19

20

20

20

20

20

20

20

20

IL est retenu de cette évaluation à travers la série des 37 dernières campagnes, que le Plan Directeur
d’Aménagement Intégré des Ressources en Eau (PDAIRE) des Beni Amir ayant été arrêté à 310 Millions de
m3/an, n’a été atteint d’une manière exceptionnelle que pour une seule fois en 1980/1981.
En général les approvisionnements en eau d’irrigation pour les Béni Amir restent toujours en
dessous de la côte PDAIRE du périmètre, pour une moyenne de 277 Mm3/an, avec toutefois une nette

2
tendance à la baisse graduelle ; caractérisant par conséquent la zone dans une option de rarification
croissante en eau de surface pour l’irrigation des cultures.

II-3-Caractérisation fréquentielle de disponibilité des ressources en eau de surface :


En vue de déceler les situations repères des campagnes agricoles selon les dotations octroyées
en eau du barrage, il opportun de mener une analyse fréquentielle des cas réalisés. Les résultats détaillés
de cette réflexion sont rapportés aux tableaux ci-après et dont la synthèse est consignée dans le tableau
suivant :

Campagnes agricoles à dotations en eau d’irrigation similaires Campagnes agricoles « alternatives »


Campagne à Dotation Evaluation moyenne
Nombre de Fréquence du lot Rang de
Dotation minimale minimale en eau de la dotation en eau
cas réalisés de campagnes l’alternative
en eau (Mm3) (Mm3) (Mm3/an)
102
1 3% 102 Alternative 1
Campagne « min. absolu »
Alternative 2
220 238 7 19% 228
240,5
4 11% 240,5 Alternative 3
(Campagne de référence : 2014/2015)
261 313 10 27% 279 Alternative 4
Total 22 60% - -

On aboutit alors à identifier trois principales alternatives (A1, A2 et A4) et lesquelles à comparer
avec une 4 ième alternative (A3) de référence à savoir la campagne en cours 2014-2015.
On note que les 4 alternatives sont largement représentatives de la série des données
examinées, vu que le cumul fréquentiel correspondant totalise la probabilité d’évènements à 60 %.
II-4-Déterminatiion des besoins en eau unitaire des cultures :
IL y a lieu de procéder à la prédiction des apports d’eau de barrage à l’hectare pour les cultures
éventuellement susceptibles, lesquelles sont à conduire sous irrigation gravitaire, technique la plus répandue
en zone réseau du périmètre des Béni Amir et ce moyennant des ajustements sans dépasser la limite du
pouvoir de la résistance du végétal au stress hydrique ; tout en s’appuyant sur les résultats des essais
culturaux à la station des expérimentations hydro-agricoles des Ouled Gnaou et aussi en se référant aux
expériences antérieures du DGRID en matière de programmation spéciale des irrigations dans des conditions
de pénuries sévères en eau d’irrigation.
Les résultats du raisonnement entrepris sont rapportés au tableau ci-après :
Alternative 1 Alternative 2 Alternative 3 Alternative 4
102 Mm3 228 Mm3 240 Mm3 279 Mm3
Nbre Nbre Nbre Nbre
Cultures irrigations irrigations irrigations irrigations
Betterave 7,5 9 10 11
Céréales d'automne 4 4 4 5
Multiplication de semences 4,5 4,5 4 5
Luzerne 4,5 7,5 8 9
Olivier 4 7 7 7
Agrumes 4,5 6 7,5 8
Autres plantations 4,5 6 7 8
Mais ensilage 7 7,5 8
Cultures maraichères 7,5 8
Cultures industrielles 7,5 8

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(Niora+Tomate)

 La dose d’une irrigation unitaire est de l’ordre de 1000 m3/ha, elle englobe le besoin
brut total en eau, y compris des majorations sur le besoin net de la culture, pour combler
les pertes sur réseau de transport et de distribution, estimé de 10 à 15 %, en plus des
pertes en parcelle de l’ordre de 20 à 30 %, pour aboutir enfin à une efficience globale
d’irrigation (réseau + parcelle) aux alentours de 60 %.
 En passant du régime normal d’approvisionnement en eau d’irrigation au régime de la
pénurie extrême, à faible probabilité d’avoir lieu, le nombre des irrigations est alors
accusé à la baisse en allant du simple à la moitié pour la plus part des cultures à
l’exception pour les céréales d’automne, vu que la marge de manouvre est restreinte
pour cette spéculation céréalière retenue au départ moins exigeante en eau.
 En cas de sécheresse et de manque notable en ressources d’eau de surface les
agriculteurs font souvent recours pour irriguer les plantations (agrumes, oliviers,..) au
pompage de la nappe souterraine en des points d’eau dont disposent la majorité des
exploitations arboricoles de la zone.

II-5-Planification des assolements culturaux :


En se référant aux apports d’eau unitaires aux cultures pour satisfaire partiellement ou totalement
leurs besoins d’évapo-transpiration maximale (ETM) séparant deux tours d’eau successifs, et on se basant
sur les déclarations récapitulées des agriculteurs formulées auprès des aiguadiers à la veille du lancement
de la nouvelle campagne agricole, il se profile alors les assolements culturaux éventuellement réalisables à
l’échelle du périmètre des Beni Amir qui tiennent compte essentiellement des dotations en eau de
soudures (Cf. tableau en bas).
Alternative 1 Alternative 2 Alternative 3 Alternative 4
102 Mm3 228 Mm3 240 Mm3 279 Mm3
Superficie Superficie Superficie
Cultures Superficie (ha)
(ha) (ha) (ha)
Betterave 1 000 3 350 3 500 4 000
Céréales d'automne 1 500 7 750 7 870 8 400
Multiplication de semences 520 4 000 4 000 4 500
Luzerne 10 950 10 950 10 950 10 950
Olivier 8 200 8 200 8 200 8 200
Agrumes 60 60 60 60
Autres plantations 850 850 850 850
Mais ensilage 0 560 700 800
Cultures maraichères 0 0 60 95
Cultures industrielles
0 0 50 80
(Niora+Tomate)
Total emblavé (1) 23 080 35 720 36 240 37 935
Superficie équipée (2) 28 700 28 700 28 700 28 700
TIC (=(2)/(1)) 0,80 1,24 1,26 1,32

En situation de campagne normale, l’assolement cultural global du périmètre est tablé pour
environ 36 000 ha/an correspondant à un Taux d’intensification cultural (TIC) de plus de 1,2.
En cas de situation de pénurie d’eau, fréquemment accompagnant une année de sècheresse,
l’assolement cultural sera réadapté de telle façon à ne pas excéder les 23 000 ha/campagne comportant

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essentiellement les plantations et deux cultures stratégiques en des étendues modérées (production de
semences et la betterave à sucre), ce qui vaut à peine un TIC de 0,80.
II-6-Prévisions de répartition des dotations en eau de surface aux cultures :
Les volumes d’eau d’irrigations nécessaires aux cultures à envisagées seront planifiés comme suit :
Alternative 1 Alternative 2 Alternative 3 Alternative 4
102 Mm3 228 Mm3 240 Mm3 279 Mm3
Volume eau Volume eau Volume eau Volume eau
Cultures
(Mm3) (Mm3) (Mm3) (Mm3)
Betterave 7,5 30,2 35,0 44,0
Céréales d'automne 6,0 31,0 31,5 42,0
Multiplication de semences 2,3 18,0 16,0 22,5
Luzerne 49,3 82,1 87,6 98,6
Olivier 32,8 57,4 57,4 57,4
Agrumes 0,3 0,4 0,5 0,5
Autres plantations 3,8 5,1 6,0 6,4
Mais ensilage 3,9 5,3 6,4
Cultures maraichères 0,5 0,7
Cultures industrielles
0,4 0,6
(Niora+Tomate)
Total 102 228 240 279

Le total de la dotation de soudure constitue l’ossature de lancement de la campagne des


irrigations qui est à hauteur de 230 Mm3/an, susceptible à la majoration au maximum de 22 % une fois les
apports d’eau s’améliorent dans la retenu du barrage El Hansali. En contre-partie en cas de circonstance de
pénurie sévère d’eau, le volume total programmable chute en moyen à 102 Mm3/an soit moins de la
moitié du normal programmé.
II-7-Modulations mensuelles des prélèvements d’eau d’irrigation :

Alternatives Sept. Oct. Nov. Déc. Jan. Fév. Mar. Avr. Mai Jui. Juil. Août Total

Volume (Mm3)
10 7 3 0 0 1 2 14 13 11 21 20 102
Alternative 1
Volume (Mm3)
16 19 21 7 0 0 22 38 36 24 24 21 228
Alternative 2
Volume (Mm3)
16 19 21 6 0 0 32 39 37 25 25 21 240
Alternative 2
Volume (Mm3)
17 20 28 17 0 0 41 42 42 25 25 21 279
Alternative 4

L’opération de modulation mensuelle constituant la base de l’échéancier de planification des


lâchers à partir du barrage EL Hansali de concert avec l’Agence du Bassin Hydraulique Oum Er Rabiaa
(ABHOER), lesquels varient nettement selon les alternatives considérées.
En effet, en campagnes favorables par rapport à la normale, le minimum de volume mensuel
fluctue entre 7 et 17 M3m, réalisable en Décembre, et qui évolue à la hausse pour atteindre 38 à 42 Mm3
en Avril, ce compte-tenu que la majorité des cultures de l’assolement coexistent simultanément.
En cas de pénurie grave en ressources en eau, on planifie exceptionnellement pour un minimum
de prélèvements d’eau pour un volume de 1 Mm3 en Février et notre souci de veiller la sauvegarde des
plantations, notamment en période estivale, moyennant un volume d’eau à programmer pour les
irrigations d’appoint allant de 20 à 21 Mm3 /mois entre Juillet et Aout.

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Alternative 1 102 Mm3
Nbre irrigations
Superficie
Cultures Sept. Oct. Nov. Déc. Jan. Fév. Mar. Avr. Mai Jui. Juil. Août Total
(ha)
Betterave 1 000 1 1 1 1,5 1 1 1 7,5
Céréales d'automne 1 500 1 0,5 0,5 1 1 4,0
Multiplication de semences 520 1 0,5 1 1 1 4,5
Mais ensilage 0,0
Luzerne 10 950 0,5 0,5 0,5 0,5 0,5 1 1 4,5
Olivier 8 200 0,5 0,5 0,5 0,5 1 1 4,0
Agrumes 60 0,5 0,5 0,5 0,5 0,5 1 1 4,5
Autres plantations 850 0,5 0,5 0,5 0,5 0,5 1 1 4,5
Cultures maraichères - 0,0
Cultures industrielles (Niora+Tomate) - 0,0

Alternative 1 102 Mm3


Volume d'eau d'irrigation
Superficie
Cultures Sept. Oct. Nov. Déc. Jan. Fév. Mar. Avr. Mai Jui. Juil. Août Total
(ha)
Betterave 1 000 0,00 1,00 1,00 0,00 0,00 0,00 1,00 1,50 1,00 1,00 1,00 0,00 7,5
Céréales d'automne 1 500 0,00 0,00 1,50 0,00 0,00 0,75 0,75 1,50 1,50 0,00 0,00 0,00 6,0
Multiplication de semences 520 0,00 0,00 0,52 0,00 0,00 0,26 0,52 0,52 0,52 0,00 0,00 0,00 2,3
Mais ensilage - 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 -
Luzerne 10 950 5,48 5,48 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 5,48 5,48 5,48 10,95 10,95 49,3
Olivier 8 200 4,10 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 4,10 4,10 4,10 8,20 8,20 32,8
Agrumes 60 0,03 0,03 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,03 0,03 0,03 0,06 0,06 0,3
Autres plantations 850 0,43 0,43 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,43 0,43 0,43 0,85 0,85 3,8
Cultures maraichères - 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 -
Cultures industrielles (Niora+Tomate) - 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 -
Total emblavé 23 080 10,03 6,93 3,02 - 0,00 1,01 2,27 13,55 13,05 11,03 21,06 20,06 102,0
Superficie équipée 28 700
TIC 0,80

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Alternative 2 228 Mm3
Nbre irrig
Cultures Superficie (ha) Sept. Oct. Nov. Déc. Jan. Fév. Mar. Avr. Mai Jui. Juil. Août Total
Betterave 3 350 1 1 1 1 2 1 1 1 9,0
Céréales d'automne 7 750 1 1 1 1 4,0
Multiplication de semences 4 000 1 1 0,5 1 1 4,5
Mais ensilage 560 1 1,5 1,5 1,5 1,5 7,0
Luzerne 10 950 1 1 0,5 1 1 1 1 1 7,5
Olivier 8 200 0,5 0,5 1 1 1 1 1 1 7,0
Agrumes 60 0,5 0,5 0,5 0,5 1 1 1 1 6,0
Autres plantations 850 0,5 0,5 0,5 0,5 1 1 1 1 6,0
Cultures maraichères 0,0
Cultures industrielles (Niora+Tomate) 0,0

Alternative 2 228 Mm3


Volume d'eau d'irrigation
Cultures Superficie (ha) Sept. Oct. Nov. Déc. Jan. Fév. Mar. Avr. Mai Jui.
Juil. Août Total
Betterave 3 350 0,00 3,35 3,35 3,35 0,00 0,00 3,35 6,70 3,35 3,35
3,35 0,00 30,2
Céréales d'automne 7 750 0,00 0,00 7,75 0,00 0,00 0,00 7,75 7,75 7,75 0,00
0,00 0,00 31,0
Multiplication de semences 4 000 0,00 0,00 4,00 4,00 0,00 0,00 2,00 4,00 4,00 0,00
0,00 0,00 18,0
Mais ensilage 560 0,56 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,84 0,84
0,84 0,84 3,9
10,9
Luzerne 10 950 10,95 10,95 5,48 0,00 0,00 0,00 0,00 10,95 10,95 10,95 10,95 82,1
5
Olivier 8 200 4,10 4,10 0,00 0,00 0,00 0,00 8,20 8,20 8,20 8,20 8,20 8,20 57,4
Agrumes 60 0,03 0,03 0,00 0,00 0,00 0,00 0,03 0,03 0,06 0,06 0,06 0,06 0,4
Autres plantations 850 0,43 0,43 0,00 0,00 0,00 0,00 0,43 0,43 0,85 0,85 0,85 0,85 5,1
Cultures maraichères - 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,0
Cultures industrielles (Niora+Tomate) - 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,0
24,2
Total emblavé 35 720 16,07 18,86 20,58 7,35 0,00 0,00 21,76 38,06 36,00 24,25 20,90 228,1
5
Superficie équipée 28 700
TIC 1,24

7
8
Alternative 3 240 Mm3
Superficie équipée 28 700 ha
Nbre irrig
Cultures Superficie (ha) Sept. Oct. Nov. Déc. Jan. Fév. Mar. Avr. Mai Jui. Juil. Août Total
Betterave 3 500 1 1 1 2 2 1 1 1 10,0
Céréales d'automne 7 870 1 1 1 1 4,0
Multiplication de semences 4 000 1 0,5 0,5 1 1 4,0
Mais ensilage 700 1 0,5 1,5 1,5 1,5 1,5 7,5
Luzerne 10 950 1 1 0,5 0,5 1 1 1 1 1 8,0
Olivier 8 200 0,5 0,5 1 1 1 1 1 1 7,0
Agrumes 60 1 0,5 1 1 1 1 1 1 7,5
Autres plantations 850 0,5 0,5 1 1 1 1 1 1 7,0
Cultures maraichères 60 1 0,5 1 1 1 1 1 1 7,5
Cultures industrielles (Niora+Tomate) 50 1 0,5 1 1 1 1 1 1 7,5

Alternative 3 240 Mm3


Volume d'eau d'irrigation
Cultures Superficie (ha) Sept. Oct. Nov. Déc. Jan. Fév. Mar. Avr. Mai Jui. Juil.
Août Total
Betterave 3 500 0,00 3,50 3,50 3,50 0,00 0,00 7,00 7,00 3,50 3,50 3,50
0,00 35,0
Céréales d'automne 7 870 0,00 0,00 7,87 0,00 0,00 0,00 7,87 7,87 7,87 0,00 0,00
0,00 31,5
Multiplication de semences 4 000 0,00 0,00 4,00 2,00 0,00 0,00 2,00 4,00 4,00 0,00 0,00
0,00 16,0
Mais ensilage 700 0,70 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,35 1,05 1,05 1,05
1,05 5,3
10,9
Luzerne 10 950 10,95 10,95 5,48 0,00 0,00 0,00 5,48 10,95 10,95 10,95 10,95 87,6
5
Olivier 8 200 4,10 4,10 0,00 0,00 0,00 0,00 8,20 8,20 8,20 8,20 8,20 8,20 57,4
Agrumes 60 0,06 0,03 0,00 0,00 0,00 0,00 0,06 0,06 0,06 0,06 0,06 0,06 0,5
Autres plantations 850 0,43 0,43 0,00 0,00 0,00 0,00 0,85 0,85 0,85 0,85 0,85 0,85 6,0
Cultures maraichères 60 0,06 0,03 0,00 0,00 0,00 0,00 0,06 0,06 0,06 0,06 0,06 0,06 0,5
Cultures industrielles (Niora+Tomate) 50 0,05 0,03 0,00 0,00 0,00 0,00 0,05 0,05 0,05 0,05 0,05 0,05 0,4
21,2
Total emblavé 36 240 16,35 19,06 20,85 5,50 0,00 0,00 31,57 39,39 36,59 24,72 24,72 240,0
2
Superficie équipée 28 700
TIC 1,26

9
10
Alternative 4 279 Mm3
Nombre d'irrigations
Cultures Superficie (ha) Sept. Oct. Nov. Déc. Jan. Fév. Mar. Avr. Mai Jui. Juil. Août Total
Betterave 4 000 1 1 1 2 2 2 1 1 11,0
Céréales d'automne 8 400 1 1 1 1 1 5,0
Multiplication de semences 4 500 1 1 1 1 1 5,0
Mais ensilage 800 1 1 1,5 1,5 1,5 1,5 8,0
Luzerne 10 950 1 1 1 1 1 1 1 1 1 9,0
Olivier 8 200 0,5 0,5 1 1 1 1 1 1 7,0
Agrumes 60 1 0,5 1 1 1 1 1 1 7,5
Autres plantations 850 1 0,5 1 1 1 1 1 1 7,5
Cultures maraichères 95 1 0,5 1 1 1 1 1 1 7,5
Cultures industrielles (Niora+Tomate) 80 1 0,5 1 1 1 1 1 1 7,5

Alternative 4 279 Mm3


Volume d'eau d'irrigation
Cultures Superficie (ha) Sept. Oct. Nov. Déc. Jan. Fév. Mar. Avr. Mai Jui. Juil. Août Total
Betterave 4 000 0,00 4,00 4,00 4,00 0,00 0,00 8,00 8,00 8,00 4,00 4,00 0,00 44,0
Céréales d'automne 8 400 0,00 0,00 8,40 8,40 0,00 0,00 8,40 8,40 8,40 0,00 0,00 0,00 42,0
Multiplication de semences 4 500 0,00 0,00 4,50 4,50 0,00 0,00 4,50 4,50 4,50 0,00 0,00 0,00 22,5
Mais ensilage 800 0,80 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,80 1,20 1,20 1,20 1,20 6,4
Luzerne 10 950 10,95 10,95 10,95 0,00 0,00 0,00 10,95 10,95 10,95 10,95 10,95 10,95 98,6
Olivier 8 200 4,10 4,10 0,00 0,00 0,00 0,00 8,20 8,20 8,20 8,20 8,20 8,20 57,4
Agrumes 60 0,06 0,03 0,00 0,00 0,00 0,00 0,06 0,06 0,06 0,06 0,06 0,06 0,5
Autres plantations 850 0,85 0,43 0,00 0,00 0,00 0,00 0,85 0,85 0,85 0,85 0,85 0,85 6,4
Cultures maraichères 95 0,10 0,05 0,00 0,00 0,00 0,00 0,10 0,10 0,10 0,10 0,10 0,10 0,7
Cultures industrielles (Niora+Tomate) 80 0,08 0,04 0,00 0,00 0,00 0,00 0,08 0,08 0,08 0,08 0,08 0,08 0,6
Total emblavé 37 935 16,94 19,59 27,85 16,90 0,00 0,00 41,14 41,94 42,34 25,44 25,44 21,44 278,99
Superficie équipée 28 700
TIC 1,32

11
III-ORGANISATION DE LA DISTRIBUTION DE L’EAU D’IRRIGATION
A ce propos, il objet d’entreprendre la programmation du tour d’eau et organisation de la distribution
d’eau d’irrigation pour satisfaire la demande des usagers sur la base des besoins en eau des cultures.

En application des prérogatives de la procédure en vigueur (P2 : rapportée en annexe) , les étapes à
poursuivre sont les suivantes :
1 - Mise à jour du fichier d’agriculteurs : par les aiguadiers des CGR relevant de l’AGR des Beni Amir, sur la
base des informations émanantes des CDA ou des ADAs des Beni Amir et de Souk Sebt ;
2 - Inscription des demandes d’eau (MVI) : par les aiguadiers au cours de la semaine précédente le tour
d’eau programmé, et ce de concert avec les CDA, opération qui sera suivie de la remise des bons de
livraisons d’eau (BLE) aux agriculteurs concernés après co-signature de ces derniers avec les aiguadiers
correspondants.
3 - Regroupement des demandes d’eau par canal tertiaire et par canal secondaire moyennant
l’établissement des MVII : au niveau du CGR concerné avant le jour de déclenchement des irrigations:
4 - Etablissement des demandes d’eau par canal principal : par le Bureau de distribution (AGR) appuyé par
les agents des CGR, en aboutissant à un état récapitulatif des débits à établir à lâcher en tête de chaque
secondaire et ce pour le canal principal ; cet état est à transmettre aux gardes vannes pour exécution.
5 - Information de l’ONE et des travaux publics (TP-ABHOER) : une journée avant l’exécution du tour d’eau
par le Bureau de distribution. Ces entités avisées doivent procéder au lâcher d’eau au moins 12 heures
avant l’exécution des tours d’eau pour permettre le remplissage à temps des canaux principaux.
6 - Exécution du tour d’eau : par les gardes vannes et aides aiguadiers (agents de distribution) durant la
semaine du tour d’eau programmé.
7 - Arrêt et reprise des irrigations : mesures entreprises par le siège du DGRID (SER/BPI), suivant l’évolution
des conditions agro-climatiques et le niveau de satisfaction des besoins en eau des cultures; à cet effet
l’AGR sera incessamment avisé pour prendre les mesures qui s’imposent à l’échelle du réseau d’irrigation
en circulant l’information tout au long des agents opérateurs du tour d’eau en vigueur

IL est à noter que l’opération de distribution d’eau nécessite la rigueur requise avec mobilisation
harmonieuse des agents pour sa réussite et aussi une assistance régulière des usagers pour le déroulement
escompté des irrigations à l’échelle de leurs parcelles ; et plus particulièrement l’attention est attirée aux
les conditions de la pénurie d’eau, où les usagers seront incités à un maximum de rationalité d’utilisation
des ressources d’eau de surface et souterraines, tout en ajustant dans le possible leurs propres
assolements culturaux et aussi pour donner en cette exception la priorité d’irrigation aux plantations.
IL y a lieu de signaler de dédommagement des usagers par des irrigations compensatrices ou
des d’irrigations supplémentaires, conformément à la procédure spéciale pour ces cas (voir la procédure
P13 en annexe) et qui se justifient par ce qui suit :
- Une situation de réduction des dotations initialement inscrites par les agriculteurs et ce en
raison de facteurs indépendants ramenant ainsi l’Office à effectuer une compensation des
annulations dûment enregistrées et autorisées.
- Une situation d’existence de surplus d’eau localisé et à des moments donnés ce qui conduit à
effectuer des tours d’eau additif dans certains secteurs hydrauliques.

12
IV-PROCESSUS DE LA FACTURATION- RECOUVREMENT DE LA REDEVANCE D’EAU

IV-1-Procèdure adoptée :
Après avoir servi les usagers par l’eau d’irrigation, l’AGR procède successivement à l’opération de la
facturation-recouvrement de la redevance d’eau d’irrigation dont une procédure spécifique interne de
l’Office définit les responsabilités dans le processus de taxation, émission des factures et recouvrement de
cette redevance ( voir procédure P3 en annexe).

Les interventions de l’AGR dans ce processus sont décrites comme suit :

 Mise à jour des fiches individuelles de consommation  établie par la section de taxation relevante de
l’AGR en se référant aux données sur les documents MVI et sur les MVIII (fiches individuelles de
consommation) et aux calculs des totaux mensuels et trimestriels.
 Etablissement du rôle d’eau juste après la fin du trimestre (avant le 5ème jour du mois suivant) et
après validation des fiches MVII par la brigade de contrôle. Ce rôle qui est établi par zone du CGR et
par usager, sera visé par le DGRID et à transmettre au DPF, et copies restants aux CGR pour mise à
jour du fichier client et en vue de se préparer au recouvrement.
 Etablissement des factures individuelles, opération de comptabilisation et édition des ordres de
recettes par le DPF sur la base des informations contenues dans le rôle d’eau établi par l’AGR, suivi
de leur édition qui fait apparaître  toutes les informations utiles sur chaque usager concerné et les
redevances d’eau afférentes.
 Opération de recouvrement à procéder par les régisseurs du CGR et agents du siège de la Trésorerie
Paierie (TP). Dès la réception des factures et des ordres de recettes, et après la distribution des
factures aux usagers par les aiguadiers remettent les factures aux agriculteurs ; les régisseurs
procèdent au recouvrement contre des reçus RG8 remis aux agriculteurs ; les régisseurs transmettent
à la TPC la liasse composée de RG8, RG12 et bordereau global de recettes ; la TP communique, après
vérification et passation des écritures, les copies des RG8, RG12 et bordereau global de recettes au
DPF/SCF (BF).Les bordereaux de recettes établis par les régisseurs seront signés par les chefs des CGR
par délégation de l’ordonnateur. En cas de non-paiement dans les délais fixés, on recourt à la police
des eaux et éventuellement à la procédure de poursuite (voir procédure P5 de Recouvrement-
Poursuite en annexe).
 Comptabilisation spéciale se rapportant au recouvrement des créances, menée par le DPF selon une
cadence mensuelle en se référant aux données précitées.
 Suivi du recouvrement, mené régulièrement par le régisseur en coordination avec le DPF (SCF) par
période hebdomadaire, mensuelle, trimestrielle, semestrielle et annuelle. En effet, des situations
hebdomadaires seront synthétisées par les CGR et communiquées à l’AGR pour information et
exploitation, cette dernière en transmit à la hiérarchie du DGRID à toute fins utiles.

IL est à noter que la procédure en vigueur de facturation-recouvrement s’applique également aux


autres créances de l’office entrant dans l’habilité de l’AGR à savoir :
 Minimum de consommation : la facturation est annulée, le recouvrement se fait selon la
même procédure précédente ;
 Participation directe : la mise à jour du fichier client sera effectuée dans les mêmes
conditions que la redevance d’eau, sauf que la facture individuelle est à émettre une fois
par an sur la base des échéances des rôles P.D et des ordres de recettes y afférents ;

13
 Les créances anciennes devront faire l’objet d’arrêté définitif par commission (DPF, AC et
régisseurs CGR) et d’ouverture fichier clients au niveau du DPF et de la TP. Une facture
individuelle, indiquant la nature de la créance et l’endetté, est à émettre une fois pour
toute.
IV-2- Facturation de l’eau d’irrigation à l’AGR des Beni Amir

La cellule de taxation de l’AGR des Beni Amir a assuré l’établissement régulier des rôles
trimestriels de la redevance d’eau d’irrigation. Ces documents ont fait l’objet de vérification exhaustive des
volumes d’eau attribués et facturés aux usagers avant de les transmettre au département de la
planification et des finances pour l’élaboration des ordres de recettes afin d’entreprendre l’opération de
recouvrement de ces créances qui contribuent aux recettes principales de l’ORMVA du Tadla.
Ainsi  les volumes d’eau facturés durant les 4 derniers trimestres depuis le 3 ème trimestre 2013
jusqu’au 2ème trimestre 2014 comparés à la même période après un écoulé et les montants correspondant
sont consignés dans le tableau ci-après :
Volume d’eau Facturé
Trimestres Montant Facturé (MDH)
(Mm3)

2ème Trimestre 2014 68,4 21,9


2013 67,8 21,7
1er Trimestre 2014 29,6 9,5
2013 36,2 11,6
4ème Trimestre 2013 52,3 16,7
2012 20,0 6,4
3ème Trimestre 2013 52,6 16,8
2012 61,7 12,7

Sur la base de la tarification en vigueur depuis 2009 de 0,3196 Dhs/m3 dont 0,2996 Dhs/m3 pour le
compte de l’office et de 0,02 Dhs/m3 au profit de l’ABHOER et en fonction de volumes d’eau consommés
par les usagers, il est facturé trimestriellement un montant fluctuant de 30 Millions de Dhs à plus de 68
Millions de Dhs ; le détail de l’opération de facturation par CDA est rapporté dans les tableaux en dessous.

IV-3-Recouvrement des créances de la redevance d’eau d’irrigation

Durant la période précité étalée sur un an, les taux de recouvrement affectés par zones des CDA sont
consignés dans les tableaux ci-après et les taux synthétiques sont présentés dans le tableau ci-dessous :

Trimestre 3éme TR 11 4éme TR 11 1er TR 12 2émeTR 12


Exercice 2012 2013 2012 2013 2013 2014 2013 2014
Taux de 96 95 98 96 97 96 96 96
recouvrement
Les taux de recouvrement auprès de la zone de l’AGBA sont de l’ordre de 96 % et demeurent à des
niveaux similaires par rapport aux trimestres analogues depuis un an écoulé.

IL est question par conséquent de préserver les acquis de ces bonnes performances de recouvrement à
l’échelle de la zone relevant de cet arrondissement ; voire même leurs améliorations à la hausse, ceci est
alors un chalenge de taille qui revêt un important défi en matière de gérance du processus de
recouvrement.

14
Opération émission-recouvrement
Volumes d'eau facturés
Exercices: 2014-2013

2ème Trimestre 2013 2ème Trimestre 2014 1er Trimestre 2013 1er Trimestre 2014
CDA Volume (m3) Volume (m3) CDA Volume (m3) Volume (m3)
501 5 549 372 5 724 216 501 2 827 737 2 525 744
502 5 034 076 5 075 789 502 2 738 453 2 192 263
503 10 815 419 10 345 259 503 6 398 300 4 945 502
504 11 969 050 11 614 825 504 6 544 895 5 032 871
505 8 502 986 8 425 442 505 4 739 478 3 764 028
506 7 578 742 7 928 329 506 4 464 398 3 463 031
507 4 628 895 4 814 874 507 2 554 187 2 125 233
508 10 028 677 10 133 432 508 5 407 560 4 835 269
511 3 683 446 4 366 712 511 564 277 680 096
Total 67 790 664 68 428 879 Total 36 239 284 29 564 037

4ème Trimestre 2012 4ème Trimestre 2013 3ème Trimestre 2012 3ème Trimestre 2013
CDA Volume (m3) Volume (m3) CDA Volume (m3) Volume (m3)
501 1 900 679 4 786 527 501 5 332 913 4 545 775
502 1 745 890 4 159 460 502 4 139 407 3 462 215
503 3 205 678 9 053 526 503 9 188 169 7 815 453
504 3 442 562 9 053 507 504 10 465 305 8 870 323
505 2 411 848 6 436 457 505 7 261 960 6 642 885
506 2 262 316 6 013 774 506 6 828 447 5 727 122
507 1 199 998 3 244 335 507 4 196 189 3 421 605
508 2 920 053 8 006 863 508 9 306 919 8 064 666
511 883 013 1 514 343 511 5 011 844 4 046 454
Total 19 972 036 52 268 792 Total 61 731 155 52 596 497

Global un an 185 733 139 202 858 206

15
Opération émissions-recouvrement
Emissions
Exercices: 2014-2013

2ème Trimestre 2013 2ème Trimestre 2014 Variation 14/13 1er Trimestre 2013 1er Trimestre 2014 Variation 14/13

CDA Montant (Dhs) Montant (Dhs) % CDA Montant (Dhs) Montant (Dhs) %

501 1 773 579 1 829 460 3% 501 903 745 807 228 -11%
502 1 608 891 1 622 222 1% 502 875 210 700 647 -20%
503 3 456 608 3 306 345 -4% 503 2 044 897 1 580 583 -23%
504 3 825 309 3 712 098 -3% 504 2 091 748 1 608 506 -23%
505 2 717 554 2 692 771 -1% 505 1 514 737 1 202 983 -21%
506 2 422 166 2 533 894 5% 506 1 426 822 1 106 785 -22%
507 1 479 395 1 538 834 4% 507 816 318 679 225 -17%
508 3 205 165 3 238 645 1% 508 1 728 256 1 545 352 -11%
511 1 177 229 1 395 601 19% 511 180 343 217 359 21%
Total 21 665 896 21 869 870 1% Total 11 582 075 9 448 666 -18%
Variation 3ème Trimestre
4ème Trimestre 2012 4ème Trimestre 2013 3ème Trimestre 2012 Variation 14/13
14/13 2013
CDA Montant (Dhs) Montant (Dhs) % CDA Montant (Dhs) Montant (Dhs) %
501 607 457 1 529 774 152% 501 1 704 399 1 452 830 -15%
502 557 986 1 329 364 138% 502 1 322 955 1 106 524 -16%
503 1 024 535 2 893 507 182% 503 2 936 539 2 497 819 -15%
504 1 100 243 2 893 501 163% 504 3 344 712 2 834 955 -15%
505 770 827 2 057 092 167% 505 2 320 922 2 123 066 -9%
506 723 036 1 922 002 166% 506 2 182 372 1 830 388 -16%
507 383 519 1 036 890 170% 507 1 341 102 1 093 545 -18%
508 933 249 2 558 993 174% 508 2 974 491 2 577 467 -13%
511 282 211 483 984 71% 511 1 601 785 1 293 247 -19%
Total 6 383 063 16 705 106 162% Total 19 729 277 16 809 841 -15%

Global un an 59 360 311 64 833 483 9%


ORT 55 645 648 60 776 318

ABH 3 714 663 4 057 164

16
Opération émission-recouvrement
Recouvrement
Exercices: 2014-2013
ème
2ème Trimestre 2013 2 Trimestre 2014 1er Trimestre 2013 1er Trimestre 2014
Montant (Dhs) Taux en % Montant (Dhs) Taux en % Montant (Dhs) Taux en % Montant (Dhs) Taux en %
1 762 870 99,40% 1 812 667 99,08% 895 105 99,04% 803 248 99,51%
1 548 611 96,25% 1 560 033 96,17% 847 998 96,89% 671 979 95,91%
3 385 586 97,95% 3 241 147 98,03% 2 008 249 98,21% 1 558 062 98,58%
3 596 028 94,01% 3 442 918 92,75% 2 030 034 97,05% 1 499 076 93,20%
2 585 377 95,14% 2 571 081 95,48% 1 467 658 96,89% 1 182 556 98,30%
2 365 293 97,65% 2 482 221 97,96% 1 395 048 97,77% 1 077 308 97,34%
1 393 951 94,22% 1 398 215 90,86% 765 680 93,80% 618 977 91,13%
3 107 869 96,96% 3 065 505 94,65% 1 640 990 94,95% 1 471 229 95,20%
1 153 027 97,94% 1 365 629 97,85% 172 080 95,42% 209 345 96,31%
20 898 612 96,46% 20 939 414 95,75% 11 222 841 96,90% 9 091 781 96,22%
4ème Trimestre 2012 4ème Trimestre 2013 3ème Trimestre 2012 3ème Trimestre 2013
Montant (Dhs) Taux en % Montant (Dhs) Taux en % Montant (Dhs) Taux en % Montant (Dhs) Taux en %
602 668 99,21% 1 523 723 99,60% 1 664 148 97,64% 1 445 032 99,46%
539 414 96,67% 1 293 383 97,29% 1 265 101 95,63% 1 065 578 96,30%
1 019 617 99,52% 2 856 556 98,72% 2 900 850 98,78% 2 428 446 97,22%
1 072 611 97,49% 2 612 255 90,28% 3 200 726 95,70% 2 610 379 92,08%
756 072 98,09% 1 938 311 94,23% 2 273 812 97,97% 1 958 177 92,23%
709 414 98,12% 1 892 040 98,44% 2 107 726 96,58% 1 786 898 97,62%
362 455 94,51% 1 001 362 96,57% 1 250 361 93,23% 1 038 958 95,01%
909 402 97,44% 2 402 387 93,88% 2 873 679 96,61% 2 422 059 93,97%
279 817 99,15% 482 722 99,74% 1 587 193 99,09% 1 286 013 99,44%
6 251 470 97,94% 16 002 740 95,80% 19 123 596 96,93% 16 041 541 95,43%

17
V-MAINTENANCE DU RESEAU HYDRO-AGRICOLE DES BENI AMIR

V-1-CRENAUX DE LA MAINTENANCE

Les aspects de maintenance entrepris sur le réseau hydro-agricole sont classées soit de nature
préventive ou curative, réalisables soit par les entreprises privés ou par le biais des moyens propres de
l’office avec une implication directe de l’AGR à ce processus, et obéissent à la procédure interne en
vigueur (voir procédure P7 en annexe).
A-TRAVAUX A L’ENTREPRISE : 
Les tâches de maintenance des réseaux d’irrigation et des ouvrages, sont exécutées par le biais de
l’entreprise et concernent en général ce qui suit:

A-1- MAINTENANCE DES RESEAUX ET OUVRAGES :

-Fourniture et pose de canaux, de bagues, supports et joints;


-Réfection des ouvrages ;
-Curages du réseau d’irrigation, des canaux principaux, du réseau d’assainissement, des ouvrages de
Franchissement ;
- Faucardage du réseau d’irrigation ; et
- Réhabilitation ponctuelle du réseau d’irrigation.

A-2- MAINTENANCE DU MATERIEL HYDROMECANIQUE :

- Fourniture et pose de modules à masques ;


-Entretien des vannes de régulation ; et
-Confection des clôtures des vannes de régulation.

B -TRAVAUX EFFECTUES PAR LES MOYENS DE L’ORMVAT :

En parallèle aux travaux effectués par l’entreprise, l’ORMVAT procède également par ces
propres moyens à des interventions d’entretien par le biais de l’arrondissement de gestion des réseaux.

Ces interventions concernent essentiellement ce qui suit :


- Travaux de pose des canaux, des bagues, des supports et des joints ;
- Travaux de remise en place des canaux ;
- Travaux de renforcement des supports ;
- Travaux de curage des canaux d’irrigation et des collecteurs ;
-Travaux de débouchage des siphons ;
- Confection des vannettes, partiteurs, frein de modules ; et
- Réparation de vannettes, partiteurs, frein de modules.

C– PROJECTIONS DES IMPORTANCES PHYSIQUES ET FINANCIERES ANNUELLES DES ACTIONS DE


MAINTENANCE :
En se référant aux bilans annuels des opérations de maintenance entreprises à l’échelle du réseau
hydro-agricole du périmètre du Tadla, il est prévu d’engendrer régulièrement des interventions
annuelles spécifiques au réseau des Beni Amir. On projette à cet effet les importances physiques avec e
coûts, sur la base des prix moyens des réalisations antérieures en exercice 2013, à savoir ce qui suit :

18
Importances Evaluations
Désignations physiques annuelles Cout unitaire financières annuelles
prévisionnelles prévisionnelles

Entretien curatif +Fourniture de canaux 5 Km 1 385 000 Dhs/Km 6 925 000 Dhs

Matériel hydromécanique 15 unités 13 600 Dhs/unité 204 000 Dhs

Lutte chimique et mécanique contre les


arbustes et les arbrisseaux longeant les 10 000 m2 16 DHS/m3 160 000 Dhs
canaux d’irrigation au périmètre du Tadla
Réfection des ouvrages 150 m3 1 600 Dhs/m3 240 000 Dhs
Traitement des ébréchures des canaux 150 Dhs /
2 Km 44 200 Dhs
portés 1 élément (6,8 m.L)
Curage du réseau de distribution d’eau
50 Km 13 200 Dhs/Km 660 000 Dhs
d’irrigation
Curage collecteurs + Canaux principaux 7 Km 13 200 Dhs/Km 92 400 Dhs
TOTAL - - 8 325 600 Dhs

IL est prévu annuellement pour effectuer les travaux de maintenance nécessaire , une enveloppe
budgétaire approximative de plus de 8 Millions de Dhs par an.
D – SUIVI ET CONTROLE DES MARCHES DE MAINTENANCE

L’AGR Beni Amir se charge en l’occurrence dans sa zone d’action du suivi rigoureux sur le terrain de
l’exécution des différents travaux de maintenance objets des marchés affectés par l’office à des
entreprises spécialisés ou au sujet de la réalisation d’autres prestations par les particuliers pour le
compte de l’établissement, et ce conformément aux procédures en vigueur.

V-2-RHEABILITATIONS ESCOMPTEES DU RESEAU HYDRO-AGRICOLE DES BENI AMIR

Considérant que l’âge moyen des canaux d’irrigation du périmètre du Tadla est d’environ 30
ans, le linéaire à moderniser serait d’environ 80 km par an pour un montant à hauteur de 100 millions de
Dhs (Source : OMRMVA du Tadla -Site web ; 2015).

La situation pour le réseau des Beni Amir est encore plus vulnérable, compte tenu de la nature
chimique agressive des eaux de l’Oum Er-Rbiaa chargé d’une salinité de 1,4 à 1,7 g/l, ce qui réduit la durée
de vie des canaux d’irrigation, se traduisant sur la fréquence des ébréchures, par endroits aux niveaux des
points de marnage évoluant par la suite à des chutes de leurs bordures . Par conséquent les retombées
sont négatives sur l’efficience du transport et de distribution de l’eau d’irrigation.

Cette situation incite à mener des études plus pertinentes de diagnostic sur l’état actuel des
infrastructures hydro-agricoles des Beni Amir tout en capitalisant les études antérieures à ce sujet, ceci en
vue d’aboutir à une vision clarifiée à moyens et à longs termes pour la modernisation de ce réseau assortie
avec les mesures requises de montage financier.
 

19
VI-RELATIONS AVEC LES USAGERS D’EAU D’IRRIGATION
Le périmètre des Beni Amir comporte 13 institutions  «  Association des Usagers de l’Eau
d’Irrigation (AUEA) » qui se sont regroupées dans l’institution « Union Oued Oum Er Rabiaa » depuis l’an
2002 ; cet union domine une large superficie irrigable sur une étendue de 16 000 ha et qui concerne 5000
agriculteurs adhérents. Cet union fait office de membre très actif dans la Fédération des AUEA de la région
du Tadla Azilal.
La disposition des AUEA des Beni Amir dans l’espace agricole est illustrée sur la carte suivante :

On dénote que la gestion du réseau de concert avec les partenaires œuvrant activement dans
l’espace hydro-agricole des Beni Amir s’appuiera effectivement sur les institutions professionnelles
« AUEA » de ce périmètre, notamment pour l’exploitation de l’interface de communication, en matière de
prévention des requêtes et des réclamations des usagers et aussi facilitateur de diffusion et de transfert
efficace du conseil sur les techniques appropriées des irrigations, et aussi pour la contribution à la
sauvegarde des infrastructures hydro-agricoles existantes.

VII-DEVELOPPEMENT DE L’IRRIGATION A ECONOMIE D’EAU :

Le périmètre des Beni Amir est confronté à une circonstance de rarification croissante des
ressources en eau pour l’irrigation qui s’explique par les causes essentielles suivantes :

1-Le régime pluviomètre de la zone se caractérise depuis les deux dernières décennies par une
sécheresse structurelle dont le déficit moyen en pluie est évalué à plus de 80 mm/an comme
illustré dans le graphique du bas.

20
2-Exploitation abusive des ressources en eau de pompage de la nappe souterraine, sachant que
le bilan annuel entre les entrées et les sorties de l’aquifère des Beni Amir est négatif et en
moyen de -49 Mm3/an contre seulement 30 Mm3 pour le potentiel exploitable pour cette
nappe, soit un déficit de 63 %; le détail du calcul de ce bilan est relaté au tableau suivant.
Entrées (Mm3/an) Sorties (Mm3/an)
Potentiel
Drainage par Sous- Prélèvements
Retour Bilan exploitabl
Pluie Total (1) les cours d’eau écoulement Total
d’irrigation Irrigation AEP e
et la nappe s
94 8 102 74 11 65 0,7 150,7 -49 30
(Source : ABHOER ; 2014)
3-La cadence de reconversion individuelle de l’irrigation gravitaire en irrigation localisée au
sein de la zone réseau de la grande hydraulique est très lente, selon un rythme annuel
moyen ne dépassant pas 250 ha/an, rapporté au reste du périmètre non équipé par le
système à économie d’eau de superficie de 26 800 ha (28 700 ha -1901 ha ) (voir graphique
d’évolution ci-après), le nombre d’années nécessaire pour couvrir toute la zone est dans
cette circonstance serait pour plusieurs dizaines d’années
.
Evolution de la superficie équipée en système d'irrigation
localisée dans la zone réseau du périmrtre des Beni Amir
ha
1,901
1,731
Accroissement annuel 1,405
moyen: 246 ha/an
1,141 Annuel
Cumul
806
641
422
335 264 326
219 165 170

Av-2008 2 008 2 009 2 010 2 011 2 012 2 013

21
4-L’efficience de l’irrigation en mode gravitaire moins performante traduit des gaspillages
énormes par cette technique d’irrigation comme illustrée dans la planche suivante.

5-L’appauvrissement croissant des ressources en eau dans le périmètre du Tadla, sous effets
conjugués de la multitude des points d’eau de prélèvements avec l’abaissement graduelle des
niveaux piézométriques de ces nappes à raison en moyen d’1 m/an, ceci incitent à instaurer des
mesures alternatives pour l’irrigation des cultures (voir les deux illustrations en bas)

Localisation des points de prélèvement- Nappe du Tadla


(Source : ABHOER, 2014)

22
Nappe Eocène du périmètre du Tadla
(Source : ABHOER, 2014)

6-Compte tenu de cette problématique de rarification des ressources en eau de surface et


souterraines et en raison de la moins bonne efficience du système d’irrigation gravitaire le plus
dominant dans le périmètre des Beni Amir et par ailleurs compte tenu la cadence actuelle très
faible de reconversion individuelle en irrigation localisée, il s’impose de trouver une issue à
cette situation embarrassante.

7-IL s’avère que l’option de la reconversion collective de l’irrigation gravitaire à l’irrigation


localisée est la meilleure solution dans ce cas ; en effet, l’étude confiée par l’ORMVA du Tadla
par le Bureau d’Etudes CID dans le cadre du PNEEI et achevée en 2010, recommande cette
alternative et a encore identifié une superficie potentielle de 14 000 ha susceptible à être
équipée par ce système à économie d’eau.

VIII- GESTION DES RESSOURCES HUMAINES OPERANTES A L’AGR DES BENI AMIR :

Le personnel de l’AGR des Beni Amir comporte un personnel diversifié d’un effectif en fin 2014
plus de 80 employés, répartis par sous-entités ou par ouvrages hydro-agricoles comme suit :

 Siège de l’AGR (total 1 : 3 agents) :


+Chef AGR
+Secrétariat
+Chaouch

 Bureau de distribution (total 2 : 3 agents) :


+Chef BD 
+Agents de taxation  (2)

 Bureau d’entretien du réseau (total 3 : 11 agents) :


+Chef de BERM
+Equipe d’entretien  (10)

23
 Canal principal et vannes et de régulation des débits (total 4 : 10 agents) :
+Chef canal
+Gardes vannes (10) : sont affectés par prises suivantes :

Postes occupés

N° ordre Prises
1 P15

2 P11A-11B

3 Entête Med.P8-P9-P10

4 P17

5 P12AM-P12AV-P13

6 P23

7 P19-P20AM-P20AV

8 ZIDANIA

9 ZIDANIA

10 P18

 Les CGR : Les agents en attache sont dispatchés sur tableau ci-après (total 5 : 54 agents)

Agents de
Référence CGR Chef CGR Régisseurs Aiguadiers Total/CGR
distribution
CGR1 1 1 3 9 14
CGR2 1 2 3 3 9
CGR3 1 3 2 12 18
CGR4 1 2 3 7 13

L’arbre de répartition des tâches hiérarchiques des agents relevant des postes CGR est défini
dans le tableau suivant :

Répartition du personnel relevant des Centres de Gestion du Réseau (CGR)

24
(Chefs des CGR ; Aiguadiers et Agents de distribution)
Poste Chef du CGR Poste Aiguadier Poste "agent distribution"
Réf. Réf.
Réf. Superficie Nombre Superficie Nombre Superficie Nombre
Aiguadier "agent distribution"
CGR (ha) agriculteurs (ha) agriculteurs (ha) Agriculteurs
(prise) (prise)
P5 1% 4%
OULJ-P5 P6 3% 7%
P6-oulja 1% 4%
P8 2% 2%
P8 6% 7% P8 2% 4%
CGR1 19% P8 2% 2%
24%
P9 3% 3%
P9 3% 2%
P9-10 10% 9%
P10 2% 2%
P10 2% 2%
P11A 4% 3% P11A 4% 3%
P11B 4% 2%
P11B 9% 6% P11B 3% 1%
CGR2 19% 15%
P11B 3% 2%
P12 AV 2% 1%
P12AV-13 6% 5% P12 AV 2% 2%
P13 2% 2%
P12Am 3% 5%
P12AM-P14-
8% 11% P14 2% 4%
15-16
P14 1% 1%
P15-16 1% 2%
P17 2% 2%
CGR3 36% 30% P17 4% 3%
P17 4% 3%
P17 4% 3%
P17-23 28% 18%
P17 3% 3%
P23 4% 2%
P23 5% 2%
P23 4% 1%
P18 3% 2%
P18-19 11% 16%
P19 4% 12%
P19 4% 2%
CGR4 26% 32%
P20AM 3% 3%
P20AM 7% 7%
P20AM 4% 4%
P20AV 4% 4%
P20AV 8% 8%
P20AV 4% 5%
(Source : DGRID, 2014)
IL est à noter les commentaires suivants :
 Les répartitions des superficies dominées et les agriculteurs afférents sont globalement
équitables pour les différents agents avec exception pour la zone du CGR3, censé très
large et mérite plus de soutien en ressources humaines notamment en postes de
distribution.
 Compte des départs massives en retraite du personnel affecté à la distribution d’eau,
l’ORMVAT avait fait recours les derniers exercices à une entreprise privé DMIC
moyennant un marché pour mettre à disposition un personnel pour la distribution d’eau
et des gardes vannes.
 IL est proposé de pousser la réflexion dans le sens de faire d’élargir l’externalisation des
taches multiples au sein de l’AGR afin de permettre au personnel statuaire de l’office
pour mener les taches rigoureuse de service eau comme relaté dans la matrice des
attributions rapporté ci-après.
Recueil des tâches assignées aux principaux postes d’activités de l’AGR des Beni Amir

25
FONCTION Description des principales tâches assurées par l'agent
Exécuter le programme hebdomadaire de distribution de l'eau ( TE), encadrer et suivre l'application du
TE pour le calcul des volumes consommés, collecter les informations de base nécessaires à la
CHEF BUREAU
programmation des irrigations , instruire les requêtes des agriculteurs , dépouiller les demandes
DISTRIBUTION/
d'entretien et les transmettre au bureau d'entretien par ordre de priorité, assister à CLMVA, assister
AGBA
aux constats d'installation de Goutte à Goutte, jaugeage des débits demandé par les usagers, tournée
de prospection diurne et nocturne sur réseau .
Enregistrement et exécution des demandes des travaux d'entretien par ordre de priorité, élaboration
CHEF BUREAU
des rapports hebdomadaires, mensuels et semestriels, suivi des travaux d'entretien curatifs, marquage
ENTRETIEN .RESEAUX ET
des éléments bagues et supports, suivi des marchés, établissement des attachements à la fin de
MATERIEL S/AGBA
chaque mois, réception et marquage des travaux réalisés par la société.
Collecter les demandes exprimées par agriculteurs en matière de besoins en eau d'irrigation par
semaine, préparer la campagne d'irrigation avec CDA, déterminer le débit global, exécuter le
programme de distribution, encadrer les aiguadiers et les agents de distribution, fournir les données de
CHEF CGR base (MV1) pour établissement des rôles, exécuter les décisions de coupure d'eau à l'encontre des
endettés, relever toutes les anomalies constatées à l'intérieure de la zone d'action, trier et classer les
demandes de travaux par priorité et les transmettre à l'arrondissement et assister au travaux
d'entretien, tournée de prospection diurne et nocturne sur réseaux .
Collecter les demandes en eau, déterminer le volume lâcher d'eau à partir des demandes formulées
par les aiguadiers, comparer les demandes en eau avec les disponibilités pour déclencher le tour d'eau
CHEF CANAL PRINCIPAL
et veiller à sa bonne marche, évaluer le volume lâcher, informer BD/CGR et le chef d'arrondissement
en cas de dégâts survenus sur le canal et veiller à la propreté et le nettoyage du canal,

Saisi et pointage hebdomadaire des documents MV1,détéction et rectification des anomalies, contrôle
des documents évaluations des CGR, dégager les totaux des consommations en eau par semaine par
CHEF DE SECTION DE
mois et par trimestre, édition des états mensuels et des rôles trimestriels part ORT et part ABH et les
TAXATION +
factures par parcelle, mise à jour de la base des données au niveau des deux applications taxation et
INFORMATICIEN
Tour d'Eau, coordination avec le DPF , Mise à jours des situations des modulés, Remises quotidienne
aux requérants des données détaillées de la consommations en eau d'irrigation.
Recouvrement des créances de l'ORMVAT et ABH, versement de fonds, établissement de
REGISSEUR
tous les documents comptables.
Enregistrement du courrier départ et arriver, saisi des lettres envoyées à des différents
Secrétaire
services.
Inscription des usager, élaboration des documents MV1 et MV2, Distribution bon de livraison
d'eau, encadrement agent de distribution, établissement des demandes d'entretien etleur
AIGUADIER
réception, police des eaux, information instantanée des CGR et AGR des urgences de tout
dysfonctionnement , fournir le document MV2 de contrôle au CGR et à la cellule de contrôle.
Saisi et pointage hebdomadaire des documents MV1 et contrôle des rapports remis par les
AGENT DE TAXATION
CGR.
AGENT DE BUREAU Contrôle des documents RG8 et RG12
Ouvrir et fermer les tertiaires, rendre compte des anomalies et infractions constatées sur
AGENT DE DISTRIBUTION
réseaux, distribution des avis d'encaissement, curage et faucardage des canaux
recevoir le document MV1 parvenu du chef de canal au début de chaque semaine, ouverture
GARDE VANNE et fermeture des vannes selon le programme établi sur MV2, nettoyage de l'entête de la
prise dont il est responsable, assurer la surveillance de la vanne Amil
CHAUFFEUR Conducteur du camion grue, entretien des réseaux d'irrigation
CONDICTEUR ENGIN Niveleur –Pelleteur
SOUDEUR Changement et soudure du matériel hydro-mécanique, confection des vannettes.
TRACTEURISTE Entretien des réseaux d'irrigation, changement éléments, bagues et supports
Ouverture et fermeture des bureaux, transport du courrier interne organisation des usagers
CHAOUCH
sollicitant faire des requêtes verbales.
Gardien Gardien du parc auto
Ouvrier Entretien des réseaux d'irrigation, changement éléments, bagues et supports

CONCLUSION

26
IL est retenu de la réflexion sur le plan d’action proposé pour la gérance de l’arrondissement de la
gestion des réseaux d’irrigation et de drainage du périmètre des Beni Amir (AGR) que  la démarche
adoptée revêt un caractère intégré des disciplines et des compétences à impliquer dans ce processus.

En l’occurrence, l’AGR en question interpelle en premier lieu pour affiner en début de campagne
la programmation prévisionnelle des irrigations en impliquant d’une manière collégiale le personnel
directement concerné au sein de cette entité et avec l’avis perpétuel de la hiérarchie tout au long des
étapes de préparation du Plan de Culture, pilier principal de gestion des irrigations. Ceci sera de concert
étroit avec les agents du DDA d’une part et d’autre part avec les représentations des usagers. L’alternative
d’une campagne agricole marquée par une pénurie sévère en eau d’irrigation a été étudiée avec beaucoup
d’intérêt, compte de la fréquence des années de sécheresse durant les deux dernières décennies.

L’organisation de l’opération de distribution de l’eau d’irrigation est caractéristique pour cette AGR
en raison de la configuration du réseau d’irrigation et de la participation massive des employés relevant
de l’entreprise privée déployée sur le front avancé de la distribution, ceci comble évidement le déficit
croissant en personnel statuaire de l’office par des départs en retraite, tout en veillant à intensifier
l’encadrement et l’accompagnement de ce nouveau personnel engagé.

Les tâches assignées de la facturation et de recouvrement des redevances en eau d’irrigation


auprès de l’AGR exigent la scrupuleuse conformité aux procédures internes statuées par l’ORMVAT avec
mention du rôle moteur que jouent la cellule de taxation et les régies sur terrain. Aussi une entente sera
de mise à assurer avec les autres entités impliquées notamment le DPF, le SI, la Trésorerie-Paierie.

Le volet maintenance mobilise continuellement un grand effectif du personnel, aussi bien dans le
suivi des chantiers des travaux afférents aux entreprises que dans les travaux à réaliser par les moyens
propres de l’Office. Ceci incite à penser à la possibilité d’externalisation totale de cette tâche précédée par
des études de diagnostic sur l’état de la performance des infrastructures et les mesures à entreprendre.

L’accent est aussi porté sur le développement de l’irrigation à économie d’eau sur large échelle est
devenu incontournable, notamment pour la concrétisation des résultats des études antérieures
recommandant d’étendue superficies susceptibles à la reconversion collective de l’irrigation gravitaire en
zone réseau à l’irrigation localisée.

Le plan d’action en question se focalise aussi sur la promotion fonctionnelle des ressources
humaines de cet AGR, en proposant de mener une étude prospective à confier à une équipe de
cadres relevants de cette arrondissement, dans le sens de dégager les points forts et les points
faibles et de suggérer aussi les alternatives éventuelles d’amélioration des compétences ou de
mesures de réorganisation des attributions de ce personnel en fonction du besoin.

Sans perdre de vue la concertation régulière avec les AUEA dans le souci de prévenir les
réclamations des usagers moyennant une célérité à solutionner leurs doléances et aussi pour la
bonne marche de la gestion du réseau et de sauvegarde des infrastructures et patrimoine de
l’Office.

27

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